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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Bonjour à tous, il est presque 15h, ravi de vous retrouver en ce mercredi ensoleillé, plus que cela même pour
00:00:06commenter, décrypter l'actualité.
00:00:08100 minutes d'info qui vous accompagne jusqu'à 17h, je vous présente nos grandes thématiques et nos invités dans
00:00:12une seconde.
00:00:13Le temps de saluer un peu plus d'une seconde parce qu'on va faire un vrai point sur l
00:00:16'actualité avec Augustin Donadieu qui nous rejoint.
00:00:19C'est l'heure de votre JT, bonjour Augustin, à la une, le dôme de chaleur qui se maintient au
00:00:24-dessus de la France.
00:00:24On va en parler quelques instants dans notre première partie avec ces températures anormalement, très anormalement élevées.
00:00:30Oui Julien, la France suffoque, les températures sont de 10 à 15 degrés au-dessus des normales de saison selon
00:00:35Météo France.
00:00:36Les températures moyennes sur le territoire étaient de 24,8 degrés hier, du jamais vu pour un mois de mai.
00:00:4313 départements sont en vigilance orange canicule, vous le voyez aujourd'hui mais également demain.
00:00:48C'est le cas de la Gironde où des pointes à 38, 39 degrés devraient avoir lieu aujourd'hui.
00:00:54Un épisode de pollution à l'ozone est par ailleurs attendu dans plusieurs régions.
00:00:58Le dôme de chaleur qui se maintient au-dessus de la France.
00:01:01Cet épisode de canicule qui devrait prendre fin dimanche.
00:01:04Mais le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera demain une réunion interministérielle sur cette canicule.
00:01:09Oui, une réunion qui permettra de faire le point sur la préparation des services de l'État selon Matignon.
00:01:15Ces épisodes de forte chaleur sont amenés à se reproduire et les services hospitaliers doivent être prêts.
00:01:20En Ile-de-France par exemple, les hôpitaux enregistrent une légère hausse de l'activité dans les services d'accueil
00:01:25et des urgences adultes.
00:01:27Avec une hausse de 4,5% qui pour le moment n'a pas d'impact important sur le fonctionnement
00:01:33des services.
00:01:33La canicule a provoqué directement ou indirectement la mort d'au moins 7 personnes en France selon le gouvernement.
00:01:38Le procès en appelle maintenant de Nicolas Sarkozy sur les soupçons de financement libyens de sa campagne présidentielle.
00:01:43Un procès qui se referme aujourd'hui avec les plaidoiries.
00:01:45Oui, place aux avocats de l'ancien président de la République qui aujourd'hui vont plaider au terme de plus
00:01:51de deux mois de procès.
00:01:52Nicolas Sarkozy continue de clamer son innocence mais le parquet général a requis 7 ans de prison.
00:01:58On va retrouver sur place Tanguy Hamon, vous êtes avec Olivier Campon.
00:02:02Bonjour à tous les deux.
00:02:03Comment se passent les plaidoiries ?
00:02:09C'est actuellement Maître Shapira, le troisième des quatre avocats de Nicolas Sarkozy, qui est en train de plaider.
00:02:15Depuis ce matin, on répète des évidences.
00:02:18A-t-il commencé, le dossier repose sur des hypothèses bancales.
00:02:22Selon lui, le ministère public a plutôt préféré diaboliser Nicolas Sarkozy plutôt que d'apporter des démonstrations.
00:02:29Depuis le début de la journée, d'ailleurs, l'ensemble des avocats de Nicolas Sarkozy dénoncent des accusations creuses, artificielles,
00:02:36fragiles.
00:02:37Ils ont notamment visé l'association de malfaiteurs, celle pour laquelle Nicolas Sarkozy avait été condamné en première instance.
00:02:43C'est de la divination, a résumé l'un d'entre eux.
00:02:46On pourrait condamner Nicolas Sarkozy non pas pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'on imagine qu
00:02:51'il a pensé.
00:02:52Les avocats demandent donc du courage à la cour et de ne pas céder au confort, que serait une confirmation
00:02:58des condamnations.
00:03:00Les plaidoiries doivent continuer jusqu'à la fin de l'après-midi.
00:03:03Ensuite, il sera demandé à Nicolas Sarkozy s'il veut prendre la parole une dernière fois.
00:03:08Merci beaucoup Tanguy Hamon pour ces précisions avec Olivier Campan.
00:03:13Une page de sport, une petite image de sport, à tout de suite.
00:03:25Et à 17 ans, le français Moïse Kouamé a remporté son premier match en grand chelème en battant hier le
00:03:31croate Martin Chilic lors du premier tour de Roland-Garros.
00:03:35Marine Chilic, excusez-moi, je vous propose de revivre ce match d'exception avec la rédaction d'Infosport+.
00:03:42Le français Moïse Kouamé, 17 ans, 318ème joueur mondial, remporte le premier match de sa carrière en grand chelème.
00:03:503-7 et une grande maturité affichée contre Marine Chilic.
00:03:54Je me sentais vraiment préparé, je me sentais prêt.
00:03:57On a beaucoup travaillé sur la tactique de comment aborder ce match avec l'équipe.
00:04:03Je sentais bien mon service, mon coup droit, mon revers, je me sentais bien physiquement et mentalement.
00:04:07Donc voilà, si j'arrivais et que je perdais ce match, ce n'était pas un facteur vraiment qui me
00:04:12stressait.
00:04:13Je voulais juste rentrer, m'amuser et c'est ce qu'au final j'ai réussi à faire.
00:04:17Et bien sûr, la victoire est venue avec tout ça, donc c'est encore mieux.
00:04:21Entraîné depuis janvier par Richard Gasquet, Kouamé a trouvé un cadre pour progresser.
00:04:25Ça se passe bien, je suis heureux dans ma vie, je suis heureux dans ma vie ténistique, sportive aussi.
00:04:29J'ai été bien préparé, j'en suis fier, j'en suis content.
00:04:32Le plus important, encore une fois, c'est ma récupération pour le prochain tour.
00:04:41C'était votre programme avec Lacoste, L12-12 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:47Et merci Augustin Donadieu, qu'on retrouve à Yohann Uzaï.
00:04:50Et Yohann Uzaï est très enthousiaste cet après-midi, je vous préviens.
00:04:54Merci Augustin, on se retrouve dans une petite demi-heure.
00:04:56Yohann Uzaï, vous l'aurez compris, est avec le service politique.
00:04:58Bonjour à vous, bonjour à Sabrina Bialin-Bouillet du service police-justice qui viendra nous apporter des informations,
00:05:05notamment sur ce procès d'un animateur périscolaire et un réquisitoire qui, là encore, peut nous indigner, j'allais dire.
00:05:12En tout cas, nous questionner, on va le dire comme ça pour l'instant.
00:05:14Raphaël Steinville du JDD, merci d'être là.
00:05:16Et le président Jean-Claude Dacier, notre chroniqueur politique autour de la table.
00:05:20Merci Jean-Claude d'être là.
00:05:21Avant cela, le pays suffoque, ça n'a échappé à personne.
00:05:25La France qui subit cet épisode de chaleur inédit, on va en dire quelques mots,
00:05:28parce qu'on est quand même à 13 départements en vigilance orange canicule.
00:05:31Des pointes annoncées à 38, 39, presque 40 degrés, donc sous l'effet du dôme de chaleur persistant.
00:05:37Météo France qui a relevé un nouveau record mensuel de température à l'échelle du pays hier, direction Bordeaux.
00:05:43Alors qu'on voit cette carte et ces vigilances vraiment situées très localisées dans l'ouest de la France,
00:05:48en Bretagne particulièrement, ce qui peut là encore nous étonner.
00:05:50Direction Bordeaux qui est la grande ville française annoncée la plus chaude aujourd'hui.
00:05:56Bonjour cher Jérôme, rampe-nous sur une place bien connue.
00:06:01Qu'est-ce que c'est derrière vous ? Je ne connais que ça.
00:06:03C'est la place de la Comédie, le Grand Théâtre.
00:06:07Merci beaucoup cher Jérôme.
00:06:10Un petit point avec des températures à Bordeaux également,
00:06:12supérieures de 10, 15 degrés au normal de saison.
00:06:16Il faut s'acclimater.
00:06:19Oui, effectivement, vous avez raison, il fait très très chaud, il fait plus de 38 degrés déjà dans Bordeaux.
00:06:24Il faut faire attention, il faut s'acclimater.
00:06:26Les Bordelais restent dans l'ensemble cachés, ils frôlent les murs, ils restent à l'ombre.
00:06:29Alors on le voit, il y a un petit peu de monde autour,
00:06:31mais il y a énormément de touristes espagnols dans Bordeaux aujourd'hui.
00:06:34Pour eux, ces températures, ça n'a rien d'exceptionnel, ils sont habitués.
00:06:37Donc vous voyez, on arrive à se rafraîchir un petit peu sur Bordeaux.
00:06:40Vous le savez, il y a ce fameux miroir d'eau sur les quais avec cette petite brume qui va
00:06:44et qui vient,
00:06:45qui permet de se rafraîchir un petit peu.
00:06:47Certains Bordelais y vont pour se rafraîchir dès ce matin.
00:06:50Il y a beaucoup, beaucoup moins de monde que d'habitude.
00:06:52D'habitude, lorsque le soleil sort, les rues sont pleines, les quais sont pleins.
00:06:56Il n'y avait quasiment personne entre midi et deux sur les quais, par exemple, à Bordeaux.
00:07:00Et alors, certains ont la chance de pouvoir aller un tout petit peu plus loin.
00:07:03On a la chance à Bordeaux, à 4 kilomètres du centre-ville, d'avoir une plage,
00:07:06une vraie plage sur un lac avec du sable et des pins pour se mettre à l'abri.
00:07:10Dès ce matin, il y avait beaucoup de monde, ceux qui ont des enfants,
00:07:13qui avaient la chance de ne pas aller à l'école ce matin, sont allés se réfugier là-bas.
00:07:17Ils ont pu se baigner.
00:07:18Il faut faire attention parce que la plage n'est surveillée qu'à partir du 1er juin.
00:07:21Vous le disiez, c'est très en avance dans la saison.
00:07:23Donc d'habitude, les sauveteurs sont là à partir du 1er juin.
00:07:26Donc il faut être prudent lorsque l'on se baigne.
00:07:29J'ai pu en rencontrer ce matin des chanceux.
00:07:31Je vous propose de les écouter.
00:07:34Très, très, très chaud.
00:07:35Même avec un ventilateur, ça ne suffit pas.
00:07:38Même si j'ai un petit studio, c'est compliqué.
00:07:43Moi, chez moi, il fait très chaud.
00:07:44Aux alentours de 25, on va dire, dans les chambres.
00:07:47Donc j'ai installé une clim dans le salon.
00:07:49Mais si on a une maison, c'est très bien.
00:07:51Mais bon, quand on a un apportement, on profite d'être toujours à l'extérieur.
00:07:53Dans les parcs, dans les lacs.
00:07:55Surtout que moi, je n'ai pas la clim à la maison.
00:07:57Donc non, ça fait vraiment du bien d'avoir la possibilité de se baigner.
00:08:01Ça rafraîchit, on est bien.
00:08:03Voilà, tout simplement, c'est le mot qui revient.
00:08:06Alors, ces températures devraient durer à Bordeaux encore 2-3 jours maximum.
00:08:10Pour ce week-end, ça devrait redescendre un petit peu.
00:08:12On annonce entre 25 et 27 degrés.
00:08:14Nettement plus raisonnable.
00:08:16Jérôme Rampenou depuis la belle place de la comédie de Bordeaux.
00:08:19Allez-nous mettre une petite casquette quand même, ami.
00:08:22Je ne voudrais pas que vous nous fassiez une insolation.
00:08:24On a besoin de vous.
00:08:25Merci beaucoup, Jérôme Rampenou depuis Bordeaux.
00:08:28Bonjour à Patrick Marlière qui est météorologue.
00:08:31Il va, j'espère, nous rassurer.
00:08:33Mais pas forcément.
00:08:34Effectivement, les prévisions ne sont pas très rassurantes pour les prochains jours ?
00:08:40Pour les deux ou trois prochains jours, effectivement,
00:08:42les prévisions de météo persistent et prolongent ce dôme de chaleur
00:08:48qui s'est installé sur l'Europe de l'Ouest.
00:08:52Dès ce jeudi, on va de nouveau dépasser les 35 degrés dans les Hauts-de-France.
00:08:56On sera toujours entre 37 et 38 degrés dans certains départements du sud-ouest.
00:09:01Il va falloir juste se patienter jusqu'à dimanche.
00:09:06On va avoir vraiment un changement de temps sur l'ensemble du territoire.
00:09:10Dès samedi, les températures vont descendre d'un tout petit cran
00:09:13parce qu'il fera encore plus de 30 degrés sur quasiment 80% du territoire français.
00:09:18Et c'est vraiment, à partir de dimanche, qu'on va baisser d'un cran.
00:09:21Il ne fera plus que 25 degrés au nord et encore entre 25 et 30 degrés sur la moitié sud.
00:09:27Et puis, la semaine prochaine, il faut être juste un peu patient.
00:09:29À partir de mardi, on va redescendre progressivement vers des normalités.
00:09:35Il fera toujours entre 20 et 24 degrés.
00:09:37On a des toutes petites difficultés à vous entendre.
00:09:39Je vais tenter une dernière question.
00:09:41Je vais vous demander une réponse plutôt brève, monsieur.
00:09:44Je suis désolé parce qu'il y a des petits problèmes visiblement de connexion.
00:09:47Mais je voulais absolument vous poser cette question.
00:09:49Vous êtes un météorologue d'expérience.
00:09:51Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui,
00:09:53votre métier est devenu plus complexe que par le passé ?
00:09:56C'est que la météo, que le climat est plus difficile à comprendre aujourd'hui que par le passé.
00:10:06Ah, et bon, on n'aura pas la réponse.
00:10:10Désolé.
00:10:10Ah, si ? On l'attente, monsieur.
00:10:13Vous avez entendu la question ?
00:10:15Oui, oui, je vous ai bien entendu.
00:10:17Effectivement, pour les météorologues, je vous avoue que nous-mêmes, on est plongé.
00:10:21Moi, ça fait quelques décennies que je fais de la météo.
00:10:23Je n'ai jamais vu de telle situation et on est vraiment préoccupé.
00:10:27Les modèles météo, là, par exemple, n'étaient pas bien calés sur ce qui s'est passé.
00:10:32Bon, j'ai cet événement ajouté quasiment un degré tous les jours.
00:10:36Et puis là, quel sera donc l'avenir de la situation planétaire sur ce changement climatique
00:10:42pour les années 2050, pour la fin de ce siècle ?
00:10:45Voilà, on est vraiment inquiets sur ce qui va se passer.
00:10:49Merci beaucoup.
00:10:50Et du coup, ne nous rassurez pas non plus.
00:10:53Désolé.
00:10:53En tout cas, vous êtes clair et vous nous dites les choses telles qu'elles sont.
00:10:57Patrick Marlier, météorologue, merci beaucoup d'être intervenu.
00:11:00Bon, on a bien compris, il fait chaud, le soleil tape.
00:11:03On est sur un épisode assez exceptionnel.
00:11:06Ça fait plusieurs jours qu'on en parle.
00:11:09Peut-être que le seul sujet qu'on n'a pas encore abordé en profondeur,
00:11:12c'est l'adaptation de nos villes, la façon de nous préparer, Johan,
00:11:17la réponse politique.
00:11:18On voit bien, on était à Bordeaux il y a un instant,
00:11:20on voit bien comment ça se passe dans les grandes villes,
00:11:22les logements, les infrastructures publiques.
00:11:25On voit bien que nos villes, en 2026, ne sont pas encore prêtes
00:11:28à accueillir, à vivre durablement avec ce type de chaleur.
00:11:32Et ce sera peut-être aussi l'objet de cette réunion interministérielle
00:11:34demain à Matignon.
00:11:35Oui, c'est un vrai sujet politique.
00:11:37Oui, il y a un débat sur la clim qui clive
00:11:39comme si on parlait d'un sujet hautement...
00:11:41Non, mais il est évident que compte tenu de ce qu'annoncent les scientifiques,
00:11:45et on peut évidemment leur faire confiance,
00:11:47il faut se préparer aux prochaines années, aux prochaines décennies.
00:11:50La préparation, ça passe par quoi ?
00:11:52Eh bien, c'est l'objet de différentes réunions, naturellement,
00:11:54mais ça passe par la climatisation, par exemple, des écoles,
00:11:57par la climatisation de certains espaces publics.
00:12:01Ça passe également par l'isolation des logements, bien sûr,
00:12:04où on a froid l'hiver et on a chaud l'été.
00:12:06Donc ça, c'est un véritable enjeu aussi pour les économies d'énergie,
00:12:09pour le bien-vivre dans son logement en été comme en hiver.
00:12:12Donc oui, naturellement, ça prendra du temps.
00:12:14Là, le gouvernement ne va pas prendre des décisions immédiates et radicales,
00:12:17naturellement, il appartiendra...
00:12:18Non, mais l'action publique est en retard depuis des années.
00:12:21Oui, c'est vrai.
00:12:21Je me suis fait une réflexion toute bête.
00:12:24Si le gouvernement se réunit demain, ça n'est pas pour dire aux Français
00:12:27« Restez à l'ombre, hydratez-vous, ne faites pas du sport pendant les heures chaudes ».
00:12:31C'est pour anticiper, précisément, les prochaines années, etc.
00:12:34Ça a déjà été fait en partie, bien sûr, mais ça ne va pas suffisamment vite.
00:12:38Le gouvernement fera un point d'étape demain,
00:12:40mais il appartiendra à celui ou celles et ceux qui sortiront des urnes en 2027
00:12:44de prendre ce problème à bras-le-corps,
00:12:46parce que, vous l'avez dit, la France a beaucoup de retard.
00:12:48On a quand même sept morts en à peine une semaine,
00:12:50liées directement ou indirectement,
00:12:52parce qu'il y a des phénomènes de noyade également
00:12:54qui sont liés à cette canicule, à ce pic de chaleur.
00:12:58Je me suis fait une remarque toute bête un peu plus tôt.
00:13:00C'est que l'hiver, on n'a pas des morts comme ça.
00:13:03Quand on a des vagues de froid, on n'a pas des morts comme ça.
00:13:06À part, évidemment, forcément, des personnes qui sont dans des situations dramatiques,
00:13:12qui dorment dehors.
00:13:12Et en effet, c'est un mal français aussi.
00:13:15Mais les populations fragiles savent se préserver.
00:13:18On sait les préserver l'hiver.
00:13:19On ne sait pas encore le faire l'été.
00:13:21Les réseaux électriques, les réseaux d'eau,
00:13:23des salles de classe ou des professions dans lesquelles vous avez 30, 40, 50 degrés,
00:13:28des salles de classe où c'est impossible de travailler pour les enfants.
00:13:31Il faut aller plus vite sur notre adaptation.
00:13:33Et il y a ce débat, clim ou pas clim.
00:13:34Il y a un vrai clivage politique là-dessus,
00:13:36sur climatiser ou pas le pays.
00:13:38Raphaël, un petit mot.
00:13:39Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit malgré tout
00:13:42s'installer une sorte de confusion entre ces pics de chaleur
00:13:47qui sont de plus en plus réguliers,
00:13:49mais qui ne constituent pas des modèles climatiques,
00:13:54mais juste des particularismes météorologiques,
00:13:57et les conclusions qu'on cherche à en tirer.
00:13:59Alors bien évidemment qu'on s'habitue à des épisodes de grand chaud
00:14:03et de grand froid, de plus en plus fréquents.
00:14:06Pour autant, et c'est le GIEC lui-même qui l'a admis,
00:14:10la courbe la plus apocalyptique qui a été dressée
00:14:14a été abandonnée et corrigée au profit d'un modèle finalement plus raisonnable.
00:14:20Donc la grande question, c'est de savoir,
00:14:22est-ce que toutes les politiques publiques que nous mettons en place
00:14:25ou qui ont été mises en place ces dernières années
00:14:27pour essayer de coller justement à ces modèles les plus catastrophistes
00:14:32sont encore prévalents aujourd'hui ?
00:14:34Ou est-ce qu'il ne faut pas, bien sûr, faire des efforts
00:14:37pour nous adapter à ces fortes chaleurs et à ces grands froids,
00:14:42mais non plus en faire une sorte de stratégie
00:14:45qui a des conséquences, qui a des implications économiques extrêmement fortes ?
00:14:50Moi je n'ai pas la réponse.
00:14:51Aujourd'hui...
00:14:52C'était rien que sur les clims, Raphaël.
00:14:53Il y a 7% des écoles françaises sont climatisées.
00:15:00Aux Etats-Unis et au Japon, on est à plus de 90%.
00:15:03Alors où est-ce qu'on doit se situer ?
00:15:05C'est une évidence qu'aujourd'hui, on ne peut pas faire travailler des élèves
00:15:09par des chaleurs qui dépassent des seuils qui sont intolérables.
00:15:13Nous-mêmes, nous avons des difficultés à travailler par ces fortes chaleurs.
00:15:17Pourquoi nous l'accepterions, nous le tolérions pour nos enfants ?
00:15:21Donc il faut pouvoir trouver des modèles.
00:15:23Mais encore une fois, je pense qu'il ne faut pas non plus,
00:15:26sur la base de ces fortes chaleurs, qui sont des phénomènes météorologiques,
00:15:30en déduire des conclusions climatiques qui ne sont peut-être pas tout à fait celles
00:15:36que les scientifiques dont...
00:15:38Alors au GIEC, déjà, on va rappeler qu'au GIEC, il y a beaucoup de monde
00:15:41et pas uniquement des scientifiques.
00:15:43C'est un groupement interministériel, le GIEC.
00:15:46C'est des scientifiques et des conclusions qui sont souvent politiques.
00:15:49Mais le fait est que s'ils ont corrigé leur trajectoire,
00:15:53c'est ces mêmes scientifiques qui ont revu leur modèle.
00:15:56Il y a les trajectoires des gens du GIEC
00:16:00et puis il y a le soleil au-dessus de notre tête, en fait.
00:16:02Et on constate, en effet, il suffit de vivre pour constater
00:16:06qu'il fait plus chaud qu'avant, que les épisodes de canicule sont plus nombreux,
00:16:10sont plus précoces et qu'il y a un moment, il va peut-être falloir s'adapter.
00:16:13À l'Assemblée nationale, il y a la clim.
00:16:15À Matignon, il y a la clim.
00:16:16À l'Élysée, il y a la clim.
00:16:17Donc on peut peut-être se dire aussi que les Français peuvent en profiter,
00:16:21notamment dans les institutions qui pourraient en avoir besoin.
00:16:24Rapidement, parce qu'on devait faire course sur le climat,
00:16:26mais je vois que ça vous passionne.
00:16:27Non mais très rapidement, si la France a pris du retard aussi,
00:16:29si les écoles sont beaucoup moins climatisées que dans d'autres pays,
00:16:32si les espaces publics sont moins climatisés, etc.,
00:16:35c'est parce que les écologistes qui font 2, 3, 4 % à chaque élection présidentielle
00:16:40ont exercé une pression considérable sur les différents gouvernements
00:16:44auxquels ils ont participé, ce qui est absolument incroyable.
00:16:48Que ce soit dans les gouvernements de François Hollande
00:16:50ou au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
00:16:53les écologistes ont exercé une pression et ont eu un pouvoir
00:16:57qui est largement supérieur à leur poids électoral.
00:17:00Aujourd'hui, ils nous parlent de congés climatiques.
00:17:02Donc ça compte aussi.
00:17:03Le poids des écologistes et ce qu'ils ont imposé aux différents gouvernements
00:17:07est absolument hallucinant.
00:17:08Bon, après, ce qu'on peut dire aussi, si on regarde l'autre versant,
00:17:11c'est que dès qu'on subit un pic de chaleur,
00:17:12on est dans le grand renoncement,
00:17:15on se demande si on va aller au travail,
00:17:16on annule des événements sportifs, on ferme des écoles.
00:17:19On peut aussi s'adapter et essayer de penser sur le long terme.
00:17:22On peut prendre l'exemple de nos voisins à la direction l'Espagne,
00:17:25Frédéric Traini à Barcelone.
00:17:27Les fortes chaleurs, vous connaissez, vous savez ce que c'est.
00:17:29Et d'ailleurs, c'est tout un pays qui est organisé autour de ces fortes chaleurs
00:17:33qui, pour le coup, ne sont pas une surprise de l'autre côté des Pyrénées.
00:17:39Écoutez, ça fait des siècles que les Espagnols s'organisent culturellement
00:17:42autour de la chaleur.
00:17:43La sieste catalane ou espagnole ne sont pas que du folklore.
00:17:46Elles sont inscrites dans la journée du travail.
00:17:48On commence ici la matinée aux alentours de 9h pour la terminer vers 13 ou 14h
00:17:53avec une grosse pause déjeuner de 2 ou 3h.
00:17:56À ce moment-là, les gens rentrent chez eux et désertent les rues.
00:17:58Seuls les touristes continuent à arpenter les rues de Barcelone, par exemple.
00:18:03Et puis ensuite, entre juin et septembre, les services publics et bon nombre des entreprises privées
00:18:08adoptent ce qu'on appelle ici la journée intensive.
00:18:10Ça consiste à commencer la journée vers 7 ou 8h, la terminer à 14 ou 15h,
00:18:15sans retour au travail jusqu'au lendemain matin.
00:18:17Même fonctionnement dans les écoles.
00:18:19Et puis, une ville comme Barcelone, outre les 1 700 fontaines qu'elle compte dans toute
00:18:23la ville, compte quelques 400 refuges climatiques qui sont tous gratuits, ouverts à tout le
00:18:30monde, situés dans des lieux publics en tout genre, piscines, marchés couverts ou bien
00:18:34bibliothèques, avec une température de 26 degrés et des points d'eau.
00:18:39Et puis, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas un concept inventé par Barcelone, mais la méthodologie
00:18:43consistant à les cartographier, les signaliser et les intégrer dans l'espace urbain, est
00:18:48étudiée en ce moment par bon nombre de villes européennes.
00:18:51Merci beaucoup, Frédéric Traini, pour toutes ces pressions.
00:18:531 700 fontaines à Barcelone, ça vous donnera une petite info, ça dans les fins de dîner,
00:18:57c'est avec les 1 700 fontaines à Barcelone et 400 refuges climatiques.
00:19:03Jean-Claude, on va conclure, vous qui avez été un grand patron, 2-3 heures de pause déjeuner,
00:19:09c'est une bonne idée ?
00:19:11Je pense qu'il faudra peut-être revoir les horaires, mais qu'est-ce que vous voulez ?
00:19:15On est dans un pays où l'État s'occupe de tout, de A à Z, plus ou moins bien
00:19:20d'ailleurs,
00:19:21chacun en fera le bilan.
00:19:23Mais enfin, que l'État décide pour ce qui va se faire à Beaulieu, à Coulon ou à Châtillon-sur
00:19:28-Loire,
00:19:29me paraît compliqué, donc il faut évidemment dans ce domaine, comme dans beaucoup et dans
00:19:34beaucoup d'autres, commencer à réfléchir, à déconcentrer, à décentraliser.
00:19:39Il faut redonner du pouvoir évidemment au président du conseil généraux, aux maires,
00:19:44à tous les responsables qui connaissent...
00:19:45C'est très juste, parce que c'est au niveau local que ces choses-là doivent...
00:19:48Vous avez mille fois raison.
00:19:49C'est là où, petit à petit, il va falloir s'adapter.
00:19:51Alors s'adapter, je ne sais pas ce que ça veut dire, au minimum, c'est quand même
00:19:56organiser dans la mesure du possible et en fonction des moyens, une climatisation qui
00:20:01soit raisonnable, en commençant, vous avez raison, par les écoles.
00:20:04Il n'y a pas que les écoles, il faut quand même qu'on s'adapte.
00:20:07La climatisation intelligente, ça doit exister.
00:20:09On doit être capable...
00:20:10Les retards pour la vis-à-vis des Etats-Unis, du Japon et d'autres pays, c'est insupportable.
00:20:14La Grèce également équipée à 50%.
00:20:16On vit un événement exceptionnel, mais enfin ça rappelle 76.
00:20:19En 76...
00:20:20Ah, je n'étais pas là, mais j'en ai entendu parler.
00:20:22Il est né, mais il a fait très très chaud aussi.
00:20:25À 2003, moi j'étais né en 2003.
00:20:27J'ai confessé hier que j'étais climato-sceptique.
00:20:30Non.
00:20:30Il faut s'adapter quand même.
00:20:32Pas de climato-sceptique ici.
00:20:33On arrête avec ça.
00:20:34Il faut reconnaître, j'ai ravi, il faut reconnaître que la planète est en train de se réchauffer
00:20:40et qu'il va falloir s'adapter.
00:20:43Bon, allez, on serre les dents.
00:20:44Notre ami météorologue nous disait qu'on en a jusqu'à dimanche.
00:20:47D'ici, à partir de dimanche, ça devrait commencer à baisser.
00:20:50Tout autre sujet.
00:20:52Trois ans de prison, dont un enferme sous bracelet électronique avec exécution provisoire.
00:20:57Voilà les réquisitions hier contre un animateur, animateur scolaire.
00:21:01On est dans ce fameux scandale du périscolaire, et notamment à Paris,
00:21:04sur plusieurs enfants d'une école maternelle parisienne du 11e arrondissement.
00:21:08Le premier procès public de ce scandale sexuel dans la capitale.
00:21:12Rappelons que depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus,
00:21:1631 pour des suspicions de violences sexuelles.
00:21:19Peut-être avant d'accueillir Anne, qui est avec nous par visio,
00:21:23et on la remercie, cofondatrice du collectif SES Périscolaire.
00:21:28Rappelez que c'est inaudible.
00:21:31Rappelez que ces réquisitoires sont inadmissibles.
00:21:35Le code pénal prévoit Sabrina Birlin-Bouillet 10 ans de prison
00:21:39pour les faits qui étaient reprochés à ce monsieur.
00:21:41Oui, c'est très difficile pour la famille de parents,
00:21:43parce qu'il y avait une grande attente sur ce procès.
00:21:45C'est le deuxième procès du périscolaire à Paris,
00:21:48mais le premier qui se tient de manière publique.
00:21:50Il n'y a pas eu de huis clos qui aurait pu être demandé par les familles.
00:21:53Ils ont décidé, ces parents, de ne pas faire de huis clos,
00:21:55d'ouvrir au public, aux médias, cette audience pour que,
00:22:00et c'est les parents qui le disent,
00:22:01voyez, regardez ce qui se passe dans nos écoles en France.
00:22:04Voilà ce que ces familles voulaient dénoncer.
00:22:06Donc le procès s'est tenu.
00:22:08Là, ce sont les réquisitions qu'ils ont demandé par le parquet.
00:22:11Il faut savoir que l'audience était assez particulière,
00:22:14parce qu'on lui reproche à David G, cet animateur.
00:22:17C'est lui que l'on voit flouter sur les images.
00:22:19Alors, vous étiez au tribunal hier,
00:22:22où des équipes étaient sur le crime.
00:22:23Il avait un comportement apparemment d'une indécence totale, ce monsieur.
00:22:27Il était très sûr de lui.
00:22:28Ce qui a été rapporté.
00:22:28Après, il est encore présumé innocent.
00:22:30Donc, attention sur son comportement.
00:22:31Mais en revanche, ce qui est sûr,
00:22:33c'est qu'on lui reproche une série d'agressions sexuelles
00:22:35sur neuf enfants, des enfants âgés de 3 à 5 ans.
00:22:37Et on lui reproche aussi des faits de harcèlement sexuel
00:22:39sur deux de ses collègues, deux animatrices,
00:22:42des adultes, des femmes.
00:22:43Et lui, nie en bloc.
00:22:45À la barre, il dit reconnaître, certes, des maladresses,
00:22:48un manque de formation, mais aucune agression sexuelle.
00:22:51Il dit que lui-même, il a fixé ses propres limites,
00:22:54ce sont ses mots,
00:22:55mais qu'il n'a jamais basculé dans la pédophilie.
00:22:58Voilà son axe de défense.
00:22:59À côté de ça, vous avez les familles
00:23:01qui ont défilé une par une à la barre
00:23:03et qui expliquent le traumatisme de leur enfant.
00:23:06Traumatisme très important.
00:23:07Ils sont suivis par des psychologues, ces enfants.
00:23:09Et qui disent qu'il y a eu une régression.
00:23:11Certains, ils ont entre 3 et 5 ans,
00:23:13mais certains sont passés de retour aux couches
00:23:15parce qu'ils ne vont plus aux toilettes.
00:23:16Ils ont peur d'aller aux toilettes.
00:23:17Il y a un peur de contact avec les autres.
00:23:19Il y a un repli sur soi-même.
00:23:21Il y a également un sentiment de culpabilité
00:23:22que les victimes, qu'elles soient enfants ou adultes, ressentent.
00:23:26Donc vous voyez, c'est un climat très lourd.
00:23:28Évidemment que les familles attendaient beaucoup de ce procès
00:23:30et que ces réquisitions, je vous les rappelle,
00:23:32un an de prison ferme sous bracelet électronique
00:23:34et 2 ans de sursis probatoires avec exécution provisoire,
00:23:37ça paraît très peu pour ces familles.
00:23:39Et vous nous rapporterez également ce qui a été dit
00:23:40lors de l'audience hier, enfin une partie de ce qui a été dit
00:23:43parce que c'est très dur à entendre.
00:23:45Et encore une fois, on se demande
00:23:47comment est-ce qu'il est possible
00:23:48qu'au nom du peuple français,
00:23:51puisque ce réquisitoire est fait...
00:23:54Et c'est par quête, c'est qu'au nom des Français,
00:23:58on propose à un homme potentiellement coupable
00:24:00de fait comme celui-là
00:24:01de ne pas passer le moindre jour en prison en fait.
00:24:03C'est un drôle de message envoyé au pédocriminel.
00:24:05Anne est avec nous et on le remercie.
00:24:07On marque une page et vous réagirez avec nous.
00:24:10Merci beaucoup, à tout de suite.
00:24:15Il est 15h30, 120 minutes infos,
00:24:18la suite sur CNews.
00:24:19Merci de nous rejoindre en direct.
00:24:2015h30, avant de reprendre nos discussions
00:24:22sur le scandale du périscolaire
00:24:24et ses réquisitions qui peuvent en indigner beaucoup.
00:24:27Le rappel est l'essentiel de l'actualité
00:24:29avec Augustin Donadieu.
00:24:31À la une, Augustin, rebonjour.
00:24:32La protection de l'enfance au cœur du Conseil des ministres
00:24:34ce matin, Edouard Geffray,
00:24:35qui souhaite créer une liste noire
00:24:37des personnes ayant eu des comportements inappropriés
00:24:40avec des mineurs, notamment à l'école.
00:24:42Oui, une disposition que le ministre de l'Éducation nationale
00:24:45souhaite inscrire dans le projet de loi
00:24:46de la protection de l'enfance,
00:24:48projet de loi porté par les ministres de la Santé
00:24:51et de la justice,
00:24:52qui prévoit aussi des contrôles systématiques
00:24:54des antécédents pour tous ceux
00:24:56qui encadrent des mineurs.
00:24:58Par ailleurs, un contrôle systématique
00:24:59de tous les intervenants ponctuels
00:25:01à titre associatif ou professionnel sera instauré.
00:25:03La France produit de l'électricité,
00:25:06l'électricité la moins chère d'Europe.
00:25:08Et vous pourriez en profiter dans les semaines qui viennent.
00:25:10Et on l'espère.
00:25:11À l'occasion du sommet électrifiant,
00:25:13la France à l'Elysée hier,
00:25:14les cinq plus gros acteurs du marché
00:25:16ont annoncé le lancement des heures,
00:25:18super creuses, avec des bonus allant jusqu'à moins 60%.
00:25:22Le prix du mégawatt-heure en France
00:25:24était de 60 euros en France en 2025,
00:25:2687 chez nos voisins allemands
00:25:28et 107 euros en Italie.
00:25:30Avec cette offre nouvelle,
00:25:32le gouvernement souhaite amener
00:25:34les 100 kilomètres d'autonomie
00:25:35pour les voitures électriques
00:25:36à seulement 1,80 euro.
00:25:38Et les heures super creuses,
00:25:39c'est vers quelle heure ?
00:25:40On le sait ça ?
00:25:40Pour le moment, on ne le sait pas.
00:25:41Parce que s'il faut se lever à 3h du matin
00:25:43pour lancer une machine...
00:25:44Après, vous pouvez programmer votre voiture.
00:25:47Allez, la suite annoncée le 22 avril dernier.
00:25:50Les aides au carburant
00:25:51vont enfin pouvoir être réclamées
00:25:54par les gros rouleurs.
00:25:55Le formulaire de demande est disponible en ligne
00:25:57depuis ce matin
00:25:58sur l'espace personnel des contribuables,
00:26:01directement sur le site des impôts.
00:26:03Celles et ceux qui sont éligibles
00:26:04pourront demander leur indemnité de 100 euros.
00:26:07Pour rappel, elle est destinée aux actifs
00:26:09dont le revenu fiscal de référence par part
00:26:11est inférieur à 16 880 euros
00:26:14et qui effectue au moins 15 kilomètres
00:26:17pour aller travailler
00:26:18ou plus de 8000 kilomètres par an
00:26:20dans le cadre de leur activité professionnelle.
00:26:23Le prix Dominique Bernard,
00:26:25décédé, on le sait, à Arras
00:26:28lors d'un attentat terroriste,
00:26:29a été décerné aujourd'hui
00:26:31en présence de Brigitte Macron.
00:26:32Oui, tout à fait.
00:26:33La cérémonie de remise de prix
00:26:34a débuté à 15h.
00:26:36Le ministre de l'Éducation nationale,
00:26:38Édouard Geffrey,
00:26:38est également sur place.
00:26:39Ce prix littéraire a été lancé en 2024,
00:26:42un an après l'assassinat du professeur de français.
00:26:45L'édition du 2026 du prix
00:26:47Lire, penser, écrire
00:26:49invite les élèves à développer
00:26:50le goût de l'écriture,
00:26:51de la lecture et de la création.
00:26:53L'actualité internationale également.
00:26:55Ces dernières heures,
00:26:56le Hezbollah intensifie ses attaques sur Israël.
00:26:58L'armée israélienne, de son côté,
00:27:00multiplie les frappes sur les infrastructures
00:27:02de la milice armée.
00:27:03Nos envoyés spéciaux,
00:27:04Stéphanie Rouquier et Godé Rigbet,
00:27:06ont rencontré ces Israéliens
00:27:07à la frontière avec le Liban
00:27:09au rythme des attaques.
00:27:10Regardez.
00:27:12En longeant la frontière avec le Liban,
00:27:14sur la route de Jourdèque,
00:27:16nous sommes arrêtés par des soldats de Tsaal.
00:27:18Impossible d'aller plus loin.
00:27:20Un drone est tombé sur une zone
00:27:22avec une charge explosive.
00:27:24Il a été saisi par des démineurs
00:27:26pour le neutraliser.
00:27:28Ces dernières heures,
00:27:30le Hezbollah multiplie les attaques
00:27:31contre Israël.
00:27:32A Chomera,
00:27:33sept drones ont été envoyés
00:27:35simultanément sur la commune.
00:27:37Raqefé s'est réfugié dans l'abri.
00:27:39Sur les enregistrements
00:27:40de ces caméras de vidéosurveillance,
00:27:43on entend les nombreuses étonnations.
00:27:47On entend les tirs de Tsaal
00:27:49qui essaie d'abattre les drones.
00:27:56L'un des engins s'est écrasé
00:27:58à quelques mètres de là,
00:27:59sur un abribus.
00:28:00Aucun blessé n'est à déplorer.
00:28:02Mais peu avant,
00:28:03des écoliers y attendaient
00:28:04leur quart scolaire.
00:28:05Les quelques Israéliens
00:28:07encore présents dans cette commune
00:28:08vivent quotidiennement dans l'angoisse.
00:28:12Toute la journée,
00:28:13des boums.
00:28:14Les gens ne quittent pas leur maison.
00:28:16Tout le monde se cache chez soi.
00:28:22L'État d'Israël
00:28:23ne les protège pas.
00:28:26Le Hezbollah doit mourir.
00:28:28Pour protéger ses habitants,
00:28:30l'armée israélienne
00:28:31vient de mettre en place
00:28:32une pré-alerte.
00:28:34A chaque menace,
00:28:35chacun reçoit une notification
00:28:36sur son téléphone
00:28:37afin de se mettre à l'abri
00:28:39le plus rapidement possible.
00:28:42Et puis toujours en Israël,
00:28:44le chef présumé du Hamas
00:28:45a été éliminé par Tsaal.
00:28:47Oui, annonce faite par l'armée israélienne.
00:28:49Aujourd'hui, l'homme présenté
00:28:51comme l'un des principaux architectes
00:28:52du massacre du 7 octobre 2023
00:28:54a été tué dans une frappe
00:28:55menée hier
00:28:56par la défense israélienne.
00:28:58Une source au sein du Hamas
00:28:59indique qu'il a été tué
00:29:01avec son épouse
00:29:02et ses deux enfants
00:29:02dans une frappe aérienne
00:29:04ayant visé un immeuble résidentiel
00:29:05dans la ville de Gaza.
00:29:07Merci beaucoup,
00:29:08Augustin Donadieu.
00:29:08Rendez-vous à 16h
00:29:09pour les grands titres
00:29:10de l'actualité.
00:29:11Johan Usé, toujours autour de la table,
00:29:12Sabrina Birlin-Bouillet,
00:29:13Raphaël Steinville
00:29:14et Jean-Claude Daski.
00:29:15Je remercie Anne,
00:29:17cofondatrice du collectif
00:29:18SOS Périscolaire,
00:29:19d'avoir patienté
00:29:19et d'être avec nous
00:29:20par visio.
00:29:21On évoquait ce réquisitoire indigne,
00:29:24trois ans de prison
00:29:24dont un seul ferme
00:29:25sous bracelet électronique
00:29:26avec exécution provisoire
00:29:28requillir contre l'animateur
00:29:29jugé pour agression sexuelle
00:29:31sur plusieurs enfants
00:29:32d'une école maternelle parisienne
00:29:33du 11e arrondissement.
00:29:36Anne, quel beau message
00:29:39envoyé à tous les pédocriminels
00:29:41en puissance ?
00:29:43En effet, c'est vrai
00:29:44qu'on avait déjà eu un choc
00:29:46il y a dix jours
00:29:47avec l'affaire Titon
00:29:48où il y avait uniquement
00:29:49du sursis,
00:29:5018 mois de sursis
00:29:51qui avaient été demandés.
00:29:53Là, on a quand même
00:29:54plusieurs enfants,
00:29:56on a même deux jeunes femmes
00:29:57qui ont porté plainte.
00:29:59C'est vrai que ne pas passer
00:30:00un jour en prison
00:30:01quand on sait que des enfants
00:30:02ont vu des enfants de maternelle,
00:30:05je le rappelle,
00:30:05leur vie brisée.
00:30:09c'est incompréhensible
00:30:10et effectivement,
00:30:12les parents, j'imagine,
00:30:14comme nous, sont indignés.
00:30:16C'est l'incompréhension.
00:30:17En fait, ce scandale
00:30:19du périscolaire,
00:30:19c'est en train de devenir
00:30:21par la force des choses,
00:30:22en tout cas,
00:30:23l'actualité nous le démontre,
00:30:24un scandale judiciaire.
00:30:26On parle d'attouchement
00:30:28sur des enfants
00:30:29de 3 à 5 ans
00:30:30et donc,
00:30:31le message envoyé
00:30:32par la justice,
00:30:33en tout cas,
00:30:33la demande faite
00:30:34par le procureur
00:30:35et on verra le message
00:30:36envoyé par la justice,
00:30:37mais c'est vrai que l'expérience,
00:30:38et je regarde Sabrina Birlin
00:30:39en même temps,
00:30:40l'expérience montre
00:30:41que les jugements
00:30:42sont rarement au-delà,
00:30:44au-dessus du réquisitoire.
00:30:45Donc, on peut s'attendre
00:30:46décemment à ce que cet homme
00:30:47ne fasse pas un seul
00:30:49jour de prison,
00:30:49on se demande,
00:30:50mais oui,
00:30:50il y a un scandale judiciaire
00:30:52en fait qui est en train
00:30:52de naître.
00:30:54De toute manière,
00:30:55à 360 degrés,
00:30:56nous,
00:30:56on en parle beaucoup
00:30:57depuis que les plaintes
00:30:59se sont multipliées
00:30:59puisqu'on voit
00:31:01justement
00:31:02le traitement
00:31:03par la justice
00:31:04depuis le dépôt
00:31:05de plainte
00:31:05jusqu'au procès.
00:31:07En fait,
00:31:08il y a tant
00:31:08de dysfonctionnements,
00:31:10tant de moyens
00:31:10qui manquent,
00:31:11tant de personnel
00:31:13manquant également.
00:31:14On en parlait ce matin
00:31:15sur votre antenne,
00:31:16la brigade des mineurs
00:31:17est complètement débordée.
00:31:20Il y a des enfants
00:31:20qui attendent
00:31:21jusqu'à trois mois
00:31:22pour être entendus.
00:31:23Je rappelle
00:31:23qu'on parle d'enfants
00:31:24entre trois et cinq ans
00:31:25dont la mémoire
00:31:25peut être altérée
00:31:28par cette attente.
00:31:29Je rappelle également
00:31:30que pour avoir accès
00:31:31aux UMJ,
00:31:32c'est-à-dire les unités
00:31:33médico-judiciaires,
00:31:34il faut d'abord
00:31:35passer par la brigade
00:31:36des mineurs.
00:31:36Donc, le temps
00:31:37qu'on attend
00:31:38d'être entendu,
00:31:39les preuves
00:31:42de viol
00:31:43qui pourraient être
00:31:44relevées
00:31:44par un médecin légiste
00:31:45ont bien le temps
00:31:46de disparaître.
00:31:47Et puis,
00:31:48enfin,
00:31:48la confusion.
00:31:51Rappelez-moi le nom
00:31:52à votre collègue
00:31:53de Dix-Bien.
00:31:54La confusion des peines.
00:31:55Oui, merci beaucoup.
00:31:57La confusion des peines,
00:31:58c'est ça, en fait,
00:31:59qui est le plus marquant.
00:32:02C'est qu'il y ait
00:32:02un enfant
00:32:03ou qu'il y ait
00:32:03dix enfants,
00:32:04la personne,
00:32:05finalement,
00:32:05va être jugée
00:32:06de la même manière.
00:32:08Je pense que beaucoup
00:32:08de gens sont en train
00:32:09de s'apercevoir
00:32:10de la limite
00:32:10de cette mesure.
00:32:12Alors,
00:32:12M. Darmanin a dit
00:32:13qu'il allait faire
00:32:14quelque chose
00:32:15et essayer de modifier ça.
00:32:16On aimerait vraiment
00:32:17que ce soit le cas
00:32:18parce que là,
00:32:18c'est ridicule.
00:32:19On va parler
00:32:20dans un instant
00:32:20de cette annonce
00:32:22qui a été faite.
00:32:23Le gouvernement
00:32:24qui a annoncé
00:32:25une liste noire
00:32:26d'adultes
00:32:27qui auraient commis
00:32:28des actes
00:32:29d'attouchement
00:32:31ou de harcèlement
00:32:31ou d'agression sexuelle
00:32:32et qui seraient mis
00:32:33un petit peu
00:32:33hors d'état de nuire.
00:32:34On va en parler
00:32:35dans un instant,
00:32:35mais je voudrais
00:32:36rester sur ce scandale.
00:32:38Anne,
00:32:38vous restez une seconde
00:32:39avec nous
00:32:39si vous le voulez bien.
00:32:40Je voudrais me tourner
00:32:40vers Sabrina
00:32:41parce que j'ai passé
00:32:43encore une fois,
00:32:45comme on le fait
00:32:46tous ici,
00:32:46on passe nos matinées
00:32:47devant des grands écrans
00:32:48avec toutes les chaînes
00:32:49infos
00:32:49et pendant qu'on travaille,
00:32:51on voit ce qui se fait.
00:32:51J'ai l'impression
00:32:52qu'on est les seuls
00:32:53à en parler.
00:32:54C'est un scandale
00:32:55d'une ampleur inédite.
00:32:57Ce sont des victimes
00:32:58qui sont âgées
00:32:59pour les plus jeunes.
00:33:00Je crois que le premier
00:33:01cas qui a été jugé,
00:33:02c'était deux ans
00:33:04où les plus jeunes
00:33:06pour les enfants,
00:33:07les victimes
00:33:08les plus jeunes,
00:33:10deux mois.
00:33:10Pas en justice,
00:33:11mais ce sont les plaintes
00:33:12déposées,
00:33:12ça concerne les enfants
00:33:13de quelques mois seulement.
00:33:15Il y a une sorte
00:33:15d'omerta médiatique
00:33:17qui est absolument
00:33:18inexplicable,
00:33:19Sabrina Birlin.
00:33:20Oui,
00:33:20et pourtant,
00:33:21hier au tribunal,
00:33:22il y avait des journalistes
00:33:23sur place,
00:33:23même que la salle
00:33:24a été estimée trop petite.
00:33:25Il y a une autre salle
00:33:26qui a été ouverte
00:33:26pour justement
00:33:28retransmettre l'audience.
00:33:29Donc vous voyez,
00:33:29ça veut dire qu'il y avait
00:33:30quand même beaucoup
00:33:31de monde sur place
00:33:32et malgré tout,
00:33:33on s'aperçoit que
00:33:35ce n'est pas autant médiatisé
00:33:36qu'une autre affaire judiciaire.
00:33:37Je me souviens
00:33:37de l'affaire Jubilard
00:33:38ou quand vous alliez
00:33:39sur Internet.
00:33:40Avec un mot-clé,
00:33:41vous trouviez tous les live tweets
00:33:42de tous les journalistes
00:33:43de France.
00:33:44Tandis que là,
00:33:44c'est très confidentiel.
00:33:46Il y a de très bons articles
00:33:46qui sont écrits.
00:33:47Mais on voit
00:33:48qu'il y a un suivi
00:33:49qui est quand même
00:33:50moins fort,
00:33:51moins puissant
00:33:51que d'autres affaires judiciaires.
00:33:52Alors que là,
00:33:53on n'est qu'au début.
00:33:54C'est un scandale
00:33:56qui va durer
00:33:57et qui concerne
00:33:58un nombre
00:33:58qu'on n'arrive même pas
00:33:59aujourd'hui à quantifier
00:34:00de victimes.
00:34:01Et il y a des choses
00:34:02qui ont été entendues.
00:34:02Alors on va filtrer
00:34:04ce que l'on dit ici
00:34:05et vous allez le faire.
00:34:06Mais il y a des choses
00:34:07qui ont été entendues hier
00:34:08lors de l'audience
00:34:08qui glacent le sang,
00:34:10qui sont insupportables
00:34:11à entendre.
00:34:12Oui, sur des détails
00:34:13dont je ne parlerai pas ici
00:34:14parce que c'est beaucoup
00:34:16trop sensible
00:34:17et ça touche des enfants
00:34:18bien trop petits
00:34:19pour qu'on puisse en parler.
00:34:20Mais effectivement,
00:34:21il y a des détails glaçants
00:34:22sur ce que cet animateur
00:34:25aurait fait
00:34:25à l'encontre de ses enfants.
00:34:26Et elle est très bien,
00:34:28cette dame de l'association
00:34:29SOS Périscolaire,
00:34:30parce qu'elle explique
00:34:30un vrai problème.
00:34:31C'est que vous,
00:34:32déjà les parents ont eu du mal
00:34:33à constater
00:34:33parce que c'est des enfants
00:34:34qui sont très petits.
00:34:36Donc ils n'ont pas
00:34:36le même système
00:34:37pour s'exprimer
00:34:38que lorsqu'ils sont plus âgés.
00:34:40Donc déjà,
00:34:40il y a les parents
00:34:41qui essayent
00:34:42de trouver des signaux.
00:34:43Ensuite,
00:34:44ils se tournent
00:34:44vers la justice
00:34:45et vers les policiers.
00:34:46Là aussi,
00:34:47il y a des carences
00:34:48qui ne sont faites pas.
00:34:49Bien sûr,
00:34:49les policiers font comme ils peuvent.
00:34:51La brigade de protection
00:34:52des mineurs,
00:34:53elle est accaparée,
00:34:55elle s'en occupe de ce dossier.
00:34:56Mais il y a des efforts à faire,
00:34:58il y a des ralentissements
00:34:59qui compliquent tout
00:35:00parce que ce sont
00:35:01des jeunes enfants
00:35:01et qui ne sont pas préparés,
00:35:03ces forces de police,
00:35:04à un nombre aussi important
00:35:06de victimes potentielles.
00:35:07Et on voit
00:35:07qu'au bout de la chaîne,
00:35:09la justice est viciée.
00:35:10On est avec des profils
00:35:11de prédateurs.
00:35:12Alors, là par exemple,
00:35:14ce monsieur,
00:35:15quand est-ce que va tomber
00:35:16le jugement ?
00:35:16Dans quelques jours ?
00:35:17Au mois de juillet.
00:35:18Ce monsieur,
00:35:19il prend son année
00:35:20avec sursis
00:35:21sous bracelet électronique.
00:35:22Ça veut dire
00:35:22qu'il y a un prédateur
00:35:23sexuel dans la nature.
00:35:25Je pense évidemment
00:35:25à ce baby-sitter
00:35:26qui avait été connu
00:35:28dans le sud
00:35:29pour des problèmes
00:35:30d'agression sexuelle
00:35:30qu'on a retrouvé
00:35:31pendant deux ans
00:35:32baby-sitter dans le nord
00:35:33avec plus d'une cinquantaine
00:35:34de victimes potentielles
00:35:35également.
00:35:36Donc là,
00:35:37le monsieur en l'occurrence,
00:35:38si ce monsieur
00:35:38est jugé coupable,
00:35:39il va faire sa petite année
00:35:41de bracelet électronique,
00:35:42il sera dans la nature
00:35:42et pourquoi pas,
00:35:43on le reverra
00:35:44dans un an,
00:35:44dans deux ans,
00:35:45dans dix ans,
00:35:45dans une autre région de France
00:35:46ou dans une autre affaire
00:35:47de scandale scolaire.
00:35:48Parce qu'un prédateur
00:35:50sexuel pédophile
00:35:51qui n'est pas soigné
00:35:52est un prédateur
00:35:54sexuel pédophile
00:35:55qui ne sera jamais guéri.
00:35:56Oui,
00:35:57et ce qui est sûr
00:35:57en tout cas,
00:35:58c'est qu'il y aura
00:35:59toujours une suspicion
00:36:00sans doute autour de lui.
00:36:01On verra ce qu'il fera après,
00:36:03mais c'est aussi
00:36:03pour les victimes.
00:36:04On sait très bien
00:36:05que pour la guérison des victimes,
00:36:06l'étape judiciaire,
00:36:07elle est importante.
00:36:08Et quand je parle des victimes,
00:36:09je parle des enfants
00:36:10mais je parle des parents aussi
00:36:11parce que là,
00:36:11ce sont des familles entières
00:36:13qui sont traumatisées
00:36:14et qui vont transporter ça
00:36:15parfois sur des générations
00:36:16quand il s'agit de viol
00:36:17ou d'agression sexuelle.
00:36:18Donc,
00:36:19évidemment que l'étape judiciaire,
00:36:20elle est importante.
00:36:21C'est bien de mettre des choses
00:36:22pour l'après,
00:36:23pour que ça ne se reproduise plus,
00:36:24mais il ne faut pas oublier
00:36:25le maintenant
00:36:26et le maintenant
00:36:26ne fait que commencer.
00:36:27Il ne faut pas occulter
00:36:28les victimes aujourd'hui.
00:36:30Anne,
00:36:30qui est encore avec nous,
00:36:31on aimerait évidemment
00:36:32que l'enquête nous éclaire
00:36:34sur un éventuel réseau,
00:36:35une éventuelle omerta,
00:36:36des responsabilités,
00:36:37pourquoi pas,
00:36:38à la ville de Paris.
00:36:39Je pense que vous l'avez entendu
00:36:40cette archive, Anne,
00:36:41mais je vais la faire entendre
00:36:42aussi à nos téléspectateurs
00:36:43qui n'auraient pas eu
00:36:43l'occasion de le faire.
00:36:45C'est en février 2026,
00:36:47donc il y a quelques mois.
00:36:47Anne Hidalgo
00:36:48est toujours la maire de Paris.
00:36:50C'est rapide,
00:36:50c'est pendant le conseil de Paris,
00:36:51les échanges.
00:36:52Écoutez ce qu'elle dit,
00:36:53elle parle du périscolaire,
00:36:54elle dit à l'opposition
00:36:55mais vous en faites
00:36:56une obsession depuis 2013.
00:36:58Écoutez-la.
00:36:59Vous pointez
00:37:00d'une façon obsessionnelle,
00:37:02mais obsessionnelle
00:37:03depuis 2013,
00:37:05la question du périscolaire.
00:37:08Ça n'a jamais été
00:37:10la priorité de la maire de Paris,
00:37:11Anne.
00:37:13Alors nous,
00:37:13on ne l'a pas rencontré
00:37:14personnellement,
00:37:15mais quand on écrivait des mails,
00:37:17il nous est arrivé
00:37:18de la mettre en copie.
00:37:20Il y a évidemment
00:37:21des gens
00:37:22que nous,
00:37:22nous avons essayé d'informer
00:37:24quand nous nous sommes créés.
00:37:25C'était en 2021,
00:37:27donc bien avant
00:37:28que tout le monde en parle.
00:37:29En 2021, 2022,
00:37:31ça n'intéressait personne.
00:37:32Nous,
00:37:33on a eu l'impression
00:37:33d'avoir découvert
00:37:35un poteau rose
00:37:35et on s'est dit naïvement,
00:37:37puisqu'à l'époque,
00:37:38nous étions candides,
00:37:39qu'évidemment,
00:37:41forcément,
00:37:41ils ne savaient pas
00:37:42et que quand ils sauraient,
00:37:44ils feraient
00:37:45les modifications
00:37:46des réformes
00:37:48nécessaires.
00:37:48Et en fait,
00:37:49ce qu'on a appris
00:37:50évidemment a posteriori
00:37:51et maintenant
00:37:52que tout le monde
00:37:52commence à savoir,
00:37:54c'est qu'en réalité,
00:37:55des affaires,
00:37:56il y en a depuis 2015,
00:37:57il y en a eu en 2014.
00:37:59On a là donc
00:38:01des déclarations aussi
00:38:02qui datent de 2015,
00:38:03je crois,
00:38:04de M. Grégoire.
00:38:06Là,
00:38:06on a cette espèce
00:38:07d'aveu
00:38:08depuis 2013.
00:38:09Donc,
00:38:10on voit bien
00:38:10que ça fait
00:38:11une dizaine d'années
00:38:12qu'en réalité,
00:38:13il y a des gens
00:38:14qui savent
00:38:14qu'il y a des choses
00:38:15à faire
00:38:16et qui ne les font pas.
00:38:17Yohan Isay
00:38:17qui veut intervenir.
00:38:18Je me demande
00:38:18comment l'équipe dirigeante
00:38:19de la mairie de Paris
00:38:20de l'époque
00:38:21peut encore se regarder
00:38:21dans le miroir.
00:38:22Non mais,
00:38:24on est à mon avis
00:38:24au tout début du scandale.
00:38:26On est seulement
00:38:27au début
00:38:27de ce qui sera
00:38:28sans doute
00:38:29un énorme scandale.
00:38:30Parce que la question
00:38:31qui sera posée
00:38:32désormais,
00:38:32c'est que savait
00:38:33l'équipe municipale ?
00:38:35Que savait
00:38:36Anne Hidalgo ?
00:38:37Est-ce qu'elle a cherché
00:38:38à dissimuler
00:38:39certains faits
00:38:40pour se protéger,
00:38:41pour protéger
00:38:42éventuellement
00:38:42ses adjoints ?
00:38:43Je pense peut-être
00:38:44à M.
00:38:44Grégoire
00:38:44qui a été
00:38:45son premier adjoint,
00:38:46qui a été en charge
00:38:47de ce dossier-là.
00:38:48Mme Hidalgo...
00:38:49Qui demande à Patrick Bruel
00:38:50de se mettre en retrait
00:38:51de ce spectacle.
00:38:52Il pourrait s'appliquer.
00:38:53Mme Hidalgo
00:38:55a été interrogée
00:38:57des dizaines,
00:38:58peut-être des centaines
00:38:59de fois
00:39:00lors des conseils
00:39:01de Paris.
00:39:02Elle n'a jamais
00:39:03semblé prendre
00:39:03ce problème au sérieux.
00:39:05Elle a été alertée.
00:39:06Elle savait
00:39:07qu'il y avait
00:39:07au moins des doutes.
00:39:08Elle savait
00:39:09que potentiellement
00:39:10il se passait
00:39:11quelque chose
00:39:11d'anormal
00:39:12dans le périscolaire
00:39:13parisien.
00:39:14Elle a été alertée
00:39:15au minimum
00:39:16des dizaines de fois.
00:39:17Pourquoi n'a-t-elle pas
00:39:18agi pour mettre
00:39:19fin à cela ?
00:39:21La justice
00:39:21va forcément
00:39:22s'y intéresser.
00:39:23Moi, j'écoute
00:39:23les avocats
00:39:24qui se succèdent
00:39:24sur notre plateau
00:39:25qui nous disent
00:39:26que de toute façon
00:39:27Emmanuel Grégoire
00:39:28étant en charge
00:39:29de dossier à cette époque
00:39:30sera forcément entendu
00:39:31par les magistrats
00:39:32et qu'Anne Hidalgo
00:39:33elle aussi sera peut-être
00:39:34convoquée.
00:39:34C'est pourquoi
00:39:35je vous dis
00:39:35nous ne sommes sans doute
00:39:36qu'au début du scandale
00:39:37mais il y a aussi
00:39:38une interrogation à avoir
00:39:39sur la presse
00:39:40qui n'a la plupart du temps
00:39:45pas fait son travail
00:39:46qui s'est interrogé
00:39:47à cette affaire-là
00:39:48très très tardivement
00:39:49et qui pendant
00:39:50l'élection municipale
00:39:51au mois de mars dernier
00:39:52a semblé
00:39:54vouloir ne pas en parler
00:39:56pour protéger
00:39:56l'équipe municipale sortante.
00:39:58En tout cas
00:39:58si on veut le dire autrement
00:40:00la presse a commencé
00:40:01à balbutier
00:40:03il y a quelques mots
00:40:04sur cette affaire
00:40:04après l'élection
00:40:06ça revient à dire
00:40:07la même chose
00:40:08mais l'intention
00:40:10en le disant de cette façon
00:40:11est peut-être pas
00:40:12mais c'est vrai
00:40:13que c'est hallucinant.
00:40:14Il y a deux animatrices
00:40:15également
00:40:15vous l'avez dit
00:40:16qui sont plaignantes
00:40:17dans cette affaire
00:40:18dans le cas
00:40:19qui a été jugé hier
00:40:21enfin dans le procès
00:40:22qui a démarré hier
00:40:23et regardez avec moi
00:40:24ce que dit
00:40:24l'une des animatrices
00:40:25parce que
00:40:25si ce que dit cette dame
00:40:28et il n'y a pas de raison
00:40:28de ne pas la croire
00:40:29est vrai
00:40:29là ça rajoute encore
00:40:30au scandale.
00:40:31On m'a dit
00:40:32de ne pas dire
00:40:35des choses
00:40:36qui pourraient mettre
00:40:37en porte-à-faux
00:40:37la ville de Paris
00:40:38on m'a dit
00:40:39que si je disais
00:40:40des choses
00:40:41à l'encontre
00:40:41de la ville de Paris
00:40:42aujourd'hui
00:40:43des sanctions
00:40:43pourraient être envisagées
00:40:45c'est une femme
00:40:45qui travaillait
00:40:46au service
00:40:47des affaires juridiques
00:40:48de la ville
00:40:48là
00:40:49si c'est vrai
00:40:49Anne
00:40:50c'est la frise
00:40:50sur le gâteau
00:40:51pardon de le dire
00:40:52aussi trivialement
00:40:54alors oui
00:40:55enfin clairement
00:40:56c'est ce qu'on disait
00:40:57un peu plus tôt
00:40:58c'est l'omerta
00:40:59dans toute sa splendeur
00:41:00les petites intimidations
00:41:02comme ça
00:41:03qu'on ne met pas
00:41:04par écrit
00:41:06voilà tout ce genre
00:41:07de choses
00:41:07que nous on voit
00:41:08la plupart du temps
00:41:09à l'encontre
00:41:10des familles
00:41:11d'ailleurs
00:41:12souvent
00:41:12à qui on demande
00:41:13de ne pas en parler
00:41:14aux autres familles
00:41:15pour éviter
00:41:16de paniquer
00:41:17tout le monde
00:41:17conclusion
00:41:18les parents élus
00:41:19parfois ont des informations
00:41:20qu'ils retiennent
00:41:22et puis
00:41:22les parents
00:41:23les autres
00:41:24qui sont parents
00:41:24d'enfants victimes
00:41:25perdent du temps
00:41:26parce qu'ils ne décèlent pas
00:41:27les signaux d'alerte
00:41:29qui devraient les alerter
00:41:30chez leurs enfants
00:41:30s'ils pouvaient
00:41:31faire le lien
00:41:32avec
00:41:33parce qu'ils ne savent pas
00:41:34et du coup
00:41:35ils ne font pas ce lien
00:41:36donc on peut parler
00:41:37à certains points de vue
00:41:39d'entrave à la justice
00:41:40dans la rétention
00:41:41d'informations
00:41:42et j'imagine
00:41:43que ça peut s'appliquer
00:41:44effectivement
00:41:44dans toutes les sphères
00:41:46et dans toute la hiérarchie
00:41:47qui est concernée
00:41:48je voudrais vous faire réagir
00:41:50à ce qu'a dit ce matin
00:41:51il y a quelques heures à peine
00:41:52Gérald Darmanin
00:41:53je lis
00:41:53donc le gouvernement
00:41:54vient d'annoncer
00:41:55ce mercredi
00:41:56dans le cadre
00:41:56du projet de loi
00:41:57relatif à la protection
00:41:58des enfants
00:41:58qu'une liste noire
00:41:59d'adultes
00:42:00mais aussi de mineurs
00:42:01dès 13 ans
00:42:02allait être mise en place
00:42:03dans les hôpitaux
00:42:04le périscolaire
00:42:05les établissements
00:42:05de l'aide sociale
00:42:06à l'enfance
00:42:06les associations culturelles
00:42:07et sportives
00:42:09Gérald Darmanin
00:42:09a commenté cette décision
00:42:11tout à l'heure
00:42:11on écoute
00:42:12on découvre ensemble
00:42:13ce que disait
00:42:13le ministre de la justice
00:42:15J'ai déjà eu l'occasion
00:42:16de dire à plusieurs reprises
00:42:17que nous traitons mal
00:42:18ces violences
00:42:19nous n'écoutons pas assez
00:42:21la parole de l'enfant
00:42:21malgré le travail formidable
00:42:22que font certains magistrats
00:42:24certains greffiers
00:42:25certains collaborateurs
00:42:26que devant nous
00:42:28le me too de l'enfance
00:42:29ne va faire que commencer
00:42:30il y a sans doute
00:42:32des dizaines de milliers
00:42:33de plaintes potentielles
00:42:35parce que nous n'avons pas assez
00:42:37je crois mis de moyens
00:42:38pour entendre les paroles
00:42:39de cet enfant
00:42:40et j'ai eu l'occasion
00:42:41de m'exprimer
00:42:41pour dire que non seulement
00:42:42j'appelle
00:42:43les procureurs de la République
00:42:44à une très grande sévérité
00:42:45mais j'appelle également
00:42:47à lutter contre de l'oubli
00:42:49notamment pour distinguer
00:42:51et remettre en avant
00:42:52le fait qu'il n'y a pas
00:42:53de prescriptibilité
00:42:54demain
00:42:55pour les crimes sexuels
00:42:56contre les mineurs
00:42:57mais je veux dire
00:42:58que oui
00:42:58au ministère de la justice
00:42:59nous devons faire
00:43:00notre révolution
00:43:00pour que la parole
00:43:02de l'enfant
00:43:02soit non seulement entendue
00:43:03mais que les peines
00:43:04soient à la hauteur
00:43:05du crime
00:43:06qui est de violer
00:43:07l'innocence d'un enfant
00:43:08Anne
00:43:09je précise très vite
00:43:11les administrations
00:43:12comme la CNIL
00:43:12l'éducation nationale
00:43:13la justice
00:43:14vont communiquer
00:43:15pour fusionner des fichiers
00:43:16à la fois des casiers judiciaires
00:43:17mais aussi
00:43:18les fichiers des auteurs
00:43:19des infractions
00:43:20pour délivrer
00:43:21donc un sésame
00:43:22au personnel
00:43:22qui souhaite intervenir
00:43:23dans les écoles
00:43:24les crèches
00:43:25les hôpitaux
00:43:25et tous les secteurs d'activité
00:43:26où peuvent se rendre
00:43:27des enfants
00:43:28le me too de l'enfance
00:43:29ne fait que commencer
00:43:30dit Gérald Darmanin
00:43:31comment est-ce que vous accueillez
00:43:32cette nouvelle ?
00:43:34Alors nous évidemment
00:43:35on s'en réjouit
00:43:36en plus
00:43:36on travaille
00:43:37sur deux propositions
00:43:38de loi
00:43:39qui ont également
00:43:40pour viser
00:43:41de réduire
00:43:41la taille des mailles
00:43:43dans le filet
00:43:44en amont
00:43:44c'est-à-dire
00:43:45en exigeant
00:43:47les contrôles
00:43:48d'honorabilité
00:43:48pour absolument
00:43:49tous les adultes
00:43:51qui pourraient être
00:43:51en contact
00:43:52avec les enfants
00:43:52donc c'est la loi
00:43:53RIST
00:43:53dont on vient de parler
00:43:55et puis aussi
00:43:55la loi
00:43:55Spilbou-Vanier
00:43:57qui
00:43:58dont la première étape
00:43:59a été adoptée
00:44:00hier
00:44:00il me semble
00:44:01donc ça c'est une bonne chose
00:44:02en amont
00:44:03mais comme vous le disiez
00:44:04tout à l'heure
00:44:04ça c'est bien
00:44:05pour filtrer
00:44:06les gens
00:44:07qu'on va embaucher
00:44:08maintenant
00:44:09cet animateur
00:44:10de l'école Baudin
00:44:11on comprend bien
00:44:12qu'il ne sera plus
00:44:13réembauché
00:44:14mais ça ne l'empêchera pas
00:44:15d'aller sur son temps libre
00:44:16dans un espace public
00:44:18dans un choix
00:44:19Oui vous proposez
00:44:19du babysitting
00:44:20sur des plateformes
00:44:21Bien sûr
00:44:21Voilà
00:44:22alors normalement
00:44:23les babysitters
00:44:24sur les plateformes
00:44:25pourraient être aussi concernés
00:44:26pour cette
00:44:27prision d'honorabilité
00:44:29après voilà
00:44:30ça dépend
00:44:30le babysitting
00:44:31souvent
00:44:32on ne passe pas
00:44:32par des
00:44:33Oui
00:44:33s'il met une petite annonce
00:44:34dans une boulangerie
00:44:35avec un numéro de téléphone
00:44:36à décrocher
00:44:36comme on en voit tous
00:44:37chez les artisans
00:44:39Voilà
00:44:39Mais ce monsieur
00:44:40il pourra aller au square
00:44:41après l'école
00:44:42il pourra aller dans
00:44:43une piscine municipale
00:44:44donc c'est bien d'agir
00:44:45en amont
00:44:46c'est essentiel
00:44:47ça fait 5 ans
00:44:47que nous
00:44:48SOS Périscolaire
00:44:48on se bat pour
00:44:49regardez sur Instagram
00:44:51on a toujours
00:44:52tous les témoignages
00:44:53qu'on a publiés
00:44:54et toutes les informations
00:44:55qu'on a publiés
00:44:56dans ce sens
00:44:57mais en aval
00:44:58la justice doit agir
00:44:59Merci beaucoup
00:45:00Anne
00:45:00cofondatrice
00:45:01du collectif
00:45:01SOS Périscolaire
00:45:03il est l'heure
00:45:03de marquer une pause
00:45:04on va se retrouver
00:45:05à 16h avec d'autres thématiques
00:45:06juste je vous montre
00:45:07cette image
00:45:07et vous entendrez le son
00:45:08à partir de 16h
00:45:10démonstration
00:45:11de haine antisémite
00:45:12ça ne peut pas être
00:45:13mieux dit en bas
00:45:13de votre écran
00:45:14vous êtes en plein
00:45:15Deauville
00:45:15avec des gens
00:45:16aux terrasses
00:45:16et puis un groupe
00:45:17d'individus
00:45:19qui assènent
00:45:20des insultes antisémites
00:45:21et qui terrorisent
00:45:22tout le monde
00:45:23c'est ce qu'on a pu observer
00:45:24ces derniers jours
00:45:25à Deauville
00:45:26sous le soleil
00:45:26à tout de suite
00:45:30120 minutes
00:45:31info la suite
00:45:31et d'abord
00:45:32à 16h pile
00:45:33l'essentiel
00:45:34de l'actualité
00:45:35les grands titres
00:45:35Augustin Donadieu
00:45:36Le dôme de chaleur
00:45:37se poursuit
00:45:38partout en France
00:45:39avec ses températures
00:45:40anormalement élevées
00:45:41la France suffoque
00:45:43de 10 à 15 degrés
00:45:44au-dessus
00:45:45des normales de saison
00:45:46selon Météo France
00:45:47la température moyenne
00:45:48sur le territoire
00:45:49était de 24,8 degrés
00:45:51hier
00:45:51du jamais vu
00:45:52pour un mois de mai
00:45:5313 départements
00:45:54vous le voyez
00:45:54sont en vigilance orange
00:45:55canicule aujourd'hui
00:45:56et demain
00:45:57c'est le cas de la Gironde
00:45:58où des pointes
00:45:59à 38-39 degrés
00:46:01sont attendues
00:46:02l'épisode de canicule
00:46:04devrait prendre fin
00:46:05dimanche soir
00:46:06mais le Premier ministre
00:46:07Sébastien Lecornu
00:46:08présidera dès demain
00:46:09une réunion interministérielle
00:46:11sur la canicule
00:46:11une réunion qui permettra
00:46:13de faire le point
00:46:13sur la préparation
00:46:14des services de l'Etat
00:46:15selon Matignon
00:46:16des épisodes de forte chaleur
00:46:18qui sont amenés
00:46:18à se reproduire
00:46:19et les services hospitaliers
00:46:20qui doivent être prêts
00:46:21en Ile-de-France
00:46:22par exemple
00:46:23les hôpitaux enregistrent
00:46:24une légère hausse
00:46:25de l'activité
00:46:25dans les services d'accueil
00:46:26des urgences adultes
00:46:28avec 4,5%
00:46:30d'admissions en plus
00:46:31sans impact important
00:46:33sur le fonctionnement
00:46:34des services
00:46:34nous disent-ils
00:46:35et à l'étranger
00:46:36l'Iran rétablit
00:46:38partiellement
00:46:39l'accès à Internet
00:46:40après une coupure
00:46:41de trois mois
00:46:41néanmoins le retour
00:46:43à la normale
00:46:43n'est pas prévu
00:46:44dans l'immédiat
00:46:45même si l'absence
00:46:46d'accès aux échanges
00:46:47numériques mondiaux
00:46:48a déjà lourdement
00:46:49affecté l'économie du pays
00:46:51Merci beaucoup
00:46:52Augustin Donadiou
00:46:53Rendez-vous dans 30 minutes
00:46:54pour un nouveau point
00:46:54sur l'actualité
00:46:56Johan Huysaï
00:46:56Sabrina Birlin-Bouillet
00:46:57toujours autour de la table
00:46:59Axel Ronde nous a rejoint
00:47:00président du syndicat
00:47:01CFTC Police
00:47:02merci d'être là
00:47:03Raphaël Staville du JDD
00:47:04Jean-Claude Dasquier
00:47:05également
00:47:06et Arnaud Benetti
00:47:07qui va faire son entrée
00:47:08en direct
00:47:08politologue
00:47:09qui nous rejoint
00:47:10également
00:47:11sur ce plateau
00:47:12le temps qu'Arnaud
00:47:13s'installe
00:47:13bonjour cher ami
00:47:15des images
00:47:16qu'on voulait vous montrer
00:47:17à Deauville
00:47:18ces derniers jours
00:47:19et qui vont ajouter
00:47:20bien sûr
00:47:21à la division
00:47:21la partition du pays
00:47:23que l'on observe
00:47:24et commente chaque jour
00:47:25notamment sur cette antenne
00:47:27un homme
00:47:27qui à coups d'insultes
00:47:29antisémites
00:47:30déambule
00:47:30dans les rues de Deauville
00:47:31ça donne cela
00:48:07et cette dernière image
00:48:09avec les enfants
00:48:09sur le sable
00:48:10à quelques mètres à peine
00:48:11c'est insupportable
00:48:13on va en parler
00:48:14un instant
00:48:15Sabrina
00:48:16vous nous apportez
00:48:17quelques détails
00:48:18sur le profil
00:48:19sur ce qui s'est passé
00:48:20précisément à Deauville
00:48:21le contexte
00:48:22ce lundi après-midi
00:48:23donc vous l'avez vu
00:48:24sur la promenade
00:48:25au bord de la mer
00:48:26sur les planches
00:48:26de Deauville
00:48:27comme on dit
00:48:27c'est là qu'un homme
00:48:28a proféré
00:48:29des insultes
00:48:31antisémites
00:48:31des menaces aussi
00:48:32il semble insulter
00:48:33et viser
00:48:34les personnes de confession juive
00:48:36et c'est un homme
00:48:37de 43 ans
00:48:37un père de famille
00:48:38qui peut peur
00:48:40ah non
00:48:40c'est pas lundi
00:48:41pardon pardon
00:48:42pardon
00:48:42c'est un homme
00:48:43qui prend peur
00:48:44parce qu'il a des enfants
00:48:45en bas âge avec lui
00:48:46il prévient la police
00:48:47l'homme est interpellé
00:48:48menotté
00:48:49pour la sécurité
00:48:50aussi des policiers
00:48:51les policiers le conduisent
00:48:52au commissariat
00:48:53ils prennent son identité
00:48:55et ils le relâchent
00:48:56il sera convoqué
00:48:57ultérieurement
00:48:58il n'a pas été placé
00:48:59en garde à vue
00:48:59plusieurs plaintes
00:49:00ont été déposées
00:49:01contre lui
00:49:02il y a aussi
00:49:02une serveuse
00:49:03qui a été auditionnée
00:49:04en qualité de témoin
00:49:05dans cette affaire
00:49:06alors concernant son profil
00:49:07d'après nos informations
00:49:08on sait que c'est un homme
00:49:09âgé de 25 ans
00:49:11né en France
00:49:11il serait déjà connu
00:49:13des services de police
00:49:14pour des infractions routières
00:49:15voilà ce que l'on sait
00:49:16à ce stade
00:49:18cette séquence
00:49:19elle est insupportable
00:49:20je voudrais qu'on invite
00:49:21Olivier Pardo également
00:49:22qui est avec nous
00:49:22par visio avocat
00:49:24merci maître
00:49:25d'être avec nous
00:49:25le sentiment
00:49:26d'impunité
00:49:28sur cette séquence
00:49:29est sidérant
00:49:31oui et puis
00:49:32c'est une gradation
00:49:34pardon d'être
00:49:35une sorte
00:49:37devenu au fil des temps
00:49:39un expert
00:49:39en antisémitisme
00:49:41mais
00:49:41voilà que
00:49:43à Deauville
00:49:44ou pour
00:49:45des raisons vraies
00:49:46ou supposées
00:49:47on considère
00:49:48qu'il y a
00:49:49beaucoup de juifs
00:49:50on est venu
00:49:51chasser
00:49:52des juifs
00:49:53c'est ça
00:49:54c'est une démarche
00:49:56volontaire
00:49:56c'est à dire que
00:49:57les juifs
00:49:58qui ont dû quitter
00:49:59certaines régions de France
00:50:00où les enfants
00:50:02ne peuvent plus
00:50:02aller à l'école
00:50:03comme en Seine-Saint-Denis
00:50:05là
00:50:05on franchit
00:50:06un cap complémentaire
00:50:08on vient
00:50:09chasser
00:50:10du juif
00:50:11c'est ça
00:50:12qui est insupportable
00:50:13et en plus
00:50:14voyez-vous
00:50:17Julien
00:50:17si
00:50:18c'est choquant
00:50:19pour nous
00:50:20c'est choquant
00:50:21pour les adultes
00:50:23mais
00:50:23mesurer
00:50:24une seconde
00:50:25le traumatisme
00:50:26des enfants
00:50:27qui sont
00:50:28sur cette plage
00:50:29qui sont
00:50:30abreuvés
00:50:31de discours
00:50:33en leur disant
00:50:33oui c'est vrai
00:50:34qu'il y a
00:50:35l'antisémitisme
00:50:36mais ils ne sont pas
00:50:36tous comme ça
00:50:37on n'est pas en danger
00:50:38en France
00:50:38on veut rester en France
00:50:40et voilà
00:50:41que la barbarie
00:50:42parce que ce sont
00:50:43des barbares
00:50:44aux petits pieds
00:50:44mais ce sont
00:50:45des barbares
00:50:45quand même
00:50:46viennent jusque là
00:50:48pour
00:50:49leur
00:50:50créer
00:50:50cette menace
00:50:51et cette menace
00:50:53elle n'est pas
00:50:53une menace théorique
00:50:54puisqu'ils savent
00:50:56que des juifs
00:50:57ont été assassinés
00:50:59parce que
00:50:59juifs en France
00:51:01vous restez avec nous
00:51:02maître Pardo
00:51:02si vous le voulez bien
00:51:03quelques instants
00:51:04mais vous imaginez
00:51:06la scène
00:51:07Johan
00:51:08personne ne se lève
00:51:09pour demander
00:51:10à ces
00:51:11enfin il y en a
00:51:12un seul homme
00:51:13qui est en train
00:51:14de proférer
00:51:14ses insultes
00:51:14mais il y a un petit groupe
00:51:15on voit
00:51:15qui est un peu imposant
00:51:18qui roule des mécaniques
00:51:19si je peux le dire
00:51:20de cette façon
00:51:21personne ne se lève
00:51:22et je ne suis pas en train
00:51:23de jeter la pierre
00:51:23à qui que ce soit
00:51:24parce que ça fait peur
00:51:25tout simplement
00:51:26et que vous êtes
00:51:26pétrifié
00:51:27évidemment
00:51:28je ne suis pas du tout
00:51:29en train de dire
00:51:29qu'il faut être
00:51:30le plus courageux
00:51:31de la plage
00:51:31et aller affronter cela
00:51:33les gens sont effrayés
00:51:35parce que nous assistons
00:51:36là en réalité
00:51:36au comportement
00:51:37d'une racaille
00:51:39conjuguée au comportement
00:51:40d'un antisémite
00:51:42probablement
00:51:43probablement
00:51:43islamiste
00:51:44en tout cas
00:51:44il profère ses menaces
00:51:46et ses insultes
00:51:46au nom d'Allah
00:51:48donc
00:51:48d'abord rappeler
00:51:50et c'est ce que
00:51:51devrait faire
00:51:51le gouvernement
00:51:52en permanence
00:51:52que les juifs de France
00:51:53sont en France
00:51:54chez eux
00:51:56naturellement
00:51:56mais
00:51:57que cette racaille
00:51:58antisémite
00:51:59n'est pas chez lui
00:52:00en France
00:52:00en réalité
00:52:00il n'a pas sa place
00:52:01en France
00:52:02il est chez lui
00:52:03mais il n'a pas sa place
00:52:04en France
00:52:05il est chez lui
00:52:06je ne connais pas
00:52:06son identité
00:52:07s'il a des papiers français
00:52:08il est chez lui
00:52:09mais il n'a pas sa place
00:52:10il est né en France
00:52:10mais il n'a pas sa place
00:52:11et la question
00:52:13à laquelle
00:52:13les responsables politiques
00:52:15devront répondre
00:52:15et j'espère qu'ils le feront
00:52:16notamment pendant
00:52:17la campagne présidentielle
00:52:18qui s'annonce
00:52:19la question est la suivante
00:52:21combien y a-t-il de personnes
00:52:22sur le sol français
00:52:23qui détestent notre pays
00:52:24et qu'allons-nous en faire ?
00:52:26c'est une question primordiale
00:52:27puisque ces personnes
00:52:28qui détestent notre pays
00:52:29dont cette racaille antisémite
00:52:31elles sont de plus en plus
00:52:32nombreuses
00:52:33et elles tentent
00:52:34d'imposer leur loi
00:52:35à tous
00:52:36donc qu'allons-nous en faire ?
00:52:37il est urgent
00:52:38de prendre des décisions
00:52:39avant qu'effectivement
00:52:42elles ne parviennent
00:52:43à leur fin
00:52:43et qu'elles ne finissent
00:52:45par effrayer tout le monde
00:52:46et par imposer leur loi
00:52:47sur une partie
00:52:48de plus en plus grande
00:52:49du territoire
00:52:50donc je souhaite
00:52:51vraiment que le débat
00:52:52politique ait lieu
00:52:52autour de cette question
00:52:54qui est une question
00:52:55fondamentale
00:52:55qu'on se pose là
00:52:56à Deauville
00:52:56qu'on se posera
00:52:57le week-end prochain
00:52:58après le match du PSG
00:53:00qu'on se posera
00:53:00au soir du 14 juillet
00:53:02parce que c'est récurrent
00:53:03et parce que ces racailles-là
00:53:04occupent de plus en plus
00:53:06de place sur le sol français
00:53:07et on verra en effet
00:53:08dans une seconde
00:53:09qu'au-delà du caractère
00:53:09antisémite
00:53:10on observe des choses
00:53:11à la boule
00:53:12par exemple
00:53:12on verra des images
00:53:13dans un instant
00:53:14qu'on n'observait pas
00:53:14par le passé
00:53:15Arnaud je vais vous faire réagir
00:53:17je vois juste qu'on entend
00:53:17Jonathan Arfi
00:53:18qui était un petit peu
00:53:19plutôt sur cette antenne
00:53:19le président du CRIF
00:53:22on voit des gens
00:53:23qui vont chercher des juifs
00:53:24c'est ça qui s'est passé
00:53:25ce sont des gens
00:53:26qui sont venus
00:53:27le long de cette plage
00:53:28pour provoquer
00:53:29des juifs
00:53:30les insulter
00:53:31c'est une forme
00:53:32de chasse à l'homme
00:53:33décomplexée
00:53:33qui est en train
00:53:34de se libérer
00:53:36ici à Deauville
00:53:37mais on l'a vu
00:53:38à beaucoup d'autres endroits
00:53:39avec des agressions antisémites
00:53:40qui se multiplient
00:53:41l'antisémitisme en France
00:53:42c'est une agression physique
00:53:44tous les trois jours
00:53:45depuis le 7 octobre
00:53:46il ne faut pas s'y tromper
00:53:47ce n'est pas une question géopolitique
00:53:48ce n'est pas de la solidarité
00:53:49avec les palestiniens
00:53:50c'est bien de la haine
00:53:52des juifs
00:53:52qui trouvent de nouveaux mots
00:53:54de nouveaux visages
00:53:55de nouveaux habits
00:53:55pour pouvoir s'exprimer
00:53:57malheureusement
00:53:58je regrette qu'en France
00:53:59certains ferment les yeux
00:54:00qu'il y ait un aveuglement coupable
00:54:02face à cette violence
00:54:03parce qu'ils imaginent
00:54:05que dénoncer l'antisémitisme
00:54:06ce serait prendre le parti d'Israël
00:54:07non c'est deux questions
00:54:09qui sont distinctes
00:54:10la haine d'Israël
00:54:11malheureusement nourrit
00:54:12la haine des juifs
00:54:13mais il faut combattre
00:54:14l'antisémitisme
00:54:14de manière extrêmement forte
00:54:16en France
00:54:16sinon c'est l'ensemble
00:54:17de notre société
00:54:17qui sera affecté
00:54:18et je vais dans le sens
00:54:19de ce que dit
00:54:19Jonathan Arfi
00:54:20Arnaud Beninetti
00:54:21ce n'est pas
00:54:22un signe de solidarité
00:54:24avec je ne sais quelle cause
00:54:25et pourquoi pas
00:54:25la Palestine
00:54:27c'est une démonstration
00:54:28de haine
00:54:29pure et simple
00:54:30Jonathan Arfi
00:54:31a tout dit
00:54:32en l'occurrence
00:54:33mais en fait
00:54:33ce à quoi nous assistons
00:54:35et ça c'est véritablement
00:54:36depuis le 7 octobre
00:54:38c'est
00:54:40une forme d'antisémitisme
00:54:41qui est devenue désinhibée
00:54:43on a vu
00:54:44si vous voulez
00:54:44un regain de l'antisémitisme
00:54:46dès la fin des années 90
00:54:48début des années 2000
00:54:49je rappelle encore une fois
00:54:50qu'on a tué des enfants
00:54:52parce qu'ils étaient juifs
00:54:54dans une école
00:54:54en 2012
00:54:55mais si vous voulez
00:54:57ce à quoi
00:54:58nous sommes confrontés
00:55:00c'est finalement
00:55:01à aujourd'hui
00:55:03une parole
00:55:04qui s'est
00:55:04entre guillemets
00:55:05libérée
00:55:06et qui peut se libérer
00:55:07dans la rue
00:55:08dans des espaces
00:55:09en effet publics
00:55:10où vous avez
00:55:11des français
00:55:12de confession israélite
00:55:14qui vont se détendre
00:55:16un week-end
00:55:16ou qui sont chez eux
00:55:18parfois
00:55:18je rappelle qu'il n'y a
00:55:19pas si longtemps que ça
00:55:20il y a
00:55:22un rabbin
00:55:23qui a été
00:55:24qui a été agressé
00:55:25je crois
00:55:26à Neuilly
00:55:27également
00:55:27à la terrasse
00:55:28d'un restaurant
00:55:29je crois
00:55:29d'un bar
00:55:30c'est un phénomène
00:55:31qui s'est
00:55:33considérablement publicisé
00:55:34et la grande différence
00:55:35par rapport à ce qu'on a connu
00:55:37finalement
00:55:38de l'antisémitisme
00:55:39qui montait
00:55:41progressivement
00:55:41dans les années 2000
00:55:43y compris dans les années 2010
00:55:45et de manière violente
00:55:45parfois en effet
00:55:46par le terrorisme
00:55:47c'est qu'aujourd'hui
00:55:47vous avez
00:55:48quelque chose
00:55:49qui apparaît
00:55:50publiquement
00:55:51et finalement
00:55:52là moi j'aime pas trop
00:55:52les comparaisons historiques
00:55:53parce que parfois
00:55:54c'est de l'apparaisse intellectuelle
00:55:55mais finalement
00:55:56on se retrouve
00:55:56dans une situation
00:55:58où finalement
00:56:00l'antisémitisme
00:56:01à l'époque
00:56:01n'était pas un délit
00:56:02il est devenu un délit
00:56:03je rappelle
00:56:03après la guerre
00:56:04mais c'était avant-guerre
00:56:06souvenons-nous
00:56:07des manifestations
00:56:08où on criait
00:56:09à mort les juifs
00:56:11dans les rues de Paris
00:56:12dans un certain nombre
00:56:13de villes de France
00:56:14au moment de l'affaire Dreyfus
00:56:15c'était ça
00:56:15et donc à bas bruit
00:56:16on voit bien
00:56:17qu'il y a quelque chose
00:56:18de cet ordre là
00:56:19qui revient
00:56:20mais qui revient
00:56:21si vous voulez
00:56:22d'un autre côté
00:56:23manifestement
00:56:24aussi de l'échiquier politique
00:56:25un dernier mot
00:56:26Olivier Pardo
00:56:26avant de vous libérer
00:56:27je pense aussi
00:56:29au mal que ça peut faire
00:56:30pour la ville de Deauville
00:56:32parce que moi
00:56:32je pense qu'il y a
00:56:32beaucoup de juifs
00:56:34qui voient ces images
00:56:35et qui se disent
00:56:35Deauville
00:56:36moi je n'y mets plus les pieds
00:56:37c'est terminé
00:56:42Olivier Pardo
00:56:43qui nous entend
00:56:44ou qui ne nous entend plus
00:56:45peut-être un mot Raphaël
00:56:47Moi je pense qu'au-delà même
00:56:49de la communauté juive
00:56:50qui a des raisons
00:56:52d'avoir peur
00:56:53je pense que c'est la France
00:56:54qui est blessée
00:56:56par cet antisémitisme
00:56:59qui s'exprime
00:57:00de manière absolument désinhibée
00:57:02moi j'ai honte
00:57:02en fait de l'absence
00:57:03de réaction
00:57:06Oui c'est vrai
00:57:06je n'en ai pas parlé
00:57:07Aucune réaction politique
00:57:09Je ne sais pas
00:57:10je regarde Johan
00:57:11je ne sais pas
00:57:11si vous avez passé des tweets
00:57:12ou des...
00:57:13Absolument rien
00:57:13C'est vrai
00:57:14je ne l'ai même pas évoqué
00:57:16vous avez mille fois réaction
00:57:16Si vous l'avez évoqué
00:57:18vous avez même évoqué
00:57:19le fait que ce soit compliqué
00:57:21compte tenu de la virulence
00:57:23de ce groupe de caïd
00:57:25de prendre position
00:57:27le fait est qu'ils sont
00:57:28trois ou quatre
00:57:29on a une place toute entière
00:57:30qui se laisse insulter
00:57:31qui laisse insulter
00:57:33et...
00:57:33En fait il faut qu'il y en ait un
00:57:35qui ait le courage
00:57:35de se lever
00:57:36et après il y a peut-être
00:57:37un effet d'entraînement
00:57:38qui peut pousser
00:57:38mais bon
00:57:39on ne peut pas pousser
00:57:40non plus les gens
00:57:40aller au pugilat
00:57:41et à l'affrontement physique
00:57:42avec des individus
00:57:44Vous êtes dans votre rôle
00:57:46de rappeler
00:57:46Vous avez raison Axel
00:57:47que c'est à la police
00:57:48pas en même temps
00:57:49le fait est que
00:57:51combien de fois finalement
00:57:52on reste finalement
00:57:54inerte
00:57:55sans réaction
00:57:56face à ce genre
00:57:57de phénomène
00:57:58la police arrive
00:57:59souvent trop tard
00:58:01malheureusement
00:58:01et est fort
00:58:03finalement de cette...
00:58:04Mais qu'est-ce que vous voulez ?
00:58:05On ne peut pas inviter les gens
00:58:05à aller faire le coup de poing
00:58:06avec ces imbéciles ?
00:58:07Je ne parle même pas de coup de poing
00:58:08mais le fait est que
00:58:09de se lever
00:58:10d'être en groupe
00:58:10d'être en masse
00:58:11de considérer
00:58:13que ces paroles
00:58:14ne viennent pas seulement
00:58:16c'est-à-dire que
00:58:17j'imagine que sur cette plage
00:58:18les gens ne sont pas tous
00:58:19de confession juive
00:58:20mais le simple fait
00:58:21de se sentir concerné
00:58:23par le fait que
00:58:24ce qui est exprimé...
00:58:25On sous-estime
00:58:26la tétanique
00:58:27ça peut suggérer
00:58:29parce qu'ils sont tous en famille
00:58:30Tout le monde est en famille
00:58:31vous avez les enfants
00:58:32On ne sait pas s'ils ne sont pas armés
00:58:34Et vous ne savez pas
00:58:35de quoi ils sont capables
00:58:36Les racailles ont leur loi
00:58:37C'est ce que je disais
00:58:38Les racailles ont leur loi
00:58:39On a retrouvé Maître Pardo
00:58:40Je suis désolé Olivier
00:58:41On a très peu de temps
00:58:42Je vous laisse dire
00:58:43le petit mot
00:58:44que vous vouliez dire
00:58:47Ah bah si on l'a reperdé
00:58:48Quel regret
00:58:49C'est donc
00:58:52une garde à vue
00:58:53Au moins ça
00:58:54C'est vrai
00:58:55il a été relâché
00:58:55l'individu
00:58:56Il a été convoqué
00:58:57ultérieurement
00:58:58Maître Pardo
00:58:58Je vous libère au plaisir
00:58:59de vous retrouver sur nos plateaux
00:59:00La communication sera
00:59:02plus simple
00:59:03La France tranquille
00:59:03Je vais aller au-delà
00:59:04de cet aspect
00:59:07antisémite insupportable
00:59:07et parce qu'on va aller
00:59:08sur la boule
00:59:09Cette France tranquille
00:59:10qui est à Deauville
00:59:11qui est à la boule
00:59:12pourquoi pas
00:59:12et qui est perturbée
00:59:15par une minorité
00:59:16Regardez cette image
00:59:17c'est en séquence
00:59:18Martin
00:59:19Une séquence
00:59:20dans le train
00:59:20à la gare de la boule
00:59:23Voilà les gars
00:59:23c'est grave
00:59:25Il n'y aura pas de place
00:59:26voilà
00:59:38Voilà les gars
00:59:38c'est grave
00:59:40Il n'y aura pas de place
00:59:41voilà
00:59:43Axel Ronde
00:59:43Les lieux
00:59:44où on peut se sentir
00:59:46tranquille
00:59:46sera réfi dans ce pays
00:59:48Oui
00:59:49malheureusement
00:59:50on le voit
00:59:50dès qu'il y a
00:59:51le manque
00:59:53cruel d'effectifs
00:59:54parce qu'au final
00:59:54la boule
00:59:55normalement
00:59:56quand l'été
00:59:57il y a une compagnie
00:59:58de CRS
00:59:58qui est mobilisée
00:59:59à plein temps
01:00:00pour assurer
01:00:01la sécurité
01:00:02Là c'est vrai
01:00:03qu'avec la canicule
01:00:04beaucoup de personnes
01:00:05se sont déplacées
01:00:06sur la boule
01:00:07mais les renforts
01:00:09de police
01:00:09n'étaient pas prévus
01:00:10parce que de toute façon
01:00:11ça explose sur l'ensemble
01:00:13du territoire
01:00:13il n'y a plus assez
01:00:14de forces mobiles aussi
01:00:15on ne va pas se mentir
01:00:16elles sont sur-exploitées
01:00:18sur-mobilisées
01:00:18les CRS n'en peuvent plus
01:00:20et on se retrouve
01:00:21avec des scènes de chaos
01:00:22parce que quand vous n'avez
01:00:23pas d'effectifs de police
01:00:24vous avez ces individus
01:00:26qui prennent la confiance
01:00:27et qui vont
01:00:28si vous voulez
01:00:29commettre des exactions
01:00:30Elle est parfaite
01:00:30cette formule
01:00:31qui prennent la confiance
01:00:32parce que je vais vous montrer
01:00:32une séquence
01:00:33elle est bien montée
01:00:34on a mis de la musique
01:00:36dessus
01:00:36parce que
01:00:37il y a ce jeu aussi
01:00:38de montrer
01:00:39j'y étais
01:00:39j'ai mis le bazar
01:00:40plus que les autres
01:00:41et ma vidéo en atteste
01:00:42regardez cet extrait
01:00:44Cet été les rues seront vides
01:00:46les prisons seront pleines
01:00:48personne va me coucher
01:00:49à Orly
01:00:49je suis de légende urbaine
01:00:51les amis sont devenus faux
01:00:53les ennemis restent prêts
01:00:54même si on est peu
01:00:55ils sont trop
01:00:56on est prêts
01:00:57met plus de jeux
01:00:58sur le yo-yo
01:00:59met plus de jeux
01:01:00sur le yo-yo
01:01:01elle a du jus
01:01:01dans ses lolos
01:01:02elle a du jus
01:01:03dans ses lolos
01:01:04fait rentrer la
01:01:05pédave
01:01:05fait rentrer la
01:01:06pédave
01:01:07fait rentrer le
01:01:08pédave
01:01:08fait rentrer le
01:01:10pédave
01:01:10aïe aïouï
01:01:14c'est dingue
01:01:15c'est celui qui fera
01:01:16la meilleure vidéo
01:01:17et nous on est là
01:01:18à se demander
01:01:18est-ce qu'il y a un endroit
01:01:19où encore
01:01:19on peut être tranquille
01:01:21dans ce pays
01:01:21mais c'est complètement ça
01:01:23c'est en plus
01:01:24avec les réseaux sociaux
01:01:25type TikTok
01:01:26ils se défient aussi
01:01:27entre
01:01:27délinquance ludique
01:01:28bien sûr
01:01:29complètement
01:01:30ils sont complètement
01:01:31complexés
01:01:31et puis on voit bien
01:01:32que ce soit
01:01:33Deauville avec un
01:01:34antisémitisme
01:01:36crasse
01:01:36qui vont se sentir
01:01:39en pleine puissance
01:01:40et au final
01:01:40ils n'ont quasiment rien
01:01:41puisque
01:01:42on voit bien
01:01:43que même
01:01:43ils ne sont pas partis
01:01:44en garde à vue
01:01:45là on voit
01:01:45que sur ces images
01:01:47ces individus
01:01:49sèment le chaos
01:01:50et encore
01:01:50on a de la chance
01:01:51qu'ils n'ont pas
01:01:51sorti des couteaux
01:01:52d'où ils viennent
01:01:53ces jeunes on sait
01:01:54de Nantes
01:01:55de Saint-Nazaire
01:01:55des grandes villes
01:01:56un peu proximité
01:01:57c'est ça
01:01:59oui Yohan
01:01:59vous dites c'est dingue
01:02:01pardon mais c'est pas dingue
01:02:02non non c'est pas dingue
01:02:03c'est la nouvelle France
01:02:04oui c'est
01:02:05voilà
01:02:05non mais pardon
01:02:06je ne suis pas sûr
01:02:07qu'ils aient tous le droit
01:02:07de vote
01:02:08excusez-moi
01:02:09nous avons là
01:02:10sous les yeux
01:02:11le projet politique
01:02:12de Jean-Luc Mélenchon
01:02:13nous avons là
01:02:14sous les yeux
01:02:14la nouvelle France
01:02:15ce qui me fait dire
01:02:16que l'ancienne France
01:02:17était mieux que la nouvelle France
01:02:18parce que dans l'ancienne France
01:02:19voyez-vous
01:02:20ça n'arrivait pas
01:02:21dans l'ancienne France
01:02:22personne n'allait à Deauville
01:02:24insulter nos compatriotes
01:02:25de confession juive
01:02:26et les menacer
01:02:27dans l'ancienne France
01:02:28vous pouviez partir
01:02:29en week-end
01:02:30à la bol
01:02:30ou où vous voulez
01:02:31en toute sécurité
01:02:32dans la nouvelle France
01:02:33ça n'est plus possible
01:02:34voilà
01:02:34voilà pourquoi
01:02:35il faut à tout prix
01:02:36préserver
01:02:37l'ancienne France
01:02:38pour faire en sorte
01:02:40que nous puissions
01:02:40continuer à vivre
01:02:41en sécurité
01:02:42selon nos coutumes
01:02:43selon nos mœurs
01:02:44et encore une fois
01:02:45il faudra que ce soit
01:02:46l'objet d'un grand débat
01:02:47durant l'année qui souffre
01:02:48parce que nous sommes
01:02:49à un tournant
01:02:50et il sera peut-être
01:02:52bientôt trop tard
01:02:52pour changer les choses
01:02:54écoutez quelques habitants
01:02:55de la boule
01:02:57ça a commencé
01:02:58juste ici derrière moi
01:02:59avec quelques individus
01:03:00qui ont commencé
01:03:01à se battre entre eux
01:03:02ensuite avec des cris
01:03:03des hurlements
01:03:04des gens sur la plage
01:03:04sont venus spontanément
01:03:06ce qui a provoqué
01:03:07une sorte de bagarre générale
01:03:09c'était quelques minutes
01:03:11donc c'était assez intense
01:03:13et après ils ont déferlé
01:03:15là ce sont les bandes
01:03:16je crois que c'était
01:03:17des bandes qui s'attaquaient
01:03:19je sais pas
01:03:19on connaît tous
01:03:21Nantes
01:03:21c'est toute cette
01:03:22qui vient de Nantes
01:03:24la racaille
01:03:25deux équipes
01:03:26qui se battaient
01:03:27donc ils ont jeté
01:03:28des mobiliers
01:03:29il y en a un
01:03:30qui a attrapé ma chaise
01:03:31j'ai essayé
01:03:31je l'ai rattrapé
01:03:32mais c'est tout
01:03:33c'est la première fois
01:03:33que je vois ça
01:03:34en 8 ans de temps
01:03:35je l'ai jamais vu
01:03:36voir ça
01:03:37j'ai jamais vu
01:03:38cette bagarre
01:03:39en plein milieu
01:03:40de la route
01:03:40tout ça là
01:03:42et ça se cognait
01:03:44compagnie
01:03:45après ce qu'on a vu
01:03:46sur les réseaux
01:03:48ce matin
01:03:48je pense que
01:03:49j'espère enfin
01:03:49que le maire
01:03:50va faire quelque chose
01:03:51moi je suis boloi
01:03:51depuis toujours
01:03:52ça a changé
01:03:53la boule
01:03:54il y a beaucoup
01:03:55de racailles
01:03:55les week-ends
01:03:56oui
01:03:57il y a une insécurité
01:03:58grandissante
01:03:59à la boule
01:03:59à chaque fois
01:04:00que je reviens
01:04:01quelques jours
01:04:02passer les vacances
01:04:03on ne sait pas
01:04:04pourquoi ni comment
01:04:05mais en tout cas
01:04:05c'est régulier
01:04:07c'est dingue
01:04:08à Paris
01:04:09c'est plus calme
01:04:10moi mes enfants
01:04:11habitent des quartiers
01:04:12calmes
01:04:12c'est effrayant
01:04:15si c'est comme ça
01:04:15moi à la boule
01:04:16j'habite à la boule
01:04:17depuis longtemps
01:04:17je n'ai pas la trouille
01:04:19mais c'est mal parti
01:04:21je ne reviens pas
01:04:23ça à la boule
01:04:25je n'ai pas vu ça
01:04:25depuis longtemps
01:04:27il est incroyable
01:04:27ce micro-trottoir
01:04:28Arnaud
01:04:29peut-être juste une minute
01:04:30qu'est-ce que c'est la conclusion
01:04:32c'est qu'aujourd'hui
01:04:33en fait
01:04:33soit vous êtes très riche
01:04:34et vous pouvez passer
01:04:35des bonnes vacances
01:04:36parce qu'il y a encore
01:04:36des endroits préservés
01:04:37des ghettos paradisiaques
01:04:41on va dire
01:04:41soit vous n'êtes pas riche
01:04:42et potentiellement
01:04:44cet été sur la plage
01:04:45vous avez une bande
01:04:46de 30 ados
01:04:47ou un peu plus âgés
01:04:49qui vont arriver
01:04:49avec le poste à fond
01:04:50le rap à fond
01:04:51et qui vont faire leur loi
01:04:51ce sont des stations
01:04:52vous avez parlé de Deauville
01:04:53vous avez parlé de La Bolle
01:04:54et ils sont plus de 30
01:04:55je veux dire
01:04:56c'est des stations
01:04:56qui sont plutôt
01:04:57je veux dire
01:04:57à haut revenu
01:04:58en l'occurrence
01:04:59donc si vous voulez
01:04:59ça touche aujourd'hui
01:05:00pratiquement tous les territoires
01:05:01mais moi il y a deux choses
01:05:03qui m'interpellent
01:05:04c'est que vous avez
01:05:04ces images de désordre public
01:05:06et ce qui est très significatif
01:05:08c'est qu'ils mettent en scène
01:05:09le désordre public
01:05:11ils le mettent en scène
01:05:12à travers les réseaux sociaux
01:05:13ça veut dire qu'ils le véhiculent
01:05:15donc ça veut dire
01:05:15qu'ils vous envoient un message
01:05:16alors que vous qualifierez de politique
01:05:18vous le qualifierez comme vous voulez
01:05:19mais ils vous envoient un message
01:05:21qui veut dire quelque chose
01:05:22le message ça veut dire
01:05:24qu'ils font ce qu'ils veulent
01:05:26le territoire
01:05:26le rapport
01:05:27et que c'est eux
01:05:28qui font la loi
01:05:29sur ce territoire
01:05:29voilà le message qu'ils envoient
01:05:31il est très clair
01:05:31et très explicite
01:05:32ils sont traités par la police
01:05:34n'importe quelle politique
01:05:36un peu sensée
01:05:36et capable me semble-t-il
01:05:38de pouvoir l'entendre
01:05:39voilà c'est tout
01:05:40la crise de civilisation
01:05:41qui s'écrit sous nos yeux
01:05:42il y a une perte de contrôle
01:05:44de l'état
01:05:44qui est une évidence
01:05:45là on en parlait
01:05:47de samedi à Paris
01:05:48on verra ce qui va se passer
01:05:49si on veut que ça se passe
01:05:51le mieux est possible
01:05:53mais bon
01:05:54on voit la boule
01:05:55simplement il faudrait peut-être
01:05:56que les maires
01:05:57se rendent compte
01:05:58à quel point
01:05:59ils ont à réfléchir
01:06:02à voir ce qu'ils peuvent faire
01:06:03et à prendre en compte
01:06:03la dégradation
01:06:05notamment on me parle
01:06:05beaucoup de Deauville
01:06:07la boule un peu moins
01:06:08mais néanmoins
01:06:09je pense qu'il faudrait
01:06:09que les maires
01:06:10se rendent compte
01:06:10qu'il est peut-être temps
01:06:11s'ils en ont les moyens
01:06:13d'intervenir
01:06:14et d'intervenir
01:06:14avec la plus grande fermeté
01:06:15c'est la pause
01:06:16on se retrouve
01:06:17pour la dernière partie
01:06:18de 120 minutes info
01:06:19restez bien avec nous
01:06:20à tout de suite
01:06:2416h30
01:06:24la suite de 120 minutes info
01:06:26avec d'abord le rappel
01:06:27l'essentiel des titres
01:06:28de l'actualité
01:06:28Augustin Donadieu
01:06:29la France produit
01:06:31l'électricité
01:06:31la moins chère d'Europe
01:06:33et vous pourriez peut-être
01:06:34en profiter
01:06:34les 5 plus gros acteurs
01:06:36du marché ont annoncé
01:06:36le lancement des heures
01:06:37super creuses
01:06:38avec des bonus
01:06:39allant jusqu'à
01:06:39moins 60%
01:06:41le prix du mégawatt-heure
01:06:42en France
01:06:42était de 60 euros
01:06:44en France en 2025
01:06:4587 chez nos voisins allemands
01:06:47et 107 en Italie
01:06:49avec cette nouvelle offre
01:06:50le gouvernement
01:06:51souhaite amener
01:06:51les 100 km d'autonomie
01:06:53d'une voiture électrique
01:06:54à seulement 1,80€
01:06:56pour celles et ceux
01:06:57qui n'ont pas de voiture électrique
01:06:58et qui ont besoin
01:06:59d'aide pour les carburants
01:07:00ils vont pouvoir réclamer
01:07:01leur aide
01:07:03pour les grands rouleurs
01:07:03le formulaire de demandée
01:07:05est disponible en ligne
01:07:05depuis ce matin
01:07:06sur l'espace personnel
01:07:07des contribuables
01:07:08directement sur le site
01:07:09des impôts
01:07:10celles et ceux
01:07:11qui sont éligibles
01:07:12pourront demander
01:07:12leur indemnité
01:07:13donc de 100€
01:07:14pour rappel
01:07:15elle est destinée
01:07:15aux actifs
01:07:16dont le revenu fiscal
01:07:16de référence
01:07:17par part
01:07:18est inférieur
01:07:19à 16 880€
01:07:20et qui effectue
01:07:21au moins 15 km
01:07:22pour aller travailler
01:07:23ou plus de 8 000 km
01:07:25par an
01:07:26dans le cadre
01:07:27de leur activité
01:07:28professionnelle
01:07:29et à l'étranger
01:07:30Donald Trump
01:07:30qui a passé
01:07:31son bilan de santé
01:07:32est en pleine forme
01:07:33le président américain
01:07:34participera à 17h
01:07:35à son conseil des ministres
01:07:37qui devait être
01:07:37exceptionnellement déplacé
01:07:39à Camp David
01:07:39résidence militaire
01:07:41isolée à l'ouest
01:07:42de Washington
01:07:42en raison des possibles
01:07:44mauvaises conditions
01:07:45météorologiques
01:07:46il aura finalement
01:07:47lieu à la Maison-Blanche
01:07:48et sera en partie
01:07:49consacrée à l'Iran
01:07:50au moment où les tractations
01:07:51avec Téhéran
01:07:52ne semblent pas produire
01:07:54les effets escomptés
01:07:55Merci beaucoup
01:07:56Augustin Donadieu
01:07:57Dernière partie de 120 minutes
01:07:58infos avec UNUZ
01:07:59toujours autour de la table
01:08:00Axel Ronde
01:08:00Président CFTC Police
01:08:02Raphaël Steinville
01:08:03du JDD
01:08:03Jean-Claude Dacier
01:08:04Arnaud Benedetti
01:08:05C'est Fusillade
01:08:06dans 3 villes de France
01:08:08au cours des dernières
01:08:0948-72 heures
01:08:11Nantes
01:08:11Grenoble
01:08:12Lyon
01:08:12Quel est le point commun ?
01:08:14Le narcotrafic
01:08:15les quartiers perdus
01:08:16de la République
01:08:16Regardez d'abord
01:08:17ce qui s'est passé à Nantes
01:08:18avec Celia Judas
01:08:20Dans ce quartier de Nantes
01:08:21gangréné par le trafic de drogue
01:08:23un homme a été abattu
01:08:25par balle
01:08:26hier après-midi
01:08:27D'après des témoins
01:08:28plusieurs coups de feu
01:08:29ont été entendus
01:08:30en pleine rue
01:08:31des détonations
01:08:31qui n'étonnent plus
01:08:33Depuis plusieurs mois
01:08:34commerçants et riverains
01:08:35dénoncent une montée
01:08:36de la violence
01:08:37dans ce quartier nantais
01:08:38Là une enquête à Nantes
01:08:40c'est que commencer
01:08:41on ne va pas tirer
01:08:42de conclusions hâtives
01:08:43mais le mode opératoire
01:08:46peut s'apparenter
01:08:47avec le mode opératoire
01:08:48que
01:08:49ou qu'ont
01:08:50les narcotrafiquants
01:08:51c'est-à-dire
01:08:52vous avez un véhicule
01:08:53un deux-roues
01:08:55qui arrive
01:08:55monté par deux individus
01:08:57qui font feu
01:08:58sur la victime
01:08:59Après la fusillade
01:09:00les tireurs ont pris la fuite
01:09:02la victime
01:09:03en arrêt
01:09:03cardio-respiratoire
01:09:04n'a pas survécu
01:09:05malgré l'intervention
01:09:07des secours
01:09:08Une enquête
01:09:09pour homicide volontaire
01:09:10a été ouverte
01:09:11par la police judiciaire
01:09:15Axel Ronde
01:09:16quand le trafic de drogue
01:09:17justifie tout
01:09:18permet tout
01:09:19pour s'attribuer
01:09:20tel ou tel point de deal
01:09:21bienvenue dans la chronique
01:09:22hebdomadaire
01:09:23de notre France
01:09:24Et oui
01:09:24cette mexicanisation
01:09:26que nous dénonçons
01:09:27depuis de nombreux mois
01:09:28vous le voyez
01:09:30tous les jours
01:09:31même plusieurs fois par jour
01:09:32ça tire
01:09:33alarme de guerre
01:09:34alarme automatique
01:09:35dans les rues de France
01:09:36comme si on était
01:09:37dans un pays
01:09:38en guerre
01:09:38ça devient extrêmement
01:09:40inquiétant
01:09:41en tous les cas
01:09:42les policiers
01:09:44sont bien présents
01:09:45les policiers
01:09:46font le job
01:09:47au-delà de ça
01:09:48il faut qu'on donne
01:09:49des moyens supplémentaires
01:09:50à la justice
01:09:50pour arrêter
01:09:51ce cercle infernal
01:09:53vous avez souvent
01:09:54des mineurs
01:09:55très jeunes
01:09:55qui sont dans les
01:09:56trafics de drogue
01:09:57qui tiennent des points
01:09:58de deal
01:09:59qui rapportent
01:09:5910-15 000 euros
01:10:01par jour
01:10:02donc vous imaginez
01:10:03cette montée
01:10:05en puissance
01:10:06de ces individus
01:10:08qui veulent récupérer
01:10:09tous ces points de deal
01:10:10malgré que la police nationale
01:10:12démantèle énormément
01:10:13de réseaux
01:10:14vous en voyez
01:10:15qui continuent
01:10:16ils sont tout de suite
01:10:18interchangeables
01:10:19quasiment immédiatement
01:10:20vous avez affaire
01:10:21à des spécialistes
01:10:22du trafic de drogue
01:10:24dans notre pays
01:10:25c'est une mafia
01:10:26qui s'est installée
01:10:28et qui a
01:10:28des enfants soldats
01:10:30et qui finalement
01:10:31se battent actuellement
01:10:32à coup de Kalachnikov
01:10:34Nantes
01:10:34un jeune tué par balle
01:10:36hier à Lyon
01:10:37pour la troisième fois
01:10:37en une semaine
01:10:38les habitants du 8ème
01:10:40arrondissement
01:10:40ont été confrontés
01:10:41à des échanges de tirs
01:10:42liés à des règlements
01:10:43de compte
01:10:43énième fait de violence
01:10:44que j'énumère
01:10:45à Grenoble
01:10:46maintenant sur fond
01:10:47de trafic de drogue
01:10:47d'ailleurs il y a une conférence
01:10:48de presse du procureur
01:10:49dont on prendra
01:10:49les premiers moments
01:10:51dans un instant en direct
01:10:52une personne est morte
01:10:53hier soir
01:10:54après des tirs
01:10:55dans un quartier sensible
01:10:56de la ville
01:10:56regardez les éléments
01:10:57de contexte
01:10:57avec Célia Judas encore
01:11:02Sur ces images amateurs
01:11:04le pruit des tirs
01:11:05résonne
01:11:06la fusillade a eu lieu
01:11:07hier vers 21h30
01:11:09près d'un point de deal
01:11:10bien connu de Grenoble
01:11:12le quartier Mistral
01:11:13c'est un quartier
01:11:15qui est connu
01:11:16comme un quartier
01:11:19malheureusement
01:11:19connu pour de la revente
01:11:21et du trafic
01:11:22de stupéfiants
01:11:23je ne vous parle pas
01:11:25d'un petit trafic
01:11:25je vous parle d'un trafic
01:11:26qui est colossal
01:11:28et ça perdure
01:11:29depuis des années
01:11:30et des années
01:11:31plusieurs personnes
01:11:32dont les quatre victimes
01:11:33étaient rassemblées
01:11:34devant le local
01:11:35d'un club de football
01:11:37lorsqu'une voiture
01:11:38avec à son bord
01:11:39un ou plusieurs tireurs
01:11:41les prend pour cible
01:11:42parmi les personnes visées
01:11:44un homme est tué sur place
01:11:45trois autres personnes
01:11:47sont blessées
01:11:48dont une en urgence absolue
01:11:50hier soir
01:11:51les victimes
01:11:51n'avaient toujours pas
01:11:52été identifiées
01:11:53le ou les tireurs
01:11:55quant à eux
01:11:55ont pris la fuite
01:11:56et sont toujours
01:11:57activement recherchés
01:11:59et ça ce sont des actes
01:12:01pardon
01:12:01rafalés comme ça
01:12:02j'y connais rien
01:12:03c'est des fusils
01:12:04de guerre quasiment
01:12:07rafalés comme ça
01:12:08c'est du grand banditisme
01:12:10c'est de la barbarie
01:12:11et on ne sera pas étonné
01:12:12si dans quelques jours
01:12:14dans quelques semaines
01:12:15on apprend qu'il y a des mineurs
01:12:16aussi
01:12:16bien sûr
01:12:17mais ce n'est même plus
01:12:17du grand banditisme
01:12:18c'est du banditisme low cost
01:12:20c'est des jeunes
01:12:22qui ont des armes de guerre
01:12:24entre les mains
01:12:25parce qu'ils arrivent
01:12:25à les récupérer
01:12:27de zones de conflit
01:12:29et ils vont les utiliser
01:12:31on est dans
01:12:32alors je me permets
01:12:34parce que justement
01:12:34sur cette affaire
01:12:35le procureur de la République
01:12:36de Grenoble
01:12:37nous donne quelques éléments
01:12:38on écoute le début
01:12:38de sa présentation
01:12:39des nouveaux tirs
01:12:40qui ont été constatés
01:12:42à Avenue Rhin et Danube
01:12:44hier soir
01:12:44vers 21h20
01:12:46et qui ont causé
01:12:48de nouveau la mort
01:12:49d'une personne
01:12:50sur la voie publique
01:12:51à Grenoble
01:12:52je reviendrai
01:12:53c'est en 6 mois
01:12:55depuis le 1er décembre 2025
01:12:57la 10ème personne
01:13:00qui décède
01:13:01sur la voie publique
01:13:02sur l'agglomération grenogeoise
01:13:04sur les deux communes
01:13:05de Grenoble
01:13:06et d'Echirol
01:13:08hier soir
01:13:10donc
01:13:10une voiture noire
01:13:14passe
01:13:16à hauteur du 76
01:13:18Avenue Rhin et Danube
01:13:20qui est connue
01:13:21comme
01:13:21la place
01:13:22de l'île
01:13:23de Mistral
01:13:26mais les tirs
01:13:27n'ont pas été dirigés
01:13:28en direction
01:13:28de la plate de l'île
01:13:29mais sur
01:13:29de l'autre côté
01:13:30de la voie publique
01:13:31au niveau du 73
01:13:32Avenue Rhin et Danube
01:13:34touchant
01:13:355 personnes
01:13:35au moins
01:13:369 étuis
01:13:36ont été tirés
01:13:38par a priori
01:13:392 personnes
01:13:39dans ce véhicule
01:13:40qui circulait
01:13:41sur la voie publique
01:13:435 personnes
01:13:45dont 1 a été
01:13:46mortellement blessée
01:13:47un homme âgé
01:13:47de 33 ans
01:13:48touché au dos
01:13:49son autopsie
01:13:50aura lieu demain
01:13:51donc
01:13:51je ne peux pas
01:13:52vous décrire
01:13:53plus avant
01:13:54à cette heure
01:13:55les questions
01:13:58il y a eu
01:13:59des gestes
01:14:00tentatives
01:14:00de réanimation
01:14:01pendant
01:14:02plus de 10 minutes
01:14:03par les équipes
01:14:04du SAMU
01:14:05malheureusement
01:14:05sans succès
01:14:07un homme
01:14:08qui avait
01:14:10présenté
01:14:11de très nombreux
01:14:12antécédents judiciaires
01:14:1311 condamnations
01:14:15à son casier judiciaire
01:14:16et puis 2 condamnations
01:14:17toutes récentes
01:14:18prononcées par le
01:14:18tribunal correctionnel
01:14:19de Vienne
01:14:19le 26 mars
01:14:212026
01:14:22pour des faits
01:14:22de conduite
01:14:23sous stupéfiants
01:14:24et encore plus récemment
01:14:25le 19 mai
01:14:262026
01:14:27par le tribunal
01:14:27correctionnel de Grenoble
01:14:28pour des faits
01:14:29de rébellion
01:14:30de refus d'autempérer
01:14:31à 2 ans d'emprisonnement
01:14:32dans une année
01:14:33assortie d'un sursis
01:14:34probatoire
01:14:36les 4 autres victimes
01:14:40ont un pronostic
01:14:41du tel
01:14:41qui n'est pas engagé
01:14:43la première
01:14:44est âgée
01:14:45de 24 ans
01:14:46blessée par 2 balles
01:14:47dans le dos
01:14:50présente
01:14:52de condamnation
01:14:53pour association
01:14:54de malfaiteurs
01:14:54et rébellions
01:14:56deuxième victime
01:14:57âgée de 25 ans
01:14:58blessée
01:14:59de 2 balles
01:15:00dans la jambe
01:15:01qu'un casier
01:15:02judiciaire
01:15:03qui porte
01:15:04la mention
01:15:04de 6 condamnations
01:15:05antérieures
01:15:08troisième victime
01:15:09blessée
01:15:10âgée de 31 ans
01:15:11blessée par
01:15:112 balles
01:15:13aux jambes
01:15:14et au dos
01:15:16avec un casier
01:15:17qui porte
01:15:18mention
01:15:19de 6 condamnations
01:15:20antérieures
01:15:21et une condamnation
01:15:23plus récente
01:15:2528 avril
01:15:252025
01:15:26pour détention
01:15:27d'armes
01:15:27de catégorie
01:15:27B
01:15:28d'armes
01:15:28létales
01:15:30et puis
01:15:31la dernière
01:15:31victime
01:15:32qui n'a pas été
01:15:34prise en charge
01:15:35par les services
01:15:36des pompiers
01:15:37sur la voie publique
01:15:38hier soir
01:15:39qui s'est présentée
01:15:40directement
01:15:42à l'hôpital
01:15:43qui était blessée
01:15:44à la jambe
01:15:44un homme âgé
01:15:45de 27 ans
01:15:46qui a un casier
01:15:47judiciaire
01:15:48qui porte la mention
01:15:49de 5 condamnations
01:15:51antérieures
01:15:52notamment pour
01:15:53acquisition
01:15:54des pensions
01:15:55de stupéfiants
01:15:55et des refus
01:15:56d'obtempérie
01:15:59ce dossier
01:16:00et ses faits
01:16:02et ça devient
01:16:03une habitude
01:16:05dramatique
01:16:06on fait l'objet
01:16:06à nouveau
01:16:07d'une forme
01:16:08de revendication
01:16:08puisque la pratique
01:16:12que l'on constate
01:16:13de plus en plus souvent
01:16:15des auteurs
01:16:16de ces faits
01:16:17c'est de se filmer
01:16:17pour impressionner
01:16:19et on a eu
01:16:20de nouveau
01:16:20un phénomène
01:16:22de revendication
01:16:22de ces faits
01:16:23fait qu'il apparaissent
01:16:24de façon évidente
01:16:26comme une riposte
01:16:28aux tirs mortels
01:16:30qui a été constatée
01:16:32à Échirol
01:16:33dimanche
01:16:345 années de Champagne
01:16:35et qui a entraîné
01:16:37la mort
01:16:38d'un mineur
01:16:38de 16 ans
01:16:40le dossier de dimanche
01:16:42avait été
01:16:44transformé
01:16:47et pour ces derniers faits
01:16:50de hier soir
01:16:51là encore
01:16:52la géo-élection
01:16:53interrégionale
01:16:53spécialisée
01:16:54de Lyon
01:16:55s'est saisi
01:16:57donc le parquet
01:16:58de Grenoble
01:16:58s'est misé
01:16:59au propriétaire
01:16:59du parquet
01:16:59de Lyon
01:17:00puisque
01:17:01tous ces faits
01:17:02s'inscrivent
01:17:03de façon
01:17:04évidente
01:17:05dans des guerres
01:17:06de territoires
01:17:07qui sont
01:17:07exacerbés
01:17:08que Grenoble
01:17:10a déjà connus
01:17:10notamment en 2024
01:17:12il y avait eu
01:17:12de nombreux tirs
01:17:13sur la voie publique
01:17:14mais à une période
01:17:15où l'objectif
01:17:17était plutôt
01:17:17d'impressionner
01:17:18puisque c'était
01:17:19essentiellement
01:17:20des tentatives
01:17:20qui avaient été
01:17:22constatées en 2024
01:17:23et là
01:17:24un palier
01:17:25a été franchi
01:17:27puisque
01:17:27les individus
01:17:28ne tirent plus
01:17:29aujourd'hui
01:17:29pour impressionner
01:17:30mais ils tirent
01:17:32pour tuer
01:17:34il y a eu
01:17:36quatre blessés
01:17:37mais
01:17:38les individus
01:17:39qui présentent
01:17:39des blessures
01:17:40qui auraient pu
01:17:40être mortelles
01:17:41donc
01:17:42certaines des victimes
01:17:43ont manifestement
01:17:44eu beaucoup
01:17:44de chance
01:17:45et les conséquences
01:17:47auraient pu être
01:17:48plus dramatiques
01:17:49encore
01:17:51cette spirale
01:17:52de la violence
01:17:53dans laquelle
01:17:55s'inscrit
01:17:56Grenoble
01:17:56depuis
01:17:57quelques mois
01:17:58a débuté
01:17:59le 1er
01:18:02décembre 2025
01:18:03puisque je l'ai
01:18:04rappelé
01:18:05en six mois
01:18:05c'est dix personnes
01:18:06qui sont décédées
01:18:07sur la voie de vie
01:18:08au delà
01:18:09de ces deux derniers
01:18:10faits
01:18:10dont je viens
01:18:10de rappeler
01:18:11le 3 décembre
01:18:12à Echirol
01:18:14rue Georges Méliès
01:18:15c'est un homme
01:18:15de 33 ans
01:18:16qui est décédé
01:18:17le 6 décembre
01:18:19avenue du 8 mars
01:18:2045 à Echirol
01:18:21c'est un homme
01:18:22de 22 ans
01:18:23qui a été tué
01:18:24par balle
01:18:25le 7 décembre
01:18:26c'est le corps
01:18:27d'un homme
01:18:28de 18 ans
01:18:29qui a été retrouvé
01:18:30près du parc
01:18:3146
01:18:33venu de la brouillère
01:18:34à Grenoble
01:18:35blessé
01:18:35par balle
01:18:36lui aussi
01:18:37le 9 février
01:18:39un homme
01:18:39âgé de 20 ans
01:18:40qui a été retrouvé
01:18:42décédé
01:18:43qui est
01:18:44Roger Caraja
01:18:45à Echirol
01:18:46le 24 mars
01:18:48un homme
01:18:48âgé de 44 ans
01:18:50avenue Daniel
01:18:51Casanova
01:18:52à Echirol
01:18:53le 8 avril
01:18:54un homme
01:18:55âgé de 27 ans
01:18:56décédé
01:18:57par balle
01:19:00120 galeries
01:19:01de l'Arlequin
01:19:01à Grenoble
01:19:02le 12 avril
01:19:03un homme âgé
01:19:04de 39 ans
01:19:04devant le bar
01:19:05zoom
01:19:0614 rues
01:19:08chenoises
01:19:09à Grenoble
01:19:10décédé
01:19:11par balle
01:19:12et le 13 avril
01:19:13un homme âgé
01:19:14de 27 ans
01:19:149 places
01:19:16André Malraux
01:19:16tué par balle
01:19:17également
01:19:18à Grenoble
01:19:19une sinistre
01:19:21comptabilité
01:19:23sans compter
01:19:24sur le corps
01:19:25découvert
01:19:26au mois d'avril
01:19:27également
01:19:27d'un chartreuse
01:19:28à Provézieux
01:19:29un homme âgé
01:19:30de 27 ans
01:19:32Voilà
01:19:33donc pour les
01:19:33premiers mots
01:19:34les premières
01:19:35explications
01:19:36du procureur
01:19:37de Grenoble
01:19:37ce qu'on comprend
01:19:38évidemment
01:19:39ce qu'on est dans
01:19:39un règlement de compte
01:19:40tristement habituel
01:19:42pour paraphraser
01:19:42le procureur
01:19:44avec des individus
01:19:44impliqués
01:19:45alors on ne parle pas
01:19:46du tireur
01:19:46qui n'a pas été retrouvé
01:19:47mais des individus
01:19:48impliqués
01:19:49multirécidivistes
01:19:50multiples connus
01:19:51des services de police
01:19:51et de justice
01:19:52le fait de se filmer
01:19:53de se mettre en scène
01:19:54et de revendiquer
01:19:55des territoires
01:19:56à la manière
01:19:57des grandes mafias
01:19:58nous en sommes là
01:19:58un petit commentaire
01:19:59complètement
01:20:00on voit très bien
01:20:01que maintenant
01:20:01ils se filment
01:20:02pour s'affronter
01:20:03via les réseaux sociaux
01:20:04et puis pour marquer
01:20:05les esprits
01:20:06en disant que c'est eux
01:20:07les plus forts
01:20:08et on voit bien
01:20:08que Grenoble
01:20:09ça devient très très inquiétant
01:20:10parce que 10 morts
01:20:11et on ne compte même pas
01:20:13le nombre de blessés par balle
01:20:14ça devient vraiment
01:20:16plus que le Mexique
01:20:17là on est sur une zone
01:20:19qui va falloir
01:20:20ça devient Grenoble
01:20:21en fait
01:20:22je ne sais pas pourquoi
01:20:23on parle de mexicanisation
01:20:24c'est la grenoblisation
01:20:25pardon
01:20:25mais Grenoble
01:20:27est une ville
01:20:27où la criminalité
01:20:30et le sentiment criminogène
01:20:32est à son paroxysme
01:20:34on est sur des territoires
01:20:36qui je ne vais pas dire perdus
01:20:37parce que ce serait
01:20:38un terrible constat
01:20:39mais je me demande
01:20:41comment on va les reconquérir
01:20:42ces territoires
01:20:43en tout cas
01:20:43voilà ce que l'on pouvait dire
01:20:44autour de ces fusillades
01:20:45en 48-72 heures
01:20:47trois grandes villes de France
01:20:47touchées
01:20:48ce n'est que le début
01:20:50quand on voit
01:20:51à quel point
01:20:51ces mafias se développent
01:20:53et le trafic de drogue
01:20:54avec
01:20:54il nous reste 4-5 minutes
01:20:55ensemble
01:20:57Jordan Bardella
01:20:58il y a quelques minutes
01:20:59à peine
01:20:59vient d'annoncer
01:21:01déposer une plainte
01:21:02pour des menaces
01:21:03de mort explicites
01:21:04proférées
01:21:05dans un clip de rap
01:21:06d'un artiste
01:21:07dit-il
01:21:07en manque de notoriété
01:21:08et de talent
01:21:09la violence politique
01:21:10doit cesser
01:21:10nous ne laisserons plus rien
01:21:12passer
01:21:12en cause
01:21:12pour le président
01:21:14du rassemblement
01:21:14rationnel
01:21:15l'artiste
01:21:16Soli
01:21:16qui met en scène
01:21:17l'exécution
01:21:18de Jordan Bardella
01:21:19président du RN
01:21:20dans son dernier clip
01:21:21je cite parmi
01:21:24ce qu'on peut lire
01:21:25dans ce qu'on entend
01:21:26les paroles
01:21:26de cette chanson
01:21:27un bon raciste
01:21:28c'est un raciste
01:21:29blotti dans son cercueil
01:21:30avec l'illustration
01:21:31de Jordan Bardella
01:21:31regardez l'extrait
01:21:47une scène d'une grande violence
01:21:49Arnaud Benedetti
01:21:50où le président
01:21:51du rassemblement national
01:21:52est mis en scène
01:21:54avec ce masque
01:21:55tabassé par ces jeunes
01:21:56et on entend
01:21:57pour les téléspectateurs
01:21:59les paroles n'étaient pas
01:21:59forcément évidentes
01:22:01à entendre
01:22:01mais bon raciste
01:22:02c'est un raciste
01:22:03blotti dans son cercueil
01:22:04avec cette image
01:22:04de tabassage
01:22:05la plainte est annoncée
01:22:06par Jordan Bardella
01:22:07que dire ?
01:22:08ce serait intéressant
01:22:08de savoir
01:22:09quelle suite
01:22:09donne la justice
01:22:10à cette plainte
01:22:12parce que bien évidemment
01:22:12on imagine
01:22:13que la défense
01:22:14de l'artiste
01:22:15plaidera
01:22:15la liberté
01:22:16de la création
01:22:17évidemment
01:22:18mais en l'occurrence
01:22:19si vous voulez
01:22:19la liberté de création
01:22:20là elle est quelque part
01:22:22un peu je veux dire
01:22:23gênée aux entournures
01:22:24pour une raison très simple
01:22:25c'est que l'image
01:22:26de Jordan Bardella
01:22:27sur le terrain de foot
01:22:28ne laisse je veux dire
01:22:29peu de doute
01:22:30sur finalement
01:22:33la pensée profonde
01:22:34de l'artiste
01:22:37après ça revient
01:22:38je veux dire
01:22:38à ce qu'on disait tout à l'heure
01:22:39quand on parlait
01:22:40de l'antisémitisme
01:22:40il y a aujourd'hui
01:22:41clairement
01:22:41une désinhibition
01:22:43de l'ensemble
01:22:44des paroles
01:22:44et une montée
01:22:45en puissance
01:22:46de la violence
01:22:47je rappelle quand même
01:22:48qu'un jeune homme
01:22:49a été lâché à mort
01:22:50à Lyon
01:22:50il y a maintenant
01:22:53quelques semaines
01:22:54c'est ce qu'elle me rappelle
01:22:55cette image
01:22:55on l'a déjà oublié
01:22:57et des collaborateurs
01:22:59parlementaires
01:22:59d'un député
01:23:01monsieur Arnaud
01:23:02ont été
01:23:03mis en examen
01:23:04et incarcérés
01:23:05mais finalement
01:23:06ça n'empêche pas
01:23:06monsieur Arnaud
01:23:07de continuer
01:23:08de siéger
01:23:08à l'Assemblée Nationale
01:23:10donc vous voyez
01:23:10quand même le contexte
01:23:11dans lequel on se retrouve
01:23:12et on est à
01:23:12on en parlait tout à l'heure
01:23:13mais on est à
01:23:14quelques mois
01:23:15du premier tour
01:23:16de l'élection présidentielle
01:23:17cette campagne présidentielle
01:23:18qui s'annonce
01:23:19s'annonce
01:23:19une grande violence
01:23:20cette image
01:23:22précisément
01:23:23on voit ce masque
01:23:24de Jordan Bardella
01:23:25à terre
01:23:25prêt à se faire shooter
01:23:26par ces jeunes
01:23:28vous savez quoi
01:23:28elle me fait penser
01:23:29au ballon
01:23:30à l'effigie
01:23:30d'Olivier Dussopt
01:23:31sur lequel
01:23:32Olivier Dussopt
01:23:33ancien ministre du travail
01:23:34sur lequel Thomas Porte
01:23:36avait mis le pied
01:23:37le symbole
01:23:37est exactement le même
01:23:39non mais d'abord
01:23:40moi je voulais effectivement
01:23:41redire ce que dit
01:23:41Arnaud Benedetti
01:23:42mais je suis très très inquiet
01:23:43pour la campagne présidentielle
01:23:44à venir
01:23:44qui s'annonce
01:23:45d'une très très grande violence
01:23:46c'est pas la première fois
01:23:47qu'on souhaite la mort
01:23:48de Jordan Bardella
01:23:48ou de Marine Le Pen
01:23:49je crois qu'un humoriste
01:23:50sur Radio Nova
01:23:51l'a également souhaité
01:23:52il n'y a pas longtemps
01:23:53enfin tout cela
01:23:53est en train de se multiplier
01:23:54il faut dire que
01:23:55l'extrême gauche
01:23:56de Jean-Luc Mélenchon
01:23:57porte une longue responsabilité
01:23:58dans le climat
01:23:59de ce pays
01:24:00parce que l'extrême gauche
01:24:01de M. Mélenchon
01:24:02qui voudrait nous faire croire
01:24:04que Marine Le Pen
01:24:04et Jordan Bardella
01:24:05seraient d'afro-racistes
01:24:08fascistes
01:24:09xénophobes
01:24:09presque nazis
01:24:11évidemment
01:24:11et bien
01:24:12donne ce climat
01:24:14dans lequel
01:24:14on peut aujourd'hui
01:24:15souhaiter la mort
01:24:16de responsables politiques
01:24:17donc
01:24:18Jean-Luc Mélenchon
01:24:19naturellement
01:24:20allié
01:24:21aux racailles
01:24:21et aux islamistes
01:24:22et bien voilà
01:24:23la France qu'il nous propose
01:24:24il nous propose
01:24:25une France
01:24:25dans laquelle
01:24:26des pseudo-artistes
01:24:28peuvent appeler
01:24:28à l'exécution
01:24:29de responsables politiques
01:24:30il nous propose
01:24:31une France
01:24:31dans laquelle
01:24:32on ne peut plus aller
01:24:32en week-end
01:24:33tranquillement
01:24:33à la boule
01:24:34et il nous propose
01:24:35une France
01:24:35dans laquelle
01:24:36nos compatriotes
01:24:36de confession juive
01:24:37sont insultés
01:24:38et menacés
01:24:39sur une plage
01:24:40à Deauville
01:24:40voilà
01:24:40ce que donnerait
01:24:41l'extrême gauche
01:24:42au pouvoir
01:24:43dans ce pays
01:24:43je constate
01:24:44que la plupart
01:24:45de ceux qui fantasment
01:24:46un danger
01:24:47à l'extrême droite
01:24:48refusent de voir
01:24:49le danger réel
01:24:50qui aujourd'hui
01:24:51est bien
01:24:51à l'extrême gauche
01:24:52rapide commentaire
01:24:53Raphaël Steinville
01:24:54et Jean-Claude Dacier
01:24:55moi je pense
01:24:55que si personne
01:24:56à gauche
01:24:57et à l'extrême gauche
01:24:58l'état même
01:24:58de condamner
01:25:00les paroles
01:25:01de ce clip
01:25:02et l'auteur
01:25:02de cette chanson
01:25:05de rap
01:25:05soli
01:25:06alors il ne faudra
01:25:07pas s'étonner
01:25:08que dans les mois
01:25:09ou les années à venir
01:25:10à force de nazification
01:25:12de l'adversaire
01:25:13on en arrive
01:25:14comme aux Etats-Unis
01:25:15à avoir de nouveau
01:25:16Charlie Kirk
01:25:17il faudrait
01:25:18conclusion
01:25:18Jean-Claude Dacier
01:25:19un vœu
01:25:20attendez la musique
01:25:21les amis
01:25:21un vœu que je voudrais
01:25:23exprimer
01:25:23avec beaucoup de
01:25:25fermeté
01:25:25et d'exigence
01:25:26c'est que la justice
01:25:28accélère
01:25:29on ne peut pas
01:25:30mettre 5 mois
01:25:32ou 6 mois
01:25:32avant de rendre
01:25:33tel ou tel jugement
01:25:34en affaire Sarkozy
01:25:34par exemple
01:25:35là
01:25:35on a à peu près
01:25:36tout ce qu'il faut
01:25:37c'est pas la peine
01:25:38de faire une enquête
01:25:39qui va durer 3 mois
01:25:40si la justice
01:25:41pouvait accélérer
01:25:43et prendre des décisions
01:25:44évidemment d'une grande fermeté
01:25:45quand on voit
01:25:46ce qu'on vient de voir
01:25:47on ferait déjà
01:25:49quelques progrès
01:25:50ça suffira pas
01:25:52mais on ferait quelques progrès
01:25:53on verra ce que donnera
01:25:54la plainte de Jordan Bardella
01:25:55mais ce clip
01:25:56est d'une grande violence
01:25:57et la violence politique
01:25:58on ne la découvre pas
01:25:59mais elle continue
01:26:00de nous étonner
01:26:00parfois tout de même
01:26:01merci à Martin Azur
01:26:02Thomas Goussard
01:26:02qu'on prépare à cette émission
01:26:03merci à tous les 5
01:26:04merci surtout aux téléspectateurs
01:26:05Punchline
01:26:06avec Laurence Ferrari
01:26:07dans quelques instants
01:26:08j'aurai le plaisir
01:26:09de vous retrouver
01:26:09demain à 15h
01:26:10très bonne fin de journée
01:26:11sur Céreuse
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