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  • il y a 6 jours

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Amusant
Transcription
00:00Bonsoir, bonsoir à tous, bienvenue dans une nouvelle édition de Cache sur Table ce soir.
00:05L'enseignement qui est au cœur des préoccupations de nombreuses familles, des enseignants, des responsables politiques et face aux contraintes
00:11budgétaires.
00:12Certains plaident pour une rationalisation du système scolaire afin d'améliorer son efficacité et son excellence.
00:18Et puis d'autres alertes sur les risques que ces réformes font peser sur les conditions de travail du personnel
00:23éducatif
00:24et aussi sur l'accessibilité sociale à l'école entre impératifs économiques et missions sociales de l'enseignement.
00:30Quel avenir on veut construire pour l'école de demain ? C'est la question que nous allons aborder ce
00:34soir avec nos invités.
00:36Clémentine Barzin, députée à maire au Parlement bruxellois et à la Fédération Olélie Bruxelles. Bonsoir.
00:40Bonsoir.
00:41Merci d'être avec nous sur Arabelle. Également avec nous, Thomas Nassens, échevin écolo de l'enseignement francophone à Jette.
00:48Bonsoir.
00:48Bonsoir, bonsoir.
00:49Merci d'être avec nous sur Arabelle. Première partie sur, disons un petit peu, le diagnostic, sur la question est
00:56-ce que notre école est réellement en crise.
00:58Selon vous, est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que l'école est en crise chez nous, en Fédération
01:02Olélie Bruxelles, Clémentine Barzin ?
01:04Il est un fait, et je pense que c'est ça le sens de votre question, qu'on assiste à
01:08beaucoup de manifestations,
01:09qui a comme une cristallisation de l'émotion aujourd'hui.
01:14Je pense qu'elle n'est pas due exclusivement aux réformes dans l'enseignement.
01:18Mais voilà, nous, nous comprenons évidemment cette émotion, nous comprenons même certaines inquiétudes.
01:25Je voudrais simplement rappeler le cadre dans lequel ces réformes aujourd'hui sont annoncées,
01:31ont été votées au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
01:34Eh bien, c'est un contexte financier budgétaire qui est extrêmement compliqué,
01:38avec un déficit annuel de 1,5 milliard d'euros.
01:42Alors, ça peut paraître abstrait, mais c'est colossal.
01:45Et donc, l'objectif de la Fédération Wallonie-Bruxelles est d'essayer d'avoir une maîtrise de ce déficit à
01:51l'horizon de 2029,
01:52et donc de faire les économies nécessaires pour atteindre un déficit d'un milliard d'euros.
01:55C'est pas un énorme, comment dire, ça paraît peu comme effort, mais en fait c'est énorme comme effort.
02:03Et il faut dire que, sur le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, deux tiers sont liés à l'enseignement.
02:09Et donc, évidemment qu'il faut faire des réformes là-dedans.
02:11Alors, les réformes, elles ont été étudiées, elles ont été les plus ciblées possibles,
02:15elles ont aussi été le fruit de beaucoup de concertations.
02:18Et donc, on peut comprendre l'émotion, mais c'est vrai qu'il a été veillé à ce que ça
02:22fasse le moins mal possible.
02:24On se rend compte que toute réforme de cet ordre-là, par ailleurs, peut avoir des effets d'incompréhension.
02:30Et on se rend compte aussi que prendre des réformes budgétaires, ce n'est pas populaire, et on l'assume.
02:36Mais on doit le faire, pourquoi ? Pour assurer la soutenabilité de la Fédération Wallonie-Bruxelles,
02:42et donc des politiques essentielles, que ce soit en éducation, en jeunesse, en culture.
02:47On y reviendra en détail dans quelques instants, juste pour avoir le sentiment de Thomas Lassène,
02:51justement sur cette question de savoir si l'école est réellement en crise chez nous.
02:57Alors moi, je suis dans les écoles tous les jours. Je suis écheval d'enseignement à JET.
03:01Je suis dans un instit par ailleurs. Et donc, je suis dans les écoles tous les jours.
03:05Et je ne vois pas une école en crise, dans le sens où je vois des enseignants qui travaillent tous
03:10les jours,
03:10des accueillants, des accueillantes qui bossent avec les enfants,
03:12des enfants qui sont accueillis, quoi qu'il advienne, tous les jours,
03:17avec un encadrement de qualité dans nos écoles.
03:19Ce que j'observe aujourd'hui, ce n'est pas une école en crise, c'est une école qu'on
03:25met sous pression.
03:25Une école à laquelle on envoie des obstacles sans cesse, des réformes depuis de très longues années,
03:31qui s'accumulent, qui s'accumulent.
03:32Ici, une réforme extrêmement radicale, virulente, et qui affaiblit complètement les organisations de nos écoles.
03:39Donc l'école n'est pas en crise d'elle-même, ça vient de l'extérieur, ce qu'on y
03:43met.
03:44Et par ailleurs, pour ce qui est de nos écoles, il y a quand même une chose qui est très
03:52symptomatique.
03:52C'est qu'en fait, la question aujourd'hui qui se pose, c'est quel est le rôle de la
03:57Fédération de Bruxelles ?
03:58Quel est le rôle des pouvoirs publics ?
03:59Aujourd'hui, c'est de proposer un projet de société cohérent et fort.
04:04Aujourd'hui, je ne vois pas un monde politique actuel en place, dans la majorité de la Fédération de Bruxelles,
04:10qui nous explique comment on va faire pour que nos enfants, notre avenir, soit construit positivement.
04:16Aujourd'hui, l'enseignement devrait être au cœur des préoccupations eu égard à tous les enjeux globaux qui sont les
04:22nôtres.
04:23Je parle en termes de décrochage, les fake news, le décrochage scolaire,
04:28les résultats qui sont de plus en plus compliqués et inégaux dans les écoles.
04:32Aujourd'hui, ça va être une préoccupation majeure.
04:34Malheureusement, depuis la mise en place de ce gouvernement, on ne parle jamais de pédagogie,
04:41et on ne parle pas de la crise majeure qui est autour de nos écoles, qui est cette fameuse pénurie
04:46d'enseignants.
04:46Aujourd'hui, 4%, il n'y a que 4% qui ne se sentent valorisés.
04:5496% des enseignants en Fédération de Bruxelles ne se sentent pas valorisés, ne se sentent pas respectés.
04:58Donc c'est une vraie crise de confiance qui existe.
05:01Ce n'est pas une crise directement de fonctionnement.
05:03Nos écoles fonctionnent, je ne sais pas comment elles fonctionneront l'année prochaine par ailleurs,
05:06mais c'est une vraie crise de confiance.
05:09Clémentine Barzin, vous partagez ce sentiment, ou on peut plutôt aussi parler de difficultés structurelles ?
05:16Moi, je voudrais marquer mon soutien à tous les enseignants,
05:19et je peux comprendre parfois les difficultés suite à des circulaires, des réformes.
05:25C'est vrai que la charge administrative est importante pour les enseignants, pour les directions aussi d'école.
05:30Ça, nous le savons, et il y a une ambition aussi de simplification administrative
05:34dans le chef singulièrement de Valérie Glatini.
05:37Ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas de projet pédagogique pour cette législature.
05:42Je m'inscris en faux contre cela.
05:45Concernant les élèves et leurs apprentissages, il y a des mesures concrètes qui sont défendues.
05:51Par exemple, le test clé qui a été voté aussi.
05:54C'est un test qui permet dès la quatrième primaire de faire un point.
05:56Ce n'est pas une véritable évaluation type examen, mais de faire un point sur les apprentissages,
06:01pour pouvoir mieux orienter les cours, les apprentissages par le corps enseignant.
06:08Il y a également la stratégie numérique, puisqu'on parlait des enjeux d'aujourd'hui,
06:12qui va être réadaptée afin d'intégrer l'intelligence artificielle.
06:16Pour l'excellence, parce que ce qui est important aussi, c'est que les élèves puissent apprendre et réussir,
06:21soient engagés vers la réussite, il y a le fait de relever le seuil de réussite à 60%,
06:27par exemple, pour les différents grades, à un moment où il y a des évaluations.
06:33Ainsi, pour faire en sorte que l'école soit ce vrai ascenseur social aussi.
06:38Donc, le projet pédagogique, il est pour l'excellence et pour l'enfant.
06:43Je rappelle aussi ce qui a été fait en matière de lutte contre le harcèlement scolaire.
06:46C'est déjà acquis. Tout cela, c'est un combat qui est important aussi pour nous.
06:50Et puis, pour les enseignants, il y a aussi, parce qu'on a parlé beaucoup du décret programme numéro 2,
06:55c'est cela qui a été l'objet de beaucoup de cristallisations.
06:58Mais dans cela, il y a également deux périodes en moins pour les enseignants qui débutent,
07:04parce qu'on sait que l'isolement de l'enseignant, c'est important.
07:07C'est un facteur qui fait en sorte qu'il y a parfois du décrochage de l'enseignant
07:10et qu'il se réorienter vers d'autres activités professionnelles.
07:13Eh bien, l'enseignant qui débute aura deux heures en moins à prester, face classe,
07:18pour pouvoir justement prendre pied, avoir des contacts et bénéficier d'un tutorat de la part des nés.
07:23Aînés dans l'enseignement, les enseignants aînés, qui pourront eux aussi avoir deux heures en moins
07:27pour pouvoir accompagner davantage de jeunes enseignants.
07:31Donc, ça, c'est aussi important.
07:33Il y a un vote concernant la neutralité, également, pour faire en sorte que le climat scolaire
07:38puisse être favorable à tous les apprentissages sans exclusif.
07:42Donc, ce projet pédagogique, ce projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il existe,
07:47il est présent à la fois pour les élèves et pour les enseignants.
07:50Alors, je veux revenir sur deux choses, les résultats scolaires et les conditions de travail des enseignants.
07:55Tout d'abord, vous avez évoqué les résultats scolaires.
07:57Est-ce que ces résultats justifient justement des réformes, et des réformes, disons, un peu plus urgentes ?
08:02Je le disais ici, on sait que les enquêtes PISA sont défavorables.
08:08Nous ne sommes malheureusement pas toujours extrêmement bien classés, que ce soit là ou à l'OCDE.
08:11Et vos confrères de la première, notamment Bertrand, rappelaient encore ce matin
08:15que nous avions un enseignement extrêmement bien financé par rapport à d'autres,
08:18mais avec des résultats qui ne sont pas toujours à la hauteur.
08:21Et donc, c'est vrai qu'il y a des réformes internes qui doivent être faites.
08:25Mais ici, une des luttes, c'est notamment la lutte contre la pénurie.
08:30Et donc, c'est pour ça aussi, quand on parle des deux heures en plus,
08:34il y a un aspect budgétaire, évidemment, qui a été fortement mis en question par des enseignants.
08:40C'était deux heures en plus dans la tranche supérieure de l'enseignement secondaire.
08:45Mais ça permet aussi de lutter contre la pénurie, d'avoir des enseignants devant chaque classe.
08:49Donc ça, c'est aussi très important.
08:51Pour le reste, c'est des réformes visant l'excellence, comme je vous l'ai indiqué,
08:54aussi pour essayer de propulser chaque élève à travers l'enseignement.
08:58Thomas Nassens, on parlait des conditions de travail des enseignants.
09:01Est-ce que ces conditions expliquent quelque part, en partie, les difficultés du moment, les difficultés actuelles ?
09:05Mais je veux rebondir sur ce que Mme Barzin vient de dire.
09:08Je disais qu'il n'y avait pas de projet pédagogique, et vous le confirmez.
09:12Il y a une différence entre les certificats, les évaluations, et la didactique derrière.
09:18Les méthodes qu'on met à disposition des écoles, les programmes, et tout le reste,
09:22le matériel pédagogique, les infrastructures, etc.
09:24Donc aujourd'hui, il n'y a rien sur la manière d'améliorer les résultats scolaires,
09:29et de faire, comme vous le disiez très bien, le test PISA, on n'est pas dans des mauvais résultats
09:33au niveau du test PISA.
09:34Le problème du test PISA, c'est qu'on a des résultats extrêmement disparates.
09:37La plus grosse disparité, au niveau de l'Union Européenne, en tout cas, de ce qu'est l'enseignement francophone.
09:41Là, vous avez tout à fait raison.
09:43Et donc c'est là-dessus que nous devons travailler, c'est comment améliorer ce gap,
09:46et permettre aux gens qui sont le plus en difficulté scolaire, d'avoir de meilleurs résultats.
09:50Ici, ce n'est pas en augmentant la charge à la fois de certification,
09:55en augmentant la cotation la plus élevée, passer à 60% l'ECB par exemple.
10:03J'expliquais, on ne va pas commencer à dire à quelqu'un,
10:05voilà, écoute, tu n'arrives pas à faire le 100 mètres en 10 secondes,
10:08maintenant on va te proposer de faire le 120 mètres en moins de 10 secondes.
10:11Ça ne tient pas la route.
10:12Il faut pouvoir, à cet endroit-là, expliquer comment on va accompagner les enseignants
10:16pour améliorer la pédagogie au sein de la classe.
10:19Ça, c'est la première chose.
10:20La deuxième chose, moi en fait, j'étais enseignant,
10:23et une des raisons qui crée cette crise de la confiance,
10:26c'est l'importance de ne pas être entendu, de ne pas être respecté,
10:28d'être considéré comme des élèves, comme des enfants.
10:30Aujourd'hui, les enseignants évaluent tous les jours.
10:34Les enseignants font des évaluations sommatives, des évaluations certificatives,
10:37des évaluations diagnostiques, plein de types d'évaluations,
10:40et n'ont pas besoin qu'on vienne surcharger avec une évaluation maintenant clé,
10:44en plus du travail qui met de la pression, qui induit de la pression,
10:48même s'il n'est pas certificatif, il vient de l'extérieur,
10:50il met une pression supplémentaire sur le désenseignant,
10:52et donc ça induit cette crise de la confiance.
10:55Par rapport aux différents éléments que vous avez déposés,
10:57que ce soit les deux heures en moins, les deux heures en plus, les deux heures ceci,
11:00vous parlez beaucoup de chiffres.
11:02Et donc moi, ce que je déplore aujourd'hui, c'est qu'on ne parle pas d'école.
11:06Et la manière dont les différentes mesures ont été prises récemment,
11:10à la fois ces mesures n'apportent aucune solution structurelle
11:13par rapport aux besoins spécifiques des équipes pédagogiques,
11:15des élèves et de tout l'ensemble de la sphère scolaire,
11:18mais d'autre part, ces différents éléments ne sont à chaque fois justifiés qu'à travers des chiffres.
11:24L'enseignement, ce ne sont pas des chiffres, l'enseignement ce sont des humains,
11:29ce sont des enfants, et quand on parle d'enfants, quand on parle d'avenir,
11:32et quand on parle d'êtres humains, on propose un récit qui améliore concrètement leur quotidien.
11:36Aujourd'hui, il n'y a aucune piste d'amélioration concrète sur le fonctionnement de nos écoles.
11:41Je suis, moi, dans les écoles tous les jours, je suis glacé de voir que depuis maintenant deux ans,
11:47sur les bâtiments scolaires, et vous parliez de cela,
11:50nous n'avons toujours aucun fonds disponible pour améliorer les bâtiments scolaires.
11:53Je suis échevant dans une commune, j'attends que la Fédération Allé-Bruxelles m'explique
11:57comment on va faire pour continuer à donner école.
11:59Et ça, c'est une réelle priorité.
12:00C'est une réelle priorité.
12:02Je voudrais réagir sur ce qui a été dit par rapport à l'aspect pédagogique.
12:08Je n'avance pas que des chiffres quand je parle du test clé.
12:11C'est parce que, justement, à partir du moment où les apprentissages de base,
12:16lire, compter, sont évalués de manière non certificative,
12:21ça a été rappelé, c'est pour ensuite adopter un accompagnement personnalisé de l'élève,
12:28au profit de l'élève.
12:30Par ailleurs, il y a également des accompagnements personnalisés pour les élèves à besoin spécifique.
12:35Tout ça, ça fait partie d'un accompagnement de l'élève.
12:38On parle d'humain, je pense aussi que l'élève est au centre.
12:41Mais j'entends, et je sais que les enseignants aussi, parfois sont, je pense,
12:46et c'est pourquoi on parle beaucoup, pardon d'être un peu technique,
12:48mais du décret programme 2, qui était fortement scandé dans les rues, pas très loin d'ici par ailleurs.
12:54Mais il a cristallisé autour de lui, je pense, et M. Nassine le disait,
12:58des années où, effectivement, il y a eu beaucoup d'ajouts, de changements, etc.
13:03Le tronc commun n'est pas vécu par tous les enseignants, surtout dans le secondaire,
13:08comme quelque chose de facile, quelque chose qui va être évident à mettre en place.
13:12Et donc, je pense que tout cela contribue aussi à un climat.
13:15Pour la question du respect, je voudrais vraiment assurer,
13:18et M. Nassine, c'est tout le monde, nous respectons les enseignants.
13:22Valérie Lattini, en l'occurrence, a concerté non seulement les représentants,
13:27mais les enseignants, et va régulièrement, voire plusieurs fois par semaine,
13:31parler à des enseignants directement pour expliquer, mais surtout aussi pour écouter,
13:35et pour adapter, elle l'a fait à diverses reprises,
13:39adapter les mesures à ce qu'elle entend pour essayer d'ajuster au mieux
13:42les différentes réformes qui sont menées.
13:45Je me permets de réagir à ce que vous venez de dire,
13:46parce que c'est extrêmement intéressant.
13:47Vous faites un lien avec des évaluations pour permettre des besoins spécifiques,
13:51adaptés à chaque enfant.
13:53C'est merveilleux, évidemment, et c'est l'objectif même des évaluations non-certificatives,
13:57induites déjà par les enseignants sur le terrain.
13:59Vous parliez des besoins spécifiques.
14:01En fait, effectivement, il faut une personnalisation de l'enseignement,
14:04une individualisation de la pédagogie, des savoirs,
14:07c'est tout ce que nous mettons en place en tant qu'enseignants,
14:09ce que j'ai mis en place moi-même quand j'étais enseignant.
14:11Aujourd'hui, quand il faut mettre de l'individualisation, il nous faut des moyens.
14:16Aujourd'hui, vous parliez des besoins spécifiques.
14:18On impose aux écoles, et je pense que c'est un...
14:21C'est une très bonne chose de permettre aux enfants à un besoin spécifique
14:24de rester dans l'enseignement ordinaire.
14:26Mais il n'y a quasiment aucun moyen mis à disposition des classes.
14:29Aujourd'hui, moi, je me retrouve avec des enseignants
14:33qui ont des classes avec 5 enfants T, ça, 1 enfant T, D, H, etc.,
14:37qui sont seuls.
14:38On met en place des dispositifs personnalisés pour chaque enfant,
14:40et j'ai des enseignants qui parlent de plus en plus en burn-out.
14:43Par rapport au respect, et je vais vous dire, vous parlez de chiffres,
14:46et je vous redonne ce chiffre-là,
14:48les chiffres sont ce qu'ils sont.
14:49Seuls 4%, 4% des nouveaux enseignants se sentent reconnus.
14:55C'est un chiffre dramatique.
14:5796% des enseignants ne se sentent pas valorisés.
15:00Et donc la première chose aujourd'hui, je vais parler de crise de la confiance,
15:02c'est comment on met en place, on renoue une confiance
15:06entre le monde de l'école de manière très large et le monde politique.
15:09Et aujourd'hui, depuis un an et demi, deux ans,
15:12l'élastique a complètement pété, a complètement repu,
15:15la marmite a explosé,
15:16et il est de la responsabilité politique aujourd'hui
15:19du gouvernement de la Fédération de Bruxelles
15:20de reconstruire cela au plus vite,
15:22parce que c'est un drame.
15:23C'est un réel drame.
15:24Et ce sont les enfants,
15:25ce sont les enfants, vous en parlez,
15:27qui sont les premiers pénalisés de toute cette situation.
15:28Mais je ne pense pas qu'on puisse tout attribuer
15:30au gouvernement qui a pris fonction à la mi-2024.
15:35Je pense qu'il y a des réformes qui datent aussi,
15:37et je ne pense pas qu'on puisse aussi simplement
15:41tout attribuer à ce gouvernement.
15:43Les enseignants et la présence en classe
15:45et la lutte contre la pénurie, je l'ai dit,
15:47c'est une priorité, c'est la raison pour laquelle
15:49on essaye aussi justement que les jeunes enseignants
15:52puissent être mieux accompagnés par un système de tutorat
15:55qui est un accueil, un accompagnement par les plus anciens.
16:01Et puis, quand on parle d'une modification
16:04entre le fait d'être nommé et de bénéficier
16:07d'un contrat à durée indéterminée spécifique
16:09pour les enseignants,
16:10c'est aussi pour pouvoir stabiliser,
16:12parce que ce qui est très difficile
16:14pour un enseignant en début de carrière aujourd'hui,
16:16c'est le fait d'être baladé entre différentes écoles
16:20et de ne pas être véritablement ancré.
16:23Ça donne un sentiment d'insécurité
16:25et c'est aussi contre cela
16:27que nous devons collectivement lutter.
16:29Donc je pense qu'il y a des choses
16:31qui sont mises en place,
16:32il y a des réponses qui sont apportées
16:33et je ne voudrais pas accepter aussi simplement
16:35des caricatures comme celles que je viens d'entendre.
16:37Mais ce n'est pas une caricature.
16:39La réalité aujourd'hui, c'est que les enseignants,
16:41et vous le dites tout à fait justement,
16:43la question des horaires,
16:44c'est extrêmement complexe pour les enseignants,
16:45j'en ai fait partie.
16:47Par contre, ce qu'ils ont réellement besoin aujourd'hui,
16:49c'est du matériel,
16:50c'est un bâtiment,
16:51c'est un cadre scolaire,
16:52c'est lorsqu'ils doivent mettre en place
16:53des dispositifs pour les enfants
16:55à un besoin spécifique,
16:56un accompagnement,
16:57des aides.
16:58Aujourd'hui, tout ça n'existe pas.
17:00et raboter de plus en plus.
17:02La question du matériel scolaire
17:03cause des énormes problèmes.
17:05Quand on a un enfant qui arrive sans son matériel,
17:07quand on a un enfant qui a faim
17:08et qui arrive à l'école,
17:10c'est l'enseignant qui est responsable de cet enfant,
17:11qui doit trouver des solutions.
17:13Les jeunes enseignants quittent principalement la fonction
17:15parce que le cadre contextuel
17:17est extrêmement problématique
17:18et n'est pas celui qu'on leur a, entre guillemets,
17:20vendu lorsqu'ils faisaient leurs études.
17:21Thomas Lassen, c'est Clémentine Barzain.
17:24Je vous propose de faire une courte pause
17:25et on se retrouve juste après.
17:33Et on retrouve nos invités.
17:35Clémentine Barzain, députée amère au Parlement bruxellois
17:37et la Fédération Réunion-Bruxelles,
17:39et Thomas Nassens,
17:40échevin écolo de l'enseignement francophone à JET.
17:44Rebonsoir.
17:44On entame tout de suite cette deuxième partie
17:46pour parler plus précisément
17:48de rationalisation économique
17:49et par la suite d'excellence.
17:51Clémentine Barzain, tout d'abord,
17:53cette rationalisation du réseau scolaire.
17:55Est-ce que c'est une priorité pour la majorité ?
17:59Quand on dit rationalisation,
18:01on peut entendre la question budgétaire.
18:02Je l'ai déjà évoqué tout à l'heure.
18:05Le but n'est pas de faire mal,
18:06mais le but, c'est de préserver,
18:09je pense, l'essentiel aussi.
18:11Et donc, de faire en sorte
18:13qu'aujourd'hui, on prenne les mesures
18:14pour que demain, on puisse assurer
18:16un enseignement de qualité solide.
18:20Également la culture,
18:21également la jeunesse
18:23et la petite enfance.
18:24Je pense qu'on doit bien se rendre compte
18:25aujourd'hui que c'est un enjeu d'avenir.
18:27Et ça, je permettais évidemment
18:29de le souligner.
18:30Maintenant, si on parle
18:31de rationalisation en tant que telle,
18:33c'est vrai que dans la déclaration
18:35de politique communautaire,
18:36nous sommes favorables
18:37à davantage de mobilité
18:40entre les différents réseaux.
18:42Donc ça, c'est vraiment un grand thème.
18:44Nous voulons évidemment favoriser cela.
18:46Et je parlais tout à l'heure
18:47du contrat du réindéterminé
18:48pour les enseignants.
18:49Il va favoriser cela aussi.
18:51Donc voilà un peu l'enjeu aujourd'hui.
18:53Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit
18:54pour ne pas me répéter.
18:55D'accord.
18:55Thomas Nassens,
18:56la recherche d'excellence
18:58peut-elle être compatible
18:59avec, disons, une logique aussi
19:00quelque part de réduction des coûts ?
19:02Moi, je pense que la première chose
19:04à se poser, c'est
19:04qu'est-ce que nous voulons
19:05comme enseignement ?
19:06Ça, c'est la première question.
19:07C'est quel est l'enseignement
19:08que nous voulons ?
19:08Qu'est-ce que nous voulons
19:09pour nos enfants,
19:09pour notre avenir ?
19:10Ça, c'est la première chose.
19:11Aujourd'hui,
19:12on parle de rationalisation,
19:14de chiffres,
19:15de tableaux, etc.
19:17Et on parle de
19:18on va devoir faire des économies,
19:19donc taper dans les dépenses
19:21vu que le terme économie
19:22aujourd'hui n'entend que ça
19:23et j'y reviendrai par la suite,
19:26au détriment d'aujourd'hui.
19:28C'est-à-dire qu'on fait ça
19:29pour préparer l'avenir.
19:31Mais quid des enfants aujourd'hui ?
19:33Les enfants de la rentrée scolaire
19:34de septembre ?
19:35On est en train de dire,
19:36quand j'écoute la majorité,
19:38oui, mais une fois qu'on aura fini ça,
19:39on pourra commencer vraiment
19:40à proposer quelque chose de solide.
19:41Mais en fait,
19:42on ne va pas sacrifier de génération, là.
19:44Qu'est-ce qui est en train de se jouer ?
19:45Pourquoi, depuis deux ans,
19:46je le répète,
19:47il n'y a pas de mesures
19:49plus concrètes
19:50au niveau de l'assistance pédagogique,
19:52assister les enseignants,
19:53les écouter,
19:54les reconnaître.
19:55Ça, c'est la première chose.
19:56La deuxième chose
19:58que j'entends,
19:58c'est que, voilà,
20:00faire des économies,
20:01améliorer un budget.
20:02Un budget, de toute manière,
20:03c'est politique.
20:04C'est vers où nous voulons aller.
20:05Aujourd'hui,
20:06si nous voulons un enseignement
20:06X, Y, Z,
20:08il faut pouvoir se dire,
20:09OK, comment le budget
20:10va pouvoir gérer ça ?
20:11Comment on gère les dépenses ?
20:12Comment on gère les recettes ?
20:13On sait,
20:14et Mme Barzin le sait très bien,
20:15que la Fédération Wallonie-Bruxelles,
20:17de facto,
20:17génère très peu de recettes,
20:18voire quasiment aucune,
20:20vu qu'il s'agit d'un transfert.
20:21Donc, de facto,
20:22les dépenses vont prendre
20:23beaucoup de place
20:23au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
20:25Aujourd'hui,
20:26la question,
20:26c'est,
20:27quid des régions ?
20:28Est-ce que les régions
20:28ne pourraient pas plus refinancer
20:30la Fédération Wallonie-Bruxelles ?
20:31Entre autres,
20:32autour de la question
20:32de l'enseignement
20:33qui est un enjeu crucial ?
20:35Alors, ça,
20:36c'est une vraie question
20:36que je me pose,
20:36et aujourd'hui,
20:37on l'a vu,
20:38le MR,
20:39entre autres,
20:39au niveau de la région Wallonne,
20:41a pris des mesures
20:42qui ont diminué drastiquement.
20:43On parle presque
20:44de 2 milliards de pertes
20:46au niveau des recettes
20:46en région Wallonne,
20:47avec la réforme
20:48qu'il y a eu
20:49sur les droits d'enregistrement,
20:50avec la réforme
20:50qu'il y a sur la succession.
20:52Et donc,
20:53aujourd'hui,
20:54les régions ont encore,
20:55enfin,
20:55la région Wallonne
20:55a singulièrement
20:56encore moins de recettes.
20:57Ces recettes auraient pu
20:58peut-être être investies
20:59au niveau de l'enseignement.
21:01Ici,
21:01ce que je déplore,
21:02c'est qu'on ne parle
21:03que de dépenses,
21:04il faut réduire les dépenses,
21:06et ensuite,
21:06on construira quelque chose
21:07de solide.
21:07Non, c'est aujourd'hui,
21:08il nous faut des mesures
21:10concrètes pour permettre
21:11à nos enfants
21:11d'avoir un enseignement,
21:12comme vous dites,
21:13d'excellentement,
21:13en tout cas,
21:13qu'ils puissent se réaliser.
21:15Et aujourd'hui,
21:16je suis extrêmement inquiet,
21:17et je le répète,
21:18sur l'absence de mesures
21:20dites pédagogiques.
21:21Et je terminerai
21:22sur ce qu'il se passe
21:23au niveau de la commune,
21:23parce que je pense
21:24que c'est vraiment important
21:25ce qu'il se passe
21:25au niveau des communes,
21:26vu que vous le savez,
21:27singulièrement à Bruxelles,
21:28mais pas que,
21:29les communes sont en train
21:30de vivre de manière virulente
21:32tout un tas de décisions
21:34qui se prennent
21:34dans d'autres niveaux
21:35de pouvoir,
21:35et qui viennent augmenter
21:37la charge financière
21:39sur les communes.
21:39Et donc,
21:40nous devons combler
21:41la diminution de la gratuité,
21:42nous devons combler
21:43l'augmentation,
21:45la dotation de l'OCPS
21:46qui diminue,
21:47la réforme du chômage,
21:48nous devons combler tout ça,
21:49on n'arrive plus à tenir,
21:50ça devient extrêmement complexe,
21:52et pourtant,
21:52en tant que PO,
21:53nous sommes responsables,
21:54et nous devons veiller
21:55à ce que nos écoles fonctionnent.
21:56Donc aujourd'hui,
21:57nous sommes en train
21:58de compenser au mieux
21:59les écoles,
22:00et moi,
22:00ce que j'observe sur le terrain,
22:01je parlais des bâtiments,
22:02mais pas que,
22:03je vois des écoles
22:04en souffrance structurelle,
22:06et nous ne savons pas,
22:07aujourd'hui,
22:08apporter de réponse,
22:09et heureusement que,
22:11nous,
22:11les échefs de l'enseignement,
22:12il n'y a pas que moi,
22:13et je pense que ça touche
22:14d'autres couleurs politiques
22:15par ailleurs,
22:16nous sommes en contact
22:17des enseignants,
22:17nous tentons de leur expliquer,
22:19mais quand je vous parlais
22:19de cette crise de la confiance,
22:21il y a des enseignants,
22:22aujourd'hui,
22:22qui travaillent dans des classes
22:24percées,
22:24qui n'ont pas de matériel,
22:25ce n'est pas ok,
22:26et ça devrait être une priorité
22:27de au moins donner
22:28une explication.
22:29Et je vais finir aussi
22:30sur ce que vous disiez
22:31là tantôt par rapport
22:32aux enseignants,
22:33etc.
22:34Il y avait ce qui a émané,
22:37il y a une dizaine d'années
22:37maintenant,
22:38le fameux pacte d'excellence.
22:40Il y a à boire et à manger
22:40dans ce pacte d'excellence,
22:41je ne pense pas qu'on va faire
22:41le débat sur le pacte
22:42d'excellence aujourd'hui.
22:44En tout cas,
22:44il y avait un terme
22:45que je trouve très intéressant
22:46symboliquement,
22:46le mot pacte.
22:48Et donc,
22:48aujourd'hui,
22:49ce que je dénonce
22:50et ce qui me rend malade,
22:51c'est l'absence de discussion
22:52et la déconsidération
22:53que ressentent
22:54les équipes éducatives.
22:56Une réaction,
22:57Clébertine,
22:57pardon.
22:58Oui,
22:58je voudrais préciser,
23:01parce que je ne peux pas
23:01accepter cela,
23:03ce qui a été dit,
23:04je voudrais préciser
23:05que les mesures
23:05qui sont prises,
23:06ce que je vais vraiment redire,
23:09ne touchent ni
23:10au salaire des enseignants,
23:12ni à l'encadrement
23:13des élèves,
23:14ni à la qualité
23:15des apprentissages.
23:16Et ça,
23:16c'était au cœur même
23:18de la réflexion
23:18du gouvernement
23:19et aussi du MR.
23:23Alors,
23:23il y avait eu
23:23un rapport d'experts
23:24qui disait,
23:25écoutez,
23:25la situation financière est telle,
23:27nous vous recommandons
23:28une série de pistes.
23:30Parmi celles-là,
23:31il y avait
23:32le frein
23:33de freiner
23:34la progression salariale
23:35des enseignants.
23:36Il y avait le fait
23:36de ne pas faire
23:37le barème 401
23:37et il y avait
23:38la suppression
23:39du dispositif
23:40des DPPR.
23:41Je m'explique.
23:42Le barème 401,
23:43c'est,
23:44vous savez que
23:44les enseignants
23:45ont dû augmenter
23:46la durée de leurs études
23:47passées à 4 ans.
23:47Eh bien,
23:49l'objectif,
23:49c'est d'augmenter
23:50pour ces enseignants
23:52qui vont arriver
23:52leur salaire de 5%.
23:54C'est le fameux
23:54barème 401.
23:56Eh bien,
23:56une des pistes,
23:57c'était de supprimer ça.
23:58Ça ne sera pas fait.
23:59Ça ne sera pas fait.
24:01On ne touche pas
24:02au salaire des enseignants.
24:03Et quand
24:04au DPPR,
24:06ce sont les pré-retraites,
24:08il y a eu
24:08de grandes inquiétudes
24:09suite,
24:09notamment,
24:10à la publication
24:11du rapport
24:11des experts,
24:13eh bien,
24:14on n'y touchera pas
24:14non plus.
24:15Et donc,
24:16ça,
24:16il faut quand même
24:16bien le rappeler.
24:17Qu'est-ce qu'on fait
24:19aujourd'hui
24:20pour essayer
24:20d'avoir une trajectoire
24:21soutenable
24:22pour les finances
24:23et donc pour l'avenir ?
24:25On demande
24:25aux enseignants
24:27du secondaire supérieur
24:28de prester
24:29deux heures de plus
24:31par semaine,
24:32deux périodes
24:32de 50 minutes,
24:33à vrai dire,
24:34face classe.
24:36Il faut savoir
24:37que les enseignants
24:38du secondaire inférieur
24:39prestent déjà
24:3922 heures,
24:41le même nombre
24:42d'heure face classe.
24:43On sait qu'il y a
24:44un travail de préparation,
24:45on sait qu'il y a
24:46des corrections,
24:47mais leurs collègues
24:48le font déjà
24:48avec un salaire
24:49qui est de toute façon
24:50inférieur à celui
24:52des enseignants
24:52du secondaire supérieur.
24:54Et donc ici,
24:55ce qu'on demande,
24:56c'est cela.
24:57On touche également
24:58à la question des maladies
24:59pour,
24:59dans une forme,
25:00je ne vais pas être
25:00trop complexe,
25:01mais d'harmonisation
25:02avec d'autres membres
25:03d'administration.
25:05Et c'est là-dessus
25:06qu'on touche
25:06pour ne justement
25:07pas toucher
25:09à la qualité des apprentissages,
25:10au salaire,
25:11à l'encadrement
25:12des élèves.
25:13Donc ça,
25:13c'est pour moi
25:14très important.
25:14Je voudrais simplement
25:15dire aussi,
25:16par rapport à l'exaspération,
25:18au pacte,
25:18etc.,
25:19que je rappelle
25:20la concertation
25:21qui a lieu,
25:21ça c'est très important,
25:23et je voudrais
25:24véritablement dénoncer
25:26parfois une certaine
25:28instrumentalisation,
25:30instrumentalisation
25:30de la situation
25:31aujourd'hui.
25:32Tout le monde
25:33à notre place
25:34devrait faire des économies.
25:35Nous ne sommes pas là
25:36parce que personne
25:37n'a envie de prendre
25:38des mesures impopulaires
25:38pour devenir impopulaires.
25:40Mais nous le faisons
25:41par esprit de responsabilité.
25:43Personne ne pourrait
25:44aujourd'hui,
25:44au pouvoir,
25:46à la Fédération Libre-Saine,
25:47nous y sommes avec les engagés,
25:48renoncer à faire des économies.
25:50C'est impératif.
25:51Et nous faisons d'ailleurs
25:51aussi à la région
25:52brusselloise,
25:53je ne comprends pas
25:53comment des transferts
25:54pourraient être envisagés
25:55puisque nous,
25:56à la région brusselloise,
25:56on a un déficit
25:57d'un milliard d'eux
25:58et l'objectif,
25:59c'est un retour à l'équilibre
25:59en 2029.
26:00Là aussi,
26:01il y a des réductions
26:02en dépenses
26:02qui sont faites.
26:03Et donc ça,
26:08et notamment,
26:09excusez-moi M. Nassens,
26:11la présence d'écolos
26:12dans le fameux mouvement
26:13Mars à Taxe,
26:14moi je trouve que ça ne va pas.
26:16Certains n'ont pas peur
26:17de mettre la rue
26:18à sang et à feu,
26:19à instrumentaliser parfois,
26:20je parle de certains,
26:22des élèves,
26:23des étudiants.
26:24Quand on a voté
26:25au Parlement
26:25de la Fédération Bruxelles
26:26la nuit du 4 au 5 juin,
26:28le décret programme 2,
26:30on a vu des gens
26:31au 4e étage,
26:31on est au 3e étage,
26:32au 4e étage,
26:33qui manquaient de tomber
26:34des jeunes,
26:36qui manquaient de tomber
26:37par énervement,
26:40par colère,
26:40etc.
26:41Et qu'est-ce que j'ai vu ?
26:42Moi j'ai vu certains membres,
26:43je ne parle pas d'écolos,
26:44mais d'autres membres,
26:44notamment le PTB,
26:45qui regardaient
26:46et qui souriaient
26:47en voyant ces jeunes.
26:48Moi je ne pense pas
26:49qu'on puisse se satisfaire
26:50d'une situation pareille.
26:51Je pense qu'il faut bien expliquer,
26:52comme je viens de le faire,
26:53et je vous remercie du temps
26:54que vous nous accordez,
26:55ce qui est véritablement
26:56sur la table,
26:57entendre les inquiétudes
26:58qui sont liées
26:59à d'autres aspects
27:00et essayer de trouver
27:01des solutions ensemble.
27:02Et sur le pacte d'excellence,
27:06on pourra y revenir plus tard,
27:07nous avons également
27:08des éléments par rapport à cela.
27:10Mais la concertation,
27:10elle existe,
27:11la réalité de ce qui a été voté,
27:13ça existe,
27:14et les réalités budgétaires,
27:15elles existent aussi.
27:17Et ce n'est pas aussi simple
27:18de dire que les régions
27:19pourraient refinancer,
27:20et d'ailleurs ce ne serait pas immédiat.
27:21Il n'y a pas de solution miracle.
27:23Il faut d'abord regarder
27:24ce qu'on peut faire
27:24dans son propre portefeuille
27:25avant d'aller demander aux autres.
27:27Thomas Hussons ?
27:28Et vous avez tout à fait raison.
27:30Merci de le dire.
27:31Il n'y a pas de solution miracle.
27:33Mais à un moment donné,
27:34il faut définir des objectifs,
27:35des priorités.
27:36Et pour moi,
27:37et ça c'est très clair,
27:38tout comme mon parti,
27:40l'enseignement est une priorité absolue.
27:41Mais pour nous aussi,
27:42c'est pour ça qu'on ne touche pas
27:43aux apprentissages
27:43et à l'encadrement des enseignants,
27:45même aux salaires des enseignants.
27:46Je ne vous ai pas coupé,
27:46Madame Barzin.
27:47Et donc,
27:48la priorité devrait être là-dessus.
27:49Quand vous dites
27:50qu'on n'a pas fait de coupure salariale,
27:51etc.,
27:51mais il ne manquerait plus que ça par ailleurs,
27:53que les choses soient bien claires,
27:54mais les mesures que vous mettez en place...
27:56C'est ce qui est recueillé
27:56par des experts,
27:58et je parlais des programmes partisans.
27:59Vous avez parlé
28:00des certifications clés
28:02de l'augmentation du CAB.
28:03Ce sont, de nouveau,
28:05de la pression mise
28:06sur les équipes éducatives,
28:07la diminution drastique
28:09du matériel scolaire,
28:10de la gratuité,
28:11des repas scolaires.
28:12Ce sont des freins supplémentaires
28:14que vous mettez dans les pattes
28:15des enseignants sur le terrain.
28:16La réorganisation soudaine,
28:19en un mois,
28:20trois semaines
28:20de la fin de l'année scolaire,
28:22c'est de la désorganisation
28:23que vous créez
28:23au sein des écoles.
28:25Et donc, aujourd'hui,
28:26il n'y a pas de mesures concrètes
28:27sur le salaire poche
28:28d'un enseignant,
28:30bien heureusement,
28:30bien que nous pourrions
28:31quand même se dire
28:32que des enseignants
28:32qui vont travailler
28:33deux heures de plus
28:34pour gagner le même salaire,
28:35c'est quand même
28:35très très très singulier
28:36et c'est deux heures de plus
28:37face caméra,
28:39j'allais dire,
28:39face classe,
28:40alors qu'on sait très bien
28:41que ça génère bien plus d'heures.
28:42Ce que je dis aujourd'hui,
28:44c'est que si la priorité
28:46est l'école,
28:46est l'enseignement,
28:48eh bien,
28:48on commence à construire de là,
28:49on crée des mesures budgétaires
28:50qui vont là
28:51et surtout,
28:51on parle pédagogie.
28:52Et je suis désolé,
28:53Madame Barzin,
28:54mais agiter la question
28:55de la certification,
28:56ce n'est pas
29:00et je vous parle de parler
29:02école avec les acteurs
29:03de l'école.
29:04Aujourd'hui,
29:04on ne parle pas école,
29:05on parle management,
29:06on parle tableau,
29:07on parle budget.
29:08Et le drame aujourd'hui,
29:09c'est que les acteurs
29:10de l'école
29:10ne se sentent pas entendus,
29:12ne se sentent pas respectés.
29:14Madame Barzin,
29:15justement,
29:15comment concilier
29:15cette efficacité budgétaire
29:18et la qualité de l'enseignement ?
29:20Mais je l'ai déjà dit
29:21tout à l'heure,
29:22en fait,
29:22voilà les mesures
29:22qui sont prises
29:24parce que parallèlement
29:25à tout cela,
29:26il y a différents aspects
29:26qui sont menés
29:27et il n'y a pas
29:28que les réformes budgétaires
29:29qui sont menés
29:30à la Fédération de Bruxelles
29:31et notamment,
29:32je le disais,
29:32essayer de propulser
29:33vers la réussite
29:34les élèves
29:35avec de la certification
29:36parce que c'est important
29:37pour justement déterminer
29:38les apprentissages nécessaires.
29:40Je pourrais ajouter aussi
29:41parce que,
29:41voilà,
29:42c'est partie des éléments,
29:44vous avez entendu parler
29:44de l'interdiction du smartphone
29:46pour l'aspect récréatif,
29:49partie des mesures
29:49qui ont aussi été prises,
29:50la lutte contre le harcèlement,
29:51il y a énormément
29:52qui a été fait aujourd'hui
29:53et on est à deux ans
29:56de la législature,
29:58laissez-nous aussi
29:59le temps de mettre en place
30:00les réformes
30:01sur d'autres plans
30:02mais l'aspect budgétaire,
30:03c'était maintenant
30:04qu'il fallait aussi prendre,
30:05changer de braquet
30:06pour pouvoir justement
30:08avoir les moyens
30:08d'investir dans des politiques
30:10pour l'enseignement notamment.
30:11Vous avez évoqué
30:12en début d'émission aussi
30:13la digitalisation de l'école,
30:16est-ce que c'est une réelle
30:17opportunité d'économie
30:18et de modernisation
30:20du système scolaire ?
30:21Je ne l'ai pas dit
30:22dans ce sens-là,
30:23je l'ai dit
30:23dans la stratégie numérique
30:24justement pour l'enseignement
30:26parce qu'il est très important
30:27aujourd'hui,
30:28notamment parce qu'il y a
30:29des fake news,
30:29notamment parce que
30:30beaucoup de,
30:31comment dire,
30:32on a beau tenter
30:33d'éduquer à la citoyenneté,
30:36il y a également
30:36qui passe à travers
30:38toute une série de filtres
30:40et donc avoir une connaissance
30:42et une appréhension
30:43du numérique
30:43aujourd'hui,
30:45adapté à la réalité
30:45notamment de l'intelligence
30:46artificielle,
30:47c'est fondamental
30:47et Valérie Glatini
30:49s'est engagée
30:49à justement
30:50adapter
30:51le plan de stratégie
30:52numérique.
30:53Thomas Lassens,
30:54est-ce que vous pensez
30:55justement que
30:55cette digitalisation
30:57risque peut-être
30:57selon certains
30:58d'accentuer
30:59en revanche
31:00les inégalités ?
31:00Alors,
31:01il y a deux aspects
31:02je pense différents.
31:03Il y a l'accès
31:05à la digitalisation,
31:07à l'informatique,
31:07etc.
31:08Donc l'accès au numérique,
31:09pour ça il faut des appareils,
31:10des tablettes,
31:12des ordinateurs,
31:13des téléphones,
31:13le cas échéant.
31:14Et donc là,
31:14c'est clair
31:15qu'il y a un véritable
31:15risque matériel,
31:16c'est un risque financier
31:17vu la précarité galopante
31:19singulièrement à Bruxelles
31:20et le manque de moyens
31:21qu'ont les familles.
31:21Et donc comment on met
31:22à disposition des écoles
31:23du matériel numérique ?
31:25C'est déjà le cas
31:25dans certaines écoles,
31:26ce n'est pas le cas partout.
31:27Donc c'est une vraie question
31:28pendante pour ne pas
31:29accentuer les inégalités
31:29plus qu'elles ne le sont
31:31maintenant.
31:32Pour le reste,
31:33on parlait de crise
31:34là tantôt
31:35et je le disais déjà
31:37avec les réseaux sociaux.
31:38Ce matin,
31:38je voyais que
31:39la plupart des Belges
31:41s'informent sur les réseaux sociaux
31:42plus que par les médias.
31:43La polarisation croissante
31:45induite entre autres
31:46par les réseaux
31:46qui jouent sur l'émotion,
31:47les fake news,
31:49la tension que ça génère
31:50entre les communautés,
31:51entre les personnes,
31:52etc.
31:53Pour moi,
31:53c'est un enjeu majeur
31:54aujourd'hui.
31:55C'est vraiment un drame.
31:56On est sur une cocotte
31:57qui bout,
31:58une cocotte sociétale
31:58qui bout.
31:59Et c'est pour ça
32:00que je réappuie
32:00ce que je disais.
32:01C'est qu'en fait,
32:02aujourd'hui,
32:02l'école a besoin
32:04urgemment
32:06de soutien,
32:08d'apports
32:10pédagogiques
32:10en termes d'humains,
32:11d'outils
32:12pour pouvoir justement
32:13affronter tout ça.
32:14Des heures de formation,
32:15des formateurs
32:16qui viennent d'accompagnement,
32:17aujourd'hui,
32:18ce n'est pas vers ça
32:18que nous allons,
32:19malheureusement.
32:20Et donc,
32:20cela m'inquiète
32:21parce qu'en fait,
32:22le seul endroit
32:22qu'il reste aujourd'hui
32:25dans notre société
32:26où tout le monde passe,
32:27c'est l'école.
32:28Et donc,
32:28pour moi,
32:28c'est la base même
32:30de notre société.
32:31Et donc,
32:31ça doit être
32:32la priorité numéro un
32:33dans laquelle
32:34nous investissons
32:35massivement.
32:36et je rappelle quand même
32:37qu'il y a eu une enquête
32:38de la RTBF
32:38il y a deux semaines,
32:40trois semaines
32:40sur quels sont
32:43les besoins des Belges,
32:44l'envie des Belges,
32:45les priorités des Belges.
32:4767% des gens
32:48demandent plus
32:48d'investissements financiers
32:50dans l'enseignement.
32:51Évidemment,
32:51le contexte est singulier
32:53et ce n'est pas aussi simple
32:53que ça.
32:54Mais la question aujourd'hui,
32:55c'est comment on fait
32:56pour améliorer drastiquement
32:58les conditions d'apprentissage.
32:59Et c'est là-dessus
33:00que moi,
33:01je reste sur ma faim.
33:02Et donc,
33:02sur la question du numérique,
33:03vous dites,
33:03Mme Glatini va se pencher
33:04sur un projet numérique
33:05et je serai ravi par ailleurs
33:08que ça aboutisse
33:09et que ça sera mis à jour.
33:10Aujourd'hui,
33:12ce n'est pas
33:12dans les conditions de travail
33:14que sont les enseignants
33:15des classes de 24 enfants
33:17avec des besoins spécifiques,
33:19des singularités,
33:20une précarité galopante,
33:21des enfants qui ont faim,
33:22etc.,
33:22qu'on permet aux enseignants
33:24de pouvoir aborder
33:25toutes ces questions
33:26de manière sereine.
33:27On va marquer
33:27une deuxième courte pause
33:29et on revient
33:30pour la troisième
33:31et dernière partie,
33:32notamment sur les moyens
33:34des établissements
33:35les plus en difficulté.
33:37Jusqu'à 20h,
33:39c'est Cache sur table
33:40sur Arabelle.
33:42Et troisième
33:42et dernière partie
33:43de Cache sur table,
33:44faut-il à présent
33:45concentrer les moyens
33:46sur les établissements
33:48les plus en difficulté ?
33:49Question que je pose
33:50à nos deux invités
33:51ce soir,
33:52Thomas Nassens
33:54et Clémentine Barza.
33:56Peut-être avec vous,
33:56Clémentine Barza,
33:58est-ce qu'il faut,
33:59disons,
33:59resserrer les moyens
34:00sur les établissements
34:01qui sont un peu
34:02en difficulté ?
34:04Et concentrer les moyens
34:05sur ces établissements ?
34:06Moi, ce que je veux dire,
34:07c'est que, par exemple,
34:08quand M. Nassens
34:09évoque beaucoup
34:09la gratuité scolaire,
34:11l'objectif,
34:12c'est véritablement
34:13d'être les plus efficaces
34:14possibles.
34:14Et donc,
34:15en ce qui concerne
34:15les fournitures,
34:17eh bien, évidemment,
34:18on a donné
34:21une enveloppe
34:21la plus adéquate possible,
34:23en effet réduite,
34:24mais à destination
34:26des directions
34:28pour qu'elles puissent
34:29orienter au mieux
34:29les moyens
34:30et on augmentera
34:32cette gratuité
34:33pour les fournitures
34:34à la cinquième primaire
34:35et à la sixième primaire
34:38progressivement
34:38en 2027.
34:41Pour la question
34:42de la gratuité
34:44des repas,
34:44avant,
34:45c'était un appel à projet
34:46donc toutes les écoles,
34:47il ne faut pas faire croire
34:47non plus que c'était
34:48pour toutes les écoles,
34:49toutes les écoles
34:49n'y avaient pas droit
34:50et donc ici,
34:51des moyens sont prévus
34:52mais effectivement,
34:53il s'agit de cibler
34:54au mieux
34:55les moyens.
34:56Je pense que
34:57l'écoute
34:58par rapport aux priorités,
35:00elle est réelle
35:01et elle veille
35:02à ce que
35:02des moyens soient libérés.
35:03On parlait tout à l'heure
35:04d'investissement
35:05pour la suite,
35:06pour des investissements
35:07pédagogiques
35:08mais aussi
35:09pour une série
35:09de moyens
35:10plus pratiques
35:11mais la question
35:12du ciblage
35:13est évidemment
35:13au cœur aussi
35:14des réflexions.
35:15Thomas Lassens,
35:16le ciblage,
35:16c'est important ?
35:18Je pense,
35:19moi je suis plutôt
35:19un partisan
35:20de l'équité
35:20que de l'égalité
35:21et donc là,
35:22je vais rejoindre
35:23Mme Barzin
35:23sur cette question-là.
35:24je pense que
35:25quand on met à disposition
35:26des familles
35:27des moyens financiers
35:28concrets
35:28ou du matériel
35:29etc.
35:30je pense qu'il faut
35:30évidemment en donner
35:32plus à ceux
35:32qui en ont le plus besoin.
35:34C'est une logique
35:34je pense assez...
35:35Je pense que
35:36la grande majorité
35:37des auditeurs
35:37et des auditrices
35:38sera d'accord
35:38avec ça.
35:40Donc ici,
35:40sur la gratuité,
35:41évidemment,
35:41il y a eu
35:42une réflexion sur
35:43peut-être ne pas donner
35:44à tout le monde
35:44etc.
35:45Et je l'observais
35:46et je l'entendais
35:46d'ailleurs
35:47dans les équipes pédagogiques
35:48qui avaient des questionnements
35:49sur la manière
35:49dont c'était organisé.
35:50Mais le corollaire
35:51et Mme Barzin l'a dit
35:52c'est qu'il y a eu
35:53une diminution drastique
35:54et donc cette diminution
35:55aujourd'hui
35:56nous contraint très fort
35:57là je parle vraiment
35:58de moi
35:58en tant qu'échevin
35:59d'une commune
36:00donc de JET
36:01nous contraint très fort
36:03sur comment arriver
36:04à assurer
36:05ce qui est imposé
36:06décrétalement
36:07une gratuité de fourniture
36:08pour nos élèves
36:09et d'autre part
36:11de voir les budgets
36:12raboter
36:12et donc ça retombe
36:13évidemment
36:14la question budgétaire
36:15retombe sur les communes
36:16et alors pour vous donner
36:17des éléments
36:18extrêmement techniques
36:19mais pour vous montrer
36:20qu'est-ce que ça peut créer
36:21au niveau d'une commune
36:22c'est que nous sommes
36:23en cours d'année budgétaire
36:24vu que l'année budgétaire
36:25d'une commune
36:25comme la plupart des institutions
36:26c'est sur une année civile
36:28on a un changement
36:29en cours d'année budgétaire
36:30ce qui crée des grosses
36:32complexifiqués
36:33qui complexifie complètement
36:34la chose
36:34vu que nous avons
36:35nous ne passons pas
36:36le conseil communel
36:37qui induit des modifications
36:38budgétaires
36:38et surtout
36:39ce qui freine
36:40la mise en place
36:41de marchés publics
36:42nous sommes une commune
36:43et donc aujourd'hui
36:44jusqu'au vacances
36:46scolaires
36:47la commune n'est presque pas
36:48en capacité
36:49de pallier
36:50à ces obligations
36:51qui lui sont revenues
36:51et donc ça crée
36:52une vraie désorganisation
36:53dans la manière
36:54dont ça a été mis en oeuvre
36:54par contre sur l'objectif
36:56de se dire
36:56tiens il faudrait cibler
36:57en fonction des besoins
36:58je l'entends pleinement
36:59même si je considère
37:00que l'enveloppe actuelle
37:02est beaucoup trop faible
37:03par rapport aux moyens
37:04et aux dispositions
37:04et je prenais cet exemple là
37:06et je pense vraiment
37:06qu'il faut l'entendre
37:07et je vous invite
37:08à le relier à madame Glatini
37:09c'est sur le terrain
37:12quand vous avez des enfants
37:13qui n'ont pas de matériel
37:15et je parlais de la nourriture aussi
37:16ou qui ont faim
37:17c'est l'enseignant
37:18qui se voit
37:19un obstacle supplémentaire
37:20à l'apprentissage
37:21l'enfant n'est pas
37:21en capacité d'apprendre
37:22ce qui demande
37:23plus de travail
37:24plus d'investissement
37:25psychologique
37:26mental
37:26physique
37:26de l'enseignant
37:27et ce qui freine
37:28complètement
37:29les apprentissages
37:30et donc en fait
37:31la volonté
37:31de cette fourniture
37:32et vous en avez parlé
37:33c'est de permettre
37:34aux enfants
37:35les plus en difficulté
37:36les plus précaires
37:37d'arriver
37:38avec un niveau
37:39d'apprentissage
37:40au moment où ils vont apprendre
37:42ils soient disponibles
37:43et c'est vraiment ça le risque
37:44et donc aujourd'hui
37:45je pense que les moyens
37:46alloués à ces écolas
37:48sont trop faibles
37:49eu égard
37:50aux enjeux
37:50qui sont les leurs
37:51quand ils arrivent
37:52ils ne sont pas en capacité
37:53d'apprendre
37:53ils sont trop en détresse
37:54pour différentes raisons
37:55et la raison du matériel
37:57en est une
37:57et donc il y a eu
37:58un basculement
37:59avec l'augmentation
38:00de l'enveloppe
38:00en cas vraiment différencié
38:01mais qui est bien trop faible
38:03par rapport
38:04aux obligations
38:05qui sont les nôtres
38:05et aux enjeux
38:06concrets du terrain
38:07Alors on a beaucoup parlé
38:08des enseignants
38:09de leurs conditions de travail
38:11je reste toujours avec vous
38:12Thomas Nassens
38:12est-ce que ces conditions
38:15sont aujourd'hui
38:16suffisamment prises en compte
38:17et je poserai peut-être aussi
38:18la question un peu différemment
38:20est-ce que les problèmes
38:21des enseignants
38:22ne datent pas
38:23depuis la formation
38:23du nouveau gouvernement ?
38:25Alors je pense
38:26et je vous l'ai dit
38:27je parlais de cocotte
38:27je parlais de choses
38:29qui vivent depuis longtemps
38:29je pense clairement
38:30que le monde
38:32de l'enseignement
38:32se sent déconsidéré
38:34depuis un bon moment
38:35c'est une grogne
38:36qui monte de plus en plus
38:37et ici on arrive vraiment
38:38à son apogée
38:39dans la manière
38:39dont les choses
38:40ont été mises en oeuvre
38:41et les discours politiques
38:42qui ont été portés
38:43qui sont complètement
38:44à la fois infantilisants
38:46par rapport aux enseignants
38:47je parlais ici
38:47de la certification
38:48et je ne lâcherai pas
38:49comme si les enseignants
38:50n'évaluaient pas
38:51déjà leurs enfants
38:52et comme s'ils avaient besoin
38:53qu'on vienne leur dire
38:53comment faire
38:53ce ne sont pas des enfants
38:55nos enseignants
38:56ce sont des professionnels
38:58entre autres
39:00par rapport à ça
39:01je pense qu'aujourd'hui
39:02l'enjeu crucial
39:03c'est l'enjeu
39:04de la confiance
39:04c'est comment on recrée
39:06avec ce secteur là
39:07une confiance
39:09un dialogue
39:09une discussion
39:10moi aujourd'hui
39:11en tant qu'échevin
39:12j'ai porté ce message
39:13à mes enseignants
39:14je ne réglerai pas
39:15tous vos mots
39:16c'est impossible
39:17je les connais
39:17je les connais trop bien
39:18c'est impossible
39:19pour moi en tant qu'échevin
39:19de l'enseignement
39:20de gérer tous vos mots
39:21par contre
39:21j'écouterai ce que vous me direz
39:23et je vous expliquerai
39:23pourquoi je ne sais pas
39:24vous aider
39:24là ou là
39:25et où est-ce que je peux vous aider
39:25et donc aujourd'hui
39:27à JET
39:27depuis que je suis échevin
39:28on essaie de mettre en place
39:30ce qu'on appelle
39:30des écoles ouvertes
39:31des écoles de la collaboration
39:32on travaille avec
39:34une atelier royale
39:35de Cancer Run
39:35pour permettre
39:36des stages
39:36de renforcement
39:37donc eux ils ont des animateurs
39:39qui sont en formation
39:39qui viennent renforcer
39:40nos équipes
39:40à différents moments
39:41etc
39:42on vient de revaloriser
39:44le travail de nos accueillantes
39:45et de nos accueillantes
39:46qui n'auront plus
39:46des horaires coupés
39:47dans les écoles
39:48mais des horaires complets
39:49donc qui seront présents
39:50pour permettre
39:51des projets pédagogiques
39:51de soutien
39:52autour des écoles
39:53mais
39:54ce que je vous dis là
39:55c'est moi qui l'ai induit
39:57qui les portait
39:57avec mes collègues
39:58du collège
39:59à JET
40:00mais tout ce que je dis là
40:01n'est actuellement
40:02absolument pas
40:03financé ou subventionné
40:04parce que c'est un élément
40:06sur lequel on ne parle
40:07que trop peu
40:08et je serais curieux
40:09d'entendre Mme Barzin
40:10par rapport à cela
40:11c'est
40:12aujourd'hui
40:12l'école a été pensée
40:13à travers un temps scolaire
40:14qui va grosso modo
40:15de 8h30 à 15h30
40:16je fais vraiment grosso modo
40:17c'est l'obligation scolaire
40:18le reste
40:19ce qu'on appelle
40:19les garderies qui n'en sont plus
40:21qui sont pour moi
40:21de l'accueil extra scolaire
40:22avec des projets pédagogiques
40:24ce n'est pas
40:24de l'obligation scolaire
40:26et donc
40:26il n'y a très peu
40:28voire quasiment
40:28aucun financement
40:29pour accompagner
40:30ce genre de choses
40:30pourtant nous sommes
40:31nous en charge
40:32en tant que PO
40:33en responsabilité
40:34d'organiser ces lieux-là
40:35pour que les parents
40:35puissent travailler etc
40:36et donc aujourd'hui
40:38c'est un véritable
40:39angle mort
40:40de la fédération
40:41Valérie de Bruxelles
40:42comment on fait
40:43pour permettre
40:44au PO
40:45de maintenir
40:45des équipes
40:46en place structurelle
40:47qui permettent
40:48de faire le pont
40:49entre l'école
40:50et la famille
40:51et d'autre part
40:52parce que ce que nous
40:53voyons arriver
40:54c'est un risque
40:55de voir ces garderies
40:56disparaître
40:56de voir venir
40:57des opérateurs privés
40:58venir et le coût
40:59explosé de nouveau
40:59sur les familles
41:00Clémentine Barzin
41:01vous répond
41:02oui enfin moi
41:03je ne voudrais pas
41:04être dans le misérabilisme
41:05tout le temps
41:06j'ai l'impression
41:06que tout va mal
41:07quand j'entends
41:07monsieur
41:08monsieur Nassens
41:09je pense qu'il parle
41:11d'écoute
41:13on parle beaucoup
41:13de Valérie Glatini
41:14parce qu'elle est
41:14ministre de l'enseignement
41:15c'est un énorme
41:17département
41:17de la fédération
41:18de l'Union de Bruxelles
41:19mais l'écoute
41:20elle est là
41:20et donc après
41:21ces réformes budgétaires
41:23nous nous sommes engagés
41:24Valérie Glatini
41:25s'est engagée
41:26à ce que ce soit
41:27voilà
41:27les grandes réformes
41:28qui soient derrière nous
41:29on va pouvoir
41:30être à l'écoute
41:32pour l'ensemble
41:32des enjeux
41:34mais je voudrais aussi
41:36qu'on se projette
41:36dans un avenir
41:37où les choses sont possibles
41:39qu'est-ce qu'on peut faire
41:40aujourd'hui
41:41malgré ce contexte
41:42de réforme
41:42pour stimuler
41:44encourager
41:45les jeunes enseignants
41:46qui sont toujours
41:47un peu sceptiques
41:48par rapport
41:48à tout ce qui se passe
41:49quelles mesures
41:50quels moyens
41:50on pourrait justement
41:51les amener
41:53à rester fidèles
41:54à la profession
41:56en tant que
41:57quand j'étais enseignant
41:58et c'est ce que
41:58j'essaie de mettre en place
41:59en tant qu'échefin
42:00c'est la question du sens
42:01et de la motivation
42:02en fait la question c'est
42:03quel est le projet
42:04qu'on construit dans une école
42:05quel est le projet pédagogique
42:06que nous mettons en oeuvre
42:07une fois qu'on commence
42:08à répondre à cette question
42:08on voit comment
42:09on le réalise
42:10et donc aujourd'hui
42:11je parlais d'école ouverte
42:12d'école de la collaboration
42:13c'est comment
42:14on fait à la fois
42:15pour permettre à l'école
42:16d'avoir des ouvertures
42:17vers le quartier
42:18vers son quartier
42:19d'être intégré
42:19de faire venir des opérateurs
42:20de faire vivre l'école
42:22comme un phare du quartier
42:23et du coup
42:24de redonner du sens
42:26à ce bâtiment scolaire
42:27à son sens
42:28qu'il soit ancré
42:29dans le territoire
42:29qu'il fonctionne
42:30qu'il soit dynamique
42:31etc
42:32et ce qui va donner
42:33à mon sens
42:34pour les enseignants
42:35quels qu'ils soient
42:36encore plus
42:36de
42:39un sens des responsabilités
42:40et un sens
42:42un sens
42:43ils vont donner du sens
42:44à leur travail
42:44parce qu'ils vont faire partie
42:45de la société
42:46aujourd'hui
42:47les enseignants se sentent
42:48acculés
42:48enfermés dans leurs locaux
42:50abandonnés
42:50parce qu'ils travaillent
42:51très souvent
42:51dans des murs
42:52comme je disais
42:53très fragilisés
42:54et donc c'est comment
42:54on fait pour ouvrir
42:55ces portes
42:55ces fenêtres
42:56pour leur permettre
42:57de leur donner du sens
42:57et pour les jeunes enseignants
42:59la question qui se pose
43:00aujourd'hui
43:01c'est de dire
43:02les gars
43:03là en fait
43:03vous êtes formés
43:04vous avez un super bon bagage
43:07formatif
43:08allez-y
43:08faites-vous plaisir
43:09on vous fait confiance
43:10on vous fait pleinement confiance
43:12et ça pour moi
43:13c'est extrêmement important
43:14en fait
43:15c'est vous les experts
43:16en fait c'est vous madame et monsieur
43:18c'est vous les experts
43:19j'ai eu il n'y a pas longtemps
43:20des enseignantes
43:21qui sont bien plus jeunes que moi
43:22qui me parlaient
43:23comme si j'étais une sorte
43:24mais c'est vous les experts
43:26c'est vous qui êtes sur le terrain
43:27et je pense que c'est la manière
43:28de se parler
43:29qui peut vraiment changer la dynamique
43:31et par rapport
43:32à ce que vous disiez
43:33par rapport à madame la ministre
43:34on parle que d'elle
43:35c'est logique
43:36vu que c'est la ministre
43:36elle travaille beaucoup
43:37c'est tout à fait logique
43:38je pense que maintenant
43:40dans la suite
43:41vous dites voilà
43:41j'espère qu'on va pouvoir
43:42se reparler
43:43trouver des ponts etc
43:45j'aurais préféré entendre ça
43:47dès le début
43:47aujourd'hui
43:48il y a malheureusement
43:49il y a malheureusement
43:50des ponts
43:51il y a malheureusement
43:52des routes
43:53et avec les corps intermédiaires
43:53les lieux de discussion
43:57sont actuellement barrés
43:59il va falloir faire preuve
44:00d'énormément
44:00d'énergie
44:01et de détermination
44:02pour permettre
44:03de les reconstruire
44:04aujourd'hui il faut retourner
44:05sur ce dialogue
44:05sur cette collaboration
44:07sur cette compréhension mutuelle
44:08aujourd'hui
44:09elle est concrètement
44:10au point mort
44:11on ne peut pas dire
44:12le contraire
44:12la grogne
44:13elle continue
44:14elle est extrêmement forte
44:16et il est
44:17d'une responsabilité
44:18importante
44:19de se dire
44:19aujourd'hui
44:20comment on fait
44:20pour dialoguer
44:21et fonctionner ensemble
44:22poursuivre le dialogue
44:22Clémentine Barsin
44:23oui mais bien sûr
44:24je l'ai dit
44:25je le redis
44:26la concertation
44:27elle existe
44:27elle a été multiple
44:29et c'est pour ça
44:30que ces réformes
44:32notamment la question
44:33des deux heures
44:33en question
44:34a pris du temps
44:35c'est annoncé
44:35fin de l'année 25
44:37avant la mise en place
44:38et le vote du décret
44:40il y a eu plusieurs mois
44:40qui se sont écoulés
44:42pour justement
44:42notamment
44:44se concerter
44:44et ajuster les mesures
44:45je voudrais juste
44:46revenir sur la question
44:47du sens
44:47pour les enseignants
44:49parce que
44:49quand j'entends
44:50qu'il faut responsabiliser
44:51les enseignants
44:52là je vais renvoyer
44:53le compliment
44:54de monsieur
44:54Nassens
44:55à lui-même
44:55en parlant
44:56d'infantilisation
44:57je crois qu'à un moment
44:58il faut aussi savoir
44:59comment on parle
45:00des enseignants
45:01moi j'ai une fille
45:03de 4 ans
45:03figurez-vous
45:04et tous les jours
45:05je vois des enseignantes
45:07qui sont motivées
45:10qui sont extraordinaires
45:12qui d'abord
45:14qui accompagnent
45:15les enfants
45:16vers demain
45:17de manière engagée
45:19formidable
45:19et ce ne sont pas
45:21des gens qui
45:21manquent de sens
45:22à mon estime
45:23mais qui donnent du sens
45:24donc je pense
45:26que la question du sens
45:27elle est partout
45:28dans toutes les strates
45:30de professionnels
45:31il y a sans doute
45:32des questions
45:33d'engagement
45:34par rapport
45:35à des situations
45:36aussi
45:36je le disais tout à l'heure
45:37quand on arrive
45:38on se sent un peu perdu
45:39il faut
45:40on propose nous
45:41d'accompagner
45:41avec davantage
45:42de tutorat notamment
45:43et de l'organiser
45:45il y a cette question aussi
45:46voilà
45:47des professeurs nommés
45:48qui parfois bloquent aussi
45:49cette haussière
45:50et dans l'école de ma fille
45:51et bien finalement
45:51on ne peut plus rester
45:53parfois dans certaines écoles
45:55quand on commence
45:56on est obligé
45:57de s'adapter soi-même
45:58et donc c'est aussi
45:59cette sécurité
46:00qu'il s'agit d'améliorer
46:01et je voudrais insister
46:02sur un aspect
46:03que je n'ai pas encore évoqué
46:03c'est la question du respect
46:05du respect aussi
46:06de l'enseignant
46:07dans son enseignement
46:08et par exemple
46:09dans les mesures
46:10qui sont passées
46:12il y a également
46:13le fait
46:14de ne pas remettre
46:14systématiquement en cause
46:15à travers des recours
46:16automatiques
46:17la question du passage
46:18d'un élève
46:20à une autre classe
46:21quand ça se passe
46:22moins bien
46:23parce que c'est quelque part
46:24mettre en doute
46:25la
46:26comment dire
46:27l'évaluation
46:27ou l'appréciation
46:28de l'enseignant
46:30il y a tout ce rapport
46:31de l'enseignant
46:32aussi aux parents
46:33parce qu'on sait
46:34aujourd'hui
46:35notamment avec les réseaux sociaux
46:36qui existent
46:37que la situation
46:39de l'enseignant
46:39par rapport
46:40aux exigences
46:41des parents
46:41qui ne se rendent pas
46:42toujours compte
46:42non plus
46:43des limites indispensables
46:44à avoir
46:44pour respecter
46:45l'enseignant
46:46et tout ça
46:47ça fait partie aussi
46:48des domaines
46:49d'investissement
46:51en termes de projet
46:53et de priorité
46:55de ce gouvernement
46:56le respect
46:56des enseignants
46:57il ne nous reste
46:58pas beaucoup de temps
46:59encore deux petites minutes
47:01peut-être le mot de la fin
47:02Thomas Lassens
47:03peut-être se projeter
47:04vers l'avenir
47:05comment voyez-vous
47:06notre école
47:07dans 5, 6, 10 ans ?
47:08dans 5, 6, 10 ans
47:1015 ans, 20 ans
47:12moi en tout cas
47:13je resterai sur ce que
47:14je dis depuis le début
47:14c'est qu'il faut que l'école
47:16au sens
47:17avec une majuscule
47:18soit le centre
47:19de nos politiques
47:20de manière globale
47:21en réalité
47:22l'école
47:23c'est le ciment
47:24de notre TTT
47:24j'ai dit
47:25tout le monde y passe
47:25c'est nos enfants
47:27c'est notre avenir
47:28il faut que ce soit le socle
47:29et il faut que ces écoles
47:30puissent se déployer
47:31dans le territoire
47:32et ça c'est vraiment
47:32quelque chose
47:32que je trouve très important
47:33que l'école soit un lieu
47:35où on passe
47:35où on reste
47:36où on revient
47:37un lieu avec des associations
47:38des clubs sportifs
47:39différents organismes
47:41qui peuvent rentrer
47:41etc
47:41un lieu beaucoup plus dynamique
47:43et beaucoup moins statique
47:44et quand je parlais de sens
47:45c'est tiens
47:46moi en tant qu'instit
47:47quand je suis dans une classe
47:48en tant que prof
47:48quand je suis dans une classe
47:49à quel projet global
47:50je fais partie
47:51sentir ça
47:52dans sa chair
47:53au quotidien
47:54et donc moi je vois
47:55une école de la collaboration
47:56une école qui peut aussi
47:58être ouverte
47:59lors de l'été
48:00lors des congés scolaires
48:01à JET
48:02on a végétalisé
48:03plus de cours de récréation
48:04avec les soutiens
48:06entre autres
48:06de la région de Bruxelles capitale
48:07qui permet
48:08à des assos
48:09et des citoyens
48:10de venir bénéficier de l'école
48:11et donc l'école fait partie
48:13de son territoire
48:14et c'est une école
48:14de la collaboration
48:15Clémentine Barzin
48:16des réformes nécessaires
48:17pour une nouvelle école demain ?
48:19En tout cas
48:19je vais souligner
48:21l'importance
48:23que l'école reste
48:24le lieu de l'émancipation
48:25des jeunes
48:26dans un contexte
48:27qui est de plus en plus compliqué
48:28et où
48:29l'enseignement
48:31est chargé
48:32toujours plus
48:33de priorités
48:35à traduire
48:36auprès des jeunes
48:37et donc je pense
48:38que c'est une responsabilité
48:40fondamentale
48:41de notre société
48:41que l'enseignement
48:42pour les enfants
48:43mais aussi
48:44pour les enseignants
48:45effectivement
48:45qui sont parfois
48:46bouleversés
48:47globalement
48:48mais par des réformes
48:50par toute une série
48:51de mesures
48:53du passé
48:54également
48:55mais dans un monde
48:56qui évolue
48:57très très vite
48:57et donc
48:58voilà
48:59c'est une école
48:59où les enseignants
49:00seront soutenus
49:01et où les enfants
49:02seront guidés
49:03vers leur réussite
49:04et leur émancipation
49:05personnelle
49:05Voilà Clémentine Barzin
49:06je rappelle que vous êtes
49:07députée et maire
49:08au Parlement bruxellois
49:09et la Fédération
49:10Wallonie-Bruxelles
49:10Thomas Nassens
49:11et Chemin Ecolot
49:12de l'enseignement
49:12francophone à JET
49:13merci d'avoir joué
49:14le jeu ce soir
49:15Merci beaucoup
49:15Merci
49:16Et bonne soirée
49:17Merci pour votre accueil
49:18Avec plaisir
49:18Et c'est ainsi
49:19que l'on referme
49:19votre cache sur table
49:20de ce soir
49:21Vous êtes bien sûr
49:22à Rabel
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