- il y a 1 jour
Avec Sacha Abergel, fondateur du cabinet de conseil en restauration Foodies Consulting
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-04-28##
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-04-28##
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NewsTranscription
00:00Bonjour Albin Texera, merci d'être avec nous pour c'est quoi le problème ?
00:04Le problème aujourd'hui, on l'a évoqué un petit peu hier dans les débats avec ce qui se passe
00:08à Saint-Ouen,
00:09le maire qui s'oppose à un fast-food de la marque Master Poulet,
00:15c'est une marque qui s'est implantée un petit peu partout en France, dans les grandes villes,
00:20il y a d'autres fast-foods de ce type qui envahissent les villes, qui sont extrêmement populaires, pas chères,
00:26et qui séduisent une clientèle de plus en plus importante, on va en parler avec vous Sacha Bergel, bonjour,
00:31vous êtes fondateur du cabinet de conseil en restauration Foodies Consulting,
00:35on va essayer de comprendre d'un point de vue marketing et puis d'un point de vue peut-être
00:40plus business,
00:41comment est-ce que, pourquoi est-ce que ça marche et comprendre l'explosion de ce phénomène,
00:48appelez-nous 0826 300 300, alors c'est pas cher, c'est l'une des explications,
00:52on va essayer de comprendre pourquoi c'est pas cher, avec vous 0826 300 300,
00:58encore une fois, appelez-nous pour nous dire s'il y en a près de chez vous, si vous y
01:02allez,
01:02je crois qu'Albin y va, vous allez nous raconter,
01:06et puis à 11h on reviendra sur l'adoption, le vote en faveur du rapporteur à l'oncle de la
01:15loi sur l'audiovisuel,
01:16ça vous avait passionné la semaine dernière, la question qu'on peut se poser, oui,
01:19et après, que va-t-il se passer, et puis on parlera également des vacances,
01:24les Français resteront en France, et là aussi on vous attend pour témoigner,
01:29pour nous dire si vous aviez l'intention de partir, si vous avez changé vos plans, 0826 300 300,
01:35Gilles, de quoi va-t-on parler dans votre zapping ?
01:38Dans le zapping, on parlera de la grève des gardiens de prison,
01:40vous savez qu'ils se battent pour leurs conditions de travail, mais aussi de la surpopulation,
01:47en moyenne, ils devraient être deux en cellule, ils sont parfois jusqu'à cinq au Baumette,
01:55et donc évidemment, ils se battent pour pouvoir, parce qu'ils n'arrivent plus à surveiller ces prisonniers,
02:03et puis on parlera aussi d'Éric Ciotti, qui a décidé de sortir à la tronçonneuse,
02:07et de couper dans les dépenses de la mairie de Nice.
02:11On va y revenir, alors c'est quoi le problème, Albin Texera ?
02:14Le problème, les fast-foods envahissent les centres-villes, kebab et autres masterpoulets,
02:22qu'est-ce qu'on peut vraiment, est-ce qu'on peut les freiner,
02:24est-ce qu'on doit les freiner à partir du moment où c'est légal ?
02:27Quel est le problème ?
02:28C'est ça la question, puisque pendant longtemps, quand on disait fast-food, les grandes chaînes revenaient,
02:32McDo, KFC, Burger King, cette fois, c'est des concepts un peu plus viraux,
02:37qui marchent surtout, avant tout, sur les réseaux sociaux, et qui commencent à prendre beaucoup de place.
02:41On cite Master Poulet, qui est spécialisé, comme son nom l'indique, dans le poulet,
02:46ou Tasty Crousty, c'est en fait une barquette avec du riz, du poulet et de la sauce.
02:52Leur recette, en fait, derrière tout ça, elle est simple,
02:54des portions très généreuses, des prix cassés, une visibilité énorme sur les réseaux.
02:59Résultat, on peut voir des files d'attente interminables,
03:02et des ouvertures en série partout en France.
03:05Avec 7 euros, par exemple, vous pouvez manger pour 2, c'est ce que certains disent.
03:09Et pourtant, c'est un argument qui plaît chez les jeunes,
03:12et qui séduit notamment dans ce contexte d'inflation,
03:15où de plus en plus de consommateurs cherchent à manger vite,
03:17et surtout pas cher.
03:19Certains menus tournent autour de 5 à 8 euros,
03:22quand un repas classier, qu'on peut dire que c'est 18 euros, 12, 15, 18 euros.
03:26Je vais vous donner des idées des menus.
03:28Par exemple, le pilon de poulet chez Master Poulet, c'est à 1 euro.
03:31Des pâtes avec de la crème, c'est 3,50 euros.
03:35Et la grande barquette de riz avec du poulet de chez Tasty Crousty,
03:38on va dire que c'est 7 euros.
03:39La qualité des produits est minime, certes.
03:42Ce sont des viandes issues des pays européens,
03:45comme l'Espagne, l'Ukraine ou la Pologne.
03:47Et ils sont soumis souvent quand même aux normes européennes.
03:51C'est important de le préciser.
03:53On va voir s'il n'y a pas des tours de passe-passe.
03:56Justement, quand on voit Pays-Bas,
03:57est-ce que c'est uniquement l'assemblage ?
03:59On va en reparler dans un instant.
04:01Mais on peut dire quand même que c'est de la malbouffe.
04:04Et dans certains centres-villes, ces enseignes provoquent des tensions.
04:07Comme souvent avec ces fast-foods,
04:09cela provoque notamment des problèmes de bruit,
04:12d'odeurs, d'attroupements tard le soir.
04:14Master Poulet, par exemple, est ouvert jusqu'à 2h du matin dans certaines villes.
04:18Les riverains dénoncent des nuisances.
04:20Les commerçants traditionnels, eux, parlent de la concurrence déloyale.
04:23Et les municipalités s'inquiètent d'une uniformisation des commerces.
04:28C'est le cas, comme vous l'avez dit, on en a beaucoup parlé à Saint-Ouen,
04:31où le maire Karim Boamran a décidé de s'opposer frontalement
04:34à l'installation du Master Poulet.
04:35Pour lui, le problème dépasse un simple restaurant.
04:39Il dénonce une prolifération de la junk food, comme il l'appelle.
04:43Donc, c'est la malnutrition.
04:45La malbouffe.
04:46Exactement.
04:46Qui nuirait à la diversité commerciale et à l'image du centre-ville.
04:51Oui, c'est du bruit, des odeurs.
04:55Et des attroupements nombreux.
04:58Parce qu'on a de plus en plus de monde.
05:02Mais est-ce qu'une mairie peut vraiment empêcher ce type de fast-food de s'installer ?
05:05On va s'intéresser avec notre invité juste après.
05:08Mais en soi, la loi dit concrètement qu'en France, la liberté du commerce est très forte.
05:14Tant qu'un établissement respecte les règles d'hygiène, d'urbanisme et de sécurité,
05:18il peut s'implanter où il le souhaite.
05:20C'est donc ça, tout le paradoxe.
05:22C'est les anciennes qui dérangent certains, mais qui marchent beaucoup chez les jeunes notamment.
05:26Et elles sont parfaitement dans leurs droits.
05:28Et donc, on fait face, on peut le dire, à une guerre du poulet
05:31qui prend de plus en plus de place dans la société.
05:34Oui, c'est effectivement un sujet qui, en tout cas, fait parler.
05:40Vous pouvez réagir.
05:420826 300 300.
05:43Sacha Hébergel, vous êtes fondateur du cabinet de conseil restauration Foodies Consulting.
05:50Déjà, le succès, c'est le prix, non ? J'imagine.
05:541 euro le pilon.
05:55Alors, je dirais le prix d'abord, la stratégie marketing.
06:02Et puis, effectivement, la manière de théâtraliser les ouvertures.
06:08C'est vrai qu'on assiste à ce phénomène-là depuis quelques années déjà,
06:11qui avait commencé avec le Tacos d'ailleurs, il y a quelques années déjà,
06:14qui avait été précurseur en la matière,
06:16qui avait su amener une certaine, comment dire,
06:19une certaine premiumisation du bas de gamme,
06:21et standardiser le bas de gamme,
06:23et utiliser les codes marketing d'autres enseignes
06:25pour les appliquer à des nouveaux produits.
06:27Et on a eu, effectivement, vous l'avez rappelé,
06:29on est passé par le Croustie dernièrement,
06:31et on passe aujourd'hui par le Poulet.
06:34Alors, soit via des enseignes comme Master Poulet,
06:36soit d'autres enseignes,
06:38qui utilisent un petit peu toujours les mêmes codes
06:40et les mêmes techniques.
06:42Donc, il y a effectivement la viralité sur les réseaux,
06:45il y a le prix extrêmement agressif
06:47par ces temps d'inflation et de baisse du pouvoir d'achat.
06:51On est sur un produit, en plus d'Appel qui est le Poulet,
06:54qui est une viande peu chère,
06:58et avec, effectivement, un repartage de l'expérience sur les réseaux,
07:02avec une mise en scène des ouvertures,
07:06avec des techniques qui sont maintenant éprouvées,
07:08comme le fait d'offrir un maximum de produits à l'ouverture,
07:11ce qui a causé, vous en avez certainement entendu parler l'année dernière,
07:16qui ont duré à l'émot.
07:17Après, il faut durer.
07:18On peut attirer avec des offres gratuits, etc.
07:22Mais après, il faut durer, et ça dure.
07:24On voit, il y en a un qui n'est pas très loin d'ici,
07:26il y a un monde de dingue.
07:28Absolument.
07:28La tendance est en train de s'ancrer dans le paysage.
07:31Les ouvertures et les développements se multiplient sur ce type d'enseigne.
07:37Alors, on a Jean en ligne avec nous.
07:38Bonjour, Jean.
07:39Oui, bonjour.
07:40Ah, ben voilà, Jean, restaurateur.
07:43Qu'est-ce que... Vous êtes en colère ?
07:46Non, je suis... Enfin, c'est des situations...
07:50On va faire... On a un hommage à Jean-Pierre Coff.
07:52C'est de la merde, hein ?
07:53C'est de la merde vendue très cher.
07:56C'est-à-dire que moi, j'ai fait...
07:58Quand je faisais la semaine du goût,
07:59j'ai fait ça pendant 18 ans,
08:00et des enfants, des élèves de CM2.
08:03C'est-à-dire...
08:05Le problème, c'est qu'on est dans un pays où on savait manger,
08:07on savait cuisiner,
08:08on savait...
08:09On savait comment se nourrir correctement.
08:12On a tout américanisé.
08:14Donc là, le poulet, c'est un super produit.
08:17D'abord, par exemple, par rapport à la guerre
08:20avec les Russes et les Ukrainiens,
08:22on s'aperçoit que les Ukrainiens,
08:24c'est le premier producteur de poulet de merde.
08:25C'est-à-dire que c'est des poulets qui sont...
08:28Enfin, on connaît, on a des images,
08:29on en a vu plein, plein, plein.
08:31Sauf que les jeunes ne sont pas éduqués,
08:33ils ne sont pas éduqués familialement.
08:34Et puis alors là, on a carrément dépassé le cap
08:36du grand-père, d'arrière-grand-père.
08:38Ou de l'arrière-grand-mère.
08:39Donc, je veux dire, il n'y a pas d'éducation.
08:40Donc, ils ont à bouffer.
08:43Quelqu'un disait, bouffe qui veut, mange qui peut.
08:46Et bien, c'est exactement ça.
08:47C'est-à-dire que, comme dit mon copain Thierry Marx,
08:50c'est-à-dire, c'est pas parce qu'on a peu de moyens
08:53qu'on doit être obligé de bouffer de la merde
08:55qui vont amener des gens dans des maladies
08:58beaucoup plus rapidement que nous.
09:00C'est ça qui est terrible.
09:01Donc, le poulet, il est bourré d'antibiotiques.
09:05Il n'a aucune consistance gustative.
09:07Mais évidemment, il n'y a pas d'éducation.
09:09Si vous faites manger un poulet, un poulet normal,
09:12un poulet rôti, l'abéron, le chernier,
09:15qui ne vaut pas très cher non plus.
09:16Il ne faut pas non plus exagérer.
09:18Et là, on est sur des prix.
09:19Le coefficient, les coefficients des fast-foods,
09:21c'est 10.
09:22Vous multipliez par 10 ce que vous allez acheter.
09:24Mais c'est dans ma catégorie de restaurant,
09:27de cuisinier, je n'ai pas ces coefficients-là.
09:30Donc, forcément, c'est d'un rapport extraordinaire.
09:32Il n'y a pas de serveur.
09:33Après, évidemment, on crée des envies
09:35par le marketing, évidemment,
09:36par les réseaux sociaux, c'est fort dire.
09:39En plus, on fait des communications de dingue.
09:42Ça dure ce que ça va durer.
09:43Mais évidemment, le poulet,
09:44c'est d'un rapport qualité-prix extraordinaire.
09:46Mais enfin, 1 euro le pilon, Jean,
09:49que vous multipliez par 10,
09:52quel bénéfice vous faites sur une cuisse à 1 euro ?
09:55Alors, j'ai quelqu'un qui me dit
09:57mais aujourd'hui, on trouve des poulets
10:00d'origine douteuse à 3 euros le kilo.
10:03Mais comment vous faites du...
10:05Enfin, c'est 1 euro.
10:06Ça veut dire que vous l'achetez combien, le poulet ?
10:09Écoutez, un sté caché dans un fast-food,
10:12le prix de revient, c'est 0,05 centimes.
10:14Donc, vous voyez un poulet
10:16qui coûte encore beaucoup moins cher
10:17à produire qu'un bovin.
10:20Donc, on est dans les 1, 1 centime, 2 centimes à tout cas fait.
10:25On ne s'imagine pas, on ne s'imagine pas.
10:28Les gens pensent que parce qu'un restaurant gastronomique
10:30vend un restaurant traditionnel
10:32parce qu'il a aussi d'autres charges,
10:34il y a du service, il y a tout ça.
10:36Ils pensent que le prix que l'on vend,
10:38nous, on est des salauds parce qu'on vend très cher.
10:41Mais on a un coefficient de 3, maximum 4.
10:44Là, on est à 10.
10:45Oui, mais vous comprenez,
10:47c'est chez nos confrères d'une autre radio ce matin.
10:49Ils ont été devant une de ces enseignes
10:52où ils ont interviewé les personnes qui étaient là.
10:54Il y avait beaucoup d'ouvriers
10:56qui expliquaient qu'ils préféraient se nourrir
10:58pour se remplir parce qu'après,
11:00ils avaient une grosse journée dans le bâtiment
11:03et qu'ils ne pouvaient pas mettre non plus 20 ou 15 euros,
11:07ce qui est le prix parfois chez McDo ou autre.
11:11Et donc, pour eux, c'était la solution idéale.
11:13Alors, ils disaient en effet l'expression
11:15de se remplir le ventre.
11:16On n'est pas des chiens, on n'est pas là pour se remplir.
11:19On n'est pas là pour se nourrir.
11:20Et la nourriture, c'est la première des choses
11:23pour se bien se porter.
11:25Donc, cette alimentation, cette façon de se nourrir,
11:27la rapidité avec laquelle on mange,
11:29les produits de mauvaise qualité,
11:31de mauvaise qualité, attention,
11:33je parle hygiènement, ils sont iléprochables,
11:36simplement tout ce qu'il y a dedans.
11:37Aujourd'hui, on est hyper informé
11:39ou alors on vit dans une grotte.
11:41Mais on est hyper informé.
11:42On peut le faire de temps en temps.
11:44Le problématique de tous ces produits-là,
11:46c'est de manger quotidiennement.
11:47C'est ça le problème.
11:48Et évidemment, comme ce n'est pas cher,
11:50on s'est remplis comme mon chien,
11:52il se remplit quand je lui ai mangé.
11:54Il se remplit, Thomas, il est tranquille.
11:56Sauf qu'il n'y a pas d'éducation,
11:58il n'y a pas de formation,
11:59on n'explique pas quand même ce que c'est.
12:01Et puis les jeunes font effectivement,
12:02il suffit de faire une bonne pub,
12:03du bon marketing, des bonnes images.
12:07Il perd dans le champ.
12:09Merci Jean de nous avoir appelé,
12:10Sacha Abergel,
12:11vous vouliez réagir à ce qu'il vient de dire.
12:12Beaucoup de choses qui ont été dites.
12:13Vous avez lu, puisque je disais ça hier,
12:16que la direction de Master Poulet
12:18se défend d'utiliser des poulets ukrainiens et polonais.
12:21Ils disent que, contrairement à ce qu'on pense,
12:24ils utilisent même, a priori,
12:27des poulets français et des matières premières locales.
12:30Bon, ça c'est la première chose.
12:32La deuxième chose, pour répondre à monsieur
12:33qui soulève un point évidemment fondamental,
12:36c'est qu'il faut savoir que ces enseignes,
12:38encore une fois,
12:39ont très bien compris les codes du business
12:42et qu'on est dans l'ultra pragmatisme.
12:45C'est-à-dire qu'on a une typologie de client en face
12:50qui est majoritairement composée d'étudiants,
12:53caractérisé par un faible pouvoir d'achat,
12:55par une présence massive sur les réseaux sociaux.
12:59Ils répondent exactement à cette clientèle-là
13:02en les ciblant parfaitement par le prix
13:04et par les moyens de les atteindre
13:07et de communiquer auprès d'eux.
13:08Donc si vous voulez,
13:09j'entends l'argument
13:14de déplorer le fait de remplir le ventre des clients, etc.
13:17Mais quand vous êtes concrètement bridé par un pouvoir d'achat
13:20et que vous ne pouvez pas faire autrement
13:21pour pouvoir vous nourrir,
13:24la logique business étant ce qu'elle est,
13:27le concept fait mouche
13:29et le succès est au rendez-vous.
13:30On aura Jean-Jacques qui est éleveur de poulets.
13:32Il va nous raconter comment ça se passe
13:36et les doutes peut-être qu'il a sur l'origine des poulets.
13:38A tout de suite.
13:3910h midi, mettez-vous d'accord.
13:41Sud Radio.
13:42Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
13:45Valérie Expert.
13:47Nous continuons de débattre même pendant la pub.
13:49C'est vrai que ça pose beaucoup de questions.
13:52Cet afflux, cette croissance de ces fast-foods,
13:56en particulier les master poulets.
13:58On évoquait ce, on va parler du business model,
14:00mais on avait Jean-Jacques qui voulait intervenir.
14:02Bonjour Jean-Jacques.
14:03Vous êtes éleveur de poulets.
14:05Ça vous interpelle, ces prix ?
14:07Oui, bonjour Valérie.
14:08Bonjour.
14:09Oui, moi je suis producteur de poulets,
14:11la Belle Rouge,
14:12donc on n'est pas du tout dans la même catégorie.
14:15Et le problème, c'est qu'on est en train de faire de la nourriture pour les gueux.
14:21C'est-à-dire que tous les gens qui ont des moyens qui se réduisent,
14:25qui fondent comme la neige au soleil,
14:27sont obligés de se rabattre là-dessus.
14:30Et vous remarquerez que ces chaînes se développent
14:33en même temps qu'il y a l'invasion de tous ces poulets qui viennent d'Ukraine.
14:38Parce que même si on dit l'Hollande,
14:40il faut savoir qu'un produit qui part d'Ukraine en poulet entier
14:45et qui est transformé en Hollande est baptisé Hollande.
14:48Donc du coup, l'étiquette Hollande, ce n'est pas un gage de qualité.
14:51Je vous le dis de suite.
14:52Donc, et puis ce n'est pas les mêmes normes.
14:55Vous savez, nous en France, on est des pros de la norme.
14:59Et quand on dit une norme qualité poulet,
15:03c'est vraiment une norme vraiment de qualité.
15:05Même si c'est de l'indus, quoi.
15:08Donc, à partir de là, c'est dommage.
15:12Mais on change le palais des gens
15:14et on s'habitue de plus en plus à des goûts de graisse, de fruits.
15:19Parce qu'il faut savoir une chose,
15:20c'est que dans la viande de poulet industrielle,
15:23il y a 30% de matière grasse.
15:26Alors que dans du poulet, la belle,
15:28il y en a entre 12 et 14% maximum.
15:31Donc, on n'est pas du tout sur le même produit.
15:34Et ce qui est dommage, c'est que, en fait, le poulet la belle,
15:37il n'y a que la France et la Belgique qui en produisent un peu.
15:40Et on représente sur l'Europe que 0,13% de la consommation de poulet,
15:46le poulet la belle.
15:47Le reste, c'est que de l'industrie.
15:49Alors, il vaut mieux de l'industrie produit en France,
15:53parce que nos normes sont plus draconiennes que des autres pays.
15:56Alors que ce qui arrive massivement dans ces fast-foods,
16:00c'est le low-cost pour faire un maximum de fric.
16:06Parce qu'Albin, que je dénonce,
16:08qui nous a dit qu'il y allait,
16:10Albin Texera, qui est en plateau avec nous,
16:12dit que le poulet entier chez Master Poulet,
16:14c'est 7,50 euros.
16:16Le fondateur de la chaîne, il s'est même justifié.
16:20Il a dit, chez nous, tout est frais.
16:22Uniquement les donuts au poulet avec du fromage sont industriels.
16:26Sinon, notre poulet est élevé aux Pays-Bas.
16:28Pas en plein air, certes,
16:30mais ce n'est pas du bas de gamme non plus.
16:32Il ne faut pas abuser.
16:34Ici, l'huile d'olige vierge et extra et française,
16:37on essaye de faire le plus possible avec des produits de bonne qualité.
16:40Mais oui, mais un poulet à 7 euros...
16:42Chez vous, c'est combien un poulet ?
16:44Est-ce qu'on peut vendre ?
16:45Un poulet à 7,50 euros en...
16:47Jean-Jacques.
16:48Je voudrais savoir comment ils font,
16:51parce que nous, un poulet label qui part de chez le producteur
16:54est payé à peu près maximum,
16:56c'est 1,90 euros le kilo,
16:58et ils font à peu près 2,2,2,3.
17:01Donc, ça fait des poulets à maximum 5 euros
17:04qui partent de chez le producteur.
17:06Donc, vous voyez un peu,
17:08vu les intermédiaires, le transport,
17:11enfin, tout ce qu'il y a,
17:12pour arriver à un poulet à 7 euros,
17:16au départ, le poulet de chez les leveurs,
17:19il n'est même pas 1,50 euros.
17:22Ça, c'est clair.
17:24Merci, Jean-Jacques.
17:26C'est quoi le business model ?
17:28Merci beaucoup, Jean-Jacques.
17:30Alors, le business model, je dirais,
17:32repose sur deux piliers essentiels sur ce type d'établissement.
17:37Il y a le volume,
17:38qui évidemment permet de faire des économies d'échelle massive,
17:42et qui est vraiment la variable de succès.
17:44Et puis après, il y a un sujet plus inhérent
17:46au marché de la viande halal,
17:49qui, sans rentrer dans le détail trop technique,
17:51permet une optimisation des coûts
17:53avec une gestion en flux tendu de l'abattage, etc.
17:55Et qui permet de faire baisser massivement
17:58le coût unitaire de la matière première.
18:03Ça veut dire que derrière, il y a un combat communautaire.
18:05On a parlé que Karim Bouhamram de Saint-Ouen
18:10voulait gentrifier le quartier.
18:13Vous pensez que derrière cette lutte
18:16contre Master Poulet,
18:21il y a une raison communautaire ?
18:24Écoutez, c'est ce que je lis.
18:26C'est ce que je lis depuis quelques jours.
18:28Ce qui est certain également,
18:30c'est...
18:31Alors, on semble dire aussi
18:34qu'il y a des manquements d'hygiène
18:35sur ce dossier après l'ouverture
18:37le 11 avril dernier.
18:40Et des manquements
18:41en termes de déclarations administratives.
18:44Donc, là, c'est vrai que c'est difficile.
18:46On essaie de savoir ce qui est vrai
18:47et de ce qui est faux.
18:48En termes d'hygiène, je crois qu'il n'y a pas eu de...
18:50Je pense qu'ils étaient clean.
18:53Il y a eu des contrôles.
18:54Alors, apparemment,
18:56la fermeture administrative
18:57et le bétonnage de l'entrée du point de vente
19:00a été à un lieu.
19:00Ah oui, d'accord, ça c'est autre chose.
19:01Mais on ne parlait pas des produits en tant que tel.
19:03Non, non, non, non, non, non.
19:04Non, non, non, alors,
19:06on pense, si ma mémoire est bonne,
19:09qu'il y a eu des sujets liés à l'hygiène.
19:11Mais il y a aussi, comme d'habitude, malheureusement,
19:13des sujets liés au voisinage,
19:16au bruit, à l'affluence devant le point de vente, etc.
19:20Toute la question, si vous voulez,
19:21c'est de savoir ce qui est objectif
19:23au regard de la loi
19:24et ce qui relève de la subjectivité.
19:26C'est difficile d'évaluer ça.
19:28Le problème d'odeur,
19:30est-ce que c'est un problème
19:31que la loi peut traiter ?
19:34Parce que ça, c'est un fait.
19:35Je suis allé tester.
19:36Il y a cette odeur.
19:38On arrive à peine au rond-point
19:39et le masterpullet est en face.
19:41On sent l'odeur du fast-food.
19:42Est-ce que ça, ça peut rentrer ?
19:43Il y a des normes qui sont draconiennes
19:45d'hygiène en France.
19:46On a des normes en termes de ventilation
19:48des points de vente,
19:50d'extraction des fumées, etc.
19:54C'est binaire, c'est blanc ou noir.
19:56Vous appliquez le texte de l'eau à la lettre
19:58et dont vous êtes dans les clous ou pas ?
20:00Il faudra regarder en détail sur ce dossier
20:02est-ce que les normes d'hygiène ont été appliquées.
20:06Normalement, j'ai tendance à dire
20:07que si les choses sont faites parfaitement,
20:09il n'est pas question d'avoir des nuisances
20:11ou en tout cas que vous les ressentiez
20:12quand vous passez devant.
20:15Mais si vous voulez, là,
20:16on a un texte de loi.
20:17Après, évaluer le trop de monde
20:22devant la boutique ou pas,
20:25c'est beaucoup plus subjectif,
20:26c'est difficile.
20:27Et puis, c'est la logique économique
20:31dans toute sa splendeur.
20:32Le but pour un restaurateur,
20:33c'est quand même de remplir son établissement.
20:35Donc, c'est compliqué d'interdire ça.
20:37Sur quels critères objectifs ?
20:38C'est difficile.
20:39Moi, je pensais que le roi du poulet,
20:40c'était KFC.
20:41Comment va réagir l'enseigne américaine
20:44?
20:44Je pense en s'adaptant exactement,
20:48en continuant ce qu'elle a initié l'année dernière.
20:51Vous l'avez vu, le KFC passe au halal aussi
20:53sur un certain nombre de sites
20:56de son parc de restaurants.
20:59Moi, si vous voulez,
21:01encore une fois,
21:01nous sommes dans une logique économique
21:03pure et dure.
21:04On a une demande et on a une offre
21:06qui se confronte à une demande.
21:07La demande étant croissante,
21:10il semble logique que l'offre aille de pair
21:14avec la demande.
21:15Donc, si vous voulez,
21:16plus vous avez de demandes en ce sens,
21:20notamment sur le repositionnement en halal
21:22chez KFC,
21:23mais on peut en citer d'autres.
21:24Vous avez vu que Five Guys avait amorcé un virage.
21:26Domino's avait amorcé un virage également récemment,
21:29qui a fait polémique aussi,
21:31en supprimant l'alcool,
21:32en passant les viandes au halal, etc.
21:35Les prix d'alcool chez Domino's Pizza ?
21:36Non, chez Five Guys.
21:37Sur certains points de vente,
21:40ça a été...
21:41C'est allé de pair, si vous voulez,
21:43avec la halalisation de la viande.
21:46Mais il n'est pas...
21:47Je ne vois pas ce qui pourrait freiner
21:50le repositionnement sur plus d'emplacements
21:55et de restaurants de la chaîne,
21:57tant qu'il y a une logique derrière
21:59qui démontre un certain succès.
22:03Et KFC Sadaab, déjà,
22:04ils ont sorti le mois dernier
22:06des testis croustis.
22:08Puisque tout le monde s'y fait.
22:09Donc, on peut retrouver le même testis croustis
22:11que la chaîne chez KFC.
22:13Vous avez vu qu'on passe maintenant aussi
22:16le burger se croustisse,
22:19la pizza se croustisse.
22:20C'est-à-dire que c'est...
22:21Voilà, on est lancé.
22:22Pendant la pub, vous avez vu,
22:23OK, un changement sociétal.
22:25C'est-à-dire que ça va plus loin que ça.
22:26On est vraiment dans un basculement
22:29de société avec ce type d'alimentation
22:32et ce type de restauration.
22:33Oui, parce qu'on a vu naître,
22:35à mon sens en tout cas,
22:36ce n'est que mon analyse,
22:37mais on a vu naître quand même
22:38un bouleversement et une transformation
22:41des habitudes de consommation
22:43qui, comme je vous le disais tout à l'heure,
22:44ne datent pas d'aujourd'hui
22:45avec des enseignes comme Master Poulet.
22:49Pour moi, si vous voulez,
22:50ce virage date de l'avènement
22:52du tacos en France.
22:53On a vu d'un seul coup,
22:55jusqu'au tacos,
22:56on était habitué au kebab,
22:57au grec.
22:59Ce que les principales enseignes
23:02d'au tacos ont su faire brillamment,
23:04c'est de standardiser le bas de gamme.
23:07Donc d'un seul coup,
23:08on s'est mis à avoir
23:09les codes marketing des grandes enseignes
23:11sur ce type d'enseignes très populaires.
23:16Donc on a vu le marketing agressif,
23:19on a vu l'utilisation très maîtrisée
23:22des réseaux sociaux,
23:23on a vu l'événementialisation des ouvertures
23:26en faisant venir des rappeurs,
23:28des chanteurs, des célébrités,
23:29des footballeurs, etc.
23:30Et là-dessus, on a eu des codes,
23:33on a eu une identité visuelle,
23:34on a eu un vrai concept,
23:36on a eu tout ça.
23:37Donc si vous voulez,
23:38aujourd'hui, le produit change,
23:40donc le fond change,
23:42mais la forme ne change pas du tout.
23:44Ce sont les mêmes codes
23:45que vous retrouvez aujourd'hui
23:46chez Testy Croustie,
23:47chez Sabah Edith,
23:48et donc chez Master Poulet,
23:49et chez beaucoup d'autres.
23:51Voilà, je pourrais vous en citer
23:51des dizaines.
23:54Si je lance Croustie Bourguignon,
23:56ça peut marcher ?
23:57Pourquoi pas, essayez.
23:58Vous allez lancer le mode
23:59de Croustie Bourguignon.
24:00Mais juste, je ne sais pas,
24:01sur l'économie halal,
24:03ça veut dire quoi ?
24:03Que c'est plus facile
24:05de produire du poulet halal
24:06que du poulet non halal ?
24:08On a tendance à expliquer
24:11un coût plus faible
24:14de la matière première
24:17grâce à une logique
24:18d'optimisation de la production.
24:20Et comment ça se fait ?
24:21Parce qu'il y a plus de normes quand même ?
24:23Il y a plus de complexité
24:25à avoir une viande halal
24:26qu'une viande noix halal, non ?
24:27Il y a plus de complexité.
24:29Ça dépend sur quels aspects.
24:31Vébilement,
24:32ça dépend sur quels aspects.
24:33On arrive à avoir des abattages
24:34qui font du flux tendu
24:35sur la viande halal,
24:37en simplifiant les contrôles.
24:40En tout cas,
24:43c'est là où je suis d'accord
24:44avec vos intervenants tout à l'heure.
24:46C'est-à-dire qu'au final,
24:48on a quand même
24:49un prix de la matière première
24:51qui est imbattable
24:52par rapport à des volailles
24:53la belle rouge française.
24:55Avec la meilleure volonté du monde,
24:58on aura beaucoup de mal à rivaliser.
25:01Mais la qualité se paye en même temps.
25:02Donc c'est toujours ça.
25:03Mais vous disiez
25:04qu'aujourd'hui en France,
25:05on doit afficher l'origine,
25:06l'élevage,
25:07savoir où le poulet a été élevé,
25:09etc.
25:10Ce n'est pas comme pour les vêtements
25:12et le made in France.
25:12C'est-à-dire qu'il suffit
25:13de mettre trois boutons,
25:14une fermeture éclair,
25:15une étiquette
25:15et ça devient du made in France.
25:17Est-ce qu'on peut imaginer
25:17une filière de poulet
25:18qui arrive des Pays-Bas,
25:20par exemple,
25:21qui viendrait d'Ukraine
25:22ou du Brésil
25:23et qu'on avait par un tour
25:26de passe-passe,
25:27ça devient du poulet européen ?
25:29On peut l'imaginer
25:29parce que votre intervenant
25:31tout à l'heure,
25:31on en a parlé rapidement
25:32à juste titre.
25:33On a en fait le texte de loi
25:35initialement pour les bovins,
25:37il y avait la notion
25:39de né, élevé et abattu.
25:42Aujourd'hui,
25:43depuis un an ou deux,
25:44cette loi s'est généralisée
25:46à toutes les viandes.
25:48Mais si vous faites naître
25:50la viande dans un pays
25:50et que vous la faites élever ailleurs,
25:52vous pouvez peut-être jouer là-dessus.
25:54Monsieur tout à l'heure rappelait
25:55que certaines viandes,
25:56je crois qu'il parlait
25:58de Master Poulet,
26:00étaient nées aux Pays-Bas
26:02et étaient élevées
26:03aux Pays-Bas.
26:04C'est ce que vous disiez.
26:05C'est une crêne
26:07et désossées aux Pays-Bas.
26:08La question,
26:09c'est de savoir,
26:10moi, à mon sens,
26:11le principal,
26:11c'est de savoir
26:12où elle est élevée.
26:13Parce que c'est ça
26:13qui fait essentiellement
26:15la qualité de la viande.
26:16Ce n'est pas élevé
26:17en plein air, en tout cas.
26:17Voilà, c'est ça.
26:18Et puis, comment elle est nourrie ?
26:21Une auditrice me dit
26:21à Boulogne,
26:22donc pas loin d'ici,
26:23le deal avec la mairie
26:24n'était pas de vente
26:24sur Deliveroo et Uber
26:25pour éviter les scooters
26:27devant l'enseigne.
26:28Néanmoins,
26:29il y a un article
26:30qui explique
26:30que les appartements
26:32qui sont au-dessus
26:32de ce restaurant
26:33sont à vendre
26:34à cause de l'odeur.
26:36Donc, il peut y avoir
26:37toutes les normes
26:37qu'on veut.
26:39Ça reste quand même
26:40quelque chose
26:41de nuisible.
26:42Absolument.
26:43Et ça rejoint mon point
26:44de tout à l'heure
26:45quand vous m'interrogiez
26:46sur le bouleversement sociétal.
26:48Ça fait partie, par exemple,
26:50la livraison change
26:51la configuration des villes
26:52aujourd'hui.
26:53Oui, bien sûr.
26:53C'est-à-dire que vous avez
26:54une horde de livreurs
26:55qui, effectivement,
26:56est sous la fenêtre
26:58des riverains
26:58qui crée, là aussi,
27:00des nuisances
27:00qu'on n'en a pas parlé
27:01tout à l'heure
27:01mais on a aussi
27:02ce dommage collatéral.
27:04Donc, les riverains
27:05sont excédés
27:06et on a un vrai sujet là-dessus
27:11parce que ce sont
27:11des enseignes
27:12qui, de par leur modèle économique,
27:15capitalisent énormément
27:15sur la livraison
27:16et l'emporté.
27:16C'est un produit
27:18qui s'adapte parfaitement.
27:19Donc, on a ce sujet-là.
27:20Merci à vous.
27:21C'était passionnant.
27:22Merci, Sacha Abergel,
27:24fondateur du cabinet
27:25de conseil et restauration
27:28Foodies Consulting.
27:29Stéphane me dit
27:30qu'on n'entend pas
27:31L214.
27:31Il n'y a pas de maltraitance
27:33animale.
27:34En tout cas,
27:35il n'y a pas de maltraitance
27:37animale.
27:38Et, effectivement,
27:39il vaut mieux manger
27:40un bon poulet
27:41l'Abel Rouge
27:42une fois de temps en temps
27:43que ça.
27:45Et c'est une autre...
27:46Alba ?
27:46Alba, elle verra.
27:47Ce ne sera pas
27:48l'Abel Rouge.
27:49Merci à vous.
27:50On se retrouve dans un instant.
27:51On va parler, évidemment,
27:52de la commission d'enquête
27:54sur l'audiovisuel public.
27:55A tout de suite.
27:5710h30.
27:5710h30.
27:5711h30.
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