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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, 120 minutes info, ravie de vous retrouver ce mercredi après-midi, on vous accompagne jusqu'à 17h.
00:00:05Vous connaissez la formule, on décrypte en analyse l'actualité avec mes invités, je vous fais les présentations dans une
00:00:10poignée de minutes.
00:00:11Le temps de saluer Margot Siffer, bonjour Margot.
00:00:13Bonjour Julien.
00:00:13Il est 15h pile, c'est l'heure du JT de la rédaction et elle a eu une en plein
00:00:17scandale de violence dans le périscolaire.
00:00:1916 personnes ont été placées en garde à vue ce matin à Paris.
00:00:22Et elles font partie de l'école Saint-Dominique dans le 7ème arrondissement.
00:00:26Plusieurs d'entre elles avaient déjà été suspendues.
00:00:28Elles ont été placées en garde à vue, notamment pour violences sexuelles présumées dans le périscolaire.
00:00:32Au total, 84 écoles maternelles, une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches sont visées par des enquêtes
00:00:38pour différents types de violences.
00:00:40Un millier de policiers et de gendarmes déployés hier à Lyon et sa banlieue contre le narcotrafic.
00:00:45Un dispositif hors normes avec au total 200 opérations de contrôle qui ont été effectuées.
00:00:50Au moins 93 personnes interpellées, 106 kilos de drogue et 7 armes saisies.
00:00:56Les précisions avec Félix Pérolas.
00:01:00Dans ce quartier sensible, c'est une démonstration de force contre le narcotrafic.
00:01:07Sur ces images, les policiers et les gendarmes inspectent un bâtiment qui contient de la drogue.
00:01:15Et après, ils se focalisaient sur la porte, la dernière porte qui est derrière, la 18.
00:01:20Pendant une dizaine d'heures, les interventions se sont multipliées sur 200 sites similaires, opérés par 1000 policiers et gendarmes.
00:01:28Le préfet du Rhône qui a voulu cette opération s'est rendu sur place.
00:01:32Je voudrais vous dire à quel point cette opération, elle va être amenée à se reproduire.
00:01:40Et qu'est-ce que nous avons cherché ? Nous n'avons pas cherché l'effet quantité, nous avons cherché
00:01:45aussi le ciblage.
00:01:46C'est une opération qui a été préparée minutieusement.
00:01:49L'objectif ?
00:01:50Frappé l'ensemble de la chaîne du trafic, de la nourrice chargée de stocker les stupéfiants, jusqu'au dealer et
00:01:57aux consommateurs.
00:01:59Mais il faut aussi faire ce genre d'opération qui permet aussi de mettre un coup de pied dans la
00:02:03fourmilière et puis d'arriver à déterminer qui fait quoi.
00:02:07Et ça permet parfois de tirer aussi des liens, y compris qui permettent de remonter à de plus grosses affaires.
00:02:14Depuis le début de l'année, 70 actes d'intimidation liés au trafic de drogue ont déjà été recensés dans
00:02:20la région.
00:02:22On en vient à ce terrible drame à Toulon.
00:02:25Une mère de famille de 38 ans s'est suicidée en se jetant du 13ème étage de son immeuble avec
00:02:30ses trois enfants.
00:02:31Et leurs corps ont été retrouvés à l'aube dans le quartier populaire de Poncarral.
00:02:36Cette femme qui vivait seule avec ses sept enfants aurait récemment présenté des symptômes psychiatriques et dépressifs.
00:02:41Les expertises toxicologiques sont attendues.
00:02:44Pour l'heure, aucun élément ne permet d'impliquer l'intervention d'un tiers.
00:02:47Et une enquête a été ouverte pour meurtre par ascendant.
00:02:50L'actualité internationale maintenant.
00:02:52Le président chinois Xi Jinping qui reçoit ce mercredi Vladimir Poutine se met censé réaffirmer la force des relations entre
00:02:59la Russie et la Chine.
00:03:00Les deux hommes ont tenu à saluer la dynamique forte et positive de leur coopération.
00:03:05Ils ont souligné le caractère inébranlable et sans précédent de leur relation.
00:03:08Le tout en entendant préserver l'indépendance de leur politique étrangère.
00:03:13Xi Jinping estime également qu'une reprise des hostilités au Moyen-Orient serait inopportune.
00:03:17On évoque maintenant ce patient américain qui a contracté le virus Ebola en République démocratique du Congo.
00:03:22Il est hospitalisé à Berlin.
00:03:24Il est arrivé cette nuit sans qu'aucun commentaire ne soit fait sur son état de santé.
00:03:28Le malade serait un médecin d'une ONG chrétienne qui aurait été exposé au virus en traitant des patients à
00:03:34l'hôpital.
00:03:34L'OMS précise que si Ebola présente un risque épidémique élevé en République démocratique du Congo, il reste faible au
00:03:41niveau mondial.
00:03:42Une image de sport avant de refaire mes journales.
00:03:49Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:5622 ans après leur dernier sacre, les Gunners d'Arsenal sont à nouveau champions d'Angleterre.
00:04:01Et cela avant même la fin du championnat de Première Ligue.
00:04:05C'est le match nul hier soir face à Manchester City qui a permis cet exploit.
00:04:08Une victoire qui pourrait les faire rêver d'un doublé inédit s'ils venaient à remporter la Ligue des champions
00:04:13le 30 mai.
00:04:14Non, non, non. Pas d'accord. Pas d'accord avec vous.
00:04:18Ils ne vont pas faire le doublé puisque c'est le Paris Saint-Germain qui est en face.
00:04:21Et le 30 mai, ils feront gris mine les joueurs d'Arsenal. Pardon de vous avoir interrompu Margot.
00:04:27Et donc, je ne sais plus quoi dire. Vous m'avez perdu.
00:04:30Ils pourraient rêver de Ligue des champions mais qu'ils rêvent.
00:04:34Pardon Margot de vous avoir un peu perturbé. Je vous présente toutes mes excuses. Voilà pour les sports.
00:04:44C'était votre programme avec Lacoste. L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:51Le 30 mai, la fin de la Ligue des champions. Le prochain journal, c'est dans une petite demi-heure
00:04:55avec Margot Siffer.
00:04:56Encore mes excuses, chère Margot. Elodie Duchar est avec nous aujourd'hui.
00:05:00Bonjour, chère Elodie du service politique. François Pirard, merci d'être là.
00:05:04Vous êtes directeur de l'Observatoire Hexagone. Je rappelle l'une des dernières études
00:05:08de votre observatoire intitulée
00:05:10« Pourquoi l'immigration ne paiera pas nos retraites ? »
00:05:12Jean-Yves Gallou est avec nous également,
00:05:14ancien député européen, auteur de
00:05:16« Remigration pour l'Europe de nos enfants ».
00:05:19Nelly Dénac également qui viendra nous apporter
00:05:22des précisions sur la politique européenne
00:05:24justement en termes d'immigration.
00:05:25À l'heure où des chiffres peuvent paraître alarmants,
00:05:28on va voir dans notre première thématique.
00:05:29Merci à Raphaël Steinville également d'être avec nous pour ces deux heures.
00:05:32Journaliste, le JDD, la France débordée par l'immigration.
00:05:35C'est notre première grande thématique.
00:05:36Donc, en France métropolitaine,
00:05:3841% de la population est liée à l'immigration
00:05:42par les ascendants, les conjoints
00:05:44et de plus en plus les unions des enfants
00:05:46selon une étude de l'INED,
00:05:48l'Institut National d'Études Démographiques.
00:05:50Sur l'année 2025,
00:05:51les grands indicateurs du ministère de l'Intérieur
00:05:53sont sans appel.
00:05:53La France compte toujours plus de personnes immigrées
00:05:56en situation régulière ou pas.
00:05:58Un sujet qui sera au cœur forcément
00:06:00de la prochaine campagne présidentielle.
00:06:01État des lieux d'abord avec Augustin Donadieu.
00:06:03La France, plus que jamais une terre d'immigration.
00:06:07Au 31 décembre 2025, l'Hexagone comptait 4,5 millions de personnes détentrices
00:06:12d'un titre de séjour en cours de validité.
00:06:14Une hausse de 3,2% en un an.
00:06:17Un record.
00:06:18Dans le détail, 1,5 million de titres de séjour ont été délivrés
00:06:23pour motif familial.
00:06:24900 000 renouvelés de plein droit
00:06:26et 700 000 pour motif humanitaire.
00:06:29Plus globalement,
00:06:31les étrangers présents sur le territoire
00:06:33représentent 8,1% de la population française.
00:06:36Un niveau jamais atteint.
00:06:38Ils sont 7,5 millions d'électeurs potentiels
00:06:41issus de l'immigration.
00:06:43Sur la seule année 2025,
00:06:45384 000 nouveaux titres de séjour ont été délivrés,
00:06:48soit une augmentation de 11,2%.
00:06:50Dans le même temps, le nombre d'étrangers en situation irrégulière
00:06:55n'a jamais été aussi élevé avec 192 140 personnes arrêtées.
00:06:59Une hausse de 30,6% par rapport à 2024.
00:07:04Selon l'Institut national d'études démographiques,
00:07:06un tiers de la population française a un lien direct avec l'immigration.
00:07:10Si l'on rajoute les individus en couple avec une personne issue de l'immigration,
00:07:14ce niveau atteint les 41%.
00:07:17Je voudrais qu'on se focalise avant d'entamer la discussion
00:07:19sur 2-3 chiffres importants dans cette étude,
00:07:22dans ces statistiques.
00:07:234,5 millions de titres de séjour en cours de validité en France.
00:07:27C'est un record avec une augmentation, vous le voyez.
00:07:308,1% de la population adulte est étrangère en situation irrégulière.
00:07:347,5 millions d'électeurs potentiels issus de l'immigration.
00:07:38Et on ajoute bien sûr environ 1 million d'individus en situation irrégulière.
00:07:41Elodie, je commence par vous parce qu'il y a un côté politique de ces chiffres,
00:07:45une lecture politique de ces chiffres à avoir.
00:07:47J'ai le sentiment que ce chiffre de 7,5 millions d'électeurs,
00:07:50c'est le chiffre le plus important de ces statistiques, de ces études,
00:07:54avec bien sûr en toile de fond une stratégie de LFI
00:07:56qui vise directement cette population pour, pourquoi pas, accéder au pouvoir.
00:08:00Oui, parce qu'il y a une donnée dont on ne parle pas forcément souvent
00:08:03quand il est question d'immigration,
00:08:05c'est comment cela peut changer évidemment la donne,
00:08:08comment la population en évoluant peut changer la donne politique
00:08:11et devenir un vrai fait politique,
00:08:13notamment par les conséquences qu'elle instaure.
00:08:15Et on voit bien, il y a la France insoumise qui a désormais totalement une stratégie assumée,
00:08:20il ne s'en cache même plus, d'aller chercher une population effectivement immigrée,
00:08:24une population qui est très loin des autres parties,
00:08:26une population qui ne se reconnaît pas dans les valeurs notamment de la République et de la France.
00:08:31Alors évidemment, ce n'est pas toute l'immigration,
00:08:33ce n'est pas les 7,5 millions de personnes dont on vient de parler,
00:08:36mais c'est une partie de ce chiffre-là.
00:08:38Et la France insoumise, elle a tout intérêt effectivement à ce qu'il y ait des chiffres qui soient gonflés,
00:08:42parce qu'elle sait que c'est une vraie chance.
00:08:44En réalité, on voit bien qu'aujourd'hui, la France insoumise,
00:08:46elle a perdu une partie de la gauche, elle a perdu les ouvriers,
00:08:48et donc en fait, il faut un nouvel électorat.
00:08:50Et ce chiffre constitue une partie, voire la quasi-totalité,
00:08:53du nouvel électorat de la France insoumise.
00:08:55François Pierre, je ne sais pas si vous avez ces chiffres à votre disposition,
00:08:57mais je trouve qu'il serait intéressant également,
00:08:59sur les 8,1% de la population adulte étrangère en situation irrégulière,
00:09:04d'avoir par génération.
00:09:07Est-ce qu'on sait si on est sur une population qui est plus jeune,
00:09:11donc je ne sais pas, 18-25 ans,
00:09:12ce qui évidemment change la donne,
00:09:14si on parle d'une population peut-être plus âgée.
00:09:17Est-ce qu'on est capable de savoir, en termes de génération,
00:09:20ce que représentent ces 8,1% de la population d'origine étrangère ou étrangère ?
00:09:26Alors, si on regarde la population étrangère en France,
00:09:31c'est une population qui est légèrement plus jeune que la population française.
00:09:34La population immigrée, c'est à peu près le même constat.
00:09:38Mais, contrairement à des pays comme l'Allemagne,
00:09:40on n'a pas en France un déséquilibre énorme du point de vue générationnel.
00:09:44Pourquoi ? Parce qu'en France, contrairement à d'autres pays,
00:09:47nous sommes un pays d'immigration relativement ancienne sur le XXe siècle.
00:09:52L'OCDE, d'ailleurs, catégorise les différents pays de l'OCDE en termes d'immigration.
00:09:57Et en Europe, il n'y a que deux pays qui sont considérés comme des pays d'accueil
00:10:01depuis longtemps d'une immigration extra-européenne.
00:10:04Ce sont les Pays-Bas et la France.
00:10:05Et donc, en France, comme on a ce stock d'immigrés qui est important,
00:10:09on a un écart générationnel qui n'est pas si fort que ça.
00:10:12J'arrive le galou.
00:10:13Je voudrais vous soumettre également à la une de nos amis du JD News,
00:10:16avec Éric Zemmour, qui était sur nos antennes d'ailleurs hier,
00:10:20et qui met en avant ce clivage, la Nouvelle-France et la France éternelle.
00:10:26Est-ce que la France traditionnelle doit laisser aujourd'hui sa place à cette fameuse Nouvelle-France,
00:10:33ce concept mis en avant notamment par l'extrême-gauche ?
00:10:36C'est ça le clivage du moment ?
00:10:37Je pense que c'est un clivage du moment.
00:10:39Effectivement, comme l'a dit Elodie Houchard, il y a une stratégie de grand emplacement électoral de la part de
00:10:45LFI.
00:10:46Les chiffres accentuent peut-être la réalité, dans la mesure où une partie quand même des électeurs d'origine immigrée,
00:10:54certains viennent effectivement d'Afrique ou du Maghreb,
00:10:57et sont potentiellement des électeurs attrapés par M. Mélenchon,
00:11:02mais il y a aussi des immigrés à la deuxième génération d'origine européenne,
00:11:08qui eux seront peut-être portés à voter plutôt pour l'ancienne France, entre guillemets, que pour la Nouvelle-France.
00:11:15Le mot Nouvelle-France étant d'ailleurs, je pense, tout à fait abusif,
00:11:19parce que ce n'est plus la France, c'est autre chose que la France.
00:11:21C'est l'immigration massive qui a le plus changé le pays, selon vous, ces dernières années ?
00:11:25Je crois, oui.
00:11:26Avec l'effondrement de l'éducation nationale, ce sont les deux choses absolument majeures, je crois, que nous avons subies.
00:11:33Ce qu'il faut savoir...
00:11:35Qu'est-ce qui vous inspire, ces chiffres ?
00:11:36Est-ce que vous y voyez une forme de phénomène inexorable ?
00:11:42J'y vois un phénomène d'abandon, si vous voulez.
00:11:44Je vais vous donner un exemple.
00:11:46Si vous regardez le nombre de titres de séjour délivrés par tous les ministres de l'Intérieur,
00:11:52depuis le socialiste vaillant, à l'époque où M. Jospin était Premier ministre, il y a 25 ans.
00:11:58Chaque ministre de l'Intérieur a délivré plus de titres que le prédécesseur.
00:12:03Qu'il soit socialiste, pas socialiste.
00:12:05C'est la Courte d'Achad.
00:12:06M. Darmanin lui-même a délivré 10% de...
00:12:10M. Rentaillot lui-même a délivré 10% de titres de séjour de plus que M. Darmanin.
00:12:15Il y a un ministre qui a fait une petite exception.
00:12:18Je tiens à le dire parce qu'il faut être honnête.
00:12:21C'est M. Guéant qui, dans la dernière année de M. Sarkozy, a légèrement diminué le nombre de titres de
00:12:29séjour délivrés
00:12:30et a relativement régulé plus sérieusement les naturalisations.
00:12:36Mais à cette exception-là...
00:12:38Et qu'est-ce que vous vous dites, vous ? C'est inexorable ? C'est sans solution ?
00:12:41Alors, je pense que si on regarde les chiffres, il y a deux sortes de chiffres à distinguer.
00:12:46Il y a ceux qui relèvent de la décision des ministres.
00:12:51Ce sont les titres délivrés aux titres du travail ou les titres délivrés pour les étudiants, par exemple.
00:12:58Ça, les ministres, on a délivré 110 000 titres pour les étudiants.
00:13:02On pourrait tomber à 10 000.
00:13:04C'est une question de volonté politique.
00:13:06Et puis, il y a ce qui est décidé par les juges.
00:13:10C'est le regroupement familial, à hauteur de 100 000 personnes.
00:13:13Ça a été décidé par le Conseil d'État en 1978 et depuis, on n'est pas revenu dessus.
00:13:19Et puis, il y a le droit d'asile, qui n'est d'ailleurs pas forcément de l'asile politique,
00:13:24mais qui est souvent l'évocation de persécutions liées aux mœurs locales, plus qu'à la politique.
00:13:31Et où là, c'est la Cour nationale du droit d'asile qui juge en appel des décisions de l
00:13:39'OFPRA et qui décide.
00:13:40Donc, il y a une partie qui est contrôlée par les politiques, mais qui continue de laisser entrer, il faut
00:13:45bien le dire.
00:13:45Et une partie qui relève du domaine des juges, ce qui est pour moi un problème démocratique.
00:13:53Parce que je ne pense pas que les Français soient prêts à accepter, ou les Européens de manière plus générale,
00:14:00des tranches entières de population.
00:14:03Par exemple, toutes les femmes afghanes ont la possibilité de demander l'asile en France.
00:14:07Alors, elles ne sont peut-être pas très bien en Afghanistan, mais elles risquent d'amener en France les pratiques
00:14:12de l'Afghanistan.
00:14:12Après, ce sont les femmes afghanes qui posent des problèmes dans ce pays.
00:14:15Je ne suis pas sûr, parce qu'elles sont une proportion extrêmement congrue.
00:14:20Oui, mais elles peuvent être... Il y a 30 millions de femmes afghanes.
00:14:23Oui, elles ne sont pas en France.
00:14:25Donc, potentiellement, je crois que c'est l'Observatoire de l'information et de la démographie...
00:14:28Elles n'ont pas vocation... 30 millions de femmes afghanes n'ont pas vocation à venir sur le territoire français
00:14:32?
00:14:32Elles ont possibilité si elles viennent...
00:14:33Oui, mais elles n'ont pas vocation à le faire.
00:14:35Non, mais si elles entrent en France, qu'elles demandent l'asile politique, elles ont l'asile politique.
00:14:40C'est l'Observatoire de l'information et la démographie chiffré à 600 millions de personnes.
00:14:46Les personnes qui, dans le monde entier, ont la possibilité...
00:14:50C'est quand même préoccupant.
00:14:53C'est quand même préoccupant.
00:14:56Immigration négative, est-ce un vœu pieux ? Est-ce possible ? Est-ce imaginable ?
00:15:00Éric Zemmour, lui, l'a revendiqué hier sur cette antenne.
00:15:03Moi, je pense qu'on peut avoir une immigration négative.
00:15:08Négative ?
00:15:08Oui, c'est-à-dire non seulement on n'accueille plus, mais en plus, on renvoie.
00:15:13On fait la remigration pour les délinquants, pour les criminels, pour les chômeurs de longue durée, etc.
00:15:18Donc, on peut avoir une immigration négative.
00:15:21C'est ce que fait Trump aux Etats-Unis.
00:15:23Les chômeurs de longue durée, pardon.
00:15:24Les chômeurs de longue durée, on les renvoie.
00:15:26Vous savez, en Suisse, ce n'est pas une tyrannie la Suisse, vous êtes d'accord avec moi.
00:15:30Si vous n'avez plus de travail pendant six mois, vous êtes renvoyé.
00:15:34Aux Etats-Unis, si vous n'avez plus de travail...
00:15:36Vous parlez de la nationalité suisse ?
00:15:37Bien sûr, je vous parle d'étrangers.
00:15:39Oui, donc vous ne parlez pas plus des binationaux.
00:15:42Non, les binationaux, je vous ai dit, ils deviendront étrangers si je les déchois de la nationalité française.
00:15:47Ce n'est pas la même chose.
00:15:48Il y a des étapes quand même.
00:15:50Déjà, juste un mot très vite, François Pierrat.
00:15:51Immigration négative, on est d'accord, c'est qu'on envisage plus de sorties que d'entrées sur le territoire.
00:15:57C'est ça la définition de l'immigration négative.
00:15:59Je pense que c'est la définition qu'a utilisée Éric Zemmour sur cette antenne, oui.
00:16:03C'est à la fois, Raphaël, peut-être un mot, un défi politique, mais surtout, j'ai l'impression, une
00:16:09anomalie démocratique.
00:16:10Puisque je me souviens de ce dernier sondage qui disait que 79% des Français étaient pour que l'on
00:16:15revoie complètement,
00:16:16qu'on reprenne en main la politique migratoire de ce pays.
00:16:19Oui, mais ce faisant, lorsque Éric Zemmour parle de remigration, ce n'est pas nouveau.
00:16:24C'était déjà au cœur de sa dernière campagne.
00:16:26Ce qui a changé peut-être, c'est que de l'autre côté du spectre politique,
00:16:31un Jean-Luc Mélenchon et ses amis aujourd'hui revendiquent l'émergence d'une nouvelle France
00:16:37et admettent finalement ce grand remplacement qu'Éric Zemmour a été l'un des premiers politiquement
00:16:46à s'emparer pour en faire un sujet politique et de règlement politique.
00:16:52Comment finalement il fallait pouvoir envisager de lutter contre ce grand remplacement
00:16:59dont vous évoquiez le fait qu'il soit presque inexorable si on ne faisait rien politique.
00:17:04Je pose des questions. Je ne sais pas s'il est inexorable.
00:17:07Non, mais c'est une sorte de mécanique.
00:17:08Et si Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui, il assume ce terme de grand remplacement
00:17:12et s'il assume et il porte au cœur de sa vision politique ce projet de Nouvelle-France,
00:17:16c'est qu'il a compris que d'un point de vue démographique aujourd'hui,
00:17:20c'était une masse suffisamment conséquente pour pouvoir faire des bascules politiques.
00:17:24On le voit aujourd'hui localement, mais peut-être que demain ce sera national.
00:17:28Nelly qui est avec nous, Nelly Dénac, pour évoquer ce que font nos voisins européens
00:17:31parce que c'est vrai que quand on regarde ce qui se passe dans notre pays,
00:17:34on a souvent tendance à regarder ce qui se passe un peu en Europe.
00:17:37Il y a l'exemple danois qui est probant, qui montre qu'un gouvernement social-démocrate
00:17:41peut juguler l'immigration.
00:17:43Le gouvernement de Giorgia Meloni est souvent mis en avant également
00:17:45avec une présidente du Conseil italien qui a été élue avec de très grandes ambitions,
00:17:50de très grandes attentes sur l'immigration.
00:17:53Est-ce que l'Italie aujourd'hui est un exemple sur cette question de lutte contre l'immigration massive ?
00:17:57Alors, il y a deux volets.
00:17:58Si on s'en tient à l'immigration irrégulière, certes, elle a baissé.
00:18:03Là, il y a de grandes réalisations, pour reprendre votre terme,
00:18:07parce que les arrivées par la mer notamment ont été réduites de manière drastique.
00:18:11Les entrées au total ont été divisées par plus de deux en l'espace de deux ans.
00:18:15C'est-à-dire qu'on est passé de 150 000 entrées irrégulières en 2023 à 60 000.
00:18:21On est tombé à 60 000 en 2025.
00:18:23C'est dû évidemment au renforcement des contrôles,
00:18:25mais aussi avec une plus grande coopération avec les pays de départ,
00:18:29ce que la France n'a pas su faire jusqu'ici.
00:18:32Et puis des accords signés notamment avec la Libye et la Tunisie,
00:18:35en vertu desquels les clandestins sont donc rapatriés.
00:18:38On a aussi durci les peines contre les passeurs sur le plan judiciaire.
00:18:43Et puis on a restreint, et c'est ça aussi peut-être qui crée moins d'appels d'air,
00:18:47comme on a pu le dire à propos de la France ou même de la Grande-Bretagne,
00:18:51on a restreint la facilité d'emploi des demandeurs d'asile.
00:18:54L'Italie a aussi mis en place une autre mesure, mais qui est un peu plus controversée.
00:18:57C'est ce fameux centre pour déplacer en Albanie,
00:19:01avec le traitement des demandeurs d'asile qui sont interceptés en mer.
00:19:05Là, le bilan est plutôt mitigé parce qu'à date,
00:19:07on aurait environ 90 migrants qui seraient dans un de ces centres.
00:19:10Alors le gouvernement, ce n'est pas fini,
00:19:12parce que son gouvernement veut aller encore plus loin,
00:19:14en rendant, on en parlait à l'instant,
00:19:17ça, ce serait quelque chose à regarder attentivement du côté français,
00:19:21en rendant plus drastiques les conditions du regroupement familial,
00:19:24et puis en procédant à l'expulsion aussi des migrants condamnés.
00:19:28Mais c'est pour ça que je dirais que le bilan est un petit peu mitigé.
00:19:31Elle est quand même confrontée au réel.
00:19:33Elle est confrontée à une pénurie de main-d'oeuvre
00:19:35et à un début de dénatalité quand même en Italie,
00:19:38ce qui la force un peu à ouvrir les vannes de l'immigration dites de travail.
00:19:42D'ailleurs, il y a un plan qui prévoit l'entrée régulière en Italie
00:19:45de travailleurs non ressortissants de l'Union européenne.
00:19:48C'est évidemment à cela qu'on s'attache,
00:19:51avec des quotas néanmoins par secteur et par pays.
00:19:54C'est un plan sur trois ans qui devrait faire entrer,
00:19:56d'ici à 2028, environ un demi-million de travailleurs étrangers.
00:20:00Voilà pour le panorama global.
00:20:01J'irais presque jusqu'à dire, si je suis un peu provoque,
00:20:04Mélanie, Sanchez, même combat ?
00:20:06François Pirard ?
00:20:07Avec un Pedro Sanchez qui justifie l'entrée ces dernières semaines
00:20:10de 500 000 migrants sur son sol,
00:20:13en justifiant, et d'ailleurs c'est un peu l'objet de vos études,
00:20:15on a besoin de cette immigration de travail,
00:20:16on a besoin de payer les retraites de notre population qui prend de l'âge.
00:20:22Quel est le vrai du faux là-dedans ?
00:20:23Dans ce que vous dites, le point commun,
00:20:26qui est un dénominateur commun à la fois à l'Italie, la France et l'Espagne,
00:20:29c'est qu'il y a un discours qui est très présent,
00:20:30c'est l'immigration paiera nos retraites,
00:20:33il y a besoin d'immigration pour l'économie, etc.
00:20:34Donc ça c'est un discours qu'on entend partout.
00:20:36Vrai ou faux ?
00:20:38En tout cas, sur le vieillissement de la population et les retraites,
00:20:42ça dépend du nombre d'immigrés qu'on accueille.
00:20:44Si on est prêt à multiplier notre immigration par 3,5 en France,
00:20:48et en l'occurrence, je pense que vu l'opinion publique, on n'est pas prêt,
00:20:52et ça peut se comprendre sur un certain nombre d'aspects,
00:20:56ce n'est pas une solution magique.
00:20:59Ça réduirait le problème des retraites ?
00:21:03Si vous souhaitez qu'on creuse ce sujet, nous justement à Hexagone, on a fait...
00:21:06Non mais c'est intéressant, c'est intéressant,
00:21:07parce que c'est vrai que c'est contre-intuitif par rapport à la volonté démocratique,
00:21:11c'est contre-intuitif par rapport à la majorité du discours politique hors gauche ou extrême gauche,
00:21:17et pourtant, si on écoute...
00:21:18Georgia Mélanie qui est quand même élue sur une politique assez anti-immigration,
00:21:23Pedro Sanchez qui vante l'arrivée de ses 500 000 migrants
00:21:25parce que c'est la solution sine qua non pour payer les retraites,
00:21:29quel est le vrai du faux ?
00:21:29Oui, je pense que c'est important de l'entendre.
00:21:32Écoutez, pour faire très simple,
00:21:33les systèmes de protection sociale en France et aussi chez nos voisins
00:21:37reposent très largement sur les équilibres démographiques.
00:21:40Et un indicateur clé, c'est ce qu'on appelle le ratio de soutien démographique,
00:21:44c'est en gros le nombre de personnes en âge actif par personne d'âge inactif.
00:21:49Donc nous, on a pris les 15-64 ans par personne de 65 ans et plus.
00:21:54En 1945, quand on a posé les bases de notre sécurité sociale actuelle,
00:21:59on avait 6 personnes en âge actif par personne de 65 ans ou plus.
00:22:04En 2020, on est tombé à 3.
00:22:05Ça a été divisé par 2.
00:22:07Et si on tire le trait en France, en 2050, on va être à 2,5.
00:22:11Et donc, effectivement, il est très tentant de penser que si on manque de jeunes
00:22:15et qu'on a proportionnellement trop de vieux, faisons venir des jeunes d'ailleurs.
00:22:19Et comme ça...
00:22:20Et ça, ça passe uniquement sur un système de retraite par répartition.
00:22:23Oui, alors si on était en France...
00:22:24On est d'accord.
00:22:25Oui, mais il y a aussi le financement des dépenses de santé qui sont aussi importants.
00:22:28Donc dans tous les cas, ce sujet de jeunes vieux est quand même un ratio fondamental pour nos équilibres.
00:22:34Et donc, des gens peuvent penser que si on fait venir des immigrés,
00:22:37peut-être qu'on peut rester à 3 à horizon 2050, voire dépasser les 3.
00:22:41Et nous, justement, ce qu'on a calculé, c'est combien d'immigrés il faut faire venir pour y arriver.
00:22:46À ceci près que quand on voit les statistiques sur le taux de chômage chez les immigrés,
00:22:51il est beaucoup plus important.
00:22:52Aussi, c'est pour ça que le choix aussi de cette immigration est important.
00:22:55Il y a beaucoup de choses à dire.
00:22:56Et d'ailleurs, on va continuer après la pause.
00:22:58Monsieur Le Gallou, vous serez le premier à vous exprimer, c'est promis,
00:23:00mais la publicité n'attend pas.
00:23:02Vous le savez, c'est comme ça que ça se passe.
00:23:04On va parler des cras également, parce qu'on apprend des chiffres intéressants.
00:23:0760% des fameux centres de rétention administrative,
00:23:1060% des migrants qui sortent des cras, que font-ils ?
00:23:14Non, ils ne sont pas expulsés.
00:23:16Ils restent sur notre territoire et sont relâchés dans la nature.
00:23:19On vous explique tout dans un instant.
00:23:20A tout de suite.
00:23:20Merci de nous rejoindre.
00:23:21La suite de 120 minutes infos en direct.
00:23:24Et d'abord, bien sûr, le journal de Margot Siffre.
00:23:26Rebonjour Margot à la une.
00:23:28On parle bien sûr souvent des conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient,
00:23:32le prix des carburants bien sûr aussi.
00:23:34Et Sébastien Lecornu présentera demain un nouveau paquet d'aides pour le mois de juin.
00:23:38C'est ce qu'a confirmé ce matin la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon.
00:23:41Elle a fait le point sur les conséquences de la guerre
00:23:44et la réponse apportée par le gouvernement.
00:23:47On l'écoute.
00:23:49Nous avons ensuite fait le choix dans la temporalité des annonces
00:23:53d'adapter mois après mois les dispositifs mis en place.
00:23:59Et au fond, lors du déclenchement du conflit,
00:24:03nous avons dès le mois de mars mis en place des dispositifs,
00:24:06dispositifs pour avril, puis en avril adapté ces dispositifs pour mai,
00:24:10vous vous en souvenez.
00:24:10Et donc demain, nous aurons l'occasion, avec le Premier ministre
00:24:15et les ministres concernés, là encore, d'annoncer les dispositifs
00:24:20pour les semaines à venir et notamment pour le mois de juin,
00:24:24à l'heure où, malheureusement, chacun le voit,
00:24:26le conflit s'enlise et les conséquences du conflit,
00:24:31quelles que soient les évolutions géopolitiques et militaires
00:24:34des prochaines semaines, seront de toute évidence amenées à durer.
00:24:39A l'international, la mise en garde des gardiens de la révolution
00:24:42du régime iranien, ils étendront la guerre au-delà du Moyen-Orient
00:24:46si les Etats-Unis et Israël attaquaient de nouveau l'Iran.
00:24:48Elle intervient, cette mise en garde, alors que Donald Trump
00:24:51a à nouveau menacé de frapper l'Iran, si aucun accord pour mettre
00:24:53un terme à la guerre n'était trouvé.
00:24:55Il dit lui donner deux ou trois jours, et maximum jusqu'au début
00:24:58de semaine prochaine.
00:24:59En attendant, on apprend que le ministre pakistanais de l'Intérieur,
00:25:02médiateur entre les deux parties, s'est à nouveau rendu à Téhéran.
00:25:06Sous la pression de Donald Trump, l'Union Européenne est parvenue
00:25:09à un compromis provisoire pour mettre en œuvre l'accord commercial
00:25:13conclu l'an dernier avec les Etats-Unis.
00:25:15Elle s'est engagée à supprimer les droits de douane appliqués
00:25:18pour la plupart des importations en provenance des Etats-Unis
00:25:21en échange d'un plafonnement à 15% des droits de douane
00:25:24imposés par Donald Trump.
00:25:25Ursula von der Leyen appelle à finaliser dès que possible le processus
00:25:29à levante un futur commerce transatlantique stable, prévisible,
00:25:33équilibré et mutuellement bénéfique.
00:25:35Donald Trump, toujours, il participera au futur G7 en France.
00:25:38Qui se tiendra du 15 au 17 juin prochain à Evian-les-Bains, au pied des Alpes.
00:25:43Et l'atmosphère s'annonce tendue, notamment à cause de la guerre en Iran.
00:25:47Donald Trump reproche toujours aux Européens de ne pas avoir soutenu
00:25:50l'offensive militaire américaine et de ne pas s'être impliqué
00:25:52dans la réouverture du détroit d'Ormosa.
00:25:54Et puis retour en France avant de conclure ce journal.
00:25:57Le projet de loi d'urgence agricole a débuté hier son marathon dans l'hémicycle.
00:26:01Avec 23 articles et plus de 1700 amendements déposés,
00:26:05c'est le troisième texte agricole qui arrive en un an dans l'hémicycle
00:26:09avec comme objectif d'apporter des réponses face à la crise traversée par les agriculteurs.
00:26:14Sarah Fenzari.
00:26:17Présenté comme une réponse à la colère du monde agricole,
00:26:20ce projet de loi porté par le député Les Républicains,
00:26:23Julien Dive, vise à accélérer certaines décisions
00:26:26et assouplir plusieurs règles jugées contraignantes.
00:26:30Il ne faut pas voir cette loi comme la loi qui va résoudre tous les problèmes.
00:26:33C'est une addition de textes sur les dernières années
00:26:35qui apporte des réponses sur par exemple la libéralisation
00:26:38de l'installation des bâtiments d'élevage,
00:26:40des élevages porcins et volailles,
00:26:42sur lesquels on a perdu notre souveraineté alimentaire.
00:26:44Parmi les mesures clés,
00:26:45un assouplissement des règles sur le stockage de l'eau,
00:26:48une facilitation des projets d'irrigation
00:26:51et une simplification des procédures administratives pour les exploitations.
00:26:55Objectif affiché, répondre à l'urgence économique du secteur
00:26:59car le texte aborde aussi la question sensible de l'élevage et de la prédation
00:27:04avec des outils renforcés pour protéger les troupeaux
00:27:07face au retour du loup dans certains territoires.
00:27:10Des mesures qui ne convaincent pas tout le monde.
00:27:12Ce sont des mesurettes.
00:27:14Tout ce que demandent les agriculteurs à savoir vivre dignement de leurs revenus,
00:27:17ne plus avoir de surtransposition,
00:27:18toutes ces choses-là, ça n'apparaît pas.
00:27:20Autre point de crispation, les pesticides.
00:27:23Le projet prévoit certaines adaptations réglementaires
00:27:26critiquées par plusieurs associations environnementales.
00:27:29Le projet de loi est débattu toute la semaine
00:27:32jusqu'au vote final le 2 juin prochain.
00:27:35Et voilà pour l'essentiel.
00:27:37Merci beaucoup à Margot Schiffer qu'on retrouvera à 16h pile
00:27:39pour un nouveau point sur l'actu.
00:27:42Elodie Huchard, Raphaël Steinville, Jean-Yves Le Gallouet,
00:27:44François Pirard qui m'accompagnent toujours
00:27:46pour cette suite de 120 minutes ensemble.
00:27:49On parle de la question de l'immigration,
00:27:51des chiffres alarmants, alarmistes, pourquoi pas,
00:27:55diffusés ces derniers jours.
00:27:57En 2025 également, en parallèle,
00:27:59on peut noter que les personnes enfermées dans les 22 cras de France,
00:28:02les 22 centres de restation administrative de l'Hexagone,
00:28:05ont été légèrement plus nombreuses qu'en 2024.
00:28:07Selon le bilan annuel publié,
00:28:09différentes associations intervenant dans ces lieux
00:28:11nous rappellent également que seulement 40% d'entre elles
00:28:15ont été expulsées ensuite du territoire.
00:28:17Les explications de Juliette Sadat.
00:28:20De plus en plus de personnes retenues en cras
00:28:23pour des séjours de plus en plus longs.
00:28:25Et pourtant, 60% d'entre elles sont libérées sans être expulsées.
00:28:30C'est le constat dressé par le nouveau rapport des associations
00:28:33présentes dans les centres de rétention administrative.
00:28:36La situation aujourd'hui, elle est infernale pour nos forces de l'ordre,
00:28:39pour nos magistrats, pour toutes les personnes
00:28:41qui s'occupent de la procédure administrative
00:28:43du droit des étrangers en France.
00:28:44Et nous, on veut mettre fin à ça.
00:28:46Comment est-ce qu'on fait ?
00:28:47Un, il faut allonger la durée de rétention initiale.
00:28:50Deuxième des choses, on veut pouvoir renouveler la rétention.
00:28:53Mais notre objectif, pour toutes les personnes qui sont retenues,
00:28:57c'est avant tout de les expulser vers leur territoire d'origine
00:29:00ou vers un territoire de transit,
00:29:01afin que ces personnes ne soient plus présentes
00:29:04illégalement sur le territoire français.
00:29:06En 2025, près de 16 500 personnes ont été enfermées en cras
00:29:10dans l'Hexagone.
00:29:11Parmi les nationalités les plus représentées,
00:29:14les trois pays du Maghreb, l'Algérie,
00:29:16suivie par la Tunisie et le Maroc.
00:29:19Si l'Algérie est le pays le plus représenté dans les cras,
00:29:22elle arrive en septième position des destinations
00:29:25des mesures d'éloignement exécutées.
00:29:27Le député défend l'allongement de la durée maximale de rétention
00:29:30jusqu'à 210 jours pour les profils jugés menaçants.
00:29:34Son texte est examiné ce mercredi au Sénat.
00:29:37Un mot d'abord.
00:29:39Je trouve que le plus gros scandale,
00:29:40ce n'est même pas tant le nombre de 60% de migrants libérés
00:29:45ou la durée de rétention qui n'est peut-être pas assez élevée.
00:29:50C'est le nombre de places.
00:29:51Il y a 2 000 places pour quasiment 1 million de migrants clandestins
00:29:55dans ce pays ?
00:29:562 000 places ?
00:29:58Absolument.
00:29:59Sur les chiffres, la question, c'est qu'on était sur 1 500 places en 2017.
00:30:04L'objectif qui avait été annoncé, c'était de doubler la capacité
00:30:08des places en cras pour passer à 3 000 à horizon 2027.
00:30:11Le bilan en 2024, c'est que sur les 1 500 places qu'il fallait créer,
00:30:16on n'était qu'à 500.
00:30:17Donc l'objectif a été considérablement repoussé.
00:30:21Or, le besoin est là, puisque ce qu'on voit en France,
00:30:23c'est qu'on a une immigration qui s'irrégularise.
00:30:26C'est-à-dire que quand on regarde le nombre de bénéficiaires de l'AME,
00:30:29qui sont donc des immigrés irréguliers...
00:30:31L'aide médicale d'État.
00:30:33Exactement.
00:30:33Et quand on compare le nombre de bénéficiaires de l'AME à la population étrangère en France,
00:30:38on voit qu'on a une augmentation encore plus forte du nombre de bénéficiaires de l'AME
00:30:42que de la population étrangère en France.
00:30:45Ce qui veut dire que l'immigration accélère, mais qu'elle est de plus en plus irrégulière.
00:30:49Et c'est typiquement le genre de population qui est concernée par les cras.
00:30:53C'est une population qui est souvent à risque, qui est dangereuse.
00:30:59Un chiffre qui circule souvent, c'est que 8 personnes sur 10 en cras
00:31:02sont là pour motifs de troubles à l'ordre public.
00:31:05On a environ, je crois, 5 000 personnes sorties de prison
00:31:09qui ont été incarcérées en cras en 2024.
00:31:11Or, on sait qu'en France, on a un taux de récidive qui est très élevé
00:31:13sur la cohorte des personnes qui sont sorties de prison en 2020.
00:31:17Il y en a un tiers qui ont été condamnées pour une infraction commise
00:31:21dans l'année de la sortie de prison.
00:31:23Donc non seulement on laisse des personnes qui n'ont rien à faire
00:31:25dans ce pays, dans la nature, mais en plus, une partie non négligeable
00:31:29de ces personnes est potentiellement dangereuse.
00:31:32Voilà le constat qu'on peut faire demain.
00:31:35Jean-Yves Le Gallou, admettons que le projet de M. Rodouel aille au bout.
00:31:40On allonge la durée de rétention.
00:31:41Plus de migrants retenus dans ces centres de rétention.
00:31:45Et si vous n'avez toujours aucun moyen de les expulser,
00:31:47et je pense notamment aux Algériens, ce tableau est éloquent.
00:31:50Ils sont la première nationalité en termes de population dans les centres de rétention.
00:31:54Et la septième, donc on va le voir dans le deuxième tableau qui suivra,
00:31:57en termes d'expulsion.
00:31:58Il y a un moment, vous faites toutes les lois que vous voulez.
00:32:00Si vous n'arrivez pas à expulser, vous restez au point mort.
00:32:02Oui. Alors il faudrait déjà que la loi soit validée par le Conseil constitutionnel.
00:32:05Déjà, oui. Bien sûr.
00:32:06La précédente était invalidée par le Conseil constitutionnel.
00:32:08Mais effectivement, je rentre dans votre hypothèse.
00:32:10Je pense qu'une des solutions qu'on devrait chercher,
00:32:13c'est le pays tiers de transit.
00:32:15Ce que les Australiens font,
00:32:17je pense qu'il doit y avoir la possibilité
00:32:19de trouver des pays tiers plus ou moins proches.
00:32:22Donc sous-traiter la rétention dans un pays tiers,
00:32:26moyennant finance évidemment.
00:32:27Non, même si on peut renvoyer dans un pays tiers,
00:32:30ensuite l'individu renvoyé dans le pays tiers,
00:32:32il peut choisir de repartir.
00:32:33Le pays tiers, il faut bien qu'il ait une compensation.
00:32:35Le pays tiers, il ne va pas accepter.
00:32:37Nous sommes d'accord.
00:32:38C'est un accord.
00:32:39Ce serait une économie malgré tout.
00:32:41En termes d'équilibre et de tranquillité publique,
00:32:44je crois que c'est un investissement qui serait rentable.
00:32:47Fernand Gontier est avec...
00:32:48Mais il faut aussi la validation du pouvoir judiciaire,
00:32:52du pouvoir constitutionnel.
00:32:53Pour tout ce qui est fait,
00:32:54il y a un surplomb des juges,
00:32:57que ce soit des juges administratifs,
00:32:59des juges judiciaires ou des juges constitutionnels,
00:33:01qui est un élément de la paralysie
00:33:03avec le poids des associations.
00:33:05Puisqu'on voit bien que derrière la gestion des CRA,
00:33:08il y a des associations subventionnées par l'État
00:33:11et qui utilisent une partie des subventions
00:33:13pour faire ce que l'État leur confie
00:33:16et une autre partie pour faire une propagande
00:33:18favorable à l'immigration.
00:33:19Fernand Gontier ira certainement dans le même sens.
00:33:22Merci d'être avec nous.
00:33:23Nous aussi un directeur central de la police aux frontières
00:33:26avec nous par vidéo.
00:33:28Tout est à l'envers, en fait, dans ce pays depuis des années.
00:33:31Cet exemple des CRA est assez parlant.
00:33:37Je crois qu'il y a un véritable décrochage de la France
00:33:40par rapport à la situation européenne.
00:33:42Quand je vois les chiffres d'entrée irrégulière en Europe
00:33:44depuis trois ans, ils sont à la baisse.
00:33:46En 2026, c'est moins de 40 %,
00:33:48alors que pour la France,
00:33:50il y a un accroissement des situations irrégulières,
00:33:54un accroissement des titres de séjour.
00:33:55Et on sait très bien qu'il y a un lien ténu
00:33:59entre l'immigration légale et l'immigration illégale.
00:34:01Je retiens un chiffre de 2025,
00:34:04c'est 192 000 interpellations d'étrangers en situation irrégulière.
00:34:08Moi, en 38 ans de carrière à la police aux frontières,
00:34:11je n'ai jamais vu un tel niveau d'interpellation d'étrangers.
00:34:16Et qui plus est, c'est une partie des étrangers qui est révélée,
00:34:20et pas la totalité de ceux qui sont en situation irrégulière.
00:34:23Mais c'est une tendance.
00:34:24C'est une tendance dont il faut tenir compte.
00:34:26Et je crois qu'il y a un véritable décrochage.
00:34:28Et avant de parler d'aspects dissuasifs,
00:34:32il faudrait surtout que la France soit moins attractive.
00:34:35Or, aujourd'hui, je crois que la France, c'est un pays de rebond.
00:34:38Gérard Collomb l'avait dit en son temps,
00:34:40la France est un pays d'appel,
00:34:42un pays où on peut s'installer,
00:34:44où il y a une possibilité,
00:34:47une tirielle de possibilité de vivre quasi normalement
00:34:52et d'évoluer dans la société.
00:34:54Quel est le nerf de la guerre, selon vous ?
00:34:56Quel est le nerf de la guerre ?
00:34:57C'est l'attractivité du pays
00:34:59ou c'est, évidemment, l'Europe et la porosité des accords de Schengen ?
00:35:05Non, je crois qu'aujourd'hui, l'Europe,
00:35:07comme je le disais à l'instant,
00:35:08est de plus en plus armée sur ses frontières extérieures
00:35:13pour dissuader, empêcher l'entrée des migrants.
00:35:17Et les résultats sont là,
00:35:19que ce soit par la Méditerranée ou par les frontières terrestres.
00:35:22Non, aujourd'hui, la France, c'est vraiment une situation atypique,
00:35:26c'est qu'elle fragilise quelque part l'Europe par ses flux secondaires,
00:35:30soit qu'elle soit une destination finale pour les migrants,
00:35:33soit qu'elle soit un pays de rebond.
00:35:36On voit l'exemple des Algériens,
00:35:38il y a une véritable explosion des Algériens,
00:35:40plus 52% d'Algériens interpellés en situation irrégulière en 2025,
00:35:45et parallèlement, une baisse,
00:35:47voire une forte baisse des éloignements vers ce pays.
00:35:50Donc, ça veut dire qu'on n'a pas mis en face des interpellations
00:35:55le dispositif de retour qui nous fait défaut depuis de nombreuses années.
00:36:00Vous évoquiez tout à l'heure le taux d'éloignement depuis l'ÉCRA.
00:36:04Oui, effectivement, moi j'avais évalué à 15 000 places
00:36:08le nombre de retenues nécessaires pour faire face à ce niveau d'interpellation.
00:36:202027 sera le juge de paix, Jean-Yves Le Galou.
00:36:23Espérons, espérons.
00:36:25La difficulté dans cette matière, c'est pas seulement de faire le diagnostic,
00:36:30c'est de proposer effectivement les solutions qui permettront de traiter le problème
00:36:36et de les faire comprendre à l'opinion.
00:36:39Parce que je crois qu'il y a un décalage entre la prise de conscience
00:36:42de l'ampleur du phénomène, de la gravité du phénomène
00:36:45et la prise de conscience des changements que ça suppose,
00:36:49non seulement en termes administratifs,
00:36:51mais aussi en termes de rapport avec le pouvoir judiciaire.
00:36:54Je me demande vraiment s'il y a une baguette magique tout de même,
00:36:57malgré les discours politiques qui peuvent être les plus radicaux dans certains partis.
00:37:05Est-ce qu'il y a une possibilité, au vu des accords internationaux,
00:37:09au vu des accords européens,
00:37:11vu à quel point Bruxelles est capable de faire régner ses décisions sur les décisions nationales,
00:37:20je me demande si, malgré les discours de fermeté, il y a quelque chose à faire, vraiment ?
00:37:24Alors, moi, si vous voulez, je ne suis pas complètement convaincu
00:37:28que la solution, ce soit le Frexit.
00:37:30Je pense que la solution, c'est plutôt le jugexit.
00:37:33C'est-à-dire la reprise de la souveraineté par le peuple,
00:37:37soit par référendum, soit par le vote des parlementaires.
00:37:41Alors qu'aujourd'hui, je prends deux exemples que j'ai cités.
00:37:44L'asile, ce sont les juges français qui le décident.
00:37:48Le regroupement familial, c'est le Conseil d'État.
00:37:52C'est une question de mentalité.
00:37:54Bruxelles n'est pas intervenue, si vous voulez.
00:37:56En 1978, Bruxelles ne s'intéressait absolument pas aux questions migratoires.
00:38:01Donc, je ne dis pas qu'il n'y ait pas un problème à Bruxelles,
00:38:03mais je crois qu'il y a d'abord un problème en France.
00:38:05Il y a un problème avec les juges français.
00:38:08Et alors, c'est très intéressant ce que vous dites,
00:38:09parce que ça m'amène à cette autre thématique.
00:38:12Et il y a un parallèle évident à faire sur les mariages des OQTF.
00:38:16Là encore, c'est une question de mentalité,
00:38:18de juges également et de mentalité de la justice.
00:38:21Plus précisément, depuis plusieurs mois,
00:38:22les élus de la ville de Chessy, en Ile-de-France,
00:38:25refusaient de célébrer une union qu'ils estimaient arrangée,
00:38:27notamment à cause de l'ancienne obligation de quitter le territoire,
00:38:30visant le marié algérien.
00:38:32Condamné par la justice à une astreinte de 500 euros par jour,
00:38:35tant que les bancs n'étaient pas publiés,
00:38:37la commune pourrait désormais devoir verser 15 000 euros,
00:38:40plus de 15 000 euros aux époux,
00:38:41finalement mariés le 11 avril dernier.
00:38:43Dossier qui relance le débat sur les mariages impliquant des personnes sous OQTF,
00:38:47un sujet qui avait été mis en lumière ces derniers temps par Robert Ménard,
00:38:50qui sera jugé d'ailleurs pour avoir refusé un mariage.
00:38:54Ce qui est intéressant, c'est d'entendre Gérald Darmanin et Laurent Nunez,
00:38:58qui se sont exprimés à quelques heures d'intervalle sur le sujet.
00:39:01L'un dit une chose, l'autre en dit une autre.
00:39:05Je porte une loi en ce moment avec le Parlement,
00:39:07je pense au sénateur de Milly,
00:39:09pour en effet que les maires ne puissent pas être condamnés
00:39:11s'ils refusent de pouvoir marier un OQTF.
00:39:14Et on va même plus loin d'empêcher le mariage d'une personne
00:39:18dont la République a dit qu'elle ne pouvait pas rester sur le territoire national.
00:39:21Alors c'est un peu compliqué parce qu'il y a des conventions internationales,
00:39:23mais je veux dire à M. Ménard que nous nous bougeons beaucoup pour changer la loi.
00:39:26Je pense qu'un maire doit respecter la loi.
00:39:28Donc il aurait dû respecter la loi, il aurait dû faire son mariage.
00:39:30respecter la loi, ça n'empêche pas, ça n'empêche pas que nous réfléchissions à ce sujet.
00:39:34Je l'ai dit en répondant à une sénatrice qui m'avait interrogé
00:39:37sur une proposition de loi qui avait été adoptée au Sénat.
00:39:39Ça n'empêche pas de réfléchir à faire évoluer les prérogatives des maires
00:39:42pour pouvoir effectuer un minimum de contrôle.
00:39:45Ce serait bien que les maires respectent la loi, nous dit Laurent Nunez,
00:39:48mais ce serait bien aussi que les OQTF respectent les injonctions qui sont les leurs.
00:39:51Et en fait c'est tout l'enjeu justement de cette proposition de loi
00:39:54de Stéphane Demy dont a parlé le ministre de la Justice.
00:39:57C'est qu'aujourd'hui quand vous avez un maire qui dit
00:39:59« je ne veux pas marier quelqu'un qui est en situation irrégulière,
00:40:02donc quelqu'un qui n'a rien à faire sur notre territoire »,
00:40:04le délinquant, on est tous d'accord que c'est plutôt l'OQTF.
00:40:07Là, Laurent Nunez est en train de nous dire qu'il y a peut-être un signe égal
00:40:10ou qu'en tout cas le maire est aussi un délinquant.
00:40:12Oui, le maire veut faire respecter la loi.
00:40:14Cette personne n'a rien à faire sur notre territoire.
00:40:16Le maire évidemment ne peut pas l'expulser lui-même,
00:40:19il ne va pas commencer à le marier, lui donner tous les droits.
00:40:22Et puis ce que dit en fait Gérald Darmanin, c'est aussi du bon sens,
00:40:25puisqu'ils ne sont pas là.
00:40:26Par contre, c'est vrai qu'il faut changer la loi,
00:40:28parce qu'aujourd'hui les maires ne sont pas protégés.
00:40:30Vous avez cité Robert Ménard, il y en a malheureusement
00:40:32beaucoup d'autres qui se retrouvent devant la justice.
00:40:34Donc il faut mieux protéger les maires, ça c'est sûr,
00:40:36mais dire que le maire devient un délinquant
00:40:38quand justement il ne défend pas un délinquant,
00:40:40c'est vraiment original.
00:40:41L'État a le devoir de nous protéger des individus indésirables.
00:40:45Je veux dire, ce débat, il est complètement absurde
00:40:47quand on le regarde.
00:40:51Vous regardez l'efficacité des tribunaux administratifs
00:40:54dans cette affaire qui juge très rapidement.
00:40:57Je ne suis pas sûr que tous les justiciables
00:40:59bénéficient d'un jugement aussi rapide.
00:41:01Nous sommes d'accord.
00:41:01Et il met une pénalité de 500 euros par jour.
00:41:05Et le couple réclame 15 000 euros à la ville aujourd'hui.
00:41:07C'est extraordinaire, 15 000 euros que Péron est contribuable.
00:41:10Il y a quand même un problème de justice et de juges
00:41:16qui sont complètement déconnectés de l'opinion publique,
00:41:19mais qui sont connectés sur la doxa, on va dire, politiquement correcte.
00:41:24Et quand on entend nos deux ministres, on se dit que ce n'est pas gagné.
00:41:27Et Fernand Gontier voulait y réagir.
00:41:28Je rappelle que Robert Ménard risque de la prison
00:41:30pour avoir refusé de marier une personne
00:41:34qui a l'obligation de quitter le territoire français.
00:41:37Nous sommes en France.
00:41:39Oui, tout à fait.
00:41:40Et je voudrais dire qu'en fait, ce droit au mariage
00:41:44n'est pas simplement inscrit dans la loi française.
00:41:47Il découle de la Convention européenne des droits de l'homme.
00:41:50Et il vient d'y avoir une évolution intéressante
00:41:53puisque les 46 membres du Conseil de l'Europe
00:41:55viennent de signer une déclaration en Moldavie
00:41:57de façon à assouplir les conditions d'application
00:42:01de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme
00:42:04qui prévoit le droit à la vie privée et familiale, dont le mariage.
00:42:09Et donc, les États pourraient, dans le cadre de l'évolution
00:42:13de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme,
00:42:16les États pourraient éloigner les personnes
00:42:19qui souhaitent se marier alors qu'elles sont en situation irrégulière
00:42:22et donc donner un caractère relatif
00:42:25et non plus absolu à ce droit au mariage.
00:42:28Et je pense que c'est intéressant de voir que tous les États
00:42:30du Conseil de l'Europe, dont la France,
00:42:32se sont positionnés sur ce point-là.
00:42:35– Où est passé le bon sens, Raphaël, dans ce pays ?
00:42:39– Non mais, en fait, le bon sens, il existe.
00:42:42D'une manière, lorsque Gérald Darmanin s'exprime,
00:42:44il fait preuve de bon sens.
00:42:45Pourtant, est-ce que c'est suffisant ?
00:42:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Français ne peuvent pas seulement
00:42:48se satisfaire de propos frappés au coin du bon sens.
00:42:51– Le président a évoqué une proposition de loi
00:42:56pour interdire les mariages des personnes
00:42:59en situation irrégulière dans le pays.
00:43:00On en est où de ça ?
00:43:01– Oui, mais c'est ça le problème.
00:43:02C'est-à-dire que la situation politique du pays,
00:43:04notamment provoquée et conséquence de la dissolution,
00:43:08fait qu'aujourd'hui, la France est quasiment ingouvernable.
00:43:12Là où un certain nombre de lois font consensus dans la société,
00:43:17elles sont impossibles à faire voter à l'Assemblée
00:43:20parce qu'elle est fracturée.
00:43:22C'est ça le problème.
00:43:23C'est-à-dire qu'on peut énoncer des choses qui sont de bon sens,
00:43:28mais dans l'Assemblée, vous ne trouvez pas aujourd'hui
00:43:30une majorité pour faire accélérer ce processus législatif.
00:43:35– Et ces maires qui font les frais d'une justice
00:43:37qui marche sur la tête, ce n'est pas gagné, Jean-Yves Le Gallou.
00:43:41– La justice a un côté nef des fous.
00:43:44Par rapport à ce que l'opinion considère comme normal ou naturel,
00:43:49il y a vraiment des décisions de justice
00:43:50qui sont incompréhensibles.
00:43:51– Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Jean-Yves Le Gallou.
00:43:53Je rappelle votre livre, votre dernier ouvrage,
00:43:56Remigration pour l'Europe de nos enfants.
00:43:58François Piera, merci beaucoup également d'être intervenu,
00:44:01directeur de l'Observatoire Hexagone.
00:44:02Je salue Fernand Gontier.
00:44:04Et merci également d'avoir été avec nous,
00:44:05ancien directeur central de la police aux frontières.
00:44:07On se retrouve dans quelques instants.
00:44:09Vous restez tous les deux, Elodie et Raphaël.
00:44:12On accueille d'autres invités.
00:44:13On va commencer notre deuxième heure
00:44:14avec cette attaque insupportable sur fond.
00:44:17L'enquête ne fait que démarrer.
00:44:18Donc on va faire très attention à ce qu'on dit.
00:44:20Mais l'antisémitisme semble être privilégié.
00:44:24Un homme agressé à son domicile
00:44:25après s'être fait livrer de la nourriture cachère
00:44:27par un livreur Deliveroo.
00:44:30Tentative d'enlèvement également et signalée.
00:44:32On vous dit tout dans un instant.
00:44:33Merci de nous rejoindre dans 120 minutes infos jusqu'à 17h.
00:44:36D'abord, Margot Siffer pour l'Essentiel en une minute.
00:44:39Margot.
00:44:39En plein scandale dans le péri-scolaire,
00:44:4116 personnes placées en garde à vue ce matin à Paris,
00:44:44notamment pour violences sexuelles présumées.
00:44:46Elles font partie de l'école Saint-Dominique
00:44:48dans le 7e arrondissement.
00:44:49Plusieurs d'entre elles avaient déjà été suspendues.
00:44:51Au total, 84 écoles maternelles,
00:44:54une vingtaine d'écoles élémentaires
00:44:55et une dizaine de crèches sont visées par des enquêtes
00:44:57pour différents types de violences.
00:45:00Un millier de policiers,
00:45:01émenés gendarmes déployés ce bardi à Lyon
00:45:03contre le narcotrafic.
00:45:04Un dispositif hors normes
00:45:05avec au total 200 opérations de contrôle
00:45:07qui ont été effectuées.
00:45:09Au moins 93 personnes interpellées,
00:45:11106 kilos de drogue et 7 armes saisies.
00:45:15Et puis ce drama à Toulon.
00:45:16Une mère de famille qui s'est suicidée
00:45:17en se jetant du 13e étage avec 3 de ses enfants.
00:45:21Elle aurait récemment présenté des symptômes
00:45:22psychiatriques et dépressifs.
00:45:24Les expertises toxicologiques sont attendues.
00:45:26Pour l'heure, aucun élément ne permet
00:45:28d'impliquer l'intervention d'un tiers.
00:45:30Une enquête a été ouverte pour meurtre par ascendant.
00:45:33Merci Margot.
00:45:34Rendez-vous dans 30 minutes.
00:45:35Élodie Huchard, toujours autour de la table.
00:45:37Nous ont rejoint maître Olivier Pardot.
00:45:40Merci d'être avec nous.
00:45:41Avocat notamment de Benjamin Netanyahou,
00:45:43Mathieu Devesse du service police.
00:45:44Bonjour.
00:45:44Je vais vous donner les détails
00:45:45d'une affaire qui fait froid dans le dos
00:45:47dans quelques secondes.
00:45:47Ophélie Roch, merci d'être avec nous.
00:45:49Enseignante avec vous,
00:45:50on parlera notamment de ce serrage de vis
00:45:53du ministre de l'Education nationale.
00:45:54Vous n'aurez pas votre bac
00:45:55si vous faites des faux d'orthographe ?
00:45:57Eh bien, je pense que si, vous l'aurez quand même.
00:46:00Donc ça ne sert à rien.
00:46:01Mais il y aura des points...
00:46:01Non, non, non.
00:46:02Non, non, ça ne sert à rien.
00:46:03Soyons francs, ça ne sert à rien.
00:46:04Le débat n'a pas commencé.
00:46:05On en parle dans une vingtaine de minutes.
00:46:07Raphaël Steinville du JDD,
00:46:09toujours avec nous.
00:46:10D'abord, cette agression
00:46:10et tentative de kidnapping
00:46:12dont le caractère antisémite
00:46:14est privilégié pour le moment
00:46:16par les enquêteurs.
00:46:17Une histoire glaçante
00:46:18qui s'est déroulée lundi soir.
00:46:19Mathieu Devesse,
00:46:20en début de soirée,
00:46:21à Issy-les-Moulinots.
00:46:22Le mobile reste flou.
00:46:23Mais je le disais,
00:46:24la piste à caractère antisémite
00:46:25est examinée par les enquêteurs.
00:46:27Que s'est-il passé à l'ouest de Paris
00:46:29ces 48 dernières heures ?
00:46:31Alors, Julien,
00:46:32il est 20h30 ce lundi.
00:46:33Regardez, on est à Issy-les-Moulinots.
00:46:34C'est au sud-ouest de Paris.
00:46:35Un homme de 43 ans
00:46:37vient de réceptionner une commande
00:46:39à son domicile.
00:46:40Il a commandé à manger
00:46:41dans un restaurant cachère
00:46:43et quelques minutes plus tard,
00:46:44quelqu'un sonne à sa porte.
00:46:45Mais lorsqu'il ouvre,
00:46:47il se retrouve
00:46:47face à deux individus cagoulés.
00:46:49Ils sont armés et immédiatement,
00:46:51l'agression commence.
00:46:52La victime est prise à partie.
00:46:54Les assaillants tentent
00:46:55d'entrer dans l'appartement.
00:46:56Mais l'homme résiste.
00:46:58Qu'est-ce qui se passe ?
00:46:59Alors, la scène se déplace
00:47:00alors à l'extérieur.
00:47:01La victime reçoit
00:47:02des coups de poing,
00:47:03des coups de pied.
00:47:04Tentative également d'étranglement.
00:47:06L'homme est traîné vers une voiture
00:47:07qui est stationnée
00:47:08quelques mètres plus loin.
00:47:10Et les agresseurs tentent donc
00:47:11de faire monter cet homme
00:47:13dans la voiture.
00:47:14Et puis tout bascule.
00:47:15Tout bascule finalement
00:47:16grâce à un voisin témoin de la scène.
00:47:18Il comprend qu'il se passe
00:47:20quelque chose d'anormal.
00:47:21Il se met à crier
00:47:22« lâchez-le, lâchez-le ! »
00:47:24selon des sources policières.
00:47:26L'un des agresseurs
00:47:27prend la fuite.
00:47:27Le second, lui, il reste.
00:47:29Il tente de s'emparer
00:47:30de la montre.
00:47:31La montre de luxe
00:47:32de la victime
00:47:33portée par cette victime
00:47:35avant de renoncer
00:47:35puis de disparaître
00:47:37à son tour.
00:47:38Enfin, les deux hommes,
00:47:39ils restent finalement
00:47:40à bord de leur véhicule.
00:47:41La voiture est retrouvée
00:47:42une vingtaine de minutes plus tard
00:47:43à 7 kilomètres
00:47:44du lieu de l'agression
00:47:45à Châtenay-Malabry.
00:47:47Et la victime,
00:47:48elle, elle a été transportée
00:47:49à l'hôpital.
00:47:50Et les enquêteurs,
00:47:51vous l'avez dit, Julien,
00:47:52cherchent notamment
00:47:53à retrouver les suspects
00:47:54et à savoir,
00:47:55puisque la victime
00:47:56a commandé
00:47:56dans un restaurant cachère,
00:47:58s'il s'agit
00:47:59d'une agression antisémite,
00:48:00l'homme qui travaille
00:48:01dans la finance.
00:48:02Olivier Pardot,
00:48:03on va évidemment
00:48:04prendre les précautions
00:48:05nécessaires.
00:48:05L'enquête en est
00:48:06assez balbutiement
00:48:07et il ne faut pas
00:48:09aller plus vite
00:48:10que la musique,
00:48:10comme on dit.
00:48:11Il venait, ce monsieur,
00:48:12de se faire livrer
00:48:13de la nourriture cachère.
00:48:15Un livreur qui venait
00:48:16à l'instant
00:48:17de quitter son domicile.
00:48:19Une complicité
00:48:20qui semble apparente,
00:48:21encore une fois,
00:48:22sans avoir
00:48:24de récit péremptoire
00:48:26sur ce qui s'est passé.
00:48:27Mais le caractère antisémite
00:48:28semble assez évident.
00:48:29Oui, ça veut dire une chose,
00:48:32c'est un antisémitisme violent,
00:48:34c'est un antisémitisme
00:48:35qui se déroule
00:48:36dans l'ambiance,
00:48:37c'est-à-dire que les actes
00:48:38du quotidien
00:48:39deviennent des actes dangereux
00:48:41pour les Juifs de France.
00:48:42C'est ça qui est terrible.
00:48:44Vous commandez
00:48:45un repas Uber
00:48:47et vous vous mettez en danger.
00:48:49Je connais des gens
00:48:50qui commandent des taxis,
00:48:51changent leur nom
00:48:52pour éviter
00:48:54d'être ciblés.
00:48:56Évidemment.
00:48:56Ça veut dire que les actes
00:48:57les plus communs de la vie
00:48:59deviennent des actes
00:49:00compliqués
00:49:01pour les Juifs de France.
00:49:02Ça, c'est une particularité.
00:49:04C'est le premier point.
00:49:05Le deuxième point,
00:49:06c'est, pardon de le dire,
00:49:07vous en parlez-vous aujourd'hui,
00:49:08je vous en remercie.
00:49:10Mais qui en parle,
00:49:11c'est d'une banalité terrible,
00:49:14catastrophique,
00:49:15tous ces actes antisémites.
00:49:16C'est sûr qu'il va falloir
00:49:17chercher les médias
00:49:18qui vont parler de cette affaire
00:49:19ces prochaines heures.
00:49:20Et puis,
00:49:21l'opinion à force
00:49:23est usée
00:49:24de tous ces récits
00:49:26antisémites.
00:49:27C'est-à-dire qu'il y a
00:49:27une banalisation
00:49:28de l'acte antisémite.
00:49:31Une banalisation
00:49:32et une négation.
00:49:32Ça fait partie du paysage.
00:49:34Ça fait partie.
00:49:34Et c'est terrible.
00:49:35Ça fait partie du paysage.
00:49:37Et à la limite,
00:49:38bon,
00:49:40très bien,
00:49:41c'est pas nouveau,
00:49:44quoi d'autre,
00:49:45next,
00:49:46on a envie de dire.
00:49:48Et c'est ça
00:49:48qui est terrible.
00:49:49Ça veut dire que la France
00:49:50est installée
00:49:51dans un antisémitisme
00:49:53violent.
00:49:54d'habitude.
00:49:55J'insiste sur le thème
00:49:56violent.
00:49:56Moi, je suis, par exemple,
00:49:57dans le dossier de Sarah Halimi.
00:49:59Vous m'aviez invité
00:50:00à cette occasion.
00:50:01Et vous travaillez
00:50:02à la réouverture
00:50:02du dossier,
00:50:03je le rappelle.
00:50:04dans le dossier.
00:50:05Et je me heurte
00:50:08à, au fond,
00:50:09un mur qui dit,
00:50:10bon, OK,
00:50:11vous n'allez pas
00:50:12recommencer là-dessus.
00:50:13Bah oui,
00:50:14on recommence.
00:50:14Et on recommencera.
00:50:16Et il n'y a pas
00:50:16que la communauté juive.
00:50:17Il y a tous les justes
00:50:19d'aujourd'hui
00:50:20qui sont avec nous,
00:50:21qui disent,
00:50:21non,
00:50:22on n'accepte pas.
00:50:23Pardon, Olivier,
00:50:23ça veut dire que
00:50:23ce que vous me dites,
00:50:24c'est que quoi ?
00:50:26La magistrature vous dit,
00:50:28je le dis un peu trivialement,
00:50:29mais vous nous fatiguez
00:50:30avec votre antisémitisme ?
00:50:32Oui, il y a, par exemple,
00:50:34toutes les circonvolutions
00:50:35qui sont faites
00:50:36pour admettre
00:50:37ce qui est une évidence
00:50:38sur des actes antisémites.
00:50:40Quand vous coupez
00:50:40un arbre à la mémoire
00:50:42de Hélène Halimi
00:50:43et que vous dites,
00:50:44bon, il a coupé un arbre,
00:50:45mais ça aurait pu être
00:50:46un autre arbre.
00:50:47Bah non,
00:50:47c'est pas un autre arbre.
00:50:49Quand une nounou
00:50:51empoisonne la famille
00:50:53parce qu'elle dit,
00:50:54j'aurais jamais dû
00:50:55travailler chez des Juifs,
00:50:58on dit, bah non,
00:50:59c'est pas vraiment antisémite
00:51:00parce qu'elle a pensé
00:51:02après, d'ailleurs,
00:51:03elle est restée
00:51:03dans cette famille-là.
00:51:04Bah oui, c'est antisémite.
00:51:06C'est comme ça.
00:51:07Il n'y a pas...
00:51:08Je veux bien
00:51:10qu'il y ait une paranoïa,
00:51:11mais la paranoïa,
00:51:12vous savez...
00:51:13Elle n'est pas de nulle part.
00:51:14Vous savez,
00:51:14il y a une formule
00:51:15de Woody Allen
00:51:15qui dit,
00:51:16c'est pas parce que je suis paranoïaque
00:51:17qu'il n'y a pas des gens
00:51:18qui m'en veulent.
00:51:19Aujourd'hui,
00:51:20c'est pas parce que les Juifs
00:51:21ont des craintes historiques
00:51:23qu'il n'y a pas des gens
00:51:23qui sont d'un antisémite violent.
00:51:25N'oubliez jamais
00:51:26que la France
00:51:26est un des
00:51:28peu nombreux pays
00:51:29où on a tué
00:51:30beaucoup de gens,
00:51:31beaucoup de gens,
00:51:32uniquement parce qu'ils étaient
00:51:33Juifs et récemment.
00:51:34Moi, ce qui me frappe
00:51:35également dans cette affaire,
00:51:37c'est qu'on est
00:51:37sur une agression
00:51:39qui est totalement
00:51:40préméditée
00:51:40et organisée
00:51:41parce que les individus,
00:51:42et je parle sous le contrôle
00:51:43de Mathieu,
00:51:43ils entrent gantés,
00:51:45armés avec des armes de poing.
00:51:47Donc, ils savent
00:51:47où ils vont,
00:51:48ils savent
00:51:49ce qu'ils vont faire
00:51:50et ça rajoute peut-être
00:51:53à ce palier
00:51:54qui semble être franchi.
00:51:55Elodie, je crois
00:51:56que vous vouliez réagir.
00:51:57En effet, c'est vrai
00:51:58que ces derniers temps,
00:51:59outre les faits
00:52:00les plus graves
00:52:01et les plus notoires
00:52:02que sont les assassinats
00:52:03ou les meurtres,
00:52:04en tout cas,
00:52:05de Sarah Halimi,
00:52:06pourquoi pas ?
00:52:07Je parle des agressions
00:52:08dont on parle dans la rue.
00:52:09Il y a un côté spontané.
00:52:10Ils croisent quelqu'un
00:52:11dont ils imaginent
00:52:12la judéité
00:52:13et ils l'agressent
00:52:14parce qu'ils portent
00:52:15une kippa,
00:52:15parce qu'ils ont une barbe
00:52:16de rabbin.
00:52:17Là, il y a un côté
00:52:17prémédité
00:52:18qui rajoute encore
00:52:19peut-être à l'horreur.
00:52:20Oui, bien sûr.
00:52:21Et puis, on voit aussi
00:52:22un discours
00:52:23qui non seulement
00:52:23a bien infusé
00:52:24et qui aujourd'hui
00:52:25se répercute dans les actes.
00:52:27On voit que notamment
00:52:27chez les jeunes,
00:52:28chez les collégiens
00:52:28et les lycéens,
00:52:29ils sont de plus en plus nombreux
00:52:30à adhérer à ce qu'on appelle
00:52:31des préjugés antisémites.
00:52:33Et on voit que les chiffres,
00:52:34malheureusement,
00:52:35ils augmentent considérablement.
00:52:36Et je rebondis
00:52:37sur ce que vous disiez
00:52:37tout à l'heure.
00:52:38Quand il y a eu
00:52:38les premières agressions antisémites,
00:52:40une partie de la classe politique,
00:52:41pas toutes,
00:52:42mais quand même
00:52:42une majeure partie
00:52:43de la classe politique,
00:52:49il y a bien un caractère antisémite.
00:52:50Mais peu importe,
00:52:51à chaque fois qu'il y a
00:52:51des attaques de personnes
00:52:53en raison de leur religion
00:52:54et quand elles sont juives,
00:52:55on voit bien
00:52:55qu'il n'y a plus de réaction
00:52:57des ministres,
00:52:57qu'il n'y a plus de réaction
00:52:58des élus, etc.
00:52:59Parce que malheureusement,
00:53:00comme vous le disiez,
00:53:01pour certains,
00:53:02c'est rentré un petit peu
00:53:02dans la normalité
00:53:03alors que ça ne devrait pas l'être
00:53:04et qu'il y a une certaine
00:53:06habitude.
00:53:06Et comme vous le disiez,
00:53:07c'est un acte antisémite,
00:53:08il y en aura un prochain
00:53:09et qu'on ne condamne plus.
00:53:10Et c'est sans doute aussi
00:53:10une erreur que la classe politique
00:53:12ne continue pas à dire
00:53:14que ces actes sont inadmissibles.
00:53:15Et on précise
00:53:16que les deux suspects
00:53:17sont en fuite, Mathieu.
00:53:18Exactement.
00:53:18Personne n'a aucune interpellation
00:53:19pour le moment.
00:53:20On a juste retrouvé la voiture
00:53:20pour le moment
00:53:21à 7 km d'ici les Molinaux,
00:53:23donc voiture abandonnée.
00:53:24Et on parle d'un homme,
00:53:25bien sûr,
00:53:26durablement traumatisé
00:53:28et une violence
00:53:29qui ne s'oublie pas.
00:53:30Quand on rentre chez vous,
00:53:32déjà quand vous avez
00:53:33un cambriolage...
00:53:33Il a été courageux
00:53:34parce qu'il a essayé de résister,
00:53:35il les a empêchés
00:53:36de rentrer chez lui.
00:53:37Et heureusement,
00:53:38un témoin a hurlé,
00:53:40lâchez-le, lâchez-le.
00:53:42J'ai pu m'entretenir
00:53:43avec la victime.
00:53:44Bien sûr,
00:53:45elle ne souhaite pas témoigner,
00:53:46notamment peur des représailles
00:53:47victimes qui sortent de l'hôpital.
00:53:49Bon, autre sujet
00:53:51que je voulais évoquer avec vous.
00:53:52C'est vrai qu'on en a pas mal parlé
00:53:53ces derniers jours.
00:53:54Ce film qui est,
00:53:56d'aucun dirant,
00:53:57de salubrité publique.
00:53:58Le film L'Abandon
00:53:59qui retrace, vous le savez,
00:54:00les derniers jours de Samuel Paty
00:54:01jusqu'à son assassinat terroriste.
00:54:03Il est sorti la semaine dernière.
00:54:04Un film qui montre l'engrenage,
00:54:06les démissions,
00:54:07le pas de va
00:54:08qui ont conduit à ce drame
00:54:09de Conflans-Saint-Honorin.
00:54:10Et la question posée aux Français,
00:54:12et c'est pour ça
00:54:13que je voulais en parler avec vous,
00:54:14faut-il diffuser
00:54:15dans nos établissements scolaires,
00:54:17collèges ou lycées,
00:54:18ce film L'Abandon
00:54:20sur l'assassinat de Samuel Paty.
00:54:22Et le résultat est assez éloquent.
00:54:24Ophélie Rock,
00:54:2579% des Français
00:54:27estiment que oui.
00:54:28Ce film,
00:54:29je ne sais pas
00:54:29s'ils avaient eu le temps
00:54:31de le voir.
00:54:32Ce film est primordial,
00:54:33essentiel.
00:54:34Tout le monde devrait le voir.
00:54:35Oui, je pense.
00:54:36Je pense que tout le monde
00:54:37devrait le voir.
00:54:37Après, le souci,
00:54:38c'est que moi,
00:54:38je voulais emmener mes classes.
00:54:39Le problème,
00:54:39c'est qu'il n'est pas diffusé
00:54:40tant que ça
00:54:41dans les départements.
00:54:42Et dans le Val d'Oise,
00:54:43en fait,
00:54:43on était coincés.
00:54:44C'est-à-dire que c'était
00:54:45beaucoup trop loin
00:54:46ou des horaires pas adaptés.
00:54:48Donc, ça montre aussi une chose.
00:54:49Ça montre que le film,
00:54:50on en parle beaucoup.
00:54:50Mais ce n'est pas pour autant
00:54:51qu'il y a une diffusion massive.
00:54:52En tout cas,
00:54:53il y a plein de multiplexes
00:54:54qui ne le diffusent pas forcément.
00:54:55Donc, ça,
00:54:56c'est un premier regret,
00:54:57je pense,
00:54:58de se dire,
00:54:58oui, on en parle beaucoup,
00:54:59mais est-ce qu'il sera vu
00:55:00sans doute par une grosse partie des gens ?
00:55:03Mais c'est vrai que ça aurait été sympa
00:55:05de mettre,
00:55:06voilà,
00:55:06qu'il y ait d'autres programmes.
00:55:07L'éducation nationale,
00:55:08encore une fois,
00:55:09on peut dire,
00:55:09oui, mais regardez,
00:55:10il faudrait l'emmener voir vos classes.
00:55:12Mais oui,
00:55:12mais dans ce cas-là,
00:55:13que l'éducation nationale
00:55:14privatise des cinémas
00:55:15et mette en place quelque chose.
00:55:17Parce que là,
00:55:18comment emmener voir les enfants
00:55:19voir ce film ?
00:55:20Ah, c'est pas compliqué.
00:55:21Moi, je veux dire,
00:55:22si je suis aux manettes,
00:55:23je demande aux distributeurs
00:55:25de faire une copie par établissement
00:55:27et voilà,
00:55:28et vous prévoyez une demi-journée
00:55:30dans l'année
00:55:31où le film est diffusé
00:55:32à toute l'école.
00:55:33C'est comme ça.
00:55:33C'est pas compliqué.
00:55:35C'est pas compliqué.
00:55:36Après, je pense que
00:55:37si ça n'est pas fait,
00:55:38tout simplement,
00:55:39c'est parce qu'en fonction
00:55:40des établissements,
00:55:41je pèse mes mots,
00:55:42mais le film est recevable
00:55:44dans une très, très grande partie
00:55:45des établissements scolaires,
00:55:46mais je pense qu'il y a 5 à 10 %
00:55:48où c'est plus compliqué.
00:55:49Moi, c'est un collège
00:55:50où actuellement,
00:55:50je pourrais probablement
00:55:52diffuser le film
00:55:52bien qu'il faille peut-être
00:55:54le contextualiser
00:55:54parce qu'il y a des a priori
00:55:56parfois venant de certains élèves
00:55:57contre ce film
00:55:58qui pensent être un film
00:56:00finalement contre la religion musulmane.
00:56:01Les a priori qui sont totalement faux.
00:56:02J'invite les gens
00:56:03à aller voir ce film.
00:56:05Personne n'est stigmatisé
00:56:05dans ce film
00:56:06à l'exception des islamistes.
00:56:07Voilà, c'est ce que j'ai bien précisé
00:56:09aux classes,
00:56:11mais on sent quand même
00:56:13que dans certains établissements
00:56:14que j'ai eus,
00:56:14je ne sais pas
00:56:15si j'aurais proposé spontanément,
00:56:17si je n'avais pas été soutenue
00:56:18par l'ensemble,
00:56:19encore une fois,
00:56:20des collègues
00:56:21et de la direction
00:56:22parce que vous prenez toujours
00:56:23un risque quand c'est comme ça
00:56:24de tenter quelque chose
00:56:26qui peut être mal perçu
00:56:27et c'est ce que vous dit le film.
00:56:29Si vous n'êtes pas soutenu,
00:56:30qu'est-ce qui se passe ?
00:56:30Il peut y avoir un engrenage,
00:56:32il peut y avoir des choses comme ça.
00:56:33Donc c'est un film qui est nécessaire
00:56:34mais c'est aussi un film
00:56:35qui est nécessaire à montrer,
00:56:36certes dans les classes
00:56:37mais aussi,
00:56:37j'ai envie de vous dire,
00:56:38plus largement
00:56:39dans les bureaux du rectorat.
00:56:40C'est-à-dire qu'à un moment,
00:56:41c'est aussi ce que dit le film,
00:56:42c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:56:43de soutien de la grosse machine.
00:56:45Il y a des choses que...
00:56:46On le voit,
00:56:47le film c'est atroce,
00:56:48c'est comme une tragédie,
00:56:49on voit les événements
00:56:50qui se suivent,
00:56:51les uns les autres
00:56:52et on attend le moment
00:56:54où finalement,
00:56:55le drame n'aura pas lieu
00:56:56puis finalement,
00:56:57comme c'est une tragédie,
00:56:57le drame a lieu.
00:56:58Mais c'est ça aussi.
00:57:00Mais finalement,
00:57:00je vais vous dire,
00:57:01la réponse du gouvernement
00:57:02ces derniers jours
00:57:03sur le fait de le diffuser
00:57:04ou pas
00:57:05est assez,
00:57:06je trouve,
00:57:08se met très bien en parallèle
00:57:10à toute proportion gardée
00:57:12avec les non-dits,
00:57:13le pas de vague
00:57:14autour de l'affaire Samuel Paty.
00:57:15C'est-à-dire que vous avez
00:57:16un gouvernement qui nous dit,
00:57:17je crois que c'était hier
00:57:18à l'Assemblée,
00:57:18Sabrina Gresti-Roubache,
00:57:19qui dit,
00:57:20oui, nous encourageons,
00:57:21nous demandons aux élèves
00:57:23d'aller voir ce film,
00:57:24mais nous ne ferons pas
00:57:26de mesures.
00:57:27On ne peut pas obliger.
00:57:28Pourquoi on ne pourrait pas obliger ?
00:57:29Je répète,
00:57:30les éditions de Sabrina Roubache,
00:57:31ce n'est pas moi qui l'ai dit.
00:57:32Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait
00:57:32pas obliger les établissements
00:57:34scolaires à diffuser un film ?
00:57:36La question c'est,
00:57:37est-ce que,
00:57:37quand bien même vous voudriez
00:57:39absolument que tous les élèves
00:57:40puissent voir ce film,
00:57:42est-ce que le gouvernement,
00:57:43l'État aujourd'hui,
00:57:44est en mesure de garantir
00:57:45la sécurité des établissements
00:57:47qui utilisent ce film ?
00:57:48La question,
00:57:49malheureusement,
00:57:50elle est dans la réponse,
00:57:52elle est malheureusement
00:57:52dans cette question.
00:57:53C'est que je pense
00:57:53qu'un certain nombre
00:57:54d'établissements aujourd'hui
00:57:55sont suffisamment problématiques
00:57:57pour que ce risque
00:57:58ne soit pas pris.
00:57:59Sauf que ce serait
00:58:00un geste fort et nécessaire.
00:58:02Ça, je souscris absolument à ça.
00:58:04Mais est-ce que vous êtes
00:58:05en mesure de garantir
00:58:06la sécurité des établissements,
00:58:08des professeurs
00:58:09qui assureront
00:58:10après le service
00:58:10à prévente de ce film ?
00:58:13Je n'en suis pas certain.
00:58:14Et c'est ça le drame
00:58:14de notre époque.
00:58:15Oui, mais si vous faites
00:58:16un choc d'autorité,
00:58:18si vous montrez aux élèves
00:58:19qui veulent peut-être
00:58:21pendant la diffusion
00:58:23créer du désordre
00:58:24ou contester ce qui...
00:58:24On a été incapable
00:58:24de protéger Samuel Paty,
00:58:26on a été incapable
00:58:27de...
00:58:27Allez-y,
00:58:28faites du désordre
00:58:29pendant le film
00:58:30et ça passera
00:58:31en conseil de discipline
00:58:32et vous irez chercher
00:58:32un autre établissement
00:58:33pour l'année prochaine.
00:58:34Je pense que dans ce cas-là,
00:58:35vous n'aurez pas grand bruit
00:58:36dans la salle, non ?
00:58:37C'est...
00:58:37Non, voilà.
00:58:38Le conseil de discipline,
00:58:40ça fait bien longtemps
00:58:40qu'il ne fait plus peur,
00:58:42je pense,
00:58:42à une grande majorité
00:58:43des élèves.
00:58:44Mais le vrai problème,
00:58:45c'est que c'est là,
00:58:45c'est qu'encore une fois,
00:58:46le gouvernement,
00:58:47il n'a pas compris finalement
00:58:48l'affaire Paty.
00:58:49Puisqu'il refait la même chose,
00:58:50c'est-à-dire que plutôt
00:58:50que de dire,
00:58:51eh bien, si vraiment,
00:58:53voilà, on commence à dire
00:58:54qu'il faudrait que les élèves
00:58:55voient le film,
00:58:56dans ce cas-là,
00:58:57imposez-le.
00:58:57Mais imposez que ça vienne
00:58:58non pas d'un directeur,
00:59:00non pas d'un professeur,
00:59:01non pas d'un établissement
00:59:02en particulier,
00:59:02mais que ça vienne de l'État.
00:59:04Encore une fois,
00:59:05tant que l'État, en fait,
00:59:06se met en position de retrait
00:59:07en disant que ça reste
00:59:08de l'ordre du choix individuel,
00:59:09vous faites reposer
00:59:10la responsabilité
00:59:11sur le professeur
00:59:11ou sur le directeur
00:59:14qui déciderait de le faire.
00:59:15Donc, encore une fois,
00:59:16c'est ce que nous dit le film.
00:59:17C'est parce que l'État
00:59:18n'assume pas,
00:59:19c'est parce que l'État
00:59:20se met en retrait
00:59:20qu'il y a des drames.
00:59:21Et moi, j'aimerais vraiment
00:59:22que l'État, à un moment,
00:59:23se positionne
00:59:24un peu plus fermement
00:59:25et que ça ne soit pas
00:59:26que des 20 mots,
00:59:27qu'il y ait des gestes.
00:59:28Et si vraiment,
00:59:28ils ont compris ce film
00:59:30et que tout le monde
00:59:32dans le gouvernement
00:59:33dit que ce film est merveilleux
00:59:34et qu'il faut l'encenser,
00:59:35qu'ils commencent à montrer
00:59:35qu'ils l'ont vu,
00:59:36qu'ils l'ont compris surtout.
00:59:37Parce que pour l'instant,
00:59:38il n'y a rien qui change.
00:59:39C'est fou.
00:59:40Et les polémiques,
00:59:41notamment d'une certaine gauche,
00:59:43de certains médias
00:59:43qui disent que ce film
00:59:45stigmatise les musulmans,
00:59:46je trouve que c'est
00:59:47d'une tristesse
00:59:48qu'il n'y ait pas
00:59:49un consensus national
00:59:51autour d'un film
00:59:52comme celui-là
00:59:52d'un docu-fiction.
00:59:54Parce que c'est presque
00:59:55de l'ordre du documentaire.
00:59:56Vous avez parfaitement raison.
00:59:57Parce que le film
00:59:58n'a pas de point de vue.
01:00:00C'est un film
01:00:01qui décortique
01:00:03une situation
01:00:04point par point.
01:00:05Mais ce que vous dites,
01:00:07Ophélie,
01:00:07très juste,
01:00:08parce que c'est la notion
01:00:09du oui mais.
01:00:10Vous savez,
01:00:11c'est ce qu'on avait entendu
01:00:12au moment de Charlie,
01:00:13au moment de tout cela.
01:00:15Oui, il faut voir le film,
01:00:17mais on ne va pas
01:00:18le diffuser
01:00:19dans les écoles.
01:00:20parce que,
01:00:21pas de vague,
01:00:21c'est ce oui mais
01:00:22qui est catastrophique.
01:00:23À un moment donné,
01:00:24quand vous condamnez,
01:00:25vous condamnez
01:00:26sans réserve
01:00:27contre l'islamisme.
01:00:28Pas contre les musulmans,
01:00:29pas contre l'islam,
01:00:30contre l'islamisme.
01:00:32Et ça,
01:00:33c'est parfaitement insupportable.
01:00:34Et c'est cette notion
01:00:36d'accommandement,
01:00:37pour reprendre
01:00:38une vieille formule politique
01:00:39de Raphaël,
01:00:40et vous-même,
01:00:40vous vous souviendrez,
01:00:42d'accommandement raisonnable,
01:00:43non pas avec les musulmans,
01:00:45mais avec des cynismes,
01:00:46qui est insupportable.
01:00:47Oui,
01:00:48et encore une fois,
01:00:48c'est une dilution
01:00:49de la responsabilité.
01:00:50L'État,
01:00:50en fait,
01:00:51se cache derrière
01:00:52chaque professeur.
01:00:52Ça devrait être l'inverse.
01:00:53Ben oui.
01:00:54Ça ne devrait pas être
01:00:54comme ça.
01:00:55Et on voit les chiffres,
01:00:56parce que pour la première semaine,
01:00:57ce sont donc 200 000
01:00:59entrées qui sont...
01:01:01On a la même source.
01:01:02Je crois que nous
01:01:03travaillons au même endroit.
01:01:04On a la même source,
01:01:05en effet,
01:01:05et on la salue.
01:01:08Et en fait,
01:01:09ça rejoint aussi
01:01:09ce que le disait Ophélie,
01:01:10parce que c'était important
01:01:10au début,
01:01:11sur le fait que le distributeur
01:01:12ait aussi choisi
01:01:13qu'il n'ait pas énormément de salles.
01:01:14Est-ce que c'est un très bon score,
01:01:16ça, 200 000 entrées ?
01:01:18200 548 entrées ?
01:01:20C'est un bon score,
01:01:20parce qu'il y a peu de salles.
01:01:20Je n'ai pas de...
01:01:21Il y a peu de salles,
01:01:22ça qu'il faut comprendre,
01:01:22c'est que...
01:01:23Oui,
01:01:23donc c'est un très bon chiffre.
01:01:24C'est un bon chiffre.
01:01:25Et les Français sont au rendez-vous.
01:01:26Et l'État n'a pas souhaité,
01:01:28à la hauteur du ministère de l'Éducation,
01:01:30mettre en place
01:01:31cette obligation,
01:01:32entre guillemets.
01:01:32En revanche,
01:01:33il y a des choses
01:01:33qui sont faites sur le terrain.
01:01:35La région Île-de-France,
01:01:35par exemple,
01:01:36fait le choix
01:01:36de montrer à plus
01:01:37d'une centaine de lycéens
01:01:38lors d'une soirée organisée
01:01:40autour de ce film,
01:01:41avec une partie de l'équipe du film,
01:01:42avec des personnalités
01:01:43qui parlent justement
01:01:45de l'islamisme, etc.,
01:01:46de montrer ce film
01:01:48à plus d'une centaine
01:01:49de lycéens et de collégiens.
01:01:50Je vais juste dire
01:01:50une dernière phrase
01:01:51par rapport à ce film.
01:01:52Vous voyez,
01:01:53on parle souvent
01:01:53qu'on manque de cohésion sociale,
01:01:55que la société ne tient plus.
01:01:56Mais on ne fait pas
01:01:57d'événements sociaux.
01:01:58Si vous forciez
01:01:59tous les collégiens
01:02:00et tous les lycéens
01:02:00à voir le film,
01:02:01il y aurait,
01:02:02si vous voulez,
01:02:02une base commune.
01:02:03Et après,
01:02:04il pourrait y avoir un débat.
01:02:05Là, qu'est-ce que vous voulez
01:02:06mener à un débat
01:02:06quand finalement,
01:02:07il y aura un lycéen sur dix
01:02:08seulement qui l'aura vu ?
01:02:09Ou un collégien sur dix
01:02:10qui l'aura vu ?
01:02:11Encore une fois,
01:02:12l'État passe à côté
01:02:13d'une manière simple
01:02:14qui ne coûterait pas
01:02:15si cher que ça
01:02:16de créer une culture commune.
01:02:18Il y a un moment...
01:02:23Est-ce qu'on montre encore
01:02:25chaque année
01:02:25dans tous les établissements scolaires
01:02:26Nuez-Brouillard
01:02:27ou Shoah ?
01:02:28Non, non, non, non.
01:02:29Non ?
01:02:30C'est fini, ça ?
01:02:30Ah oui, c'est fini.
01:02:32Pourquoi ça s'est arrêté ?
01:02:33Alors, ça s'est arrêté
01:02:34parce qu'il y a eu des plaintes.
01:02:34Beaucoup de parents
01:02:35qui disaient que c'était
01:02:36des images insoutenables
01:02:37et qu'on n'avait pas
01:02:37montré ça aux élèves,
01:02:39même des lycéens.
01:02:41Et puis, non,
01:02:42ça s'est...
01:02:42Honnêtement,
01:02:43ça s'est perdu.
01:02:45C'est une pratique
01:02:46qui s'est perdue.
01:02:47Non, non,
01:02:47on n'impose plus ça.
01:02:48C'est justement...
01:02:49Et le résultat, c'est quoi ?
01:02:50Le résultat, c'est quoi ?
01:02:51C'est qu'on a des études
01:02:52qui nous montrent...
01:02:52Alors, je ne sais plus
01:02:53les pourcentages,
01:02:53mais c'est affolant
01:02:54et toutes classes sociales confondues
01:02:56parce que je me souviens
01:02:56qu'on était interrogés
01:02:58des lycéens
01:02:59dans des quartiers très chics
01:02:59qui ne manquent de rien.
01:03:01Ils sont incapables
01:03:01de vous dire ce qu'est la Shoah.
01:03:02Ils sont incapables
01:03:03de vous dire ce qu'est
01:03:03l'Arabie du Veldiv.
01:03:04Le 8 mai dernier,
01:03:05on a demandé à des jeunes
01:03:06également à quoi correspondait
01:03:07le 8 mai.
01:03:07Personne n'est capable
01:03:08de vous dire.
01:03:09C'est une invention
01:03:10créée par les Juifs
01:03:11dans les préjugés antisémites
01:03:12dont je parlais tout à l'heure.
01:03:12Il y a quand même celui-là.
01:03:13C'est-à-dire qu'en plus,
01:03:14ils ne savent pas
01:03:14et quand ils pensent savoir,
01:03:16il y a un petit sujet.
01:03:16Je veux dire,
01:03:17on va parler de l'orthographe
01:03:18dans un instant,
01:03:18mais la pédagogie,
01:03:19l'histoire,
01:03:20à un moment,
01:03:21si on oublie ces histoires communes
01:03:23et ce qui doit nous rassembler,
01:03:25on ne fait plus nation.
01:03:26Ce qui fait défaut,
01:03:26en fait,
01:03:27c'est un récit commun.
01:03:28C'est à force,
01:03:29en fait,
01:03:30d'enseigner des notions
01:03:31qui sont éclatées
01:03:32et disparates
01:03:32et de ne pas vouloir
01:03:34avoir un récit collectif national
01:03:36parce qu'on estime
01:03:37que finalement,
01:03:38ça fait un peu facho.
01:03:40Pour beaucoup,
01:03:41l'histoire doit être démantibulée
01:03:43et on traite les masses
01:03:44et non plus les personnalités.
01:03:45C'est pour ça que,
01:03:46par exemple,
01:03:46Louis XIV et Napoléon
01:03:47ont quand même considérablement
01:03:49réduit leur place
01:03:49dans un manuel de collège,
01:03:50par exemple.
01:03:51Après,
01:03:51on en reparle un peu au lycée,
01:03:52mais au collège,
01:03:53on a tendance
01:03:53à vouloir vraiment
01:03:54traiter par bloc.
01:03:55Et c'est très bien,
01:03:56moi, je trouve,
01:03:56de remettre cette histoire sociale
01:03:57au centre de l'éducation.
01:03:59Mais il faut aussi
01:04:00un moment
01:04:00qu'il y ait des repères
01:04:01et des accroches.
01:04:01Or,
01:04:02comme les grandes figures
01:04:03ont tendance à disparaître
01:04:04et à fusionner
01:04:05finalement dans la masse,
01:04:06vous avez un bloc,
01:04:07mais pour un enfant,
01:04:08ça ne parle pas en fait.
01:04:09Il faut un moment
01:04:10qu'il y ait des figures,
01:04:10C'est là où le cinéma
01:04:11est puissant
01:04:12parce que le cinéma
01:04:13change les données.
01:04:15Sur la Shoah,
01:04:16rappelez-vous de Low Cost,
01:04:17le feuilleton américain,
01:04:18qui était d'ailleurs
01:04:19un feuilleton très hollywoodien,
01:04:23a créé un choc.
01:04:24La liste de Schindler
01:04:25a créé un choc.
01:04:27Sur l'avortement,
01:04:28les films
01:04:29sur la vie de Gisèle Halimi
01:04:31ont créé un choc.
01:04:32Vous avez
01:04:32toute une série
01:04:33de moments
01:04:35qui sont
01:04:36extraordinairement puissants
01:04:37pour l'imaginaire collectif.
01:04:40Et Samuel Paty
01:04:41est un héros
01:04:42au sens
01:04:44tragique
01:04:45de notre temps.
01:04:46Et si on ne le valorise pas,
01:04:48ce n'est pas la peine
01:04:49de faire des films
01:04:49sur Jean Moulin aussi.
01:04:51L'abandon
01:04:51qui a réalisé
01:04:52200 548
01:04:54entrées en une semaine.
01:04:55Je rajoute
01:04:55qu'il y a
01:04:56347 copies,
01:04:58347 écrans
01:04:59qui diffusent.
01:05:00C'est un film
01:05:02grand public.
01:05:02Je crois que
01:05:03les énormes blockbusters,
01:05:05vous êtes un peu en dessous
01:05:06des 1000 copies.
01:05:07Donc,
01:05:08c'est à peine un tiers
01:05:09de ce que peut représenter
01:05:10une grosse machine
01:05:13cinématographique
01:05:13qui entre
01:05:14dans nos cinémas.
01:05:16Espérons que le bouchard
01:05:17oreille fasse le travail,
01:05:18que les chiffres
01:05:19continuent de gonfler
01:05:20et peut-être
01:05:20que ceux qui nous gouvernent
01:05:22prennent des décisions
01:05:23courageuses.
01:05:23C'est de salubrité publique.
01:05:25L'orthographe en question.
01:05:27Edouard Geffray
01:05:27se réveille
01:05:28à un mois du bac.
01:05:29Attention,
01:05:30les fautes seront
01:05:31bannies des copies
01:05:32sinon vous allez
01:05:32perdre des points.
01:05:33Est-ce que c'est une bonne idée ?
01:05:34Oui, ça semble aller
01:05:35dans le bon sens
01:05:35mais on verra que
01:05:36le bon sens ministériel
01:05:38peut parfois avoir
01:05:38des limites.
01:05:40A tout de suite.
01:05:40120 minutes la suite.
01:05:42Merci de nous rejoindre
01:05:42sur CNews.
01:05:4316h30,
01:05:44quasiment l'essentiel
01:05:45de l'actualité
01:05:45avec Margot Cipher.
01:05:47Mise en garde
01:05:48des gardiens
01:05:48de la révolution,
01:05:49ils étendront la guerre
01:05:50au-delà du Moyen-Orient
01:05:52si les Etats-Unis
01:05:53et Israël attaquaient
01:05:54à nouveau l'Iran.
01:05:54Elle intervient
01:05:55alors que Donald Trump
01:05:56a à nouveau menacé
01:05:57de frapper
01:05:58si aucun accord
01:05:59pour mettre un terme
01:05:59à la guerre
01:06:00n'était trouvé.
01:06:01Il dit donner à Téhéran
01:06:02deux ou trois jours
01:06:02et maximum
01:06:03jusqu'au début
01:06:04de semaine prochaine.
01:06:06Après l'Estonie,
01:06:07hier,
01:06:08alerte aux drones
01:06:08ce matin en Lituanie.
01:06:10Le président,
01:06:10la première ministre
01:06:11et les habitants
01:06:12ont été appelés
01:06:12à se mettre aux abris.
01:06:14Les vols ont été suspendus
01:06:15à l'aéroport de Vilnius
01:06:16et les trains immobilisés.
01:06:17Une première
01:06:18pour la capitale lituanienne
01:06:19depuis le début
01:06:20de la guerre russo-ukrainienne.
01:06:21L'alerte a finalement été levée
01:06:23en fin de matinée.
01:06:25Et puis la Jordanie
01:06:25dit elle aussi
01:06:26avoir abattu ce matin
01:06:27un drone d'origine inconnue
01:06:28dans son espace aérien.
01:06:30Il a été intercepté
01:06:31et abattu
01:06:31à environ 50 kilomètres
01:06:33au nord d'Aman
01:06:34sans faire de victime.
01:06:36Merci beaucoup Margot
01:06:37pour l'essentiel.
01:06:38Elodie Richard
01:06:39toujours autour de la table.
01:06:40Maître Olivier Pardot,
01:06:41Ophélie Roch
01:06:42et Raphaël Stainville.
01:06:43Le ministre
01:06:44de l'Education nationale
01:06:45veut traquer
01:06:46les fautes d'orthographe
01:06:48au prochain baccalauréat.
01:06:49Les correcteurs
01:06:50vont recevoir
01:06:50des consignes
01:06:52pour sanctionner
01:06:52plus durement
01:06:53les erreurs
01:06:54de syntaxe,
01:06:54d'orthographe,
01:06:55de grammaire
01:06:55dans les copies.
01:06:56Édouard Jeffrey,
01:06:57le ministre,
01:06:57l'a confirmé hier
01:06:59en prévoyant
01:07:00une probable légère baisse
01:07:01du taux de réussite.
01:07:03Écoutez-le.
01:07:04C'est toujours un peu surprenant
01:07:06quand on pense avoir
01:07:06une affirmation de bon sens
01:07:08de voir qu'elle fait débat.
01:07:09Mais en même temps,
01:07:09c'est intéressant.
01:07:10C'est ça qui montre
01:07:10qu'elle ne s'arrête pas
01:07:13seulement au bon sens.
01:07:15Mais à la fin,
01:07:16le baccalauréat
01:07:17est le premier diplôme
01:07:18de l'enseignement supérieur.
01:07:20Et il rend possible
01:07:21par conséquent
01:07:22l'inscription
01:07:23à des études supérieures.
01:07:25Si un élève
01:07:26a un niveau
01:07:27d'orthographe,
01:07:28de syntaxe
01:07:29et de grammaire
01:07:30manifestement insuffisant,
01:07:32il ne peut pas
01:07:33avoir la moyenne.
01:07:35D'abord,
01:07:35je me permets
01:07:36de rester là-dessus,
01:07:36ce n'est pas que l'orthographe.
01:07:38C'est bien l'orthographe,
01:07:39la syntaxe
01:07:39et la grammaire.
01:07:40Tout le monde
01:07:40se focalise sur l'orthographe.
01:07:41Pour moi,
01:07:42c'est la maîtrise globale
01:07:43d'un niveau de langue
01:07:45correct
01:07:45et conforme
01:07:46aux attendus du diplôme.
01:07:48Faut-il sanctionner
01:07:48les fautes d'orthographe
01:07:49au bac ?
01:07:49Écoutez ce qu'en pensent
01:07:50les jeunes franciliens.
01:07:52Là, il va falloir
01:07:54sévère là-dessus
01:07:55pour pouvoir se rassurer
01:07:57que les parents.
01:07:58Parce que quand ils vont
01:07:59voir que les notes
01:07:59ont baissé,
01:08:00ils vont faire aussi
01:08:01des efforts au niveau
01:08:02de chez eux
01:08:03pour pouvoir améliorer ça.
01:08:05Et ça,
01:08:05ça va être étape à étape,
01:08:07c'est-à-dire au niveau
01:08:07de la maison.
01:08:08On va améliorer les enfants
01:08:09mais en cherchant
01:08:10à améliorer les enfants,
01:08:11on va soit aussi
01:08:12chercher à ça,
01:08:13améliorer aussi.
01:08:14C'est un peu injuste.
01:08:15Par exemple,
01:08:16pour des personnes
01:08:16qui ont plus de difficultés
01:08:17sur ça,
01:08:19c'est un petit peu injuste
01:08:20parce que si dans le fond,
01:08:22ce qui est écrit,
01:08:23c'est correct,
01:08:24mais c'est les faux
01:08:25d'orthographe
01:08:26qui sont pénalisés,
01:08:29c'est injuste.
01:08:30Pour moi,
01:08:31c'est une bonne initiative
01:08:32parce que ça nous pousse
01:08:33à écrire
01:08:37de manière plus soignée
01:08:39et à prendre conscience
01:08:41qu'on devrait écrire
01:08:43dans un français correct.
01:08:44De mon côté,
01:08:45je vais bien faire
01:08:46une révision générale
01:08:47sur la grammaire.
01:08:49Ça va être très difficile
01:08:51de se rattraper
01:08:52parce que notre génération actuelle
01:08:54a fait beaucoup
01:08:54de fautes d'orthographe
01:08:55parce qu'on a habitué
01:08:56aux correcteurs automatiques
01:08:57sur les téléphones.
01:08:59Je pense qu'il va falloir
01:09:00beaucoup plus
01:09:02de redoubler de travail.
01:09:04Je précise que
01:09:04si on ne voit pas
01:09:05certains visages,
01:09:05c'est parce que
01:09:06ce sont des mineurs
01:09:07qui ont été interrogés
01:09:08sans l'autorisation parentale
01:09:10donc c'est tout simplement légal.
01:09:12La décision va dans le bon sens ?
01:09:15On s'attend à ce que je dise oui
01:09:16mais pourtant je vais dire
01:09:17quelque chose
01:09:18de beaucoup plus nuancé.
01:09:18Je m'attendais à oui.
01:09:20Bien sûr, oui sur le principe
01:09:22mais non sur l'application maintenant.
01:09:25Attendez,
01:09:25l'école a laissé tomber
01:09:27l'orthographe et la grammaire
01:09:30depuis des années et des années.
01:09:32Du jour au lendemain,
01:09:32on va nous faire croire
01:09:33qu'on va pénaliser des enfants
01:09:34dont finalement jusqu'à il y a deux mois
01:09:36on leur disait
01:09:37ça va,
01:09:38tu pourras écrire n'importe comment.
01:09:39C'est le timing qui vous gêne.
01:09:41Mais bien sûr,
01:09:42mais encore une fois,
01:09:42ça me gêne
01:09:43parce qu'il est mensonger
01:09:44ce timing-là.
01:09:44Plutôt que de dire
01:09:46on a sacrifié une génération
01:09:47il ne faudra plus le faire
01:09:48et on va essayer
01:09:49de remettre les bases
01:09:50et on va essayer
01:09:51en effet de refaire ça.
01:09:52Là, vous dites
01:09:53à une génération
01:09:54dont finalement
01:09:54tout le monde leur a dit
01:09:55mais allez-y,
01:09:56écrivez n'importe comment.
01:09:57De toute façon,
01:09:58moi je me souviens
01:09:58de l'année dernière
01:09:59les corrections de copies de Bac
01:10:01mais à chaque fois
01:10:01j'avais les notes
01:10:02je mettais par exemple 10
01:10:03et on me remettait 14
01:10:05en me disant
01:10:06oui mais là
01:10:06vous avez jugé trop sévèrement
01:10:07le style
01:10:08on comprenait vaguement.
01:10:09Vous voyez,
01:10:10c'est-à-dire que
01:10:10vous m'apprenez un truc là
01:10:12il y a un contrôle des notes
01:10:12une fois que vous êtes correcteur
01:10:15et que vous avez décidé une note
01:10:16c'est quelqu'un qui passe derrière vous
01:10:17en disant
01:10:17qu'il relie la copie ?
01:10:19Non, alors c'est non seulement
01:10:20qu'il relie la copie
01:10:20mais qu'en fait
01:10:21vous êtes jugé
01:10:22sur l'ensemble de la moyenne
01:10:24que vous avez eue.
01:10:24Si vous notez trop sévèrement
01:10:25ou si vous notez trop gentiment
01:10:27il y a de toute façon
01:10:28des correcteurs
01:10:29qui vont dire
01:10:30bon ben là
01:10:30il faut absolument
01:10:30que tu sois dans cette moyenne de 13
01:10:32par exemple
01:10:32il faut que tu arrives à 13
01:10:33donc tu te démerdes comme tu veux
01:10:34mais il faut que tu arrives à 13
01:10:35c'est ça
01:10:35donc c'est pour ça
01:10:36que quand il dit
01:10:37oui mais bon regardez
01:10:39c'est pas normal
01:10:40il faut que la grammaire
01:10:41et l'orthographe
01:10:42et la syntaxe
01:10:43moi je trouve ça
01:10:44complètement normal
01:10:45bien sûr
01:10:46mais il le dit
01:10:47à un mois
01:10:48en sachant que jamais
01:10:49on a tenu un discours comme ça
01:10:51aux élèves
01:10:51et que les élèves
01:10:52ne sont pas préparés
01:10:53qu'est-ce que vous voulez
01:10:53qu'en un mois
01:10:54il y a un enfant
01:10:54qui révise les bases
01:10:55pour son bac
01:10:57et qui en même temps
01:10:58revoit toute la syntaxe
01:10:59et la grammaire
01:11:00et l'orthographe
01:11:01enfin un mois
01:11:01Après chère Ophélie
01:11:02c'est pas à vous
01:11:03que je vais apprendre
01:11:03qu'il y a un delta
01:11:04entre ce que dit le ministre
01:11:06et les effets
01:11:07qui seront suivis
01:11:07vous avez les syndicats
01:11:09vous avez l'inspection
01:11:10le rectorat
01:11:11qui va détricoter
01:11:12corseter tout ça
01:11:14et ça ne sera jamais bien
01:11:15c'est pour ça que je dis
01:11:16que c'est mensonger
01:11:16et que je ne dis
01:11:17que ça ne sert à rien
01:11:18de dire des effets de phrase
01:11:19comme ça
01:11:19on vous fait quoi ?
01:11:20on me fait genre
01:11:20que l'école française
01:11:21va redevenir élitiste
01:11:24mais là vous vendez quoi ?
01:11:25vous vendez du rêve
01:11:26aux parents
01:11:26en disant attention
01:11:27quand votre enfant
01:11:28aura le bac
01:11:29vraiment là
01:11:29c'est un vrai bac
01:11:30cette année
01:11:30on a fait vraiment attention
01:11:32mais vous mentez en fait
01:11:34vous mentez aux élèves
01:11:36mais vous mentez surtout
01:11:37aux parents
01:11:37en fait le problème
01:11:38c'est pas l'évaluation
01:11:39des acquis
01:11:39c'est la transmission
01:11:40qui est faite
01:11:40depuis des années
01:11:41mais oui
01:11:41mais c'est ça
01:11:42quand vous avez lâché
01:11:44l'affaire
01:11:45imaginons
01:11:45imaginons vraiment
01:11:46ça s'applique
01:11:48on est devenu
01:11:49d'ailleurs il ne dit pas
01:11:49sur quelle modalité
01:11:50mais on est devenu
01:11:51intraitable
01:11:51sur la sataxe
01:11:52la grammaire
01:11:52la conjugaison
01:11:53mais vous imaginez
01:11:55ça ne serait vraiment pas juste
01:11:56en fait pour cette génération
01:11:57parce que personne ne lui a dit
01:11:59de faire attention
01:12:00donc à un moment
01:12:00il faut être cohérent aussi
01:12:01c'est pas à elle de payer
01:12:02l'époque assez non plus
01:12:03c'est pour ça que fort heureusement
01:12:05j'ai envie de dire
01:12:05pour les jeunes
01:12:06ça ne s'appliquera pas
01:12:07parce que de toute façon
01:12:09l'état n'est pas capable
01:12:10de donner les notes réelles
01:12:11aux enfants
01:12:12en fait on ment en permanent
01:12:13on a surnoté
01:12:14pendant des années
01:12:15et aujourd'hui
01:12:15on veut sanctionner
01:12:16du jour au lendemain
01:12:17ça n'a pas de sens
01:12:17moi je suis vraiment pour que
01:12:19oui mais on préfère
01:12:20entendre ça que le contraire
01:12:21j'entends tous vos arguments
01:12:22au féliroc
01:12:23mais ça ne me déplaît pas
01:12:24d'entendre un ministre
01:12:25qui dit
01:12:26le taux de réussite
01:12:27va être moindre cette année
01:12:28parce que là
01:12:29on va être intransigeant
01:12:30sur les fautes d'orthographe
01:12:31c'est peut-être un point de départ
01:12:32pour quelque chose
01:12:32de plus global
01:12:33c'est peut-être ce qu'il faut espérer
01:12:34mais ça sera un point de départ
01:12:36pour nulle part en fait
01:12:37d'accord
01:12:38j'essaye
01:12:39c'est pas parce que vous dites
01:12:41en effet une phrase comme ça
01:12:43que vous répétez deux fois
01:12:44en disant
01:12:45à un mois du bac
01:12:46là ça y est
01:12:47on va vraiment tout changer
01:12:48mais attendez
01:12:48c'est comme si je vous disais
01:12:50vous avez passé
01:12:51je ne sais pas
01:12:51votre permis
01:12:52pendant le code
01:12:53pendant je ne sais pas
01:12:54combien de mois
01:12:55et genre
01:12:56deux jours avant les épreuves
01:12:57on vous dit non non
01:12:58les règles ont changé
01:12:58mais non les règles
01:12:59ne changent pas comme ça
01:13:00à un moment
01:13:00il faut être cohérent aussi
01:13:02moi autant qu'ils disent
01:13:04pour les bacs
01:13:04dans cinq ans
01:13:05là on sera vraiment
01:13:06intraitable
01:13:07dans cinq ans
01:13:08on va prendre
01:13:09les générations
01:13:09dès le collège
01:13:10on va les monter en force
01:13:11ça moi là je dirais
01:13:13oui oui bien sûr
01:13:14ça c'est crédible en plus
01:13:15j'y crois
01:13:16là j'y crois pas
01:13:17parce que en un mois
01:13:19enfin moi je pense
01:13:21que beaucoup de mes collègues
01:13:22nous qu'on a entendu ça
01:13:23sur tous les collègues de l'aim
01:13:24on a ricané
01:13:24on se dit oui bien sûr
01:13:25je vais rappeler que monsieur Geffray
01:13:27était numéro deux
01:13:28de Jean-Michel Blanquer
01:13:28à l'époque où monsieur Blanquer
01:13:29était ministre de l'éducation
01:13:31nationale
01:13:31j'ai noté ce chiffre
01:13:32donc Edouard Geffray
01:13:35qui a participé
01:13:36à la mise en place
01:13:39de la réforme du bac
01:13:42qui a conduit
01:13:42alors c'est ce chiffre
01:13:43que je voulais vous donner
01:13:44la réforme du bac
01:13:45a conduit
01:13:45à plus 1157%
01:13:48de mentions
01:13:49très bien
01:13:50est-ce que vous avez l'impression
01:13:51qu'on a 1157%
01:13:53d'augmentation du niveau scolaire
01:13:55ces dernières années
01:13:56c'est une question
01:13:57qu'on peut se poser
01:13:57Elodie
01:13:58oui mais c'est une question
01:13:58qu'on peut se poser
01:13:59et je partage
01:13:59quand vous dites
01:14:00effectivement on peut saluer
01:14:01qu'un ministre de l'éducation nationale
01:14:03se rende compte
01:14:03qu'à 18 ans
01:14:04ne pas savoir écrire français
01:14:05c'est un problème
01:14:06alors pour le coup
01:14:06on va pas lui donner tort
01:14:08mais effectivement
01:14:08j'ai tendance peut-être
01:14:09comme Ophélie
01:14:10à voir les limites
01:14:10qu'il y a derrière
01:14:11premièrement je rejoins
01:14:12sur le côté
01:14:13ça veut dire que
01:14:13ça pourra s'appliquer
01:14:14uniquement
01:14:15vous dites 5 ans
01:14:16vous connaissez mieux
01:14:17moi
01:14:17j'ai même tendance à dire
01:14:18à partir du moment
01:14:18où les gens
01:14:19commencent à écrire
01:14:19les petits-enfants
01:14:20c'est là où il faut
01:14:21mettre en place tout ça
01:14:22et puis pardon
01:14:22mais revoir le recrutement
01:14:23des profs
01:14:24vous avez certains profs
01:14:25qui font des fautes
01:14:25eux-mêmes
01:14:26donc quand vous avez
01:14:27dès l'école primaire
01:14:28des profs
01:14:28qui vous apprennent
01:14:29l'orthographe
01:14:29avec des fautes
01:14:30ou qui sont pas capables
01:14:31de faire une phrase
01:14:32sans faire de fautes
01:14:33par définition
01:14:33là aussi
01:14:34il y a une injustice
01:14:35et ça peut sembler
01:14:36être du bon sens
01:14:37mais imaginez
01:14:38si vraiment c'est mis en place
01:14:39je ne le crois pas non plus
01:14:40mais imaginez au bac
01:14:41là c'est mis en place
01:14:42vous allez avoir
01:14:43des polémiques
01:14:45des pétitions
01:14:45et tout ce que vous voulez
01:14:46parce qu'on expliquera
01:14:47que devoir savoir écrire
01:14:48français à 18 ans
01:14:49c'est beaucoup trop
01:14:50j'ai une archive
01:14:51pour vous dire un mot
01:14:52Olivier
01:14:53si vous voulez dans un instant
01:14:54une archive
01:14:55que Pascal nous a proposé
01:14:56Pascal Praud nous a proposé
01:14:57ce matin dans l'heure des proches
01:14:58je voulais absolument
01:14:58que les gens la revoient
01:14:59ça date de 1973
01:15:02plongée au coeur
01:15:03de cette instance
01:15:04cette dictée
01:15:05avec une institutrice
01:15:06qui fait du renforcement scolaire
01:15:08pour des élèves
01:15:09qui sont en difficulté
01:15:10ça se passait comme ça
01:15:12tout près de Drill à Rony
01:15:14où elle a longtemps enseigné
01:15:16habite madame Champrou
01:15:19virgule
01:15:20dépêche toi un peu toi
01:15:25faire sa promenade habituelle
01:15:29elle est âgée de 78 ans
01:15:31et elle donne chaque jour
01:15:33des leçons de rattrapage
01:15:34aux enfants du village
01:15:36qu'est-ce que tu as dit
01:15:38pour écrire habituelle
01:15:43ça ressemble à quel mot
01:15:46à toi
01:15:47habitude
01:15:48tu ne sais pas écrire habitude
01:15:52il manque une lettre
01:15:55écrit en marche
01:15:56tu n'as pas compris toi
01:16:00manque une lettre
01:16:01qu'est-ce que c'est habituelle
01:16:03en grammaire
01:16:06et toi
01:16:09un adjectif
01:16:11qu'elle est efficace
01:16:13et puis peut-être de quoi
01:16:14une promenade
01:16:15alors
01:16:16et toi
01:16:19habituelle
01:16:19t'entends ?
01:16:21c'est ça mon amie
01:16:23habituelle
01:16:25récris ce mot je t'en prie
01:16:29et presse
01:16:31habituelle
01:16:36oui monsieur
01:16:37oui monsieur
01:16:38elle est exceptionnelle
01:16:40cette archive
01:16:40il y en a encore
01:16:42des gens
01:16:42des profs
01:16:43des enseignants
01:16:43de cette trempe
01:16:44mais c'est terrible à dire
01:16:45des gens comme ça
01:16:46aujourd'hui
01:16:46ils sont qualifiés
01:16:48de réac
01:16:48pire de facho
01:16:50moi je suis un peu
01:16:52une réac
01:16:53pour beaucoup
01:16:53parce qu'on n'est pas
01:16:54des dictées
01:16:54c'est toutes les semaines
01:16:55et en effet
01:16:56je laisse rien passer
01:16:57parce que j'estime
01:16:57que c'est la base du métier
01:16:58mais c'est vrai
01:16:59qu'on est souvent
01:17:00quand vous faites des dictées
01:17:01au début d'année
01:17:03après les parents
01:17:04laissent tomber
01:17:04mais au début d'année
01:17:05j'ai énormément de mails
01:17:06de plaintes
01:17:07en disant
01:17:07mais les dictées
01:17:08une fois par semaine
01:17:08mais vous traumatisez
01:17:09nos enfants
01:17:10non c'est aussi
01:17:11parce qu'il y a
01:17:12de la répétition
01:17:13qu'on finit par apprendre
01:17:14c'est pareil
01:17:14quand vous voulez
01:17:15apprendre quelque chose
01:17:15vous êtes obligés
01:17:16de retourner à l'ouvrage
01:17:20tendresse pour cette dame
01:17:22de l'époque
01:17:23elle est exceptionnelle
01:17:24cette dame
01:17:24jusque dans les années 80
01:17:25on avait 6 heures
01:17:26de français par semaine
01:17:27aujourd'hui on en a 4
01:17:28ça aussi ça compte
01:17:29tout dernier mot
01:17:30parce que je voudrais
01:17:30qu'on évoque un dernier sujet
01:17:31ensemble Olivier Pardot
01:17:33je sais qu'Habituelle
01:17:33prend un H maintenant
01:17:34grâce à elle
01:17:36grâce à madame
01:17:37et qu'il est épithète
01:17:39de promenade
01:17:39sans bon toute leur vie
01:17:41qu'Habituelle prend un H
01:17:43et encore
01:17:43elle est plutôt douce
01:17:44finalement
01:17:45elle est doua gentiment
01:17:46elle m'aurait intimidée
01:17:48à l'âge des minots
01:17:49sur la vidéo
01:17:51moi je vous dis
01:17:51je vois mes collaborateurs
01:17:52les jeunes collaborateurs
01:17:53du cabinet
01:17:55j'ai même pas
01:17:556 ans de l'orthographe
01:17:56de toute façon
01:17:56ils passent par
01:17:57l'intelligence artificielle
01:17:58pour édiger les conclusions
01:17:59par le correcteur d'orthographe
01:18:00pour taper
01:18:01donc l'utilité
01:18:03de l'orthographe
01:18:04ne leur vient pas
01:18:05immédiatement
01:18:07au cerveau
01:18:07parce qu'il y a
01:18:08les outils
01:18:08qui permettent de cela
01:18:09il nous reste quelques minutes
01:18:11pour évoquer
01:18:11cette tribune
01:18:12qui enflamme la croisette
01:18:13et puis Harold Iman
01:18:14nous a rejoint
01:18:15merci Harold
01:18:15on va parler un petit peu
01:18:16de l'actualité internationale
01:18:18parce que Donald Trump
01:18:19vient de s'exprimer
01:18:19et vous nous direz
01:18:21ce qu'il y a de neuf
01:18:22à retenir
01:18:23cette tribune
01:18:23qui enflamme la croisette
01:18:24sur laquelle je voulais
01:18:25que vous réagissiez
01:18:26vous savez qu'elle a été lancée
01:18:27par 600 professionnels
01:18:28tribune qui dénonce
01:18:29l'emprise grandissante
01:18:30de Canal
01:18:31elle compte
01:18:321600 signataires
01:18:33selon le collectif
01:18:34Zappé Bolloré
01:18:35qui dit tout
01:18:36dans son appellation
01:18:37le président du directoire
01:18:39de Canal
01:18:39Maxime Saada
01:18:40a répondu aux signataires
01:18:41ces derniers jours
01:18:42et il a annoncé
01:18:43que le groupe
01:18:43ne comptait plus travailler
01:18:44avec les signataires
01:18:45de la tribune
01:18:46publiée par Libération
01:18:47la semaine dernière
01:18:48ce qui est intéressant
01:18:48c'est d'entendre bien sûr
01:18:49les réactions politiques
01:18:50Yael Brown Pivet
01:18:51la présidente de l'Assemblée
01:18:54Dans notre démocratie
01:18:55ce qui est important
01:18:55c'est d'assurer
01:18:56le pluralisme des opinions
01:18:57le pluralisme de création
01:18:59la liberté de création
01:19:00et donc si
01:19:01pour ce faire
01:19:02il faut adopter une loi
01:19:04qui permette
01:19:05de l'assurer
01:19:06moi je suis tout à fait favorable
01:19:08je ne vis jamais
01:19:09ad nominem
01:19:10un tel ou un tel
01:19:11et oui ça m'inquiète
01:19:12parce qu'on a une liberté
01:19:13qui est sacrée dans notre pays
01:19:14c'est la liberté d'expression
01:19:16et donc on ne peut pas
01:19:17avoir un espèce
01:19:18de chantage
01:19:19parce que vous vous êtes exprimé
01:19:21et que vous avez exprimé
01:19:22une opinion
01:19:22quand je dis
01:19:23il faut garantir
01:19:24la liberté d'expression
01:19:25d'opinion
01:19:26de création
01:19:27je vise évidemment
01:19:28cela aussi
01:19:30Raphaël
01:19:30Canal Plus
01:19:31qui soutient
01:19:32des films
01:19:33de toutes orientations
01:19:34ça peut aller
01:19:34de Camping
01:19:35de Fabien Antoniente
01:19:36qu'on salue
01:19:37le film sur ce
01:19:40jeune migrant
01:19:41Adieu Souleymane
01:19:43magnifique film
01:19:43également entièrement
01:19:44financé par Canal
01:19:45c'est l'essence même
01:19:46de la liberté d'expression
01:19:47ce que fait le groupe Canal
01:19:48avec le cinéma
01:19:49de quoi nous parle
01:19:50la présidente de l'Assemblée ?
01:19:52Non mais
01:19:52c'est totalement lunaire
01:19:54en fait
01:19:54parce que d'un côté
01:19:56nous avons un groupe
01:19:57Canal Plus
01:19:57qui finance
01:19:58et qui est le plus gros
01:19:59financeur du cinéma français
01:20:00aujourd'hui
01:20:01et qui aujourd'hui
01:20:02se retrouve attaqué
01:20:04totalement injustement
01:20:05vous venez de rappeler
01:20:06un certain nombre
01:20:07de films
01:20:08qui ont été soutenus
01:20:10et qui ont pu être réalisés
01:20:11grâce à l'aide
01:20:12de Canal Plus
01:20:12est-ce que le groupe
01:20:14s'est opposé
01:20:15a mis son veto
01:20:17le groupe Canal Plus
01:20:18à la sortie de ses films
01:20:20jamais
01:20:20il n'a toujours soutenu
01:20:21le cinéma
01:20:22donc on a une petite caste
01:20:24qui probablement
01:20:25dans la foulée
01:20:28de l'affaire Grasset
01:20:28s'est cru obligé
01:20:29de s'en prendre
01:20:30à Vincent Bolloré
01:20:32mais avec des arguments
01:20:33qui sont fallacieux
01:20:35la liberté d'expression
01:20:36elle est garantie
01:20:37elle est même
01:20:38d'abord elle est contractuelle
01:20:39mais surtout elle est garantie
01:20:41mais c'est le duplicata
01:20:43de l'affaire Grasset
01:20:44il n'y a pas
01:20:45c'est davantage d'oeuvres
01:20:46qui sont peut-être produites
01:20:47peut-être d'autres
01:20:48qui ne l'étaient pas aujourd'hui
01:20:49parce que ça ne correspondait pas
01:20:51au canon
01:20:52du cinéma français
01:20:53mais c'est toujours
01:20:55pour davantage
01:20:56de liberté d'expression
01:20:57et de liberté de création
01:20:58je voudrais juste
01:20:59qu'on voit
01:20:59et vous allez réagir Elodie
01:21:00l'échange entre la députée
01:21:02LFI Legrain
01:21:03et la ministre de la Culture
01:21:04Catherine Pégard
01:21:04hier
01:21:05Ne vous en déplaise
01:21:07l'art est politique
01:21:08Cannes et le CNC
01:21:09au nid des amis
01:21:10de Trump et de Mélanie
01:21:11sont nés de la résistance
01:21:13à la mostra fasciste
01:21:14et à l'impérialisme culturel américain
01:21:16la liste des résistances
01:21:18s'allonge
01:21:18ils et elles façonnent
01:21:19une culture libre
01:21:20populaire
01:21:21émancipatrice
01:21:22à milieu du puits du fou
01:21:23et autres fantasmes rances
01:21:25une culture vivante
01:21:26qui bat au rythme
01:21:27de la nouvelle France
01:21:28dans moins d'un an
01:21:29le peuple de France
01:21:30respirera de nouveau
01:21:30avec Jean-Luc Mélenchon
01:21:32nous démantèlerons
01:21:32l'Empire Bolloré
01:21:33et reconstruirons
01:21:34le service public
01:21:35de la culture
01:21:35pour toutes et tous
01:21:37la place majeure
01:21:38de cette entreprise
01:21:39dans le cinéma
01:21:40lui donne une voix
01:21:41qui compte
01:21:41je regrette que la réponse
01:21:44disproportionnée
01:21:45à tout le moins
01:21:46apportée aux inquiétudes
01:21:47bien réelles
01:21:48qui se sont exprimées
01:21:49les avives alors
01:21:51alors même
01:21:52que les films
01:21:53sélectionnés aujourd'hui
01:21:55devraient démentir
01:21:56les craintes
01:21:57par la variété
01:21:58des récits
01:21:59ou des imaginaires
01:22:00dans lesquels
01:22:01ils nous entraînent
01:22:02la France
01:22:03est un grand pays
01:22:04de cinéma
01:22:05notre filière
01:22:06du cinéma
01:22:07est une magnifique
01:22:08réussite culturelle
01:22:09et industrielle
01:22:10qui participe
01:22:12de l'attractivité
01:22:14de notre pays
01:22:14et de notre
01:22:16souveraineté culturelle
01:22:17nos industries
01:22:18culturelles
01:22:19ne doivent pas
01:22:19être
01:22:21instrumentalisées
01:22:22à des fins politiques
01:22:23Madame la députée
01:22:25je crois que vous
01:22:25serez d'accord
01:22:26pour dire avec moi
01:22:27que nous ne devons pas
01:22:29être les jeux
01:22:30de polémiques
01:22:31qui fragilisent
01:22:32une de nos plus
01:22:33belles réussites
01:22:33en attaquant
01:22:35semaine après
01:22:36semaine
01:22:36ces différents
01:22:38piliers
01:22:39accusés d'être
01:22:39au service
01:22:40d'idéologie politique
01:22:41c'est bien parce qu'elle n'a pas
01:22:43du tout perdu le sens
01:22:43de la nuance
01:22:44la députée LFI
01:22:45le grain
01:22:45il y a eu trois questions
01:22:46hier effectivement
01:22:47j'étais à l'assemblée
01:22:48LFI écologiste
01:22:49et PS
01:22:49c'est un boulgy-boulga
01:22:50tout est mélangé
01:22:51à l'intérieur
01:22:52et c'est génial
01:22:53parce que dans les 15 secondes
01:22:54je pense qu'on a écouté
01:22:55elle vante la liberté
01:22:56d'expression
01:22:57en précisant la seconde
01:22:58d'après
01:22:58que si jamais LFI
01:22:59est au pouvoir
01:23:00ils démontèleront
01:23:01l'Empire Bolleret
01:23:01donc la liberté
01:23:02d'expression
01:23:02visiblement
01:23:03c'est pour certains
01:23:04et pas d'autres
01:23:05et un mot juste rapidement
01:23:06sur la ministre de la culture
01:23:07hier elle s'est exprimée
01:23:08c'est le même temps
01:23:08du cinéma
01:23:09je dois dire honnêtement
01:23:11et ce n'est pas écrit
01:23:11que je n'ai pas compris
01:23:12sa position
01:23:12et la deuxième fois
01:23:14quand elle répondait
01:23:15à l'écologiste
01:23:16quand elle a été interrogée
01:23:17sur la même chose
01:23:17elle a répondu
01:23:18par l'intelligence artificielle
01:23:20en vantant les mérites
01:23:21de l'intelligence artificielle
01:23:22et donc je dois dire
01:23:23que je n'ai pas encore compris
01:23:24totalement la position
01:23:25de Catherine Péga
01:23:26et bien on va attendre un peu
01:23:27parce qu'on va passer
01:23:28à Harold Iman
01:23:29cher Harold
01:23:30bonjour
01:23:30merci d'être la spécialiste
01:23:32des questions internationales
01:23:33avant de refermer cette émission
01:23:34Donald Trump vient de s'exprimer
01:23:35sur l'Iran
01:23:36quoi de neuf docteur ?
01:23:37alors il a dit deux choses
01:23:39il a d'abord parlé
01:23:40de Netanyahou
01:23:41Benjamin Netanyahou
01:23:43et ensuite
01:23:44il a parlé directement
01:23:46de l'Iran
01:23:47du détroit d'Hormuz
01:23:49on lui a posé une question
01:23:50est-ce que vous seriez réceptif
01:23:52à un deal limité
01:23:54sur la seule réouverture
01:23:57du détroit d'Hormuz
01:23:58sous-entendu
01:23:59aucune autre condition
01:24:01et bien écoutons
01:24:03la réponse d'un président
01:24:05passablement fatigué
01:24:06je vous l'accorde
01:24:07on l'écoute
01:24:11il nous faut rouvrir
01:24:12le détroit
01:24:13immédiatement
01:24:14je veux bien réessayer
01:24:15mais je ne suis pas pressé
01:24:18je ne veux pas voir
01:24:19beaucoup de gens mourir
01:24:21mais on peut agir
01:24:22des deux façons
01:24:25voilà
01:24:26il n'a pas vraiment bougé
01:24:28il a juste dit
01:24:29il faut voir
01:24:30il faut attendre
01:24:31je suis patient
01:24:32je ne suis pas pressé
01:24:33mais il faut
01:24:35s'il y a un deal
01:24:36qu'il y ait immédiatement
01:24:37l'ouverture
01:24:39la réouverture
01:24:40du détroit
01:24:40bon en fait
01:24:41il n'a rien dit de neuf
01:24:43il ne faut pas comprendre
01:24:44qu'il accepterait
01:24:46uniquement un deal
01:24:47qui réouvrirait
01:24:49le détroit d'Hormuz
01:24:50et rien d'autre
01:24:50si vraiment
01:24:52on l'écoutait
01:24:53je l'ai écouté trois fois
01:24:54on comprend
01:24:55vous êtes payé pour ça
01:24:56cher ami
01:24:57je n'ai pas volé
01:24:59mon salaire aujourd'hui
01:25:01et donc
01:25:01ça veut dire
01:25:02s'il y a un deal
01:25:04on commence par ça
01:25:05et sous-entendu
01:25:06il y aura autre chose
01:25:08et puis il ajoute
01:25:09que de toutes les façons
01:25:10il finira par l'ouvrir
01:25:12avec ou sans
01:25:14beaucoup de morts
01:25:15mortalité
01:25:16il dit
01:25:16je préfère en tuer
01:25:18très peu
01:25:19mais
01:25:20on peut faire autrement
01:25:21ça laisse le champ
01:25:23à pas mal d'éventualités
01:25:24et bien il a laissé
01:25:25l'hypothèque
01:25:26de la frappe
01:25:28à suite au prochain épisode
01:25:29ah oui absolument
01:25:30Harold Iman
01:25:31merci beaucoup
01:25:32merci à tous les quatre
01:25:32d'avoir participé
01:25:33à cette émission
01:25:34Martin Mazur
01:25:34Thomas Goussard
01:25:35l'ont préparé
01:25:36j'aurai le plaisir
01:25:37de vous retrouver
01:25:37demain à 15h
01:25:39pour un nouveau numéro
01:25:39de 120 minutes info
01:25:40d'ici là
01:25:41et vous avez rendez-vous
01:25:42avec Laurence Ferrari
01:25:42pour Punchline
01:25:43très bonne fin de journée
01:25:44sur CNews
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