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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce lundi de Pentecôte.
00:00:04Bienvenue dans 120 minutes, il faut vous accompagner jusqu'à 17h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:08Je vous présente nos grandes thématiques et les personnes qui m'entourent autour du plateau dans quelques instants.
00:00:13Mais d'abord, il est 15h pile, Sandra Chiumbo, bonjour à vous.
00:00:16L'essentiel de l'actualité avec votre journal et à la une, cette vague de chaleur qui n'a échappé
00:00:21à personne, inédite en ce mois de mai.
00:00:23Elle s'étend en France aujourd'hui, 18 départements désormais sont placés en vigilance jaune canicule.
00:00:29Effectivement, Météo France a étendu le dispositif dans l'ouest de la France et en région parisienne et ce jusqu
00:00:35'à demain au moins.
00:00:36C'est une première pour un mois de mai depuis la création de la vigilance canicule en 2004.
00:00:42Les maximales restent très élevées pour la saison avec quasiment plus de 30 degrés sur l'ensemble du territoire.
00:00:48On va parler longuement de ce phénomène de chaleur dans la première demi-heure de 120 minutes.
00:00:53D'ici là, un adolescent de 16 ans qui a été interpellé à Rennes au lendemain de la découverte du
00:00:59corps d'un garçon âgé, lui, de 12 ans.
00:01:01De nombreux policiers étaient toujours sur les lieux, présents sur les lieux ce matin.
00:01:06Des plongeurs ont sondé la rivière à côté à la recherche d'indices.
00:01:10À quelques mètres de là, un garçon a été retrouvé mort dans un endroit boisé sur une rive de la
00:01:16Villaine.
00:01:16Il avait une serviette mouillée, nouée autour du cou.
00:01:19C'est aujourd'hui le lundi de Pentecôte.
00:01:21Donc, un jour férié prévu par la loi, mais également synonyme de la clôture du temps pascal.
00:01:27Oui, c'est un événement fédérateur pour les chrétiens.
00:01:30C'est le jour de la célébration du Saint-Esprit.
00:01:33Alors, pourquoi appelle-t-on cela Pentecôte ?
00:01:35Quelle est la signification de cette fête ?
00:01:37Les explications de Kylian Salé et Alexis Prince.
00:01:41Dans la religion chrétienne, pour bien comprendre la Pentecôte, il faut revenir en arrière dans le calendrier.
00:01:47Le Vendredi Saint marque la crucifixion de Jésus.
00:01:50La fête de Pâques célèbre sa résurrection.
00:01:53L'ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père.
00:01:56Tandis que la Pentecôte marque la descente de l'Esprit Saint et sa diffusion parmi les apôtres et la fin
00:02:01du temps pascal.
00:02:02Le terme Pentecôte vient du grec ancien Pentecoste émera, qui signifie cinquantième jour.
00:02:07La Pentecôte intervient en effet sept dimanches après Pâques, soit un intervalle de cinquante jours.
00:02:13Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son ascension, une dizaine de jours
00:02:18plus tôt.
00:02:19Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous.
00:02:23Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la
00:02:28terre.
00:02:28Grâce à l'Esprit Saint, les apôtres ont le courage de sortir de la salle du Cénacle, où ils étaient
00:02:34craintivement enfermés.
00:02:35Ils commencent alors à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser.
00:02:41C'est à la suite de cet événement que naissent les premières communautés chrétiennes, qui sont ensuite organisées, développées et
00:02:48propagées.
00:02:49Et en évoquant ce lundi de Pentecôte, on ira à Chartres tout à l'heure avec la conclusion du pèlerinage,
00:02:55qui a rassemblé plus de 20 000 personnes avec un regain d'affluence, notamment chez les jeunes.
00:02:59On en parlera tout à l'heure aux alentours de 15h30.
00:03:01Tout de suite, notre page sport de la Formule 1.
00:03:14Et Sandra, c'est le jeune pilote italien Kimi Antonelli, qui a remporté hier au Canada son quatrième Grand Prix
00:03:19consécutif.
00:03:20Et oui, une victoire au terme d'un duel jusqu'à la mi-parcours, avec son coéquipier britannique George Russell,
00:03:27qui a abandonné sur casse mécanique.
00:03:28Le résumé de cette course avec nos confrères d'Infosport+.
00:03:34Ambiance glaciale à Montréal, sous le froid et la pluie canadienne.
00:03:38Mais en première ligne, les Mercedes de George Russell et Kimi Antonelli prennent le risque de partir en pneu tendre.
00:03:44Et les pneumatiques intermédiaires qui vont faire la différence, puisqu'il va plonger en tête, l'Ando Norris !
00:03:49Sur une piste qui se réchauffe rapidement, le choix des flèches d'argent devient vite payant.
00:03:53L'Ando Norris passe au stand dès le deuxième tour.
00:03:57De nouveau à l'avant, les Mercedes reprennent leur combat très musclé, commencé la veille.
00:04:01Lors de la course au sprint.
00:04:03Et alors qu'il y a bataille, là il ne s'effondre pas.
00:04:05George Russell ! Oh là là là là ! L'incident !
00:04:08Évitez de justesse entre les deux pilotes Mercedes !
00:04:10Russell récupère donc la tête, mais Antonelli reste blotti dans son aspiration.
00:04:15La lutte coriace entre coéquipiers reprend de plus belles.
00:04:19Bataille dans la chicane ! Oh le contact entre les deux voitures !
00:04:22Et Antonelli court-circuit, l'un et l'autre commettent des erreurs, ne se font aucun cadeau !
00:04:28Antonelli rend finalement la position avant que le sort ne s'abatte sur le britannique.
00:04:33Oh là là, Russell qui passe dans la pelouse !
00:04:35Quelle erreur ! Non, non, il y a un problème !
00:04:37Ah oui, c'est plus que ça, c'est l'abandon, l'abandon de George Russell !
00:04:41Ah il en jette, ça faut pas le faire ça, il en jette son appui-tête !
00:04:46Le leader du championnat se retrouve alors sur la voie royale au Canada.
00:04:50Loin derrière, Landon Norris abandonne lui aussi, mettant un terme à une course ratée pour McLaren.
00:04:55Lewis Hamilton et Max Verstappen en profitent pour se hisser sur le podium,
00:04:59devant leur coéquipier Charles Leclerc et Isaac Hadjar.
00:05:02Grand vainqueur du week-end, Kimi Antonelli s'offre une quatrième victoire consécutive en grand prix
00:05:07et creuse l'écart en tête du championnat du monde.
00:05:16C'était votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:05:2215h passées de 4 minutes, Naïma Mfadal est avec nous.
00:05:24Merci beaucoup Sandra, pardon, on se retrouve dans une trentaine de minutes pour un nouveau journal.
00:05:27Naïma Mfadal est avec nous, chargée de mission politique de la vie, essayiste.
00:05:31Merci d'être là, merci au colonel Eric Brocardi de nous accompagner également pour cette première demi-heure,
00:05:36porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers français.
00:05:39On va revenir aujourd'hui avec vous sur les risques qui s'accumulent autour des grandes chaleurs
00:05:44qui touchent le territoire, que ce soit dans nos terres ou sur nos littoraux,
00:05:49puisqu'on a appris que deux baigneurs ont été emportés par des courants de baïnes.
00:05:53Ils sont décédés hier sur le littoral de Gironde, alors que les plages sont très fréquentées en raison de la
00:05:58chaleur,
00:05:58qu'une alerte assez courant marin dangereux avait été émise.
00:06:01Les deux victimes sont mortes à Lacanau, à Lèche-Cap-Ferret.
00:06:04L'une est une femme de nationalité allemande de 56 ans, l'autre un homme d'une soixantaine d'années.
00:06:10Avant d'entrer dans le détail et de comprendre, d'aller voir le maire de Lacanau qui est avec nous
00:06:14également
00:06:14et d'évoquer ces grandes chaleurs qui frappent durablement le territoire,
00:06:18les baïnes, parce que c'est un phénomène qui revient régulièrement chaque année,
00:06:21qui fait chaque année de nombreuses victimes.
00:06:23Chloé Tarka qui est avec nous de la rédaction.
00:06:25Bonjour chère Chloé.
00:06:26Les baïnes à première vue, c'est une grande piscine naturelle, ça donne envie d'y aller,
00:06:30mais ça cache un grand danger.
00:06:32Oui, tout à fait.
00:06:33D'abord, il faut comprendre ce que ça signifie.
00:06:34Baïnes, ça veut dire petit bassin en gascon.
00:06:37C'est une sorte de cuvette naturelle qui se forme sur certaines plages.
00:06:41Le problème, c'est qu'en apparence, l'eau paraît souvent beaucoup plus calme qu'ailleurs.
00:06:46Beaucoup de baigneurs pensent donc que c'est un endroit sans danger,
00:06:50alors qu'en réalité, ce sont des zones à très fort courant.
00:06:52Alors, je vous propose de regarder ce schéma.
00:06:54Vous voyez comment se forme une baïne et c'est vraiment ça qui nous intéresse.
00:06:58Regardez le numéro 1.
00:06:59D'abord, les vagues que vous voyez ici viennent frapper le banc de sable que vous voyez juste là.
00:07:06L'eau s'accumule ensuite dans une sorte de bassin naturel.
00:07:09Ici, c'est ce que vous voyez, c'est la baïne qui se forme et qui produit un puissant tourbillon.
00:07:15Alors, ce qui se passe à ce moment-là, c'est qu'à la sortie de la baïne, regardez cette
00:07:19flèche,
00:07:19le courant fait que toute cette eau est aspirée vers le large.
00:07:23Vous le comprendrez, c'est vraiment là le danger.
00:07:26Le baigneur peut être entraîné vers le large extrêmement rapidement, Julien.
00:07:29Phénomène extrêmement risqué et soudain.
00:07:31Où est-ce qu'on trouve ces baïnes en France ?
00:07:33Eh bien, je vous propose de regarder une carte pour mieux comprendre.
00:07:36On trouve principalement ces baïnes sur la façade atlantique de la Fronde,
00:07:41surtout sur le littoral aquitain dans les Landes ou aux Pays Basques.
00:07:44Et pour vous donner quelques chiffres, la façade atlantique française représente environ 2700 kilomètres de littoral.
00:07:53Si on prend toute la côte ouest, la zone la plus concernée par les baïnes, c'est cette zone rouge
00:07:58que vous voyez ici,
00:07:59qui représente environ 230 kilomètres de plages océanes.
00:08:03Et puis, sur cette immense côte, seules certaines portions sont surveillées.
00:08:08Et l'été, par exemple, pour vous donner une idée, en Nouvelle-Aquitaine, on compte environ 190 plages surveillées.
00:08:15À savoir que les plages concernées par les baïnes, elles ne sont pas toutes surveillées,
00:08:19mais elles sont toutes signalées à l'entrée des plages.
00:08:21On peut retrouver ce type de panneaux qui invitent donc à redoubler de vigilance.
00:08:26Car attention, malgré l'affluence en ce moment avec les fortes chaleurs,
00:08:31tous les postes de surveillance ne sont pas encore ouverts à cette période de l'année.
00:08:37Les autorités rappellent donc qu'il faut privilégier évidemment les zones surveillées
00:08:41et puis bien se renseigner sur les conditions de baignade avant d'entrer dans l'eau.
00:08:45Merci beaucoup.
00:08:46C'est bien plus clair maintenant, grâce à vous, Chloé Tarka,
00:08:50sur ce phénomène des baïnes qui fait des ravages chaque année,
00:08:54mais qui est assez méconnu.
00:08:55Bonjour à Laurent Perrondet et merci à lui d'être avec nous.
00:08:58Monsieur le maire modem de Lacanau en Gironde,
00:09:02on a appris donc cette terrible nouvelle ces dernières heures.
00:09:05L'une des deux victimes a été sur la plage de votre commune à Lacanau.
00:09:10Comment on explique ces décès, monsieur le maire ?
00:09:11Est-ce qu'on doit tout mettre sur le compte de l'imprudence des baigneurs ?
00:09:16Oui, bonjour à tous.
00:09:18C'est important que je vous réponde.
00:09:21Alors, on n'entend rien.
00:09:24On n'entend pas.
00:09:26Alors, monsieur, apparemment, vous avez coupé votre son.
00:09:28Je vous laisse peut-être une minute pour le remettre, voir ça avec la régie.
00:09:31Et je vais me tourner vers vous, peut-être Éric Brocardi.
00:09:34C'est vrai que c'est un phénomène à la fois connu et méconnu, j'ai envie de dire.
00:09:38Tout le monde a entendu parler des baïnes, mais personne ne sait vraiment ce que c'est.
00:09:40Et chaque année, des gens se font piéger.
00:09:41Ils se font piéger parce qu'ils ne le voient pas, en fait, depuis le rivage.
00:09:45Donc, forcément, on peut s'attendre aujourd'hui à une zone calme.
00:09:47Ça a été expliqué à l'instant.
00:09:48C'est une zone qui semble tout à fait naturelle, simple.
00:09:53Mais dès qu'on est pris dedans, on risque effectivement de se faire emporter vers le large.
00:09:58Et donc, forcément, se retrouver dans des conditions assez difficiles.
00:10:01Vous avez noté aussi les âges des personnes.
00:10:04C'est des personnes qui aussi ont, on va dire, un certain âge avancé sur ce type de configuration.
00:10:11Et ils auraient tendance peut-être à réussir à être épuisés de fatigue en traînant la noyade pour essayer de
00:10:15lutter contre ce courant.
00:10:16Donc, on ne connaît pas encore malheureusement toutes les circonstances.
00:10:18On pense évidemment aux familles, on va dire, endeuillées par ce phénomène-là.
00:10:22Ce qui veut dire aujourd'hui qu'on doit continuer à faire des efforts en termes de signalisation,
00:10:26peut-être les traduire dans différentes langues,
00:10:28peut-être aussi continuer à percer, on va dire, le sujet,
00:10:32on va dire, à perfuser le sujet au travers des surveillances.
00:10:36Et notamment de privilégier les zones de surveillance des baignades
00:10:38plutôt que d'être dans des zones qui ne le sont pas et avoir la bonne lecture sur le littoral.
00:10:42Je pense juste à une chose, c'est que c'est vrai qu'on est dans une espèce de concomitance
00:10:46qui nous pose question parce qu'on comprend qu'à cette période de l'année,
00:10:49toutes les plages ne sont pas surveillées au maximum.
00:10:52On se rend compte que les vagues de chaleur sont de plus en plus précoces.
00:10:55La question est-ce qu'il faudrait mobiliser peut-être plus en amont dans l'année des agences
00:10:59sachant que les températures visent à se réchauffer.
00:11:03On a retrouvé le maire qu'on ira voir juste après.
00:11:05C'est très compliqué, déjà parce qu'il faut de la richesse humaine.
00:11:08Parfois, ce sont souvent des jeunes que l'on vient récupérer,
00:11:10qui sont titulaires du BNSSA.
00:11:12Le brevet national de secouristes.
00:11:14Voilà, et de secours aquatiques.
00:11:16Le sujet, c'est qu'ils sont en période aussi de révision scolaire
00:11:18par rapport à leurs échéances, que ce soit partielle ou autre.
00:11:21Donc la richesse humaine pour armer les postes de secours est extrêmement rare.
00:11:25Et ça explique aussi le fait qu'on ne peut pas armer tous les postes à ce moment-là,
00:11:28qu'il y ait des arrêtés précis qui sont donnés chaque année
00:11:31pour permettre justement de dire, il y a tel poste ouvert,
00:11:34telle zone va être surveillée.
00:11:35Il y a des pompiers secouristes ?
00:11:36Parce que je sais qu'il y a des CRS sur les plages.
00:11:38Il y a évidemment des gens en privé qui ont leur brevet.
00:11:41Les associations agrées de sécurité civile spécialisées dans le secours aquatique.
00:11:45Et vous avez évidemment aussi les sapeurs-pompiers.
00:11:47C'est un contrat de convention qui est en général créé entre la municipalité
00:11:51au travers de son devoir de police maritime
00:11:53et en même temps les associations, voire même les sapeurs-pompiers.
00:11:57Naïma, je suis désolé parce qu'on a retrouvé le monsieur le maire de Lacanot qui nous attend.
00:12:01Laurent Perrondet, on vous entend normalement.
00:12:03Oui, je répète ma question.
00:12:05Est-ce qu'il faut mettre ces noyades sur le seul compte de l'imprudence ?
00:12:09Peut-être pas toujours, mais la grande majorité des cas...
00:12:14Bon, on ne va pas y arriver, je crois.
00:12:16Non, moi j'avais juste une question.
00:12:17On ne va pas y arriver.
00:12:18On perd le son à chaque fois que vous commencez à vous exprimer.
00:12:20Monsieur, je ne sais pas ce qui se passe.
00:12:22Oui, Naïma, pardon.
00:12:23Je voulais juste vous poser une question, M. Brocardi,
00:12:25parce qu'apparemment, c'est localisé.
00:12:31Sur la carte, ce qui a été montré, c'est effectivement sur la façade Atlantique.
00:12:33Il y en a aussi au niveau du golfe du Lyon, du côté de Montpellier et de l'Hérault.
00:12:37Et donc forcément, on est sur un sujet aujourd'hui
00:12:39où ces longues plages sur l'ittoral Atlantique
00:12:42sont délimitées d'une certaine manière
00:12:44et pas forcément de la même manière que ce qu'on est sur le pourtour méditerranéen.
00:12:47Ça n'empêche pas qu'aujourd'hui, la pleine responsabilité, on va dire,
00:12:50des maires est prise et ils s'engagent justement
00:12:52à faire des surveillances des plages de ce côté-là.
00:12:55C'est un travail en amont conséquent.
00:12:57C'est des arrêtés municipaux pris.
00:12:59C'est du balisage.
00:13:00C'est de la richesse humaine engagée.
00:13:01C'est de la mise à disposition des locaux.
00:13:03Vous savez, c'est comme en station de ski.
00:13:05On repose aussi sur des saisonniers.
00:13:08Donc, il faut à un moment donné...
00:13:09En fait, moi, je pensais à une chose qui me semble importante
00:13:12parce que moi, j'ai pu la mettre en place quand j'étais adjointe au maire.
00:13:15C'est tout ce qui est autour de l'information et de la prévention.
00:13:17Bien sûr.
00:13:18Parce que vous avez des tas de structures.
00:13:20Les centres socioculturais, les centres de loisirs,
00:13:23les centres communaux d'action sociale,
00:13:25les associations, etc.
00:13:27qui peuvent être l'objet d'une information et d'une prévention pour alerter.
00:13:31Moi, je pense vraiment que l'humain est extrêmement important
00:13:34parce que c'est lourd ce que met en place le maire.
00:13:36Et c'est très bien.
00:13:37Et vous avez parlé de coût humain avec toutes les surveillances.
00:13:41Mais quand vous faites ce travail d'information et de prévention
00:13:45dans tous les vecteurs, tous les espaces sociaux,
00:13:49je pense que ça peut être intéressant.
00:13:51Vous l'avez été, donc, adjointe au maire.
00:13:52Vous avez vu combien c'est complexe de mettre en place
00:13:54et des systèmes d'information sur des grandes étendues de plages linéaires.
00:13:58Et après, vous avez...
00:13:58D'autant que l'ébaïne se forme à un endroit,
00:14:00puis à un autre.
00:14:01Il y a un côté très aléatoire.
00:14:03Oui, bien sûr.
00:14:04Mais l'humain, en termes d'information,
00:14:06a la nécessité, que ce soit des Français,
00:14:09comme ce soit des Européens ou autres,
00:14:11d'avoir cette traduction, il se situe, à proximité.
00:14:14J'espère qu'on va entendre Arnaud Bernos,
00:14:16qui est avec nous, qui est maître nageur-sauveteur.
00:14:19Bonjour Arnaud.
00:14:20Merci beaucoup d'être avec nous.
00:14:22Bonjour.
00:14:23Et bravo pour la vue.
00:14:25Merci de nous rappeler que nous sommes à Paris,
00:14:27dans un studio.
00:14:29Je voudrais...
00:14:30Je voulais vous avoir absolument...
00:14:32Et je remercie le service programmation
00:14:34d'avoir réussi à vous contacter,
00:14:35parce que vous êtes un héros, tout simplement.
00:14:37Samedi, en fin d'après-midi,
00:14:39c'est moi qui le dis.
00:14:40Vous pouvez rester humble.
00:14:43C'est souvent la qualité des héros.
00:14:45Au large de la plage de Pinsec à Nojac-sur-Mer,
00:14:48samedi, vous étiez en train de surfer.
00:14:51Vous n'étiez pas dans le cadre de votre métier de sauveteur,
00:14:53si j'ai bien compris, mais vous m'arrêtez si je me trompe.
00:14:56Vous étiez en train de surfer et vous êtes précipité à l'eau
00:14:59pour secourir deux nageurs qui étaient justement pris dans une baïne,
00:15:03une intervention in extremis.
00:15:04J'ai lu ce que vous disiez dans la presse régionale,
00:15:08dans Sud-Ouest, pour ne pas citer nos confrères du Sud-Ouest,
00:15:10qu'à cinq minutes près,
00:15:12ces nageurs auraient pu trouver la mort.
00:15:15Tout s'est joué à quelques minutes.
00:15:16Racontez-nous, justement, concrètement,
00:15:18comment est-ce qu'on intervient
00:15:20quand on voit des nageurs comme ça pris dans une baïne.
00:15:22Et bravo encore, félicitations à vous.
00:15:26Merci.
00:15:27Je tiens aussi à remercier Lucas qui était avec moi.
00:15:31Je vais y revenir aussi, j'espère,
00:15:33tout au long de l'interview.
00:15:34C'est un travail d'équipe.
00:15:35Il ne faut pas oublier que tout seul, on ne fait rien.
00:15:37Et c'est avant tout un travail d'équipe.
00:15:39C'est toute une chaîne de commandements.
00:15:41Ça part normalement des sauveteurs
00:15:43qui vont chercher quelqu'un, qui le ramène.
00:15:45Ensuite, on a les pompiers qui prennent le relais,
00:15:46les hôpitaux, etc.
00:15:47Pour ce qui s'est passé samedi,
00:15:49on était avec des amis sur la plage du Pinsec,
00:15:53à Nojac-sur-Mer.
00:15:54On regardait les vagues.
00:15:56Et là, en fait, on a vu une tête dans l'eau
00:15:58qui était justement dans la baïne.
00:16:01C'est ce que vous confrèrement expliquiez tout à l'heure.
00:16:03On voit cette zone d'eau qui est calme.
00:16:05On voit un mec qui nage.
00:16:07C'est un peu bizarre de voir des gens à ces endroits-là.
00:16:10Ce ne sont pas trop les endroits que les gens privilégient
00:16:12quand on sait nager.
00:16:13Et du coup, j'ai demandé à Oscar,
00:16:16celui qui tient le bar à côté,
00:16:18de me prêter une paire de jumelles.
00:16:21J'ai regardé aux jumelles,
00:16:22ce qui est important pour avoir un visuel un peu plus proche.
00:16:24En fait, nous, on est sur la plage.
00:16:26On est à 200, 300 mètres.
00:16:27Avec les jumelles, on permet vraiment d'avoir un focus
00:16:29sur la tête des personnes.
00:16:32Ça semblait bizarre.
00:16:33Et comme je dis souvent,
00:16:34quand il y a un doute, il n'y a pas de doute.
00:16:35À ce moment-là, j'avais le petit Lucas qui était avec moi.
00:16:38Il m'a dit, on y va.
00:16:39J'ai dit, oui, on a couru au parking.
00:16:41Donc, on est descendu.
00:16:41On s'est changé.
00:16:42On a enfilé un short, une combi.
00:16:43On a pris les planches de surf,
00:16:45vu qu'on n'avait que ça sous la main.
00:16:46Et là, on est parti en courant dans l'eau.
00:16:49On n'avait vu au départ qu'une seule victime.
00:16:51Et arrivé dans l'eau, je repère une deuxième victime plus loin.
00:16:54J'envoie Lucas, qui était quasiment sur la première victime.
00:16:58Du coup, je lui dis, garde cette victime.
00:17:00Je pars sur la deuxième.
00:17:01Je récupère la deuxième victime.
00:17:03On ramène les deux victimes au bord.
00:17:06La victime, quand j'arrive sur elle,
00:17:08c'est un monsieur de 25 ou 26 ans, je crois.
00:17:10J'arrive sur lui.
00:17:11Il ne peut quasiment pas répondre.
00:17:13Il est vraiment dans un sale état.
00:17:15Du coup, je le coince.
00:17:17Je le ramène entre ma planche et moi.
00:17:18Je le ramène jusqu'au bord.
00:17:19Et là, je vois que vraiment, ça va être compliqué.
00:17:23Donc, il y avait un mec sur la plage avec un téléphone.
00:17:26Je lui demande de composer le 112 directement.
00:17:29Hop, Dragon intervient.
00:17:30Dragon est déclenché directement au début de l'appel.
00:17:34Et quelques minutes après,
00:17:35on se retrouve avec Dragon qui arrive sur les lieux,
00:17:38qui prend en charge avec le maître.
00:17:39Alors, juste pour les gens qui nous regardent,
00:17:41il n'y a pas un animal crasheur de feu qui est arrivé.
00:17:43C'est un hélicoptère.
00:17:44C'est le protocole pour les hélicoptères.
00:17:48Tout à fait, Dragon 33 qui intervient.
00:17:51Donc, on fait les grands signes sur la plage
00:17:53pour indiquer où se trouve la zone
00:17:56dans laquelle Dragon va intervenir.
00:17:58Il se pose.
00:17:59Après, le déroulé, c'est que les victimes vont bien.
00:18:03Elles sont prises en charge, amenées à l'hôpital.
00:18:04On a effectivement deux stades 3
00:18:07et dont l'une va être hélicoptée
00:18:10ou hélicoptée à Pellegrin
00:18:12pour passer la nuit, je crois.
00:18:13Et on n'a pas eu de retours.
00:18:15Après, c'est toujours le truc.
00:18:16On n'a pas trop de retours de nos victimes.
00:18:17J'espère juste qu'ils vont bien.
00:18:20J'imagine que peut-être que...
00:18:22Enfin, j'espère en tout cas que dans les jours qui viennent,
00:18:24ils vont chercher à avoir votre numéro,
00:18:26à savoir qui leur a sauvé la vie
00:18:27et que vous aurez au moins un coup de fil.
00:18:29En tout cas, on vous le souhaite.
00:18:31Ce qu'il faut dire, c'est que tous les ans, Arnaud,
00:18:33on a des phénomènes comme ça.
00:18:34En l'occurrence, ces jeunes gens
00:18:35ont eu de la chance de vous croiser sur leur route.
00:18:38Alacano et Lège-Cap-Ferré,
00:18:39ce n'était pas forcément la même histoire.
00:18:42Et ça s'est terminé dramatiquement.
00:18:43Tous les ans, il y a des victimes.
00:18:45Pourtant, le phénomène est connu.
00:18:46En tout cas, il y a de la prévention.
00:18:47On a le sentiment que de la prévention est faite.
00:18:49En quelques mots, peut-être,
00:18:51qu'est-ce qu'on dit à des gens ?
00:18:53Quel conseil on peut donner à des gens
00:18:54qui se retrouveraient pris dans un courant
00:18:56comme celui-là, dans une baïne ?
00:18:57Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:18:58Ce qu'il ne faut pas faire, surtout.
00:19:00Alors, déjà, avant même que le problème arrive,
00:19:04il faut aller à la racine du problème.
00:19:07Déjà, il faut rester humble face à l'océan,
00:19:09quoi qu'il arrive.
00:19:09C'est-à-dire que c'est bien de nager en piscine
00:19:11toute l'année, tout ce qu'on veut.
00:19:13L'océan, c'est traître, c'est imprévisible.
00:19:15Quand vous allez à l'eau, tout va bien.
00:19:18Vous nagez, vous avez une crampe, quoi que ce soit.
00:19:19Vous vous retrouvez en difficulté.
00:19:20Ce n'est plus du tout la même.
00:19:22Du coup, déjà, il faut connaître l'océan.
00:19:25Et à défaut de ne pas connaître l'océan,
00:19:26même quand on est un bon nageur, etc.
00:19:28Il faut indiquer à des gens sur la plage
00:19:30qu'on va se baigner, tout simplement.
00:19:32Vous êtes seul, vous êtes avec votre pote,
00:19:33vous allez vous baigner, vous dites à des gens
00:19:35qui sont à côté, on va se baigner.
00:19:37Si dans 10-15 minutes, vous ne voyez plus,
00:19:40alertez les secours.
00:19:41Déjà, ça part de là.
00:19:42C'est juste de la prévention.
00:19:44Et tout à l'heure, on parlait des préventions
00:19:45sur les plages, etc.
00:19:47Déjà, ça, c'est un truc qu'il faudrait indiquer aux gens.
00:19:50Juste alerter, dire, je vais me baigner,
00:19:52je suis avec un pote.
00:19:53Si dans 15 minutes, on n'est pas sorti,
00:19:55prévenez des secours.
00:19:57De même, vous parliez tout à l'heure de formation.
00:20:01C'est vrai qu'il y a pas mal de jeunes
00:20:02et c'est vrai que c'est un métier saisonnier.
00:20:03Après, ça fait 10 ans que je le fais
00:20:05parce que je suis mordu de ça.
00:20:07Et chaque fois, j'abandonne mon métier.
00:20:09Normalement, je suis kiné à l'année,
00:20:10j'abandonne kiné.
00:20:11Je fais deux mois de saison parce que j'aime ça.
00:20:14Et d'ailleurs, je passe le bonjour
00:20:15à mes collègues du Pincec
00:20:17et à mon chef, Kevin Ducobu
00:20:18et Théo Laurent.
00:20:19Je les embrasse et j'embrasse toute l'équipe aussi.
00:20:22Et bref, tout ça pour dire qu'il faut...
00:20:23J'ai entendu ça ?
00:20:25Ah d'accord.
00:20:26Et c'est moi, c'est notre chef au Pincec.
00:20:29D'accord, on le salue.
00:20:30Et du coup, il faut former.
00:20:31Et en fait, c'est là que je voulais...
00:20:33C'est pour ça aussi que je parle des postes de secours.
00:20:35On a chaque année des personnes sauveteurs,
00:20:37des recrues qui viennent.
00:20:38Mais il y en a de moins en moins.
00:20:39Avant, c'était un métier qui était...
00:20:42Je ne sais pas, qui plaisait.
00:20:43Il y a une baisse d'attractivité, vous diriez ?
00:20:46Comment ?
00:20:46Il y a une baisse d'attractivité
00:20:47de ce métier de sauveteur ?
00:20:49Il y a une baisse d'attractivité.
00:20:51Il y a de moins en moins de jeunes qui le font.
00:20:52Du coup, c'est de plus en plus dur de recruter.
00:20:54Et en fait, à la fin,
00:20:55on en vient à prendre aussi des gens qui sont...
00:20:57Bon, ça, c'est un autre débat
00:20:58qui ne sont peut-être pas forcément assez compétents
00:21:00pour la qualification océan.
00:21:02C'est ce que je disais.
00:21:02L'océan, c'est traître, en fait.
00:21:04Et tout ça pour dire qu'il faut former des gens
00:21:06et former le plus de personnes possible,
00:21:09au moins au premier secours
00:21:10et à savoir un minimum,
00:21:12à attraper une victime,
00:21:13la remorquer, etc.
00:21:15Ça, ça permet de faire une attention.
00:21:18Ce que disait votre collègue tout à l'heure
00:21:20est très vrai,
00:21:20il n'y a pas forcément de budget
00:21:21pour que les mairies mettent en place
00:21:23des surveillances dès les week-ends
00:21:25où il fait beau,
00:21:26même s'idéalement,
00:21:27il faudrait faire un petit pôle.
00:21:29Je crois que ça s'est fait dans les Landes
00:21:30avec des réservistes.
00:21:31Et quand il fait beau,
00:21:32on peut décider d'ouvrir telle plage,
00:21:34de la sécuriser,
00:21:35même quand ce n'est pas la pleine saison.
00:21:37Voilà.
00:21:38J'espère que j'ai répondu à votre question.
00:21:40C'est former le plus de monde possible.
00:21:41Et c'est du coup que des gens lambdains,
00:21:44en fait, on est là,
00:21:45on check les vagues,
00:21:46on voit qu'il y a quelqu'un en difficulté
00:21:47ou on se balade sur la plage.
00:21:49Déjà, nous, on sait comment,
00:21:50on avertit les gens,
00:21:51on a nos codes.
00:21:53Il y a des gens formés comme vous
00:21:55qui font le travail.
00:21:56Un dernier mot, Arnaud,
00:21:57avant de vous libérer
00:21:58et de vous laisser dans votre petit paradis,
00:22:00parce que j'en ai assez de voir cette image
00:22:01qui me rappelle que les vacances
00:22:03ne sont pas si loin, finalement.
00:22:05J'ai lu,
00:22:06alors ça, c'est intéressant également
00:22:07parce que vous avez fait ce travail.
00:22:09En plus, vous étiez hors du contexte
00:22:10de votre métier de sauveteur
00:22:12quand vous êtes allé chercher
00:22:13cette victime potentielle.
00:22:14J'ai lu qu'après,
00:22:16psychologiquement,
00:22:17ça avait été compliqué.
00:22:17Vous aviez mal dormi
00:22:19la nuit qui a suivi.
00:22:20Donc, il y a des conséquences,
00:22:22bien sûr,
00:22:22pour les victimes auxquelles on pense,
00:22:24mais il y a des conséquences
00:22:25pour les sauveteurs.
00:22:26On est un peu ric-rac
00:22:27par rapport à la pause.
00:22:28Je vous demanderai une réponse.
00:22:29Bref, je suis désolé.
00:22:30C'était le petit Lucas
00:22:31qui a dit ça.
00:22:32Je ne veux pas vous...
00:22:33Pardonnez-moi, pardonnez-moi.
00:22:34Ça fait dix ans que je le fais,
00:22:35mais il y a toujours des inters
00:22:37qui nous choquent un peu
00:22:39et c'est vrai qu'en fait,
00:22:41on flirte avec la mort
00:22:42et quelque part,
00:22:43c'est dur
00:22:43parce qu'on a vraiment
00:22:45la vie d'une personne
00:22:46entre nos mains.
00:22:47On n'a pas droit à l'erreur
00:22:48et ça,
00:22:49ça met une certaine pression.
00:22:50Après, avec le temps,
00:22:51quand vous avez fait
00:22:51pas mal d'inter,
00:22:52cette pression a diminué.
00:22:54Mais c'est toujours là.
00:22:56Je dors bien la nuit,
00:22:57mais ça travaille toujours
00:22:58parce qu'on se dit
00:22:58putain, quand même,
00:22:59au final,
00:23:00on a la vie du mec
00:23:01au bout de nos mains,
00:23:02mais on a aussi nous,
00:23:03on se met nous-mêmes en danger
00:23:05et chaque sauveteur le sait.
00:23:07Quand on va à l'eau,
00:23:09pour nous,
00:23:09c'est entre guillemets
00:23:10le métier,
00:23:11mais chaque fois,
00:23:11on prend un risque
00:23:12d'aller à l'eau
00:23:12et ça,
00:23:13il ne faut pas l'oublier.
00:23:15Bravo à tous mes collègues
00:23:16et je remercie
00:23:17tous ceux qui font sauveteur
00:23:18parce que franchement,
00:23:18c'est un beau métier,
00:23:20c'est dur
00:23:20et on n'a pas toujours...
00:23:23Notre image,
00:23:24elle est parfois un peu entachée
00:23:25juste de mecs
00:23:26qui se bronzent
00:23:26et qui regardent les gonzesses
00:23:27et ce n'est pas ça,
00:23:28c'est aussi
00:23:29sortir des gens de l'eau
00:23:30et c'est pas alerte à Malibu,
00:23:34on a compris.
00:23:35Merci beaucoup Arnaud Bernos
00:23:36et on voit ce magnifique,
00:23:38comment on appelle ça,
00:23:38cette petite combinaison
00:23:39sur la rambarde derrière vous
00:23:41que vous portez
00:23:41quand vous travaillez
00:23:42de sauveteur.
00:23:44On vous remercie
00:23:44et je peux peut-être
00:23:45moi aussi me permettre
00:23:46de donner un conseil
00:23:46très simple,
00:23:47surtout aux gens
00:23:48qui sont en famille,
00:23:49c'est vous allez vous baigner
00:23:51dans la baignade,
00:23:51surveiller,
00:23:52point barre
00:23:52et ça s'arrête là.
00:23:55Oui, c'est très important.
00:23:56C'est important de le dire.
00:23:57J'ai oublié de le dire,
00:23:57c'est vrai,
00:23:58dès que les plages sont surveillées,
00:23:59il faut absolument
00:24:00aller entre les deux drapeaux
00:24:01et ils sont jaunes et rouges.
00:24:03Il y a la grande chaise
00:24:04qui est au milieu,
00:24:05il faut y aller.
00:24:06On entend le sifflet
00:24:07du maître nageur,
00:24:08je l'entends régulièrement,
00:24:10je me fais rappeler
00:24:10à l'ordre également.
00:24:11Merci beaucoup,
00:24:12merci beaucoup Arnaud Bernos.
00:24:13On marque une très courte pause,
00:24:14vous restez avec nous
00:24:15Eric Brocardi,
00:24:16j'imagine que notamment
00:24:17ces nuits
00:24:18qui sont parfois difficiles,
00:24:19ça a dû vous parler
00:24:20d'entendre notre intervenant
00:24:22également
00:24:23en tant que pompier professionnel.
00:24:25On revient dans un instant,
00:24:27canicule,
00:24:28enfin canicule,
00:24:28non,
00:24:28on ne peut pas parler
00:24:29exactement de canicule.
00:24:30Donc il y a très forte chaleur
00:24:31au mois de mai,
00:24:32faut-il s'attendre justement
00:24:33à un été caniculaire ?
00:24:34Un météorologue
00:24:35nous attend dans un instant.
00:24:39Il est 15h30,
00:24:41la suite de 120 minutes infos
00:24:42avec le JT d'abord
00:24:43de Sandra Chiumbo.
00:24:44Rebonjour Sandra,
00:24:45à la une,
00:24:45les discussions avec l'Iran
00:24:46s'intensifient.
00:24:48Le secrétaire d'État américain
00:24:49qui effectue sa première visite
00:24:50en Inde
00:24:51a évoqué
00:24:51un possible accord
00:24:52dès aujourd'hui.
00:24:53Oui,
00:24:53Marco Rubio
00:24:54est resté prudent
00:24:55et le président
00:24:56Donald Trump
00:24:56a demandé
00:24:57à ses négociateurs
00:24:58de ne pas se précipiter.
00:24:59L'Iran de son côté
00:25:01a mentionné
00:25:01des progrès
00:25:02dans les négociations
00:25:03tout en rejetant
00:25:04l'idée d'un accord imminent
00:25:05accusant Washington
00:25:06d'être versatile.
00:25:08Le détroit d'Hormuz
00:25:09qui reste l'un des points
00:25:10principaux
00:25:11de ces discussions.
00:25:12Téhéran a affirmé
00:25:13ce lundi
00:25:13imposer des frais
00:25:14pour des services
00:25:15de navigation
00:25:16et des mesures
00:25:17nécessaires
00:25:18à la protection
00:25:18de l'environnement
00:25:19plutôt que des péages
00:25:21aux navires
00:25:21transitant
00:25:22par cette voie stratégique.
00:25:23Le pape Léon XIV
00:25:25a appelé ce lundi
00:25:26à désarmer
00:25:27l'intelligence artificielle
00:25:29pour l'empêcher
00:25:30de dominer l'humain.
00:25:31C'est ce qui ressort
00:25:32de son premier texte majeur
00:25:33dévoilé par le Vatican.
00:25:36Le souverain pontife
00:25:36estime que cette technologie
00:25:38alimente le fossé
00:25:39entre les inclus
00:25:40et les exclus
00:25:41et appelle à encadrer
00:25:42et réguler les algorithmes
00:25:43avant de dénoncer
00:25:44les nouvelles formes
00:25:45d'esclavage
00:25:46derrière leur essor
00:25:47fulgurant.
00:25:48A l'international encore,
00:25:49le bilan s'alourdit
00:25:50aux Philippines
00:25:51après l'effondrement
00:25:52hier d'un bâtiment
00:25:53en construction.
00:25:54Ça s'est passé
00:25:55environ 80 kilomètres
00:25:56au nord de la capitale
00:25:57Manille.
00:25:58Les autorités ont annoncé
00:25:59au moins 4 morts
00:26:00et une dizaine
00:26:01de disparus.
00:26:02Cet accident a détruit
00:26:03partiellement
00:26:04un hôtel adjacent.
00:26:05Des secouristes
00:26:06ont fouillé,
00:26:06continuent à fouiller
00:26:07les décombres ce lundi
00:26:09affirmant avoir détecté
00:26:10des signes de vie.
00:26:11Et puis on va finir
00:26:12avec une image
00:26:13et une information
00:26:13plus légère
00:26:14qui va nous donner
00:26:15le sourire.
00:26:16Elle est la coqueluche
00:26:17de Saint-Jean-de-Luzes
00:26:18au Pays-Basque.
00:26:19Une jeune dauphine
00:26:21une femelle du dauphin
00:26:23a été
00:26:24élue domicile
00:26:25dans la baie
00:26:26de la station balnéaire.
00:26:27Oui, à l'approche
00:26:28de la saison estivale
00:26:29les autorités
00:26:30cherchent à préserver
00:26:31l'animal
00:26:32de l'engouement humain
00:26:33car trop de proximité
00:26:35avec les nageurs
00:26:36peut être risqué.
00:26:37Vous allez le voir
00:26:37le dauphin reste
00:26:39un animal sauvage
00:26:40dont les réactions
00:26:41peuvent être imprévisibles.
00:26:42Viviane Hervier
00:26:43et Anaïs Bauché.
00:26:46Il est arrivé
00:26:47dans la baie
00:26:47de Saint-Jean-de-Luzes
00:26:48il y a 7 mois
00:26:49en octobre dernier
00:26:50et depuis
00:26:51n'est pas reparti.
00:26:52Un dauphin
00:26:53suscite bien
00:26:53des interrogations.
00:26:55D'après les scientifiques
00:26:56c'est une femelle
00:26:56âgée de 6 à 8 ans
00:26:57qui n'a pas encore
00:26:58atteint la maturité.
00:27:00C'est un bébé
00:27:00de 200 kg
00:27:01et de 2 mètres
00:27:01qu'il faut gérer.
00:27:03J'ai envie de vous dire
00:27:04on gère malheureusement
00:27:05plus des humains
00:27:06qu'un dauphin
00:27:07parce que c'est
00:27:07les comportements
00:27:08des humains
00:27:08qui posent problème
00:27:10effectivement.
00:27:10Le jeune dauphin femelle
00:27:11attire les curieux
00:27:12et avec la belle saison
00:27:14ils sont nombreux
00:27:14à espérer une rencontre magique
00:27:16comme on le voit ici
00:27:17avec cette jeune femme
00:27:18qui est restée
00:27:18plusieurs minutes
00:27:19à son contact.
00:27:20Manifestement
00:27:21l'animal est lui aussi curieux
00:27:22à l'égard des humains
00:27:23et n'hésite pas
00:27:24à s'approcher du rivage.
00:27:25Je l'ai vu plusieurs fois
00:27:27si elle a envie
00:27:27de venir vous voir
00:27:28elle vient vous voir
00:27:29sinon vous pouvez
00:27:30toujours courir après
00:27:31ça ne sert à rien.
00:27:32C'est pas ce qu'elle a fait
00:27:33aujourd'hui ?
00:27:34Putain là j'ai eu peur.
00:27:36Elle m'a pris sous le bras
00:27:37avec le nez.
00:27:41Putain mais c'est elle.
00:27:43Elle n'est pas restée longtemps.
00:27:44Elle a fait un demi-tour
00:27:45elle est revenue
00:27:46un peu plus loin
00:27:47et hop elle a plongé.
00:27:49Pour le protéger
00:27:50la municipalité
00:27:51a érigé ce panneau
00:27:52rappelant les consignes
00:27:53à respecter
00:27:54avec sanction à l'appui.
00:27:55Une amende
00:27:56de 750 euros
00:27:57est encourue
00:27:58en cas d'interaction
00:27:58avec cette espèce
00:28:00qu'il faut chercher
00:28:00à l'éviter au maximum.
00:28:02La communauté scientifique
00:28:04espère que l'animal
00:28:05repartira de lui-même
00:28:06rejoindre ses congénères.
00:28:08Elle serait mieux
00:28:09avec les siens
00:28:10quand même
00:28:10cette dauphine.
00:28:11Ils lui ont donné un nom
00:28:12ou pas ?
00:28:12Non on ne sait pas.
00:28:14Ce serait intéressant
00:28:15de faire un petit sondage
00:28:16participatif
00:28:16pour donner un nom
00:28:17à la dauphine
00:28:18de Saint-Jean-de-Luz.
00:28:18Je lance l'idée.
00:28:19Merci beaucoup
00:28:20chère Sandra Chiyombo
00:28:21on se retrouve
00:28:22dans une trentaine
00:28:22de minutes
00:28:22pour un nouveau
00:28:25journal Ensemble.
00:28:26Je remercie
00:28:26Enaïm M. Fadel
00:28:27toujours avec nous
00:28:28Eric Brocardi
00:28:28porte-parole
00:28:29de la Fédération nationale
00:28:30des sapeurs-pompiers
00:28:30merci à Constantin
00:28:32de Vergen
00:28:32de nous avoir rejoint
00:28:33également
00:28:34journaliste spécialiste
00:28:34de la religion catholique
00:28:35on va s'intéresser
00:28:36à l'engouement
00:28:36assez exceptionnel
00:28:37autour du pèlerinage
00:28:39de Chartres
00:28:39en ce lundi
00:28:40de Pentecôte.
00:28:41Mais d'abord
00:28:41je voulais qu'on conclue
00:28:42sur notre précédent sujet
00:28:43et c'est pour ça
00:28:44que vous nous faites l'amitié
00:28:44de rester avec nous
00:28:45également
00:28:46colonel Brocardi
00:28:47je voudrais qu'on parle
00:28:48de la météo
00:28:48et peut-être donner
00:28:49quelques conseils
00:28:50à nos téléspectateurs
00:28:51d'abord
00:28:53rejoindre Patrick Marlière
00:28:54merci beaucoup
00:28:55d'être avec nous
00:28:55alors qu'on voit
00:28:56ces cartes
00:28:57qu'on n'a pas l'habitude
00:28:58de voir
00:28:58un 25 mai
00:29:00des températures
00:29:01qui peuvent montrer
00:29:02par endroits
00:29:02je crois qu'on atteint
00:29:03des pics de chaleur
00:29:04à 36 degrés
00:29:05Patrick Marlière
00:29:06météorologue
00:29:06merci beaucoup
00:29:07d'être avec nous
00:29:07c'est le mois de mai
00:29:08de tous les records
00:29:09il n'a jamais fait
00:29:10aussi chaud en France
00:29:11c'est la canicule
00:29:12ou pas ?
00:29:13Alors oui
00:29:14il y a une vigilance canicule
00:29:15alors de premier niveau
00:29:17sur les 15 départements
00:29:19de l'ouest de la France
00:29:20y compris Paris
00:29:20pourquoi cette vigilance canicule
00:29:22parce que pendant
00:29:23au moins 2 jours
00:29:24voire 3 jours
00:29:25on va atteindre
00:29:25des pics de chaleur
00:29:26on n'est pas en vigilance orange
00:29:28canicule
00:29:28car pour installer
00:29:30cette vigilance orange
00:29:31il faut que
00:29:32certes il y ait 3 jours
00:29:33avec ces fortes chaleurs
00:29:34mais que les nuits
00:29:35qui entourent
00:29:36ces 3 journées
00:29:38le mercure
00:29:39ne redescende pas
00:29:40en dessous de 20 degrés
00:29:41alors on a eu
00:29:41quelques nuits tropicales
00:29:42cette nuit
00:29:43le mercure
00:29:44est resté supérieur
00:29:45à 20 degrés
00:29:46à Boulogne-sur-Mer
00:29:48alors que
00:29:48c'est jamais la température
00:29:49que l'on atteint
00:29:50l'après-midi
00:29:51pendant cette période
00:29:52de l'année
00:29:52donc oui
00:29:52à moi tout à fait
00:29:53exceptionnel
00:29:54record
00:29:54je regardais tout à l'heure
00:29:56sur le Finistère
00:29:57quasiment sur toutes les stations
00:29:58météo
00:29:58on a dépassé
00:29:59les 30 à 32 degrés
00:30:01on a battu des records
00:30:01partout
00:30:02c'est le cas
00:30:03dans d'autres régions
00:30:04du sud-ouest
00:30:04de la France
00:30:06à peu près une centaine
00:30:07de records
00:30:07déjà battus
00:30:08à 15 heures
00:30:08et ça va continuer
00:30:09jusqu'à 17 heures
00:30:39sur la France
00:30:40climatique
00:30:41accentue ces phénomènes
00:30:42et ne les invente pas
00:30:44en tout cas
00:30:44cette situation
00:30:45est vraiment paradoxale
00:30:46pour la journée
00:30:47de demain
00:30:48demain
00:30:48on attend
00:30:4934 degrés à Brest
00:30:5126 degrés à Monaco
00:30:5234 à Brest
00:30:53la situation météo
00:30:54s'est inversée
00:30:5534 à Brest
00:30:56j'ai jamais entendu ça
00:30:57de ma vie
00:30:57on a déjà eu
00:30:5734 degrés à Brest
00:30:58non c'est encore des records
00:31:00on a battu un record
00:31:01aujourd'hui
00:31:01on va en battre
00:31:02à notre demain
00:31:03et l'écart sera
00:31:04tellement important
00:31:05je vous dis
00:31:05il y a 8 degrés d'écart
00:31:06entre Brest et Monaco
00:31:07on doit ça
00:31:08à ce dôme de chaleur
00:31:09cette chaleur
00:31:09qui se cantonne
00:31:11sur les régions
00:31:11les plus au nord
00:31:12et qui s'intensifie
00:31:13au fil des jours
00:31:14tandis que
00:31:15le bassin méditerranéen
00:31:16profite d'un vent de sud
00:31:18donc l'air
00:31:18qui est sur la Méditerranée
00:31:19envahit le pourtour méditerranéen
00:31:21et amène une masse d'air
00:31:23légèrement plus fraîche
00:31:24et on voit les prévisions
00:31:25pour demain
00:31:26en même temps
00:31:26que vous nous expliquez ça
00:31:27dernière question
00:31:29avant de vous libérer
00:31:29monsieur Marlière
00:31:30est-ce que
00:31:31et on l'écrit en bas de l'écran
00:31:33est-ce que
00:31:33la chaleur actuelle
00:31:35m'envoie un signal
00:31:36pour me dire
00:31:37cet été sera torride
00:31:40on aura des épisodes
00:31:41des canicules
00:31:43inévitablement cet été
00:31:44et notamment au mois de juillet
00:31:45le mois de juin
00:31:46lui aussi
00:31:47s'annonce chaud
00:31:48et surtout très orageux
00:31:49c'est surtout ça
00:31:50qu'on va surveiller
00:31:51à partir de la semaine prochaine
00:31:52une tendance orageuse
00:31:54qui pourrait se manifester
00:31:55en juin
00:31:55oui
00:31:56il sera chaud cet été
00:31:57et on retrouvera
00:31:59des épisodes de canicules
00:32:00sur la France
00:32:01au moins
00:32:02jusqu'en septembre
00:32:03on n'y échappera pas
00:32:04il va falloir s'y habituer
00:32:06en effet
00:32:06en tout cas
00:32:06c'est ce que l'on comprend
00:32:07Patrick Marlière
00:32:08météorologue
00:32:09merci beaucoup
00:32:09d'être intervenu
00:32:10colonel Brocardi
00:32:11peut-être un mot
00:32:12avant de conclure
00:32:13sur ce sujet
00:32:14on dit souvent
00:32:15aux gens
00:32:16de s'hydrater
00:32:18de fermer les volets
00:32:19on connaît les conseils
00:32:19un petit peu
00:32:20un petit peu par cœur
00:32:21est-ce qu'il y a quelque chose
00:32:21qui n'a jamais été dit
00:32:22qui est du bon sens
00:32:24et qu'il faut avoir en tête
00:32:26pour se prémunir
00:32:27et pour ne pas avoir
00:32:28à faire le 18
00:32:29je pense que déjà
00:32:29il faut garder le sourire
00:32:30parce que c'est quand même
00:32:31des beaux climats
00:32:33on va dire
00:32:33sur un territoire national
00:32:35qui est ensoleillé
00:32:35enfin
00:32:36et je pense qu'aujourd'hui
00:32:37il y en a beaucoup
00:32:37qui ont subi des inondations
00:32:38et qui sont ravis
00:32:39d'avoir ces niveaux de chaleur
00:32:40pour assécher
00:32:40après on peut la subir
00:32:41la chaleur aussi
00:32:42et forcément
00:32:43il y a le sujet
00:32:44on va dire
00:32:45de première intention
00:32:46et de première nécessité
00:32:48qui est de se rappeler
00:32:49de toujours surveiller
00:32:50les plus jeunes
00:32:50comme les plus anciens
00:32:51et de faire appel
00:32:52à cette solidarité
00:32:53on l'a évoqué tout à l'heure
00:32:54les zones surveillées
00:32:54au niveau des baignades
00:32:56et je pense qu'aujourd'hui
00:32:57il faut juste avoir
00:32:58les bons réflexes
00:32:58et que ces aversions
00:32:59de changements
00:32:59assez aigus
00:33:01en termes de température
00:33:02comme en termes de climat
00:33:03sont de plus en plus récurrents
00:33:04et qu'on s'inscrit vraiment
00:33:06dans une précocité
00:33:07qui va nécessiter
00:33:08on va dire
00:33:08d'adopter les gestes
00:33:09et les bons comportements
00:33:10qui protègent
00:33:10et qui sauvent
00:33:11ce que font les sapeurs-pompiers
00:33:12sur les grands événements
00:33:13lorsqu'ils sensibilisent
00:33:14les gens et les concitoyens
00:33:15que ce soit justement
00:33:16dans le cadre
00:33:17des promenades en forêt
00:33:18d'éviter d'allumer
00:33:20des feux sauvages
00:33:21de jeter sa cigarette
00:33:22n'importe où
00:33:22on va revenir
00:33:22sur ces côtés-là
00:33:24parce qu'on parle de l'humain
00:33:25mais il y a le stress hydrique
00:33:26des végétaux
00:33:27il y a aussi malheureusement
00:33:28une partie de l'écosystème
00:33:29qui subit foncément le risque
00:33:31donc tous ces sujets-là
00:33:33aujourd'hui
00:33:33doivent nous faire prendre conscience
00:33:35que le moindre fait
00:33:36c'est déjà
00:33:37ce qu'on va aboutir aujourd'hui
00:33:38et qu'on va effectuer
00:33:39va avoir des conséquences
00:33:40on va dire
00:33:40sur notre sécurité
00:33:41et notre protection
00:33:42et nous amène les animaux
00:33:43excusez-moi
00:33:43c'est ce que je disais à l'instant
00:33:44c'est l'écosystème
00:33:45c'est-à-dire que
00:33:46aussi bien oiseaux ou autres
00:33:47aujourd'hui prennent un coup
00:33:48donc je ne suis pas
00:33:49spécialiste à la matière
00:33:50si vous avez un petit balcon
00:33:51une petite terrasse
00:33:52mettez un petit verre d'eau
00:33:53un petit récipient
00:33:54mais même
00:33:55nos chats
00:33:55nos chiens
00:33:56les abeilles aussi
00:33:57vous mettez un petit récipient
00:33:59puis il y a des petites abeilles
00:34:00qui viennent venir butiner
00:34:00mais non mais c'est vrai
00:34:01elles boivent aussi les abeilles
00:34:02vous savez
00:34:04on va conclure sur ce sujet
00:34:06pardon
00:34:07on n'est pas seul
00:34:08on n'est pas seul
00:34:09à souffrir de la chaleur
00:34:10pour ceux qui souffrent
00:34:10de la chaleur
00:34:11record historique de chaleur
00:34:12battu au Royaume-Uni
00:34:14et également Sidonie Gaucher
00:34:15qui est avec nous
00:34:15pour conclure cette thématique
00:34:16bonjour Sidonie
00:34:18c'est London
00:34:19c'est Hyde Park derrière vous
00:34:20je ne sais pas
00:34:21non c'est le sud de Londres
00:34:23c'est à côté de Brookwell Park
00:34:25où il y a un festival
00:34:26je ne connais pas
00:34:27il y a aussi beaucoup de bruit
00:34:28et des records de chaleur
00:34:30en Angleterre
00:34:31j'ai vu 33,5 degrés
00:34:34près de Londres
00:34:34cet après-midi
00:34:35comment font les londonniens
00:34:36et les britanniques ?
00:34:38oui c'est à Heathrow
00:34:39qu'on a vu
00:34:40qu'on a enregistré
00:34:42des températures
00:34:44allant jusqu'à 33,5 degrés
00:34:46et on a des températures
00:34:47qui sont autour
00:34:48de 30 degrés
00:34:50c'est un record déjà
00:34:51pour la saison estivale
00:34:54donc là c'est un record
00:34:55c'est le mois de mai
00:34:57le plus chaud
00:34:58enregistré
00:34:59la dernière fois
00:34:59ce record a été enregistré
00:35:00en 1922
00:35:02puis en 1944
00:35:04mais ce qui se passe
00:35:05c'est qu'on s'attend à battre
00:35:06ce record de 2 degrés de plus
00:35:08donc en général
00:35:08quand les records sont battus
00:35:09c'est de quelques dixièmes seulement
00:35:11mais là on s'attend
00:35:11à avoir des températures
00:35:13de 35 degrés
00:35:14c'est un record de température
00:35:16le jour
00:35:17mais aussi la nuit
00:35:17et on frôle ici
00:35:19des nuits
00:35:19qu'on dit tropicales
00:35:21c'est à dire que
00:35:21ça ne descend pas
00:35:22en dessous de 20 degrés
00:35:23alors est-ce que le pays
00:35:24est préparé ?
00:35:25absolument pas
00:35:26dans le Sussex
00:35:27il y a déjà 500 foyers
00:35:29qui n'ont plus d'eau
00:35:29à cause de l'explosion
00:35:31de la demande d'eau
00:35:32le pays n'est absolument pas
00:35:34préparé à ces vagues de chaleur
00:35:36merci beaucoup
00:35:37et bon courage
00:35:38à nos amis britanniques
00:35:39qui pour une fois
00:35:41connaissent une vague de chaleur
00:35:43merci beaucoup
00:35:43colonel Brocardi
00:35:44d'avoir été avec nous
00:35:45on va changer complètement
00:35:47de sujet
00:35:48et se tourner un petit peu
00:35:48plus vers Constantin de Vergen
00:35:50puisque ce lundi
00:35:51de Pentecôte
00:35:52le pèlerinage de Chartres
00:35:54organisé par l'association
00:35:55traditionnaliste
00:35:56Notre-Dame de la Chrétienté
00:35:57touche à sa fin
00:35:59les 20 000 participants
00:36:0020 000
00:36:00je crois que c'était 16 000
00:36:01l'année dernière
00:36:02de mémoire
00:36:03donc il y a vraiment
00:36:03des regains de participation
00:36:06ils ont rejoint Chartres
00:36:07pour assister à la messe
00:36:08présidée par le cardinal
00:36:09Raymond Burke
00:36:10le cardinal américain
00:36:11qui est en cours
00:36:12je crois au moment
00:36:12où on se parle
00:36:13ce qui est intéressant
00:36:14c'est que l'attractivité
00:36:15de cet événement
00:36:15elle est grandissante
00:36:17notamment chez les jeunes
00:36:19d'abord allons sur place
00:36:19à Orléans
00:36:20Tancred Guillotel
00:36:21pour CNews
00:36:22Tancred Atmosphère
00:36:23alors j'imagine que
00:36:24tout ce beau monde
00:36:25enfin je ne suis pas sûr
00:36:26qu'on mette 20 000 personnes
00:36:26dans l'église en tout cas
00:36:28alors je crois qu'il y a des gens
00:36:29qui souffrent de la chaleur
00:36:30également derrière vous
00:36:31en tout cas
00:36:32j'espère que ça va
00:36:33pour la dame
00:36:33qui vient de passer
00:36:34sur un brancard
00:36:34à côté de vous
00:36:36du coup ça m'a fait perdre
00:36:37un petit peu le fil
00:36:38comment ça se passe
00:36:39quelle est l'atmosphère
00:36:40sur place ?
00:36:43Écoutez l'atmosphère
00:36:44ici on est en plein
00:36:45pendant cette messe
00:36:46de clôture
00:36:47du pèlerinage de Chartres
00:36:48donc l'atmosphère
00:36:49elle est plutôt calme
00:36:49on entend les chants
00:36:50les chants en latin
00:36:51qui sont récités
00:36:52chantés ici
00:36:53par tous les pèlerins
00:36:54vous l'avez dit
00:36:55tout le monde n'a pas pu rentrer
00:36:56dans la cathédrale
00:36:57vous avez des milliers de pèlerins
00:36:58qui sont à l'intérieur
00:36:59mais d'autres aussi
00:37:00qui assistent à la messe
00:37:01sur des écrans géants
00:37:02à l'extérieur de l'édifice
00:37:04les premiers en tout cas
00:37:06que l'on a vu arriver ici
00:37:07les premiers de ces 20 000 pèlerins
00:37:09présents ici
00:37:09c'était les chapitres enfants
00:37:11et c'était l'un des éléments
00:37:12marquants en tout cas
00:37:13c'était de voir leur joie
00:37:14leur ferveur
00:37:15après trois jours
00:37:16de marche éprouvante
00:37:18ils continuaient toutefois
00:37:19à prier
00:37:20à chanter la Vierge Marie
00:37:21à tue-tête
00:37:22dans les rues de Chartres
00:37:23un autre élément
00:37:24pour vous qualifier
00:37:25également l'atmosphère
00:37:26l'ambiance qui règne ici
00:37:27et bien c'est l'importance
00:37:29qui est accordée
00:37:30à la liturgie
00:37:31on a vu une procession
00:37:33des bannières
00:37:33qui est rentrée dans la cathédrale
00:37:35avec toutes les bannières
00:37:36les croix appartenant au chapitre
00:37:38on a vu également
00:37:38une procession
00:37:39des religieux
00:37:40avec chacun
00:37:42des ornements liturgiques
00:37:43ornés
00:37:44décorés
00:37:44on sent donc
00:37:45qu'il y a une volonté
00:37:46de mettre le sacré
00:37:47au sens
00:37:47de cette messe
00:37:48de clôture
00:37:50du pèlerinage de Chartres
00:37:51ici de cette 44ème édition
00:37:53du pèlerinage de Chartres
00:37:54merci beaucoup
00:37:55Tancrede Guillotel
00:37:56à Chartres
00:37:57alors que cette messe
00:37:58a commencé
00:37:58il y a un peu plus d'une heure
00:38:00maintenant
00:38:00en la cathédrale
00:38:02de Chartres
00:38:03je ne sais pas pourquoi
00:38:03j'ai dit Orléans
00:38:04c'est évidemment
00:38:04à Chartres
00:38:05que ça se passe
00:38:07je voudrais qu'on va
00:38:07à cette séquence
00:38:08avant de me tourner vers vous
00:38:09ces jeunes pèlerins
00:38:10regardez
00:38:28ce que je notais
00:38:30Constantin de Vergène
00:38:31pardonnez-moi
00:38:32c'est vraiment
00:38:33cet engouement
00:38:34il y a un paradoxe
00:38:35dans ce pays
00:38:35c'est qu'on dit
00:38:36que la foi
00:38:37la religion
00:38:38la chrétienté
00:38:39est en train
00:38:40de s'éteindre
00:38:40par la volonté
00:38:41c'est de certains
00:38:42aussi
00:38:42mais on se rend compte
00:38:43que l'engouement
00:38:44autour de ces réunions
00:38:45de ces événements
00:38:47religieux
00:38:47est grandissant
00:38:48et notamment
00:38:49chez les jeunes
00:38:50on met sa vie
00:38:51entre parenthèses
00:38:52pendant quelques jours
00:38:53quelques heures
00:38:53là c'est quelques jours
00:38:54en l'occurrence
00:38:55pour se mettre
00:38:56au service du sacré
00:38:57oui il faut effectivement
00:38:58vraiment parler
00:38:58d'engouement
00:38:59vous avez donné les chiffres
00:39:00c'est à peu près
00:39:0020 000 personnes
00:39:01cette année
00:39:03chaque année
00:39:04il y avait 2 000
00:39:043 000 personnes
00:39:05en plus
00:39:06les organisateurs
00:39:07d'ailleurs parlent bien
00:39:08de la période
00:39:09du Covid
00:39:09en disant que
00:39:10l'après-Covid
00:39:11a marqué
00:39:11un regain d'intérêt
00:39:13pour le pèlerinage
00:39:14et quand on interroge
00:39:16les pèlerins
00:39:16d'abord
00:39:17ils sont très jeunes
00:39:18puisque c'est 20 ans
00:39:18de moyenne d'âge
00:39:20tous
00:39:21sur ce pèlerinage
00:39:22précisément
00:39:2220 ans de moyenne d'âge
00:39:25donc de moyenne
00:39:26c'est à dire que vous avez
00:39:27des plus jeunes
00:39:28mais c'est beaucoup
00:39:29de jeunes
00:39:31qui expliquent d'abord
00:39:32que c'est vraiment
00:39:33pour eux une expérience
00:39:35spirituelle
00:39:35c'est physique
00:39:36puisque c'est 100 km
00:39:37en 3 jours
00:39:38en plus avec des chaleurs
00:39:40caniculaires
00:39:40et je peux vous dire
00:39:41que dans la plaine
00:39:42de la Beauce
00:39:42autour de Chartres
00:39:43quand il y a du soleil
00:39:44ça tape fort
00:39:45donc là
00:39:45c'est vraiment
00:39:46très physique
00:39:49c'est un engagement
00:39:50c'est pas simplement
00:39:51une balade entre copains
00:39:52le week-end
00:39:53c'est un engagement
00:39:54un pèlerinage
00:39:55comme celui-là
00:39:55c'est vraiment physique
00:39:56et c'est dans une volonté
00:39:57de
00:39:59il y a plusieurs
00:40:00de conversion
00:40:01ça c'est vraiment
00:40:02un terme
00:40:03dans le vocabulaire catholique
00:40:05c'est à dire
00:40:06de changer sa vie
00:40:07de se remettre
00:40:10on va dire
00:40:10sur des bons rails
00:40:11il y a aussi un aspect
00:40:12il ne faut pas se mentir
00:40:13communautaire
00:40:14dans le sens
00:40:15où il y a aussi
00:40:15beaucoup de jeunes
00:40:16qui viennent se retrouver
00:40:18pour se dire
00:40:19finalement on n'est pas seul
00:40:20on n'est pas les seuls
00:40:21on n'est pas les seuls
00:40:22catholiques
00:40:23dans notre coin
00:40:25mais en tout cas
00:40:26c'est vraiment
00:40:26une démarche
00:40:28volontaire
00:40:29que reflète d'ailleurs
00:40:30le caractère physique
00:40:31de la marche
00:40:32et justement
00:40:33je vais dans le sens
00:40:33de cette phrase
00:40:34que vous venez de formuler
00:40:36en fait
00:40:36il y a
00:40:39découlant
00:40:39de ce
00:40:40de ce
00:40:41regain de jeunesse
00:40:42je parle des baptêmes
00:40:43des 12-18 ans également
00:40:44qui sont en très grande
00:40:45augmentation
00:40:47il y a ce besoin
00:40:48aujourd'hui
00:40:49dans une société
00:40:49fracturée
00:40:50d'appartenir
00:40:51à une communauté
00:40:52aussi
00:40:53c'est peut-être ça
00:40:53le marqueur fort
00:40:54est-ce que l'on doit
00:40:55comprendre
00:40:55ah oui exactement
00:40:57surtout vraiment
00:40:57encore une fois
00:40:58quand on discute
00:40:58avec ces pèlerins
00:40:59et plus largement
00:41:00avec les catéchubènes
00:41:02c'est-à-dire ceux
00:41:02qui vont se faire baptiser
00:41:03enfin bref
00:41:03les jeunes catholiques
00:41:05il y a manifestement
00:41:06et ça tous les
00:41:07les prêtres
00:41:08même les sociologues
00:41:09le constatent
00:41:10il y a un changement
00:41:11d'état d'esprit
00:41:11c'est-à-dire qu'on n'est plus
00:41:12dans une génération
00:41:13où la foi
00:41:15était un peu honteuse
00:41:16où on n'osait pas trop
00:41:18je veux dire
00:41:19se mettre en avant
00:41:19mais c'est pas le bon terme
00:41:20mais en tout cas
00:41:21l'afficher
00:41:21revendiquer
00:41:22revendiquer
00:41:22voilà mais sans ostentation
00:41:24juste dire
00:41:24ce sont des jeunes
00:41:26qui vivent dans des environnements
00:41:27en plus
00:41:28on va dire
00:41:29multiculturels
00:41:30donc ils doivent se positionner
00:41:31et ils sont un peu
00:41:32renvoyés à leur propre identité
00:41:33et beaucoup
00:41:34vous parliez des baptêmes
00:41:35beaucoup viennent
00:41:36demander le baptême
00:41:37parce que
00:41:38eh bien
00:41:39ils veulent
00:41:40ils veulent cette foi
00:41:41ils retrouvent la foi
00:41:42qui est la foi de leur père
00:41:43notamment
00:41:44et qu'ils veulent la remettre
00:41:45au centre de leur vie
00:41:46et tous ces jeunes
00:41:47notamment
00:41:47qui vont marcher
00:41:48mais il n'y a pas que des jeunes
00:41:49c'est 20 ans de moyenne d'âge
00:41:50mais il y a aussi des cadragénaires
00:41:51des quinquagénaires
00:41:52et plus
00:41:52qui marchent
00:41:54ce sont des personnes
00:41:54qui veulent mettre au coeur
00:41:56de leur vie
00:41:56la foi catholique
00:41:57et le montrer
00:41:59de manière
00:41:59je vais dire
00:42:00publiquement
00:42:00puisque c'est un pèlerinage
00:42:02donc c'est un acte
00:42:03un acte public
00:42:04c'est amusant de voir
00:42:05ces jeunes là
00:42:06je ne sais pas exactement
00:42:07en quoi ça consiste
00:42:08cette espèce de
00:42:09il y a une espèce de
00:42:11de tranchée
00:42:12entre deux groupes de jeunes
00:42:13qui viennent
00:42:14et qui s'accumulent
00:42:14les uns aux autres
00:42:15c'est que Charlotte Dornelas
00:42:16notre amie et consœur
00:42:17a participé à ce pèlerinage
00:42:18de Chartres
00:42:20elle nous a livré
00:42:20un témoignage
00:42:22Bonjour Charlotte Dornelas
00:42:23alors est-ce que vous pouvez
00:42:24nous donner votre sentiment
00:42:25sur le pèlerinage
00:42:27s'il vous plaît
00:42:28bah écoutez
00:42:29c'est un moment
00:42:30assez exceptionnel
00:42:31mais il y a
00:42:31de très nombreuses personnes
00:42:33la plupart du temps jeunes
00:42:34qui se retrouvent
00:42:35et qui acceptent
00:42:37c'est de mettre leur vie
00:42:37leur confort
00:42:38surtout entre parenthèses
00:42:39pendant trois jours
00:42:39pour marcher de Notre-Dame
00:42:41de Paris à Notre-Dame
00:42:41de Chartres
00:42:42avec une seule ambition
00:42:43demander au bon Dieu
00:42:44de répondre aux attentes
00:42:45aux joies
00:42:45aux espérances
00:42:46et aux souffrances aussi
00:42:47de tous les hommes
00:42:48en France
00:42:48et puis plus largement
00:42:50dans le monde entier
00:42:50donc c'est
00:42:51je trouve ça magnifique
00:42:52voilà
00:42:53et ressourçant
00:42:55c'est intéressant
00:42:56parce qu'on est vraiment
00:42:57et on le fait
00:42:58parce que c'est
00:42:59c'est une réalité
00:43:00on voit un pays
00:43:00qui s'effondre
00:43:02de tous les côtés
00:43:03et de voir
00:43:05ce paradoxe
00:43:05d'une église catholique
00:43:06qui continue de faire rêver
00:43:07une foi qui est encore vivante
00:43:09ça donne aussi un peu d'espoir
00:43:10et je pense que c'est aussi pour ça
00:43:11que ces jeunes font ce déplacement
00:43:14moi j'aime bien aimer
00:43:15ce que vous avez dit
00:43:15c'est retrouver
00:43:17la foi en fait
00:43:18en tout cas
00:43:19renouer
00:43:21avec sa foi
00:43:21il l'affichait
00:43:22parce que moi j'ai connu
00:43:23la France qui était fière
00:43:25de ses racines judéo-chrétiennes
00:43:27où le dimanche
00:43:28je voyais mes amis
00:43:29la majorité d'ailleurs
00:43:30aller à l'église
00:43:31qui était fière
00:43:32de dire leur foi
00:43:32et petit à petit
00:43:33on a vu
00:43:34qu'ils étaient ostracisés
00:43:35et qu'ils ne devaient plus
00:43:37afficher leur foi
00:43:38et moi je pense
00:43:39que ça a été aussi
00:43:40une dérive de la laïcité
00:43:41parce que la laïcité
00:43:42c'était pas
00:43:43condamner la foi
00:43:44c'était pas
00:43:46contre la religion
00:43:47au contraire
00:43:48ça permettait
00:43:49de vivre sa religion
00:43:50mais de la vivre
00:43:51en privé
00:43:52de pouvoir aussi
00:43:53l'afficher
00:43:54mais que ça ne soit pas
00:43:55dans tout ce qui est
00:43:56la sphère politique
00:43:58et publique
00:43:59donc aujourd'hui
00:44:00on sent qu'il y a
00:44:00une volonté
00:44:01de renouer
00:44:02avec ses racines
00:44:03judéo-chrétiennes
00:44:05et d'en être fier
00:44:06c'est ça que moi je vois
00:44:07et cette effectivement
00:44:08communion
00:44:09comme vous avez appelé
00:44:10c'est qu'aujourd'hui
00:44:11ces jeunes
00:44:11parce qu'ils sont très jeunes
00:44:12ont envie de faire
00:44:13communion ensemble
00:44:14et d'être encore une fois
00:44:16fiers de leur identité
00:44:17et de leurs racines
00:44:18judéo-chrétiennes
00:44:19dernier mot
00:44:20oui aussi dire
00:44:21préciser que c'est
00:44:23également
00:44:23et peut-être avant tout
00:44:24une démarche personnelle
00:44:25et que les pèlerins
00:44:26qui vont marcher
00:44:28jusqu'à Chartres
00:44:28c'est vraiment
00:44:30eux
00:44:30c'est leur vie
00:44:31qu'ils mettent
00:44:32on va dire
00:44:32sur la route de Chartres
00:44:33il y a cet aspect
00:44:34communautaire
00:44:35que j'ai évoqué
00:44:36mais vraiment
00:44:37le cœur du sujet
00:44:38c'est une démarche personnelle
00:44:39et ça permet de répondre
00:44:40d'ailleurs
00:44:40parce qu'il y a toujours
00:44:41un peu des polémiques
00:44:42à l'époque de Chartres
00:44:44où on présente ce pèlerinage
00:44:46comme un pèlerinage identitaire
00:44:48qu'on le brocarde
00:44:48comme un pèlerinage politique
00:44:50vraiment
00:44:50mais on en a que cure
00:44:52j'ai envie de vous dire
00:44:53mais vous savez
00:44:53ceux qui veulent effacer
00:44:54les racines de ce pays
00:44:55sont toujours debout
00:44:56et c'est un combat
00:44:58c'est un combat
00:44:59c'est un combat culturel
00:45:00c'est une vraie démarche
00:45:01de foi personnelle
00:45:02une démarche assez humble
00:45:03parce qu'il faut
00:45:04faire les 100 kilomètres
00:45:06donc voilà
00:45:07une belle démarche
00:45:07l'identité n'est pas
00:45:08un gros mot
00:45:10il rentre à pied aussi ?
00:45:12il rentre en train
00:45:13d'accord
00:45:13parce que quand même
00:45:14100 kilomètres à pied
00:45:16ça use les souliers
00:45:18merci beaucoup
00:45:19d'avoir été avec nous
00:45:20Constantin de Vergen
00:45:22on va marquer une pause
00:45:23Naïma vous restez avec nous
00:45:24jusqu'au bout
00:45:25jusqu'à 17h
00:45:26on va retrouver
00:45:26d'autres invités
00:45:27d'autres sujets
00:45:28la pause
00:45:29et à tout de suite
00:45:32120 minutes info
00:45:34la suite
00:45:34bonjour à tous
00:45:35à ceux qui nous rejoignent
00:45:36bien sûr sur CNews
00:45:37pour cette deuxième heure
00:45:38d'information
00:45:39qui commence bien sûr
00:45:40avec le rappel de l'essentiel
00:45:41Sandra Chiambo
00:45:42à la une de l'actualité
00:45:43un adolescent de 16 ans
00:45:45a été interpellé à Rennes
00:45:47au lendemain
00:45:47de la découverte
00:45:48d'un corps
00:45:48d'un garçon de 12 ans
00:45:50de nombreux policiers
00:45:51étaient toujours présents
00:45:52sur les lieux
00:45:52ce lundi
00:45:53des plongeurs ont sondé
00:45:54la rivière à côté
00:45:55à la recherche d'indices
00:45:56à quelques mètres de là
00:45:58un jeune garçon
00:45:58a été retrouvé mort
00:45:59dans un endroit boisé
00:46:00sur une rive de la Vilaine
00:46:02il avait une serviette
00:46:03nouée
00:46:03nouée
00:46:04autour du cou
00:46:05à l'occasion
00:46:06de la journée
00:46:07internationale
00:46:07des enfants
00:46:08disparus
00:46:09ce 25 mai
00:46:10la fondation
00:46:10droit d'enfance
00:46:11tire la sonnette d'alarme
00:46:1240 953 disparitions
00:46:15de mineurs
00:46:15ont été signalées
00:46:16aux forces de l'ordre
00:46:17l'année dernière
00:46:18soit 112 enfants
00:46:19par jour
00:46:20un chiffre à la hausse
00:46:21de 6,4%
00:46:22en 2025
00:46:23en partie dû
00:46:24à l'augmentation
00:46:25du nombre de fugues
00:46:26le 116 000
00:46:27est le numéro
00:46:28d'urgence européen
00:46:29gratuit accessible
00:46:3024h sur 24
00:46:32et 7 jours sur 7
00:46:33et puis une explosion
00:46:34ce matin dans un immeuble
00:46:35à Vix
00:46:36en Vendée
00:46:37a fait 7 victimes
00:46:38dont un blessé grave
00:46:39la personne
00:46:40à l'origine de l'accident
00:46:41elle a été évacuée
00:46:42en hélicoptère
00:46:43vers Nantes
00:46:43une tentative de suicide
00:46:45au gaz serait
00:46:45à l'origine
00:46:46selon le sous-préfet
00:46:48de la Roche-sur-Lyon
00:46:49qui s'est rendu
00:46:50sur place
00:46:50une enquête a été ouverte
00:46:52pour incendie volontaire
00:46:53Merci beaucoup Sandra
00:46:55on vous retrouve
00:46:55dans une trentaine de minutes
00:46:56pour un nouveau point
00:46:57sur l'actu
00:46:57dans ce 120 minutes info
00:46:58avec Elodie Huchard
00:46:59qui nous a rejoint
00:47:00du service politique
00:47:00bonjour Elodie
00:47:01bonjour Mehdi Raich
00:47:03merci d'être là
00:47:03analyste politique
00:47:05Naïman Fadel
00:47:05toujours présente
00:47:06comme depuis le début
00:47:07de cette émission
00:47:07Mathieu Devez
00:47:08bonjour Julien
00:47:09qui est dans les starting blocks
00:47:11pour notre prochain sujet
00:47:13de service police justice
00:47:14il y a des choses à dire
00:47:15sur cette mesure forte
00:47:16qui fait l'unanimité
00:47:17auprès des français
00:47:18question
00:47:19êtes-vous pour ou contre
00:47:21l'expulsion des trafiquants
00:47:22de drogue
00:47:23de leurs logements sociaux
00:47:24lorsqu'ils vivent
00:47:24dans un logement social
00:47:26évidemment
00:47:26sondage CSA pour CNews
00:47:28JDD et Europe 1
00:47:29dont les résultats
00:47:30sont publiés aujourd'hui
00:47:31qui démontrent
00:47:32qu'une très grande majorité
00:47:3391% des interrogés
00:47:35sont d'accord
00:47:36avec le départ forcé
00:47:36des trafiquants de drogue
00:47:37qui vivent
00:47:38dans des logements sociaux
00:47:39état des lieux
00:47:40d'abord
00:47:40de ces expulsions
00:47:42et de leur aspect effectif
00:47:43avec ce sujet
00:47:44de Michael Dos Santos
00:47:46La loi narcotrafique
00:47:48facilite l'expulsion
00:47:49de leur logement
00:47:50des familles de dealers
00:47:51désormais
00:47:52les préfets
00:47:53peuvent ordonner
00:47:53aux bailleurs
00:47:54de saisir le juge
00:47:55pour résilier le bail
00:47:56ils doivent au préalable
00:47:58constater que le locataire
00:47:59ne respecte pas
00:48:00l'obligation
00:48:01de jouissance paisible
00:48:02de son logement
00:48:03obligation étendue
00:48:04au même ensemble
00:48:05immobilier
00:48:05et aux abords
00:48:06mais aussi
00:48:07que les agissements
00:48:08en lien avec
00:48:09des activités
00:48:10de trafic
00:48:10de stupéfiants
00:48:11troublent l'ordre public
00:48:13de manière grave
00:48:14ou répétée
00:48:15Depuis la promulgation
00:48:16de la loi
00:48:17en juin dernier
00:48:17seules 29 familles
00:48:19ont été expulsées
00:48:20soit un peu plus
00:48:21de 8%
00:48:22des injonctions
00:48:23envoyées aux bailleurs
00:48:23par les préfets
00:48:25Un chiffre assez faible
00:48:26qui s'explique
00:48:27par les nombreuses
00:48:28procédures en cours
00:48:29mais aussi par le pouvoir
00:48:30d'appréciation des juges
00:48:32Mardi dernier
00:48:33un bailleur social
00:48:34qui avait réclamé
00:48:35l'expulsion
00:48:36de deux familles
00:48:36d'un logement HLM
00:48:37de la cité
00:48:38de la Castellane
00:48:39à Marseille
00:48:39a été débouté
00:48:41Pour l'une d'entre elles
00:48:42le juge a considéré
00:48:43que les moquements
00:48:44n'étaient pas assez précis
00:48:45Les multiples condamnations
00:48:47de l'un des enfants
00:48:48pour des faits commis
00:48:49au sein de la cité
00:48:50ne suffisaient pas
00:48:51à prouver
00:48:52le trouble provoqué
00:48:54Pour l'heure
00:48:55aucune expulsion
00:48:55n'a eu lieu
00:48:56dans le département
00:48:57des Bouches-du-Rhône
00:48:58Et on va voir
00:48:59Elodie Richard
00:49:00le détail de ce sondage
00:49:01selon les sensibilités politiques
00:49:03on voit que
00:49:04franchement
00:49:04ça fait l'unanimité
00:49:06quel que soit
00:49:06le bord politique
00:49:07des français interrogés
00:49:08de 82 à 97%
00:49:10en allant de la gauche
00:49:11à la droite
00:49:12L'application en revanche
00:49:14paraît beaucoup plus difficile
00:49:15Oui parce qu'on se dit
00:49:16que c'est du bon sens
00:49:17qu'effectivement
00:49:17quand vous avez une famille
00:49:18de trafiquants
00:49:20ou des dealers
00:49:20dans un logement social
00:49:22il vaut mieux
00:49:22les expulser
00:49:23Le problème
00:49:24on l'a vu
00:49:24ça prend du temps
00:49:25il faut réussir à prouver
00:49:27que ce sont bien
00:49:27des familles de délinquants
00:49:28qu'il y a bien du trafic
00:49:30mais c'est pas le seul problème
00:49:31parce qu'en fait
00:49:31ce qu'il faut bien comprendre
00:49:32c'est que
00:49:33si une famille de délinquants
00:49:34est expulsée
00:49:35d'un logement social
00:49:37dans un quartier
00:49:38elle n'est pas expulsée
00:49:39de tout le logement social
00:49:40évidemment
00:49:41c'est-à-dire qu'en fait
00:49:42elle est juste déplacée
00:49:43elle aura un logement social
00:49:44dans un autre quartier
00:49:46donc forcément
00:49:46Oui donc ça n'a aucun sens
00:49:47Le problème
00:49:47le ministre du logement
00:49:49Vincent Jambrun
00:49:49lui-même le disait
00:49:50le problème c'est que
00:49:52cette problématique du trafic
00:49:53est simplement déplacée
00:49:55avec aussi des familles
00:49:56qui sont assez malignes
00:49:57parfois pour avoir l'avocat
00:49:58qui fait valoir
00:49:58que l'enfant est scolarisé
00:49:59dans telle école
00:50:01quand il y a des enfants
00:50:01donc il ne faut pas aller trop loin
00:50:02donc parfois franchement
00:50:03vous changez d'immeuble
00:50:04ou vous changez vraiment de rue
00:50:06donc ça semble être du bon sens
00:50:07en réalité il faut bien
00:50:08faire comprendre
00:50:09à ceux qui nous regardent
00:50:10qu'on n'expulse pas
00:50:11du parc social
00:50:12ces familles
00:50:12on les expulse
00:50:13d'un logement
00:50:14d'un appartement
00:50:15voilà
00:50:16elles perdent un appartement
00:50:17qu'elles retrouvent ailleurs
00:50:17et puis rappelons également
00:50:19que tout ça
00:50:20est compris dans le cadre
00:50:22d'une loi
00:50:23Mathieu Devez
00:50:24mais que l'application
00:50:26pure et dure
00:50:27de ces expulsions
00:50:28est à la demande
00:50:28du préfet
00:50:29et qu'on voit que
00:50:30selon certains cas
00:50:31l'expulsion est effective
00:50:33dans d'autres
00:50:33elle ne l'est pas
00:50:34qui dit demande d'expulsion
00:50:36ne dit pas forcément
00:50:37expulsion
00:50:38et vous avez des cas
00:50:39d'ailleurs
00:50:39deux cas contraires
00:50:40un cas à Marseille
00:50:41où il y a une demande
00:50:42d'expulsion
00:50:43qui n'a pas d'effet
00:50:44et un cas à Rennes
00:50:45où là en l'occurrence
00:50:46c'est suivi d'effet
00:50:47exactement
00:50:47comment on parle
00:50:48Marseille
00:50:48Marseille ça a d'ailleurs
00:50:49été évoqué dans le sujet
00:50:50de Mickaël De Santo
00:50:51c'était la semaine dernière
00:50:52vous avez deux familles
00:50:53qui ont échappé de peu
00:50:54à l'expulsion
00:50:55de leur logement social
00:50:56deux familles
00:50:57de quatre enfants
00:50:58ce sont les fils
00:50:58qui ont été condamnés
00:50:59pour trafic de stupéfiants
00:51:01le premier condamné
00:51:02à trois reprises
00:51:03l'année dernière
00:51:03et dans l'autre famille
00:51:04le fils a été condamné
00:51:05une fois l'année dernière
00:51:06la préfecture a donc demandé
00:51:08l'expulsion
00:51:09des deux familles
00:51:10une demande
00:51:11rejetée
00:51:12par le tribunal judiciaire
00:51:13de Marseille
00:51:14pourquoi il estime
00:51:15que les condamnations
00:51:16ne suffisent pas
00:51:17à prouver
00:51:18le trouble provoqué
00:51:19dans l'immeuble
00:51:20concrètement
00:51:21qu'il n'y a pas de trafic
00:51:22de stupéfiants
00:51:23dans l'immeuble
00:51:24dans le hall d'immeuble
00:51:24et que donc ça ne gêne pas
00:51:26tant que ça finalement
00:51:26les autres locataires
00:51:28ou propriétaires
00:51:28en revanche
00:51:29j'ai trouvé un exemple
00:51:29où là
00:51:30la procédure d'expulsion
00:51:31a abouti
00:51:32début du mois
00:51:33cette fois-ci
00:51:33on est à Rennes
00:51:34Julien
00:51:34la justice ordonne
00:51:35à la famille
00:51:36d'un mineur
00:51:36qui est dealer
00:51:37de quitter son logement social
00:51:39l'affaire concerne
00:51:40une femme
00:51:40et ses trois enfants
00:51:41de 17, 14 et 3 ans
00:51:42le jeune de 17 ans
00:51:44a été interpellé
00:51:45plusieurs fois
00:51:46en janvier
00:51:47et en août
00:51:47avec du cannabis
00:51:495 grammes de cannabis
00:51:5085 grammes
00:51:52également de cannabis
00:51:535 grammes d'héroïne
00:51:54découvert lors
00:51:54d'une perquisition
00:51:56perquisition
00:51:56cette fois-ci
00:51:57on est dans
00:51:58l'appartement familial
00:51:59du cannabis
00:52:00c'est important
00:52:01de le préciser
00:52:01a également été retrouvé
00:52:02dans le coffre
00:52:04de la mère de famille
00:52:05le coffre qui était
00:52:06dans la chambre
00:52:07de la mère de famille
00:52:08elle pourrait donc
00:52:08avoir eu connaissance
00:52:10des agissements
00:52:11de son fils aîné
00:52:12ou même
00:52:12avoir elle-même
00:52:13participé au trafic
00:52:14et selon
00:52:15l'avocat de la préfecture
00:52:17les allées
00:52:18et venues
00:52:19dans l'immeuble
00:52:20donc ont gêné
00:52:20le voisinage
00:52:21les troubles graves
00:52:22et répétés
00:52:22cette fois-ci
00:52:23contrairement à Rennes
00:52:24donc sont avérés
00:52:26merci beaucoup
00:52:27Mathieu Devez
00:52:28bonne ou mauvaise idée
00:52:30Naïma M. Fadel
00:52:31est-ce que
00:52:31est-ce que
00:52:32une famille entière
00:52:33doit payer
00:52:34pour un délinquant
00:52:36dans ses rangs ?
00:52:38oui
00:52:38parce que
00:52:39souvent
00:52:40ça se sait
00:52:41au sein de la famille
00:52:42il y a un truc
00:52:43qui m'a fait tiquer
00:52:45dans l'explication
00:52:45de Mathieu Devez
00:52:46sur la famille à Rennes
00:52:47il y a un enfant
00:52:47de 3 ans
00:52:48oui mais c'est malheureux
00:52:49ça m'a
00:52:50ça m'a un peu fait tiquer
00:52:52
00:52:52parce que je me dis
00:52:52il y a un gamin
00:52:53qui va subir ça
00:52:55et qui en l'occurrence
00:52:57oui mais vous avez
00:52:58tout un quartier
00:52:58qui subit
00:52:59j'entends
00:53:00d'avoir entendu
00:53:01un enfant de 3 ans
00:53:02à la famille
00:53:02ça m'a un peu
00:53:03fait sursauter
00:53:04moi je peux juste
00:53:05témoigner que
00:53:05la majorité
00:53:06des cas de familles
00:53:08où il y a des enfants
00:53:09délinquants
00:53:10ça se sait
00:53:10parce que déjà
00:53:11comme vous le savez
00:53:13il y a des mineurs
00:53:14qui sont enrôlés
00:53:15dans le trafic de drogue
00:53:16et ça tout le monde le sait
00:53:17et même le quartier le sait
00:53:18il faut savoir
00:53:19que ces familles
00:53:19qui sont minoritaires
00:53:20posent aussi
00:53:21d'autorité
00:53:22un écosystème
00:53:23et une omerta
00:53:24dans le quartier
00:53:25donc elles gangrèlent
00:53:26le quartier
00:53:26elles posent des problèmes
00:53:27à l'ensemble
00:53:28des habitants
00:53:29vous avez entendu
00:53:30Elodie Naïma
00:53:31il reste dans le parc social
00:53:33mais c'est ça
00:53:34alors j'allais vous dire
00:53:35à quoi sert cette loi
00:53:36si on ne supprime pas
00:53:38l'obligation de reloger
00:53:40parce qu'on déplace
00:53:41comme l'a dit Elodie
00:53:42et on va gangréner
00:53:43un autre quartier
00:53:44il faut faire
00:53:45comme le Danemark
00:53:46que je cite souvent
00:53:47c'est à dire que
00:53:48le Danemark
00:53:48vous êtes condamné
00:53:49à une peine de justice
00:53:51vous avez des enfants
00:53:52d'aller à un camp
00:53:52vous êtes expulsé
00:53:53du logement social
00:53:54un pays à gauche
00:53:54rappelons-le
00:53:56sociodémocrate
00:53:56effectivement
00:53:57et vous êtes obligé
00:53:58d'aller vous loger
00:53:59dans le privé
00:54:00et c'est ça qu'il faut faire
00:54:01parce qu'il n'y a pas
00:54:02de raison
00:54:03et pourquoi on ne va pas
00:54:03au bout ici en France
00:54:04alors
00:54:04parce qu'en effet
00:54:05c'est du bon sens
00:54:06en plus
00:54:07ce qui est injuste
00:54:09c'est qu'en plus
00:54:09il pose des problèmes
00:54:10à l'ensemble des habitants
00:54:12qui veulent vivre
00:54:13en quiétude
00:54:13dans ces quartiers
00:54:14mais qu'en plus
00:54:15c'est la solidarité nationale
00:54:17qui permet à ces gens-là
00:54:18de bénéficier
00:54:19d'un logement
00:54:19beaucoup moindre
00:54:20que s'ils étaient
00:54:21dans le parc privé
00:54:22Vincent Jeanbrun
00:54:23s'était exprimé
00:54:24il y a quelques mois
00:54:24je crois que c'était
00:54:25au mois de novembre dernier
00:54:26dans le JDD
00:54:27le ministre de la Ville
00:54:28qui portait un projet
00:54:29en effet assez dur
00:54:31en tout cas
00:54:32il voulait
00:54:32que les logements sociaux
00:54:34ne soient pas réservés
00:54:35à ceux qui font preuve
00:54:37de crimes
00:54:38ou de délinquants
00:54:39c'est une chance
00:54:39ce n'est pas une rente
00:54:40d'être dans un logement social
00:54:41il faut qu'elle bénéficie
00:54:42en priorité
00:54:43aux gens qui respectent
00:54:44les lois de la République
00:54:44et nos règles
00:54:46votre commentaire
00:54:47Medi-Reich
00:54:48le problème
00:54:48il est
00:54:50je comprends
00:54:51ce qui a été dit
00:54:52autour de la thème
00:54:52mais il faut saisir une chose
00:54:54c'est que
00:54:54le droit au logement
00:54:55c'est un droit constitutionnel
00:54:56on ne pouvait pas
00:54:57toucher comme ça
00:54:58à ce type de droit
00:54:59donc le problème
00:55:00il est faux
00:55:00mais le droit à la tranquillité
00:55:01à la sécurité
00:55:02est un droit
00:55:03on touche précisément
00:55:05à ce sujet
00:55:06c'est que
00:55:06
00:55:07il faudra toucher forcément
00:55:08à la constitution
00:55:09donc c'est un débat
00:55:10d'élection présidentielle
00:55:11ce que montre
00:55:12ce débat là
00:55:12il faut toucher
00:55:13alors pardonnez-moi
00:55:14mais là je parle
00:55:14sous le regard
00:55:15des analystes politiques
00:55:16que vous êtes
00:55:16est-ce qu'il faut toucher
00:55:17à la constitution
00:55:19pour priver
00:55:20de logement social
00:55:21tout court
00:55:21une famille
00:55:22et faire comme le Danemark
00:55:23lui dire
00:55:24vous vous tournez vers le privé
00:55:25si vous voulez vous loger
00:55:25est-ce que ça
00:55:26ça doit passer par la constitution
00:55:27je ne veux pas vous mettre
00:55:28en difficulté
00:55:29non mais c'est une question
00:55:30qui se pose
00:55:30pour moi
00:55:31le sujet du droit au logement
00:55:32ça reste un droit fondamental
00:55:33donc il y aura forcément
00:55:34des recours
00:55:34il y aura forcément
00:55:35des recours
00:55:36excusez-moi de le dire
00:55:37comme ça m'est dit
00:55:37mais le droit au logement
00:55:39le dallo notamment
00:55:41vous avez des personnes
00:55:42qui sont prioritaires
00:55:43et aujourd'hui
00:55:43ils ne sont plus prioritaires
00:55:44par rapport aux migrants
00:55:45qui arrivent
00:55:45non mais
00:55:45je suis d'accord
00:55:46c'est pour ça
00:55:46qu'on en fait
00:55:48finalement ce qu'on veut
00:55:49je suis d'accord
00:55:50je rappelle un chiffre
00:55:51et je vous rends tout de suite
00:55:52la parole
00:55:52j'en suis désolé
00:55:533 millions de ménages
00:55:55de ménages
00:55:56pas de personnes
00:55:573 millions de ménages
00:55:58en France
00:55:58sont en attente
00:55:59à l'heure où l'on se parle
00:56:00d'un logement social
00:56:00mais là on revient sur le sujet
00:56:02c'est que le logement social
00:56:03c'est une bombe
00:56:04c'est une bombe sociale
00:56:05aujourd'hui le logement
00:56:06c'est une bombe
00:56:07j'en insiste sur un point
00:56:08on a transformé
00:56:09le logement social
00:56:09comme un habitat sédentaire
00:56:11la logique du logement social
00:56:12c'était pas ça à l'origine
00:56:13c'est vrai
00:56:13c'est un point de passage
00:56:14c'était pour privilégier
00:56:15la mobilité
00:56:15vous avez raison
00:56:16d'où le fait
00:56:16qu'il y a un problème juridique
00:56:18profond
00:56:18et le politique a du mal
00:56:19à s'attaquer à cette chose là
00:56:20puisque s'attaquer
00:56:21au logement social
00:56:22c'est aussi s'attaquer
00:56:23il y a une partie de l'électorat
00:56:24donc le problème
00:56:24il est complexe
00:56:25il est politique
00:56:26il est juridique
00:56:26et je pense qu'on n'est pas
00:56:27suffisamment honnête
00:56:28sur ce sujet
00:56:28là je peux le rejoindre
00:56:29l'animation
00:56:30mais Médie en fait
00:56:31c'était prévu
00:56:32l'habitat loyer modéré
00:56:33c'était prévu
00:56:34dans le cadre
00:56:34d'un parcours résidentiel
00:56:36et tout le monde
00:56:36pouvait y accéder
00:56:37tout à fait
00:56:37petit à petit
00:56:38on a eu cette dérive
00:56:39c'est devenu
00:56:40un logement social
00:56:41et c'est là
00:56:42qu'on a concentré
00:56:43donc les personnes
00:56:45à revenus modestes
00:56:46et notamment
00:56:46les populations
00:56:47issues de l'immigration
00:56:48il faut le dire
00:56:49les enclaves qu'on a créé
00:56:50on les a créé
00:56:51aujourd'hui
00:56:52et finalement
00:56:53le fait
00:56:54qu'on ne veuille pas
00:56:56lever ce tabou
00:56:57du logement
00:56:58aussi à vie
00:56:58parce qu'aujourd'hui
00:56:59il n'y a plus du tout
00:57:00de mobilité
00:57:01dans ces logements
00:57:01et c'est des logements
00:57:02qui sont à vie
00:57:04et qui sont devenus
00:57:05effectivement
00:57:05on reste sur des débats
00:57:07là encore
00:57:07et ce sera le cas
00:57:08de notre prochain débat
00:57:09avec ces annonces
00:57:09de Gérald Darmanin
00:57:10qui veut un moratoire
00:57:11de 3 ans sur l'immigration
00:57:12mais c'est le genre
00:57:12de débat
00:57:13qu'on aura forcément
00:57:14pendant l'année
00:57:14qui va s'écouler
00:57:15autour de cette campagne
00:57:16et l'audit
00:57:17les logements sociaux
00:57:18sont une ressource rare
00:57:20ce chiffre est éloquent
00:57:2291% des français
00:57:24sont en accord
00:57:24avec le départ français
00:57:25forcé
00:57:26des trafiquants de drogue
00:57:27qui vivent
00:57:27dans des logements sociaux
00:57:29parce qu'on ne peut plus dire
00:57:30aux familles
00:57:31qui habitent
00:57:32dans ces logements
00:57:33vous êtes coincés
00:57:34on ne peut rien faire
00:57:35avec ces gens-là
00:57:36qui vous pourrissent
00:57:36le quotidien
00:57:37donc on est sur un sujet
00:57:38une corde très sensible
00:57:40et le chiffre
00:57:41et on peut le réafficher
00:57:42une dernière fois
00:57:4291%
00:57:43dit tout
00:57:44de la volonté des français
00:57:45dit tout
00:57:45de la volonté des français
00:57:46et de l'hypocrisie
00:57:47aussi d'une partie
00:57:48de la classe politique
00:57:49comme vous le disiez
00:57:50le logement social
00:57:50normalement
00:57:51et le ministre le redit
00:57:52je vais reprendre ses termes
00:57:53c'est pas une rente
00:57:54c'est pas parce que vous rentrez
00:57:55dans un logement social
00:57:56à 20 ans
00:57:57que vous êtes censé
00:57:57en sortir
00:57:58pour aller en EHPAD
00:58:00et le problème
00:58:00c'est que
00:58:01oui le droit au logement
00:58:02est un droit fondamental
00:58:03c'est pour ça
00:58:03qu'il y aurait des associations
00:58:04qui trouveraient à mon avis
00:58:06tous les moyens
00:58:07et tous les recours
00:58:08pour faire qu'on ne puisse pas
00:58:09expulser du parc social
00:58:10en revanche attention
00:58:11parce que
00:58:11sur la question très précise
00:58:13on parle de familles
00:58:14de délinquants
00:58:15on parle de familles
00:58:15qui baignent dans le narcotrafic
00:58:17vous allez m'expliquer
00:58:18que ces familles-là
00:58:19qui prennent part
00:58:21de manière plus ou moins directe
00:58:22au narcotrafic
00:58:23n'ont pas de moyens
00:58:23et ne peuvent pas
00:58:24aller se loger ailleurs
00:58:25c'est ça aussi
00:58:25l'autre hypocrisie
00:58:26c'est qu'il y a sans doute
00:58:27des familles
00:58:27qui ne peuvent pas bouger
00:58:28du parc social
00:58:29en même temps
00:58:30celles-là
00:58:30ce ne sont pas celles
00:58:31qui prennent des places
00:58:32entre guillemets
00:58:32pour rien
00:58:33sur les familles de narcotrafic
00:58:34que des associations expliquent
00:58:36les pauvres
00:58:36ils vont aller à la rue
00:58:37honnêtement
00:58:37vu l'argent qu'ils brassent
00:58:38je pense qu'ils peuvent
00:58:39trouver un petit moyen
00:58:40de se loger dans le privé
00:58:41après on peut accompagner
00:58:42dans le parcours résidentiel
00:58:43si on revient à du bon sens
00:58:45autour de ces questions-là
00:58:46et que ce ne soit plus
00:58:46le logement à vie
00:58:47on peut aussi accompagner
00:58:48au parcours résidentiel
00:58:50des familles
00:58:51qui peuvent à un moment
00:58:53pouvoir accéder
00:58:54par exemple
00:58:56au privé
00:58:57on peut l'accompagner
00:58:58et permettre
00:58:59à des personnes
00:59:00qui sont en attente
00:59:01d'y accéder
00:59:01aujourd'hui
00:59:02c'est ça le drame
00:59:03dans notre pays
00:59:04c'est qu'il n'y a pas
00:59:04de turnover au niveau
00:59:05du logement
00:59:06que c'est bloqué
00:59:07et que vous avez
00:59:09énormément
00:59:10notamment de jeunes travailleurs
00:59:11qui pourraient y accéder
00:59:12qui n'y accèdent pas
00:59:13une embolie totale
00:59:14au niveau des logements sociaux
00:59:16et cette liste
00:59:16de 3 millions de ménages
00:59:17le paradoxe sur ce sujet
00:59:18c'est qu'on parle beaucoup
00:59:19de politique
00:59:20il faut faire des politiques publiques
00:59:22notamment pour sortir
00:59:22les gens de la pauvreté
00:59:23mais en fait
00:59:24quand vous avez ce type de logique
00:59:25c'est que les personnes
00:59:26qui subissent en sécurité
00:59:27dans les logements sociaux
00:59:28ce sont souvent des CSP-
00:59:30donc avec ce type de raisonnement
00:59:31en fait
00:59:32on est tout simplement
00:59:33en train d'enclamer
00:59:33des personnes
00:59:34qui sont déjà
00:59:34en situation de précarité
00:59:35et on le met encore plus
00:59:37à cause du narcotrafic
00:59:38et des familles
00:59:39qui ne veulent pas quitter
00:59:39les logements sociaux
00:59:40dans des situations
00:59:41d'insécurité
00:59:42donc il y a des insécurités
00:59:43qui sont civies
00:59:43qui sont vécues
00:59:44et on le perçoit
00:59:46à travers ce sondage
00:59:47et évidemment
00:59:47que pour l'instant
00:59:48on est Elodie
00:59:49seulement dans le cadre
00:59:50du narcotrafic
00:59:51les individus coupables
00:59:53de crimes
00:59:54quel que soit
00:59:55l'origine du crime
00:59:56ne sont pas concernés
00:59:57par cela
00:59:57c'est uniquement
00:59:58peut-être qu'il faudrait élargir
01:00:00aux délinquants
01:00:01d'une manière générale
01:00:02aux criminels
01:00:03d'une manière générale
01:00:04l'utilité en réalité
01:00:05de cette disposition
01:00:06si vous l'élargissez
01:00:07à d'autres publics
01:00:08ça sera toujours aussi inutile
01:00:09du fait que vous allez
01:00:09déplacer le problème
01:00:10donc en réalité
01:00:11je pense que c'est aussi pour ça
01:00:12qu'on est sur peu de cas
01:00:14en tout cas
01:00:15les gens qui habitent
01:00:15dans ces cités HLM
01:00:17puisque c'est de ça
01:00:17qu'il s'agit
01:00:18il faut appeler un chat
01:00:19un chat
01:00:20ils ont droit au calme
01:00:20ils ont droit au bien vivre
01:00:22et d'une manière
01:00:22ou d'une autre
01:00:23il faut durcir les règles
01:00:24et encore une fois
01:00:25dans les mois qui viennent
01:00:26ce sera forcément
01:00:27un sujet
01:00:28qui sera abordé
01:00:29lors de la campagne présidentielle
01:00:31merci Mathieu
01:00:31merci à vous
01:00:32vous restez un peu
01:00:33sur le narcotrafic
01:00:36Gérald Darmanin
01:00:37qui propose
01:00:38je le cite
01:00:39un moratoire
01:00:40de trois ans
01:00:41sur l'immigration légale
01:00:42il considère
01:00:43que nous sommes arrivés
01:00:44à la limite
01:00:44de nos capacités
01:00:45d'intégration
01:00:46et d'assimilation
01:00:46c'était un entretien
01:00:47que vous pouviez lire hier
01:00:48dans le JDD
01:00:49les explications
01:00:50avec Inès Alican
01:00:53c'est dans un entretien
01:00:55que Gérald Darmanin
01:00:57estime que la France
01:00:58est arrivée
01:00:59selon ses mots
01:00:59à une limite
01:01:01dans ses capacités
01:01:02d'intégration
01:01:03et d'assimilation
01:01:04le garde des Sceaux
01:01:05avance plusieurs pistes
01:01:07pour revoir en profondeur
01:01:08la politique migratoire
01:01:10parmi les mesures évoquées
01:01:12une suspension temporaire
01:01:13de l'immigration légale
01:01:15pendant trois ans
01:01:15le ministre
01:01:17souhaite aussi
01:01:18réformer la constitution
01:01:19afin d'établir
01:01:20des quotas migratoires
01:01:21limitatifs
01:01:22et non plus seulement
01:01:23indicatifs
01:01:24avec un débat
01:01:25sur le nombre
01:01:26de personnes accueillies
01:01:27et sur les profils recherchés
01:01:29dans l'état actuel
01:01:30de notre droit
01:01:31constitutionnel
01:01:31ou européen
01:01:32on ne peut pas
01:01:33décréter
01:01:34le gouvernement
01:01:35n'a plus les pouvoirs
01:01:36de décréter
01:01:37un arrêt
01:01:38des entrées légales
01:01:39d'immigrés
01:01:40c'est un degré
01:01:43de blocage
01:01:43que Gérald Darmanin
01:01:44aborde un peu
01:01:44dans son entretien
01:01:45puisqu'il se dit prêt
01:01:46à réviser la constitution
01:01:48autre proposition
01:01:50limiter certains effets
01:01:51du regroupement familial
01:01:52et conditionner davantage
01:01:54les visas
01:01:55à l'exécution
01:01:56des obligations
01:01:56de quitter le territoire
01:01:58c'est une mesure
01:01:59qui existe
01:01:59dans notre droit
01:02:00depuis la dernière loi
01:02:01d'immigration
01:02:01il y a un mécanisme
01:02:02de stipula
01:02:03qui est prévu
01:02:03qui pour l'instant
01:02:04n'a jamais été activé
01:02:05par aucun ministre
01:02:07de l'intérieur
01:02:07le projet
01:02:08de règlement retour
01:02:09qui est en discussion
01:02:10permettra demain
01:02:11que l'Union européenne
01:02:12restreigne
01:02:13l'octroi de visas
01:02:14collectivement
01:02:14à des pays
01:02:15qui coopèrent mal
01:02:16dans la réadmission
01:02:17de leurs ressortissants
01:02:18des mesures
01:02:19qui nécessiteraient
01:02:21pour certaines
01:02:21une réforme constitutionnelle
01:02:24Et on va réafficher
01:02:25ce que disait
01:02:26le ministre de la Justice
01:02:27dans le GDD hier
01:02:28nous sommes arrivés
01:02:29Elodie Huchard
01:02:30on va commencer ensemble
01:02:31à la limite
01:02:32de nos capacités
01:02:32d'intégration
01:02:33et d'assimilation
01:02:33j'ai désormais
01:02:34une conviction très forte
01:02:35il faut mettre fin
01:02:36à l'immigration
01:02:37telle qu'elle est aujourd'hui
01:02:38raison pour laquelle
01:02:38je propose un moratoire
01:02:39de trois ans
01:02:40sur l'immigration légale
01:02:41et cette question
01:02:42devrait être tranchée
01:02:43à la prochaine présidentielle
01:02:45moratoire sur l'immigration
01:02:46est-ce que Gérald Darmanin
01:02:47alors je vais rentrer
01:02:48dans le sujet
01:02:48de façon un peu polémique
01:02:50mais est-ce qu'il n'est pas
01:02:50en train de nous mettre
01:02:50de la poudre aux yeux
01:02:51le ministre de la Justice ?
01:02:53Alors d'une certaine manière
01:02:55un petit peu
01:02:56dans le sens où
01:02:57un moratoire se dire
01:02:58qu'on fait une pause
01:02:59pour pouvoir justement
01:03:00mettre en place des quotas
01:03:01mettre en place des dispositions
01:03:03afin de savoir ce qu'on veut
01:03:04et quelle immigration on veut
01:03:06évidemment c'est plutôt
01:03:07du bon sens
01:03:07le côté poudre aux yeux
01:03:08il tient plutôt au fait
01:03:09que Gérald Darmanin
01:03:11ou d'autres d'ailleurs
01:03:12qui proposent à peu près
01:03:13le même type de mécanisme
01:03:14seront très vite bloqués
01:03:16parce que là
01:03:16la volonté politique
01:03:17et la constitution
01:03:18ne feront pas tout
01:03:19au-dessus vous avez l'Europe
01:03:20et vous avez la Cour européenne
01:03:21des droits de l'homme
01:03:22donc le problème
01:03:23on arrive dans le vrai sujet
01:03:24les français vont découvrir
01:03:25quelque chose
01:03:25c'est que sur l'immigration
01:03:26on aura sans doute
01:03:27et il a raison en 2027
01:03:29un débat
01:03:30que ce soit avec Bruno Rotaio
01:03:31Jordan Bardella
01:03:32Edouard Philippe
01:03:32Edouard Philippe
01:03:32Gérald Darmanin
01:03:33ils tiendront tous
01:03:34ce type de position
01:03:35et sur les quatre noms
01:03:36que je vous ai cités
01:03:37on peut considérer
01:03:37qu'ils seront sincères
01:03:39le problème c'est que
01:03:39les français vont découvrir
01:03:40que la volonté politique
01:03:42même si elle est très ferme
01:03:43elle ne suffira pas
01:03:44c'est-à-dire que
01:03:45toute disposition comprendra
01:03:47et d'ailleurs
01:03:47on voit que
01:03:48et c'est terrible
01:03:48ce que vous êtes en train de dire
01:03:49vous actez
01:03:49vous actez
01:03:50l'impuissance politique
01:03:52parce que vous avez
01:03:54le droit communautaire
01:03:55vous avez la Cour européenne
01:03:56des droits de l'homme
01:03:56qui a sur certains autres pays
01:03:58qui ont tenté la même chose
01:03:59a été à chaque fois
01:04:00sauf que certains de nos voisins
01:04:02sont capables
01:04:03de se départir
01:04:04ils ont moins de retard aussi
01:04:05et le problème c'est que
01:04:06la France a un tel retard
01:04:07que les dispositions
01:04:08qu'on devra mettre en place
01:04:09seront forcément plus importantes
01:04:11que certains pays
01:04:11par exemple
01:04:12comme le Danemark
01:04:13qui n'a pas été touché
01:04:13de la même manière
01:04:14que nous que l'immigration
01:04:15et c'est ça le problème
01:04:16Pourquoi il nous dit
01:04:17un moratoire de 3 ans ?
01:04:18Pourquoi pas 6 mois ?
01:04:19Pourquoi pas 1 an ?
01:04:20Pourquoi pas 5 ans ?
01:04:21Pourquoi pas 10 ans ?
01:04:213 ans c'est quoi ?
01:04:22C'est le chiffre
01:04:23qui est sorti du chapeau ?
01:04:24Non parce que les choses
01:04:25mettent tellement de temps
01:04:26à bouger
01:04:26qu'il faudrait le temps
01:04:28si vous devez réformer
01:04:29la constitution
01:04:29vous mettre en adéquation
01:04:30avec le droit international
01:04:31etc.
01:04:32ça prend un petit peu de temps
01:04:33donc j'imagine
01:04:34que la période a été censée
01:04:36Moi je trouve ça formidable
01:04:37parce que
01:04:38et encore une fois
01:04:39je ne veux pas décrédibiliser
01:04:41de toute façon
01:04:42je n'en ai pas
01:04:43les moyens
01:04:44le ministre de la justice
01:04:46mais moi je trouve extraordinaire
01:04:47de voir ce que ces gens
01:04:49sont capables de nous dire
01:04:50lorsqu'ils sont en campagne
01:04:51et ce qu'ils sont incapables
01:04:53de faire
01:04:53lorsqu'ils sont en manette
01:04:54ou manette
01:04:55pardonnez-moi
01:04:55c'est quand même extraordinaire
01:04:59non ?
01:04:59Si, justement
01:05:02on a l'impression
01:05:03à assister à des remèques
01:05:06de toujours les mêmes
01:05:07Ils ont des grands discours
01:05:08mais quand ils sont au pouvoir
01:05:09rien ne se passe
01:05:10c'est ça qui est formidable
01:05:11l'Europe ne se passe
01:05:12et puis on nous sort toujours
01:05:15mais vous comprenez
01:05:16il y a l'Europe
01:05:16mais moi je suis désolée
01:05:17mais en fait c'est terrifiant
01:05:20de se dire
01:05:20toujours il y a l'Europe
01:05:21toujours il y a le Conseil d'Etat
01:05:23toujours il y a la Constitution
01:05:26le Conseil constitutionnel
01:05:27la Constitution
01:05:28à un moment
01:05:29je ne sais pas
01:05:29Mais je vais vous dire
01:05:30Maïma
01:05:31attendez
01:05:32Comme disait Chirac
01:05:32un chef s'est fait pour chéfer
01:05:33moi j'attends
01:05:34d'un président de la République
01:05:35qu'à un moment
01:05:36Mais vous n'avez même pas besoin
01:05:37je ne suis même pas sûr
01:05:37qu'on ait besoin
01:05:38d'aller jusqu'au niveau
01:05:39de l'Europe
01:05:40parce que vous n'aurez
01:05:41pourtant encore une fois
01:05:42c'est du bon sens
01:05:42mais vous n'aurez jamais consensus
01:05:44sur un sujet comme celui-là
01:05:46Au niveau du peuple français
01:05:47il y a consensus
01:05:48Oui
01:05:48mais malheureusement
01:05:48le peuple français
01:05:49une fois qu'il a voté
01:05:51il regarde
01:05:51il regarde ce qui se passe
01:05:53Mehdi Raïch
01:05:5410 secondes
01:05:55et on va reprendre ce sujet
01:05:55après la pause
01:05:57Moi ce que je note
01:05:57c'est que
01:05:58purement politique
01:05:59c'est purement une proposition
01:06:01d'élection présidentielle
01:06:01on se demande à l'insolence
01:06:03mais surtout
01:06:03ce qui est intéressant
01:06:04c'est qu'on voit
01:06:05au sein même
01:06:05de l'espace de la Macronie
01:06:06une proposition sur l'immigration
01:06:07ce qui n'était pas forcément le cas
01:06:09ça c'est vrai
01:06:09surtout avec ce discours assez dur
01:06:11ça c'est vrai
01:06:11et on entendra notamment
01:06:13le député Rodwell
01:06:14qui a des mots
01:06:15jamais entendus
01:06:16pour un centriste
01:06:17tout à l'heure
01:06:17Ce qu'acte d'Armanin
01:06:18politiquement
01:06:19et en tant que ministre
01:06:20de la justice
01:06:20c'est que le sujet de l'immigration
01:06:22sera le sujet structurant
01:06:23selon lui
01:06:24pour l'élection présidentielle
01:06:25ça c'est le point le plus important
01:06:26peut-être à noter
01:06:27Il est candidat
01:06:27il n'est pas candidat
01:06:30mais il n'est pas pas candidat
01:06:32Il n'est pas pas candidat ?
01:06:34Il n'est pas candidat officiellement
01:06:35mais il ne ferme pas la porte
01:06:37à être candidat
01:06:37il est entre les deux
01:06:38D'accord
01:06:38Il est dans le même temps
01:06:40Je vais réfléchir
01:06:41à ce que vous venez de me dire
01:06:42le temps de la pause
01:06:42Vous n'êtes pas candidat
01:06:44par exemple
01:06:44Et vous ne fermez pas
01:06:45Pas encore
01:06:45Et bien voilà
01:06:45vous êtes comme lui
01:06:46C'est pareil
01:06:46c'est la même chose en fait
01:06:48D'accord j'ai compris
01:06:49On marque une très courte pause
01:06:50et on reprend avec beaucoup plus
01:06:51de sérieux cette discussion
01:06:5616h29
01:06:56quasiment 30
01:06:57Bienvenue sur CNews
01:06:59120 minutes info
01:06:59La suite est d'abord
01:07:00en une minute
01:07:01l'essentiel de l'actualité
01:07:03les grands titres
01:07:03Sandra Chiumbo
01:07:04Un cran de plus
01:07:05dans l'épisode
01:07:06des très fortes chaleurs
01:07:07qui traversent la France
01:07:09depuis hier
01:07:108 départements
01:07:11de l'ouest du pays
01:07:12sont placés ce mardi
01:07:13en vigilance
01:07:14Orange Canicule
01:07:15par Météo France
01:07:16Le Finistère
01:07:17Lille et Villaine
01:07:17La Loire Atlantique
01:07:18Le Maine et Loire
01:07:19La Manche
01:07:19La Mayenne
01:07:20Le Morbihan
01:07:21et La Vendée
01:07:21Plusieurs départements
01:07:22sont également
01:07:23en vigilance jaune
01:07:25ce lundi
01:07:25Une adolescente
01:07:27de 15 ans
01:07:27a été placée
01:07:28en garde à vue
01:07:28dans l'enquête
01:07:29sur la mort à Rennes
01:07:30d'un enfant de 11 ans
01:07:31découvert hier
01:07:31avec un linge
01:07:32autour du cou
01:07:33Elle avait donné lieu
01:07:34plutôt ce lundi
01:07:35à une première interpellation
01:07:36Le procureur de la République
01:07:38parle de deux jeunes
01:07:39qui avaient été vus
01:07:39en compagnie
01:07:40de la victime
01:07:40sur les lieux des faits
01:07:42l'après-midi du drame
01:07:43Et puis à l'international
01:07:45Donald Trump
01:07:45a déclaré ce lundi
01:07:46qu'un éventuel accord
01:07:48avec l'Iran
01:07:48devra être excellent
01:07:49et significatif
01:07:51sans quoi il n'y aura
01:07:52pas d'accord
01:07:52Le président américain
01:07:53qui s'est exprimé
01:07:54sur son réseau
01:07:55True Social
01:07:56a également exigé
01:07:57de l'Arabie Saoudite
01:07:58et du Qatar
01:07:59de normaliser
01:08:00leurs relations
01:08:00avec Israël
01:08:01dans le cadre
01:08:02d'un potentiel accord
01:08:03de paix avec les Iraniens
01:08:04Merci beaucoup Sandra
01:08:06Une très bonne fin
01:08:07de lundi de Pentecôte
01:08:08à vous
01:08:08On se retrouve demain
01:08:09Demain ?
01:08:10C'est noté
01:08:10Rendez-vous demain
01:08:11Mehdi Raich
01:08:12toujours autour de la table
01:08:13Elodie Huchard
01:08:14Naïm M. Fadel
01:08:15Mathieu Devez
01:08:16du service police-justice
01:08:17On poursuit notre conversation
01:08:19qui s'est arrêtée
01:08:20juste avant la pause
01:08:20sur cette proposition
01:08:22dans le JDD
01:08:22de Gérald Darmanin
01:08:23Il propose un moratoire
01:08:24de trois ans
01:08:25sur l'immigration légale
01:08:27Je voulais qu'on rebondisse
01:08:28avec cet extrait
01:08:29de Julien Audoul
01:08:30du Rassemblement National
01:08:31ce matin
01:08:31qui fait un début
01:08:33de procès d'intention
01:08:34au ministre de la Justice
01:08:35La réalité c'est que
01:08:36M. Darmanin
01:08:37quand il était ministre
01:08:38de l'Intérieur
01:08:38en quatre ans
01:08:39il a délivré
01:08:40près de un million et demi
01:08:42de titres de séjour
01:08:43C'est 25 000 titres de séjour
01:08:45premiers titres de séjour
01:08:46par mois
01:08:47C'est un record
01:08:48et M. Darmanin
01:08:49veut faire croire
01:08:50qu'il est un mur porteur
01:08:51alors que c'est une passoire
01:08:52Donc moi je veux bien
01:08:54qu'on dise tout et n'importe quoi
01:08:55à un moment donné
01:08:56il y a les bilans
01:08:56il y a les chiffres
01:08:57il y a les statistiques
01:08:58et les statistiques
01:08:59du ministère de l'Intérieur
01:09:00sont très précises
01:09:01et M. Darmanin
01:09:02a été l'un des ministres
01:09:03plus immigrationnistes
01:09:04de France
01:09:05Elodie Hichard
01:09:06la contre-attaque du RN
01:09:08est-ce qu'elle est juste
01:09:10ou on fait un procès d'intention
01:09:12qui n'est pas forcément
01:09:13à propos ?
01:09:14Non
01:09:14ce qui est factuellement
01:09:16relativement faux
01:09:17c'est qu'on voit
01:09:18que ministre de l'Intérieur
01:09:19après ministre de l'Intérieur
01:09:20depuis des décennies
01:09:21il y a toujours eu
01:09:22davantage de délivrance
01:09:23de visas
01:09:24il y a eu deux petites exceptions
01:09:26ça a été Brice Hortefeux
01:09:27et Claude Guéant
01:09:28qui avait réussi
01:09:28à faire une petite baisse
01:09:30qui n'était pas non plus
01:09:31extrêmement significative
01:09:32le problème aussi
01:09:33et ça il faut le voir
01:09:34il faut voir de quel visa
01:09:35on parle
01:09:36des visas étudiants
01:09:37c'est pas la même chose
01:09:38forcément
01:09:39donc il faut faire attention
01:09:40parce que derrière le chiffre
01:09:41des visas délivrés
01:09:42chaque année
01:09:42il y a plusieurs réalités
01:09:44différentes
01:09:44et je pense pas
01:09:45qu'on puisse dire
01:09:45que Gérald Darmanin
01:09:46n'a rien fait
01:09:47mais le bilan
01:09:48des dernières années
01:09:49ne lui apporte pas
01:09:50l'ultime crédibilité
01:09:52on peut le tourner
01:09:53de cette façon
01:09:53parce qu'aujourd'hui
01:09:53il y a aussi
01:09:54tout un tas de choses
01:09:54qui nous sont imposées
01:09:55la France ne décide pas
01:09:56une fois de plus
01:09:57de sa politique migratoire
01:09:58et il y a eu d'autres
01:09:59ministres de droite
01:10:00qui n'ont pas réussi
01:10:01même sous des gouvernements
01:10:02et un président
01:10:03de la République de droite
01:10:04qui n'ont pas réussi
01:10:05à faire baisser drastiquement
01:10:06le nombre de visas
01:10:07il y a aussi véritablement
01:10:08des choses qui s'imposent
01:10:09à la France
01:10:09et ça quand vous êtes ministre
01:10:10malgré toute la bonne volonté
01:10:12que vous avez
01:10:13et votre parcours politique
01:10:15vous ne pouvez pas
01:10:16tout faire tout seul
01:10:16c'est fou depuis une demi-heure
01:10:17que vous nous avez rejoint
01:10:18sur la première thématique
01:10:20des expulsions de HLM
01:10:21des délinquants
01:10:23narcotrafiquants
01:10:23mais c'est vrai
01:10:25qu'en fait
01:10:26on se rend compte
01:10:27à chaque sujet
01:10:27que l'on évoque
01:10:29qu'on analyse en profondeur
01:10:30que nous sommes pieds
01:10:31et poings liés
01:10:32et qu'on acte
01:10:33sur ce plateau
01:10:34l'impuissance politique
01:10:35c'est quand même
01:10:35c'est dramatique
01:10:36c'est dramatique
01:10:37mais c'est aussi pour ça
01:10:38qu'il faut faire comprendre
01:10:39que la volonté politique
01:10:40ou les paroles
01:10:41elles peuvent être sincères
01:10:42et que le passage à l'acte
01:10:43est toujours plus compliqué
01:10:44bon
01:10:45il y a deux options
01:10:46soit il a évolué
01:10:48Gérald Darmanin
01:10:49au contact du réel
01:10:51et on peut louer
01:10:52cette volonté
01:10:53c'est vrai qu'au centre
01:10:54centre droit
01:10:55mais au centre
01:10:55on n'entend pas
01:10:56ce genre de discours
01:10:57ou alors il nous mène en bateau
01:10:58non je pense qu'il est sincère
01:10:59il est au contact du réel
01:11:01il a été ministre de l'intérieur
01:11:02donc il connait parfaitement
01:11:03la situation
01:11:04sur le nombre d'immigrants
01:11:06donc il connait cette situation
01:11:07mais il est confronté au réel
01:11:09vous avez forcément
01:11:10vous avez la construction européenne
01:11:11on va pas revenir
01:11:11sur tout ce qui s'est passé
01:11:12depuis le référendum de 2005
01:11:14sur la constitution européenne
01:11:15on voit bien qu'aujourd'hui
01:11:16la France
01:11:16sa souveraineté
01:11:17elle est quelque part
01:11:18encadrée sur ce type de sujet
01:11:19question très simple
01:11:20à laquelle Elodie peut répondre
01:11:22si on a la volonté
01:11:24les moyens
01:11:26non non la volonté
01:11:27je pars d'un postulat
01:11:29monsieur Darmanin
01:11:30est candidat en 2027
01:11:32je pars d'un autre postulat
01:11:33monsieur Darmanin
01:11:34est élu président de la république
01:11:35en 2027
01:11:36a-t-il oui ou non
01:11:38les moyens
01:11:39de faire un moratoire
01:11:40de 3 ans
01:11:41sur l'immigration légale
01:11:44tout dépend
01:11:45ce qu'il met dedans
01:11:45oui
01:11:45déjà
01:11:46oui mais
01:11:48sur le regroupement familial
01:11:50sur le regroupement familial
01:11:51la CEDH
01:11:52vous dira
01:11:52je crois qu'on a un exemple précis
01:11:53oui mais la CEDH
01:11:54vous savez à un moment
01:11:55il y a la souveraineté
01:11:56d'un pays
01:11:57je prends un exemple précis
01:11:58et d'un peuple
01:11:58la CEDH
01:11:59si à un moment
01:12:01il ne tient pas compte
01:12:02de la volonté du peuple
01:12:03et d'un pays
01:12:05dans ce cas-là
01:12:05on en sort
01:12:06vous voyez ce que je veux dire
01:12:07mais parce que sinon
01:12:09en fait
01:12:09il faut parler plus fort
01:12:10Médhi
01:12:11non ce qu'il veut dire par là
01:12:12sinon on est en train de dire
01:12:13aux français
01:12:13c'est foutu
01:12:14c'est-à-dire
01:12:15vous n'avez même pas la peine
01:12:17d'aller voter
01:12:17mais c'est comme ça que
01:12:19Médhi un exemple
01:12:20par exemple dans l'article
01:12:21du JDD
01:12:22il parle des quotas limitatifs
01:12:24imaginons qu'ils veulent
01:12:24mettre ça en place
01:12:25une fois que vous avez
01:12:26obtenu les quotas limitatifs
01:12:28alors expliquez-nous rapidement
01:12:29les quotas limitatifs
01:12:30en gros vous imposez un quota
01:12:31il y a tant de migrants
01:12:32donc c'est pas de l'immigration zéro
01:12:33parce que moratoire
01:12:34ça veut dire
01:12:34donc déjà on sort du moratoire
01:12:36parce que moratoire
01:12:37ça veut dire
01:12:37l'immigration zéro
01:12:38imaginez-vous mettre ça en place
01:12:39dans le cadre d'une élection présidentielle
01:12:40il est élu
01:12:40et bien
01:12:41vous faites quoi par exemple
01:12:42pour le groupement familial
01:12:43ou pour les demandes d'asile politique
01:12:44il en parle aussi
01:12:45il en parle de le groupement familial
01:12:47il y a certains mois
01:12:48en fait vous ne pouvez pas passer
01:12:49vous ne pouvez pas passer outre
01:12:50je vais demander à
01:12:51Martin
01:12:51la CEDH
01:12:52Martin
01:12:52on peut juste afficher
01:12:53nous pourrions commencer
01:12:55c'est un autre extrait
01:12:56de l'interview
01:12:57nous pourrions commencer
01:12:58par considérer que les titres
01:12:59de séjour délivrés pour le travail
01:13:01ce qui est sans doute important
01:13:02dans certains secteurs
01:13:02nous voulons plus droit
01:13:04au regroupement familial
01:13:06en fait il faut savoir
01:13:07de quelle immigration on parle
01:13:08donc tout dépendra
01:13:09de ce qu'il y a dans le moratoire
01:13:10ouais donc c'est un peu flou
01:13:11mais vous savez que
01:13:11sur la grande élection
01:13:12je vous donne la parole
01:13:13je voudrais juste qu'on entend
01:13:13Charles Adwell
01:13:14le député ensemble
01:13:15pour la République
01:13:16parce que c'est
01:13:17c'est quand même important
01:13:18d'entendre les mots
01:13:19d'un macroniste
01:13:21on sent que le curseur
01:13:22quand même a
01:13:23beaucoup beaucoup évolué
01:13:24sur la droite
01:13:26dans la Macronie
01:13:26écoutez-le
01:13:27l'immigration a atteint
01:13:29tel niveau dans notre pays
01:13:30que l'immigration
01:13:32sera probablement
01:13:33l'un si ce n'est
01:13:33le grand enjeu
01:13:34de l'élection présidentielle
01:13:35qui vient
01:13:36tout simplement parce que
01:13:36l'avenir
01:13:38et je dirais
01:13:38même la survie de la France
01:13:40dépend de notre capacité
01:13:42à reprendre le contrôle
01:13:43de l'immigration
01:13:44c'est pas pour des gens
01:13:45comme moi
01:13:45moi j'habite
01:13:46un très beau quartier
01:13:47c'est pas pour les bobos
01:13:49du Paris 11
01:13:50qui passent leur temps
01:13:51à critiquer mes positions
01:13:52sur l'immigration
01:13:53c'est en pensant
01:13:54aux millions de français
01:13:55qui habitent
01:13:57des quartiers
01:13:57difficiles
01:13:58notamment
01:13:59des millions de français
01:14:00qui sont
01:14:01issus de l'immigration
01:14:03et qui sont
01:14:04les premiers
01:14:05à subir
01:14:05les conséquences
01:14:06de l'immigration
01:14:07incontrôlable
01:14:08je sais
01:14:09Elodie Huchard
01:14:09que monsieur Rodwell
01:14:10vient de la droite
01:14:11mais aujourd'hui
01:14:12c'est un député macroniste
01:14:13et entendre
01:14:14un député macroniste
01:14:16dire
01:14:16c'est une question
01:14:17de survie
01:14:17pour la France
01:14:18je trouve que
01:14:19l'évolution sémantique
01:14:20est assez spectaculaire
01:14:22parce qu'à un moment donné
01:14:23la macroniste
01:14:23se rend compte
01:14:24et en même temps
01:14:25la promesse de début
01:14:26on est un peu de gauche
01:14:27un peu de droite
01:14:27non seulement
01:14:28elle n'a pas fonctionné
01:14:28et qu'à un an
01:14:29d'une élection présidentielle
01:14:30c'est plus le moment
01:14:31donc on va voir
01:14:32tout un tas de députés
01:14:33macronistes
01:14:34qui vont revenir
01:14:34sur la ligne
01:14:35de Charles Rodwell
01:14:36c'est-à-dire
01:14:36qui vont assumer
01:14:38d'être de droite
01:14:39ou réassumer
01:14:40d'être de droite
01:14:40et inversement
01:14:41on verra
01:14:41des députés macronistes
01:14:43qui tiendront
01:14:43un discours totalement inverse
01:14:45il y aura plus de différences
01:14:46à l'intérieur du bloc macroniste
01:14:47que vous en verrez
01:14:48entre partis différents
01:14:49est-ce que ça veut dire
01:14:50qu'ils acceptent
01:14:51qu'ils assument
01:14:52l'échec de leur politique
01:14:53migratoire
01:14:54en tenant ce discours
01:14:54aujourd'hui ?
01:14:55Ils se rendent compte
01:14:55je pense que de toute façon
01:14:56le côté régalien
01:14:59c'est un peu un loupé
01:15:00pour Emmanuel Macron
01:15:01et ils voient bien
01:15:01que rien
01:15:02ce qui fait qu'on n'a pas pu
01:15:03aller aussi loin
01:15:04c'est qu'on a eu des ministres
01:15:05on peut citer
01:15:06Gérald Darmanin
01:15:07Bruno Rotailleau
01:15:08qui ont été très volontaires
01:15:09parfois avec un premier ministre
01:15:10même si c'était court
01:15:11comme Michel Barnier
01:15:12qui était de droite
01:15:13mais ils ont bien vu
01:15:14que le problème
01:15:14c'est qu'il n'y avait pas
01:15:15une dynamique gouvernementale
01:15:17pour aller là-dessus
01:15:17quand vous êtes ministre
01:15:20avec Jean-Noël Barraud
01:15:21qui pense l'inverse de vous
01:15:22effectivement ça ne marche pas
01:15:23et quand en plus
01:15:24vous avez un président
01:15:25de la République
01:15:25qui n'est pas sur votre ligne
01:15:26ou en tout cas
01:15:27sur une ligne
01:15:28beaucoup plus floue
01:15:28ça ne fonctionne pas
01:15:29Le juge de paix
01:15:30ce sera 2027
01:15:31Mehdi je vous entends tout de suite
01:15:32je voudrais juste qu'on entende
01:15:32parce qu'il a été passionnant
01:15:33lors de la grande interview
01:15:35hier à Lerfinkielkraut
01:15:36sur ce sujet
01:15:37Je pense qu'il a tout à fait raison
01:15:40je pense d'ailleurs
01:15:40qu'il s'aligne
01:15:41ce faisant
01:15:42sur la politique
01:15:43suivie
01:15:44par la social-démocratie
01:15:46danoise
01:15:47je pense que ça
01:15:49ce droit
01:15:50à la continuité historique
01:15:51pour reprendre
01:15:52une expression commune
01:15:54à Ortega y Gasset
01:15:55et à Simone Veil
01:15:57ça devrait être
01:15:59une cause transpartisane
01:16:01C'est possible pour vous
01:16:03d'arrêter l'immigration
01:16:04pendant trois ans ?
01:16:05C'est fausable ?
01:16:05Je ne sais pas
01:16:06c'est au gouvernement de le voir
01:16:08il est important
01:16:09de donner ce signal
01:16:11pour permettre d'ailleurs
01:16:13une meilleure intégration
01:16:15de ceux qui arrivent
01:16:16pendant trois ans
01:16:16ça vous paraît
01:16:17ça vous paraît réaliste ?
01:16:19Ça me paraît nécessaire
01:16:20en tout cas
01:16:20ça me paraît nécessaire
01:16:22c'est le seul moyen
01:16:24d'ailleurs
01:16:25d'assurer l'intégration
01:16:27parce que nous sommes
01:16:28à la lutte des classes
01:16:30à succéder
01:16:31la frature française
01:16:32il faut répondre
01:16:33à ce problème
01:16:35et deux causes
01:16:36devraient être transpartisanes
01:16:37celle-là
01:16:38absolument celle-là
01:16:39sur le modèle
01:16:41du Danemark
01:16:41et la cause de l'école
01:16:43Médi Raich
01:16:44ça paraît quand même compliqué
01:16:45de changer les règles
01:16:46on l'a bien compris
01:16:46Oui c'est très compliqué
01:16:47il y a aussi un tour de force
01:16:48qui est fait dans la communication
01:16:49de Gérald Darmanin
01:16:50c'est qu'on parle bien
01:16:51d'immigration légale
01:16:52Oui
01:16:53Donc on s'acharne
01:16:54sur le sujet d'immigration
01:16:55mais il y a deux volets
01:16:56de l'immigration
01:16:56il y a l'immigration légale
01:16:58donc là on a toutes les difficultés
01:16:59qu'on a pu évoquer
01:16:59sur la constitution
01:17:01les constitutions européennes
01:17:02les problèmes juridiques
01:17:03etc.
01:17:03Mais l'autre sujet important
01:17:05c'est l'immigration illégale
01:17:06et pour le moment
01:17:07Gérald Darmanin
01:17:07n'a pas offert
01:17:08de solution à ce sujet
01:17:144,5 millions de titres de séjour
01:17:16sont en cours de validité
01:17:17en France
01:17:188,1% de la population adulte
01:17:20est étrangère
01:17:21en situation régulière
01:17:237,5 millions
01:17:24d'électeurs potentiels
01:17:25issus de l'immigration
01:17:26et nous ajoutons
01:17:27environ 1 million
01:17:28d'individus
01:17:29en situation irrégulière
01:17:31On ne sait pas
01:17:31si cette proposition
01:17:33de Gérald Darmanin
01:17:33pourrait être suivie des faits
01:17:34ce qui est sûr
01:17:35c'est que
01:17:36c'est le clivage
01:17:37c'est le clivage à venir
01:17:38de l'élection présidentielle
01:17:39Vous avez cité
01:17:401 million
01:17:41de personnes
01:17:42qui sont illégalement
01:17:44dans le pays
01:17:44et à qui on doit
01:17:45on donne des droits
01:17:47c'est ça qui est aberrant
01:17:48et c'est même pas le sujet
01:17:50le moratoire
01:17:50c'est sur l'immigration légale
01:17:51Oui en plus
01:17:52c'est sur l'immigration légale
01:17:54parce qu'en fait
01:17:54l'immigration illégale
01:17:55aujourd'hui
01:17:55on l'a subie
01:17:56on ne peut pas l'arrêter
01:17:57et en plus
01:17:59finalement
01:17:59on l'acte
01:18:00en donnant des droits
01:18:01Et c'est du domaine
01:18:02du ministre de l'Intérieur
01:18:03et du ministre de la Justice
01:18:03C'est pour ça
01:18:04des confrontations réels
01:18:05c'est peut-être pour ça
01:18:06son positionnement
01:18:07aujourd'hui
01:18:07sur ces questions-là
01:18:08La dernière citation
01:18:09que je voulais vous proposer
01:18:10de Gérald Darmanin
01:18:11je propose également
01:18:11de réformer la constitution
01:18:12pour permettre d'établir
01:18:14des quotas limitatifs
01:18:15c'est ce que vous disiez
01:18:15tout à l'heure
01:18:16et non indicatifs
01:18:17comme c'est le cas
01:18:18aujourd'hui
01:18:19on verra
01:18:21déjà si Gérald Darmanin
01:18:22se présente
01:18:23réellement
01:18:24parce qu'il n'a pas dit
01:18:25qu'il n'était pas candidat
01:18:26mais il n'est pas candidat
01:18:27attention
01:18:27Tout le monde l'a compris
01:18:29avant la publicité
01:18:30Autre sujet
01:18:31nous avançons
01:18:32dans ce 120 minutes info
01:18:33ensemble
01:18:34depuis plusieurs jours
01:18:35les appels à l'annulation
01:18:36des concerts de Patrie Bruel
01:18:37se multiplient
01:18:38Hier Sandrine Rousseau
01:18:39a estimé qu'il fallait
01:18:41annuler les tournées
01:18:41du chanteur
01:18:42visées par des plaintes
01:18:43pour viol en France
01:18:43on le rappelle
01:18:45pour mise en danger
01:18:46des femmes
01:18:46qui travaillaient avec lui
01:18:47C'est un trouble
01:18:48à l'ordre public
01:18:48dit à Sandrine Rousseau
01:18:49la présomption d'innocence
01:18:50dans le droit du travail
01:18:51n'est pas première
01:18:52il faut d'abord
01:18:52protéger les autres
01:18:53à ce titre-là
01:18:54on devrait annuler
01:18:56évidemment les tournées
01:18:57dit-elle
01:18:58pour Patrie Bruel
01:18:59je ne sais pas
01:19:00si c'est la seule page
01:19:00à lire
01:19:01ou s'il y en a une autre
01:19:01c'est la seule page
01:19:02à lire
01:19:02est-ce qu'il y a
01:19:04Naïma
01:19:05pour commencer
01:19:06une nécessité
01:19:06d'interdire les concerts
01:19:07de Patrie Bruel
01:19:08comme le souligne
01:19:09Madame Sandrine Rousseau
01:19:11je me permets de rappeler
01:19:12qu'il est présumé innocent
01:19:13avant de lancer le sujet
01:19:14alors moi je suis
01:19:16pour la
01:19:17vraiment un principe
01:19:20sur la question
01:19:21de la présomption
01:19:21d'innocence
01:19:23et que
01:19:23ce principe-là
01:19:25doit valoir
01:19:26pour tout
01:19:26en fait
01:19:27c'est-à-dire
01:19:28aussi au niveau
01:19:30médiatiquement
01:19:31c'est-à-dire que moi
01:19:31je suis désolée
01:19:32quand on
01:19:33quand on aborde
01:19:36les plaintes
01:19:37qui sont
01:19:37enfin les plaintes
01:19:38ou bien
01:19:38les rumeurs
01:19:39concernant
01:19:40tel ou tel artiste
01:19:41et que
01:19:42certains veuillent
01:19:43carrément
01:19:44le condamner
01:19:45avant que la justice
01:19:46ne fasse son travail
01:19:47moi
01:19:48vraiment
01:19:49je trouve ça
01:19:50insupportable
01:19:51d'autant plus
01:19:51qu'il y a des personnes
01:19:52qui ont été accusées
01:19:54injustement
01:19:54qui ont été
01:19:55bannies
01:19:56qui ont dû arrêter
01:19:57toutes leurs représentations
01:19:58tous les films
01:19:59qu'ils devaient faire
01:20:00je parle de
01:20:00Harry Bitant
01:20:01Harry Bitant
01:20:02oui
01:20:02Harry
01:20:04Harry Bitant
01:20:05oui
01:20:06et qui par la suite
01:20:07ont été vraiment
01:20:08blanchis
01:20:09et aujourd'hui
01:20:10malheureusement
01:20:11ils n'ont pas retrouvé
01:20:13je veux dire
01:20:14la représentation
01:20:15enfin en tout cas
01:20:15ils n'ont pas retrouvé
01:20:16le même niveau
01:20:17au niveau
01:20:18de leur travail
01:20:20qu'auparavant
01:20:21j'ai plus proche
01:20:21de madame Rousseau
01:20:22et Julien Bayou
01:20:23je pourrais parler
01:20:24de ce que c'est
01:20:25d'aller au-delà
01:20:29en avant
01:20:29de la présomption
01:20:31d'innocence
01:20:31il avait été accusé
01:20:32par Sandrine Rousseau
01:20:32de violences conjugales
01:20:33il n'a jamais été
01:20:35condamné
01:20:36c'est un cas d'école
01:20:38ça veut dire quoi
01:20:39la présomption d'innocence
01:20:40pour Sandrine Rousseau
01:20:41le problème c'est que
01:20:42pour Sandrine Rousseau
01:20:43et on l'a vu
01:20:43puisqu'elle l'a pratiqué
01:20:44dans son propre parti
01:20:45la justice n'a pas besoin
01:20:46ni de passer
01:20:47ni d'exister
01:20:48la bonne nouvelle
01:20:49puisque la parole des femmes
01:20:50doit être entendue
01:20:51la bonne nouvelle
01:20:51c'est que la justice
01:20:52prend ça au sérieux
01:20:53puisqu'il y a des enquêtes
01:20:54qui sont ouvertes
01:20:55et qu'on peut avoir
01:20:55la certitude
01:20:56qu'il y aura des décisions
01:20:57de justice
01:20:58certes une justice
01:20:59qui est sans doute
01:20:59trop longue pour les victimes
01:21:00ça on peut avoir
01:21:01ce débat
01:21:01mais donc un jour ou l'autre
01:21:02la justice passera
01:21:04et quand Sandrine Rousseau
01:21:05ce qui me gêne un peu
01:21:06dans sa phrase
01:21:06c'est que la présomption
01:21:08d'innocence
01:21:08Naïma vous avez raison
01:21:09de le rappeler
01:21:09c'est choquant ce qu'elle dit
01:21:11c'est choquant ce qu'elle dit
01:21:12parce qu'on voit bien
01:21:13qu'elle explique
01:21:13que la présomption
01:21:14d'innocence
01:21:14c'est pas le principal
01:21:15et elle dit
01:21:16il faut d'abord
01:21:16protéger les autres
01:21:17mais en disant ça
01:21:19elle ne respecte pas
01:21:19la présomption d'innocence
01:21:20si lui ou d'autres
01:21:21étaient innocents
01:21:22on n'a pas besoin
01:21:22de les protéger
01:21:23donc il y a un moment
01:21:24où effectivement
01:21:25cette affaire
01:21:26elle devient très médiatique
01:21:27et le tribunal médiatique
01:21:29pour certains
01:21:29est plus important
01:21:30parce que vous avez cité
01:21:31Harry Habitant
01:21:32peut malheureusement citer
01:21:33un certain nombre
01:21:34aussi d'hommes politiques
01:21:35sur le sujet d'ailleurs
01:21:36qui ont parfois été accusés
01:21:37où la justice a été passée
01:21:38il y a eu des classements
01:21:39sans suite
01:21:39il y a eu des non-lieux
01:21:40et pour certaines
01:21:41quand la justice passe
01:21:42et ne va pas dans leur sens
01:21:43de toute façon
01:21:43on est face à quelqu'un
01:21:44qui est coupable
01:21:45là encore prise de parole
01:21:46très intéressante
01:21:47d'Alain Finkielkraut
01:21:47hier dans le Grand Rendez-vous
01:21:48écoutez
01:21:50je voudrais nous inviter
01:21:52tous
01:21:53intellectuels
01:21:55journalistes
01:21:56politiques
01:21:56à nous taire
01:21:58c'est ça
01:21:59parce qu'il y a
01:21:59un temps judiciaire
01:22:00à rester
01:22:00voilà
01:22:01c'est à dire
01:22:03des plaintes
01:22:03ont été déposées
01:22:05à la justice
01:22:06il revient maintenant
01:22:07de faire son travail
01:22:09ça prendra le temps
01:22:10qu'il faudra
01:22:11mais ce qui me fait
01:22:13très peur
01:22:14c'est de voir
01:22:15le tribunal
01:22:18populaire
01:22:19par médias
01:22:20interposés
01:22:21préempter
01:22:22et remplacer
01:22:24le tribunal judiciaire
01:22:25c'est déjà arrivé
01:22:27des vies ont été brisées
01:22:29c'est une terrible
01:22:31régression
01:22:32et surtout quand on voit
01:22:33des animateurs
01:22:35après des débats
01:22:36ou après des reportages
01:22:38nous rappeler
01:22:39la bouche en coeur
01:22:39que Patrick Bruel
01:22:42est présumé
01:22:43innocent
01:22:43il a été piétiné
01:22:45il a été accablé
01:22:47pendant une demi-heure
01:22:48mais il est présumé
01:22:49innocent
01:22:49s'il est présumé
01:22:51innocent
01:22:51la ferme
01:22:56personne ne dit
01:22:57sur ce plateau
01:22:58que ce qui est reproché
01:22:59à Patrick Bruel
01:23:00n'est pas grave
01:23:00personne ne dit ça
01:23:02mais la moindre nuance
01:23:04est inaudible
01:23:06dans l'espace médiatique
01:23:07c'est un double effet
01:23:09j'accompagne une amie
01:23:10qui dépose plainte
01:23:11pour viol
01:23:11avec d'autres personnes
01:23:12donc je comprends
01:23:13le processus
01:23:14maintenant je connais
01:23:14la machine de l'intérieur
01:23:15pour en avoir parlé
01:23:16plusieurs fois
01:23:16avec son avocate
01:23:17le fait est que
01:23:18quand on prend le cas
01:23:19de Patrick Bruel
01:23:20c'est extrêmement médiatique
01:23:21et la présomption
01:23:24d'innocence
01:23:24elle doit être
01:23:25absolument respectée
01:23:26c'est la base du droit
01:23:26on ne peut pas aller
01:23:27contre ce principe
01:23:28le problème étant
01:23:29qu'en parallèle
01:23:30dans l'espace public
01:23:30et on le voit
01:23:31avec les chiffres
01:23:31du ministère de l'intérieur
01:23:32il y a une augmentation
01:23:33des violences sexuelles
01:23:34on voit que les chiffres
01:23:34sont en train d'exploser
01:23:35donc en parallèle
01:23:36de cet effet de présomption
01:23:37d'innocence
01:23:38qu'il faut absolument respecter
01:23:39vous avez un phénomène
01:23:40de libération de la parole
01:23:41et les deux conjoints
01:23:42dans l'espace public
01:23:43ont du mal à cohabiter
01:23:44ce qui crée
01:23:45cette tension naturelle
01:23:46et lorsque vous avez
01:23:47des zones
01:23:48des chambres d'éco
01:23:51comme les réseaux sociaux
01:23:52tout de suite
01:23:52tout le monde
01:23:52donne son avis
01:23:53et de fait
01:23:54dans ce cas-là
01:23:55Patrick Bruel
01:23:55il est condamné
01:23:56avant même
01:23:56que la justice passe
01:23:58et ces deux effets
01:23:58sont parallèles
01:23:59on ne peut pas
01:24:00en fait lutter contre
01:24:00il faut absolument
01:24:01protéger
01:24:02la présomption d'innocence
01:24:03parce que vous pouvez
01:24:04détruire des vies
01:24:05mais le seul argument
01:24:08contraire
01:24:08que je peux apporter
01:24:09dans ce cas précis
01:24:11qui est celui
01:24:11de Patrick Bruel
01:24:12et je me tourne
01:24:12vers Mathieu Devez
01:24:13du service police justice
01:24:14c'est dans ce cas-là
01:24:16la multiplicité
01:24:18des témoignages
01:24:19exactement
01:24:19vous avez une trentaine
01:24:21de femmes
01:24:21qui ont témoigné
01:24:22majoritairement
01:24:23dans la presse
01:24:24qui ont donc
01:24:24mis en cause
01:24:25Patrick Bruel
01:24:25pour agression sexiste
01:24:27pour agression sexuelle
01:24:28vous avez
01:24:28une dizaine de plaintes
01:24:30France
01:24:30Belgique
01:24:31Canada
01:24:31et surtout
01:24:32combien en France
01:24:33on sait
01:24:33combien il y a de plaintes
01:24:34précisément en France
01:24:35on sait qu'il y a
01:24:35quatre enquêtes
01:24:36qui ont été ouvertes
01:24:37en France
01:24:38pour viol
01:24:38une enquête
01:24:39ouverte pour agression
01:24:40sexuelle
01:24:41voilà où on en est
01:24:41à présent
01:24:42il y a également
01:24:43aussi l'avocate
01:24:44de Flavie Flamand
01:24:45qui annonce
01:24:45que de nouvelles plaintes
01:24:46vont être déposées
01:24:47mais c'est très bien
01:24:49il faut que cette femme
01:24:50la porte plainte
01:24:51évidemment
01:24:51il faut que ça soit
01:24:52au niveau de la justice
01:24:55c'est-à-dire qu'on ne devrait pas
01:24:57en parler médiatiquement
01:24:58ça devrait être interdit
01:25:00parce que
01:25:00encore une fois
01:25:01la présomption d'innocence
01:25:03soit elle est réelle
01:25:03soit elle est en fonction
01:25:04mais dans les crimes sexuels
01:25:05ou d'une manière générale
01:25:06moi je pense
01:25:07d'une manière générale
01:25:08je vous dis franchement
01:25:09parce que
01:25:10sinon c'est pas l'essent
01:25:11c'est délicat
01:25:11la présomption
01:25:13en fait
01:25:13ce que je veux dire par là
01:25:14c'est qu'à partir du moment
01:25:15où vous portez
01:25:17médiatiquement
01:25:18un fait
01:25:18un fait
01:25:20vous n'avez même plus le droit
01:25:22à cette fameuse présomption
01:25:23oui mais je veux dire
01:25:24même quand il y a de la flagrance
01:25:25même quand il y a de la flagrance
01:25:26avant d'être jugé
01:25:27vous êtes présumé innocent
01:25:28même dans un cas de flagrance
01:25:29vous êtes présumé innocent
01:25:30c'est difficile
01:25:30regardez la directive aussi
01:25:31c'est-à-dire que
01:25:32même quand vous êtes jugé
01:25:34quand vous avez payé
01:25:35j'allais dire
01:25:36voilà votre
01:25:38enfin la justice est passée
01:25:40vous êtes aussi
01:25:42malheureusement
01:25:42je trouve moi
01:25:43vous êtes banni professionnellement
01:25:45vous pouvez être banni professionnellement
01:25:47oui mais vous vous rendez compte
01:25:48est-ce qu'il doit s'arrêter
01:25:52et le fond de ce sujet
01:25:54donc relancé
01:25:54encore une fois
01:25:55par Saint-Henri Rousseau
01:25:56hier
01:25:56c'est est-ce qu'il doit arrêter
01:25:57de se produire sur scène
01:25:58de faire des concerts
01:25:59et la réflexion
01:26:00qu'on peut se faire
01:26:01c'est le jour où Patrick Bruel
01:26:02décide d'arrêter
01:26:03de se produire sur scène
01:26:04c'est un aveu de culpabilité
01:26:06ça peut être compris
01:26:06comme un aveu de culpabilité
01:26:07oui ça peut l'être
01:26:08mais ça en fait
01:26:09sur ce sujet là
01:26:10la question ne peut qu'être
01:26:12une réponse individuelle
01:26:13si les gens veulent aller voir
01:26:14Patrick Bruel
01:26:14tout en étant en conscience
01:26:16qu'il y a peut-être
01:26:1610, 15, 20 femmes
01:26:17ce qu'ils font en ce moment
01:26:18au théâtre
01:26:19c'est un peu comme le cas
01:26:20de Noir Désir
01:26:20avec Bertrand Cantin
01:26:21si vous voulez continuer
01:26:22à aller voir
01:26:23allez-y
01:26:23c'est une question individuelle
01:26:25c'est pas à moi
01:26:25de juger sur l'espace public
01:26:26si cette personne-là
01:26:27est coupable ou pas
01:26:28ça ça serait la justice
01:26:29après il y a la pression
01:26:30il y a Sandrine Rousseau
01:26:31en parle
01:26:31on a mis un extrait écrit
01:26:33mais dans son interview
01:26:34elle dit
01:26:35je pense et j'espère même
01:26:37qu'il y aura des collectifs
01:26:38de féministes
01:26:38qui viendront
01:26:39devant la salle
01:26:40à sa place
01:26:42je me tairais
01:26:42sachant ce qu'elle a fait
01:26:43que M. Bayou
01:26:44maintenant politiquement
01:26:45il est mort politiquement
01:26:47mais n'éludons pas
01:26:48cette donnée en effet
01:26:49et d'ailleurs
01:26:50c'est ce qu'elle souhaite
01:26:51et ça c'est assez choquant
01:26:52de l'entendre
01:26:52mais bon
01:26:53qu'il pourra y avoir
01:26:54cet été
01:26:54pendant la tournée
01:26:55de Patrie et Bruel
01:26:56dans les villes
01:26:56où il se produira
01:26:57des incidents
01:26:59des féministes
01:27:00des gens qui vont
01:27:00entraver
01:27:01qui veulent que les maires
01:27:04interviennent
01:27:04et que ce soit
01:27:04les maires
01:27:05qui interdisent
01:27:05les concerts
01:27:06et certains se sont positionnés
01:27:07oui mais le problème
01:27:08vous mettez la pression
01:27:09à des maires
01:27:09est-ce que les maires
01:27:10premièrement
01:27:11n'ont pas autre chose à faire
01:27:12un maire n'est pas juge
01:27:12d'instruction non plus
01:27:13et effectivement
01:27:14vous voyez aujourd'hui
01:27:15au théâtre
01:27:15il y a encore des gens
01:27:16qui vont le voir
01:27:16c'est leur choix
01:27:17il y aura sans doute
01:27:17s'il fait une tournée
01:27:19des gens qui iront le voir
01:27:20d'autres non
01:27:20et après le juge de paix
01:27:21sera ça aussi
01:27:22c'est-à-dire qu'à un moment donné
01:27:23si les salles sont vides
01:27:24il tirera les conséquences
01:27:26sans doute de cela
01:27:26mais ce n'est a priori
01:27:27pas le cas en ce moment
01:27:28je crois qu'au théâtre
01:27:28c'est plein de choses
01:27:29alors il n'est pas seul sur scène
01:27:31mais effectivement
01:27:32il n'y a pas de baisse
01:27:33de fréquentation
01:27:33c'est la fin de ce 120 minutes
01:27:35merci à tous les téléspectateurs
01:27:42continuez de cette main
01:27:43parce que je lis le liner
01:27:45comme on dit en bon français
01:27:47avec Laurence Ferrari
01:27:48qui va vous parler
01:27:48de ce phénomène de chaleur
01:27:49dans quelques instants
01:27:50Martin Mazur
01:27:51Thomas Goussard
01:27:51ont préparé l'émission
01:27:52merci à tous les quatre
01:27:53merci encore surtout
01:27:54à vous de nous suivre
01:27:55rendez-vous demain
01:27:5615h pour 120 minutes info
01:27:57à demain
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