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Avec Thibault Prébay, auteur de "Démographie, la bombe tranquille" éd. du Rocher
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NewsTranscription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:08Vous êtes bien sur Sud Radio en ce lundi, on est le 20 avril 2026, il est 13h04.
00:18On va parler d'un sujet, alors vous allez me dire, c'est toujours des sujets graves et sérieux.
00:21Celui-là, il est encore plus important parce que c'est l'avenir de notre univers, de notre planète, de
00:25l'humanité.
00:27C'est la démographie, comment on vit sur Terre aujourd'hui, si vieux que ça.
00:33Je reçois Thibaut Prébé, alors Thibaut Prébé n'est pas un sociologue, c'est pas un démographe, c'est un
00:38économiste, c'est quelqu'un qui s'occupe de finances.
00:40C'est quelque part, ce sont ceux-là qui sont les plus indiqués pour nous dire combien ça va coûter
00:45ou pas coûter,
00:46en tout cas, quelles sont les mesures intelligentes à prendre.
00:49L'ouvrage Démographie, la bombe tranquille, est un chef-d'oeuvre d'intelligence.
00:55Ceux qui croyaient savoir savent qu'ils ne savaient rien.
00:57La donne est totalement différente, l'essentiel oui, voilà.
01:01Et pourtant, même si la donne est compliquée, il peut y avoir des solutions,
01:06mais il suffit de penser les choses un peu en avant.
01:08Bien entendu, ça relève des décisions politiques et législatives.
01:12Comment on va s'organiser sur cette planète ?
01:14La démographie aujourd'hui, c'est un sujet qui divise, qui inquiète, qui terrorise.
01:20Certains, d'autres qui disent, mais non, on s'en est toujours tiré.
01:24Je vais mettre les pieds dans le plat ensuite, Thibaut Prébé.
01:27Merci Delta sur Sud Radio aujourd'hui en direct, dans ce studio.
01:29Je vais mettre les pieds dans le plat ensuite, on rentrera dans le détail de votre passionnant ouvrage.
01:33Vous faites un décryptage exceptionnel des enjeux démographiques.
01:36Est-ce qu'il vaut mieux trop d'habitants sur cette planète ?
01:39Est-ce que la surpopulation est moins nocive que la sous-population ?
01:43Il vaut mieux être trop nombreux ou pas assez nombreux ?
01:45Alors vous allez me dire, ni l'un ni l'autre, je vous demande de choisir, quel est des deux
01:48fléaux celui dont il faut peut-être préférer la réalité ?
01:51Merci pour la production, je préférais les compliments à cette question qui est très délicate.
01:55En réalité, c'est vrai qu'une des grandes choses qu'on a appris par Malthus, qui est le premier
02:00à parler de ça en disant
02:01on va être trop nombreux, on ne pourra plus nourrir, c'est qu'il n'y a pas de bonne
02:03quantité d'humains.
02:04Ça dépend de comment on vit.
02:06La question aujourd'hui n'est pas d'être trop nombreux, c'est d'être trop nombreux en consommant trop
02:09et avec potentiellement un pourcentage de personnes dépendantes qui est trop fort par rapport à ceux qui doivent les prendre
02:14en charge.
02:15Donc je pense qu'en fait, c'est la répartition qui est importante.
02:17Maintenant, il est clair que si on est beaucoup trop nombreux, on finira par être pas assez nombreux au bout
02:21d'un moment.
02:22Et donc j'aurais tendance à dire que le premier risque, c'est d'être trop nombreux, mais pas parce
02:25qu'on ne pourrait pas se nourrir.
02:27Réponse jésuitique, mais pertinente quand même.
02:29C'est mon background de la suite.
02:30Je suis jésuitique au bon sens du terme, parce qu'effectivement, on va dire que les choses sont plus complexes.
02:35Malthus, qui est considéré comme un... avait dit à un moment donné que ça ne sera pas tenable.
02:39En soi, il a raison en absolu.
02:41À 15 milliards d'êtres humains, c'est plus tenable. Vous êtes d'accord ?
02:44Oui et non, parce que Malthus est très connu, alors que fondamentalement, si vous relisez en détail ce qu'il
02:47a écrit, c'est plus ou moins n'importe quoi.
02:48C'est-à-dire que ce qu'il écrit, c'est qu'on n'aura pas de quoi nourrir les
02:51gens.
02:51Et c'est un des sujets démographiques centraux dont on pourra reparler, c'est qu'en fait, tout part un
02:55peu de l'agriculture.
02:56C'est-à-dire que le nombre d'êtres humains qu'on peut nourrir, pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
02:59on n'a plus besoin d'être tous agriculteurs
03:01et que donc on a des vies différentes et on peut se permettre de faire moins d'enfants, tout part
03:05de ça.
03:05Mais ce constat de dire qu'on n'est pas capable de nourrir des milliards d'êtres humains, qui est
03:08le constat de Malthus, il est totalement faux.
03:10Après, en revanche, comment on le fait ? Est-ce que c'est bien ou pas ? C'est un
03:13autre sujet.
03:14Donc c'est vrai que c'est une théorie qui est fascinante parce qu'elle est extrêmement connue tout en
03:17étant relativement fausse.
03:18C'est une sorte de Nostradamus de la démographie.
03:20C'est pour ça que je vous invite, parce que votre ouvrage, je rappelle le titre, Démographie, la bombe tranquille,
03:25déjà vous allez m'expliquer en quoi c'est une bombe tranquille.
03:28C'est vrai que tous les sujets de débat politique sont introduits et induits dans votre analyse,
03:37notamment l'écologie, puisque, essentiel, population, il faut une ressource naturelle de la planète.
03:42La pauvre fille, elle ne pourra donner que ce qu'elle a.
03:44La plus belle fille du monde peut donner que ce qu'elle a.
03:46À un moment donné, est-ce qu'il peut y avoir une saturation ou pas ?
03:49Tout dépend comment on gère la ressource naturelle, comment on se comporte.
03:52Donc il y a une part d'éducation gigantesque.
03:54Il faut vers des êtres humains qui soient raisonnables, conscients des enjeux,
03:59qui puissent produire, qui ne soient pas trop gourmands, pas trop exigeants.
04:03En quoi la démographie est une bombe tranquille ? Thibaut Prébé.
04:06Je crois que votre invitation dans cette émission, elle le résume bien.
04:09C'est-à-dire qu'en réalité, aujourd'hui, dans 95% des médias, on ne va parler que de
04:13la news de l'instant.
04:14De la bombe qui retombe en Iran, du détroit d'Ormus qui est fermé, pas fermé.
04:18Bon, c'est hyper intéressant, je ne dis pas le contraire.
04:19Mais en fait, comme il y a toujours une actualité qui est plus chaude, qui est plus forte,
04:22tout ce qui est lent, on n'en parle pas.
04:24Et on n'en parle pas, et à un moment, quand on en parle, c'est trop tard.
04:27Parce qu'à force d'avoir toujours autre chose à regarder, on n'a pas géré les sujets importants.
04:30Et les dégâts sont déjà présents.
04:32Et donc moi, ce que je trouve intéressant, c'est cette idée qu'au final,
04:35si on ne peut plus soigner nos anciens, mais qu'en même temps, ça va créer plein de morts.
04:41Mais c'est donc quelque part dans ce langage guerrier,
04:43mais c'est tranquille parce qu'au final, au quotidien, on n'en parle pas.
04:45Vous voulez dire, comme l'a dit un président qui a été connu, qui était Jacques Chirac,
04:48qu'on regarde la maison brûle et on est en train de regarder de l'autre côté.
04:53Absolument. Et en fait, pourquoi est-ce qu'on regarde aussi ?
04:54Parce que quelque part, toutes les décisions qui sont induites par cette situation
04:58sont déplaisantes et sont électoralement peu porteuses.
05:00Donc en fait, tout le monde a envie de dire, il faudrait lancer la fécondité.
05:03Mais savoir qu'est-ce qu'on fait, ce n'est pas agréable.
05:06Personne n'a envie de vous dire, bon allez, on va faire un peu d'économie,
05:08on va moins dépenser parce qu'on ne va pas pouvoir financer nos retraites.
05:11Donc tout le monde se dit, bon ben on va plutôt parler d'autre chose, ce qui est plus sympa.
05:13Ce que je peux comprendre, parce que c'est vrai que si vous avez des idées révolutionnaires,
05:16mais vous ne pouvez pas être élu pour les porter, ça n'aide pas non plus.
05:18Donc la situation n'est pas simple.
05:19Et donc je pense que le maître mot qui arrive dans le sujet, c'est la lucidité.
05:23Est-ce qu'on arrivera à voir les choses en face et en parler sans se faire dégager immédiatement,
05:27au moins électoralement, c'est un vrai sujet.
05:29Alors, on ne va pas pouvoir passer tout en vue.
05:32Vous avez pas mal de chapitres, avec des sujets qui justifieraient,
05:36votre éditeur est dans le studio, chaque sujet justifierait un livre à chaque fois pour décrypter.
05:41Donc vous avez, ça sera la comédie humaine de Balzac, mais vu par Thibaut Prébé.
05:45On va parler d'un, quelque chose de très important, fécondité n'est pas natalité, attention.
05:49Voilà.
05:49Pour autant, vous vous souvenez qu'il y avait deux exemples qui étaient souvent saisis, présentés.
05:56La population algérienne, c'est 60% de la population à moins de 20 ans.
06:01Ça, c'est un extrême.
06:02Et au Japon, c'est le contraire, c'est trop de vieux.
06:07Et vous donnez un signal de consommation hallucinant.
06:11Quand le nombre de couches pour personnes âgées, de protection pour personnes âgées,
06:15dépasse le nombre de couches pour bébés vendus, il faut commencer à s'inquiéter.
06:19Et au Japon, dans les caddies, il y a plus de couches pour les vieux que de couches pour bébés.
06:22Et ça, pour vous, c'est un signe plutôt inquiétant.
06:24Absolument. On pourrait aussi dire qu'en Corée du Sud, vous êtes nounou, vous allez vous occuper des animaux.
06:28Parce qu'il y a plus de travail.
06:30Donc, c'est un vrai signal.
06:31Mais c'est extrêmement intéressant parce qu'effectivement, dans le débat public, on confond beaucoup les choses.
06:34Comment on fait un bon diagnostic si on ne sait pas de quoi on parle ?
06:36Quand vous parlez de fécondité, vous parlez d'enfant par femme.
06:39Est-ce qu'on fait 2, 3, 4, 1, enfant par femme ?
06:42Ce n'est pas compliqué.
06:43Vous vous dites que si on est au-dessus des 2,1, à terme, les générations vont augmenter.
06:46Donc, on va ouvrir des classes, puis on va ouvrir des facultés, puis on va avoir de plus en plus
06:51de travailleurs.
06:51C'est hyper important parce que la plupart des entreprises s'adressent à un âge de la population.
06:56Vous êtes une auto-école, vous foutez de savoir si on vit jusqu'à 110 ans parce qu'on ne
07:00conduit pas à cet âge-là.
07:00Mais vous voulez savoir chaque année combien de gens ont 18 ans.
07:02Donc, en fait, la fécondité répond très bien à la question.
07:05La natalité, elle vous dit combien il y a de naissances par année ?
07:08Rappelez-nous les deux chiffres, Corée et Japon.
07:10Oui, alors, par exemple, typiquement, si vous prenez le Japon, on est à un peu plus d'un enfant par
07:15femme.
07:15En Corée, on est tombé à 0,6.
07:170,6, ça veut quand même dire qu'il vous reste 15% de votre population au bout de 50
07:20ans.
07:20Donc, on est dans des trucs qui sont presque de l'éradication civilisationnelle.
07:24Ça veut dire une population âgée d'au-delà de 60 ans, bien plus nombreuse à un moment donné que
07:29moins de 20 ans.
07:31Et à terme aussi, un effondrement de la taille de la société avec des problèmes pour les territoires, des contraintes.
07:35Et puis, l'autre côté du spectre, vous avez des pays où en fait, vous avez un pays qui est
07:38tellement jeune qu'il n'y aura pas de décès.
07:40Donc, même si votre natalité reste élevée mais que la fécondité baisse, ça ne changera rien.
07:44Prenez le Niger.
07:45Le Niger, la population moyenne, elle a 16 ans.
07:47Mais il n'y aura pas de décès dans les 50 années.
07:49Donc, même s'il ne faisait que 1,5 enfant par femme, la population, elle exploserait.
07:52Et donc, il faut comprendre que la fécondité, c'est une vision de très très long terme.
07:56La natalité, c'est à beaucoup plus court terme.
07:58Donc, votre problème, la formule est terrible.
08:00On ne meurt pas assez.
08:02On naît trop et on ne meurt pas.
08:05Alors non, on ne naît pas trop, mais surtout...
08:07Alors, ça dépend, il y a des endroits où on naît beaucoup.
08:10Vous dites, l'enjeu, il sera là sur la planète.
08:12Est-ce qu'il vaut mieux ?
08:13Est-ce qu'il vaut même mourir trop tôt ou naître trop tôt ?
08:16Mais là, on vit trop vieux.
08:18Moi, je suis un optimiste et je suis assez attaché à ma propre vie.
08:20On vit trop vieux.
08:21On vit vieux, c'est très bien, formidable.
08:23Voilà, on vit vieux et c'est formidable.
08:25Mais en fait, le problème, c'est qu'on vit vieux en mauvaise santé, beaucoup.
08:29Ce qui veut dire que, quelque part, la première maladie qui avant vous emportait,
08:32suivie par une deuxième, troisième, quatrième et cinquième,
08:33ce qui fait que le coût de la santé devient une variable qui n'est plus comme elle était avant.
08:38Et si on ne réinvente pas nos systèmes de protection sociale, on ne pourra juste plus le financer.
08:41Donc, les progrès de la science et de la santé font que, malgré la maladie,
08:44on résiste mieux, donc on vit plus vieux, donc on coûte plus cher
08:47et on est une bouche inutile à nourrir et à soigner.
08:49Moi, quand j'ai commencé à travailler, un économiste faisait fureur dans les salles avec mes clients
08:53en disant, la dernière année de vie coûte trop cher
08:55et le problème, c'est qu'on la fait de plus en plus deux fois.
08:57C'est-à-dire qu'en fait, on résiste et c'est un coût social qui est très élevé.
09:01Moi, je trouve ça très favorable, je trouve ça super qu'on vive,
09:03mais le problème, c'est qu'on a bâti des systèmes sociaux sur l'idée
09:07qu'on allait faire dix ans à la retraite avec des gens très actifs
09:09et maintenant, il faut faire 20, 30 ans à la retraite avec moins de gens actifs.
09:13Donc, on voit que ça va être quand même une équation qui est un peu difficile.
09:15Alors, si je peux l'expliquer en deux secondes pour les auditeurs,
09:17parce que c'est extrêmement intéressant.
09:18On va l'expliquer dans quelques instants.
09:19Là, je reviens sur un élément pendant le Covid.
09:22Vous aviez des médecins qui ont avoué que devant des cas désespérés,
09:25ils ne mettaient pas le caisson, donc on laissait la personne partir
09:28parce qu'elle était irrécupérable, pour ne pas engendrer une dépense
09:31qui était beaucoup plus utile à d'autres personnes.
09:33Et là, vous dites qu'à un moment donné, pourvu qu'on ne soit jamais dans un monde
09:36où, vu la pathologie, on vous dira, là, on n'a pas les moyens de vous soigner
09:40et puis si on vous prolonge, vous allez coûter plus cher,
09:42on arrête les soins là.
09:43C'est quelque chose d'envisageable intellectuellement, d'envisageable, évidemment.
09:46En fait, ce n'est pas envisageable actuellement, c'est la réalité.
09:48C'est la réalité.
09:49Oui, parce que, prenons l'exemple simple,
09:51si aujourd'hui, vous ne cotisez pas assez ou vous avez des retraites trop jeunes,
09:53que l'État a un trou dans la caisse.
09:55Peut-être qu'il n'ouvre pas une maternité qu'il aurait pu ouvrir
09:57et que des gens qui ont une maternité à 100 km au lieu de l'avoir à 30,
10:00du coup, se retrouvent avec un drame.
10:02Peut-être que des gens ont un hôpital qui est très loin de chez eux.
10:04Peut-être que des gens qui ont un rendez-vous aux urgences
10:05attendent trois heures de trop.
10:07Tout ça, c'est déjà de l'arbitrage financier.
10:08Alors, c'est vrai qu'il y a ce côté invisible.
10:10On ne voit pas quelle personne, en arrivant à une heure de trop,
10:13est morte au lieu de ne pas mourir.
10:14Mais les problèmes économiques créent déjà des morts.
10:16Donc, en fait, se dire, oh la la, toutes les vies comptent,
10:18c'est sympathique.
10:19Mais dans la réalité, c'est ce qu'on fait déjà, cet arbitrage.
10:21Parce qu'à partir du moment où on a des territoires
10:23qui, avec l'automne démographique, se vident,
10:27donc tout le monde va vers les capitales de tous les pays,
10:29du coup, le maillage de santé est de moins en moins fort.
10:31Et quand il est de moins en moins fort, ça coûte des vies.
10:33Donc, en fait, il faut être lucide.
10:34On fait déjà des arbitrages financiers qui sont les mêmes.
10:37Ils sont moins humains, ils sont moins choquants.
10:38Mais ils existent quand même.
10:39L'enjeu est clairement planté et posé.
10:43Démographie, la bombe tranquille de Thibaut Prébé.
10:47Pourquoi tout va changer et comment nous y préparer ?
10:50C'est ce dont on va discuter après la pause.
10:54Vous nous appelez au 0826 300 300.
10:580826 300 300.
10:59Aude est là pour vous accueillir.
11:01Évidemment que la démographie vous concerne.
11:04Est-ce que vous pensez qu'on vit trop vieux ?
11:05Est-ce que vous pensez que les jeunes ne travaillent pas assez ?
11:09Est-ce qu'on ne fait pas assez d'enfants ou est-ce qu'on en fait trop ?
11:11Est-ce qu'on est dans un monde où, comme vous dites,
11:13je n'ai pas envie de faire des enfants pour les laisser à un monde
11:15dans lequel je ne sais pas ce qu'ils vont devenir ?
11:17Ce sont des questions qui vous concernent.
11:19On vous attend et on aura tout de suite à la reprise d'antenne
11:21Claude qui nous appelle de Perpignan.
11:23A tout de suite sur Sud.
11:25Midi 14h, Sud Radio.
11:27La France dans tous ses états.
11:30Péricault Légas.
11:31Mais qu'est-ce qu'on est bien sur Sud Radio.
11:33Il est 13h18.
11:34Je reçois Thibaut Prébé qui va nous lancer une bombe tranquille
11:38sur la démographie.
11:39On est en train de discuter avec lui, un enjeu passionnant
11:41et surtout un enjeu qui vraiment concerne l'avenir de l'humanité.
11:44Espérons qu'on va avoir une classe politique
11:45et même des habitants de cette planète
11:48qui vont comprendre les enjeux
11:49parce que tout n'est pas perdu.
11:50On peut encore vivre heureux
11:52à condition de ne pas vivre trop vieux
11:54et de vivre quand on est jeune.
11:57Je prends Claude qui appelle de Perpignan.
12:00Claude, il s'indigne parce qu'on supprime les aides
12:03et on s'éteint que les problèmes, que la suppression des aides
12:06impactent la démographie.
12:07C'est ça Claude, votre problème.
12:09Oui, merci Péricault Légas de prendre mon appel.
12:12Moi j'ai bien entendu dans l'exposé introductif
12:15que M. Trébé a fait,
12:17je trouve qu'il y a un aspect
12:19où il a évoqué à la fois la fécondité
12:22et il a évoqué aussi le fait
12:24que le maillage hospitalier par exemple, etc.
12:27C'était des choix économiques
12:30qui n'allaient pas dans le sens en tout cas
12:32de favoriser la confiance des gens.
12:35Alors moi ce que je voudrais dire
12:36c'est que je suis outré depuis plus de 20 ans
12:41d'entendre des gens qui disent
12:42on ne fait pas des enfants pour l'argent.
12:45C'est-à-dire qu'avec cet argument
12:48on a supprimé,
12:50on a plafonné le quotient familial,
12:53on a supprimé le caractère universel
12:55des prestations sociales.
12:56C'est François Hollande qui a eu cette bonne idée.
12:59Oui, et donc ce que je veux dire moi
13:02c'est que toutes les prestations sociales
13:05qui avaient été mises en place
13:06n'étaient pas un moyen d'égaliser les revenus.
13:09C'était un moyen de faire
13:10qu'une famille qui décide d'avoir un enfant de plus
13:14elle puisse se dire
13:15bon je pourrais l'élever
13:17parce que finalement avec les aides, etc.
13:21je ne vais pas appauvrir le reste de la famille
13:24en ayant une bouche de plus à nourrir.
13:26Et c'est ça qui me paraît moi important
13:29et il faudrait revenir
13:30je crois qu'il faudrait regarder
13:33quels sont les...
13:34Il y a des pays qui ont des politiques familiales
13:37enfin des politiques de fécondité plus...
13:40Je ne dis pas familiales
13:41mais des politiques...
13:43C'était la méthode ouverte de coordination
13:45que j'ai connue en Europe à une époque.
13:47On regarde tous les pays et ce qu'ils font
13:49et moi je dis que même si on a du mal à le dire
13:53je crois qu'il faudrait regarder l'exemple hongrois
13:55je pense qu'en Hongrie
13:56on a pris une politique
13:58qui est faite pour encourager les familles
14:00à avoir des enfants
14:01et je pense que c'est bien.
14:03Voilà.
14:04Vu ce qu'on dit de M. Orban
14:05mais effectivement
14:06Claude vous avez parfaitement raison
14:07parce que chez M. Orban
14:08il y a des choses contestables
14:09d'autres qui ne le sont pas
14:10mais il y a aussi des dispositions politiques
14:12qui ont été prises courageuses
14:13dont on devrait s'inspirer.
14:16Thibaut Prébé
14:17il y a toujours eu des ministres de la famille
14:19en République française
14:20il portait le nom de ministre de la famille
14:22qui était un enjeu
14:23qui était au cœur des objectifs politiques.
14:26Est-ce qu'il faut rétablir un ministère de la famille
14:28et avoir une fiscalité
14:29qui soit en conséquence
14:31à savoir
14:32si vous voulez faire des enfants
14:33ce n'est pas pour vous réduire vos impôts
14:35c'est pour vous aider à pouvoir les élever correctement.
14:38Je suis embêté
14:38parce que j'entends que votre auditeur est outré depuis 20 ans
14:40alors j'aurais bien aimé le désoutré
14:41mais je ne peux pas
14:42parce que la réalité c'est que
14:44moi je pense qu'intellectuellement
14:45ce que vous dites c'est complètement vrai
14:46les faits disent exactement le contraire.
14:48Je prends l'exemple que vous visitiez de Victor Orban.
14:50Victor Orban en 2019
14:51crée un familial
14:53que je vous passe le nom
14:53où il y a plein de trucs
14:54déjà une femme qui se marie
14:55on lui prête beaucoup d'argent
14:56et si elle fait 3 enfants
14:57elle n'a pas besoin de rembourser
14:58si elle a 4 enfants
14:59plus d'impôts à vie
15:01que les enfants ne paieront pas
15:02ou là 5 ans
15:03on est sur le logement.
15:04Ça c'est en 2019
15:05on se plate 7 ans après
15:06on a une croissance qui est passée de 5 à 0
15:08on a un déficit qui a pris 3 points
15:11on a une fécondité qui est passée
15:13de 1,47 à 1,39
15:14donc ça a baissé
15:15et un taux de chômage qui a augmenté.
15:17Donc malheureusement
15:17si vous regardez cette politique
15:18vous allez vous dire
15:19il n'y a rien qui a marché
15:20à aucun niveau.
15:21S'il n'avait pas pris ses mesures
15:22je fais l'avocat du diable.
15:24Si Orban n'avait pas pris ses mesures
15:25ça serait encore pire.
15:26Est-ce que je peux vous dire ça ?
15:27Très hypocrite.
15:29Je vous passe sur la Corée du Sud
15:29la Corée du Sud en 2001
15:30elle dit bon allez
15:31on va pousser tout le monde
15:32à faire des enfants
15:33on va donner de l'argent à la naissance.
15:34Ils en sont au 15ème
15:36round d'augmentation de ce niveau
15:38on est à 0,6 enfants par femme.
15:40Donc si vous voulez intellectuellement
15:42moi je suis d'accord
15:42mais quand vous êtes économiste
15:43vous devez juste regarder
15:44en Europe aujourd'hui
15:45vous avez des pays
15:46qui mettent entre 0,4 et 4%
15:48de leur PIB en politique familiale
15:49il y a zéro différence.
15:51Zéro parce qu'en fait
15:52vous vous rendez compte de quoi ?
15:53Vous vous rendez compte que
15:54plus votre vie est agréable
15:55plus tout se passe bien
15:56plus vous vous dites
15:58en fait j'ai le choix
15:59je ne suis pas pressé
16:00je ferai des enfants à 30-35 ans
16:01j'ai le droit de faire une carrière
16:02j'ai le droit de choisir mon partenaire
16:04ce qui n'était pas forcément le cas
16:04au Moyen-Âge
16:05et le problème c'est qu'au moment
16:07vous arrivez à cet âge-là
16:08si vous êtes encore célibataire
16:10ou vous avez des difficultés
16:11de fertilité
16:11peut-être qu'au final
16:12vous n'aurez pas eu tout ce que vous voulez.
16:13Tout ça pour dire que
16:14pour plein de raisons
16:14le raisonnement est très logique
16:16les exemples mondiaux
16:17qui sont très nombreux
16:19vous montrent que la politique
16:19de relance de la fécondité
16:21ne marche nulle part.
16:22Et ce qui est très amusant
16:23c'est que peu de gens savent
16:24que sur tous les pays développés
16:26sur le globe
16:26la France est deuxième
16:28ou troisième
16:29selon les années
16:29au classement des plus hautes fécondités
16:31donc on est plutôt
16:32un très bon élève
16:32donc en fait
16:33c'est très compliqué de se dire
16:34qu'il suffirait de remonter les oeufs
16:36pour que ça marche
16:36j'entends par contre le fait
16:37que quand on essaye
16:39de restreindre la fécondité
16:40ça marche très très bien
16:41et qu'on ne peut plus revenir en arrière
16:42comme on connaît le cas
16:43de l'enfant unique en Chine.
16:44Donc dédouaner l'époque
16:45de ces baisses des aides
16:47comme une période
16:48qui a fait taper sur la fécondité
16:50ce serait injuste.
16:51Effectivement
16:52il y a probablement
16:52une erreur qui a été faite.
16:53Penser que c'est réversible
16:54malheureusement
16:55je crois que les faits
16:55donnent totalement tort
16:56à cette idée.
16:57Pourtant
16:57quand on voit
16:58l'évolution de l'histoire
17:00on voit que c'est
17:01dans les périodes
17:02où il y avait insécurité
17:03guerre, maladie
17:04enfin où le monde
17:05la vie était pour certains
17:06un enfer
17:07et les régions du monde
17:09où on a encore
17:09des situations de précarité
17:10de violence
17:11il y a une fécondité
17:12et une natalité très forte
17:14et que le confort bourgeois
17:16l'installation
17:17dans la naftaline
17:18de cette société
17:19où on se dit
17:19on est tranquille
17:20on va pouvoir faire des enfants
17:21puisqu'on vit dans un petit paradis
17:22et bien finalement
17:23on se dit
17:24pourquoi avoir des enfants
17:24puisque ça va très bien.
17:26Quel est le rôle de l'enfant
17:27dans l'évolution de l'humanité ?
17:29C'est juste un instant de reproduction
17:30pour continuer
17:31ou c'est aussi l'envie de dire
17:33à un homme ou à une femme
17:34j'ai envie d'avoir un enfant avec toi
17:36parce que c'est un acte d'amour
17:37où est la philosophie là-dedans ?
17:39Oui ce qui est intéressant
17:40c'est qu'en fait
17:40en réalité cet acte
17:41il est plutôt là aujourd'hui
17:42qu'avant
17:43c'est-à-dire qu'il y a deux éléments
17:44qui expliquent cette baisse
17:45de la fécondité mondiale
17:46je vais partir du deuxième
17:47mais qui est le plus intéressant
17:48c'est de rappeler qu'au Moyen-Âge
17:49à l'air classique
17:50on idéalise beaucoup cette période
17:51aujourd'hui tout le monde dit
17:52qu'il faut travailler la terre
17:53c'est formidable
17:53c'est un monde dans lequel
17:5595% des gens travaillent la terre
17:5895%
17:58on n'est même pas à 5 aujourd'hui
18:00ces gens-là
18:01risquent de mourir de faim
18:02s'il y a une mauvaise récolte
18:03une mauvaise année
18:04et ont besoin de bras
18:05pour l'aider
18:06et pour que le jour
18:07où eux-mêmes vieillissent
18:08il y ait un relais qui soit fait
18:09et donc quelque part
18:10on parle de l'enfant
18:10qui est un besoin vital
18:12et pas vital au sens
18:13complètement galvaudé
18:14qu'on utilise aujourd'hui
18:14vital parce que
18:15si on n'en a pas
18:16on risque de mourir
18:17donc la femme
18:18on lui propose un partenaire
18:19enfin propose le terme
18:20est aimable
18:21elle n'a pas le choix
18:22elle passe toute sa vie en couche
18:23pour enchaîner les enfants
18:24parce qu'à l'époque
18:25en fait on perd tellement d'enfants
18:26que des enfants qui eux-mêmes
18:28vont pouvoir travailler
18:28rappelez-nous les taux
18:28c'est pour 1000
18:29alors c'est pour 1000
18:31dites-vous juste
18:31un très gros taux de mortalité
18:32ça a pu monter à combien
18:34à l'époque on est à 25%
18:35de mortalité infantile à peu près
18:3625%
18:37ça ne passe pas la première année
18:38puis vous avez les fausses couches
18:39puis vous avez les femmes
18:39qui décèdent en couches
18:40donc 250 pour 1000
18:42c'est ici que je trouve folle
18:43entre 1400 et 1800
18:45la population française
18:46passe de 16,6 à 20 millions
18:48oui
18:49c'est rien
18:49on est le pays plus péduit du monde
18:51à un moment donné
18:51sur 4 siècles
18:52depuis on a quasiment quadruplé
18:54en 2 siècles
18:54vous voyez qu'en fait
18:55ce qui est intéressant
18:55c'est contrairement à ce qu'on pense
18:56c'est pas une phase
18:57de hausse de population
18:58en d'autres termes
19:00en fait
19:01la mortalité fait que
19:02des phases de forte fécondité
19:03sont pas des phases associées
19:04à des hausses de population
19:05ça c'est très intéressant
19:06et ensuite
19:07il se passe qu'il y a des effets
19:09énormes
19:10liés aux médicaments
19:11liés aux vaccins
19:13liés au progrès
19:14par rapport aux bébés
19:15et tout ça fait qu'on va avoir
19:16des taux de mortalité infantile
19:18puis juvénile
19:18qui s'effondrent
19:19et en fait
19:20vous allez avoir le choix
19:21et puis le progrès technique
19:22sur l'agriculture et autres
19:23va faire que
19:24vous n'avez plus besoin
19:25nécessairement que votre enfant
19:26vous aide
19:27surtout si vous-même
19:27ne travaillez déjà pas
19:28dans l'agriculture
19:28et donc en fait
19:29vous allez passer
19:30du besoin d'enfant
19:31au désir d'enfant
19:32et ça c'est la très grande évolution
19:33et une des questions de ce livre
19:35La Bonde Tranquille
19:35c'est de se demander
19:36si à force d'avoir
19:37des systèmes de retraite débiles
19:38on ne revient pas
19:39dans le besoin d'enfant
19:39pour nous financer notre retraite
19:41est-ce qu'on ne réinverse pas ça ?
19:42Mais si je reste deux secondes
19:43sur ce que vous disiez
19:43philosophiquement
19:44il y a 500 ans
19:45l'idée de l'enfant
19:46qu'on veut dorloter
19:47de l'acte d'amour
19:47ça n'existe pas
19:48déjà parce qu'on n'a pas
19:49choisi son partenaire
19:49on ne peut pas en changer
19:50et il faut être enceinte
19:52tout le temps
19:52Aujourd'hui
19:53on est justement dans ce choix
19:54mais un décor en l'air
19:55de ce choix
19:56c'est que
19:57vous avez le droit
19:58vous êtes trompé
19:58et de changer de partenaire
19:59donc ça fait prendre du temps
20:00ça fait moins d'enfants
20:01vous avez le droit
20:01d'avoir une carrière
20:02vous avez le droit
20:03de vous dire
20:03je vais pouvoir commencer
20:04plus tard
20:05mais si vous en voulez 8
20:06c'est sûr que
20:06si vous commencez à 35 ans
20:08plutôt qu'à 18
20:08il y a moins de chances
20:09que ça fonctionne
20:09mais ce qui est intéressant
20:10c'est qu'en fait
20:11l'anomalie
20:12c'est quoi ?
20:12c'est la phase 1952
20:13parce que dans cette phase-là
20:15le seuil de revenement
20:16de la population
20:16est passé de 4 à 2
20:18mais il faut 30 ans
20:19pour que les gens
20:20arrêtent de faire 4 enfants
20:21et en phase 2
20:21en fait ils font presque
20:22plus que ce qu'ils voudraient
20:23et là on a une explosion
20:25de la population
20:25mais la difficulté
20:26c'est que tout notre système social
20:27il est basé sur cette transition
20:28qui n'est pas quelque chose
20:29de stable
20:30et maintenant on se dit
20:31ça ne marche plus
20:32si ce n'est que de François 1er
20:34à Napoléon 3
20:35en passant par Louis XIV
20:38s'ils en gardaient 1 ou 2
20:39c'était la bonne moyenne
20:40oui 2,3 on va dire
20:41aujourd'hui
20:42donc le problème
20:43vous dites bien
20:43et on va poursuivre tout à l'heure
20:44c'est quand même
20:46le mot fatidique
20:47c'est longévité
20:48il y a une longévité
20:49qui n'est pas compatible
20:50avec la ressource
20:52je ne sais pas
20:53si ce n'est pas compatible
20:53moi je pense que le terme fort
20:54c'est le choix
20:55aujourd'hui on a le choix
20:56et on a une nostalgie
20:57d'une période
20:58où on n'avait pas le choix
20:58comme s'il fallait retourner
21:00mais la réalité c'est que
21:01si vos arrières, arrières, arrières
21:02arrières, grand-mères
21:03avaient le choix
21:03entre avoir 10 enfants
21:04pour en garder 2
21:05et faire 15 ans en couche
21:05ou en faire 1 ou 2
21:07et vivre avec
21:07je ne suis pas sûr
21:08que le choix
21:09aurait été celui
21:11qu'elle n'a en fait pas eu
21:12donc le sujet
21:13est vraiment intéressant
21:15et la longévité
21:16effectivement
21:16par contre pose un problème
21:17qui est plus économique
21:18et moins philosophique
21:19donc on bascule
21:19dans une autre ère
21:20et une autre partie
21:21de cette réflexion
21:22on en parle
21:23dans un instant
21:23sur Sud Radio
21:24je suis avec Thibaut Prébé
21:27démographie la bombe
21:27tranquille
21:29est-ce qu'on va devoir
21:31continuer à vivre vieux
21:32est-ce qu'il faut naître
21:33très jeune
21:34ou est-ce qu'il faut
21:34naître vieux
21:35déjà ce qu'on en est
21:36enfin voilà
21:36comment va-t-on pouvoir
21:37habiter sur cette planète
21:38et pourtant il y a des solutions
21:40sans avoir une surpopulation
21:41qui pompe la totalité
21:43de la ressource
21:44l'enjeu est économique
21:44bien sûr
21:45il est politique
21:46il est social
21:47mais il est surtout
21:48il est surtout économique
21:49vous restez sur Sud Radio
21:50vous nous appelez
21:51au 0826 300 300
21:53Aude va prendre vos questions
21:54et vous avez vu
21:55avec quelle célérité
21:56Thibaut Prébé
21:57et quelle précision
21:57répondra à vos interrogations
21:59et à vos états d'âmes
22:00à tout de suite sur Sud Radio
22:08Vous êtes bien sur Sud Radio
22:10il est 13h32
22:11je reçois Thibaut Prébé
22:12auteur de La Démographie
22:13La Bombe Tranquille
22:15pourquoi tout va changer
22:16et comment
22:17comment s'y préparer
22:19donc Thibaut Prébé
22:20là on discute
22:21depuis une demi-heure
22:22alors les inquiétudes
22:23c'est
22:23les statistiques
22:25on va être trop nombreux
22:26pas assez nombreux
22:27donc finalement
22:27on nous apprend
22:28qu'à partir de
22:29dans 50 ans
22:30la démographie
22:31va cesser d'exploser
22:32elle va se réduire
22:33ce qui n'est pas non plus
22:33forcément une bonne nouvelle
22:36là ce que vous nous avez expliqué
22:37Thibaut Prébé
22:38c'est que vivre ton vieux
22:39la logédité
22:40est un problème
22:40si ce n'est pas accompagné
22:42d'une natalité
22:43qui corresponde
22:44aux besoins d'un pays
22:45et là
22:46la conclusion
22:46c'est qu'il faut
22:47de la pédagogie politique
22:48il faut savoir gérer
22:49c'est une réalité
22:50c'est un phénomène naturel
22:52pour l'instant
22:53quand on se voit bien
22:54quand on se sent tranquille
22:55on fait moins d'enfants
22:56et autrefois
22:57on en faisait un peu plus
22:58parce qu'on savait
22:58que la mortalité était forte
22:59est-ce qu'on va pouvoir
23:00trouver un point d'équilibre
23:01est-ce qu'aujourd'hui
23:02on va parler de l'Europe occidentale
23:03même si tout est planétaire
23:04dans nos pays
23:06j'allais dire
23:07d'avantages sociaux
23:08de droits sociaux
23:09même si aujourd'hui
23:10tout ça est abîmé
23:11par une conjoncture
23:12est-ce qu'il y aurait
23:13un gouvernement
23:14qui pourrait
23:14s'il vous consulte
23:16est-ce que vous pouvez faire
23:17vous un programme de natalité
23:18en tenant compte
23:19de tous les paramètres
23:20où on peut trouver
23:21un bon équilibre
23:22combien il faut
23:23pour la France aujourd'hui
23:24de taux de natalité
23:25pour qu'on préserve
23:26les acquis
23:27je crois que la thèse
23:28de base de mon livre
23:29c'est de dire
23:30que la fécondité
23:31est beaucoup plus
23:32un paramètre de départ
23:33qu'un paramètre d'arrivée
23:34c'est-à-dire qu'il faut
23:35arrêter de se dire
23:36remontons la fécondité
23:37ça ne marche pas
23:38et donc en fait
23:39est-ce qu'on peut ou pas
23:39ça se décide pas
23:40la fécondité
23:41a priori non
23:42et par contre
23:43si on dit qu'on peut pas le bouger
23:44on passe directement
23:44à comment on s'adapte
23:45et là c'est intéressant
23:46c'est-à-dire que
23:47tout le travail des gouvernements
23:48aujourd'hui
23:48est de dire
23:49s'adapter
23:49c'est casse-gueule
23:50c'est pas plaisant
23:51parce qu'on sait que l'adaptation
23:52elle va être sur
23:52moins de dépenses
23:53et plus de recettes
23:54donc plus d'impôts
23:55et moins de prestations
23:56et donc tout le monde préfère dire
23:57relançons la fécondité
23:58mais un
23:59aucune logique
24:00ne fonctionne dans cet ordre-là
24:01deux
24:02ça nous pousse
24:02à ne pas voir les choses
24:04et puis trois
24:05c'est quelque chose
24:05que j'aime bien aussi
24:06dans mon livre
24:07je parle de cristallisation démographique
24:09en hommage à Stendhal
24:10avec cette idée
24:11que quand la démographie
24:12vous touche
24:13dans une première étape
24:14un peu comme l'être aimé
24:15que vous paraît
24:15d'un regard bienveillant
24:17vous avez moins de dépenses sociales
24:18pour les enfants
24:19les jeunes
24:19ensuite vous avez moins d'arrivants
24:20sur le marché de l'emploi
24:21à l'opposé de nos années 80
24:23donc votre chômage
24:23se casse la gueule
24:24comme dans l'Allemagne pour le coup
24:25ou le Japon des années 80
24:27et donc ça a l'air hyper bien
24:28et par exemple
24:29l'Italie vit exactement ça aujourd'hui
24:30en voyant un effondrement du chômage
24:32qui est 100% démographique
24:33tout le monde est content
24:34de dire que c'est grâce à Mélanie
24:35et on va suivre
24:36et comme ça a l'air bien
24:37on fait rien contre
24:38et quand c'est fini
24:39comme le Japon
24:40en 2000
24:41bah là
24:41il ne reste plus que les yeux
24:42pour pleurer
24:42donc moi ce que j'attends
24:43c'est une lucidité
24:44de se rendre compte
24:44que la baisse du chômage
24:45n'est pas grâce à nos politiques
24:47mais qu'elle est partout
24:48et liée à cette baisse démographique
24:50et que si on ne s'en sert pas
24:51pour préparer la suite
24:53avec les marges
24:53d'un neuf budgétaire
24:54qui nous rèdent
24:55dans beaucoup de pays européens
24:56pas forcément chez nous
24:57et bien après par contre
24:58le problème sera plus gros
24:59et plus difficile à résoudre
25:00alors on va rentrer
25:01dans un débat un peu plus philosophique
25:02et économique
25:03est-ce qu'il peut y avoir
25:04une démographie keynésienne
25:05vous dites dans votre livre
25:06Keynes
25:07idole des populistes
25:09est-ce qu'on peut être
25:10est-ce qu'on peut être
25:10bon démographe et keynésien
25:11à la fois
25:12non c'est horrible
25:13parce qu'en fait
25:13que vous dit Keynes
25:14Keynes il vous dit
25:15c'est une théorie économique
25:16qui est incroyablement intéressante
25:17et efficace
25:18et très simple
25:18il vous dit
25:19quand votre demande privée
25:20s'effondre
25:21en fait il faut que la demande publique
25:23prenne la place
25:24je vous donne un exemple très simple
25:24vous avez une crise
25:25prenons celle de 2008
25:26les gens ont tous peur
25:27de se faire virer
25:28donc ils économisent
25:28comme ils économisent
25:29ils consomment moins
25:30comme ils consomment moins
25:31les entreprises vendent moins
25:32et elles licencient
25:32et on crée une spirale
25:34donc ça c'est la spirale classique
25:36là l'économiste keynésien vous dit
25:38il suffit que l'état
25:39donne de l'argent à tout le monde
25:40pour qu'il continue à consommer
25:41et les entreprises vont vendre
25:43donc elles ne vont pas virer
25:43et la crise est terminée
25:44de facto ça marche bien
25:45les Etats-Unis font ça en 2008
25:47nous on fait l'inverse
25:48c'est eux qui sont sortis gagnants
25:49en 2020 tout le monde a pris sa leçon
25:51tout le monde a beaucoup dépensé
25:52et ça a pas mal fonctionné
25:54le problème c'est que
25:55une fois qu'on est keynésien
25:56on est un peu drogué
25:57parce que donner de l'argent
25:58à tout le monde
25:59c'est hyper populaire
26:00c'est hyper sympa
26:01en plus dans les phases
26:02où il y a un chômage de masse
26:03comme chez nous ça marche bien
26:03parce qu'après tout
26:04si c'est monté l'âge de la retraite
26:06pour que les gens soient au chômage
26:07ça sert à rien
26:08et donc en fait
26:09on est resté dans cette doctrine
26:11qui chez nous est devenue
26:12quelque part non plus une relance
26:13mais un programme systématique
26:15auquel cas ça n'a aucun intérêt
26:16et donc soit on se dit
26:17la fécondité est un problème
26:19qui est conjoncturel
26:21ce qui est aberrant
26:22vu la totalité de l'humanité
26:24qui est sur une baisse démographique
26:25je rappelle la statistique
26:26195 pays au monde
26:28185 dont la démographie a baissé
26:29sur les 5 dernières années
26:30donc penser que c'est conjoncturel
26:32il faut être sacrément bon
26:33et bien
26:34si vous ne dites pas ça
26:35vous dites c'est structurel
26:36si c'est structurel
26:36la relance keynésienne
26:37n'a aucun intérêt
26:38et je vous le prouve
26:39regardez en Europe
26:40on est sous les 3 de déficit
26:41en France on est à 6
26:42est-ce que ça nous a fourni
26:44un surplus de croissance ?
26:45absolument pas
26:45ça prouve juste qu'en fait
26:47comme on n'est pas en crise
26:47ce supplément de dépenses
26:49ne crée aucune activité
26:50on est même dans
26:51je rentre dans l'économie
26:53un peu lourde
26:53mais que je trouve rigolote
26:54ce que Ricardo appelait
26:55l'effet d'éviction
26:56c'est-à-dire qu'il vous dit
26:57en fait si vous donnez de l'argent
26:58aux gens
26:58mais que vous êtes trop endetté
26:59tout le monde se dit
27:00l'état va venir le ramasser
27:01et donc il le garde
27:02et donc ça ne crée pas d'activité
27:04donc aujourd'hui quelque part
27:05la relance démographique
27:07pour moi c'est une illusion keynésienne
27:08c'est une manière de dire aux gens
27:09on va vous faire des chèques
27:10tout le monde est content
27:11mais ça ne marchera pas
27:12et on aura le même problème
27:13en plus grave après
27:14et donc je suis contre cette idée
27:15qu'on est dans une crise
27:17conjoncturelle
27:18on est dans un mouvement structurel
27:19auquel il faut des réponses
27:20structurelles
27:21qui font parfois plaisir
27:22pour la planète
27:23parfois pas pour l'économie
27:24mais qu'il faut accepter
27:25on fait du pansement
27:26au lieu de trouver la thérapie
27:27qui se finit
27:27vous parlez de grand remplacement
27:29Thibaut Prébé
27:30attention
27:30ce n'est pas l'afflux
27:32de population immigrée
27:33c'est le progrès technologique
27:35oui absolument
27:36le progrès technologique
27:37c'est la clé aujourd'hui
27:37alors c'est vrai que
27:38beaucoup de gens espèrent
27:39que l'IA va régler
27:39tous nos problèmes
27:40grand remplacement de quoi ?
27:41des problèmes par des solutions
27:42c'est ça oui ?
27:43et puis de la main d'oeuvre
27:43parce qu'en fait en réalité
27:44on va changer complètement de règles
27:46c'est à dire que nous
27:46il y a 30 ans
27:48Mitterrand le dit
27:48contre le chômage
27:49on a tout essayé
27:50et c'est vrai que
27:51quand vous avez très peu
27:56boum après
27:56votre marché du travail
27:57il est très déséquilibré
27:58mais quand ça va s'inverser
27:59qu'il y a de moins en moins
28:00d'arrivants
28:01et de plus en plus de partants
28:02il faut bien faire le boulot quand même
28:03et donc pendant ce temps-là
28:04on va avoir une difficulté
28:05à trouver de la main d'oeuvre
28:06que toutes les entreprises
28:07nous disent
28:07quand on travaille dans la finance
28:08et pendant ce temps-là
28:09on vous dit
28:09il faut relocaliser
28:10donc là vous vous dites
28:11c'est complètement débile
28:11mais il va falloir aller plus loin
28:12et donc comment est-ce qu'on va réussir
28:14à automatiser notre job
28:15c'est un sujet
28:16qui est complètement clé
28:17pour notre avenir
28:17et on devrait plus parler
28:19de comment délocaliser
28:20ce qui peut l'être
28:20parce que votre réparateur de pneus
28:22votre plombier
28:23votre garage
28:24vous n'allez pas le délocaliser
28:25donc il faut délocaliser
28:27ce que vous pouvez délocaliser
28:27parce que quand il n'y a pas
28:28de main d'oeuvre
28:28vous n'avez pas le choix
28:31démographie et pollution
28:32vous dites que c'est une piste
28:33pour l'humanité
28:33en citant Aristote
28:35vous direz
28:35il aurait milité
28:36pour la faxe carbone
28:37ça c'est quand même
28:38c'est osé
28:38oui c'est osé
28:39mais il faut oser
28:40il faut s'amuser un peu
28:41mais ce que je dis surtout
28:42c'est que c'est intéressant
28:43de voir qu'en fait
28:45aujourd'hui
28:45le plus gros défi qu'on a
28:50qui est majeur
28:51qui est le père de tous les autres
28:52et là-dessus
28:53quelque part
28:54la démographie nous aide un peu
28:55parce que
28:55en fait aujourd'hui
28:56le débat démographique
28:57par rapport à l'écologie
28:58est très caricatural
28:59on a un débat de dire
29:00de toute façon
29:01c'est trop tard
29:02parce que les baisses de population
29:03c'est pour dans 50 ans
29:04et si on n'a pas fait ce qu'il faut
29:05on sera tous morts
29:06ou de dire au contraire
29:08en fait
29:09il faut le faire quand même
29:10il ne faut pas faire d'enfants
29:11parce qu'un planète
29:11n'est pas vivable
29:12et qu'on ne va pas les laisser
29:13dans ce bourbier
29:14et moi ce que je dis
29:14c'est
29:15si on est un peu
29:16dans une lucidité de nuance
29:17ce qui est très difficile
29:18c'est dur d'être nuancé aujourd'hui
29:19et c'est encore plus dur
29:20d'être nuancé
29:21et intéressant
29:22parce que la nuance
29:22est souvent ennuyeuse
29:23vous vous dites
29:24si dans 50 ans
29:24on a encore un problème écologique
29:26mais qu'il n'est ni totalement terminé
29:28qu'on n'est pas tous morts
29:29ni totalement réglé
29:30si on est 5 milliards
29:31c'est plus facile
29:32que si on est 15
29:32et donc moi ce que je pense
29:33c'est qu'il y a aujourd'hui
29:34un équilibre
29:35en tout cas
29:37il y a probablement besoin plus
29:38d'essayer de régler ce problème
29:40que de l'amplifier
29:41moi j'aime bien cette phrase
29:42de dire que
29:42quand vous foncez dans un iceberg
29:44vous êtes un bateau
29:45au hasard
29:46peut-être que changer de direction
29:47plutôt qu'essayer de faire rentrer
29:48d'autres personnes
29:49c'est logique
29:50et je pense qu'on en est un peu là
29:51c'est-à-dire que moi je crois
29:52qu'aujourd'hui
29:52on essaie de repeupler le Titanic
29:53il faudrait mieux changer de cap
29:55et il ne nous reste pas
29:55un temps infini pour le faire
29:57et que ce soit économiquement
29:58dans l'investissement
29:59ou écologiquement
30:00est-ce que l'humanité
30:01est-ce que les puissances internationales
30:04auront les moyens
30:05d'avoir un organisme
30:07des codes
30:08qui pourront réguler
30:09au niveau planétaire
30:10où ça restera
30:11des politiques nationales
30:12est-ce qu'on peut se mettre d'accord
30:13alors comment dire
30:14qu'est-ce que l'ONU peut dire
30:15voilà
30:16il faut tant d'enfants
30:17en tel pays
30:18là il faut améliorer
30:19la natalité
30:20par une politique sociale
30:21de gestion
30:22de la finance
30:23est-ce qu'il y a des solutions pratiques
30:24où il faut que chacun
30:25continue à gérer
30:26sa propre population
30:27moi je ne suis pas du tout
30:28dans cette logique
30:28je pense que l'interventionnisme
30:30est une erreur
30:31je pense que faire un enfant
30:32c'est quelque chose de formidable
30:33et qu'on ne doit pas vous dire
30:34d'en faire un peu
30:34mais ce que je dis par contre
30:36c'est que quand vous avez un truc
30:37qui est peut-être
30:38quand même un peu une solution
30:39au problème qu'on a
30:40et c'est à tout prix
30:41d'aller compte
30:41c'est peut-être pas très malin
30:42j'irais plutôt là-dedans
30:43c'est-à-dire que moi je pense
30:44que l'idée de restreindre
30:45la natalité
30:45dans certains endroits hauts
30:46ça n'a aucun sens
30:47par contre essayer de forcer
30:48des gens
30:48alors que dans certains endroits
30:50en particulier
30:51on n'en a pas forcément besoin
30:52et que ça peut régler
30:52des difficultés
30:53sur ce sujet écologique
30:55je pense que c'est idiot
30:56donc moi en fait
30:57je suis à cet égard-là
30:59dans une pensée
31:01relativement libérale
31:02libérale au sens original
31:03du terme
31:03c'est-à-dire de la liberté
31:04c'est le vrai libéralisme
31:07libre, loyal et non faussé
31:08on est bien d'accord
31:09parce que l'autre
31:09il nous a conduit dans le mur
31:10jusqu'à présent
31:11et donc cette idée de dire
31:12qu'il faut laisser la liberté
31:13aux gens d'avoir des enfants
31:14ou pas
31:15mais d'essayer à tout prix
31:16de pousser des gens à en faire
31:17sachant que ça va cramer
31:18de l'argent dans nos besoins
31:19pour probablement aucun effet
31:21alors même que
31:22être moins nombreux
31:23n'est pas un drame
31:23je pense que c'est vraiment
31:24faire une triple erreur
31:25là on va à 10 milliards sur
31:26en 2050
31:28non
31:28vous pensez qu'on les atteindra pas ?
31:30non jamais
31:30parce qu'on va monter à 10
31:32puis ensuite on vous dit
31:32non non mais ça va
31:33vous inquiétez pas
31:34ça va redescendre
31:34en 1990 on parlait de 15
31:3516 milliards au maximum
31:37mais aujourd'hui
31:37on est en train de parler
31:38pour certains de 6 milliards
31:39je vous donne une statistique
31:40là on est combien ?
31:41presque vite
31:42ou un peu plus vite ?
31:43on est un peu dessus
31:44mais ce qui est intéressant
31:44c'est qu'on n'est pas encore
31:46à la symptôte
31:46parce que la Chine baisse
31:47mais elle baisse moins vite
31:48que l'Afrique va monter
31:49mais on va arriver
31:50à un moyen de symptôte
31:51mais le problème
31:51c'est qu'il nous intéresse
31:53et pas ce qui se passe maintenant
31:54la démographie
31:55vous savez c'est formidable
31:55tous les gens
31:56on sait à peu près
31:57combien de temps
31:57ils vont vivre
31:59donc on a des chiffres exacts
32:01quand en Chine
32:04vous avez deux générations
32:05vous avez divisé par deux
32:06les effectifs
32:07donc vous savez
32:07qu'à horizon 50 ans
32:08votre population
32:09va être divisée par 4
32:09et aujourd'hui
32:10on se met d'accord
32:11sur l'idée que la Chine
32:12aura 400-500 millions
32:13d'habitants en 2100
32:14contre 1,4 milliard au plus haut
32:15donc il y a déjà des choses
32:16qui sont écrites
32:17qui sont très importantes
32:18et en Afrique
32:19ça va augmenter
32:20mais rappelez-vous
32:20qu'en Afrique
32:21la fécondité baisse plus vite
32:22que chez nous
32:23donc elle va aussi
32:24à un moment
32:25se calmer
32:26mais comme on l'a évoqué
32:27comme les populations
32:28sont très jeunes
32:28ça va quand même créer
32:29des hausses de population majeures
32:31Thibault Prébet
32:32je rappelle le titre
32:33de votre ouvrage
32:34Démographie la bombe tranquille
32:35aux éditions du Rocher
32:38pourquoi tout va changer
32:39et comment nous y préparer
32:42vous pensez quand même
32:43que
32:43attention
32:44on peut rater l'opération
32:46mais ça peut quand même
32:47se résoudre
32:47oui je pense que ça peut
32:49se résoudre
32:49c'est juste que
32:50si vous voulez
32:50je pense qu'il y a un moment
32:51il faut le luciter de se dire
32:52que dans votre foyer
32:53dans votre couple
32:53si vos revenus baissent
32:54vous baissez vos dépenses
32:56dans votre entreprise
32:57si vous perdez de l'argent
32:58vous essayez d'économiser
32:59on a le droit de faire ça
33:00à l'échelle d'un net
33:00bien sûr que c'est
33:01on a plus de flexibilité
33:03on a moins d'impératifs
33:04mais on a le droit de faire ça
33:05et simplement se rendre compte
33:06et au niveau d'un couple
33:07au niveau d'un couple
33:08il faut se dire quoi
33:08il faut se poser quelle question
33:09il faut juste se dire
33:10que si tous les mois
33:10vous dépensez plus
33:11que ce que vous gagnez
33:11il faut essayer de gagner plus
33:12on est d'accord
33:12mais pour les enfants
33:13pour les enfants
33:14pour les enfants
33:15il faut faire ce que vous avez envie de faire
33:16c'est tout
33:16mais on aura de quoi accompagner
33:18on a une planète
33:18qui sera à mon avis vivable
33:20on sera en mesure de faire les choses
33:21mais on a des défis
33:22d'organisation générationnelle
33:24c'est à dire que
33:24je vous donne un exemple
33:24moi par exemple
33:26ma grand-mère est partie
33:27il n'y a pas très longtemps
33:28ma mère elle a hérité à 72 ans
33:30vous voyez bien que
33:30d'un point de vue économique
33:31on a un problème
33:32parce qu'il y a un siècle
33:33quand vous héritiez
33:34vous étiez assez jeune
33:35ça vous aidait pour vos projets d'enfance
33:36ça vous aidait pour vos projets immobiliers
33:38mais quand vous héritez
33:40alors que vous êtes déjà
33:41sur une vie qui est complétée
33:43que vos enfants sont déjà partis
33:44vous n'avez pas l'usage
33:44donc il y a des réorganisations à faire
33:46en se disant
33:46comment déjà
33:47on passe plus facilement
33:48aux petits-enfants
33:50comment on organise
33:51un peu mieux
33:52notre fiscalité
33:53pour qu'elle soit utile
33:54comment on simplifie
33:55une thèse que j'aime beaucoup
33:56dans ce livre
33:56c'est de dire qu'en fait
33:57le choc de simplification
33:58est une relance keynésienne
34:00inversée
34:00c'est-à-dire que
34:00quand vous mettez des normes partout
34:02vous pouvez vous dire que c'est pénible
34:03mais en fait
34:03ça crée plein de boulot
34:04pour plein de gens
34:04et quand vous êtes en chômage de masse
34:06c'est pas si mal
34:07mais quand vous n'avez plus de chômage
34:09on le voit en finance
34:10qui est hyper régulé
34:11avoir besoin de 20 personnes
34:12pour bouger un petit doigt
34:13et 15 pour vous contrôler
34:14en réalité
34:15si vous n'avez pas d'emploi
34:16à offrir à ces gens-là ailleurs
34:17c'est très bien
34:17mais une fois que vous avez un emploi
34:19c'est criminel
34:20et donc il y a aussi
34:20une réorganisation de normes
34:22qui pour moi
34:22est liée à cette belle du chômage
34:24et cet effet démographique
34:25et ce sujet
34:26qui aurait été sous Mitterrand
34:28presque criminel
34:29de simplifier
34:29de faire un choc de simplification
34:31devient crucial
34:31donc il y a
34:32pour terminer
34:33je dirais que cette idée
34:33c'est un pragmatisme économique
34:35de comprendre que
34:36toutes les réponses
34:36ne fonctionnent pas
34:37à toutes les périodes
34:38Ali absolument
34:39la démographie
34:40qui est une bombe tranquille
34:42mais une bombe
34:42qui n'est pas obligée
34:43d'exploser dans nos vessances
34:44pourquoi tout va changer
34:45comment nous y préparer
34:46aux éditions du Rocher
34:47par Thibaut Prébé
34:48un décryptage
34:49je veux dire
34:49une fois que vous aurez lu ce livre
34:50vous saurez tout
34:51sur les enjeux démographiques
34:53et puis vous aurez surtout
34:54la solution
34:54pour faire de beaux enfants
34:55pour que cette planète
34:56qu'on puisse y vivre
34:57qu'on puisse y vivre
34:58merci Thibaut Prébé
34:58d'avoir été avec nous aujourd'hui
35:00à bientôt
35:01si vous vous sentez concerné
35:02par le problème démographique
35:04si vous êtes inquiet
35:05par la baisse de natalité
35:06en France
35:07ou si vous souhaitez réagir
35:08à tout autre sujet
35:09et bien on prend vos appels
35:11jusqu'à 14h
35:12sur Sud Radio
35:13dans la France
35:13dans tous ses états
35:14n'hésitez pas à nous appeler
35:15au 0826 300 300
35:17la France dans tous ses états
35:18Péricault Légace
35:20vous êtes bien sûr
35:21Sud Radio
35:22il est 13h47
35:23et comme chaque semaine
35:24chaque jour
35:25le dernier quart d'heure
35:26est accordé
35:27à nos auditrices
35:28et aux éditeurs
35:28qui veulent intervenir
35:29sur la totalité
35:30des sujets de l'émission
35:31mais même de la journée
35:32ou même autre
35:33c'est pour ça
35:33ici c'est le parlons vrai
35:35et on a besoin
35:36de vos avis
35:36et de vos sentiments
35:37sur ce que vous entendez
35:38et la façon
35:39dont vous analysez
35:40vous-même l'actualité
35:41Romina
35:42bonjour
35:42vous appelez de
35:44Artagnan
35:45très célèbre
35:45très célèbre
35:46Artagnan
35:47dans les Hauts-Pyrénées
35:48en Bigorre
35:49voilà
35:49on sait que Charles de Bat
35:51portait le titre
35:51de chevalier d'Artagnan
35:53Romina
35:53vous êtes
35:55vous avez été interpellée
35:56par le problème
35:57de l'ordre des médecins
35:59oui voilà
36:00parce que je trouve
36:01que l'ARS
36:02a enfin eu raison
36:03de dissoudre
36:04cette ordre des médecins
36:05puisque j'avais lu
36:06les articles
36:07puis j'ai écouté aussi
36:09le médecin tout à l'heure
36:09qui était interviewé
36:11moi je trouve
36:12que les institutions
36:13françaises
36:15mettent trop de temps
36:16à réagir
36:17alors là c'est l'ARS
36:18en l'occurrence
36:18mais c'est pour
36:20bien des sujets
36:21et même politiquement
36:22on sent
36:23quand c'est
36:23vous voyez
36:24c'est des professions
36:25quand même
36:25qui restent trop protégées
36:27trop fermées
36:27et tout ça là maintenant
36:29il est temps
36:29de mettre un bon coup de pied
36:30dans la fourmilière
36:31parce que
36:32c'est plus possible
36:33qu'on nettoie
36:34en mettant sous le tapis
36:35il y en a marre
36:36maintenant en 2026
36:38ça rejoint aussi
36:40la volonté politique
36:41je pense
36:41ce que les gens expriment aussi
36:42on veut que ça bouge
36:44vraiment partout
36:45pourtant
36:46il faut bien
36:46un organisme régulateur
36:48de déautologie
36:49de ces professions libérales
36:50notamment des médecins
36:51vous savez
36:52qu'il y a aussi
36:52beaucoup d'abus
36:53et on fait souvent allusion
36:55à ces
36:55les arrêts de travail
36:56qui sont quelquefois
36:57un peu abusifs
36:58il faut bien que quelqu'un
36:58contrôle ce que les médecins
37:00font ou ne font pas
37:02alors ce que disait
37:03tout à l'heure
37:03Martin Blaché
37:05oui
37:06c'est assez juste
37:08il faut dire
37:08qu'on a des
37:10un organisme
37:11d'assurance maladie
37:11qui en fait
37:13impose aux médecins
37:14des prescriptions
37:15je crois que vous avez dit
37:16d'ailleurs
37:16que vous y reviendriez dessus
37:19c'est très bien
37:20parce qu'il y a quand même
37:21un souci en France
37:22là-dessus
37:23entre
37:25les labels
37:25les laboratoires
37:28l'assurance maladie
37:30on ne sait pas trop
37:31en fait
37:32ce qu'un médecin
37:33prescrit librement
37:35et donc bien sûr
37:36il faut des institutions
37:37il faut des autres
37:38pour qu'il y ait toujours
37:38une possibilité
37:40de se réunir
37:42mais pourquoi pas
37:43en inventer une nouvelle
37:44à l'ère de 2026
37:46je profite d'avoir
37:47Thibaut Prévet
37:48à côté de moi
37:48médecine et démographie
37:50est-ce que la santé publique
37:51en France
37:51aujourd'hui
37:52elle est en phase
37:53avec une bonne démographie
37:55on est trop soigné
37:56pas bien soigné
37:56comment vous voulez
37:57non la France
37:58c'est plutôt
37:59vu comme un très bon élève
38:00parce qu'on a déjà réussi
38:01à contenir
38:02contrairement d'autres pays
38:02les prix des médicaments
38:03comme vous le voyez
38:04aux Etats-Unis par exemple
38:05et on a une bonne efficacité
38:07la difficulté
38:08de démographie
38:09elle est dans le maillage
38:09des territoires
38:10c'est-à-dire que vous avez
38:11des pays qui sont tout petits
38:11très denses
38:12en réalité c'est plus facile
38:13à gérer
38:14ce qui est difficile
38:14c'est quand un pays se vide
38:15vous l'avez vu au Japon
38:16depuis que la population
38:17s'est effondrée
38:18la population a explosé
38:19à Tokyo
38:19donc ce qui est difficile
38:20c'est comment
38:20vous gérez au mieux
38:21la santé des gens
38:22qui ne sont pas dans les centres
38:23dans les mégapoles
38:24qui attirent avec l'emploi
38:26donc toute la question
38:26ça va être de gérer
38:28quelque part les creux
38:29du territoire
38:29qui regroupent quand même
38:30la moitié de la population
38:31donc je pense que
38:32la France fait un bon travail
38:33mais qu'avec un pays
38:34qui est assez grand
38:35et assez centralisé
38:36par rapport à d'autres
38:37les défis sur la santé
38:38vont être très forts
38:38dans l'ensemble
38:39les pays où la santé publique
38:43démographique
38:44ou au contraire
38:44comme vous dites
38:45si on se sent en sécurité
38:46au niveau santé
38:47on est moins disposé
38:49à faire des enfants
38:49en réalité
38:50le premier critère
38:51de baisse de la fécondité
38:52c'est la baisse de la mortalité
38:53donc plus la santé est bonne
38:54plus la fécondité baisse
38:56et d'ailleurs
38:56il n'y a aucun pays
38:58qui ont une excellente santé
38:59qui dépasse les deux enfants par femme
39:00à part Israël
39:01qui est un point unique
39:03sur quasiment tous les critères
39:04en dehors de ça
39:05les basses fécondités
39:06sont quasiment toujours
39:07des pays où la santé
39:08se porte bien
39:09Romina
39:10qu'est-ce que vous attendez
39:11vous du corps médical
39:12vous voudriez
39:12plus d'exigence
39:14plus de suivi
39:16plus de contrôle
39:17quelque part
39:17plus de coordination
39:19déjà entre professionnels
39:20de santé
39:21avec les pharmaciens
39:22avec les professions paramédicales
39:24je pense qu'en France
39:25il y a un énorme effort
39:27au niveau de la prévention
39:28puisqu'on a des maladies
39:29qui explosent
39:30on parle de surpoids
39:31d'obésilité
39:32on parle de diabète
39:34toutes ces questions-là
39:35elles ne sont abordées
39:36que chez le médecin
39:37aujourd'hui
39:38on ne met pas assez en lumière
39:39les paramédicaux
39:40qui pourtant
39:41cherchent à s'investir davantage
39:43et je veux rebondir
39:44encore une fois
39:45sur ce qui a été dit
39:45tout à l'heure
39:46il est pour moi
39:47le salariat des médecins
39:48ce qui se passe aujourd'hui
39:49c'est aussi une vraie question
39:51parce que du coup
39:51ça devient quelque chose
39:52de très politique
39:53donc comment on va
39:56gérer
39:57la politique
39:58qui arrive comme ça
39:59dans la santé
40:00mais territoriale même
40:01moi ça m'inquiète beaucoup
40:03en tout cas
40:04je suis infirmière
40:06et en tant qu'infirmière
40:06je trouve qu'on n'est pas
40:08assez bien en lumière
40:09je vous trouve très précise
40:10sur vos remarques
40:12c'est pour ça
40:13vous êtes professionnelle
40:14une professionnelle de la santé
40:16oui
40:17et même les sages-femmes
40:18je veux dire
40:19tout ce corps paramédical
40:21les médecins en disent
40:22qu'ils sont débordés
40:23sur certains sujets
40:24mais moins sur d'autres
40:24et les médecins salariés
40:26ça va être un vrai sujet
40:27ça va être un vrai sujet
40:28et un problème aussi
40:30parce qu'il faut le dire
40:32ils travaillent moins
40:33qu'un médecin libéral
40:34donc
40:35et pourtant
40:35on les a pas
40:36avec de l'argent public
40:38Romina
40:39dans les Hauts-Pyrénées
40:40là où vous êtes
40:40vous êtes dans un désert médical
40:41ou pas tant que ça
40:43alors
40:45on a eu
40:46justement
40:47des médecins
40:48qui sont arrivés
40:48des médecins salariés
40:49mais je ne suis pas convaincue
40:51je ne peux pas vous dire
40:52que pleinement
40:52on répond à la demande
40:54Entendu
40:54Bon ben merci Romina
40:56pour votre témoignage
40:57et merci aussi
40:58d'avoir réagi
40:59Thibaut Prébé
40:59Nous avons Louise
41:00qui nous appelle de peau
41:01alors sur un tout autre sujet
41:03c'est sur la
41:04c'est sur la démographie aussi
41:05ou non ?
41:06Ou non ?
41:07Oui c'était ça
41:08Oui
41:08et que je voudrais soumettre
41:10une idée que j'ai
41:11à votre invité
41:12donc
41:13c'est que
41:14ben ça fait bien longtemps
41:15qu'on nous dit
41:16on arrivera à nourrir
41:18tout le monde
41:18mais on a aussi
41:19besoin d'espace
41:21comment on fait ?
41:22Déjà
41:22alors je vais rajouter
41:23quelque chose
41:24à ce que j'avais dit
41:25dans mon message
41:26les riches
41:27ils ont des grandes maisons
41:28avec des grands terrains
41:29tout autour
41:30mais les pauvres
41:31ils s'entassent
41:32dans des tours
41:34qui n'organisent pas
41:35de monter
41:35mais l'espace
41:36on en sait quoi
41:37on ne va pas consacrer
41:38tout l'espace
41:38qui reste
41:39aux cultures
41:40et à l'agriculture
41:41on a besoin
41:42de forêt
41:42de terrain de foot
41:43de terrain de rugby
41:44d'espace
41:45pour faire du sport
41:46et pour profiter
41:49de l'espace
41:49justement
41:50alors on fait comment ?
41:52parce que la nourriture
41:53ce n'est pas vraiment
41:54le problème
41:54on sait faire
41:55il y a l'espace
41:56c'est la ressource
41:57pour en disposer
41:58Thibaut Pré
41:58vous êtes interpellé
41:59par Louise
42:00est-ce qu'il y a
42:01un espace vital
42:02en termes de démographie ?
42:03oui c'est une question
42:04qui est hyper intéressante
42:05qui est un peu sévère
42:05à poser 13h55
42:06parce que le temps
42:07qu'il faudrait
42:07qui mériterait
42:08est immense
42:09déjà ce qu'il faut avoir
42:09en tête
42:10c'est qu'on n'a pas
42:11tellement de sujets
42:11de place
42:12non pas que la partie
42:13actuelle fonctionne
42:15mais le fait est
42:16que la population
42:17va plutôt baisser
42:18dans tous les pays
42:18occidentaux
42:19qui sont souvent
42:19des pays
42:20où la place manque
42:21et la population
42:22va très fortement
42:23progresser en Afrique
42:24qui est un continent
42:24il faut rappeler
42:25qui est immense
42:25parce qu'il est déformé
42:27par le fonctionnement
42:28de carte
42:29une marge colossale
42:31le problème
42:31est accès à l'eau
42:32le fait que ce soit vivable
42:33mais en termes de superficie
42:34il n'y a pas d'enjeu
42:35le problème en France
42:36vous le voquez très bien
42:37c'est l'organisation
42:38spatiale du territoire
42:39c'est-à-dire qu'aujourd'hui
42:40il y a beaucoup de régions
42:42qui sont vides
42:43et en fait
42:44vous avez toute la place
42:45que vous voulez
42:46la difficulté
42:46c'est quand tout le monde
42:47veut aller dans les villes
42:47parce que c'est là
42:48qu'il y a des bassins d'emploi
42:49et là effectivement
42:50tout le monde s'entasse
42:51et d'ailleurs
42:51à part les ultra riches
42:52dans les villes
42:54comme Paris
42:54il n'y a pas beaucoup de gens
42:55qui ont des terrains immenses
42:56et des maisons
42:56donc en réalité
42:57c'est cette logique
42:58de s'entasser dans les villes
42:59parce qu'il y a un bassin d'emploi
43:00c'est la conséquence
43:02de l'évolution du travail
43:03de ces dernières années
43:04et là il y a un terrain incognita
43:05c'est-à-dire que des gens
43:06vous diront avec l'IA
43:07soit on n'aura pas besoin
43:08de travailler
43:08soit on travaillera à distance
43:10et donc au final
43:11on préférera tous avoir
43:12une maison et un grand jardin
43:13dans le Loir-et-Cher
43:14et d'autres à contrario
43:15vous disent
43:16pas du tout
43:17ça c'est du blabla
43:17en fait on va tous rester
43:18vers les villes
43:19et là on est vraiment
43:20dans un terrain incognita
43:21et c'est difficile comme question
43:22parce qu'en fait
43:22l'innovation a toujours été
43:24assez lente
43:24d'ailleurs je fais le parallèle
43:25dans mon livre
43:25entre la notion de progrès
43:26et d'innovation
43:27où le terme innovation
43:28est galvaudé
43:29et en réalité
43:29moi quand j'étais psy
43:30on me parlait d'une voiture
43:31volante pour 2000
43:32c'est pas tellement arrivé
43:33et comme l'intelligence artificielle
43:34va extrêmement vite
43:35on est ré obligé
43:36d'avoir ces discours d'adaptation
43:38et donc en fait
43:39je sais pas du tout
43:40vous répondre
43:40mon sentiment est que
43:41l'espace ne va pas être
43:43une contrainte
43:43si elle ne l'a pas été
43:44jusqu'à aujourd'hui
43:45et que la réorganisation
43:46entre riches et moins riches
43:47va être très dépendante
43:48de l'adoption
43:49de l'intelligence artificielle
43:50et de la capacité
43:50de cette technologie
43:51à remodifier notre quotidien
43:54et je pense malheureusement
43:55que sur ce sujet
43:56mon avis
43:56vaut pas plus que le vôtre
43:58mais en tout cas
43:59on est dans l'incertitude
44:00Est-ce que l'exode rural
44:01a participé
44:02à une amélioration
44:03de la démographie
44:04ou au contraire
44:05ça l'a perturbé ?
44:06Et encore une fois
44:07je suis obligé de vous répondre
44:07comme d'habitude
44:08c'est dans l'autre sens
44:09la démographie
44:09est le point de départ
44:10la démographie crée
44:12le fait d'aller vers les villes
44:13et elle change
44:14complètement la donne
44:14au Japon
44:15vous allez à la campagne
44:16il y a des maisons gratuites
44:16parce qu'une fois
44:17que tout le monde part dans les villes
44:18mais le sud de l'Italie
44:19ou d'autres régions
44:19sont pareilles
44:20c'est-à-dire que
44:20une fois que la démographie baisse
44:23vous cherchez de l'emploi
44:24vous n'avez plus assez tissu
44:25dans les régions
44:25et donc vous allez vers les villes
44:27où vous allez trouver cet emploi
44:28et donc quelque part
44:29c'est la démographie
44:30qui impacte
44:31la réorganisation
44:32autour des grandes villes
44:33c'est pas l'inverse
44:34alors c'est frustrant
44:34parce qu'on a envie
44:35de se demander ce qui marche
44:36mais en fait
44:36c'est toujours dans l'autre sens
44:37Bon, à lire
44:39démographie la bombe
44:40tranquille
44:40pourquoi tout va changer
44:41et comment nous y préparer
44:43aux éditions du Rocher
44:44par l'excellent Thibaut Prébet
44:45qui nous a prédit
44:46peut-être des jours meilleurs
44:47que ce que certains nous prédissent
44:48Merci d'avoir été sur Sud Radio
44:50Nous Péricault
44:51on se retrouve demain
44:51avec deux sujets
44:53pour commencer
44:53les limites
44:54de l'intelligence artificielle
44:55on sait que ça augmente
44:57l'intelligence artificielle
44:58qui prend toujours plus de place
44:59et puis ça inquiète surtout
45:01dans tous les secteurs
45:02et puis on parlera aussi
45:03de l'Etat
45:03qui ne lâche pas les agriculteurs
45:04mais pas forcément
45:05pour les bonnes raisons
45:06voilà
45:07restez bien avec nous
45:08sur Sud Radio
45:08c'est pas terminé
45:09Brigitte Lahaye
45:10c'est pas terminé
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