- il y a 14 minutes
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-10##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-10##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bienvenue dans les Vraies Voix, font parler la France comme tous les soirs du lundi au jeudi de 19h à
00:0520h, bien évidemment en compagnie de François-Louis Bourneau.
00:08Bonsoir François-Louis.
00:08Avec vous Philippe, la semaine passe plus vite.
00:10Oh mais elle passe très vite, quel que soit, et que je vais avec vous, c'est vrai que pour
00:14conclure deux heures de Vraies Voix, c'est parfait.
00:16Ah bon bah super.
00:16C'est un peu le digestif à la fin d'un bon repas.
00:18Vous me comparez une chartreuse Philippe ?
00:20Non, la but d'alcool est dangereuse pour la santé, elle consomme avec modération, donc je ne vous compare à
00:24aucun alcool.
00:25Ah bon bah très bien, en tout cas je suis très content de vous retrouver ce soir.
00:27On va encore vous donner la parole, bien sûr, puisque c'est le but de cette émission.
00:3119h, 20h, les Vraies Voix font parler la France.
00:33Philippe, ce soir, on va parler d'un couvre-feu qui ne fait pas forcément plaisir à nos amis toulousains
00:38et à nos amis de Clermont-Ferrand.
00:39Absolument, on en a parlé dans le second débat des Vraies Voix.
00:42On avait le député François Picmal, par ailleurs challenger de Jean-Luc Moudac à la dernière municipale de Toulouse, qui
00:49lui s'y oppose.
00:50Vous avez été nombreux à appeler, mais comme on avait les Vraies Voix et un député, on lui a donné
00:53la parole,
00:54et bien on va vous donner la parole pour réagir à ce sujet.
00:56Vous êtes pour ou contre, vous êtes fan de foot et vous dites c'est scandaleux,
01:00ou vous dites ben non, je suis fan de foot, mais on n'a plus le choix.
01:03On attend vos avis, à quel numéro ?
01:050826 300 300.
01:06Est-ce que ce couvre-feu ne serait pas un peu une punition collective ?
01:10Et bien on en parle dans un instant, et puis on va parler de Patrick Bruel,
01:13puisque Philippe, il est devant qu'à le juge depuis ce matin.
01:17On en parlait juste avant de prendre l'antenne.
01:18Est-ce que pour vous, c'est quoi ? C'est une idole qui va sombrer ?
01:22Est-ce que les personnalités publiques doivent être jugées plus sévèrement ?
01:26C'est aussi un vrai débat de justice.
01:28Philippe, on en parle 0826 300 300, c'est dans un instant.
01:31Et tout de suite, on va parler de ce couvre-feu qui fait beaucoup parler de lui.
01:37Et direction le Pas-de-Calais, une région de football.
01:41Bonsoir David.
01:42Bonsoir.
01:43Oui, bonsoir.
01:44Déjà, permettez-moi de vous dire que vous avez un très beau prénom.
01:47C'est parti, oui.
01:50David.
01:51Je vais aller vous retourner le compliment.
01:53Merci.
01:54David, vous n'êtes pas à Toulouse ou à Clermont-Ferrand,
01:59mais vous avez voulu prendre la parole au 0826 300 300.
02:04Ce couvre-feu pour les mineurs qui est notamment mis en place à Toulouse et à Clermont-Ferrand,
02:08c'est quelque chose de normal ou pas normal ?
02:10Est-ce qu'on doit mettre en place ce genre de système qui, parfois, punit ceux qui n'ont rien
02:14fait ?
02:14On vous écoute.
02:16Je dirais que, malheureusement, c'est une solution d'urgence,
02:20parce que, pour tous les mineurs d'au moins de 16 ans,
02:23on sait qu'il n'y a pas de sanctions au niveau de la justice.
02:26Donc, pour l'instant, le maire, il fait ce qu'il peut.
02:29C'est-à-dire que c'est dommage en arriver là.
02:31Nous, on n'a jamais connu ça.
02:33Comme je disais, à Aude, la standardiste, je suis supporter de l'Anse.
02:38Nous, on est venus avec mon fils à Paris pour la finale de Coupe de France.
02:42Contre Nice.
02:43Contre Nice, et ça s'est très, très bien passé.
02:45On a même croisé des supporters à Nice en partant,
02:48et c'était vraiment bon enfant.
02:50Mais le problème, c'est que...
02:52Alors, c'est pour ça que je m'étouffais.
02:53J'étais au volant de la voiture, j'écoutais Sud Radio,
02:55et j'entendais le député Léfi qui nous donnait des leçons de maintien de l'ordre.
03:00Enfin, j'hallucinais, quoi.
03:01Je me dis que c'était du grand n'importe quoi.
03:06Parce que, pour moi, c'est un parti qui est responsable du chaos qui se passe en France.
03:11Et le souci, pour moi, c'est un souci d'éducation,
03:14c'est un souci de...
03:15C'est les parents qui ne sont pas capables de gérer leurs enfants.
03:20Ça me paraît complètement fou.
03:21David, vous avez un fils qui a une vingtaine d'années, si je ne me trompe pas.
03:25Oui, c'est ça, oui.
03:25Vous, vous auriez des scrupules à le laisser, justement, dans ces fanzones.
03:30Est-ce que vous en avez peut-être parlé avec lui ?
03:31Expliquez-nous comment ça se passe.
03:34Écoutez, jusqu'à présent, c'est vrai que par chez nous, dans le Pas-de-Calais,
03:39alors peut-être parce qu'on n'a pas beaucoup de maires et des filles,
03:41ça se passe plutôt bien.
03:42Les fanzones, dans les villes environnantes, on n'a jamais eu de dégradation comme ça.
03:48C'est bon enfant, qu'on gagne, qu'on perde.
03:50On perd, on est déçu.
03:51On gagne, on est content.
03:52Non, mais on ne casse rien, on ne brûle pas de voiture, on ne défonce pas les vitrines.
03:55Moi, c'est un prétexte, finalement.
03:57Quel que soit le prétexte, il faut casser, il faut voler, il faut taper la police.
04:02Et j'écoutais le député LFI qui, à nouveau, a la culture de l'excuse,
04:06c'est une inversion des responsabilités.
04:09C'est parce qu'il n'y a pas de fanzones, c'est parce qu'il n'y a pas
04:11d'éducateurs,
04:12c'est parce qu'il y a toujours une raison qui justifie qu'on se comporte mal.
04:16Mais David, moi, je suis un fan de foot comme vous.
04:18Vous êtes supporter des 100 réhors, on l'a entendu.
04:20Vous êtes descendu à Paris, alors que les Toulousains, eux, ils montent, ça dépend.
04:24C'est un problème de carte pour la finale contre Nice.
04:28Vous dites, nous, on a croisé les supporters niçois, ça s'est super bien passé.
04:32Moi, j'ai regardé sur Canal+, le film sur la victoire du PSG,
04:36ce qu'on appelle en bon français le back-to-back,
04:38et on voit les supporters du PSG dans Budapest qui trinquent et qui se tapent dans la main
04:43avec les supporters d'Arsenal, alors qu'à l'époque, l'Angleterre, c'était le pays du oligianisme.
04:47Moi, il y a quelque chose qui me choque,
04:49c'est qu'on fait porter les émeutes en disant que ce sont les supporters de foot.
04:53Mais ils n'ont rien à voir avec les supporters de foot,
04:56parce que quand ils cassent à la fête de la musique,
04:59la fête de la musique, désolé,
05:01même si on chante à l'élévère pendant toute la soirée,
05:03comme c'est là où les corons, qui est devenu l'hymne de l'anse,
05:07il y a de la bagarre, il y a de la casse, il y a des violences,
05:11mais ça n'a rien à voir avec le foot.
05:12Vous qui êtes un vrai footeux, a priori,
05:15vous n'êtes pas scandalisé par cet amalgame qui est fait avec les supporters de foot ?
05:19Oui, tout à fait, c'est vrai qu'en plus, ça remonte à pas mal d'années,
05:23mais il y a 28 ans sur l'ancienne finale contre Paris,
05:26on avait bu des verres avec des supporters parisiens,
05:29et ça s'était très bien passé,
05:30même s'il y avait eu l'histoire de la banderole,
05:32et ça ne concernait qu'une minorité.
05:35Mais c'est vrai qu'on avait eu aussi une bonne ambiance,
05:37une bonne entente,
05:38et on était repartis,
05:39on n'a absolument pas été agressés,
05:40il n'y avait pas eu de problème.
05:42Alors qu'on disait à l'époque que les supporters du Paris Saint-Germain
05:46étaient les plus violents de France,
05:48même si la finale dont vous parlez a eu lieu,
05:51je crois que c'était au moment du plan,
05:52ou juste après le plan Le Proulx,
05:54pour écrimer notamment le COP Boulogne,
05:56où il y avait des gens racistes, néo-nazis, violents, etc.
06:00Ça, c'est vrai.
06:01Oui, oui.
06:02Mais non, c'est vrai que, comme vous dites,
06:03c'est un amalgame,
06:04parce qu'au final,
06:06c'est des gens qui vont s'agglomérer,
06:07un peu comme quand il y a une manifestation,
06:09tous les casseurs, les black blocs
06:11qui s'agglutinent avec des gens
06:13qui manifestent pour une bonne cause
06:15et qui profitent de l'occasion
06:16pour derrière taper sur la police,
06:19voler, casser, brûler des bagnoles.
06:21En fait, quand j'entendais ce député Léfi,
06:24lui va à nouveau toujours trouver des motifs
06:26pour justifier ça.
06:27C'est parce qu'il y a toujours un motif.
06:29Et pour moi, c'est comportement,
06:31il n'y a pas de motif, c'est injustifiable.
06:33David va vous poser,
06:34et vous allez rester,
06:35parce qu'on va faire une pause dans quelques secondes.
06:37Vous allez regarder les matchs de la Coupe du Monde,
06:39comment ça, à la maison avec des amis,
06:41ou vous allez aller, je ne sais pas,
06:42sur des fanzones ou au café.
06:45Comment vous allez regarder les matchs ?
06:46Alors, pas tous, les matchs des bleus en particulier,
06:49parce qu'avec un mondial à 48 équipes,
06:51vous passez votre temps sans travailler,
06:53si vous regardez tous les matchs.
06:54Et surtout, vu les matchs à 4h du matin,
06:56vous ne dormez plus.
06:57Non, voilà, je pense que sur les belles rencontres de l'équipe de France,
07:01on va aller dans des bars ou dans des fanzones,
07:04parce que l'ambiance est différente,
07:06et qu'on ne vibre pas pareil quand on est en groupe,
07:10ou au lieu d'être seul chez soi,
07:12ou même si on a deux à regarder à la maison,
07:14c'est pareil.
07:14Et bien, restez avec nous, David,
07:16un vrai supporter de foot.
07:17Tout à fait, Philippe.
07:18Et si, comme David,
07:19vous avez décidé d'aller dans des bars ou des fanzones,
07:21et que ça vous indigne d'apprendre,
07:23et bien que des couvre-feuilles vont être mis en place,
07:25notamment pour les mineurs,
07:26on parle de Toulouse,
07:27on parle de Clermont-Ferrand.
07:290826 300 300,
07:30c'est le numéro à composer jusqu'à 20h.
07:32Avec Philippe David,
07:33on se retrouve tout de suite.
07:3519h20,
07:36les vraies voix font parler la France.
07:38Les vraies voix font parler la France,
07:40en compagnie, bien évidemment,
07:41de François-Louis Bourneau.
07:42Celle qui vous répondra au standard,
07:44c'est la charmante Aude,
07:46à la voix suave et au sourire légendaire.
07:49Maxime, qui vous met à l'antenne,
07:50notre réalisateur,
07:51excellent réalisateur, Maxime, n'est-ce pas ?
07:53C'est gentil, merci beaucoup.
07:54Et évidemment, au web,
07:55vous ne le voyez pas,
07:56mais vous voyez ses posts sur Facebook,
07:58Twitter, YouTube,
07:59et tout le tralala.
08:00Antonin du web,
08:01et on parle de ses couvre-feuilles.
08:03Antonin du Rang,
08:03pas Antonin du web.
08:07Là, tu peux mettre le point-point
08:08de la mauvaise vanne.
08:09Allez, je me le mets,
08:10c'est pour vous.
08:12Allez, on repart.
08:13Pour une fois,
08:13ce n'est pas pour vous, Philippe.
08:14Bon, on repart sur ces couvre-feu,
08:17pardon, pour les mineurs,
08:19qui ont été approuvés,
08:20notamment à Toulouse et à Clermont-Ferrand.
08:22C'est les deux villes
08:22dont on parle beaucoup,
08:23puisque ça indigne énormément de personnes
08:26de savoir que pour une célébration
08:28telle que la Coupe du Monde,
08:29ou ce qui est censé être bon enfant,
08:30où on passe un bon moment,
08:31ce n'est pas non plus tout le temps, Philippe.
08:32Non, c'est tous les quatre.
08:33Voilà, on va devoir,
08:34encore une fois,
08:36se limiter,
08:36se priver,
08:37se restreindre,
08:38parce qu'il y a des comportements
08:39qui ne sont pas toujours exemplaires
08:40dans ce genre de situation, Philippe.
08:42Est-ce que vous,
08:42vous avez prévu d'aller voir ces matchs,
08:44tiens, à Toulouse
08:45ou à Clermont-Ferrand ?
08:46Est-ce que vous avez prévu
08:46d'aller dans les fanzones,
08:47dans votre ville ?
08:48Dites-le-nous, 0826-300-300.
08:50On en parle tout de suite
08:51avec Eric de Bordeaux.
08:53Bonsoir, Eric.
08:55Bonsoir à tous.
08:57Alors,
08:57qu'est-ce que vous en pensez
08:58des couvre-feux
08:59pour les moins de 16 ans,
09:00comme à Clermont-Ferrand
09:02ou à Toulouse ?
09:03Ça viendra peut-être
09:03à Bordeaux, d'ailleurs.
09:05Oui, on verra bien.
09:06Ce qui est très, très drôle
09:07dans votre sujet,
09:09si vous voulez,
09:10c'est que ces deux villes
09:11sont deux villes mythiques
09:12du top 14.
09:13Oui, c'est vrai.
09:14A-t-on déjà vu
09:15des débordements pareils
09:17lors de matchs,
09:18si vous voulez,
09:18soit du top 14,
09:19soit de la précédente
09:20Coupe du Monde ?
09:21Non.
09:21Jamais de l'avis.
09:22Alors, permettez-moi
09:23de vous dire
09:23que quand vous êtes bordelais,
09:24ça va vous faire plaisir
09:25et à Maxime qui est
09:26de ses stas aussi,
09:28l'UBB,
09:29c'est quand même
09:29une ville mythique de rugby.
09:30Le Bordeaux,
09:31c'est aussi une ville mythique
09:31de rugby,
09:32il faut le dire.
09:33Et l'état d'esprit
09:33est toujours aussi sympathique
09:35et moi, je pense
09:35que le public en question,
09:38plutôt que de le mettre
09:39en prison,
09:40on ferait mieux
09:40de l'envoyer
09:41dans des matchs de rugby
09:42pour comprendre
09:42comment on peut se comporter
09:44avec des individus.
09:44C'est un problème de civisme.
09:46Et les pouvoirs publics,
09:47c'est un abus d'impuissance.
09:49Ça, c'est vrai.
09:50C'est un abus d'impuissance.
09:51Malheureusement,
09:52c'est un peu trop tard.
09:53Donc le problème,
09:54on le connaît,
09:54il est au niveau parental,
09:56il est au niveau familial,
09:57il est dans l'éducation
09:58de tous les jours
09:59que l'on doit transmettre
10:01à des gamins
10:01et puis dans les valeurs du sport.
10:02Voilà, le problème, il y a là.
10:04Mais Eric,
10:05vous entendiez David
10:07de Béthune,
10:08supporter de Lens
10:09qui est avec nous.
10:10Au rugby,
10:11il n'y a jamais de problème
10:12que ce soit les clubs du top 14
10:14ou l'équipe de France.
10:16Il n'y a aucun doute là-dessus.
10:17Mais Lens a gagné
10:19la Coupe de France.
10:20David, il a dit
10:20« Moi, je suis allé
10:21au Stade de France
10:22avec mon fils
10:23à Saint-Denis.
10:25On est remonté.
10:26On a fait la fête.
10:27Et pourtant, c'est du foot.
10:28Il n'y a pas eu
10:29de moindre problème. »
10:30Mais oui, oui.
10:31Non, non, mais c'est aussi
10:32le problème parisien.
10:34Il n'y a pas que
10:34lors de ces événements
10:35que ces événements malheureux
10:37se produisent.
10:38C'est vrai.
10:39Mais ou aussi
10:40dans l'équipe de France.
10:41Moi, j'en parlais tout à l'heure
10:42avec François Picmal.
10:43J'avais fait 6 heures de direct
10:45pour la finale
10:45de la Coupe du Monde 2018.
10:47Je vais aux Champs-Elysées
10:51pour fêter ça.
10:52Première chose,
10:53on se fait prendre
10:54les gaz lacrymogènes
10:55en pleine tête
10:56et les CRS
10:57n'y étaient pour rien
10:57parce qu'il y avait
10:58les voyous
10:59qui cassaient les voitures,
11:00etc.
11:01C'était complètement dingue.
11:02Et là, on peut dire
11:03que la police
11:03n'avait pas le choix, non ?
11:05Philippe,
11:05franchement,
11:06la solution,
11:07on la connaît tous.
11:08Le problème,
11:09si vous voulez,
11:09c'est qu'en fait,
11:10le procès d'intention,
11:11il faut le faire aux politiques
11:12qui critiquent
11:13les mesures
11:13qu'il faudrait prendre
11:14chaque fois qu'un politique,
11:16de notre bord,
11:16bien entendu,
11:17explique qu'il faudrait
11:18peut-être mettre
11:19quelque chose en place
11:20d'un peu plus restrictif
11:22ou un peu plus sévère.
11:23Pour ce qui est
11:24de l'histoire
11:25des couvre-feux
11:26dans les villes
11:27en question
11:27de Toulouse
11:28et de Clermont,
11:29c'est affreux
11:30pour les gamins
11:30qui aiment bien faire la fête
11:31de manière sympathique.
11:33C'est ça qui est désastreux.
11:34Et en fait,
11:34si vous voulez,
11:35ces noyaux-là,
11:36il faudrait vraiment
11:37les déboulonner
11:38complètement.
11:39Ça, c'est clair.
11:40Le problème,
11:41c'est que
11:41je vais passer
11:42pour un vieux machin,
11:44mais bon,
11:46vous voyez ce que je veux dire ?
11:47Déjà,
11:47un, vous êtes vieux
11:48et deux,
11:48vous n'êtes pas un machin.
11:49Le seul machin qui existe,
11:50c'était l'eau et du...
11:52Selon le général de Gaulle.
11:54Excellent, excellent.
11:55Non,
11:55on s'en déconne.
11:57Je crois que
11:58le problème,
11:59il est qu'en fait,
12:00une minorité
12:01qui se désintéresse totalement
12:04en fait du sport
12:05et qui est unique
12:05qu'on a pour...
12:06Pour casser
12:07et foutre le bordel,
12:08comme on dit,
12:08vous me passerez l'expression.
12:10Exactement.
12:10Et votre client de Béthune,
12:11il était tout à fait
12:12dans le sujet.
12:13C'est un type
12:14absolument adorable.
12:15Voilà,
12:16donc moi,
12:18franchement,
12:18je suis contre la mesure,
12:19évidemment,
12:19parce que ça va pénaliser
12:20tout le monde.
12:21Mais le problème,
12:22c'est qu'il faut que
12:22les pouvoirs publics
12:23prennent la mesure des choses.
12:25C'est clair.
12:25Ils ne le font pas.
12:26Ils ne le font pas.
12:27Éric,
12:28David,
12:28restez avec nous
12:29parce que ça appelle
12:30de Clermont-Ferrand.
12:31On va se rapprocher
12:32de la zone d'intérêt,
12:33Philippe,
12:33puisqu'on va aller
12:34du côté de Clermont-Ferrand
12:35avec Christian.
12:36Bonsoir, Christian.
12:36Bonsoir, Christian.
12:38Bonsoir, Philippe.
12:39Bonsoir à tous.
12:40Vous n'êtes pas passé
12:41à côté de cette nouvelle,
12:42bien sûr,
12:42qu'on énonce
12:42depuis le début à l'antenne.
12:44Ça vous fait quoi
12:45de savoir
12:45qu'un couvre-feu
12:46va être imposé,
12:47notamment pour les mineurs
12:49dans votre ville ?
12:50On vous écoute.
12:52Bon,
12:52moi,
12:52je trouve ça un peu dommage,
12:54bien sûr,
12:57pour empêcher
12:57les supporters,
12:58les vrais supporters
12:59d'aller voir
13:00un match de football,
13:01de faire la fête.
13:04Et le problème,
13:05c'est les individus
13:06qui foutent le bordel,
13:09comme on dit,
13:10n'ont rien à voir
13:11avec des supporters
13:12de foot ou quoi que ce soit.
13:13Ils n'aiment rien.
13:13Ils n'aiment que café.
13:14C'est exactement
13:15ce que je disais.
13:16Donc,
13:17ça n'a rien à voir
13:18ni avec le foot
13:19ni avec le rugby.
13:20Moi,
13:20je suis un passionné
13:21de sport.
13:23En plus,
13:24je suis originaire du Nord,
13:25donc je connais bien
13:27Lens,
13:27Lille,
13:28tout ça.
13:28Ça vous fait un point
13:29commun avec David,
13:29déjà ?
13:31Ça ne pose pas de problème.
13:33Donc,
13:35c'est un peu dommage.
13:38Maintenant,
13:39moi,
13:39j'ai fait partie
13:40des forces de l'ordre,
13:41donc je sais ce que c'est
13:42d'affronter
13:44des gens
13:45qui veulent tout casser.
13:47Mais bon,
13:48quand on est face
13:49à des gens comme ça,
13:50et encore,
13:50on a réduit largement
13:52les possibilités
13:52des gens armobiles
13:54et des CRS
13:56dans leurs moyens
13:57de lutte,
13:58à parler avec les mots
13:58gènes,
13:59ils n'ont plus que ça,
14:00je vais dire les pauvres.
14:02Mais bon...
14:03Mais,
14:05Christian,
14:05comment réagissent
14:06les gens
14:06à Clermont-Ferrand
14:07à la décision
14:08du maire
14:09M. Bonny
14:10de faire
14:10ce couvre-feu,
14:12on va dire ça
14:13comme ça ?
14:15Comment ils réagissent
14:16les gens là-bas
14:17en Auvergne ?
14:18Les avis sont partagés.
14:20Il y en a
14:20avec son pour,
14:21il y en a
14:22avec son compte.
14:23Moi,
14:23je dirais,
14:23c'est la responsabilité
14:25des parents.
14:27Malheureusement,
14:28la génération
14:29des parents
14:30des jeunes
14:31de 16-17 ans,
14:34eh bien,
14:34déjà,
14:35peut-être qu'ils n'ont
14:36pas eu
14:37l'éducation
14:38qu'il fallait.
14:39Moi,
14:40j'ai des enfants,
14:41j'ai des petits-enfants,
14:42eh bien,
14:43ils ne vont jamais
14:44poser de problème
14:45et pourtant,
14:45ils sortent
14:46et ils sont respectueux,
14:49parce qu'on les a bien éduqués,
14:50moi,
14:51je pense.
14:51Mais, Christian,
14:52il n'y a pas une question
14:53qui se pose quand même.
14:53Je peux vous poser
14:54une question indiscrète,
14:55vous avez quel âge ?
14:56Moi,
14:57j'ai 70 ans.
14:58D'accord,
14:58donc vous avez connu
14:59les triomphes de 84
15:01avec la bande à platini,
15:02de 98.
15:04Moi,
15:04je me souviens,
15:05je le disais tout à l'heure
15:05aux députés Picmal,
15:07en 84,
15:08on a été faire
15:09une méga fête
15:09dans la rue
15:10parce qu'on n'avait
15:11jamais rien gagné
15:12de notre histoire
15:12ni en club
15:13ni en équipe nationale.
15:15C'était la fête.
15:15Je me souviens
15:16qu'il n'y a pas eu
15:17un événement.
15:18Les gens chantaient
15:19ensemble dans la rue,
15:21dans un quartier populaire,
15:22mais c'était génial.
15:25J'ai même connu 82
15:26où on a perdu
15:27contre l'Allemagne.
15:30On n'a pas cassé
15:31parce qu'on avait perdu.
15:32Ah bah non,
15:32mais moi,
15:33je me souviens,
15:33j'avais vu le match
15:34à Soulac-sur-Mer,
15:35vous voyez,
15:35pas très loin de chez Eric,
15:37au Café de la Plage.
15:38Il y avait plus d'Allemands
15:39dans le café
15:40que de Français
15:40et pourtant,
15:42Dieu sait si ce match
15:42a été une tragédie
15:43avec Schumacher
15:44qui frappasse Baptiston.
15:46Il n'y a personne.
15:47Les Allemands étaient
15:48un peu en kikiné,
15:49ils ne la ramenaient pas trop,
15:50mais il n'y aurait pas
15:51eu une violence,
15:51tout s'est bien passé
15:52et même pour la finale,
15:54ils sont venus voir
15:55Allemagne,
15:56Italie,
15:56enfin RFA à l'époque,
15:58Italie en finale,
15:59avec les Français,
16:00ça s'était super bien passé.
16:01Il n'y aurait pas eu
16:01un gramme de violence.
16:03On est quand même
16:03dans une société malade,
16:05non ?
16:06Oui,
16:06moi j'ai regardé
16:07la finale de l'Euro 2000,
16:09on était avec des Allemands,
16:11des Hollandais,
16:12ça s'est super bien passé,
16:14il y avait des Italiens,
16:15des Français
16:15qui supportaient l'Italie,
16:17on a fait la fête,
16:19c'était comme ça.
16:19On a bien rigolé
16:20et puis il ne s'est rien passé.
16:22Mais vous qui avez été
16:23dans les forces de l'ordre,
16:24vous l'avez dit,
16:25pendant longtemps,
16:25vous avez vu,
16:27pardon,
16:27la situation se dégrader ?
16:31Alors après,
16:32ça dépend,
16:34ça dépend
16:36les circonstances
16:37et à quoi on a fait.
16:39Moi,
16:39j'ai fait
16:40les premiers matchs
16:42Paris Saint-Germain
16:43Saint-Étienne,
16:44de la grande époque,
16:46au Parc des Princes.
16:47Il y avait des supporters
16:48parisiens
16:49qui essayaient
16:49de passer au-dessus
16:50des grilles
16:50à l'époque,
16:52sur les premiers matchs.
16:54on les réceptionnait
16:56de l'autre côté
16:56et puis
16:56on les mettait dehors.
16:58C'est sûr.
16:59Alors,
16:59je vais vous prendre
17:00tous les trois
17:01parce que vous êtes
17:01trois vrais fans de foot,
17:03Éric,
17:03Christian et David.
17:05Et pas que le foot.
17:05Et pas que le foot de Runebure.
17:06Ben,
17:07Clermont,
17:07c'est logique.
17:07D'ailleurs,
17:08Éric de Bordeaux
17:08a rendu hommage
17:09à Clermont.
17:11On basquette aussi,
17:12basquette.
17:12Je voudrais vous poser
17:13une question à tous les trois.
17:14Votre favori
17:15pour la Coupe du Monde,
17:16David ?
17:16Comme ça commence demain,
17:17ça va aller vite.
17:19Moi,
17:19c'est la France.
17:20D'accord.
17:21La France,
17:21très bien.
17:23Éric,
17:23votre favori
17:24pour la Coupe du Monde ?
17:25Mais la France,
17:26bien sûr.
17:27Bon,
17:28et Christian,
17:28on vous laisse conclure ?
17:30100% la France.
17:31Bon,
17:32vous êtes unanime au moins,
17:33c'est l'avantage.
17:33Au moins,
17:34que les dieux du football
17:35vous écoutent
17:36parce que ça veut dire
17:37que vous êtes trois,
17:37ça vous devrait la troisième étoile.
17:39Si jamais notre ami
17:40Philippe David
17:40était pour le Portugal.
17:41Non,
17:42je n'ai pas dit
17:42que j'étais pour le Portugal.
17:43J'ai dit que je mettais
17:45comme favori
17:45le Portugal devant la France
17:47parce que je pense
17:48qu'ils nous sont supérieurs
17:49au milieu de terrain
17:50et comme le disait
17:51très bien Michel Platini...
17:53Oui,
17:53parce qu'il y a des Parisiens.
17:55Ah bah,
17:55excusez-moi,
17:56mais Joao Navès
17:57et Vitinia au milieu de terrain,
17:58c'est quand même pas mal.
17:59Si vous rajoutez
18:00Bernardo Silva,
18:01etc.,
18:01c'est quand même pas mal du tout.
18:03C'est pas mal,
18:04c'est pas mal,
18:04mais nous,
18:05on a les meilleurs aussi
18:08quasiment tous les postes.
18:10Oui,
18:10oui.
18:11Et ce qu'il y a,
18:11il ne faudra pas
18:13sous-estimer l'adversaire,
18:14il faudra jouer à fond
18:15chaque match.
18:16C'est comme le Portugal
18:21J'allais te dire
18:22que si vous voulez
18:22parler foot,
18:23en tout cas,
18:23ça va être une émission
18:24à retrouver dès la semaine
18:25prochaine,
18:25dès 20h.
18:26Vous serez avec...
18:27Les dents du Mondial
18:28à partir de lundi,
18:2920h21.
18:29Absolument,
18:30et bien ça serait une émission
18:31où vous pourrez parler foot,
18:32c'est à retrouver
18:33dès la semaine prochaine.
18:34Philippe,
18:34et puis nous,
18:34dans un instant,
18:34on va parler de Patrick Bruel.
18:35Voilà,
18:36c'est tout de suite
18:36ouvrez dans les vraies voies
18:37pour me parler de la France.
18:380826 300 300,
18:39à tout de suite.
18:41Sud Radio,
18:43parlons vrai.
18:45Bourdon,
18:45on a parlé il y a quelques instants
18:47de ces couvre-feux
18:49qui vont avoir lieu
18:50à Clermont-Ferrand
18:51et à Toulouse.
18:52Alors,
18:52Toulouse,
18:53ce n'est pas encore validé,
18:54mais Clermont-Ferrand
18:55s'est validé
18:56pour interdire
18:57aux mineurs
18:58de moins de 16 ans
18:59d'être dans la rue
19:00les soirs de match.
19:01Et il y aura des matchs
19:02tous les soirs,
19:03donc on va dire
19:03que ça va durer
19:04plus d'un mois.
19:04Et on va passer
19:05à un sujet
19:06beaucoup plus lourd,
19:07François-Louis Bourneau,
19:08sur la possible chute
19:10d'une icône
19:10ou d'une idole
19:11comme vous voudrez.
19:12Absolument,
19:13Philippe,
19:13puisqu'on parle
19:13de Patrick Bruel.
19:15D'ailleurs,
19:15l'interrogatoire
19:16de Patrick Bruel
19:17par les juges
19:17d'instruction
19:18a débuté.
19:19C'est au total
19:20quatre juges
19:21d'instruction
19:21qui vont interroger
19:22le chanteur.
19:23Alors,
19:24on vous pose
19:24cette question.
19:25Déjà,
19:25on est en train
19:25de savoir
19:26si Patrick Bruel
19:27va passer la nuit
19:28en prison
19:28parce que c'est possible,
19:29Philippe,
19:29on n'a pas encore
19:30l'information
19:31et puis surtout,
19:32on va revenir
19:32sur ce qui a été
19:33une icône.
19:34Est-ce que vous trouvez
19:35que la justice
19:35fait son travail
19:36concernant l'affaire
19:37Patrick Bruel ?
19:38Est-ce que ça a tendance
19:40à vous interpeller
19:41cette affaire ?
19:42Dites-le-nous,
19:420826-300-300.
19:44On va avoir
19:44Anthony Decastre
19:45qui est avec nous.
19:46Bonsoir, Anthony.
19:47Bonsoir, Anthony.
19:49Bonsoir à tous.
19:49Vous avez voulu
19:50prendre la parole
19:50de cette affaire
19:51de Patrick Bruel.
19:53Qu'est-ce que vous avez
19:54à nous dire ?
19:54Qu'est-ce que vous pensez
19:55de tout ça ?
19:55On vous écoute.
19:57Écoutez,
19:58alors moi déjà
19:59je suis partisan
19:59de ne pas séparer
20:00l'homme de l'artiste.
20:02Il faut qu'il réponde
20:03de ses actes.
20:04Je vais quand même
20:04mettre un petit bémol.
20:06C'est que je suis
20:06très très attaché
20:07à la présomption
20:08d'innocence.
20:10Donc tant que ça avérait.
20:11Bon là,
20:12on a quand même
20:12un faisceau de preuves.
20:14Mais voilà.
20:15D'un sens comme dans l'autre,
20:17je trouve qu'il faut
20:18absolument appuyer
20:20sur le fait
20:20qu'il soit jugé
20:21comme les autres.
20:23C'est-à-dire
20:23qu'il ne soit pas
20:26minimisé
20:27parce que c'est Nico
20:27et qu'il ne soit pas
20:28aggravé
20:28parce que c'est une icône.
20:30Moi,
20:30je trouve ça assez important.
20:31Si on veut que la justice
20:32fonctionne dans ce pays,
20:33c'est important
20:33de garder
20:35ce fait en tête.
20:36Et vous croyez
20:38que
20:39vu la personnalité
20:41de Patrick Bruel
20:41qui a été quand même
20:42une énorme vedette
20:43et une énorme star
20:44que ce soit
20:47dans la chanson
20:48au cinéma
20:48ou au théâtre
20:49parce qu'il a fait
20:49quand même des pièces,
20:50des chansons
20:51et des films
20:52qui ont très bien marché.
20:53Est-ce que vous pensez
20:54qu'on peut être jugé
20:55de la même manière
20:56parce qu'il y a quand même
20:57là
20:58les médias
20:59et tout l'emballement
21:00qu'il y a
21:02comme monsieur tout le monde
21:03pour les mêmes faits ?
21:06Ce que je vous dis
21:07tout à l'heure,
21:07c'est un peu
21:08une utopie
21:09parce que c'est vrai
21:09que malheureusement
21:11avec l'emballement médiatique
21:12et l'exposition,
21:13ça fait que ça change un peu.
21:15Après,
21:15ayons confiance
21:16en la justice.
21:17C'est le message
21:18que je voudrais faire passer
21:19malgré tout.
21:20C'est ayons confiance
21:22en les juges
21:23qui vont juger
21:24en fait
21:24étant droit.
21:26Restez avec nous
21:27Anthony.
21:27On va aller du côté
21:28du bouscaféli
21:29puisqu'il y a Cécile
21:30qui nous écoute.
21:31Bonsoir Cécile.
21:31Bonsoir Cécile.
21:34Bonsoir lesquilles.
21:35Vous n'êtes pas
21:35Cécile de Minibus,
21:36on est d'accord ?
21:37Pas du tout.
21:38Quoique,
21:39j'aimerais bien l'être
21:40parce que je la trouve
21:41des fois très bien entourée.
21:43J'espère qu'elle nous écoute
21:45en tout cas.
21:45On lui passe le...
21:46Je vous confirme
21:47qu'elle est extrêmement
21:48bien entourée
21:48surtout celui
21:49qui est assis à sa gauche
21:50tous les soirs
21:51de 17h à 19h.
21:53Exactement.
21:54Mais François Louis aussi.
21:55Il y a beaucoup d'intervenants
21:56de qualité
21:57donc c'est toujours
21:57un plaisir.
21:58C'est très gentil Cécile.
22:00En préambule
22:01parce que je sais
22:01que je vais plomber
22:02un peu l'ambiance
22:03je voudrais simplement dire
22:04allez l'IBB
22:05parce qu'on est quand même
22:07on est bon.
22:08Ah bah vous êtes
22:09champion d'Europe
22:09et par contre
22:11je suis désolé
22:12mais ça ne l'a pas fait
22:13pour le top 6
22:13mais vous avez fait
22:14vraiment rêver
22:15et c'est un supporter
22:16du stade toulousain
22:16qui vous le dit
22:17vous avez fait rêver
22:17les français
22:18notamment deux années
22:19consécutives
22:20en Coupe d'Europe.
22:22Maxime, notre réalisateur
22:23qui est de Cestas
22:23ne dit pas le contraire
22:24n'est-ce pas Maxime ?
22:25Évidemment.
22:26On vous écoute
22:28sur un sujet
22:29beaucoup moins léger
22:30Cécile.
22:32Beaucoup moins léger
22:33mais beaucoup moins léger
22:34parce que je me sens
22:35concernée
22:36et si vous me le permettez
22:37je sais que Ode
22:38elle est adorable
22:39elle ne l'a changé
22:41pour rien au monde
22:41alors excusez-moi
22:42le terme adorable
22:43est faible pour Ode.
22:45C'est vrai
22:46c'est vrai
22:47c'est pas lui rendre justice.
22:49C'est un sujet
22:49qui me tient à cœur
22:50et je voudrais témoigner
22:51si vous me le permettez
22:52de donner un petit peu de temps
22:53et après vous répondre
22:54sur Bruel.
22:55Je vous laisse répondre
22:57vous avez tout votre temps
22:58Cécile.
23:00C'est gentil
23:01ne me tentez pas
23:01parce que ça pourrait durer
23:02jusqu'à 50
23:03quand même
23:03sur un malentendu.
23:05mais on a des pubs à faire
23:06parce qu'il faut bien vivre
23:07je vous donne la parole.
23:09Je sais ce que c'est
23:10les nécessiteux
23:11ne vous inquiétez pas
23:12bon
23:13sérieusement
23:14c'est une question
23:14ça me tient à cœur
23:16qui me bouleverse
23:17toujours autant
23:17parce qu'il y a
23:197 ans de ça
23:20je prends la décision
23:21de divorcer
23:23du père de mes enfants
23:25et je me retrouve
23:26face à quelqu'un
23:28que je ne connaissais pas
23:29qui m'a fait subir
23:30des violences
23:31psychologiques.
23:33La difficulté
23:34des violences psychologiques
23:35c'est que quand vous arrivez
23:36dans un commissariat
23:37que vous d'abord
23:37vous êtes reçu
23:38par quelqu'un
23:38la première fois
23:39j'ai été reçu
23:40par un homme
23:40absolument charmant
23:42qui m'a dit
23:43effectivement
23:43en vue de tout
23:44ce que vous me dites
23:45écoutez
23:45vous allez partir
23:47au COVA
23:47donc c'est le centre
23:49des victimes
23:52violences
23:52d'agressions
23:53voilà
23:54à Bordeaux
23:55qui est donc
23:55c'est la médecine légale
23:57qui s'occupe de ça
23:58donc j'ai été reçu
23:59par ces gens-là
24:00ces gens-là
24:00me donnent
24:01des jours d'ITT
24:02donc reconnaissent
24:03que j'avais eu
24:04un traumatisme
24:06et je pars avec ça
24:07en me disant
24:08comme l'auditeur
24:09juste avant
24:10mais moi j'ai confiance
24:11en la justice
24:11c'est la justice
24:12de mon pays
24:13j'ai jamais été confrontée
24:14à la justice
24:15moi je sais pas
24:15comment elle fonctionne
24:17donc fort de ça
24:18de cette plainte-là
24:19je me dis
24:19il va y avoir des choses
24:20qui vont changer
24:21il y a des choses
24:21qui vont se passer
24:22en tout cas
24:23bien entendu
24:24cette personne-là
24:25a continué
24:26à m'enfermer
24:26dans des pièces
24:27à enlever les clés
24:29de toutes les pièces
24:31donc on pouvait plus
24:31s'enfermer nulle part
24:32l'enfer
24:34en fait
24:34l'enfer
24:35voilà
24:35et donc
24:36il m'arrachait
24:37mes écouteurs
24:38prévations de sommeil
24:39des choses en fait
24:40de la manipulation
24:42prévations de sommeil
24:43vous êtes affaibli
24:45vous arrivez plus
24:46en fait
24:46à faire le
24:46vous avez un problème
24:48de perte de repère
24:49et pourtant
24:51je suis normalement
24:51bien équilibrée
24:52mais la deuxième fois
24:53je vais redéposer plainte
24:55et puis mon commissariat
24:57est enfermé
24:57je vais à Bordeaux
24:59au commissariat de Bordeaux
25:00ils me disent
25:00on va vous envoyer
25:01le référent
25:02des violences conjugales
25:04donc cette personne
25:05me reçoit
25:05et il me dit
25:05mais en fonction
25:06de ce que vous êtes
25:07en train de me dire
25:07vous devez repartir
25:08au COVA
25:09parce que vous êtes
25:10à nouveau victime
25:11de violences
25:12et là
25:13la personne
25:13qui m'avait reçu
25:14en préambule
25:14me dit
25:15écoutez
25:15je vais prendre
25:16votre plainte
25:16comme ça
25:16vous n'irez pas
25:17au COVA
25:18donc déjà
25:18vous arrivez
25:19vous êtes obligés
25:19d'aller porter plainte
25:20vous portez plainte
25:21contre la personne
25:22qui a partagé
25:22votre vie
25:23depuis 32 ans
25:25et vous êtes reçu
25:26comme un chien
25:27dans un jeu
25:27de petits
25:28alors j'ose espérer
25:29que ça a changé
25:30depuis
25:30mais je ne suis pas
25:31du tout sûre
25:32tout ça pour finir
25:33donc il y avait
25:35la police
25:35qui venait régulièrement
25:36chez moi
25:37donc les policiers
25:38et à un moment
25:39la policière me dit
25:40mais madame
25:40il faut partir
25:41de chez vous
25:42attendez
25:42je suis chez moi
25:43je suis propriétaire
25:44de ma maison
25:45vous me demandez
25:46de partir
25:46j'ai mon entreprise
25:48à l'intérieur
25:48de ma maison
25:49ma fille
25:50habite dans ma maison
25:51aussi
25:51et vous me demandez
25:52moi de partir
25:53c'est ce que j'ai fini
25:54par faire
25:54pour sauver ma fille
25:56pour la mettre
25:57à l'abri
25:58de son père
25:59de son géniteur
26:00pardon
26:00de son géniteur
26:02donc écoutez
26:03on finit par
26:04on finit par
26:06redéposer plainte
26:06je ne sais plus
26:06combien de fois
26:07je vous passe les détails
26:09jusqu'à la dernière fois
26:10où là
26:11je suis reçue
26:12par un OPJ
26:13qui a démissionné
26:14depuis
26:14il m'a dit
26:16je n'ai pas supporté
26:17la façon dont vous avez
26:18été traité
26:19écoutez-moi bien
26:20j'ai été condamnée
26:21à un rappel
26:22à la loi
26:23avec le père
26:24de mes enfants
26:24c'est-à-dire que moi
26:25j'avais eu des jours
26:26d'ITT
26:27donnés par le cova
26:29et j'ai été reconnue
26:30coupable de violence
26:31envers le père
26:32de mes enfants
26:33l'OPJ m'a dit
26:34je sais que vous avez raison
26:35mais en fait
26:36la procureure
26:37a voulu dire
26:37un partout
26:38balle au centre
26:40voilà
26:40à l'époque
26:41privation de sommeil
26:42pendant 5 ou 6 mois
26:43vous vous doutez bien
26:44que je n'ai pas pris
26:46mon courage à deux mains
26:47j'avoue
26:47je regrette un peu
26:48j'aurais dû dire
26:49je ne suis pas d'accord
26:50et repartir dans des procédures
26:51je n'étais pas capable
26:52je n'étais pas capable
26:54parce que la violence
26:54psychologique
26:55elle ne se voit pas
26:57c'est clair
26:57c'est des bleus
26:59à l'âme
26:59ces gens-là
27:00ils essayent de vous détruire
27:02quand l'OPJ m'a dit
27:04vous êtes condamnée
27:05à une rappel à la loi
27:08il y avait un stop
27:09il y a un stop
27:10en bas de chez moi
27:11pourtant je suis
27:11normalement constituée
27:12j'ai deux enfants
27:13que j'adore
27:14des parents exceptionnels
27:16qui s'ils n'avaient pas été là
27:17je ne serais certainement
27:18pas là aujourd'hui
27:19j'ai grillé le stop
27:20je me suis dit
27:21je vais mourir en fait
27:22je veux qu'on me sorte
27:23de cet enfer
27:25j'avais tellement foi
27:26en cette justice
27:27mais je me dis
27:28ce n'est pas possible
27:28elle ne peut pas
27:29en fait me condamner
27:30moi
27:30je n'ai rien fait
27:32c'était injuste
27:34c'est injuste
27:35la finalité
27:36donc convoquée
27:36par le délégué du procureur
27:37voilà
27:38je vous la fais courte
27:39je lui ai dit
27:40écoutez
27:40vous n'êtes pas coupable
27:42mais monsieur
27:42vous êtes responsable
27:43de ce qui va se passer
27:44maintenant
27:44à partir de maintenant
27:45il m'a dit
27:46non il va s'arrêter
27:47je lui ai dit non
27:47parce que ces gens là
27:48ils ne s'arrêtent pas
27:50comme Bruel
27:50c'est là où je voulais en venir
27:52c'est que ces gens là
27:53ils sont en toute puissance
27:54si vous laissez les gens
27:56en fait être en toute puissance
27:57il n'y a aucune raison
27:57qu'ils s'arrêtent
27:59oui
28:00donc le père de mes enfants
28:01vous voyez
28:01ça fait donc 7 ans
28:02que j'ai demandé
28:03le divorce
28:04je suis
28:04on en est rendu
28:05à la liquidation
28:07judiciaire
28:07du régime matrimonial
28:09oui
28:10judiciaire
28:10donc en fait
28:11il n'y a rien qui est réglé
28:12oui
28:12parce qu'effectivement
28:13la justice
28:14elle a utilisé tous les recours
28:15possibles et imaginables
28:17pour arrêter ça
28:18pendant
28:19j'avais droit à la carte grise
28:21de ma voiture
28:22j'ai pas eu la carte grise
28:23de ma voiture
28:23pendant 3 ans
28:25du coup ma voiture
28:26c'est un cimetière
28:27pour les fleurs
28:28et on a laissé faire
28:29tout ça
28:30c'est cette justice
28:31qui est laxiste
28:33on n'arrête pas les gens
28:35la policière m'a dit
28:36vous seriez en Espagne
28:37on l'aurait foutu dehors
28:38oui
28:40et la justice
28:41en fait
28:42elle nous a abandonnés
28:43ma fille et moi
28:44elle nous a abandonnés
28:46mais souvent
28:46on dit
28:48je compatis évidemment
28:50on compatis évidemment
28:50à votre récit
28:52on dit souvent que
28:54on l'a vu d'ailleurs
28:55dans le cas de Liana
28:56où a priori
28:57la mère de Rosa
28:58était très mal accueillie
28:59notamment par des gendarmes
29:01alors même si
29:02le patron de la gendarmerie
29:03était sur une chaîne
29:04de télévision
29:05et a dit que
29:06il enquêtait
29:07que s'il y avait des erreurs
29:08il les sanctionnerait
29:11est-ce que vous
29:12vous avez été au moins
29:13bien accueillie
29:14a priori
29:14vous avez été bien accueillie
29:16on a cru votre parole
29:16on l'a pas remise en cause
29:17pour qu'on vous envoie en cova
29:18etc
29:20alors la première
29:21la première fois
29:22que le premier OPJ
29:23que j'ai vu
29:24d'abord au départ
29:25en fait il m'a dit
29:26je vais vous recevoir
29:26dans une salle
29:27où il y avait
29:27trois bureaux différents
29:28j'ai dit écoutez
29:29non monsieur
29:30ça va pas être possible
29:31en fait
29:31on va se recevoir
29:32dans un bureau
29:33où en face à face
29:33j'ai pas envie
29:34d'exposer ma vie
29:35à qui veut bien l'entendre
29:36bon
29:37mais le premier OPJ
29:38on y a passé quatre heures
29:39oui
29:40et il me dit
29:41mais madame
29:42il me dit
29:42mais oui
29:43mais vous rentrez tout à fait
29:45on était juste au début
29:46c'était à l'époque
29:46de Marlène Schiappa
29:47on était au début
29:48en fait
29:48où on parlait de tout ça
29:49où en fait
29:50moi j'avais l'impression
29:51que enfin
29:52la parole se libérait
29:54enfin on allait pouvoir
29:55faire quelque chose
29:56mais depuis sept ans
29:57il s'est passé
29:57combien de féminicides
29:59oui
30:00oui c'est clair
30:03donc la première fois
30:04j'ai été très bien reçue
30:05au commissariat
30:06ensuite quand je suis allée
30:07à Bordeaux
30:07moi le policier
30:09qui m'a rencontré
30:10m'a dit
30:10écoutez on va pas vous faire
30:11repartir au cova
30:11bah évidemment
30:12on va pas repartir au cova
30:14c'était pas possible
30:16j'étais
30:16mais j'étais
30:18dévastée par cette situation là
30:20et après la troisième plante
30:21ou la quatrième plante
30:22la policière me dit
30:23mais madame
30:24il faut partir de la maison
30:25donc effectivement
30:26j'ai pris un Airbnb
30:27pour permettre à ma fille
30:28de partir
30:29c'est moi qui suis partie
30:30et la justice
30:31a laissé à monsieur
30:33trois mois
30:34pour qu'il s'en aille
30:35oui c'est malheureusement
30:36souvent le cas
30:37restez avec nous
30:38Cécile et Anthony
30:39on s'excuse
30:40on va devoir faire une petite pause
30:41mais votre témoignage
30:42est bouleversant
30:43on l'entend
30:44et on va continuer d'écouter
30:45ce que vous avez à nous dire
30:46c'est la justice
30:47justement
30:47on en parlait
30:48en début de semaine
30:49elle continue parfois
30:50de pas forcément opérer
30:52dans le sens des victimes
30:53et on l'a vu
30:53dans beaucoup de cas
30:55on parle de l'affaire Bruel
30:56avec Philippe
30:57jusqu'à 20h
30:57restez avec nous
30:580826 300 300
31:00on se retrouve tout de suite
31:0219h20
31:02les vrais voix
31:04font parler la France
31:05pas du tout
31:06non
31:07pas du tout
31:08non je vous écoute
31:08non pas du tout
31:09non non pas du tout
31:10parce que
31:14moi je croyais
31:15que c'était du tout
31:15ça a changé
31:17ça a changé la vision
31:18ça a libéré la parole
31:19oui
31:21mais par contre
31:21c'était quelque chose
31:22qui visiblement
31:23maintenant que tout le monde
31:24commence à parler
31:25et c'est ça qui me perturbe
31:27un peu
31:27c'est qu'apparemment
31:28tout le monde le savait
31:29mais personne n'a rien dit
31:31donc pourquoi
31:32tous ces gens
31:33avant qu'ils le savaient
31:34pourquoi ils n'ont pas
31:35ils n'ont pas
31:36alors je ne parle pas
31:37des victimes
31:38j'entends les gens
31:39du showbiz
31:40voilà
31:40pourquoi tous ces gens
31:41qui savaient
31:42dans les journalistes
31:44dans les organisateurs
31:46de spectacles
31:46ça pourquoi ils n'ont pas
31:47parlé avant
31:48ça aurait évité
31:49quand même
31:49ça l'aurait arrêté
31:50un peu quand même
31:51non je ne crois pas
31:52pour vous il y a eu
31:53une omerta
31:54Cécile
31:55mais en fait
31:56bah oui
31:57parce que
31:58c'est un peu bizarre
31:59ce que je vais dire
32:00c'est que
32:02je crois que
32:03alors
32:03je pense qu'on juge
32:04maintenant
32:05avec notre regard
32:06d'aujourd'hui
32:07en fonction de tout
32:08ce qui a évolué
32:09depuis effectivement
32:10MeToo
32:10on ne porte pas
32:12le même regard
32:13quand on voit
32:14il y a quelques décennies
32:15de ça
32:15on trouvait finalement
32:16que la pédophilie
32:17c'était presque normal
32:18il y avait même
32:19des journaux
32:20qui disaient
32:20apprenons le sexe
32:21aux enfants
32:21c'est pas moi qui dis
32:22c'était libération
32:24c'est ça
32:24donc
32:25maintenant
32:26on juge
32:27alors pas très brûlée
32:28moi j'ai pas
32:29franchement
32:29alors regarde
32:30regarde un peu
32:30c'est la seule chose
32:31que je connais du
32:32je crois
32:33mais en dehors de ça
32:34je ne sais pas
32:34que c'est pas un personnage
32:35je n'ai pas
32:36d'a priori particulier
32:38ni positif
32:39ni négatif
32:39oui en fait
32:41voilà
32:41c'est juste que
32:42ça me fait rebondir
32:45par rapport à mon expérience
32:46en disant
32:46on l'a laissé faire
32:49collectivement
32:49les gens l'ont laissé faire
32:51alors Cécile
32:52restez avec nous
32:53parce que Anthony
32:53vous écoute
32:54Anthony
32:55qu'est-ce que vous voulez
32:55répondre à Cécile
32:56vous êtes d'accord
32:57il y a eu une omerta
32:58ou pas
32:59bah écoutez
33:01une omerta
33:02oui a priori
33:02puisqu'on commence à voir
33:04plein de gens savait
33:05mais on en a plein
33:05des histoires comme ça
33:06souvenez-vous
33:07de Dominique Strauss-Kahn
33:08où on disait
33:09tout le monde savait
33:10tout le monde savait
33:10il a fallu
33:11cette histoire
33:12au Sofitel de New York
33:13alors il n'a jamais été condamné
33:15il n'a jamais été condamné
33:16mais il s'est
33:16ouais alors d'accord
33:17il n'a jamais été condamné
33:18il a fait un arrangement
33:20aux Etats-Unis
33:21absolument
33:22voilà
33:23mais bon
33:24mais dès comme ça
33:25il y en a plein
33:26j'en ai pas d'autres en tête
33:27mais on en a quelques-uns
33:28où on savait
33:29on n'en a rien dit
33:31MeToo a libéré la parole
33:32peut-être
33:33là où je vais être d'accord
33:34c'est que je ne suis pas sûr
33:35qu'elle soit accueillie
33:37alors Cécile
33:38a priori
33:39à rencontrer des gens
33:40qui l'ont bien accueilli
33:41au départ
33:41et puis après
33:42qui ne prenaient pas la mesure
33:44moi je pense que c'est ça
33:45le problème
33:46c'est que
33:46quand les femmes
33:47parce que c'est souvent
33:48les femmes
33:48qui sont
33:50victimes
33:53elles ne sont pas forcément
33:54accueillies
33:54comme il faudrait
33:55et ça
33:55c'est encore
33:56ça pêche
33:57encore dans la justice
33:59et que
33:59du coup
34:00il y a eu MeToo
34:01il y a eu un vent d'espoir
34:02et puis quand les femmes
34:03sont confrontées
34:04à des OPJ
34:06ou des agents
34:06qui ne les accueillent pas bien
34:08ou qui ne sont pas expérimentés
34:09c'est des gouttes
34:10et on repart dans
34:12finalement je ne vais rien dire
34:13parce que ça ne sert à rien
34:13D'accord
34:14mais Anthony
34:15est-ce que pour vous
34:16aujourd'hui
34:17la question qui ne va pas se poser
34:19parce qu'il y a certains faits
34:20qui sont assez anciens
34:21pour Patrick Bruel
34:22va se poser la question
34:23notamment de la prescription
34:25est-ce que pour vous
34:26alors certains
34:27alors là c'est pour les mineurs
34:28il y a Aurore Berger
34:30qui voudrait supprimer
34:30la prescription
34:31mais est-ce que pour vous
34:32des affaires comme ça
34:3410 ans
34:3515 ans
34:3620 ans après
34:36c'est pas très compliqué
34:38à instruire
34:39parce que c'est
34:39parole contre parole
34:41Si tout à fait
34:42non mais c'est ça
34:43c'est effectivement ça
34:44le problème
34:45c'est que là aujourd'hui
34:46aller démêler
34:46le vrai du faux
34:48le vrai du faux
34:49et puis en tout cas
34:49le contexte
34:50on a le contexte
34:51qu'est-ce qui a été exagéré
34:53ce qu'il n'avait pas
34:55c'est extrêmement compliqué
34:57c'est effectivement d'ailleurs
34:58une des difficultés
35:03de ce genre de dossier
35:04notamment celui de Patrick Bruel
35:06Et vous Cécile
35:07parce que
35:08c'est parole contre parole
35:09et une accusation
35:11n'est pas une preuve
35:12de culpabilité
35:13vous disiez
35:14j'ai confiance en la justice
35:15dans mon pays
35:15mais elle m'a laissé
35:16est-ce que vous ne croyez pas
35:17que c'est quand même
35:18le type de dossier
35:19très très très compliqué
35:21à juger
35:24parce qu'il n'y a plus
35:25de preuves matérielles
35:26et après
35:28évidemment
35:30parce que
35:31je me rends bien compte
35:33que vous voyez
35:33quand je vous parlais
35:34de violences psychologiques
35:35et on n'a pas de preuves
35:36de violences psychologiques
35:37non plus
35:39alors je vous arrête
35:40s'il y a un viol
35:41si c'est tout de suite
35:42il peut y avoir
35:42des preuves
35:44physiques
35:45je prends l'exemple
35:46de la petite Rosa
35:47qui a été violée
35:49par a priori
35:50le meurtrier
35:51de Lyanna
35:52il y avait des preuves
35:54physiques
35:54bon je ne vais pas rentrer
35:55dans les détails
35:56que vous avez tous lues
35:57dans les médias
35:58évidemment
35:59oui mais ce que je veux dire
36:00ce que simplement
36:01je veux dire par exemple
36:01il n'y avait eu
36:02qu'une seule agression
36:04il n'y avait qu'une seule
36:05plaignante
36:05de toute façon
36:06après c'est ridicule
36:07ce que je dis
36:07parce que même
36:08une seule plaignante
36:09elle doit être prise
36:09en considération
36:10mais là
36:11il y a pléthore
36:14de faisceaux
36:16et puis c'est surtout
36:17que non seulement
36:18il y a pléthore
36:19de faisceaux
36:20donc ça veut dire
36:21que quelque part
36:22sans être procureur
36:23ni juge
36:23ni ce que vous voulez
36:24on a de quoi se dire
36:25qu'il y a peut-être
36:26il y a peut-être matière
36:28à ne pas
36:30enfin c'est un peu compliqué
36:31parce que
36:34moi je le verrais bien coupable
36:35quand même
36:36vous voyez
36:36oui mais il est présumé innocent
36:38ça la présomption innocent
36:39c'est dit
36:40pour tout le monde
36:41après
36:42oui bien sûr
36:43évidemment ça existe
36:44mais le
36:44qu'est-ce que vous voulez
36:45que lui va dire
36:46c'était consenti
36:47et la femme elle va dire
36:48c'est pas consenti
36:49sauf que
36:50quand
36:50pour moi j'ai écouté
36:52des témoignages de viol
36:53les femmes disent
36:53on se dissocie de la situation
36:55donc est-ce que
36:56le fait de se dissocier
36:57du viol
36:58ne donne pas l'impression
37:00à l'agresseur
37:00finalement que la victime
37:02était consentante
37:02et donc
37:04alors que pour autant
37:05c'est un viol
37:05et que c'est condamnable
37:07et que c'est affreux
37:07et que ça devrait pas exister
37:10mais
37:10et peut-être que lui
37:11il va dire
37:11mais à aucun moment
37:12j'ai violé ces femmes quoi
37:13à aucun moment
37:14je les ai agressées
37:15à aucun moment
37:16mais quand vous avez autant de
37:18et puis c'est aussi
37:19l'attitude qu'il a
37:20je veux dire
37:20l'attitude qu'il a eue
37:21avec ces femmes
37:21elle est finalement
37:22assez similaire
37:23d'après
37:24ce qu'on a lu dans les médias
37:26exactement
37:27il faut prendre ça
37:28avec des pinçades aussi quoi
37:29bien sûr
37:29Anthony voulait réagir
37:30je l'ai entendu
37:31commencer à parler
37:32mais avec une grande courtoisie
37:33vous a laissé la parole
37:34Cécile
37:35tout à fait
37:36après il y a eu des difficultés
37:38aussi pour ce genre de dossier
37:39quand ils arrivent
37:40c'est des affaires
37:41comme Sébastien Coé
37:43où Sébastien Coé
37:44donc il y a quelqu'un
37:45qui l'accuse
37:45il y a eu un emballement
37:47médiatique immédiat
37:48il a été remercié
37:49de sa radio
37:50quasi immédiatement
37:51et puis
37:53et il a été blanchi
37:54dans un procès
37:55quelques temps après
37:56voilà
37:57et même
37:57la
37:58la
37:58lignante a été codadée
38:00exactement
38:01donc ça
38:02ça rajoute aussi
38:02à la difficulté
38:03parce que du coup
38:04maintenant
38:05c'est vrai qu'on n'a pas envie
38:06non plus
38:06de condamner un innocent
38:08donc tout ça
38:09fait un espèce
38:10de
38:11de
38:12de
38:12glabiboulia
38:12de se dire
38:13qu'est-ce qu'on fait
38:14est-ce qu'on en fait pas assez
38:15est-ce qu'on en fait trop
38:16et quand on a ce genre d'affaires
38:18aussi médiatiques
38:19bah ça contrebalance
38:20et
38:21c'est
38:22c'est aussi une des difficultés
38:24qu'il faut prendre en compte
38:25Oui
38:25vous êtes d'accord avec ça
38:26parce qu'on prenait cet exemple
38:28mais il y a eu
38:29d'autres cas
38:29de
38:31de
38:32par exemple
38:32je pense à Harry Habitant
38:33qui a été blanchi
38:34par la justice
38:35après avoir été accusé
38:36de viol
38:36est-ce que quelque part
38:37c'est pas une question
38:39aussi qui se pose
38:40parce que
38:41vous perdez votre boulot
38:42alors là c'est sûr
38:42qu'il y a beaucoup de cas
38:43pour Patrick Bruel
38:44ce qui n'était pas le cas
38:45d'Harry Habitant
38:46Cécile en tant que femme
38:47est-ce que ça vous interpelle pas aussi ?
38:51Non
38:53Non mais tant
38:54Sébastien Coré
38:55a été blanchi
38:56et son accusatrice condamnée
38:58ou Harry Habitant
38:59qui a été blanchi
38:59donc une accusation
39:01n'est pas automatiquement
39:02une preuve de culpabilité
39:03Non
39:04ça ça m'a gêné par contre
39:05c'est le tribunal géomédiatique
39:06qui m'a gêné
39:08Mais ça arrive dans tous les cas
39:10des personnalités publiques
39:11qu'on le voit du nom
39:11Oui
39:11c'est ça la difficulté aussi
39:14mais en fait
39:14attendez
39:15ça arrive dans
39:15ok d'accord
39:16il me semble
39:17là dans l'actualité
39:18vous allez
39:19confirmer ou affirmer
39:20il n'y a pas un magistrat
39:21qui s'est étopé
39:22avec des trucs de sa fille
39:24là en mettant
39:25Alors si si
39:26c'était assez ancien
39:27c'était un magistrat de Dijon
39:28qui prostituait sa fille
39:31de 12 ans
39:34sur internet
39:35et il a été pris
39:36mais la fille
39:37n'avait pas encore été prostituée
39:38etc
39:39mais des faits que je considère
39:40comme gravissimes
39:41en ce qui me concerne
39:41C'est ça
39:42et là pour autant
39:43le tribunal médiatique
39:44n'a pas fonctionné
39:45il faudrait que
39:46vous voyez
39:46c'est je sais pas
39:47c'est troublant
39:48en fait
39:49j'ai pas envie
39:51qu'on fasse
39:52je n'aimerais pas
39:53par exemple
39:54qu'on discrédite
39:55la parole de la femme
39:56en disant
39:57parce que c'est un réhabitant
39:59moi je trouve ça scandaleux
40:00qu'il était
40:00parce qu'il est fini
40:02il essaie de faire ce qu'il peut
40:03mais moi je suis absolument
40:05contre la manifestation
40:06des femmes
40:07comme ça
40:07enfin la manifestation
40:09des gens
40:10comme ça
40:10dans ces spectacles
40:11etc
40:11je trouve ça scandaleux
40:12qui font les torquemadas
40:14qui veulent laver
40:14plus blanc que blanc
40:15vous voyez ce que je veux dire
40:16ça ça me dérange
40:17ça me dérange
40:18parce que du coup
40:18ça décrédibilise
40:19la parole de la femme
40:21et pour le coup
40:22ça décrédibilise
40:23la justice aussi
40:24je suis entièrement d'accord
40:25merci Cécile
40:26merci pour votre courage
40:28également de votre témoignage
40:29merci Anthony
40:31tout de suite
40:32c'est Magali Berda
40:33merci François-Louis Bourneau
40:34on ne vit pas dans la même France
40:36Philippe
40:36enfin du moins
40:37Magali ne vit pas dans la même France
40:38que nous
40:39puisque ce soir
40:40elle pose cette question
40:41faut-il enseigner
40:41les questions de genre
40:43et de discrimination
40:44à l'école
40:44alors à beaucoup d'invités
40:46c'est à retrouver tout de suite
40:47si vous voulez prendre la parole
40:48c'est le 0866 300 300
40:50avec Magali
40:50ça fonctionne aussi
40:51et puis nous Philippe
40:52on se retrouve demain soir
40:53demain soir
40:54à 19h
40:55et puis dès 17h
40:56avec grand plaisir
40:57et dès 17h
40:58avec les vrais voix
40:58et demain
40:59ce sera l'ouverture
41:00de la coupe du monde
41:01donc je pense qu'on va en parler
41:02évidemment dans les vrais voix
41:03pour parler de la France
41:04en tout cas je vous remercie Philippe
41:05merci pour vos témoignages
41:06merci à Cécile
41:07de nous avoir livré
41:08ce très très beau
41:09et lourd témoignage
41:10on se retrouve demain
Commentaires