00:00Bien évidemment, bien évidemment. Comme vous l'avez dit au début, la dernière fois, on avait promis 15 000 places,
00:08nous en sommes à 5 000 places.
00:10Les prisonniers sont surchargés, les détenus dorment par terre, les surveillants sont harassés de leurs complémentaires.
00:19Je vais vous donner un exemple, Renko Gomet, ils attaquent le matin leur travail avec moins de 40 agents pour
00:25toute une structure de plus de 2 000 détenus.
00:28Après, on construit des prisons. Monsieur Darmanin, il plaît de bonne volonté. Voilà, il fait son job de ministre. Mais
00:36le constat est là. Le constat est catastrophique. Le constat est catastrophique.
00:41Mais vous avez 34 ans de carrière derrière vous. Quelle a été l'évolution ? C'est-à-dire que
00:49quand vous avez commencé à travailler dans les prisons, notamment à Nice, quartier des Beaumettes également,
00:56qu'est-ce qui était différent par rapport à ce que vivent les agents pénitentiaires aujourd'hui ?
01:02Ce qui était différent déjà, c'est que c'était une toute autre mentalité. Les détenus recherchés en l'espace
01:09de 35 ans, ça c'est une évidence.
01:11À l'époque, comme je dis, le grand manditisme, ça restait des voyous. Mais ce n'est plus les mêmes
01:17voyous que nous gardons actuellement.
01:18La design mafia, tous ces barbares, on le voit dans l'actualité. Ensuite, il y avait un recrutement qui, à
01:26mes yeux, maintenant...
01:29On essaye de recruter. Mais pour qu'il y ait du monde, il faut déjà mieux les former, mieux les
01:35rémunérer. Et puis voilà.
01:38La prison, de toute façon, est à l'image de la société. Vous voyez bien que tout va mal dans
01:43la société. Mais la prison, c'est le reflet. Tout simplement.
01:47Merci Thierry Hérard. Ce que nous allons faire, c'est que nous suivons de près le...
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