- il y a 2 jours
DB - 17-04-2026
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00:03Musique
00:27Après avoir désespéré de la vie, la ficelle a retrouvé le sourire.
00:32Chéri Bibi n'est pas mort, et la ficelle l'a reconnu sous les traits du marquis Maxime Dutouchet,
00:37grâce à la morue à l'espagnole, le plat que Chéri Bibi aimait par-dessus tout.
00:42Et voilà les deux bichets de cidre.
00:44Merci.
00:46C'est vrai, vous savez que ça vous va très bien.
00:47Eh, eh, monsieur Ler, un peu, un peu, voilà.
00:52C'est un grand nerveux, puis je crois que vous l'avez impressionné.
01:01Bonjour, monsieur Ler.
01:03Vous êtes un sentimental ?
01:04Eh oui, moi aussi.
01:12Cette rencontre avec Virginie, pour la ficelle, c'est le coup de foudre.
01:18Chéri Bibi adorait Cécilie, pourquoi son alter ego n'aurait-il pas droit à l'amour ?
01:42Alors que Chéri Bibi arrive à Dieppe, au bal de la préfecture,
01:46Cécilie est l'objet des manifestations intempestives de monsieur de Pont-Marie.
01:53Cécilie est l'œil technique, estate du moins d'achsight,
01:56Encontré, dessus, deux j'espitues de par-dessus,
01:56Encontré, défilons dans les bouveilles collèées qui leur gorgeous demi-flędzie weit scones des lieux.
02:02Aime tu lui !
02:04Cécilie !
02:09Cécilie !
02:11Cécilie !
02:13Cécilie !
02:15Cécilie !
02:20Cécilie !
02:22memory , cécilie !
02:50Monsieur de Pont-Marie, bien arrivé, madame.
02:53Monsieur de Pont-Marie, il faut rentrer tout de suite, vous êtes entré Monsieur de Pont-Marie au salon.
03:02J'arrête avec lui.
03:14Regarde comme elle est belle.
03:16Aussi maman, laisse-moi aller jouer avec vous.
03:19Non mon amant, tout de suite.
03:31Je tremble à l'idée de lui parler.
03:33C'est vrai que madame Marquise est très belle.
03:37La ficelle, je suis ému comme à 15 ans.
03:43Faut-il que vous soyez émotionné Monsieur le Marquis pour m'appeler de nouveau la ficelle ?
03:55Bonjour Monsieur de Pont-Marie.
03:58Madame.
04:02Essayez-vous.
04:07Vous avez bien fait de venir, vous saurez ainsi plus tôt ce que j'ai à vous dire.
04:11Je vous écoute madame.
04:16Mon pauvre ami, il ne faudra plus jamais, entendez-vous, plus jamais revenir dans cette maison.
04:22Et madame ?
04:22Monsieur de Pont-Marie, vous êtes un honnête homme.
04:24Comment avez-vous pu vous conduire comme vous l'avez fait hier soir au bal ?
04:27Vous étiez si jolis, si désirables.
04:29Tout homme du monde à la place en aurait fait autant.
04:31Je ne veux pas que mon crime soit si grand.
04:33Monsieur, à quoi bon tout ceci ?
04:37Vous dites que vous m'aimez, moi je ne vous aime pas.
04:41Et je ne vous aimerai jamais.
04:44La première fois que vous m'avez parlé de ces choses, je vous ai pardonné.
04:48Et votre repentir était alors si profond que j'ai pitié de vous.
04:57Et aussi de moi-même, il faut bien l'avouer.
05:02J'étais seule, abandonnée, sans amis, mon mari me délaissait et vous m'entouriez de soins si touchants.
05:08Vous avez su vous faire aimer de mon fils, son ami Georges, comme il dit.
05:13Vous compreniez si bien ma tristesse que j'éprouvais pour vous une réelle sympathie.
05:21Il était entendu qu'on ne parlerait plus jamais de ces choses.
05:25Et peu à peu, je me suis laissée aller à la douceur de vos fréquentations et...
05:35J'ai goûté les soins assidus de votre parfaite amitié.
05:39Madame...
05:40Je vois qu'en agissant ainsi, c'est moi qui étais coupable, pardonnez-moi.
05:44Comme je vous pardonne votre attitude déplacée d'hier.
05:49Serons-nous la main et disons-nous adieu.
05:52Mais Cécilie, vous ne comprenez pas que je vous aime.
05:54Vous ne comprenez pas que je suis fou de vous.
05:56Oui, pendant deux ans, je me suis tue.
05:57Je ne vous ai pas adressé une seule parole d'amour et pourtant votre parfum étourdissait.
06:00La seule pression amicale de votre main me rendait fou de joie.
06:02Je ne vous écouterez pas une minute de plus.
06:04Non, Cécilie, vous ne partirez pas avant que je ne vous ai dit tout ce que j'ai à vous
06:06dire.
06:08Si j'ai eu le courage de me taire, c'est parce que je savais que vous n'étiez pas
06:10une femme comme les autres.
06:11La plus honnête et la plus désirable de toutes les femmes.
06:15Je vous aime, Cécilie.
06:17Pourquoi ne vous laisseriez-vous pas aimer puisque vous n'appartenez plus à personne ?
06:20À votre mari ?
06:22Vous l'avez cru mort.
06:24J'étais là quand on annonçait le naufrage de la Belle Yépoise.
06:27Vous avez éprouvé une grande joie.
06:29Vous n'avez pas pu le dissimuler.
06:31Car vous le détestez, cet homme qui vous a tout pris.
06:34Votre vie, vos illusions.
06:36Et qui n'a pu que vous faire souffrir par le scandale de ses maîtresses.
06:40M. le Marquis n'a rien à craindre.
06:43M. le Marquis doit se décider.
06:45Je ne reconnais plus M. le Marquis.
06:48M. le Marquis ressemble tout à fait à M. le Marquis.
06:51M. le Marquis a même presque la voix de M. le Marquis.
06:54Arrête avec tes marquis, tu veux ?
06:57Il ne t'occupe pas de ma voix.
07:02Je te dégoûte tant que ça.
07:03Ma petite, ça ne se passera pas comme ça.
07:05Je te veux et je t'arrête.
07:06Non !
07:08J'ai quelque chose à vous dire, il s'agit de Bernard.
07:11Quoi Bernard ?
07:12Cécilie, vous avez eu tort de me traiter ainsi.
07:15J'ai essayé de vous séduire par mon amitié, mon dévouement.
07:18Votre hypocrisie ?
07:19Si vous voulez.
07:21Et puisque l'hypocrisie ne suffit pas, je vais vous parler autrement.
07:25Cécilie, vous n'êtes pas une honnête femme.
07:27Bon, j'y vais.
07:29Tu restes là, tu te tiens après.
07:31Hein ?
07:46Musérable.
07:47Vous n'êtes pas une honnête femme, vous avez trompé le Marquis.
07:51Lâche que vous êtes.
07:52Vous savez bien que tout ce que vous dites est faux.
07:54Vous profitez de tout ce que je suis seule pour m'insulter.
07:57Allez-vous-en.
07:58Chassez-moi, je vous en défie.
08:00Sonnez que j'apprenne à tout le monde que votre fils n'est pas celui du Marquis du Toucheur.
08:14Vous vous taisez, Cécilie.
08:17Vous avez aimé un autre homme, votre cousin Marcel, mort des fièvres il y a quatre ans.
08:22Ce jeune homme n'avait aucune fortune et jamais votre père ne lui aurait accordé votre main.
08:28Il y a huit ans, alors que le Marquis achevait une croisière sur les côtes de Norvège en compagnie d
08:34'un groupe d'amis dont j'étais,
08:36votre cousin Marcel vint à Dieppe pour voir sa cousine.
08:40Il la trouvait à son goût.
08:42Vous l'aimiez toujours.
08:44La suite va de soi.
08:46Quelques mois plus tard, vous mettiez au monde le petit Bernard.
08:51Le Marquis n'a pas beaucoup de principes, mais il a un préjugé.
08:55Celui de sa race.
08:57Il y tient.
08:59Un procès en désaveu de paternité et un divorce
09:01le débarrassera du fils et de la mère.
09:05Je vous donne un conseil.
09:08Voici un secret que vous et moi sommes les seuls à connaître.
09:11Soyons unis
09:13et soyons le plus que jamais pour le conserver, ce secret.
09:21Monsieur, je vois que vous êtes capable de tout.
09:24Mais votre crime ne vous profitera pas.
09:27Cette infernelle histoire que vous avez inventée, personne ne la croira.
09:30Pas même le Marquis ?
09:31J'ai les lettres de Marcel, Cécilie.
09:33Les lettres ?
09:34Oui.
09:34Les lettres que vous croyez encore dans votre tiroir secret.
09:38Vincérables.
09:39À deux kilomètres d'ici, à Pourville,
09:41j'ai loué le manoir que nous avons admiré ensemble lors de notre dernière promenade.
09:46Je vous donne une semaine.
09:48Voyez, je suis raisonnable.
09:49Demain, en huit, je vous y attendrai.
09:52Jamais.
09:52Je vous y attendrai.
09:55Promettez-moi tout de suite que vous viendrez où je donne les lettres au Marquis.
10:04Entrez.
10:08Qui est-il, Jean ?
10:09C'est Monsieur le Marquis qui demande si Madame la Marquise peut le recevoir.
10:13Le Marquis, qui est le Marquis ?
10:14Le Marquis de Madame la Marquise.
10:17Le Marquis ?
10:19Le Marquis du Touchet, veux-je dire, Madame la Marquise.
10:22Maxime ?
10:22Quelle bonne surprise. Dites-lui qu'il entre.
10:25N'est-il pas chez lui ?
10:27Bien faite, Jean.
10:33Alors, c'est entendu.
10:34Vous viendrez, n'est-ce pas ?
10:39Je viendrai.
10:42Dites à mon mari que j'ai été chercher mon fils.
10:44Et que je reviens tout de suite.
10:47Je vous aime.
11:13Maxime.
11:15Eh bien, pour une surprise, c'est une surprise.
11:18Alors, c'est comme ça qu'on traite les amis, on ne prévient personne.
11:21Mais qu'est-ce que tu as, Maxime ? Tu ne me serres pas la main.
11:24Si, si, si.
11:27Enfin, dis-moi quelque chose. Je te trouve tout changé.
11:31Où est la Marquise ?
11:33Mais ta voix aussi a changé.
11:36Oui.
11:39J'ai eu des bronchites de...
11:41des mots de gorge.
11:42Oui.
11:44À part ça, tu as bonne mine.
11:45Toujours en forme.
11:46Peut-être un peu forci.
11:48Le ventre.
11:50Voilà, je me suis mis au régime.
11:53Dites-moi...
11:54Monsieur de Pont-Marie.
11:55Monsieur de Pont-Marie ?
11:57Mais pourquoi est-ce que tu ne m'appelles pas Monsieur le Vicomte comme font les domestiques, pas les tuyers
12:00?
12:02Georges !
12:03À la bonne heure.
12:04J'aimerais que tu me rendes un service.
12:05À ta disposition.
12:06J'aimerais que tu fiches le camp.
12:08Tu veux que je m'en aille ?
12:10Oui...
12:11Ça fait longtemps que je n'ai pas vu la Marquise...
12:13À seul. Depuis trois mois que tu es rentré en France, tu aurais pu te souvenir que tu avais des
12:16amis à Dieu.
12:18Enfin, je t'ai toujours connu comme ça.
12:20C'est pas grave, tu m'inviteras une autre fois à déjeuner.
12:23À bientôt.
12:24Adieu, Monsieur.
12:26Pardon ?
12:26À bientôt, Georges.
12:28À la bonne heure.
12:30À bientôt, Maxime.
12:43L'anxiété de chéri Bibi redoublait de minute en minute.
12:47Outre la crainte que son imposture soit découverte par Cécilie, il redoutait que les leçons de maintien de diction d
12:53'honnête vie, enfin, qu'il avait prises chez les meilleurs maîtres de la capitale avant d'arriver à Dieppe, soient
12:58incomplètes.
12:59Il ne voyait pas sans une certaine terreur la promotion soudaine qui avait fait de lui, fils des gardiens de
13:05la propriété, maintenant le maître de cette même propriété.
13:09Et il allait se trouver face à Cécilie.
13:12Elle allait lui parler.
13:13Il allait lui parler.
13:16Les craintes de chéri Bibi étaient d'autant moins fondées que le dernier lien qui leur attachait à son passé
13:21venait de se rompre.
13:22La lecture d'un journal à son arrivée à Dieppe lui avait en effet appris que le baillard, devenu l
13:27'Estrella et conduit par ses amis Força, avait été coulé corps et bien par la marine nationale à sa recherche.
13:34Alors, le passé était bien mort et chéri Bibi avec.
13:38Il n'y avait plus que le marquis du Touchet qui, après une longue absence, revenait chez lui et retrouvait
13:45sa famille.
14:08Je suis allée chercher votre fils. Je le croyais à la maison, mais il est sur la plage avec Miss.
14:14Il va revenir tout de suite.
14:20Mais...
14:20Asseyez-vous, je vous en prie.
14:25Je serai...
14:26Je serai content de le revoir.
14:31Votre santé.
14:33Toujours bonne.
14:34Excellente, merci.
14:37Je vois avec plaisir que vous ne semblez pas avoir trop souffert de vos malheureuses aventures.
14:44Elles ont été terribles, Cécilie.
14:47Cécilie ?
14:51Vous m'appelez Cécilie, maintenant ?
14:54Ah oui, c'est...
14:55C'est la première fois que je vous donne votre prénom.
14:57Oui.
15:02Eh bien, permettez-moi de vous appeler Cécilie désormais.
15:07Eh bien, les choses ont changé depuis que nous nous sommes vus.
15:10Que d'aventure.
15:12Je sais, je les ai connus...
15:15Par les journaux, monsieur, et par votre notaire.
15:19Oui, j'aurais...
15:20J'aurais dû vous écrire.
15:23Mais je ne l'ai pas fait pour la même raison qui m'a tenu éloigné de vous.
15:30Je suis certainement très mal conduit envers vous, Cécilie.
15:37Vous dites, monsieur ?
15:46Non, non.
15:48N'ayez point honte de ces larmes.
15:51Elles prouvent votre bonté de cœur.
15:55Laissez-moi vous embrasser.
15:57Vous voulez m'embrasser ?
15:59Mais vous êtes devenus fous !
16:00Mais Cécilie...
16:02Mais vous avez donc perdu la mémoire ?
16:05Je pleure, c'est vrai.
16:06Et votre égoïsme monstrueux vous a fait croire que c'était sur vous.
16:09C'est sur moi, monsieur, que je pleure.
16:12Sur toutes les douleurs que je vous dois.
16:14Sur toutes les hondes que vous m'avez afflisent.
16:15Mais je sais.
16:17Taisez-vous.
16:18Quand je pense que vous nous avez chassés,
16:21votre mère et moi,
16:23de votre château du toucher pour les donner à cette femme qui est votre maîtresse.
16:27Cécilie, au nom de notre enfant...
16:30Ne mêlez pas, Bernard, à tout ceci.
16:34Vous savez très bien que je n'oublierai jamais la nuit de votre départ pour la Norvège.
16:41Monsieur, vous êtes ici chez vous.
16:44Restez ou partez, peu m'importe.
16:46Mais vous êtes un homme du monde.
16:48Alors faites en sorte qu'une telle conversation ne se reproduise plus.
16:51C'est tout ce que j'ai à vous dire.
16:57Entrez.
17:00Madame la Marquis, c'est le valet de pied de Madame la Baronne Proscoff.
17:04Que veut-il ?
17:05Madame la Baronne Proscoff a appris le retour de Monsieur le Marquis.
17:08Elle attend Monsieur le Marquis chez elle.
17:11À cause du bail.
17:12C'est bon.
17:13C'est bon qu'il dise à la baronne que j'y vais tout de suite.
17:17C'est cela. Allez-y.
17:19La baronne ne peut pas se passer de vous.
17:25J'y vais.
17:28Mais attention, Cécilie.
17:31Je reviens immédiatement.
17:34Mais Monsieur, vous êtes ici chez vous.
17:36Vous semblez l'oublier.
17:46Alors, comment ça s'est passé Monsieur le Marquis ?
17:50Tu parles d'un accueil.
17:53Il y a une histoire à propos d'une certaine nuit qui a précédé mon départ pour la Norvège.
17:56Alors là, je ne sais pas ce que j'ai pu faire encore cette nuit-là.
18:00Courage, Monsieur le Marquis, courage.
18:02Il en faut, je crois que j'en faut.
18:04Et où allez-vous de ce pas, Monsieur le Marquis ?
18:06Vous débarrassez de ma maîtresse.
18:07Voilà une sage décision, Monsieur le Marquis.
18:10Et non, la baronne Proscoff, maîtresse de Maxime du Touchet,
18:14n'était pas morte dans le naufrage de la Belle-Diépoise,
18:17ainsi que tout le monde l'avait crue.
18:18Recueillie par un cargo, elle venait de regagner la France
18:21et espérait bien reconquérir le cœur du Marquis du Touchet.
18:34Monsieur Maxime ?
18:36Tu es de retour ?
18:38Depuis plus d'un an que ces bandits vous ont relâchés, vous auriez pu donner signe de vie.
18:42Madame, le bail est expiré.
18:44Vous avez 24 heures pour déguerpir, vous et votre paletoc et de Marie.
18:47Pour installer ici la fille Bourrelier ?
18:49Vous osez nous chasser.
18:54J'attends vos témoins.
19:03Tu m'as rapporté beaucoup de jouets de chez les sauvages, papa.
19:07Ah ouais ?
19:09Une malle pleine.
19:11Monsieur et messieurs se fournissent dans les meilleures maisons de la capitale.
19:14À Paris ?
19:15Oui, à Paris.
19:21Cécilie, comment va ma mère ?
19:25La marquise était un peu souffrante, elle a pris froid hier au bal en attendant la voiture.
19:29Je vais la voir après déjeunir.
19:40Cécilie, vous avez été merveilleuse avec ma mère.
19:45Je vous en remercie.
19:50Je suis très mal conduit avec elle, sa porte m'est fermée, ce n'est que justice.
19:56Puisque vous allez la voir, annoncez-lui une nouvelle qui va la réjouir.
20:02Avant huit jours, elle pourra se réinstaller au château du Touchet.
20:08On quitte dans le château ?
20:11Oui, oui, oui.
20:13On quitte le château.
20:16Ils en ont assez ?
20:22Non, euh...
20:22N'en ont pas assez, on quitte le château parce que je les chasse.
20:28Bien, je le dirais à la marquise, elle va certainement en pleurer de joie.
20:34Quand on pense à ce que vous avez dû souffrir, Cécilie,
20:39on ne mériterait pas d'être assis à cette table.
20:43Cette femme a fait surtout souffrir votre mère, monsieur.
20:46Mais si elle a cessé de plaire, tant mieux pour moi.
20:50Ou c'est simplement à cause du voisinage qui n'était pas très agréable.
20:59Puisque vous sortez de chez elle, elle vous a certainement mis au courant
21:02de l'incident qui s'est produit hier à la sortie du bal ?
21:06Non.
21:08Mais je sais à quoi vous faites allusion.
21:11Les honnêtes femmes, d'abord.
21:15Oui, comment le savez-vous ?
21:18En tout cas, moi, si je connaissais celui qui a fait reculer les chevaux,
21:21je l'embrasserais.
21:25Ta amante a raconté l'histoire ?
21:27En effet, à la sortie du bal de la préfecture, la veille au soir,
21:31et alors que la baronne Proskov tentait de prendre le pas sur Cécilie,
21:34une ombre avait bondi et fait reculer les chevaux de l'insolente.
21:38Les honnêtes femmes, d'abord !
21:43Puis avait disparu aussitôt, sans que personne ne l'eût reconnu.
21:50Eh bien, embrasse-moi.
21:56C'est toi, papa ?
21:57Oui, c'est moi, mon fils.
22:03Et toi, maman, tu l'embrasses aussi ?
22:06Bernard, laisse ton père déjeuner tranquille.
22:08Mais tu peux bien l'embrasser, puisque c'est lui.
22:11Je t'ai déjà dit que les petits enfants ne doivent pas parler à table.
22:19Vous auriez pu vous faire écraser, mon ami.
22:24Le secrétaire et le notaire de Monsieur le Marquis sont au salon.
22:27Qu'ils y restent.
22:30Mais il ne faut pas que je vous dérange si vous avez à parler à faire, allez-y.
22:33Je ferai servir le café au salon.
22:35Ceci dit, vous êtes parfait.
22:37Bien, je vous prie de m'excuser.
22:39Une petite affaire à réglé.
22:42Ces jouets vont arriver bientôt, mon petit Bernard.
22:46Allez.
23:02Il a raison, vous n'êtes qu'un paltoquet.
23:12Qu'il est gentil, mon papa, presque autant que mon ami Georges.
23:16En parler de moi ?
23:18Mais fais peur.
23:21Est-ce bête ?
23:22Pardonnez-moi.
23:24J'ai pris la liberté de passer directement par le parc.
23:27Une vieille habitude.
23:28Oh Georges, tu sais, l'automobile de papa va venir plein de jouets.
23:32Tu as beaucoup de chance, mon petit Bernard.
23:34Maxime est déjà sorti.
23:36Vous voulez le voir ?
23:38Il est avec son secrétaire et son notaire au salon.
23:41Il vous a dit la saut de querelle ?
23:43Quelle saut de querelle ?
23:44S'il n'a pas cru bon de vous en parler, je préfère me taire.
23:51Mon chéri, retourne jouer, tu veux ?
23:52Oui, s'il vous plaît.
23:54Je te rejoins tout à l'heure.
23:55Allez, viens, Bernard.
24:03Alors, monsieur, vous en avez trop dit ou pas assez ?
24:06Pour que je vous revoie si tôt après ce qui s'est passé entre nous ce matin, il faut que
24:09ce soit pour vous un sujet qui vous tienne à cœur.
24:11Que voulez-vous ?
24:13Je viens me mettre à la disposition du marquis. Il va se battre en duel.
24:17À cause de quoi ce duel ?
24:19À cause de qui ?
24:21Alors, à cause de qui ? Peut-on savoir ?
24:23À cause de vous.
24:24De moi ?
24:25Oui, de vous.
24:27Maxime n'a pas fini de nous étonner.
24:28Il défend sa femme à présent.
24:31Remarquez, mieux vaut tard que jamais.
24:34Mais...
24:35Quel est son adversaire ?
24:37Le baron Proskoff.
24:41Le bail étant arrivé à expiration, Maxime lui a donné congé.
24:46La baronne a été insolente avec vous et le marquis a giflé le baron en lui disant, j'attends vos
24:50témoins.
24:51Le baron m'a demandé d'être son premier témoin et je me suis récusé.
24:56Car j'ai toujours été plutôt l'ami de Maxime que celui du baron.
25:01Et je suis aussi votre ami, madame.
25:03Je viens offrir mes services au marquis.
25:08Et le voici.
25:12Mon ami, monsieur Dupont-Marie, veut vous parler.
25:15Je vous laisse.
25:18Que voulez-vous, monsieur ?
25:20Maxime, je viens me mettre à ta disposition.
25:23Nous avons toujours été des amis.
25:25J'ignore pourquoi tu ne veux plus l'être maintenant, mais...
25:27je suis resté l'ami de ta femme.
25:29Je sais.
25:31Maxime.
25:32Monsieur.
25:34Bien.
25:35Si vous avez besoin d'un témoin, je suis votre homme.
25:38Voilà ce que je tenais à vous dire, monsieur.
25:41Trop aimable.
25:42Le choix de mes témoins est déjà fait.
25:46Excusez-moi, j'ai un mot à dire à ma femme.
25:48Si vous voulez m'attendre au salon, je vous y rejoindrai.
26:07Mais qu'est-ce qu'il y a ?
26:27Cécilie.
26:30Ce pont-Marie me déplait de plus en plus.
26:32Je ne vous ferai point part de mes sentiments si je ne les croyais partagés.
26:36Tout à l'heure, quand je suis arrivé, je ne sais pas ce qu'il vous disait.
26:38Je ne sais pas ce qu'il vous disait.
26:38Je suis persuadé qu'il vous ait de la peine.
26:39Ça, je ne le tolérerai pas.
26:41D'ailleurs, je sais pas ce qu'il me retient de le reconduire par la peau du cou, celui-là.
26:43Mais pourquoi d'autre, mon ami ?
26:44Monsieur de Pont-Marie est un ami avec lequel je tiens à rester en excellent terme.
26:48Non, non.
26:49Je suis persuadé que ce belâtre ne mérite point vos bontés, ni votre indulgence, voyons.
26:55Si vous faites de la peine, il faut me le dire.
26:56Et si vous manque de respect, il faut me le dire aussi.
27:00Si j'avais dû vous attendre pour être respectée, j'aurais risqué depuis longtemps de ne plus l'être respectable.
27:08Je vous demande pardon de m'être aussi grossièrement trompée.
27:13Qu'il faut-il faire ?
27:16L'inviter à dîner ?
27:18Non, à déjeuner.
27:19Après-demain.
27:21Maintenant, je vais faire visite à madame votre mère.
27:24Excusez-moi.
27:30Après-demain, je serai mort.
27:36Témoin, témoin, témoin.
27:38J'ai jamais su tenir une épée de ma vie, moi.
27:41La moindre petite goutte de sang me fait tomber en faiblesse.
27:44Ne vous inquiétez pas, je serai le premier témoin.
27:46Et puis ça n'a aucune importance.
27:48Vous vous battrez certainement au pistolet.
27:49Le baron est offensé, il est de première force à cette arme.
27:54Je n'ai jamais su charger un pistolet de mon existence.
27:58Vous êtes mon ami, oui ou non ?
28:00Enfin, ne pensez-vous pas que le caractère de ma charge...
28:03Oui ou non, voulez-vous être mon témoin ?
28:07Croyez-vous que le baron choisira le pistolet ?
28:09Certainement, c'est notre champion de tir.
28:10Il fait moche à tous les coups.
28:12Tant mieux.
28:13Ce sera plus vite fini.
28:15Plus vite fini ?
28:17Oui, je veux dire que s'il ne me manque pas, il n'aura pas recommencé.
28:22Vous désirez donc échanger plusieurs balles ?
28:24Je ne le désire pas, je le veux.
28:28Je ne fais pas un duel pour rire.
28:32Je veux un résultat.
28:33Vous avez entendu, vous autres ?
28:34Je veux qu'on tire jusqu'à ce qu'il y ait un résultat.
28:37Il ne faut pas désespérer.
28:39En duel, on ne sait jamais.
28:41C'est une chose de viser un carton et une autre de viser un homme qui lui-même tire sur
28:44vous.
28:46Autant que je me souviens de Maxime, vous étiez assez fort au pistolet.
28:50Il est bien plus fort au revolver.
28:53On ne pourrait pas se battre au revolver.
28:56Mon secrétaire dit vague.
28:59Pour moi, revolver au pistolet, c'est la même chose.
29:04Entrez.
29:08Ce sont les témoins de Monsieur le Baron.
29:14Messieurs.
29:16Faites votre devoir.
29:32Enfin, Maxime.
29:33Pourquoi ne m'avez-vous pas pris comme témoin ?
29:35Ces deux malheureux sont à moitié morts de peur, c'est visible.
29:39Mais qu'est-ce que tu as, Maxime ?
29:41Je veux savoir.
29:43On t'a fait des racontards.
29:44On t'a dit que je venais ici trop souvent.
29:47En tout cas, ceux qui t'ont dit ça ne me connaissent pas.
29:49Et surtout, ils ne connaissent pas ta femme.
29:50Ma femme ?
29:51Ah non, non, ne me parlez pas de ma femme.
29:54Non, ne me parlez jamais de ma femme.
29:56Tu vois, tu m'en veux.
29:56Tu as quelque chose contre moi.
29:58Non, non, non.
29:59Non, je ne vous en veux pas.
30:01Non, non.
30:01Non, je...
30:02Non, je vous demande pardon.
30:04Je suis revenu un peu fatigué de mon voyage.
30:07Non, je ne vous en veux pas.
30:08La preuve que je ne vous en veux pas, je vous invite après-demain à déjeuner.
30:12Alors, dis-moi que nous sommes amis comme par le passé.
30:14Oui, oui, oui.
30:15Comme par le passé.
30:15Non, dis-moi.
30:16Georges, accepte à déjeuner et tu me feras plaisir.
30:18Voilà, Georges, accepte tu à déjeuner et tu me feras plaisir.
30:20Mieux que ça.
30:21Ben, Georges, accepte à déjeuner, tu me feras plaisir, mieux que ça.
30:24Voilà, bonhomme.
30:25Bonhomme.
30:26Alors.
30:27Dis-moi, en fait
30:28Ta femme sait que je viens déjeuner après-demain ?
30:30Ça lui fait plaisir.
30:31Ah oui, ça lui fait plaisir.
30:33Ça lui fait plaisir.
30:35Ça lui fait plaisir à ma femme.
30:38Ça lui fait plaisir.
30:39Ça lui fait plaisir, Thierry.
30:41Ça lui fait plaisir.
30:44Plaisir.
30:45Mais ça lui fait plaisir à ma femme.
30:48Ça lui fait plaisir.
30:50Plaisir.
31:02On l'a changé, notre Maxime.
31:09Voilà, c'est fait.
31:11Rendez-vous demain matin à 9h dans le parc du château.
31:13Au commandement, on échangera quatre balles.
31:15Ah, le baron tient lui aussi à ce qu'il y ait un résultat.
31:18Oui, monsieur le marquis.
31:20Monsieur le marquis est souffrant.
31:22Comment ça, il est souffrant ?
31:23Messieurs, j'ai bien l'honneur.
31:25Ah, mais si monsieur le marquis est souffrant,
31:26peut-être peut-on remettre le duel à plus tard.
31:28Vous savez, je vous assure, monsieur Hilaire,
31:30que la moindre goutte de sang, moi...
31:32Mais non, mais non, mais non.
31:33Vous verrez, vous vous y ferez, vous vous y ferez.
31:35Si vous m'aviez vu, moi, alors,
31:36dans les bagarres sur le baillard, alors...
31:38Le baillard ?
31:40Quoi le baillard ?
31:41Vous venez de dire si vous m'avez vu, moi,
31:43dans les bagarres sur le baillard.
31:45Moi, j'ai dit dans les bagarres sur le baillard.
31:47Ah, oui.
31:48Il fallait vous coucher.
31:49Vous êtes très fatigué.
31:50Ah, oui, sûr, très fatigué.
31:52Ça, vous avez raison, je dois être très fatigué, oui.
31:54Vous avez toutes ces émotions, ce duel.
31:56D'ailleurs, Gertrude doit m'attendre.
32:00À demain.
32:01À demain.
32:07Moi aussi, je suis sûrement très fatigué.
32:10C'est le mar qui m'avait entendu.
32:17C'est signé.
32:21C'est signé.
32:26C'est signé.
32:27Mais qu'est-ce qu'il y a ?
32:28Monsieur le Marquis est souffrant.
32:32Il n'y a que Cécilie et le bon mari.
32:35On va se qu'il y a.
32:38Oui.
32:39Eh bien, que monsieur le Marquis sera sûr,
32:41tout est prêt pour le duel.
32:43Nous avons...
32:43Nous avons tout réglé avec les témoins du baron.
32:47Ça sera inutile de charger mes pistolets.
32:52Cécilie ne m'aime pas.
32:54Je vais en finir avec cette chienne d'existence.
32:58Mais cher Inubi,
33:00tu ne parles pas sérieusement.
33:02D'ailleurs, il est obligatoire que les pistolets soient chargés.
33:06Alors, je tirerai en l'air.
33:09Le baron est un excellent tireur.
33:13Il ne me manquera pas.
33:16Et ainsi, j'aurai fini de souffrir.
33:23T'inquiète pas, va.
33:26Cette nuit, je fais mon testament.
33:28Je ne t'oublierai pas.
33:30T'es vraiment trop bon.
33:33Sois persuadé que je ne te survivrai pas.
33:42Mme la Marquise, viens.
33:45En mettez-vous, monsieur le Marquis.
33:52Mon ami...
33:54Vous connaissez mon secrétaire ?
33:58Il faudrait, si vous n'y voyez pas l'inconvénient,
34:00qu'il s'installe au pavillon.
34:02Si vous voulez l'y conduire.
34:09Je ne dînerai pas avec vous ce soir.
34:12J'ai du travail.
34:16Si vous voulez me faire porter une tasse de thé...
34:20vers 8 heures.
34:22Mais tout sera fait selon votre désir, mon ami.
34:28Le pavillon des bourreliers dans lequel chéri Bibi était née
34:31et avait vécu son enfance
34:33allait devenir le domicile de la ficelle.
34:35Ce dernier était infiniment ému
34:37à l'idée d'une telle perspective.
34:43Voilà, c'est ici, monsieur Hilaire.
34:48C'est bien.
34:49Pourquoi vous êtes triste, monsieur ?
34:52Écoute, Bernard, va jouer avec me, c'est.
34:59Vous avez entendu ce que dit mon fils ?
35:01Je me demande pourquoi vous êtes si triste.
35:05Madame la Marquise ne sait donc pas
35:06que mon maître a résolu de se faire tuer.
35:09Mais je sais que le Marquis doit se battre en duel,
35:11mais il est de première force aux armes.
35:13Sauf votre respect, vous faites erreur, Madame la Marquise.
35:17Ces messieurs doivent échanger quatre balles
35:20et monsieur le Marquis m'a dit qu'il tirera en l'air.
35:23Vous aimez beaucoup le Marquis, monsieur Hilaire.
35:25Ah oui, Madame la Marquise.
35:27Il est tellement bon.
35:29Je sais qu'il n'a pas toujours été comme ça.
35:32Il a eu des torts envers Madame la Marquise.
35:36Bien, j'espère que ce logement vous plaira.
35:38La cuisine est à côté, la chambre est au premier.
35:41Au revoir, monsieur Hilaire.
35:46C'est femme de la route.
35:49J'aime mieux Virginie, moi.
36:08Que faites-vous, mon ami ? Il faut vous reposer.
36:11Demain, vous vous battez.
36:12Vous avez besoin de toutes vos forces.
36:14Je n'en aurai pas besoin, Cécilie.
36:22Je serai mort.
36:25Vous lirez ceci.
36:28Peut-être vous comprendrez que je méritais d'être pardonné.
36:36Je ne le lirai pas.
36:42Je ne le lirai pas, car vous vivrez.
36:48Je vous aime, Cécilie.
36:50Je vous aime.
36:54Moi aussi, mon ami.
37:00Bonsoir.
37:01Bonsoir.
37:05À demain.
37:07Bonne nuit.
37:10Dormez bien.
37:25Sous-titrage Société Radio-Canada
37:28...
37:58Fatalitas
38:32Fatalitas
38:33Fatalitas
38:35Fatalitas
38:35Fatalitas
38:47Fatalitas
38:49Fatalitas
38:49Fatalitas
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38:52Fatalitas
38:56Fatalitas
38:58Fatalitas
39:04Fatalitas
39:07Fatalitas
39:07Mais qu'est-ce qui se passe?
39:11Qu'est-ce qui se passe?
39:14Il n'y a que Cécilie même!
39:16Qu'elle m'aime et je suis damné!
39:19Regarde!
39:22À Cécilie, chéri bébé?
39:24Qu'est-ce que ça peut faire?
39:27Comment, qu'est-ce que ça peut faire?
39:31Tu ne comprends pas que je me bats en duel demain?
39:35J'ai 90 chances sans être tué.
39:38Et que le médecin et les témoins vont ouvrir ma chemise?
39:41Mais tu ne comprends pas ça, mon grand abruti!
39:44Fatalitas.
39:47Je ne te le fais pas dire.
39:49Entre nous, le canin qui l'aurait pu t'enlever ça?
39:52On n'a pas idée de faire du travail à moitié.
39:55Mais non, il disait, c'est trop près du cœur, c'est trop dangereux, il disait.
40:00Ben, nous voilà propres.
40:02Je te l'avais bien dit de ne plus faire de bêtises.
40:05Pourquoi voir gifler le baron?
40:08D'ailleurs, à ce propos, tu n'as pas bien réfléchi en me prenant comme témoin.
40:13Qu'est-ce qu'il y a encore?
40:14Le baron Proskov a connu sur le baillard un certain La Ficelle qui me ressemblait comme un frère.
40:25Fatalitas.
40:27Fatalitas, oui.
40:28Double fatalité.
40:30Ça allait trop bien.
40:40J'ai qu'une seule chance.
40:44C'est que je tire le premier et que je l'abatte.
40:48Et si c'est lui qui tire le premier et qui t'abat?
40:51Ah.
40:58J'ai une idée.
41:01Je vais me tenir profil comme ça.
41:05L'avant-bras, bien collé au corps, là.
41:10Et je tire.
41:13Il n'aura aucune chance de me toucher.
41:17Je ne voudrais pas vexer M. le Marquis.
41:20Mais même de profil,
41:23il y a de la surface.
41:36Est-ce que tu me proposes?
41:39Laisse-moi faire.
41:47Monsieur le baron est en terre.
41:49Peut-être a-t-il eu peur de M. le Marquis.
41:50Ça suffit, vous, hein?
42:12Oui, excusez notre retard, M. le Marquis,
42:14mais le baron a disparu.
42:16Mais comment ça a disparu?
42:17Ah oui.
42:18Nous sommes allés le chercher au château,
42:20comme convenu.
42:21Et là, la baronne nous a dit
42:23qu'il était parti très tôt ce matin
42:24pour se promener sans doute sur la falaise
42:26selon son habitude.
42:27Mais qu'il n'était pas revenu.
42:29Alors, nous avons attendu
42:30une demi-heure, trois quarts d'heure
42:32et ne le voyant pas revenir,
42:33nous sommes venus vous en informer,
42:35M. le Marquis.
42:36Bon.
42:37Eh bien, messieurs,
42:38nous l'attendrons ensemble.
42:40Vous voyez que mes témoins,
42:41si tout est en règle pour le duel,
42:42non?
42:44Non?
42:45Non?
42:46Non?
42:47Non?
42:49Non?
42:54Mais qui allait descendre
42:56de cette seconde voiture?
42:57L'inspecteur Costaud,
42:59le fameux policier
43:00qui avait tant poursuivi
43:01chéri Bibi.
43:02Heureusement,
43:03ce dernier se sentait à l'abri
43:04derrière la figure
43:05de Maxime du Touchet.
43:06M. le Marquis,
43:08des pêcheurs de crevettes
43:09viennent de retrouver le baron.
43:11Ah!
43:12Il est mort.
43:14Impossible.
43:15Je dois me battre en nouvel avec lui.
43:16Nous l'attendons.
43:19Je sais, je sais.
43:20Et devinez où ils l'ont trouvé.
43:23Au pied de la baronne.
43:24Oui.
43:25Au pied de la falaise.
43:25Vous me faites déjà des bêtises,
43:26saisez-vous.
43:27À l'endroit même
43:28où fut découvert il y a quelques années
43:30le corps du père de Mme la Marquise.
43:32Vous vous souvenez?
43:33M. Bourrelier
43:35que le terrible chéri Bibi avait assassiné.
43:39À l'endroit même.
43:41À l'endroit même.
43:43Étendu sur le ventre.
43:44Comme l'autre.
43:46Ce serait à croire
43:46que chéri Bibi fait encore des siennes.
43:48S'il n'était pas mort, bien entendu.
43:50Car il est bien mort, n'est-ce pas,
43:51M. le Marquis?
43:52J'ai lu vos déclarations dans la presse.
43:54Vous avez, si j'ose dire,
43:55assisté à cette illustre agonie.
43:57Oui, oui, rassurez-vous, M. Costaud.
44:00Chéri Bibi ne ressuscitera plus.
44:03Ah, je suis heureux
44:03de vous l'entendre dire, M. le Marquis.
44:04Très heureux.
44:05Je ne vous le cache pas,
44:06chéri Bibi mourir de maladie
44:07comme n'importe qui,
44:09disparaître au moment
44:09même où il allait toucher vos millions,
44:11M. le Marquis.
44:12Ça ne semblait pas possible.
44:14Eh bien, alors,
44:14admettons, M. Costaud,
44:15qu'il n'est pas mort.
44:16Je ne dis pas cela,
44:17je ne dis pas cela.
44:18Eh bien, vous semblez en douter.
44:19Certainement pas, M. le Marquis,
44:20mais il nous a joué tant de ses tours.
44:23Enfin, puisque vous l'avez vu décéder
44:25de vos yeux vus, M. le Marquis.
44:28Oui, M. Costaud,
44:29de mes yeux vus.
44:31Je l'ai vu mort
44:33comme je vous vois vivant.
44:36Pardonnez mon insistance, M. le Marquis,
44:37mais il fallait que je l'entende,
44:39de votre bouche.
44:40J'avais grande envie,
44:41ayant appris votre retour,
44:42de m'entretenir de cela avec vous.
44:44Le baron Proskov est mort,
44:45tant mieux.
44:46Je veux dire,
44:46tant mieux que la mort du baron Proskov
44:48m'ait fourni l'occasion
44:50de vous rencontrer si vite.
44:51Oui, cette mort est bien étrange
44:52et me prive d'un très beau duel.
44:56Eh bien, je vais poursuivre
44:57mon enquête.
45:00Ah, M. Costaud,
45:03dites-moi,
45:05chéri Bibi,
45:07de là où il se trouve,
45:08vous jouez encore un tour ?
45:11Comment cela, M. le Marquis ?
45:12Eh bien oui,
45:12s'il était vivant,
45:13vous seriez persuadé
45:14que c'est lui l'assassin
45:15et votre enquête
45:16serait en quelque sorte simplifiée.
45:18M. le Marquis
45:19a toujours le mot pour rire.
45:21Le secrétaire a raison.
45:22M. le Marquis fait plaisir à voir.
45:24Eh bien, je l'ai vaqué
45:25à mes occupations.
45:26Mais respect,
45:27M. le Marquis.
45:42Sous-titrage Société Radio-Canada
45:43Sous-titrage Société Radio-Canada
45:56Sous-titrage Société Radio-Canada
46:18La ficelle avait remarqué
46:20que le baron Proskoff
46:21faisait tous les matins
46:22une promenade sur la falaise
46:23et, peu avant le duel,
46:25la ficelle avait ressenti
46:26le même impérieux besoin
46:28d'air et de solitude.
46:42Sous-titrage Société Radio-Canada
46:44S'étaient-ils rencontrés tous deux ?
46:47La ficelle, en assurant à M. le Marquis
46:49qu'il allait le tirer de ce mauvais pas,
46:51avait-il prémédité cette promenade hygiénique ?
46:54Ou bien, les abords de la falaise
46:56étaient-ils vraiment glissants ?
46:58Nul ne le saura jamais,
47:00excepté peut-être la fatalité.
47:12Dis, papa,
47:13c'est vrai que tu as vu de près,
47:14chérie Bibi ?
47:15Qu'est-ce qui t'a raconté ça ?
47:17C'est Miss.
47:18C'est Miss qui m'a raconté
47:19tes voyages, papa.
47:21Ouais, non, mais...
47:22On va t'apprendre l'orthographe, Miss.
47:26C'est de la poire ou de la pomme, ça ?
47:27C'est du citron, mon ami.
47:31Ah !
47:33M. Costaud demande si M. le Marquis
47:35peut le recevoir.
47:36Excusez-moi encore, celui-là.
47:38N'arrête pas de me...
47:39Bon, dites-lui que j'y vais.
47:41N'arrête pas de me poursuivre,
47:42je suis là.
47:43Vous savez que c'est lui
47:44qui m'a appris la mort du baron.
47:47Bon, ben, je...
47:49Excusez-moi, j'y vais.
47:50Je reviens.
47:51À tout à l'heure, mon ami.
47:53Je t'assure que c'est vrai, maman.
47:55Papa a vu de près, cher et bubi.
47:57Bernard, tais-toi et mange.
48:16Bonjour, M. Costaud.
48:17Bonjour, M. le Marquis.
48:21Excusez-moi de vous déranger,
48:22mais j'ai quelques questions délicates
48:23à vous poser.
48:24Ne dites rien si elles vous gênent.
48:26Mais je vous en prie, M. Costaud.
48:27Asseyez-vous.
48:30Je vous écoute.
48:32Voilà.
48:36En vous quittant ce matin,
48:38je suis allé voir la maronne.
48:40C'est une femme de tête.
48:42En apprenant qu'on venait de découvrir
48:44le corps de son mari au pied de la falaise,
48:47elle a dit...
48:49Que l'imbécile.
48:51Ah.
48:53Elle a dit...
48:54Que l'imbécile.
48:54Oui.
48:56Elle a dit...
48:57Que l'imbécile.
48:59Et cela m'a éclairé.
49:01Voyez-vous.
49:02J'avais cru à un accident.
49:05Je n'y crois plus maintenant,
49:07M. le Marquis.
49:09Et en quoi croyez-vous, M. Costaud ?
49:12C'est un suicide.
49:16Il était de notoriété publique
49:18que les affaires du baron et de la baronne
49:19étaient formes à l'emprunt.
49:20On attendait pour les débrouiller
49:21avec une impatience chaque jour grandissante.
49:23Votre retour.
49:24Or, il paraît,
49:25s'il faut en croire,
49:26les potins de la plage.
49:28Que M. le Marquis n'a réalisé
49:29aucune désespérance de l'honorable couple.
49:31Il aurait donné congé
49:33à la belle diépoise.
49:35On ne voyait dans mes questions,
49:36M. le Marquis,
49:37que le désir n'est lucide et...
49:38Non, non, n'êtes pas indiscret,
49:40M. Costaud.
49:43Oui, oui, M. Costaud,
49:44dans la vie,
49:45il arrive à un moment
49:46où il faut se faire une fin.
49:49J'ai certainement commis
49:50quelques folies dans ma jeunesse.
49:53Mais jeunesse se passe.
49:55Jeunesse se passe ?
49:56Comme M. le Marquis a raison.
49:57Oui, c'est ce que j'ai essayé
49:58de faire comprendre
49:59au baron et à la baronne,
50:00mais mon interprétation des choses
50:03a été fort mal comprise.
50:05D'où le duel.
50:07D'où le suicide ?
50:09Le baron vous attend
50:10pour que vous payiez ses dettes
50:11et vous le bousculez.
50:13Paf !
50:13Mieux corneau.
50:16La belle diépoise,
50:16qui, elle,
50:17n'a pas tout à fait
50:17désespéré de vous,
50:19le traite d'imbécile.
50:22Il se suicide.
50:25Voilà toute l'histoire.
50:36M. le Marquis
50:37n'entendra sûrement plus parler
50:38de Mme la baronne Broscoff
50:41ni du baron.
50:43N'en parlons plus, M. Costaud,
50:44n'en parlons plus.
50:45Au fond,
50:47il vaut mieux cela
50:48que si vous l'aviez tué
50:49de votre propre main.
50:50Oui, c'est mieux comme cela
50:51et puis ainsi,
50:52je n'ai pas de remords.
50:54Vous êtes un fin psychologue,
50:55M. Costaud.
50:56M. le Marquis.
50:57Si, si, si.
50:59Au revoir, M. Costaud.
51:01Bien au revoir, M. le Marquis.
51:08M. le Marquis.
51:12Pas de bêtises, M. le Marquis.
51:15Et surtout,
51:15je vous en supplie,
51:16plus de duels.
51:17Viens sur ma planète,
51:19viens sur mon nuage,
51:21viens au cœur de mon étoile.
51:24Viens sur ma comète,
51:26viens dans son sillage,
51:28le vent gonflera ta voile.
51:31Les murs des prisons,
51:33un jour tomberont
51:35et les portes s'ouvriront.
51:38Puisque le destin
51:40nous a séparés,
51:42qu'il a coupé nos chemins.
51:44Viens, viens te reposer,
51:47viens me retrouver
51:49dans le cœur de mon étoile.
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52:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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