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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00120 minutes d'info, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce jeudi de l'Ascension.
00:00:05J'espère que vous êtes confortablement installés à la maison, que vous profitez de votre pont.
00:00:09Nous sommes là pour vous informer, décrypter l'actualité jusqu'à 17h.
00:00:13Je vous présente nos grandes thématiques et nos invités dans une poignée de secondes.
00:00:16Il est 15h pile, bonjour Valérie Lecnin, l'essentiel de l'actualité d'abord avec vous à la une du
00:00:20journal.
00:00:21Donald Trump est en Chine, sa première visite depuis 2017.
00:00:24Il a été accueilli en grande pompe hier.
00:00:26D'ailleurs, le président chinois affirme que les deux pays doivent être des partenaires et non des rivaux.
00:00:31Cependant, si la question de Taïwan est maltraitée, la Chine et les Etats-Unis pourraient entrer en conflit, averti Xi
00:00:38Jinping.
00:00:38Il s'est tout de même accordé avec le président américain sur le détroit d'Hormuz en affirmant qu'il
00:00:43devait rester ouvert.
00:00:44Les détails avec Julia Ferranté.
00:00:49C'est une rencontre aux multiples enjeux, à commencer par la situation au Moyen-Orient.
00:00:55Donald Trump a été reçu en grande pompe au monumental palais de l'Assemblée du Peuple à Pékin.
00:01:01Une visite historique, neuf ans après la dernière rencontre avec son homologue chinois.
00:01:06L'occasion pour les deux dirigeants de se mettre d'accord sur le fait que le détroit d'Hormuz doit
00:01:12rester ouvert,
00:01:13selon la Maison-Blanche qui qualifie de bonne la rencontre entre les deux présidents.
00:01:18Donald Trump qui en a profité pour rappeler ses bonnes relations avec Xi Jinping.
00:01:24Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux.
00:01:26C'est un honneur d'être à vos côtés.
00:01:29C'est un honneur d'être votre ami.
00:01:31Et les relations entre la Chine et les Etats-Unis vont être meilleures que jamais.
00:01:36Mais derrière ces rapports, la question autour de Taïwan reste l'un des principaux sujets de crispation.
00:01:42Xi Jinping a mis en garde Donald Trump.
00:01:45Les deux pays pourraient entrer en conflit si ce dossier est mal géré,
00:01:49selon le président chinois qui a employé un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement un conflit militaire.
00:01:56Car la Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces qu'elle n'a pas réussi à unifier avec
00:02:02le reste de son territoire
00:02:04depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949.
00:02:07Tandis que les Etats-Unis soutiennent militairement l'île sans reconnaître officiellement son indépendance.
00:02:14Retour en France et cette affaire absolument invraisemblable.
00:02:17Une enquête a été ouverte après qu'un bébé de 21 mois a été retrouvé alcoolisé, très alcoolisé,
00:02:24après une journée dans une micro-crèche de l'Oise.
00:02:26Les parents avaient été appelés pour récupérer leur enfant dans l'après-midi du 17 mars,
00:02:31alors qu'elle n'arrêtait pas de tomber.
00:02:33Conduite à l'hôpital, les médecins ont détecté un taux d'alcool de 2,14 grammes dans le sang
00:02:38et déclaré que la petite fille était ivre morte.
00:02:41La micro-crèche est en fermeture administrative temporaire depuis le 20 mars.
00:02:46Pour le moment, l'enquête n'a pas permis d'identifier d'éléments de malveillance ou de maltraitance
00:02:51de la part des professionnels de la structure.
00:02:54Incroyable. Tout de suite, une image de sport.
00:03:14Qui verra l'Amérique ?
00:03:16Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, va dévoiler ce soir à 20h
00:03:20la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe du Monde.
00:03:23Alors, quelles sont les dernières incertitudes ?
00:03:26Élément de réponse avec Gabriel Baldi.
00:03:29Sa toute dernière liste sera celle de la quête de la troisième étoile.
00:03:34Didier Deschamps pourra bien sûr compter sur ses superstars en Amérique,
00:03:37mais pour ce groupe d'au moins 26 joueurs, le rêve, pour certains, est encore permis.
00:03:42Comme un fanatique de football, bien évidemment que je vais la regarder et pourquoi pas avoir une belle surprise.
00:03:52Le jeune gardien du RC Lens espère, car derrière Mike Meignan et Brice Samba,
00:03:56le troisième portier des Bleus reste incertain.
00:03:59Lucas Chevalier, appelé à chaque rassemblement depuis novembre 2024 par tes favoris,
00:04:04seulement le gardien du PSG ne joue plus en club et a enchaîné ce mercredi soir un quatrième forfait pour
00:04:11une blessure à l'ischio.
00:04:13Face à eux, Alphonse Areola, déjà deux Coupes du Monde disputées, est aussi en perte de rythme à West Ham.
00:04:19Côté expérience, l'hypothèse du Golioris, record man de sélection en bleu à prix de l'épaisseur,
00:04:24le portier du Los Angeles FC sortirait alors de sa retraite internationale dans un rôle de meneur d'hommes dans
00:04:31le vestiaire.
00:04:33Devant, on se bouscule et le forfait de Hugo est critiqué à laisser une place.
00:04:37Pour le remplacer, Deschamps pourrait choisir un autre milieu comme Arnais Sacliouche,
00:04:41un pur neuf comme Jean-Philippe Mateta, auteur d'un très bon retour de blessure,
00:04:46ou Randall Kolomwani, appelé en mars dernier pour le stage aux Etats-Unis.
00:04:50Auteur d'une saison étincelante avec l'ence, Florian Thauvin peut y croire.
00:04:54Surtout que son retour surprise en équipe de France en octobre et novembre dernier faisait déjà suite à des forfaits.
00:05:01Je fais partie de la pré-convocation, oui, après j'ai pas plus d'informations que ça sur une liste
00:05:06élargie ou non.
00:05:12C'était votre programme avec Lacoste L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:05:17Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store,
00:05:21les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:05:24Je répare, je répare Store.
00:05:26Et avec nous cet après-midi, Stanislas Gaudon.
00:05:29Bonjour, cher Stanislas, délégué national Alliance Police.
00:05:32Alexandre Devecchio, qui nous honore de sa présence dans ce 120 minutes.
00:05:35Merci, merci Alexandre d'être avec nous.
00:05:38Merci à Mathieu Devesse du service Police Justice,
00:05:39parce qu'on a une grosse heure avec des affaires à vous relayer et à décrypter ensemble.
00:05:45Mathieu nous donnera des éléments également.
00:05:47Ludovic Thoreau, merci d'être là.
00:05:48Voilà, médecin généraliste, mère UDI de Coubron.
00:05:51Sabrina Medjeber, je garde le meilleur pour la fin.
00:05:54Essayiste, sociologue, merci beaucoup Sabrina d'être avec nous.
00:05:56Et merci à Valérie, que je n'ai pas remercié pour ce premier journal qu'on retrouve dans une demi
00:06:00-heure.
00:06:00Merci beaucoup Valérie.
00:06:01Un sujet terrible pour commencer, c'était il y a deux ans, tout pile.
00:06:05Le 14 mai 2024, Mohamed Amra s'évaldait lors de cette attaque meurtrière au pH d'Inkerville sur la 13.
00:06:11Deux agents, deux agents de l'administration pénitentiaire, vous redécouvrez leur visage.
00:06:15Arnaud Garcia, Fabrice Mollo sont tombés sous les balles.
00:06:18Trois autres avaient été blessés.
00:06:20Alors emprisonnés à Évreux, Amra, surnommé La Mouche, revenait d'une audition au palais de justice de Rouen.
00:06:25Lorsque l'attaque a eu lieu, après 284 jours de cavale, il avait été finalement interpellé en Roumanie.
00:06:30Un hommage a été rendu ce matin sur le site du drame.
00:06:34Le garde des Sceaux s'est ensuite rendu à Caen pour à son tour rendre hommage à ces personnels pénitentiaires
00:06:40qui avaient été très largement endeuillés.
00:06:42On revoit les images de ce jour fatal et on écoute Célia Barotte qui était sur place pour les hommages
00:06:47aujourd'hui.
00:06:48Beaucoup d'émotions lors de cette cérémonie organisée au pôle de rattachement des extractions judiciaires de Caen.
00:06:54Gérald Darmanin a rencontré la famille d'Arnaud Garcia, la famille de Fabrice Moello,
00:06:59mais aussi les trois autres agents blessés lors de cette attaque au péage d'Incarville il y a deux ans.
00:07:04Pour le garde des Sceaux, ces hommes représentent le bras de la justice, l'autorité de la nation
00:07:09et ils ont été victimes de la plus lâche, de la plus odieuse des violences.
00:07:12Dans son discours, Gérald Darmanin a témoigné de la pleine mobilisation de l'Etat dans la protection des agents pénitentiaires.
00:07:19Il a rappelé la lutte engagée contre la criminalité organisée, la création de nouveaux outils comme les prisons de haute
00:07:27sécurité
00:07:27ou encore le parquet national anti-criminalité organisée.
00:07:31Mais pour les représentants syndicaux, il faut encore aller beaucoup plus loin.
00:07:34Il faut par exemple imposer la visioconférence, rendre exceptionnelles les extractions.
00:07:39Le secrétaire général de FO Justice en appelle même à la responsabilité des magistrats
00:07:44ou encore à prendre exemple sur nos voisins italiens.
00:07:47Je vous propose de l'écouter.
00:07:48On sait que les narcos ont des moyens disproportionnés, qu'ils reculent devant rien.
00:07:52Et aujourd'hui, si on est en guerre avec eux, je pense qu'il faut déclarer l'état d'urgence
00:07:55et pouvoir passer.
00:07:56Car le Conseil constitutionnel a retoqué un certain nombre de textes
00:07:59qui nous empêchent de réellement s'attaquer aux problèmes narcos et de protéger les personnels tous les jours.
00:08:05On a un nombre d'extractions judiciaires qui explose tous les jours.
00:08:08Les agents passent leur temps sur la route pour des fois cinq minutes, même pas dans le bureau du juge.
00:08:11Et c'est là où on est faible et où on est en danger.
00:08:13Et tous les jours, les collègues savent quand ils se lèvent le matin
00:08:15qu'ils risquent de se faire attaquer.
00:08:17Et donc nous, on espère qu'on va réussir à imposer la visio.
00:08:22J'espère que les magistrats vont entendre raison.
00:08:23Enfin, Gérald Darmanin a déclaré que le travail de deuil poursuit son cours,
00:08:27que la cicatrice laissée aux familles d'Arnaud Garcia et de Fabrice Moello
00:08:30ne sera sans doute jamais refermée,
00:08:33mais qu'il est du devoir de la France d'honorer pour toujours ses héros.
00:08:37Et je voudrais qu'avant qu'on en discute, on entend le ministre de la Justice tout à l'heure.
00:08:42Il y a deux ans, le 14 mai 2024,
00:08:46la France était blessée en son cœur.
00:08:50Il y a deux ans,
00:08:52au péage d'Incarville,
00:08:54dans le département de l'Eure,
00:08:58deux d'entre nous,
00:09:00deux de nos agents pénitentiaires,
00:09:03Fabrice Moello
00:09:04et Arnaud Garcia
00:09:07ont pris la vie dans l'accomplissement de leur mission.
00:09:13Trois autres ont été grièvement blessés.
00:09:15Ils faisaient leur métier,
00:09:17ils servaient la France
00:09:20et ils ont été victimes
00:09:22de la plus lâche
00:09:24et de la plus odieuse violence.
00:09:27Et avant d'en parler un peu à tôt,
00:09:28je voudrais qu'on invite Yohan Carrar
00:09:29à se joindre à notre conversation.
00:09:31Merci d'être avec nous par vidéo,
00:09:33secrétaire général adjoint pour FO Justice.
00:09:37Yohan Carrar,
00:09:38il y a un avant
00:09:39et il y a un après,
00:09:4014 mai 2024,
00:09:41à n'en pas douter.
00:09:43Alors oui,
00:09:44c'était un très gros drame
00:09:46dans l'administration pénitentiaire.
00:09:48Ça reste une des dates marquantes.
00:09:49On a connu déjà des drames
00:09:50dans cette administration,
00:09:52mais effectivement,
00:09:53perdre des collègues
00:09:54dans des circonstances aussi tragiques,
00:09:57ça marque toute une profession.
00:09:59et à aujourd'hui,
00:10:01l'heure est encore au recueillement,
00:10:03à l'hommage,
00:10:04à la mémoire,
00:10:05mais on voit que les plaies
00:10:05sont toujours ouvertes.
00:10:07Les choses ont changé en deux ans.
00:10:09On a beaucoup mis en avant,
00:10:10bien sûr,
00:10:10la dangerosité des extractions,
00:10:12des protocoles
00:10:13pas forcément maîtrisés,
00:10:14un manque de coordination
00:10:16entre la justice,
00:10:17la pénitentiaire
00:10:18et d'autres strates administratives.
00:10:21Est-ce que vous estimez
00:10:22qu'entre le 14 mai 2024
00:10:24et aujourd'hui,
00:10:25vous et les fonctionnaires
00:10:27que vous représentez
00:10:28sont plus en sécurité aujourd'hui
00:10:30et des choses ont évolué ?
00:10:33En tout cas,
00:10:35quelques jours après ce drame,
00:10:36on a signé un protocole,
00:10:37ce protocole fameux Incarville,
00:10:39où effectivement,
00:10:40il y avait un certain nombre
00:10:40de mesures
00:10:41qui étaient censées
00:10:42renforcer cette sécurité,
00:10:44notamment lorsque nos collègues
00:10:45sont à l'extérieur
00:10:46pour ses escortes.
00:10:47Alors,
00:10:48un certain nombre de moyens
00:10:48ont été apportés,
00:10:49notamment en termes d'équipement
00:10:50qui est en train
00:10:50de se mettre en place.
00:10:52Alors,
00:10:52malheureusement,
00:10:53très doucement,
00:10:54mais là où on pointait
00:10:56surtout l'incohérence
00:10:57et sur le fait
00:10:58qu'on sorte des détenus
00:10:59comme ça pour tout et rien,
00:11:01malheureusement,
00:11:01et donc dans ce protocole
00:11:02avait été dit
00:11:03qu'on aurait fait
00:11:04de la visioconférence,
00:11:06je dirais,
00:11:06la règle
00:11:07et l'escorte l'exception.
00:11:08Malheureusement,
00:11:09on s'est heurté
00:11:10à plusieurs murs,
00:11:11notamment le Conseil constitutionnel,
00:11:13mais aussi la magistrature
00:11:14qui se refuse
00:11:15à vouloir faire
00:11:17de l'audiencement en visio
00:11:18ou à même se déplacer
00:11:20en prison
00:11:20pour voir les détenus
00:11:21plutôt que les sortir
00:11:22et mettre les personnels
00:11:23en sécurité
00:11:25et les civils aussi
00:11:26en sécurité.
00:11:27Donc,
00:11:27on voit que malheureusement,
00:11:28on fait face
00:11:29comme ça
00:11:30à des mesures,
00:11:32à des sphères politiques,
00:11:33à des sphères idéologiques,
00:11:34malheureusement,
00:11:35alors même que
00:11:36les solutions,
00:11:36elles sont là,
00:11:37elles sont simples,
00:11:38ne serait-ce que par la visio.
00:11:41Stanislas Gaudon,
00:11:41vous restez avec nous,
00:11:42Yann Karar,
00:11:42si vous le voulez bien,
00:11:43je fais un petit peu
00:11:44tourner la parole en plateau.
00:11:47L'extrême brutalité
00:11:49de ce 14 mai 2024
00:11:51a marqué un seuil
00:11:52dans la violence déployée
00:11:54par les narcotrafiquants,
00:11:55en l'occurrence,
00:11:56puisque Mohamed Amra
00:11:57fait partie
00:11:58d'un réseau de narcotrafiquants.
00:11:59Ce sont des scènes
00:12:00qu'on imaginait seulement
00:12:01au cinéma,
00:12:01en fait,
00:12:02ce qu'on a vu ce genre-là.
00:12:03Oui,
00:12:04surtout que,
00:12:05rappelez-vous,
00:12:05c'était un véritable commando.
00:12:07Ils n'ont pas laissé
00:12:07une seule chance,
00:12:08évidemment,
00:12:09aux collègues
00:12:10de la pénitentiaire.
00:12:11Et puis,
00:12:12moi,
00:12:12je voudrais rappeler aussi
00:12:13une chose,
00:12:13c'est qu'un an après,
00:12:15il y a des collègues
00:12:15de la pénitentiaire
00:12:16qui ont subi aussi
00:12:17des attaques
00:12:17dans les centres pénitentiaires,
00:12:19l'école,
00:12:19notamment,
00:12:20de l'administration pénitentiaire.
00:12:21Certains ont été suivis
00:12:22jusqu'à leur domicile.
00:12:23Donc,
00:12:24c'est vous dire
00:12:24si,
00:12:24effectivement,
00:12:25le pouvoir meurtrier
00:12:26du narcotrafique,
00:12:28il est vraiment implanté
00:12:29dans ce pays.
00:12:29Et j'attends aussi,
00:12:31parce qu'on parle beaucoup
00:12:32de justice,
00:12:33d'appareil,
00:12:34d'arsenal législatif,
00:12:35il faut savoir
00:12:36que la loi,
00:12:37notamment,
00:12:37de lutte contre le narcotrafic,
00:12:39pour l'instant,
00:12:39elle est à 31%
00:12:40de ces décrets d'application
00:12:42qui sont publiés.
00:12:43Donc,
00:12:43qu'attend-on
00:12:44pour qu'on ait enfin
00:12:46l'arsenal
00:12:46pour lutter contre le narcotrafic ?
00:12:48Je rappelle également
00:12:49que nous sommes sous-dotés
00:12:50à tous les étages,
00:12:52que ce soit
00:12:52les places de prison,
00:12:54que ce soit,
00:12:55notamment,
00:12:56l'administration,
00:12:57la magistrature,
00:12:58les magistrats,
00:12:59les procureurs.
00:13:00En Europe,
00:13:01on est quasiment
00:13:01en queue de peloton
00:13:03au niveau de l'arsenal.
00:13:05Donc,
00:13:05tout ce système-là,
00:13:06il n'est vraiment pas armé,
00:13:07c'est le cas de le dire,
00:13:08pour lutter contre
00:13:09le narcotrafic.
00:13:10Et ceux qui en payent le prix,
00:13:11ce sont effectivement
00:13:12l'administration pénitentielle,
00:13:13les agents de surveillance,
00:13:15qui,
00:13:15je le rappelle,
00:13:16sont 1 pour 3 détenus.
00:13:18Voilà,
00:13:18parlons aussi de ce chiffre
00:13:19quand même,
00:13:20qui illustre quand même
00:13:20quelque chose.
00:13:21Nous,
00:13:22les policiers
00:13:22qui sommes sur le terrain,
00:13:23qui prenons des risques
00:13:24à 18 policiers blessés
00:13:25par jour,
00:13:26notamment.
00:13:26Et puis,
00:13:27je pense aussi aux avocats
00:13:28qui ont été menacés
00:13:29dernièrement dans le cadre
00:13:30de certains procès.
00:13:31Donc,
00:13:31vous voyez que,
00:13:32pour l'instant,
00:13:33je dirais que la balle
00:13:35n'est pas vraiment
00:13:35dans notre camp.
00:13:36Je ne sais pas
00:13:36si les agents pénitentiaires
00:13:38se sont plus protégés
00:13:39aujourd'hui qu'hier,
00:13:40mais ce qui est sûr,
00:13:41c'est que l'impunité
00:13:42des délinquants
00:13:43d'une manière générale
00:13:44et des narcotrafiquants,
00:13:45elle,
00:13:45ne fait que grandir.
00:13:47On doit marquer
00:13:48une très courte pause,
00:13:48mais on va rester encore
00:13:49un instant sur ce sujet.
00:13:50Johan Carrar,
00:13:51si vous le voulez bien,
00:13:51je vous le disais,
00:13:52vous restez un court instant
00:13:53avec nous,
00:13:53avant d'aborder
00:13:54d'autres thématiques.
00:13:55Je voudrais vous faire
00:13:56entendre encore
00:13:56une ou deux choses.
00:13:57Courte pause,
00:13:57on se retrouve tout de suite.
00:14:0215h20,
00:14:02120 minutes la suite,
00:14:03Sabrina Medjéber,
00:14:04Alexandre Devecchio,
00:14:04Ludovic Thoreau,
00:14:05Stanislas Godon,
00:14:06délégué national
00:14:06Alliance Police
00:14:07et Johan Carrar
00:14:08qui est toujours avec nous
00:14:09en visio,
00:14:10secrétaire général,
00:14:11adjoint FO Justice
00:14:12qui représente bien sûr
00:14:13l'administration pénitentiaire
00:14:15avec nous,
00:14:15deux ans après
00:14:16l'évasion mortelle,
00:14:17insupportable de...
00:14:20mince,
00:14:20Mohamed Amra.
00:14:24évidemment qu'un hommage
00:14:25a été rendu,
00:14:26on se souvient que c'est
00:14:27une organisation tentaculaire
00:14:29qui a permis
00:14:29l'évasion mortelle
00:14:30de cet individu
00:14:32rattrapé 284 jours
00:14:34après son évasion,
00:14:36deux ans après justement
00:14:37où en est l'enquête.
00:14:38Charlotte Diry
00:14:38nous dit tout.
00:14:40Le 14 mai 2024,
00:14:42au péage d'Incarville,
00:14:44deux hommes cagoulés
00:14:44et lourdement armés
00:14:46ouvrent le feu
00:14:47pour libérer
00:14:47le narcotrafiquant
00:14:48Mohamed Amra.
00:14:49Deux agents pénitentiaires
00:14:51sont tués.
00:14:52Deux ans plus tard,
00:14:53l'enquête se poursuit.
00:14:54Sur les 49 suspects
00:14:56identifiés,
00:14:5728 sont en détention
00:14:58provisoire.
00:14:59Des dizaines d'enquêteurs
00:15:00spécialisés dans la lutte
00:15:01contre le crime organisé
00:15:02travaillent à temps plein
00:15:04sur les écoutes,
00:15:05la géolocalisation
00:15:06et les flux financiers.
00:15:08La justice pense avoir
00:15:10identifié plusieurs membres
00:15:11du commando.
00:15:12Deux hommes arrêtés
00:15:13en France,
00:15:14un en Thaïlande,
00:15:15un autre en Espagne
00:15:16présenté comme le possible
00:15:17tireur et un suspect
00:15:19interpellé au Maroc.
00:15:20Face aux juges,
00:15:21la plupart gardent le silence
00:15:23ou contestent les faits.
00:15:24Selon une source
00:15:25proche de l'enquête,
00:15:26les policiers sont convaincus
00:15:28que Mohamed Amra
00:15:29a organisé son évasion
00:15:30avec l'aide
00:15:32de la Black Manjak Family,
00:15:33un groupe soupçonné
00:15:35de mêler musiques
00:15:36et criminalité.
00:15:37Présenté comme un label
00:15:38lancé en 2022
00:15:39par le rappeur Kobal Adé,
00:15:41la BMF serait aussi,
00:15:43selon les enquêteurs,
00:15:44une structure utilisée
00:15:45pour le trafic de stupéfiants
00:15:47et le blanchiment d'argent
00:15:48inspiré du gang américain
00:15:50Black Mafia Family.
00:15:52Implantée notamment
00:15:53à Évreux et Mantla Jolie,
00:15:55la BMF française
00:15:56trouverait ses racines
00:15:57dans la diaspora Manjak
00:15:58de Guinée-Bissau.
00:16:00Les enquêteurs
00:16:01évoquent des liens financiers
00:16:02étroits entre ses membres
00:16:04et Mohamed Amra.
00:16:04Devant les juges,
00:16:06Mohamed Amra
00:16:07ne s'est toujours pas
00:16:07exprimé sur le fond du dossier.
00:16:10Stanislas Godon,
00:16:11c'est un réseau tentaculaire
00:16:12qui a permis cette évasion.
00:16:13On le disait pendant la pub,
00:16:14c'est vrai que Mohamed Amra,
00:16:15on en a parlé à l'époque,
00:16:16il n'est pas une tête d'affiche
00:16:18et une haute d'ispectre
00:16:19on va dire du grand banditiste.
00:16:21Ça témoigne de ce sentiment
00:16:22d'impunité sans précédent
00:16:24ce jour du 14 mai 2024.
00:16:27En fait, ça témoigne surtout
00:16:28que depuis de nombreuses années,
00:16:30on a laissé filer
00:16:31et s'installer beaucoup de choses
00:16:33en matière de criminalité organisée.
00:16:35Et eux, ils vont beaucoup plus vite
00:16:36que l'administration
00:16:37ou la chaîne pénale
00:16:38parce qu'ils ont d'énormes moyens.
00:16:40Ah, ce n'est pas le même timing,
00:16:41on est d'accord.
00:16:41Oui, je rappelle quand même
00:16:42que notamment en France,
00:16:44c'est à peu près 7 milliards,
00:16:46le chiffre estimé,
00:16:47mais c'est plus de 380 milliards de dollars
00:16:50au niveau international,
00:16:52je dirais ce que génère
00:16:54le trafic notamment de stupéfiants.
00:16:55avec des drogues de plus en plus importantes,
00:16:58parfois des drogues de synthèse aussi
00:17:00qui sont tout aussi efficaces
00:17:02en matière de côté lucratif.
00:17:04La puissance financière de la drogue
00:17:06pousse les trafiquants
00:17:07à commettre une violence
00:17:09qui est à la hauteur
00:17:10de ces enjeux financiers.
00:17:11Exactement.
00:17:12Et en plus,
00:17:14accompagnant le trafic de stupéfiants,
00:17:16il faut bien se rappeler aussi
00:17:17que les grandes villes,
00:17:18les moyennes villes,
00:17:19notamment en France,
00:17:20elles sont aussi frappées
00:17:21par la violence du quotidien.
00:17:23encore dernièrement à Lyon,
00:17:26il y a eu des scènes
00:17:27absolument ahurissantes
00:17:29où on n'a même pas hésité d'ailleurs
00:17:30à tirer sur des policiers parfois.
00:17:32Donc c'est vous dire
00:17:33si la génération de cette ultra-violence
00:17:37qui accompagne le trafic de stupéfiants
00:17:38pour le protéger,
00:17:40avec notamment,
00:17:40et il faut le rappeler,
00:17:42des mineurs
00:17:42qui sont de plus en plus jeunes
00:17:43et qui participent,
00:17:45c'est pour ça que j'attends aussi
00:17:46l'application de cette loi narcotrafic
00:17:48avec justement ceux qui utilisent des mineurs,
00:17:51puisque ce sera passif
00:17:52notamment de 7 ans d'emprisonnement,
00:17:53j'attends de voir la réponse de la justice
00:17:56face à ces phénomènes.
00:17:57Mathieu Devez qui est avec nous
00:17:58du service pour la justice,
00:17:59avant de donner une dernière fois
00:18:00la parole à Yann Clarard
00:18:01qui est avec nous par vidéo,
00:18:02bien sûr qu'au cœur de cette affaire,
00:18:04comme dans beaucoup d'affaires
00:18:05qu'on traite d'ailleurs
00:18:06sur nos antennes,
00:18:07il y a la défaillance.
00:18:08La défaillance,
00:18:09qu'elle soit administrative,
00:18:10qu'elle soit une responsabilité d'État,
00:18:12mais il y a toujours
00:18:12un maillon de la chaîne
00:18:13qui dysfonctionne
00:18:15et qui permet
00:18:16ce genre de drame.
00:18:18Il y a eu beaucoup d'annonces
00:18:19qui ont été faites,
00:18:19d'ailleurs il y a un rapport
00:18:20qui avait été fait également
00:18:21par l'IGJ,
00:18:23l'Inspection Générale de la Justice,
00:18:24quelques mois après l'évasion.
00:18:26Est-ce que des conséquences
00:18:27ont été tirées ?
00:18:28Quelles mesures concrètes
00:18:29ont été prises deux ans après ?
00:18:30On a commencé à le dire
00:18:31avec Yann Clarard tout à l'heure,
00:18:32mais je voudrais qu'officiellement
00:18:33vous nous expliquez
00:18:33ce qui a été fait ou pas.
00:18:35Oui, alors Julien,
00:18:36l'un des changements
00:18:36les plus visibles,
00:18:37les transferts des détenus sensibles
00:18:39ne se font plus comme avant.
00:18:41Pourquoi ?
00:18:41Après le drame,
00:18:42ce rapport d'inspection,
00:18:43il pointe une faille
00:18:44des informations éparpillées
00:18:45et puis cette menace aussi
00:18:46sous-évaluée,
00:18:47vous l'avez dit,
00:18:51la logique, elle,
00:18:52elle a changé.
00:18:53Le renseignement pénitentiaire,
00:18:55Yohann va peut-être nous en parler,
00:18:56est central.
00:18:57Les surveillants,
00:18:58important de le préciser,
00:18:59ils ne sont pas seulement
00:18:59des gardiens, ces surveillants,
00:19:01ils sont aussi
00:19:01des capteurs d'informations.
00:19:03Une conversation interceptée,
00:19:05un téléphone découvert,
00:19:06un renseignement venu de l'extérieur,
00:19:07bref, tout remonte,
00:19:09tout est croisé.
00:19:10Objectif, c'est une lecture commune
00:19:11entre les surveillants,
00:19:13les policiers
00:19:14et bien sûr les magistrats.
00:19:16Plus de discrétion également
00:19:17dans les transferts
00:19:18et des moyens exceptionnels
00:19:20quand c'est nécessaire.
00:19:21Je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:19:22mais il a été transféré
00:19:23en hélicoptère,
00:19:24Mohamed Amra,
00:19:25ensuite à la prison
00:19:26de Vendant-le-Vieille.
00:19:27Donc on est capable,
00:19:28quand on veut,
00:19:29d'utiliser des moyens exceptionnels.
00:19:30C'est l'autre rupture aussi,
00:19:32ces prisons de haute sécurité.
00:19:33Les quartiers de haute sécurité
00:19:35montent en puissance
00:19:36pendant longtemps l'isolement.
00:19:37Ils concernaient surtout
00:19:38les profils terroristes.
00:19:40Vous savez qui est aussi
00:19:41à la prison de Vendant-le-Vieille ?
00:19:42Salah Abdeslam.
00:19:43Bien sûr.
00:19:44Donc aujourd'hui,
00:19:45les narcotrafiquants
00:19:45capables de diriger leurs affaires
00:19:47depuis leurs cellules,
00:19:48ils entrent dans cette catégorie-là.
00:19:49Mohamed Amra est donc
00:19:50à Vendant-le-Vieille.
00:19:52Et puis autre changement majeur,
00:19:54la justice qui tente
00:19:55de se réorganiser.
00:19:57On en a parlé avec ce PNACO,
00:19:58le parquet national
00:19:59anti-criminalité organisée.
00:20:01Alors l'objectif,
00:20:02c'est de récupérer
00:20:03les dossiers les plus lourds,
00:20:04éviter les enquêtes éclatées
00:20:05et suivre aussi les réseaux
00:20:07à l'échelle nationale.
00:20:09Car l'affaire Amra
00:20:10a mis en lumière une réalité,
00:20:11le narco-banditisme,
00:20:12eh bien il ne s'arrête pas
00:20:13aux frontières d'une ville
00:20:15ou d'un pays.
00:20:16Les réseaux s'appuient
00:20:17sur des relais,
00:20:18des soutiens
00:20:18et parfois des ramifications
00:20:20internationales.
00:20:20On sait qu'il y en a beaucoup
00:20:21qui sont à Dubaï également.
00:20:22Donc il faut saisir les avoirs.
00:20:24Il y a donc 16 magistrats,
00:20:25Julien, et j'en termine là,
00:20:26qui sont dédiés à ce PNACO.
00:20:27Et puis il y a des suspects
00:20:28à interpeller dans cette affaire.
00:20:30Notamment il y a eu le Maroc,
00:20:31l'Allemagne je crois également.
00:20:32Un dernier mot avec vous,
00:20:34Johan Carrar.
00:20:35On pleure tous encore
00:20:36ces deux agents pénitentiaires
00:20:38et cette thématique
00:20:39est dédiée à leur famille évidemment.
00:20:42Quelle est l'atmosphère
00:20:43également auprès
00:20:44des agents pénitentiaires ?
00:20:45Est-ce que des choses ont changé
00:20:47ces deux dernières années ?
00:20:48On parlait forcément
00:20:49d'une crise de vocation
00:20:50parce qu'on sait que c'est un métier
00:20:51qui n'est pas forcément
00:20:52le mieux rémunéré,
00:20:53que les conditions de travail
00:20:54sont souvent très très compliquées,
00:20:57qu'on est agent pénitentiaire
00:20:58encore même quand on est à la maison
00:21:00puisqu'on est soumis
00:21:01à des menaces,
00:21:02des pressions.
00:21:03Qu'en est-il de votre profession
00:21:04aujourd'hui, très concrètement ?
00:21:07On sait qu'elle est très compliquée.
00:21:09Voilà, on le rappelait tout à l'heure.
00:21:11La prison c'est un peu
00:21:11le microcosme de la société.
00:21:13On ne peut pas,
00:21:13c'est une société qui est ultra violente.
00:21:15Donc la prison l'est tout autant.
00:21:16Et alors, tant on a pu connaître
00:21:18il y a quelques années
00:21:19une crise de vocation
00:21:20où on n'arrivait pas à recruter,
00:21:22aujourd'hui, ce n'est pas du tout le cas.
00:21:23On remplit notre schéma d'emploi,
00:21:25on sature le nombre d'élèves
00:21:27à l'école,
00:21:28mais on fait face maintenant
00:21:29à une problématique
00:21:29qui est une problématique budgétaire.
00:21:31C'est-à-dire qu'en fait,
00:21:31il nous faut des budgets
00:21:32pour recruter plus
00:21:33parce que là,
00:21:35on peut ouvrir
00:21:35des établissements pays tentiaires,
00:21:36il n'y a pas de souci,
00:21:37sauf qu'on n'a pas le personnel
00:21:38pour pouvoir y mettre.
00:21:39Pourquoi ?
00:21:39Parce qu'on n'a pas l'argent
00:21:40pour recruter.
00:21:41Donc là, il nous faut en fait
00:21:42des emplois,
00:21:43des emplois justement
00:21:43pour ouvrir ces nouveaux établissements,
00:21:45pour renforcer les effectifs actuels
00:21:47parce qu'il nous en manque énormément
00:21:48et puis aussi
00:21:49pour garantir la sécurité.
00:21:50On parlait tout à l'heure
00:21:51de remontée d'informations
00:21:52avec le renseignement pays tentiaire.
00:21:54Oui, le renseignement
00:21:55se fait à la base,
00:21:56se fait dans les établissements
00:21:57avec le recul d'informations
00:21:58par les personnels.
00:21:59Mais dès l'instant,
00:22:00vous avez un surveillant
00:22:00qui gère entre 100 et 150 détenus.
00:22:03C'est très compliqué aussi
00:22:04de faire cette formule
00:22:04d'informations,
00:22:05d'où en fait
00:22:05ce manque de personnel
00:22:06qui est important.
00:22:08Et je le rappelais tout à l'heure,
00:22:09c'est aussi cette portée politique
00:22:11qui est importante
00:22:12d'arrêter aussi
00:22:13d'avoir ce dogme
00:22:14des magistrats
00:22:15qui ne souhaitent pas
00:22:16s'impliquer dans la sécurité,
00:22:18notamment sur le fait
00:22:19qu'il faut pouvoir
00:22:20développer la visio.
00:22:21Pourquoi ?
00:22:22Parce que ça évite
00:22:22de sortir des détenus.
00:22:23En fait, il y a vraiment
00:22:24tout un pendant de l'administration
00:22:26à remettre à plein
00:22:26sur son organisation,
00:22:28ses façons de faire
00:22:28et d'éviter d'avoir
00:22:30ces barrières idéologiques,
00:22:31politiques et textuelles.
00:22:33À un moment donné,
00:22:34c'est aussi aux législateurs
00:22:35à prendre sa responsabilité,
00:22:36à donner les moyens financiers
00:22:37pour recruter,
00:22:40pour également construire
00:22:41et d'avoir une pénitentiaire
00:22:43qui demain fonctionne,
00:22:44tout simplement.
00:22:45Tout n'est pas réglé
00:22:45et loin de là.
00:22:46Merci beaucoup,
00:22:47Johan Carrard,
00:22:47pour ce témoignage,
00:22:48secrétaire général adjoint
00:22:49FO Justice.
00:22:51Vous voulez dire un petit mot,
00:22:52Ludovic Thoreau ?
00:22:53Vous appelez votre maire
00:22:53de Coubron en Seine-Saint-Denis.
00:22:54Monsieur Godon disait
00:22:55j'attends, j'attends, j'attends.
00:22:56Mais combien de temps
00:22:57il faut pour mettre
00:22:57des choses aussi simples en place ?
00:22:59C'est la France, vous découvrez ?
00:23:00Oui, mais je vous le dis,
00:23:01parce que voilà,
00:23:02quand les magistrats disent
00:23:03non, on veut qu'ils se déplacent,
00:23:05mais il y a la visio
00:23:06qu'on suggère tous
00:23:07et puis messieurs,
00:23:08vous pouvez aussi
00:23:08vous déplacer tout simplement.
00:23:10Maintenant, je vous rappelle
00:23:10quand même,
00:23:10quand vous le disiez
00:23:11sur les chiffres du narcotrafic,
00:23:13il y a 13 ans,
00:23:13on était à 900 millions.
00:23:14Là, on est à plus de 4 milliards.
00:23:16Donc, automatiquement,
00:23:23de cocaïne
00:23:23et un million de shit.
00:23:24On fait quoi du côté public ?
00:23:26500 000 consommateurs de cocaïne.
00:23:27Qu'est-ce qu'on va faire un jour,
00:23:29le ministre de la Santé,
00:23:30pour empêcher cette consommation
00:23:31qui ne fait que grimper ?
00:23:32Il y a bien un problème
00:23:33de santé publique.
00:23:34Mais il n'y a eu qu'une coopération
00:23:35interministérielle
00:23:36sur les sujets de droits.
00:23:36Mais je le sais,
00:23:36je suis d'accord avec vous,
00:23:37mais un jour,
00:23:38c'est quand même des gens malades
00:23:39et l'addiction est une maladie.
00:23:41Vous avez mille fois raison, Ludovic.
00:23:42Merci.
00:23:43On marque la pause JT
00:23:44avec Valérie Aknin.
00:23:45On va se retrouver
00:23:45avec cette affaire.
00:23:46Franchement,
00:23:53a pu garder des enfants
00:23:55déjà condamnés
00:23:56pour des violences sexuelles,
00:23:57qui a pu continuer
00:23:57à garder des enfants.
00:23:59Des dizaines de familles
00:23:59sont concernées.
00:24:00On vous explique tout
00:24:01dans un instant.
00:24:0215h30 pile.
00:24:03Valérie Aknin,
00:24:04le retour de l'actualité.
00:24:05Rebonjour.
00:24:05On commence avec l'antavirus
00:24:07et on en parlera également
00:24:08tout à l'heure à 16h.
00:24:09Cette annonce
00:24:09de la ministre de la Santé,
00:24:11la totalité des cas contacts français
00:24:13ont été testés négatifs
00:24:14pour le moment.
00:24:15Stéphanie Riste ajoute
00:24:16que par mesure de précaution
00:24:18face à une maladie
00:24:19dont la létalité
00:24:20est évaluée
00:24:20entre 30 et 40%,
00:24:22les 26 cas contacts
00:24:24restent placés à l'isolement.
00:24:25Quant à la française
00:24:26testée positive
00:24:27à la souche des Andes,
00:24:29elle est toujours
00:24:29en réanimation.
00:24:31A ce jour,
00:24:31aucun traitement n'existe
00:24:32pour ce variant
00:24:33mais des recherches scientifiques
00:24:35sont en cours.
00:24:36Les explications
00:24:37de Sarah Varny.
00:24:39L'antavirus des Andes
00:24:41est la seule souche
00:24:42capable de se transmettre
00:24:43entre humains
00:24:44et il existe pour le moment
00:24:46aucun traitement
00:24:47pour ce variant.
00:24:47Parmi les virus
00:24:48du Nouveau Monde,
00:24:49la souche Andine
00:24:50est parmi les plus létales.
00:24:52Est-ce qu'on a un traitement
00:24:54spécifique ?
00:24:55Non.
00:24:55Pas de traitement antiviral
00:24:56approuvé,
00:24:57efficace.
00:24:58On fait uniquement
00:24:59des soins de support.
00:25:00On supplé aux insuffisances,
00:25:02à l'inflammation
00:25:03et aux dégâts
00:25:04engendrés par le virus.
00:25:05Le taux de létalité
00:25:06pour ce variant
00:25:07est de l'ordre de 40%
00:25:09et les traitements
00:25:09ne visent qu'à soulager
00:25:10les symptômes.
00:25:12Les recherches
00:25:12restent limitées
00:25:13et il n'existe
00:25:14que des vaccins expérimentaux
00:25:16sur un autre variant.
00:25:17En Chine
00:25:17et en Corée du Sud,
00:25:19il y a un vaccin.
00:25:20Il y a des chercheurs
00:25:22qui ont fabriqué
00:25:23un vaccin
00:25:23contre des souches
00:25:25asiatiques.
00:25:26Mais ce vaccin
00:25:27est peu efficace.
00:25:29Cet antivirus
00:25:30des Andes
00:25:30est exclusivement présent
00:25:31en Amérique du Sud
00:25:32et n'est responsable
00:25:33que d'une centaine
00:25:34de cas chaque année.
00:25:35Un échantillon
00:25:36de patients
00:25:37insuffisant
00:25:38pour la recherche
00:25:38d'un vaccin.
00:25:39Étant donné
00:25:39qu'il y a très peu
00:25:40de cas humains,
00:25:43la fabrication
00:25:44d'un vaccin
00:25:44n'était pas justifiée
00:25:45ni financièrement
00:25:48acceptable.
00:25:48Un paramètre
00:25:49qui pourrait changer
00:25:50en fonction
00:25:51de l'évolution
00:25:51de ce foyer épidémique
00:25:53et de l'augmentation
00:25:54du nombre
00:25:55de personnes infectées
00:25:56par cette souche
00:25:56des Andes.
00:25:58Dans l'actualité
00:25:59également,
00:26:00levé partiel
00:26:01du confinement
00:26:01pour les 1700
00:26:02passagers
00:26:02du paquebot
00:26:04de Croisière
00:26:04qui était amarré
00:26:05à Bordeaux.
00:26:06Qui est toujours
00:26:06amarré à Bordeaux ?
00:26:07Qui est amarré
00:26:07à Bordeaux,
00:26:08effectivement,
00:26:08des analyses
00:26:09complémentaires
00:26:10ont confirmé
00:26:11qu'un simple épisode
00:26:12de gastro-entérite
00:26:13s'évissait à bord.
00:26:14D'origine virale,
00:26:15il n'a entraîné
00:26:16aucun cas grave
00:26:17selon un communiqué
00:26:18de la préfecture
00:26:18de Gironde.
00:26:19L'interdiction
00:26:20de débarquement
00:26:21est donc levée
00:26:21pour les personnes
00:26:22non symptomatiques
00:26:24mais les malades
00:26:24devront rester
00:26:25à l'isolement.
00:26:27Les détails
00:26:27avec Valentin Rouillon
00:26:28et Sacha Robin
00:26:29sur place.
00:26:31Pas d'inquiétude.
00:26:32Voilà ce qu'il faut
00:26:32retenir de ce bateau,
00:26:34l'ambition.
00:26:34Cela fait suite
00:26:35aux déclarations
00:26:36de la préfecture
00:26:37de Gironde
00:26:38et de l'Agence Régionale
00:26:39de Santé
00:26:40ce mercredi soir
00:26:41aux alentours
00:26:42de 19h30.
00:26:43Le débarquement
00:26:43est possible
00:26:44pour les personnes
00:26:46asymptomatiques
00:26:46parce que 80 personnes
00:26:47qui restent confinées
00:26:48à l'intérieur
00:26:49de ce bateau
00:26:49ont été testées
00:26:50positives
00:26:51au norovirus,
00:26:53donc un épisode
00:26:53de gastro-intestinal.
00:26:55les autorités
00:26:56précises
00:26:56qu'il n'y a
00:26:57aucun lien
00:26:57avec l'antavirus
00:26:59donc c'est la plupart
00:27:00des passagers
00:27:01qui peuvent débarquer
00:27:02depuis ce mercredi soir
00:27:04à partir
00:27:05aux alentours
00:27:06de 21h.
00:27:07On a pu
00:27:07avec Sacha Robin
00:27:08assister
00:27:09au débarquement
00:27:10des premiers passagers
00:27:11et derrière moi
00:27:12ces passagers
00:27:13qui profitent
00:27:14toujours
00:27:14de cette escale
00:27:15à Bordeaux
00:27:16avant que le bateau
00:27:17ne reparte
00:27:18pour sa dernière escale
00:27:19en direction
00:27:20de l'Espagne
00:27:21avant de revenir
00:27:21dans l'Ecosse
00:27:23du Nord.
00:27:24Un mot de l'actualité
00:27:25internationale
00:27:26et de la guerre
00:27:26en Ukraine
00:27:27également la vaste
00:27:28attaque aérienne russe
00:27:29aujourd'hui sur Kiev
00:27:30qui a fait 5 morts
00:27:31et une quarantaine
00:27:31de blessés
00:27:32selon Volodymyr Zelensky.
00:27:33Plus de 650 drones
00:27:35et 56 missiles
00:27:36ont ciblé
00:27:37la capitale ukrainienne
00:27:3848 heures
00:27:39après l'expiration
00:27:40d'une trêve
00:27:41avec la Russie.
00:27:42Selon le président ukrainien
00:27:43les opérations
00:27:44de sauvetage
00:27:44sont toujours en cours
00:27:45après qu'un drone russe
00:27:46a touché
00:27:47un immeuble résidentiel
00:27:48de 9 étages
00:27:49une partie entière
00:27:51de l'immeuble
00:27:51a été complètement détruite.
00:27:53Et les secouristes
00:27:54tentent de retrouver
00:27:55les survivants
00:27:56sous les décombres.
00:27:57Et sans aucune transition
00:27:58on va conclure ce journal
00:27:59avec une note
00:27:59un peu plus légère
00:28:00et une question fondamentale
00:28:02que vous me soumettez Valérie
00:28:03si le plus vieux chien
00:28:04du monde
00:28:05était français
00:28:06selon le Guinness Book
00:28:07d'Air Corps
00:28:08un épaniel papillon
00:28:09vivant en Haute-Savoie
00:28:11un épaniel papillon
00:28:11je ne le connais pas
00:28:13serait le plus vieux chien
00:28:14de l'histoire.
00:28:15Exactement Julien
00:28:15il s'appelle Lazare
00:28:17il est né en 1995
00:28:20salut toi
00:28:21on dirait quoi ?
00:28:25Arrêtez
00:28:26Alexandre Devecchio
00:28:27allez-y
00:28:28Valérie c'est votre journal
00:28:29prenez le pouvoir
00:28:30aucun autre chien
00:28:31n'aurait comme lui
00:28:32dépassé la trentaine
00:28:33en âge humain
00:28:34cela lui donnerait
00:28:34environ 150 ans
00:28:36il leur reste 150 ans ?
00:28:38en âge humain
00:28:39oui
00:28:39il faut faire la multiplication
00:28:40c'est fois combien les chiens ?
00:28:42je n'ai plus le calcul en tête
00:28:43c'est fois 9 les chats ?
00:28:44fois 7 ?
00:28:46allez-y Valérie
00:28:47pardonnez-moi
00:28:48pour terminer
00:28:49sachez que l'espérance de vie
00:28:50d'un épaniel papillon
00:28:52se situe normalement
00:28:53entre 12 et 15 ans
00:28:55et lui il a 21 ans
00:28:57là ça lui fait 31 ans
00:28:5931 ans ?
00:29:00oui
00:29:00donc il a le double
00:29:01de l'âge moyen
00:29:02exactement
00:29:03je vais prendre l'adresse
00:29:04de son vétérinaire
00:29:05je vais aller consulter
00:29:06merci beaucoup
00:29:07merci Valérie
00:29:09vous avez dit ?
00:29:10c'est maître Yoda
00:29:12c'est mini Yoda
00:29:14il fait des phrases à l'envers
00:29:15apparemment
00:29:16bon merci Valérie
00:29:17merci pour ce petit sourire
00:29:18dont on a besoin
00:29:20évidemment
00:29:21avec nos thématiques
00:29:22d'ailleurs on va reprendre
00:29:23vraiment notre sérieux
00:29:24parce que cette histoire
00:29:25elle glace le sang
00:29:27pardon
00:29:27et Sabrina Birlin
00:29:28nous a rejoint
00:29:29du service police-justice
00:29:30ça se passe à Lille
00:29:31des dizaines de familles
00:29:32ont confié leurs enfants
00:29:34à un homme
00:29:34qu'elles pensaient fiable
00:29:36recruté via une plateforme
00:29:37de garde d'enfants
00:29:38il avait pourtant été
00:29:39déjà condamné
00:29:40pour violences sexuelles
00:29:41sur mineurs
00:29:41n'avait plus le droit
00:29:42de travailler
00:29:42au contact d'enfants
00:29:43mercredi le parquet de Lille
00:29:45a révélé l'ampleur
00:29:46du désastre
00:29:4718 victimes présumées
00:29:48âgées de 2 mois
00:29:50à 5 ans
00:29:51les explications
00:29:52de François Tiskevitch
00:29:55dans l'agglomération
00:29:57lilloise
00:29:57un homme de 37 ans
00:29:59recruté comme
00:29:59baby-sitter
00:30:00sur un site
00:30:01de petites annonces
00:30:02est placé en garde à vue
00:30:03il fait l'objet
00:30:05d'une plainte pour viol
00:30:06déposée en décembre dernier
00:30:08par la maman
00:30:09d'un enfant de 2 ans
00:30:10seulement voilà
00:30:11l'individu est loin
00:30:12d'être un inconnu
00:30:13de la justice
00:30:14en 2020
00:30:15il avait été condamné
00:30:16à Nice
00:30:17pour une agression sexuelle
00:30:18sur mineurs
00:30:19à 5 ans de prison
00:30:20et un suivi
00:30:21socio-judiciaire
00:30:22de 5 ans
00:30:23l'homme
00:30:24était dès lors
00:30:25inscrit au fichier
00:30:26des auteurs
00:30:26d'infractions sexuelles
00:30:28malgré une interdiction
00:30:29d'exercer
00:30:30une activité
00:30:31en contact
00:30:32avec des mineurs
00:30:33le suspect devient
00:30:34nounou dans le nord
00:30:35de la France
00:30:35un profil inquiétant
00:30:37qui laisse présager
00:30:39aux enquêteurs
00:30:39l'existence
00:30:40d'autres victimes
00:30:41au total
00:30:42ils identifient
00:30:4358 enfants
00:30:44au sein
00:30:45de 44 familles
00:30:46qui ont été gardés
00:30:47par l'homme
00:30:48entre mars 2023
00:30:49et décembre 2025
00:30:51parmi eux
00:30:5218 pourraient avoir
00:30:54été victimes
00:30:54du pédo criminel
00:30:553 enfants
00:30:57auraient été victimes
00:30:58de viols
00:30:58et agressions sexuelles
00:31:0015 autres d'agressions
00:31:01dont 2 sont également
00:31:02concernés
00:31:03par des faits
00:31:03de corruption
00:31:04de mineurs
00:31:05des enfants
00:31:06âgés de 2 mois
00:31:07à 5 ans
00:31:08au moment des faits
00:31:09ce mardi
00:31:10le parquet de l'île
00:31:11a requis l'ouverture
00:31:12d'informations judiciaires
00:31:13des chefs de viols
00:31:15sur mineurs de 15 ans
00:31:15et agressions sexuelles
00:31:17sur mineurs de 15 ans
00:31:18l'homme
00:31:18était déjà incarcéré
00:31:20depuis le 9 janvier dernier
00:31:21au motif du non-respect
00:31:22de son suivi
00:31:23socio-judiciaire
00:31:25mis en examen
00:31:26et en état de récidive
00:31:27il risque la réclusion
00:31:28criminelle à perpétuité
00:31:30c'est vrai qu'en ce moment
00:31:32Sabrina Medjeber
00:31:32entre les affaires
00:31:33du périscolaire
00:31:34et ces histoires
00:31:35de baby-sitters
00:31:36ça devient compliqué
00:31:37de confier ses enfants
00:31:38en effet
00:31:40il y a de quoi s'inquiéter
00:31:41surtout quand on voit
00:31:42le pédigré de cet homme
00:31:44le pédigré
00:31:45également
00:31:45des autres personnes
00:31:46qui ont été
00:31:47qui font partie
00:31:48du scandale
00:31:49du périscolaire
00:31:50à Paris
00:31:50mais pas que
00:31:51d'ailleurs
00:31:52mais c'est en effet
00:31:53effrayant
00:31:54et ça nous ramène
00:31:55à la question suivante
00:31:56c'est à dire
00:31:57de quels moyens
00:31:58je dispose aujourd'hui
00:31:59pour être sûr
00:32:00que mon enfant
00:32:01est entre de bonnes mains
00:32:03et ça pose de fait
00:32:04une question structurelle
00:32:06parce qu'il faut organiser
00:32:07sa vie
00:32:07il faut organiser
00:32:08son emploi du temps
00:32:09vis-à-vis de ses obligations
00:32:11du quotidien
00:32:12et lorsqu'on est jeune parent
00:32:13et qu'on a de jeunes enfants
00:32:15puisque là je vois
00:32:16qu'il y a quand même
00:32:17l'enfant le plus jeune
00:32:19qui aurait été agressé
00:32:20sexuellement
00:32:21à deux mois
00:32:22exactement
00:32:23donc ça pose
00:32:24ça pose la question
00:32:25en effet de savoir
00:32:26en tant que parent
00:32:27comment faire
00:32:28vers qui elle est
00:32:29quelle est la personne
00:32:30ou la corporation
00:32:31de confiance
00:32:33qui sera digne
00:32:34de respecter
00:32:35mon enfant
00:32:36après c'est vrai
00:32:37que pendant
00:32:37la présentation
00:32:39de ce dont va nous parler
00:32:41Sabrina
00:32:41c'est la question aussi
00:32:43de la liberté
00:32:44de pouvoir offrir
00:32:45ce service-là
00:32:46parce qu'en réalité
00:32:47vous savez
00:32:47même lorsque vous allez
00:32:48dans une boulangerie
00:32:49vous avez souvent
00:32:49des petites annonces papiers
00:32:51qui sont collées
00:32:51sur le mur
00:32:52je suis un jeune homme
00:32:54une jeune femme
00:32:54jeune étudiant etc
00:32:56il y a aussi
00:32:56cette espèce
00:32:57de facilité
00:32:59qu'ont les parents
00:32:59de trouver des baby-sitters
00:33:01et de tomber
00:33:02malheureusement
00:33:03sur des baby-sitters
00:33:03dont on ne sait
00:33:04pas grand chose
00:33:05très loin de moi
00:33:06l'idée de dire
00:33:07que les parents
00:33:08qui ont consulté
00:33:09ce baby-sitter
00:33:10ont une quelconque responsabilité
00:33:11non mais parce que
00:33:12je vais filer ma phrase
00:33:13mais en fait
00:33:14j'ai découvert
00:33:15tout à l'heure
00:33:15en préparant
00:33:16et Sabrina le sait
00:33:17elle
00:33:17que en fait
00:33:18quand vous engagez
00:33:19quelqu'un pour la garde
00:33:20d'enfants
00:33:20vous pouvez demander
00:33:22légalement
00:33:23le bulletin numéro 3
00:33:26du casier judiciaire
00:33:27qui vous permet
00:33:27de savoir
00:33:28s'il y a des antécédents
00:33:29évidemment que je ne
00:33:30jette pas la pierre
00:33:30je suis le dernier
00:33:31à avoir ce réflexe
00:33:32quand je pense
00:33:33à un baby-sitter
00:33:34peu de gens le savent
00:33:35donc c'est important
00:33:36qu'on le dise
00:33:37mais ces parents
00:33:38auraient pu vérifier
00:33:40mais évidemment
00:33:41que chacun comprend
00:33:42qu'ils n'ont pas eu
00:33:42le réflexe
00:33:43et qu'ils ne le savaient pas
00:33:44mais sachez-le
00:33:45aujourd'hui
00:33:46vous pouvez vérifier
00:33:47le bulletin numéro 3
00:33:48des intervenants
00:33:49qui peuvent s'occuper
00:33:50de vos enfants
00:33:51tout en sachant
00:33:52que sur cette plateforme
00:33:53il n'y avait pas
00:33:53là d'obligation
00:33:54de vérification
00:33:55du casier
00:33:56l'extrait numéro 3
00:33:57c'est bien que les parents
00:34:00puissent le faire
00:34:01mais ce serait encore mieux
00:34:02que les plateformes
00:34:02avant de proposer
00:34:03les services
00:34:04de ces féliciteurs
00:34:05puissent les proposer aussi
00:34:06bien sûr
00:34:07en lien famille
00:34:07et garde d'enfants
00:34:08mais il y a aussi
00:34:09quelque chose
00:34:10sur lequel il faut
00:34:10s'interroger
00:34:11par rapport à la justice
00:34:11parce qu'il avait été
00:34:12condamné
00:34:13notamment à un suivi
00:34:14socio-judiciaire
00:34:15de 5 ans
00:34:15dans le 2020
00:34:16donc il devait courir
00:34:17jusqu'à 2025
00:34:19mais avec une petite
00:34:20subtilité
00:34:20parce que c'était
00:34:21l'interdiction
00:34:22d'exercer une activité
00:34:23impliquant un contact
00:34:24habituel avec les mineurs
00:34:25en 2025
00:34:26un voisin
00:34:27dénonce
00:34:27ce baby-sitter
00:34:28auprès de la justice
00:34:29dit que
00:34:30pas sur les faits
00:34:31des actes de pédophiles
00:34:32ou d'agressions sexuelles
00:34:32mais sur le fait
00:34:33qu'il pratique
00:34:34une activité
00:34:35liée aux mineurs
00:34:36et la décision
00:34:37de la justice
00:34:38c'est simplement
00:34:38de renforcer
00:34:40ce suivi socio-judiciaire
00:34:41en exerçant
00:34:42une interdiction totale
00:34:44cette fois-ci
00:34:45de contact avec les mineurs
00:34:46ça ne l'a pas freiné
00:34:47puisque les faits
00:34:48remontent
00:34:48de 2023 à 2025
00:34:50C'est ça
00:34:51pendant presque 2 ans
00:34:53cet homme
00:34:54a pu faire
00:34:54à peu près ce qu'il voulait
00:34:55je voudrais qu'on écoute
00:34:56l'un de vos collègues
00:34:57du syndicat Alliance
00:34:58qui représente la région
00:34:59Hauts-de-France
00:35:00c'est Jean-Pierre Cloaise
00:35:02policier lillois
00:35:03c'est difficile pour nous
00:35:05et c'est difficile
00:35:06pour les familles
00:35:08qui sont dépitées
00:35:11qui sont en colère
00:35:13après ce que je peux conseiller
00:35:14lorsqu'on fait appel
00:35:16à des intervenants
00:35:18dans le cadre
00:35:18d'un babysitting
00:35:20l'employeur
00:35:21donc les familles
00:35:21peuvent éventuellement
00:35:23demander à un intervenant
00:35:24de fournir
00:35:25un extrait
00:35:26de son casier judiciaire
00:35:27donc voilà
00:35:28après ça ne va pas
00:35:30ça ne va pas tout résoudre
00:35:32le risque zéro
00:35:33n'existe pas
00:35:33mais c'est un moyen
00:35:34peut-être aussi
00:35:35de se rassurer
00:35:36Stanislas
00:35:36je vous donne la parole
00:35:37dans une minute
00:35:37je voudrais juste
00:35:38un mot avec vous
00:35:39Alexandre
00:35:39en fait là encore
00:35:40on peut avoir
00:35:41un regard global
00:35:41sur la situation
00:35:42et se dire
00:35:43mais en fait
00:35:44repérer
00:35:45un individu dangereux
00:35:46dans ce pays
00:35:47est un défi
00:35:50c'est quand même
00:35:51et même pour les professionnels
00:35:53la preuve
00:35:54puisque cette plateforme
00:35:55de garde d'enfants
00:35:56n'avait rien décelé
00:35:57oui mais il y a quand même
00:35:58des défaillants
00:35:59je pense à tous les niveaux
00:36:00et le premier
00:36:00c'est quand même
00:36:01la justice
00:36:02il y aurait dû avoir
00:36:02interdiction immédiate
00:36:04de travailler avec un mineur
00:36:06et dans tous les cas
00:36:07comme ça
00:36:07je vais vous dire
00:36:08on sait tous
00:36:08que ces agresseurs
00:36:10ces violeurs
00:36:11et ces pédophiles
00:36:13c'est une maladie incurable
00:36:15j'ai envie de vous dire
00:36:16donc ils ont une peine
00:36:19de prison
00:36:20ils la font très bien
00:36:21mais ensuite
00:36:21plus de contact
00:36:23avec les mineurs
00:36:24ça ne me paraît pas
00:36:25être une entorse
00:36:25fondamentale
00:36:26aux droits individuels
00:36:27que de leur interdire
00:36:28de travailler
00:36:29avec des enfants
00:36:30ça ne me paraît même
00:36:31du bon sens en fait
00:36:33élémentaire
00:36:33donc là
00:36:33il faut que
00:36:34le droit évolue
00:36:36et qu'on arrête
00:36:38de faire n'importe quoi
00:36:40au nom d'une sacralisation
00:36:41des libertés individuelles
00:36:43qui se retombe
00:36:44contre la société
00:36:44mais là je pense
00:36:45Alexandre
00:36:46que l'histoire
00:36:47l'entorse
00:36:49c'est par rapport
00:36:50au suivi
00:36:50socio-judiciaire
00:36:51comment est-ce qu'on vérifie
00:36:53comment est-ce qu'on paramètre
00:36:54comment est-ce que
00:36:55il est frappé
00:36:55d'interdiction
00:36:56d'exercer auprès des mineurs
00:36:57il est frappé
00:36:58d'interdiction
00:36:58d'exercer auprès des mineurs
00:36:59mais il est passé
00:37:01entre les mailles du filet
00:37:02parce qu'en réalité
00:37:02on n'y a pas de constat réel
00:37:04sur l'exercice
00:37:05de ce suivi
00:37:06socio-judiciaire
00:37:07Stanislas
00:37:08un dernier mot
00:37:09un homme interdit
00:37:10d'approcher des mineurs
00:37:1158 enfants
00:37:12pendant près de 3 ans
00:37:14sous sa garde
00:37:14au vu au-dessus de tous
00:37:16alors juste rappeler
00:37:17ce que je disais
00:37:18un peu pour le narcotrafic
00:37:19on a laissé aussi
00:37:20s'installer beaucoup de choses
00:37:21parce qu'en 9 ans de temps
00:37:22c'est plus de 133%
00:37:24les viols
00:37:24les tentatives de viol
00:37:25la part des mineurs
00:37:27notamment
00:37:27dans les viols
00:37:27les tentatives de viol
00:37:28est de 17%
00:37:29pour les moins de 10 ans
00:37:30et de 34%
00:37:32pour les 13-17 ans
00:37:34donc c'est vous dire
00:37:35si l'étendue
00:37:36en fait
00:37:37de ce fléau
00:37:39dramatique
00:37:39est très très importante
00:37:40et on est encore
00:37:41en sous-dotation
00:37:42le suivi médico-judiciaire
00:37:44notamment
00:37:45les évaluations psychiatriques
00:37:46dans le milieu carcéral
00:37:48tout ça
00:37:49est encore sous-doté
00:37:50donc ce qui fait que
00:37:50je crois qu'il n'a jamais
00:37:51mis un pied en prison
00:37:52ce monsieur
00:37:52on est d'accord
00:37:52en fait on est à 5 mois
00:37:54il a eu 5 mois
00:37:56alors j'attends
00:37:57de voir aussi
00:37:57comment va être traité
00:37:58notamment la récidive
00:37:59parce qu'on sait tous
00:38:00que la récidive aujourd'hui
00:38:01et on a eu un exemple
00:38:03d'ailleurs très concret
00:38:04de Rennes
00:38:04avec un violeur
00:38:05multirécidiviste
00:38:06qui a été libéré
00:38:06il y a peu
00:38:07nous en prenons
00:38:08la direction
00:38:09de Rennes
00:38:10justement
00:38:10pour avancer
00:38:11dans cette émission
00:38:12une scène
00:38:13d'une rare violence
00:38:14qu'on voulait vous raconter
00:38:15également
00:38:15hier à Rennes
00:38:16un homme de 67 ans
00:38:17agressé au couteau
00:38:18il circulait à scooter
00:38:20un homme lui a asséné
00:38:21plusieurs coups de couteau
00:38:22grièvement blessé
00:38:23il a été transporté
00:38:24au CHU de Pont-Chailloux
00:38:25c'est là où vous vous trouvez
00:38:26Corentin Alonso
00:38:27sur le lieu
00:38:28non vous êtes sur le lieu
00:38:29de l'agression
00:38:29pardonnez-moi Corentin
00:38:31est-ce que vous pouvez
00:38:31nous rappeler
00:38:32avec un petit peu plus
00:38:33de précision
00:38:34ce qu'a subi
00:38:34ce malheureux monsieur
00:38:38oui Julien
00:38:39bonjour
00:38:39bonjour Julien
00:38:40bonjour à tous
00:38:41et bien
00:38:41selon les premiers éléments
00:38:42que nous avons
00:38:43à notre disposition
00:38:44le conducteur du scooter
00:38:45circulait sur cette rue
00:38:46qui se situe
00:38:47derrière moi
00:38:48dans ce quartier
00:38:49pourtant réputé calme
00:38:50ici à Rennes
00:38:51lorsqu'il a été
00:38:52violemment arrêté
00:38:53par un individu
00:38:54menaçant
00:38:55un individu
00:38:55qui a tenté
00:38:56de lui dérober
00:38:57son véhicule
00:38:58mais l'homme
00:38:58de 67 ans
00:38:59décide de ne pas
00:39:00se laisser faire
00:39:01il décide de ne pas
00:39:02obtempérer
00:39:03il refuse de céder
00:39:05c'est alors
00:39:05que son agresseur
00:39:07sort un couteau
00:39:08de son sac
00:39:09et le poignard
00:39:09a six repris
00:39:10six coups de couteau
00:39:11dans le dos
00:39:12dans le thorax
00:39:12et à la cuisse
00:39:13la scène se déroule
00:39:14en pleine rue
00:39:15sous les yeux
00:39:16de plusieurs témoins
00:39:17qui décident immédiatement
00:39:18d'intervenir
00:39:19leur courage
00:39:20leur réaction
00:39:21a permis de faire fuir
00:39:22le suspect
00:39:23mais ce qui surprend
00:39:24ici principalement
00:39:25les policiers
00:39:26ici à Rennes
00:39:27avec qui nous avons pu
00:39:28échanger
00:39:29c'est d'abord
00:39:30le lieu de cette agression
00:39:31et l'horaire
00:39:32dans ce quartier
00:39:32réputé pourtant calme
00:39:34je vous propose
00:39:34d'écouter le secrétaire
00:39:36départemental
00:39:36Alliance Police
00:39:37ici en Ile-et-Vilaine
00:39:38c'est un quartier
00:39:39qui est plutôt calme
00:39:40là on est à l'est
00:39:41de Rennes
00:39:42il n'y a pas
00:39:42d'intervention
00:39:45de la police
00:39:46plus que ça
00:39:47et il n'y a pas
00:39:49entre autres
00:39:50de point de deal
00:39:50ou d'agression
00:39:51répétée
00:39:52dans ce secteur
00:39:53c'est plutôt calme
00:39:54donc on penserait
00:39:56plutôt vers
00:39:56une agression
00:39:57gratuite
00:39:58le vol d'opportunité
00:39:59sur le scooter
00:40:00une agression
00:40:04gratuite
00:40:04qui a conduit
00:40:05cette victime
00:40:06grièvement blessée
00:40:07après les six coups de couteau
00:40:08à être conduite
00:40:09à l'hôpital
00:40:10elle est à l'heure
00:40:11où l'on se parle
00:40:12toujours dans le coma
00:40:12merci beaucoup
00:40:13Corentin Alonso
00:40:15pour ces précisions
00:40:16avec Malo Steiner
00:40:17Sabrina
00:40:18un mot peut-être
00:40:19sur l'individu interpellé
00:40:20qui serait donc
00:40:21né à Mayotte
00:40:22est-ce qu'on en sait plus
00:40:23et il est entre les mains
00:40:24de la justice aujourd'hui
00:40:24il est entre les mains
00:40:25de la justice
00:40:26il est encore en garde à vue
00:40:27il va être déféré au tribunal
00:40:28sans doute dans la journée
00:40:29il faut s'imaginer
00:40:30que lorsqu'il est interpellé
00:40:31les policiers trouvent sur lui
00:40:33trois couteaux
00:40:34dont un avec une lame
00:40:35de 30 cm
00:40:36mais c'est pas tout aussi
00:40:37il était porteur
00:40:38d'un marteau
00:40:40d'un tournevis
00:40:41d'un point américain
00:40:42et même
00:40:42d'une petite scie à métaux
00:40:44donc vous voyez l'arsenal
00:40:45l'équipement qu'il avait sur lui
00:40:46lors de l'interpellation
00:40:47et il déambulait dans la rue
00:40:48avec ça sur lui
00:40:50il est en garde à vue
00:40:51vous l'avez dit
00:40:51une enquête est ouverte
00:40:52pour tentative de meurtre
00:40:53précédée d'un autre crime
00:40:54c'est-à-dire une tentative
00:40:55de vol avec arme
00:40:57à ce stade
00:40:58les enquêteurs sont encore
00:40:59en train de confirmer
00:41:01son identité
00:41:02les premiers éléments
00:41:03indiquent que c'est un homme
00:41:04de 24 ans
00:41:05sans domicile fixe
00:41:06il serait né
00:41:07à Mayotte
00:41:08et pour le moment
00:41:09on ne trouve pas
00:41:09de traces de lui
00:41:10dans les fichiers
00:41:11d'antécédents judiciaires
00:41:12écoutez Jordan Bardella
00:41:13merci Sabrina
00:41:14Jordan Bardella
00:41:15le patron du RN
00:41:15qui a réagi à cette actualité
00:41:17partout les français
00:41:18nous ont accordé
00:41:19leur confiance
00:41:19nous avons été dignes
00:41:20de cette confiance
00:41:21et nous avons pris
00:41:21des mesures
00:41:22pour changer le quotidien
00:41:24des gens
00:41:24pour améliorer
00:41:25leur pouvoir d'achat
00:41:25pour améliorer
00:41:26la sécurité
00:41:27qui va être l'un des grands
00:41:28enjeux de la campagne
00:41:29présidentielle
00:41:30parce qu'il n'y a plus
00:41:30un seul endroit en France
00:41:31où les français sont
00:41:32protégés
00:41:33de la tribalisation
00:41:35de notre pays
00:41:35et de la montée
00:41:36de l'insécurité
00:41:37des agressions
00:41:38des cambriolages
00:41:39des menaces
00:41:40sur le peuple français
00:41:43Alexandre je repense
00:41:44à ce SDF
00:41:46donc en errance
00:41:46avec une batterie
00:41:48d'armes sur lui
00:41:50en fait on n'en peut plus
00:41:51de ces bombes à retardement
00:41:52qui sont dans nos rues
00:41:52en France
00:41:53oui alors il y a
00:41:55beaucoup de questions
00:41:56il y a un problème
00:41:57d'insécurité systémique
00:41:58avec le problème
00:42:00dans certaines cités
00:42:01qui s'étend un peu partout
00:42:03il y a un problème
00:42:03vraiment de décivilisation
00:42:04on voit bien que
00:42:05dans la jeunesse
00:42:06il y a une montée
00:42:07de la violence
00:42:07qui est extrême
00:42:08avec des meurtres
00:42:10maintenant réguliers
00:42:11d'enseignants
00:42:12et puis il y a le problème
00:42:13qu'on évoquait tout à l'heure
00:42:14aussi de la psychiatrie
00:42:15je ne connais pas le profil
00:42:16mais un type qui se balade
00:42:17avec un marteau
00:42:18une scie
00:42:19il est un peu dérangé
00:42:20il est un peu dérangé
00:42:21il y a aussi cette question
00:42:22il y a beaucoup de gens
00:42:23en plus qui ont parfois
00:42:23commis des délits
00:42:25qui vont en psychiatrie
00:42:26mais qui en ressortent
00:42:27je pense à une affaire
00:42:29à l'affaire Sarah Halimi
00:42:30par exemple
00:42:31alors qu'il y a une affaire
00:42:32très compliquée
00:42:32mais vous vous rendez compte
00:42:33que son meurtrier
00:42:34est sorti
00:42:35de l'hôpital psychiatrique
00:42:37je rappelle que cette affaire
00:42:38pourrait être relancée
00:42:39notamment grâce à Maître
00:42:40qui a pu une demande
00:42:42dans ce sens
00:42:43et évidemment à récidiver
00:42:45donc là il y a une question
00:42:46aussi à se poser
00:42:47à améliorer les moyens
00:42:49en psychiatrie
00:42:49et si les personnes
00:42:51leur place
00:42:52ce n'est pas en prison
00:42:53s'assurer au moins
00:42:54qu'elles ne ressortent pas
00:42:55de l'hôpital
00:42:55il me reste une très grosse minute
00:42:57pour vous faire réagir
00:42:58Ludovic Thoreau
00:42:58et Stanislas Godon
00:42:59peut-être rapidement
00:43:00Alexandre vous avez raison
00:43:01quelle place on accorde
00:43:02à ce type de drame
00:43:02dans notre débat public
00:43:03d'abord c'est une éclame
00:43:05mais attendez
00:43:05on a voulu le tuer
00:43:06pour un scooter
00:43:07c'est à dire qu'on n'a pas
00:43:08voulu le tuer
00:43:08pour un cambri
00:43:09c'est juste pour un scooter
00:43:10et c'est pas un coup de couteau
00:43:11c'est le gars
00:43:12il s'est acharné
00:43:12vous avez raison
00:43:14maintenant je vous rappelle
00:43:15que porter un couteau
00:43:16c'est illégal
00:43:17quand c'est qu'on va appliquer
00:43:18la loi
00:43:18sauf si on légitime
00:43:19et on le plait
00:43:20on ne peut pas mettre
00:43:22un policier
00:43:22j'ai bien compris
00:43:24mais quand on chope
00:43:25comme ça
00:43:25qu'il y a un couteau
00:43:26on applique la loi
00:43:27c'est un an de prison
00:43:27et on ne le fait pas
00:43:28quant à la psychiatrie
00:43:30excusez-moi
00:43:31joker
00:43:32vous ne pourrez rien attendre
00:43:33aujourd'hui de la psychiatrie
00:43:34il n'y a pas assez de psychiatres
00:43:35il n'y a pas assez de pédopsies
00:43:39et soigner ces criminels
00:43:40il y aura de plus en plus de criminels
00:43:42et puis peut-être
00:43:42qu'on peut faire une parenthèse
00:43:43sur la ville de Rennes
00:43:44parce que je parle
00:43:44sous le contrôle de Sabrina
00:43:46alors c'est deux affaires
00:43:46qui n'ont absolument rien à voir
00:43:47mais on peut dire
00:43:48qu'en 24 heures
00:43:49il y a eu ce monsieur
00:43:50qui a été poignardé
00:43:51et un jeune homme de 19 ans
00:43:53supposément dans une affaire
00:43:53de narcotrafic
00:43:54mais encore une fois
00:43:55l'enquête vient de débuter
00:43:56deux jours
00:43:57deux agressions au couteau
00:43:58à Rennes
00:43:58c'est factuellement
00:44:00ce que l'on peut dire
00:44:00notamment sur la psychiatrie
00:44:01mais il y a aussi
00:44:02la violence systémique
00:44:03qui est autour
00:44:03dans ces villes sociales
00:44:06Juste la ville de Rennes
00:44:07elle est soumise aussi
00:44:09à l'explosion d'un délinquant
00:44:10que ce soit en matière
00:44:11de trafic de stupes
00:44:12consommation de stupes
00:44:13les agressions
00:44:14les violences
00:44:15hors cadre familial
00:44:16tout ceci fait partie
00:44:17du contexte d'aujourd'hui
00:44:18et quand est-ce qu'on va
00:44:20consacrer un peu d'argent
00:44:21alors qu'on nous parle
00:44:22à chaque fois des déficits publics
00:44:23aujourd'hui c'est 15 euros
00:44:24sur 1000 euros d'impôts
00:44:25collectés pour la justice
00:44:26et c'est 35 euros
00:44:28pour les forces de sécurité
00:44:29sur 1000 euros d'impôts
00:44:30On marque la pause
00:44:31merci beaucoup Stanislas
00:44:32on marque la pause
00:44:33avant de se retrouver
00:44:33à 16h
00:44:35est-ce qu'il est temps
00:44:36de redescendre
00:44:37un petit peu d'un cran
00:44:38la pression
00:44:39autour des questions
00:44:40de l'antavirus
00:44:41on vous dit tout
00:44:42dans quelques instants
00:44:43à tout de suite
00:44:48120 minutes infos
00:44:49la suite sur CNews
00:44:50merci de nous rejoindre
00:44:50en direct
00:44:51les grands titres
00:44:52de l'actualité
00:44:53d'abord à 16h pile
00:44:54avec Valérie Acnard
00:44:54bonjour Valérie
00:44:55bonjour Julien
00:44:56et bonjour à tous
00:44:57la préfecture de police
00:44:58de Paris
00:44:59lance un appel à témoins
00:45:00après la disparition inquiétante
00:45:02dit Lena C
00:45:03une fillette de 10 ans
00:45:05l'enfant ne connaît pas
00:45:06son identité
00:45:06et se ferait appeler
00:45:07Natacha
00:45:08elle a été vue pour la dernière fois
00:45:10en train de mendier
00:45:11devant un supermarché
00:45:12d'Ivry-sur-Seine
00:45:13dans le Val-de-Marne
00:45:14le 9 mai
00:45:15disparu depuis 5 jours
00:45:17un appel à témoins
00:45:18a été lancé
00:45:18et la brigade de protection
00:45:19des mineurs
00:45:20est saisie de l'enquête
00:45:22actualité internationale
00:45:23et la guerre
00:45:24au Proche et Moyen-Orient
00:45:25un navire a été arraisonné
00:45:26par des individus
00:45:27non identifiés
00:45:29au large des Émirats Arabes Unis
00:45:30près du détroit d'Ormuz
00:45:32il se dirige actuellement
00:45:33vers les eaux territoriales iraniennes
00:45:35selon l'agence de sécurité maritime britannique
00:45:38on apprend aussi
00:45:39que plusieurs navires
00:45:40ont été attaqués
00:45:41dans et à proximité
00:45:43de cette stratégique voie maritime
00:45:44pour terminer
00:45:46la haute cour
00:45:47anticorruption ukrainienne
00:45:48a ordonné le placement
00:45:50en détention provisoire
00:45:51de l'ex bras droit
00:45:52du président Volodymyr Zelensky
00:45:54Andriy Yermak
00:45:5554 ans
00:45:56est soupçonné
00:45:57d'être impliqué
00:45:58dans un vaste réseau
00:45:59de détournements de fonds
00:46:00dans le secteur énergétique
00:46:01impliquant
00:46:02de hauts responsables
00:46:03gouvernementaux
00:46:04principal conseiller
00:46:05du président ukrainien
00:46:06entre 2020 et 2025
00:46:08il devient l'un des hommes
00:46:10les plus influents du pays
00:46:11il avait démissionné
00:46:12en novembre dernier
00:46:13peu après une perquisition
00:46:15à son domicile
00:46:16merci Valérie
00:46:17rendez-vous dans une demi-heure
00:46:18je rappelle le rendez-vous
00:46:19à 16h30 également
00:46:20face à Pierre Lelouch
00:46:21pour décrypter
00:46:21pendant une demi-heure
00:46:22toutes les grandes questions
00:46:23internationales
00:46:24et bien évidemment
00:46:24ce sommet entre Xi Jinping
00:46:26et le président Donald Trump
00:46:27également à Pékin
00:46:29depuis hier
00:46:30Sabrina Medjeber
00:46:31Alexandre Devecchio
00:46:32Ludovic Thoreau
00:46:33médecin généraliste
00:46:34maire de Coubron
00:46:35Stanislas Gaudron
00:46:36délégué national
00:46:36Alliance Police
00:46:37qui m'accompagne
00:46:39qui m'accompagne toujours
00:46:39sur ce plateau
00:46:40une page antivirus
00:46:41Ludovic
00:46:42je vais me concentrer
00:46:42sur vous
00:46:43quelques instants
00:46:44désormais toutes hospitalisées
00:46:46les 26 personnes
00:46:47identifiées en France
00:46:48comme cas contact
00:46:49de la néerlandaise
00:46:50décédée de l'antavirus
00:46:51ont tous été testées
00:46:52négatives
00:46:53par précaution
00:46:54elles devraient rester
00:46:55encore hospitalisées
00:46:56au moins deux semaines
00:46:57la dernière communication
00:46:58de la ministre de la Santé
00:46:58Stéphanie Rist
00:46:59je crois qu'on a un tweet
00:47:00à vous montrer
00:47:02qui nous explique
00:47:03que ces personnes
00:47:05cas contact
00:47:06pour l'instant
00:47:07sont négatives
00:47:08on l'affiche
00:47:08est-ce qu'on a une exergue
00:47:10tous testés
00:47:12négatifs
00:47:13ces 26 personnes
00:47:14je lis le troisième paragraphe
00:47:16continueront à être suivies
00:47:16médicalement
00:47:17et à être testées
00:47:18trois fois par semaine
00:47:19des autorités sanitaires
00:47:21ne communiqueront plus
00:47:22sur ces résultats
00:47:23à l'exception
00:47:23d'un éventuel test
00:47:25positif
00:47:26il est urgent
00:47:27d'attendre
00:47:27Ludovic
00:47:29Thoreau
00:47:30le séquençage
00:47:31complet
00:47:32de ce virus
00:47:32pour enfin
00:47:33connaître
00:47:34la contagiosité exacte
00:47:36on s'est rattrapé
00:47:37pourquoi ?
00:47:38parce qu'au début
00:47:38il fallait isoler ce bateau
00:47:39ça c'était clair
00:47:40et faire descendre personne
00:47:41je vous rappelle
00:47:43ça c'était avant
00:47:43oui non mais c'était avant
00:47:45mais c'est important
00:47:46excusez-moi
00:47:46c'était avant
00:47:47on n'en serait pas là
00:47:48à se poser des questions
00:47:48et à mettre tout le monde
00:47:49si quelqu'un était malade
00:47:50on faisait une évassane
00:47:51qui partait dans un hôpital
00:47:52on n'a pas décidé
00:47:54l'OMS
00:47:55ça veut dire qu'on n'a aucun pouvoir
00:47:56et chacun fait ce qu'il veut
00:47:57ça c'est un vrai scandale
00:47:58il faudra qu'un jour
00:47:59tous les pays se voient
00:47:59parce que des virus il y en aura
00:48:01c'est très bien
00:48:02il y aura des mutations
00:48:03préparons-nous
00:48:03là encore
00:48:04il y a eu un petit raté
00:48:05ça c'est une chose
00:48:06mais n'oubliez pas
00:48:07que là aujourd'hui
00:48:07on parle avec 6 pays
00:48:08et il y avait 25 nationalités différentes
00:48:10et je voudrais savoir
00:48:11sur les 19 et 9 pays
00:48:12s'ils font la même chose
00:48:13qu'on a fait
00:48:14maintenant c'est plutôt rassurant
00:48:15pour nous
00:48:16pour l'instant
00:48:16les européens semblent s'être mis d'accord
00:48:18autour de la ministre de la santé
00:48:19hier
00:48:19il y avait cette réunion
00:48:20au ministère de la santé
00:48:223 semaines quoi ?
00:48:233 semaines depuis le début
00:48:24qu'on a trouvé ça
00:48:25excusez-moi de vous dire
00:48:253 semaines pour réagir
00:48:27c'est bien
00:48:27on a réussi un peu à calmer
00:48:29mais encore 2 semaines de retard
00:48:30on était mal
00:48:31comment avoir dit aux gens
00:48:32qui étaient dans l'avion
00:48:33s'il vous plaît
00:48:33vous restez chez vous
00:48:34et vous faites attention
00:48:35mais non
00:48:35on est mis directement à l'hosto
00:48:36pendant 6 semaines
00:48:37et on n'en parle plus
00:48:38et on les a fait après
00:48:39mais là c'est un petit retard
00:48:40c'est des petites critiques
00:48:41mais si on pouvait s'adapter
00:48:42pour le futur
00:48:43ça serait une bonne chose
00:48:44à réagir
00:48:45moi je ne suis pas du tout
00:48:46sanitariste
00:48:47je trouvais qu'on en faisait trop
00:48:48avec le Covid
00:48:49mais justement
00:48:50ça paraît pour être
00:48:51un citoyen lambda
00:48:52les gens pensent qu'on en fait trop
00:48:53aujourd'hui
00:48:53j'en sais rien
00:48:5555% des français n'ont pas peur
00:48:57c'est un sondage
00:48:57qu'on vous dévoile hier
00:48:58non mais j'en sais rien
00:48:58mais autant il m'a paru aberrant
00:49:01d'enfermer 66 millions de personnes
00:49:03dans ce pays
00:49:04pour un virus
00:49:05qui avait 0,1% de létalité
00:49:07et là
00:49:08on a un virus
00:49:09qui a 40% de létalité
00:49:10au lieu de laisser les gens
00:49:12dans le bateau
00:49:13pardonnez-moi
00:49:13dans des bonnes conditions
00:49:15etc
00:49:15ou de les isoler
00:49:17il y a quand même
00:49:17moi je suis très spécialiste
00:49:19j'avais tendance à penser comme vous
00:49:20mais quand tous les spécialistes
00:49:21m'expliquent
00:49:22que si on laissait
00:49:23tous ces gens dans ce bateau
00:49:24on les condamnait à mort
00:49:25d'une certaine façon
00:49:27ou les isoler
00:49:28quelque part
00:49:29pour les gens
00:49:30qui sont atteints
00:49:30qui sont des cas confirmés
00:49:33il y a un tel protocole
00:49:34de soins
00:49:36que vous ne pouvez pas
00:49:36faire ça sur un bateau
00:49:37alors j'en sais rien
00:49:38mais c'est une question
00:49:40que je me pose
00:49:41et ensuite comment
00:49:43la personne néerlandaise
00:49:46a pris un avion de ligne
00:49:47alors là
00:49:48ça me paraît
00:49:48totalement aberrant
00:49:49mais attendez
00:49:50son mari
00:49:51il meurt
00:49:52sur le bateau
00:49:52il arrive le 1er avril
00:49:545 jours après
00:49:55il a les signes
00:49:555 jours après
00:49:56il meurt
00:49:56sa femme a des signes
00:49:57ils arrivent à Saint-Hélène
00:49:58ils laissent descendre
00:49:59ils prennent l'avion
00:50:00Saint-Hélène-Johannesbourg
00:50:02elle arrive à Johannesburg
00:50:02elle meurt 2 jours après
00:50:03tous ceux qui étaient dans l'avion
00:50:04ont pu être contaminés
00:50:06mais là encore
00:50:06c'est un manque
00:50:07mais excusez-moi
00:50:08quand vous êtes dans un bateau
00:50:09c'est quand même
00:50:10des cabines très confinées
00:50:11et très fermées
00:50:11d'accord
00:50:12comme le professeur Megabern
00:50:13l'avait dit
00:50:14de toute façon
00:50:14le meilleur moyen
00:50:15c'est de laisser
00:50:15il fallait laisser
00:50:16on peut laisser
00:50:16et quand quelqu'un
00:50:17est très malade
00:50:18on fait une évassane
00:50:19tout simplement
00:50:19pour le traiter
00:50:20une évacuation sanitaire
00:50:22pour le mettre
00:50:22dans un hôpital
00:50:24j'espère bien s'en tirer
00:50:25je voudrais qu'on voit
00:50:25ce petit sujet
00:50:26et qu'on dise un dernier mot
00:50:27auprès d'une centaine de personnes
00:50:28n'ont été qu'à contact
00:50:29avec au moins un contaminé
00:50:30dans le monde
00:50:31le temps d'incubation
00:50:32de la maladie
00:50:32est estimé
00:50:33donc entre 2 et 6 semaines
00:50:34ça laisse encore
00:50:35plusieurs scénarios
00:50:36ouverts dans les jours à venir
00:50:37je voudrais qu'on voit
00:50:37ces éventualités
00:50:39avec François Tiskevitch
00:50:40et on en dit un petit mot
00:50:43c'est le scénario
00:50:44le plus optimiste
00:50:45mais également
00:50:46le plus crédible
00:50:47première hypothèse
00:50:48concernant l'antavirus
00:50:49le nombre de cas
00:50:51évolue à la marge
00:50:52et reste principalement
00:50:53limité au contact
00:50:54des personnes contaminées
00:50:55dans ce cas de figure
00:50:57le virus ne muterait pas
00:50:58et ne deviendrait pas
00:50:59plus contagieux
00:51:00le nombre de malades
00:51:02resterait donc faible
00:51:03seulement quelques personnes
00:51:04parmi les contacts
00:51:05des cas déjà identifiés
00:51:06pourraient possiblement
00:51:07développer des symptômes
00:51:09mais l'épidémie
00:51:10devrait être maîtrisée
00:51:11et l'on ne devrait plus
00:51:12compter de malades
00:51:13dans quelques mois
00:51:13deuxième scénario
00:51:15des cas continuent
00:51:17à apparaître
00:51:17mais l'épidémie
00:51:18reste sous contrôle
00:51:19dans ce cas de figure
00:51:21les voyages en avion
00:51:22et les transferts
00:51:23des personnes infectées
00:51:24auraient généré
00:51:25des contaminations
00:51:26qui sont passées
00:51:27sous les radars
00:51:28mais ces éventuels
00:51:29nouveaux clusters
00:51:29devraient s'avérer
00:51:31relativement faciles
00:51:32à contrôler
00:51:33car la forte létalité
00:51:34du virus limite
00:51:35le risque
00:51:36d'une propagation
00:51:36silencieuse
00:51:37enfin
00:51:38dernier scénario
00:51:39l'épidémie continue
00:51:41à s'étendre
00:51:42de façon plus importante
00:51:43avant d'être
00:51:44finalement contrôlée
00:51:45à moins d'une mutation
00:51:47qui modifierait profondément
00:51:48la contagiosité
00:51:49du virus
00:51:50ce cas de figure
00:51:51reste peu probable
00:51:52car si on ne sait pas encore
00:51:53si le virus se transmet
00:51:54avant l'apparition
00:51:55des premiers symptômes
00:51:56il semble présenter
00:51:58un pic de contagiosité
00:51:59au moment de leur émergence
00:52:00des conditions
00:52:01qui rendent pour l'instant
00:52:03suffisantes
00:52:03les mesures d'isolement
00:52:04rapides
00:52:05pour casser
00:52:06les chaînes de transmission
00:52:08alors on rappelle
00:52:09que ce virus
00:52:09ça proviendrait
00:52:09d'Amérique du Sud
00:52:10c'était très intéressant
00:52:11d'entendre le professeur
00:52:12Goldschmidt
00:52:12tout à l'heure
00:52:13dans Midi News
00:52:14c'est un virologue argentin
00:52:16écoutez ce qu'il disait
00:52:17il y a eu
00:52:18une personne qui est décédée
00:52:20et il y a des gens
00:52:22qui ont été infectés
00:52:23mais l'année dernière
00:52:24il y a eu 100 000
00:52:25personnes infectées
00:52:26par les antivirus
00:52:28dans le monde
00:52:28calcul que peut-être
00:52:29200 000
00:52:30on n'a rien fait
00:52:31et pourquoi aujourd'hui
00:52:33oui
00:52:33ces antivirus
00:52:34déjà il y avait
00:52:35en Europe
00:52:35en 1930
00:52:36des fièvres hémorragiques
00:52:38donc il y avait
00:52:39des antécédents
00:52:40en 1950
00:52:42et en 1953
00:52:43il y a eu
00:52:43des antivirus
00:52:44en Corée
00:52:45il y a eu
00:52:453000 morts
00:52:47en 1978
00:52:48grâce aux techniques
00:52:49des cultures cellulaires
00:52:50on a pu l'isoler
00:52:51on a identifié
00:52:52on a vu
00:52:53qu'il y avait
00:52:53des antivirus
00:52:54alors
00:52:55des choses très intéressantes
00:52:57c'est que
00:52:58ils ont des choses communes
00:52:59ceux qui sont
00:53:00en Europe
00:53:01ceux qui sont
00:53:02en Asie
00:53:03et ceux qui sont
00:53:04dans les Andes
00:53:05si on ne fait pas
00:53:06une analyse historique
00:53:07et si on ne regarde pas
00:53:08ce qui se passe
00:53:09et on fait du copier-coller
00:53:10on fait peur tout de suite
00:53:11parce qu'il y a
00:53:12une personne décédée
00:53:13dans un bateau
00:53:14il y en a trois
00:53:14la question
00:53:15c'est vraiment
00:53:16le séquençage
00:53:18et la connaissance
00:53:19exacte de la transmission
00:53:20c'est vrai
00:53:22on connait très bien
00:53:22parce que ça a commencé
00:53:23en Corée
00:53:24il y a eu 3000 personnes
00:53:25touchées
00:53:25ça c'est une chose certaine
00:53:26mais je ne suis pas d'accord
00:53:27il y a trois morts
00:53:28ce n'est pas un mort
00:53:28c'est trois morts
00:53:30et on connait très bien
00:53:31c'est le Andes
00:53:31qui est contagieux
00:53:32c'est un des seuls
00:53:33hélas
00:53:33qui est contagieux
00:53:34de personne à personne
00:53:35hélas
00:53:36on peut avoir
00:53:37une mutation virale
00:53:38comme pour le Covid
00:53:38s'il y a beaucoup
00:53:39de transmission
00:53:40c'est-à-dire que
00:53:40si vous voulez passer à tous
00:53:41et là on peut muter
00:53:42parce que si vous avez
00:53:43déjà un virus
00:53:43il va faire copain
00:53:44avec l'autre virus
00:53:44les prochains jours
00:53:46seront le juge de paix
00:53:47une fois qu'on a
00:53:47séquencé le virus
00:53:48et qu'on connaitra
00:53:49exactement ça
00:53:50la curiosité contagieuse
00:53:52vous avez tout compris
00:53:54si puisqu'on a mis
00:53:55six semaines
00:53:55mais vraiment le maxi
00:53:56d'habitude à deux ou trois semaines
00:53:57on a commencé à avoir
00:53:58les symptômes
00:53:58et pour contre-en dire
00:53:59mon confrère
00:54:00on est déjà contagieux
00:54:01avant qu'elle s'il n'apparaisse
00:54:01tout autre sujet
00:54:04merci cher Ludovic
00:54:05la chaîne Master Poulet
00:54:07et on en parle encore
00:54:08de la chaîne Master Poulet
00:54:09enseigne de restauration
00:54:11à prix Cassé
00:54:12n'en finit pas
00:54:13de faire parler d'elle
00:54:13avant-hier
00:54:14les services de la direction
00:54:15départementale
00:54:16de la protection
00:54:17des populations
00:54:18du Val d'Oise
00:54:18ont mené une opération
00:54:19de contrôle
00:54:20dans une enseigne
00:54:21située à Argenteuil
00:54:22à l'intérieur
00:54:22les inspecteurs
00:54:24relèvent une série
00:54:25de manquements graves
00:54:26aux règles d'hygiène
00:54:27dans les cuisines
00:54:27des poulets
00:54:28conservés dans des bacs
00:54:29en plastique
00:54:29sans respecter
00:54:30les conditions
00:54:30de stockage attendues
00:54:32et ce n'est pas tout
00:54:33Augustin Donadieu
00:54:34nous explique tout
00:54:36la stupeur
00:54:37et l'étonnement
00:54:37des nombreux clients
00:54:38qui constatent
00:54:39la fermeture
00:54:39administrative
00:54:40de ce Master Poulet
00:54:42ici à Argenteuil
00:54:43après l'inspection
00:54:44de la direction
00:54:44départementale
00:54:45de la protection
00:54:46des populations
00:54:47les agents de l'état
00:54:48ont découvert
00:54:48dans les cuisines
00:54:4980 kg de poulet
00:54:51périmé
00:54:51du poulet stocké
00:54:52dans des bacs
00:54:53tachés
00:54:53sales
00:54:54à plus de 7 degrés
00:54:56évidemment
00:54:56la température
00:54:57était non réglementaire
00:54:59ils ont trouvé
00:54:59les locaux
00:55:00et du matériel
00:55:01sale
00:55:01et non entretenu
00:55:02résultat
00:55:03l'établissement
00:55:04est fermé
00:55:06administrativement
00:55:06jusqu'à nouvel ordre
00:55:07la préfecture
00:55:08a indiqué
00:55:09qu'il présentait
00:55:09un danger grave
00:55:10et imminent
00:55:10pour la santé publique
00:55:12alors ce qui est étonnant
00:55:13c'est que cet établissement
00:55:14avait déjà été contrôlé
00:55:16en mars dernier
00:55:16il y a deux mois
00:55:17fermé là aussi
00:55:19administrativement
00:55:19pour les mêmes raisons
00:55:21du côté
00:55:22de la chaîne de restauration
00:55:23on se défend
00:55:24de toute erreur
00:55:26on indique
00:55:26qu'aucun produit
00:55:28non conforme
00:55:28n'ait été vendu
00:55:29à la clientèle
00:55:31et que sur les 206 cartons
00:55:32contrôlés
00:55:33par les inspecteurs
00:55:34seulement 8
00:55:35étaient périmés
00:55:36depuis 24 heures
00:55:37et bien mis à l'écart
00:55:39Alexandre
00:55:39on savait que ce sujet
00:55:41sur le plan politique
00:55:42ouvrait déjà
00:55:43beaucoup de portes
00:55:43on apprend que ça cache
00:55:45également pourquoi pas
00:55:46un scandale sanitaire
00:55:47oui de toute manière
00:55:48c'est un scandale sanitaire
00:55:49je vais vous dire pourquoi
00:55:50on a des agriculteurs
00:55:51qui produisent du bon poulet
00:55:53dans ce pays
00:55:53qui sont soumis
00:55:55à une batterie de normes
00:55:56et on importe du poulet
00:55:57puisque c'est du poulet
00:55:58chinois, ukrainien, polonais
00:56:01qui parfois
00:56:02est congelé
00:56:03et recongelé
00:56:04pour être
00:56:05donc c'est
00:56:06c'est une concurrence
00:56:08déloyale
00:56:09et c'est quand même
00:56:10une forme d'empoisonnement
00:56:11je dirais
00:56:12des pauvres
00:56:13d'une certaine manière
00:56:15donc je pense que
00:56:15c'est un non-sens
00:56:17et ceux qui défendent
00:56:19ce type d'établissement
00:56:20pour des raisons sociales
00:56:21je trouve
00:56:22font preuve finalement
00:56:23d'une forme
00:56:23de mépris social
00:56:24c'est souvent des établissements
00:56:26et c'était la raison
00:56:27pour laquelle le maire de Saint-Ouen a réagi
00:56:28ça a donné une guerre
00:56:29qui génère
00:56:29entre Maï Bagayoko
00:56:31maire et la fille de Saint-Denis
00:56:32et Karim Bouhamran
00:56:33maire PS de Saint-Ouen
00:56:34oui mais je pense que Bouhamran
00:56:35avait raison
00:56:36et il avait du respect
00:56:38pour ses concitoyens
00:56:39généralement
00:56:39quand il y a ce genre
00:56:40d'établissement
00:56:41qui s'installe
00:56:42il y en a plusieurs
00:56:43tout autour
00:56:43il n'y a plus que ça
00:56:44comme offre alimentaire
00:56:46qui est proposée
00:56:47ça génère de l'insécurité
00:56:49ça génère
00:56:49des nuisances
00:56:51au niveau
00:56:52de l'odeur
00:56:52donc je pense
00:56:53qu'il faut mieux
00:56:54et mieux
00:56:55apprendre aux gens
00:56:56à manger scellement
00:56:57sans vouloir
00:56:58leur faire la leçon
00:56:59plutôt que de leur donner
00:57:01du poulet
00:57:02il ne faut pas éluder le prix
00:57:03Alexandre
00:57:03et c'est le nerf de la guerre
00:57:05et si un maximum de gens
00:57:06vont danser
00:57:07Master Poulet également
00:57:07c'est parce que
00:57:08pour 7 euros
00:57:097,50 euros
00:57:10pardon de le dire
00:57:11un peu trivialement
00:57:13mais vous vous blindez
00:57:13la pense
00:57:14oui mais est-ce que
00:57:15là encore
00:57:16c'est très copieux
00:57:17et ça satisfait
00:57:19les gens qui y vont
00:57:19c'est très copieux
00:57:20mais justement
00:57:21c'est aussi une question
00:57:22d'éducation
00:57:22il y a des gens modestes
00:57:24qui préfèrent manger
00:57:25du bon poulet
00:57:26une fois par mois
00:57:27que des sauts de poulet
00:57:29qui vont les rendre malades
00:57:31donc
00:57:31et je pense qu'à un moment donné
00:57:33l'Etat doit prendre
00:57:34sa responsabilité
00:57:34on a des agriculteurs
00:57:36qui crèvent
00:57:36enfin des éleveurs
00:57:37qui crèvent
00:57:37je crois qu'on devrait
00:57:38on devrait les défendre
00:57:40et éviter ce genre
00:57:41d'établissement
00:57:41où c'est halal en plus
00:57:43Master Poulet
00:57:44qui entretienne aussi
00:57:45une forme de communautaire
00:57:46alors on va poursuivre
00:57:46cette discussion
00:57:47je vous entends
00:57:47de ce côté de la tâche
00:57:48juste qu'on voit
00:57:48l'édito
00:57:49très bien pensé
00:57:50encore une fois
00:57:51de Laurent Tessier
00:57:52ce matin sur Europe 1
00:57:53la préfecture du Val-d'Oise
00:57:55vient d'ordonner
00:57:56la fermeture administrative
00:57:57d'un établissement
00:57:58Master Poulet
00:57:59à Argenteuil
00:57:59un établissement
00:58:00qui a déjà fait l'objet
00:58:01d'une mise en demeure
00:58:02en mars dernier
00:58:03comme dirait le maire
00:58:04et les filles
00:58:04de Saint-Denis
00:58:04Bali Bagayoko
00:58:05Master Poulet
00:58:06un coup
00:58:07KO
00:58:08avec la présence
00:58:09de 80 kg
00:58:10de poulet périmé
00:58:11en chambre froide
00:58:12des préparations
00:58:13avec une date limite
00:58:14de consommation dépassée
00:58:15des denrées
00:58:16conservées
00:58:16dans des conditions inadéquates
00:58:17je continue la liste
00:58:19absence de maîtrise
00:58:20des températures
00:58:20des produits élaborés
00:58:22refroidissement
00:58:22non maîtrisés
00:58:23c'est un festival
00:58:26locaux
00:58:26matériels
00:58:27et équipements
00:58:28sales
00:58:28mal entretenus
00:58:29défauts de désinfection
00:58:31les 80 kg
00:58:32de denrées périmées
00:58:33ont été détruits
00:58:33alors ça ne concerne
00:58:34qu'un établissement
00:58:35mais forcément
00:58:36ça fait parler
00:58:37ça interroge
00:58:37le poste de la préfecture
00:58:39du Val-d'Oise
00:58:39sur les réseaux sociaux
00:58:40a été vu
00:58:41près d'un million de fois
00:58:42aucune réaction
00:58:43du maire et les filles
00:58:43de Saint-Denis
00:58:44Bali Bagayoko
00:58:45qui était venu soutenir
00:58:46Master Poulet à Saint-Ouen
00:58:47Bonsoir c'est bien
00:58:48ça va ?
00:58:51ils font même
00:58:51de la loco
00:58:52c'est bien
00:58:53merci de l'accueil
00:58:54c'est gentil en tout cas
00:58:54mais il y en a qui veulent
00:58:55les restaurants étoilés
00:58:56ah bah non
00:58:57on n'a pas besoin ça
00:58:59Master Poulet
00:59:00un coup
00:59:01KO
00:59:02aucune réaction
00:59:03du député et les filles
00:59:04de Seine-Saint-Denis
00:59:05Eric Coquerel
00:59:05qui lui aussi soutient
00:59:06activement l'enseigne
00:59:07et son poulet
00:59:08qui vient notamment
00:59:08de Pologne
00:59:09aucune réaction également
00:59:10de la députée de gauche
00:59:11Clémentine Autain
00:59:12aucune réaction
00:59:13du député socialiste
00:59:14Arthur Delaporte
00:59:15qui préfère s'en prendre
00:59:16aux banquets géants
00:59:16du canon français
00:59:17des établissements
00:59:18qui en attendant
00:59:18attirent par leurs petits prix
00:59:20et ceux qui traquent
00:59:20ce sont les cafés
00:59:21et les bistrôles
00:59:22mais là Master Poulet
00:59:23vient de perdre une bataille
00:59:24comme dirait encore
00:59:25le maire et les filles
00:59:26de Saint-Denis
00:59:26Bali Bagayoko
00:59:27Master Poulet
00:59:28un coup
00:59:28KO
00:59:29oui la KO
00:59:30pour plusieurs jours
00:59:32Sabrina Madjeber
00:59:32c'est intéressant
00:59:33de voir que LFI
00:59:34l'extrême gauche
00:59:35s'en prend au canot français
00:59:37mais ne soutiennent pas
00:59:38le maire de Saint-Ouen
00:59:39qui est dans un combat
00:59:40en effet
00:59:40contre une enseigne
00:59:41qui propose de la malbouffe
00:59:43qui a une offre communautaire
00:59:44qui peut mettre à mal
00:59:45la vie d'un quartier
00:59:46oui c'est normal
00:59:47que la France insoumise
00:59:48ne se prononce pas
00:59:50sur le cas Master Poulet
00:59:51comme elle ne se prononce pas
00:59:52il se prononce en faveur
00:59:53au contraire
00:59:54oui mais en réalité
00:59:56là ce qui vient de se passer
00:59:59comparativement à ce dont vous parlez
01:00:00c'est-à-dire la fermeture
01:00:01pour insalubrité
01:00:02il n'y a pas eu de réaction
01:00:02ah non vous avez raison
01:00:03Laurent Tessier
01:00:04pourquoi ?
01:00:05parce qu'en effet
01:00:05ce sont des commerces affinitaires
01:00:07c'est une communautarisation
01:00:10de ce qui fut
01:00:11l'art culinaire en France
01:00:13dépendant évidemment
01:00:13en tout cas s'inscrivant
01:00:14dans des zones
01:00:15où il y a une offre
01:00:16ainsi qu'une demande
01:00:17donc oui évidemment
01:00:18que la France insoumise
01:00:19puisqu'elle protège
01:00:20puisque ces quartiers-là
01:00:21sont un vivier électoral
01:00:22pour elle
01:00:23et bien elle ne va pas
01:00:24se prononcer
01:00:25lorsqu'il y a un défaut
01:00:26de ce type
01:00:26de fermeture
01:00:28pour insalubrité
01:00:29alors comparativement
01:00:30au canot français
01:00:31on le sait très bien
01:00:32la France insoumise
01:00:33a pour objectif
01:00:34une nouvelle France
01:00:35elle l'affiche
01:00:36c'est un projet politique
01:00:37c'est une vertu pour elle
01:00:39idéologique
01:00:40de grand remplacer
01:00:41le peuple de Sousse
01:00:42et le peuple de Sousse
01:00:43comme l'explique très bien
01:00:44Jérôme Fourquet
01:00:45dans ses ouvrages
01:00:45puisqu'il parle
01:00:46notamment de cette nouvelle vitrine culinaire
01:00:49que l'on observe
01:00:50dans les quartiers
01:00:51que ce soit la kebabisation des rues
01:00:53que ce soit la tacoisation des rues
01:00:55que ce soit maintenant
01:00:55la master pouletisation des rues
01:00:58et bien c'est une réalité sociale
01:01:00qui s'inscrit justement
01:01:01dans certaines dynamiques culturelles
01:01:04elles-mêmes inscrites
01:01:05dans des quartiers
01:01:07ultra communautarisés
01:01:08donc il n'y a rien d'étonnant
01:01:09à ce que la France insoumise
01:01:10ne réagisse pas
01:01:11en revanche
01:01:12moi je m'étonne quand même beaucoup
01:01:13qu'il n'y ait pas
01:01:14une sorte de délictualisation
01:01:16de ces tenants-là
01:01:17de ces propriétaires-là
01:01:19parce que 80 kilos
01:01:20de viande
01:01:21invariée
01:01:22alors ok
01:01:22il y a une fermeture administrative
01:01:23mais sur le plan pénal
01:01:25on va voir
01:01:25c'était révéler
01:01:27il y a 48 heures
01:01:27donc on verra
01:01:28il y a aussi également
01:01:28une étiquette
01:01:30quelque chose d'assez visible
01:01:32que vous observez
01:01:33aujourd'hui dans les rues
01:01:33c'est une réelle
01:01:34tiers mondisation
01:01:36de la marchandisation
01:01:38des fruits et des légumes
01:01:40moi j'observe par exemple
01:01:40qu'à Paris
01:01:41il y a plusieurs stands
01:01:42comme ça
01:01:43un peu sauvages
01:01:44qui vendent des légumes
01:01:46des fruits
01:01:46comme ça dans les rues
01:01:47et ça aussi
01:01:48ça interroge
01:01:48sur la tiers mondisation
01:01:49de la France
01:01:50en règle générale
01:01:51Sabrina il nous reste 3 minutes
01:01:52je voudrais que chacun
01:01:53dise un petit mot
01:01:54je voudrais qu'on vous soumette
01:01:55également ce sondage
01:01:56qui montre qu'il y a
01:01:57beaucoup de français
01:01:58qui n'ont pas envie
01:01:58d'avoir une enseigne
01:01:59comme celle-là
01:02:00près de chez eux
01:02:0167% défavorables
01:02:03à l'installation
01:02:04d'un master poulet
01:02:05ou d'un fast-food
01:02:05de ce type
01:02:06à moins de 100 mètres
01:02:06de chez eux
01:02:07pour les riverains
01:02:08c'est un enfer
01:02:09ça génère je le disais
01:02:12interminable
01:02:12d'aucuns dénoncent
01:02:13la fameuse kébabisation
01:02:14vous avez utilisé
01:02:16Sabrina
01:02:17vous avez vécu ces cas
01:02:18dans votre commune
01:02:19un cas similaire
01:02:20à Coubron
01:02:21dans votre commune
01:02:21des restaurants
01:02:22qui s'installent
01:02:22très rapidement
01:02:23et qui ferment
01:02:23très rapidement
01:02:25Alexandre
01:02:25c'est un problème
01:02:26de santé publique
01:02:26le premier
01:02:27le poulet qui arrive
01:02:27de là-bas
01:02:28il n'est pas contrôlé
01:02:28comme les autres
01:02:29c'est pas normal
01:02:30c'est complètement illogique
01:02:31maintenant deuxième chose
01:02:32il y a des contrôles
01:02:33qui sont faits
01:02:34mais il n'y a pas
01:02:35assez de contrôleurs
01:02:36le nombre de restaurants
01:02:37qui s'ouvrent
01:02:38je dis en Seine-Saint-Denis
01:02:39que je vois régulièrement
01:02:40moi il y en avait deux
01:02:41il y a eu un contrôle
01:02:41les deux étaient fermés
01:02:42qu'est-ce qu'ils font ?
01:02:43ils rouvrent après
01:02:44avec une autre enseigne
01:02:45c'est tout simplement
01:02:46comme ça que ça se passe
01:02:47donc si vous voulez
01:02:48il y a tellement le restaurant
01:02:49qu'il faudrait
01:02:49dix fois plus de contrôle
01:02:50et c'est un problème
01:02:51de santé publique
01:02:51pardon de revenir
01:02:52sur le terrain politique
01:02:53mais je trouve que c'est intéressant
01:02:54de voir ce qui mobilise la gauche
01:02:55et ce qui ne la mobilise pas
01:02:56mais c'est incroyable
01:02:56moi je pense que
01:02:58Eric Coquerel
01:02:58est atteint
01:02:59sans le savoir
01:02:59du syndrome
01:03:00Marie-Antoinette
01:03:02donnez-leur de la brioche
01:03:03et là c'est
01:03:03donnez-leur du master poulet
01:03:05et vous noterez
01:03:05qu'ils ont deux types
01:03:06d'électeurs à LFI
01:03:07ils ont les électeurs
01:03:08en partie de banlieue
01:03:11mais ils ont aussi
01:03:12les bobos parisiens
01:03:12et là c'est les épiceries bio
01:03:14etc
01:03:15ils ne vont pas leur ouvrir
01:03:16des master poulet
01:03:17à Paris
01:03:18dans certains abondissements
01:03:20donc il y a
01:03:21il y a une forme
01:03:22un mépris de classe
01:03:26inconscient
01:03:27alors que je pense
01:03:28qu'il devrait au contraire
01:03:30dans ces quartiers-là
01:03:32encourager la nourriture
01:03:34la nourriture saine
01:03:36faire dans les cantines
01:03:37par exemple
01:03:37ça ce serait
01:03:38l'oeuvre de la gauche
01:03:41de demander à des producteurs
01:03:43par exemple
01:03:44de faire de la bouffe saine
01:03:45dans les cantines
01:03:45non
01:03:46voilà
01:03:47ils leur donnent
01:03:47de la bouffe à l'alpérimée
01:03:49c'est un mépris de classe terrible
01:03:50le mot de la fin
01:03:51Stanislas Godon
01:03:52juste de l'avis d'un policier
01:03:54en fait
01:03:54c'est qu'au-delà
01:03:55de la discussion
01:03:57sur la malbouffe
01:03:58ça va vite
01:03:58à l'électeur poulet également
01:03:59alors il y a des services
01:04:00spécialisés pour ça
01:04:01parce que quand même
01:04:02les contrôles sanitaires
01:04:03c'est quelque chose
01:04:04de très particulier
01:04:04mais juste rappeler
01:04:05qu'ils sont en train
01:04:06de jouer à la roulette russe
01:04:07avec la santé des gens
01:04:08et que c'est ça le sujet
01:04:11et que les 80 kilos
01:04:12c'est pas une maladresse
01:04:14ça c'est quelque chose
01:04:15qui a été fait sciemment
01:04:15donc là
01:04:16moi je rejoins l'idée
01:04:17d'une partie délictuelle
01:04:19sur la mise en danger
01:04:20de la vie d'autrui
01:04:20bien sûr
01:04:21bon
01:04:22oui
01:04:22non non simplement
01:04:23je suis d'accord
01:04:24avec ce que je viens de dire
01:04:25allez tous chez Master Poulet
01:04:26c'est moi qui régale
01:04:28cette fois 4, 20 000
01:04:30ça va aller
01:04:31bon merci à tous les 4
01:04:33je vous remercie
01:04:33à presque 16h30
01:04:35puisque nous sommes jeudi
01:04:36Pierre Lelouch
01:04:37va faire son entrée
01:04:38sur le plateau
01:04:38face à Pierre Lelouch
01:04:39on va décrypter
01:04:40jusqu'à 17h
01:04:41toute l'actualité internationale
01:04:43merci à tous les 4
01:04:43courte pause
01:04:44et on se retrouve avec Pierre
01:04:45à tout de suite
01:04:45à tout de suite
01:04:46à tout de suite
01:04:46à tout de suite
01:04:46à tout de suite
01:04:46à tout de suite
01:04:47à tout de suite
01:04:47à tout de suite
01:04:48à tout de suite
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