Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, ravie de vous retrouver en ce lundi.
00:00:04Vous en avez l'habitude, on vous accompagne pendant deux heures pour décrypter l'actualité.
00:00:07Avant de vous présenter les grands thèmes et nos invités du jour, le journal de 15h.
00:00:11Sandra Chiambo, bonjour chère Sandra.
00:00:13Bonjour, je viens.
00:00:13À la lune de votre journal, une passagère française rapatriée du bateau de croisière MV Ondius a été testée positive
00:00:19à l'antavirus.
00:00:20Oui, elle fait partie des cinq compatriotes rapatriées hier par avion depuis les Canaries
00:00:25et placée à l'isolement à l'hôpital Bichat à Paris où on retrouve Anaïs Bauché et Anne-Charlène Lutin.
00:00:30Un protocole sanitaire strict est mis en place.
00:00:33Comment se passe leur hospitalisation ?
00:00:39Eh bien, c'est une hospitalisation qui se déroule sous haute surveillance.
00:00:43L'état de santé de la patiente testée positive s'est dégradé dans la nuit.
00:00:46Pour l'instant, on ignore si son pronostic vital pourrait être engagé.
00:00:50Les quatre autres Français qui avaient été hospitalisés avec elle ont été testés négatifs
00:00:54mais vont rester hospitalisés jusqu'à nouvel ordre, au minimum 15 jours.
00:00:58Ils ont tous été placés dans des chambres spéciales avec des flux d'air contrôlés pour éviter la contagion.
00:01:03Leurs symptômes sont évalués très régulièrement avec des prises de sang et des tests PCR.
00:01:08Les soignants qui s'en occupent sont formés pour prendre en charge des patients contagieux
00:01:12et suivent un protocole strict.
00:01:13Ils passent par des sasses d'entrée et de sortie.
00:01:16Ils sont habillés avec des combinaisons, des gants, des lunettes de protection et masques FFP2.
00:01:21Des équipements qui sont ensuite bien sûr incinérés ou soigneusement désinfectés à la sortie des chambres.
00:01:26La durée de l'incubation du virus peut aller jusqu'à six semaines.
00:01:29Ce qui signifie que l'état de santé des quatre patients pourrait être amené à évoluer à tout moment.
00:01:34Ils devraient subir très prochainement une nouvelle batterie d'examen.
00:01:37Merci beaucoup Anaïs Bauché.
00:01:39Merci à Anne-Charles Flutin qui vous accompagne.
00:01:42Notez bien ce rendez-vous à partir de 16h.
00:01:44Page spéciale pour tout comprendre sur les dernières informations autour de ce antivirus,
00:01:49les éventuels risques d'épidémie.
00:01:51Nous répondrons à toutes vos questions.
00:01:54Par ailleurs, Sébastien Lecornu tiendra une nouvelle réunion à Matignon cet après-midi
00:01:57pour suivre au plus près l'évolution de la situation concernant ce virus antivirus.
00:02:03La porte-parole du gouvernement de Maude Bréjon a par ailleurs appelé à ne pas créer de panique et précise.
00:02:11Nous n'en sommes absolument pas à voir ces discussions-là comme lors de l'épidémie de Covid-19.
00:02:16Mais on verra ce qui se dit à Matignon au milieu de l'après-midi tout à l'heure.
00:02:20Trois personnes dans l'actualité également sont décédées ce matin à la suite d'un incendie dans un immeuble à
00:02:25Dessines-Charpieux.
00:02:27C'est la banlieue lyonnaise.
00:02:28Le sinistre a été rapidement éteint.
00:02:30Il a mobilisé plus de 80 sapeurs-pompiers et une trentaine d'engins.
00:02:34Aucune hypothèse n'est écartée, notamment la piste criminelle, celle d'un règlement de compte entre trafiquants de drogue est
00:02:41à l'étude.
00:02:41Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire en bande organisée.
00:02:46On évoque les sports maintenant ? Une image de sport ?
00:02:49Juste avant, on part en Iran avec le détroit d'Hormuz.
00:02:52Après 73 jours de guerre en Iran, le détroit d'Hormuz est toujours au centre des discussions.
00:02:57Les ministres britanniques et français de la Défense co-présideront demain une réunion en visioconférence
00:03:04afin de discuter des contributions militaires des pays prêts à participer à une mission de sécurisation de ce détroit d
00:03:11'Hormuz.
00:03:12Les détails de Kylian Saleh.
00:03:15Catherine Vautrin, la ministre de la Défense et son homologue britannique réunis en visioconférence avec leurs alliés.
00:03:23La France et le Royaume-Uni co-présideront cette réunion sur le détroit d'Hormuz.
00:03:27Selon le communiqué britannique, cette rencontre à distance aura un objectif majeur pour la quarantaine de pays concernés.
00:03:34Discuter et définir leur contribution militaire à la mission défensive visant à rouvrir et à sécuriser le détroit d'Hormuz
00:03:41lorsque les conditions le permettront.
00:03:44Le détroit d'Hormuz, route stratégique maritime, est toujours bloqué par l'Iran.
00:03:49Quelques 1500 navires et 20 000 membres d'équipage y sont bloqués.
00:03:52La France et le Royaume-Uni veulent sécuriser le détroit et accompagner les navires marchands.
00:03:58Londres a déjà annoncé le prépositionnement au Moyen-Orient, sans plus de précision de ce destroyer, le HMS Dragon.
00:04:05Pour le ministre britannique de la Défense, cette réunion sera l'occasion de prendre des décisions.
00:04:10Notre rôle sera de veiller à ce que nous ne nous contentions pas de parler, mais que nous soyons prêts
00:04:15à agir.
00:04:16La tension est montée d'un cran ce dimanche entre l'Iran d'un côté et la France et le
00:04:21Royaume-Uni de l'autre.
00:04:22Téhéran a averti d'une réponse immédiate de son armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit
00:04:28d'Hormuz.
00:04:28Un déploiement jamais envisagé selon Emmanuel Macron, qui a appelé au calme et à la responsabilité.
00:04:34Une image de sport avant de refermer ce journal.
00:04:41Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:55Et quelques images de foot avec le FC Barcelone qui a décroché hier le 29ème titre de son histoire dans
00:05:00le championnat espagnol.
00:05:012-0 dans le Classico qui plus est face au Real Madrid.
00:05:04Et c'est le deuxième titre consécutif de champion d'Espagne pour le Barça.
00:05:08Un nul suffisait aux Catalans, leader du championnat avec 11 points d'avance,
00:05:13pour l'emporter les temps forts de la rencontre avec nos confrères d'Infosport+.
00:05:18C'est une soirée historique.
00:05:20Pour la première fois de son histoire, le FC Barcelone est sacré champion d'Espagne un soir de Classico.
00:05:25Les Catalans ont pris les choses en main dès la 9ème minute.
00:05:28Marcus Rashford envoie un coup franc dans la lucarne de Thibaut Courtois.
00:05:34Neuf minutes plus tard, Dani Olmo offre une déviation géniale à Ferran Torres pour le but du 2-0.
00:05:40Trop timide devant les cages, le Real ne revient pas.
00:05:43Le Barça remporte le championnat d'Espagne pour la 29ème fois, la 13ème au 21ème siècle.
00:05:54C'était votre programme avec Lacoste, L1212 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:06:01Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store.
00:06:05Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:06:07Je répare, je répare store.
00:06:09Et merci à Sandra Chionbo qu'on retrouve à 15h30 pour un nouveau journal.
00:06:14Yohann Uzaï est à sa place comme chaque jour.
00:06:16Merci beaucoup Yohann d'être avec nous.
00:06:18Service politique de CNews, bien sûr.
00:06:19Yvan Rioufol, comme tous les lundis.
00:06:21Merci Yvan d'être également sur ce plateau.
00:06:23Sabrina Bien-Labouillé du service Police Justice.
00:06:25On va avoir besoin de vos informations dans un instant.
00:06:28Mehdi Raich, analyste politique, merci beaucoup Mehdi de nous accompagner.
00:06:31Sabrina, je vais me tourner rapidement vers vous puisqu'on a appris ces dernières heures
00:06:35que Mickaël Youn et sa compagne Isabelle Furano ont été victimes d'un homejacking à leur domicile
00:06:40tout proche d'Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, de l'argent liquide, des bijoux,
00:06:44des mondes de grande valeur ont été dérobés.
00:06:46On ne parle pas évidemment du traumatisme psychologique, de l'éventuelle violence physique
00:06:50qui s'est abattue sur le coup.
00:06:52Je crois que des enfants étaient dans la maison également.
00:06:54Que peut-on dire à un petit peu plus de 15h sur ce qui est arrivé à l'acteur français
00:06:58ce matin ?
00:06:59Tout à fait, les faits se sont produits vers 8h15 ce matin au domicile de l'acteur Mickaël Youn.
00:07:04C'est à Aiguille qui est dans la banlieue ouest de la ville d'Aix-en-Provence.
00:07:08L'acteur était présent ainsi que sa compagne, l'actrice Isabelle Funaro
00:07:12et leurs deux enfants âgés de 14 et 6 ans.
00:07:15C'est là que deux individus cagoulés, gantés, ont pénétré dans le domicile.
00:07:19L'un d'eux avait une arme d'épaule.
00:07:20Il s'agirait d'un fusil de type 22 long rifle.
00:07:23Et l'un des individus aurait d'ailleurs utilisé ce fusil pour mettre en joue l'adolescente de 14 ans.
00:07:29Les individus ont eu accès au coffre-fort.
00:07:31Ils ont dérobé de l'argent liquide, des bijoux, des montres de grande valeur.
00:07:35Aucun préjudice officiel n'est annoncé.
00:07:38Mais selon nos informations CNews, le butin serait estimé à 100 000 euros.
00:07:42Alors heureusement, il n'y a aucun blessé à déplorer, vous l'avez dit Julien.
00:07:45Mais surtout un immense traumatisme concernant les individus.
00:07:48Ils ont pris la fuite à moto.
00:07:50Il faut savoir que le domicile est équipé d'un système de vidéosurveillance.
00:07:54Donc l'enquête pourra commencer grâce à ces éléments-là, puisque c'est la BRB qui en est chargée.
00:08:00Il faut savoir que Mickaël Younes avait déjà subi un cambriolage cette fois.
00:08:04C'était en 2011 à son domicile parisien.
00:08:06Il n'était donc pas présent ce jour-là.
00:08:08Et il avait décidé de déménager dans le sud de la France, peu après cet événement.
00:08:12Et on sait Sabrina, on ira dans le sud dans un instant avec un syndicaliste.
00:08:17Une syndicaliste, et d'ailleurs on la salue, Sabrina Mathéos qui est avec nous, déléguée Alliance pour les Bouches du
00:08:22Rhône,
00:08:22qui nous en dira plus dans une seconde.
00:08:24Mais revenons sur un phénomène quand même qui prend de l'ampleur ces dernières années.
00:08:28Ça a commencé par les stars du foot, puis les people d'une manière un petit peu plus générale.
00:08:34Les homejackings sont légions depuis quelques années.
00:08:37Oui, il faut compter 500 homejackings sur une année.
00:08:40Alors la bonne nouvelle, c'est qu'il y a un taux d'élucidation assez important, plus de 50%.
00:08:44Ce qui est beaucoup plus que pour les cambriolages.
00:08:47On est aux alentours de 8% pour les cambriolages.
00:08:49Mais malgré tout, c'est des homejackings qui sont de plus en plus violents.
00:08:53Et qui touchent aussi bien des particuliers, surtout de nuit, des gens qui vivent dans leur maison davantage que dans
00:08:59les appartements.
00:08:59Et puis des célébrités.
00:09:00On se souvient de deux, par exemple, homejackings dont on avait parlé, nous, ici, notamment en 2023, celui de l
00:09:05'animateur Bruno Guillon.
00:09:07Lui, il a subi un homejackings avec sa famille.
00:09:10Il est accompagné de son épouse et de son fils.
00:09:12C'était très violent.
00:09:13Les individus avaient braqué un pistolet sur sa tempe.
00:09:17Son épouse avait été ligotée, baïonnée.
00:09:19Il y avait un véritable traumatisme autour de cet homejackings pour un butin de 90 000 euros.
00:09:25Imaginez-vous, un homme de 20 ans a été condamné depuis.
00:09:29Mais celui-ci avait déjà été condamné un mois avant pour un cambriolage.
00:09:33Et donc, un mois après, il décide de cambrioler et de homejacker Bruno Guillon.
00:09:38Autre exemple, celui de Christophe Beaugrand, le présentateur, qui, lui, a subi un homejackings en juin 2025 avec son mari.
00:09:45Ils se trouvaient tous les trois avec leur enfant de bas âge.
00:09:48Et c'était trois jeunes, enfin, deux mineurs et un majeur qui avait été interpellé suite à ça.
00:09:54Mais ça avait été aussi d'une particulière violence.
00:09:56Ils étaient montés sur le toit, Christophe et son fils, pour échapper aux individus.
00:10:03Et son compagnon avait été blessé.
00:10:05Il avait eu plus de 50 jours d'ITT, tout de même.
00:10:08Je rappelle pour les téléspectateurs qui découvriraient ce vocable de homejackings.
00:10:13En gros, c'est un cambriolage.
00:10:15Mais la particularité, c'est que les occupants sont dans leur domicile
00:10:18et soumis donc à une pression, à une violence de la part des malfaiteurs.
00:10:22Alors, bonjour Sabrina Mathéos, déléguée Alliance pour les Bouches-du-Rhône.
00:10:26Alors, ça s'est passé à aiguille, aiguille, très précisément.
00:10:30C'est très, très proche de sa colle, sa jouxte Aix-en-Provence.
00:10:34Peut-être d'abord sur les informations pures, factuelles que vous avez.
00:10:39Est-ce qu'il y a des choses à compléter par rapport à ce que vient de dire Sabrina ?
00:10:41Notamment, évidemment, sur ces délinquants, sur une avancée de l'enquête
00:10:46et éventuellement des arrestations ou pas du tout encore ?
00:10:49Bonjour. Alors, effectivement, pour reprendre les informations
00:10:51de votre référente politique, justice et police,
00:10:56les faits se sont déroulés à Aiguille, donc juste à côté d'Aix-en-Provence,
00:10:59à 8h30.
00:11:00Ce que l'on sait, c'est que les délinquants qui étaient deux
00:11:03se sont introduits au domicile de Michael Lyon.
00:11:05Ils étaient armés et gantés.
00:11:07Et surtout, ils ont profité du départ à l'école pour surprendre cette famille.
00:11:12Donc, ça laisse comprendre quand même qu'ils ont fait des repérages,
00:11:16qu'ils ont choisi un moment propice.
00:11:17Et finalement, ils ont surpris la famille.
00:11:19Ils n'ont pas hésité à mettre en joue une jeune fille,
00:11:23donc la fille de Michael Lyon.
00:11:25Face à cette violence, la mère de famille les a bien entendues
00:11:29conduits immédiatement vers ce qu'ils recherchaient,
00:11:31donc des objets de valeur, de l'argent.
00:11:35Pour l'heure, ce qu'on sait également, c'est que les délinquants ont pris la fuite
00:11:39à bord d'une moto de grosse cylindrée.
00:11:41Même si ce sont nos collègues d'Aix-en-Provence qui sont intervenus
00:11:45en premier lieu pour porter secours à cette famille,
00:11:48le dossier au regard de la violence a été confié à la brigade du grand bandit.
00:11:54Alors, restez avec nous si vous le voulez bien, Sabrina Mathéos,
00:11:58parce que le maire d'Aiguilles, grâce à l'Orpara sur place,
00:12:04on a pu obtenir le témoignage du maire d'Aiguilles
00:12:06qui a lui-même reçu le témoignage de Michael Lyon.
00:12:10Donc, c'est important et précieux d'écouter ce que nous dit le maire de cette commune
00:12:14qui jouxte Aix-en-Provence.
00:12:16Donc, écoutez.
00:12:17Il va bien, il va très bien.
00:12:19Bien sûr, un peu éprouvé par l'affaire quand même.
00:12:22Ce n'est pas habituel de se faire braquer chez soi,
00:12:25mais il avait une bonne voie, il était assez détendu.
00:12:29Voilà, il va se remettre.
00:12:31Le principal, c'est qu'il aille très bien.
00:12:33Et sa famille aussi, évidemment.
00:12:35Ça n'arrive jamais.
00:12:36Alors, je ne dis pas que ça n'est jamais arrivé.
00:12:37Enfin, c'est une commune qui est tranquille et j'y tiens.
00:12:41Je n'ai pas été surpris plus que ça.
00:12:43Ça arrivait, c'est arrivé à d'autres.
00:12:45Donc, voilà.
00:12:46D'après ce que j'ai compris, ils ont sauté sa clôture.
00:12:48Ils sont allés à sa rencontre.
00:12:50Mais d'après ces dires, ils n'ont pas été violents.
00:12:55Et ça, c'est le principal.
00:12:56Il est surpris, le maire d'Egui.
00:12:57Il n'est pas surpris, le maire d'Egui, Sabrina Matteos.
00:13:00Parce que c'est vrai que ce sont des comportements qu'on retrouve malheureusement très régulièrement.
00:13:04Beaucoup dans les bouches du Rhône.
00:13:05Moi, j'ai souvenir.
00:13:06Et je parle évidemment sous votre regard d'experte.
00:13:10Mais que ça a commencé vraiment, ces phénomènes, avec les joueurs de l'Olympique de Marseille.
00:13:13C'est vrai qu'on entendait beaucoup, il y a une dizaine d'années maintenant,
00:13:16peut-être un peu plus, ces premiers cambriolages extrêmement violents.
00:13:19Ce que je note également, et c'est ça qui est intéressant,
00:13:21c'est que ce n'est pas l'apanage du grand banditisme.
00:13:24C'est homejacking, on se retrouve souvent avec des profils très jeunes,
00:13:27pas forcément organisés.
00:13:30Beaucoup plus violents, beaucoup plus traumatisants aussi pour les victimes.
00:13:33Même si on l'entend et on s'en réjouit.
00:13:35Dans le cas de Mickaël Youn, apparemment,
00:13:37en tout cas, c'est ce que c'est les propos rapportés à l'instant par le maire d'Egui,
00:13:40la violence n'a pas été forcément extrême dans ce cas-là.
00:13:44Non, alors effectivement, on a tendance à parler de la violence liée au narcotrafic,
00:13:48les grandes villes, Paris, Marseille.
00:13:49Mais finalement, ce qu'il faut savoir, c'est que la violence
00:13:52et cette recrudescence de violence, elle existe partout.
00:13:55Elle existe à Aix-en-Provence, mais elle existe dans d'autres villes françaises.
00:13:58Et en plus, on est face à une criminalité qui n'a plus aucune limite
00:14:02dans sa méthodologie, dans le modus operandi.
00:14:05On a des jeunes qui n'ont plus de limite, qui vont être très violents.
00:14:09Alors ce matin, fort heureusement, ils n'ont pas été violents.
00:14:12Mais quand même, on pense au traumatisme de cette famille,
00:14:14au traumatisme de cette jeune fille qui a été mise en jour.
00:14:17Ça, c'est inacceptable.
00:14:18Et Alliance Police Nationale dénonce ce problème depuis des années.
00:14:21On dénonce cette recrudescence de la criminalité,
00:14:23cette recrudescence de la violence.
00:14:25Et on a besoin de moyens pour faire face à la violence.
00:14:28On a besoin de moyens.
00:14:29On ne peut plus continuer de bricoler.
00:14:31Il faut qu'on soit à la hauteur et il faut qu'on puisse faire face à cette délinquance.
00:14:36Et donc, pour ça, il nous faut des moyens, il nous faut des effectifs,
00:14:39il nous faut des véhicules, il nous faut plus de monde.
00:14:42Donc, Aix-en-Provence, on n'en parle pas souvent
00:14:45parce qu'on la baptise gentiment la principauté des bouches du Rhône.
00:14:48Mais à Aix-en-Provence, voilà, aujourd'hui, on a quand même ce home jacking
00:14:52qui touche Mickaël Younes, mais d'autres personnes.
00:14:54On a eu, il n'y a pas si longtemps que ça, sur le secteur,
00:14:56on a eu une dame de 90 ans qui a été traînée par terre.
00:14:59C'est simplement abject.
00:15:00Donc, il faut faire face à cette violence et il faut nous donner des moyens.
00:15:05Alliance nous demande depuis des années,
00:15:06donnez-nous les moyens de lutter contre cette criminalité.
00:15:10Qu'est-ce qu'on peut dire aux gens ?
00:15:12Comment on se protège de ce type d'attaque ?
00:15:15Parce que là, on a évoqué le domicile de Mickaël Younes,
00:15:18qui a de la vidéosurveillance.
00:15:19On peut imaginer une propriété plutôt sécurisée.
00:15:22Et pourtant ?
00:15:25Oui, ce qui pose problème, c'est que, bien entendu,
00:15:28les délinquants visent les personnalités à l'instar de Mickaël Younes.
00:15:32Et malheureusement, même quand on a des vidéos de protection,
00:15:37quand on a des clôtures, etc., vous voyez bien, par exemple,
00:15:40ce matin, les délinquants sont intervenus à 8h30.
00:15:43Ça veut dire qu'ils avaient fait des repérages, qu'ils étaient largement préparés.
00:15:45Et c'est quand même compliqué de faire face à ça.
00:15:47En fait, on n'a pas beaucoup de moyens.
00:15:49Alors, il faut essayer d'être le plus anonyme possible.
00:15:52Il ne faut pas trop se montrer sur les réseaux.
00:15:55Mais finalement, on n'a pas beaucoup de possibilités
00:15:59de faire face à cette criminalité qui est de plus en plus organisée
00:16:01et qui est de plus en plus violente.
00:16:02Les solutions, c'est le gouvernement,
00:16:06ce sont les responsables politiques qui doivent donner
00:16:07les moyens de lutter contre cette délinquance.
00:16:10Il ne faut pas que les personnes qui sont intervenues
00:16:11chez Mickaël Younes à tenue
00:16:13interviennent de nouveau dans un autre domicile dans quelques jours.
00:16:15Voilà, ça, c'est déjà une bonne base de travail, je pense.
00:16:18Juste un mot, peut-être que je ne sais pas si vous avez pu visionner
00:16:21les vidéosurveillances, mais est-ce qu'on a une idée des profils,
00:16:24notamment du jeune âge ou pas, de ces cambrioleurs,
00:16:27de ces homejackers, je ne sais pas si le terme existe ?
00:16:30Alors écoutez, ce que je sais, c'est que nos collègues
00:16:33de la brigade du grand banditisme travaillent actuellement
00:16:38avec d'importants moyens pour identifier les mises en cause.
00:16:42On va garder le secret de l'enquête pour pouvoir progresser.
00:16:44Mais en tout cas, on a des vidéos qui sont exploitables
00:16:48et qui, j'espère, donneront des résultats probants.
00:16:51Merci Sabrina Mathéos, déléguée Alliance pour les bouches du rôle.
00:16:54Merci de nous avoir apporté toutes ces précisions.
00:16:57Yvan, un premier commentaire peut-être ?
00:16:59C'est vraiment l'illustration de la montée
00:17:01de cette violence gratuite dans le pays ?
00:17:03De cette banalisation de la violence.
00:17:05Moi, je me souviens effectivement des propos qu'avait tenus Bernard Tapie,
00:17:09qui, il y a quelques années, il y a 16 ans, avait connu ce même type d'agression à son
00:17:13domicile avec son épouse.
00:17:14Son épouse avait été ligotée sur son siège, avait été frappée au visage,
00:17:17on lui avait carré les cheveux.
00:17:19Et Tapie avait retracé le dialogue qu'il avait eu avec ses trois agresseurs,
00:17:22qui étaient de la banlieue.
00:17:23Il avait dit, comment osez-vous me faire ça à moi, qui vous ai toujours défendu ?
00:17:27Et l'un des types lui avait répondu, ta gueule, c'est fini tout ça.
00:17:30Donc, on voit que c'est une délinquance ordinaire.
00:17:32Ce n'est pas du tout une grande délinquance, c'est une délinquance de petits voyous,
00:17:35mais qui aujourd'hui, à travers des suivis, visiblement, de personnalités les plus connues,
00:17:42sont prêtes à tout.
00:17:44Et peut-être même au pire, en l'occurrence, la femme de Bernard Tapie
00:17:47avait été quand même très violemment frappée.
00:17:50Donc, frapper une femme, ça envergogne, naturellement.
00:17:53Et donc, ceci est naturellement très inquiétant,
00:17:55parce que la sphère intime, aujourd'hui, n'a plus aucun obstacle
00:17:58pour ceux de ces petits voyous-là.
00:18:00Ce n'est pas du grand banditisme,
00:18:01enfin, pour ce que j'en comprends,
00:18:02qui sont prêts, en effet, à ne respecter aucune des règles communes,
00:18:06dans le fond, qui étaient celles d'alors.
00:18:08Mais enfin, maintenant, le grand banditisme aussi est devenu un ensauvagement.
00:18:13On va à Aiguille, où Laure Parra nous attend.
00:18:16Aiguille, donc, c'est sept communes dans lesquelles se trouve
00:18:20la propriété de Mickaël Younet et sa compagne.
00:18:22On vient d'entendre le maire, Laure, bonjour, que vous avez interrogé.
00:18:26Les nouvelles de Mickaël Younet et de ses proches sont plutôt rassurantes,
00:18:30même si personne ne peut ignorer le traumatisme
00:18:34qui a dû être celui qui a été vécu cette nuit.
00:18:39Oui, surtout que ça s'est déroulé dans un quartier paisible.
00:18:42C'est la campagne, et plus précisément,
00:18:43ça s'est déroulé entre Aix-en-Provence et Aiguille.
00:18:46C'est une partie du jardin de Mickaël Younet
00:18:48qui est sur la commune de Aiguille.
00:18:50Et le traumatisme, pourquoi ? Parce que les deux individus
00:18:53ont passé la clôture du jardin
00:18:55et sont entrés dans le domicile.
00:18:57Ils étaient cagoulés et gantés.
00:18:59On imagine le choc de la famille présente.
00:19:01Mia Kenyung, sa femme et ses deux enfants.
00:19:04Et les deux hommes ont contraint les victimes
00:19:06à les accompagner jusqu'au coffre-fort.
00:19:08Et ils ont dérobé de l'argent liquide,
00:19:10des bijoux, des montres de grande valeur.
00:19:11Le préjudice s'élèverait à 100 000 euros
00:19:14de sources policières.
00:19:16Ils étaient présents, vous l'avez entendu,
00:19:17le maire a joint Mickaël Younet ce matin au téléphone.
00:19:20Il lui a dit qu'il allait bien.
00:19:21L'un de nos journalistes de la rédaction
00:19:23a aussi joint la femme de Mickaël Younet.
00:19:28Elle était encore avec les forces de l'ordre.
00:19:31Et elle a expliqué que c'est vrai
00:19:32que physiquement ils allaient bien,
00:19:33mais qu'il y avait un choc.
00:19:34Il l'a senti dans sa voix.
00:19:36Il faut souligner que la propriété
00:19:37était équipée de caméras de vidéosurillance.
00:19:40Donc les individus ont été filmés.
00:19:42Ils ont pris la fuite en moto.
00:19:44Merci beaucoup, Laure Parra.
00:19:46Faites attention quand même sur la route
00:19:47parce que je vous trouve bien avancé sur la chaussée.
00:19:50Laure Parra depuis Aiguille.
00:19:53Sabrina, la réponse de la justice
00:19:55sur les cas précédents,
00:19:57elle nous intéresse également.
00:19:58Parce qu'est-ce qu'il y a un aspect dissuasif
00:19:59lorsque des jeunes ou moins jeunes d'ailleurs
00:20:02qui commettent ce genre de homejacking
00:20:03sont appréhendés ?
00:20:04Il faut savoir que selon le code pénal,
00:20:07le homejacking, ça s'apparente à du vol
00:20:09avec violence, donc vol aggravé.
00:20:11On peut encourir jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
00:20:14Ça, c'est le maximum.
00:20:16Je ne suis pas sûr que les 20 ans
00:20:17aient déjà été prononcés à l'encontre de qui que ce soit.
00:20:19Pour l'affaire de Bruno Guillon,
00:20:21il y avait des peines de 3 à 12 ans de prison.
00:20:23Parce qu'il faut savoir que, oui,
00:20:25il n'y a pas de grand banditisme.
00:20:26Les petites mains, ce sont les individus
00:20:28qui vont commettre les violences,
00:20:29qui vont homejacker.
00:20:31Mais la tête pensante, si vous voulez,
00:20:33c'est celui qui va accumuler les informations,
00:20:38les localisations des domiciles de célébrités.
00:20:41Et parfois, c'est un vrai réseau.
00:20:42C'est sur les réseaux sociaux
00:20:43que vous atteignez cet individu
00:20:46qui a toutes les adresses des célébrités dans les environs.
00:20:49Et ça se monnaie.
00:20:51Et en échange de ça,
00:20:51vous avez des jeunes individus,
00:20:53parfois des mineurs,
00:20:54qui s'arment et qui vont sur place.
00:20:56En fait, il y a du deal d'adresse,
00:20:58de personnalité,
00:20:59de personnes fortunées.
00:21:01Ça se monnaie.
00:21:01On récupère les adresses
00:21:03et puis on organise son petit larsin de son photo.
00:21:06Et évidemment, on monte une équipe.
00:21:08Il y a un phénomène qui prend de l'ampleur.
00:21:10Là encore, c'est vrai qu'on a l'impression
00:21:11d'être en boucle parfois,
00:21:12mais c'est la société qui est en boucle.
00:21:14C'est ce qu'on nous offre comme information
00:21:15qui est en boucle.
00:21:16Et avec violence tout de même.
00:21:17J'aimerais insister.
00:21:18Parce qu'on dit plusieurs fois
00:21:18que c'était sans violence.
00:21:19Il était tout de même armé.
00:21:20Il avait un fusil.
00:21:21Il a pointé la jeune fille de 14 ans avec.
00:21:24Disons qu'il n'y a pas eu de coups portés physiquement,
00:21:25mais il y a une violence.
00:21:27Les individus étaient armés.
00:21:28Il les a menacés avec une arme.
00:21:30C'est une forme de violence.
00:21:31C'est pas anodin.
00:21:32C'est une violence.
00:21:35Quand on met en joue votre enfance,
00:21:36c'est une ultra-violence.
00:21:37La réponse judiciaire,
00:21:38elle sera toujours primordiale.
00:21:39Parce qu'il y a un moment,
00:21:40nos villes et nos campagnes
00:21:41vont ressembler à Johannesburg.
00:21:43Et pour ceux qui connaissent
00:21:44la capitale d'Afrique du Sud,
00:21:45c'est débarbelé sur débarbelé
00:21:46sur débarbelé.
00:21:47Tant la peur,
00:21:49la crainte du cambriéloge
00:21:50et de l'attaque est constante.
00:21:51Voilà où nous en sommes.
00:21:52Vous lisez dans mes pensées.
00:21:54J'allais vous le dire.
00:21:54Je commence à vous connaître.
00:21:55Ce qui me frappe,
00:21:57c'est que nous ne sommes plus
00:21:58en sécurité nulle part.
00:21:59Alors, ça vaut pour les célébrités,
00:22:01mais pas seulement.
00:22:01J'ai encore en mémoire
00:22:02le témoignage de Sabrina Medjeber
00:22:04en fin de semaine dernière
00:22:05qui racontait comment
00:22:06des individus ou des émeutiers,
00:22:09des délinquants,
00:22:09appelons-les comme ça,
00:22:11à l'issue du match
00:22:12entre le PSG et le Bayern de Munich,
00:22:14avaient tenté de pénétrer
00:22:16dans son domicile
00:22:16en escaladant les grilles
00:22:18de sa résidence.
00:22:19Et elle nous expliquait
00:22:19qu'elle avait eu la peur de sa vie.
00:22:21Donc, nous ne sommes plus
00:22:22en sécurité nulle part.
00:22:23Nous ne le sommes pas non plus.
00:22:25à notre domicile,
00:22:26qui est pourtant censé être
00:22:27un cocon, un lieu qui est protégé.
00:22:28Tout ça n'est plus le cas.
00:22:30Donc, comme l'État n'est plus capable
00:22:31d'assurer notre sécurité
00:22:32où que nous soyons,
00:22:34eh bien, ceux qui auront
00:22:35les moyens de le faire
00:22:36vivront dans des résidences
00:22:37ultra-protégées,
00:22:38parfois surveillées, gardées.
00:22:40Et ceux qui n'ont pas les moyens,
00:22:41eh bien, subiront la violence,
00:22:43l'ultra-violence qui va grandissante.
00:22:45Malheureusement, je crains
00:22:46que ce soit cette société-là
00:22:47qui soit en train de se dessiner
00:22:48par l'acheté de nos responsables politiques.
00:22:51Et c'est difficile de vous donner tort
00:22:53quand on voit les faits
00:22:54qui se multiplient.
00:22:55Première pause de l'après-midi,
00:22:56on va parler de ce gamin,
00:22:57Mathéo, 9 ans,
00:23:00tabassé, en tout cas,
00:23:01victime d'une agression
00:23:03alors qu'il était un tournoi de foot
00:23:04avec des gamins de son âge,
00:23:059, 10 ans.
00:23:06Voilà aussi l'autre réalité française.
00:23:08A tout de suite.
00:23:16Il est 15h30, la suite de 120 minutes infos
00:23:19jusqu'à 17h.
00:23:20Mais d'abord, le journal de Sandra Tchionbo,
00:23:22le journal de 15h30.
00:23:23Bonjour, chère Sandra.
00:23:25Sébastien Lecornu à la une
00:23:26qui va tenir cet après-midi
00:23:27une nouvelle réunion à Matignon
00:23:28pour suivre au plus près
00:23:30l'évolution de la situation
00:23:31sur le antavirus.
00:23:32La porte-parole du gouvernement
00:23:34Maude Bréjon
00:23:35appelle par ailleurs
00:23:36à ne pas créer de panique
00:23:38et précise,
00:23:39nous n'en sommes absolument pas
00:23:40à voir ces discussions-là
00:23:41comme lors de l'épidémie de Covid-19.
00:23:45Maxime Leguet
00:23:46et Florian Doré
00:23:47vous êtes à Matignon.
00:23:48La réunion devrait démarrer
00:23:49d'ici 45 minutes.
00:23:51Racontez-nous.
00:23:55Oui, effectivement, Sandra,
00:23:57nouvelle réunion qui a été prévue.
00:23:59Nous dit-on dans l'entourage
00:24:00du Premier ministre
00:24:00comme effectivement
00:24:01un point d'étape
00:24:02sur la situation,
00:24:03un nouveau point
00:24:04après celui qui a eu lieu
00:24:06ici même hier après-midi
00:24:08avec autour de la table
00:24:09de Sébastien Lecornu
00:24:10la ministre de la Santé
00:24:11Stéphanie Risse,
00:24:12Laurent Nunez
00:24:13ou encore le directeur général
00:24:15de la Santé.
00:24:16Un objectif affiché,
00:24:17celui de coordonner,
00:24:19apporter une réponse coordonnée,
00:24:21prendre les mesures nécessaires,
00:24:22les précautions
00:24:23pour arrêter,
00:24:24endiguer
00:24:25une éventuelle propagation
00:24:27du virus.
00:24:28Manière aussi
00:24:29pour le gouvernement
00:24:30de montrer
00:24:30qu'il est à l'œuvre,
00:24:32qu'il agit,
00:24:32qu'il suit la situation
00:24:33de très près
00:24:34alors que l'on voit poindre
00:24:36les premières critiques
00:24:37sur la gestion de la situation
00:24:38par le gouvernement.
00:24:40Et une réunion,
00:24:41mais pour l'instant,
00:24:41aucune prise de parole
00:24:42de Sébastien Lecornu
00:24:43qui est prévue à ce stade
00:24:45à l'issue de cette dernière.
00:24:46Merci beaucoup Maxime Leguet.
00:24:47J'en profite pour rappeler
00:24:48qu'à partir de 16h,
00:24:50on vous dira tout
00:24:51sur ce virus,
00:24:53le protocole
00:24:54qui est mis en place
00:24:55d'ores et déjà
00:24:55par le gouvernement.
00:24:56Est-ce que ce début
00:24:57de gestion est convenable
00:24:58ou non ?
00:24:59Est-ce qu'il faut craindre
00:25:00une épidémie ?
00:25:00On tentera de répondre
00:25:01à toutes ces questions.
00:25:0222 cas contacts
00:25:03à l'antavirus
00:25:04sont recensés à ce stade.
00:25:05Au moins 3 croisiéristes
00:25:07du MV Hondus,
00:25:08ce fameux bateau,
00:25:10dont 3 sont décédés.
00:25:11Oui, mais l'Organisation mondiale
00:25:13de la santé
00:25:14se veut rassurante
00:25:15devant le faible niveau
00:25:17de risque épidémique
00:25:18et évoque un virus
00:25:19moins dangereux
00:25:20que le Covid-19 par exemple.
00:25:22Alors que sait-on exactement
00:25:23sur l'antavirus ?
00:25:25Élément de réponse
00:25:25avec Viviane Hervier.
00:25:28Voici au microscope
00:25:30à quoi ressemble l'antavirus.
00:25:31Il existe 38 souches
00:25:33connues à ce jour.
00:25:35Ces virus ont été identifiés
00:25:36pour la première fois
00:25:37dans les années 50
00:25:38lors d'une épidémie
00:25:39survenue pendant la guerre de Corée.
00:25:41Plus de 3000 soldats
00:25:42avaient été infectés.
00:25:44Le nom d'antavirus
00:25:45vient d'ailleurs
00:25:45de la rivière coréenne
00:25:47Hantan.
00:25:48Les antavirus
00:25:48circulent principalement
00:25:50chez les rongeurs sauvages
00:25:51pour qui l'infection
00:25:52est le plus souvent
00:25:53asymptomatique.
00:25:54En revanche,
00:25:55ils peuvent transmettre
00:25:56le virus à l'être humain
00:25:57via leur urine
00:25:59ou excréments.
00:26:00Une seule souche
00:26:01est transmissible
00:26:02entre humains,
00:26:03la souche des Andes.
00:26:04C'est celle qui a été identifiée
00:26:06à bord du navire
00:26:07de croisière Hondius.
00:26:08Cette maladie est grave
00:26:09avec un taux de létalité
00:26:10relativement élevé.
00:26:11Néanmoins,
00:26:12la contagiosité
00:26:14n'est pas similaire
00:26:15au SARS-CoV-2.
00:26:17Le virus ne se propage pas
00:26:18par les aérosols
00:26:19à des distances importantes.
00:26:21Il faut des contacts
00:26:21relativement proches.
00:26:23Il n'y a pas de raison
00:26:24de penser
00:26:24que ceci
00:26:25se dégénère
00:26:26en pandémie mondiale.
00:26:28Après une phase
00:26:29d'incubation
00:26:30pouvant durer
00:26:30de une à six semaines,
00:26:32les premiers symptômes
00:26:33apparaissent.
00:26:34Fièvre,
00:26:34maux de tête,
00:26:35douleurs musculaires,
00:26:36tout,
00:26:37difficultés respiratoires.
00:26:38Si les analyses de sang
00:26:39confirment le diagnostic,
00:26:40dans les cas les plus graves,
00:26:42le patient doit être placé
00:26:43sous assistance respiratoire.
00:26:45La prise en charge précoce
00:26:46des patients
00:26:47est vitale
00:26:47car à ce jour,
00:26:49il n'existe pas
00:26:49de traitement spécifique
00:26:50ni de vaccin validé
00:26:52contre les antivirus.
00:26:54Et puis,
00:26:54on précise l'information
00:26:55qui nous est parvenue
00:26:56ces dernières minutes.
00:26:57À 19h30 à Matignon,
00:26:58des épidémiologistes
00:26:59seront reçus
00:27:00par le Premier ministre,
00:27:01donc le gouvernement
00:27:02qui semble vouloir
00:27:03prendre le taureau
00:27:04par les cornes.
00:27:04Je vous le disais,
00:27:05à partir de 16h,
00:27:06on revient sur tout
00:27:07ce qu'il faut comprendre.
00:27:07Trois personnes décédées
00:27:08ce matin également
00:27:09à la suite d'un incendie
00:27:11dans un immeuble
00:27:11à Dessine-Charpieux.
00:27:12C'est en banlieue lyonnaise.
00:27:14Aucune hypothèse
00:27:15n'est écartée,
00:27:16notamment la piste criminelle,
00:27:17celle d'un règlement
00:27:18de compte
00:27:19entre trafiquants de drogue
00:27:20est à l'étude.
00:27:21Une enquête a été ouverte
00:27:22pour homicide volontaire
00:27:23en bande organisée.
00:27:25Le préfet délégué
00:27:26à la sécurité
00:27:27et à la défense du Rhône
00:27:28a évoqué le dispositif
00:27:30de sécurité
00:27:30mis en place
00:27:31dans le quartier.
00:27:32On l'écoute.
00:27:33Il y a dans ce quartier
00:27:34eu des paillassonnages,
00:27:36comme on dit,
00:27:37des feux de paillassons
00:27:38sous fond de guerres
00:27:40de narcotrafic.
00:27:41Nous sommes très mobilisés,
00:27:42la police est très présente
00:27:43dans ce quartier.
00:27:44Ce soir,
00:27:45il y aura à nouveau
00:27:46des renforts CRS.
00:27:48J'étudie la possibilité
00:27:49qu'il y ait des patrouilles
00:27:50sentinelles
00:27:51pour tenir le périmètre
00:27:53parce qu'on voit
00:27:56ce qu'il se passe des choses.
00:27:57Je ne sais pas encore
00:27:57exactement ce qui s'est passé
00:27:58pour cet incendie.
00:27:59Je renvoie au parquet
00:28:01qui mène l'enquête,
00:28:02qui est chargé
00:28:03de l'investigation.
00:28:04Mais pour ce qui concerne
00:28:04la sécurité des habitants
00:28:06et on comprend
00:28:06que c'est une priorité absolue,
00:28:09les renforts de police
00:28:10seront présents.
00:28:11Ils étaient présents.
00:28:12Ils seront présents
00:28:13dans les jours à venir.
00:28:14Et voilà pour l'essentiel.
00:28:15Merci beaucoup Sandra Chiambeau.
00:28:16On vous retrouve à 16h
00:28:17pour un nouveau point
00:28:18sur l'actualité.
00:28:19Yvan Riuffol,
00:28:20Médi Raïch,
00:28:21Yohann Uzaï,
00:28:21Sabrina Verlin-Bouillet
00:28:22du service police-justice
00:28:23toujours autour de moi
00:28:24pour évoquer ce gamin
00:28:25de 9 ans.
00:28:26Mathéo,
00:28:26agressé par ses adversaires
00:28:28lors d'un tournoi de foot
00:28:29organisé à Vendin-le-Vieil.
00:28:31C'était vendredi,
00:28:33ce gamin de 9 ans,
00:28:34joueur de l'AS
00:28:35au Chili-Lémine,
00:28:36s'est fait passer à tabac
00:28:37à l'issue de la finale
00:28:37par ses adversaires victorieux.
00:28:40Cinq footballeurs
00:28:40de l'AS,
00:28:41Creil,
00:28:41l'ont mis à terre,
00:28:42frappé au corps
00:28:42et au visage
00:28:43avant qu'un adulte,
00:28:44le coach de l'équipe de Creil,
00:28:46n'intervienne
00:28:46et ne sépare les enfants.
00:28:47Le rappel des faits,
00:28:48Julia Ferrant.
00:28:54Cette situation a dégénéré.
00:28:57Ce vendredi,
00:28:59lors d'un tournoi de football
00:29:01avant d'un Le Vieil,
00:29:02l'équipe des 9-10 ans
00:29:04d'Oshile-Mine
00:29:05se qualifie en finale
00:29:06face à l'AFC Creil.
00:29:08Ces derniers
00:29:09remportent le match 2-0
00:29:11au coup de sifflet final.
00:29:13Un attroupement
00:29:14se forme au milieu du terrain.
00:29:16C'est à ce moment
00:29:16que Matteo
00:29:17aurait été bousculé
00:29:19par un joueur de Creil.
00:29:20Il l'aurait poussé
00:29:21à son tour
00:29:22avant qu'un autre
00:29:23ne le mette à terre.
00:29:25Au sol,
00:29:26Matteo se fait rouer
00:29:27de coups de pied,
00:29:28au torse et à la tête
00:29:29par cinq joueurs
00:29:30de l'équipe adverse.
00:29:32L'agression
00:29:33dure 15 secondes.
00:29:35L'éducateur de Creil,
00:29:37puis les parents
00:29:37et le président
00:29:38de l'AS Oshile-Mine
00:29:39interviennent
00:29:40pour séparer la bagarre.
00:29:42Peu de temps après,
00:29:44Matteo est évacué
00:29:45sur un brancard
00:29:46et amené
00:29:47à l'hôpital de Lens
00:29:48sous une haie d'honneur
00:29:49de la part
00:29:50des autres équipes.
00:29:51Tandis qu'au même moment,
00:29:53les joueurs de Creil
00:29:54fêtaient seuls
00:29:55leur victoire
00:29:56sur le terrain.
00:29:57Matteo,
00:29:58qui joue sa troisième saison
00:30:00dans le club,
00:30:01est ressorti rétabli
00:30:02après une batterie d'examens.
00:30:04Son club
00:30:05ne souhaite pas
00:30:06s'arrêter là
00:30:06et compte saisir
00:30:07la Ligue de football
00:30:08des Hauts-de-France.
00:30:12Je vous propose
00:30:13d'écouter
00:30:13le papa
00:30:14de Matteo Carré
00:30:15agit ces dernières heures.
00:30:17C'était la finale
00:30:18en plus,
00:30:19donc le coup de siffle
00:30:20est finale.
00:30:21Et en fait,
00:30:22je vais pour serrer la main
00:30:23pour féliciter
00:30:24l'entraîneur adverse.
00:30:26Oui.
00:30:26Et là,
00:30:27j'entends des bruits,
00:30:28des cris.
00:30:29Je me retourne
00:30:29et je vois mon fils
00:30:31recroquevillé
00:30:32et à cinq ou six
00:30:34dessus en train
00:30:34de le frapper.
00:30:35Et là,
00:30:37j'ai agi
00:30:39le plus rapidement possible.
00:30:40On a tous agi.
00:30:42En fait,
00:30:42il s'est fait bousculer
00:30:44au départ.
00:30:46En fait,
00:30:46ils l'ont margué
00:30:47parce qu'ils avaient gagné
00:30:48la finale.
00:30:49Donc lui,
00:30:50il s'est défendu,
00:30:51il l'a repoussé
00:30:51et là,
00:30:52c'est là qu'ils se sont
00:30:53acharnés dessus.
00:30:54Oui,
00:30:54il l'a repoussé.
00:30:55On voit votre fils
00:30:56qui fait un geste.
00:30:57Ils ont neuf ans,
00:30:58Medhi Raich.
00:30:59Il y a un truc qui ne va pas.
00:31:00Je ne sais pas
00:31:00si vous avez joué au foot
00:31:01dans vos jeunes années,
00:31:03mais j'étais licencié de foot
00:31:05à neuf ans.
00:31:06Bon,
00:31:06c'était une autre époque.
00:31:07Mais je n'ai jamais
00:31:08vu une chose pareille.
00:31:10Les événements de la sorte
00:31:11se produisent très régulièrement,
00:31:13notamment sur les terrains
00:31:13d'Île-de-France
00:31:14où il y a pas mal de violences
00:31:15où ça a été énormément notifié,
00:31:17soit de la part des parents eux-mêmes,
00:31:19soit de la part des enfants.
00:31:20Et moi,
00:31:21j'analyse comme ça.
00:31:21Pour moi,
00:31:22il y a deux sujets.
00:31:22Il y a un sujet,
00:31:23évidemment,
00:31:23de violences chez les jeunes.
00:31:24Donc là,
00:31:24c'est une question d'éducation
00:31:25et qu'est-ce que les parents
00:31:26leur apprennent,
00:31:27notamment pour qu'ils se comportent
00:31:28comme ça sur les terrains.
00:31:29Et ensuite,
00:31:30il y a une pression
00:31:30qui, à mon avis,
00:31:31vient du haut.
00:31:32Je suis obligé un peu
00:31:32de parler du football professionnel,
00:31:34mais de manière générale,
00:31:35quand il y a eu le fameux
00:31:36projet BP,
00:31:37il y avait plein de parents
00:31:38qui,
00:31:38pour leur seul moyen
00:31:39d'association sociale,
00:31:40voyaient leur enfant
00:31:41comme un produit
00:31:42merchandising,
00:31:42désolé.
00:31:43Et donc,
00:31:44c'était le moyen
00:31:45pour la famille
00:31:46de pouvoir s'élever.
00:31:47Avec la pression qui va avec.
00:31:48Avec la pression qui va avec.
00:31:49Donc,
00:31:49on met à la fois
00:31:49une pression sur les enfants,
00:31:51donc des 8 ans,
00:31:51des 9 ans,
00:31:52parce qu'ils deviennent
00:31:52le seul projet collectif
00:31:53de la famille.
00:31:54Et en même temps,
00:31:55ça serait...
00:31:55Qui viennent pallier
00:31:56une frustration peut-être
00:31:57également.
00:31:58Peut-être un échec
00:31:58personnel des parents,
00:31:59etc.
00:32:00Donc,
00:32:00c'est à la fois,
00:32:01pour moi,
00:32:02un problème qui vient
00:32:02du bas d'éducation.
00:32:03On peut analyser
00:32:04absolument tous les sujets.
00:32:05Et il y a aussi
00:32:06un sujet pour moi
00:32:07qui vient d'en haut,
00:32:08que j'analyse,
00:32:08qui vient des clubs professionnels
00:32:09qui ont fait en sorte
00:32:10de marchandiser les enfants.
00:32:12Je prends un exemple,
00:32:13toi,
00:32:13ça va pouvoir te parler.
00:32:15Mais je me souviens
00:32:16du joueur Martine Haute-Garde
00:32:17qui avait été transféré...
00:32:19Proximité entre nous
00:32:19que j'ignorais,
00:32:20mais ça me fait plaisir.
00:32:21Mais je suis vraiment
00:32:21le joueur de la valide.
00:32:22Martine Haute-Garde,
00:32:23qui n'est pas n'importe qui
00:32:23comme joueur de foot,
00:32:24qui avait été transféré
00:32:25à 15 ans au Real Madrid
00:32:26pour 6 millions d'euros.
00:32:27Jeune joueur norvégien.
00:32:27Donc,
00:32:27il faut s'imaginer
00:32:28qu'il y a des joueurs,
00:32:29aujourd'hui,
00:32:30ce sont des actifs
00:32:30qui ont peut-être 12 ans,
00:32:3213 ans, 14 ans,
00:32:32qui sont vendus
00:32:33des millions d'euros
00:32:34entre des clubs.
00:32:34Donc,
00:32:35ça fout une pression
00:32:35absolument terrible
00:32:36sur les parents.
00:32:37Et c'est le seul moyen
00:32:38de se développer
00:32:39pour certaines familles.
00:32:39Et à 9 ans,
00:32:40on est le reflet
00:32:42de notre environnement,
00:32:43de ce qu'on nous inculque
00:32:45et de l'éducation
00:32:46qui est la nôtre.
00:32:47Et je dis ça
00:32:48parce qu'évidemment
00:32:48que le rôle des parents
00:32:49dans ces cas
00:32:51est primordial.
00:32:52Saïd Anjimi,
00:32:52ce n'est pas vous
00:32:53qui allez me contredire,
00:32:54ancien arbitre international,
00:32:55également président
00:32:56de la Ligue de football
00:32:57de Nouvelle-Aquitaine.
00:32:58Ce sera très intéressant
00:33:00de vous entendre.
00:33:01Je veux juste
00:33:01qu'on écoute d'abord
00:33:01le président d'Ochilemin
00:33:04qui a réagi.
00:33:05Je crois que c'était
00:33:05chez Liotte-Deval
00:33:06sur Europe 1
00:33:07hier après-midi.
00:33:08Écoutez-le.
00:33:09C'est quelque chose
00:33:10que moi,
00:33:10je n'avais jamais vécu
00:33:11en six ans de présidence.
00:33:13Un déchaînement de violence
00:33:14comme je l'ai déjà dit
00:33:15dans d'autres médias
00:33:16de cet âge-là.
00:33:17Je rappelle que c'est
00:33:17des enfants de 9-10 ans.
00:33:20Et donc,
00:33:20je comprends
00:33:21que ça a touché
00:33:22beaucoup de monde.
00:33:22Nous,
00:33:22on a reçu le soutien
00:33:23de pas mal de clubs
00:33:24de notre municipalité.
00:33:25On en est qui nous voulait
00:33:27quasiment
00:33:29à mettre l'affaire de côté
00:33:31tellement on voit
00:33:31qu'il y a un déchaînement
00:33:32de violence
00:33:33qui se retourne
00:33:33contre le club de Creil.
00:33:34On se sent presque gêné
00:33:36d'avoir dénoncé
00:33:37ces violences
00:33:37alors qu'à la base,
00:33:39c'est la seule action.
00:33:39Nous,
00:33:40on veut juste
00:33:40que les violences s'arrêtent.
00:33:42On en a marre.
00:33:43Il n'y a pas que
00:33:43à Auchil et Min
00:33:44tous les week-ends
00:33:45sur tous les terrains de football
00:33:46dans tous les districts.
00:33:47Il se passe des choses.
00:33:48Il se passe des violences.
00:33:49Parfois,
00:33:49c'est les parents,
00:33:50les joueurs,
00:33:50les éducateurs.
00:33:51Et en fait,
00:33:52il y en a marre.
00:33:52Depuis la période post-Covid,
00:33:54le football,
00:33:54qui est le sport le plus populaire,
00:33:56est un véritable défouloir.
00:33:57Et nous,
00:33:58on dit stop.
00:33:58Là,
00:33:59c'est un enfant de 9 ans
00:34:00battu par d'autres enfants.
00:34:02C'est un degré de violence
00:34:03qui n'est jamais vu.
00:34:04Nous,
00:34:04on met en cause
00:34:05le comportement de l'éducateur
00:34:06parce qu'en ne voulant pas
00:34:07dénoncer le nom de ces joueurs
00:34:09et en nous sortant la phrase
00:34:10« Ah ouais,
00:34:11mais c'est lui qui a commenté »,
00:34:12en fait,
00:34:12il cautionne cette violence.
00:34:13On ne peut pas se permettre
00:34:14de cautionner une violence pareille.
00:34:16Ça aurait été mes joueurs
00:34:17qui auraient fait ça.
00:34:18C'était terminé.
00:34:19Les dossiers partaient à la Ligue.
00:34:20Ils ne jouaient plus au football.
00:34:22Fini.
00:34:23Oui,
00:34:23parce que le club de Creil
00:34:24est mis en cause également
00:34:25notamment par les parents de Matteo,
00:34:27le père de Matteo
00:34:27et le président d'Oshinemine
00:34:28puisque si on exclut ce communiqué,
00:34:34on voit qu'il y a eu
00:34:34une forme de rétention
00:34:35d'informations également.
00:34:36Enquête interne ouverte
00:34:37afin de faire toute la lumière
00:34:38sur les circonstances exactes
00:34:39et les responsabilités de chacun,
00:34:41dit le club de Creil.
00:34:42Mais pour l'instant,
00:34:42on attend.
00:34:42Le club prendra avec la plus grande fermeté
00:34:44toutes les mesures disciplinaires
00:34:45nécessaires à l'encontre
00:34:47des personnes concernées,
00:34:48nous dit le club.
00:34:49On attend encore une fois,
00:34:50je le disais.
00:34:51Saïd & Jimmy,
00:34:51bonjour.
00:34:52Est-ce que vous avez été surpris
00:34:54du haut de votre expérience
00:34:55dans le football,
00:34:55le football professionnel
00:34:56et amateur ?
00:34:57C'est important de vous avoir
00:34:58sur ces deux versants
00:34:59parce que l'un fait le lien
00:35:00avec l'autre
00:35:01et certains comportements
00:35:02peuvent en expliquer d'autres.
00:35:03Est-ce que vous avez été surpris
00:35:04en voyant cette scène
00:35:05et en apprenant cette affaire ?
00:35:08Surpris par la jeunesse,
00:35:10surpris par l'âge
00:35:11de l'enfant concerné
00:35:13qui n'a que 9 ans.
00:35:14Alors la violence dans le football
00:35:15malheureusement est importante.
00:35:18Alors il faut quand même rappeler
00:35:19qu'elle ne représente
00:35:20que 1%
00:35:22des 30 ou 40 000 matchs
00:35:23qui sont organisés par an.
00:35:24Le foot,
00:35:25c'est quand même
00:35:25un environnement
00:35:27très agréable
00:35:27pour les uns
00:35:28et pour les autres.
00:35:28Mais il y a effectivement
00:35:29beaucoup trop de violence.
00:35:30C'est ce qui me choque
00:35:30pour répondre à votre question.
00:35:32C'est la jeunesse
00:35:34de l'enfant.
00:35:35Enfin,
00:35:35j'espère qu'il va bien.
00:35:36Mais 9 ans,
00:35:37oui,
00:35:37ça commence à être difficile.
00:35:40Ça reste significatif
00:35:41tant le football est pratiqué.
00:35:43C'est vrai qu'on se faisait
00:35:44la réflexion avec Nelly
00:35:45qui nous a rejoint en plateau.
00:35:46Nelly Dénac
00:35:46que je remercie.
00:35:47C'est vrai qu'un pourcent
00:35:49de 400 000,
00:35:50de 40 000,
00:35:51ça reste 400.
00:35:52Et ça reste quelque chose
00:35:54qui doit nous alerter
00:35:58et qui doit activer
00:36:00forcément des prises de conscience.
00:36:01Parce qu'aujourd'hui,
00:36:02et vous le savez mieux que moi,
00:36:03c'est Eden Jimmy,
00:36:04il y a des parents
00:36:04qui ne veulent plus
00:36:05emmener leurs enfants
00:36:06au foot le dimanche
00:36:06parce qu'ils savent
00:36:07qu'il y a un grand risque
00:36:08pour que ça finisse mal.
00:36:10Non, mais vous avez raison.
00:36:12Je ne minimise pas les 400.
00:36:14Je voulais juste parler
00:36:15des 99 autres pourcents
00:36:17qui se passent bien
00:36:18avec une petite note d'optimisme
00:36:20en espérant que ça s'améliore.
00:36:21Mais en réalité,
00:36:23si vous voulez,
00:36:23votre interneur venant
00:36:24tout à l'heure
00:36:25a dit des choses très vraies,
00:36:26principalement sur la pression
00:36:28qui sont mises
00:36:29sur les enfants
00:36:29sur les terrains de foot
00:36:30avec cet esprit
00:36:31de compétition
00:36:32et cette exemplarité
00:36:34du football professionnel
00:36:36qui n'est pas à la hauteur,
00:36:37je pense qu'à 9 ans,
00:36:39on devrait davantage
00:36:40les faire jouer
00:36:40sans enjeu,
00:36:42sans compétition,
00:36:43sans gain de match
00:36:43juste pour qu'ils s'amusent
00:36:45plutôt que de les pousser
00:36:46à l'obtention de la victoire
00:36:48à tout prix.
00:36:49Et malheureusement,
00:36:50on se réfère
00:36:51trop souvent
00:36:51aux joueurs professionnels
00:36:52qui trichent,
00:36:53qui contestent.
00:36:54Donc pour des enfants de 9 ans,
00:36:56entourés de parents
00:36:56parfois très excités,
00:36:59entourés d'éducateurs
00:37:01qui ont la pression
00:37:02des parents aussi,
00:37:03puisque les parents
00:37:03maintenant mettent la pression
00:37:04sur les éducateurs
00:37:05pour que leurs enfants jouent.
00:37:06Bref,
00:37:07tout ce cocktail mélangé
00:37:08nous amène malheureusement
00:37:10à cette expérience
00:37:12qui, je l'espère,
00:37:13ne se renouvelera pas
00:37:13trop souvent,
00:37:14surtout à l'avant.
00:37:16C'est ce que vous dites
00:37:16parce qu'on a souvent relaté
00:37:18des histoires également
00:37:19de parents.
00:37:20Ce sont les parents
00:37:20qui sont sur le bord du terrain
00:37:22qui parfois,
00:37:23alors qu'on parle encore une fois
00:37:24de gamins de 7, 8, 9, 10, 12 ans
00:37:26qui vont sur le terrain,
00:37:27qui vont invectiver les arbitres,
00:37:28qui vont invectiver
00:37:29les équipes d'encadrement
00:37:30des autres équipes
00:37:32parce qu'ils ne sont pas satisfaits
00:37:33d'un coup de sifflet
00:37:34ou je ne sais quoi.
00:37:35C'est la question
00:37:36qu'on se posait
00:37:36en ouverture de ce thème,
00:37:37Saïd Njimi.
00:37:38Pourquoi quand j'avais 9 ans
00:37:39je ne voyais pas ça ?
00:37:40Qu'est-ce qui s'est passé
00:37:41en, alors je vais dévoiler mon âge,
00:37:42mais en quasi en 35 ans ?
00:37:45Ce qui s'est passé
00:37:46c'est que d'abord
00:37:47vous avez pris 35 ans
00:37:48et puis que malheureusement
00:37:50à notre époque,
00:37:51puisque je pense
00:37:52que je suis sensiblement
00:37:53de la vôtre,
00:37:54il y avait d'abord
00:37:55une éducation des parents
00:37:56qui était beaucoup plus importante.
00:37:58Il y avait moins
00:37:58de réseaux sociaux également.
00:38:01Il y avait moins de pression
00:38:02également sur les enfants.
00:38:04Bref, le football
00:38:05était encore un jeu
00:38:06à cette époque
00:38:07et aujourd'hui,
00:38:09comme cela a été justement dit
00:38:10sur votre plateau,
00:38:11il y a un contexte
00:38:12de compétition,
00:38:13il y a un contexte
00:38:14de parents qui veulent absolument
00:38:15que leurs enfants jouent
00:38:16et une injustice
00:38:18qu'ils n'arrivent plus
00:38:19à tolérer ou à accepter.
00:38:21Il y a une pression énorme
00:38:23sur les éducateurs
00:38:24qui parfois se font violenter
00:38:25aussi par les parents.
00:38:27Bref, notre monde a changé.
00:38:28Il faut se rappeler quand même
00:38:29que le terrain de football
00:38:30est un peu à l'image
00:38:31de notre société
00:38:31qui est ultra violente aujourd'hui
00:38:33et c'est vrai
00:38:34que sur le rectangle vert,
00:38:35beaucoup se laissent à penser
00:38:37qu'ils sont loin
00:38:38des règles qu'ils doivent observer
00:38:40et ceux-là
00:38:41charmeront souvent.
00:38:42Merci beaucoup,
00:38:43Saïd Njimi,
00:38:44en tout cas,
00:38:44de nous avoir répondu
00:38:45sur CNews,
00:38:46ancien arbitre international,
00:38:47président de la Ligue de football
00:38:48de Nouvelle-Aquitaine.
00:38:49Je voudrais qu'on voit
00:38:50deux réactions politiques.
00:38:52D'abord,
00:38:52la ministre des Sports
00:38:52qui est tombée
00:38:53il y a quelques minutes.
00:38:54C'était samedi
00:38:56ou dimanche ?
00:38:57C'était vendredi le matin.
00:38:58C'était vendredi.
00:38:59Donc, il a fallu trois jours
00:39:00à la ministre
00:39:00pour comprendre
00:39:00qu'il s'était passé quelque chose.
00:39:02Mieux vaut tard que jamais,
00:39:03certains diront.
00:39:04Toutes les sanctions nécessaires
00:39:05devront être reprises
00:39:06par les instances fédérales
00:39:07à l'encontre des joueurs
00:39:08et du club concerné.
00:39:09Chacun doit prendre
00:39:09ses responsabilités
00:39:10afin de transmettre
00:39:11dès le plus jeune âge
00:39:12les valeurs fondamentales
00:39:12du sport.
00:39:13Bon, écoutez,
00:39:14on a l'impression
00:39:15que c'est écrit
00:39:15avec Tchad GPT.
00:39:16On connaît la formule.
00:39:18C'était peut-être
00:39:19un petit peu plus spontané
00:39:20concernant Marine Le Pen
00:39:21qui a tweeté également,
00:39:22même si elle n'aurait pas tweeté
00:39:24la ministre des Sports,
00:39:25on l'aurait reproché.
00:39:26Donc, au moins,
00:39:26il a le mérite d'exister.
00:39:27L'ultra-violence touche
00:39:28désormais des compétitions
00:39:29réservées à des enfants.
00:39:30Mathéo, 9 ans,
00:39:31le joueur de Chilé-Mine
00:39:32a été tabassé
00:39:32par cinq adversaires de Creil.
00:39:34Comble de l'abjection,
00:39:35l'encadrant des agresseurs
00:39:36a refusé de donner leur nom.
00:39:37Complicité ou pire,
00:39:38peut-être peur
00:39:40d'être lui-même
00:39:41victime de représailles
00:39:42encore plus graves.
00:39:43Voilà le résultat
00:39:43de décennies passées
00:39:45à écouter, analyser,
00:39:46en réalité,
00:39:46accepter les comportements
00:39:47de mineurs
00:39:48de plus en plus jeunes
00:39:49qui pourrissent
00:39:49la vie des Français,
00:39:51etc.
00:39:51J'ai envie de dire,
00:39:52Johan,
00:39:53peut-être un mot,
00:39:54la combinaison
00:39:54entre la bonté de la violence
00:39:55qu'expliquait Saïd & Jimmy
00:40:00Mbappé en puissance
00:40:01et vous obtenez
00:40:02ce triste cocktail ?
00:40:04Oui, enfin,
00:40:05je veux bien qu'on essaie
00:40:05de trouver
00:40:06toute l'explication du monde,
00:40:07la pression, etc.
00:40:08Mais la réalité,
00:40:09me semble-t-il,
00:40:10c'est que tout cela
00:40:10est la conséquence,
00:40:11effectivement,
00:40:12de décennies de lâcheté.
00:40:13J'ai évoqué la lâcheté
00:40:16auparavant
00:40:17dans le fait
00:40:17que nous ne soyons plus
00:40:18en sécurité nulle part,
00:40:19y compris à notre domicile.
00:40:21Oui, effectivement,
00:40:22il y a eu une lâcheté
00:40:23qui a conduit
00:40:23les responsables politiques
00:40:24à ne pas prendre
00:40:25les bonnes décisions
00:40:26par peur,
00:40:27par crainte des conséquences,
00:40:29éventuellement.
00:40:29Alors,
00:40:29la ministre des Sports,
00:40:30la pauvre,
00:40:31elle fait ce qu'elle peut.
00:40:32Que voulez-vous
00:40:32qu'elle dise de plus ?
00:40:33Ça n'est pas de son ressort.
00:40:34Déjà,
00:40:34qu'elle ne réalise pas
00:40:35le lundi
00:40:36sur quelque chose
00:40:37qui s'est passé le vendredi,
00:40:38ce sera déjà pas mal.
00:40:38C'est un problème
00:40:39qui la dépasse
00:40:39et qui n'est même pas le sien.
00:40:41C'est un problème régalien,
00:40:43c'est un problème de sécurité
00:40:44qui dépasse largement
00:40:45le cadre du sport.
00:40:46Alors,
00:40:46elle a des mots-valides,
00:40:47c'est vrai,
00:40:47qui sont utilisés maintenant
00:40:48tous les deux jours
00:40:49dans notre pays
00:40:49pour dire
00:40:50soit notre main ne tremblera pas,
00:40:52soit nous prendrons
00:40:52notre responsabilité.
00:40:53Tout cela,
00:40:54effectivement,
00:40:55ne veut plus rien dire.
00:40:56Elle a tweeté,
00:40:56au moins on ne pourra pas dire
00:40:57qu'elle ne l'a pas fait.
00:40:58Mais évidemment,
00:40:59le problème est beaucoup plus large,
00:41:01beaucoup plus important
00:41:02et il faut renverser la table
00:41:04même si l'expression
00:41:05est un peu galvaudée.
00:41:06Mais là,
00:41:06il me semble
00:41:07qu'elle correspond à la réalité.
00:41:08Et on pense à ce petit bonhomme,
00:41:09Mathéo,
00:41:10qui heureusement va beaucoup mieux.
00:41:12On espère qu'il pensera vite
00:41:13et qu'il passera vite
00:41:14à autre chose.
00:41:15Espérons-le en tout cas.
00:41:16Nelly Dénac est avec nous
00:41:17pour parler de la situation
00:41:20au Moyen-Orient.
00:41:21On peut se tutoie moi aussi.
00:41:22On verra ça dans 2 minutes 30
00:41:24après la pub,
00:41:25si vous le voulez bien.
00:41:27Le conflit au Moyen-Orient,
00:41:28je vous donne un peu de rap
00:41:29si vous le voulez,
00:41:30il n'y a pas de problème.
00:41:30Alors que Donald Trump
00:41:31s'impatientait
00:41:32de ne pas voir de réponse
00:41:33à sa proposition de négociation,
00:41:35l'Iran a finalement répondu.
00:41:37Dans la nuit,
00:41:38ça ne lui plaît pas du tout
00:41:39à Donald Trump.
00:41:40Totally unacceptable.
00:41:41Pas mal.
00:41:42Sous-entendu,
00:41:43j'ai travaillé.
00:41:43Ils nous prennent
00:41:44pour des imbéciles
00:41:45et en plus,
00:41:46il nous faut répondre
00:41:47par leurs pseudo-représentants.
00:41:48Il a moyennement apprécié.
00:41:50Qu'est-ce qui se passe,
00:41:50Nelly précisément ?
00:41:51Il est furieux,
00:41:51Donald Trump.
00:41:53Évidemment,
00:41:53on a l'habitude maintenant
00:41:54de voir des lettres capitales
00:41:55dans ces messages
00:41:56de Truth Social
00:41:57dont ça ne veut plus
00:41:57dire grand-chose.
00:41:58Mais tout simplement,
00:41:59ce qui se passe,
00:41:59c'est que les Iraniens
00:42:00sont en train de faire
00:42:01monter les enchères.
00:42:01Et c'est vrai,
00:42:02en ne détaillant pas
00:42:03dans leurs messages
00:42:04les conditions,
00:42:05en faisant commenter
00:42:06un porte-parole
00:42:07du ministère
00:42:08des Affaires étrangères
00:42:09via la télé iranienne,
00:42:11le contenu
00:42:12d'une vague réponse donnée
00:42:13par le médiateur pakistanais.
00:42:14Vous comprenez bien
00:42:15qu'on montre aux Américains
00:42:16qu'on n'est pas tout à fait
00:42:17prêts à parler sérieusement.
00:42:18Alors,
00:42:19qu'est-ce qu'il y a
00:42:19dans cette pseudo-proposition ?
00:42:21On réclame l'arrêt
00:42:22des hostilités
00:42:23dans toute la région.
00:42:23Évidemment que ça comprend
00:42:24le détroit d'Hormuz,
00:42:25bien entendu.
00:42:26La fin du blocus aussi,
00:42:27mais ça comprend aussi
00:42:28le Liban.
00:42:28Et ça,
00:42:29c'est assez nouveau
00:42:29parce qu'on demande explicitement
00:42:30aux Etats-Unis,
00:42:32Julien,
00:42:32de faire pression
00:42:33sur Israël
00:42:34et de freiner
00:42:36les ardeurs israéliennes.
00:42:38Mais,
00:42:38il n'y a rien de tangible
00:42:39sur le nucléaire.
00:42:40Or,
00:42:41on sait que c'est le nœud gordien
00:42:42de ce conflit.
00:42:42Et ça va marcher,
00:42:43cette provocation ?
00:42:44Totalement.
00:42:45Pour l'instant,
00:42:45ça marche en tout cas
00:42:46parce que le pétrole
00:42:47est en train à nouveau
00:42:48de s'envoler.
00:42:49Les marchés redeviennent
00:42:49très nerveux,
00:42:50très volatiles,
00:42:51alors qu'on leur fait
00:42:52miroiter depuis un mois
00:42:52maintenant un accord possible,
00:42:55largement alimenté aussi
00:42:55par le chaud-froid quand même,
00:42:56il faut dire,
00:42:57de Donald Trump
00:42:57qui sait aussi
00:42:58comment les cours fonctionnent.
00:42:59Et puis l'Iran
00:42:59s'est bien joué la montre.
00:43:0030 jours de délai
00:43:01de négociations sur le nucléaire
00:43:03avec encore l'acceptation,
00:43:04certes,
00:43:05de la dilution de l'uranium
00:43:06enrichie
00:43:06et le transfert ailleurs.
00:43:08Mais toujours,
00:43:08toujours,
00:43:09ce refus du moratoire
00:43:10de 20 ans
00:43:11et du démantèlement
00:43:12de ces installations
00:43:13au motif qu'ils veulent
00:43:14produire du nucléaire civil,
00:43:16ce dont tout le monde
00:43:16évidemment,
00:43:17personne n'est dupe,
00:43:18j'ai envie de dire,
00:43:19on est donc au point mort.
00:43:20Mais quel est le calcul
00:43:20de Téhéran ?
00:43:21Le calcul,
00:43:22c'est qu'on est toujours
00:43:22dans la guerre d'usure,
00:43:23ça, ça dure depuis le début,
00:43:24il n'y a pas de signe
00:43:25de capitulation militaire réel
00:43:27et le calcul,
00:43:27c'est qu'à force
00:43:28la hausse des prix du pétrole,
00:43:30les matières premières
00:43:31et les produits manufacturés
00:43:32en général
00:43:34obligeront Trump
00:43:34à mettre fin au conflit
00:43:35sans avoir tout à fait
00:43:38dans quelques jours,
00:43:39c'est le 13 mai,
00:43:40Donald Trump se rend en Chine,
00:43:43ils vont mettre la pression
00:43:43parce qu'ils ont peut-être
00:43:44la clé,
00:43:45les Chinois,
00:43:45avec l'Iran,
00:43:46alors qu'on les disait
00:43:47à l'abri,
00:43:47avec moins de dépendance
00:43:48aux hydrocarbures
00:43:50parce qu'ils avaient
00:43:50des réserves,
00:43:51une énergie qu'ils sont
00:43:52en train de décarboner,
00:43:54eh bien,
00:43:54eux aussi,
00:43:55figurez-vous,
00:43:55ils subissent l'inflation,
00:43:57les prix de production
00:43:59flambent dans l'empire du milieu
00:44:00à cause de la guerre,
00:44:01plus 2,8%,
00:44:02j'en finirai avec ça.
00:44:03Vous n'avez pas vu ça
00:44:04depuis 5 ans,
00:44:05ça va avoir des répercussions
00:44:07sur les exportations aussi
00:44:08qui coûteront plus cher.
00:44:10On est vraiment dans cette...
00:44:11C'est l'effet papillon,
00:44:13en fait.
00:44:13Exactement.
00:44:13En temps réel.
00:44:14Exactement.
00:44:14J'allais vous voler
00:44:15votre dernière ligne
00:44:16sur la fiche.
00:44:18Merci beaucoup,
00:44:18Enélie Denac.
00:44:19Et on marque une pause,
00:44:20on se retrouve à 16h
00:44:22avec notre très gros dossier.
00:44:24Restez avec nous,
00:44:25l'antavirus,
00:44:25que comprendre,
00:44:26que craindre,
00:44:27faut-il craindre une épidémie ?
00:44:29Pourquoi pas ?
00:44:30Le scénario du Covid
00:44:31est-il en train de se rejouer ?
00:44:32On tâche de répondre
00:44:33à toutes vos questions
00:44:34dans un instant.
00:44:35A tout de suite.
00:44:38Il est 16h,
00:44:39page spéciale à venir
00:44:40sur ce virus,
00:44:43l'antavirus,
00:44:43qui fait beaucoup parler
00:44:44et qui peut,
00:44:45pourquoi pas,
00:44:46nous inquiéter.
00:44:46On vous dit tout
00:44:47dans une seconde.
00:44:48Le journal, d'abord.
00:44:49Il est 16h,
00:44:49Sandra Chiambo.
00:44:50Rebonjour.
00:44:50Bonjour, Julien.
00:44:51Rebonjour à tous.
00:44:52Sébastien Lecornu
00:44:53va tenir une nouvelle réunion
00:44:54à Matignon cet après-midi
00:44:56pour suivre au plus près
00:44:57l'évolution de la situation
00:44:58sur l'antavirus.
00:45:00Le Premier ministre
00:45:01va recevoir
00:45:01quatre épidémiologistes
00:45:02ce soir.
00:45:03La porte-parole
00:45:04du gouvernement,
00:45:05Maude Bréjon,
00:45:05appelle par ailleurs
00:45:06à ne pas créer de panique
00:45:07et précise,
00:45:09nous n'en sommes absolument
00:45:10pas à avoir
00:45:10ces discussions-là
00:45:11comme lors de l'épidémie
00:45:12de Covid-19.
00:45:14Donald Trump
00:45:14a rejeté sèchement
00:45:16la réponse de l'Iran
00:45:17aux propositions américaines
00:45:18pour mettre fin à la guerre.
00:45:20Téhéran a demandé
00:45:20la fin du conflit
00:45:21dans la région
00:45:22et le déblocage
00:45:23de ces avoirs gelés.
00:45:24C'est totalement inacceptable
00:45:26pour le président américain
00:45:27alors que le porte-parole
00:45:28du ministère iranien
00:45:29des Affaires étrangères
00:45:30a évoqué
00:45:31des droits légitimes
00:45:32des Iraniens
00:45:32avant d'ajouter
00:45:33que toute ingérence
00:45:34dans le détroit d'Hormuz
00:45:35ne ferait que compliquer
00:45:36davantage la situation.
00:45:38Et puis,
00:45:39retour en France
00:45:39avec cet incendie criminel
00:45:40qui a fait trois morts
00:45:41ce matin
00:45:42à Dessine-Charpieu
00:45:43près de Lyon.
00:45:44Ça s'est passé
00:45:45dans le quartier populaire
00:45:46du Prénet
00:45:46exposé au narcotrafic.
00:45:48La piste d'un règlement
00:45:49de compte est privilégiée.
00:45:50Le dispositif policier
00:45:52a été renforcé sur place
00:45:54et une enquête
00:45:54a été ouverte
00:45:55pour homicide volontaire
00:45:56en bande organisée.
00:45:57Merci beaucoup Sandra.
00:45:59On vous retrouve
00:46:00dans une trentaine de minutes.
00:46:01Yvan Riu Foll,
00:46:01Yohann Uzaï,
00:46:02Mehdi Raich toujours présent.
00:46:03Merci Ludovic Thoreau
00:46:04de nous rejoindre
00:46:05pour cette nouvelle heure
00:46:06ensemble.
00:46:07Médecin généraliste,
00:46:07maire UDI de Coubron.
00:46:09Une passagère française
00:46:11donc rapatriée
00:46:12du bateau de croisière
00:46:13MV Ondus
00:46:14a été testé positif
00:46:15à l'antavirus.
00:46:16C'est le premier cas
00:46:17en France.
00:46:17La ministre de la Santé
00:46:18Stéphanie Rist
00:46:19fait également état
00:46:20de 22 cas contacts
00:46:21identifiés
00:46:22sur les 5 Français
00:46:23rapatriés
00:46:24placés à l'isolement
00:46:25à Paris
00:46:25à l'hôpital Bichat.
00:46:26L'état de santé d'une femme
00:46:27s'est malheureusement
00:46:28dégradé cette nuit.
00:46:29Les tests sont revenus
00:46:30positifs
00:46:31déclare la ministre.
00:46:32Le Premier ministre
00:46:33ou vient de le voir
00:46:34dans le journal
00:46:34Sébastien Lecornu
00:46:35tiendra une nouvelle réunion
00:46:37cet après-midi.
00:46:38Bonjour Maxime Le Guay.
00:46:39D'ailleurs à la réunion
00:46:39elle est prévue
00:46:40dans une douzaine de minutes
00:46:41à 16h15.
00:46:42Maxime Le Guay
00:46:43depuis le parvis
00:46:45de cet hôtel de Matignon
00:46:46à quoi s'attendre
00:46:47dans cette réunion ?
00:46:48On sait que des épidémiologistes
00:46:50seront donc reçus
00:46:51ce soir à Matignon.
00:46:52Pas de panique
00:46:52vraiment Maxime Le Guay ?
00:46:58Oui bonjour Julien.
00:46:59En tout cas
00:47:00c'est ce qu'affirme
00:47:00le gouvernement
00:47:01même si on le voit
00:47:02qu'il multiplie
00:47:03les consultations
00:47:04parce qu'effectivement
00:47:05l'information
00:47:05de cette dernière minute
00:47:07c'est qu'il n'y aura pas
00:47:07une mais deux réunions.
00:47:09La première qui débute
00:47:10dans une quinzaine de minutes
00:47:11avec autour de la table
00:47:12Stéphanie Rist,
00:47:13Laurent Nunez,
00:47:14le directeur général
00:47:15de la santé
00:47:16et puis effectivement
00:47:17à 19h30 cette fois-ci
00:47:18avec les épidémiologistes.
00:47:20Officiellement on nous dit
00:47:21que c'est pour faire
00:47:22un point d'étape sur la situation,
00:47:24apporter éventuellement
00:47:25une réponse coordonnée
00:47:27avec les mesures nécessaires,
00:47:29les précautions
00:47:30pour empêcher
00:47:31une éventuelle circulation
00:47:32du virus.
00:47:33C'est aussi une manière
00:47:35pour le gouvernement
00:47:35de montrer qu'il est à l'œuvre,
00:47:37qu'il agit,
00:47:38qu'il suit la situation
00:47:39de très près.
00:47:40Alors que l'on voit poindre
00:47:41les premières critiques
00:47:42sur la gestion de la situation
00:47:43par le gouvernement.
00:47:44En tout cas,
00:47:45le gouvernement effectivement
00:47:46multiplie ces réunions.
00:47:48Aucune prise de parole
00:47:49à ce stade
00:47:49n'est prévue
00:47:50de Sébastien Lecornu
00:47:51à l'issue de ces deux réunions
00:47:53prévues donc aujourd'hui
00:47:54à Matignon.
00:47:54Merci beaucoup Maxime Leguay
00:47:56pour les précisions
00:47:57avant cette réunion
00:47:58organisée par le Premier ministre
00:47:59Maxime avec Florian Doré
00:48:01pour CNews.
00:48:02On va faire un point,
00:48:03les discussions en plateau.
00:48:04Ludovic,
00:48:05je me tourne vers vous
00:48:05dans un instant,
00:48:06un infectiologue
00:48:07nous rejoindra également.
00:48:08Les cas concrets,
00:48:10que sait-on pour l'instant
00:48:11de l'état de la situation
00:48:12et des Français potentiellement
00:48:14infectés,
00:48:14Kylian Salé.
00:48:17Cinq Français sont placés
00:48:19à l'isolement ici,
00:48:20à l'hôpital Bichat à Paris.
00:48:22Parmi eux,
00:48:23une femme testée positive
00:48:25à l'antavirus,
00:48:26le premier cas sur notre sol.
00:48:28Tous étaient à bord
00:48:29du bateau de croisière
00:48:31MV Hondius.
00:48:32Ils vont rester isolés ici
00:48:34pendant au moins 15 jours.
00:48:36Une mise en quarantaine
00:48:37qui pourrait durer
00:48:37au maximum 42 jours,
00:48:39soit 6 semaines,
00:48:40correspondant à la durée
00:48:41d'incubation du virus.
00:48:43Les autorités
00:48:44s'attardent désormais
00:48:45à retrouver tous
00:48:46les cas contacts français.
00:48:47Ils sont 22,
00:48:49selon la ministre de la Santé.
00:48:50Il y a eu un vol
00:48:51le 25 avril
00:48:53dans lequel il y avait
00:48:548 Français,
00:48:55dans lequel la patiente
00:48:56a voyagé
00:48:56qui est ensuite décédée après.
00:48:59Ces 8 Français
00:49:00sont en isolement.
00:49:02Ce premier vol
00:49:02reliait l'île de Saint-Hélène
00:49:04à Johannesburg
00:49:05en Afrique du Sud.
00:49:06Un deuxième avion
00:49:07a relié
00:49:08quelques jours plus tard
00:49:09Johannesburg à Amsterdam.
00:49:1114 Français
00:49:12étaient à l'intérieur.
00:49:13Les autorités
00:49:14leur demandent maintenant
00:49:15de s'isoler,
00:49:16de se manifester.
00:49:17Les deuxièmes vols,
00:49:18nous avons envoyé
00:49:19des informations,
00:49:20nous demandons aussi
00:49:21à ce qu'ils nous contactent
00:49:22parce qu'il faut
00:49:24qu'on puisse
00:49:25renforcer l'isolement.
00:49:26C'est ce que fait
00:49:28le décret
00:49:28qui a été pris en ce moment-là.
00:49:29Vous n'avez pas ?
00:49:30Le décret pris
00:49:31par Sébastien Lecornu
00:49:32précise que ce signalement
00:49:33doit être fait sans délai
00:49:34et qu'une quarantaine
00:49:36à domicile
00:49:36doit être respectée.
00:49:38Grâce à cela,
00:49:39les autorités
00:49:40pourront connaître
00:49:41le risque d'infection
00:49:42des patients
00:49:42dès qu'ils seront identifiés.
00:49:46Ludovic Thoreau,
00:49:47ce n'est pas l'alerte générale
00:49:48mais il va falloir
00:49:49quand même regarder
00:49:50attentivement
00:49:50ce qui est en train
00:49:50de se passer
00:49:52avec cette passagère
00:49:53testée positive
00:49:53dont l'état s'est dégradé.
00:49:55Les infectioleuses
00:49:56nous disent
00:49:56que c'est moins dangereux,
00:49:58enfin c'est moins contagieux
00:49:59mais c'est quand même
00:50:00très dangereux.
00:50:03Panique ou pas panique ?
00:50:04Alors, j'ai commencé
00:50:05à faire des plateaux
00:50:06en 2020 avec le Covid-19.
00:50:07J'avais porté plainte
00:50:08à la Cour de justice
00:50:09de la République
00:50:09contre Agnès Buzyn
00:50:10qui a été retenue la plainte
00:50:11par rapport à son propos
00:50:12sur l'utilité des masques.
00:50:14Ce qui me gêne un peu
00:50:15c'est que j'ai l'impression
00:50:16qu'on démarre pareil.
00:50:17Ce n'est pas pour affoler
00:50:18mais les faits sont là.
00:50:19Quand vous voyez
00:50:20les déclarations de l'OMS
00:50:21mais vous restez subjugués.
00:50:23Un jour il dit
00:50:23tout est maîtrisé,
00:50:24le lendemain c'est
00:50:25potentiellement dangereux
00:50:26donc c'est tout simplement
00:50:27il va falloir les Français
00:50:28voient les choses.
00:50:28Et ça nous rappelle
00:50:29ce qu'on nous disait
00:50:29en 2019-2020.
00:50:30Ce n'est pas pour alerter
00:50:31mais j'ai l'impression
00:50:32de revivre la même chose.
00:50:33C'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:50:34c'est clair,
00:50:35c'est dangereux
00:50:36puisque la mortalité
00:50:37est nettement supérieure.
00:50:38D'accord ?
00:50:38La preuve c'est que dans ce bateau
00:50:40et en plus
00:50:40je ne sais pas si vous avez vu
00:50:41mais ça vient d'un ordinologue
00:50:43qui a été sur une décharge
00:50:44en Argentine
00:50:45qui a été voir s'il y avait des rats
00:50:46après qui a pris l'avion
00:50:47qui a pris le bateau
00:50:48évidemment le bateau
00:50:49tout le monde se défilait
00:50:50mais il y avait
00:50:5123 nationalités différentes.
00:50:52Qu'est-ce qu'on a fait
00:50:53sur ce bateau Ludovic Thoreau ?
00:50:54Pourquoi est-ce qu'on a laissé
00:50:55accoster ce bateau ?
00:50:57Tout le monde a été mis en contact
00:50:58avec ce virus.
00:51:00C'est quand même étrange
00:51:00de laisser dans la nature
00:51:02tous ces cas positifs.
00:51:04En fait il n'y a pas besoin
00:51:04d'être médecin.
00:51:05Quand vous avez sur un bateau
00:51:06qui est isolé
00:51:08autant de malades
00:51:09vous les gardez
00:51:09et vous faites la surveillance
00:51:11in situ.
00:51:12C'est tout je veux dire.
00:51:13Et là on a fait débarquer
00:51:14et on nous dit aujourd'hui
00:51:15ceux qui ont pris l'avion
00:51:16téléphoner nous.
00:51:17Mais attendez
00:51:18on n'a pas la liste des gens
00:51:18qui ont pris l'avion.
00:51:19On ne peut pas aller les chercher
00:51:20et les isoler.
00:51:22Excusez-moi
00:51:22un peu de rigueur
00:51:23dans cette gestion.
00:51:24On fait les mêmes erreurs
00:51:25qu'en 2020.
00:51:26Je ne dis pas que ça se passera
00:51:27de la même façon.
00:51:28Néanmoins je suis un peu alerté
00:51:29sur la façon
00:51:30dont on gère les choses
00:51:31aujourd'hui.
00:51:32Et la seule question à poser
00:51:33et ça n'arrivera bien sûr pas
00:51:34combien on attend
00:51:35de masques en réserve ?
00:51:37On ne nous dit pas de panique.
00:51:38C'est pour ça
00:51:39que j'utilise à dessein ce mot
00:51:41parce qu'à chaque fois
00:51:41qu'on dit de ne pas paniquer
00:51:42c'est là qu'on commence
00:51:43à paniquer.
00:51:44Yvan je vais vous donner
00:51:45la parole dans une seconde.
00:51:46Je voudrais juste qu'on allait
00:51:46à l'hôpital Bichat
00:51:47où cette dame testée positive
00:51:50a été hospitalisée.
00:51:52Malheureusement
00:51:52on apprend que son état
00:51:53s'est dégradé.
00:51:54Elle est sous très haute surveillance.
00:51:56François Tiskevitch
00:51:57est sur place
00:51:57dans le nord de Paris
00:51:58avec Jean-Laurent Constantini.
00:51:59Un protocole sanitaire
00:52:00très strict.
00:52:01François bonjour
00:52:01qui a été mis en place.
00:52:08Oui Julien
00:52:08cinq personnes
00:52:09sont actuellement hospitalisées
00:52:11ici jusqu'à Nouvelle-Lorde.
00:52:13L'une d'entre elles
00:52:13vous le disiez
00:52:14a présenté des symptômes
00:52:15lors de son vol de rapatriement
00:52:17et son état s'est dégradé
00:52:19dans la nuit.
00:52:19Elle a été testée positive
00:52:21à l'antavirus.
00:52:22Les quatre autres personnes
00:52:23sont considérées à haut risque.
00:52:26Ils vont bien
00:52:26et ont été testées
00:52:27eux négatifs.
00:52:28Ils sont tous placés
00:52:30à l'isolement strict
00:52:31dans des chambres séparées.
00:52:32Des chambres qui sont faites exprès
00:52:34avec des flux d'air contrôlés
00:52:36pour éviter tout type
00:52:38de contamination
00:52:39et des professionnels soignants
00:52:41qui sont spécialisés
00:52:43à la prise en charge
00:52:44des malades contagieux.
00:52:45Ils sont équipés
00:52:46de masques FFP2,
00:52:48de gants,
00:52:48de lunettes de protection
00:52:49et de combinaison
00:52:50des équipements
00:52:51qui sont soit incinérés
00:52:53soit soigneusement désinfectés
00:52:55à chaque contact
00:52:56avec des patients.
00:52:57Des patients qui eux
00:52:58effectuent depuis hier
00:53:00une batterie de tests,
00:53:01des tests réguliers,
00:53:02des tests PCR
00:53:03mais aussi des prises de sang
00:53:05pour contrôler
00:53:06l'apparition ou non
00:53:08du virus.
00:53:09Ils resteront ici
00:53:10pour un minimum 15 jours
00:53:12une mise en quarantaine
00:53:14qui pourrait durer
00:53:15jusqu'à 42 jours.
00:53:16C'est le temps
00:53:17d'incubation du virus.
00:53:19Merci beaucoup
00:53:20François Tiskevich
00:53:21devant l'hôpital Bichat
00:53:22avec Jean-Laurent Constantin.
00:53:23Justement quelques patients
00:53:24qui sortaient
00:53:26de l'hôpital Bichat
00:53:26interrogés par nos équipes.
00:53:27Écoutez.
00:53:29Ça m'inquiète.
00:53:29J'étais à l'hôpital là.
00:53:31Je ne voulais pas
00:53:32trop toucher.
00:53:33Je me désinfectais les mains.
00:53:35Oui, ça m'inquiète.
00:53:36Je ne suis pas stressée énormément
00:53:37mais ça commence à...
00:53:39Je ne me demande pas
00:53:40qu'ils se retrouvent ici.
00:53:41Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:53:42Franchement, c'est flippant.
00:53:44Il faut faire attention.
00:53:45C'est tout.
00:53:46C'est comme le Covid.
00:53:47C'est le même truc, je crois.
00:53:49Ça sent vraiment la psychose.
00:53:50Franchement, en entendant ces gens
00:53:52et entendant comment
00:53:53le proticole sanitaire
00:53:54est mis en place à Bichat,
00:53:55c'est retour vers le futur.
00:53:57Évidemment que je ne suis pas
00:53:58en train de dire
00:53:59que nous allons vivre
00:53:59une situation comparable.
00:54:00Je n'en ai aucune idée.
00:54:01D'ailleurs, je n'ai pas
00:54:02les compétences pour le dire.
00:54:04Les médecins dont vous faites partie,
00:54:06les infectiologues,
00:54:07ont plutôt tendance
00:54:08à nous rassurer
00:54:08ces derniers jours.
00:54:10Mais le climat ambiant,
00:54:11la psychose ambiante
00:54:12nous rappelle une certaine époque,
00:54:14cher Ludovic Thoreau.
00:54:16En fait, si vous voulez,
00:54:17il y a eu de nombreuses épidémies
00:54:19dont un virus s'est connu.
00:54:20C'était la guerre de Corée.
00:54:22Il y a eu 3000 soldats touchés
00:54:23avec 45% de mortalité.
00:54:26Mais sauf que c'était très logique
00:54:27à la Corée et à l'Argentine.
00:54:29Et en fait, ça reste...
00:54:30Mais là, sauf que c'est passé
00:54:31par des avions.
00:54:32C'est passé par 25 ou 26 pays.
00:54:34C'est ça la problématique.
00:54:35Et ça a été pareil pour le Covid.
00:54:36Rappelez-vous au début,
00:54:37ne vous inquiétez pas,
00:54:39c'est en Chine,
00:54:39ça ne va pas arriver chez nous.
00:54:40Ça a été réglé.
00:54:41Maintenant, je ne dis pas
00:54:42que ça arrive,
00:54:42mais il faudrait que le gouvernement,
00:54:43je ne sais pas ce qui va sortir
00:54:44à la suite de cette réunion,
00:54:46c'est où on en est,
00:54:48qu'est-ce qui se passe,
00:54:48a-t-on pu isoler
00:54:49tous ceux qui ont été en contact
00:54:51avec les porteurs éventuels
00:54:53de ce virus ?
00:54:53C'est une question qu'on pourrait
00:54:55peut-être poser à Pierre Tadevin.
00:54:57Bonjour, monsieur,
00:54:57et merci beaucoup d'être avec nous.
00:54:59Vous êtes le chef des services
00:55:00des maladies infectieuses
00:55:02au CHU de Rennes.
00:55:04Moi, j'ai une question très simple.
00:55:05Je vais essayer de me mettre
00:55:06vraiment à la place
00:55:07de tous ces gens
00:55:07qui sont en train d'entrer,
00:55:09pourquoi pas,
00:55:09dans une forme de psychose,
00:55:10en tout cas de crainte,
00:55:11de se dire,
00:55:11est-ce qu'on n'est pas en train
00:55:12de retourner 5-6 ans en arrière ?
00:55:14On nous dit,
00:55:15bon, alors moi,
00:55:15j'ai bien compris
00:55:16que c'est plus létal,
00:55:17que si vous contractez
00:55:18ce antivirus
00:55:19et cette souche des Andes,
00:55:20vous avez 38% de chance
00:55:21d'y passer.
00:55:22Pardon de le dire
00:55:23de cette façon,
00:55:24mais ce sont les chiffres
00:55:25qu'on nous donne.
00:55:26Vous me confirmez ou pas ?
00:55:27Je ne sais pas si on peut voir
00:55:27monsieur Tadevin
00:55:29en même temps
00:55:29que l'on discute.
00:55:31Moi, c'est la contagiosité
00:55:32que j'ai du mal à comprendre.
00:55:34Si cette létalité,
00:55:35elle est bien de 38%
00:55:36et qu'il n'y a rien à ajouter,
00:55:37la contagiosité,
00:55:38en quoi c'est moins contagieux,
00:55:40plus contagieux ?
00:55:40Qu'est-ce que ça veut dire
00:55:41moins contagieux ?
00:55:42C'est-à-dire que je peux être
00:55:43face à quelqu'un
00:55:44qui a l'antavirus,
00:55:45il peut m'éternuer dessus
00:55:46à 2 mètres de distance
00:55:47et je suis en sécurité.
00:55:48Ça veut dire quoi
00:55:49moins contagieux ?
00:55:52C'est vraiment très bien connu.
00:55:53Ce n'est pas un virus nouveau
00:55:54si on doit faire des différences
00:55:56avec le Covid.
00:55:57C'est ce virus Andes.
00:55:58Ils ont séquencé la souche.
00:56:00On a eu les résultats
00:56:01il y a quelques jours.
00:56:02C'est vraiment un virus
00:56:03qu'on connaît
00:56:03depuis plusieurs décennies.
00:56:05Il a cette caractéristique
00:56:06que le cas zéro,
00:56:07le cas index,
00:56:08se contamine en général
00:56:09au contact d'un rongeur
00:56:10dans la nature
00:56:11avec des déjections
00:56:12qui sont contaminées
00:56:13en respirant,
00:56:14mais qu'il y a très peu
00:56:15de cas secondaires.
00:56:16En général,
00:56:17il y a 0 ou 1 cas secondaire
00:56:18qui sont le plus souvent
00:56:19des gens qui vivent
00:56:20vraiment avec le compagnon
00:56:21ou la compagne
00:56:22du cas zéro par exemple.
00:56:24Dans le cas particulier,
00:56:25comme ça s'est produit
00:56:26sur une croisière,
00:56:27dans les caractéristiques
00:56:28d'une croisière,
00:56:29c'est que les gens
00:56:30sont tout le temps ensemble
00:56:30du matin au soir
00:56:31et avec un espace
00:56:32plutôt restreint.
00:56:34Pardon monsieur,
00:56:34je suis désolé
00:56:35de vous interrompre.
00:56:36Je suis désolé de vous interrompre.
00:56:37Quand vous dites
00:56:37cas secondaires,
00:56:38qu'est-ce que ça veut dire ?
00:56:40Les cas qui sont
00:56:41après le premier cas,
00:56:43ceux qui ont finalement
00:56:43été touchés
00:56:45par une transmission
00:56:45interhumaine.
00:56:46Le premier se contamine
00:56:47avec les rongeurs
00:56:48et après,
00:56:48il peut y avoir
00:56:49une transmission
00:56:49interhumaine.
00:56:50Elle est normalement
00:56:51très limitée.
00:56:52Normalement,
00:56:52il n'y en a pas plus de 1.
00:56:53Le plus souvent,
00:56:54c'était zéro
00:56:54de transmission interhumaine.
00:56:56Et elle ne survient
00:56:58que quand les gens
00:56:58ont vraiment des contacts
00:56:59étroits et prolongés.
00:57:00C'est ça qui,
00:57:02à première vue,
00:57:03mais il faut rester
00:57:04bien sûr vigilant,
00:57:04laisse penser
00:57:05qu'on n'a pas du tout
00:57:07la même situation
00:57:08que ce pourrait être
00:57:09un nouveau Covid
00:57:11ou une nouvelle grippe
00:57:13aviaire
00:57:13ou quelque chose comme ça.
00:57:14Mais quand bien même
00:57:15ce virus est connu
00:57:16depuis une trentaine
00:57:17d'années,
00:57:17est-ce qu'on peut
00:57:18imaginer que la souche
00:57:20en question,
00:57:20elle,
00:57:21l'est beaucoup moins
00:57:22et que sur cette souche
00:57:24précisément,
00:57:24il y a moins de connaissances
00:57:26et moins de vérités établies ?
00:57:31Les antivirus
00:57:31sont quand même
00:57:32bien connus.
00:57:33Il y a eu des épidémies
00:57:33aux Etats-Unis,
00:57:34par exemple,
00:57:35d'une souche assez proche
00:57:36de celle qui nous préoccupe
00:57:37actuellement.
00:57:38Donc,
00:57:38on ne peut pas dire
00:57:39qu'elle n'a pas été étudiée.
00:57:41Et là,
00:57:41cette fois-ci,
00:57:42ils ont été très vite.
00:57:42Maintenant,
00:57:43ils peuvent séquencer
00:57:43un virus très vite.
00:57:44Donc,
00:57:45on sait que c'est
00:57:45la souche habituelle.
00:57:46Donc,
00:57:47ça,
00:57:47c'est plutôt rassurant.
00:57:49D'accord.
00:57:49Ceux qui ne sont pas spécialistes
00:57:51dans le domaine comme vous
00:57:52se disent aussi peut-être
00:57:54mais pourquoi on a laissé
00:57:56tous ces cas contacts
00:57:57dans la nature ?
00:57:58Pourquoi est-ce qu'on n'a pas
00:57:59confiné les passagers
00:58:00sur ce bateau
00:58:02plutôt que de favoriser
00:58:04une éventuelle,
00:58:05je dis éventuelle,
00:58:07épidémie ?
00:58:08Est-ce que vous,
00:58:09spécialiste des maladies
00:58:10infectieuses,
00:58:10vous avez été surpris
00:58:11de voir que ces passagers
00:58:12avaient été laissés
00:58:13un peu dans la nature ?
00:58:15Les cas contacts étroits,
00:58:18c'est-à-dire tous ceux
00:58:18qui étaient sur le bateau
00:58:19sont tous hospitalisés
00:58:20à l'heure où on parle.
00:58:21C'est ceux qui ne sont pas
00:58:23hospitalisés.
00:58:23Il y a les autorités
00:58:25qui nous disent quand même
00:58:26si des Français
00:58:26ont été en contact,
00:58:27qu'ils nous fassent
00:58:28parvenir un message.
00:58:29J'ai l'impression
00:58:30qu'on est quand même
00:58:30à la recherche de cas contacts
00:58:32encore aujourd'hui,
00:58:33qu'on n'a pas identifié
00:58:33tout le monde.
00:58:35Non.
00:58:36Là, les cas contacts
00:58:37qui sont identifiés,
00:58:38il y a les cinq passagers
00:58:40du bateau,
00:58:40dont l'une est malade,
00:58:41donc il n'est plus
00:58:41cas contacts
00:58:42et eux,
00:58:43ils sont hospitalisés.
00:58:44Et puis,
00:58:44il y en a 22
00:58:45qui sont des gens
00:58:46qui ont voyagé
00:58:46dans l'avion
00:58:48qui a procédé
00:58:49au rapatriement
00:58:50du patient
00:58:51qui est décédé,
00:58:51de la patiente
00:58:52qui est décédée
00:58:53en Afrique du Sud.
00:58:53Donc,
00:58:54c'est les 22 cas contacts.
00:58:55On n'est pas à la recherche
00:58:56de cas contacts supplémentaires.
00:58:57Oui,
00:58:57mais ces 22 cas contacts
00:58:58dont vous parlez,
00:58:59ils ont été au contact
00:59:00de personnes elles-mêmes.
00:59:02C'est là que je me pose
00:59:03la question du fait
00:59:04de ne pas avoir confiné
00:59:06ce bateau
00:59:06plus durablement.
00:59:08Pourquoi on n'a pas
00:59:09gardé ces gens-là
00:59:10d'une certaine façon
00:59:11pour tuer dans l'œuf
00:59:13cette souche,
00:59:14quelque chose de radical ?
00:59:16Parce qu'il vaut mieux
00:59:16faire ça quand il y a
00:59:1722 personnes
00:59:18plutôt que quand il y a
00:59:183 millions de personnes
00:59:19infectées, non ?
00:59:21Les 22 personnes
00:59:22n'ont pas été sur le bateau.
00:59:23Les 22 personnes,
00:59:24c'est des personnes
00:59:25qui n'ont pas été exposées
00:59:26à cette transmission
00:59:27étroite et prolongée.
00:59:29C'est 22 personnes
00:59:30qui ont pris un avion
00:59:33dans lequel,
00:59:34sur la première partie
00:59:35du trajet,
00:59:35il y avait une personne malade.
00:59:36C'est ça qui explique
00:59:38la décision qui,
00:59:39pour l'instant,
00:59:39mais ça peut changer,
00:59:40est de les surveiller,
00:59:42de les identifier,
00:59:43d'être disponibles
00:59:44s'ils développaient
00:59:45des symptômes,
00:59:45mais pas de les hospitaliser.
00:59:47C'est ce que font
00:59:48la plupart des pays.
00:59:49Ce n'est pas quelque chose
00:59:50de particulier à la France.
00:59:51La France fait partie
00:59:52des pays les plus prudents
00:59:53sur cette épidémie.
00:59:55Vous diriez
00:59:55que le protocole actuel
00:59:57vous paraît de bon sens
00:59:59et que les choses
01:00:00sont faites
01:00:00dans le bon ordre ?
01:00:03Oui.
01:00:04Et puis,
01:00:05il faut,
01:00:05alors peut-être
01:00:06que dans quelques jours,
01:00:07on va dire différemment
01:00:08si on s'aperçoit
01:00:08qu'il y a des cas supplémentaires
01:00:10et que le nombre
01:00:10de cas contacts
01:00:11augmenterait à ce moment-là.
01:00:12Mais sur les données
01:00:14qu'on a actuellement,
01:00:15c'est plutôt vraiment
01:00:16très prudent,
01:00:16ce qui a été proposé,
01:00:17de garder les cinq passagers
01:00:19de la croisière
01:00:20à l'hôpital Bichat.
01:00:21Je pense que dans
01:00:22quelques semaines,
01:00:23on pourra dire
01:00:24que c'était ça
01:00:24qu'il fallait faire.
01:00:25Et le protocole
01:00:26d'auto-isolement
01:00:27également qui est privilégié
01:00:29pour le moment,
01:00:29à savoir,
01:00:30on fait confiance
01:00:31aux gens éventuellement
01:00:32en cas de contact
01:00:33pour s'isoler d'eux-mêmes
01:00:35pendant 42 jours.
01:00:37Là encore,
01:00:38vous pensez que la population
01:00:39est disciplinée
01:00:40à ce point-là ?
01:00:42Ce protocole-là
01:00:43est appliqué
01:00:44à ceux qui ont
01:00:45très peu de risque
01:00:46d'avoir été
01:00:46ceux qui n'étaient pas
01:00:47sur le bateau finalement.
01:00:48Donc,
01:00:49s'ils sont bien informés,
01:00:50asymptomatiques
01:00:51et régulièrement vérifiés
01:00:53ce qui va être fait
01:00:54pour ces 22 patients
01:00:55qui ne sont pas encore
01:00:56des patients.
01:00:57D'ailleurs,
01:00:57ils vont bien
01:00:57avec 22 contacts.
01:00:59On peut considérer
01:01:00que c'est raisonnable.
01:01:02Il y a quand même
01:01:02une grande confusion
01:01:03et vous avez
01:01:04ces connaissances-là
01:01:05que le grand public
01:01:06n'a pas.
01:01:08C'est vrai qu'il y a
01:01:08une forme d'absence
01:01:09de coordination internationale,
01:01:11une communication
01:01:11un petit peu floue
01:01:12de l'OMS
01:01:13qui dit un peu une chose
01:01:14et son contraire
01:01:15sur 24-48 heures.
01:01:18Il y a cette opacité
01:01:19qui nous fait penser
01:01:21au Covid.
01:01:22Est-ce que ça,
01:01:22vous l'entendez ?
01:01:25C'est pour ça
01:01:26que je suis ici
01:01:26en train de répondre
01:01:27à vos questions.
01:01:28C'est qu'on essaye
01:01:29d'effacer
01:01:30cette notion
01:01:31d'opacité.
01:01:32On partage avec vous
01:01:33ce qui est la base
01:01:34de la gestion
01:01:35de cette épidémie.
01:01:36Et donc,
01:01:36retenez bien,
01:01:37il n'y a pas eu
01:01:38de transmission
01:01:38en dehors du bateau
01:01:39et que du coup,
01:01:40les cas préoccupants,
01:01:42ceux qui ont été gardés
01:01:43alors qu'ils sont
01:01:44asymptomatiques
01:01:44parce qu'on s'inquiète,
01:01:45parce qu'ils ont resté
01:01:46exposés longtemps,
01:01:47sont les 5 patients
01:01:48actuellement à Bichat.
01:01:49Merci de Pierre Tadevin,
01:01:50chef du service
01:01:51des maladies infectieuses
01:01:52au CHU de Rennes.
01:01:54Merci de nous avoir
01:01:55rassurés,
01:01:56tenté de nous rassurer.
01:01:57En tout cas,
01:01:58je ne sais pas
01:01:58si ça a fonctionné
01:01:59sur Yvan Riaufol.
01:02:00Je passe par vous
01:02:01dans une seconde,
01:02:02Ludovic Thoreau.
01:02:03Yvan,
01:02:03on va écouter
01:02:04Maud Bréjon.
01:02:05Pas de panique.
01:02:06Pas de panique,
01:02:07nous dit la porte-parole
01:02:07du gouverneur.
01:02:09Pour autant,
01:02:10la responsabilité de l'État,
01:02:11c'est évidemment
01:02:12d'être prêt
01:02:13et nous sommes prêts,
01:02:14le cas échéant.
01:02:15Mais attention,
01:02:16tout en répondant
01:02:16à votre question,
01:02:17je le redis,
01:02:18il n'y a pas lieu aujourd'hui
01:02:20d'affoler les Françaises
01:02:22et les Français.
01:02:23Les mesures les plus strictes
01:02:24sont prises.
01:02:25Là encore,
01:02:26c'est bien normal,
01:02:26c'est ce qu'on peut attendre
01:02:27de l'État.
01:02:28Nous suivons la situation
01:02:29avec la plus grande vigilance
01:02:31sur la base d'un virus
01:02:32que l'on connaît,
01:02:33d'où les 42 jours
01:02:34d'isolement
01:02:35qui ont été décidés
01:02:36et un objectif
01:02:38qui reste le même,
01:02:38protéger les Françaises
01:02:39et les Français.
01:02:40On fait confiance
01:02:41aux autorités, Yvan ?
01:02:42Je fais confiance
01:02:43aux épidémiologistes.
01:02:45Je n'ai pas l'expertise
01:02:46pour juger
01:02:47de la réponse sanitaire.
01:02:48En revanche,
01:02:49j'ai une petite expertise
01:02:50pour juger
01:02:51de la possible réponse politique.
01:02:53J'ai une expertise.
01:02:54Tout le monde a cette expertise
01:02:55parce que nous l'avons vécu
01:02:56il y a maintenant 5 ans
01:02:58et on a vu
01:02:58que le pire des virus
01:02:59c'était le virus de la peur.
01:03:01Pour l'instant,
01:03:01j'entends effectivement
01:03:02que Maud Bréjon
01:03:03nous dit qu'il ne faut pas
01:03:04s'affoler.
01:03:05Je l'applaudis.
01:03:05Il y a des masques ?
01:03:06Oui, enfin bon.
01:03:07Tout va bien.
01:03:08On peut retomber
01:03:08dans le ridicule, bien entendu.
01:03:10Mais ce que je redoute,
01:03:11surtout de la part
01:03:12de gouvernements
01:03:13qui n'arrivent plus
01:03:14à produire
01:03:15les moindres protections,
01:03:16à chaque fois
01:03:17de se rouer
01:03:18vers des problèmes hygiénistes
01:03:19pour essayer de montrer
01:03:20qu'il sert encore
01:03:21à quelque chose.
01:03:22Nous n'en sommes pas là
01:03:22pour l'instant.
01:03:23Mais j'ai vécu,
01:03:24nous avons tous vécu
01:03:25ces scénarios
01:03:26d'une hystérie sanitaire
01:03:28qui ont conduit
01:03:28à des aberrations,
01:03:30à des aberrations
01:03:31sur les Français
01:03:31qui étaient amenés
01:03:32à remplir leur propre confinement,
01:03:35à des passes sanitaires
01:03:36qui étaient liberticides,
01:03:38à des quoi qu'il en coûte
01:03:39qui ont ruiné la France.
01:03:40Donc, avec une hystérie...
01:03:41On se souvient,
01:03:41à Noël avec les grands-parents
01:03:42dans le Cajéry.
01:03:43dû quand même
01:03:44à ce virus de la peur
01:03:45sur lequel
01:03:46il n'y a aucun vaccin.
01:03:47Donc, je redoute
01:03:48que leur on tombe là-dedans
01:03:49parce que c'est toujours
01:03:50la facilité
01:03:51d'un gouvernement affaibli
01:03:52que de mimer
01:03:53une autorité
01:03:53qu'il n'a pas par ailleurs.
01:03:54Le problème,
01:03:55c'est que le passé
01:03:55nous revient
01:03:57de plein fouet
01:03:58et qu'on a tous
01:03:59en tête
01:04:00ces déclarations
01:04:01d'un État
01:04:02qui nous dit
01:04:02qu'il est prêt
01:04:03à faire face,
01:04:04de Français
01:04:05qui n'ont pas confiance,
01:04:07d'Agnès Buzyn
01:04:07qui nous dit
01:04:08que le Covid
01:04:08ne se répondra pas
01:04:09dans la population.
01:04:10C'est l'expérience
01:04:11qui nous a un petit peu
01:04:13conditionnés
01:04:14aux réactions du jour.
01:04:15Et puis,
01:04:16par rapport
01:04:18au docteur Tava,
01:04:19il dit que
01:04:19ce n'est pas très
01:04:19qu'on l'a joué,
01:04:20je regrette.
01:04:20Il y a eu
01:04:21un cas,
01:04:22trois décès
01:04:23et deux positifs.
01:04:24Ça veut dire
01:04:24qu'un cas
01:04:25a déjà fait cinq contacts.
01:04:27Ce n'est pas un pour un.
01:04:27C'est parce qu'il nous parle
01:04:28par rapport au Covid.
01:04:29Par rapport au Covid,
01:04:30tout le monde
01:04:31n'aurait été qu'à contact,
01:04:31tout le monde aurait été
01:04:33asymptomatique
01:04:33ou symptomatique sur le...
01:04:34On est à quelques jours,
01:04:36on n'est pas non plus
01:04:36à quelques mois
01:04:37comme c'était avec le Covid.
01:04:38Je vais vous dire aujourd'hui
01:04:39qu'un cas a fait trois décès
01:04:40et deux positifs.
01:04:41Ça, c'est acté aujourd'hui.
01:04:43Maintenant, je vous rappelle,
01:04:4423 nationalités
01:04:45sur le bateau.
01:04:46Est-ce que les 23 pays
01:04:47vont se mettre en contact
01:04:48tous pour isoler tout le monde ?
01:04:50Je ne dis pas
01:04:50que ça va se contaminer,
01:04:51mais c'est carré.
01:04:52On doit tenir compte
01:04:55de ce qui s'est passé
01:04:55en 2020.
01:04:56Sinon,
01:04:57si on fait les mêmes erreurs,
01:04:58on ne sera peut-être pas
01:04:58confronté aux mêmes conséquences.
01:05:00Mais normalement,
01:05:00soyons carrés.
01:05:02Il y a encore
01:05:03deux, trois questions
01:05:04à vous poser.
01:05:04On va poursuivre
01:05:05cette discussion
01:05:05après la pause
01:05:06et revenir à d'autres actualités.
01:05:08On marque la dernière pause
01:05:09de cet après-midi
01:05:10de 120 minutes
01:05:11et on se retrouve tout de suite.
01:05:16La suite de 120 minutes info,
01:05:17il est quasiment 16h30.
01:05:19L'essentiel à retenir
01:05:20en une minute
01:05:20avec Sandra Chiumbo.
01:05:22Des épidémiologistes
01:05:23vont être reçus
01:05:24ce soir à 19h30
01:05:25à Matignon
01:05:26par Sébastien Lecornu
01:05:27pour faire un point
01:05:28sur la situation
01:05:29d'antavirus.
01:05:30Une réunion
01:05:31qui s'ajoute
01:05:31à celle de cet après-midi
01:05:32en présence
01:05:33de plusieurs ministres
01:05:34poursuivent au plus près
01:05:35l'évolution de la maladie.
01:05:37La porte-parole
01:05:38du gouvernement,
01:05:38Maude Bréjon,
01:05:39appelle par ailleurs
01:05:40à ne pas créer de panique.
01:05:41Une fusillade
01:05:42cet après-midi
01:05:43dans le quartier
01:05:43des Moulins à Nice
01:05:44a fait au moins
01:05:45deux morts
01:05:45et trois blessés.
01:05:47Un véhicule
01:05:47avec à son bord
01:05:48deux personnes
01:05:49circulent
01:05:49les places des Amaryllis
01:05:50avant que l'un des occupants
01:05:52n'ouvre le feu
01:05:53à plusieurs reprises.
01:05:54La voiture est en fuite.
01:05:55Le maire,
01:05:56le préfet
01:05:56et le procureur
01:05:57sont sur place.
01:05:58Et puis l'homme accusé
01:05:59d'avoir tenté
01:06:00d'assassiner Donald Trump
01:06:01lors d'un gala
01:06:02de la presse
01:06:02à Washington
01:06:03le 25 avril dernier
01:06:04a plaidé non-coupable
01:06:05ce lundi.
01:06:06Cole Allen,
01:06:0731 ans,
01:06:08est un culpé
01:06:08de quatre chefs
01:06:09d'accusation
01:06:10dont agression
01:06:11d'un agent fédéral
01:06:12au moyen d'une arme mortelle
01:06:13et tentative
01:06:14d'assassinat
01:06:14du président des Etats-Unis.
01:06:16Merci beaucoup
01:06:17chère Sandra.
01:06:18Ludovic Thoreau,
01:06:19médecin généraliste,
01:06:20Medirai,
01:06:20Chivan Rufol,
01:06:21Yohan Uza
01:06:21est toujours autour de la table.
01:06:22Je vous réconnirai
01:06:23si vous n'étiez pas
01:06:23avec nous avant la pause.
01:06:25On a passé
01:06:26une petite demi-heure
01:06:27sur cette inquiétude
01:06:28grandissante
01:06:29autour de l'antavirus.
01:06:32Cette personne infectée
01:06:34qui est malheureusement
01:06:35dans un état inquiétant
01:06:36à l'hôpital Bichat
01:06:38et cette information
01:06:39qui nous parvient
01:06:40il y a quelques secondes.
01:06:41Le gouvernement
01:06:41Ludovic Thoreau,
01:06:42le gouvernement
01:06:43de la Polynésie française
01:06:44indique sur son compte Facebook
01:06:46qu'un cas contact
01:06:47d'antavirus
01:06:48a transité par Tahiti
01:06:50puis Mangareva
01:06:51le 7 mai 2026
01:06:53sans que les autorités
01:06:54du pays
01:06:55et de l'Etat
01:06:55en soient informées.
01:06:57On nous parle
01:06:58d'une maîtrise
01:06:58des cas contacts.
01:07:00On nous dit
01:07:00que tout est sous contrôle,
01:07:02qu'il ne faut pas
01:07:02pas maniquer
01:07:03mais on voit
01:07:04qu'il y a des trous
01:07:05dans la raquette
01:07:05et ça, ça peut
01:07:06nous poser des questions
01:07:07évidemment.
01:07:08De toute façon,
01:07:09la seule chose
01:07:10qu'il y avait à faire
01:07:11c'était retrouver
01:07:12et isoler
01:07:13tous les cas contacts
01:07:14et on voit
01:07:14que ça nous a échappé.
01:07:15Très clairement,
01:07:16ça a échappé
01:07:17puisque là,
01:07:17on a eu l'annonce
01:07:18mais il y en aura d'autres
01:07:18bien évidemment,
01:07:19d'accord ?
01:07:20Et on a raté
01:07:20la phase de l'isolement
01:07:22de tous les cas contacts.
01:07:23C'est ça la problématique
01:07:24aujourd'hui.
01:07:25Maintenant,
01:07:25est-ce que ces cas contacts
01:07:26ont été contaminés ?
01:07:27On le verra bien
01:07:27en faisant des PCR
01:07:28j'espère qu'ils vont
01:07:28le faire partout
01:07:29surtout sur les 23 pays
01:07:30qui étaient dans ce bateau
01:07:32mais là encore,
01:07:33on nous dit
01:07:34que ce n'est pas contagieux
01:07:35je m'excuse
01:07:35il y en a un en effet
01:07:36qui a été en contact
01:07:37avec un rat
01:07:38ou une souris
01:07:39et il y a trois décès
01:07:40et deux positifs
01:07:41donc ça veut dire
01:07:42que c'est une transmission
01:07:43intérumaine
01:07:43donc moralité
01:07:44et les cas contacts
01:07:45sont susceptibles
01:07:46de provoquer
01:07:47et de développer
01:07:47cette maladie
01:07:48qui est quand même
01:07:49l'état à la 38%.
01:07:50Et je vais aller
01:07:50encore plus loin
01:07:51c'est qu'il y a
01:07:51les passagers des bateaux
01:07:53qui n'étaient pas
01:07:55testés positifs
01:07:55qui ont été
01:07:57libérés dans la nature
01:07:58mais là encore
01:07:58l'expérience du Covid
01:07:59nous a appris
01:08:00qu'il y a les fameux
01:08:03faux négatifs
01:08:04où ces personnes
01:08:06qui peuvent déclarer
01:08:07ne pas déclarer la maladie
01:08:08quand ils sont testés
01:08:09mais être en train
01:08:10d'incuber
01:08:11et il y a beaucoup
01:08:13de choses
01:08:13que l'on ne sait pas
01:08:14et c'est vrai
01:08:15que ce principe
01:08:15de précaution radicale
01:08:17qui est juste
01:08:18une question de bon sens
01:08:19que l'on soit médecin
01:08:20ou pas
01:08:20qui n'est pas été appliqué
01:08:22c'est quand même
01:08:22assez hallucinant
01:08:23je trouve.
01:08:24En fait l'incubation
01:08:25c'est de 1 à 6 semaines
01:08:266 semaines d'isolement
01:08:28si au bout de 6 semaines
01:08:29il n'a pas de symptômes
01:08:30il n'aura pas la maladie
01:08:31c'est pas compliqué
01:08:31quand même
01:08:32c'est pas compliqué
01:08:33le problème aujourd'hui
01:08:34c'est que les cas contacts
01:08:35nous ont échappé
01:08:36donc on ne pourra pas
01:08:37les isoler.
01:08:38Yvan
01:08:39on ne s'inquiète pas encore
01:08:40énormément sur le plan
01:08:41de la santé
01:08:42mais posons-nous des questions
01:08:43sur le plan politique
01:08:44également
01:08:45c'est le branle-bas de combat
01:08:46réunion de crise à Matignon
01:08:47des épidémiologistes
01:08:49qui sont reçus
01:08:50à 19h30
01:08:50on va nous parler
01:08:51dans quelques jours
01:08:52pourquoi pas
01:08:52d'un comité scientifique
01:08:54qui entourera
01:08:55nos dirigeants
01:08:58voilà
01:08:58j'ai vraiment l'impression
01:08:59d'un retour vers le futur
01:09:00écoutez moi je marche
01:09:01sur les oeufs
01:09:02par expérience
01:09:03oui marchons sur des oeufs
01:09:04et vous avez raison
01:09:05vous avez raison
01:09:05par expérience
01:09:06on va en défendre
01:09:08je conçois
01:09:08qu'il y a une aberration
01:09:09en tout cas
01:09:10à ne pas comprendre
01:09:11que ce qui était
01:09:12la norme
01:09:13dans tous les siècles passés
01:09:14c'est-à-dire la quarantaine
01:09:15c'est-à-dire 40 jours
01:09:15d'isolement
01:09:16maintenant quand on parle
01:09:17de quarantaine
01:09:18on dit on l'a mis en quarantaine
01:09:19il va partir au bout de deux jours
01:09:20donc il y a une sorte
01:09:21d'illogisme dans les mots
01:09:22déjà
01:09:23donc je constate ça
01:09:24et effectivement
01:09:26peut-être y a-t-il
01:09:26des imprudences
01:09:27moi je n'y connais rien
01:09:30il n'y avait pas d'imprudence
01:09:31donc à priori
01:09:32je lui fais confiance
01:09:32vous dites l'inverse
01:09:34je vous fais confiance également
01:09:35je ne suis pas médecin
01:09:35je ne suis pas fécifique
01:09:36mais en tout cas
01:09:37il faudrait effectivement
01:09:38que l'on revienne
01:09:39sur des réflexes élémentaires
01:09:41qui jusqu'alors
01:09:42ont prévenu
01:09:42de la peste noire
01:09:43ont prévenu
01:09:44toutes les grandes contagions
01:09:45et qui effectivement
01:09:47obligeaient les gens
01:09:48à s'isoler
01:09:49durant 40 jours
01:09:50c'est-à-dire
01:09:52durant 6 semaines
01:09:53effectivement
01:09:53ça correspond
01:09:54aujourd'hui
01:09:55on nous parle
01:09:56de 8 cas contacts
01:09:57dans le monde entier
01:09:57mais évidemment
01:09:59moi je n'ai rien contre
01:10:00un inflexiologue
01:10:00sauf que
01:10:01je ne suis pas médecin
01:10:02personne n'est médecin
01:10:03un malade
01:10:043 décès
01:10:052 positifs
01:10:06d'ailleurs j'ai 8 cas contacts
01:10:07pardon
01:10:07c'est 8 cas déclarés
01:10:09dans le monde entier
01:10:09et beaucoup plus
01:10:10de cas contacts
01:10:10donc forcément
01:10:11il y a une contamination
01:10:12inter-humaine
01:10:13qui ne fait pas 1-1
01:10:14mais qui fait 1-8
01:10:15vous voyez ce que je veux dire
01:10:16et qu'aujourd'hui
01:10:16je le dis
01:10:17parce que ça a été transmis
01:10:18une fois par les rames
01:10:19mais là c'était inter-humain
01:10:20tous ceux qui ont été en contact
01:10:21parce que il suffit
01:10:22que vous soyez dans l'avion
01:10:22et vous me parliez
01:10:23c'est pareil
01:10:24je veux dire
01:10:25mais vous avez raison
01:10:26sur la quarantaine
01:10:26c'est ce qu'on apprend
01:10:27tout de suite
01:10:28dans une maladie
01:10:29isolons
01:10:30isolons
01:10:30on n'a pas isolé
01:10:31et voilà je ne peux pas retrouver
01:10:32et bien on va croiser les doigts
01:10:33qu'est-ce que je vous dise
01:10:35on en est là
01:10:38sourions
01:10:39sourions
01:10:39tant qu'on peut
01:10:40oui d'autant qu'il n'y a pas de vaccin
01:10:41il n'y a pas de traitement
01:10:42si il y a un vaccin développé
01:10:43en Chine et en Corée du Sud
01:10:45j'ai lu
01:10:46mais qui n'est pas
01:10:47il n'est pas sur la même souche
01:10:49enfin bon
01:10:49ça reste très confus
01:10:51sur cette souche là
01:10:51il n'y a pas de vaccin
01:10:52il n'y a pas de traitement
01:10:54bon
01:10:55affaire à suivre
01:10:55comme disent
01:10:57comme on dit dans ce cas là
01:10:58comme disent les jeunes
01:10:59j'allais dire mais non
01:11:00tout autre sujet
01:11:01qui va vous faire parler
01:11:03j'en suis sûr
01:11:04le maire de Saint-Denis
01:11:05Balibagayoko
01:11:05qui affirme qu'une victoire
01:11:07de Jordan Bardella
01:11:08ou Marine Le Pen
01:11:09en 2027
01:11:09pourrait provoquer
01:11:10une insurrection populaire
01:11:13invité de la chaîne
01:11:13Ouma.com ce week-end
01:11:14l'élu se défend
01:11:15de lancer un appel
01:11:16à l'insurrection
01:11:17il estime que les jeunes
01:11:17n'ont pas besoin d'un appel
01:11:19et qu'ils sont déjà
01:11:19suffisamment conscientisés
01:11:21pour le faire eux-mêmes
01:11:22pardon
01:11:23écoutez d'abord
01:11:23la première déclaration
01:11:24de Balibagayoko
01:11:25et après vous entendrez
01:11:26ce qu'il disait
01:11:27pour rattraper un petit peu le coup
01:11:28mais sans vraiment le faire
01:11:29d'abord sa première déclaration
01:11:31il n'est pas possible
01:11:32si l'on dit bien
01:11:33qu'il y a celles de ceux
01:11:34qui se rangent
01:11:34du côté en fin de compte
01:11:35de valeurs qui sont en opposition
01:11:37aux valeurs de la République
01:11:38ce qu'est l'extrême droite
01:11:40et celles de ceux
01:11:40qui sont les tenants
01:11:41en fin de la République
01:11:42et donc des valeurs fortes
01:11:42notamment y compris à gauche
01:11:43et chez les écologistes
01:11:45avec l'ensemble
01:11:45de la force
01:11:46de masse qu'il y a derrière
01:11:48moi j'ai l'intime conviction
01:11:49que la population
01:11:49est capable de se lever
01:11:50et cette forme d'insurrection populaire
01:11:52elle ne sera possible
01:11:53que si déjà
01:11:54on redonne en fait
01:11:55du pouvoir à la base
01:11:56les mots sont importants
01:11:57parce que vous appelez
01:11:58à l'insurrection populaire
01:11:59bien sûr
01:11:59l'insurrection populaire
01:12:00au sens bien sûr
01:12:01lever de la population
01:12:02de manière importante
01:12:03parce que c'est
01:12:04malheureusement
01:12:05toutes les réformes importantes
01:12:07dans ce pays
01:12:07se sont faites
01:12:08par une insurrection populaire
01:12:09la prise de la massie
01:12:10tous ces juges là
01:12:11c'est des choses
01:12:11qui sont liées
01:12:12en fait à l'histoire de France
01:12:13et c'est bien parce que
01:12:14à un moment donné
01:12:15il y a une forme
01:12:17d'indignation populaire
01:12:18qui se traduit
01:12:19par l'immobilisation de masse
01:12:20et qui fait qu'à un moment donné
01:12:21on met tout le monde
01:12:22sur le trembleur
01:12:22et c'est comme ça
01:12:23en fait qu'on arrive à avoir
01:12:24attention
01:12:24parce qu'on va vous reprocher
01:12:26d'appeler à l'insurrection
01:12:28monsieur Bagaiogo
01:12:29oui mais en fait
01:12:29ce que certains diront
01:12:31c'est qu'aujourd'hui
01:12:32Bali c'est pas un gourou
01:12:33et que les gens
01:12:34ils sont à la fois
01:12:36conscientisés
01:12:36et qu'en fait
01:12:37ils n'ont pas besoin
01:12:38d'appel
01:12:39il parle déjà de lui
01:12:40à la troisième personne
01:12:41monsieur Bagaiogo
01:12:42ce qui est fou
01:12:43avec le maire élu
01:12:44de Saint-Denis
01:12:45Juan Uzaï
01:12:45c'est que depuis
01:12:46qu'il a émergé médiatiquement
01:12:47donc ces dernières semaines
01:12:48j'ai l'impression
01:12:49qu'il peut dire
01:12:50tout ce qu'il veut
01:12:50personne ne moufte
01:12:52une forme de blanc-seing médiatique
01:12:54c'est le nouvel Obama français
01:12:55c'est le
01:12:56vous parlez du nouvel Obama
01:12:58l'Obama français
01:12:59c'est comme ça
01:12:59c'est Mme Lapix
01:13:00qui lui avait dit ça je crois
01:13:02c'est comme ça
01:13:02qu'il a été décrit
01:13:03dans les médias
01:13:04mais cette déclaration
01:13:05en réalité
01:13:06vient nous rappeler
01:13:06que monsieur Bagaiogo
01:13:08est le porte-parole
01:13:09d'un parti factieux
01:13:12antidémocratique
01:13:12et qui de se croit
01:13:13collabore avec les islamistes
01:13:14c'est le parti
01:13:15de Jean-Luc Mélenchon
01:13:16j'ai souvent été pris à partie
01:13:17par l'extrême gauche
01:13:18pour avoir dit
01:13:19que Jean-Luc Mélenchon
01:13:19représentait à mon sens
01:13:21le plus grand danger politique
01:13:22qui ait connu notre pays
01:13:23depuis la fin
01:13:24de la seconde guerre mondiale
01:13:25pour toutes les raisons
01:13:26qu'on a pu évoquer
01:13:27lors des précédentes émissions
01:13:29n'oublions pas
01:13:29qu'il est profondément
01:13:31antidémocratique
01:13:31l'insurrection populaire
01:13:33ça revient à dire quoi ?
01:13:35ça revient à dire
01:13:36que le vote des français
01:13:38n'est plus légitime
01:13:39que les urnes ne sont plus
01:13:40sauf si le vote
01:13:41monsieur Mélenchon
01:13:41j'allais y venir
01:13:42que les urnes
01:13:44ne sont plus légitimes
01:13:46donc que la démocratie
01:13:47n'a plus beaucoup de sens
01:13:47au fond
01:13:48elle va jusqu'où
01:13:49la contestation des urnes
01:13:51la contestation
01:13:52du suffrage universel
01:13:53elle va jusqu'où
01:13:54cette contestation là
01:13:55jusqu'à la violence
01:13:56jusqu'à un putsch
01:13:57comment est-ce que ça se passe
01:13:58quelle est la suite
01:13:59au lendemain du second tour
01:14:00des élections
01:14:01de l'élection présidentielle
01:14:03on voit bien en réalité
01:14:05que
01:14:05Jean-Luc Mélenchon
01:14:07avec ses porte-parole
01:14:08dont fait partie
01:14:09monsieur Bagayoko
01:14:10mais il fait presque de l'ombre
01:14:12à Jean-Luc Mélenchon
01:14:12ces derniers temps
01:14:13Ali Bagayoko
01:14:15il prépare en réalité
01:14:17des violences
01:14:18au soir du second tour
01:14:19si le rassemblement national
01:14:20devrait être élu
01:14:21non pas parce qu'ils appelleraient
01:14:23directement à la violence
01:14:24ils sont bien trop malins
01:14:25pour cela
01:14:25mais parce que pendant un an
01:14:27ils vont préparer les esprits
01:14:28chauffer leurs électeurs
01:14:30les plus radicalisés
01:14:31ils vont les chauffer à blanc
01:14:32pour que le moment venu
01:14:33ils puissent déclencher
01:14:35et déchaîner leur haine
01:14:36sans même qu'il n'ait besoin
01:14:38d'appeler à cela
01:14:38il est revenu sur ses propos
01:14:40chez nos confrères de LCI
01:14:41écoutez
01:14:41il fait pas vraiment
01:14:42enfin il change
01:14:43il inverse pas forcément
01:14:45son propos
01:14:46le sens de ce qu'il veut dire
01:14:47en tout cas
01:14:48nous nous continuons
01:14:49à faire la contestation
01:14:50alors c'est vrai que dans mes propos
01:14:51j'avais été jusqu'à indiquer
01:14:53la question de l'insurrection populaire
01:14:54il y avait élevé
01:14:55tout un ensemble de sujets
01:14:57j'entends
01:14:57vous dites
01:14:58pardon je vous cite
01:14:59j'ai l'intime conviction
01:15:00que la population
01:15:00est capable de se lever
01:15:01oui une intime conviction
01:15:03parce que l'histoire
01:15:04nous ramène à ça
01:15:04l'histoire de France
01:15:05que chacun d'entre nous ici
01:15:07connaît parfaitement
01:15:07nous avons été
01:15:08sans d'ailleurs le souhaiter
01:15:10par le passé
01:15:10être confronté à cette réalité
01:15:12et quand je dis
01:15:13j'ai l'intime conviction
01:15:13que le peuple est capable
01:15:14c'est parce que l'histoire
01:15:15l'a démontré
01:15:16mais vous la souhaitez
01:15:17est-ce que c'est souhaitable
01:15:17est-ce que vous la souhaitez
01:15:18non je ne suis pas en train de le souhaiter
01:15:19puisque nous nous souhaitons
01:15:19avant tout
01:15:20la question de la révolution citoyenne
01:15:22et la mobilisation populaire
01:15:23ça c'est incontestable
01:15:24nous l'avons dit
01:15:25et nous le revendiquons
01:15:26mais pour être
01:15:26c'est la raison pour laquelle
01:15:27est-ce que par avance
01:15:28vous condamnez
01:15:29l'usage de la violence
01:15:30alors nous avons toujours condamné
01:15:32nous avons toujours condamné
01:15:34la question de la violence
01:15:35et je remarque plus une chose
01:15:36c'est que ce sont plutôt
01:15:37les tenants de l'extrême droite
01:15:38qui sont plutôt violents
01:15:39que l'inverse
01:15:40donc nous nous sommes vraiment
01:15:41pour gagner dans les urnes
01:15:42la prise de la Bastille
01:15:44on en est là
01:15:47l'emploi de ces mots
01:15:49dans le climat actuel
01:15:50manque cruellement
01:15:51de responsabilité
01:15:52je trouve
01:15:52une insurrection populaire
01:15:53d'ailleurs il prend l'exemple
01:15:54de la prise de la Bastille
01:15:56pour le démontrer
01:15:57c'est effectivement
01:15:57un renversement de régime
01:15:59par la violence
01:16:00et par un refus
01:16:01de tout processus démocratique
01:16:02c'est différent
01:16:03de la mobilisation populaire
01:16:04telle que semble maintenant
01:16:06l'avoir compris
01:16:06la France insoumise
01:16:07la mobilisation populaire
01:16:08naturellement
01:16:09elle est tout à fait légitime
01:16:10on peut imaginer
01:16:11qu'à l'issue d'une élection
01:16:14liée à des manifestations
01:16:15de protestation
01:16:15pourquoi pas
01:16:17on parle d'un maire
01:16:18fraîchement élu
01:16:19qui a retiré
01:16:20le portrait du président
01:16:21de la République
01:16:22de son bureau
01:16:22je le rappelle également
01:16:23qui exigeait l'allégeance
01:16:24de ce sujet
01:16:25donc il est quand même
01:16:27pétri d'un esprit totalitaire
01:16:29on est là
01:16:29c'est dans la démonstration
01:16:31de ce qu'est le stalinisme
01:16:32qui est d'ailleurs
01:16:33issu du communisme
01:16:34dont se réclame
01:16:35la France insoumise
01:16:35c'est un parti fascistoïde
01:16:37c'est un parti fasciste
01:16:38c'est un parti fasciste
01:16:39dans la mesure
01:16:39où il en appelle
01:16:40à la violence
01:16:40même si maintenant
01:16:41il dit le contraire
01:16:42enfin les mots ont été employés
01:16:43et où il dit
01:16:44que le scrutin
01:16:45n'aura pas d'effet
01:16:47s'il contredit
01:16:48s'il perturbe
01:16:49effectivement
01:16:50les volontés
01:16:51de la France insoumise
01:16:51qu'est-ce que cela veut dire
01:16:52c'est un discours
01:16:53tout simplement
01:16:54de guerre civile
01:16:55c'est-à-dire que
01:16:55si effectivement
01:16:56les français
01:16:57élisent
01:16:58le rassemblement national
01:17:00dans un an
01:17:01monsieur Bagayoko
01:17:02la France insoumise
01:17:03ce sera le chaos
01:17:04ils nous préviennent
01:17:05et donc disant cela
01:17:06en fait il fait le jeu
01:17:07du bloc central
01:17:08parce qu'on entend
01:17:09effectivement
01:17:09cette petite musique
01:17:10de dire effectivement
01:17:10si les gens excédés
01:17:14vont jusqu'à voter
01:17:15pour un parti patriotique
01:17:16il y aura effectivement
01:17:17le risque de ce chaos-là
01:17:18et donc il serait préférable
01:17:20pour eux
01:17:20d'avoir à voter
01:17:21pour monsieur Edouard Philippe
01:17:22par exemple
01:17:22on entend ce petit discours
01:17:24et en fait
01:17:25ce prétendu révolutionnaire
01:17:27est en train de cautionner
01:17:28effectivement
01:17:29une sorte de pantouflage
01:17:30démocratique
01:17:31afin d'éviter
01:17:31ces genres
01:17:33d'issues
01:17:34il faut appeler
01:17:35il faut appeler
01:17:35à la mobilisation
01:17:35mais à la mobilisation
01:17:36dans les urnes
01:17:37le jour de l'élection
01:17:38et c'est là
01:17:39que le mouvement populaire
01:17:41qu'ils appellent
01:17:41de leur vœu
01:17:42se fait
01:17:43et après
01:17:43il y a quelque chose
01:17:44qui s'appelle
01:17:44le suffrage universel
01:17:45mais bon
01:17:46il tend
01:17:46oui
01:17:47Ludovic voulait réagir
01:17:48et méditer rapidement
01:17:49alors je vais juste
01:17:50vous savez ce qu'on va faire
01:17:51je vais juste jouer
01:17:52si vous voulez bien
01:17:52avec Martin Régis
01:17:53Emmanuel Bompard
01:17:55qui va
01:17:55alors
01:17:56qui fait attention
01:17:57il n'utilise pas
01:17:58le mot insurrection
01:17:59mais si le RN passe
01:18:00en 2027
01:18:01oui
01:18:02voilà écoutez-le
01:18:02on fait attention au mot
01:18:05j'espère
01:18:06que si
01:18:07par malheur
01:18:07le RN
01:18:08devait remporter
01:18:10l'élection présidentielle
01:18:11il y aura
01:18:12des mobilisations populaires
01:18:13puissantes dans ce pays
01:18:14je l'espère
01:18:15parce que quand je vois
01:18:17par exemple
01:18:17ce que font
01:18:18les maires élus
01:18:19il y a quelques semaines
01:18:20du RN
01:18:21dans des mairies
01:18:22qui
01:18:23à Liévin
01:18:24par exemple
01:18:25mettent en place
01:18:25des politiques discriminatoires
01:18:27et illégales
01:18:28dans l'accès au logement
01:18:29à Carcassonne
01:18:30s'attaquent
01:18:30aux organisations syndicales
01:18:32je vous dis
01:18:33heureusement
01:18:33je souhaite
01:18:34que face à ce type
01:18:36de politique
01:18:36il y ait une mobilisation
01:18:38ça reste un discours
01:18:39de guerre civile
01:18:39qu'on le veuille ou non
01:18:40je connais bien
01:18:41Bali Bagayoko
01:18:42j'ai siégé au département
01:18:43avec lui il y a 20 ans
01:18:44il est maire dans mon département
01:18:45il est très dangereux
01:18:46pourquoi ?
01:18:47parce qu'il n'a pas
01:18:48la tête du LFI classique
01:18:50c'est à dire qu'il sourit
01:18:52il ne s'énerve jamais
01:18:53d'accord
01:18:53mais en fait
01:18:54il passe des messages
01:18:55encore plus violents
01:18:56que les autres
01:18:57l'insurrection
01:18:57c'est soulèvement
01:18:58qui vise à renverser
01:18:59le pouvoir établi
01:19:00c'est clair
01:19:01qu'il ne revienne pas dessus
01:19:02et tout le monde dit oui
01:19:03c'est à dire qu'à partir du moment
01:19:04où vous ne voterez pas
01:19:05LFI
01:19:05de toute façon
01:19:05vous ferez la guerre
01:19:06c'est à dire qu'on ne va pas
01:19:07reconnaître votre suffrage
01:19:08on ne reconnaîtra pas la majorité
01:19:09et de toute façon
01:19:10on continuera à faire la guerre
01:19:11en termes de démocratie
01:19:12c'est un peu juste
01:19:13mais Bali
01:19:13c'est l'avenir de LFI
01:19:14parce qu'en effet
01:19:15regardez bien
01:19:16il ne s'énerve jamais
01:19:17il sourit
01:19:18et il passe des messages
01:19:19mais terrifiants
01:19:20et je dis
01:19:21il est en train
01:19:23médiatiquement
01:19:23de monter
01:19:24et de faire de l'ombre
01:19:24au leader
01:19:25de la France insoumise
01:19:26j'ai beaucoup d'extraits
01:19:27au faire entendre
01:19:28et on continue
01:19:30interrogé par Jean-Michel Apathy
01:19:31toujours chez nos confrères
01:19:33de LCI
01:19:33sur la légitimité
01:19:35ou non
01:19:35selon lui
01:19:36du rassemblement national
01:19:37écoutez
01:19:38est-ce que vous pensez
01:19:39que le rassemblement national
01:19:40le candidat
01:19:41du rassemblement national
01:19:42sera légitime au pouvoir
01:19:44s'il gagne l'élection
01:19:45la légitimité
01:19:46il y a la légitimité
01:19:47dite institutionnelle
01:19:48que l'on connaît
01:19:49elle n'aura jamais
01:19:50le saut
01:19:50de la légitimité populaire
01:19:52mais voyez
01:19:53c'est ça qui
01:19:54ce type de réponse
01:19:55sème le trouble
01:19:56si Jean-Luc Mélenchon gagne
01:19:58elle ne sème pas le trouble
01:19:58si Jean-Luc Mélenchon gagne
01:20:00est-ce qu'il sera légitime au pouvoir
01:20:01de mon point de vue
01:20:02il sera légitime
01:20:03et peut-être que d'autres
01:20:03viendront ici
01:20:04et d'autres
01:20:05d'autres auront à s'exprimer
01:20:07sur ces sujets
01:20:07et le rassemblement national
01:20:08pour le rassemblement national
01:20:09je dirais peut-être
01:20:10qu'il sera légitime
01:20:11sur le plan institutionnel
01:20:11mais il ne sera pas légitime
01:20:12au plan populaire
01:20:14ça sème le trouble
01:20:15ce que vous dites
01:20:15M. Bagayoko
01:20:16ça sème le trouble
01:20:18est-ce que vous vous rendez compte
01:20:19de la gravité
01:20:20des faits exprimés
01:20:22face à Jean-Michel Apathy
01:20:23il copie très bien
01:20:25Charles Maurras
01:20:25qui disait exactement la même chose
01:20:26il y a la légalité
01:20:27et puis il y a la réalité
01:20:28en fait il est très identitaire
01:20:29il y a le pays légal
01:20:30et le pays réel
01:20:30c'est du Charles Maurras
01:20:32dans le texte
01:20:32typiquement
01:20:33ce qui m'intéresse
01:20:35d'autant plus
01:20:35dans ce qu'il dit
01:20:36c'est qu'il simplifie
01:20:37absolument tout
01:20:38tout devient vinaire
01:20:40c'est manichaire
01:20:41bien sûr
01:20:41on ne comprend même plus
01:20:42ce qu'est le système démocratique
01:20:43et ce qu'est la République française
01:20:44il y a des contre-pouvoirs naturels
01:20:46c'est pas
01:20:46si demain vous avez
01:20:47Marine Le Pen
01:20:48ou Jordan Bardala
01:20:48qui est élu
01:20:49ensuite vous avez
01:20:49les élections législatives
01:20:50vous avez des contre-pouvoirs naturels
01:20:51mais surtout que
01:20:52si M. Mélenchon est élu
01:20:54vous n'entendrez pas
01:20:54Mme Le Pen
01:20:55ou M. Bardala
01:20:56dire il faut des mouvements populaires
01:20:58il faut s'insurger
01:20:58et c'est pour ça
01:20:59qu'on a tort
01:21:00de mettre le RN
01:21:00et les filles dos à dos
01:21:02parce qu'en termes de respect
01:21:04des principes républicains
01:21:05il n'y a pas photo
01:21:06donc là
01:21:06cette simplification à l'extrême
01:21:08elle amène ce potentiel
01:21:10je suis potentiellement violent
01:21:12ce qui est d'autant plus intéressant
01:21:14c'est après
01:21:14c'est la sémantique
01:21:15c'est que
01:21:16on parle d'insurrection populaire
01:21:17mais l'insurrection populaire
01:21:18c'est en même temps
01:21:19vous avez M. Bompard qui dit
01:21:20non mais nous
01:21:20c'est une manifestation populaire
01:21:22mais qu'en parallèle
01:21:24ils utilisent la référence
01:21:25à la mythologie
01:21:26de la révolution française
01:21:27c'est éminemment violent
01:21:29si je m'amuse
01:21:29à faire des références
01:21:30à la révolution française
01:21:31on se doute bien
01:21:31que c'est pour inverser le pouvoir
01:21:32donc tout ce qui est du domaine
01:21:34de l'insurrection populaire
01:21:35vous tombez éminemment
01:21:36dans la violence
01:21:36donc il y a une mythologie
01:21:38qui est employée
01:21:38le discours est employé
01:21:40cette manière de simplifier
01:21:42cette simplification à l'extrême
01:21:43du système français
01:21:44du système politique français
01:21:45pour la chose potentiellement
01:21:46quand c'est Donald Trump
01:21:47qui ne reconnaît pas
01:21:48le résultat des urnes
01:21:49comme en 2016
01:21:50ça fait le tour du monde
01:21:51quand c'est Bali Bagayoko
01:21:52qui refuse
01:21:53le résultat des urnes
01:21:58Yvan et Johan très vite
01:21:59parce que je voudrais vous montrer
01:21:59une dernière séquence
01:22:00il exploite les ressorts
01:22:01de ce qu'est un mouvement révolutionnaire
01:22:03et la France insoumise
01:22:04se veut un mouvement révolutionnaire
01:22:05dans ce mouvement révolutionnaire
01:22:06Lénine l'a dit
01:22:07seule une minorité suffit
01:22:08donc encore une fois
01:22:09il essaye effectivement
01:22:11de pousser à l'insurrection
01:22:12d'une infime partie
01:22:13d'une minorité
01:22:14de ce qu'il a appelé
01:22:14la nouvelle France
01:22:15et c'est cette nouvelle France
01:22:16qui entend à travers
01:22:17ses déclarations
01:22:18et plus généralement
01:22:19à travers son assise démographique
01:22:21qui a été pensée
01:22:23par Jean-Luc Mélenchon
01:22:24c'est cette nouvelle France
01:22:25qui entend maintenant
01:22:25imposer ses normes
01:22:26à la France traditionnelle
01:22:28à la France traditionnelle
01:22:28c'est pour ça qu'encore une fois
01:22:30c'est un discours de guerre civile
01:22:31Johan pour conclure
01:22:32s'il vous plaît rapidement
01:22:33vous dites
01:22:34monsieur Bagayoko
01:22:35est irresponsable
01:22:36oui c'est un fait
01:22:37et on va le redire
01:22:38quasiment tous les jours
01:22:39jusqu'à la prochaine élection présidentielle
01:22:40la France insoumise
01:22:41est irresponsable
01:22:42antidémocratique
01:22:43antirépublicaine
01:22:44etc
01:22:45mais ce qui est irresponsable aussi
01:22:46c'est la manière
01:22:47dont le groupe TF1
01:22:48met en vedette
01:22:49Bali Bagayoko
01:22:49depuis un certain temps
01:22:51maintenant
01:22:51c'est irresponsable
01:22:52de mettre cela en vedette
01:22:54de le porter au nu
01:22:55avec toutes les conséquences
01:22:56que cela implique
01:22:57pour notre pays
01:22:58d'autant plus
01:22:58c'est intéressant de l'avoir
01:23:00sur un plateau
01:23:00si vous lui opposez des arguments
01:23:01mais c'est vrai que
01:23:02si c'est pour lui servir la soupe
01:23:03c'est peut-être différent
01:23:04c'est exactement ce que j'allais vous dire
01:23:06là en l'occurrence
01:23:07les journalistes se contentent
01:23:08de lui servir la soupe
01:23:09et quand il dit
01:23:10c'est ahurissant
01:23:11quand il dit
01:23:12écoutez bien
01:23:13nous n'avons jamais appelé
01:23:14ou prôné la violence
01:23:15il n'y a pas un journaliste
01:23:17sur le plateau
01:23:18monsieur Apathy
01:23:19ou je ne sais qui
01:23:19il n'y a pas un journaliste
01:23:20pour lui rappeler
01:23:21que la violence
01:23:22elle est au sein
01:23:22de la France insoumise
01:23:23puisque LFI
01:23:24a fait de la jeune garde
01:23:25une milice privée
01:23:26et professionnelle
01:23:27personne pour lui rappeler cela
01:23:29Johan
01:23:29l'émission est presque terminée
01:23:30et je ne peux vous quitter
01:23:32sans vous montrer
01:23:33cette séquence
01:23:33qui nous parvient
01:23:34de Nairobi
01:23:35ou Kenya
01:23:35vous savez que le président
01:23:36de la république
01:23:37est entourné en Afrique
01:23:38il est présentement
01:23:39à Nairobi
01:23:40quand Emmanuel Macron
01:23:41fait du maintien de l'ordre
01:23:42ça se passe
01:23:43sur la scène
01:23:44de Nairobi
01:23:45où se tient ce sommet
01:23:47le président de la république
01:23:48qui interrompt un discours
01:23:49parce que l'audience
01:23:51met un peu le bazar
01:23:52dans la salle
01:23:54et il propose
01:23:55à tout le monde
01:23:55de sortir
01:23:55s'ils ne sont pas contents
01:23:56de ce qu'ils entendent
01:23:57regardez cette séquence
01:24:01déjà ?
01:24:02vous n'êtes pas attendu
01:24:03votre tour
01:24:05je vais faire ordre
01:24:07excusez-moi
01:24:08tout le monde
01:24:10hey
01:24:10hey
01:24:11hey
01:24:13je suis désolé
01:24:14les gars
01:24:15mais c'est impossible
01:24:17de parler
01:24:18de la culture
01:24:18de avoir des gens
01:24:20comme celle-ci
01:24:20super inspirés
01:24:21qui viennent ici
01:24:22faire un discours
01:24:23avec ce type de noix
01:24:33ça n'est pas une méthode
01:24:52c'est une provocation
01:24:53hey hey hey
01:24:55Yvan Youfol
01:24:55le président de la république
01:24:56s'il veut effectivement
01:24:58imposer l'ordre
01:24:58il commence à l'imposer
01:24:59dans son propre pays
01:25:01Ludovic Thoreau
01:25:02qu'est-ce qu'on peut dire
01:25:03de cette séquence ?
01:25:03on dirait une blague
01:25:04c'est-à-dire le président de la république
01:25:05qui n'est pas chez nous
01:25:06alors qu'il y a des violences
01:25:06tous les jours
01:25:07il va là-bas
01:25:07attention
01:25:08si vous bougez
01:25:08vous sortez
01:25:10monsieur Macron
01:25:11venez
01:25:11on va vous en faire sortir
01:25:12quelques-uns
01:25:12de France
01:25:13si vous voulez bien
01:25:14Johan
01:25:14le maintien de l'ordre
01:25:15de façon
01:25:15NL Macron
01:25:17oui
01:25:18non cette séquence
01:25:19n'est pas
01:25:19derrière la relevée
01:25:20ce qui me semble
01:25:24dans un an
01:25:25il aura quitté l'Elysée
01:25:26et il faut espérer
01:25:27que son successeur
01:25:28pourra rétablir l'ordre
01:25:29qu'il n'a pas été capable
01:25:30de faire appliquer
01:25:31durant neuf ans
01:25:31merci Johan
01:25:32merci à tous les quatre
01:25:33d'avoir participé
01:25:34à cette émission
01:25:35Samira Oulette-Dahir
01:25:36Martin Mazurlon
01:25:37préparé
01:25:38Laurence Ferrari
01:25:39à suivre bien sûr
01:25:40pour Punchline
01:25:40j'ai le plaisir
01:25:41de vous retrouver
01:25:41demain à 15h
01:25:42bonne fin de journée
01:25:43sur CNews
01:25:44bien sûr
Commentaires

Recommandations