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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 13 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Karen-Laure Mrejen, fondatrice de Swaive, Bastien Baron, fondateur de Justae et Conseil en gestion de fortune, Valentin Nicaud, membre de la cellule infos d'expert de Bourse Direct, Joachim Savigny, président de Cheval Blanc Patrimoine, et Camille de Foresta, vice-présidente de Christie's France et spécialiste des arts d'Asie, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigaudry.
00:09Bonjour, bienvenue à toutes et à tous pour cette nouvelle édition de tout pour investir
00:13TPI sur BFM Business, évidemment à la radio, à la télé, sur le web, on est en direct,
00:19vous pouvez retrouver toutes nos chroniques sur le podcast et votre bibliothèque patrimoniale
00:24pour le personnaliser, tout pour suivre vos investissements, pour vous éduquer financièrement
00:29et toutes ces sortes de choses, alors beaucoup de choses justement pour vous aider dans la
00:33gestion de vos petits trésors au quotidien aujourd'hui, avec notamment un truc qu'il
00:36va falloir garder à l'oeil, c'est les taux, c'est pas le blocus du détroit d'Hormuz qui
00:41va arranger nos affaires, l'inflation ça pique en Europe, aux Etats-Unis on l'a vu hier
00:46elle est quand même bien supérieure aux attentes et face à ça, des banques centrales qui sont
00:50désormais un petit peu coincées, entre croissance vraiment faible, désormais une inflation qui
00:57grimpe à nouveau, face en plus à des taux qui grimpent sur le marché obligataire.
01:02Alors quelles conséquences sur vos actifs, sur vos investissements, votre patrimoine,
01:05des chiffrages complets ce matin avec Karen Lorme-Réjeune de Swave, Bastien Baron de Justaé,
01:11qui restera avec nous pour faire un point, alors pratico-pratique dans la boîte à outils,
01:15on va une fois de plus faire le point sur le bon timing pour transmettre son entreprise,
01:19vous êtes de nombreux entrepreneurs bien sûr à nous suivre, à nous écouter, tous les bons tuyaux
01:23dans la boîte à outils, c'est en deuxième partie d'émission. Face aux incertitudes du moment,
01:28comment vraiment se créer un portefeuille tout terrain, par balle, quelle bonne allocation d'actifs,
01:33on va faire le point au milieu de cette conjoncture toujours très incertaine avec Joachim Savigny,
01:37de Cheval Blanc Patrimoine, vous aimez toujours autant écouter, réagir à ses posts sur les réseaux,
01:41etc. Donc un joli débat tout à l'heure dans le placement à suivre. Enfin de l'art, une fois
01:45de plus pour
01:46prendre un petit peu l'air dans votre coffre-fort art asiatique, avec une jolie vente qui se profite
01:51chez Christie's en début de mois prochain, il y en a pour toutes les bourses, tous les budgets,
01:55si ça vous intéresse l'art asiatique, toujours un must dans une collection d'art,
01:58des investissements qui prennent toujours de la valeur. Camille de Forta, experte de l'art asiatique
02:04de chez Christie's sera avec nous en fin d'émission. Toutes vos questions, vous nous les posez par mail,
02:10direct à bfmbusiness.fr, vous pouvez nous envoyer un SMS, 7-3216, vous tapez le mot-clé business suivi de
02:16votre message,
02:17et puis sinon sur Twitter et LinkedIn, on est joignable. Le reste de l'actualité du jour,
02:24à la une, c'est quand même le taux de chômage qui est au plus haut depuis cinq ans en
02:27France.
02:27Il repasse la barre symbolique des 8%, 8,1% au premier trimestre en hausse de 0,2 points par
02:32rapport à fin 2025,
02:33nous dit l'INSEE ce matin, porté par la hausse chez les 25-49 ans, et malgré le repli de
02:390,4 points
02:40sur le taux de chômage des jeunes de 15 à 24. Aux Etats-Unis, c'est l'inflation qui est
02:45sur un plus haut
02:46de presque trois ans, 3,8% en avril, selon l'indice CPI sous l'effet de la guerre en
02:52Iran.
02:52Tout ça n'est donc que passager, si on en croit, Donald Trump hier soir. Et ça, c'est un
02:59dossier de plus
02:59pour Kevin Warsh. Le candidat de Donald Trump à la présidence de la Fed n'est plus qu'à une
03:04marche
03:04de la présidence. Les sénateurs américains ont validé hier sa nomination au Conseil des gouverneurs.
03:09Le dernier feu vert pour remplacer Jerome Powell doit tomber aujourd'hui. Donald Trump qui s'envole
03:14vers la Chine, il doit atterrir à Pékin dans les toutes prochaines heures pour trois jours de visite
03:17d'État. Et avec lui dans l'avion, une vingtaine de grands patrons américains, dont Jensen Wang,
03:23le patron de Nvidia. Elon Musk aussi. Tim Cook, sa première demande à Xi Jinping, prévient-il justement
03:29ouvrir la Chine pour que ces personnes brillantes puissent opérer leur magie et hisser la République
03:33populaire à un niveau encore plus élevé ? Et en amont de ce sommet Trump-Chi Jinping,
03:39des délégations des deux pays ont entamé des consultations économiques et commerciales
03:43ce matin en Corée du Sud. Tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
03:55Une conjoncture toujours compliquée sur les marchés actions, il faut bien dire, du côté
03:59du CAC 40. On avait commencé pourtant bien la journée avec une hausse. Et puis, bon,
04:05ça s'est complètement étiolé. On est à l'équilibre là. 0,01% de hausse. On est toujours
04:09sous les 8 000 points sur le CAC 40. 7 980 points. Avec, alors quand même, des valeurs
04:14technos qui se réveillent. Neuronext Tech Leaders qui gagne 1,35%. On a eu une forte
04:19correction, une baisse de plus de 2% hier. Et du côté des autres places européennes,
04:23alors ça se passe mieux pour l'Eurostock 50 qui gagne 0,53%, plus 0,86%. Pour le DAX à
04:29Francfort, il ne faut pas oublier qu'on est en période de versement des dividendes.
04:32Donc ça peut éventuellement peser de tout son poids sur un certain nombre de valeurs
04:37et peser sur la performance des indices. La plus forte baisse du CAC 40 pour l'instant,
04:41elle est pour Effage, moins 1,7% à 133,30 €. On a eu la publication ces dernières
04:45heures. Danone recule d'1,6% à 61,76 €. Renault moins 1,56 €, 27,07 €. 26
04:53moins 1,45 €,
04:54126,15 €. Et L'Oréal moins 38 €, 353,90 €. Du côté des valeurs à la hausse,
05:00et on le voit, ça se réveille très très nettement du côté de la techno avec
05:05STMicroelectronics qui gagne 5,9% à 50,47 €. Du côté des autres valeurs, des valeurs
05:13plutôt industrielles en tête des progressions, on a Legrand plus 1,58 €, 154,55 €.
05:18ArcelorMittal plus 2,93 €, 52,76 €. Et Eurofins scientifiques plus 0,95 €, 59,76 €. Donc un
05:26mélange
05:26de valeurs techno et défensives qui sont privilégiées en ce moment du côté des investisseurs.
05:31Alors si on regarde le SBF 120, STMicro plus forte hausse du CAC 40, Soitec plus forte hausse du
05:37SBF 120, plus 6,39 %, on est à 153,95 €. Valourec plus 6,58 €, 25,58 €.
05:46Nanobiotics plus 4,9 %
05:48à 42,26 €. On n'oublie pas l'antavirus. Et effectivement, il y a une certaine forme d'ébullition
05:53autour des biotech et des medtech en ce moment. Pas s'y prendre non plus. C'est quand même des
05:58valeurs
05:58extrêmement volatiles et ça ressemble beaucoup à une flambée de court terme. A noter SES
06:03qui subit des prises de profit. Le titre avait terminé. Plus forte hausse du SBF 120 hier.
06:08Il recule de 3,37 % ce matin à 7,59 €. On va parler des taux dans quelques minutes.
06:13Je vous donnerai l'obligataire. A noter que le pétrole reste sur ses niveaux de remontée
06:18d'hier. Pas plus, pas moins, mais quand même. 107,43 € pour le baril de Brenne-de-Mer du
06:23Nord.
06:24101,65 € pour le brut léger américain. On déchiffre l'actu du jour.
06:29Tout pour investir, le déchiffrage.
06:34Nos déchiffreurs du jour, Karen Lorme-Régen de Swave. Bonjour.
06:38Bonjour Antoine.
06:38Et Bastien Baron de Justaï.
06:40Bonjour Antoine.
06:41Bonjour, merci d'être avec nous. Alors, je donne les 10 ans, le marché obligataire,
06:46parce qu'on reste sur des niveaux de tension importants, notamment sur la dette 10 ans
06:50américaine qui est sur un plus haut d'un an, quasiment, 4,46 €. On est du côté des 3
06:57,10
06:57pour la dette allemande. On était sous les 3 %, et on avait cru à une forme de soulagement
07:03en fin de semaine dernière. Bon, c'est tombé à l'eau. On reste sur des points de tension.
07:083,72 pour la dette française. Tout cela nous mène à une constatation, c'est que
07:14détroit d'hormouze, inflation, taux qui montent, Banque centrale coincée.
07:21Qu'est-ce qu'on fait, nous, quand on a un portefeuille qui est constitué d'un certain
07:24nombre d'actifs qui sont reliés au taux ? Certains, en plus, qui sont avec des formes
07:31d'intérêts composés, et notamment les produits structurés, où il y a un peu
07:34d'obligataires dedans. Oui, ça va commencer à devenir un casse-tête si les tensions
07:39perdurent, Karen Lorme.
07:41En effet, on va avoir le 11 juin, cette prochaine réunion de la BCE, et on va voir si les
07:46taux
07:46augmentent ou pas. Le plus probable qui a l'air de faire consensus actuellement, c'est
07:51que les taux finissent par remonter parce que, justement, inflation, risque inflationniste
07:54et pression sur les prix. Alors, ça va se répercuter dans toute l'économie, sur
07:59toutes les classes d'actifs, mais dans les grandes, grandes masses, qu'est-ce qui risque
08:03de se passer ? En gros, on va avoir évidemment sur la partie immobilière une hausse du coût
08:07du crédit. Donc, en gros, nos téléspectateurs qui vont vouloir emprunter de l'argent pour
08:11financer leurs prêts immobiliers ou quoi que ce soit d'autre, vont avoir une moindre
08:15capacité à... Enfin, à budget égal, vont avoir une capacité à emprunter moins de
08:19capital, donc ça va être plus compliqué. Et puis, il y aura des conséquences sur
08:22les prix aussi, en moins. Il y aura des conséquences sur les prêts immobiliers, moins de transactions,
08:26donc moins de demandes. Donc, peut-être à moyen terme, ça ne va pas être immédiat, mais
08:29à nouveau, un effondrement du marché immobilier qui se porte déjà moyennement
08:32bien. Donc, ça, c'est la première grosse masse. Ensuite, sur plutôt les actifs
08:36de marché, on va avoir... Enfin, pardon, si on commence déjà par le côté épargne,
08:40épargne sécurisée, épargne sans risque, là, c'est plutôt favorable, puisque emprunter
08:43de l'argent, ça va coûter plus cher, mais à l'inverse, rémunérer son cash excédentaire,
08:47c'est le symétrique, ça va être plus favorable.
08:49Pour le monétaire, etc.
08:50Exactement. Rendement monétaire, compte à terme, livret bancaire, mais aussi, d'ailleurs,
08:55toute l'épargne réglementée. Donc, tout ça risque quand même d'être à moyen terme
09:00revalorisé et d'avoir un peu plus de rendement. Pendant de ça, c'est que sur les actifs
09:04risqués, en fait, on risque d'avoir quelques corrections, parce qu'en général, quand le
09:07rendement sans risque et les placements de taux sont mieux valorisés, les marchés
09:11actions corrigent un petit peu. Donc, il est possible que les marchés actions n'aiment
09:13pas trop cette hausse de taux. L'immobilier, comme on l'a dit, risque de s'effondrer.
09:17Et n'oublions pas quand même un dernier point, avant de passer la parole à Bastien, c'est
09:23que la bonne nouvelle, l'objectif premier de cette hausse de taux, ça reste quand même
09:27de réguler les prix et de jubiler les hausses de prix actuelles. Donc, pour les particuliers
09:32que nous sommes, ça vise quand même à maîtriser le coût de la vie et à juguler
09:37la hausse potentielle du coût de la vie qui nous attend. Donc, le point saillant, c'est
09:43aussi que le coût de la vie va être a priori stabilisé, en tout cas si la politique monétaire
09:47se transmet correctement.
09:49Bon, Bastien Baron, ça va être évidemment l'enjeu de ces prochains mois. J'ai l'impression
09:54de toute manière que ça revient toutes les deux, trois semaines. Ah, les taux ! Il va falloir
10:00regarder les taux. Mais voilà, c'est une constante du marché. Et là, il y a un phénomène
10:04quand même de tension qui continue et qui commence à inquiéter. Et puis, c'est normal
10:08quand on a une allocation d'actifs diversifiée. On le verra avec Joachim Savigny qui est avec
10:14nous aussi pour le placement à suivre. On va essayer de voir comment on peut se préparer
10:18en matière d'allocation d'actifs. Ce sera dans une vingtaine de minutes. Mais en attendant,
10:22Bastien Baron, le constat est le même. On va devoir se faire à cette idée de, un petit peu
10:27comme le pétrole, les taux vont être plus hauts et qu'on l'aide plus longtemps.
10:31En fait, je pense qu'il y a des sujets qu'on a abordés moins pendant un certain temps
10:34parce qu'il y avait une certaine stabilité qui existait. Et là, depuis un certain temps,
10:38dès qu'il y a le moindre sujet géopolitique ou autre, ça revient. Donc, au tout début
10:43du conflit, on disait bon, si ça ne dure pas trop longtemps, il ne devrait pas avoir
10:46énormément d'impact. On voit que les impacts sont assez majeurs. Il y a les US qui ont sorti
10:50les chiffres hier, notamment sur leur inflation. On anticipait deux baisses de taux.
10:54Elles sont quasiment switchées aujourd'hui. On parle même potentiellement
10:58d'une hausse de taux en 2027. Donc, on voit que même dans le monde entier,
11:01c'est en train de beaucoup bouger. C'est aussi un des points. On parlait
11:06sur la partie actifs financiers, actifs de marché. On sait qu'il y a quelques actifs
11:10qui peuvent en profiter, en tout cas être moins pénalisés. Moi, je suis assez d'accord
11:14sur le marché actions. On voit qu'à chaque fois, il y a eu une période où on était
11:19un peu en mode tina, ce qu'on disait. En gros, il n'y avait pas d'alternative
11:21aux actions. C'était soit en cash, soit en actions. Donc, ça portait forcément
11:25le marché actions. Aujourd'hui, si vous avez des actifs, je ne vais pas forcément dire
11:29sans risque, mais avec moins de risques, qui sont plutôt bien rémunérés, il y a
11:32forcément une partie des épargnants qui vont se poser la question et se dire
11:34« Bon, un risque pas égal, mais si j'arrive à être plutôt bien rémunéré sur cet
11:38argent-là, je vais peut-être repasser sur un schéma peut-être d'obligation
11:41ou autre ». Et enfin, il y a quand même des actifs privés aussi qui peuvent profiter
11:46ou en tout cas qui restent intéressants dans ce genre de phase. Nous, c'est des clients
11:51qu'on avait déjà positionnés, par exemple, sur tout ce qui est d'aides privées avec
11:55du coup une indexation sur l'inflation parce qu'en gros, il y a une marge plus un flottant,
12:00on va dire, qui peut être souvent, on va dire, le rebord ou autre. Et même chose
12:03sur la partie infrastructure où on va avoir finalement des loyers qui vont être indexés
12:07sur l'inflation. Donc finalement, moins d'impact, je pense, pour ces actifs-là à court
12:12moyen terme. Et vu qu'on est plutôt en plus sur des actifs qui ne sont pas cotés de manière
12:15quotidienne, on voit moins les impacts de ces sujets.
12:18Oui, et puis vraiment la table de mixage, essayer de trouver le… Parce que fondamentalement,
12:24il y a beaucoup d'investisseurs, d'analyses qui nous disent sur ce plateau aussi, bon,
12:31ne rien faire, c'est aussi prendre une décision importante. Mais là, enfin, je veux dire,
12:35on est quand même obligé de revoir sa stratégie à un moment ou à un autre face à ces fondamentaux
12:43là. Il y a pas mal de choses qui bougent de manière un petit peu court terme, mais
12:48là, la tendance sur les taux, elle s'est installée sur le long terme.
12:53Oui, alors effectivement, les taux à long terme, on attend qu'ils soient plutôt haussiers.
12:58Après, bon, rappelons quand même qu'on est… Le taux actuel, le taux de dépôt de facilité
13:01actuel à la BCE n'est que de 2 %, donc même si on attend 25 temps de base de
13:04hausse ou
13:05deux hausses d'ici la fin de l'année, ça reste proche d'un taux neutre. On n'est pas
13:09en train
13:09non plus de se rapprocher d'un taux à 4%, comme ça a été le cas. Mais effectivement,
13:13ne rien faire à date avec des taux qui vont être probablement autour de 2,25 ou 2,50%,
13:19ne rien faire de son argent, être dans une perspective plutôt attentiste, parce qu'aussi,
13:25il y a beaucoup d'incertitudes qui sont irrésolues à date et qui peuvent créer un peu d'anxiété,
13:29est un manque à gagner évident. Et pour le coup, même si certains téléspectateurs
13:35ou certains particuliers peuvent être stressés de s'engager sur des marchés risqués
13:39à date, comme vous le disiez, c'est très pertinent aujourd'hui, en tout cas d'allouer,
13:44ne serait-ce que temporairement, sur des actifs sans risque ou sur des actifs garantis et
13:48liquides de type livret, comptes à terme, fonds monétaires, son argent en attendant,
13:53en placement d'attente.
13:54Même aujourd'hui, avec ce qui se passe, on peut se poser la question. Il y a des personnes
13:57qui étaient plutôt sur des produits obligataires et autres, donc un peu plus prudents,
14:00mais qui étaient sur des durations assez courtes. C'est un peu la stratégie des derniers
14:04trimestres, parce qu'on n'avait pas trop de visibilité justement sur les taux. Là,
14:07on peut se poser la question de se dire, est-ce que j'allonge un peu ma duration ? Parce
14:11que c'est déjà anticipé, on va dire, le rebord 3 mois, il était à 2% il y a
14:153 mois
14:16justement, et aujourd'hui, il est déjà à 2,25. Donc on va dire, la hausse de taux
14:19de juin, elle est déjà pricée, on va dire, dans le marché.
14:22Et d'ailleurs, là, on parle du taux court terme, vraiment, qui est le taux fixé par la BCE,
14:27mais comme on le sait, il y a toute une courbe des taux, une yield curve qui va jusqu'à
14:31différentes échéances, qui peut être plus ou moins pontifiée.
14:34Et donc, effectivement, elle est assez pontifiée en ce moment, elle l'est de plus en plus
14:38parce que les risques moyen terme des États qu'on connaît bien et qui sont des États
14:42dit bien notés, le sont de moins en moins. Et donc, il y a aussi une stratégie obligataire
14:46à moyen terme qui consiste à aller sur des échéances un peu plus longues pour choper
14:49un peu plus de rendement, parce que les taux courts augmentent, ça va probablement se propager,
14:52mais les taux longs augmentent même plus vite que les taux courts. Donc, ça peut être aussi
14:55intéressant d'aller sur des taux un peu plus longs.
14:56Alors, vous vouliez nous parler, Karen Lord, de cette problématique dans ces marchés un petit peu
15:03volatil, puis ces tendances qui s'installent, des conséquences, par exemple, sur les produits
15:07structurés. On en a parlé il y a quelques semaines. On va continuer sur le sujet, essayer
15:13de faire un point régulier. Qu'est-ce que vous sentez ? Qu'est-ce que vous observez ?
15:20Alors, déjà, en amont de ça, je pense que c'est intéressant de se poser la question de savoir si
15:24les produits structurés, tels qu'ils sont aujourd'hui, distribués massivement aux investisseurs
15:28retail particuliers, tels que vous et moi, sont en fait adéquats, ou si finalement ce ne sont pas
15:33des produits qui sont beaucoup trop complexes, risqués et incompréhensibles pour les investisseurs
15:38particuliers. Parce que justement, là, aujourd'hui, on peut commenter, prendre un exemple, un cas d'usage,
15:42les impacts sur certains produits structurés. Mais ce qui est certain, c'est que même moi qui ai étudié
15:47les modèles financiers en tant qu'ingénieur financier qui est bossé dans les salles de marché d'une banque
15:50pendant huit ans sur cette problématique, je peux vous dire que bien souvent, quand je lis la brochure
15:54commerciale d'un produit structuré, je n'y comprends rien, je dois m'y reprendre à deux fois, je dois
15:58demander le document officiel qui s'appelle le KID, et même là, ce n'est pas très clair pour moi,
16:02alors que
16:02c'était mon métier. Et pourtant, Dieu sait que ça fait quand même un ou deux ans que quand on
16:07va
16:07chercher du rendement pour son épargne, les banquiers nous proposent ça à tour de bras.
16:12Totalement, et c'est d'ailleurs, il y a vraiment l'écoulement auprès des investisseurs particuliers de
16:15produits structurés et de plus en plus importante, notamment via des enveloppes très mainstream
16:19d'assurance vie, de PR, etc. Et moi, en tout cas, mon point de vue, avant de rentrer peut-être
16:23dans plus de détails, c'est que c'est totalement inadapté, et qu'en réalité, vous savez, on doit
16:28émettre un rapport d'adéquation quand on distribue un produit à un investisseur particulier pour prouver
16:33que le besoin du particulier est répondu par ce placement. Honnêtement, j'ai du mal à comprendre
16:37comment on distribue autant de produits structurés à monsieur, madame, tout le monde. Si on prend
16:41l'exemple particulier, enfin, l'exemple, le cas d'usage qui récemment a fait couler beaucoup
16:45d'encre, Antoine, qui est tous les produits structurés qui ont été adossés à Stellantis,
16:50et enfin, il y a eu une quinzaine d'articles là-dessus depuis trois semaines.
16:54On se prend du moins 20 dans une journée, oui.
16:57Exactement, mais ce n'est pas que ce moins 20 dans une journée, c'est-à-dire que Stellantis,
17:01donc si on récapitule l'état de l'art actuellement, il y a eu à peu près depuis deux ans,
17:073-4 milliards qui ont été investis dessus, et à date, il y a eu 2 milliards et demi estimés
17:10de pertes
17:11sur des investisseurs particuliers uniquement en France, 2 milliards et demi de pertes,
17:15et juste pour recontextualiser les chiffres, en France, en moyenne, chaque année,
17:19les investisseurs particuliers au niveau national vont mettre de côté 100 milliards.
17:23Donc c'est 3% de l'épargne nationale annuelle qui se sont envolés sur les produits structurés Stellantis.
17:28Bref, donc les produits structurés Stellantis, typiquement, c'est un peu la catastrophe
17:32qui va peut-être enfin remettre en cause les frameworks de distribution,
17:36mais si on revient sur quelques warnings peut-être qui peuvent intéresser les téléspectateurs
17:40de pourquoi ce produit était de toute évidence une mauvaise idée, entre guillemets,
17:44et je ne sais pas ce que tu t'enfoncera, parce que je pense que tu connais très bien aussi
17:46les structurés,
17:47mais première chose, le sous-jacent.
17:49Donc en fait, le fait d'acheter un produit structuré sur un sous-jacent mono-action,
17:54qui est l'action uniquement Stellantis, qui n'est pas diversifiée, qui est hyper risquée, hyper volatile,
17:58c'est déjà a priori une très mauvaise idée.
18:00Deuxième point, c'est qu'en fait, on fait un raccourci en disant que c'est sur l'action Stellantis,
18:04alors qu'en réalité c'est sur un indice propriétaire, qui est créé par l'émetteur de toute pièce,
18:10qui est adossé à Stellantis, sur lequel on a un décrément,
18:13et là peut-être, désolé, mais minute technique,
18:15qui est vraiment, et c'est là un peu l'arnaque du siècle, on peut se permettre de le dire
18:19je crois,
18:20c'est que le décrément, jusqu'à il y a quelques années, c'était au moins proportionnel au niveau de
18:24l'indice.
18:24Donc on avait un indice à 100, Stellantis par exemple,
18:26on chargeait 5% par an, ça passait à 90, 95,
18:31si jamais l'action Stellantis passait à 50, on chargeait 2,5% du coup, pour rester à 5%,
18:36c'était proportionnel au niveau.
18:37Maintenant, le décrément, et c'est ce qui s'est passé sur tous ces produits structurés
18:40qui ont fait perdre 3 milliards d'euros aux Français,
18:42le décrément est un coût fixe.
18:44Donc l'action est à 100, on charge 5, l'action est à 50, on charge toujours 5,
18:48donc là ça représente 10% du niveau de l'action.
18:50L'action passe à 25 et on charge toujours 5, donc là ça représente carrément 20%.
18:55Et donc on rentre dans une spirale infernale où en fait le sous-jacent ne peut plus jamais remonter,
18:59et donc le produit structuré est complètement, absolument, c'est très piégeux.
19:03Donc voilà, les sous-jacents, la durée du produit structuré qui était de 10 à 12 ans,
19:08alors que dans les brochures commerciales, on va mettre en évidence le fait qu'il est souvent rappelé
19:11après 2 ans, mais en réalité l'échéance est de 10 ans,
19:14donc il faut être prêt à mobiliser ses fonds jusqu'à 10 ans.
19:17Et enfin pour finir, en quelques minutes, les coupons qui sont mis en valeur,
19:2110%, 12%, 15% qui sont très attractifs, il n'y a pas de free lunch en fait.
19:25Donc si le coupon est un 15%, c'est parce que la probabilité de toucher ce coupon est très faible,
19:29et parce que le placement est très risqué.
19:31Et enfin l'idée du structuré c'est de dire, on va caper la hausse et on va caper la
19:34baisse
19:34de manière à ce que vous ne puissiez pas perdre trop de capital,
19:38mais ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que ce n'est pas toujours vrai,
19:40et que le mark to market d'un structuré, donc le prix du placement en chemin faisant,
19:45va pouvoir être plus bas que le sous-jacent à certains moments.
19:48Aujourd'hui ces produits structurés Stellantis, ils sont à peu près à 5 à 10% de leur nominale,
19:52ils traitent à 5 à 10% de leur nominale, alors que le sous-jacent n'a perdu que 80%.
19:55Donc vous voyez, on perd plus d'argent que si on est allé en direct sur le sous-jacent.
19:59Bref, donc voilà, tous les éléments que je viens de citer sont en réalité tout à fait incompris des particuliers,
20:05et là on va certainement avoir, on n'est pas à notre dernière mauvaise surprise.
20:11Il faut être vigilant, et surtout dans ce contexte, encore une fois,
20:14où les taux restent le nerf de la guerre.
20:17Je voudrais qu'on termine par quelque chose, Bastien Baron, ça a retenu votre attention,
20:23c'est la taxe sur les résidences secondaires.
20:27On parlait du marché immobilier qui n'était quand même pas très très bon en ce moment,
20:31qui essayait de se remettre à peine d'une période difficile,
20:34mais enfin avec la hausse des taux, ça risque de rester compliqué à un moment.
20:38Il y a un exemple de la loi de l'affaire à Biarritz.
20:42Expliquez-nous ça.
20:43Je vais te parler un peu, je vais juste rebondir très rapidement sur la partie structurée.
20:46Oui, parce qu'il faut vraiment qu'on parle de l'arrivée.
20:48Très très vite, il y a un peu une dichotomie, on va dire aussi,
20:51dans l'écosystème financier aujourd'hui, c'est qu'on est passé d'un mode un peu far west il
20:56y a 15-20 ans,
20:57où avec un document qu'on signère, on est investi sur tout et n'importe quoi,
21:00et aujourd'hui, pour faire un investissement comme celui-ci,
21:03on peut-être avoir 15-20 pages de manière assez régulière,
21:05donc finalement le client ne le lit pas du tout.
21:06Non, du tout.
21:08Et surtout, on a l'impression que la réglementation,
21:11plutôt que de protéger l'investisseur,
21:12elle a basculé du fait de protéger le conseil.
21:18Et aujourd'hui, on sait très bien que les clients,
21:20c'est en signature électronique, ils défilent toutes les pages,
21:22ils passent à la suivante et c'est fini.
21:24C'est machinable.
21:25Je pense qu'il y a un vrai sujet par rapport à ça.
21:27Pour revenir sur Biarritz, l'affaire, c'est intéressant,
21:30c'est un économiste américain, dans les années 70-80,
21:33et d'ailleurs, on a entendu parler aussi en 2016,
21:36lorsque Trump est revenu,
21:38parce qu'il a été conseiller de Trump aussi lors de son premier mandat.
21:41Ce qui est assez intéressant, c'est qu'il a dit,
21:42pour faire très très simple,
21:44trop d'impôts tue l'impôt.
21:45Quand on arrive à un moment donné,
21:47quand l'impôt devient trop important,
21:50en fait, l'impôt va venir réduire sa base taxable.
21:52Il va se passer quelque chose,
21:53l'investisseur va faire en sorte de ne plus avoir la même base.
21:57Donc là, qu'est-ce qui s'est passé à Biarritz ?
21:59C'est très très récent.
22:00Il y a une taxe importante qui a été mise en place
22:03sur les résidences secondaires.
22:05Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a des personnes
22:07qui habitaient à Biarritz, en réalité ou non,
22:10qui ont basculé leur résidence secondaire en résidence principale.
22:14Ça a eu deux impacts.
22:15Premier impact, beaucoup moins de taxes, de rentrées.
22:19Donc, en gros, il y a 750 000 euros de moins
22:21en termes de rentrées,
22:22parce que quand c'était déjà la taxe de l'année passée,
22:25on va dire,
22:26maintenant qu'on est basculé en résidence principale,
22:28il n'y a plus rien du tout.
22:29En plus de la hausse qui était anticipée.
22:32Et en plus de ça,
22:33il y a aussi un autre schéma,
22:34c'est que lorsqu'on a plus de résidence principale,
22:37il y a une obligation d'avoir un certain nombre
22:38de logements sociaux dans la ville.
22:40Oui, bien sûr.
22:41Ça fait partie des...
22:42Et donc là, Biarritz prend une amende
22:44de 250 000 euros aussi supplémentaires,
22:46du coup, parce qu'il n'y a pas suffisamment
22:47de logements sociaux,
22:48donc ils ont une taxe qui arrive dessus.
22:50Donc là, il y a des contrôles, évidemment,
22:51qui vont être remis en place.
22:52Je ne peux pas dire si les personnes
22:54sont réellement résidentes
22:55de manière principale à Biarritz.
22:56Mais du coup, c'est intéressant de voir
22:57d'un point de vue factuel que ça existe.
23:00L'effet boomerang, là.
23:01Exactement.
23:01Et c'est, je pense, un bon rappel
23:03avant potentiellement les élections
23:04qu'il va y avoir dans à peu près un an,
23:05de se dire, lorsqu'il se passe quelque chose,
23:08de cette manière-là,
23:09de se dire, voilà,
23:10l'investisseur, il n'est pas cloisonné,
23:12il peut aussi évoluer.
23:14Et là, on a le bon exemple,
23:15du coup, avec ce qui se passe à Biarritz.
23:17Exactement.
23:17Merci beaucoup pour cet exemple concret.
23:19Bastien Baron de Justaé,
23:20vous restez avec nous.
23:22On va parler tout à l'heure
23:23de la transmission d'entreprise
23:25et le bon timing pour le trouver.
23:28Et puis, Karen Lormre,
23:29et Jeanne de Swave,
23:30merci d'avoir été avec nous tout de suite
23:31les arbitrages de marché.
23:39Valentin Nico, Bourse Directe,
23:40un CAC 40 qui avait pourtant bien commencé la journée.
23:43Et puis, ça y est,
23:44on est légèrement dans le rouge,
23:45moins 0,15%,
23:46mais on n'arrive pas à raccrocher les 8 000.
23:50Cela dit, on ne tombe pas trop trop bas non plus.
23:52Les supports ont l'air d'à peu près tenir, non ?
23:55Oui, bonjour Antoine.
23:57Alors, tactiquement, nous,
23:58on pense que ça commence à être inquiétant,
24:00sans être dramatique,
24:02étant donné qu'on revient encore
24:03sur ce fameux support, en effet.
24:05Donc, nous, c'est une zone,
24:067 958 000.
24:09Voilà, tant qu'on tient cette zone,
24:11nous, on reste quand même assez confiants
24:13dans le fond.
24:14Mais voilà, on pensait être sortis
24:16de cette configuration, justement,
24:19début de semaine dernière,
24:20parce qu'on avait eu le processus de paix
24:23qui commençait à être plus que possible
24:26et réalisable.
24:26Et bon, finalement, pour la énième fois,
24:30ça ne se fait pas.
24:31Et on revient sur cette zone.
24:33Et il faut vraiment qu'on la tienne,
24:35parce que, selon nous, en tout cas,
24:36il y a bien de la place
24:38de 5-6%, on dirait,
24:40de baisse potentielle,
24:42pour revenir, en fait,
24:43si vous voulez,
24:43sur les plus bas qu'on avait fait
24:46au moment du début du conflit.
24:49Et c'est vrai que, d'un point de vue fondamental,
24:51c'est normal,
24:51étant donné qu'on a le contexte du Détroit.
24:54Et en plus, depuis hier,
24:56l'inflation qui commence à venir en second rideau
24:59dans le news flow,
25:00et l'un risque pas d'arranger l'autre.
25:04Donc, on est vraiment attentifs sur ces niveaux-là,
25:07en restant confiants, bien sûr,
25:08sur une issue potentielle,
25:09mais on reste méchant.
25:11Bon, et est-ce qu'il y a un actif
25:14que vous suivez plus particulièrement ce matin ?
25:17Je vois qu'il y a quand même,
25:18bon, on en a parlé,
25:19il y a quelques minutes,
25:20de cette évolution sur les taux
25:22qui reste quand même inquiétante,
25:24avec du 3-7 pour la dette française 10 ans,
25:263-1 pour la dette allemande,
25:28et on est à 4-46,
25:30on se rapproche des 4,5,
25:31la crête d'alerte qui, généralement,
25:33freine Donald Trump dans ses ardeurs.
25:35Bon, et qu'est-ce que vous regardez ?
25:38Là, honnêtement, nous, on était investis,
25:40donc début de semaine dernière,
25:41on avait pris quelques choix d'investissement,
25:44étant donné qu'on estimait
25:45que c'était quasiment réglé,
25:47et on est resté investi,
25:50même si on est revenu sur cette zone de support.
25:52Maintenant, si on doit être obligé,
25:54vraiment, de prendre une décision
25:55sur cette zone un peu risquée,
25:57on pense que, forcément,
25:58il vaudrait mieux peut-être aller vers du défensif,
26:01en tout cas sur la côte française,
26:02et sur le défensif,
26:04il y a Veolia et Danone,
26:05qu'on regarde,
26:07il y a Veolia,
26:08qui est plutôt une valeur
26:09de ce qu'on appelle « trend following »,
26:10donc avec une bonne résistance
26:14sur les dernières semaines,
26:16malgré le conflit,
26:17elle est en constante progression,
26:18et Danone,
26:19qui est un peu plus
26:20ce qu'on appelle une figure de retournement,
26:22donc là,
26:23on fait un double appui sur Danone,
26:24et on pense que les deux dossiers
26:26pourraient être envisageables
26:27sur le scénario actuel
26:29en moyen terme,
26:31mais d'un point de vue,
26:33vraiment,
26:33l'investissement de long terme,
26:35on reste quand même méfiant
26:36sur les prochaines journées,
26:38surtout.
26:38Oui, effectivement,
26:39et puis de toute manière,
26:40c'est ce qu'on appelle
26:41les valeurs ennuyeuses,
26:43avec de l'infrastructure,
26:45que ce soit les Vinci,
26:46les Eiffage,
26:47les Danone aussi,
26:48qui est une valeur
26:49vraiment avec un profil
26:50très défensif,
26:51elles gardent leur intérêt
26:52sur le long terme,
26:53face aux turpitudes de marché,
26:56il y a les publications,
26:57les détachements de dividendes,
26:58là en ce moment,
26:59donc la tendance est peut-être
27:00un tout petit peu plus volatile,
27:01à noter,
27:02Eiffage qui recule d'1,9%,
27:03133,10,
27:04Danone dont vous venez de parler,
27:05qui perd 1,7%,
27:06à 61,74,
27:08et puis Vinci,
27:09moins 1,6,
27:11125,95 euros.
27:12Merci beaucoup,
27:13Valentin Anto,
27:14Bourse Direct,
27:15moins 0,17,
27:15pour le CAC 40,
27:177 966 points,
27:18et peut-être,
27:19quand même,
27:20regardez si la tendance
27:21de fonds ne se fragilise pas,
27:23d'autant qu'on est repassé
27:24dans le vert,
27:24pour certains des autres
27:26indices européens,
27:27plus 0,39 pour l'Eurostock 50,
27:28et le DAX à Francfort,
27:30plus 0,65%.
27:31Restez à l'écoute
27:33de BFM Business,
27:34dans Tout pour investir,
27:34dans quelques secondes.
27:36Bastien Baron de Justaé
27:38revient,
27:39et on va un petit peu
27:40défricher le sujet
27:42de la session d'entreprise,
27:45et de son timing.
27:46A tout de suite.
27:48Tout pour investir,
27:50la boîte à outils.
27:51La boîte à outils,
27:52on l'ouvre avec Bastien Baron de Justaé,
27:53qui est resté avec nous,
27:55et on va parler
27:55de la session d'entreprise.
27:57Vous êtes beaucoup d'entrepreneurs
27:59à nous suivre,
28:01à nous écouter.
28:02Vous avez un patrimoine,
28:03l'entreprise en fait partie,
28:04et c'est important.
28:05Parce que céder son entreprise,
28:06c'est bien,
28:07c'est une étape essentielle
28:09de la vie d'une entreprise.
28:11Cela dit,
28:11il vaut mieux le faire
28:12au bon moment,
28:13et avoir le bon momentum,
28:15le bon timing.
28:16Alors, on va en parler
28:16avec vous,
28:18Bastien Baron.
28:21La première,
28:22le premier paramètre
28:23vraiment à mettre en avant,
28:26c'est tout simplement
28:27la valorisation
28:28de l'entreprise
28:29en elle-même,
28:30qui constitue
28:30le principal paramètre
28:32à regarder
28:32pour savoir
28:33que faire,
28:34en gros.
28:35Exactement.
28:36Je voulais commencer
28:36par une étude de BPI
28:37qui était assez intéressante,
28:38qui est récente en fait,
28:39qui a gâte de six mois,
28:40de novembre dernier,
28:42qui précisait
28:42qu'il y a 70%
28:43des dirigeants
28:44qui prévoyaient
28:45une session
28:45à plus d'un an
28:46qui n'avaient rien préparé,
28:49rien anticipé.
28:50Ça, je trouve ça
28:50assez parlant,
28:52c'est-à-dire
28:52qu'ils n'ont rien préparé.
28:53C'est assez dingue.
28:55Alors là,
28:55je découvre un truc aussi.
28:57C'est assez dingue,
28:58surtout quand on sait
28:58que le délai
29:00qu'on appelle,
29:00on va dire,
29:01optimal
29:01pour préparer une session,
29:02c'est souvent
29:03trois à cinq ans.
29:04C'est-à-dire que
29:05ce n'est pas demain.
29:06C'est pas n'importe quoi.
29:07L'idée,
29:07c'est qu'on construit
29:09une entreprise
29:09pendant plusieurs dizaines
29:10d'années potentiellement
29:11et ensuite,
29:12on ne la cède pas
29:13en six mois.
29:13C'est ça un peu l'idée.
29:15Mais dans leur tête,
29:16les chefs d'entreprise
29:18sont...
29:18Ouais, bon...
29:19Ouais, c'est un petit peu
29:20la tête dans le guidon
29:20et du coup,
29:21on avance
29:21et nous,
29:22on le voit
29:22parce qu'on...
29:22Souvent,
29:24on rentre
29:24dans certains deals
29:25via des acteurs M&A,
29:28des avocats fiscalistes,
29:29des notaires,
29:30etc.
29:31À ce moment-là,
29:32et on se dit,
29:32en fait,
29:33que rien n'est préparé.
29:34Donc,
29:34il y a souvent
29:35les acteurs M&A
29:37qui vont essayer
29:37d'optimiser au maximum
29:38les choses
29:38parce qu'on parle
29:39de valorisation.
29:41Souvent,
29:41un chef d'entreprise,
29:42potentiellement,
29:43il est encore indispensable
29:44au sein de la boîte.
29:45Et il constitue peut-être
29:46même un actif
29:48de sa propre boîte.
29:49Donc là,
29:50on voit la première chose
29:51tout de suite,
29:51c'est une décote
29:52de 20 à 30%
29:53par rapport à la valorisation
29:54parce qu'il va falloir
29:55recruter,
29:56former quelqu'un,
29:56etc.
29:57Donc ça,
29:57c'est évidemment
29:59un grand sujet.
30:00Et aussi,
30:00ce qui est intéressant,
30:01c'est quand on anticipe,
30:02on va pouvoir,
30:03un,
30:03décider un petit peu
30:04de son timing.
30:05Encore une fois,
30:06peut-être que ce n'est pas
30:07le meilleur moment pour vendre,
30:08peut-être qu'il y a des choses à faire.
30:09Peut-être,
30:10on voit beaucoup aussi
30:10d'opérations en ce moment
30:11où ça se fait un peu
30:12en deux fois.
30:13C'est-à-dire,
30:13peut-être qu'il y a
30:14un ou deux build-up
30:15à réaliser
30:16avant de se vendre
30:17potentiellement
30:18à un acteur,
30:19mais du coup,
30:19en étant un petit peu plus gros
30:21d'ici 4 à 5 ans.
30:23Ça,
30:23c'est des choses
30:23qu'on voit beaucoup.
30:25Enfin,
30:26deuxième sujet,
30:27il y a un sujet,
30:27mine de rien,
30:28qui est fiscal.
30:29On est obligé d'en parler.
30:30Le fait d'anticiper les choses,
30:32ça offre énormément
30:33de liberté,
30:34surtout,
30:34ça limite les contraintes.
30:36Première chose,
30:37on voit qu'il y a
30:37beaucoup de leviers
30:38d'optimisation.
30:40tout ce qui est
30:41apports-sessions,
30:42on en a déjà parlé,
30:43tout ce qui est
30:44donations,
30:45dans le cas de l'impact
30:45du trail,
30:46ce sont des choses
30:47qu'on ne fait pas
30:48quelques jours
30:49avant de céder.
30:50C'est des choses
30:50qui s'anticipent
30:51pour pouvoir en profiter
30:52pleinement.
30:53On a vu d'ailleurs
30:54l'impact,
30:54on va dire,
30:56du régime
30:57150 0 BTR
30:58qui a été largement
30:59revu
31:00en début d'année.
31:02Désormais,
31:02lorsqu'on fait un apport-session,
31:05quelques mois,
31:05on va dire quelques années
31:06avant,
31:07de céder,
31:08en règle générale,
31:09c'était fait quelques mois
31:09avant de céder.
31:10Dans ces cas-là,
31:11il faut réinvestir
31:12au moins 70 %
31:14du produit brut de cession,
31:15du produit brut de cession,
31:18et ça sur au moins 5 ans.
31:20Donc, c'est quand même,
31:20si on est tout de suite
31:21sur des durées
31:22qui sont beaucoup plus longues
31:23que ce qu'on avait auparavant.
31:24Au contraire,
31:25je donne l'exemple,
31:26si on a anticipé les choses
31:27et qu'on a apporté
31:28ces titres à une holding
31:29qu'on contrôle au moins
31:303 ans avant la cession,
31:33déjà aujourd'hui,
31:33on a un impôt
31:34de seulement 3 %
31:35et de 2,
31:36on n'a aucune contrainte
31:37de réinvestissement.
31:39C'est quand même pas neutre.
31:41Et c'était aussi
31:43un des enjeux
31:44de la loi de finances
31:462026,
31:47en plus,
31:48l'apport cession.
31:49Oui, tout à fait,
31:49c'est exactement ça,
31:50ça a été largement revu.
31:51Et on se dit,
31:52quand on voit
31:52des experts comptables
31:54aujourd'hui
31:54qui sont de manière quotidienne,
31:55surtout en ce moment
31:56avec leurs clients,
31:58une boîte qui fonctionne bien,
31:59quelqu'un qui a
32:00même seulement
32:01une quarantaine,
32:01cinquantaine d'années,
32:03il faut absolument
32:04aborder ces sujets
32:04avec eux
32:05pour pouvoir leur dire
32:06ça ne coûte quasiment rien
32:07à porter vos titres,
32:08une holding que vous contrôlez.
32:10Si en plus,
32:11il y a des souhaits
32:11de transmission et autres
32:12au sein de la famille,
32:14etc.,
32:14vous allez pouvoir
32:14les anticiper,
32:15les gérer
32:16dans cette holding
32:17et surtout,
32:17le délai de 3 ans
32:18commence à courir.
32:19C'est ça qui est important.
32:20Oui, tout à fait.
32:23Et qu'est-ce que je veux dire ?
32:25Il y a quand même
32:25un truc qui est étonnant,
32:26c'est que vous dites
32:28qu'on ne se prépare pas assez
32:29quand on est chef d'entreprise
32:30à cette session d'entreprise.
32:32Donc, du coup,
32:34sur la valorisation,
32:35il y a des choses
32:35qui peuvent varier,
32:37qui peuvent nuire
32:38à la valorisation
32:39de l'entreprise,
32:40mais en même temps,
32:40on se met un boulet au pied
32:41en voulant expédier ça
32:43n'importe comment.
32:44Donc, voilà,
32:46quid de la liberté
32:47de pouvoir exercer
32:51l'action économique,
32:52de s'aider son entreprise
32:53et puis de pouvoir le faire
32:54au moment où on veut.
32:55C'est un peu
32:56une antithèse, là.
32:57Oui, exactement.
32:58En fait, nous,
32:58ce qu'on explique,
32:59c'est qu'anticiper,
33:00ce n'est pas vendre demain,
33:01c'est plutôt se donner
33:03les possibilités de vendre
33:04dans les meilleures conditions.
33:05Et c'est ça, en fait,
33:06qui est important.
33:07C'est-à-dire,
33:07une fois que ce sujet-là,
33:08il est réglé,
33:09on a le dirigeant
33:12qui va pouvoir être focus
33:13sur la partie business.
33:15Potentiellement,
33:15le jour où il souhaitera vendre,
33:16il pourra monter une équipe
33:17sur la partie M&A
33:19pour optimiser les choses
33:20et anticiper une future session.
33:22Et d'autre part,
33:23il aura une équipe
33:23sur la partie patrimoniale
33:24qui va aussi l'accompagner
33:26sur le long terme
33:26pour pouvoir anticiper la suite
33:28parce que ça,
33:28c'est une des choses
33:29dont on parle assez peu,
33:30c'est qu'il y a un vrai vide
33:31post-session qui existe.
33:33Il y a évidemment
33:34des serial entrepreneurs
33:35qui existent,
33:36qui sont parfois assez connus
33:37et autres,
33:38qui, eux,
33:38ont déjà d'autres projets par ailleurs.
33:41Pour eux,
33:41ça se passe généralement très bien.
33:43Mais il y en a beaucoup
33:44de dirigeants
33:45qui, eux,
33:45ils ont monté leur boîte
33:46il y a plusieurs dizaines d'années,
33:48voire parfois 40 ans.
33:49Ils ont toujours évoqué
33:50dans cet écosystème.
33:51Et là,
33:52ils ont beaucoup de mal
33:53à se dire
33:54mais qu'est-ce que je vais faire après ?
33:55Et c'est là qu'on voit
33:56qu'être accompagné,
33:57ça permet aussi
33:58de fluidifier la session
34:00et commencer à organiser la suite,
34:02c'est-à-dire être rassuré
34:03sur le fait que
34:04les différents objectifs
34:06du client
34:06qui sont souvent
34:09souvent les mêmes,
34:10gérer la transmission,
34:12avoir suffisamment de revenus
34:14pour maintenir son train de vie,
34:16etc.,
34:17tout ça va pouvoir être
34:18repris en compte
34:18et géré en amont.
34:20Oui.
34:21Comment vous expliquez
34:22qu'on prenne un petit peu,
34:23alors j'allais dire
34:24à la légère,
34:25mais comment ces décisions
34:27et cette exécution
34:29soient aussi rapides
34:31quitte à mettre en danger
34:33la valorisation de l'entreprise,
34:35à se retrouver avec des problèmes ?
34:36Comment vous expliquez
34:36qu'on s'y prenne
34:37au dernier moment comme ça ?
34:39Je pense que c'est complexe
34:42en premier lieu.
34:43Mais alors précisément,
34:44si c'est complexe,
34:45on a tout intérêt
34:46à le faire avant.
34:47Comment ça se fait que...
34:48En règle générale,
34:49ce qui se passe,
34:49c'est que les gens du coup
34:49laissent ça de côté,
34:50ils attendent d'être un peu
34:51au pied du mur.
34:52C'est-à-dire un programme de santé
34:54qui est vraiment une offre
34:55qui tombe du ciel,
34:56qui arrive,
34:56mais qui n'arrive pas forcément,
34:57etc.
34:58C'est souvent ça qu'on voit.
34:59Mais c'est fou.
35:00Et ça,
35:01parce que ce n'est pas
35:02un business plan, ça ?
35:03Non, non, pas du tout.
35:04En fait, souvent,
35:05ce qu'on dit,
35:05c'est que les coordonnées
35:05sont les plus mal chaussées
35:06et on le voit beaucoup.
35:08Et à part...
35:08A chaque fois en ce reprise.
35:10Oui, à part les conseillers
35:11et insister sur la nécessité
35:13de s'y prendre à l'avance,
35:14d'avoir...
35:16Enfin...
35:16Je dirais,
35:17quand on commence
35:17une activité d'entreprise,
35:18on peut aussi légitimement se dire
35:20que c'est dès le début
35:21qu'il faut se demander
35:21comment on va la céder.
35:23Vous pensez que ça peut être
35:25aussi une piste
35:26quand on commence une entreprise ?
35:27Je pense que ce n'est pas ça
35:29qu'on pense en premier lieu.
35:31Non, évidemment.
35:31On veut d'abord créer
35:32un business qui va fonctionner.
35:34Mais très vite,
35:35en fait, ça doit arriver.
35:36Et on va dire que le copilote,
35:37entre guillemets,
35:38au départ,
35:38c'est l'expert comptable.
35:39C'est lui qui est au quotidien.
35:41qui va voir l'évolution,
35:42on va dire,
35:43de l'entreprise, etc.
35:44Donc, je pense que c'est
35:45un petit peu son rôle aussi
35:47de pouvoir avancer ces sujets.
35:50Allez voir votre comptable
35:51et puis surtout,
35:52vous n'y prenez pas
35:52au dernier moment
35:53parce que c'est vraiment
35:54contre-productif pour le coup.
35:55Et merci à vous,
35:57Bastien Baron,
35:57de juste aller
35:58et de nous avoir
35:59un petit peu fixé
36:00cette problématique
36:01sous les yeux.
36:01Je vous rappelle,
36:02vous pouvez tout réécouter
36:03en podcast, en replay.
36:04Je sais que vous êtes
36:04beaucoup d'entrepreneurs,
36:06de chefs d'entreprise
36:06à nous écouter.
36:07Justement, ça,
36:08c'est quand même un enjeu
36:10un enjeu très, très important.
36:12Merci beaucoup, Bastien Baron.
36:13Et tout de suite,
36:13on passe au placement à suivre.
36:17Tout pour investir.
36:19Le placement à suivre.
36:21Joachim Savigny,
36:22Cheval Blanc,
36:23bonjour.
36:23Bonjour.
36:24C'est longtemps que vous n'étiez pas venu.
36:25Oui, ça fait plaisir
36:26de vous revoir.
36:27Alors, on va parler
36:28d'un sujet d'actualité.
36:29On a cette sorte
36:30d'ambivalence, là,
36:31en ce moment,
36:32sur les marchés,
36:32entre l'incertitude générale,
36:37les crispations autour
36:38de l'inflation
36:39qui augmente,
36:41là, largement.
36:42De fait,
36:43les taux grimpent.
36:44Et parallèlement,
36:45on a des marchés
36:46qui sont...
36:47Euphoriques.
36:48Voilà, sur leur record,
36:49avec l'hyperconcentration
36:50de la tech américaine,
36:51ça, OK.
36:52Mais malgré tout,
36:53des valorisations boursières
36:55qui se tiennent bien.
36:56Il y a une sorte
36:57d'ambivalence, là,
36:58qu'il faut gérer
36:58quand on est sur
37:00notre allocation d'actifs.
37:01Et vous, au quotidien,
37:03en ce moment,
37:04est-ce qu'un paradigme
37:06est en train de changer
37:07ou est-ce que vous restez
37:09un petit peu
37:09sur vos fondamentaux,
37:12j'allais dire,
37:13sur votre stratégie ?
37:14À partir du moment
37:15où les fondamentaux
37:16sont solides,
37:17on doit continuer
37:18à conserver sa stratégie.
37:20Et aujourd'hui,
37:20en fait,
37:20on peut diviser
37:21les investisseurs
37:22en deux catégories.
37:23C'est ceux qui sont déjà là
37:24depuis un moment,
37:25ceux-là qui ont investi
37:27et qui ont des plus-values
37:28et qui peuvent se permettre
37:30aujourd'hui
37:31d'avoir un mouvement de baisse
37:32puisque leur portefeuille
37:33est déjà bien bénéficiaire.
37:35Quoiqu'on commence déjà
37:36à écréter un petit peu
37:37les plus-values
37:37sur toutes les valeurs
37:38de la tech
37:39qui ont surperformé
37:39depuis un certain moment.
37:41Mais dans l'équilibre
37:42du portefeuille global,
37:43nous, on continue de croire
37:44que pour avoir
37:47une allocation performante
37:49et équilibrée
37:50et sereine,
37:50surtout,
37:51il faut avoir
37:51multi-classes d'actifs
37:52et diversifier.
37:53la partie
37:54qui a surperformé
37:55les dernières années,
37:56on était rentré
37:57sur l'or
37:57il y a 2-3 ans,
37:58un peu trop tôt,
38:00mais c'est un bonbon
38:01dans le portefeuille
38:02aujourd'hui
38:02parce qu'on a des plus-values
38:03de 120-130%.
38:04Et sur la partie
38:06des actions américaines
38:08et de la tech,
38:09ça a continué
38:10d'augmenter.
38:10Donc,
38:10tant que ça continue,
38:12comme le dit Warren Buffett,
38:13on laisse courir
38:14ses gagnants.
38:15Mais aujourd'hui,
38:16sur les niveaux
38:17de valorisation,
38:18il y a notamment
38:18l'indice de Schiller
38:19que moi,
38:20j'aime bien,
38:20qui vérifie
38:22les bénéfices
38:23par rapport
38:24au chiffre d'affaires
38:25des dix dernières années
38:26et à l'inflation.
38:27On se retrouve
38:28sur un niveau
38:28qui est historiquement haut
38:30et qui commence
38:30à faire paniquer
38:31un petit peu.
38:31Il y a quand même
38:33quelque chose
38:33de différent
38:34parce que tout le monde
38:34en ce moment
38:35compare les courbes
38:36avec 2000,
38:38la crise internet.
38:39Sauf qu'en 2000,
38:41on avait une courbe
38:42des actions
38:42et une courbe
38:43des bénéfices
38:44et là,
38:45on a une courbe
38:45des actions
38:46et une courbe
38:46des bénéfices.
38:47C'est ça.
38:48Il n'y a pas de bulle.
38:49Techniquement,
38:49il n'y a pas de bulle.
38:50Il y a quelques actions
38:51qui sont en bulle.
38:52Mais Nvidia,
38:54ça crache.
38:55C'est très rentable.
38:56On est d'accord.
38:57Le simple problème,
38:58c'est celui
38:58de l'hyperconcentration.
38:59C'est-à-dire que oui,
39:00ça crache des bénéfices
39:02mais c'est une toute petite partie.
39:04Moi,
39:04je trouve qu'il y a
39:04deux super problèmes.
39:05Un,
39:06l'ultra-concentration
39:07avec le Mag 7
39:08et puis maintenant
39:08les 10 quasiment
39:09parce qu'il y a
39:09deux ou trois boîtes
39:10qui arrivent derrière,
39:11les Broadcom et compagnie.
39:12Et puis,
39:12la deuxième partie,
39:14c'est quand même
39:14la circularité
39:15de leur business.
39:16C'est-à-dire que là,
39:17on a Nvidia
39:17qui achète à Microsoft,
39:19qui achète à OpenAI,
39:20qui achète en infrastructure,
39:21etc.
39:22Et puis,
39:22il y a aussi,
39:23j'ai regardé là récemment
39:26les indicateurs
39:27de dette
39:28et surtout
39:29d'infrastructure
39:30de l'IA
39:31qui,
39:32les engagements
39:32notamment
39:33d'OpenAI
39:35et d'Enthropics
39:37pour Code
39:39représentent
39:39quasiment
39:401000 milliards
39:41sur les temps à venir.
39:42Donc,
39:42c'est-à-dire qu'il y a
39:42un vrai problème
39:43de monétisation.
39:44Un,
39:45il va falloir voir
39:46si le secteur-là,
39:47c'est l'IA
39:47qui porte tout.
39:49On est d'accord
39:50que c'est une révolution.
39:51Il n'y a pas de sujet là-dessus.
39:52C'est quelque chose
39:53qui est devenu essentiel.
39:54En revanche,
39:54son coût gratuit
39:56ou à 20 dollars,
39:56ce n'est pas possible.
39:57Ça n'existe pas.
39:58Non.
39:58Il faudrait au moins
39:59que ce soit 200,
39:59300,
40:00400 dollars.
40:00Et est-ce qu'il y a
40:01un mass market
40:02de 300 millions
40:03de clients
40:04à 200 dollars,
40:05par exemple ?
40:05C'est quelque chose
40:06qu'il va falloir voir
40:07pour porter le coût
40:09de l'infrastructure.
40:10Donc,
40:10c'est un sujet
40:11qui est super intéressant,
40:12mais il n'y a pas
40:12que les actions
40:13dans la vie.
40:14Et là,
40:14les actions,
40:14en tout cas aujourd'hui,
40:16rentrer sur le marché
40:17de manière un petit peu abrupte,
40:19bien sûr,
40:19c'est non.
40:20Il faut rentrer
40:20de manière progressive
40:21et voir peut-être,
40:22attendre qu'il y ait
40:24des petits creux de marché
40:24qu'il peut avoir.
40:26Point investisseur.
40:26Puis,
40:26on a aussi les taux
40:27qui sont relativement élevés.
40:28Du coup,
40:28le financement est cher.
40:30Le marché n'a pas le droit
40:31d'avoir un accident aujourd'hui.
40:32Et donc,
40:34on a une petite incertitude
40:37quant à la date
40:40du point d'entrée idéal.
40:41Et quand on ne sait pas,
40:43il faut avoir l'humilité
40:44de se dire
40:44je ne sais pas.
40:45Et quand je ne sais pas,
40:46je fractionne.
40:47Et quand je fractionne,
40:48je lise mon risque.
40:49Et quand je lise mon risque,
40:50je dors mieux.
40:52Oui,
40:52parce que le but,
40:53c'est de gagner de l'argent,
40:54mais c'est aussi
40:54de bien dormir.
40:55Ça,
40:55c'est évident.
40:57Encore une fois,
40:58l'univers de taux
40:59qui vont rester
41:00sans doute plus haut
41:01plus longtemps,
41:03ça,
41:04c'est une raison
41:05de toucher un petit peu
41:06à la table de mixage
41:07de l'allocation d'actifs
41:08où,
41:10voilà,
41:10c'est quelque chose
41:11qui est maintenant
41:12rentré en ligne de compte
41:13et qu'on laisse courir
41:15un moment
41:15avant que ça commence
41:16vraiment à manger
41:18les bénéfices,
41:19j'allais dire.
41:19Alors,
41:20là aussi,
41:20on est allé un petit peu tôt
41:21sur les obligations
41:22puisque nous,
41:22on a renforcé
41:24les obligations
41:25il y a 12-18 mois
41:26en se disant
41:27on est sur un pic de taux
41:29et les taux
41:30devraient redescendre
41:31doucement.
41:31Après,
41:31il y a eu la guerre,
41:32il y a eu Trump,
41:33etc.
41:34Mais aujourd'hui,
41:35il y a quand même
41:36un territoire
41:37qui est un petit peu béni.
41:38C'est des taux
41:39qui sont relativement élevés,
41:40qui permettent d'acheter
41:41des obligations de qualité
41:43à des rendements.
41:44Donc,
41:44des fonds datés
41:46obligataires
41:47avec une échéance,
41:48ça peut faire du sens
41:49dans un portefeuille.
41:50Et on parlait
41:51des structurés tout à l'heure,
41:53on est très peu structurés
41:54au cabinet.
41:55On en fait
41:55à l'opportunité
41:56en stock picking
41:57quand il y a vraiment
41:57une opportunité
41:58et quelque chose
41:59qui a du sens.
42:00Mais on ne va pas se dire
42:00ah oui,
42:00on va faire une nouvelle.
42:01Oui,
42:01il ne faut pas tomber
42:01dans le systématisme.
42:03Exactement.
42:04En revanche,
42:05l'obligation,
42:06c'est vrai qu'on peut avoir
42:06un rapport risque-performance
42:08qui est très bon
42:09sur des obligations de qualité.
42:10Il faut faire attention
42:11quand même
42:11aux obligations à yield
42:13parce qu'il y a
42:14deux ou trois sociétés
42:14qui sont quand même
42:15un petit peu en danger.
42:16Il y a un risque de défaut,
42:16etc.
42:17Donc,
42:17est-ce qu'on s'oriente
42:20sur des choses
42:21plus risquées
42:21pour aller chercher
42:22un point de rendement ?
42:23Je ne suis pas sûr.
42:23En revanche,
42:24sur des obligations solides
42:25de qualité
42:27avec un contexte de taux
42:28où je ne crois pas
42:30que les taux
42:31puissent remonter
42:32deux ou trois points
42:33par exemple,
42:33pas tout de suite en tout cas.
42:34Donc,
42:35si on a un contexte
42:35de plateau ou de taux
42:36porté des obligations
42:37jusqu'au terme
42:38et en cas de baisse
42:39avoir le nominal qui monte,
42:40ça peut avoir du sens.
42:41Continuer à avoir
42:42un portefeuille
42:42avec un peu d'actions cotées,
42:44une approche diversifiée,
42:46favoriser aussi
42:46les actions
42:47qui sont les moins chères.
42:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
42:48on a quand même
42:48le marché européen
42:49qui a des prix
42:51qui sont corrects.
42:55On voit un petit peu
42:56aussi de non-cotés.
42:58L'immobilier aussi,
42:59on n'en parle pas assez
43:00mais là,
43:00le terrain est béni
43:01pour les,
43:01par exemple,
43:02les néo-SCPI
43:03qui se régalent
43:04sur le marché
43:04et qui ont des taux
43:05de distribution
43:05de 6-7%.
43:07Aujourd'hui,
43:08il y a à la fois
43:08les mauvaises,
43:10celles qui ont pris
43:11une baffe
43:11et qui sont en difficulté.
43:13Puis il y a toutes celles
43:13qui rentrent sur le marché.
43:15aujourd'hui
43:15et qui se régalent
43:16quand elles ont
43:17de la puissance
43:17pour collecter,
43:18pour acheter à bon prix,
43:20aux normes,
43:21etc.
43:21Cela dit,
43:22les tensions sur les taux,
43:24l'immobilier,
43:25ça ne risque pas
43:25de poser problème là aussi ?
43:27Alors si,
43:27bien sûr,
43:28pour l'immobilier retail,
43:30c'est-à-dire l'habitation,
43:31le marché,
43:31il est quand même
43:32un petit peu complexe.
43:33Parce qu'à la fois,
43:33on est dans un contexte
43:34qui devrait lui permettre
43:35de rebondir
43:36puisqu'on a une demande,
43:38l'éclatement des ménages,
43:40la remise aux normes,
43:41etc.
43:41D'ailleurs,
43:41ils ont back-tradé
43:42un petit peu
43:44le DPE
43:45en le mettant
43:47la possibilité
43:48de louer
43:49en reculant
43:50l'obligation
43:50de mener des travaux.
43:52Mais aujourd'hui,
43:52on est dans un contexte
43:53qui devrait permettre
43:54à l'immobilier
43:55de rebondir,
43:56mais on a une réglementation
43:57qui nous plombe
43:58le système.
43:59Les taux
44:00sont quand même
44:01supportables,
44:02c'est-à-dire que la solvabilité
44:02des ménages en France,
44:03ça reste bonne.
44:04Il y a une étude
44:05CSA Logement
44:06tous les mois qui sort
44:06dans laquelle on voit
44:08quand le marché ralentit,
44:09on a tendance quand même
44:10à augmenter
44:11un petit peu les apports,
44:12mais le marché
44:13de la résidence principale,
44:14il se tient quand même
44:15un petit peu.
44:17L'immobilier,
44:18il peut secouer
44:19encore un petit peu,
44:20mais pas tant que ça.
44:20Et ceux qui ont
44:21de l'argent,
44:22du cash
44:22et des possibilités
44:23d'investir
44:24avec une vision longue,
44:25il y a quand même
44:26sur certaines classes
44:27d'actifs
44:28des possibilités
44:28de faire des belles choses.
44:29Bon,
44:30et sinon,
44:31dans le contexte actuel,
44:32est-ce qu'il y a,
44:33je ne sais pas,
44:34une idée d'investissement
44:35qui vous paraît
44:38un petit peu appropriée
44:40si on se positionne
44:41là,
44:41dès maintenant ?
44:43Dès maintenant,
44:43alors déjà,
44:44une idée d'investissement,
44:45il y en a plein.
44:46Déjà,
44:46je pense qu'on rentrait
44:46sur les obligations
44:47aujourd'hui
44:48pour allouer
44:49son portefeuille
44:50et les taux sans risque
44:51qui sont devenus
44:52un petit peu faibles,
44:53pourquoi pas ?
44:54Nous,
44:54on est vraiment
44:55en position d'attente.
44:56C'est-à-dire que
44:56je préfère aujourd'hui
44:57me dire qu'on va rentrer
44:59progressivement
44:59sur les marchés
45:00en ayant de la liquidité
45:01qui rapporte un petit peu.
45:02On a des fonds en euros
45:03qui nous rapportent
45:04bonus et 4%
45:05en ce moment,
45:06sans condition,
45:07jusqu'à 2027.
45:08Donc,
45:08c'est quand même génial.
45:09À partir de ce moment-là,
45:10je me dis,
45:11ma liquidité rémunère
45:12un peu à la Warren Buffett
45:13et puis quand il va y avoir
45:14des creux de marché,
45:15je vais aller stockpiquer,
45:16je vais aller acheter
45:16un peu d'action,
45:17je vais aller acheter
45:17de l'indice,
45:18on va aller acheter
45:19du MSCI World,
45:20on va acheter du S&P 500,
45:21on va acheter de l'Europe.
45:23Après,
45:23on continue d'investir
45:24dans le bon private equity.
45:26Je suis assez fier
45:26de ce qu'on a fait
45:27chez Cheval Blanc
45:27puisque sur les 4 dernières années,
45:29les deux principaux partenaires
45:31qu'on a mis en avant,
45:31c'était Andera et Archimed
45:38les deux seuls français.
45:39Ah, le Midcap,
45:39on en a parlé cette semaine
45:41du Midcap,
45:41c'est peut-être bien
45:43une classe d'actifs rêvés,
45:45le private equity
45:46appliqué au Midcap.
45:47Exactement,
45:47quand on a la possibilité,
45:49une capacité à subir des pertes
45:50et un profil de risque
45:52et un horizon de temps suffisant,
45:53aller investir
45:54dans les bonnes solutions
45:55de private equity
45:56qui ne subissent pas
45:57les affres du marché
45:58et qui ne subissent pas non plus
45:59la pression de la volatilité,
46:01ça permet à des sociétés
46:03qui sont innovantes en plus
46:05de faire leur trou
46:06et d'avoir le temps
46:08de générer de la performance.
46:10Pour le reste,
46:10on continue de croire
46:11quand même en les actions,
46:12mais on n'est pas à l'abri
46:15de secousses,
46:16il faut voir comment
46:16ça va se passer.
46:17Les Américains et la Chine,
46:18là, c'est quand même
46:18un événement majeur
46:19à ce qu'il va se passer
46:20parce que là,
46:21on parle de Hormuz,
46:22mais on parle surtout
46:23du commerce.
46:23S'il y va,
46:24c'est pour voir aussi
46:25au niveau des droits de douane,
46:26au niveau du commerce mondial,
46:28comment est-ce que ça va se passer.
46:31Est-ce que le dollar
46:32va supporter aussi ?
46:33Et là, ça risque de secouer
46:35un petit peu
46:35parce que ça,
46:35ça peut faire tomber
46:36les marchés aussi.
46:37Il n'y a pas que
46:37l'intelligence artificielle
46:38et la guerre.
46:40Et ça peut être compliqué.
46:44En tout cas,
46:44on continue de diversifier.
46:46Joachim Savini,
46:47merci infiniment.
46:48Cheval Blanc Patrimoine,
46:50restez avec nous
46:51dans un instant.
46:51On va parler
46:52art asiatique
46:52avec les experts
46:53de chez Christie's.
46:54A tout de suite.
46:56Tout pour investir
46:57le coffre-fort.
47:00Et on va prendre l'air,
47:01on va prendre l'art,
47:02comme régulièrement
47:03on va parler
47:04art asiatique
47:04avec Camille de Forresta
47:06de Christie's.
47:06Bonjour.
47:07Bonjour Antoine Larigauderie.
47:08Merci de vous recevoir.
47:09Merci à vous
47:10d'être venu.
47:11Alors,
47:12on a un printemps asiatique
47:13qui est en train
47:14de s'organiser
47:14et début du mois prochain
47:16il y a pas mal de choses.
47:18On vous rappelle
47:18la vente
47:19chez Agut
47:19d'objets personnels
47:20de Michael Jackson.
47:21Oui,
47:21le marché de la mémorabilia.
47:23Ce n'est pas asiatique ça ?
47:24Non,
47:24ce n'est pas du tout asiatique
47:25mais je faisais un petit rappel
47:26parce que c'est vrai
47:27qu'il y a beaucoup de choses
47:28qui s'organisent
47:28début juin
47:29et il faut un petit peu suivre.
47:30L'art asiatique,
47:31on va dire
47:32qu'il est extrêmement prisé
47:33des collectionneurs
47:34et c'est un petit peu
47:35un must
47:35dans une collection d'art
47:37et il va en être question.
47:39Donc justement,
47:39c'est le 10 juin
47:41vente chez Christie's
47:42au cours du printemps asiatique.
47:46Globalement,
47:47quelle est la démarche
47:48et quels sont
47:48les pans d'art asiatique
47:51qui sont concernés ?
47:52Alors,
47:52vous avez bien raison
47:53de dire qu'il y a
47:53beaucoup de choses en juin.
47:55C'est une période
47:55qui est traditionnellement
47:56extrêmement active
47:57dans les enchères en général
47:58et en particulier
47:59en art asiatique
48:00puisque maintenant,
48:00ça fait pas mal d'années,
48:01je dirais une quinzaine d'années
48:02qu'on se met tous d'accord
48:04pour avoir une programmation
48:05sur mesure
48:06puisque les amateurs
48:07sont particulièrement asiatiques,
48:10il faut aussi bien le dire
48:10et donc ils se déplacent
48:12une ou deux fois par an
48:13et donc c'est bien
48:14d'avoir une grande proposition,
48:15une grande offre
48:16pour eux à Paris.
48:17En plus,
48:17juin,
48:17il fait beau
48:18et tout le monde est content.
48:19Donc,
48:19comment ça s'organise ?
48:20Le printemps asiatique,
48:21c'est une manifestation,
48:22c'est une association
48:23qui a pour but
48:24de faire rayonner
48:24les arts d'Asie
48:25en France en particulier
48:26mais aussi dans d'autres villes françaises.
48:28Ça s'étend du 3 au 12 juin
48:32partout dans les galeries
48:33de la Rive-Gauche,
48:34partout dans les musées
48:35qui ont une programmation
48:36particulière à Paris
48:37et en particulier
48:38à la galerie Charpentier
48:39qui est la foire marchande
48:40émanant du printemps asiatique
48:41et ça,
48:42c'est du 5 au 8 juin.
48:44Et nous,
48:45chez Christie's,
48:45le 10 juin,
48:46on a notre vente traditionnelle
48:47d'art d'Asie
48:47qui s'inscrit dans ce parcours
48:49et là,
48:49effectivement,
48:50vous l'avez dit,
48:51il y a beaucoup de choses à voir,
48:52il y a de l'art chinois,
48:53il y a de l'art japonais
48:54et cette année,
48:55il y a un focus un peu spécial
48:56qui est sur l'art coréen
48:57puisque c'est l'année
48:59de l'amitié franco-coréenne,
49:01c'est une année diplomatique
49:02et on surfe un peu
49:03sur cette vague-là.
49:05D'ailleurs,
49:06je parle de vague,
49:06on a aussi une très belle vague
49:07de Hokusai
49:08dans cette vente du 10 juin à Paris.
49:10Il y en a une dedans ?
49:11Oui !
49:11Waouh !
49:12Rare, oui.
49:13En plus,
49:13c'est une des premières impressions.
49:14Donc vraiment,
49:141830,
49:15vous connaissez le...
49:16On le rappelle,
49:17il y a différents...
49:18C'est un processus de reproduction
49:20donc en fait,
49:21ce que les amateurs
49:22vraiment cherchent,
49:22c'est les premières,
49:23premières éditions
49:24qui sont entre 1830 et 1831.
49:26Oui !
49:26C'est une image extrêmement connue,
49:28c'est la seule oeuvre d'art
49:29qui a son émoticône,
49:30j'aime bien le dire
49:31parce qu'en fait,
49:31c'est vrai.
49:32C'est dingue !
49:33C'est super bien dit !
49:34Elle est dans la conscience collective.
49:36Pour nous,
49:36c'est un peu notre joconde,
49:38c'est rare en fait.
49:39On pense que ça ne l'est pas
49:40parce que ça peuple
49:40notre imaginaire,
49:41on le voit beaucoup
49:42dans les livres,
49:43ça a beaucoup inspiré
49:43l'art occidental.
49:45Bien sûr !
49:45Mais en vrai,
49:46une première édition,
49:46c'est très rare.
49:47Donc là,
49:47vous aimez parler
49:48d'investissement
49:49dans cette émission.
49:50Exemple précis,
49:51donc elle a été estimée
49:53600 à 800 000 euros
49:54pour la vente du 10 juin
49:55et l'heureux propriétaire
49:57avait acheté cette estampe
49:59chez Christie's à Londres
50:00en 2009
50:01et en 2009,
50:03il l'avait payée
50:0350 000 pounds.
50:05Pas mal !
50:06Ah oui !
50:07Et c'est une jolie histoire
50:08parce que cet homme,
50:09il n'était pas
50:10collectionneur d'art particulièrement
50:11mais il avait l'amour
50:13de cette image.
50:13Il en avait un peu cher jeune
50:15et un jour,
50:16il a gagné de l'argent
50:17et il a demandé
50:17à un ami marchand
50:18« Trouve-moi cette image
50:20de cette Madeleine ! »
50:23Mais je dirais
50:23que c'est comme ça
50:25que naissent les vocations
50:26et que naissent
50:26les grandes collections.
50:27C'est-à-dire qu'on a
50:28avant tout
50:29des gens qui peuvent être
50:31vraiment très pragmatiques
50:32et qui sont sur
50:33plus-value,
50:34qui ont du flair,
50:35etc.
50:35Là,
50:36je me mets un peu
50:37dans la tête
50:37de Bernard Arnault.
50:38Et puis,
50:40des gens comme
50:40je ne sais pas,
50:41l'Épinault par exemple
50:42qui « Non, ça, ça me plaît.
50:44Ça, ça me parle.
50:46Et la valeur,
50:47elle va être prise
50:48justement comme ça,
50:49à la passion,
50:49à l'instinct,
50:50alors de manière
50:51un petit peu différente.
50:52Et je dirais
50:53que l'art asiatique,
50:56on le dit,
50:56c'est un must
50:57de la collection.
50:58Mais il ne faut pas
50:59que ce soit un must.
50:59Il faut que j'ai
51:00de l'art asiatique.
51:01Il faut que ça plaise.
51:02Il faut que la passion
51:03soit là.
51:04Et c'est comme ça
51:04que ça prend d'autant plus
51:06de valeur.
51:06Je suis très heureuse
51:06de vous entendre
51:07tenir un tel discours.
51:08Vous savez,
51:09dans mon métier
51:09de commissaire-priseur,
51:10on me demande souvent
51:11qu'est-ce que je devrais acheter ?
51:12Est-ce que tu crois
51:13que ça prendra de la valeur ?
51:14Alors bien sûr,
51:14c'est difficile
51:15de répondre à cette question,
51:16mais je réponds toujours
51:17que la jouissance
51:17a un prix.
51:18Le bonheur de vivre
51:20avec une œuvre,
51:20en fait,
51:21c'est quelque chose
51:21qui ne se quantifie pas.
51:23Alors là,
51:23pour l'exemple de la vague,
51:24c'est un exemple très parlant,
51:25mais j'en ai rarement
51:26des exemples aussi criants.
51:28Il faut aimer,
51:29mais pour aimer l'art asiatique,
51:30je dois dire
51:30qu'il faut quand même
51:31un petit peu connaître.
51:32C'est quand même
51:32un art qui demande
51:34un petit peu de connaissances.
51:37C'est quand même
51:37très exotique,
51:38entre guillemets.
51:38Ce n'est pas vraiment
51:39l'adjectif que je voudrais utiliser,
51:40mais culturellement,
51:42nous ne sommes pas si prêts,
51:44même s'il y a des liens forts
51:45et qu'on s'aime
51:46depuis longtemps.
51:47Mais donc voilà,
51:47le printemps asiatique,
51:48c'est vraiment l'occasion
51:49de venir dans les musées,
51:51dans les galeries,
51:51de venir à la galerie
51:52charpentier du 5 au 8 juin.
51:54Les marchands sont heureux
51:55de vous retrouver
51:56et sont heureux
51:56de vous montrer,
51:58même si vous n'êtes pas acheteur,
51:59même si vous n'êtes pas collectionneur.
52:01Chez Christie's
52:01et au printemps,
52:02c'est ouvert à tous.
52:03Et j'allais vous dire,
52:05on parle très souvent
52:06de l'art chinois
52:07dans les collections,
52:08l'art japonais aussi quand même.
52:09On a beaucoup parlé
52:10d'art vietnamien d'ailleurs
52:11l'année dernière,
52:12c'était la grande vogue.
52:14L'art coréen,
52:16qu'est-ce que vous pouvez
52:17nous en dire
52:17et quelles sont les choses
52:18à retenir
52:19et les œuvres éventuellement
52:20à garder en tête
52:21quand on parle d'art coréen ?
52:22Merci beaucoup
52:23de me poser la question.
52:24Très sincèrement,
52:25je ne suis pas
52:25une grande spécialiste
52:26d'art coréen.
52:26Non mais moi non plus.
52:28Tout simplement
52:28parce qu'en fait,
52:29c'est un monde
52:32assez étroit
52:32qui vient d'être
52:34un peu découvert.
52:35Alors,
52:35la bonne nouvelle
52:36avec l'art coréen,
52:37tous mes amis
52:38qui ont des enfants
52:38de 15 ans
52:39me disent
52:39que c'est le seul endroit
52:40où mes enfants,
52:40mes ados veulent encore
52:41bien venir avec moi.
52:42C'est le Japon,
52:43maintenant c'est la Corée,
52:43donc tout le monde voyage en Corée.
52:45Donc là,
52:45pour apprendre sur l'art coréen,
52:46il faut aller au musée Guimet
52:47où il y a deux grandes expositions.
52:49Une sur le monde de Silla
52:50qui est donc
52:50l'art ancien,
52:53la sculpture,
52:54la céramique,
52:55etc.
52:56Et une aussi
52:56tout à fait différente
52:57sur la key beauty.
52:59Je ne sais pas
52:59si vous avez entendu
53:00parler de ça,
53:01mais donc voilà,
53:01là vous avez le meilleur
53:02des deux mondes
53:03en ce moment
53:03au musée Guimet.
53:05Et pour ce qui concerne
53:06le marché de l'art,
53:07nous,
53:08nous avons une jarre coréenne
53:09du 16e siècle
53:10avec un décor de dragon
53:11qui est extrêmement parlant
53:13parce que vous comprenez
53:14la filiation avec les médias,
53:16pardon,
53:16je vous regarde,
53:17avec les mangas.
53:19Oui, oui.
53:19En vous voyant,
53:20médias, mangas.
53:21Et donc ça,
53:21ça parle énormément
53:22aux jeunes gens.
53:23Donc vous voyez,
53:23ce dragon,
53:24il date du 16e siècle,
53:25je pense qu'il s'affiche,
53:25mais vous voyez une image
53:26comme ça,
53:28un peu naïve,
53:29vraiment très amusante.
53:31Ça,
53:31ça me parle énormément.
53:33Et pendant le printemps,
53:34il y a aussi
53:35toute une scène
53:36contemporaine
53:37que vous pouvez voir
53:38dans des galeries
53:38comme Louis-Essac,
53:39comme Magna Galerie
53:40et tout ça
53:40à la Galerie Charpentier,
53:42toujours du 5 au 8 juin.
53:43Je ne vous ferai pas
53:45l'affront de prononcer
53:46le nom de ces artistes coréens.
53:48Là, vraiment,
53:48je...
53:49Mais il y a énormément
53:50de poésie,
53:51une tradition
53:52qui est tout à fait
53:55intégrée,
53:55mais dépassée.
53:57Et il y a beaucoup,
53:58beaucoup de...
53:59Il y a beaucoup d'acheteurs
54:00pour l'art contemporain coréen.
54:02C'est codifié,
54:02vous avez raison,
54:03mais c'est aussi
54:04le monde flottant,
54:05le monde poétique.
54:07Et je sens que ça parle
54:08beaucoup aux acheteurs français,
54:10en tout cas.
54:11Art asiatique,
54:12donc vendre chez Christie's
54:13le 10 juin,
54:14il y a de l'art chinois,
54:16il y a de l'art japonais,
54:17découvrez l'art coréen.
54:19Ça parle aux petits
54:20comme aux grands
54:20et c'est vrai que
54:21ce vase,
54:22il y a
54:23un petit côté miro aussi.
54:25Oui, c'est vrai,
54:25vous avez raison.
54:26C'est étonnant.
54:27D'ailleurs,
54:27l'art asiatique a beaucoup,
54:28beaucoup inspiré
54:29l'art occidental.
54:29Je ne vais pas enfoncer
54:30des portes ouvertes,
54:31mais vous le savez bien.
54:33Alors, je vous vois à Paris
54:34dans les expositions
54:35des Christie's,
54:36des Bujoins.
54:37Il n'y a aucun problème.
54:38Merci beaucoup,
54:38Camille de Forresta.
54:39Merci à vous.
54:40Bonne journée.
54:41Et passez une bonne journée
54:43à l'écoute de BFM Business.
54:44Tout de suite,
54:45Marie-Cœur de Roi,
54:46les experts de Limoges,
54:46vous retrouve à 15h30
54:48aux côtés de Guillaume Sommerer
54:49pour BFM Bourse.
54:49A tout à l'heure.
54:53Tout pour investir
54:54sur BFM Business.
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