Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00C'est Entreprendre Aujourd'hui sur Arabelle.
00:06Bonsoir à tous et bienvenue sur Entreprendre Aujourd'hui, votre émission dédiée à l'entrepreneuriat.
00:13Alors comme chaque soir, on parle d'une nouvelle thématique et ce soir, on va parler bien de comment devient
00:18-on un serial entrepreneur.
00:20Créer une entreprise, c'est déjà un défi, mais alors en créer plusieurs.
00:23Dans des contextes différents, parfois à l'autre du bout du monde, c'est toute une autre histoire.
00:28Mon invité du jour, Jean-Louis Michaud, est un entrepreneur en série.
00:33Il a lancé plusieurs projets, dont une expérience marquante à San Francisco, au cœur de l'un des écosystèmes les
00:38plus compétitifs au monde.
00:40Culture, ambition, vitesse d'exécution, qu'est-ce que ça change vraiment d'entreprendre là-bas ?
00:45Et surtout, qu'est-ce qu'on ramène avec soi après une telle aventure ?
00:49Aujourd'hui, on va plonger dans les coulisses du serial entrepreneuriat, version entrepreneur, en international, pardon.
00:56Bonsoir Jean-Louis et merci d'être avec nous ce soir.
00:59Bonsoir Vassima, merci beaucoup de l'invitation.
01:01Merci à toi Adi.
01:02Donc est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots Jean-Louis ?
01:05Oui, évidemment.
01:06Merci en tout cas pour cette introduction flatteuse déjà.
01:09Merci à toi.
01:12Content d'être là.
01:12Donc voilà, je viens de Charleroi à la base, j'ai grandi là-bas et je suis parti aux Etats
01:18-Unis quand j'avais 23 ans, faire un master en entrepreneuriat social.
01:21J'ai créé une première startup en education technology qui s'appelait Simba, où on a fait des écoles en
01:26Afrique, justement en Afrique du Sud, au Zimbabwe.
01:31Et en parallèle, j'ai commencé à faire des espaces de co-living, co-working pour entrepreneurs et startups à
01:35San Francisco.
01:36J'ai vécu là pendant 8 ans.
01:37Pendant 8 ans, oui.
01:38J'avais créé mon premier business quand j'avais 21 ans, même en Belgique avant, en agence de marketing, je
01:43faisais de l'import-export entre la Belgique et la Chine.
01:46Et voilà, on a fait beaucoup d'événementiel avec Serendipia, Serendipia Limitless, Innovation Camp en Thaïlande, Limitless Conference à Dubaï.
01:56Qu'est-ce que c'est ?
01:58Avec mon roommate à l'époque, Emar, de Lausanne, on se disait que maintenant on avait des amis un peu
02:05partout dans le monde et qu'on était devenus un peu les Limitless Friends.
02:08Et donc on voulait se réunir une fois par an et on avait commencé à Dubaï en faisant un événement
02:13de Nouvel An.
02:14Là-bas, c'était une conférence où on réunissait les entrepreneurs du monde entier.
02:19On était à une quarantaine à venir découvrir l'écosystème startup un peu à Dubaï.
02:24On a fait une fête pour le Nouvel An, on a fait des conférences, on a fait des pitch competitions,
02:29puis on a découvert un peu Dubaï, etc.
02:30C'était là pendant une semaine, c'était très chouette.
02:32On a refait ça en Thaïlande, en Innovation Camp, où là l'idée c'était d'accélérer un peu les
02:37startups locales.
02:40Donc voilà, on a fait beaucoup d'événementiel, j'ai fait ça depuis que j'ai 15 ans, beaucoup d
02:44'événements, beaucoup d'organisations d'expérience.
02:47Et voilà, jusqu'au pivot plus récent vers l'hôtel Le Monde de l'hôtellerie.
02:51Dont on parlera un peu plus tard dans l'émission.
02:53Me dis-moi, est-ce que tu te souviens de ton premier déclic entrepreneurial ?
02:57C'est aussi un peu une histoire de famille, si je puis dire.
03:00Oui, je crois qu'en fait, je devais avoir 10-12 ans quand on commence à regarder ce que ses
03:09parents font.
03:09On leur posait des questions et je demandais à mon père qu'est-ce qu'il faisait.
03:13Parce qu'il travaillait beaucoup, mais à des horaires un peu bizarres.
03:19Pourquoi tu ne travailles pas comme tout le monde de 9h à 17h ?
03:23Et il me disait, je préfère être libre de mon temps, mais travailler sur des choses que je contrôle et
03:29que j'aime bien.
03:31Et voilà, je pense que cette notion de liberté, j'ai toujours associé au côté de créer sa propre boîte.
03:37Et donc voilà, j'ai toujours rêvé d'avoir ma propre boîte depuis que j'étais adolescent.
03:41Ça a été mon but.
03:42Surtout inspiré au final par mon père.
03:44Et ton grand-père aussi, non ?
03:46Oui, mon père a repris la boîte de mon grand-père, qu'il avait repris de mon arrière-grand-père.
03:51Donc voilà, vous êtes entrepreneur depuis des générations, si je puis dire.
03:55Oui, et du côté de ma mère, c'était mon arrière-grand-mère aussi qui a des cafés et des
03:59restaurants à Charleroi.
04:00Et mes grands-parents avaient un restaurant aussi.
04:02Donc c'est une histoire de famille de deux côtés.
04:05Est-ce que dès le départ, tu sens que tu vas pouvoir enchaîner plusieurs projets ?
04:09Ou tu te dis, non, moi je vais juste entreprendre un projet qui va durer un certain temps ?
04:12Ou alors tu sens que tu as vraiment cette envie finalement de créer plusieurs projets autour de liens différents ?
04:19Je crois que le but à la base, ce n'est pas forcément de faire dix projets ou cinq projets.
04:23Le but, c'est toujours d'en faire un qui réussit hyper bien.
04:26Mais je crois que c'est plutôt, j'ai essayé des trucs qui des fois marchaient financièrement,
04:31mais dans lesquels je n'étais pas heureux.
04:33Et des fois dans lesquels j'étais heureux, mais qui ne marchaient pas financièrement.
04:37L'idée, c'est d'avoir les deux quand même.
04:39Oui, c'est ça.
04:40Et en même temps, je voulais reprendre aussi la boîte de mon père.
04:44Et il m'a toujours dit, non, fais tes trucs, va t'amuser entre guillemets.
04:48Et donc, voilà, ça m'a poussé à explorer aussi ce que j'aimais faire et ce qui m'animait.
04:55Et en parlant d'animation, ton moteur, est-ce que c'est plutôt de créer, gagner ou apprendre ?
05:02Je crois que c'est plutôt de créer.
05:03Créer la création en elle-même.
05:04Créer quelque chose, mais je pense que quand tu crées quelque chose qui réussit, de toute façon, tu gagnes.
05:08Et tu dois apprendre beaucoup de choses aussi.
05:09Je pense que le moteur ultime, c'est plutôt créer quelque chose qui a de la valeur.
05:13Mais pour créer quelque chose qui a de la valeur, tu dois apprendre beaucoup de choses en général.
05:18Et puis, pour créer que ça réussisse, tu dois gagner.
05:21Tout à fait.
05:22Les trois vont en l'un avec l'autre.
05:24Tout à fait, ça se réunit.
05:25Écoute, on se retrouve tout de suite après ceci.
05:30Jusqu'à 20h, c'est Entreprendre Aujourd'hui sur Arabelle.
05:38Et on est de retour sur Entreprendre Aujourd'hui.
05:41Et ce soir, on parle de comment on devient serial entrepreneur avec Jean-Loïc Michaud.
05:47Alors, dis-moi Jean-Loïc, tu nous as dit que tu as fait pas mal de projets.
05:51J'aimerais, avant de parler du projet à San Francisco que tu as entrepris,
05:55tu nous as dit que tu as fait déjà entrepris à partir de 15 ans.
05:58Qu'est-ce que tu avais déjà entrepris à partir de l'âge de 15 ans ?
06:01À ce moment-là, je crois que je n'étais pas le seul à faire ça,
06:05mais on faisait beaucoup d'événements.
06:07J'étais scout.
06:07Ok.
06:08Alors, en tant que scout, on faisait des événements avec plus que 1000 personnes des fois.
06:13Et donc, du coup, comme on avait appris à faire des gros événements,
06:17avec des amis de la région de Charleroi, on faisait des événements.
06:22On avait fait genre une soirée de fin d'année qui s'appelait Vamos à la Playa,
06:26où on avait eu aussi plus de 1000 personnes.
06:28On faisait des petits trucs comme ça.
06:30Enfin, pas petits, je veux dire, tout est relatif.
06:31On va dire que c'était déjà des mini-entreprises.
06:34Tout à fait, pour rassembler en termes de com' et ce qui s'ensuit,
06:37et puis la gestion de toute équipe.
06:40Et donc, du coup, toi, ton premier projet, ta première entreprise,
06:43est-ce que c'est à San Francisco que tu l'as créée ?
06:45Ou tu l'as créée d'abord en Belgique ?
06:46Non, moi, ma propre société, la première que je crée, c'était à San Francisco.
06:49Ah, San Francisco, directement.
06:51Oui, c'était à San Francisco.
06:53Avant, c'était plus en Belgique, c'était des projets que je faisais
06:57avec des structures existantes ou avec une structure familiale.
07:00Oui.
07:02Mais de créer ma propre boîte de rien du tout, c'était à San Francisco.
07:06Après, j'avais quand même créé mon agence de marketing,
07:09en Belgique.
07:10En Belgique ?
07:10Avec ça, je voulais ThinkImage.
07:12Elle est toujours d'actualité ?
07:13Non, non, non, j'avais arrêté l'activité.
07:15Mais on faisait des...
07:17C'était en fait, c'était en 2012-2013.
07:19On était un peu dans les premières à faire des stratégies réseaux sociaux
07:22pour les PME, en fait.
07:24Ok.
07:25C'était pas mal, j'avais eu entre 5 et 10 clients en un an.
07:29C'est bien.
07:30Oui, c'était chouette, ouais.
07:30Tu te basais sur toute la partie Instagram, qu'est-ce qui pouvait aller sur leur profil
07:35ou alors tu prenais vraiment tout d'autres sites ?
07:39Site web, création de design, d'identité graphique, création des comptes réseaux sociaux
07:44et activation.
07:46À ce moment-là, c'était même plutôt Facebook.
07:48Oui, c'est Facebook.
07:49On ne parlait pas beaucoup d'Instagram à ce moment-là.
07:50Non, c'est vrai, c'est vrai.
07:51C'est Facebook qui fonctionnait beaucoup et Instagram, ce n'était pas encore ce qui
07:55amenait énormément de vues et de, comment est-ce qu'on appelle ça encore, de communautés
08:00à ce moment-là, tout à fait.
08:02Et pourquoi, donc en fait, tu as été créée, ta boîte, ta première boîte d'ailleurs
08:05à San Francisco, à part la boîte de digital dont tu m'as fait part, mais pourquoi
08:09San Francisco ? Est-ce que tu as d'abord fait un tour un peu ? Ou alors tu te
08:12dis
08:12non, ça a été mon rêve, je veux aller à San Francisco, The American Dream ?
08:17Je ne sais pas, on peut parler peut-être de loi de l'attraction, de destin, je ne
08:21sais pas, mais je n'avais aucune idée que San Francisco était San Francisco avant
08:26que j'y arrive en fait.
08:27Ah ok, je vois, mais tu voulais créer quand même ton entreprise autre part en magique ?
08:31J'étais en mode start-up, en fait, il y avait un jeune entrepreneur, c'était Xavier
08:35de Raeckel, un Bruxellois, avec qui je suis dans un club de jeunes entrepreneurs.
08:38D'accord.
08:38Quand j'étais à l'université à Bruxelles, à UBI, j'avais deux amis qui ont créé
08:43un club de jeunes entrepreneurs à Bruxelles, on se réunissait une fois par mois,
08:47je les avais rejoints dans l'équipe après, et donc on était, je ne sais pas, une quarantaine
08:51de jeunes entre 18 et 22 ans, on se réunissait une fois par mois pour monter des projets
08:56ou parler d'entrepreneuriat ensemble.
08:58D'accord.
08:58Donc un des mecs qui était dans le réseau là, était parti dans la Silicon Valley,
09:02dans Black Box VC.
09:04C'est quoi Black Box VC ?
09:05C'est un incubateur dans une maison à San Francisco où les gens investissent, où
09:10il y a des VC en gros qui investissent.
09:11Des VC, c'est ?
09:12Des venture capitalistes.
09:14Des venture capitalistes, si tu pourrais.
09:15Donc en français, c'est des investisseurs de capital à risque.
09:18Ok, ok.
09:19Non, la culture est beaucoup plus développée aux Etats-Unis qu'en Europe.
09:22Oui, tout à fait.
09:22Il y en a de plus en plus par ici aussi.
09:24Et il était parti là-bas, j'avais vu sur Facebook qu'il travaillait sur des start-up,
09:28etc. en tant qu'ingénieur, dans un incubateur, et ça avait l'air trop cool en fait.
09:31Oui, j'imagine.
09:32Donc en soi, j'avais déjà eu cette puce à l'oreille grâce à Facebook au final.
09:39Et après, quand je n'étais pas forcément heureux avec mes projets d'agence de marketing,
09:43d'un port d'export de technologie en Belgique, j'avais trouvé ce master en entrepreneur.
09:48Je ne voulais plus étudier.
09:49Mes parents voulaient absolument que j'étudie.
09:50Moi, je fais non, je ne veux plus à l'école, je veux juste entreprendre.
09:53Et puis en fait, comme je n'étais pas heureux à ce moment-là, je fais bon,
09:55en fait au final, je veux peut-être bien un master.
09:58Le temps de trouver ce que je veux faire next.
10:00Et j'ai trouvé ce master justement en entrepreneuriat social.
10:02C'est quoi de l'entrepreneuriat social ?
10:04Est-ce que c'est l'entrepreneuriat, comme on peut l'entendre, à savoir,
10:07tu l'as parlé, pour pouvoir plutôt anthropologique,
10:10enfin, pas anthropologique, plutôt philanthropique,
10:12à savoir aider la société à aller mieux ?
10:14C'est plutôt dans ce sens-là ?
10:15Oui, en fait, c'est un peu l'intersection d'un business qui fait du profit,
10:19mais en même temps qui est vraiment bon pour la société.
10:22Donc c'est vraiment qui allie les deux.
10:23C'est qui allie les deux.
10:25C'est doing well by doing good, comme on dit.
10:27Faites bien en faisant mieux.
10:29C'est ça ?
10:29Oui, bien, oui.
10:31Et en fait, ce master avait beaucoup résonné avec moi à ce moment-là,
10:36comme forcément, je faisais du business à ce moment-là.
10:38Tout à fait.
10:39Mais ce n'était pas fulfilling, ça ne me rendait pas heureux à ce moment-là.
10:43Et donc, je fais ce master, et là, c'était au-delà du master qui était génial,
10:48j'ai découvert la Silicon Valley, où là-bas, justement, les gens sont très passionnés
10:53de ce qu'ils font, et ils font vraiment ce qu'ils font, parce qu'ils veulent,
10:56quelque part, comme Steve Jobs, je dis, put your dent in the world.
11:00Tu vois, c'est genre, laisser ta trace et créer un impact positif et durable.
11:04Et c'est beau, quelque part.
11:07C'est beaucoup d'ambition.
11:08Certains diraient qu'il y a une partie d'ego, mais en soi, l'ego, c'est bien aussi,
11:11parce que ça pousse les gens à entreprendre et à croire en eux.
11:14Tout à fait, il y a du mot ou du mauvais dans l'ego, donc il faut bien le spécifier.
11:18Donc, c'est vraiment, je découvre cette énergie des gens qui veulent changer le monde, en fait,
11:22et qui croient qu'ils peuvent le faire aussi.
11:24Donc, en arrière à San Francisco, j'ai un premier mentor à moi, Edouard Foussier,
11:27un mec de Paris qui habitait là-bas, qui me faisait découvrir un peu la Silicon Valley,
11:31et il me disait, ici, ce qui est génial, c'est qu'on a l'impression que tout est possible,
11:33en fait.
11:34Et en fait, tout est vraiment possible, et il faut juste y croire, quoi.
11:38Il faut y croire.
11:40Et forcément, et avoir le bon projet aussi, pas juste y croire, peut-être, ou pas forcément ?
11:44Mais je crois qu'en y croyant, on design le bon projet,
11:47parce qu'il y a des solutions à tout, au final.
11:48Tout à fait, exactement.
11:50Tu as tout à fait raison.
11:51Donc, ça, c'est la raison pour laquelle tu as été à San Francisco.
11:53Et pour toi, au niveau, en termes de mentalité,
11:56c'est quoi la plus grosse différence avec l'Europe ?
12:00Je pense que ce que j'ai dit là, déjà, c'est...
12:02Enfin, par rapport à la Californie, la Californie est très spéciale par rapport à ça.
12:05Les gens croient vraiment qu'il va avoir un impact positif dans le monde.
12:09Au-delà de ça, les Etats-Unis, en général,
12:12j'aime bien cette histoire, quand j'étais arrivé là, en 2014.
12:15En fait, la Belgique avait joué contre les Etats-Unis,
12:17à la Coupe du Monde, en huitième de finale.
12:19La Belgique avait gagné 2-1 pour la petite histoire.
12:21Yes !
12:22Et je me fêtais traité de gaufre à les Américains.
12:28C'est pas très sympa, ça !
12:30On était oui-belges au Civic Center pour 1000 Américains.
12:36Mais c'était sympathique.
12:37J'imagine, hein ?
12:40En fait, les Américains, ils perdaient,
12:43mais ils étaient dans le stade,
12:44ils étaient des dizaines de milliers à dire
12:46« We believe that we will win ».
12:49On croit qu'on va gagner.
12:51Donc, ça, ça dénote bien, en fait, la mentalité américaine.
12:55Ils y croient, en fait.
12:56Ils y croient.
12:57Ça fait d'y croire vraiment à fond et jusqu'au bout.
12:59Oui, l'optimisme et l'enthousiasme, je pense, américain,
13:03est-ce qu'il fait la différence.
13:04OK.
13:05Écoute, on se retrouve juste après ceci.
13:16Et on est de retour sur Entreprendre aujourd'hui
13:19et on parle de comment on devient serial entrepreneur
13:22avec Jean-Loïc.
13:24Alors, on a parlé notamment,
13:25on a introduit, en fait, ton aventure à San Francisco.
13:29Dis-moi, est-ce que là-bas,
13:31on parle beaucoup de « think big »,
13:34qui veut dire, en fait, penser grand
13:36ou alors c'est plutôt exagéré,
13:38ce sont des préjugés qu'on aurait en tant qu'Européens
13:41par rapport aux États-Unis ?
13:43Non, non, c'est complètement vrai.
13:46Je crois qu'au-delà de ça, ils sont big.
13:49Ils sont big, oui.
13:50Simplement, si tu vas au McDo, là-bas,
13:52les cocailles sont trois fois plus grands.
13:54Oui, les profs.
13:55Les portions.
13:56Les portions, simplement.
13:58Donc, tu grandis déjà dans une culture
14:00où tout est beaucoup plus grand.
14:02Donc, dans tous les cas, c'est l'ensemble, en fait.
14:05Tout à fait.
14:06Après, au-delà de ça, oui,
14:07c'est clair que si on regarde,
14:09je pense que dans la culture américaine,
14:11c'est ancré dedans,
14:12pour le meilleur et pour le pire, au final.
14:14Je pense que pour le meilleur,
14:15dans le sens où, oui,
14:15ils apportent plein d'innovations,
14:17de technologies au monde
14:18et clairement, ils apportent beaucoup de progrès.
14:20Le capitalisme, en général,
14:22sur les deux derniers siècles,
14:23a aidé énormément les gens dans le monde.
14:26Après, voilà, c'est un peu l'impérialisme américain
14:28quand on regarde, voilà,
14:29il se mêle un peu des conflits un peu partout.
14:31Ça, c'est vraiment, on va dire,
14:33on est absolument dedans pour le moment.
14:35On est en plein dedans.
14:35On est en plein dedans.
14:36On ne va pas rentrer dans le sujet,
14:37mais c'est vrai que...
14:38On ne va pas rentrer là-dedans,
14:39mais je jure, pour revenir au truc,
14:41think big,
14:42c'est vraiment dans la culture.
14:43Si tu imagines que,
14:44quand tu habites aux Etats-Unis
14:45et que tu grandis dans une culture
14:47où, du jour au lendemain,
14:48on te dit que ton pays se mêle
14:51de tel pays à gauche, tel pays à droite,
14:53donc, c'est-à-dire qu'en tant qu'américain,
14:54tu te dis,
14:55nous, en fait, on sait tout faire.
14:56On sait tout faire.
14:57Tout est possible.
14:58Je pense que c'est ancré dans la culture de base.
15:00La culture de American Dream aussi,
15:02finalement, le rêve américain
15:03où tout est possible,
15:04tout est vraiment accessible aussi.
15:08Et dis-moi, finalement,
15:09est-ce que pour toi,
15:09tu étais au bon endroit
15:10au moment où tu es arrivé à San Francisco
15:12ou alors tu t'es senti un peu perdu
15:14quand tu es arrivé à...
15:16Non, non, je pense que je me suis senti
15:17comme un poisson dans l'eau.
15:19Oui, c'était vraiment au bon endroit.
15:20Pourquoi j'étais à ce moment-là,
15:22il y a 10, 12 ans, 12-13 ans,
15:27pourquoi je n'étais pas forcément émancipé
15:29en Belgique à ce moment-là ?
15:30Oui.
15:30C'est parce que je crois que j'avais besoin
15:33de m'entourer d'un écosystème
15:34et d'un réseau avec des gens
15:37qui pensent de cette manière
15:39à vouloir vraiment changer les choses
15:41ou à créer quelque chose qui a un impact.
15:43Donc ça, ça m'avait fait beaucoup de bien à l'époque.
15:47Et bon, voilà, après, on apprend
15:49et quelque part, c'est à l'esprit
15:50et après, on peut l'emporter par toi avec soi.
15:52On est d'accord, c'est le mindset, comme on dit.
15:54Et tu peux nous parler un peu plus du projet,
15:55finalement, que tu as mis en place ?
15:56Comment tu l'as mis en place ?
15:57Est-ce que tu l'as fait tout seul ?
15:59Est-ce que tu l'as fait avec des personnes ?
16:00Tu peux nous expliquer dans les grandes lignes
16:02comment ça s'est décollé ?
16:04Tu parles de quel projet ?
16:05Le projet à San Francisco,
16:06celui avec les différentes maisons.
16:08En fait, le premier que tu as créé
16:09ou tous les autres que tu as créés,
16:11ce sera intéressant tout à fait.
16:12Il faut dire que la première expérience
16:15un peu d'hospitality, c'était en 2014.
16:18Je faisais ça dans mon appart, en fait,
16:20en tant qu'étudiant.
16:23On louait un appart en tant qu'étudiant
16:25avec mon roommate.
16:27On partageait une chambre,
16:28mais le loyer était hyper cher.
16:30Et en tant qu'étudiant, j'avais un budget,
16:32j'avais assez pour vivre,
16:35mais pas pour investir ou voyager, etc.
16:38Donc, je cherchais des moyens
16:39de gagner un peu d'argent,
16:40un peu plus d'argent aussi.
16:42Et j'avais trouvé des meubles abandonnés
16:45dans la cave du bâtiment où j'habitais.
16:48Mais c'était quand même un beau bâtiment,
16:50donc il y avait des gens
16:51qui laissaient derrière eux
16:52des meubles en bon état et gratuitement.
16:55Mais donc, aux Etats-Unis,
16:57à ce moment-là, c'était assez populaire,
16:58c'était Craigslist.
16:59C'est une plateforme.
17:01C'est un mec qui s'appelle Craig.
17:02Il a créé la...
17:03Je ne sais pas si c'est la tête.
17:04Ah oui, je pense.
17:04Oui, j'avais entendu parler de ça.
17:06C'est une marketplace,
17:08un peu de seconde main.
17:09Les gens postent toutes sortes d'annonces
17:11pour des services et des produits qu'ils vendent.
17:13Et donc, j'avais pris ça.
17:15Je me suis dit que je vais vendre
17:16les meubles que je trouvais
17:18dans la cave sur Craigslist.
17:20Et en fait,
17:21quand j'ai remonté trois matelas King Size,
17:25et je me suis dit
17:25pourquoi en fait,
17:26je pourrais peut-être les louer aussi,
17:27les vendre.
17:29Donc du coup, ça rapporte plus
17:30parce que je pouvais vendre
17:30un matelas à 350 dollars.
17:32Et là, à la place,
17:33je pouvais louer...
17:34J'ai mis une annonce sur Facebook.
17:36Pour louer.
17:37Le Startup Flat.
17:38Ah ah.
17:38Donc c'était un co-living
17:40pour des start-upers.
17:41Des start-upers, oui.
17:42Où les gens pouvaient vivre...
17:43Pouvaient payer 900 dollars par mois
17:44pour vivre sur les matelas
17:46dans notre salon.
17:47D'accord.
17:47Et en fait,
17:48à l'âge,
17:48j'ai même des potes belges
17:49et français
17:50qui ont répondu à mon annonce
17:51et qui ont pris l'avion de l'Europe
17:53pour venir vivre
17:54dans mon appart à San Francisco.
17:55Ok.
17:56Et il y avait une période définie.
17:57Est-ce que c'était un peu
17:57une sorte de Airbnb
17:59pour entrepreneurs ?
18:00C'était ça un peu ?
18:01Oui, c'était ça.
18:01Il y en a pas mal.
18:02C'est un peu ce qu'on appelle
18:03des hacker house.
18:03Ok.
18:05Et voilà,
18:06au final,
18:06ça a bien marché.
18:07En moyenne,
18:07on avait deux personnes
18:08dans notre salon
18:09pendant un an,
18:09pendant tout mon master.
18:11D'accord.
18:11Ça permet un peu de râle
18:12d'avoir des nouvelles entrées.
18:13Ça a aidé
18:14à couvrir une partie
18:15des frais de l'appart.
18:16En même temps,
18:16on s'est fait des super amis.
18:17Oui.
18:17Certains des gens
18:18qui sont venus vivre avec nous
18:18sont toujours des amis
18:20très proches.
18:21D'accord.
18:21Donc, c'était top.
18:22Et pendant un an,
18:24j'ai fait ça.
18:25Après,
18:26en parallèle,
18:26j'avais ma start-up
18:27en éducation en Afrique.
18:29D'accord.
18:30Et ça,
18:31c'était pas hyper rentable
18:32à ce moment-là.
18:33Mais je voulais rester
18:34à San Francisco.
18:34Donc,
18:35j'ai loué une maison.
18:37J'ai créé une société,
18:38en fait.
18:38C'était une IPA
18:39d'autre house LLC
18:41pour louer la première maison
18:44avec 10 000 $.
18:46Oui.
18:46Avec un pote à moi
18:47que j'ai rencontré
18:47à travers les événements
18:48Sérène d'Hipers
18:49en San Francisco.
18:49Louis Michael,
18:50un lituanien.
18:52On a mis un peu d'argent chacun.
18:53On a loué la maison.
18:54Et puis,
18:55on avait 16 lits
18:57dans une maison
18:57de 200 mètres carrés.
18:59Une maison un peu victorienne
19:00comme ça
19:00dans Little Italy
19:01près de Washington Square.
19:03Et ça a très bien marché,
19:04en fait,
19:05directement.
19:05C'était full
19:05après trois semaines.
19:06Ah oui, quand même.
19:07Et donc,
19:07ça a fait un peu
19:07un passive income.
19:08et on a créé
19:09une communauté
19:11qui était géniale aussi.
19:12c'était au-delà de...
19:13Financièrement,
19:14c'était intéressant.
19:14Mais en plus,
19:15on s'amusait trop bien.
19:16On s'est fait plein d'amis.
19:17On apprenait plein de choses.
19:18On rencontrait plein de gens géniaux.
19:19Et très rapidement,
19:20en fait,
19:20on était considéré
19:21comme The Place to Be
19:22pour les jeunes entrepreneurs
19:23à San Francisco.
19:23Ok, super.
19:25Donc, très rapidement.
19:25Comme on avait créé
19:26tellement de marketing
19:27autour de la maison,
19:28les gens
19:30qui prenaient l'avion
19:30et qui s'arrivaient à SF
19:31même s'ils ne vivaient pas chez nous,
19:33ils venaient nous voir
19:33dans notre salon
19:34pour nous parler.
19:35Pour échanger,
19:36pour apprendre des choses.
19:37ok, je montre ça,
19:39qui je dois connaître,
19:40qui je dois parler
19:40parce qu'on était un peu
19:42une open house
19:43là-bas
19:43pour les entrepreneurs à SF.
19:45Donc, c'était trop bien.
19:47C'était trop bien.
19:48Et donc,
19:49c'est un peu pour ça aussi
19:50que maintenant,
19:51dans cette expérience-là,
19:52je veux
19:54révoluer ça
19:54plutôt en concept hôtelier.
19:58Quelque part,
19:58la suite logique
19:59de ce que tu as mis en place.
20:00De ce que j'ai mis en place, oui.
20:01Écoute,
20:02on parlera de ça
20:02juste après ceci.
20:06C'est entreprendre aujourd'hui
20:08sur Arabelle.
20:13Et on est de retour
20:14sur Arabelle
20:15et entreprendre aujourd'hui
20:17et on parle de comment
20:18on devient
20:19un serial entrepreneur
20:20avec Jean-Loïc Michaud.
20:23Alors,
20:24juste avant,
20:25tu nous expliquais
20:25ton concept
20:26à San Francisco
20:28et j'aimerais rebondir
20:29sur un élément,
20:30c'est comment tu fais
20:31pour créer une communauté
20:33et de faire
20:34qu'en quelques semaines,
20:36la villa que tu avais louée
20:38se remplit.
20:38C'est qu'après,
20:39je pense,
20:39par la suite,
20:40tu en as pris.
20:40Est-ce que c'était la seule villa
20:41ou vous aviez pris
20:42d'autres villas par la suite ?
20:43Donc,
20:44on avait un appart
20:45et puis une villa
20:46et puis une deuxième maison.
20:48Donc,
20:49en fait,
20:50de 2016 à 2019,
20:52il n'y avait qu'un appart
20:52et une maison.
20:53Au final,
20:552019,
20:56je fais la deuxième maison
20:56et j'allais commencer
20:57à en ouvrir plus.
20:58J'en avais une troisième
20:59et une quatrième
20:59dans le pipeline.
21:00On était un peu dans la...
21:02Dans la vague qui montait là.
21:03La rockistic.
21:04La foi, tout à fait.
21:04Et puis le Covid est arrivé.
21:05Mais je pense que
21:07j'ai un de mon entour
21:07qui me disait,
21:08tu as une bonne étoile
21:08parce que c'est vrai
21:09que si j'avais continué
21:11à scaler ça
21:11à San Francisco à l'époque,
21:14et si le Covid
21:15est arrivé genre deux ans après,
21:17on aurait eu
21:17beaucoup plus de problèmes
21:18parce que le marché immobilier
21:20à San Francisco
21:20s'est complètement écroulé.
21:21C'est vrai.
21:22Parce que tous ces gens
21:23dans la tech
21:23sont devenus remote workers.
21:24Oui, donc du coup
21:25ils ne bougeaient plus,
21:26ils restaient juste chez eux.
21:27C'est-à-dire que
21:29tous ces gens dans la tech
21:30ont été travaillés
21:31dans un endroit
21:31dans le monde
21:32pendant le Covid.
21:32Ah oui, oui, tout à fait.
21:33Elle est plus sympa.
21:35Oui, je vois tout à fait.
21:36Style Bali,
21:37Mexique,
21:38tout à fait.
21:38Ou Costa Rica.
21:41Et donc au final,
21:42ce n'était pas plus mal.
21:43Et ça m'a aussi permis
21:43de faire développer le modèle
21:45en modèle hôtelier
21:45où on achète les biens.
21:47Du coup,
21:48on fait un développement
21:49et on achète un bien.
21:50Ça ancre plus le projet aussi.
21:52Voilà.
21:53Et du coup,
21:54au niveau marketing,
21:55comment tu as fait
21:55pour pouvoir crier
21:57et finalement
21:59fidéliser ta communauté ?
22:01Une communauté,
22:02on a un peu retourné
22:03à la question
22:04avec un pote.
22:05Mais je crois
22:05qu'il n'y a pas
22:06une recette magique.
22:08Ce n'est pas une science
22:09en fait,
22:09une communauté.
22:10Non, c'est vrai.
22:11Malheureusement,
22:11on aimerait,
22:11mais on aimerait
22:13avoir des petits ingrédients,
22:14mais on les apprend encore.
22:15Parce que c'est vraiment
22:15c'est de l'émotionnel en fait.
22:17Beaucoup ?
22:17C'est de l'émotionnel.
22:18Là, à l'époque,
22:20comment,
22:20ce qui avait bien marché,
22:21c'était le fait
22:22que j'avais fait
22:24plein d'événements
22:25à San Francisco.
22:25Donc,
22:26une fois par mois,
22:26on faisait des fêtes
22:27ou des conférences
22:28ou des pitch competitions
22:29ou des roundtables,
22:32des fireside chats.
22:33Des quoi ?
22:34Des fireside chats ?
22:35C'est quoi ?
22:36En fait,
22:37au final,
22:37en français,
22:37tu dirais
22:38que c'est un chat
22:39autour du feu.
22:40Du feu, oui.
22:41C'est un peu
22:43une conversation
22:43comme on a maintenant.
22:44Là, on est à la radio,
22:45on n'a pas de feu.
22:45D'accord.
22:46Donc, du coup,
22:46tu as vraiment un feu autour.
22:47Imagine la conversation
22:48qu'on a maintenant,
22:49mais on est 3-4
22:50et après,
22:51on est dans un auditoire
22:52avec 50-100 personnes
22:54qui nous écoutent.
22:55C'était un peu
22:55des trucs comme ça.
22:56C'est un concept là.
22:57Sur un thème,
22:57par exemple,
22:58de la blockchain.
23:00À l'époque,
23:00on parlait du bitcoin
23:01parce que c'était
23:02au début du bitcoin.
23:02C'était vraiment la...
23:03Tout à fait,
23:04c'était des fervéventions
23:04à ce moment-là.
23:05Et donc,
23:06à San Francisco,
23:07de 2014 à 2016,
23:08j'ai fait ça un peu
23:09une fois par mois.
23:10Oui.
23:10Avec des thèmes...
23:11Une fois,
23:11c'était sur le digital nomadisme.
23:13C'est le début.
23:13Les gens commençaient
23:14à être digital nomades.
23:15Tout à fait.
23:15Donc,
23:15on parlait d'outils
23:16comme un digital nomad.
23:17Tout comme ça.
23:18Et donc,
23:18en fait,
23:19comme j'ai créé
23:19un petit réseau
23:20avec Serendipia
23:21grâce à ces événements-là
23:22pendant deux ans avant,
23:23quand j'ai lancé la maison
23:24qui s'appelait Serendipia aussi,
23:26les gens nous connaissaient déjà.
23:28Au premier événement
23:29à l'opening,
23:30j'avais 100-150 personnes
23:31qui sont venues
23:32et c'est comme ça
23:33que les gens nous connaissaient.
23:35Puis au-delà de ça,
23:36après,
23:36on s'est fait une réputation
23:36plus internationale
23:37aussi via les événements
23:38à Dubaï,
23:38en Thaïlande.
23:39Vous avez continué
23:40à faire des événements
23:41du coup encore ?
23:41J'arrêtais les événements
23:42en 2017.
23:42Oui.
23:43Pour quelles raisons
23:44sans discrétion ?
23:44Les événements internationaux.
23:45Oui, tout à fait.
23:46Parce que j'ai envie
23:47de les refaire.
23:48Oui.
23:49Mais parce que
23:50je voulais me concentrer
23:52plutôt sur
23:52en créer le business
23:53dans quelque chose
23:53qui pourrait
23:54asseoir la communauté
23:55à long terme aussi.
23:56Ok, je vois.
23:58Parce que c'est vrai
23:58que les événements,
23:59c'est éphémère au final.
24:00Complètement.
24:00Et c'est beaucoup de travail.
24:01Oui, c'est beaucoup de travail
24:02ou alors essayer de remettre,
24:04mais ce n'est pas évident.
24:05Ce n'est pas évident
24:06de gérer
24:06cet aspect-là des choses.
24:10Et dis-moi,
24:12par rapport à San Francisco,
24:14c'est quoi le gros mythe
24:15qu'on a sur la Silicon Valley ?
24:18Le mythe, le mythe, le mythe.
24:19Déjà, la Silicon Valley,
24:23ça vient doux,
24:24la Silicon Valley.
24:25Tu sais, ça vient doux.
24:27Comment on appelle
24:27Silicon Valley,
24:28Silicon Valley ?
24:28J'en ai entendu parler,
24:30mais je préfère te laisser.
24:31En fait,
24:32les chips,
24:36les petites cartes-mères
24:37qui sont utilisées
24:38pour faire les ordinateurs
24:39sont faits de silicone.
24:40Tout à fait.
24:40À la base,
24:41c'est parce qu'il y avait
24:41des gens qui faisaient
24:41des dits de silicone là-bas.
24:43OK.
24:43Des petites cartes-mères.
24:46Et le premier fonds
24:47de capital à risque
24:48dans les années 60-70
24:49via le fonds
24:50Draper Fisher
24:52avait été,
24:52enfin,
24:53c'était le premier investisseur
24:54dans une société comme ça
24:55pour les ordinateurs.
24:56C'est pour ça aussi
24:57que toute cette industrie
24:58de la technologie
24:58a été développée là-bas.
25:01Voilà,
25:01c'est déjà
25:03un peu
25:03que les racines
25:04dans la technologie
25:04viennent.
25:05Mais c'est très récent
25:06en final,
25:06il y a 60 ans.
25:07Oui,
25:07c'est vraiment tout.
25:09À quel point
25:09ça s'est développé.
25:10Donc,
25:12voilà,
25:12après là,
25:13je crois qu'on arrive
25:13à la fin
25:15d'un cycle
25:17un peu
25:17de développement technologique
25:19avec la robotique
25:20et l'IA.
25:20Oui.
25:21Je veux dire,
25:21à un moment,
25:23l'innovation technologique
25:25peut avancer,
25:26mais ce n'est pas
25:26sans fin non plus.
25:27Je veux dire,
25:28là,
25:28on le voit d'ailleurs,
25:29maintenant,
25:29les gens commencent
25:30à innover un peu plus
25:32via la conscience,
25:34via le coaching,
25:35via...
25:36Les gens refont
25:37beaucoup plus
25:37d'expériences physiques.
25:39Donc,
25:40pourquoi je parle de ça ?
25:41C'est parce que
25:41le mythe de la Silicon Valley,
25:43c'est qu'on parle,
25:44c'est lié à la tech.
25:45Mais en fait,
25:45au final,
25:46c'est part d'une communauté.
25:47C'est des gens
25:47qui sont très innovants
25:48dans leur état d'esprit
25:49en général.
25:50Il y a eu les révolutions
25:51un peu hippie là aussi.
25:52Donc,
25:52c'est plutôt des gens
25:54qui remettent en question
25:55consciemment
25:55la manière dont le monde fonctionne.
25:57OK.
25:59Un tout grand.
25:59Merci.
25:59Bon,
25:59on se retrouve juste après ceci.
26:03C'est entreprendre aujourd'hui
26:05sur Arabelle.
26:10Et on est de retour
26:12et on parle de
26:13comment on devient
26:14serial entrepreneur
26:16avec Jean-Loïc Michaud.
26:18Alors,
26:18tu nous as parlé
26:19de pas mal de choses
26:20hyper intéressantes
26:21et notamment
26:21avec ton expérience
26:22à San Francisco.
26:24Mais dis-nous,
26:25qu'est-ce qui a été compliqué
26:26pour toi pendant cette expérience ?
26:28Est-ce qu'on peut parler
26:29à un moment
26:29où il y a eu des downs
26:31et comment est-ce que
26:31tu as géré un petit peu
26:32tout ça ?
26:33Oui,
26:34tout à fait.
26:34Je crois que ça fait partie
26:35de la vie
26:35de tout entrepreneur.
26:36Si l'entrepreneur me dit
26:37qu'il n'a pas eu,
26:38je me dis
26:38est-ce qu'il est vraiment
26:39entrepreneur ?
26:40Non,
26:40ça n'existe pas.
26:40Ça n'existe pas.
26:41Ça n'existe pas.
26:42De toute façon,
26:42ça fait partie de la vie.
26:43Il n'y a pas de bien
26:44sans le mauvais.
26:45C'est un peu le yin
26:46et le yang
26:46comme on dit.
26:47Mais oui,
26:47évidemment,
26:48il y en a eu plein
26:49et c'est normal,
26:51ça fait partie
26:51du journey
26:52comme on dit.
26:52Tout à fait.
26:53Mais je crois que
26:55quelque chose qui arrive
26:57quand on commence
26:58en tant qu'entrepreneur
26:58des fois,
26:59je pense qu'on doute
27:00un peu de ses capacités.
27:02Comme tout le monde,
27:03quand on commence
27:04quelque chose de nouveau
27:04mais après,
27:06quand on réussit,
27:07si on réussit bien,
27:08il y a des moments
27:09où du coup,
27:10j'avais des grosses rentrées,
27:13j'avais un bel impact
27:14et j'étais complètement libre
27:15financièrement
27:16et j'étais bien réussi
27:19et dans des moments
27:21comme ça,
27:21des fois,
27:21on a tendance
27:22à perdre un peu
27:23les pieds sur terre
27:26et à faire
27:27des moins bons choix,
27:30dépenser un peu trop
27:32etc.
27:33Et du coup,
27:33après,
27:34on se retrouve
27:34dans des situations
27:34moins bonnes
27:35et là,
27:36on se dit
27:36ah mince.
27:39Pourquoi j'ai fait ça ?
27:40Par rapport aux situations
27:41un peu moins bonnes,
27:42est-ce que tu peux
27:42nous en faire part
27:43d'une en particulier ?
27:45Oui,
27:45là typiquement,
27:46ici,
27:47je pense à une situation
27:48par exemple
27:49en 2018
27:53où ma maison tournait,
27:56c'est nickel
27:56et j'étais assez tôt
27:57dans le monde des cryptos.
27:59J'étais rentré en 2015,
28:01c'est le premier bitcoin
28:02à 190 dollars,
28:03le premier Ethereum
28:04à 10 dollars
28:05et tout.
28:06En 2017,
28:07quand la première grosse vague
28:09haussière est arrivée,
28:11très rapidement,
28:12je me suis retrouvé
28:13avec un beau patrimoine
28:16et en fait,
28:17quand tout allait bien,
28:19je commençais à voyager
28:20beaucoup,
28:21faire beaucoup la fête.
28:22Après,
28:22je pense qu'il y a 26,
28:2427 ans,
28:2527 ans,
28:26quand on peut faire
28:28ce qu'on veut
28:29et tout ça,
28:30c'est dur de ne pas le faire.
28:33et en fait,
28:34au final,
28:34le marché s'était planté.
28:36Comme j'avais moins fait attention
28:37à mon business
28:38à San Francisco,
28:39là,
28:39il allait un peu moins bien aussi.
28:41En une fois,
28:41le marché,
28:43comme on connaît la crypte,
28:44en 2017,
28:45avant qu'il y ait eu
28:46ce premier gros crash,
28:47ce gros crash,
28:48on ne connaît pas.
28:49Non,
28:49c'est vrai.
28:50À ce moment-là,
28:51on se croyait tous
28:51qu'on était le roi du pétrole,
28:52comme on dit.
28:54C'est bon,
28:56tu avais tout.
28:57Du coup,
28:57après,
28:57quand ça crache
28:58et qu'en même temps,
28:59on a moins fait attention
29:02à son business de base
29:03parce qu'on disait
29:04qu'on n'en a même pas
29:05forcément besoin
29:06financièrement
29:07mais juste pour s'amuser.
29:08Mais là,
29:09en une fois,
29:09ça me fait une petite claque
29:10et ça a pris quand même
29:11quelques mois
29:13à me remettre sur pattes
29:15et à aller de l'avant.
29:18Mais bon,
29:18c'est très bien
29:19parce que ça force
29:20une introspection.
29:20C'est important,
29:21ça permet de se...
29:22pour les futurs projets,
29:24surtout pour avoir
29:24une idée
29:25de ce que tu as fait,
29:26de ce que tu n'as pas fait
29:27et de plus être conscient.
29:29mais on apprend.
29:30C'est comme ça
29:30que tu le disais,
29:31c'est comme ça
29:31qu'on apprend aussi.
29:33Ouais,
29:34à fond.
29:35Et dis-moi,
29:36par rapport,
29:36tu nous as parlé
29:37de tout ton projet
29:38à San Francisco,
29:39maintenant,
29:39on va revenir en Belgique
29:40où justement,
29:41tu avais envie
29:43de prendre ce concept
29:44et plutôt d'en faire
29:45quelque chose
29:46de plus concret,
29:49plus permanent,
29:50on va dire.
29:51Est-ce que tu peux
29:51nous en dire un peu plus ?
29:52Ouais,
29:53donc ça,
29:53après toutes ces expériences,
29:54je me suis rendu compte
29:55que ce qui me passionnait
29:56vraiment,
29:56c'était créer des expériences
29:58pour les gens,
29:59fédérer des communautés
30:00et créer un impact positif
30:01dans des communautés,
30:03dans des quartiers,
30:03dans le monde en général.
30:06Et voilà,
30:06maintenant,
30:07on a une communauté
30:07qui est globale.
30:09C'est des amis
30:10un peu partout
30:11et au final,
30:12j'aime bien le concept
30:14d'Ikigai.
30:15Oui,
30:15on en a discuté.
30:16On en avait discuté,
30:17tout à fait.
30:18On en avait discuté
30:18aussi à une des émissions,
30:19mais est-ce que tu peux
30:20réexpliquer ce que c'est
30:21qu'il y a aux éditeurs ?
30:22de philosophie japonais.
30:24En fait,
30:24je ne savais pas,
30:24mais en Chine,
30:25en Asie,
30:27les étudiants au lycée,
30:28en secondaire,
30:29ils apprennent l'Ikigai
30:30en philosophie.
30:31C'est dingue,
30:32c'est génial.
30:32Ça,
30:32c'est très sympa.
30:33J'en ai parlé avec un pot
30:34de Chineo il n'y a pas longtemps
30:35et il l'avait appris
30:36à l'école.
30:37Donc l'Ikigai,
30:39il dit un peu,
30:40pour résumer,
30:40que pour être heureux,
30:41épanoui et bien réfrigé
30:42dans la vie,
30:43il faut faire ce qui se trouve
30:44à l'intersection
30:45de quatre cercles.
30:46Un cercle,
30:47c'est faire quelque chose
30:48que tu aimes faire,
30:50quelque chose
30:50où tu es bon à le faire,
30:52quelque chose qui est bon
30:53pour la société
30:53et quelque chose
30:54qui te fait gagner de l'argent.
30:56Donc en fait,
30:56un peu l'intersection
30:57des quatre cercles,
30:58c'est ton Ikigai.
30:59Moi,
31:00je crois que justement,
31:01l'hôtellerie
31:02ou la création d'expériences,
31:03en général,
31:04c'est un peu mon Ikigai
31:05parce que je le fais naturellement.
31:06Je l'ai fait depuis mes 15 ans,
31:08quelque part,
31:08qui a des expériences
31:09et le fait de l'hôtellerie,
31:11ça permet d'asseoir
31:12ses expériences
31:13dans des lieux physiques
31:16et dans la promotion,
31:17le développement,
31:18faire ses plus-values aussi
31:21foncières
31:21qui sont plus intéressantes.
31:23Et donc voilà,
31:23c'est pour ça que je me suis dit
31:25de toutes ces expériences,
31:26toutes ces années,
31:26je vais scaler ça
31:27en marque hôtelière.
31:28Tout à fait, ok.
31:29Donc,
31:29j'en suis rendu compte
31:30en 2023 après le Covid,
31:31après avoir fermé les maisons
31:32à San Francisco.
31:33J'avais commencé à travailler
31:34sur un premier bâtiment
31:35à l'avenue Louise.
31:36Oui.
31:36Je me suis rendu compte
31:37que c'était créer un business hôtelier,
31:40c'était vraiment
31:40une autre affaire
31:43que les expériences
31:44ou louer des maisons.
31:46J'ai refait un master
31:47en finance immobilière
31:48et en gestion hôtelière
31:49à Lausanne en Suisse
31:50dans un an et demi
31:53où je suis rentré
31:54dans l'incubateur.
31:55Ça fait trois ans maintenant
31:57que je travaille avec Lausanne
31:57sur le concept
31:58et on a identifié
32:00des villes un peu dans le monde
32:01pour réouvrir le concept.
32:02D'accord.
32:03Et voilà,
32:04j'ai trouvé l'opportunité
32:05d'un bâtiment à Bruxelles
32:07sur lequel maintenant
32:08on travaille depuis un an et demi
32:09et donc le but,
32:10ce serait d'ouvrir
32:12Serenipia à Bruxelles
32:14pour 2029.
32:15et on est en fin d'acquisition
32:18ici cette année.
32:19On va croiser les doigts
32:20pour que tout se passe bien.
32:22Et alors une petite question
32:23de manière générale,
32:24on parle d'un projet hôtelier,
32:27ça demande du financement.
32:28Dans les grandes lignes,
32:29comment est-ce que tu fais
32:29pour te financer ?
32:31Est-ce que c'est des fonds propres ?
32:33Est-ce que c'est plutôt
32:34des fonds d'investissement
32:36ou alors des banques ?
32:37Comment ça se passe
32:37à ce niveau-là
32:38où tu regroupes tous ?
32:40En général,
32:41dans les projets immobiliers,
32:42on peut aller chercher
32:43de la dette,
32:44la dette bancaire souvent.
32:45Les banques peuvent souvent
32:46financer entre 50%
32:48jusqu'à 65%
32:50en moyenne
32:51des projets immobiliers
32:52à des taux qui varient
32:54entre 3,5% à 5,5%.
32:573,5% quand on a de la chance.
32:585,5% ça fait un peu plus cher.
33:005,5% dans d'autres cas.
33:02Après, il y a moyen
33:03d'aller chercher des subsides
33:04au gouvernement aussi.
33:05Un peu dans tous les pays du monde,
33:06il y a moyen d'aller chercher ça.
33:08Il y a des plateformes
33:09de crowdlending,
33:11il y a des fonds
33:12de dette privée aussi.
33:14Et puis, forcément,
33:15c'est bien d'aller chercher
33:16de l'equity,
33:18des fonds propres.
33:18Des fonds propres, oui.
33:20Jusqu'à des investisseurs,
33:20des angels
33:21ou des family office
33:22ou des fonds d'investissement
33:23qui sont spécialisés là-dedans.
33:25Voilà, ça, c'est un peu
33:26les grosses lignes
33:27dans lesquelles tu vas travailler.
33:28Pour structurer.
33:29Tout à fait.
33:30Écoute, super.
33:31On se retrouve
33:32tout de suite après ceci.
33:35Jusqu'à 20h,
33:36c'est entreprendre aujourd'hui
33:38sur Arabelle.
33:43Et on est de retour
33:44sur entreprendre aujourd'hui
33:45et on parle de comment
33:47est-ce qu'on devient
33:48serial entrepreneur
33:49avec Jean-Loïc Michaud.
33:51Alors, malheureusement,
33:52on arrive tout doucement
33:53à la fin de cette émission.
33:55Dis-moi, Jean-Loïc,
33:58si tu devais donner
33:59un conseil
34:00à un entrepreneur
34:01qui veut se lancer,
34:02tu lui donnerais
34:03quel type de conseil ?
34:06On en a parlé au début,
34:07mais je crois que
34:08croire en soi,
34:10c'est la plus importante
34:12des choses.
34:13Parce que,
34:14entreprendre,
34:15il y a beaucoup d'obstacles,
34:17il y a beaucoup de challenges.
34:18Et je crois que,
34:19surtout en Europe,
34:20par rapport aux Etats-Unis,
34:21aux Etats-Unis,
34:22les gens ont souvent
34:22de nous pousser.
34:24D'une manière ou d'une autre,
34:25je ne sais pas exactement
34:26pourquoi,
34:27mais en Europe,
34:28les gens, des fois,
34:29ont tendance
34:29à être un peu critique.
34:30Soit réticents.
34:32Oui, oui.
34:33Et pas toujours
34:34très encourageant.
34:34Je crois que c'est très important
34:36de bien s'entourer.
34:37Oui, important.
34:38Aussi, donc,
34:38voilà,
34:39de croire en soi,
34:39bien s'entourer,
34:41voir à qui on peut
34:41faire confiance.
34:42Tout à fait.
34:45Et y aller
34:46et persévérer, quoi.
34:47On dit que les persévérants
34:48sont les gagnants aussi,
34:49il faut y croire
34:50et il faut continuer.
34:51Il faut continuer.
34:51faire des petites actions,
34:53même tous les jours,
34:54même si c'est des petites actions,
34:55il faut les faire
34:56et avoir tous les jours
34:58des petits wins
34:58et puis à la fin,
34:59ça fait un grand win.
35:00Tout à fait,
35:01ça fait une grande bataille
35:02qu'on gagne à la fin.
35:03Et alors,
35:04dis-moi,
35:05qu'est-ce qui te motive
35:06à te lever tous les matins ?
35:09Moi, je pense que j'aime bien,
35:11je ne sais pas trop
35:12d'où ça vient des fois,
35:13mais j'aime vraiment bien
35:14avoir un impact positif
35:16en général.
35:17Je veux dire que ce que je fais
35:19va impacter les gens
35:20de manière positive
35:21et que ça va,
35:23on s'en souviendra.
35:25Voilà,
35:26laisser une trace positive.
35:27Je pense que c'est vraiment
35:27ce qui m'inspire
35:29et qui plus est
35:30vraiment connecter les gens.
35:32Connecter les gens,
35:33ça qui te motive le matin,
35:34dire,
35:35OK.
35:35Je fais ce que je fais
35:36parce que j'aime bien
35:37créer des expériences
35:38où les gens se transforment
35:39de manière positive
35:41pour qu'ils soient plus heureux,
35:42plus épanouis,
35:44plus émancipés.
35:45Parce que dans nos maisons
35:46à San Francisco,
35:47j'ai remarqué que les gens...
35:48Et ce qui est fou,
35:49c'est que c'était assez naturel.
35:50Je me demandais même pourquoi.
35:51À un moment donné,
35:52je me disais,
35:52on devrait même faire des études
35:53là-dessus, psychologiques,
35:54parce que je remarquais
35:55que les gens venaient
35:56dans notre maison.
35:57Et il passait deux semaines là
35:58et deux semaines après,
36:00il s'était plus épanoui,
36:01plus ouvert d'esprit,
36:02plus entreprenant.
36:03Après, c'était justement
36:05l'énergie de l'équipe.
36:06Tout à fait.
36:06C'est important l'énergie
36:07d'être dans une vibe
36:08où on croit en toi,
36:09où on va te pousser
36:10à accomplir
36:11ce que tu voulais mettre en place.
36:12Donc, oui,
36:13c'est à tout son...
36:13À fond, c'est ça.
36:14Et je pense que quand on fait
36:16les profils un peu psychologiques
36:17et tout,
36:17c'est mon truc le plus fort,
36:18c'est d'être coach apparemment.
36:19OK.
36:21Donc, t'aimes bien
36:21coacher les gens,
36:22aller motiver.
36:23Je pense que c'est en fait exprès même.
36:25J'aime bien voir
36:26le meilleur pour les autres,
36:27en fait.
36:28Ah, génial.
36:28Et donc, je pense que c'est...
36:30Voilà, j'ai jamais été coach
36:31ou prof,
36:31mais je pense qu'à travers
36:32mes expériences,
36:34l'idée, c'est d'avoir
36:34un impact positif
36:35dans la vie des gens,
36:36en tout cas.
36:36OK.
36:37Et si tu devais donner
36:37un conseil à Jean-Louis,
36:39il y a 15 ans,
36:42qu'est-ce que tu lui donnerais
36:42au tout début ?
36:43Il y a 15 ans,
36:44on regarde, à 20 ans.
36:44Il y a plus.
36:47Au tout début, en tout cas.
36:49Au tout début.
36:50Je crois que c'est...
36:53Je crois plus en toi.
36:54Encore ?
36:54Toujours ?
36:55OK.
36:55Ouais, mais c'est ça,
36:56mais parce qu'au final,
36:56ce qui a vraiment changé ma vie,
36:57c'est quand je suis à Vincent Francais.
36:59Mais, non, en fait,
37:00ce qui a changé ma vie,
37:01c'était un livre.
37:01Parce qu'en fait,
37:02à 20 ans,
37:02je ne l'avais pas encore lu.
37:03J'étais sur le point de livre
37:04à un livre qui m'avait changé la vie.
37:05Oui, mais partout,
37:06je me suis dit.
37:07De Tony Robbins.
37:08Qui dit.
37:09Qui a un californien,
37:10un public de Los Angeles,
37:11qui est pour mon cours
37:12de communication à l'Univ,
37:14j'avais lu en première,
37:16qui s'appelle
37:16« Unlimited Power ».
37:18Donc, en français,
37:18c'est le pouvoir illimité.
37:20Et en gros,
37:20il donne plein de techniques
37:23pour guider son esprit
37:25à faire ce qu'il a envie
37:26que tu fasses.
37:26OK.
37:27Et aussi,
37:28il parle du fait
37:29que le « beliefs »,
37:30la croyance,
37:32est la chose
37:32qui est la plus puissante
37:33dans le monde.
37:34OK.
37:35Donc,
37:36il parle de plein de choses,
37:37par exemple,
37:37des religions,
37:37des philosophies, etc.
37:38Quand on regarde les gens,
37:40par rapport à la religion,
37:41par exemple,
37:41quand on voit les gens,
37:43quand ils croient
37:44dans quelque chose,
37:45ils sont prêts à tout faire.
37:46en fait.
37:46Tout à fait.
37:47Et donc,
37:47c'est avoir foi,
37:48c'est ça.
37:50Donc,
37:50avoir foi en toi
37:52et que tout est possible,
37:53en fait.
37:53Donc,
37:54j'ai lu ce livre
37:54à ce moment-là
37:55et c'est ce qui m'avait
37:56donné confiance au fait
37:57que tout est possible.
37:58Parce que,
37:58bon,
37:58voilà,
37:58j'ai grandi à Charleroi
37:59et tous les gens,
38:00là-bas,
38:00beaucoup,
38:01malheureusement,
38:01sont un peu...
38:02Enfin,
38:04ils ne croient pas
38:04toujours en eux,
38:05en fait.
38:05Oui.
38:05Ils croient que le monde
38:07est limité
38:07ou limitant.
38:08Je comprends ce que tu veux dire.
38:09Alors que tout est possible.
38:10Tout est possible.
38:10C'est ça que t'es ressorti
38:11finalement aussi
38:12avec cette croyance,
38:13comme tu l'as dit
38:14au tout départ,
38:15en San Francisco
38:15où tout est possible
38:16avec cette culture
38:17où on peut y arriver
38:18et qu'il n'y a pas de limite
38:19et que quand on croit en soi,
38:21tout est possible.
38:22Donc,
38:22voilà,
38:22chers auditeurs,
38:23tout est possible.
38:24Lancez-vous.
38:26Let's go.
38:26Donc,
38:27voilà,
38:27en tout cas,
38:28un tout grand merci
38:29Jean-Louis
38:30d'avoir été avec nous ce soir,
38:31d'avoir répondu
38:32aux différentes questions.
38:33Donc,
38:34pour les auditeurs,
38:35si vous avez envie
38:36de réécouter cette émission,
38:37elle sera présente
38:38sur arabelle.fm
38:39ou toutes les autres
38:40plateformes de streaming
38:42telles que
38:45les autres plateformes
38:46de streaming.
38:47Et alors,
38:48je vous souhaite
38:49une très bonne soirée.
38:50Vous restez avec nous
38:52parce que c'est Romuel
38:53qui reprend la suite.
38:55Je vous souhaite
38:55une très belle soirée
38:56et à la semaine prochaine.
38:58Merci Jean-Louis.
38:59Au revoir.
39:00Au revoir.
39:01Au revoir.
39:01Au revoir.
39:01Au revoir.
39:03Au revoir.
39:04Au revoir.
Commentaires

Recommandations