- il y a 13 heures
Regardez « On refait le monde » avec Christophe Barbier, éditorialiste, Roselyne Bachelot, ancienne ministre, Pauline Théveniaud, journaliste au service politique de RTL et Rémi Clément, journaliste politique à Challenges.
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 22 avril 2026.
Regardez On refait le monde avec Vincent Parizot du 22 avril 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:07Pourquoi ce débat ? C'est vrai que deux images nous ont interpellés ces derniers jours.
00:11L'une pour l'entrée en campagne de Gabriel Attal avec une interview au Point
00:15et une photo où il apparaît entouré d'un arrêt aux pages 100% masculin.
00:20Et puis hier soir, après le conseil interministériel sur les carburants,
00:24une porte-parole Maude Bréjean bien isolée parmi tous ses costumes-cravates.
00:28Et à un an de la présidentielle, on se demande mais où sont les femmes ?
00:32Marine Le Pen est au conditionnel judiciaire, Marine Tondelier en difficulté apparemment.
00:38Il n'y aura peut-être aucune candidate pour les grands partis.
00:41Et pourtant, on le rappelle que 50% des électeurs seront des électrices.
00:45Madame la Présidente, c'est pour quand ? La loi sur la parité a-t-elle un plafond de verre
00:50?
00:50On en parle ce soir avec Roselyne Bachelot, qu'on ne présente plus.
00:56Alors en tout cas, ancienne ministre, ministre de la Culture, ministre de la Santé.
01:01Je peux en rajouter ?
01:02Oui, non mais ça va, c'est bien, c'est bon.
01:04Christophe Barbier, éditorialiste, parfaitement déconstruit.
01:08Et comédien.
01:09Voilà, j'ai essayé de le dire.
01:11Et Pauline Théveniot du service politique d'RTL.
01:14On refait le monde sur RTL.
01:17Évidemment que je suis autoritaire.
01:19Je suis président de la République.
01:22C'est une qualité, pas un défaut.
01:25Alors, pour un homme, oui, peut-être.
01:27Pour une femme, c'est plus compliqué.
01:29Le qualificatif femme n'est mentionné qu'à la septième position par tous les focus groupes.
01:33Au moment de votre élection, vous étiez avant tout la première femme présidente de la République.
01:36Mais les études sont claires.
01:37Je ne suis plus la première femme présidente de la République.
01:41Peut-être plus une femme du tout.
01:43Extrait de Baron Noir, excellente série, avec Anna Mouglalis dans le rôle de Madame la Présidente de la République, Amélie
01:50Dorandeux.
01:51Mais évidemment, c'est une fiction qui nous plonge au cœur du sujet.
01:55Cette élection présidentielle 2027 risque-t-elle d'être une affaire d'hommes, je le disais,
02:02avec l'hypothèse de Marine Le Pen empêchée, judiciairement,
02:10et l'hypothèse d'une candidature de Marine Tondelier qui n'a rien d'évident,
02:14puisque dans le meilleur des cas, ça passerait par une primaire à gauche.
02:19Donc, c'est possible, Christophe Barbier, cette hypothèse ?
02:22Et est-ce que c'est un recul, d'après vous ?
02:24On peut avoir un millésime, en effet, très masculin,
02:27pour ne pas dire masculiniste, selon la teneur des propos qui seront tenus pendant la campagne présidentielle,
02:31parce qu'il y a aussi un durcissement du discours ces derniers temps.
02:34Je crains que ce ne soit que l'effet des coïncidences et des aléas du type judiciaire pour Marine Le
02:40Pen.
02:40Si on regarde les quatre dernières présidentielles,
02:42trois fois, il y a eu une femme en finale, Ségolène Royal, une fois, et deux fois Marine Le Pen.
02:47La dernière fois en 2022, jusqu'en dans les dernières semaines,
02:51Anne Hidalgo faisait encore bonne figure,
02:53Valérie Pécresse avait eu quelques sondages qui lui permettaient d'espérer le second tour,
02:57et Marine Le Pen était également parmi les favorites.
02:59Donc je ne pense pas que ce soit un recul de la société française,
03:03je ne pense pas que ce soit un recul de la classe politique française.
03:06Vous nous dites que c'est un hasard ?
03:07Non, c'est conjoncturel.
03:09Il y a un moment dans notre vie politique de polarisation,
03:12de durcissement,
03:14et donc de virilisation,
03:16qui a peut-être rendu plus compliquée la tâche
03:18pour les femmes candidates dans le millésime 2027,
03:21que dans les millésimes précédents.
03:22Est-ce que vous partagez ce point de vue, Roselyne Bachelot ?
03:27Moi qui ai bâti la loi paritaire,
03:29il y a 30 ans maintenant,
03:32je constate que la parité est quand même restée globalement
03:35une parité quantitative,
03:37et pas une parité qualitative.
03:40Il n'y a qu'à...
03:41On peut regarder le résultat des dernières élections municipales.
03:45On en parlera tout à l'heure.
03:46On en parlera,
03:47mais cette élection présidentielle très masculine,
03:52mais même masculiniste,
03:53je reprends volontiers le terme de Christophe Barbier,
03:56elle ne fait que refléter cela.
03:58Et il y a un mauvais moment pour les femmes en ce moment,
04:02je le regrette,
04:03effectivement la masculinisation
04:05qui est à son paroxysme avec le mouvement MAGA aux Etats-Unis,
04:10mais aussi à travers d'autres choses.
04:12Le fait que les femmes ont subi
04:15à certains nombres de revers
04:17dans les élections présidentielles passées...
04:20On rappelle la dernière,
04:22Valérie Pécresse et Anne Hidalgo
04:24qui a à peine 5%.
04:27Hidalgo a un 74%
04:29et Valérie Pécresse en dessous des 5%.
04:32Pour les deux grands partis politiques...
04:34Pour les deux grands partis politiques.
04:35Alors ça actait,
04:36ce n'était pas de leur faute,
04:37ça actait la dégénérescence...
04:41La déliquescence, c'est mieux.
04:42La déliquescence des deux grands partis politiques,
04:45Et puis, c'est vrai que Ségolène Royal,
04:48après une défaite très honorable,
04:5047-53, c'est très très bien,
04:53a joué sur le mode
04:56« C'est parce que j'étais une femme
04:57que j'ai été attaquée,
05:02diminuée, moquée. »
05:04Et elle a, j'allais dire,
05:05ancré dans l'état d'esprit des femmes
05:07que, alors que ça existe aussi pour les femmes,
05:10connaissez la phrase
05:11« Mon Dieu, occupez-vous de mes amis
05:14quant à mes ennemis, je m'en occupe »,
05:16qu'elles avaient un double adversaire.
05:18Leurs adversaires politiques
05:19et leurs adversaires
05:22à l'intérieur du parti.
05:23Ça a été particulièrement vrai
05:25pour Édith Cresson
05:26quand elle était Premier ministre,
05:28où vraiment le Parti Socialiste
05:30a joué une partition contre elle
05:32absolument dégueulasse.
05:33Ça débordait des partis politiques,
05:35même dans les médias.
05:36Mais comme il n'y avait pas de femmes,
05:37elles n'étaient pas attaquées
05:38dans les autres,
05:39moins de femmes.
05:40On ne lui a pas laissé beaucoup de chance.
05:42On ne lui a pas laissé beaucoup de chance.
05:44Donc tout ça forme un paysage
05:46qui est effectivement extrêmement inquiétant.
05:50Et je ne suis pas étonnée
05:51que nous puissions avoir
05:53une élection strictement masculine.
05:56Pauline Thévinio.
05:57Moi, ce que je voulais rappeler,
05:59c'était Yael Brunpivet
06:00qui, il y a une semaine,
06:02a alerté sur notre antenne
06:04contre un club des machos.
06:05Et si je vous interromps,
06:06parce qu'en plus on a le son,
06:07c'est moderne, c'est technique,
06:09c'est presque comme si c'était travaillé.
06:12Le spectacle que je vois
06:14et ce club des machos
06:15qui se déclarent quasiment quotidiennement,
06:18on a un de ces messieurs
06:19qui se déclarent candidats,
06:22je trouve que ce n'est pas
06:23la bonne façon de faire.
06:24C'est Edouard Philippe,
06:24Bruno Retailleau,
06:25Gabriel Attal ?
06:26J'ai entendu David Lissnard aussi
06:28se présenter.
06:29Ils sont légions.
06:30Il ne vous aura pas échappé
06:31que les équipes aujourd'hui
06:32sont exclusivement masculines.
06:34Or, notre pays,
06:35ça ne vous aura pas échappé non plus.
06:35C'est un truc de mec,
06:35la présidentielle aujourd'hui en France.
06:37C'est composé de 50% de femmes.
06:39Et donc, il faut qu'il y ait des femmes
06:40qui soient autour de la table
06:41et il y en a de grands talents.
06:43Voilà, et peut-être
06:44qu'elles pensaient d'ailleurs
06:45à elles-mêmes.
06:45C'est le boy's band.
06:48Mais voilà, c'est un truc de mec,
06:49c'est un club de mec,
06:50la présidentielle.
06:51Vous avez oublié une citation,
06:52je voudrais quand même...
06:53Allons-y.
06:54C'est la citation de M. Chenu
06:56pour critiquer,
06:57quand il a parlé des profs,
06:59parlant des femmes de gauche,
07:00des profs de Nanterre
07:01moches et mal coiffées.
07:02Je pense que
07:03dans les déclarations sexistes,
07:05celle-là est à mettre...
07:07Peut-on ajouter très récemment
07:09la blague de Fabien Roussel
07:10quant à la grossesse
07:11de Marine Tondefouille ?
07:13Ça, c'est vrai.
07:14C'était pour le coup
07:14assez machiste.
07:15Vous n'aviez pas terminé.
07:17Non, parce que ce qu'on peut relever
07:18dans le propos
07:18d'Yelbrun Pivet,
07:19elle parle effectivement
07:20des déclarations de candidature,
07:22mais quand elle dit
07:23qu'il faut aussi travailler
07:24avec des femmes
07:24autour de la table,
07:25elle pointe un phénomène.
07:26Il y a les candidats,
07:27c'est la partie très visible
07:29de l'iceberg,
07:30mais il y a aussi
07:31toute la question
07:31des entourages,
07:32des équipes de campagne,
07:34de ces commandos de campagne.
07:35Et vous en parliez à l'instant
07:37en parlant de cette photo
07:38de Gabrielle Attal
07:40qu'on a vue entourée
07:42d'un groupe exclusivement masculin.
07:43Alors, son équipe de campagne
07:44arguait que quand on élargissait
07:46le cadre,
07:47il y avait quand même des femmes.
07:48C'est une photo
07:49qui visiblement
07:50est travaillée, posée.
07:53Ça traduisait la phrase fameuse
07:55du féminin
07:58assis devant la télé,
08:00c'est debout dans la cuisine.
08:02Oui, c'est ça.
08:02Et ce qui est sûr
08:05et certain,
08:05c'est qu'autour
08:06de Gabrielle Attal,
08:07c'est un entourage
08:09qui est vraiment
08:10extrêmement masculin,
08:12à grande majorité
08:12composée d'hommes,
08:13comme autour d'Edouard Philippe,
08:15comme autour de Bruno Retailleau,
08:17etc.
08:18Donc ça,
08:19ça compte aussi.
08:20Et on l'avait vu
08:20avec Emmanuel Macron,
08:22vous, Roselyne Bachelot,
08:22vous pouvez en témoigner.
08:24Combien de dîners
08:25de réunions
08:26de la majorité
08:27où il n'y avait pas
08:28une seule femme
08:28autour de la table ?
08:29Il y a quelques exceptions.
08:30Quand vous étiez ministre ?
08:32Alors,
08:33je suis un peu
08:34un cas rare
08:35parce que
08:35j'ai toujours eu
08:37des listes
08:38quand j'étais
08:39à tête de liste
08:40paritaire,
08:40alors que ce n'était
08:41pas obligé.
08:42J'avais un cabinet
08:43paritaire,
08:44j'avais une directrice
08:44de cabinet
08:45qui était une femme.
08:46J'ai toujours aimé
08:47travailler avec des femmes.
08:49Mais c'est vrai
08:50qu'on est dans
08:52un monde
08:52strictement masculin.
08:54J'ai 40 ans
08:54de vie politique
08:55derrière moi
08:56qui est une succession
08:57d'injures
08:58machistes
08:58et masculinistes.
09:00qui est
09:01sur lequel
09:02on pourrait faire
09:03d'ailleurs
09:03un livre
09:04de référence
09:06et c'est
09:08quelquefois
09:09extrêmement difficile.
09:10Moi,
09:11quand je suis élu
09:12pour la première fois
09:13à la tête d'une liste
09:14au conseil régional,
09:15on me refuse
09:16d'avoir un poste
09:16de gestion
09:17au bureau
09:18et le président
09:19Olivier Guichard
09:20me dit
09:20on n'obéira jamais
09:22à une femme,
09:22je ne veux pas
09:22te donner une place
09:23de présidente
09:25de commission.
09:25Il vous l'a dit
09:26comme ça,
09:27clairement.
09:27Oui,
09:27comme ça.
09:27Sans tourner
09:28autour du pot.
09:29Il ne s'agit évidemment
09:30pas de faire passer
09:31le genre
09:32avant les compétences,
09:34la confiance,
09:34qu'on aspire,
09:35les capacités
09:35à assembler.
09:36On peut être aussi
09:37incompétentes
09:37que les hommes.
09:38C'est exactement
09:38la citation de
09:39Françoise Giroux.
09:40La véritable égalité
09:41entre les sexes
09:42c'est quand on arrivera
09:43à nommer
09:44une femme incompétente
09:45sous-entendu
09:46comme on a nommé
09:47des hommes
09:49incompétents.
09:51C'est peut-être arrivé
09:52à certains postes
09:52de la République,
09:53déjà,
09:53ce progrès féministe.
09:55C'est peut-être arrivé
09:56aussi dans les entreprises.
09:57Mais il va de soi
09:58que pour la présidence
09:58de la République,
09:59c'est inapplicable.
10:00On n'est pas dans
10:00le cadre d'une liste.
10:01Désormais,
10:02la parité,
10:02c'est dans toutes les listes,
10:03y compris dans les villages
10:04de moins de 1000 habitants.
10:05Ça a créé d'ailleurs
10:06quelques troubles.
10:08Mais c'est bien
10:08d'affirmer ce progrès paritaire.
10:10Mais quand on arrive
10:11à l'élection du maire,
10:12on a vu que là,
10:12on n'a pas 50%
10:13de femmes maires
10:14en France.
10:15Donc il faut progresser
10:16de ce côté-là.
10:16Nous recherchons
10:17notre Vigdis
10:18Finboga d'Otir.
10:19C'était la première
10:21présidente.
10:21Et oui,
10:21c'était l'Islandaise.
10:22Elle était la première
10:23présidente.
10:24Vous savez que je la connaissais
10:25très bien.
10:25Et un jour,
10:26je lui ai demandé
10:28c'est quoi pour une femme
10:29d'être...
10:30C'est quoi ce qui est
10:30le plus compliqué ?
10:31C'est comme pour les hommes,
10:32m'a-t-elle dit,
10:33mais en plus,
10:33on a le brushing
10:34et les collants.
10:36Nous sommes à recherche
10:37de cela.
10:38Je pense que les Français
10:39ont quand même
10:39fait un grand progrès.
10:41Ils considèrent maintenant
10:42que c'est les qualités
10:45pour rechercher une femme
10:45qui sera aussi autoritaire
10:47qu'un homme,
10:47aussi solide qu'un homme.
10:48On prendra une femme
10:49ou un homme
10:50en fonction de leur qualité intrinsèque.
10:51Rien n'est perdu,
10:52donc si je vous comprends bien.
10:53La femme providentielle
10:54est d'ailleurs peut-être
10:55en train d'émerger.
10:56Et si c'était elle,
10:58on en parle dans un instant
10:59avec un sondage
11:00de Opinionware
11:01réalisé pour le magazine Challenge
11:03qui est sorti aujourd'hui.
11:04A tout de suite.
11:24Et avant de reprendre
11:26notre débat
11:27sur les femmes
11:28dans cette élection présidentielle,
11:30Nathalie Michet,
11:31les femmes
11:32à la rédaction d'RTL,
11:34évidemment,
11:34vous les représentez
11:35pour ce rappel de l'info.
11:37La nation salue
11:38sa mémoire avec émotion.
11:39Ce sont les mots
11:40d'Emmanuel Macron
11:41après la mort
11:41d'un deuxième soldat français
11:43mobilisé au Liban
11:44dans le cadre
11:44de la mission de l'ONU.
11:46Rapatrié hier,
11:47le caporal-chef
11:48Anissé Girardin,
11:4931 ans,
11:49a succombé à ses blessures.
11:51Il avait été pris
11:52dans l'embuscade
11:52qui a coûté la vie
11:53à Florian Montorio.
11:55Un avis de recherche
11:56est lancé en Loire-Atlantique
11:57après la disparition
11:58d'une mère
11:59et de son bébé
12:00il y a près d'un mois.
12:01Manon Relando,
12:0231 ans,
12:03n'a plus donné signe de vie
12:04depuis le 27 mars.
12:05Les enquêteurs
12:06soupçonnent un féminicide
12:07suivi d'un enlèvement
12:08de mineurs.
12:09Le coût des nouvelles aides
12:10sur le carburant
12:11s'élèvera à 180 millions d'euros
12:14pour le mois de mai.
12:15Estimation donnée
12:16par le ministre
12:17des Comptes publics.
12:18Le football
12:19au Parc des Princes,
12:20match en retard
12:20de la 26ème journée
12:22de Ligue 1.
12:22Le Paris Saint-Germain
12:23contre Nantes.
12:24Cédric Chasseur,
12:25où est-ce qu'on en est ?
12:261-0 pour le Paris Saint-Germain.
12:27Le but de Vichak Varashkelya
12:29à la 12ème minute.
12:30Nantes a pensé
12:31égalisé à la 21ème.
12:32Mais le but de Leroux
12:33a été annulé
12:34pour une position de hors-jeu.
12:35Il reste un peu moins
12:36de 14 minutes à jouer
12:37en première période.
12:37Merci beaucoup Cédric.
12:38On vous retrouve à 20h.
12:40Et vous aussi.
12:41On vous retrouve à 20h,
12:42Nathalie Miché,
12:43pour d'autres infos.
12:46RTL,
12:47on refait le monde.
12:48Vincent Parizeau.
12:49C'est exclusifement féminin.
12:52C'est exclusifement féminin.
12:55C'est exclusifement féminin.
12:58Le risque,
12:59c'est que ce soit
13:00exclusivement basculin,
13:01ce scrutin présidentiel.
13:03On n'en est pas là.
13:05D'autant qu'on devrait avoir
13:07Nathalie Arthaud,
13:08notamment comme...
13:09Nathalie Arthaud,
13:10c'est certain.
13:10C'est certain.
13:11Marine Le Pen,
13:11ce n'est pas exclu.
13:12Attendons le 7 juillet.
13:13Et puis,
13:14s'il y a une primaire de gauche
13:15qui arrive à se tenir,
13:15ce qui me semble peu probable,
13:16mais enfin,
13:17on ne sait pas,
13:17Marine Tondelier
13:18pourrait l'emporter.
13:19Tout cela n'est pas joué.
13:20Voilà,
13:20vous avez reconnu.
13:22Christophe Barbier,
13:23vous l'avez entendu aussi,
13:24Roselyne Bachelot
13:25autour de la table,
13:26ainsi que Pauline Théveniot
13:27du service politique d'RTL.
13:29Et donc,
13:29en ligne avec nous,
13:30Rémi Clément
13:31du magazine Challenge
13:32qui publie aujourd'hui
13:33un sondage Opinion Way
13:34et si c'était elle.
13:37Bonsoir,
13:37Rémi Clément.
13:39Bonsoir.
13:39Merci d'être avec nous.
13:40Sondage qui nous montre
13:41que les Français
13:43sont largement prêts
13:45à voir une femme
13:45entrer à l'Elysée
13:46en 2027.
13:48Et vous allez nous dire
13:49quand même
13:49qu'ils ne se répartissent
13:50pas équitablement
13:52selon leur génération,
13:54selon leur place
13:54sur l'échiquier politique.
13:56Eh oui.
13:57Alors,
13:57d'abord,
13:57ce qu'il faut dire,
13:58c'est évidemment
13:58que les Français
13:59sont très largement favorables
14:00à l'accession d'une femme
14:01à la présidence de la République.
14:02Ils sont à 77%
14:04dans notre sondage
14:05à le souhaiter.
14:07Donc,
14:07c'est une très large majorité
14:08qui se diffuse
14:09un peu dans toute la société.
14:10Mais c'est vrai
14:10qu'il y a quelques différences.
14:13Alors,
14:13on voit notamment
14:14que chez les plus de 65 ans,
14:1680% des personnes interrogées
14:18sont favorables.
14:19Ce qui fait que,
14:20en fait,
14:20les personnes âgées
14:21sont les plus favorables
14:22à l'accès d'une femme
14:23à l'Elysée.
14:25Alors que chez les 25-34 ans,
14:26par exemple,
14:27c'est un peu moins,
14:2864%.
14:29Et pour ce qui est
14:30de la répartition
14:31sur l'éducation politique,
14:32alors là,
14:33on note
14:33quelques petites différences
14:35puisque au sein
14:36de la majorité présidentielle,
14:37par exemple,
14:37il n'y a que 65%
14:38des personnes
14:39qui sont favorables.
14:40Ça reste quand même
14:40très majoritaire.
14:42Quand chez les écologistes,
14:43c'est 91%
14:44et au Rassemblement national,
14:4581%
14:46de deux formations
14:47qui ont l'avantage
14:48d'être dirigées
14:49aujourd'hui par des femmes.
14:50Voilà,
14:50et qui ont éventuellement
14:52une candidate
14:53sur la ligne de départ,
14:54même si ça s'écrit
14:55en pointillé.
14:56Je crois que votre sondage
14:58montre aussi
14:58que les Français
14:59veulent avant tout
15:00un profil expérimenté,
15:02peut-être avant un genre,
15:03mais surtout
15:03un profil expérimenté.
15:06Tout à fait,
15:06et on le voit très bien
15:07puisqu'on a testé
15:0817 personnalités différentes
15:10issues
15:10de la classe politique
15:12ou de la société civile.
15:14Et on voit
15:15que le trio de têtes
15:17est composé
15:17de personnalités expérimentées
15:19ou en tout cas
15:20qui ont une expérience
15:20de la politique
15:21puisque arrive en tête
15:22Christine Lagarde,
15:23la présidente
15:24de la Banque Centrale Européenne
15:25qui recueille 37%
15:26d'opinions favorables
15:28suivies par
15:28Carole Delga,
15:29la présidente
15:30de la région Occitanie
15:30et Sarah Knafo,
15:32l'eurodéputée
15:33de Reconquête.
15:34Donc trois profils
15:34très politiques.
15:36Et qui sont
15:37dans un mouchoir de poche
15:39en termes
15:39d'éventuelles
15:40intentions de vote.
15:41Je ne sais pas
15:42si vous avez mesuré
15:42vraiment les intentions
15:43de vote.
15:44Alors on n'a pas mesuré
15:45les intentions de vote,
15:46on a mesuré
15:47en fait la part
15:49des Français
15:49qui aimeraient les voir
15:50se présenter
15:51à l'élection présidentielle
15:51qui sera en tout cas
15:52prêts à voter pour elles
15:53si jamais elles se présentent
15:54à l'élection présidentielle.
15:56Et effectivement
15:56elles sont dans un mouchoir de poche
15:57puisque Christine Lagarde
15:59c'est 37%,
16:00Sarah Knafo 35%
16:01et Carole Delga 35%.
16:03Et vous avez testé
16:05d'autres personnalités
16:06qui arrivent
16:09assez bien placées également ?
16:11Oui voilà.
16:11Alors c'est ça
16:12qui est assez étonnant
16:13et pour le moins amusant
16:14c'est que derrière
16:15ces trois profils
16:17très politiques
16:17on retrouve des personnalités
16:19de la société civile
16:19et alors là
16:20c'est un peu la surprise
16:22c'est que
16:22Natacha Polony
16:23par exemple
16:24donc connue avant tout
16:25pour être journaliste
16:26et ancienne directrice
16:27de Marianne
16:27arrive en quatrième position
16:29avec 32%
16:29des intentions de vote
16:30enfin des 32%
16:32pardon
16:32des Français
16:33qui seraient prêts
16:33à voter pour elle
16:34tout comme
16:35un peu derrière elle
16:36Agnès Verdier-Molinier
16:37donc la très libérale
16:38essayiste de l'IFRAP
16:40qui arrive avec 28%
16:41d'opinions favorables
16:43ou même
16:43Assa Traoré
16:44la militante
16:45antiraciste
16:46qui elle
16:47est créditée
16:48de 26%
16:48d'opinions favorables.
16:49Merci beaucoup
16:51Rémi Clément
16:52de nous avoir présenté
16:54en exclusivité
16:55pour RTL
16:56ce sondage
16:56sorti aujourd'hui
16:57je retiens
16:58Roselyne Bachelot
17:00que parmi ses personnalités
17:01il y a donc
17:02les profils expérimentés
17:04et des profils
17:06disons
17:06médiatiques
17:07ça vaut pas un cachou
17:08ce truc
17:09c'est vrai
17:09il va être content
17:10j'espère qu'il n'écoute plus
17:11notre ami
17:12c'est intéressant
17:13c'est des coefficients
17:14de sympathie
17:15vous nous disiez
17:16c'est intéressant
17:16c'est des coefficients
17:17de sympathie
17:18en dehors
17:19de tout contexte électoral
17:21on a vu comme ça
17:22même une femme
17:24comme Simone Veil
17:25avoir des coefficients
17:27de sympathie
17:28extrêmement forts
17:29c'est à dire
17:29qu'entre les carrières
17:30je serais prêt
17:31à voter pour
17:32et des résultats électoraux
17:33beaucoup plus médiocres
17:34ou une femme
17:36comme Ramayat
17:37par exemple
17:37qui caracolait
17:38en tête des sondages
17:39et qui s'est fait
17:40bananer
17:41à chaque élection
17:42auquel elle s'est présentée
17:44donc ça
17:45c'est intéressant
17:46mais vraiment
17:47c'est pas
17:48c'est pas quelque chose
17:49de politique
17:50non ce qui est plus intéressant
17:51politiquement
17:52c'est de voir
17:53que ce sont les jeunes
17:54qui sont les moins favorables
17:56à la place des femmes
17:58et que donc
17:59que des combats
18:00qu'on croyait gagner
18:01et voilà
18:02qu'il n'y avait plus besoin
18:03de se battre
18:04et bien il faut que nous
18:05les femmes
18:06et les militantes féministes
18:08on reste vigilante
18:09et qu'au monton créneau
18:10les jeunes hommes
18:12se sentent menacés
18:13par nous
18:13il y a une poussée
18:15du masculinisme
18:16exactement
18:16c'est ça
18:17qui est intéressant
18:18il y a une poussée
18:19de deux masculinismes
18:19il y a un masculinisme
18:20d'agression
18:21c'est-à-dire reprendre
18:22le pouvoir
18:22sur les femmes
18:23qui notamment
18:23depuis MeToo
18:24voudraient se pousser du col
18:26et puis il y a un masculinisme
18:27de peur
18:28parce que justement
18:30on vit mal
18:30cette situation MeToo
18:32dans cette jeune génération
18:32par ailleurs traumatisée
18:34aussi par le confinement
18:34et bien
18:35on a une réaction
18:36qui est une réaction agressive
18:37et ça c'est aussi quelque chose
18:39que doivent prendre en compte
18:40les mouvements féministes
18:41il leur faut à la fois
18:42combattre le retour du virilisme
18:43et rassurer
18:44notamment les jeunes garçons
18:46qui ont besoin d'être rassurés
18:48pour ne pas tomber
18:49dans le masculinisme
18:49je note quand même
18:50que dans cette étude
18:51le nom qui arrive en tête
18:53c'est celui de Christine Lagarde
18:55qui revient
18:57régulièrement
18:57et qui est plus
18:58dans l'image d'ailleurs
18:59traditionnelle
19:00de la femme politique
19:01expérimentée
19:02j'en connais une autre
19:03de femme politique
19:05expérimentée
19:06c'est Roselyne Bachelot
19:06ah oui oui
19:07c'est bien ça
19:08je pense que je pourrais
19:09déclarer ce soir
19:10à ma candidature
19:11et puis je vous enrôle
19:12je vous enrôle
19:13comme conseiller en communication
19:14j'en attends pas tant de vous
19:16mais je vais dire
19:18est-ce que vous y pensez
19:19le matin
19:19ah oui
19:19en brasant
19:22mais franchement
19:23pourquoi ?
19:24pourquoi ça vous
19:25n'effleure pas l'esprit
19:26parce que
19:26ça ne m'a jamais
19:28effleuré l'esprit
19:28parce que je trouve
19:29que déjà j'ai eu
19:30une carrière politique
19:31absolument extraordinaire
19:32que beaucoup de choses
19:33m'ont été données
19:34et que maintenant
19:35dans les années qui me restent
19:36je préfère me consacrer
19:38à des responsabilités humanitaires
19:40sur des causes
19:41qui me tiennent
19:42particulièrement à coeur
19:43comme la défense des enfants
19:44la défense de la culture
19:47ou la défense de l'histoire
19:48des institutions
19:49ça me paraît plus
19:50est-ce que des femmes
19:50voulant demander
19:51au RPR
19:52à l'UMP
19:52de dire
19:53Roselyne
19:53tu es la meilleure d'entre nous
19:55en tout cas la plus visible
19:56la plus solide
19:56vas-y
19:57ah non non non
19:58ni les femmes
19:59ni les hommes
19:59non non ça
20:00non j'ai eu aucune demande
20:02tout ce que j'ai eu
20:03je l'ai pris
20:06ce qui est intéressant
20:07quand même
20:07c'est que
20:09Christine Lagarde
20:10émerge
20:11parce que
20:11il y a besoin
20:13non seulement
20:13éventuellement
20:14une appétence
20:15de femmes
20:16mais de profils
20:18expérimentés
20:19on a une femme
20:20comme Carole Delga
20:21qui est très présente
20:23dans sa région
20:24très active
20:25mais qui n'est pas
20:26une personnalité politique
20:27de premier plan
20:28et pourtant
20:29alors elle va trouver
20:29ses copains
20:30sur sa route
20:30elle ne le veut pas
20:31c'est pas être meilleur
20:33que les hommes
20:34elle s'est acceptée
20:35de passer à l'échelon national
20:36alors elle fait partie
20:37de ces grands élus locaux
20:38qui ont peur
20:39de quitter leur base
20:40et d'essuyer les reproches
20:42de leurs électeurs locaux
20:44s'ils se poussent du col
20:45au niveau national
20:46ça c'est un vrai problème
20:47de ces grands élus locaux
20:48maires
20:49ou présidents de région
20:52résultat des courses
20:54je pense qu'on a beau
20:55tourner
20:55et on va parler évidemment
20:57de la loi sur la parité
20:58dans un instant
20:59et peut-être du plafond de verre
21:00qu'on attend
21:01mais le résultat des courses
21:02c'est qu'on ne peut pas
21:03espérer une femme
21:05providentielle
21:05comme certains attendent
21:06pas ce coup-ci
21:07je ne pense pas
21:10non mais
21:10il n'y a pas que la présidence
21:11il faudra faire un gouvernement
21:12et les femmes
21:13qu'on a citées
21:14vu leurs compétences
21:15et leur caractère
21:16à mon avis
21:16elles sont précieuses
21:17Pauline Tévignon
21:18les femmes sont précieuses
21:19mais elles ont encore du mal
21:20y compris quand elles sont
21:21aux plus hautes responsabilités
21:23j'avais été très frappée
21:24par ce que disait
21:25Elisabeth Borne
21:25quand elle était quand même
21:26première ministre
21:26elle était à Matignon
21:27elle avait les manettes
21:28et elle disait
21:29ne serait-ce que sur l'appellation
21:31qu'elle avait encore du mal
21:32à se faire appeler
21:33première ministre
21:34déjà c'est elle
21:34qui avait instauré
21:35quelque sorte inventé
21:36ce terme
21:38et elle racontait
21:39que beaucoup de personnes
21:41qu'elle croisait
21:42disaient spontanément
21:43madame la ministre
21:45et oubliaient le premier
21:47ce qui est quand même
21:48on était en 2023
21:49et elle racontait
21:51je répète
21:52alors qu'elle était
21:52à Matignon
21:53qu'elle avait les commandes
21:54que ça restait un univers
21:55avec des codes
21:56très masculins
21:57que quand des off
21:58critiques
21:59sortaient sur elle
22:00c'était par exemple
22:01sur la nourriture
22:02le côté
22:02elle mange des graines
22:04et qu'elle s'interrogeait
22:05en disant
22:06est-ce qu'on aurait fait
22:07ce genre de réflexion
22:08pour un homme
22:09la réponse est non
22:09il y a des phénomènes
22:12il y a des phénomènes
22:13très particuliers
22:14dans les responsabilités
22:16que j'assume bénévolement
22:18des femmes élues
22:19me demandent de venir
22:20pour partager
22:22des expériences
22:23donner un certain nombre
22:24de recettes
22:25je leur dis
22:25il y a deux phénomènes
22:27quand vous êtes
22:27dans une assemblée
22:28c'est le
22:28man-terrupting
22:30c'est-à-dire
22:30qu'on coupe
22:31la parole
22:32plus vite
22:33le président de séance
22:34coupe la parole
22:35plus vite
22:36aux femmes
22:36qu'aux hommes
22:37et puis le mansplaining
22:39c'est-à-dire
22:40vous parlez
22:40vous donnez
22:41une opinion
22:42une proposition
22:43un homme va la reprendre
22:44sans vous sourcer
22:45et je dis ça
22:46les filles
22:47il faut travailler
22:48en meute
22:49oui mais ça c'est vrai
22:50dans les entreprises
22:50toutes les femmes
22:51en entreprise
22:53et je dis
22:53vous allez
22:54avec votre téléphone portable
22:56vous minutez
22:57et vous allez vous rendre compte
22:59des femmes
23:00qui pensaient
23:00qu'elles étaient traitées
23:01à égalité
23:02avec les hommes
23:03se rendent compte
23:03que ce n'est pas vrai
23:05et je dis
23:05quand une femme
23:06donne une opinion
23:07et qu'elle est reprise
23:08par un homme
23:08sans être sourcée
23:09vous la voisine
23:11vous dites
23:12comme l'a dit excellemment
23:13ma collègue
23:14madame machin
23:15et puis vous appelez
23:17le bonhomme
23:17je peux faire un peu
23:18de man interrupting
23:19oui c'est ça
23:20c'est plutôt
23:20un pub interrupting
23:22et on va vous retrouver
23:23dans un instant
23:24on refait le monde
23:25à tout de suite
23:27on refait le monde
23:29sur RTL
23:30cette émission
23:31vous intéresse
23:32vous en voulez plus
23:33retrouvez toutes les archives
23:34en podcast
23:35sur l'appli RTL
23:38bonjour
23:38c'est les fr
23:40Vincent Parizeau
23:41on refait le monde
23:43on refait le monde
23:44à un an de la présidentielle
23:45en se demandant
23:46où sont les femmes
23:47où risquent d'être les femmes
23:49parce que Marine Le Pen
23:50est disons
23:51au conditionnel judiciaire
23:53même si rien n'est décidé
23:55on aura
23:56le résultat en septembre
23:577 juillet
23:58en juillet
23:59en juillet pardon
24:00Marine Tondelier
24:01est elle-même
24:02en difficulté
24:03elle aimerait bien
24:04avoir une primaire
24:05à gauche
24:05mais c'est pas gagné
24:07il n'y aura peut-être
24:08aucune candidate
24:09pour les grands partis
24:10et on le rappelle
24:10que la moitié des électeurs
24:12seront des électrices
24:13alors la loi sur la parité
24:15a-t-elle été
24:15un plafond de verre ?
24:16on en parle avec Roselyne Bachelot
24:18avec Christophe Barbier
24:19avec Pauline Théveniot
24:21du service politique d'RTL
24:23c'est l'occasion Pauline
24:24de revenir quand même
24:25sur cette loi
24:27d'ailleurs je sais que Roselyne
24:31j'étais à la tête du
24:33qui a participé
24:35voilà
24:35de la structure
24:37qui a bâti cette loi paritaire
24:39et donc quand même
24:40les choses ont bien changé
24:41depuis les années 2000
24:42Pauline
24:43oui on voit dans les chiffres
24:45des effets sur les conseils
24:46régionaux par exemple
24:4848,5% de conseillers régionaux
24:51sont des femmes
24:51conseillers départementaux
24:5350%
24:54donc on voit
24:55qu'on a la parité
24:56et alors si on regarde
24:58le résultat des municipales
24:592026
25:0048,16%
25:02des conseillers municipaux
25:03qui ont été élus
25:03sont des femmes
25:04c'est génial
25:05là où il y a un hic
25:06c'est quoi le mais ?
25:06c'est le nombre de maires ?
25:08exactement
25:09quand on arrive
25:09quand on cherche
25:10la part de femmes maires
25:12et bien c'est moins d'un quart
25:13c'est 22,64%
25:16et significatif aussi
25:1842 villes
25:19de plus de 100 000 habitants
25:20en France
25:20et bien seulement 8
25:21sont dirigées par des femmes
25:22donc on voit
25:23qu'en fait
25:24sur le quantitatif
25:25les lois ont permis
25:27évidemment
25:28de faire un immense progrès
25:29mais dès qu'on arrive
25:30au qualitatif
25:32c'est plus compliqué
25:33c'est-à-dire que la barrière
25:35c'est celle du leadership
25:36et d'ailleurs le chiffre
25:38de 48,52%
25:39est intéressant
25:40parce qu'on pourrait imaginer
25:4150,50%
25:42le mode de scrutin
25:43des conseils départementaux
25:45ce sont des petites
25:46des mini-listes
25:47dans chaque canton
25:48il y a forcément
25:49un homme et une femme
25:50donc il y a forcément
25:5055 ans
25:51mais comme la tête de liste
25:53est toujours
25:54un homme
25:55évidemment
25:56avec le nombre
25:58ça fait
25:59ça fait une différence
26:00en défaveur
26:01en défaveur des femmes
26:02ça veut dire
26:03qu'il y a la loi
26:04et puis j'allais dire
26:05il y a
26:06non pas l'esprit
26:07de la loi
26:07mais l'esprit
26:08de ceux
26:09et alors
26:10encore plus intéressant
26:11serait de regarder
26:12la structure
26:13des responsabilités
26:14des adjoints
26:15dans les municipalités
26:16parce que les grands
26:17postes de gestion
26:18l'aménagement
26:19l'urbanisme
26:21les finances
26:21c'est les hommes
26:22et la petite enfance
26:23la culture et la santé
26:24c'est les femmes
26:25comme dans les gouvernements
26:26les contacts avec les associations
26:28aussi
26:28c'est vrai que c'est un problème
26:29de culture
26:30on a quand même eu des femmes
26:31au ministère de la défense
26:32oui on en a une
26:35ça bouge
26:36à la justice
26:36ça bouge quand même
26:37petit à petit
26:38mais on a quand même
26:39le sentiment
26:40qu'à partir du moment
26:41où ça devient sérieux
26:43ben voilà
26:44c'est pas pour les femmes
26:45c'est pas qu'il n'y a pas de femmes
26:46mais c'est qu'il y a
26:47beaucoup moins de femmes
26:49c'est à dire
26:49qu'on a complètement
26:50cassé le plafond de verre
26:51pour autoriser les femmes
26:52à débattre
26:53mais pas à décider
26:55dès qu'on arrive
26:56dans l'exécutif
26:56il y a encore une résistance
26:58du pouvoir masculin
27:00et peut-être aussi encore
27:01de la part des femmes
27:02un manque d'audace
27:03pour réclamer ces postes là
27:05comme si
27:05il fallait laisser
27:06en première ligne
27:07tous les premiers ministres
27:08qui ont constitué des équipes
27:09racontent ça
27:10on téléphone à un mec
27:12pour lui proposer
27:13d'être secrétaire d'état
27:14il vous dit
27:15mais comment
27:16je veux être ministre
27:17j'en ai les capacités
27:18même s'il ne les a pas
27:20on téléphone à une femme
27:21pour lui proposer
27:22un poste de sous-secrétaire d'état
27:23ça n'existe plus
27:24mais enfin bon
27:25de secrétaire d'état
27:26mais est-ce que vous pensez
27:28que je vais être capable
27:30elle doute d'elle-même
27:32si on regarde juste
27:33un petit peu
27:33à côté de nos frontières
27:34dans un pays
27:36on va dire
27:36où le machisme
27:37est encore de beau reste
27:38alors certes
27:39ce n'est pas le suffrage
27:40universel direct
27:40qui a poussé
27:41madame Mélonie
27:42à arriver à ce poste
27:44et à diriger l'Italie
27:45n'empêche qu'elle y est
27:47elle y est
27:47mais ça
27:48ça ne veut rien dire
27:49il y a même
27:50dans des pays
27:51complètement machistes
27:53où les femmes
27:53n'ont pas leur place
27:54madame Benazir Buteau
27:55était premier ministre
27:57du Pakistan
27:58c'est uniquement
27:59le jeu des partis
28:00oui il y a des jeux
28:01de filiation aussi
28:02il y a des jeux
28:02cliniques
28:03qui existent
28:04et on sait
28:06d'où viennent
28:07certaines personnes
28:08donc tout ça
28:10moi je crois
28:11beaucoup plus
28:12à cette parité
28:12à la fois quantitative
28:14et qualitative
28:15des femmes
28:15qui sont à la tête
28:17des mairies
28:18des conseils régionaux
28:20des conseils départementaux
28:21qui structurent
28:22la vie politique
28:23qui sont écoutés
28:24les ministères
28:25les cabinets
28:26les cabinets
28:27et puis il faut l'envie
28:28et s'il y a un homme
28:29qui est président
28:30de la république
28:31non non
28:32c'est pas grave
28:33non non mais
28:33il faut l'envie
28:35ce que nous disait
28:36tout à l'heure
28:37Christophe Barbier
28:37c'est que
28:39visiblement
28:40Carole Delga
28:40n'avait peut-être pas
28:41ce désir
28:42de l'ambition présidentielle
28:43mais est-ce que ça
28:44c'est pas
28:46finalement ancré
28:48combien d'hommes politiques
28:49alors on peut parler
28:50de François Bayrou
28:51et d'autres
28:51ont expliqué
28:53que depuis
28:53quasiment
28:54leur plus tendre enfance
28:55ils avaient dans l'esprit
28:57de devenir président
28:58de la république
28:58oui puis il y a
28:59vous savez
29:00Vincent
29:00il y a le phénomène
29:02de la photo de groupe
29:03j'ai composé
29:04mon père était
29:04un vieux politicien classique
29:07politicien classique
29:08et j'ai toujours fait
29:09des listes paritaires
29:10et quand je disais ça
29:11à mon père
29:12il me disait
29:13ah bon
29:13mais tu as trouvé des femmes
29:15et
29:16je lui donnais
29:17les listes des femmes
29:18qui étaient mes
29:19mes colistières
29:20il les connaissait toutes
29:21il me dit
29:22oui mais c'est vrai
29:23t'as raison
29:23il y a le syndrome
29:24de la photo de groupe
29:25quand vous êtes
29:26sur une photo de groupe
29:27vous ne voyez que vous
29:28et bien les hommes
29:29dans la photo de groupe
29:30ils ne voient qu'eux
29:32pour en revenir
29:33il nous reste quelques minutes
29:35à cette élection présidentielle
29:37vous avez l'air de dire
29:38si c'est un homme
29:40c'est un homme
29:40évidemment
29:42mais
29:44s'il n'y a
29:45aucune candidate
29:46ou quasiment aucune
29:47c'est possible
29:49en tout cas aucune
29:50sur les grands partis
29:52ça va faire tâche
29:53ça va faire tâche
29:55la France va être regardée
29:56pointée du doigt
29:57comme une sorte de pays
29:58qui recule
29:59sur ce sujet là
30:00il faudra trouver
30:01bien des arguments
30:01après des années
30:03où on avait l'impression
30:03d'être plutôt leader
30:04parce que non seulement
30:05on avait des femmes politiques
30:06qui arrivaient quasiment
30:07au premier rang
30:08mais on avait aussi
30:08l'importance croissante
30:10des premières dames
30:11des épouses de présidents
30:12qui ont eu vraiment
30:13de l'importance
30:13et Brigitte Macron
30:14est encore une illustration
30:15et là on donnera l'impression
30:16en effet de reculer
30:18donc il faudra l'argumenter
30:19ça se joue quand même
30:20beaucoup dans les partis politiques
30:21qu'est-ce qui ne va pas
30:22dans les partis
30:23on le voit du côté
30:25incapacité à séduire
30:25les électeurs
30:26à attirer des militants
30:27c'est devenu vraiment
30:28des cabines téléphoniques
30:29quand vous pensez
30:30que Retailleau est désigné
30:31par environ 3 000 bulletins
30:33sur son nom
30:34alors que le maire
30:35en faisait 102 000
30:36à la primaire de 2016
30:37et il faisait 2,38%
30:38le maire
30:38donc c'est comme les partis
30:39ont fondu
30:40donc il y a un problème
30:41pour toucher les électeurs
30:41il y a aussi un problème
30:42pour faire la place des femmes
30:44pourquoi les partis
30:45n'ont pas pris ce chantier
30:47pour que les femmes
30:48soient aux premières
30:49mais si on prend
30:49ce fameux bloc central
30:50par exemple
30:53avec celle qui est quand même
30:54qui préside l'Assemblée Nationale
30:57il y a le bon privé
30:58et elle dit qu'elle veut y aller
30:59mais visiblement
31:00elle ne peut pas surgir
31:01elle pourrait être peut-être
31:02la femme surprise
31:03de l'élection présidentielle
31:06pour l'instant
31:06elle dit qu'elle en a envie
31:07elle le dit clairement
31:08il faut avoir quand même
31:09des parlementaires
31:10éventuellement un appareil partisan
31:11et de l'argent
31:12levé des fonds
31:13est-ce qu'elle fait ce travail ?
31:14c'est à elle de nous le dire
31:15elle est aussi le contre-exemple
31:17parce que rappelez-vous
31:17dans quelles conditions
31:18elle a été élue présidente
31:19de l'Assemblée
31:20au nez à la barbe
31:21d'Emmanuel Macron
31:22et d'Agné Xicolaire
31:23le secrétaire général
31:24de l'Elysée à l'époque
31:25qui voulait que ce soit
31:26Roland Lescure
31:26le candidat de la majorité
31:28pour le perchoir
31:29et elle qu'est-ce qu'elle a fait ?
31:30Elle a quitté son ministère
31:31des Outre-mer
31:32sans rien leur demander
31:33et elle s'est imposée
31:34à eux
31:35complètement au culot
31:36parce qu'elle a eu
31:37jusqu'au dernier moment
31:37des appels
31:38pour lui demander
31:39de se retirer
31:40on ne mange pas
31:41un juste droit
31:42on se bat pour lui
31:43ça veut dire
31:44qu'elle aura du mal
31:45à être adoubée
31:46par ceux
31:47à qui elle a
31:50fait un bras d'honneur
31:52c'est pas l'expression
31:52mais en tout cas
31:53c'est surtout
31:54que c'est pas elle
31:55qui a le parti
31:56il y a quand même
31:56un élément clé
31:57dans une élection présidentielle
31:59Christophe le disait
31:59à l'instant
32:00c'est tenir le parti
32:01là pareil
32:02avec ce que ça comporte
32:03de militants
32:04de moyens financiers
32:04il y a un seul moyen
32:06de prendre le parti
32:07alors qu'on ne le possède pas
32:08c'est d'avoir l'opinion
32:09avec soi
32:10c'est comme ça
32:10qu'à la primaire de 2006
32:12Ségolène Royal
32:12a renversé complètement
32:14Strauss-Kahn et Fabius
32:15le parti a dû se soumettre
32:16à l'opinion
32:17et les militants
32:17jospinistes
32:18Fabius
32:19et Martineau
32:20ont dû dire
32:21écoutez il faut qu'on donne
32:23cette candidate là
32:23aux français
32:24ils la veulent
32:24c'était elle
32:25et Macron il a créé son parti
32:27il n'existait pas le parti
32:28aussi
32:29mais pour Yael Brown-Pivet
32:31c'est pas en devenant
32:32chef de renaissance
32:33qu'elle y arrivera
32:33parce que c'est trop tard
32:34Attal tient le parti
32:35qu'est-ce qu'il lui reste
32:36il lui reste uniquement l'opinion
32:37il faut qu'à un moment donné
32:38il y ait un mouvement d'opinion
32:39autour de vous
32:40voilà
32:40c'est tel qu'on veut
32:41courageuse
32:42inventive
32:43créative
32:43si vous arrivez à soulever ça
32:45dans une opinion
32:45là
32:46vous pouvez vous imposer au parti
32:48parce que c'est ça
32:48ou la défaite
32:49bon
32:50merci beaucoup
32:51on peut conclure
32:52avec une petite anecdote
32:54Roselyne Bachelot
32:55qui à mon avis
32:56une petite anecdote
32:59gastronomique
32:59et oui
33:00qui va bien à la politique
33:01les femmes quelquefois
33:02s'empêchent
33:03j'ai une copine
33:03qui avait un très bon restaurant
33:05elle a eu un macaron au Michelin
33:07et elle m'a dit
33:07avant j'étais une cuisinière
33:09et maintenant je suis un cuisinier
33:11et je me suis dit
33:12là
33:12il y a du chemin à faire
33:14ah ah ah ah
33:15et ben voilà
33:16tout est dit
33:17de cette manière
33:17merci beaucoup
33:18Roselyne Bachelot
33:19merci Christophe Barbier
33:21merci Pauline Thévignot
33:23je vous signale que
33:24demain matin
33:25à
33:268h moins 20
33:28Céline Landreau
33:29recevra
33:30l'ancien ablasseur de France
33:31aux Etats-Unis
33:32et en Israël
33:33Gérard
33:34Haro
33:34il est
33:35ben presque
33:368h moins 4
33:38André Dussolier
33:39ça va être à vous de jouer
33:40de qui allez-vous nous parler ce soir ?
33:42bonsoir Vincent
33:43ce soir
33:44je vous raconte
33:45l'histoire des Jackson 5
33:465 frères propulsés
33:48sur scène
33:48dès l'enfance
33:49et l'ascension
33:50du futur roi de la pop
33:52Michael Jackson
33:53à tout de suite
33:54sur RTL
33:54on va être tous
33:55sur les dance floors
33:56avec vous
33:57à tout à l'heure
34:01le matin
34:03le midi
34:04le soir
34:05j'irai en Tura
34:07mon pays sur la poing
34:10j'irai en Tura
34:11t'importe la place
34:13t'as pas de l'eau
Commentaires