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- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00Bonjour à tous, 120 minutes info, merci d'être avec nous sur CNews en direct jusqu'à 17h pour décrypter
00:00:07les grands faits d'actualité.
00:00:08Je vous présente nos invités et nos grandes thématiques dans une poignée de secondes.
00:00:12Mais d'abord à quasiment 15h, on salue Valérie Akinin. Bonjour Valérie, c'est l'heure de votre journal à
00:00:17la une.
00:00:18D'ailleurs la guerre au Proche-Orient, évidemment, une frappe israélienne qui aurait touché le sud-Liban et aurait fait
00:00:23deux morts également.
00:00:23Tsaïl qui appelle à nouveau à évacuer un village du sud du Liban. Le Hezbollah, de son côté, se réserve
00:00:30le droit de riposter, dit-il,
00:00:32alors que le président américain Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines de cesser le feu
00:00:37et que le chef de la diplomatie iranienne est attendu ce soir à Islamabad.
00:00:42On va tout de suite retrouver Pauline Trevzer, notre envoyée spéciale à la frontière israél-libanaise.
00:00:47Bonjour Pauline, quelle est la situation sur place ?
00:00:53Oui Valérie, alors vous l'avez dit, malgré cette annonce de prolongation de cette trêve hier, la situation continue de
00:01:01s'envenimer.
00:01:02Vous allez voir le sud-Liban sur les images de Fabrice Elsner et de cette zone.
00:01:08Eh bien le Hezbollah tente de viser les terroristes du Hezbollah.
00:01:12Cet après-midi, neuf localités du nord d'Israël ont été visées par des drones.
00:01:17Les sirènes d'alerte ont retenti ici.
00:01:20Tous les drones du Hezbollah ont été interceptés.
00:01:23Mais ce qu'on peut vous dire, c'est qu'encore en ce moment où on vous parle,
00:01:26on entend des échanges de tirs juste derrière nous, des tirs échangés entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
00:01:34On voit donc que malgré cette annonce d'une trêve prolongée de trois semaines,
00:01:38encore aujourd'hui, les combats continuent.
00:01:42Pauline, encore un mot.
00:01:44De nouvelles images ont été diffusées ces dernières heures par l'armée israélienne.
00:01:48De quoi s'agit-il ?
00:01:52Oui, Julien, vous allez voir ces images diffusées par Tsaal.
00:01:56On le voit, des ambulances utilisées par le Hezbollah à des fins terroristes.
00:02:02Donc le Hezbollah, eh bien, utilise ces ambulances libanaises comme couverture pour transporter
00:02:07ces armes, des obus explosifs ou mortiers à destination d'Israël.
00:02:13Mais ce n'est pas la première fois que nous avons ce type d'informations.
00:02:17Car vous savez, le Hezbollah est véritablement un État dans l'État au Liban
00:02:21et utilise des infrastructures civiles comme des écoles ou des hôpitaux.
00:02:26Le Hezbollah est véritablement implanté dans toute la société civile libanaise.
00:02:32Et à la différence de l'État libanais, eh bien, le Hezbollah ne veut pas de pourparler
00:02:36avec Israël.
00:02:38Et il appelle d'ailleurs encore aujourd'hui l'État libanais à se retirer de ces discussions.
00:02:44Merci beaucoup, Pauline.
00:02:45Merci à Fabrice Elsner qui vous accompagne dans le nord d'Israël.
00:02:48Les forces de l'ONU qui maintiennent la paix dans le sud du Liban
00:02:52annoncent le décès d'un casque bleu indonésien.
00:02:55Il avait été blessé le 29 mars lors d'une attaque contre sa base.
00:02:58Dans un communiqué, la finue, l'annonce que le caporal Rico Pramoudia, âgé de 31 ans,
00:03:04a succombé à ses blessures dans un hôpital de Beyrouth au Liban.
00:03:07Il avait été grièvement blessé à la suite de l'explosion d'un projectile.
00:03:12Une annonce qui intervient après la mort de deux casques bleus français,
00:03:15Florian Montorio et Anissé Girardin, dans le sud du Liban lors d'une attaque imputée au Hezbollah.
00:03:20Le nouveau guide suprême iranien qui n'a pas été vu en public depuis sa nomination.
00:03:25Il serait lucide mais trop affaibli pour commander le régime iranien.
00:03:30En formation du New York Times,
00:03:31Mojtaba Khamenei aurait le visage et les lèvres gravement brûlées,
00:03:36rendant sa parole difficile.
00:03:38Propos de responsables iraniens sous couvert d'anonymat.
00:03:41Il aurait aussi subi trois interventions chirurgicales à une jambe et attendrait une prothèse.
00:03:46Selon les autorités iraniennes,
00:03:47le nouveau guide suprême ne souhaite pas paraître faible ou vulnérable.
00:03:51Et dans ce contexte, deux drones en provenance d'Irak ont visé des postes frontières dans le nord du Koweït.
00:03:57Annonce faite sur le réseau social X par l'armée koweïtienne qui parle d'un acte criminel d'agression
00:04:03impliquant deux drones chargés d'explosifs en provenance de la République d'Irak.
00:04:09Cette attaque a entraîné des dommages matériels mais aucune victime n'est à déplorer.
00:04:13Dans le reste de l'actualité internationale, Valérie,
00:04:15le sommet du G20 a présidé cette année par les Etats-Unis.
00:04:18La Russie sera bien invitée en Floride mais le président américain doute de la participation de son leader, Vladimir Poutine.
00:04:24Moscou, de son côté, ne s'est pas prononcée sur la présence du président russe
00:04:28mais Donald Trump estime qu'il faut parler à tout le monde, dit-il.
00:04:32Le sommet aura lieu en décembre et à son approche,
00:04:35Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin,
00:04:38déclare qu'une décision sera bientôt prise sur le format de leur participation.
00:04:41On évoque maintenant ce soldat américain qui aurait empoché plus de 400 000 dollars
00:04:46en pariant avant sa chute, sur la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro.
00:04:51Exactement, Julien, et il aurait utilisé des informations confidentielles pour ses paris.
00:04:56Il a été inculpé pour fraude, annonce faite par le ministère de la Justice.
00:05:01Le soldat américain de 38 ans avait participé à la planification et à l'exécution de l'opération
00:05:06qui a permis de capturer Nicolas Maduro.
00:05:09S'il est reconnu coupable de l'ensemble des chefs d'accusation,
00:05:12il en court jusqu'à 50 ans de prison.
00:05:15Place aux négociations pour Emmanuel Macron après Chypre.
00:05:18Le président de la République est en déplacement pendant deux jours en Grèce
00:05:21pour renforcer la coopération des deux pays en matière de défense et de sécurité.
00:05:26Et pour Athènes, de fortes incertitudes géopolitiques persistent
00:05:30et la visite du président français revêt une importance particulière.
00:05:34L'accord initial avait été signé en 2021 à Paris.
00:05:38La Grèce espère que la visite d'Emmanuel Macron va sceller le renouvellement de cet accord.
00:05:43Pour rappel, 24 Rafales et 4 Frégates Bellara avaient été commandés à la France
00:05:48pour un montant total de plus de 5,5 milliards d'euros.
00:05:52Retour en France, Sébastien Lecornu en déplacement à Marseille.
00:05:55Aujourd'hui, lors de son deuxième jour de visite,
00:05:57il a présidé une cérémonie de commémoration au mémorial du génocide arménien.
00:06:03Un crime contre l'humanité qui n'efface en rien la grandeur et la beauté du peuple arménien.
00:06:09Voici les mots du Premier ministre lors de son discours.
00:06:12Il ajoute que les enfants de l'Arménie portent dans leur âme et dans leur sang
00:06:17le martyr d'un peuple et la France derrière eux reconnaît le génocide des Arméniens
00:06:22et fait vivre la mémoire.
00:06:23Pour rappel, près d'1,5 million d'Arméniens sont morts dans ce génocide.
00:06:28Et puis on termine ce journal avec une image émouvante,
00:06:30l'ultime hommage aujourd'hui à l'actrice Nathalie Baye,
00:06:33ses obsèques qui ont eu lieu en l'église Saint-Sulpice,
00:06:36au cœur du 6e arrondissement de Paris, là où résidait la comédienne.
00:06:39Et le monde du cinéma ainsi que ses admirateurs ont pu assister à la messe.
00:06:44Nathalie Baye, décédée à 77 ans d'une maladie neurodégénérative,
00:06:49avait été multirécompensée au César.
00:06:52De nombreuses personnalités étaient présentes pour lui rendre un dernier hommage.
00:06:55Merci beaucoup Valérie.
00:06:57On voit sa fille Laura également qui a pris la parole
00:07:01dans une prise de parole particulièrement émouvante dans cette cérémonie.
00:07:06Voilà ce qu'on nous rapporte.
00:07:07Merci énormément, merci beaucoup Valérie d'avoir été avec nous.
00:07:11On se retrouve en 30 minutes pour un nouveau journal.
00:07:13Dunia Tengour est parmi nous cet après-midi du service politique de CNews.
00:07:16Bonjour chère Dunia.
00:07:18Mehdi Reich également, analystes politiques.
00:07:20Bonjour à vous, bonjour à Marc Hainot, journalistes.
00:07:23Beaucoup de thématiques à aborder avec vous aujourd'hui
00:07:26et les Français qui seront au cœur de cette émission
00:07:28parce qu'on va énormément parler de la crise économique,
00:07:31des prix du carburant, de l'inflation, du moral des Français
00:07:34qui selon l'INSEE observent une baisse quasi historique.
00:07:37On en parlera tout à l'heure mais près de vos priorités.
00:07:41Également ce plan de relance du logement qui nous intéresse
00:07:44et avec lequel on va commencer nos discussions.
00:07:46Le gouvernement qui présente enfin un nouveau plan pour le neuf
00:07:49comme pour l'ancien d'ailleurs, il veut accélérer la mise en place
00:07:53de locations de logements.
00:07:55L'État qui lâche du lest avec en prime, on va le voir,
00:07:58une cagnotte fiscale également.
00:08:00Félix Pérolas qui est avec nous.
00:08:03Félix, bonjour.
00:08:04Le Premier ministre qui était à Marseille
00:08:06pour présenter ce projet de loi sur le logement.
00:08:08Ce projet qui comprend des mesures de simplification
00:08:11et c'est ce qui va nous intéresser avec vous.
00:08:14L'allègement des contraintes qui pèsent
00:08:16sur les passoires énergétiques.
00:08:18Concrètement, qui est concerné par ces nouvelles mesures ?
00:08:21Eh bien Julien, on va prendre l'exemple d'un propriétaire.
00:08:24Il possède un appartement à Paris
00:08:26qu'il fait louer toute l'année.
00:08:29Problème, son appartement, il est classé G
00:08:32au diagnostic de performance énergétique.
00:08:36Vous le voyez, c'est la plus mauvaise classe.
00:08:38On appelle ces logements des passoires énergétiques
00:08:41car ils consomment énormément et sont mal isolés.
00:08:44Alors, avant cette nouvelle loi qui a été présentée
00:08:47par Sébastien Lecornu,
00:08:48ce propriétaire avait l'interdiction
00:08:50de remettre son appartement en location
00:08:53une fois le bail de son locataire terminé.
00:08:56Le gouvernement nous dit que cette mesure
00:08:58a pour but d'éviter d'accentuer le manque de logement
00:09:00sur le marché locatif.
00:09:01Mais quelles sont précisément les conditions, Félix ?
00:09:03Oui, vous l'avez dit, désormais,
00:09:04il peut remettre son appartement en location.
00:09:07Pour cela, il doit s'engager à réaliser
00:09:11des travaux d'amélioration de la performance énergétique
00:09:15avec une preuve d'un contrat signé avec un entrepreneur
00:09:19pour que son logement soit classé à minima E ou D.
00:09:23Une fois le contrat signé, on vous donne un délai
00:09:26pour réaliser les travaux.
00:09:27Trois ans pour une maison individuelle,
00:09:29cinq ans pour un appartement en copropriété.
00:09:32Pour soutenir ces rénovations dans les logements sociaux,
00:09:35le gouvernement propose de créer un dispositif
00:09:38qui permet d'augmenter les loyers pour les nouveaux locataires
00:09:43en compensation d'économie d'énergie.
00:09:46Au total, ce sont 650 à 700 000 logements
00:09:49qui seront maintenus ou remis sur le marché locatif d'ici 2028.
00:09:54Merci beaucoup pour les précisions, Félix Perolas.
00:09:56Parlons-en, allons plus loin avec un professionnel de l'immobilier,
00:09:59Charles Marinakis.
00:10:00Bonjour, merci d'être avec nous en visio.
00:10:02Vous êtes le président de Century 21.
00:10:06Une première question, c'est un ouf de soulagement
00:10:09pour la profession, pour les petits propriétaires
00:10:11qui pourront continuer de louer,
00:10:13qui voient un bol d'air se dessiner devant eux ?
00:10:18Oui, incontestablement, c'est une très bonne nouvelle.
00:10:20D'abord, j'y vois trois bonnes nouvelles.
00:10:22La première, c'est une prise de conscience,
00:10:23enfin, je dirais-je, du gouvernement
00:10:25sur la problématique globale du logement
00:10:27et un vrai plan de relance logement
00:10:29qui était une absolue nécessité.
00:10:31Et puis aussi, la préoccupation de régénérer de l'offre.
00:10:35La difficulté du logement aujourd'hui,
00:10:37c'est de régénérer de l'offre sur leur marché.
00:10:40Et là, il y a trois dispositifs qui ont été mis en place.
00:10:42Un dispositif qui concerne le logement neuf
00:10:45avec un objectif, effectivement,
00:10:46de remettre 2 millions de nouveaux logements
00:10:49d'ici 2030,
00:10:50de densifier le statut du bailleur privé
00:10:53pour favoriser l'investissement locatif.
00:10:55Et là, vous venez de le dire dans votre commentaire,
00:10:57de remettre sur le marché 650 à 700 000 logements
00:11:01qui étaient aujourd'hui frappés d'interdiction de louer
00:11:04pour cause d'indécence énergétique
00:11:06ou de nouvelles indécences énergétiques.
00:11:08Donc, de mon point de vue,
00:11:10effectivement, ce ne sont que des bonnes nouvelles.
00:11:11Ce qui est très intéressant,
00:11:12c'est ce chiffre de 650 à 700 000 logements
00:11:15qui vont être rapidement remis dans le circuit
00:11:17ou permettre d'ailleurs à des locataires
00:11:19de rester eux-mêmes dans leur logement.
00:11:21Le marché du logement,
00:11:23vous considérez qu'il est justement lui-même
00:11:26reconsidéré dans sa globalité ?
00:11:27Ça va restaurer, pourquoi pas,
00:11:29la confiance des investisseurs aussi ?
00:11:32Oui, j'ai le sentiment.
00:11:33Moi, j'ai eu l'occasion d'être reçu
00:11:35par le ministre Vincent Jean-Brun.
00:11:37À l'issue de cette conversation,
00:11:38j'ai senti chez lui une vraie détermination
00:11:41à faire bouger les lignes du logement.
00:11:42Ça se vérifie avec les annonces faites
00:11:44par le Premier ministre et le ministre du logement hier.
00:11:47D'abord, on a voulu opposer systématiquement la décence.
00:11:51Ce que moi, j'appelle la décence au sens du logement
00:11:54à la décence énergétique.
00:11:56Et là, on vient de revenir sur ce concept.
00:11:59La décence, ça veut dire qu'il y a des Français
00:12:00qui ne se trouvent pas à se loger
00:12:02et paradoxalement, des logements qui restaient vides
00:12:04parce qu'énergétiquement, on considérait
00:12:06qu'ils n'étaient plus louables.
00:12:08Et donc, moi, j'avais toujours dit,
00:12:09à un moment donné, humainement et sociétalement,
00:12:12il faut choisir entre la décence tout court,
00:12:15c'est-à-dire la décence de loger les Français
00:12:16et la décence énergétique.
00:12:18Et là, ce problème-là, dans ce nouveau dispositif,
00:12:21vient d'être en partie résolu parce qu'on va pouvoir louer,
00:12:25mais en même temps, en s'engageant,
00:12:26en mettant en conformité énergétique les logements
00:12:29qu'on met à disposition des locataires.
00:12:31Je trouve que c'est un bon compromis.
00:12:33Il y a aussi certaines gens, vous savez,
00:12:35qui n'ont pas les moyens de faire les travaux.
00:12:37Donc, le fait d'avoir un locataire,
00:12:38de générer du revenu, ça va leur permettre
00:12:40de faire des travaux, ce qu'ils n'auraient pas pu faire
00:12:43s'ils n'avaient pas de ressources locatives.
00:12:45C'est important.
00:12:45Ça précise peut-être deux petites choses là-dessus,
00:12:48M. Marinakis.
00:12:49Depuis longtemps, le signal envoyé,
00:12:50vous l'avez résumé, c'est qu'un logement
00:12:52en catégorie FG est indécent
00:12:55parce qu'il ne correspond pas à la norme énergétique.
00:12:57Aujourd'hui, le message, il est donc complètement revu
00:13:00avec, certes, des travaux obligatoires
00:13:03et un avantage fiscal.
00:13:04Ça fonctionne comment, précisément ?
00:13:07L'avantage fiscal, si vous êtes dans le nouveau statut
00:13:11du bailleur privé, vous aurez la possibilité
00:13:14à la fois d'amortir votre bien
00:13:16entre 3 et 5 % en fonction du loyer
00:13:20que vous fixerez, à la condition de rénover énergétiquement,
00:13:25de faire des travaux de rénovation énergétique.
00:13:26Et là aussi, le gouvernement a fait un effort
00:13:29parce qu'il avait fixé comme graduation 30 %
00:13:32du prix d'acquisition en travaux de rénovation
00:13:35et il a baissé ce quota à 20 %
00:13:38pour faciliter, là encore, l'investissement locatif
00:13:41et tout autant ne pas abandonner
00:13:44l'objectif de rénovation énergétique.
00:13:47Et vous en aurez, effectivement, un double avantage fiscal,
00:13:49à la fois la possibilité d'amortir le bien
00:13:51et à la fois d'avoir une déduction sur l'assiette
00:13:54de vos revenus fonciers.
00:13:55– Si on veut absolument trouver un loup dans cette mesure
00:13:58qui est de bon sens et qu'il faut accueillir positivement,
00:14:02c'est que ça arrive quand même un peu tardivement.
00:14:03La France souffre depuis longtemps d'un manque de logement.
00:14:06Ça va enfin desserrer cet étau qui a bloqué le marché immobilier ?
00:14:10– En tout cas, on en prend le chemin.
00:14:13On peut regretter, et j'abonde dans votre sens,
00:14:16que ce dispositif soit un peu tardif malgré tout
00:14:19et qu'on en soit arrivé à une telle crispation,
00:14:22notamment sur le parc locatif privé.
00:14:26Pour autant, aujourd'hui, cette loi n'est pas votée.
00:14:28Ça ne reste que des propositions.
00:14:30Et vous savez trop bien, comme moi,
00:14:32que c'est la mise en œuvre qui déterminera l'efficacité des textes.
00:14:35– Il n'y a pas d'annonce, de publication de décret ?
00:14:37Vous n'avez pas de délai, d'assurance à ce niveau-là ?
00:14:39– Non, il se dit que ce serait avant l'été.
00:14:41Il se dit que ce serait avant l'été,
00:14:42que ce serait soumis au Parlement avant l'été.
00:14:44Donc on peut espérer une loi peut-être au mois de juin ou au mois de juillet.
00:14:47Mais encore une fois, ce sera le contenu du texte
00:14:49qui fera l'efficacité de la loi.
00:14:51En tout cas, on peut souligner l'intention,
00:14:53et moi, je me réjouis de ça.
00:14:55Ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas eu un texte de loi
00:14:59avec un intitulé fort,
00:15:00qui est un dispositif de relance du logement.
00:15:03Très sincèrement, je considère que c'est une très bonne nouvelle pour les Français.
00:15:05– Encore un ou deux mots, Charles Marenaki, si vous le voulez bien.
00:15:08Je notais très concrètement, aujourd'hui, par exemple,
00:15:1117% des étudiants renoncent à faire des études
00:15:15car ils ne trouvent pas de logement.
00:15:16Ça, c'est du concret.
00:15:17Ces mesures, elles sont faites pour inverser l'une de ces tendances, par exemple ?
00:15:23– C'est un des objectifs.
00:15:25Vous savez, le parc locatif privé, il est dramatiquement contracté.
00:15:29Je vous donne un petit exemple.
00:15:31Il arrive, certaines de nos agences,
00:15:32ne mettent même plus des annonces locatives en ligne
00:15:35parce qu'elles ont trop d'appels,
00:15:37notamment dans des marchés hyper tendus comme Paris.
00:15:39Et donc, on ne finit par ne plus mettre les annonces
00:15:41parce qu'on ne crée, en fait, que des désagréments.
00:15:43On ne crée que de la satisfaction.
00:15:45Il n'y aura qu'un élu.
00:15:46Et parfois, il peut nous arriver d'avoir 100, 150 appels pour une annonce.
00:15:50Et donc, c'est quand même un peu incongru
00:15:55que les Français en soient là pour se loger,
00:15:57en particulier les étudiants sur les petits logements.
00:16:00Mais je vous donne un exemple concret qui est assez récent.
00:16:03Il y a une polémique sur une annonce qui a été diffusée
00:16:06par une agence sur une chambre de bonne qui fait 6,50 mètres.
00:16:08carré, 50, d'un point de vue de la loi Carrès.
00:16:11En fait, cette chambre de bonne qui est à Paris,
00:16:13qui est mansardée, elle fait 12 mètres carrés, 50 au sol.
00:16:17Vous allez me dire, ce n'est pas beaucoup,
00:16:1812 mètres carrés, 50, quand on veut y vivre.
00:16:21Mais on a tous été étudiants.
00:16:22Et je me souviens d'avoir eu une chambre de bonne,
00:16:24il y a quelques années, je vous l'accorde,
00:16:26qui n'était pas beaucoup plus grande que celle-là.
00:16:28Et là, on nous dit, en fait,
00:16:30compte tenu du texte de loi,
00:16:31vous êtes dans l'indécence du logement
00:16:33parce que, d'un point de vue de la loi Carrès,
00:16:36le logement ne fait pas 9 mètres carrés ou 20 mètres cubes
00:16:38avec un dispositif particulier à Paris.
00:16:40Et donc, en théorie, si vous voulez,
00:16:42cette chambre-là, elle n'est pas louable.
00:16:45On ne peut pas la louer au sens de la résidence principale.
00:16:48Bon, j'entends tout ça.
00:16:49Et là, je vous dis, on télescope le sens de la décence,
00:16:53de pouvoir trouver des logements,
00:16:54et la décence énergétique.
00:16:56Oui, qui sont deux choses différentes.
00:16:57Et donc, vous voyez, cette chambre de bonne,
00:16:59typiquement, alors elle n'est pas louée
00:17:01pour une résidence principale, loin de là,
00:17:03elle n'est louée que de manière très provisoire
00:17:06pour des étudiants qui viennent passer
00:17:074, 5, 6 mois, 7 mois d'études à Paris,
00:17:10mais qui logent chez leurs parents en province
00:17:12et ils retournent le week-end.
00:17:14Donc, c'est le vrai pied-à-terre de l'étudiant.
00:17:16Eh bien, ça fait des années que cette chambre de bonne,
00:17:18si vous voulez, elle est louée.
00:17:20Et là, aujourd'hui, on est pris à partie
00:17:22parce qu'on nous dit, vous n'avez pas le droit
00:17:23de louer cette chambre de bonne.
00:17:24Moi, j'entends ça et je suis favorable
00:17:26à la décence locative, à la décence énergétique,
00:17:29à la décence financière.
00:17:30Mais je dis, à un moment donné,
00:17:31il faut aussi appliquer un principe de réalité.
00:17:34Les étudiants ont besoin de logement,
00:17:36notamment dans les grandes métropoles.
00:17:37Il y a une vraie densité, une vraie pénurie de logement.
00:17:40Il faut choisir.
00:17:41Et je crois, et je le redis,
00:17:42que le dispositif qui a été mis en place
00:17:44par le gouvernement,
00:17:45et je salue là aussi l'investissement
00:17:48et l'implication du ministre, en l'occurrence,
00:17:51et aussi de notre président de la FNAIM,
00:17:54la Fédération Nationale des Agents Immobiliers,
00:17:56et Loïc Quentin, sur leur détermination
00:17:59à retrouver un équilibre entre décence locative.
00:18:02On doit pouvoir loger les Français
00:18:04sans pour autant sacrifier la décence énergétique.
00:18:07En 30 secondes, il y a des nouveautés
00:18:09concernant le 9
00:18:10ou le sujet n'est pas du tout entré en compte
00:18:14dans ces mesures ?
00:18:15Non, je crois que le 9 a été assez gâté
00:18:17dans le premier dispositif Jean-Brun,
00:18:19donc il n'a pas été vraiment, cette fois-ci,
00:18:22bon, il est concerné directement par ces dispositifs,
00:18:24mais typiquement, la décence énergétique,
00:18:26elle fait déjà partie des contraintes.
00:18:28Ce qu'on peut dire pour la partie du 9
00:18:30avec l'objectif des 2 millions de logements à 2030,
00:18:33c'est en fait la procédure d'urgence relance logement.
00:18:36Ça veut dire qu'en termes d'obtention de permis
00:18:38et de recours, il pourra y avoir,
00:18:40le moment venu, une procédure d'urgence déclenchée
00:18:43pour qu'on puisse obtenir des permis
00:18:45dans des délais qui sont des délais raisonnables
00:18:48parce que vous savez bien que ce dispositif,
00:18:50malheureusement, il n'aura pas d'effet
00:18:51sur le marché demain matin.
00:18:52Ça va prendre du temps d'obtenir des permis,
00:18:55de purger des délais de recours,
00:18:56de les commercialiser, de les construire.
00:18:58Donc là, un peu dans l'esprit Notre-Dame
00:19:00parce que c'est un peu aussi comme ça
00:19:01que le Premier ministre l'a dit,
00:19:03dans cet esprit-là, il y aura une procédure d'urgence
00:19:06et on pourra, les promoteurs, les préfets,
00:19:08les maires surtout, et c'est un principe
00:19:09de décentralisation qui est souhaitable également,
00:19:12les maires auront la possibilité de déclencher
00:19:14cette procédure d'urgence
00:19:15et je pense que mes confrères se réjouissent de ça.
00:19:19Merci beaucoup Charles-Marie Nakis
00:19:20pour toutes ces précisions,
00:19:21pour le temps que vous nous accordez.
00:19:23Président de Century 21,
00:19:25d'où il y a un petit mot,
00:19:26il faut être capable,
00:19:27on est capable sur cette antenne
00:19:29de dire ce qui ne va pas dans ce pays,
00:19:31il faut être capable de dire quand ça va
00:19:33et cette mesure est plutôt de bon sens.
00:19:35C'est une bonne mesure ?
00:19:37Oui, ça va dans le bon sens
00:19:38et on peut aussi dire mieux vaut tard que jamais
00:19:42puisque ça va libérer des logements
00:19:44et aussi ça prouve qu'on ne décrète pas non plus
00:19:47cette transition énergétique à coup d'interdiction.
00:19:50Finalement, il y a un pas en arrière
00:19:52de la part de l'exécutif,
00:19:54mais ça s'inscrit quand même dans ce discours ambiant,
00:19:57le discours du moment,
00:19:58puisque votre intervenant a parlé
00:19:59de cette méthode Notre-Dame
00:20:01et on a l'impression depuis quelques jours,
00:20:03c'est la méthode Notre-Dame à appliquer partout.
00:20:05Donc, c'est un peu le SAV qu'on a eu à Marseille
00:20:09qui nous explique qu'il faut simplifier,
00:20:10simplifier, il y a trop de normes.
00:20:11On a l'impression de découvrir ça
00:20:12en 2026 à un an des présidentielles.
00:20:14C'est dommage d'accélérer
00:20:15à un an de la fin d'un mandat.
00:20:16C'est quand même assez dommage.
00:20:18En tout cas, on se rend compte
00:20:19qu'il y a beaucoup trop de normes
00:20:20dans notre pays
00:20:21et qu'on veut aussi qu'il faut investir,
00:20:24que tous les propriétaires
00:20:25ne sont pas tous très riches,
00:20:27que ces travaux à faire,
00:20:29il faut les moyens de les faire.
00:20:32Il faut aussi...
00:20:32Oui, c'était un peu la ligne d'Emmanuel Macron
00:20:35depuis le début,
00:20:35c'était les propriétaires sont des rentiers
00:20:37et ce n'est pas ma priorité
00:20:38alors que les propriétaires
00:20:39ne sont pas des rentiers.
00:20:41C'est une économie
00:20:42qui n'est pas forcément
00:20:43toujours très rentable.
00:20:45C'est incroyable, Marqueno.
00:20:46Quand on allège un petit peu
00:20:48les normes dans ce pays,
00:20:49les choses deviennent plus simples,
00:20:51plus lisibles, incroyables.
00:20:52Mais non, mais c'est fou.
00:20:53En fait, c'est une spécificité française.
00:20:54On empile les normes
00:20:55et puis on pond une loi supplémentaire
00:20:57pour alléger les normes
00:20:58qu'on a soi-même créées.
00:20:59Ça, c'est incroyable
00:21:00et ça démontre bien le temps perdu.
00:21:01Il faut aussi noter
00:21:02ce que c'est que l'enfer
00:21:03d'être propriétaire en France.
00:21:04Déjà, vous avez une partie
00:21:05de la classe politique
00:21:05qui explique que si vous êtes
00:21:06un propriétaire,
00:21:07vous êtes un salaud de nantis.
00:21:08Déjà, pour commencer.
00:21:09Deuxièmement,
00:21:10lorsque vous avez une maison
00:21:11en individuel,
00:21:11vous êtes un salaud
00:21:12d'écocideur en puissance.
00:21:13Ça, c'est le deuxième point.
00:21:14Non, mais c'est un discours politique
00:21:15qu'on entend quotidiennement.
00:21:16Troisièmement,
00:21:17il y a 58% des Français
00:21:18qui sont propriétaires dans ce pays
00:21:19et les deux tiers d'entre eux
00:21:20sont uniquement propriétaires
00:21:21de leur logement.
00:21:22Donc, ça ne faut pas des gens riches.
00:21:23Acheter un logement aujourd'hui,
00:21:24c'est quoi ?
00:21:24Acheter un logement aujourd'hui,
00:21:25c'est s'endetter lourdement.
00:21:28Les taux ont explosé.
00:21:29C'est acheter une maison
00:21:30qui a parfois un DPE qui est mauvais.
00:21:33Du coup, on fait un diagnostic DPE.
00:21:3570% des diagnostics DPE
00:21:37sont défaillants.
00:21:39Ça, c'est un rapport
00:21:40de la Cour des comptes
00:21:40qui le dit.
00:21:41Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
00:21:41On va passer par une pompe à chaleur.
00:21:43On va accéder aux primes de l'État.
00:21:44Ma prime Rénov',
00:21:45dont beaucoup d'entrepreneurs
00:21:46se servent de cette prime
00:21:47pour gonfler leur devis
00:21:48et s'enrichir sur le dos
00:21:49de l'argent public.
00:21:50On a la taxe d'habitation
00:21:51qui a été supprimée.
00:21:52C'est une taxe foncière
00:21:53qui a augmenté.
00:21:53Ce qui veut dire
00:21:54que c'est votre taxe foncière
00:21:55qui finance l'intégralité
00:21:56des services de la ville,
00:21:57ce que les locataires ne font plus.
00:21:58En fait, le problème,
00:21:59c'est qu'on a un État
00:21:59qui s'est, au fur et à mesure,
00:22:02introduit, si vous voulez,
00:22:03dans la liberté de l'économie
00:22:04en France,
00:22:05sans compter que quand vous louez
00:22:06au niveau des squatteurs,
00:22:07c'est un enfer
00:22:08pour les faire partir.
00:22:09Ce que je veux dire,
00:22:09c'est que tout est fait
00:22:09pour empoisonner le propriétaire
00:22:11dans ce pays.
00:22:11C'est contrainte écolo.
00:22:12Moi, je lis ça aux ZFE.
00:22:14C'est la même histoire.
00:22:15C'est la même histoire.
00:22:15Les zones faibles émissions
00:22:16pour les voitures,
00:22:17ce n'est pas viable.
00:22:18Ça ne sert à rien.
00:22:19On le voit
00:22:20et on fait machine arrière.
00:22:21Oui, et puis,
00:22:22je trouve qu'avoir
00:22:24de la souplesse fiscale,
00:22:25de la souplesse thermique
00:22:26sur un sujet comme le logement
00:22:27qui est une bombe sociale,
00:22:28le logement,
00:22:29ça a toujours été
00:22:29un énorme problème en France.
00:22:30On sait qu'on manque de logement.
00:22:31C'est une excellente nouvelle.
00:22:32C'est vrai que ça arrive un peu tard.
00:22:33Comme le disait
00:22:34le président de Century 21,
00:22:35il y aura la question
00:22:36de sa mise en application.
00:22:37Bien sûr.
00:22:38Mais c'est un énorme paradoxe français.
00:22:39C'est que lorsque vous avez...
00:22:40Pour l'instant,
00:22:41c'est des annonces.
00:22:42Il n'y a pas de mise en application.
00:22:43Lorsque vous avez des logements
00:22:44et que vous êtes
00:22:44dans la suradministration
00:22:45ou la surréglementation
00:22:46pour les propriétaires,
00:22:47naturellement,
00:22:48les propriétaires ne mettent plus
00:22:48leur logement sur le marché.
00:22:50Donc, on a beau protéger
00:22:51les locataires,
00:22:51et c'est très bien,
00:22:52on a fait beaucoup de lois
00:22:52pour les locataires,
00:22:53mais si les propriétaires
00:22:54ne mettent plus leur logement
00:22:55sur le marché,
00:22:56paradoxalement,
00:22:56les locataires se retrouvent
00:22:57sans accès à logement.
00:22:58Donc, l'offre se rétracte naturellement.
00:23:00C'est exactement
00:23:00le phénomène qu'on a eu.
00:23:01Donc, cette loi,
00:23:02elle arrive au bon moment,
00:23:03mais un peu tard.
00:23:04C'est-à-dire que ça aurait été
00:23:06préférable de le faire avant.
00:23:06Non, mais ce qu'on comprend depuis...
00:23:08Les problèmes de décentralisation,
00:23:09elles sont ainsi abordées dans la loi.
00:23:10Il y a aussi une question
00:23:11sur les maires.
00:23:12Il y a beaucoup plus de pouvoirs
00:23:13qui vont arriver sur les maires.
00:23:14C'est un très bon point,
00:23:15mais ce sont des sujets
00:23:16qui arrivent bien trop tard.
00:23:17Davantage d'autonomie pour les maires.
00:23:19Le préfet validera
00:23:20le plan d'urbanisme.
00:23:22Les recours seront limités au minimum.
00:23:24Il faut le retenir également.
00:23:26Il nous reste 40 secondes.
00:23:27Oui, exactement.
00:23:27C'est les maires qui vont pouvoir
00:23:29attribuer les logements sociaux.
00:23:31Et comme vous l'avez dit,
00:23:31il y a aussi un effet d'annonce.
00:23:33Et puis, c'est très politique
00:23:33parce que cette décentralisation,
00:23:35c'est aussi ce que prône
00:23:38Sébastien Lecornu.
00:23:38C'est son domaine.
00:23:39Il en avait parlé
00:23:40lors du congrès des maires.
00:23:41Il faut donner plus de pouvoirs aux maires.
00:23:44Et donc là, on se rend compte
00:23:44que c'est aussi des effets d'annonce
00:23:46parce que la première lecture
00:23:47de ce texte va arriver avant l'été.
00:23:50Bon, on ne sait pas.
00:23:50Et puis après,
00:23:51il y a quand même les présidentielles.
00:23:52On ne sait pas trop
00:23:52ce que ça va devenir.
00:23:53Donc, les propriétaires
00:23:54doivent se réjouir,
00:23:55mais pas trop vite.
00:23:55On se retrouve dans un instant
00:23:56pour le journal de 15h30
00:23:58et la suite de nos débats.
00:23:59Bien sûr, on se concentre
00:24:00sur votre quotidien,
00:24:01le prix des carburants,
00:24:02la crise économique,
00:24:03l'inflation,
00:24:04le moral des ménages français
00:24:05qui est en berne,
00:24:06selon l'INSEE.
00:24:07Mais d'abord, tiens,
00:24:08on va aborder cette question
00:24:09de l'après Emmanuel Macron.
00:24:10Vous avez entendu le président hier.
00:24:11Il dit qu'il ne fera plus de politique.
00:24:13C'est vrai ?
00:24:13Vous le croyez-vous ?
00:24:14Non.
00:24:15On va voir ça dans un instant.
00:24:16Pourquoi est-ce qu'il mentirait ?
00:24:17Voyons.
00:24:19On va nous faire un peu vite.
00:24:20Nous sommes de retour
00:24:21à 15h30 pile sur le plateau
00:24:22de 120 minutes infos.
00:24:23Merci aux téléspectateurs
00:24:24de nous rejoindre en direct
00:24:25sur CNews.
00:24:26La suite de nos discussions
00:24:27dans une poignée de secondes.
00:24:28Mais d'abord, bien sûr,
00:24:29le journal de Valérie Acknin.
00:24:30Rebonjour Valérie.
00:24:31À la une,
00:24:32la guerre au Proche-Orient,
00:24:33bien sûr,
00:24:33le bras de fer qui se poursuit
00:24:34dans le stratégique
00:24:35détroit d'Hormuz.
00:24:36Donald Trump qui ordonne
00:24:37à la marine américaine
00:24:38d'abattre tous les bateaux
00:24:40poseurs de mines.
00:24:41Et ce, malgré l'annonce
00:24:42du président américain
00:24:43de prolonger la trêve
00:24:44de trois semaines,
00:24:45la crise est donc loin
00:24:46d'être terminée
00:24:47et les tensions
00:24:51de contrôle de navires
00:24:52ou encore menaces militaires.
00:24:54Les précisions de Chloé Tarka.
00:24:56Le bras de fer continue
00:24:58dans le détroit d'Hormuz
00:25:00avec un avertissement
00:25:01toujours plus autoritaire
00:25:02de Donald Trump.
00:25:04J'ai ordonné à la marine américaine
00:25:05d'abattre et de détruire
00:25:06tout navire qui poserait des mines
00:25:08dans les eaux du détroit d'Hormuz.
00:25:09Il ne doit y avoir
00:25:10aucune hésitation.
00:25:12Nos bateaux des mineurs
00:25:12sont en train de nettoyer
00:25:13le détroit en ce moment.
00:25:15J'ordonne que cette opération
00:25:16se poursuive,
00:25:17mais à un rythme
00:25:17trois fois plus soutenu.
00:25:18Car la menace principale,
00:25:20ce sont justement
00:25:21ces mines marines.
00:25:23Parmi celles utilisées
00:25:24par l'Iran,
00:25:25les mines à Aurin,
00:25:26reliées au fond marin
00:25:27par un câble,
00:25:28elles flottent
00:25:28à quelques mètres
00:25:29sous la surface
00:25:30et explosent
00:25:31lorsqu'un navire les heurte.
00:25:33Autre type,
00:25:34les mines de fond,
00:25:35plus difficiles à repérer
00:25:36ou encore
00:25:37les mines dérivantes,
00:25:39emportées par
00:25:40les courants maritimes.
00:25:41Face à ces menaces,
00:25:43la semaine dernière,
00:25:44plus d'une douzaine d'États
00:25:45ont annoncé
00:25:46leur disponibilité
00:25:47pour participer
00:25:48à une mission internationale
00:25:50de sécurisation maritime.
00:25:52Sur ces images,
00:25:53un dragueur de mines
00:25:54de la marine allemande
00:25:56équipé
00:25:56de drones sous-marins.
00:25:58Mais pour les militaires,
00:25:59la tâche
00:26:00pourrait être longue.
00:26:03Une fois que nous avons
00:26:04identifié lors d'un ratissage
00:26:05la présence de mines
00:26:06dans certaines zones,
00:26:07nous devons d'abord
00:26:08déminer une voie de passage
00:26:09pour permettre
00:26:10la navigation
00:26:11des navires marchands.
00:26:12La densité des mines
00:26:13déterminera ensuite
00:26:14la durée de l'opération.
00:26:15Selon un haut responsable
00:26:17du Pentagone,
00:26:18le déminage complet
00:26:19du Détroit
00:26:20pourrait prendre
00:26:20au moins six mois.
00:26:23Retour en France
00:26:24avec le procès
00:26:25de l'élève accusé
00:26:26d'avoir assassiné
00:26:26la professeure
00:26:27Agnès Lassalle.
00:26:28C'était en 2023.
00:26:29Il s'achève aujourd'hui
00:26:30le procès devant
00:26:31la cour d'assises
00:26:32des mineurs
00:26:32de Pyrénées-Atlantique.
00:26:34Et le verdict
00:26:35est attendu tard.
00:26:36Dans la soirée
00:26:37il devra trancher
00:26:38la question
00:26:38de la responsabilité pénale
00:26:40du jeune homme
00:26:41de 19 ans
00:26:42âgé de 16 ans
00:26:43à l'époque
00:26:43au moment des faits.
00:26:44L'enseignante
00:26:45de 53 ans
00:26:46avait été tuée
00:26:47d'un coup de couteau
00:26:48à la poitrine.
00:26:49On va tout de suite
00:26:50retrouver Jean-Luc Thomas
00:26:51en direct
00:26:51de la cour d'assises
00:26:52de Pau.
00:26:53Jean-Luc, bonjour.
00:26:54Vous êtes sur place.
00:26:55Racontez-nous.
00:26:59Eh bien écoutez
00:27:00durant les 4 jours
00:27:02d'audience
00:27:03depuis mardi
00:27:04la personnalité
00:27:06du jeune accusé
00:27:07a été
00:27:08au centre
00:27:09des débats.
00:27:10Pour l'accusation
00:27:11les faits
00:27:11sont prémédités
00:27:12lors de ce procès
00:27:14qui se tient
00:27:14à huis clos
00:27:15je vous le rappelle
00:27:16eh bien
00:27:16les expertises
00:27:18psychiatriques
00:27:19sont l'enjeu
00:27:20des débats
00:27:21car elles se contredisent.
00:27:23Une écarte
00:27:24un trouble psychique
00:27:26qui puisse
00:27:26altérer
00:27:27le discernement
00:27:28du jeune homme
00:27:29de 19 ans
00:27:29une autre
00:27:30parle
00:27:31d'un discernement
00:27:32aboli
00:27:33au moment
00:27:34des faits.
00:27:34Lors de l'enquête
00:27:35d'ailleurs
00:27:36l'adolescent
00:27:37explique
00:27:37qu'une petite voix
00:27:39l'a incité
00:27:40à faire le mal
00:27:41dit-il.
00:27:42Il prenait aussi
00:27:43un traitement
00:27:44contre une forte dépression.
00:27:46Depuis mardi
00:27:47les témoins
00:27:49les experts
00:27:50les parents
00:27:50du jeune homme
00:27:51mais aussi
00:27:52les proches
00:27:53d'Agnès Lassalle
00:27:54dont son compagnon
00:27:56ont défilé
00:27:57devant les jurés
00:27:59devant la cour
00:27:59pour que ces jurés
00:28:01puissent comprendre
00:28:02ce passage
00:28:03à l'acte.
00:28:04L'accusé
00:28:05en cours
00:28:0620 ans
00:28:07de réclusion
00:28:08criminelle
00:28:09peine qui peut être
00:28:10réduite
00:28:11à 13 ans
00:28:12si la cour
00:28:12considère
00:28:13que son jugement
00:28:14était altéré.
00:28:16Je vous propose
00:28:17d'écouter
00:28:18le compagnon
00:28:20d'Agnès Lassalle.
00:28:22Je pense que
00:28:23l'essentiel
00:28:24a été dit.
00:28:25On a tous été
00:28:28très responsables
00:28:29sereins
00:28:30des paroles
00:28:31ont été échangées
00:28:33des paroles
00:28:34fortes
00:28:34avec beaucoup
00:28:35d'émotion
00:28:36et je pense
00:28:37que
00:28:39nous sommes tous
00:28:40ou du moins
00:28:41la majorité
00:28:42en paix
00:28:43et nous avons
00:28:45cherché
00:28:46à faire le bien
00:28:46et à faire au mieux
00:28:47pour le plus grand
00:28:49nombre
00:28:49comme toujours.
00:28:51Et puis pour terminer
00:28:52Valérie je remercie
00:28:53pardonnez-moi
00:28:53Jean-Luc Thomas
00:28:54et Alexandre Noisette
00:28:55qui l'accompagnaient
00:28:58devant cette cour
00:28:59d'assises
00:28:59des Pyrénées
00:29:00Atlantiques.
00:29:00Pour terminer
00:29:01on évoquait tout à l'heure
00:29:02les obsèques
00:29:03de Nathalie Baye
00:29:05et les obsèques
00:29:05de Nadia Fares
00:29:06également à Vélio
00:29:07aujourd'hui
00:29:08décédée à 57 ans
00:29:09après un malaise
00:29:10dans une piscine
00:29:11elles ont eu lieu
00:29:11en ce moment même
00:29:13en l'église
00:29:14Saint-Jean de Montmartre.
00:29:15Elle avait été
00:29:16retrouvée inconsciente
00:29:17le 12 avril
00:29:18dans une piscine
00:29:19d'un club de sport
00:29:20parisien
00:29:21après un accident
00:29:22cardiaque
00:29:22hospitalisée en urgence
00:29:24absolue
00:29:25elle décède
00:29:25après plusieurs jours
00:29:27de coma
00:29:27Nadia Fares
00:29:28avait déjà été opérée
00:29:29pour un anévris
00:29:30mais trois fois
00:29:31pour des problèmes
00:29:32cardiaques
00:29:32l'actrice était connue
00:29:33pour son rôle
00:29:34dans les rivières pourpres
00:29:35elle devait tourner
00:29:36en septembre
00:29:37son premier long métrage
00:29:38en tant que scénariste
00:29:40et réalisatrice.
00:29:40Merci beaucoup Valérie
00:29:42rendez-vous à 16h
00:29:43pour un nouveau point
00:29:43sur l'actualité
00:29:44Dunia Tengour
00:29:45du service politique
00:29:46Medi Raich
00:29:46Marqueno
00:29:47toujours autour de la table
00:29:48pour évoquer l'actualité
00:29:49je le disais
00:29:50restez bien avec nous
00:29:51tout à l'heure
00:29:51on s'intéressera
00:29:52aux problématiques
00:29:53qui vous concernent
00:29:54directement
00:29:54la crise économique
00:29:55la crise du carburant
00:29:56le moral en berne
00:29:57des français
00:29:58mais je ne pouvais pas
00:29:59résister
00:29:59d'évoquer avec vous
00:30:01Emmanuel Macron
00:30:01un instant
00:30:03Dunia
00:30:03d'abord bien sûr
00:30:04Emmanuel Macron
00:30:05qui assure qu'il ne fera
00:30:05plus de politique
00:30:06après avoir quitté
00:30:07l'Elysée
00:30:08il était en déplacement
00:30:09à Chypre
00:30:09le président
00:30:10qui a assuré
00:30:11qu'il tournerait
00:30:12définitivement la page
00:30:13lorsqu'il quitterait
00:30:14l'Elysée en 2027
00:30:15après 10 ans
00:30:16à la tête de la France
00:30:17il était interrogé
00:30:18par un enfant
00:30:19hier à Chypre
00:30:21et il a réussi
00:30:22à lui faire dire
00:30:23ce que nous allons entendre
00:30:25Pourquoi avez-vous
00:30:27voulu être
00:30:27président de la France ?
00:30:31Écoute
00:30:37d'abord je me suis toujours
00:30:38intéressé
00:30:39j'ai toujours aimé
00:30:40mon pays
00:30:41et je me suis toujours
00:30:42intéressé à la vie
00:30:43de mon pays
00:30:46mais ça
00:30:46ça ne fait pas
00:30:47ça ne fait pas
00:30:48tout un président
00:30:48oui
00:30:50après
00:30:53de plus en plus
00:30:54je me suis passionné
00:30:55pour la politique
00:30:55après j'ai fait
00:30:56des études
00:30:57et qui m'ont emmené
00:30:58pas de manière directe
00:30:59mais aux fonctionnaires
00:31:00puis après j'ai vu
00:31:01le secteur privé
00:31:01donc je me suis intéressé
00:31:03à ce que faisait l'Etat
00:31:05et j'avais envie
00:31:06que mes idées
00:31:07tu vois puissent se réaliser
00:31:08et donc j'ai été
00:31:09d'abord
00:31:09j'ai conseillé
00:31:10d'autres présidents
00:31:11après j'ai été même ministre
00:31:13et après
00:31:13j'ai voulu changer
00:31:14je me suis dit
00:31:15on peut changer les choses
00:31:16plus fort
00:31:16plus vite
00:31:18et donc j'ai lancé
00:31:19un mouvement politique
00:31:20et puis je suis allé
00:31:20à la présidence
00:31:21voilà
00:31:22mais c'était pour
00:31:24et c'est toujours
00:31:24pour faire des choses
00:31:26que je crois
00:31:27pas simplement utiles
00:31:28mais
00:31:30c'est me battre
00:31:31pour que
00:31:31voilà mon pays
00:31:32et puis notre Europe
00:31:34avance
00:31:35et puis défendre
00:31:36des valeurs
00:31:36auxquelles je crois
00:31:39donc c'est une affaire
00:31:39de passion
00:31:41c'est pas tellement
00:31:41un plan de cas
00:31:42j'ai pas fait de politique
00:31:43avant
00:31:43et j'en ferai pas
00:31:44après tu vois
00:31:46bon c'est une information
00:31:47importante
00:31:48on le croit ou pas
00:31:48dunia
00:31:49écoutez Julien
00:31:50je n'ai pas de boule
00:31:50de cristal
00:31:51est-ce que vous le croyez
00:31:54écoutez
00:31:55je ne sais pas
00:31:56honnêtement
00:31:57il est jeune
00:31:58donc l'avenir
00:32:00est encore long
00:32:01pour lui
00:32:01il ne peut pas
00:32:02tourner définitivement
00:32:04la page de la politique
00:32:05et puis vous savez
00:32:05on fait aussi
00:32:06de la politique
00:32:06différemment
00:32:07on peut aussi
00:32:08influencer le débat
00:32:09politique
00:32:10sans faire de politique
00:32:11on peut faire de la politique
00:32:12à côté
00:32:12il y a plein de manières
00:32:13de faire de la politique
00:32:14on ne va pas
00:32:15prédire
00:32:16il dit
00:32:17je n'ai pas fait de politique
00:32:17avant je n'en ferai pas après
00:32:18donc quel que soit
00:32:19bon il n'a pas fait de politique
00:32:21il en a fait quand même
00:32:22on le voit
00:32:22d'ailleurs on a mis
00:32:23le CV du président
00:32:24pour ceux qui savent échapper
00:32:25c'est vrai qu'il est entré
00:32:27bien avant
00:32:28de son passage
00:32:29à l'Elysée
00:32:29on ne peut pas dans l'immédiat
00:32:30c'est peut-être ça
00:32:31qu'il aurait dû préciser
00:32:32il ne va pas pouvoir
00:32:33en faire dans l'immédiat
00:32:34après vous savez
00:32:35les choses vont assez vite
00:32:36en politique
00:32:38mais c'est vrai que
00:32:40les prédécesseurs
00:32:41nous ont habitué
00:32:42finalement à des comebacks
00:32:43parfois qui ne fonctionnent
00:32:44pas il faut le dire
00:32:45parce que c'est bien
00:32:46de vouloir revenir
00:32:47mais est-ce que les français
00:32:47ont envie qu'il revienne
00:32:49ça c'est une autre question
00:32:51et là il a eu quand même
00:32:52deux mandats
00:32:52pour prouver
00:32:53ce qu'il était capable
00:32:55de faire
00:32:55et les français
00:32:58je pense qu'ils ont vu
00:32:59ce que pouvait faire
00:33:00Emmanuel Macron
00:33:00on sait que c'est difficile
00:33:01d'arrêter la politique
00:33:02j'ai trois experts
00:33:03de politique
00:33:04autour de la table
00:33:05quand on y a goûté
00:33:07il a trop goûté
00:33:08au pouvoir
00:33:10c'est un sentiment
00:33:10j'en ai aucune idée
00:33:11mais je me dis
00:33:12qu'il a trop goûté
00:33:13au pouvoir
00:33:13pour avoir envie
00:33:14de faire autre chose
00:33:15mais c'est un final politique
00:33:16de premier plan
00:33:17il ne faut pas se leurrer
00:33:17je reviens sur les propos
00:33:19de Dunia
00:33:19c'est que par nature
00:33:21il est politique
00:33:22il ne sera jamais
00:33:23un citoyen comme les autres
00:33:24donc il fera toujours
00:33:25de la politique
00:33:25qu'il le veuille ou non
00:33:26il appartient à une histoire politique
00:33:27en ce sens
00:33:28Emmanuel Macron
00:33:29continuera toujours
00:33:30à faire de la politique
00:33:30alors il aura un carnet
00:33:31d'adresses énormes
00:33:32il peut momentanément
00:33:33peut-être aller dans le secteur privé
00:33:34ok très bien
00:33:35mais il y a une certitude
00:33:36c'est qu'il gagnera plus d'argent
00:33:37dans le privé
00:33:38ça restera un homme politique
00:33:40et on l'a vu
00:33:40à travers l'histoire
00:33:41c'est une drogue dure
00:33:42la politique
00:33:42quand vous arrivez
00:33:43à ce niveau
00:33:44de hiérarchie politique
00:33:45à ce niveau
00:33:45vous ne pouvez pas
00:33:46faire autre chose
00:33:47qu'est-ce qui se passe
00:33:47une fois que vous êtes président
00:33:49vous ne pouvez pas quitter
00:33:50le monde politique
00:33:50ou le monde
00:33:51sans rien
00:33:51vous appartenez toujours
00:33:53à quelque chose
00:33:54de plus grand que vous
00:33:54et puis on nous servira
00:33:55toujours la chose
00:33:57l'histoire de
00:33:58bon le pays
00:33:59se porte mal
00:34:00pardon de vous interrompre
00:34:01mais c'est intéressant
00:34:01ce que vous dites
00:34:02vous appartenez toujours
00:34:03à quelque chose
00:34:03de plus grand que vous
00:34:05mais dans la façon
00:34:06dont s'exprime le président
00:34:07je trouve qu'il y a
00:34:08une distance justement
00:34:10qui est prise
00:34:11moi je trouve que cette réponse
00:34:12elle est très auto-centrée
00:34:13c'est beaucoup
00:34:14moi-jeu
00:34:15moi-jeu
00:34:15moi-jeu
00:34:16d'ailleurs à un moment
00:34:16il dit notre Europe
00:34:17j'ai l'impression qu'il se trompe
00:34:18et qu'il devrait dire mon Europe
00:34:19tellement c'est auto-centré
00:34:20comme discours
00:34:21il y a une part de désinvolture
00:34:23on parle de la France
00:34:24de l'engagement ultime
00:34:26et je trouve qu'il nous parle
00:34:26d'un plan de carrière
00:34:27comme s'il avait fait
00:34:28n'importe quel job en fait
00:34:29il sort d'un job
00:34:30de président de la république
00:34:32c'est pas
00:34:32parce que c'est la nature
00:34:33du poste de président
00:34:34de la république
00:34:35qui fait ça
00:34:36aujourd'hui on le voit bien
00:34:37avec l'élection présidentielle
00:34:38qui va arriver
00:34:38la totalité de nos institutions
00:34:40gravite autour
00:34:41d'une seule chose
00:34:42l'élection présidentielle
00:34:43on est dans un césarisme présidentiel
00:34:45la cinquième république
00:34:45elle est construite
00:34:46de cette manière là
00:34:47tout le monde va être
00:34:47le nouveau général de Gaulle
00:34:49donc vous ne pouvez pas
00:34:50être autre chose
00:34:50que cette personne là
00:34:51c'est la nature même
00:34:53de cette fonction
00:34:55par contre il y a une question
00:34:56qui est sous la sante
00:34:56qui m'intéresse
00:34:57c'est que
00:34:58qui va arriver par la suite
00:34:59c'est-à-dire que
00:34:59Emmanuel Macron se retire
00:35:00et moi j'ai un énorme doute
00:35:01et je pense que c'est
00:35:02une limite démocratique énorme
00:35:03c'est la qualité
00:35:04de notre personnel politique
00:35:05je doute qu'aujourd'hui
00:35:07encore un autre sujet
00:35:07mais vous avez raison
00:35:08forme de la bonne manière
00:35:10le futur personnel politique
00:35:11qui devra diriger la France
00:35:12aujourd'hui je pense
00:35:13que la question est celle-ci
00:35:15qui arrivera
00:35:16après Emmanuel Macron
00:35:17et est-ce que les français
00:35:17auront confiance dans cette personne
00:35:19ça c'est l'énorme sujet
00:35:20ce qu'on peut dire
00:35:21d'Emmanuel Macron
00:35:22peut-être contrairement
00:35:23à beaucoup de ses prédécesseurs
00:35:24c'est qu'il n'a
00:35:25jamais créé ce lien
00:35:27charnel
00:35:28avec les français
00:35:30est-ce qu'il aime
00:35:31assez la France
00:35:32pour rester à son service
00:35:34Marc Hainaut
00:35:35alors qu'on entend
00:35:35avec persistance
00:35:37qu'il pourrait avoir
00:35:38envie de revenir
00:35:40pourquoi pas
00:35:40dans la course à l'Elysée
00:35:41en 2032
00:35:42l'inconvénient
00:35:43quand on a été élu
00:35:43président de la République
00:35:44jeune effectivement
00:35:44c'est que la suite de sa carrière
00:35:46c'est qu'il y a une suite
00:35:47de carrière à envisager
00:35:48on a quand même
00:35:48quatre présidents de la République
00:35:50qui ont quitté le pouvoir
00:35:51à la fin de leur carrière politique
00:35:54le général de Gaulle
00:35:55Georges Pompidou
00:35:56François Mitterrand
00:35:56Jacques Chirac
00:35:57après l'Elysée
00:35:58globalement
00:35:59tout le monde avait compris
00:35:59que leur vie politique
00:36:00était arrangée
00:36:00Valéry Giscard d'Estaing
00:36:01est redescendu
00:36:02sur les bancs de l'Assemblée
00:36:03mais au cas du général
00:36:04d'Auvergne je crois
00:36:05le problème c'est que
00:36:05Valéry Giscard d'Estaing
00:36:06ça a été un tentatif
00:36:09de comeback permanent
00:36:09qui n'a jamais fonctionné
00:36:10Nicolas Sarkozy
00:36:12il y a eu le côté
00:36:12des conférences privées
00:36:14à plusieurs centaines
00:36:15de milliers d'euros
00:36:15que beaucoup ont trouvé indignes
00:36:17d'un ancien président
00:36:17de la République
00:36:18on a eu François Hollande
00:36:19qui a mis des années
00:36:20qui est en train
00:36:21de faire un comeback
00:36:22et François Hollande
00:36:23serait potentiellement
00:36:23le premier
00:36:24à réussir un comeback
00:36:25d'ailleurs
00:36:26après une fin de pouvoir
00:36:27potentiellement
00:36:27et donc ça c'est
00:36:29la première chose
00:36:30la deuxième chose
00:36:30concernant Emmanuel Macron
00:36:31c'est qu'effectivement
00:36:32on a l'impression
00:36:32qu'il a toujours vu sa carrière
00:36:34comme une performance personnelle
00:36:35comme une performance individuelle
00:36:36là on a l'impression
00:36:37qu'effectivement
00:36:38il se regarde
00:36:38il dit
00:36:38les gars j'ai quand même
00:36:39été président de la République
00:36:40c'est pas mal non
00:36:41parce que c'est vrai
00:36:41qu'il y a quelque chose
00:36:42de très désinvolte
00:36:43quant à sa vision du pouvoir
00:36:45et le dernier point
00:36:48il n'a rien fait
00:36:49pour avoir un héritier
00:36:50Gabriel Attal
00:36:50il l'a fauché
00:36:51en pleine ascension
00:36:52il a quand même nommé
00:36:53une de ses proches
00:36:54à la tête de la Cour des Comptes
00:36:55un de ses proches
00:36:56à la tête du Conseil constitutionnel
00:36:57et c'est vrai
00:36:58qu'on peut y voir
00:36:59quand même une tentative
00:36:59de préparer l'après
00:37:00ne pas avoir d'héritier
00:37:02et potentiellement
00:37:02verrouiller un petit peu
00:37:03l'avenir
00:37:04pour pouvoir se ménager
00:37:06un retour dans quelques années
00:37:07si l'envie lui prenait
00:37:08alors très rapidement
00:37:09et Donia ensuite
00:37:10ce qui est intéressant
00:37:10dans ce que dit Marc
00:37:11c'est la notion d'héritier
00:37:12ça fait vraiment monarchique
00:37:13c'est que
00:37:20la cinquième république
00:37:21est construite de cette manière
00:37:22donc on est obligé
00:37:22de trouver un héritier
00:37:23et si vous n'avez pas d'héritier
00:37:24votre héritage politique
00:37:25est réduit à néanmoins
00:37:27qu'est-ce qu'on va retenir
00:37:28d'Emmanuel Macron
00:37:29alors on a un an
00:37:29pour en parler
00:37:30on ne va pas s'attarder
00:37:31des heures dessus
00:37:32mais sur le plan national
00:37:34un pays plus endetté
00:37:35plus insécurisé que jamais
00:37:37et j'en oublie
00:37:39je ne sais pas si vous avez eu
00:37:40l'édito de notre confrère
00:37:41Nicolas Bavresse
00:37:42dans Le Point
00:37:42sur Emmanuel Macron
00:37:44je lisais ce matin
00:37:45le double mandat d'Emmanuel Macron
00:37:46aura acté
00:37:47il parle à l'international
00:37:49aura acté
00:37:49la marginalisation
00:37:50de notre pays
00:37:51sur la scène internationale
00:37:52en dehors
00:37:53et à l'intérieur
00:37:54de nos frontières
00:37:55le bilan est maigre
00:37:57oui
00:37:58j'allais revenir
00:37:58sur ce point là
00:37:59peut-être que l'après
00:38:00Emmanuel Macron
00:38:01ne le prépare pas
00:38:02en France
00:38:03mais ailleurs
00:38:03parce qu'on connait
00:38:04son engagement
00:38:05surtout sur la question
00:38:06ukrainienne
00:38:07et on imagine mal
00:38:08Emmanuel Macron
00:38:09ne pas accompagner
00:38:11jusqu'au bout
00:38:11en tout cas moi
00:38:12en le suivant
00:38:13assez régulièrement
00:38:13ne pas accompagner
00:38:14Volodymyr Zelensky
00:38:15jusqu'au bout
00:38:16parce que le bras de fer
00:38:18qu'il a voulu engager
00:38:19avec la Russie
00:38:20je ne pense pas
00:38:21qu'Emmanuel Macron
00:38:22est un homme
00:38:22qui va abandonner
00:38:23la sphère publique
00:38:24après y avoir goûté
00:38:25vous l'avez dit
00:38:26de façon assez abondante
00:38:28on le voit aussi
00:38:29même en tant que journaliste
00:38:30politique
00:38:30parce que quand on le suit
00:38:31il a un agenda
00:38:32mais très très rempli
00:38:34c'est-à-dire
00:38:35qu'il ne peut pas
00:38:35s'empêcher
00:38:36même nous
00:38:37journaliste politique
00:38:37on en discute entre nous
00:38:38il fait des déplacements
00:38:39tous les jours
00:38:40c'est très difficile
00:38:41de le suivre
00:38:42il y a un côté un peu surhomme
00:38:43c'est vrai
00:38:43c'est ça
00:38:44on a du mal à croire
00:38:45qu'il va rester chez lui
00:38:47peut-être écrire
00:38:48parce qu'il avait
00:38:48des ambitions littéraires
00:38:49on l'oublie
00:38:50mais il avait des ambitions littéraires
00:38:52peut-être qu'il va s'y consacrer
00:38:53moi j'ai du mal à croire
00:38:55vu le profil
00:38:57très hyperactif
00:38:58qu'on a avec notre président
00:38:59qu'il va rester dans l'ombre
00:39:01mais qui sait
00:39:02dans votre sens
00:39:03il y a cette autre ambition
00:39:05qui est souvent relayée
00:39:06qu'il a lui-même étayée
00:39:08avec des mesures
00:39:08à l'échelle européenne
00:39:09c'est d'être
00:39:10ce super président européen
00:39:11oui peut-être
00:39:12le remplaçant de von der Leyen
00:39:14parce que ça voit
00:39:15même si nous
00:39:15on a quand même
00:39:17la dent dure
00:39:18ici en France
00:39:19sur la politique nationale
00:39:20mais il a quand même
00:39:20une certaine aura
00:39:21moi je l'ai vu
00:39:22au conseil européen
00:39:23à Bruxelles
00:39:23on écoute Emmanuel Macron
00:39:25les journalistes européens
00:39:27sont très attentifs
00:39:27à ce que dit Emmanuel Macron
00:39:29parce qu'il s'est lui-même
00:39:30mis en scène
00:39:31comme un peu le chef
00:39:32des 27 finalement
00:39:33et surtout sur la question
00:39:35ukrainienne
00:39:35moins sur l'Iran
00:39:37mais en tout cas
00:39:37sur l'affaire ukrainienne
00:39:38il y a la conviction
00:39:38pour le coup
00:39:40de monsieur
00:39:41l'homme dure en même temps
00:39:42une conviction
00:39:43qui elle n'a jamais été ébranlée
00:39:44c'est celle de cette Europe fédérale
00:39:46et de cette volonté
00:39:48qu'il a
00:39:48vraiment d'agir sur l'Europe
00:39:50et c'est peut-être là
00:39:50que se dessine son avenir
00:39:51parce que ça va en binôme
00:39:52vous voyez
00:39:52quand on le suit
00:39:53c'est toujours
00:39:53souveraineté française
00:39:54et européenne
00:39:55ça ne serait jamais
00:39:56européenne puis française
00:39:57d'ailleurs
00:39:58d'abord l'Europe
00:39:59et après la France
00:40:00et le fait qu'il dise
00:40:01notre Europe
00:40:02est très significatif
00:40:03de sa province
00:40:03c'est presque un slogan
00:40:04d'ailleurs
00:40:05moi j'imagine
00:40:07que ça passera par là
00:40:07avant peut-être
00:40:08ce fameux retour en France
00:40:09pour 2032
00:40:10mais pas de politique avant
00:40:12pas de politique après
00:40:14on demande à voir
00:40:15il nous reste quelques minutes
00:40:17avant de se retrouver
00:40:17je vous le disais
00:40:18après la pause
00:40:18et de parler de votre quotidien
00:40:20la problématique
00:40:21de bon nombre de français
00:40:22une page internationale
00:40:23d'abord avec Dora Abdelrazik
00:40:25spécialiste des questions
00:40:25internationales pour CNews
00:40:27qui nous a rejoint
00:40:28bonjour Dora
00:40:30nos regards sont tournés
00:40:32vers le golfe Persique
00:40:33ça je ne l'apprend à personne
00:40:34avec la question
00:40:35du détroit d'Hormuz
00:40:36les tensions persistantes
00:40:38entre les américains
00:40:39et les iraniens
00:40:40vous revenez avec nous
00:40:41sur cette guerre
00:40:42contre le régime de Téhéran
00:40:43qui soulève
00:40:44de très sérieuses questions
00:40:46et c'est ça
00:40:46qui va nous intéresser
00:40:47sur l'avenir de l'OTAN
00:40:49oui parce que depuis
00:40:50le début de la guerre
00:40:51on a vu
00:40:52Donald Trump
00:40:53qui n'a pas mâché
00:40:54ses mots
00:40:55envers l'alliance
00:40:56atlantique
00:40:57il l'a qualifié
00:40:58d'ailleurs à plusieurs reprises
00:40:59de tigre de papier
00:41:00alors après avoir menacé
00:41:01justement de quitter
00:41:02l'OTAN
00:41:03les Etats-Unis
00:41:03sont en train de réfléchir
00:41:05à plusieurs options
00:41:06pour punir
00:41:07les alliés
00:41:08qui n'ont pas
00:41:09soutenu Washington
00:41:10dans cette guerre
00:41:13un échange de mails
00:41:14interne en fait
00:41:15au sein du Pentagone
00:41:16révélé ce vendredi
00:41:17par l'agence Reuters
00:41:19évoque
00:41:20plusieurs options
00:41:21qui sont mises
00:41:21sur la table
00:41:22par Washington
00:41:22la plus forte
00:41:24celle de suspendre
00:41:25l'Espagne
00:41:26de l'OTAN
00:41:27donc on voit vraiment
00:41:29beaucoup de colère
00:41:31de la part des Etats-Unis
00:41:32envers l'Espagne
00:41:34ils sont très remontés
00:41:35contre le gouvernement
00:41:36de Pedro Sanchez
00:41:37alors il faut savoir
00:41:38que Pedro Sanchez
00:41:39n'a pas augmenté
00:41:40à 5% du PIB
00:41:42c'est des pensées
00:41:42il a peut-être un peu
00:41:43cherché
00:41:44il a clairement
00:41:46affiché aussi
00:41:47son opposition
00:41:48à la guerre
00:41:48il l'a même
00:41:49qualifié
00:41:50d'illégal
00:41:51mais alors
00:41:51ce qui a vraiment
00:41:52irrité
00:41:53Donald Trump
00:41:54et bien
00:41:54c'est le refus
00:41:56de l'Espagne
00:41:57du survol
00:41:59de son espace
00:41:59aérien
00:42:00par les avions
00:42:02américains
00:42:02militaires
00:42:04donc
00:42:04selon un responsable
00:42:05du Pentagone
00:42:06les droits d'accès
00:42:07de stationnement
00:42:08et de survol
00:42:08d'un territoire
00:42:09est une pratique
00:42:09opérationnelle
00:42:10et juridique
00:42:11qui est utilisée
00:42:12dans la coopération
00:42:14militaire
00:42:14entre les états alliés
00:42:15et c'est ce qu'on appelle
00:42:16le principe
00:42:17ABO
00:42:17oui le principe
00:42:20ABO
00:42:20ABO
00:42:21voilà
00:42:21A pour access
00:42:23B pour basing
00:42:24O overflight
00:42:26donc accès
00:42:26stationnement
00:42:27et survol
00:42:27alors c'est un principe
00:42:28qui ne figure pas
00:42:29dans la charte
00:42:30de l'OTAN
00:42:32mais c'est un accord
00:42:33qui est pratique
00:42:34indispensable
00:42:35en fait
00:42:35au fonctionnement
00:42:36de l'alliance
00:42:36en elle-même
00:42:37en quelque sorte
00:42:37c'est une logistique
00:42:38invisible
00:42:39qui rend donc
00:42:40la défense
00:42:40collective
00:42:41plus forte
00:42:42elle est d'ailleurs
00:42:43appliquée en Europe
00:42:43de l'Est
00:42:44depuis 2014
00:42:45où l'OTAN
00:42:47a renforcé
00:42:47ses positions
00:42:49est-ce que
00:42:49l'Espagne
00:42:50le gouvernement espagnol
00:42:51a réagi
00:42:51à cette possible
00:42:54envisageable
00:42:54suspension
00:42:55de l'OTAN
00:42:55il a réagi
00:42:56ce matin
00:42:57depuis Chypre
00:42:57puisque
00:42:58oui
00:42:58le sommet informel
00:42:59est en déplacement
00:43:01là-bas
00:43:01pour le sommet
00:43:02européen
00:43:03donc
00:43:03il a vraiment
00:43:04balayé
00:43:04d'un revers de main
00:43:05toutes ces informations
00:43:06nous ne travaillons pas
00:43:08sur la base
00:43:08d'emails
00:43:09mais de documents
00:43:10officiels
00:43:10je vous propose
00:43:11d'écouter
00:43:12le premier ministre
00:43:13espagnol
00:43:17notre position
00:43:18est la suivante
00:43:18l'Espagne
00:43:19est un partenaire
00:43:20fiable
00:43:20au sein de l'OTAN
00:43:21et nous remplissons
00:43:21nos obligations
00:43:22envers l'alliance
00:43:26donc déployons
00:43:27des moyens militaires
00:43:28ainsi que des soldats
00:43:29sur le flou oriental
00:43:30de l'Europe
00:43:31il n'y a donc
00:43:32absolument
00:43:33aucune raison
00:43:33de s'inquiéter
00:43:35c'est pas surprenant
00:43:36en fait
00:43:36puisqu'on sait
00:43:37que l'Espagne
00:43:38a toujours
00:43:38des positions
00:43:39très dures
00:43:40envers les Etats-Unis
00:43:41envers aussi
00:43:42Israël
00:43:42on l'a vu
00:43:43pendant la guerre
00:43:44à Gaza
00:43:45mais en tout cas
00:43:45ce qui est sûr
00:43:46c'est que
00:43:47le premier ministre
00:43:49espagnol
00:43:49n'est pas du tout
00:43:50inquiet
00:43:51il n'y croit pas
00:43:52il y a aussi
00:43:52d'autres mesures
00:43:53que les américains
00:43:55envisagent
00:43:55comme notamment
00:43:56la réévaluation
00:43:57de la position
00:43:59américaine
00:44:00concernant
00:44:00la revendication
00:44:01britannique
00:44:02sur les îles
00:44:03Malawin
00:44:03un autre sujet
00:44:06peut-être juste un mot
00:44:07il nous reste 50 secondes
00:44:08sur la position espagnole
00:44:10Dunia
00:44:10vous qui connaissez
00:44:11particulièrement
00:44:12nos amis ibériques
00:44:13c'est vrai que
00:44:14ces derniers temps
00:44:15entre les questions
00:44:16migratoires
00:44:17les questions internationales
00:44:19il y a un décalage
00:44:20entre le gouvernement
00:44:20Pedro Sanchez
00:44:21et la voie européenne
00:44:23plus globale
00:44:23c'est vrai
00:44:24donc c'est assez
00:44:26c'est un pas de côté
00:44:27avec Pedro Sanchez
00:44:28et ce qui est intéressant
00:44:30peut-être
00:44:30à noter
00:44:32à voir
00:44:32c'est aussi
00:44:32s'il va avoir
00:44:33le soutien
00:44:34des autres européens
00:44:35parce qu'on a l'impression
00:44:36que Pedro Sanchez
00:44:37il est quand même
00:44:38le seul à s'opposer
00:44:39frontalement
00:44:40à oser
00:44:40surtout le faire
00:44:41depuis l'annonce
00:44:42de l'OTAN
00:44:44les leaders européens
00:44:46se positionnent
00:44:47il y a juste
00:44:48sa réaction
00:44:50c'est vrai qu'il fait
00:44:50cavalier seul
00:44:51c'est vrai qu'il est
00:44:52dans une position
00:44:53assez solitaire
00:44:54et c'est vrai
00:44:55que certains diront
00:44:57que c'est courageux
00:44:57d'autres audacieux
00:44:58je laisse les téléspectateurs
00:45:00sur une idée
00:45:00d'autres diront
00:45:01que c'est téméraire
00:45:02peut-être également
00:45:03merci beaucoup
00:45:04cher Dora
00:45:05on vous retrouvera
00:45:06en fin de tranche
00:45:07de 120 minutes info
00:45:08pour aborder de nouveau
00:45:10ces questions internationales
00:45:11et dissensions importantes
00:45:12également à recontextualiser
00:45:14dans le régime iranien
00:45:14après près de 60 jours
00:45:16de guerre désormais
00:45:17courte pause
00:45:18et comme je vous l'annonçais
00:45:19on s'intéresse
00:45:19à votre quotidien
00:45:21les prix du carburant
00:45:21l'inflation
00:45:22la crise économique
00:45:23et le moral des français
00:45:24qui est en berne
00:45:25d'autres choses
00:45:25à vous expliquer
00:45:27et à analyser ensemble
00:45:27à tout de suite
00:45:31il est quasiment 16h
00:45:32ravi de vous retrouver
00:45:33pour la deuxième heure
00:45:34de 120 minutes info
00:45:36avec mes invités
00:45:37je vous fais la présentation
00:45:38dans un instant
00:45:39et nos grandes thématiques
00:45:40juste après
00:45:40le rappel de l'essentiel
00:45:42Valérie Acnard
00:45:42bonjour Julien
00:45:44et bonjour à tous
00:45:45à la une
00:45:45la guerre au Proche
00:45:47et Moyen-Orient
00:45:48le ministre iranien
00:45:49des affaires étrangères
00:45:50Abbas Araqchi
00:45:52est attendu
00:45:53à Islamabad ce soir
00:45:54la capitale pakistanaise
00:45:56se prépare
00:45:56à une deuxième série
00:45:57de pourparlers
00:45:58attendu entre les Etats-Unis
00:46:00et l'Iran
00:46:01pour l'instant
00:46:02on ignore
00:46:02si une rencontre aura lieu
00:46:04le président américain
00:46:05Donald Trump
00:46:06avait affirmé
00:46:07avoir tout le temps du monde
00:46:08pour négocier
00:46:09une paix avec l'Iran
00:46:10et Volodymyr Zelensky
00:46:13est arrivé en Arabie Saoudite
00:46:14pour discuter
00:46:15de la coopération sécuritaire
00:46:17et énergétique
00:46:18avec le prince héritier
00:46:19Mohamed Ben Salman
00:46:21le président ukrainien
00:46:22s'était déjà rendu
00:46:23fin mars
00:46:24en Arabie Saoudite
00:46:25il avait alors signé
00:46:27avec Riyad
00:46:27un accord de coopération
00:46:29en matière de défense
00:46:31sans fournir plus
00:46:32de précision
00:46:33sachez que depuis
00:46:34le début de la guerre
00:46:35au Moyen-Orient
00:46:36l'Ukraine se pose
00:46:38en expert
00:46:38dans la lutte
00:46:39contre les attaques
00:46:40de drones
00:46:41de conception iranienne
00:46:43dans le reste
00:46:43de l'actualité
00:46:45une tornade
00:46:45a frappé la ville
00:46:46d'Enyde
00:46:47dans l'Oklahoma
00:46:48aux Etats-Unis
00:46:48et comme vous pouvez le voir
00:46:50les images
00:46:51sont impressionnantes
00:46:52des blessés légers
00:46:53ont été signalés
00:46:54mais heureusement
00:46:55aucun blessé
00:46:56n'est à déplorer
00:46:57ce phénomène
00:46:58météorologique
00:46:59violent
00:46:59a fait de nombreux dégâts
00:47:01près de 50 000 habitants
00:47:03se trouvent
00:47:03dans cette zone
00:47:04les secouristes
00:47:05annoncent
00:47:05poursuivre les recherches
00:47:06dans tous les secteurs
00:47:08touchés par cette tornade
00:47:10image impressionnante
00:47:11merci beaucoup
00:47:12rendez-vous à 16h30
00:47:13Valérie Acknin
00:47:14Fabrice Godefroy
00:47:14nous a rejoint sur le plateau
00:47:15bonjour
00:47:16et merci beaucoup
00:47:16d'être avec nous
00:47:17expert mobilité
00:47:18et environnement
00:47:18pour 40 millions
00:47:19d'automobilistes
00:47:20vous allez être
00:47:21un interlocuteur
00:47:21privilégié
00:47:22sur la demi-heure
00:47:23qui s'annonce
00:47:23cher ami
00:47:24Mehdi Raich
00:47:24toujours en place
00:47:27Marqueno également
00:47:28merci à Red Abelage
00:47:29d'être avec nous
00:47:30également
00:47:30porte-parole
00:47:31Unité Police
00:47:32Île-de-France
00:47:33parce qu'on aura
00:47:33une page sécurité
00:47:34également ensemble
00:47:35avec pas mal
00:47:36d'événements
00:47:36à analyser
00:47:37à décrypter
00:47:38avec vous
00:47:38Reda
00:47:39dans une poignée
00:47:40de minutes
00:47:40mais d'abord
00:47:40le baril de pétrole
00:47:42qui vous le savez
00:47:43évidemment
00:47:44a un impact direct
00:47:45sur le prix des carburants
00:47:46à la pompe
00:47:47l'incertitude militaire
00:47:48en Iran
00:47:49qui provoque d'ailleurs
00:47:49la hausse du prix du baril
00:47:51ça a remonté clairement
00:47:52avec 105 dollars
00:47:53je crois
00:47:54pour le baril de Brent
00:47:54aujourd'hui
00:47:55alors on va mettre à jour
00:47:56évidemment l'infographie
00:47:57parce que
00:47:57s'il était à zéro
00:47:58on n'aurait pas
00:47:59cette thématique ensemble
00:48:00les amis
00:48:02on va aller tout de suite
00:48:03retrouver Valentin Rouillon
00:48:05avec Jean-Laurent Constantini
00:48:07bonjour à tous les deux
00:48:08vous êtes devant
00:48:08cette station essence
00:48:10dans la ville
00:48:10de la Chapelle-la-Reine
00:48:12en Seine-et-Marne
00:48:12les prix qui là aussi
00:48:14restent très élevés
00:48:15et c'est de plus en plus
00:48:17compliqué pour les automobilistes
00:48:18Valentin
00:48:21oui absolument
00:48:23je vous le confirme
00:48:24le baril n'est pas à zéro
00:48:27ici on le voit
00:48:27regardez
00:48:28on voulait vous montrer
00:48:291,99
00:48:30ça reste élevé
00:48:31mais plafonné
00:48:32parce que
00:48:331,99
00:48:33pour le sans-plomb 95
00:48:35et sans-plomb 98
00:48:36le gazole
00:48:38lui
00:48:38dépasse toujours
00:48:39largement
00:48:40les 2 euros
00:48:412,25 euros
00:48:41ici
00:48:42alors on a rencontré
00:48:43avec Laurent Constantini
00:48:46des automobilistes
00:48:47et on a abordé
00:48:48avec eux
00:48:48le sujet des vacances
00:48:50parce que
00:48:51vous le savez
00:48:52fin des vacances
00:48:53pour la zone B
00:48:54dernière semaine
00:48:55pour les parisiens
00:48:57donc c'est le dernier week-end
00:48:58de Chassez-Croisez
00:48:59donc c'est un sujet important
00:48:59et il faut intégrer
00:49:01c'est ce que nous disait
00:49:02notamment un automobiliste
00:49:04intégrer désormais
00:49:05dans son budget
00:49:06et bien il faut une part
00:49:07beaucoup plus importante
00:49:07pour le carburant
00:49:09et je vous propose
00:49:09d'écouter les témoignages
00:49:11qu'on a recueillis
00:49:12des choses
00:49:13quand on part en vacances
00:49:14c'est déjà quelque chose
00:49:15de planifié
00:49:15donc on se retrouve
00:49:16un peu dans les taux
00:49:16soit on annule les vacances
00:49:18soit on les prend
00:49:18donc on diminue un peu
00:49:20le budget de tous les jours
00:49:21mais ça prend en compte
00:49:22bien sûr que ça prend en compte
00:49:23parce qu'automatiquement
00:49:25on sacrifie automatiquement
00:49:26des petites parties loisirs
00:49:27pour pouvoir mettre
00:49:28dans le budget essence
00:49:28alors c'est bien gentil
00:49:30des aides
00:49:31des aides
00:49:31des aides
00:49:31mais c'est pas une solution
00:49:32non plus
00:49:34il faudrait peut-être
00:49:34que le gouvernement aussi
00:49:36pense à réduire
00:49:37un peu son train de vie
00:49:40avant de nous taxer
00:49:41si on va très loin
00:49:42ça coûte très cher
00:49:44et puis
00:49:46ça va nous amener
00:49:48à réfléchir
00:49:49où on va
00:49:50pour les vacances
00:49:51on fait un budget
00:49:52si l'essence
00:49:53ça fait partie
00:49:54du coût total
00:49:55donc ça
00:49:56si ça devient
00:49:57trop important
00:49:57on va choisir
00:49:58quelque chose
00:49:58de plus près
00:50:01Vous entendiez cette femme
00:50:03Nicole
00:50:03qui parlait des aides
00:50:05au début de semaine
00:50:06le gouvernement
00:50:07qui a donc annoncé
00:50:08des aides
00:50:09pour les gros rouleurs
00:50:10les plus modestes
00:50:1120 centimes
00:50:12d'économie
00:50:13pour ceux qui gagnent
00:50:13moins de 17 000 euros
00:50:15pour les personnes seules
00:50:16moins de 50 000 euros
00:50:17pour les personnes en couple
00:50:18alors il faut être
00:50:19à plus de 15 kilomètres
00:50:19de son lieu de travail
00:50:20ou en faire 8 000 par an
00:50:21exemple ici
00:50:22avec donc
00:50:23si on prend l'exemple
00:50:24du gazole
00:50:2420 centimes d'économie
00:50:26le litre est toujours
00:50:28à plus de 2 euros
00:50:292 euros
00:50:29donc 0,5 ici
00:50:30avec cette économie
00:50:33On a trouvé
00:50:34le cours du Brent
00:50:35qui est en effet
00:50:36à 105,15 dollars
00:50:38le baril
00:50:38c'est une remontée
00:50:40due à cette incertitude chronique
00:50:42Fabrice Godefroy
00:50:44moi je m'intéresse d'abord
00:50:45à ce que disent
00:50:45les français
00:50:46au micro de Valentin Rouillon
00:50:47et cette impression
00:50:48que c'est
00:50:49c'est la grande résilience
00:50:50c'est la grande résilience
00:50:52cette dame là
00:50:52qu'on entend
00:50:53qui dit
00:50:53ça nous amène
00:50:54à réfléchir
00:50:54où on va
00:50:55désormais
00:50:56quelle distance
00:50:56on va faire
00:50:57à combien de kilomètres
00:50:57on va rouler
00:50:58on devait aller peut-être
00:51:00à l'étranger
00:51:01faire de longs trajets
00:51:01en voiture
00:51:02pendant les vacances
00:51:02on va peut-être
00:51:03voilà
00:51:03ce sont ces petits
00:51:05renoncements du quotidien
00:51:07et la grande résilience
00:51:07pour les français
00:51:08en temps de crise
00:51:09oui c'est très clair
00:51:10alors on l'a très bien vu
00:51:11dans le reportage
00:51:12les français sont bien
00:51:13au courant de plusieurs choses
00:51:13déjà ils ont bien compris
00:51:14qu'il y a plus de taxes
00:51:16que de produits et services
00:51:17ça ils l'ont bien saisi
00:51:18et effectivement
00:51:19aujourd'hui
00:51:19on arrive à une sorte
00:51:20de confinement économique
00:51:22parce qu'il y a des gens
00:51:23qui ne vont pas se déplacer
00:51:24pas partir en vacances
00:51:26qui commencent à se déplacer
00:51:27pour aller travailler
00:51:28et finalement
00:51:28ça leur coûte plus cher
00:51:29la mobilité
00:51:31que d'aller travailler
00:51:32donc effectivement
00:51:33tout ça
00:51:33c'est devenu
00:51:34complètement insupportable
00:51:35cette barre symbolique
00:51:37des 2 euros
00:51:37que ce soit en moyenne
00:51:38sur votre écran
00:51:40les sans-plomb
00:51:41et le diesel surtout
00:51:43cette barre symbolique
00:51:44j'ai le sentiment
00:51:44qu'elle est importante
00:51:45parce que l'impact
00:51:47psychologique
00:51:47quand vous passez
00:51:48les 2 euros
00:51:48il est presque aussi fort
00:51:50peut-être plus
00:51:51que celui sur le porte-monnaie
00:51:52oui mais ce qui est fou
00:51:53c'est qu'on est en train
00:51:54parce que là ça
00:51:55c'est les prix bloqués
00:51:56d'une station totale
00:51:57donc on est en train
00:51:58de se dire à 2 euros
00:51:59ah
00:52:00on est un peu soulagé
00:52:01vous vous rendez compte
00:52:012 euros
00:52:02on était à 1,60
00:52:031,70
00:52:04et à 2 euros
00:52:05on est soulagé
00:52:06c'est une catastrophe
00:52:07aujourd'hui pour les automobilistes
00:52:08c'est devenu insupportable
00:52:09parce que tout ça
00:52:10se cumule avec d'autres choses
00:52:11pour les automobilistes
00:52:12parce que l'automobiliste
00:52:13on a vraiment l'impression
00:52:14que c'est une variable
00:52:15d'ajustement du budget
00:52:16parce qu'on peut avoir
00:52:18le prix et la taxe
00:52:19sur les carburants
00:52:19le malus sur le CO2
00:52:21le malus au poids
00:52:23les avantages en nature
00:52:24sur les voitures
00:52:25de fonction aujourd'hui
00:52:26qui ont augmenté
00:52:27aujourd'hui
00:52:28les automobilistes
00:52:28se retrouvent avec
00:52:30une lourdeur
00:52:31au niveau de la taxation
00:52:32c'est la taxonique
00:52:33dans tous les sens
00:52:35les gilets jaunes
00:52:36sont sortis à 1,50
00:52:38les gilets jaunes
00:52:39sont sortis à 1,50
00:52:41c'est quoi ?
00:52:42les français sont anesthésiés ?
00:52:45ou alors ils se disent
00:52:46la différence aujourd'hui
00:52:47par rapport à l'époque
00:52:48des gilets jaunes
00:52:49là c'est le contexte international
00:52:50il faut faire la part des choses
00:52:51la part des choses
00:52:52on a le souvenir en arrière
00:52:54également
00:52:54que la répression
00:52:55contre les gilets jaunes
00:52:56a laissé un souvenir
00:52:57un peu amer
00:52:57les gens n'ont pas forcément
00:52:58envie d'aller dans la rue
00:52:59comment vous l'analysez
00:53:00vous cette résilience
00:53:01encore une fois ?
00:53:02le souci c'est que
00:53:05depuis 2022
00:53:06on a ce effet yo-yo
00:53:07du carburant
00:53:08donc effectivement
00:53:09on ne se rend même plus
00:53:10véritablement compte
00:53:11du vrai prix du carburant
00:53:13aujourd'hui
00:53:13si on prend le carburant
00:53:14à 2 euros l'essence
00:53:16c'est 1,17 euros de taxes
00:53:19incroyable
00:53:19c'est ça le plus important
00:53:20c'est 60%
00:53:21c'est aux alentours
00:53:23de 60% à 55%
00:53:24tout dépend effectivement
00:53:25le prix du carburant
00:53:26parce que ça quand même
00:53:27ça pèse
00:53:27mais c'est vrai
00:53:28qu'au bout d'un moment
00:53:29on ne se rend même plus
00:53:30compte des réalités
00:53:31mais aujourd'hui
00:53:32c'est totalement devenu
00:53:33insupportable pour les automobistes
00:53:34et plus loin encore
00:53:35pour le transport
00:53:36parce qu'il y a des gens
00:53:37je les vois
00:53:37je les entends
00:53:38je roule en voiture électrique
00:53:39ou je n'ai pas de voiture
00:53:40mais ce qu'il faut bien comprendre
00:53:42c'est que le diesel
00:53:42c'est le transport
00:53:43donc tout ce qui nous est livré
00:53:45aujourd'hui
00:53:45même si on ne prend pas sa voiture
00:53:46ça va créer une inflation
00:53:48en 2022
00:53:48on a eu une forte inflation
00:53:50à cause du prix du carburant
00:53:51donc tout ça
00:53:51sera des répercussions
00:53:52et ça va nous ramener
00:53:53à notre prochaine thématique
00:53:54sur le moral des ménages
00:53:56qui est dans une baisse
00:53:56quasi historique
00:53:57je vous donne la parole
00:53:58dans un instant
00:53:58Marc je voudrais juste
00:53:59qu'on voit ce sujet
00:54:00pour avancer un petit peu
00:54:01le gouvernement
00:54:02qui a annoncé cette semaine
00:54:03cette fameuse aide
00:54:03pour environ 3 millions
00:54:05de travailleurs
00:54:05modestes et grands rouleurs
00:54:06aide dont on a déjà
00:54:08beaucoup de moelle
00:54:09à comprendre le calcul
00:54:10soutien accru également
00:54:11aux pêcheurs
00:54:12aux agriculteurs
00:54:12il y a un secteur
00:54:13qui se plaint énormément
00:54:14de ne pas être inclus
00:54:16pourtant il en aurait
00:54:17largement besoin
00:54:18celui des infirmiers libéraux
00:54:19profession pour laquelle
00:54:20on passe pourtant sa journée
00:54:21au volant d'une voiture
00:54:22regardez ce reportage
00:54:24de Stéphanie Roquier
00:54:25qui a suivi justement
00:54:26un infirmier libéral
00:54:30ils sont 132 000 en France
00:54:32et se disent aujourd'hui
00:54:33les oubliés du gouvernement
00:54:35les infirmiers libéraux
00:54:36parcourent chaque jour
00:54:37des dizaines de kilomètres
00:54:39pour se rendre au chevet
00:54:40de leurs patients
00:54:41beaucoup roulent énormément
00:54:43puisque ça peut être
00:54:43jusqu'à 200-300 km par jour
00:54:45et puis pour les autres
00:54:46qui ont travaillé en ville
00:54:47en fait c'est quand même
00:54:48du temps dans la voiture
00:54:49à cause des embouteillages
00:54:50ces grands rouleurs
00:54:51subissent la hausse
00:54:52des prix des carburants
00:54:53mais n'entrent dans
00:54:54aucune catégorie professionnelle
00:54:56éligible aux aides de l'Etat
00:54:57aucune aide
00:54:58sur les infirmiers libéraux
00:54:59complètement injuste
00:55:00ils ont le sentiment
00:55:01d'être méprisés
00:55:02par le gouvernement
00:55:02puisque quand trois fois
00:55:04il y a des aides
00:55:05qui sont annoncées
00:55:05trois fois
00:55:06les infirmiers ne sont pas dedans
00:55:08on considère que c'est
00:55:10un acte délibéré politique
00:55:11Bonjour c'est l'infirmier
00:55:13Il touche une indemnité
00:55:14forfaitaire de déplacement
00:55:16de 2,75 euros brut
00:55:18par intervention
00:55:19à titre de comparaison
00:55:20un médecin perçoit
00:55:22environ 10 euros
00:55:23pour le même acte
00:55:23en parallèle
00:55:24ces infirmiers libéraux
00:55:26font face
00:55:27à une forte hausse
00:55:28de leurs charges
00:55:28A force
00:55:29avec toutes les charges
00:55:30qu'augmentent
00:55:31et maintenant
00:55:31le carburant
00:55:33qui augmente lui aussi
00:55:34ben oui
00:55:35c'est de travailler
00:55:36à perte
00:55:37au moins sur les déplacements
00:55:39mais de plus en plus
00:55:40travailler
00:55:40avec très peu
00:55:42de revenus
00:55:43Avant d'engager
00:55:44une mobilisation
00:55:45d'ampleur
00:55:45ils espèrent
00:55:46être entendus
00:55:47par le gouvernement
00:55:48et obtenir
00:55:49des carburants
00:55:50exonérés de charges
00:55:53Marc
00:55:54vous vouliez intervenir
00:55:54quand on voit
00:55:55la difficulté
00:55:56de certains métiers
00:55:57et ce reportage
00:55:58est une très bonne
00:55:59illustration
00:55:59on se dit
00:56:00que ces aides ciblées
00:56:01c'est quand même
00:56:02une honte
00:56:02C'est un pansement
00:56:03et cet infirmier
00:56:04a dit quelque chose
00:56:04de très intéressant
00:56:05il a parlé aussi
00:56:06de l'augmentation
00:56:06des charges
00:56:07vous aviez dit
00:56:09que les gilets jaunes
00:56:10avaient commencé
00:56:10leur manifestation
00:56:11contre l'augmentation
00:56:12du prix de l'essence
00:56:13c'est un peu plus
00:56:14c'est ça
00:56:15et en dedans
00:56:15c'est pas tout à fait ça
00:56:16ils ont protesté
00:56:17contre une taxe
00:56:18ils ont protesté
00:56:19contre une taxe
00:56:19sur le carburant
00:56:20et là
00:56:21quand ils ont écouté
00:56:22le gouvernement
00:56:23commencer à dénoncer
00:56:24les marges
00:56:24que font les distributeurs
00:56:25pardon mais quelle foutage
00:56:26de gueule
00:56:26excusez-moi du terme
00:56:27en réalité
00:56:28ce qui est insupportable
00:56:29c'est cela
00:56:30c'est le gouvernement
00:56:31c'est l'état
00:56:32qui est incapable
00:56:32de revenir justement
00:56:33sur ces surtaxations
00:56:34des carburants
00:56:35ce serait à eux
00:56:36de faire un effort
00:56:37Il y avait ce grand sujet
00:56:38la semaine dernière
00:56:39la taxe pollueur-payeur
00:56:40qui paraît
00:56:40très facilement
00:56:44comment on peut le dire
00:56:45la suspendre
00:56:47suspensive
00:56:48suspensible
00:56:50Mais on ne peut pas proposer
00:56:52des mesures plus larges
00:56:53aux Français
00:56:54Oui
00:56:54la C2E
00:56:55on préfère appeler les Français
00:56:57acheter des voitures électriques
00:56:58à 30 000 euros
00:56:58Alors le problème
00:56:59des certifiés d'économie d'énergie
00:57:00c'est qu'il y a eu un tour
00:57:01de passe-passe extraordinaire
00:57:02parce que rappelez-vous
00:57:03à une époque
00:57:04il y avait le bonus malus
00:57:05quand on achetait une voiture
00:57:06donc le malus
00:57:07pour les voitures thermiques
00:57:07les plus polluantes
00:57:08en termes de CO2
00:57:09et un bonus écologique
00:57:11et ça s'équilibrait
00:57:11va se communiquant
00:57:12aujourd'hui ce n'est plus le cas
00:57:13l'État récupère les malus
00:57:15sur le CO2
00:57:16qui d'ailleurs augmente chaque année
00:57:17on a 80 000 euros
00:57:18de malus maximum
00:57:19aujourd'hui
00:57:19et on rentre
00:57:20dès 108 grammes
00:57:21donc des petites citadines
00:57:22par contre
00:57:23le bonus écologique
00:57:24n'est plus redonné par l'État
00:57:25il est demandé maintenant
00:57:27par les fournisseurs d'énergie
00:57:28par l'intermédiaire
00:57:29du mécanisme
00:57:30du certificat d'économie d'énergie
00:57:31et c'est pour ça
00:57:32notamment
00:57:33que les fournisseurs
00:57:33de carburant
00:57:34ont augmenté
00:57:35le certificat d'économie d'énergie
00:57:37donc demain
00:57:37ils le retirent
00:57:38ça veut dire
00:57:39qu'ils ne peuvent plus
00:57:39leur objectif
00:57:40pousser les gens
00:57:41vers les voitures électriques
00:57:42sur l'économie
00:57:43oui mais ça attendra
00:57:43mais ça attendra
00:57:44j'ai envie de dire
00:57:45parce qu'il y a une urgence
00:57:46et que ça paraît être
00:57:47seulement du bon sens
00:57:49de supprimer cette taxe
00:57:50c'est ce qu'ont fait
00:57:51les Allemands je crois
00:57:51alors il y a plusieurs pays
00:57:53alors ça c'est un autre problème
00:57:54c'est qu'effectivement
00:57:55il y a des pays frontaliers
00:57:56notamment comme l'Espagne
00:57:57ou l'Allemagne
00:57:57le cours du Brent
00:57:58vient d'augmenter
00:57:59en direct de quelques sentiments
00:58:00encore
00:58:00qui a baissé effectivement
00:58:02les carburants
00:58:02donc ça veut dire
00:58:03qu'en plus il y a des Français
00:58:04qui vont faire leur plein
00:58:05par exemple en Espagne
00:58:06quand ils sont frontaliers
00:58:07donc on a tout perdu
00:58:08en plus la TVA
00:58:09donc en plus
00:58:10c'est un très mauvais calcul
00:58:11du budget
00:58:12oui Mehdi
00:58:13je rejoins parfaitement
00:58:14ce qui a été dit
00:58:15je vais le dire différemment
00:58:15et plus simple
00:58:17aujourd'hui le carburant
00:58:18c'est un produit de luxe
00:58:18pour les Français
00:58:19c'est aussi simple que ça
00:58:20quand vous avez une partie
00:58:21des personnes qui se disent
00:58:22je ne peux pas y avoir accès
00:58:23je suis capable de me priver
00:58:24pour ne pas aller en vacances
00:58:25alors que les vacances
00:58:26les loisirs
00:58:26c'est censé être quand même
00:58:27quelque chose de prioritaire
00:58:28dans la vie des Français
00:58:29et bien c'est que c'est devenu
00:58:30un luxe
00:58:31pour accéder à une partie
00:58:33de vos loisirs
00:58:33vous devez payer quelque chose
00:58:35c'est inadmissible
00:58:36non seulement c'est une conception
00:58:37de l'économie
00:58:38qui ne fonctionne pas du tout
00:58:39pour l'Etat
00:58:39là on peut parler des taxes
00:58:40mais de manière générale
00:58:41effectivement la France
00:58:41est un pays surfiscalisé
00:58:43et surtaxé
00:58:43et aujourd'hui
00:58:44on est en train de transformer
00:58:45un produit de bien commun
00:58:47en luxe
00:58:47c'est totalement hallucinant
00:58:49et j'en suis à poser une question
00:58:50à Jérôme Godefroy
00:58:51que je ne pensais pas
00:58:52devoir poser un jour
00:58:53quel conseil on peut donner
00:58:55aux gens sur leur trajet
00:58:56pour consommer
00:58:57le moins possible d'essence
00:58:58parce qu'on en est là
00:58:59on sait
00:58:59à rouler pas trop vite
00:59:01mais non
00:59:01rouler pas trop vite
00:59:02n'est pas forcément
00:59:03d'ailleurs une gageur
00:59:03il y a des petites astuces
00:59:05effectivement
00:59:05quand on garde sa voiture
00:59:07tout le monde ne peut pas
00:59:08changer sa voiture
00:59:08pour une voiture électrique
00:59:09bon déjà
00:59:10un il y a l'éco-conduite
00:59:11qui est quand même
00:59:12quelque chose de très bien
00:59:13c'est à dire que l'éco-conduite
00:59:14on modère l'accélération
00:59:15et le freinage
00:59:16on essaie de ne pas surtout
00:59:17accélérer fortement
00:59:18donc l'éco-conduite
00:59:19c'est extrêmement efficace
00:59:20parce que le freinage
00:59:21ça fait consommer ?
00:59:22non c'est à dire que
00:59:22c'est surtout les accélérations
00:59:24assez franches
00:59:25donc il faut modérer
00:59:26les accélérations
00:59:27et les freinages
00:59:27pour essayer d'aller un peu moins vite
00:59:29quand on prend l'autoroute
00:59:29là on peut en parler
00:59:30c'est le chassé croisé
00:59:31il faut faire gaffe
00:59:32si on a bien gonflé ses pneus
00:59:34que le gonflage soit équilibré
00:59:36parce que la pression des pneus
00:59:37fait économiser du carburant
00:59:39il faut que le véhicule
00:59:40soit gonflé
00:59:41par rapport à la préconisation
00:59:42du constructeur
00:59:43s'il est sous-gonflé
00:59:44dans ce moment
00:59:44c'est dangereux
00:59:45au niveau de la sécurité
00:59:46et en plus
00:59:46on pollue plus
00:59:47et puis après
00:59:48il y a une chose qui est évidente
00:59:49c'est qu'il faut bien
00:59:50de retenir son véhicule
00:59:51et une éco-révision
00:59:53aujourd'hui
00:59:53au niveau de la pré-rendue automobile
00:59:55améliore la qualité
00:59:56de la consommation du carburant
00:59:58un point important
00:59:59ça touche absolument
01:00:01tous les secteurs
01:00:01il y a notamment
01:00:02ça a été alerté
01:00:03mais le prix des sacs poubelles
01:00:05oui bien sûr
01:00:05mais tout est lié au pétrole
01:00:07le plastique est fabriqué
01:00:08avec du pétrole
01:00:09c'est totalement tout bête
01:00:10avec le prix de carburant
01:00:10qui augmente les préservatifs
01:00:11c'est quand même
01:00:13un énorme sujet de santé
01:00:14aujourd'hui
01:00:14ils vont complètement augmenter
01:00:15on peut avoir des risques
01:00:17qui ne sont pas calculés
01:00:17ce sont des externalités
01:00:18négatives de l'économie
01:00:19on peut avoir une recrudescence
01:00:20de certaines maladies sexuelles
01:00:22juste parce que
01:00:22le prix des préservatifs
01:00:23il y a des dommages collatéraux
01:00:25qui sont
01:00:26un problème démographique aussi
01:00:28avançons
01:00:29parce que cette guerre
01:00:30au Moyen-Orient
01:00:31le retour de l'inflation
01:00:32font plonger le moral des ménages
01:00:34alors ça c'est intéressant
01:00:35également d'en parler
01:00:35face à la hausse
01:00:36des prix du carburant
01:00:37qu'on est en train d'évoquer
01:00:38l'indicateur de confiance des ménages
01:00:40a chuté de 5 points
01:00:41au mois d'avril
01:00:42selon les données
01:00:43publiées par l'INSEE
01:00:44aujourd'hui
01:00:45l'indicateur qui a chuté
01:00:46de 5 points
01:00:46il affiche sa plus forte baisse
01:00:48depuis mars 2022
01:00:49c'était le début
01:00:50de la guerre en Ukraine
01:00:51à 84 désormais
01:00:53il s'éloigne un petit peu plus
01:00:55de la moyenne de longue période
01:00:57qui était
01:00:58vous voyez
01:00:58entre 87
01:00:59et je ne sais plus
01:01:01quelle date
01:01:012025
01:01:01je crois
01:01:022005 plutôt
01:01:03sur 100
01:01:04face à la crise
01:01:05là encore
01:01:06Jérôme Gautrefoy
01:01:07c'est tout le budget
01:01:08des Français
01:01:11qui se trouvent
01:01:12bousculés
01:01:13pouvoir d'achat
01:01:13amputé
01:01:15beaucoup de ménages
01:01:15se privent
01:01:16alimentation
01:01:17loisirs
01:01:17shopping
01:01:17sorties
01:01:18tout est lié
01:01:20je notais que
01:01:216 Français sur 10
01:01:22aujourd'hui
01:01:22seraient contraints
01:01:23à des renoncements
01:01:24au quotidien
01:01:26oui
01:01:26c'est ce que je disais
01:01:27au début
01:01:27c'est qu'aujourd'hui
01:01:28on est dans un confinement
01:01:30économique
01:01:30lié à ces problèmes
01:01:32de taxes
01:01:33au niveau du carburant
01:01:34parce que
01:01:35effectivement
01:01:35il y a un conflit
01:01:36au Moyen-Orient
01:01:37qui augmente le prix
01:01:38du carburant
01:01:39mais aujourd'hui
01:01:39ce qui pèse le plus
01:01:40c'est le prix du carburant
01:01:42et tout le reste
01:01:42et ça c'est sûr
01:01:43que l'automobiliste
01:01:44véritablement cumule
01:01:45toutes ses taxes
01:01:47à tous les niveaux
01:01:48et ça ça devient
01:01:49totalement insupportable
01:01:50Marc évidemment
01:01:51qu'on ajoute à ça
01:01:51l'inflation
01:01:52mais c'est le serpent
01:01:53qui se mord la queue
01:01:54tout se lit
01:01:55et tout s'imbrique
01:01:57la colère sociale
01:01:58elle gronde
01:01:58elle ne demande
01:01:59qu'à exploser
01:02:01ce sera vraiment
01:02:02le pouvoir d'achat
01:02:03on va parler de sécurité
01:02:04qui est une priorité
01:02:05pour les Français
01:02:05également
01:02:05mais le pouvoir d'achat
01:02:06le supplante peut-être
01:02:08un petit peu
01:02:08ce sera le débat
01:02:10important
01:02:11de l'année à venir
01:02:12et de l'échéance présidentielle
01:02:13c'est tout
01:02:14c'est tout l'ambidieuse
01:02:15c'est tout le paradoxe
01:02:16on est en veille
01:02:17de campagne
01:02:17de campagne
01:02:18de communication
01:02:19pour mieux manger
01:02:20mieux se nourrir
01:02:20etc
01:02:21et évidemment
01:02:22tous les biens
01:02:22de première décision
01:02:23mieux conduire
01:02:23avec des voitures électriques
01:02:25tout coûte de plus en plus cher
01:02:26se déplacer coûte cher
01:02:28se nourrir coûte cher
01:02:31accéder à un service public
01:02:32de qualité
01:02:33de plus en plus rare
01:02:34en réalité
01:02:34on en revient un petit peu
01:02:35à cette hausse des taxes
01:02:37qui continue
01:02:37et les services publics
01:02:39qui continuent de baisser
01:02:40donc moi ça ne m'étonne pas
01:02:41que les ménages
01:02:42soient en perte de confiance
01:02:42c'est à dire
01:02:43qu'on est de plus en plus prélevé
01:02:44on paye de plus en plus
01:02:45pour un service
01:02:45qui est de moins en moins performant
01:02:46et en face
01:02:48une classe politique
01:02:49qui ne donne pas l'impression
01:02:50d'afficher une grande préoccupation
01:02:52sur ces problématiques-là
01:02:53donc le cocktail
01:02:54est hélas terrible
01:02:56le premier quinquennat
01:02:57d'Emmanuel Macron
01:02:58a commencé avec les gilets jaunes
01:02:59et on espère pour lui
01:03:00qu'il ne finira pas aussi
01:03:01avec les gilets jaunes
01:03:02et puis je rebondis
01:03:03le ciblage aujourd'hui
01:03:05au niveau des aides
01:03:05le ciblage c'est très très bien
01:03:07mais le ciblage
01:03:08par rapport aux autobus
01:03:09le ciblage par rapport
01:03:10au secteur économique
01:03:11donc ça veut dire
01:03:12qu'on exclut du monde
01:03:13et ça c'est véritablement
01:03:15insupportable
01:03:15c'est encore pire
01:03:16parce qu'il y a des gens
01:03:17qui vous disent
01:03:17pourquoi les commerciaux
01:03:19les livreurs
01:03:20les retraités
01:03:21les étudiants
01:03:22pourquoi eux n'ont pas d'aide
01:03:23alors pourquoi est-ce
01:03:23qu'on ne baisse pas des taxes
01:03:24tout simplement
01:03:25au lieu de faire une espèce
01:03:25de politique du chèque
01:03:26ultra ciblée
01:03:27où finalement on entretient
01:03:28les gens
01:03:29vous êtes dans le pays
01:03:29des prélèvements obligatoires
01:03:30à 56% mon ami
01:03:31donc il y a un moment
01:03:34vous avez un début de réponse
01:03:35Reda Bellage
01:03:37on est avec vous évidemment
01:03:38pour parler de sujets de sécurité
01:03:39vous êtes un citoyen comme nous
01:03:40la police n'échappe pas
01:03:42à cette inflation
01:03:43c'est un sujet très important
01:03:44le pouvoir d'achat
01:03:45il touche les policiers aussi
01:03:46quand vous arrivez en Ile-de-France
01:03:47vous signez un contrat de 8 ans
01:03:49vous êtes obligé de rester
01:03:50en Ile-de-France 8 ans
01:03:51ce qui n'existait pas
01:03:52il y a 30 ans
01:03:53et donc
01:03:54j'ignorais ça
01:03:54vous avez l'obligation
01:03:55de rester en Ile-de-France
01:03:56pendant 8 ans
01:03:56quand vous vous engagez dans la police
01:03:57certains services
01:03:59qui sont complètement contingentés
01:04:00à hauteur de 10%
01:04:01c'est-à-dire que les collègues
01:04:02même s'ils ont fait les 8 ans
01:04:04leur service
01:04:05comme il est en sous-effectif
01:04:06ils sont obligés
01:04:07ils bloquent 10% des effectifs
01:04:08et ça c'est un combat
01:04:09qu'on mène chaque année
01:04:10on est en plus
01:04:11en pleine période
01:04:13de demande de mutation
01:04:14mais nous aussi
01:04:15on est touchés
01:04:16vous savez
01:04:16la plupart de mes collègues
01:04:17qui habitent
01:04:18qui travaillent
01:04:19en Ile-de-France
01:04:20sont obligés d'habiter
01:04:21pour certains
01:04:22à plus de 50 km
01:04:23dans le Loiret
01:04:24la plupart on habite
01:04:25même moi j'habitais à Meaux
01:04:26j'avais 56 km
01:04:27pour aller
01:04:27ou 60 km
01:04:28pour aller jusqu'à Créteil
01:04:29et quand vous devez payer
01:04:30tous les mois
01:04:31500 euros
01:04:32sachant que nous
01:04:32on fait des horaires continus
01:04:33et que
01:04:35beaucoup d'horaires
01:04:35ne nous permettent pas
01:04:36d'avoir des transports
01:04:37en commun
01:04:38mais pour nous aussi
01:04:39il n'y a rien qui est fait
01:04:40alors qu'il y a
01:04:40une vingtaine
01:04:41une trentaine d'années
01:04:43on avait des logements sociaux
01:04:45un parc de logements sociaux
01:04:46qui était à mon sens
01:04:47beaucoup plus important
01:04:48sans avoir le blocage
01:04:49en Ile-de-France
01:04:50donc il y avait un turnover
01:04:51aujourd'hui on n'a pas
01:04:52je pense que
01:04:52c'est un sujet aussi
01:04:54pour les agents
01:04:55de fonction publique
01:04:55qui travaillent en Ile-de-France
01:04:57et dans les autres départements
01:04:58également
01:04:59pour avoir un meilleur pouvoir d'achat
01:05:01aussi on est touché
01:05:01Chaque jour de nouveaux signes
01:05:04pour nous prouver
01:05:05il m'a dit
01:05:06Raïch
01:05:07que la France
01:05:07est un pays en déclin
01:05:09pardon de le dire
01:05:10de façon aussi péremptoire
01:05:11et c'est vrai
01:05:12qu'on a tendance
01:05:13à envoyer cette formule
01:05:15à toutes les sauces
01:05:15mais
01:05:16quelle autre description
01:05:17on peut faire ?
01:05:18Il n'y en a pas
01:05:19de toute façon
01:05:19il y a une élection présidentielle
01:05:20qui doit résoudre ce problème
01:05:21il résoudra tous les problèmes
01:05:23d'ailleurs
01:05:23les gens en droit
01:05:24dans tous les candidats
01:05:25plus latifs
01:05:26en fait c'est de manière générale
01:05:28on a le sujet du logement
01:05:28on l'a évoqué tout à l'heure
01:05:29il y a ce que vient de dire Edda
01:05:30il y a le sujet de la...
01:05:31Je rappelle qu'on a 6 milliards
01:05:32d'économies annoncées
01:05:33également à faire
01:05:34si c'est pas 8
01:05:3510 dans les semaines qui viennent
01:05:36Il y a 3600 milliards de dettes
01:05:37l'année prochaine
01:05:38le premier poste de dépense de l'Etat
01:05:40ça sera la dette
01:05:40donc on est toujours
01:05:41dans des problématiques
01:05:41C'est pas la dette
01:05:42c'est l'intérêt de la dette
01:05:43l'intérêt de la dette
01:05:45Donc on est toujours
01:05:46dans des problématiques économiques
01:05:47extraordinaires
01:05:48et on revient sur le sujet
01:05:49tout à l'heure
01:05:50avec Emmanuel Macron
01:05:51quelle sera la prochaine génération politique
01:05:52on ne sait pas
01:05:53qui est capable de résoudre
01:05:54ce problème aujourd'hui
01:05:54à qui les Français
01:05:55peuvent faire confiance
01:05:56donc la défiance
01:05:57elle est autant dans un système économique
01:05:58elle est dans les différents plans
01:06:00qui peuvent exister
01:06:00où les voyants sont en rouge
01:06:03que dans la confiance même
01:06:04que l'on peut accorder
01:06:05dans nos politiques
01:06:05pour résoudre
01:06:06Celui ou celle
01:06:07qui peut-être
01:06:09donnera un peu d'espoir
01:06:10c'est celui qui promettra
01:06:11de trancher dans le vif
01:06:12en fait
01:06:12parce que sortons même
01:06:14des prix du carburant
01:06:16il va falloir trancher
01:06:17sur
01:06:18si vous voulez partir
01:06:19tôt à la retraite
01:06:20c'est bien
01:06:20si vous voulez indemniser
01:06:21le chômage
01:06:22c'est très bien
01:06:23accueillir les étrangers
01:06:24avec les aides
01:06:25que l'on connaît
01:06:25pourquoi pas
01:06:26mais si derrière
01:06:28vous demandez
01:06:28de diminuer
01:06:29les prélèvements
01:06:29sur les salaires
01:06:30il y a un moment
01:06:30il faut choisir
01:06:31parce qu'on ne peut pas
01:06:32tout faire dans ce pays
01:06:33il y a l'impression
01:06:34qu'on est dans un pays
01:06:35où on vaut le beurre
01:06:35et l'argent du beurre
01:06:37je ne sais pas si vous partagez
01:06:38c'est là où c'est risqué
01:06:40aussi cher Julien
01:06:41c'est que
01:06:41ce que vous appelez
01:06:43de vos voeux
01:06:43ça s'appelle le libéralisme
01:06:44et le problème
01:06:45c'est qu'on a
01:06:46c'est pas un gros mot
01:06:46je sais bien
01:06:47et le problème
01:06:48c'est qu'on est aussi
01:06:49dans une société
01:06:49qui a été installée
01:06:51dans un système
01:06:52d'accoutumance
01:06:53à la dépense publique
01:06:54il y a limite
01:06:55une question de drogue
01:06:56où on a l'impression
01:06:57que les français
01:06:57sont drogés à la dépense publique
01:06:58où ils ont l'impression
01:06:59que c'est le seul système
01:07:00qui puisse exister en France
01:07:01et ça moi j'avais été
01:07:02très choqué
01:07:03par la campagne
01:07:03de François Bayrou
01:07:04lorsqu'il essayait
01:07:04de sauver son poste
01:07:05à Matignon
01:07:05qui expliquait justement
01:07:07que ces français
01:07:07étaient drogés
01:07:07à la dépense publique
01:07:08et ça m'avait fait
01:07:10soulever cette réflexion
01:07:10à l'époque
01:07:11c'est qu'on avait vraiment
01:07:11c'était vraiment
01:07:12le dealer
01:07:12qui dénonçait ses clients
01:07:13c'est d'un côté
01:07:15si on dit
01:07:16les français
01:07:16sont drogés à la dépense publique
01:07:17et eux-mêmes
01:07:17pratiquent cette espèce
01:07:19de système
01:07:19qui est quasi clientéliste
01:07:20depuis des décennies
01:07:21donc en fait
01:07:21justement on ne s'en sort pas
01:07:22et on voit bien
01:07:23que les discours libéraux
01:07:24ils commencent à arriver
01:07:25sur la table
01:07:25mais qu'ils sont encore
01:07:26très minoritairement portés
01:07:27sur la place politique
01:07:28moi je viens du libéralisme
01:07:29ma famille philosophique
01:07:31c'est plutôt
01:07:31c'est le libéralisme
01:07:32je constate jour après jour
01:07:34que la France
01:07:34meurt petit à petit
01:07:35de son illibéralisme
01:07:36et tous les constats
01:07:38que l'on peut avoir
01:07:38la suradministration
01:07:40d'ailleurs David Wisner
01:07:41le dit très bien
01:07:42une grande partie
01:07:43du problème français
01:07:44aujourd'hui
01:07:44et dans le fait que l'administration
01:07:46coûte beaucoup trop cher
01:07:47et on est dans un pays
01:07:47qui ne sait plus
01:07:48ce que c'est que la liberté
01:07:49et qui ne voit que par la norme
01:07:50on marque une pause
01:07:51on se retrouve dans un instant
01:07:53les questions de sécurité
01:07:54seront abordées
01:07:55trois policiers à moto
01:07:57à Marseille
01:07:58un contrôle routier
01:07:59tout à fait banal
01:08:00un homme qui sort son couteau
01:08:01qui menace les policiers
01:08:03qui n'ont d'autre choix
01:08:03que d'ouvrir le feu
01:08:05bienvenue en France
01:08:06à tout de suite
01:08:1016h30
01:08:11nous sommes de retour
01:08:12120 minutes d'info
01:08:13la dernière ligne droite
01:08:14et d'abord bien sûr
01:08:15l'essentiel de l'actualité
01:08:16Valérie Akna
01:08:16bonjour Julien
01:08:17et bonjour à tous
01:08:18on commence avec ces images
01:08:20fournies par l'armée israélienne
01:08:22où on peut voir
01:08:23que le Hezbollah
01:08:24utilise des ambulances
01:08:25et des équipes médicales
01:08:27comme couverture
01:08:28pour transporter des armes
01:08:30ça l'a découvert
01:08:31lors de fouilles
01:08:31menées dans le sud du Liban
01:08:33des engins explosifs
01:08:34des obus de mortiers
01:08:36des chargeurs
01:08:37et une grenade
01:08:38Israël précise
01:08:39que cela porte atteinte
01:08:40aux protections spécifiques
01:08:42accordées aux infrastructures
01:08:43et équipements médicaux
01:08:45en vertu du droit international
01:08:46dans le reste de l'actualité
01:08:48Emmanuel Macron
01:08:49doit se rendre en Andorre
01:08:51ce lundi
01:08:51il abordera la question sensible
01:08:53de l'interdiction de l'avortement
01:08:55ainsi que celle de l'accord
01:08:56d'association
01:08:57avec l'Union Européenne
01:08:59enclavée entre la France
01:09:00et l'Espagne
01:09:01la principauté
01:09:02est avec le Vatican
01:09:03le seul état en Europe
01:09:05à interdire totalement
01:09:07l'interruption volontaire
01:09:08de grossesse
01:09:09même en cas de viol
01:09:10d'inceste
01:09:11de danger pour la mère
01:09:13ou de maladie du fœtus
01:09:15volet justice
01:09:16pour terminer
01:09:16une peine de 16 ans
01:09:18de réclusion criminelle
01:09:19a été requise
01:09:20à l'encontre
01:09:21de l'élève jugé
01:09:22pour avoir poignardé
01:09:23mortellement
01:09:24sa professeure d'espagnol
01:09:25Agnès Lassalle
01:09:26dans une salle de classe
01:09:28de Saint-Jean-de-Luz
01:09:29en 2023
01:09:30l'accusé
01:09:31âgé de 19 ans
01:09:32aujourd'hui
01:09:32était âgé de 16 ans
01:09:33à l'époque
01:09:33et au moment des faits
01:09:35il comparait devant
01:09:36la cour d'assises
01:09:36des mineurs
01:09:37qui doit rendre
01:09:37son verdict
01:09:38dans la soirée
01:09:39après la plaidoirie
01:09:40de la défense
01:09:42Merci beaucoup Valérie
01:09:44pour l'essentiel
01:09:44de l'actualité
01:09:45Medi Raich
01:09:46toujours avec nous
01:09:46Marqueno
01:09:47Reda Bellad
01:09:48je porte parole
01:09:48du syndicat de police
01:09:49Unité Île-de-France
01:09:51le danger est justement
01:09:52permanent
01:09:53quasi permanent
01:09:54en tout cas
01:09:54d'être policier
01:09:56dans ce pays
01:09:56qu'on appartienne
01:09:57à la nationale
01:09:58ou à la municipale
01:09:59on est aujourd'hui
01:10:00une cible
01:10:00dès qu'on représente
01:10:01l'autorité
01:10:02c'était le cas
01:10:02des policiers municipaux
01:10:04du 11ème arrondissement
01:10:05de Marseille
01:10:06hier
01:10:06ils ont abattu
01:10:07un homme
01:10:08muni d'un couteau
01:10:09qui s'est jeté sur eux
01:10:11c'était lors d'un simple
01:10:12contrôle routier
01:10:13autour de 17h30
01:10:15dans un quartier
01:10:16plutôt tranquille
01:10:16de la cité fosséenne
01:10:18les trois agents
01:10:19sont extrêmement choqués
01:10:21nous dit-on
01:10:21ont été orientés
01:10:22vers une cellule psychologique
01:10:23de l'hôpital de la Timone
01:10:25Reda Bellad
01:10:26j'insiste sur le fait
01:10:28que c'est un contrôle routier
01:10:29anodin
01:10:30on n'est pas
01:10:30sur un refus d'obtempérer
01:10:32des délinquants
01:10:33qui sont traqués
01:10:33depuis plusieurs minutes
01:10:34plusieurs heures
01:10:35qui sont armés
01:10:36qui sont dangereux
01:10:36on a trois motards
01:10:38qui contrôlent
01:10:39les papiers
01:10:39comme ça pourrait être fait
01:10:40avec monsieur ou madame
01:10:41tout le monde
01:10:41et quelqu'un
01:10:42qui sort un couteau
01:10:44les faits sont dramatiques
01:10:45oui c'est dramatique
01:10:46et vous savez
01:10:49l'intervention la plus dure
01:10:52au niveau de la forme
01:10:53au niveau du fond
01:10:54c'est le différent familial
01:10:55c'est-à-dire que vous allez
01:10:56sur un différent familial
01:10:57vous ne savez absolument pas
01:10:59sur quoi vous tombez
01:10:59vous êtes appelé
01:11:00sur un vol à marmé en cours
01:11:01vous vous équipez pour
01:11:03vous allez sur une personne retranchée
01:11:04vous vous équipez pour
01:11:05vous faites un contrôle routier
01:11:06on est comme dans le cadre
01:11:07du différent
01:11:08c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:11:09sortir son arme
01:11:11le policier ne fait pas
01:11:12ce qu'il veut
01:11:12vous voyez ce que je veux dire
01:11:13moi je bossais la nuit
01:11:14c'est vrai qu'on avait tendance
01:11:15à le faire
01:11:16aujourd'hui il y a même
01:11:17des collègues qui ont des sanctions
01:11:18parce qu'ils font une sortie d'arme
01:11:19alors que la nuit
01:11:20c'est encore plus difficile
01:11:21de voir l'individu sortir le couteau
01:11:23ou une arme de poing
01:11:24c'est dû à la visibilité
01:11:25donc en fait aujourd'hui
01:11:26vous êtes en sécurité nulle part
01:11:29et dans n'importe quelle mission
01:11:30vous n'êtes jamais en sécurité
01:11:31donc en fait les policiers
01:11:32qu'ils soient policiers municipales
01:11:34police nationale
01:11:35qu'ils soient
01:11:36je vais même plus loin
01:11:37les gendarmes
01:11:38et même encore plus loin
01:11:39les pompiers
01:11:39pareil
01:11:40tout le personnel de santé
01:11:41tout ce qui représente l'autorité
01:11:43même les profs
01:11:44tout ce qui peut représenter
01:11:45une forme d'autorité en France
01:11:46est remis en question
01:11:47par des délinquants
01:11:48des primo-délinquants
01:11:49et des fois des gens
01:11:50qui ne sont même pas
01:11:52connus des services de police
01:11:53pourquoi ?
01:11:54parce qu'il y a
01:11:55cette déviance
01:11:56envers l'autorité
01:11:57et envers la fonction
01:11:59des forces de l'ordre
01:11:59il y a un côté
01:12:00vraiment totalement imprévisible
01:12:02de l'ultra-violence
01:12:03et c'est pour ça
01:12:03que ce cas
01:12:04il est important
01:12:06ce qui est très compliqué
01:12:07pour les forces de l'ordre
01:12:08on le sait
01:12:08c'est qu'aujourd'hui
01:12:10ils ont tous un juge dans la tête
01:12:12les policiers
01:12:13depuis notamment
01:12:13l'affaire Noël
01:12:14il faudrait peut-être
01:12:16aussi mieux
01:12:18redéfinir
01:12:18on en parle régulièrement
01:12:19dans ce type d'affaires
01:12:20ce fameux cadre
01:12:20de légitime défense
01:12:22oui alors
01:12:23c'est un gros sujet
01:12:24mais déjà
01:12:25c'est très bien
01:12:28qu'un policier réfléchisse
01:12:29avant de sortir son arbre
01:12:29j'ai envie de dire
01:12:30encore heureux
01:12:31mais là il y a une problématique
01:12:32il y a des peines
01:12:33qui existent
01:12:34et qui ne sont pas appliquées
01:12:35le port du couteau
01:12:36il est interdit
01:12:37c'est comme ça
01:12:38mais en même temps
01:12:39vous êtes dans une société
01:12:40qui est de plus en plus violente
01:12:41on constate de plus en plus
01:12:42que des gens
01:12:43qui ne sont pas forcément
01:12:44connus des services de police
01:12:46des mineurs aussi
01:12:47quand ils sont tout seuls
01:12:48et qu'ils ne sont pas
01:12:48par exemple dans leur quartier
01:12:49ils vont se balader
01:12:50avec un couteau
01:12:50de crainte
01:12:51d'être pris à partie
01:12:52par un autre quartier
01:12:53donc en fait
01:12:54c'est comme nous les policiers
01:12:55à partir du moment
01:12:56où vous avez une arme sur vous
01:12:58vous pouvez
01:12:58vous avez la possibilité
01:13:00malheureusement
01:13:00de vous en servir
01:13:01et bien eux
01:13:01ils sont dans la même configuration
01:13:03que nous
01:13:03sauf qu'ils ne respectent pas la loi
01:13:04donc ils savent
01:13:05qu'ils ne risquent pas grand chose
01:13:06parce que si vous vous faites interpeller
01:13:08avec un couteau
01:13:08que vous soyez connu
01:13:09ou pas des services de police
01:13:11dans le meilleur des cas
01:13:12vous ferez une garde à vue
01:13:13et dans le pire des cas
01:13:14le lendemain à 10h
01:13:15vous êtes dehors
01:13:15donc partant de ce principe-là
01:13:18et que la société
01:13:19est de plus en plus violente
01:13:20le résultat aujourd'hui
01:13:21il est ce qu'il est
01:13:22c'est exactement ça
01:13:23ce que vous décrivez
01:13:23c'est une guerre asymétrique
01:13:25avec les policiers
01:13:27qui ont le droit dans la tête
01:13:28et qui se demandent
01:13:30quel juge va leur tomber dessus
01:13:31quel que soit l'acte
01:13:32qu'ils vont commettre
01:13:34et ceux en face
01:13:35qui eux
01:13:35pour le coup
01:13:36s'affranchissent
01:13:37totalement du droit
01:13:38et l'asymétrie
01:13:39elle est là
01:13:40parce qu'ils savent
01:13:41qu'eux ils ne risquent rien
01:13:41alors que nous
01:13:42on sait qu'on risque très très gros
01:13:43sur chaque intervention aujourd'hui
01:13:45Marc
01:13:45le problème c'est qu'on a
01:13:46une population effectivement
01:13:47de plus en plus violente
01:13:48et en face
01:13:49on a un état
01:13:49et une banalisation
01:13:50totale de ce type de comportement
01:13:52mais ce truc a canonisé
01:13:53le concept d'état de droit
01:13:54c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:13:55alors c'est magnifique
01:13:56l'état de droit
01:13:57il est hors de question
01:13:57évidemment de le mettre par terre
01:13:59mais le problème
01:13:59c'est qu'aujourd'hui
01:14:00effectivement
01:14:00je pense que vous l'avez dit
01:14:02on a une police
01:14:02qui fait face à des individus
01:14:03de plus en plus violents
01:14:04et de moins en moins
01:14:05sujets on va dire
01:14:06au moindre sens moral
01:14:07et en face
01:14:08on a une réponse judiciaire
01:14:09bien évidemment
01:14:10qui ne suit pas
01:14:11donc pour le policier
01:14:12la paix des droits
01:14:12et puis un politique
01:14:13qui est dans certains cas
01:14:14et on le voit
01:14:15à l'aune des nouvelles élections municipales
01:14:17qui veulent désarmer
01:14:18des maires
01:14:18qui veulent désarmer
01:14:19leur police également
01:14:20et surtout
01:14:20qui demandent aux policiers
01:14:22des résultats
01:14:22et qui au moindre
01:14:24effectivement
01:14:25le moindre théâtre
01:14:27un petit peu ambiieux
01:14:28où on n'a pas encore
01:14:29tous les éléments
01:14:29et bien dans la seconde
01:14:31va lâcher le policier
01:14:32le policier va se retrouver seul
01:14:33il va se retrouver
01:14:34potentiellement suspendu
01:14:35il va se retrouver
01:14:35face à sa hiérarchie
01:14:37face aux politiques
01:14:37face à l'état
01:14:38face à la justice
01:14:39et effectivement
01:14:39je pense qu'en tout cas
01:14:40d'un point de vue citoyen
01:14:41on a l'impression
01:14:42que parfois la justice
01:14:43est plus dure
01:14:44envers les policiers
01:14:45qu'envers justement
01:14:45cette délinquance
01:14:46et du coup on ne voit pas
01:14:47avec ces conditions-là
01:14:48comment est-ce que
01:14:49la situation pourrait
01:14:51revenir au calme
01:14:51vous parliez de
01:14:52si je puis me permettre
01:14:53vous parliez de
01:14:53la Seine-Saint-Denis
01:14:54avec
01:14:56monsieur Bagayoko
01:14:57pour le désarmement
01:14:58des policiers
01:14:59d'ailleurs il fait un peu
01:14:59machine arrière
01:15:01un peu beaucoup même
01:15:02cet après-midi
01:15:02convoi de mariage
01:15:03à Montfermel
01:15:04il y a je crois
01:15:05une heure ou deux
01:15:05donc c'est pas Saint-Denis
01:15:06mais c'est la Seine-Saint-Denis
01:15:07c'est la Seine-Saint-Denis
01:15:07voilà
01:15:08donc voilà
01:15:10convoi de mariage
01:15:12et des individus
01:15:13ont sorti
01:15:14une arme de poing
01:15:15et une arme d'épaule
01:15:17et ont tiré
01:15:17avec une des deux armes
01:15:18en l'air
01:15:18aujourd'hui là
01:15:19sur un mariage
01:15:20en France
01:15:21en région parisienne
01:15:22en Seine-Saint-Denis
01:15:23le policier municipal
01:15:24qui est désarmé
01:15:25il fait comment
01:15:26dans ce cas-là
01:15:26quand il est face
01:15:27aux individus
01:15:28comment il faut
01:15:29pour gérer
01:15:30une centaine de personnes
01:15:31à convoi
01:15:32dont des gens
01:15:32qui sont armés
01:15:33et qu'ils ont la bêtise
01:15:34d'utiliser des armes
01:15:35et pourquoi ces individus
01:15:36ils font ça
01:15:37parce qu'ils savent
01:15:38que
01:15:38enfin ils pensent
01:15:40ils ont le sentiment
01:15:41qu'ils ne risquent
01:15:41absolument rien
01:15:42et c'est toute la problématique
01:15:44et j'ai hâte de voir
01:15:45le résultat
01:15:46demain
01:15:47de cette affaire
01:15:48après la garde à vue
01:15:49parce qu'il y a eu
01:15:49des interpellations
01:15:50sur ce que vous êtes
01:15:51en train de nous raconter là
01:15:52donc un cortège de mariage
01:15:53à Montfermeil aujourd'hui
01:15:54et des gens
01:15:55qui avec des armes lourdes
01:15:56et des armes de poing
01:15:57tirent en l'air
01:15:58pour fêter ça
01:15:58armes de poing
01:15:58armes d'épaule
01:15:59bien sûr
01:15:59donc moi j'ai hâte de voir
01:16:02et on en parlera peut-être
01:16:03demain sur votre plateau
01:16:05j'ai hâte de voir
01:16:06la réponse pénale
01:16:07dans ce type d'affaires
01:16:08autre affaire
01:16:09que je voulais évoquer
01:16:10avec vous
01:16:10qui là encore dit beaucoup
01:16:11du climat national
01:16:13on va prendre
01:16:14après Marseille
01:16:14la direction de Lyon
01:16:15pour ceux qui connaissent
01:16:16la place Ampère
01:16:18dans le deuxième arrondissement
01:16:19les habitants vivent
01:16:20un cauchemar depuis des mois
01:16:21nuisances
01:16:22trafic de drogue
01:16:23insécurité
01:16:24ils dénoncent une occupation
01:16:25quasi permanente
01:16:26de l'espace public
01:16:27et le cadre-vis
01:16:28c'est évidemment
01:16:29largement dégradé
01:16:30reportage sur place
01:16:31Olivier Madigny
01:16:32avec Chloé Tarka
01:16:34un lieu d'ordinaire
01:16:36paisible
01:16:36à quelques pas
01:16:37du métro Ampère
01:16:38à Lyon
01:16:39pourtant depuis près
01:16:40de deux ans
01:16:41la situation s'est dégradée
01:16:42nuisances
01:16:43trafics
01:16:44les habitants
01:16:45constatent
01:16:46un changement radical
01:16:47c'est à dire
01:16:48qu'on cohabite
01:16:49avec des marginaux
01:16:52des sans-abri
01:16:53malheureusement
01:16:54et puis des gens
01:16:56qui squattent
01:16:56la place
01:16:57c'est à dire
01:16:57comme voisins
01:16:58on a des gens
01:16:59qui nous pourrissent
01:17:00la vie
01:17:00quand vous dormez pas
01:17:02vous avez des squatteurs
01:17:03en bas de chez vous
01:17:04H24
01:17:05et que vous ne dormez pas
01:17:06c'est difficile après
01:17:07d'assurer
01:17:08ces journées de travail
01:17:08parce qu'on travaille dur
01:17:10en tout cas
01:17:11pour ma part
01:17:11je travaille jusqu'à 70-80 heures
01:17:14par semaine
01:17:14je ne peux pas me reposer
01:17:15autre constat
01:17:17des habitants
01:17:17une présence continue
01:17:19de groupes occupant
01:17:20l'espace public
01:17:20parfois jusque tard
01:17:22dans la nuit
01:17:23des préoccupations
01:17:24sur lesquelles
01:17:25la mairie de Lyon
01:17:26dit travailler
01:17:26les nuisances
01:17:27l'insécurité
01:17:28quelque part
01:17:29la saleté
01:17:30parce que voilà
01:17:31cette place est extrêmement
01:17:32sale au quotidien
01:17:33et ça demande d'ailleurs
01:17:34beaucoup d'efforts
01:17:35aux agents de la métropole
01:17:38mais l'espace public
01:17:39se gère au quotidien
01:17:40et ne se gère pas
01:17:41avec de l'idéologie
01:17:42elle se gère avec du bon sens
01:17:43et c'est ce qu'on demande
01:17:44au maire de Lyon
01:17:44tous espèrent un retour
01:17:46rapide au calme
01:17:48sur cette place
01:17:48emblématique du quartier
01:17:51La ghettoïsation des centres-villes
01:17:53Reda Bellage
01:17:54l'insécurité
01:17:55qui n'épargne aucun type
01:17:56de quartier en fait
01:17:57ce quartier de Lyon
01:17:59pour ceux qui connaissent
01:18:00un petit peu la ville
01:18:01est plutôt tranquille
01:18:02était plutôt tranquille
01:18:03Oui et je pense
01:18:04ce qui est intéressant
01:18:05dans ce que vous avez dit
01:18:06c'est l'occupation
01:18:07des individus
01:18:08qui occupent
01:18:08l'espace public
01:18:09pour moi ça devrait être
01:18:10alors pas forcément
01:18:12pour faire de la répression
01:18:13les policiers
01:18:13ne sont pas là pour ça
01:18:14ils sont là aussi
01:18:15pour enlever
01:18:16le constat d'insécurité
01:18:18ou le sentiment d'insécurité
01:18:19mais moi
01:18:20quand je vois
01:18:21quand vous voyez
01:18:21des policiers
01:18:225 policiers
01:18:23en train de patrouiller
01:18:23de manière pédestre
01:18:25dans un centre-ville
01:18:28ça dissuade de beaucoup de choses
01:18:29et ça prévient beaucoup de choses
01:18:30et je pense que la solution
01:18:31elle est là
01:18:32Sauf qu'ils ne sont pas là
01:18:3324-24
01:18:33Oui mais on l'a vu
01:18:34pendant les JO
01:18:35Mais s'ils ne sont pas là
01:18:3624-24
01:18:36il n'y a pas d'autre solution
01:18:38il faut qu'il y ait du bleu
01:18:40l'exemple
01:18:40on l'a eu en 2024
01:18:41avec les JO
01:18:42ça a été très simple
01:18:4320 millions de policiers
01:18:44en France
01:18:45ça nécessite un moyen
01:18:47Non mais vous savez
01:18:49oui ça nécessite des moyens
01:18:50mais à un moment
01:18:50si c'est la préoccupation
01:18:52des Français principales
01:18:53c'est ça
01:18:54et à un moment
01:18:54il faut mettre les moyens
01:18:55et il faut une volonté surtout
01:18:57parce qu'aujourd'hui
01:18:58vous nous envoyez
01:19:00là la situation
01:19:01elle est compliquée
01:19:01vous avez le conflit en Iran
01:19:02donc on doit sécuriser
01:19:03tous les lieux de culte
01:19:05c'est quelle que soit
01:19:06la religion
01:19:07on a la sécurisation
01:19:09des lieux sensibles
01:19:10enfin voilà
01:19:11la tour Eiffel
01:19:12là le centre-ville de Lyon
01:19:13en fait
01:19:13ça ne s'arrête jamais
01:19:14Moi je pense aux habitants
01:19:15en fait
01:19:15je pense aux habitants
01:19:16à leurs conditions de vie
01:19:18vous vous sentez protégé
01:19:19quand vous habitez
01:19:20dans des quartiers comme ça
01:19:21Oui
01:19:21je pense qu'ils ne se sentent pas protégés
01:19:24ils se sentent oubliés
01:19:25Oui vous avez raison
01:19:25mais c'est pas de notre fait
01:19:27vous savez
01:19:27vous dites à un policier
01:19:28je ne suis pas en train
01:19:29de mettre en cause la police
01:19:30Aujourd'hui
01:19:31on est en train de le faire
01:19:32un peu sur la préfecture de police
01:19:33je vais prendre l'exemple
01:19:34chaque département
01:19:35en fait
01:19:35on met un peu plus
01:19:37de patrouilles pédestres
01:19:39dans certains départements
01:19:40c'est les ordres du préfet
01:19:42on teste pendant un an
01:19:43on va voir ce que ça donne
01:19:44par exemple à Vincennes
01:19:45où on a un peu
01:19:48ce qu'on appelle
01:19:48cette police de proximité
01:19:49un peu un petit retour
01:19:51dans cette police de proximité
01:19:52moi je trouve que c'est
01:19:53une bonne chose pour le coup
01:19:54pourquoi ?
01:19:55parce que nous ça nous permet
01:19:57contrairement à ce qu'essaient
01:19:58de faire certains politiques
01:19:59de se rapprocher de la population
01:20:01ça nous permet aussi
01:20:02de rentrer dans notre mission
01:20:04de prévention et de dissuasion
01:20:05et de répression aussi
01:20:07et donc du coup
01:20:08je trouve que c'est une piste
01:20:09qui est très intéressante
01:20:09et je pense qu'il faudrait
01:20:10mettre plus de billes là-dedans
01:20:12et justement donner peut-être
01:20:13certaines missions
01:20:14qui nous sont indues
01:20:16à des policiers municipaux
01:20:18à d'autres services aussi
01:20:19il y a des choses
01:20:20qu'aujourd'hui
01:20:20on n'est plus en capacité
01:20:21en termes de volume
01:20:22de mission à faire
01:20:23l'insécurité à Lyon
01:20:24c'est un vrai sujet
01:20:26partout dans la ville
01:20:27aujourd'hui
01:20:28vous avez des poches
01:20:29avec des marginaux
01:20:30des trafiquants
01:20:31et des riverains
01:20:32qui ne reconnaissent plus
01:20:33du tout leur quartier
01:20:34Marc ?
01:20:34oui je comprends
01:20:35ce que vient de dire
01:20:35Reda Bellage
01:20:36mais on voit aussi
01:20:37la limite dans tel raisonnement
01:20:38c'est qu'il y ait un peu plus
01:20:39de police de proximité
01:20:40sur ces lieux-là
01:20:41c'est extrêmement bien
01:20:41mais le problème
01:20:42c'est que si on suit la logique
01:20:43in fine
01:20:43il faudra effectivement
01:20:44mettre des millions
01:20:45de policiers partout
01:20:46parce que si on veut
01:20:47sécuriser l'Afrance
01:20:48comme on a sécurisé Paris
01:20:49pendant les JO
01:20:49et bien ça demanderait
01:20:50des moyens humains
01:20:51absolument considérables
01:20:52mais pour moi
01:20:52on aura beau mettre
01:20:53autant de policiers
01:20:54qu'on voudra
01:20:54on aura beau mettre
01:20:55autant de caméras
01:20:55de surveillance qu'on voudra
01:20:56et autant des deportiques
01:20:57devant tous les lieux publics
01:20:58enfin on peut faire
01:20:59tout ce qu'on veut
01:20:59à un moment donné
01:21:00s'il n'y a pas une réponse
01:21:01judiciaire qui s'adapte
01:21:02à ces nouvelles données
01:21:03et bien tout ça
01:21:03ça ne sert à rien
01:21:04parce que vos collègues
01:21:05qui sont patrouillés
01:21:05dans le centre-ville de Lyon
01:21:06mettons ils appréhendent
01:21:076 ou 7 individus
01:21:07qui occupent l'espace public
01:21:09vous allez les mettre
01:21:10en garde à vue
01:21:10le juge va décider
01:21:11de les relâcher
01:21:12puis ça va recommencer
01:21:13puis ils se sentiraient
01:21:13encore plus impugniques avant
01:21:14et en réalité
01:21:15au bout de 14, 15, 16 mentions
01:21:17au casier
01:21:17ils n'auront toujours pas
01:21:19fait un mois de prison
01:21:19je ne veux pas faire
01:21:20de l'écolo bashing gratuit
01:21:21mais c'est vrai que
01:21:22quand vous êtes
01:21:23contre la vidéosurveillance
01:21:24contre l'armement
01:21:25des policiers municipaux
01:21:27c'est moins facile
01:21:28d'avoir une ville safe
01:21:29pour reprendre le vocable
01:21:30utilisé il y a quelques mois
01:21:31par Gérald Darmanin
01:21:32Mehdi Reich
01:21:33Grégory Doucet a été
01:21:35nouvellement élu
01:21:35à la tête de la mairie de Lyon
01:21:37nouvellement réélu
01:21:38nouvellement réélu
01:21:40lorsque son adjoint
01:21:41dans la petite séquence
01:21:42dit que ce n'est pas
01:21:43une question d'idéologie
01:21:44bah si
01:21:44ils ont fait de l'idéologie
01:21:45durant leur mandat précédent
01:21:48donc les résultats
01:21:49que l'on voit aujourd'hui
01:21:49à Lyon
01:21:50c'est à la fois
01:21:50une question nationale
01:21:51de la sécurité
01:21:52c'est effectivement
01:21:52un enjeu national
01:21:53mais c'est aussi
01:21:54un enjeu particulièrement local
01:21:55et là la municipale
01:21:56elle était en tort
01:21:57donc prenez la désescalade
01:21:59c'est très bien
01:22:00mais à un moment
01:22:01il faut
01:22:01c'est pas juste une question
01:22:02de moyens
01:22:02mais il y a la question
01:22:03du volonté politique
01:22:04mais le politique
01:22:04ne peut pas mentir
01:22:05sans arrêt
01:22:06sur ce sujet là
01:22:06donc aujourd'hui
01:22:07quand on fait
01:22:09pratiquement de l'insécurité
01:22:10un cheval politique
01:22:11pour certains partis
01:22:12notamment à gauche
01:22:13ça ne peut que se passer mal
01:22:14après on charge beaucoup
01:22:15le maire de Lyon
01:22:15mais la sécurité
01:22:17ça relève de l'Etat aussi
01:22:18c'est pour ça que je dis
01:22:19que c'est aussi une question nationale
01:22:20c'est une question politique
01:22:20mais vous avez quand même
01:22:21dernier mot
01:22:22parce qu'on va dire
01:22:23un petit mot
01:22:23de l'actu internationale
01:22:24vous avez quand même
01:22:24politiquement
01:22:25vous envoyez quand même
01:22:25un signal politique
01:22:26lorsque une ville
01:22:27élit un maire insoumis
01:22:29ou un maire écologiste
01:22:30et bien il y a aussi
01:22:30un signal aussi
01:22:31envoyé à la délinquance
01:22:32qui dit
01:22:32ça va être beaucoup plus cool
01:22:34les gars
01:22:34on a entendu
01:22:35les dealers célébraient
01:22:36aussi l'élection
01:22:37de Bali Bagayoko
01:22:38alors je ne dis pas
01:22:38que Bali Bagayoko
01:22:39a un lien avec les dealers
01:22:40bien évidemment
01:22:40mais je dis simplement
01:22:41que ces derniers
01:22:43en tout cas
01:22:43ont accueilli
01:22:44cette élection
01:22:44avec bienveillance
01:22:45en se disant
01:22:46quand vous avez un maire
01:22:46qui vous dit
01:22:47je vais désarmer
01:22:47les municipaux
01:22:48c'est sûr que
01:22:49c'est un signal
01:22:50qui vous envoyait
01:22:51voilà ce qu'on pouvait dire
01:22:53sur le volet en sécurité
01:22:54qui continue évidemment
01:22:56de polluer la vie
01:22:57de nombre de France
01:22:58c'est un retour
01:22:59avant de se quitter
01:23:00à une actualité
01:23:02internationale
01:23:02toujours dense
01:23:03Dora Abdelrazi
01:23:04qui nous a rejoint
01:23:04rebonjour chère Dora
01:23:06on essaie d'y voir
01:23:07un petit peu plus clair
01:23:07dans ce conflit
01:23:08au Moyen-Orient
01:23:09avec vous
01:23:09parce que depuis
01:23:10plusieurs jours
01:23:10c'est vrai
01:23:10pourquoi pas
01:23:11d'ailleurs depuis 60 jours
01:23:12mais c'est vrai
01:23:13que ces derniers jours
01:23:13sont particulièrement opaques
01:23:15et un brouillard
01:23:16assez fort
01:23:17concernant la guerre
01:23:18cesser le feu prolongé
01:23:19négastation au point mort
01:23:20mais qui pourrait reprendre
01:23:21selon l'intermédiaire
01:23:23le médiateur pakistanais
01:23:24le ministre iranien
01:23:26des affaires étrangères
01:23:27qui est attendu ce soir
01:23:28à Islamabad
01:23:28qu'est-ce qu'il en est
01:23:29concrètement du pouvoir iranien
01:23:31parce que certains observateurs
01:23:33évoquent de fortes dissensions
01:23:35au sein même du régime
01:23:36il y aurait de l'eau dans le gaz
01:23:38exactement
01:23:39alors il faut savoir
01:23:40qu'aujourd'hui
01:23:42l'état iranien
01:23:43est représenté
01:23:44par les gardiens
01:23:45de la révolution
01:23:45et le gouvernement
01:23:46par des gens
01:23:47un peu plus modérés
01:23:48entre guillemets
01:23:50qui sont donc
01:23:50le président
01:23:51Masoud Pézekian
01:23:53mais aussi
01:23:54le ministre des affaires étrangères
01:23:56Abbas Ahakshi
01:23:57et le président
01:23:58du parlement iranien
01:24:00Mohamed Galibaf
01:24:01c'est eux d'ailleurs
01:24:01que l'on connait
01:24:02puisque c'est ce duo
01:24:03Galibaf-Ahakshi
01:24:04que l'on voit
01:24:05donc à l'écran
01:24:07qui mène
01:24:07les négociations
01:24:09au Pakistan
01:24:10peut-être
01:24:10dès ce soir
01:24:11en tout cas
01:24:12ce qui est sûr
01:24:12c'est que les dissensions
01:24:13ne datent pas
01:24:14de la guerre actuelle
01:24:15en fait
01:24:16c'est surtout la mort
01:24:17de Ali Khamenei
01:24:19qui a été tué
01:24:19en février dernier
01:24:20qui leur a donné
01:24:21une autre dimension
01:24:22en fait
01:24:22on a découvert
01:24:23tout simplement
01:24:24la complexité
01:24:25du régime
01:24:27iranien
01:24:28décentralisé
01:24:30déséquilibré
01:24:30aussi
01:24:31comme je vous le disais
01:24:31il y a l'état
01:24:33historiquement
01:24:34donc qui est lié
01:24:35au bureau
01:24:36du guide suprême
01:24:37avec l'appui
01:24:38des gardiens
01:24:38de la révolution
01:24:39et de l'autre
01:24:40le gouvernement
01:24:40où se trouve
01:24:41le président
01:24:42les ministres
01:24:42ainsi que les députés
01:24:43et aujourd'hui
01:24:44il y a
01:24:45une véritable fracture
01:24:46entre les deux
01:24:47en tout cas
01:24:48ce qui est sûr
01:24:48c'est que les gardiens
01:24:49de la révolution
01:24:49eux veulent garder
01:24:51une ligne
01:24:52très dure
01:24:53ils veulent
01:24:54ne rien céder
01:24:55d'ailleurs
01:24:56on a pu voir ensemble
01:24:57qu'ils ont exhibé
01:24:58un peu leur pouvoir
01:24:59rappelez-vous
01:25:00des images
01:25:00qu'on a diffusées
01:25:01d'ailleurs hier
01:25:01c'était des missiles
01:25:02où l'on voyait
01:25:03un défilé militaire
01:25:06dans les grandes rues
01:25:08iraniennes
01:25:08et puis
01:25:09on a noté
01:25:10également
01:25:11l'émergence
01:25:11de deux figures
01:25:12très radicales
01:25:13alors il y a
01:25:15Mohamed Bagher
01:25:16Zolgard
01:25:17c'est un chef
01:25:19du conseil suprême
01:25:20de la sécurité nationale
01:25:21c'est lui
01:25:21qui a remplacé
01:25:22là c'est Mouchtama Khamenei
01:25:23on en parlera
01:25:24un petit peu plus tard
01:25:25en tout cas
01:25:26sachez que
01:25:26Zolgard
01:25:27qui a remplacé
01:25:28Al-Ilari Djani
01:25:30qui est sur une ligne
01:25:32très dure
01:25:32il y a aussi
01:25:33Ahmed Vaidi
01:25:34je crois qu'on a l'image
01:25:35bon voilà
01:25:36Ahmed Vaidi
01:25:37c'est lui
01:25:38et il faut vraiment
01:25:39retenir ce visage
01:25:40car on parle
01:25:41énormément de lui
01:25:42en ce moment
01:25:43il est très radical
01:25:45il dirige
01:25:46en tout cas
01:25:47les services
01:25:48de renseignement
01:25:49iraniens
01:25:50avant donc
01:25:50de prendre la place
01:25:51de Mohamed Pakour
01:25:52qui a été
01:25:53également tué
01:25:54alors
01:25:54je suis désolé
01:25:57il nous manque
01:25:57un petit peu de temps
01:25:58et en effet
01:25:59on a compris
01:26:00que tous ces responsables
01:26:02dépendent d'un seul homme
01:26:03c'est
01:26:03Mouchtama Khamenei
01:26:05qui serait lucide
01:26:06nous dit-on
01:26:07mais trop affaibli
01:26:08Mouchtama
01:26:09dont le père
01:26:10a été tué
01:26:11le 28 février
01:26:12Ali Khamenei
01:26:13et ce que vous voulez
01:26:14nous montrer
01:26:15c'est les membres
01:26:15du Hezbollah
01:26:16qui ont rendu
01:26:16un sacré hommage
01:26:18à cet homme
01:26:19hier
01:26:19des images
01:26:20assez surprenantes
01:26:21alors ces membres
01:26:21du Hezbollah
01:26:22qui ont rendu
01:26:23hommage
01:26:23à Ali Khamenei
01:26:24alors c'est pas
01:26:25en Iran
01:26:26c'est à Beyrouth
01:26:28au Liban
01:26:30excusez-moi
01:26:30c'est à Beyrouth
01:26:31au Liban
01:26:31à l'ambassade
01:26:32d'Iran
01:26:33précisément
01:26:34où il y avait
01:26:35énormément
01:26:36de personnes
01:26:37on le voit
01:26:38avec des dignitaires
01:26:39religieux
01:26:39mais également
01:26:40des membres du gouvernement
01:26:41parce qu'il ne faut pas oublier
01:26:42que le Hezbollah
01:26:42aussi est un parti
01:26:44voilà
01:26:45donc ils étaient
01:26:46tous les deux présents
01:26:47pas de drapeaux
01:26:49libanais
01:26:49des drapeaux iraniens
01:26:50et des drapeaux
01:26:51évidemment
01:26:52du Hezbollah
01:26:53c'est évidemment
01:26:54l'Iran
01:26:55qui fait la loi
01:26:56autour du Hezbollah
01:26:58et qui contrôle le sud du pays
01:27:00c'est bien la problématique
01:27:01notamment pour Israël
01:27:02qui tente de désarmer
01:27:03ce Hezbollah
01:27:04et cette guerre
01:27:05qui se poursuit
01:27:05avec autant d'incertitudes
01:27:07merci Dora
01:27:07merci à tous les trois
01:27:08d'avoir participé
01:27:09à cette émission
01:27:10Axel Thomas
01:27:10et Thomas Goussard
01:27:11l'ont préparé
01:27:12je les en remercie
01:27:13je vous souhaite un très bon week-end
01:27:14sur les antennes de CNews
01:27:15Punchline est à venir
01:27:15avec Thierry Kaman
01:27:16j'aurai le plaisir
01:27:16de vous retrouver
01:27:18lundi 15h
01:27:18bon week-end à tous
01:27:19et merci de continuer
01:27:20à nous suivre sur CNews
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