00:00Annalisa Kepény, hier le ministre des Affaires étrangères iranien était à Saint-Pétersbourg.
00:04Il a rencontré Vladimir Poutine. Est-ce que la Russie est en train de franchir un cap dans son soutien
00:08à l'Iran ?
00:09Oui, c'est ce qu'on lit dans les mots de Vladimir Poutine.
00:11Non seulement la Russie va tout faire pour que la paix puisse arriver le plus rapidement possible,
00:15mais surtout les Russes veulent continuer leur relation stratégique avec les Iraniens,
00:19puisque c'est un peuple plein de bravoure et d'héroïsme qui se bat pour son indépendance.
00:25Alors ce n'est pas une surprise évidemment, on sait que Moscou et Terran sont des alliés historiques,
00:29des alliés très proches. On sait par exemple que l'Iran a fourni des drones à la Russie
00:33pour sa guerre en Ukraine, mais on sait aussi que depuis le début de la guerre,
00:37le Kremlin avait été plutôt timide sur son soutien à l'Iran.
00:40Ils avaient fourni un soutien sur le renseignement, notamment ils avaient fourni un soutien aux Nations Unies.
00:46Mais voilà, pas plus que ça, parce qu'en même temps la Russie ne voulait pas trop provoquer Donald Trump.
00:51Là, ça a changé, c'est limpide dans les mots de Vladimir Poutine.
00:54Nous ferons tout ce qui sert vos intérêts et les intérêts des peuples dans la région.
00:59Alors qu'est-ce qui explique ce changement ?
01:01Le changement, c'est parce que la Russie veut désormais se positionner comme un possible médiateur dans ce conflit.
01:06On sait que le point névralchique de cette guerre reste le programme d'enrichissement nucléaire iranien.
01:11Et les Russes, justement, ils disent avoir la solution pour désamorcer un peu tout ça.
01:15Ils se proposent de garder l'uranium enrichi iranien, donc de le stocker en Russie.
01:20Ça permettrait en même temps de ne pas interrompre totalement le programme iranien,
01:23en même temps de le mettre en pause et de rassurer les États-Unis et l'Iran.
01:28D'ailleurs, à Moscou, on est persuadé encore aujourd'hui que l'Iran va continuer son programme d'enrichissement.
01:32Quoi qu'il arrive, ou du moins, c'est la version officielle qu'on peut lire dans les mots du
01:36sénateur Alexei Pouchkov.
01:37Puisqu'Israël et les États-Unis ont voulu détruire le programme nucléaire,
01:41eh bien Teheran va le relancer.
01:43Et cette fois-ci, personne ne pourra l'arrêter.
01:45Mais en fait, entre la Russie qui veut être un médiateur et l'Iran qui montre qu'elle veut négocier,
01:51on a changé un peu aussi du côté iranien.
01:53Oui, c'est vrai. Alors, il y a quelques semaines, la République islamique était encore assez isolée sur la scène
01:58internationale.
01:58Les choses sont en train de changer.
02:00Et d'ailleurs, Arachis s'est déplacé en Russie.
02:02Oui, mais pas seulement. Il a fait une sorte de tournée diplomatique.
02:06Il s'est rendu au Pakistan, donc le médiateur dans le conflit.
02:09Il a rencontré le sultan d'Omane, qui est l'autre État riverain du détroit d'Hormuz.
02:13Il a discuté au téléphone avec son homologue turc.
02:16La Turquie, autre pays qui pourrait servir d'intermédiaire avec les États-Unis.
02:19Donc, vous voyez, tout ça contribue à nous dire que, oui, c'est vrai, le régime des Mollahs a été
02:23affaibli,
02:24ses têtes d'affiches ont été éliminées, les capacités balistiques affaiblies.
02:27Et en même temps, ces derniers jours, la République islamique fait preuve d'une résistance incroyable
02:32à tel point que les États-Unis seraient en train de se faire humilier par les Iraniens.
02:37Cette phrase qui ne nous vient pas des Iraniens, des Chinois, des Russes,
02:40elle vient de Berlin. C'est le chancelier Mertz qui l'a prononcé.
02:43Et elle traduit un peu le sentiment européen.
02:45C'est que les Iraniens décident quand ils veulent négocier.
02:47Ils décident surtout quand ils ne veulent pas négocier.
02:51Et donc, cette guerre, c'est vrai, ils la subissent.
02:52Mais pour l'instant, ils arrivent quand même à être les maîtres des horloges.
02:55BFMTV nous apprenait ce matin qu'il y a un yacht russe qui serait passé du côté du détroit d
03:00'Ormuz.
03:00On va regarder dans le détail.
03:02Et puis, vous entendrez dans le journal les déclarations de Frédéric Schmerz.
03:05Il s'exprimait auprès d'étudiants.
03:06C'était hier.
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