- il y a 9 heures
Avec Sophie De Menthon, Thierry Guerrier et Benjamin Cauchy
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00:00:02Et on est avec vous sur Sud Radio dans ce 10h midi pour commenter l'actualité avec aujourd'hui Sophie
00:00:08de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique et je rappelle votre livre Réussir c'est possible aux éditions
00:00:15Fayard avec de plus en plus de jours de congés.
00:00:20Et Thierry Guerrier avec nous également, bonjour Thierry, conseiller de Paris et Benjamin Cauchy qui devrait arriver, et ben il
00:00:28arrive, Benjamin Cauchy qui est chef d'entreprise et Gugandman qui est resté avec nous.
00:00:33On va revenir sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. On ne l'a pas encore vu ce
00:00:40rapport mais j'entends des critiques mais je n'ai pas vu de critiques constructives à part il s'est
00:00:45un fasciste, il est d'extrême droite,
00:00:47il a instrumentalisé. Je voudrais concrètement, les députés qui s'expriment nous donnent des exemples concrets.
00:00:53Donc la commission d'enquête sur l'audiovisuel public...
00:00:56Des exemples concrets de quoi ? Le salaire par exemple de la présidente est déjà...
00:00:58Non, non, mais des exemples concrets de ce qui ne va pas dans le rapport de Charles Aloncle.
00:01:03C'est là-dessus. Et les préconisations qu'il a faites, effectivement, on pourra discuter de certaines qui ont déjà
00:01:09fuité dans la presse.
00:01:12Et puis surtout s'interroger sur ce qui va changer et ce que peut changer ce rapport.
00:01:16Macron et les Maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie.
00:01:20On rappellera à Emmanuel Macron que, bah oui, non, la France ne veut pas se fâcher avec l'Algérie mais
00:01:24que l'Algérie a toujours un otage, oui, un prisonnier.
00:01:30Christophe Glez, depuis 303 jours, il est enfermé.
00:01:34Que l'Algérie ne veut pas reprendre ses OQTF, que l'Algérie, bref, ne fait pas grand-chose pour être
00:01:40amie avec la France.
00:01:41Et que ça n'a rien à voir avec les médecins algériens dont il parlait.
00:01:45Et puis les vacances en France.
00:01:47Allez-vous partir en vacances, si vous partez en vacances, en France, plutôt qu'à l'étranger ?
00:01:520826 300 300.
00:01:54Et Gilles Gansman est resté également pour le zapping.
00:01:57Sans poulet, mais...
00:01:58Sans poulet, voilà.
00:01:59Je ne suis pas sûr que Sophie...
00:02:00Vous avez déjà été chez Master Poulet, Sophie ?
00:02:02Non.
00:02:03Que vous mangez du croustique poulet ?
00:02:04Non, mais j'adore McDo.
00:02:05Oui.
00:02:06On va en citer d'autres, alors.
00:02:07Oui.
00:02:08Non, mais là, on a cité croustique poulet, machin, on se fout.
00:02:11Oui, il m'expliquait que pendant sa campagne pour les élections, il y avait...
00:02:17Campagne électorale.
00:02:18Oui, électorale.
00:02:18Vous avez eu des gens contre cette installation de Master Poulet ?
00:02:22Vous savez qu'en campagne municipale, les citoyens cherchent à solliciter tous les candidats, sortant ou pas.
00:02:29Ça a été le cas pour moi dans le 18e arrondissement, pour essayer de leur poser leurs problèmes concrets.
00:02:33Et il y avait un collectif dans l'avenue de Saint-Ouen, puisqu'il y en a un qui s
00:02:36'est ouvert, et qui malheureusement...
00:02:38Qui fonctionne très bien, ça c'est formidable, mais qui malheureusement fait que toute une série de clients, de jeunes
00:02:45clients, venant un peu partout, font un bruit infernal jusqu'à la fermeture, et gênent les riverains.
00:02:53Voilà, donc c'était un des sujets qu'on a traités.
00:02:56C'est celui de Karim Oumran aussi, à Saint-Ouen, avec les nuisances sonores et les nuisances odorantes, olfactives.
00:03:05Mais cela dit, ça c'est le boulot du maire, et c'est le boulot local d'empêcher qu'il
00:03:10y ait de bruit.
00:03:11Mais il ne peut pas empêcher.
00:03:20Ce qui n'est pas le cas chez moi, et ça c'était un de mes arguments, mais il peut
00:03:23en revanche, avec une police municipale par exemple, faire respecter un certain nombre de règles, pour respecter la vie des
00:03:31riverains, tout simplement, et leur tranquillité.
00:03:33Il faut avoir la volonté politique de le faire.
00:03:38Alors je ne veux pas entrer dans des polémiques ici, sur l'arrondissement du 18ème, mais enfin en l'occurrence,
00:03:42ce n'est pas le cas, la mairie du 18ème s'en moque.
00:03:44C'est un mouvement national, et un vrai ras-le-bol de la part des gardiens de prison, surpopulation, conditions
00:03:51de travail dégradées, derrière les barreaux, il crie quelque chose que tout le monde pense si fort.
00:03:58C'est un blocage avant tout symbolique.
00:04:00Quelques surveillants pénitentiaires de la prison de Bois-d'Arcy lancent leur mobilisation ce matin.
00:04:05Ils dénoncent des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour.
00:04:09Beaucoup plus de tensions, des agressions qui se multiplient, des sanctions qui ne sont pas toujours à la hauteur des
00:04:15attentes, parce que les collègues subissent des agressions lâches.
00:04:18Voilà, ils font leur métier, ils ne sont pas là pour se faire cracher au visage, ils ne sont pas
00:04:21là pour se prendre des coups.
00:04:23Les syndicats imputent cette situation à la surpopulation carcérale.
00:04:26La France compte plus de 87 000 détenus pour moins de 63 500 places de prison, soit un taux d
00:04:33'occupation globale de 137,5%.
00:04:36Au centre pénitentiaire de Nanterre, c'est pire, il y a deux fois plus de détenus que de places.
00:04:41On n'arrive plus à faire notre travail correctement, ils sont vraiment trop nombreux.
00:04:44Et puis au niveau de la sécurité, c'est vraiment dangereux pour nous.
00:04:47On ouvrait la cellule avec deux détenus en face de nous, aujourd'hui la règle c'est 3 ou 4.
00:04:51Le surveillant est seul sur la cour civre et sa sécurité n'est pas du tout assurée.
00:04:57Benjamin Cochy.
00:04:58Là pour le coup, si on doit faire un petit peu de politique ce matin, même si ce n'est
00:05:01pas mon métier,
00:05:02le bilan d'Emmanuel Macron sur ce sujet-là est catastrophique.
00:05:05Il avait promis en 2017 15 000 places de prison, seules 4 000 sont sorties de terre.
00:05:11Donc forcément aujourd'hui, y compris ceux qui sont chargés de la sécurité et de l'ordre au sein de
00:05:15ces établissements pénitentiaires ou maisons d'arrêt,
00:05:18sont à la limite du burn-out.
00:05:20Donc là il y a un vrai sujet, l'idée que M. Darmanin a...
00:05:22Mais qui n'est pas nouveau, c'est ça qui est terrible.
00:05:23Non, non, c'est merlésien, mais c'est impuissant.
00:05:28Vous ne prenez pas en compte le travail effectué par Gérald Darmanin qui est assez remarquable,
00:05:32parce que dans le peu de temps depuis...
00:05:35Vous aurez remarqué que je n'ai pas parlé de M. Darmanin.
00:05:36Vous venez de le faire, vous venez de le faire.
00:05:38Et si vous aviez laissé finir, vous auriez entendu qu'effectivement la proposition que M. Darmanin...
00:05:46Non mais pas plus loin, il a construit.
00:05:48Il a construit Gérald Darmanin, déjà, très rapidement, et notamment, vous savez bien, pour les patrons des narcotraffics.
00:05:54Donc il l'a construit. Maintenant, ça ne se règle pas.
00:05:57Une prison, non ?
00:05:58Non, deux prisons.
00:05:59Oui, il y en a une en or, il y en a un assablé sur Sarthe, et puis il y
00:06:02en a une dans le...
00:06:03C'est vrai, quand par exemple, c'est quelque chose qui est bien.
00:06:04Je ne dis pas que c'est la baguette magique, mais il faut rendre hommage au moins au dernier jeu
00:06:08à justice.
00:06:08Dans votre sens, si M. Darmanin a une volonté politique, ça commence à se transcrire.
00:06:11Ce qu'on regrette tous, c'est qu'à partir de 2017, il y avait une promesse qui n'a
00:06:14pas été tenue, qui est celle de construire des prisons.
00:06:16Je vous fais du factuel.
00:06:17Je suis d'accord avec vous.
00:06:17On a des auditeurs qui veulent réagir. On a Danielle, ancienne conseillère pénitentiaire. Bonjour, Danielle.
00:06:23Oui, bonjour à tous.
00:06:25Oui, oui, j'ai écouté ce qu'ils se disent. Effectivement, c'est l'équilibre à trouver.
00:06:31Moi, j'ai été conseillère pénitentiaire, et donc je travaillais avec des surveillants chaque jour.
00:06:36Et effectivement, le fait qu'ils ne soient plus en sécurité dans l'exercice de leurs fonctions,
00:06:41ça, c'est intolérable. Ça provoque des burn-out chez les agents, de plus en plus, effectivement, de détenus,
00:06:48avec un environnement qui a changé, donc le relationnel change.
00:06:52Il y a l'apparition des drones, de nouveaux dangers.
00:06:55Et s'il n'y a pas suffisamment, vous voyez, de surveillants dans les cours-cives, si les règles ne
00:06:59sont pas appliquées,
00:07:01eh bien, effectivement, c'est épuisant pour un surveillant de vivre une journée lapeur au ventre.
00:07:06Et puis, les jeunes recrues ont du mal à rester, parce qu'en fait, je pense que ça leur fait
00:07:11peur.
00:07:12Ils démarrent, vous voyez, dans ce métier qui est très intéressant, parce que ce n'est pas seulement surveiller,
00:07:17mais c'est aussi accompagner la réinsertion. C'est un lien qui se crée avec les détenus.
00:07:22Mais quand les conditions ne sont plus réunies, eh bien, effectivement, le métier perd de son sens.
00:07:28Et en fait, il est vécu comme une tragédie pour beaucoup de surveillants,
00:07:33avec cette menace de perdre la vie, ou en tout cas de recevoir des coups des détenus
00:07:38qui s'ouvrent eux-mêmes des conditions, vous voyez, de détention.
00:07:41Vous avez remarqué une dégradation au fil des années ?
00:07:43Alors, moi, j'ai passé mon concours de conseillère en 2004,
00:07:47et j'ai fait une formation de deux ans, puis ensuite, j'ai exercé mon métier en détention de 2006
00:07:51à 2012.
00:07:52Et je peux vous dire qu'on a un stage obligatoire de surveillant.
00:07:56Donc, vous voyez, on prend l'uniforme de surveillant, donc c'est très, très intéressant,
00:08:01et on est donc avec les collègues toute la journée.
00:08:04Déjà, c'était une réalité très difficile.
00:08:08Mais là, si vous voulez, tout le retard pris dans les recrutements et dans la construction de places,
00:08:13même si, effectivement, je suis d'accord avec vos invités, il y a eu des avancées notables ces dernières années,
00:08:17si vous voulez, c'est un dur équilibre à trouver, des détenus, autant de surveillants,
00:08:22et donc, tout retard, eh bien, on peut faire un parallèle, même s'il n'est pas à faire sur
00:08:28le métier.
00:08:28Vous voyez, à l'hôpital, quand il n'y a pas assez d'infirmiers,
00:08:31tout ce qui crée, finalement, un déficit en accompagnement.
00:08:35Parce que surveiller, ce n'est pas seulement pour un surveillant de prison ouvrir et fermer les cellules.
00:08:40Et là, c'est bien autre chose, c'est une prévention de la violence par, si vous voulez,
00:08:45la présence suffisante de surveillants bien formés, bien respectés dans leurs missions,
00:08:49bien encadrés, bien managés, et puis qui peuvent aussi, en débriefing, parler de leurs difficultés.
00:08:55Merci, Daniel.
00:08:56On va se retrouver dans un instant, on va continuer, 0826 300 300.
00:09:01On aura Hector, qui a été surveillant de prison, qui peut nous donner, certainement, partager son expérience.
00:09:08Enfin, la question, c'est que fait l'État, malgré tout, même s'il y a eu des avancées,
00:09:13sur la dégradation est-elle, aujourd'hui, dans les prisons ?
00:09:16Qui n'a pas décidé, qui n'a pas pris les bonnes décisions ?
00:09:21C'est-à-dire qu'il n'y a plus de responsables ?
00:09:23Non, vous le redirez, à tout de suite.
00:09:32On est de retour avec vous, on a Hector en ligne,
00:09:35nous parlions donc de la surpopulation carcérale, de la grève des gardiens de prison.
00:09:40Hector, vous avez été surveillant, vous, c'est ça ?
00:09:42Oui, bonjour Valérie, bonjour à tous.
00:09:44Oui, pendant 5 ans, avant de voguer ailleurs, bien heureusement.
00:09:49Oui, c'est un métier difficile.
00:09:51C'est un métier difficile, mais en fait, c'est le courage qui paye, en général.
00:09:56C'est le courage qui paye.
00:09:58C'est-à-dire ?
00:09:59C'est-à-dire qu'en fait, là, j'entends des discours.
00:10:03Alors, on va plaindre les détenus.
00:10:05Bon, déjà, il faut savoir que quand quelqu'un rentre en prison en France
00:10:08et qu'il en a vraiment fait beaucoup, on plaint les conditions.
00:10:11Ah, mon Dieu, il y a des rats et des cafards.
00:10:12Est-ce que, déjà, c'est dommage que les journalistes ne puissent pas rentrer dans certaines prisons
00:10:17parce qu'en fait, déjà, de 1, il n'y a aucune obligation de nettoyer des cellules.
00:10:20D'accord ?
00:10:21Donc, c'est-à-dire que les gens balancent leurs ordures par les fenêtres.
00:10:25Là-dessus, c'est vrai qu'on est tellement peu en détention
00:10:28que même, entre guillemets, faire quelque chose sur l'hygiène, c'est quasiment impossible.
00:10:32Donc, en fait, déjà, il y a un manque d'éducation.
00:10:34Ensuite, moi, je serais...
00:10:37Le port, par exemple, d'un uniforme serait pas mal pour les détenus.
00:10:40Ça éviterait les trafics de baskets, les trafics de t-shirts.
00:10:44Tout est trafiqué en prison.
00:10:46Déjà, il y a ça.
00:10:47On parle des prisons de Darmanin.
00:10:48C'est très bien.
00:10:49Déjà, il y a l'anonymisation totale des surveillants.
00:10:52Mais en fait, ce n'est pas deux prisons qui vont rétablir les choses.
00:10:56D'accord ?
00:10:57Oui, non, c'est ça.
00:10:58On parle d'insertion.
00:10:59Comment vous voulez insérer des gens, d'accord ?
00:11:02Alors que le travail n'est même pas obligatoire en prison.
00:11:05Moi, ils seraient tous au travail.
00:11:08Sans aucune exception.
00:11:10Sans aucune exception.
00:11:11Mais là, on ne plaignait pas les détenus, si.
00:11:14Mais là, on s'intéresse au mouvement des gardiens qui se retrouvent face à des gens violents.
00:11:23Surpopulation carcérale et les gardiens, ce n'est pas ensemble.
00:11:26Alors, allez-y, Hector.
00:11:27Moi, je peux en parler.
00:11:28Les surveillants, d'accord ?
00:11:30Les surveillants entre l'absentéisme, d'accord ?
00:11:33Qui est un fléau, déjà.
00:11:35Les surveillants, au final, ils ne sont pas assez nombreux.
00:11:38Moi, je me suis retrouvé avec 150, 180 détenus à l'étage, d'accord ?
00:11:43Et seul.
00:11:44Et qu'est-ce qui prévaut ?
00:11:45C'est du courage individuel, d'accord ?
00:11:47Et surtout, un soutien de la hiérarchie.
00:11:49Quand vous avez des hiérarchies et des directeurs qui sont dans le social constamment, d'accord ?
00:11:57Et bien, vous croyez qu'un surveillant va se sentir soutenu.
00:12:00Donc, tout part à vos lots.
00:12:01Déjà, il y a ça.
00:12:02La formation de la pénitentiaire.
00:12:04Quand on recrute au niveau national avec une moyenne qui est à 5.
00:12:08À l'époque.
00:12:09Est-ce que vous croyez que ça attire, on va dire, des gens qui sont câblés ?
00:12:14Mais bien sûr que non.
00:12:16Mais bien sûr que non.
00:12:17Et dès qu'un surveillant, par contre, va faire une erreur, on va le casser en deux.
00:12:22Dès qu'un surveillant va faire une erreur, ou par exemple, un surveillant,
00:12:25s'il a réagi parce qu'au bout d'un moment, vous vous faites cracher dessus,
00:12:29c'était une gifle, moi je vous le dis personnellement,
00:12:31et bien rien que ça, vous aurez pu être en difficulté.
00:12:34Vous voyez ce que je veux dire ?
00:12:35Les surveillants ne sont pas là à la base pour éduquer des gens.
00:12:38On parle de réinsertion.
00:12:39Mais en fait, la réinsertion, elle n'est pas possible déjà
00:12:41avec des gens qui n'ont aucune envie de se réinsérer.
00:12:44Il faudrait faire un effort justement en France, bien sûr, construire des prisons.
00:12:48Mais des prisons qui soient plus dures, bien sûr, avec les détenus, bien sûr.
00:12:53Parce que quand vous allez là-dedans, les gens se plaignent des conditions.
00:12:56Mais c'est un club de mède pour les détenus.
00:12:58Ça ne leur fait absolument pas peur.
00:13:01Dans le reportage que je n'ai pas passé en entier,
00:13:04on parlait aussi qu'il y avait un tel ras-le-bol des gardiens de prison
00:13:08que ça facilitait la corruption.
00:13:10Vous avez assisté à la corruption de gardiens ?
00:13:12Bien sûr, j'ai assisté à des corruptions.
00:13:16Vous avez été tenté, vous-même ?
00:13:18Alors moi, je vais vous expliquer.
00:13:20Un jour, on m'a proposé, j'étais dans un poste de parloir,
00:13:23on m'a proposé 600 euros pour faire entrer une bouteille de vodka.
00:13:26J'ai dit, ah bon, d'accord.
00:13:28J'ai demandé à la personne, j'ai dit, tu es condamné ou prévenu ?
00:13:31Parce que les prévenus, ils ont droit à trois parloirs par semaine
00:13:35et les condamnés ont droit à un parloir.
00:13:38Je lui ai dit, tu sais quoi ?
00:13:40Je lui ai dit, toi, pendant six mois,
00:13:42tu seras mis à la fouille exceptionnelle
00:13:44à chaque fois que tu viendras au parloir.
00:13:47J'ai dit, et tu diras à tous tes petits copains,
00:13:50et je l'ai dit, tu diras à tous tes petits copains
00:13:53que le prochain qui essaie de me corrompre,
00:13:54ça sera une rousse d'en plus.
00:13:55C'est bien ça.
00:13:56Mais il y en a qui acceptent.
00:13:57Mais il y en a qui acceptent, forcément.
00:13:59Mais alors, attendez.
00:14:00Parce qu'après, vous avez des menaces, après.
00:14:02Non, mais alors, écoutez, les menaces,
00:14:03après, comme je dis, au bout d'un moment,
00:14:05les menaces, il est temps que le français se défende.
00:14:09Oui.
00:14:10D'accord ?
00:14:10Oui, oui.
00:14:11Il est temps de faire preuve de courage individuel.
00:14:13Et le courage individuel, il a été français au cours des siècles passés.
00:14:18Donc, au bout d'un moment, il va falloir un peu relever la tête.
00:14:21Moi, personnellement, j'étais connu comme étant dur.
00:14:24Personne, bizarrement, n'est venu m'emmerder.
00:14:26Oui.
00:14:28Après...
00:14:28Après, bien sûr, moi, j'ai assisté aussi à la corruption,
00:14:30où il y avait des gens, d'ailleurs, qui étaient très...
00:14:33Oui, moi, je suis très dur et tout ça.
00:14:34Et bien, bizarrement, ce sont les policiers qui sont venus un matin
00:14:39le cueillir à l'entrée de la prison.
00:14:41Ils faisaient rentrer des téléphones.
00:14:42Mais ça gagne combien, quelqu'un comme vous ?
00:14:44Pardonnez-moi, mais c'est important,
00:14:45parce qu'on demande tellement de choses à ces gens-là.
00:14:47Et combien ils sont payés ?
00:14:48Moi, à l'époque, je faisais...
00:14:50C'était pas exceptionnel.
00:14:52J'étais à 2004, il me semble, 2004.
00:14:57C'est peu, en vérité.
00:14:58Net ?
00:14:59Net ?
00:14:59Oui, net.
00:15:00Ouais.
00:15:01Je crois que ça a augmenté un peu.
00:15:03Mais ce que je veux dire, c'est que la prévention de la corruption,
00:15:08il serait très simple.
00:15:09Soit vous faites des équipes qui sont tournantes.
00:15:11Déjà, il y a l'anonymisation.
00:15:13Est-ce qu'on vous écoute quand vous dites tout ça ?
00:15:15Parce que c'est des vraies propositions concrètes.
00:15:17Mais là, bizarrement, quand Gérald Darmanin a fait ses nouvelles prisons
00:15:22avec les surveillants cagoulés et formés,
00:15:24bizarrement, ça, ça a été suivi.
00:15:26Pourquoi bizarrement ?
00:15:28C'est vous qui l'avez proposé ?
00:15:29Non, mais je ne comprends pas.
00:15:32Non, non, mais est-ce que vous avez des propositions concrètes ?
00:15:34Est-ce qu'elles sont relevées quelque part ?
00:15:35Oui, Gérald Darmanin vous a appliqué au moins dans ces deux prisons-là.
00:15:38On en discute avec les Américains.
00:15:40Voilà, on en discute avec les syndicats qui remontent.
00:15:44Mais bon, à chaque fois, je vais vous dire,
00:15:46vous, vous êtes un petit surveillant.
00:15:47Le syndicat vous écoute parce que généralement, il est copain, machin.
00:15:52Mais est-ce qu'ensuite, ça remonte au niveau ministériel ?
00:15:54Après, je pense que l'histoire de mettre des cagoules à des surveillants,
00:15:57rien qu'avec les Zériths ou les groupes ELAC à l'époque,
00:16:01et l'ESP, voilà, pour moi, ça relève d'une logique.
00:16:05Moi, j'étais ancien militaire en plus de ça.
00:16:07Donc, en fait, anonymiser...
00:16:09Bien sûr, ça paraît...
00:16:10Quand vous anonymisez un opérateur,
00:16:13eh bien, forcément, déjà, vous prenez un ascendant.
00:16:16Quand vous intervenez, moi, ça m'est arrivé,
00:16:17intervenir avec une cagoude sur la tête,
00:16:19il y a un ascendant qui se fait.
00:16:20Et puis surtout, quand vous anonymisez la personne,
00:16:22vous parlez encore plus à une fonction,
00:16:24vous parlez à un opérateur.
00:16:25Déjà, il y a ça.
00:16:27Et en plus de ça, après, ce qui pourrait être intéressant,
00:16:29c'est dans des grosses prisons avec des gros profils,
00:16:32eh bien, faire tourner les équipes.
00:16:33Il faut que ça change tous les 15 jours.
00:16:35Mais pardonnez-moi, je vous arrête encore,
00:16:36c'est très intéressant parce qu'il n'y a pas besoin d'argent pour ça.
00:16:39Il n'y a pas besoin de décret.
00:16:41C'est une organisation.
00:16:44Ça devrait être mis en place immédiatement.
00:16:46Qui pourrait décider de mettre ça en place ?
00:16:48Attendez, l'histoire des cagoules.
00:16:50L'histoire des cagoules, attention.
00:16:52Il n'y a que les Zériths qui ont le droit.
00:16:54Enfin, il y a tout.
00:16:55Il y a des décrets.
00:16:56Enfin, vous n'avez aucune idée.
00:16:57Sans compter qu'en plus, la prison est soumise aux règles pénitentiaires européennes.
00:17:03On en revient toujours aux mêmes choses.
00:17:04Je vous donne un exemple.
00:17:05Vous êtes dans une salle de fouille au parloir.
00:17:07Et là, vous avez un lavabo.
00:17:09D'accord ?
00:17:10À l'intérieur.
00:17:11Je peux vous garantir que quand il y a un détenu qui a du shit sur lui,
00:17:16qui ne veut pas le donner,
00:17:17et que vous êtes obligé de vous rouler au sol,
00:17:19et que vous voyez sans intervention,
00:17:24sur 90, la tête du détenu qui frôle le lavabo,
00:17:27et puis là, vous vous retournez, vous dites à votre chef,
00:17:28il faut qu'on demande à enlever ces lavabos.
00:17:31Eh bien, on ne peut pas.
00:17:31C'est les règles pénitentiaires européennes.
00:17:33Donc, on en revient toujours au golem européen
00:17:37qui castre notre pays au niveau législatif.
00:17:40Voilà.
00:17:41Et ensuite, après de ça, vous avez un autre clou.
00:17:44Vous avez un autre clou,
00:17:45qui est bien enfoncé par les...
00:17:48Comment on appelle ça ?
00:17:48Les contrôleurs des lieux de privation de liberté.
00:17:51D'accord ?
00:17:51Qui sont dans l'angénie le plus pur,
00:17:55appuyés par les divers députés et les filles,
00:17:58qui sont là, plus à plaindre les détenus.
00:18:03Le lieu de privatisation de liberté,
00:18:06c'est donc le mot prison.
00:18:07Oui.
00:18:08D'accord.
00:18:09C'est extraordinaire, ça fait partie du novlangue.
00:18:11C'est Maison France Liberté.
00:18:12On va devoir avancer.
00:18:14Mais merci en tout cas de votre témoignage, Hector.
00:18:18C'était intéressant d'écouter de l'intérieur
00:18:21comment ça se passe.
00:18:22On conclut le zapping.
00:18:24Mais Valérie, juste à tout le moment.
00:18:25Il y a eu des 55.
00:18:26Non, vous voulez ?
00:18:26Il reste deux minutes.
00:18:28Moi, je vais lancer Charles Aloncle dans ce cas-là
00:18:31qui va être dans le débat présent.
00:18:32Non, on va le lancer en 11h.
00:18:33Moi, j'avais envie que vous disiez
00:18:34que par rapport à ce qu'on vient de dire...
00:18:36Comme je vous dis ce que je veux, madame.
00:18:37Oui.
00:18:41Les maisons...
00:18:41Parce qu'il n'y a plus d'EHPAD.
00:18:43Oui, il y a plus d'EHPAD.
00:18:44Il n'y a plus d'EHPAD.
00:18:46Oui, comme vous y allez.
00:18:48Alors, Eric Chiotty passe la tronçonneuse
00:18:51dans le budget de Nice.
00:18:52Je ne sais pas si vous avez vu cette information.
00:18:55Après avoir supprimé le bureau de Paris,
00:18:57maintenant, ce sont les compétitions sportives.
00:18:59Et vous allez voir qu'au final,
00:19:00les compétitions ont lieu,
00:19:02même sans les subventions.
00:19:03Évidemment.
00:19:04C'est un succès pour Eric Chiotty.
00:19:06Évidemment.
00:19:06La nouvelle avait de quoi refroidir les triathlètes.
00:19:09Pour sa quatrième année à Nice,
00:19:10le championnat du monde de l'Ironman
00:19:12devra faire sans la subvention d'un million six cent mille euros.
00:19:15Même combat pour les trailers de l'UTMB.
00:19:18Adieu, le chèque de 650 mille euros.
00:19:20Une annonce sous forme de coup de tonnerre
00:19:22la veille du conseil municipal.
00:19:24Les organisateurs n'ont pas vraiment eu le choix.
00:19:26leur réponse a été lue en séance.
00:19:28Compte tenu de la situation exposée,
00:19:30nous prenons acte de la suppression des soutiens financiers
00:19:33pour cette édition
00:19:34et confirmons notre volonté d'organiser l'édition 2026
00:19:38sans bénéficier de ses apports.
00:19:41Voilà.
00:19:42Une victoire pour le maire.
00:19:44Les coureurs restent.
00:19:45Pas les dépenses.
00:19:46Mais pour l'ancienne majorité,
00:19:48il serait dommage de chasser ces grands événements
00:19:50pourvoyeurs d'emplois et de retombées économiques.
00:19:52Et la méthode laisse à désirer.
00:19:54Dire à ces organisateurs d'événements,
00:19:56vous le faites mais sans subvention publique,
00:19:58c'est juste leur tort dans le bras.
00:19:59Je ne sais pas dans quelle mesure
00:20:01ces événements seront maintenus à Nice en 2027.
00:20:03Ah oui, c'est comme ça.
00:20:04Alors, la compétition va avoir lieu,
00:20:06ce qui fait dire à Éric Ciotti qu'il pouvait donc,
00:20:08puisque, en fait, le billet coûte très cher
00:20:11pour participer à cette compétition.
00:20:13Et donc, la compétition aura lieu sans les subventions.
00:20:17Ça veut dire qu'une société privée
00:20:19peut organiser un événement
00:20:20sans avoir forcément besoin de subvention.
00:20:23Ça a été soutenu par la gauche
00:20:24parce qu'Éric Ciotti a indiqué
00:20:26que les économies qu'ils vont faire
00:20:29seraient investies dans le sport
00:20:30et dans la construction de stades et de sports
00:20:33et d'équipements sportifs
00:20:35et qu'ils préfèrent mettre l'argent
00:20:37dans des équipements sportifs
00:20:38que dans des manifestations organisées par le privé.
00:20:41Voilà ce qu'a fait Éric Ciotti.
00:20:42C'est formidable.
00:20:42Oui, 60 millions d'euros d'économies
00:20:44à l'échelle du mandat.
00:20:46Il y a des mesures qui peuvent paraître
00:20:47tape à l'œil, symboliques,
00:20:48mais elles sont essentielles
00:20:49parce que ça fait des mois
00:20:50qu'Éric Ciotti tente de jouer
00:20:53le coup de la tronçonneuse à la française.
00:20:55Et là, pour le coup,
00:20:56c'est une mise en application
00:20:57de ce qu'il défend à l'échelle nationale.
00:20:59Donc, on verra ce que ça donne à l'échelle.
00:21:01Moi, je ne présage de rien.
00:21:02Mais en tout cas,
00:21:02le fait de rendre opérationnel
00:21:04des convictions et des engagements politiques
00:21:07et de les mettre en place
00:21:08dès la première semaine,
00:21:09je trouve ça plutôt courageux.
00:21:10Moi, je n'ai jamais vu effectivement
00:21:12qu'on mette immédiatement
00:21:13en application ce qu'on a promis
00:21:14pendant les campagnes
00:21:15parce qu'on promet n'importe quoi.
00:21:16Pratiquement pas.
00:21:17Et je trouve que Éric Ciotti
00:21:19qui a été très critiqué,
00:21:20ce qu'il vient de faire
00:21:21est exemplaire.
00:21:22C'est spectaculaire.
00:21:24Pas de frais de représentation,
00:21:25vente des dizaines de véhicules,
00:21:27divisez par deux
00:21:27les frais de communication,
00:21:29par deux les frais de bouche.
00:21:30On n'a jamais fait ça.
00:21:31Alors, dites-nous
00:21:32ce que vous en pensez.
00:21:330826 300 300
00:21:34et puis on parlera
00:21:34de la commission
00:21:36sur l'audiovisuel public
00:21:37et vous pourrez réagir.
00:21:39Thierry Guerrier,
00:21:39et pour l'instant,
00:21:40c'est l'heure des infos.
00:21:4210h midi,
00:21:43mettez-vous d'accord.
00:21:44Sudra 10h midi,
00:21:46mettez-vous d'accord.
00:21:47Valérie Expert.
00:21:48Mettons-nous d'accord
00:21:49avec Sophie de Menton,
00:21:50chef d'entreprise,
00:21:51présidente du mouvement éthique.
00:21:53Je rappelle votre dernier livre,
00:21:54Réussir, c'est possible,
00:21:55qui est paru chez Fayard.
00:21:57Thierry Guerrier,
00:21:57conseiller de Paris.
00:21:59Benjamin Cauchy,
00:21:59chef d'entreprise.
00:22:00Et Gilles Ganzman
00:22:01qui est avec nous.
00:22:02Quelques mots,
00:22:03Thierry Guerrier,
00:22:04sur la méthode Ciotti.
00:22:07il a diminué,
00:22:08donc décidé de vendre
00:22:09le bureau de Paris,
00:22:10diminué les frais de communication,
00:22:12pas de frais de représentation,
00:22:14et puis arrêter de subventionner
00:22:16tout et n'importe quoi.
00:22:17Ce qui m'a impressionné
00:22:18pendant la campagne
00:22:19des municipales,
00:22:20c'est qu'au fond,
00:22:20dans toute la France,
00:22:21et pas uniquement à Paris,
00:22:22mais à Paris,
00:22:23c'est une gabegie considérable.
00:22:25C'est des centaines
00:22:26de millions d'euros,
00:22:29les subventions.
00:22:29Il y en a qui sont justifiées,
00:22:31puis il y en a qui ne le sont pas.
00:22:32Et ce que les municipales
00:22:32ont montré,
00:22:33c'est au fond
00:22:34qu'il y a une culture
00:22:36de la vie sous perfusion
00:22:38de l'argent public
00:22:39pour tout ce qui est aussi associatif.
00:22:41Alors il y a des choses,
00:22:42encore une fois,
00:22:43où c'est justifié.
00:22:44Le sport et une forme
00:22:45et certains aspects de la culture.
00:22:47Mais après,
00:22:47on est dans des délires.
00:22:49Quand on subventionne à Paris,
00:22:51Sophie,
00:22:52vous permettez que je finisse ?
00:22:53Quand on subventionne à Paris
00:22:54une association de clowns
00:22:56pour essayer de ramener le calme
00:22:57sur les passages cloutés
00:22:59dans des secteurs
00:22:59où il y a les terrasses
00:23:00qui font un peu de bruit,
00:23:01on sait très bien,
00:23:02on sait très bien,
00:23:02je le dis,
00:23:03qu'il y a toute une série
00:23:04d'animateurs de ces associations
00:23:06qui prennent de l'argent au passage
00:23:08et un jour,
00:23:09ce sera documenté.
00:23:10Et c'est un scandale.
00:23:11Mais la question est...
00:23:12C'est l'argent public détourné.
00:23:14Le progrès,
00:23:14et les valeurs,
00:23:15par exemple,
00:23:15à Paris,
00:23:16qui étaient des valeurs de gauche,
00:23:17qui étaient celles du progrès,
00:23:18c'était que l'argent public
00:23:19serve le public,
00:23:21pas de servir les copains.
00:23:22Il y a plusieurs chiffres
00:23:24qui sont sortis,
00:23:25plusieurs associations
00:23:26à l'étranger
00:23:27qui ont été subventionnés
00:23:28par la mairie de Paris.
00:23:31Les abeilles,
00:23:32le miel,
00:23:33les ruches du Togo,
00:23:36voilà,
00:23:3680 000 euros pour ça.
00:23:37Vous avez commencé
00:23:37par quelque chose d'intéressant
00:23:39en disant
00:23:39que ces municipales ont révélé.
00:23:41Nous sommes d'accord.
00:23:42Est-ce que ça a changé quelque chose ?
00:23:44Est-ce qu'au moment
00:23:44de ces municipales...
00:23:46Vous voyez que ça bouge.
00:23:47Il y en a qui...
00:23:48Oui, il y a un exemple.
00:23:49Mais est-ce que vous avez l'impression,
00:23:50vous avez l'air de connaître
00:23:50tout ça parfaitement bien,
00:23:52est-ce que vous avez l'impression
00:23:54que les gens,
00:23:55au moment de ces municipales,
00:23:56se sont plaints aux maires,
00:23:58ont compris que c'était aberrant,
00:24:00ou est-ce que c'est exceptionnel,
00:24:02ou est-ce qu'ils ont promis
00:24:02encore autre chose ?
00:24:04Bien entendu que les gens
00:24:07suivent les dossiers
00:24:08et ils voient bien aussi
00:24:09les scandales.
00:24:10Moi, je parle des électeurs, oui.
00:24:11Oui, bien sûr.
00:24:12Si on n'avait pas eu des électeurs
00:24:14pour venir nous alerter,
00:24:15si vous voulez,
00:24:15on a même des constats
00:24:16que nous faisions nous-mêmes.
00:24:17Eh bien,
00:24:19on n'aurait pas mené
00:24:20les campagnes qu'on a menées, non ?
00:24:22Pardonnez-moi,
00:24:22si je puis me permettre,
00:24:23par rapport à Paris,
00:24:24malgré tous les scandales.
00:24:26Vous allez nous rappeler
00:24:26qu'on a perdu.
00:24:28Non, je vais surtout rappeler
00:24:29qu'ils ont encore gagné.
00:24:30Pas que vous avez perdu,
00:24:31mais qu'ils ont encore gagné
00:24:32malgré les scandales
00:24:34dans le périscolaire,
00:24:34on ne va pas venir dessus
00:24:35aujourd'hui,
00:24:36mais plus les gabegis
00:24:37dans les associations,
00:24:38les électeurs ont de nouveau
00:24:40choisi Grégoire et Consor.
00:24:42On ne va pas refaire l'analyse.
00:24:43Non, on ne va pas refaire.
00:24:44Allez, Gilles,
00:24:45on parle donc
00:24:46de la commission d'enquête
00:24:47sur l'audiovisuel public,
00:24:49après-midi très tendu hier,
00:24:51pour savoir si ce rapport
00:24:55allait être rendu public
00:24:56ou non.
00:24:57Il faut dire que toute la commission
00:24:59a été un spectacle.
00:25:01C'était un peu interville
00:25:03à la télé.
00:25:04À deux voix près,
00:25:05le rapport de Charles-Erik
00:25:06à l'oncle
00:25:07a bien été publié.
00:25:09Alors, il a dû se battre.
00:25:12On l'écoute.
00:25:13J'ai essayé de faire fi
00:25:15de ces critiques.
00:25:16J'ai essayé vraiment
00:25:17d'être le plus engagé possible
00:25:19dans ma mission.
00:25:20Je regrette simplement
00:25:20que ceux qui nous parlent
00:25:21de démocratie à longueur de temps
00:25:23sont les premiers
00:25:23à vouloir censurer
00:25:25des recommandations.
00:25:26Ils ne sont que matière
00:25:27à nourrir le débat,
00:25:28matière à nourrir la réflexion.
00:25:29Quand vous voyez
00:25:30des entreprises
00:25:31comme France Télévisions
00:25:32qui sont menacées
00:25:33de dissolution,
00:25:34qui ont cumulé
00:25:34un déficit
00:25:35de plusieurs dizaines
00:25:36de millions d'euros,
00:25:37qui ont une trésorerie négative,
00:25:38qui ont des capitaux propres
00:25:39inférieurs à la moitié
00:25:41du capital social,
00:25:42quand vous voyez
00:25:42que certains députés
00:25:43prônent le statu quo
00:25:44et refusent même
00:25:45qu'on puisse émettre
00:25:46la moindre recommandation
00:25:48pour sauver ces entreprises,
00:25:49je vous avoue
00:25:50que ça me dépasse.
00:25:50Moi, je viens du monde
00:25:52de l'entrepreneuriat.
00:25:53J'ai peu d'heures de vol
00:25:54politiques à mon actif.
00:25:55J'ai été élu
00:25:56il y a un peu plus
00:25:57d'un an et demi.
00:25:57Et je continue
00:25:59à trouver étonnant
00:26:00et même indigne
00:26:01de notre vocation
00:26:02de parlementaire
00:26:03puisque à l'Assemblée nationale,
00:26:04on ne fait pas
00:26:05que voter des lois.
00:26:07C'était donc
00:26:09une victoire
00:26:10pour lui
00:26:11et pour le préciser,
00:26:12le rapport sera publié lundi.
00:26:14Le rapport sera publié lundi
00:26:16avec peut-être
00:26:17quelques aménagements.
00:26:19Je vous propose
00:26:19d'écouter
00:26:20peut-être
00:26:21Jérémy Patriel-Ettus
00:26:22qui était le président
00:26:24de cette commission.
00:26:26Écoutez ce qu'il disait
00:26:27chez nos confrères
00:26:28de France Inter ce matin.
00:26:29Vous avez raison,
00:26:30je l'ai voté.
00:26:31J'ai été le seul
00:26:32à le dire
00:26:33avant d'avoir lu le rapport.
00:26:35Je me suis opposé
00:26:36aux rapporteurs.
00:26:37J'ai combattu
00:26:38ces méthodes
00:26:38tout au long
00:26:39de la commission d'enquête.
00:26:40Vous avez raison,
00:26:40les insinuations,
00:26:41les accusations sans preuve,
00:26:43les calomnies.
00:26:43J'ai même suspendu,
00:26:45les auditeurs le savent,
00:26:46la commission
00:26:47quand j'ai considéré
00:26:48qu'elle se transformait
00:26:49en tribunal politique.
00:26:50Mais contrairement
00:26:51à ce que j'ai lu,
00:26:52je ne me suis pas couché
00:26:53devant l'extrême droite.
00:26:55Je combats
00:26:56l'extrême droite
00:26:56maintenant
00:26:57plus que jamais.
00:26:58Mais je l'assume ici.
00:27:01Voilà,
00:27:01et on avait ce matin
00:27:02Laurent Jacobelli
00:27:03qui était l'invité
00:27:04de Jean-François Aquilly.
00:27:06Écoutez ce que lui
00:27:08répondait
00:27:09à toutes ces attaques.
00:27:10Cette commission
00:27:11était presque
00:27:12un procès politique
00:27:13de Charles Alloncle.
00:27:15Le premier qui dit
00:27:16la vérité,
00:27:16il doit être exécuté.
00:27:17C'est un peu ça.
00:27:18Procès politique, vous dites ?
00:27:19Oui, c'était un peu ça.
00:27:19Grosso modo,
00:27:20on lui reprochait
00:27:21de mentir
00:27:22sans être capable
00:27:23d'afficher un seul mensonge.
00:27:24On lui reprochait finalement
00:27:25de dire la vérité
00:27:26sur un service public
00:27:27qui aujourd'hui
00:27:29fait de la gabegie
00:27:30son mode de gestion
00:27:31et fait de la gauche
00:27:32son orientation politique.
00:27:34Et ils ont retrouvé
00:27:35avec un PS très virulent
00:27:37des défenseurs.
00:27:38Bah, évidemment,
00:27:39c'était un revoi d'ascenseur.
00:27:41Beaucoup de mauvaise foi
00:27:42dans cette commission
00:27:42et une peur de la vérité
00:27:44qui est assez inquiétante
00:27:45en démocratie.
00:27:46Procès politique
00:27:47ou pas alors
00:27:47pour vous,
00:27:49Benjamin Cauchy ?
00:27:50Oui, je crois que
00:27:50pour cacher
00:27:52cette aspiration
00:27:53des députés
00:27:54à faire des recommandations,
00:27:55j'ai trouvé
00:27:56qu'il y avait
00:27:56un déni de démocratie
00:27:57qui a refusé
00:27:58cette potentielle publication.
00:27:59C'est une bonne nouvelle
00:28:00pour la démocratie
00:28:01et pas pour l'extrême droite
00:28:02ou pour l'UDR
00:28:03ou pour Charles Aloncle.
00:28:04Il a fait un bon travail.
00:28:06Je serais tenté
00:28:07de dire aussi
00:28:07que le président
00:28:10de la commission
00:28:10était aussi courageux
00:28:12puisque je pense
00:28:12qu'il a dû être tiraillé
00:28:14entre des demandes
00:28:15qui dépassaient largement
00:28:16la salle des commissions
00:28:17et puis finalement
00:28:18ce qui se passait
00:28:19dans la salle.
00:28:20J'irai pas plus loin
00:28:21mais pour le coup
00:28:21cette commission
00:28:22nécessitait absolument
00:28:23d'être,
00:28:24en tout cas son rapport,
00:28:25d'être publié.
00:28:25et maintenant
00:28:26il faut absolument
00:28:27que le service public
00:28:29en prenne considération.
00:28:30Donc c'est pas
00:28:31une victoire politique
00:28:33pour moi,
00:28:33pour Charles Aloncle,
00:28:34c'est une victoire
00:28:35des citoyens
00:28:36face à une dépense
00:28:37qui est extraordinaire.
00:28:38Moi, c'est pas une victoire
00:28:39quand c'est à deux voix près.
00:28:40Moi, je trouve très inquiétant
00:28:41qu'on ait failli
00:28:42ne pas le voter.
00:28:44Et Gabriel Attal
00:28:45disait,
00:28:46bah non,
00:28:46on va pas se mouiller.
00:28:47C'était encore du même temps.
00:28:48Il dit,
00:28:48je l'ai pas lu
00:28:49donc je vote pas.
00:28:50Vous savez Valérie,
00:28:51cette polémique
00:28:53sur la publication
00:28:54ou pas la publication
00:28:55du rapport à l'oncle,
00:28:56en fait,
00:28:57elle sert tout de même
00:28:58à masquer le fond
00:28:59de ce que la commission
00:29:00a révélé.
00:29:01Par exemple,
00:29:02elle a révélé,
00:29:02et on le voit bien,
00:29:04que le bilan
00:29:04des mandats
00:29:05de Mme Avernote
00:29:07est une catastrophe.
00:29:08Delphine Avernote,
00:29:08tout de même,
00:29:09présidente de France Télévisions,
00:29:10il faut rappeler
00:29:11qu'elle a été imposée
00:29:12par l'Elysée à l'époque
00:29:14contre le choix
00:29:15de l'Arc Homme
00:29:15qui avait choisi
00:29:16Pascal Joseph.
00:29:17Et comme par hasard,
00:29:18toutes les archives
00:29:19des délibérations
00:29:21ont disparu.
00:29:22Ça, c'est une des choses,
00:29:23un des faits révélés
00:29:24par cette commission
00:29:25en tout cas sur lequel
00:29:26on a permis
00:29:26de remettre
00:29:27tout ça à jour.
00:29:30Et puis,
00:29:30c'est ces millions,
00:29:31des dizaines de millions d'euros
00:29:33de gabgis
00:29:33du service public.
00:29:34On est à 126 000 euros
00:29:38de frais de représentation
00:29:39tous les jours.
00:29:40Et puis,
00:29:41tout ça,
00:29:41et ça,
00:29:42ça me navre,
00:29:43c'est pour garder
00:29:45de l'argent
00:29:46sur des opérations
00:29:49ludiques
00:29:49de flux,
00:29:51des émissions de flux
00:29:51qui n'ont pas toujours
00:29:52grand intérêt.
00:29:53Là où,
00:29:54en ce moment,
00:29:55France Télévisions
00:29:56qui se sent quand même
00:29:57obligée de réduire
00:29:58ses dépenses,
00:29:59sabre dans les œuvres
00:30:00de fiction,
00:30:01c'est-à-dire
00:30:02des missions,
00:30:03des travaux
00:30:04de comédiens,
00:30:05de scénaristes,
00:30:06de réalisateurs
00:30:07qui sont aujourd'hui
00:30:08amputés.
00:30:09Et les œuvres de fiction
00:30:10que le service public
00:30:10devrait financer
00:30:11ne sont plus financées
00:30:13de la même façon.
00:30:13C'est assez dramatique.
00:30:15On a Fabien en ligne
00:30:16avec nous.
00:30:16Bonjour Fabien.
00:30:17Bonjour Valérie,
00:30:18bonjour à tous.
00:30:19Oui,
00:30:19qu'est-ce que vous vouliez
00:30:20nous dire ?
00:30:20Vous,
00:30:21vous l'avez suivi
00:30:22cette commission,
00:30:22je crois que vous nous
00:30:23aviez appelé
00:30:24avec Charles Lalonte.
00:30:25Téléphone,
00:30:26oui,
00:30:26effectivement.
00:30:27C'est vrai que moi,
00:30:27j'avais suivi un petit peu
00:30:29le dossier,
00:30:30comme vous l'avez dit.
00:30:30Je pense que c'était
00:30:31un boulot qui était
00:30:31assez important
00:30:32de pouvoir suivre
00:30:33un petit peu
00:30:34tous ces dysfonctionnements
00:30:35qu'il y a à France Télévisions
00:30:36parce que,
00:30:36comme vous l'avez rappelé,
00:30:37c'est un service public
00:30:38qui est payé avec nos impôts
00:30:39et je pense qu'on a le droit
00:30:40de voir comment le service
00:30:42est géré,
00:30:44qu'il y ait des contrôles
00:30:45qui soient menés,
00:30:46qu'il y ait des questions
00:30:46qui soient posées,
00:30:47c'est normal.
00:30:49Après,
00:30:50dans la façon
00:30:50dont ça a été fait,
00:30:50je pense qu'on a vu
00:30:53il y a des échanges
00:30:53qui étaient un peu tendus,
00:30:54le climat était un peu mauvais
00:30:56et en fait,
00:30:57j'ai l'impression
00:30:57que des fois,
00:30:58ça ressemble plus
00:30:58à des confrontations
00:31:00qu'il y avait des gens
00:31:02qui se retrouvaient
00:31:03en porte à faux
00:31:05plus qu'à des vraies questions
00:31:06finalement.
00:31:07Je pense qu'il y a eu
00:31:08une chance que M. Hallon
00:31:09il faudrait mettre
00:31:10d'aller un petit peu loin
00:31:10dans des fois le comportement.
00:31:14Il a manqué de précision
00:31:15parfois dans la méthode
00:31:16quand même.
00:31:17C'est ça
00:31:17et donc le problème
00:31:18c'est que ça brouille
00:31:18un peu le message
00:31:19qui est envoyé
00:31:20et finalement
00:31:21en tout cas
00:31:22moi de mon point de vue
00:31:22je trouve que
00:31:23c'est pas forcément
00:31:24un bon message
00:31:24parce qu'on se concentre
00:31:26pas forcément
00:31:27sur le cœur du problème
00:31:29mais plutôt
00:31:30sur les échanges
00:31:30et les polémiques
00:31:31que ça a créé
00:31:32et donc ça fera pas
00:31:33plus de mal
00:31:34en fait
00:31:35que le bien
00:31:35qu'on espère
00:31:36que ça fera
00:31:37avec les effets attendus.
00:31:39Oui,
00:31:39mais c'est
00:31:41après c'est
00:31:41qu'est-ce que ça va
00:31:42devenir
00:31:43et puis moi
00:31:43ce que je pointais
00:31:44tout à l'heure
00:31:45en introduction
00:31:45c'est que
00:31:46j'entends des députés
00:31:47qui faisaient partie
00:31:48de cette commission
00:31:49qui s'en prennent
00:31:51à Charles à l'oncle
00:31:51mais il n'y a rien
00:31:52de concret
00:31:53dans leurs argumentations
00:31:54c'est-à-dire
00:31:54c'est politique
00:31:55c'est l'extrême droite
00:31:56qui a gagné
00:31:57mais qu'est-ce qui
00:31:58dans ce rapport
00:32:02est préjudiciable
00:32:02ou susceptible
00:32:04d'être tendancieux ?
00:32:06Entrez pas dans leur jeu
00:32:07Valérie
00:32:08c'est-à-dire
00:32:08c'est pas ça le sujet
00:32:09le sujet
00:32:09c'est le contenu
00:32:10Oui,
00:32:10mais c'est ça
00:32:11mais c'est ce que je dis
00:32:12c'est ce que je dis
00:32:13c'est ce que je voudrais
00:32:14non mais je voudrais
00:32:15que ces députés disent
00:32:16quand ils disent
00:32:17il ment
00:32:17ou il est approximatif
00:32:19qu'ils disent
00:32:19ce n'est pas vrai
00:32:20il n'y a pas de gabegie
00:32:22ils ont fait un problème politique
00:32:24c'est-à-dire qu'ils ne sont pas
00:32:24sur le fond
00:32:25il y a les conflits d'intérêts
00:32:26il y a le problème
00:32:27de l'argent
00:32:28pardon
00:32:28on voit bien que cette année
00:32:29malgré tout
00:32:30on voit bien que cette année
00:32:32Cannes ne sera pas
00:32:33aussi festif
00:32:34et qu'il y a des consignes
00:32:35qui ont été données
00:32:37je le tiens
00:32:37de la part de la bouche
00:32:38de certains
00:32:39qui vont aller à Cannes
00:32:40où on leur a dit
00:32:40vous ne vous montrez pas
00:32:42vous ne faites pas la fête
00:32:43vous allez au Formule 1
00:32:44c'est ça
00:32:44non mais il y a les stars
00:32:46qui seront logés
00:32:48dans un hôtel chic
00:32:50et les autres
00:32:50ils sont au pied
00:32:51et vacances
00:32:52un peu plus loin
00:32:53c'est très bien
00:32:54mais oui
00:32:54mais sauf que
00:32:55s'il n'y avait pas eu ça
00:32:55on n'en aurait pas parlé
00:32:56on est d'accord
00:32:57et donc cette commission
00:32:58bancaire
00:32:59elle était indispensable
00:32:59vous avez dit quelque chose
00:33:01c'est que
00:33:01en fait
00:33:02c'est la gauche
00:33:03c'est un mouvement de gauche
00:33:05qui a refusé la commission
00:33:06qui a refusé d'écouter
00:33:07qui a refusé de donner
00:33:08des arguments
00:33:08au nom de la gauche
00:33:11parce que c'est la gauche
00:33:12qui tient
00:33:13l'audiovisuel public
00:33:14il faut quand même le dire
00:33:15qui le tient complètement
00:33:16et qui gère ça
00:33:17et donc
00:33:18c'est pour ça
00:33:19que c'est extrêmement compliqué
00:33:20ils ont refusé
00:33:20de participer
00:33:21de quelque façon que ce soit
00:33:22même pour donner
00:33:23des objections
00:33:24vous savez
00:33:25moi qui ai fait ma carrière
00:33:26une bonne partie de ma carrière
00:33:27la moitié de ma carrière
00:33:28au moins
00:33:28dans le service public
00:33:29de radio et de télévision
00:33:31France 5
00:33:32c'est dans l'air
00:33:33et puis France Inter
00:33:34pendant des années
00:33:34et France Info
00:33:35et bien
00:33:36ce qui me navre
00:33:37c'est que le service public
00:33:38c'est indispensable
00:33:39on a le droit d'avoir
00:33:40on a le droit d'avoir
00:33:41les médias Bolloré
00:33:42on a le droit d'avoir
00:33:43les médias de la grande
00:33:44conscience de gauche
00:33:44Pigasse
00:33:45qui imposent une ligne
00:33:46à ces journalistes
00:33:47donc très bien
00:33:48on a le droit de tout ça
00:33:49mais il faut qu'il y ait
00:33:49un service public indépendant
00:33:51avec des confrères
00:33:52avec des consoeurs
00:33:54ça c'est une autre discussion
00:33:55mais il faut qu'on maintienne
00:33:57un service public
00:33:58qui garantisse l'indépendance
00:34:00et la dimension
00:34:02je suis d'accord
00:34:03est-ce qu'on a besoin
00:34:05d'autant de chaînes
00:34:06je suis inquiet
00:34:07pour le service public
00:34:08à cause de tout ça
00:34:08est-ce qu'on a besoin
00:34:09d'autant de chaînes
00:34:10c'est le même
00:34:12c'est le même
00:34:13l'indépendance éditoriale
00:34:14c'est un sujet
00:34:15c'est un autre sujet
00:34:16c'est la bonne gestion
00:34:17mais vous savez très bien
00:34:18qu'on a un peu travaillé ensemble
00:34:20moi si je viens vous voir
00:34:21et que je vous dis
00:34:22je vais raconter ça et ça
00:34:23et que vous corrigez un peu mon papier
00:34:25je ne vais pas être vraiment dépendant
00:34:27non mais ça c'est autre chose
00:34:28c'est l'activité quotidienne
00:34:30quand vous avez un rédacteur en chef
00:34:31c'est normal
00:34:31il fait son travail
00:34:32un rédacteur en chef
00:34:33il est là pour cheffer la rédaction
00:34:35oui mais il met sa patte
00:34:37pardon
00:34:37et donc vous en tant que journaliste
00:34:39vous n'êtes pas vraiment libre
00:34:40c'est un peu normal peut-être
00:34:41non
00:34:41je ne sais pas
00:34:42je pose la question
00:34:43moi je pense que
00:34:45j'ai eu des gens comme
00:34:46Jacques Chancel
00:34:48ou Jérôme Bellet
00:34:50qui m'ont expliqué
00:34:51que là je me trompais
00:34:52et ils avaient bien raison
00:34:53et ils m'ont rendu service
00:34:54ils m'ont appris le métier
00:34:56voilà
00:34:56donc non non
00:34:56il ne faut pas non plus
00:34:57vous voyez
00:34:58mais sur l'une des préconisations
00:35:00de Charles à l'oncle
00:35:01c'est de supprimer France 4
00:35:03qui est une chaîne
00:35:04qui ne sert à rien
00:35:05effectivement
00:35:07de fusionner
00:35:08après fusionner
00:35:09moi je pense que c'est bien
00:35:09non mais c'est un sujet
00:35:10trop sérieux
00:35:11pour aller trop vite
00:35:11à mon avis
00:35:12il y a trop de chaînes
00:35:14il y a trop de chaînes
00:35:15non mais peut-être
00:35:16trop d'antennes
00:35:17il paraît
00:35:17mais peut-être
00:35:18100 antennes
00:35:20pour le service public
00:35:21donc il y a peut-être
00:35:22à voir là-dedans
00:35:23on va y revenir
00:35:250826
00:35:25300 300
00:35:26à tout de suite
00:35:2810h midi
00:35:29mettez-vous d'accord
00:35:30le 10h midi
00:35:31mettez-vous d'accord
00:35:32Valérie Expert
00:35:33quelques mots encore
00:35:34alors qu'est-ce que ça va donner
00:35:36ce rapport
00:35:36il va être publié
00:35:38puis rien
00:35:40c'est le ou la ministre de la culture
00:35:42je ne sais pas
00:35:42c'est la ministre
00:35:44qu'on entend pas beaucoup
00:35:45assume son genre
00:35:47je connais que le 11 officiel
00:35:49je ne connais pas les remplaçants
00:35:50donc je suis taquin avec elle
00:35:51mais pour le coup
00:35:52c'est la ministre de la culture
00:35:53de prendre en main ce sujet
00:35:54à bras-le-corps
00:35:55et de se dire
00:35:55bon voilà
00:35:56madame Ernot
00:35:56qu'est-ce que vous en pensez
00:35:57j'en pense du mal
00:35:58très bien
00:35:58mais nous en tant que responsable
00:35:59des données publiques
00:36:00je pense qu'il y a des préconisations
00:36:02qui sont à retenir
00:36:03sur votre espèce
00:36:03je voudrais vous rappeler tout de même
00:36:05qu'avant Catherine Pégard
00:36:06il y a eu une ministre de la culture
00:36:07qui avait décidé
00:36:08de s'attaquer précisément
00:36:10à une réorganisation
00:36:11du service public
00:36:12pour essayer
00:36:12de réduire
00:36:14ses dépenses
00:36:15et ce déficit
00:36:16qui ne respecte pas
00:36:18non seulement
00:36:20les téléspectateurs
00:36:20et les auditeurs
00:36:21mais aussi tout simplement
00:36:22les citoyens
00:36:23puisque c'est de l'argent public
00:36:24et qu'il y a de la gabegie
00:36:25qu'il faut trouver
00:36:26est-ce que la ministre de la culture
00:36:27a le pouvoir de décider
00:36:28évidemment
00:36:28vous faites un décret
00:36:29vous faites une loi
00:36:30mais il y a un président de la culture
00:36:32Catherine Pégard
00:36:33elle a passé très longtemps
00:36:33à l'Elysée
00:36:34là
00:36:34elle vient d'arriver
00:36:36donc il faut voir
00:36:38elle vient d'arriver
00:36:39ça sent plutôt
00:36:40les découpages de rubans
00:36:41si je peux me permettre
00:36:42on n'est pas dans le rapport
00:36:43de force politique
00:36:44à un nom de la présidentielle
00:36:46mais ça sera un enjeu
00:36:47ça sera un enjeu
00:36:47pour la présidentielle
00:36:48moi j'ai l'impression
00:36:48qu'on ne peut pas décider
00:36:49si tout d'un coup
00:36:50on supprime
00:36:50trois chaînes
00:36:51le ministre de la culture
00:36:52il fait un drame absolu
00:36:55vous avez les moins de 25 ans
00:36:56qui consomment du Youtube
00:36:57pardonnez-moi de les citer
00:36:59mais il y a une réalité aussi
00:37:00ça mériterait d'en parler
00:37:01très longuement
00:37:02mais effectivement
00:37:02qu'il y a l'utilité
00:37:03du service public aujourd'hui
00:37:04d'avoir autant de chaînes
00:37:05de diffusion
00:37:06alors qu'on voit
00:37:07que les nouvelles générations
00:37:08utilisent l'écran
00:37:09utilisent l'écran
00:37:10d'une autre manière
00:37:11avec les Youtube
00:37:12avec les podcasts
00:37:12et donc là effectivement
00:37:14il y a deux chaînes
00:37:15du service public
00:37:20c'est très suivi ça
00:37:22c'est très suivi
00:37:23mais c'est très anglais
00:37:24comme dirait Variné Riche
00:37:26hier ils ont publié
00:37:27d'ailleurs
00:37:28la première fiction
00:37:29en vertical
00:37:30c'est-à-dire que
00:37:31quand vous regardez
00:37:31votre écran
00:37:32vous êtes obligés
00:37:33de le mettre comme ça
00:37:33et bien là
00:37:34ça a été filmé
00:37:34pour que vous puissiez
00:37:35le regarder
00:37:35comme ça
00:37:36en format smartphone
00:37:38pourquoi on ne peut pas
00:37:40reprocher au service public
00:37:40de s'adapter
00:37:41ils ont raison
00:37:43c'est clair qu'en termes
00:37:44d'innovation
00:37:44il faut lâcher les écrans
00:37:45des produits comme ça
00:37:46que se faire un intervile
00:37:47avec une vachette en plastique
00:37:48on est bien d'accord
00:37:49je voudrais qu'on parle
00:37:50des maboules
00:37:51Macron émingle
00:37:52les maboules
00:37:52qui veulent se fâcher
00:37:53avec l'Algérie
00:37:55plusieurs choses
00:37:56déjà il y a les maboules
00:37:57le terme employé
00:37:59c'est arabe comme terme
00:38:00ça veut dire fou en arabe
00:38:01c'est apparu au 19ème en France
00:38:04bravo Sophie
00:38:04oui oui je regardais
00:38:05parce que je trouvais ça étonnant
00:38:06parce qu'au fait
00:38:07ce qui intéresse tout le monde
00:38:08aujourd'hui
00:38:08plus que le fond
00:38:09c'est le terme maboule
00:38:10c'est extraordinaire
00:38:11oui non mais
00:38:12est-ce qu'un président
00:38:13devrait dire ça
00:38:14est-ce qu'un président de la république
00:38:15devrait parler des maboules
00:38:17qui veulent se fâcher
00:38:18avec l'Algérie
00:38:20il dit
00:38:21alors on va l'écouter
00:38:22parce qu'il est revenu aussi
00:38:23je trouve que ça n'a strictement
00:38:25rien à voir
00:38:25avec
00:38:26avec
00:38:27avec ce qu'il dit
00:38:28sur les médecins étrangers
00:38:29les médecins algériens
00:38:30qui sont en France
00:38:32écoutez
00:38:32l'intégralité des médecins
00:38:33qui étaient là aujourd'hui
00:38:34sont des praticiens hospitaliers
00:38:36qui ont été formés
00:38:37hors de France
00:38:38et qu'on a régularisé
00:38:40après les tests
00:38:41et donc je pense
00:38:41que c'est très important
00:38:42de
00:38:43et bien
00:38:44dans la période qui vient
00:38:45de ne pas accepter
00:38:47l'esprit de réduction
00:38:48de caricature
00:38:49c'est important
00:38:50de pouvoir
00:38:51coopérer
00:38:51avec
00:38:53des pays
00:38:53en ayant un dialogue exigeant
00:38:54défendant nos intérêts
00:38:55ce qu'on fait
00:38:56est-ce que vous disiez
00:38:57Bruno Retaillon ?
00:38:58Non je ne vis personne
00:38:59je suis dans une approche positive
00:39:01je dis qu'on a besoin
00:39:02de ces femmes et ces hommes
00:39:03qui servent notre pays
00:39:04Voilà
00:39:04allez dire à tous les maboules
00:39:06qui nous expliquent
00:39:06qu'il faudrait se fâcher
00:39:07avec l'Algérie
00:39:09c'est ce qu'il a dit
00:39:09en visitant l'hôpital
00:39:10de l'Avlanay
00:39:12dans l'Ariège
00:39:13c'est encore le bordel
00:39:15a-t-il dit
00:39:15c'est un truc
00:39:16qui me rend dingue
00:39:17c'est la folie
00:39:18du système français
00:39:19à propos des médecins
00:39:20diplômés
00:39:23en dehors
00:39:23de l'Europe
00:39:26en fait
00:39:26qui sont obligés
00:39:27de repasser
00:39:27effectivement
00:39:29des diplômes
00:39:30il dit
00:39:30on ne leur facilite pas la vie
00:39:31en leur faisant repasser
00:39:33le concours
00:39:33enfin le bordel
00:39:35les maboules
00:39:35les maboules
00:39:36on ne sait pas qui c'est
00:39:37mais surtout Valérie
00:39:39en plus
00:39:39d'abord effectivement
00:39:40ce vocabulaire
00:39:41pour être branché
00:39:42je trouve que
00:39:43un président de la République
00:39:44n'a pas besoin de ce vocabulaire
00:39:45il ne devrait pas dire ça
00:39:46il ne devrait pas dire ça
00:39:47mais surtout
00:39:49je trouve que c'est très grave
00:39:50parce que
00:39:51je ne peux plus supporter
00:39:52le président de la République
00:39:54qui dit
00:39:54le système français
00:39:55quand on élit
00:39:56un président de la République
00:39:58c'est pour qu'il soit
00:40:00justement à la tête
00:40:01de ce système
00:40:02qu'il puisse faire changer
00:40:03les choses
00:40:03surtout au bout de deux mandats
00:40:04mais surtout au bout de deux mandats
00:40:06c'est plus supportable
00:40:07alors maintenant
00:40:08je voudrais aussi faire des réflexions
00:40:09je ne suis pas d'accord
00:40:10tous les médecins que je connaisse
00:40:12ont fait repasser des examens
00:40:13oui
00:40:13parce que nous avons
00:40:14dans certains pays
00:40:15des examens de médecine
00:40:16qui sont beaucoup plus faciles
00:40:18et qu'on a besoin
00:40:19d'une qualité
00:40:19que jamais
00:40:20en France
00:40:22les hôpitaux
00:40:23n'ont eu autant d'erreurs médicales
00:40:25et de problèmes
00:40:26après les opérations
00:40:27vous vous faites le lien
00:40:28attention Sophie
00:40:29je fais lien
00:40:30avec le système médical français
00:40:32bon
00:40:33là
00:40:34aujourd'hui
00:40:35il y a une décrépitude
00:40:37et donc
00:40:38c'est grave
00:40:38on a envie de se poser des questions
00:40:39sur tout ça
00:40:40que l'on évalue
00:40:41et qu'on ait une capacité
00:40:43à évaluer
00:40:43le niveau
00:40:44et la qualité
00:40:45d'un praticien
00:40:47quelle que soit l'origine
00:40:48de sa formation
00:40:49la Roumanie
00:40:50le Portugal
00:40:51où beaucoup de jeunes français
00:40:52vont faire
00:40:53leurs propres études de médecine
00:40:55ou que ce soit l'Algérie
00:40:56où il y a très très bon médecin
00:40:57il y a de très très bons médecins
00:40:59algériens
00:40:59qui viennent en France
00:41:00beaucoup
00:41:00simplement que
00:41:01notre système
00:41:02ait une capacité
00:41:03à évaluer leur niveau
00:41:04bien sûr
00:41:05moi je voudrais dire un mot
00:41:06à propos de l'Algérie
00:41:07mais le président de la république
00:41:08il ne trouve pas ça normal
00:41:08il trouve qu'on devrait les laisser
00:41:10exercer
00:41:11genre vous allez aux Etats-Unis
00:41:12vous allez au Canada
00:41:13mais il n'est pas respecté
00:41:13par les règles elles-mêmes
00:41:14il ne les respecte pas
00:41:15c'est-à-dire qu'en disant cela
00:41:16il ne respecte pas
00:41:17c'est-à-dire qu'il ne respecte pas
00:41:18c'est-à-dire qu'il ne respecte pas
00:41:18c'est-à-dire qu'il ne respecte pas
00:41:19mais vous allez aux Etats-Unis
00:41:20ou au Canada
00:41:21les médecins étrangers qui arrivent
00:41:22doivent repasser leur diplôme
00:41:24c'est ce qui me paraît normal
00:41:26alors je fais peut-être diversion
00:41:27non non je fais peut-être diversion
00:41:28mais moi
00:41:29quand on parle de l'Algérie
00:41:30en ce moment
00:41:30je n'ai qu'un nom
00:41:32et qu'un prénom en tête
00:41:33Christophe Glez
00:41:33Christophe Glez
00:41:35un confrère
00:41:35qui est emprisonné pour rien
00:41:37parce qu'il a eu le malheur
00:41:39de discuter à un moment donné
00:41:40avec des indépendantistes cabiles
00:41:41que ça touche à la sensibilité
00:41:43entre le pouvoir
00:41:44le rapport de force
00:41:45entre le pouvoir
00:41:46ou les autonomistes cabiles
00:41:47bon très bien
00:41:48c'est un sujet
00:41:48qui n'était pas le sien
00:41:49lui il venait pour parler
00:41:50d'une équipe de football
00:41:51certes cabile
00:41:52qui est importante là-bas
00:41:53et que le public vénère
00:41:56là-bas en Kabylie
00:41:57bon très bien
00:41:58et le pauvre se retrouve
00:41:58aujourd'hui dans des geôles
00:41:59il faut libérer
00:42:01Christophe Glez
00:42:02si le pouvoir algérien
00:42:04nous écoute
00:42:05et que M. Teboun l'entend
00:42:07et qu'on sert un tout petit peu à ça
00:42:08moi je le dis
00:42:09il faut libérer
00:42:10ce qu'on ferait
00:42:11sans compter par donner moi
00:42:11que ceux qui ont fait libérer
00:42:13Boilem Sansal
00:42:13on voit en plus
00:42:14toutes les histoires
00:42:15qu'on a depuis
00:42:15ce sont les allemands
00:42:16ils nous ont aidés
00:42:18ils nous ont énormément aidés
00:42:19c'est grâce à eux
00:42:20et donc il faut arrêter
00:42:21de se mettre à genoux
00:42:22devant l'Algérie
00:42:23qui ne...
00:42:24non mais cette phrase
00:42:26est quand même
00:42:27assez dingue
00:42:28parce que ceux
00:42:29qui refusent
00:42:30encore une fois
00:42:30je le répète
00:42:31de reprendre les EQTF
00:42:32qui ont détenu Boilem Sansal
00:42:34qui détiennent toujours
00:42:35Christophe Glez
00:42:35qui en est à 300
00:42:37je crois qu'il en est à 304
00:42:38ou 305 jours
00:42:39de détention
00:42:40et la ministre de la Culture
00:42:41vient d'arriver
00:42:42mais on pourrait aussi
00:42:42l'entendre sur le sujet
00:42:43on est complètement...
00:42:46mais on est face à quoi ?
00:42:47on est face...
00:42:48alors que c'est un peuple formidable
00:42:49qu'on ait une histoire
00:42:50avec l'Algérie
00:42:50qui est très ancienne
00:42:51pardon
00:42:53mais on est face à un système
00:42:55qui est un système soviétique
00:42:56il faut juste le rappeler
00:42:57et pourquoi ils viennent là
00:42:58les médecins algériens ?
00:42:59une caste qui dirige sa pays
00:43:01parce qu'il y a des accords bilatéraux
00:43:02qui sont favorisés
00:43:03entre la France et l'Algérie
00:43:04mais pourquoi ils ne restent pas
00:43:04dans leur pays ?
00:43:05ils sont mieux payés ici ?
00:43:07je ne sais pas
00:43:07s'ils sont mieux payés ici
00:43:08sans doute le pouvoir d'achat
00:43:09est plus important en France
00:43:10qu'en Algérie
00:43:11il y a quand même deux choses
00:43:12sur le sujet d'Emmanuel Macron
00:43:13vis-à-vis de l'Algérie
00:43:14il y a un appel d'air
00:43:15surtout les médecins
00:43:16on en a besoin
00:43:17la forme est regrettable
00:43:18parler de Maboul
00:43:19c'est déjà
00:43:20perdre de la crédibilité
00:43:21vous avez la moitié des auditeurs
00:43:22qui vont lâcher
00:43:27et sur le fond
00:43:28quand il dit
00:43:29qu'il ne faut pas se fâcher
00:43:30avec l'Algérie
00:43:30défendre ses intérêts
00:43:31ce n'est pas se fâcher
00:43:33c'est se faire respecter
00:43:34et je crois que c'est ce gaffe-là
00:43:36c'est ce gaffe-là
00:43:37et en aucun cas
00:43:38on se fait respecter
00:43:39donc le fait d'avoir
00:43:42une terminologie
00:43:42un petit peu facile
00:43:43il n'y a qu'à traverser la rue
00:43:44nous sommes fiers
00:43:45d'être des amateurs
00:43:45aujourd'hui on parle de Maboul
00:43:47ça sera quoi
00:43:47la prochaine
00:43:48la prochaine
00:43:50esclandre présidentielle
00:43:50ça décrédibilise un sujet
00:43:52qui mériterait
00:43:53beaucoup plus d'attention
00:43:53et de rigueur
00:43:54on parlait des prisons
00:43:55au début d'émission
00:43:57des prisons comme Seyce
00:43:58à côté de Toulouse
00:43:59vous avez quasiment 65%
00:44:01d'Algériens dans la prison
00:44:01de prisonniers algériens
00:44:03donc il y a un vrai sujet
00:44:04on peut relier tous les sujets
00:44:05l'Algérie est un véritable sujet
00:44:07on a beaucoup de choses
00:44:08à mettre sur la table
00:44:09et ça mérite beaucoup mieux
00:44:10que de jouer au docteur Maboul
00:44:11on n'a pas d'actualité
00:44:12aujourd'hui
00:44:12qui nous permette
00:44:13d'aller sur ce sujet
00:44:14Valérie
00:44:15mais enfin
00:44:15moi ça me navre
00:44:16de retrouver une polémique
00:44:18avec l'actuel président
00:44:19alors que le sujet
00:44:20c'est qui on va choisir
00:44:21dans un an
00:44:22et on est entré
00:44:23dans cette campagne
00:44:23et voilà
00:44:24moi évidemment
00:44:26j'aimerais bien
00:44:27que ce soit
00:44:27un ou une candidate
00:44:29qui ne soit pas
00:44:29issue des extrêmes
00:44:30quand on est candidat
00:44:31on ne peut rien dire
00:44:32de courageux
00:44:32alors disons-le
00:44:33ils sont candidats
00:44:35ils séduisent des clients
00:44:38mais comment on va faire qui
00:44:40de ce point de vue là
00:44:40il faut bien reconnaître
00:44:41qu'il y en a un
00:44:42qui a eu une parole différente
00:44:43c'est pas forcément
00:44:45mon candidat
00:44:45mais il y en a un
00:44:46qui a eu une parole différente
00:44:47non c'est Bruno Retailleau
00:44:48Bruno Retailleau
00:44:49à un moment donné
00:44:50il lui a rendu service
00:44:51Emmanuel Macron ce matin
00:44:52finalement
00:44:52c'est pas le seul
00:44:58il a même quitté le gouvernement
00:44:59à cause d'un de ses sujets
00:45:02des accords
00:45:03en tout cas moi
00:45:03c'est le seul
00:45:04qui a le courage
00:45:06de dire vraiment
00:45:06de dire ce qu'il pense
00:45:07pour l'instant
00:45:08c'est le seul
00:45:08il lui a répondu
00:45:09vous avez raison
00:45:10il lui a dit
00:45:10je vais lui répondre
00:45:11calmement
00:45:11mais fermement
00:45:13ce faux prétexte
00:45:14vise qu'être dissimulé
00:45:15les vrais problèmes
00:45:16c'est ce qu'a répondu
00:45:17Bruno Retailleau
00:45:18il répète ce que
00:45:19ce que j'évoquais
00:45:20c'est-à-dire le problème
00:45:21ce ne sont pas
00:45:21les médecins algériens
00:45:22mais les centaines
00:45:23de QTF dangereux
00:45:24qui n'ont plus rien à faire
00:45:25en France
00:45:25et que le régime d'Algérie
00:45:26refuse de reprendre
00:45:27le problème ce sont
00:45:28les barbouzeries de ce régime
00:45:30sur notre propre sol
00:45:31la détention de
00:45:32Christophe Gleize
00:45:33il évoque évidemment
00:45:35Kamel Daoud
00:45:35pris Goncourt
00:45:36qui vient d'être condamné
00:45:38à de la prison
00:45:40sans aucune réaction
00:45:42du président de la république
00:45:43ni de la ministre
00:45:44de la culture
00:45:44mais qu'est-ce qu'il y a là-dessous
00:45:45pourquoi est-ce que
00:45:46le président
00:45:48se couche devant l'Algérie
00:45:49parce qu'il y a des accords
00:45:5015% de pétrole
00:45:51voilà
00:45:52oui ?
00:45:53bon ben voilà
00:45:54j'ai la réponse
00:45:54voilà vous avez la réponse
00:45:55avec plaisir
00:45:56bien sûr
00:45:57non mais c'est ça
00:45:58il y a une réalité géopolitique
00:46:00aussi dans tous les éléments
00:46:01dans un contexte
00:46:02en ce moment
00:46:02enfin on peut
00:46:03on peut diplomatiquement
00:46:04dire les choses
00:46:05sans se coucher
00:46:06comme vient de l'évoquer Sophie
00:46:08parce que là
00:46:08on se couche
00:46:09on est à plat ventre
00:46:10quand même devant l'Algérie
00:46:11on se retrouve
00:46:12c'est tout
00:46:13ah bon
00:46:14non non
00:46:15moi je ne reprendrai pas
00:46:16ce terme-là
00:46:16mais
00:46:17parce que c'est des allers-retours
00:46:18permanents
00:46:19à la fois de bras de fer
00:46:21à la fois où
00:46:21on se dorlote
00:46:22enfin c'est pas sérieux
00:46:23ils nous dorlotent pas beaucoup
00:46:24non mais effectivement
00:46:27madame Pégard
00:46:28sur la détention
00:46:30de Christophe Glez
00:46:30ou sur la condamnation
00:46:32de Kamel Daoud
00:46:32je ne crois pas
00:46:33avoir entendu
00:46:35quoi que ce soit
00:46:36je veux dire
00:46:36c'est assez
00:46:38assez dingue
00:46:39on se retrouve
00:46:40dans un instant
00:46:40pour vos coups de coeur
00:46:42vos coups de gueule
00:46:42à tout de suite
00:46:53allez on continue
00:46:55de débattre
00:46:56alors les vacances
00:46:56en France
00:46:57allez-vous partir
00:46:59en vacances
00:47:00est-ce que vous avez
00:47:01on avait évoqué le sujet
00:47:02à cause du prix de l'essence
00:47:03on avait eu des auditeurs
00:47:04qui nous disaient
00:47:05qu'ils avaient renoncé
00:47:06à certains projets
00:47:07à certains déplacements
00:47:08en raison du prix de l'essence
00:47:10et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:47:12c'est dans le parisien
00:47:14de bonnes vacances
00:47:14sans inquiétude
00:47:15pour le budget
00:47:16plus de la moitié
00:47:17des français
00:47:19plénébiscitent
00:47:19leur pays cet été
00:47:21alors 0 826 300 300
00:47:23est-ce que vous avez
00:47:24modifié vos projets
00:47:25de vacances
00:47:26ou même purement
00:47:27et simplement
00:47:28est-ce que vous les avez
00:47:29annulés
00:47:29c'est ce que nous avaient dit
00:47:30certains de nos auditeurs
00:47:32cet article nous apprend
00:47:33que les Etats-Unis
00:47:34n'ont plus la cote
00:47:35que les touristes
00:47:36bloqués dans les pays
00:47:37du Golfe
00:47:38fin février
00:47:39c'est moyen
00:47:40on vous a un petit peu
00:47:42fait peur
00:47:42sur les longs courriers
00:47:44dites-nous
00:47:45ce que vous ferez
00:47:46pendant les vacances
00:47:47c'est les vols annulés
00:47:47qui peuvent pas
00:47:48annuler les gens
00:47:48et les vols annulés
00:47:49effectivement
00:47:49on voit que Transavia
00:47:50a annulé un certain
00:47:51nombre de vols
00:47:52alors c'est des vols
00:47:52en semaine
00:47:54sur des cours courriers
00:47:58pourquoi ils ont annulé ?
00:47:59parce que
00:48:00pour garder du kérosène
00:48:04pour garder leurs réserves
00:48:05et regrouper des passagers
00:48:06sur des vols
00:48:07qui n'étaient pas forcément pleins
00:48:08ça si c'est une bonne gestion
00:48:08on est content
00:48:08oui c'est une bonne gestion
00:48:10mais de toute façon
00:48:11là quoi qu'il arrive
00:48:12il paraît que
00:48:13même si ça s'arrêtait
00:48:14dans trois semaines
00:48:15ce dont on rêve
00:48:16on en a au moins
00:48:17pour deux ans
00:48:18pour tout récupérer
00:48:19économiquement
00:48:20ce qui s'est passé
00:48:21nous ne citerons pas
00:48:22et vous le citez très bien
00:48:23sur cette antenne
00:48:24encore le drame
00:48:25du plastique
00:48:25les hôpitaux
00:48:26qui vont manquer
00:48:27de seringues
00:48:28de masques
00:48:29de gants latex
00:48:30de bas de nylon
00:48:31c'est pas très glame
00:48:33mais c'est ça
00:48:33des bas de nylon
00:48:34des bas de contention
00:48:35en nylon
00:48:36qui sont faits
00:48:36pour les gants
00:48:37je voudrais quand même dire
00:48:39je voudrais finir
00:48:39juste le point
00:48:40finir le point
00:48:41qui est intéressant
00:48:42c'est que
00:48:43on a été
00:48:44nous nous avons
00:48:46à Haïtique
00:48:46le syndicat
00:48:47Plastalliance
00:48:48qui est formidable
00:48:51ça a été
00:48:52l'ennemi public
00:48:54numéro un
00:48:54c'était effroyable
00:48:55il faut les supprimer
00:48:56on supprime les pailles
00:48:58on met
00:49:00tout ce qu'on a entendu
00:49:01sur le plastique
00:49:02qui nous empoisonnait
00:49:02toute la journée
00:49:03était honteux
00:49:04on les soutenait
00:49:05parce qu'on savait
00:49:05ce qu'il en était
00:49:06qu'il était très compétent
00:49:07avec des boîtes formidables
00:49:08mais tout d'un coup
00:49:09c'est extraordinaire
00:49:11le plastique
00:49:12c'est ce dont on a besoin
00:49:14on parle des vacances
00:49:14on parle des vacances
00:49:15c'est le pétrole
00:49:16on parle du pétrole
00:49:17mais on parle des vacances
00:49:19est-ce que les français
00:49:20partiront moins en vacances
00:49:22est-ce que vous
00:49:22auditeurs de Sud Radio
00:49:24avez changé vos plans
00:49:25je ne sais pas
00:49:26vous constatez quoi
00:49:28autour de vous
00:49:28Thierry Guerrier
00:49:29les gens parlent beaucoup
00:49:31quand ils veulent voyager
00:49:32par exemple en avion
00:49:33évidemment
00:49:34les gens parlent beaucoup
00:49:35du coût
00:49:35et ils s'inquiètent
00:49:37peut-être des annulations
00:49:38mais déjà du coût
00:49:39et du surcoût
00:49:40quand ils n'ont pas encore
00:49:41réservé
00:49:42pour des voyages
00:49:43ne serait-ce qu'en Europe
00:49:44bien sûr
00:49:45par exemple
00:49:45mais c'est légitime
00:49:47je comprends les gens
00:49:48oui oui
00:49:48mais en tout cas
00:49:49il y a une vraie tendance
00:49:50et on voit
00:49:51alors l'un des baromètres
00:49:52c'est assez amusant
00:49:52ce que raconte cet article
00:49:53c'est les ventes
00:49:54de guides du routard
00:49:56l'évolution des guides
00:49:57en particulier
00:49:58vous savez qu'on voyage beaucoup
00:49:59en Europe en train
00:50:00et moi je pense à ceux
00:50:01qui ont besoin
00:50:02pardon je ne fais pas
00:50:02de démagogie
00:50:03mais je travaillais aussi
00:50:04avec ma voiture
00:50:05la Normandie
00:50:07toute une série de départements
00:50:08pour lesquels je travaille
00:50:09et bien
00:50:10le coût
00:50:12de nos carburants
00:50:14pour les artisans
00:50:15pour les agriculteurs
00:50:16c'est un vrai sujet
00:50:18en ce moment
00:50:18maintenant
00:50:19on est face à une guerre
00:50:20que nous n'avons pas déclenchée
00:50:21nous les Européens
00:50:22donc il ne faut pas
00:50:23se compter l'interlocuteur
00:50:24le gouvernement
00:50:25malheureusement
00:50:26il fait ce qu'il peut
00:50:27il ne pourrait pas grand chose
00:50:28même en France
00:50:28les prix des billets
00:50:29ont augmenté
00:50:30une amie me disait
00:50:31elle voulait partir à Biarritz
00:50:33avec ses deux enfants
00:50:33à quatre
00:50:34elle en avait pour pratiquement
00:50:354000 euros
00:50:36à les retours
00:50:37à Paris Nice
00:50:38c'est 600 euros
00:50:40c'est totalement délireux
00:50:43là vous avez Volotea
00:50:44qui augmente les billets
00:50:45jusqu'à 14 euros
00:50:46sur des cours courriers
00:50:47annoncés ce matin
00:50:48ça veut dire que vous avez
00:50:48déjà pris votre billet
00:50:49vous allez recevoir
00:50:50un mail ou un sms
00:50:51en vous disant
00:50:51si vous voulez maintenir
00:50:52votre billet pour la semaine prochaine
00:50:53c'est plus 11 à plus 14 euros
00:50:54ils ont le droit de revenir
00:50:55en France
00:50:56dans les conditions
00:50:57dans les conditions de vente
00:50:58sinon on aurait acheté
00:50:59tout de suite les billets
00:51:00quatre forces majeures
00:51:02et effectivement
00:51:02vous avez trois tiers de français
00:51:03vous avez un premier tiers
00:51:05qui n'en a rien à faire
00:51:05et de toute façon
00:51:06si Air France a augmenté
00:51:07de 100 euros son billet
00:51:08ça ne les empêchera pas
00:51:09d'aller à Sao Paulo
00:51:10ou à Saint-Pétersbourg
00:51:11peut-être pas Saint-Pétersbourg
00:51:12à Johannesbourg plutôt
00:51:14vous avez ce deuxième tiers
00:51:15qui commence à arbitrer
00:51:16mais qui arbitre sur son épargne
00:51:17et c'est ces gens-là
00:51:18que vous avez vus
00:51:18pendant les vacances de Pâques
00:51:19sur les routes normandes
00:51:20ou par chez moi
00:51:21en Occitanie
00:51:22entre Toulouse
00:51:23et la côte méditerranéenne
00:51:25il y avait encore des bouchons
00:51:26entre Narbonne Plage
00:51:27et Toulouse
00:51:28donc parce que ce deuxième tiers
00:51:29arbitre
00:51:30au lieu de mettre
00:51:30ça va peut-être faire hurler
00:51:31des auditeurs
00:51:32mais il y a des gens
00:51:32qui sont en capacité
00:51:33de mettre 500 à 1000 euros
00:51:34par mois d'épargne
00:51:35c'est mon métier
00:51:36donc je peux vous le dire
00:51:37ces gens-là
00:51:37ils vont arbitrer
00:51:38de 50 ou 100 euros
00:51:39c'est pas grave
00:51:39sur leur épargne
00:51:40et puis vous avez ce dernier tiers
00:51:41qui ne part pas en vacances
00:51:42à Pâques
00:51:43qui ne part pas en vacances
00:51:44à Noël
00:51:44et qui ne part en vacances
00:51:46que l'été
00:51:46et donc ces gens-là
00:51:47effectivement
00:51:48ils ont 15 jours de vacances
00:51:49c'est la grande transhumance
00:51:53comme disait Charles Trenet
00:51:54on descend toute la France
00:51:55eux ils ne partent que 15 jours
00:51:56et effectivement
00:51:57le fait que le plein
00:51:58augmente de 50 euros
00:51:59à l'aller
00:51:5950 euros au retour
00:52:00ça va poser problème
00:52:01et je pense qu'on va vraiment sentir
00:52:03dans les semaines qui viennent
00:52:04cette France silencieuse
00:52:05qui n'est pas dans les rues
00:52:06qui n'est pas sur les roues
00:52:07qui n'a pas mis de gilet
00:52:08que vous n'entendez pas
00:52:09par rapport à cette crise énergétique
00:52:11et du pouvoir d'achat
00:52:12mais ces gens-là
00:52:13ils vont commencer à s'énerver
00:52:14parce qu'ils vont vouloir
00:52:15au moins offrir des vacances
00:52:16à leurs gosses
00:52:16et c'est ces gens-là
00:52:17qui vont le plus souffrir
00:52:18mais j'espère que
00:52:19ces gens-là
00:52:19ils prennent pas l'avion
00:52:20ils prennent le Néva Bray
00:52:21qui est claquant
00:52:22espérons que Trump
00:52:23ne leur ait pas gâché leurs vacances
00:52:24parce qu'au départ
00:52:26c'est tout de même
00:52:26personne en Europe
00:52:27qui est responsable
00:52:28de la situation
00:52:29dans laquelle nous nous trouvons
00:52:29c'est les conséquences
00:52:32comme dirait Emmanuel Macron
00:52:33de ce foutu des trois dormus
00:52:35c'est quand même
00:52:35ce qu'il a dit aussi
00:52:36je voudrais à propos de pétrole
00:52:38dire une chose
00:52:39qui n'est absolument pas à la mode
00:52:43le plus grand des réactionnaires
00:52:45sans doute
00:52:46mais je voudrais vous rappeler
00:52:48que la France
00:52:49a des réserves en pétrole
00:52:51dans ses sous-sols
00:52:52donc je dis ses sous-sols
00:52:53parce qu'il s'agit
00:52:53des sous-sols dans l'Hexagone
00:52:55et sans parler de minerais
00:52:57d'un certain nombre de choses
00:52:58ou autres
00:52:58nous nous interdisons
00:52:59depuis des décennies
00:53:01d'aller puiser à la fois
00:53:02notre propre pétrole
00:53:03dans Guyane par exemple
00:53:04ou dans l'Hexagone
00:53:06et bien voilà
00:53:07nous sommes aujourd'hui
00:53:08les victimes
00:53:09et on va hurler
00:53:10en disant que c'est la faute
00:53:11du gouvernement
00:53:11c'est très compliqué
00:53:12tout ça est un cercle vicieux
00:53:15de gens qui nous vendent
00:53:18la décroissance
00:53:19et des chimères
00:53:19dans la réalité
00:53:20socialement
00:53:21il y a un impact considérable
00:53:23et c'est le contraire
00:53:24du progrès
00:53:25et notamment du progrès social
00:53:26oui mais c'était très compliqué
00:53:26à l'époque
00:53:26d'aller creuser des puits
00:53:28mais ne refaisons pas le passé
00:53:29à ce sujet
00:53:30c'est demain
00:53:30est-ce qu'on veut décider
00:53:32que la France soit
00:53:33un pays
00:53:33qui sauve son économie
00:53:34et son industrie
00:53:35pour sauver son système social
00:53:36enfin heureusement
00:53:37on a Total
00:53:37non mais vous ne répondez pas
00:53:39à ma question
00:53:39ma question c'est
00:53:40je ne sais pas
00:53:41s'il faut se mettre
00:53:42à creuser
00:53:43pour faire des puits de pétrole
00:53:44je ne sais pas
00:53:45notre modèle économique
00:53:46et notre industrie
00:53:47pour pouvoir
00:53:49sauver notre modèle social
00:53:50c'est ça l'enjeu
00:53:51l'enjeu que ne perçoivent pas
00:53:52les gens
00:53:52les gens disent
00:53:52mais que fait le gouvernement
00:53:53enfin non
00:53:54notre vrai sujet
00:53:55c'est qu'ils ont développé
00:53:56notre économie
00:53:56je voudrais quand même
00:53:57vous raconter une anecdote
00:53:58vous n'êtes pas d'accord
00:53:58avec ce que je dis
00:53:59vous Sophie de Menton
00:54:00sur le fait de développer
00:54:01et de sauver
00:54:01notre système économique
00:54:02je vais vous donner
00:54:02pour répondre à votre question
00:54:04une anecdote incroyable
00:54:05il fallait fabriquer des masques
00:54:07il y a une usine
00:54:07qu'on connait bien
00:54:09qui s'est précipité
00:54:10on a même empêché
00:54:12qu'il soit obligé
00:54:13d'attendre le permis
00:54:14de construire son usine
00:54:14il a construit l'usine
00:54:15pour les masques
00:54:16il y a des boîtes
00:54:17qui se sont jetées dessus
00:54:18pour commander les masques
00:54:19au début
00:54:19et puis il y a eu
00:54:20un énorme appel d'offres
00:54:21parce qu'il fallait
00:54:21que l'Etat ait des masques
00:54:23il y a eu un appel d'offres
00:54:24et bien
00:54:25qu'a choisi l'Etat ?
00:54:26la Chine
00:54:28l'Etat français
00:54:29a choisi la Chine
00:54:30pour acheter ses masques
00:54:31cette usine
00:54:32qui s'est créée
00:54:33en faisant des masques
00:54:35qui s'est créée
00:54:36en faisant des masques
00:54:37est au bord de la faillite
00:54:38et il faudrait encore
00:54:39d'ailleurs réagir
00:54:40parce qu'on va en avoir besoin
00:54:41et c'est des choses
00:54:42comme ça
00:54:43qui sont inimaginables
00:54:44je crois que
00:54:45ce sera un des enjeux
00:54:46de la prochaine élection présidentielle
00:54:48sauver notre économie
00:54:49et notre industrie
00:54:50pour sauver notre système social
00:54:51j'aimerais bien
00:54:52qu'il le comprenne
00:54:53on a Alain en ligne
00:54:54avec nous
00:54:55bonjour Alain
00:54:55non il n'est pas là
00:54:56bon on va changer de sujet
00:54:58on a des auditeurs
00:54:58qui nous disent
00:54:59qu'ils vont eux
00:55:00alors Stéphane nous dit
00:55:02moi je partirais
00:55:03coûte que coûte
00:55:05et une autre auditrice
00:55:06de Montpellier
00:55:07qui disait
00:55:08qu'elle ne pouvait pas
00:55:10partir en vacances
00:55:11à cause de la hausse
00:55:12du prix de l'essence
00:55:14heureusement Montpellier
00:55:15c'est bien comme région
00:55:15oui mais quand vous avez
00:55:17envie de partir aussi
00:55:18en vacances
00:55:19oui mais c'est pire
00:55:20dans des régions
00:55:21mais il a raison Benjamin Cocher
00:55:22c'est que dans les semaines
00:55:23qui viennent
00:55:24cette France silencieuse
00:55:25qui subit
00:55:26il y a un moment
00:55:27ça va peut-être
00:55:29ça va coincer
00:55:29parce que c'est ces gens-là
00:55:30qui vont vouloir partir en vacances
00:55:31oui mais j'espère
00:55:32que ça ne va pas coincer
00:55:33parce qu'il faut aussi
00:55:33que les Français comprennent
00:55:34qu'on n'y peut rien là
00:55:35c'est pas parce qu'ils vont
00:55:36défiler dans
00:55:36non mais attendez
00:55:37non mais pardon
00:55:39je vous écoute
00:55:40je dis
00:55:41que nous sommes responsables
00:55:42à 100%
00:55:43de tout ce qui se passe
00:55:45depuis des années
00:55:46mais qu'il n'y a pas
00:55:46pas les Français
00:55:46non depuis des années
00:55:48mais les Français
00:55:49ce que je veux dire
00:55:50c'est que dans la situation
00:55:51actuelle de guerre
00:55:52qui était extrêmement difficile
00:55:53c'est pas parce qu'ils vont
00:55:54descendre dans la rue
00:55:55qu'il se passera quelque chose
00:55:56donc je crois qu'on a besoin
00:55:58de bosser plus
00:55:59alors qu'il y a
00:56:00toute une partie de la France
00:56:01qui dit ce qu'il faut
00:56:02une semaine de 4 jours
00:56:04je pense qu'il faut
00:56:04qu'on soit tous responsables
00:56:06autant on a été mauvais
00:56:07autant il faut qu'on soit bon
00:56:09et qu'on respecte les entreprises
00:56:10autant il faut bosser
00:56:12et je ne suis pas du tout d'accord
00:56:13pour que
00:56:14si les Français
00:56:15ne peuvent pas prendre de vacances
00:56:16ils descendent dans la rue
00:56:16ça ne sert à rien
00:56:17ils ne vont pas descendre dans la rue
00:56:19mais ils n'iront pas dans la rue
00:56:21pardon Sophie
00:56:22pour l'instant
00:56:23personne n'en parle
00:56:24mais je vais vous dire
00:56:24mieux que ça
00:56:25les gens bossent
00:56:26tous les jours travaillent
00:56:27c'est encore heureux
00:56:28bien sûr
00:56:29il y a une forme de résignation
00:56:31et de désespérance
00:56:32c'est ça que je voulais dire
00:56:33c'est quand vous écoutez les Français
00:56:34mais oui la polémique
00:56:35qu'évoque Sophie de Menton
00:56:36personne ne demande aujourd'hui
00:56:37pour essayer de régler
00:56:38le problème du pétrole
00:56:39ou de son coût
00:56:39de faire la grève
00:56:41ou de sortir dans la rue
00:56:41personne
00:56:42la gauche demande qu'on travaille moins
00:56:43ça c'est autre chose
00:56:44c'est un autre débat
00:56:45c'est une idéologie
00:56:46on va se retrouver dans un instant
00:56:48les Français ne sont pas dupes
00:56:48vous savez
00:56:48avec vous
00:56:49et on va évoquer pour le coup
00:56:52vos coups de coeur
00:56:52et vos coups de gueule
00:56:53à tout de suite
00:56:54Sud Radio
00:56:56parlons vrai
00:56:58Sud Radio
00:56:59le 10h midi
00:57:00mettez-vous d'accord
00:57:01Valérie Expert
00:57:03et on est ensemble avec vous
00:57:05jusqu'à 11h
00:57:06jusqu'à midi pardon
00:57:07il est déjà 11h45
00:57:08sur Sud Radio
00:57:09ce qui a retenu votre attention
00:57:11dans l'actualité
00:57:12Thierry
00:57:12c'est un sujet dont on a parlé
00:57:14mais dont on ne parle pas assez
00:57:15ce qui se passe au Sénégal
00:57:16c'est un coup de gueule
00:57:18contre ce nouveau régime
00:57:20au pouvoir au Sénégal
00:57:21un pays d'Afrique de l'Ouest
00:57:22quand même
00:57:22qui était une démocratie
00:57:24qui était très respectueuse
00:57:25des droits de l'homme
00:57:27Léopold Sédar Senghor
00:57:30président sénégalais
00:57:30Abdou Diouf
00:57:31son successeur socialiste
00:57:32et bien
00:57:33chez eux
00:57:33les droits de l'homme
00:57:34et en particulier
00:57:35ceux des minorités
00:57:36des homosexuels
00:57:36en particulier
00:57:37étaient respectés
00:57:38et puis là
00:57:38on a ce nouveau régime
00:57:39qui est au service
00:57:42des frères musulmans
00:57:43notamment
00:57:44en tout cas
00:57:45d'un islamisme radical
00:57:46sans commune mesure
00:57:47Ousmane Sonko
00:57:48le Premier ministre
00:57:49le Président de la République
00:57:50qui ont fait voter des lois
00:57:52qui sont hostiles aux homosexuels
00:57:53il y a un jeune homme
00:57:54de 24 ans
00:57:54qui a été condamné
00:57:55qui a été emprisonné
00:57:57et puis d'autres
00:57:58aujourd'hui sont arrêtés
00:57:58voilà
00:57:59il faut redire
00:58:01que dans les démocraties
00:58:03c'est ça qui est assez
00:58:06c'est que nos consciences
00:58:06ici en France
00:58:07quelques-uns commencent à bouger
00:58:09des hommes
00:58:09des femmes
00:58:10des intellectuels
00:58:10qui ont commencé à bouger
00:58:11et il faut le faire sans cesse
00:58:13le répéter
00:58:14parce que c'est inacceptable
00:58:15oui
00:58:17ceux qui s'indignent
00:58:18et jolico Romero
00:58:18avec qui je me suis souvent engueulé
00:58:20pendant les municipales
00:58:20là je dois dire
00:58:21il est assez
00:58:22il y a vraiment des indignations sélectives
00:58:24c'est à dire que là
00:58:25qui est quand même un sujet
00:58:28grave
00:58:28important
00:58:30on n'entend pas
00:58:32au fond
00:58:33on voit bien
00:58:34que
00:58:36quand les religions
00:58:37veulent se mêler
00:58:37de la loi commune
00:58:40de la république
00:58:41en l'occurrence
00:58:41parce que le Sénégal
00:58:42est encore une fois
00:58:43une république
00:58:43et une démocratie
00:58:44qui a fonctionné longtemps
00:58:45dans le respect des droits de l'homme
00:58:47quand les religions
00:58:48veulent s'en mêler
00:58:49là-bas
00:58:49ou ici
00:58:50et bien
00:58:50on voit ce que ça donne
00:58:51oui
00:58:52surtout que le Sénégal
00:58:53a eu pendant
00:58:54effectivement des décennies
00:58:55cette capacité
00:58:56à faire cohabiter
00:58:57des musulmans
00:58:58des chrétiens
00:58:58et puis une troisième religion
00:59:00je crois tribale
00:59:01et donc ça se passait
00:59:02plutôt bien
00:59:02il y a beaucoup de pays
00:59:04en Afrique
00:59:04et au Moyen-Orient
00:59:06qui ont encore
00:59:06des grandes difficultés
00:59:08avec l'homosexualité
00:59:10l'actualité
00:59:11est tellement chargée
00:59:12si vous devez prioriser
00:59:13les malheurs
00:59:13effectivement
00:59:14je trouve ça dramatique
00:59:15mais c'est pas un sujet prioritaire
00:59:16c'est très cynique
00:59:17ce que je suis en train de vous dire
00:59:18mais il y a tellement de malheurs
00:59:19je vous parle de ce que je vois
00:59:20dans un sujet
00:59:21qui m'apporte
00:59:22au Sénégal
00:59:23la capacité
00:59:24à la fois
00:59:24d'information
00:59:25de compréhension
00:59:26et de révolte
00:59:27sur tous les sujets
00:59:28fait que malheureusement
00:59:29il y a des sujets
00:59:29qui disparaissent
00:59:30alors qu'ils sont fondamentaux
00:59:31on peut penser aux femmes afghanes
00:59:32aussi qui sont en train
00:59:33d'être enterrées vivant
00:59:35si vous permettez
00:59:37si j'en parle
00:59:38c'est aussi que nous avons
00:59:38toujours la nécessité
00:59:40de rester sensibles
00:59:42à l'idée que même ici
00:59:43tout est possible
00:59:44tous les risques sont possibles
00:59:45et que quand on finit
00:59:46par installer dans le monde
00:59:47l'idée
00:59:48qu'après tout
00:59:49ce sont des gens
00:59:50qui ne devraient pas
00:59:51avoir ce type de relation
00:59:52dite contre nature
00:59:54et bien c'est une idée
00:59:55quand elle progresse là-bas
00:59:56elle pourrait progresser ici aussi
00:59:57nous sommes à l'abri de rien
00:59:58c'est une lutte permanente
01:00:00la république et la liberté
01:00:01la république
01:00:01elle est le garante
01:00:02de la liberté
01:00:03la liberté c'est en république
01:00:04qu'on peut
01:00:05à peu près avoir
01:00:06la garantie
01:00:07de la défendre
01:00:08et bien moi
01:00:09je dis qu'on doit
01:00:10rester sensible
01:00:10et savoir
01:00:11en prêchant
01:00:13pour ceux
01:00:14que nous devons défendre
01:00:15homosexuels
01:00:15au Sénégal
01:00:16nous défendons
01:00:17ici les mêmes
01:00:19Sophie
01:00:19il y a un auditeur
01:00:20qui dit
01:00:22arrêtez de l'occident
01:00:23agent moralisateur
01:00:24de la planète entière
01:00:26foutez la paix
01:00:26aux autres pays
01:00:28etc
01:00:30on a le droit
01:00:31d'avoir une opinion
01:00:31tout de même
01:00:32et il y a des rapports
01:00:33de force politique
01:00:34on a le droit
01:00:35de s'intéresser
01:00:35à ce sujet
01:00:36moi je ne donne pas
01:00:36de leçon
01:00:37je dis simplement
01:00:37que c'était une démocratie
01:00:39et que ces droits
01:00:40là étaient respectés
01:00:40qu'ils ne le sont plus
01:00:41aujourd'hui
01:00:41et on sait d'où ça vient
01:00:43c'est notamment
01:00:44un islam radical
01:00:45les frères musulmans
01:00:46qui travaillent
01:00:47au corps
01:00:48si j'ose dire
01:00:48monsieur Ousmane Sanko
01:00:49qui travaillent pour eux
01:00:51et on peut s'inquiéter
01:00:52pour ce qui se passe
01:00:53au Mali aussi
01:00:54dont on ne parle pas
01:00:55mais vous savez
01:00:56que cette homophobie
01:00:56existe en France
01:00:57enfin de quoi on parle
01:00:58on a l'air de se réveiller
01:00:59comme si ce n'était pas le sujet
01:01:00vous avez bien compris
01:01:01que si je le cite
01:01:02c'est parce que
01:01:02je ne veux pas
01:01:03que ça arrive ici
01:01:04Sophie
01:01:06vous êtes énervée
01:01:07ce matin
01:01:08après il y a
01:01:09M. Brune Pivet
01:01:10on peut peut-être
01:01:10écouter
01:01:11elle était ce matin
01:01:12chez nos confrères d'Europe 1
01:01:13les hommes politiques
01:01:14et leurs entourages
01:01:15qui restent très masculins
01:01:16et ça ça me frappe
01:01:17parce que vous voyez
01:01:18quand on parle
01:01:19alors c'est des sujets
01:01:20dit féminin
01:01:21qui ne devraient pas être féminin
01:01:22mais l'aide sociale à l'enfance
01:01:23ce n'est pas un sujet féminin
01:01:24pour autant
01:01:25ce n'est pas forcément
01:01:26une priorité
01:01:26quand on parle de la loi intégrale
01:01:28sur les violences sexuelles
01:01:29et sexistes
01:01:29c'est un sujet féminin
01:01:31et bien
01:01:32elle n'est pas à l'ordre du jour
01:01:33de cette dernière année
01:01:35de mandat
01:01:35et pourtant on sait
01:01:36à quel point
01:01:37les violences contre les femmes
01:01:38et les enfants
01:01:38font des ravages
01:01:40dans notre pays
01:01:40donc ça a un impact
01:01:41quand on parle de la santé des femmes
01:01:43il a fallu attendre
01:01:44ces dernières années
01:01:45pour qu'on commence à parler
01:01:46de la ménopause
01:01:47est-ce que vous trouvez ça normal ?
01:01:48on est constitutif
01:01:49de 50% de ce pays
01:01:51et donc nous devons être
01:01:52dans tous les cercles
01:01:53de décision
01:01:54quel que soit le niveau
01:01:55alors ?
01:01:56oui j'ai été
01:01:57je suis d'ailleurs
01:02:00très agacée
01:02:01que le gouvernement
01:02:02s'occupe de questions sociétales
01:02:04en permanence
01:02:05dans les entreprises
01:02:05qu'on ait donné un jour
01:02:07pour règles douloureuses
01:02:08par mois
01:02:08de quoi je me mêle
01:02:10et ça c'était
01:02:11ce qu'a proposé
01:02:12le gouvernement
01:02:13alors je passe
01:02:15sur le fait
01:02:16qu'il y a des gens
01:02:16et des femmes
01:02:17qui sont malades
01:02:17etc
01:02:17qu'il faut arrêter
01:02:18très bien
01:02:19et là
01:02:19je suis sidérée
01:02:20qu'elle se plaigne
01:02:21sans arrêt
01:02:22qu'elle soit la seule femme
01:02:23d'ailleurs si les autres
01:02:24doivent être comme elle
01:02:25j'aime mieux qu'elle soit seule
01:02:26qu'elle soit la seule femme
01:02:28au conseil d'administration
01:02:30autour des tables
01:02:31etc
01:02:31et que ça n'a pas
01:02:32et franchement
01:02:34qu'elle dise la preuve
01:02:35on n'a pas parlé
01:02:36de la ménopause
01:02:37ces dernières années
01:02:38moi je reste les bras ballants
01:02:39de quoi la présidente
01:02:41de l'Assemblée Nationale
01:02:42dans l'état
01:02:43où est le pays
01:02:43dans l'état
01:02:44où nous sommes partout
01:02:46ce qui se passe
01:02:48économiquement
01:02:48ce qui se passe
01:02:49sur le plan international
01:02:50et bien elle regrette
01:02:51qu'il n'y ait pas de femmes
01:02:52parce qu'on ne parle pas
01:02:53de la ménopause
01:02:54je suis vraiment tombe
01:02:56oui mais c'est à dire
01:02:57qu'en plus
01:02:57tout ce qu'elle dit
01:02:58est partiellement faux
01:02:59les sujets de violence
01:03:02sur les enfants
01:03:04violence faite aux femmes
01:03:05ça fait quand même
01:03:06des années
01:03:07que le sujet existe
01:03:10etc
01:03:10donc c'est vraiment
01:03:11de la politique
01:03:12la politique politicienne
01:03:15mais sincèrement
01:03:15vous savez quoi ?
01:03:16Madame Brounpivet
01:03:18qu'est-ce qu'elle fait ?
01:03:19Elle essaye de préempter
01:03:20l'idée que s'il y a
01:03:21une candidate
01:03:22une femme
01:03:23à la présentielle
01:03:24ça pourrait être
01:03:25personne n'est dupe
01:03:26elle ferait mieux
01:03:26je vais faire un très mauvais jeu de mots
01:03:28qui va être très mal perçu
01:03:29mais ceux qui se souviennent
01:03:30de cette affaire
01:03:31pourront comprendre
01:03:32que quand on dit
01:03:33qu'elle s'occupe de ses poules
01:03:34c'est une façon
01:03:35de la ramener
01:03:37à ce moment
01:03:38quand même délirant
01:03:39où elle a eu la bêtise
01:03:40de demander à des policiers
01:03:41qui la protégeaient
01:03:41s'occuper dans sa maison personnelle
01:03:43de ses poules
01:03:44on sait bien que c'est avéré
01:03:45bon franchement
01:03:46ça n'est pas sérieux
01:03:47mais on s'encoque
01:03:48alors que le sujet
01:03:49alors que le sujet
01:03:50de la parité
01:03:50et des femmes en politique
01:03:52ou des femmes
01:03:52dans l'entreprise
01:03:53est un sujet fondamental
01:03:55je ne dis pas le contraire
01:03:58je dis qu'on arrête aussi
01:03:59d'accuser les hommes
01:04:00les femmes
01:04:00aujourd'hui
01:04:01elles ont ce qu'elles veulent
01:04:02vous savez quoi
01:04:02conseil d'administration
01:04:04il y avait un mec génial
01:04:05un mec génial
01:04:06qu'on n'a pas pu nommer au conseil
01:04:07parce qu'il faut la parité
01:04:08et il y avait
01:04:10et ben voilà
01:04:10et que donc
01:04:11c'est assez important
01:04:13mais ça a été
01:04:14un outil
01:04:15qui a fonctionné
01:04:16qui a fonctionné
01:04:17Sophie
01:04:17je pense qu'on en a fait
01:04:19on est arrivé à un moment
01:04:20où on en fait trop
01:04:20les hommes sont victimisés
01:04:22ils sont coupables
01:04:23ah ben je suis désolée
01:04:24on peut pas
01:04:25on peut pas
01:04:25mais si
01:04:26on n'est pas d'accord là-dessus
01:04:27Valérie
01:04:27non on n'est pas d'accord là-dessus
01:04:28je trouve que
01:04:29autant
01:04:30il faut qu'effectivement
01:04:32tout ce qu'on sait
01:04:33qui respecte les femmes
01:04:34etc
01:04:35qu'il n'y ait pas de violence
01:04:36on est d'accord
01:04:36mais là
01:04:38je veux dire
01:04:39il y a une victimisation
01:04:41des hommes
01:04:41j'ai eu
01:04:42parce que c'était la première fois
01:04:43de ma vie que je faisais ça
01:04:44comme nouveau politique
01:04:45nouveau candidat
01:04:47aux élections municipales
01:04:48à devoir établir une liste
01:04:50évidemment de 44 nons
01:04:51de
01:04:51un homme
01:04:52une femme
01:04:52une femme
01:04:53un homme
01:04:54et ben c'est
01:04:55ben pas du tout
01:04:56ben moi j'ai trouvé ça formidable
01:04:57parce que ça m'a imposé
01:04:58tant mieux si vous avez trouvé des femmes
01:04:59il y en a plein qui ne veulent pas y aller
01:05:00mais ça n'a été pas toujours simple
01:05:02parce qu'elles ont parfois
01:05:03toute une charge par ailleurs
01:05:05qui les amène
01:05:06alors qu'elles voudraient s'engager
01:05:07à dire
01:05:07mais non mais parce que quand même
01:05:09le travail plus
01:05:10le foyer c'est compliqué
01:05:11il faut le reconnaître
01:05:12et bien voilà
01:05:13et on en a trouvé
01:05:14et on l'a réalisé
01:05:15et c'était formidable
01:05:16et l'obligation de cette quête
01:05:18moi j'ai trouvé ça
01:05:20un outil volontariste
01:05:22pour que les femmes
01:05:22soient présentes en politique
01:05:24assez brillant
01:05:25et j'ai été heureux de voir
01:05:26m'imposer cette discipline
01:05:28partiellement d'accord avec vous
01:05:31oui Stéphane me dit
01:05:32les enfants de la ZE
01:05:32sont encore logés
01:05:33dans des hôtels
01:05:34à la merci de tous
01:05:35oui bien sûr
01:05:35qu'il y a des progrès à faire
01:05:36bien sûr qu'il y a des progrès à faire
01:05:38mais là où je rejoins Sophie
01:05:40c'est l'argument politique
01:05:42qui à mon avis
01:05:44est un peu
01:05:45à côté de la plaque
01:05:46trop pris à la légère
01:05:47on sent trop la patte politicienne
01:05:49comme vous le disiez
01:05:49finalement ça desserre le sujet
01:05:52et je vous garantis
01:05:53que dans les boîtes
01:05:53les hommes sont très contents
01:05:54qu'il y ait des femmes
01:05:55évidemment
01:05:56non mais on nous oblige
01:05:58on nous oblige
01:05:59je n'ai pas ce qu'on vient de dire
01:06:00mais si
01:06:01il y a un moment
01:06:02moi j'étais contre la parité
01:06:03en politique
01:06:04j'ai commencé ma carrière
01:06:04mes deux premiers patrons
01:06:05ça a été Michel Cotta
01:06:07et auparavant
01:06:08Jacqueline Baudrier
01:06:09c'était deux femmes
01:06:10avec Arlette Chabot
01:06:11mes trois premiers patrons
01:06:12mes trois premiers patrons
01:06:13c'était trois patrons
01:06:14c'était un peu l'exception
01:06:16qui confirme la règle
01:06:17quand on regarde
01:06:19les images d'avant
01:06:20il y avait zéro femmes
01:06:21et vous oubliez
01:06:22le nombre de femmes
01:06:23qui n'ont pas envie
01:06:24moi j'ai eu dans ma boîte
01:06:25des femmes
01:06:25l'une que je voulais nommer
01:06:26directeur général
01:06:26je m'en souviens
01:06:27qui disait
01:06:28non je ne veux pas
01:06:29pas plus de responsabilité
01:06:30que ça
01:06:30il y a aussi plein de femmes
01:06:31qui privilégient l'ordre
01:06:32on ne peut pas généraliser
01:06:34elles sont comme les autres
01:06:36mais vous savez
01:06:36que les femmes
01:06:37peuvent être aussi bêtes
01:06:37que les hommes
01:06:39un peu moins quand même
01:06:41Benjamin
01:06:42vous vouliez parler
01:06:43d'autre chose
01:06:44c'est la modification
01:06:45du régime de catastrophes naturelles
01:06:47ça ne donne pas envie
01:06:47comme sujet
01:06:48pourtant il est super important
01:06:49il y a le gouvernement
01:06:50qui est en train
01:06:51d'échafauder l'idée
01:06:52que désormais
01:06:53quand vous avez
01:06:54un événement climatique
01:06:55une grosse tempête
01:06:55une grosse grêle
01:06:56un gros coup de vent
01:06:58ou alors des rétrécissements
01:07:00gonflements d'argile
01:07:01et pour les gens
01:07:02qui nous écoutent
01:07:02notamment en Occitanie
01:07:03par exemple
01:07:03vous savez qu'il y a
01:07:04des fissures sur les maisons
01:07:05parce que l'argile gonfle
01:07:06et se rétrécit
01:07:07et donc très souvent
01:07:08lorsqu'il y a des événements
01:07:09climatiques intenses
01:07:10et majeurs
01:07:10il y avait recours
01:07:12au principe
01:07:12de catastrophes naturelles
01:07:13où c'est l'État
01:07:14qui prend en charge
01:07:15finalement le coût
01:07:16de l'indemnisation
01:07:17d'accord ?
01:07:17c'est ce qui ne fait pas l'État
01:07:18en partie
01:07:19ce qui ne fait pas l'État
01:07:20je peux vous le dire
01:07:20ça il n'y a pas de soucis
01:07:21mais alors là
01:07:22en l'occurrence
01:07:22jusqu'à présent
01:07:23ils s'occupaient de cela
01:07:25ça concerne à la fois
01:07:26les particuliers
01:07:26les professionnels
01:07:27mais aussi les collectivités locales
01:07:29et aujourd'hui
01:07:30ils sont en train de dire
01:07:31mais étant donné que
01:07:31ces événements
01:07:33qu'on dirait-je
01:07:34importants
01:07:35sont récurrents
01:07:36on va considérer
01:07:37que c'est un élément
01:07:38de banalité
01:07:39or un assureur
01:07:40il assure un risque aléatoire
01:07:43on considère que cet événement
01:07:44devient banal
01:07:45il est enfin légitime
01:07:46de le sortir du régime
01:07:47de catastrophe naturelle
01:07:48très concrètement
01:07:49pour les gens qui nous écoutent
01:07:50votre tarif de coût d'habitation
01:07:52est de plus 30%
01:07:54d'ici 2030
01:07:54je parle aux professionnels
01:07:56pour leur multirisque professionnel
01:07:57c'est plus 30% en 2030
01:07:59et je ne parle même pas
01:08:00des collectivités locales
01:08:01qui pleurent aujourd'hui
01:08:02pour tenter de s'assurer
01:08:03donc là c'est une alerte rouge
01:08:04et là j'appelle
01:08:05j'en profite
01:08:06votre micro
01:08:07j'interpelle les auditeurs
01:08:08pour qu'ils aillent voir
01:08:09leurs députés
01:08:09quelle que soit l'étiquette
01:08:11et la couleur
01:08:11de leurs députés
01:08:12pour leur dire
01:08:13attention ce régime
01:08:14de catastrophe naturelle
01:08:15il va mettre en péril
01:08:17des centaines d'hectares
01:08:18dans notre pays
01:08:19des départements
01:08:20sont déjà dépourvus
01:08:21parfois de certains assureurs
01:08:22il y a des assureurs
01:08:23qui se sont dédits
01:08:23des pyrénes orientales
01:08:24vous avez des assureurs
01:08:25qui se sont dédits
01:08:26de la Charente maritime
01:08:27et donc demain
01:08:28avec ce principe
01:08:30de catastrophe naturelle
01:08:31qui va disparaître
01:08:32c'est l'assuré
01:08:33qui va payer
01:08:34vous savez ce que joue
01:08:36derrière ce sujet
01:08:37il se joue tout l'avenir
01:08:39de notre système assurancier
01:08:40bien sûr
01:08:40la mutualisation des risques
01:08:42c'est ça le sujet
01:08:43bien sûr
01:08:44c'est pas facile à régler
01:08:46non c'est pas facile à régler
01:08:47parce que ça coûte très cher
01:08:47à tout le monde
01:08:48vous avez vu cette image
01:08:49lors du banquet
01:08:51de la maison blanche
01:08:52le banquet
01:08:53des correspondants
01:08:55absolument
01:08:56vous avez vu cette femme
01:08:57qui prenait
01:08:57les bouteilles
01:08:59sur la table
01:09:00et bien
01:09:00on sait qui c'est
01:09:02c'est Olga
01:09:03qui est à Stéphanie Zilina
01:09:05pardon
01:09:06ancienne ministre de la justice
01:09:07de l'Ukraine
01:09:07et actuellement
01:09:08ambassadrice aux Etats-Unis
01:09:10c'est dingue
01:09:10on sait pourquoi
01:09:11elle l'a fait
01:09:12non
01:09:13certains ont dit
01:09:14que c'est pour garder
01:09:14un souvenir
01:09:15mais enfin
01:09:15elle prend quand même
01:09:15deux bouteilles
01:09:16champagne et vin
01:09:17parce qu'on manque d'eau
01:09:18en Ukraine peut-être
01:09:18je sais pas
01:09:19voilà c'est ça
01:09:20vous auriez peut-être
01:09:21fait pareil
01:09:22sur Perico
01:09:23je vais regarder le vin
01:09:24tout de suite
01:09:24je me serais couché
01:09:25sur la table avec le vin
01:09:26voilà vous auriez
01:09:27un truc
01:09:27madame de Gaulle
01:09:28après l'attentat
01:09:28du petit clamart
01:09:29elle a dit
01:09:29est-ce que les poulets
01:09:30n'ont rien
01:09:30elle parlait des deux poulets
01:09:31qu'elle avait acheté
01:09:32au bon marché
01:09:32parce que le général de Gaulle
01:09:35payait sa propre nourrité
01:09:36et la nourriture
01:09:37les 2500 repas
01:09:38ont été donnés
01:09:40à des associations
01:09:40de femmes
01:09:42dans le besoin
01:09:43voilà
01:09:44c'était la petite minute
01:09:45pour Perico
01:09:47vin
01:09:47vin et champagne
01:09:49alors Perico
01:09:50de quoi allez-vous parler ?
01:09:51vous allez parler de Tante Yvonne
01:09:52on va rester dans l'actualité
01:09:54est-ce que le service public
01:09:55rend service
01:09:56et est-il toujours public ?
01:09:57on reçoit Julien Aubert
01:09:59vice-président des Républicains
01:10:00on va décrypter
01:10:01donc le rapport
01:10:01de M. Aloncle
01:10:03qui a été adopté
01:10:04par 12 voix contre 10
01:10:05et qui suscite évidemment
01:10:06la polémique
01:10:07on va parler d'une tragédie française
01:10:09absolument inacceptable
01:10:10qui est la condition
01:10:11de vie dans les prisons
01:10:14condition pénitentiaire carcérale
01:10:15le personnel pénitentiaire
01:10:16Mme Taubira
01:10:17qui avait supprimé
01:10:18près de tant qu'une place de prison
01:10:21en 2012
01:10:22donc voilà
01:10:22on va voir avec
01:10:23Anna Basnuel
01:10:23qui est le délégué général
01:10:25adjoint de l'UFAP
01:10:26ils sont très très en colère
01:10:27et ils ont raison
01:10:28c'est incompatible
01:10:29avec les valeurs
01:10:30de la République française
01:10:31et puis je recevrai
01:10:32l'excellent Mathieu Bob Côté
01:10:34qui a co-écrit
01:10:35avec son copain
01:10:36Laurent Dandrieu
01:10:37rédacteur en chef
01:10:37à Valeurs Actuelles
01:10:38le pessimiste joyeux
01:10:39est-ce que malgré
01:10:40la barbarisation du monde
01:10:42on peut encore espérer
01:10:42dans la préservation
01:10:43de nos valeurs
01:10:44et croire en vertu
01:10:45de la France
01:10:45voilà
01:10:46plus ça va mal
01:10:47plus ça va mal
01:10:48plus il faut espérer
01:10:48c'est un message philosophique
01:10:50j'essaierai de décrypter ça
01:10:51avec lui
01:10:51pendant une demi-heure
01:10:53alors c'est forcément
01:10:54plus ça va mal
01:10:54plus on est obligé d'espérer
01:10:56c'est peut-être l'avantage
01:10:57d'une crise
01:10:58c'est qu'elle se raccroche
01:10:59aux fondamentaux
01:11:00merci à vous
01:11:01dans un instant
01:11:02donc Périco Légas
01:11:03très bonne journée
01:11:03sur Sud Radio
01:11:0410h midi
01:11:05mettez-vous d'accord
01:11:06Sud Radio
01:11:07parlons vrai
01:11:0914h-16h
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