- il y a 19 heures
Ce mardi 3 mars, Guillaume Paul a reçu Christian Fontaine, directeur de la rédaction chez Le Revenu, Félix Baron, fondateur du Club des Investisseurs Indépendants, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, Thomas Giudici, directeur de la Gestion Obligataire chez Auris Gestion, et Charlotte Aguttes-Reynier, expert Peintres d'Asie chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir.
00:09Il est 11h, soyez bienvenus dans tout pour investir à la télé, à la radio, sur internet
00:13où vous retrouvez tous nos replays, tous nos podcasts bien sûr disponibles sur notre site bfmbusiness.fr
00:18Une heure pendant laquelle on va parler de vos placements et on va continuer bien sûr à parler en grande
00:22partie de ce qui se passe sur les marchés
00:23parce que malheureusement la situation est encore très très complexe depuis ce matin.
00:28Le CAC 40, vous allez voir, qui avait perdu plus de 2% hier à la clôture est encore en
00:33train de s'enfoncer.
00:34On perd 2,54%. On avait ouvert en baisse d'1,2 à 1,3%.
00:41On est en train de doubler la perte malheureusement avec toujours certains secteurs particulièrement en souffrance.
00:46On va voir ça dans un instant.
00:47Écoutez, ça tombe bien puisque dans 5 minutes on sera avec nos experts pour, alors peut-être pas bétonner,
00:52mais au moins sécuriser autant que faire se peut votre portefeuille dans ces périodes quelque peu difficiles.
00:56Ça sera dans 5 minutes dans le déchiffrage.
00:58Bah justement, puisqu'on en parle, je vous donne les dernières informations sur la situation au Moyen-Orient.
01:03D'abord Israël qui continue de bombarder l'Iran ce matin.
01:07L'Iran annonce avoir bombardé, Israël pardon, annonce avoir bombardé la présidence iranienne.
01:12Israël qui continue aussi de bombarder massivement le Liban.
01:15Des frappes qui visent le Hezbollah pro-iranien.
01:17On apprend aussi que des soldats israéliens opèrent désormais au sol dans le sud du pays.
01:20Le Hezbollah annonce en retour avoir ciblé 3 bases sur le sol israélien.
01:25L'autre grosse info de ces dernières heures, c'est donc que l'Iran a frappé délibérément l'ambassade américaine
01:31en Arabie saoudite.
01:33Deux drones qui ont touché le bâtiment situé à Riyad.
01:36D'après les Saoudiens, les dégâts matériels sont mineurs.
01:39Il n'y a victime, ni victime ni blessé.
01:41L'ambassade a été fermée temporairement, tout comme celle des Etats-Unis au Koweït également.
01:45On l'a appris un peu plus tard.
01:46Et puis en France, face à la situation du côté du détroit d'Ormouz,
01:50le ministre de l'économie Roland Lescure a déclaré tout à l'heure qu'il n'y avait certes des
01:55incertitudes,
01:55mais qu'il n'y avait, je cite toujours, aucun risque d'approvisionnement à court terme en France,
02:00que ce soit sur le gaz ou sur l'essence.
02:03Voilà pour les derniers développements.
02:06Je vous dis un mot rapidement des autres sujets patrimoines quand même qu'on évoquera.
02:09Alors ça sera après 11h30, tout à l'heure.
02:12On parlera notamment de vos PEA.
02:13Vous savez que la CG sur le PEA a été relevée quand on a voté le dernier budget de la
02:17Sécurité sociale.
02:18Dans quelle mesure ça va vous impacter ?
02:20Est-ce qu'il y a des questions à se poser, des arbitrages à faire ?
02:22On verra ça avec Christian Fontaine du magazine Le Revenu.
02:25On parlera aussi du marché obligataire, sur lequel ça s'est pas mal agité hier au passage.
02:29Et ça s'agite encore ce matin, on verra ça.
02:32Est-ce qu'il y a de la rotation sur ce marché, comme on a pu le voir ces derniers
02:35mois, sur le marché des actions ?
02:37Est-ce que la roue tourne ?
02:38Et là aussi, même question, comment on s'adapte ?
02:40Finalement, on posera la question.
02:41Et puis, on se détendra un petit peu en fin d'émission.
02:43On parlera placement, on parlera d'art moderne vietnamien.
02:47Avec peut-être quelques idées à creuser.
02:49Charlotte Agut-Régnier, experte art moderne vietnamien,
02:52présidente de l'Association des artistes d'Asie à Paris, sera avec nous.
02:56Ça sera aux alentours d'11h45.
02:58Voilà pour le programme.
02:59Vous nous envoyez vos questions sur Internet.
03:01directe at bfmbusiness.fr
03:04ou par SMS, vous composez le 7-3216.
03:07Vous tapez le mot-clé business suivi de votre message.
03:10Voilà le programme.
03:11Tout de suite, le tableau de bord, bien sûr, de vos marchés.
03:16Tout pour investir, le tableau de bord.
03:21Alors, notre tableau de bord qui n'est pas très reluisant aujourd'hui encore, malheureusement.
03:25Vous voyez déjà la cause, la principale cause, c'est le baril de Brent qui continue de progresser.
03:31On avait terminé hier aux alentours de 77-78 sur le baril de Brent en hausse de 7%.
03:36On gagne encore 5%.
03:38Et malheureusement, on est désormais bien installé au-dessus des 81-82 dollars le baril de Brent, évidemment.
03:46Et puis, ça s'anime aussi du côté des cours du gaz.
03:48Vous savez que le TTF néerlandais, le contrat de référence, avait pris plus de 40% hier, finalement, à la
03:52clôture.
03:53On progresse encore aux alentours de 23%.
03:56Aujourd'hui, donc, du côté de l'énergie, ça continue de s'emballer.
03:59Du côté des marchés actions, avant de vous parler de l'Europe,
04:02il faut quand même dire un mot de ce qui s'est passé en Asie ce matin,
04:05parce que là, ça a été très, très dur.
04:06Alors, vous ne l'avez pas sur l'écran, mais Séoul a décroché de plus de 7% ce matin
04:11à la clôture.
04:12Les pays d'Asie qui sont fortement impactés, plus impactés que l'Europe,
04:15évidemment, par la fermeture provisoire, on l'espère, bien sûr, du détroit d'Hormuz.
04:21Plus grosse dépendance au pétrole et au gaz qui transitent par ce détroit.
04:24Donc, Séoul qui perd 7%.
04:26Et puis, vous voyez, dans une moindre mesure, on a perdu 3% du côté de Tokyo pour l'indice
04:31Nikkei,
04:323% également du côté de Shenzhen.
04:36Voilà pour l'Asie.
04:37L'Europe encore, là aussi, je vous le disais, c'est compliqué depuis ce matin.
04:40Vous voyez l'Eurostox 50 qui perd 3%.
04:42Paris qui avait ouvert en baisse de 1,2% et qui est clairement en train de creuser ses pertes
04:48puisqu'on perd 3%.
04:49Vous voyez, on est un petit peu à l'avenant aussi sur les autres capitales européennes.
04:52Le DAX en Allemagne qui perd 3%.
04:54Le Fulzi qui perd 2,5%.
04:56Et puis, l'Italie qui perd 3,7%.
05:00On regarde s'il en reste des valeurs à la hausse sur le marché parisien.
05:04Peut-être pas.
05:05Si, on en a deux.
05:07Deux valeurs seulement qui surnagent.
05:08Il y en avait quatre qui avaient réussi à tenir le choc hier en clôture à Paris.
05:11Mais là, on n'en a plus que deux.
05:12Même Total qui avait grappillé 3% hier à la faveur de la hausse des prix du pétrole.
05:16Total n'est pas dans le vert mais dans le rouge.
05:19Vous voyez, on perd 0,36%.
05:21Deux valeurs qui surnagent et encore de pas grand-chose.
05:23Euronext plus 0,4%.
05:25Et puis, Capgemini qui gagne 0,3%.
05:30Et puis, tout le reste de l'indice qui est en pleine déconfiture.
05:33Vous allez le voir.
05:34Accor qui avait déjà perdu 9% hier.
05:36Bien sûr, le secteur du tourisme très, très impacté.
05:39Accor qui perd encore 5,8%.
05:4142,26€.
05:42Et puis, le secteur bancaire notamment qui avait un petit peu limité les pertes.
05:47Des pertes de 3-4% hier.
05:48Vous voyez, ça continue à aller très, très mal encore.
05:505,6% de baisse pour la Société Générale.
05:53Et puis, derrière, des valeurs industrielles cycliques comme ArcelorMittal
05:56qui s'enfoncent également d'un peu plus de 5%.
05:59Voilà donc pour les valeurs à la hausse ou à la baisse sur les marchés.
06:03Un petit mot sur l'obligataire.
06:05Ça se tend.
06:06On l'a vu déjà hier du côté de l'obligataire un petit peu partout.
06:09Vous voyez, en France, là, on était à 3,29 hier soir.
06:11On monte à 3,39 en l'espace d'une journée.
06:1410 points de bois.
06:14C'est absolument énorme pour l'OAT française.
06:17Puis l'Allemagne aussi, ça se resserre un petit peu de 78%.
06:20Puis les États-Unis, c'était un effet notable hier sur le marché obligataire.
06:22On est passé au-dessus des 4%.
06:24L'euro-dollar, pour terminer ce point d'étape, on est à 1,16,01 sur la parité.
06:31Voilà le tableau du jour sur les marchés.
06:35Il est 11h06 tout de suite.
06:37C'est l'heure de l'arbitrage sur BFM.
06:40Tout pour investir, le déchiffrage.
06:45Voilà, le déchiffrage.
06:47Alors que j'ai envie d'appeler un petit peu la bouée de sauvetage notre séquence ce matin.
06:51Christian Fontaine est avec nous.
06:53Bonjour Christian.
06:53Bonjour Guillaume.
06:54Directeur de la rédaction du revenu.
06:55Puis en visio avec nous, c'est Félix Baron qui est avec nous.
06:57Bonjour Félix, bienvenue.
06:59Merci, il est avec nous.
07:00Bonjour Guillaume.
07:00Fondateur du club des investisseurs indépendants.
07:02Oui, la séquence s'appelle le déchiffrage, j'ai envie de parler de bouée de sauvetage.
07:06Parce que vraiment, messieurs, c'est peu de dire que votre présence est souhaitable aujourd'hui sur ce plateau.
07:11Parce que forcément, on a un petit quart d'heure pour ça, évidemment.
07:14A voir comment, dans la tempête, je disais tout à l'heure, bétonner, peut-être pas bétonner,
07:18peut-être pas bétonner son portefeuille, mais au moins le sécuriser autant que faire se peut.
07:23Christian, comment est-ce qu'on réagit dans la tempête ?
07:27Je pense que vous allez nous dire la première chose, c'est de garder son calme.
07:29Alors bien sûr, garder son calme, ne pas paniquer.
07:31Ma première remarque, c'est que je serais un peu plus positif ou moins négatif que vous.
07:37J'ai été très surpris, en fait, à vous dire, pour tout vous dire hier, par la faible correction des
07:42indices européens.
07:44Alors certes, il y a eu des valeurs, il y a eu des corrections très marquées sur le tourisme, Air
07:50France, Accor, etc.
07:51Dans l'ensemble, aujourd'hui encore, mais dans l'ensemble, ça a tenu.
07:56Et j'aurais presque envie de vous dire, mais poser une question toute simple,
08:00c'est pourquoi les marchés sont à des niveaux de record historique,
08:03alors qu'on enchaîne un peu les chocs géopolitiques.
08:07Il y a plusieurs raisons à cela.
08:08D'abord, effectivement, il y a beaucoup de liquidités.
08:10Il y a des politiques monétaires et budgétaires, surtout budgétaires, qui restent très accommodantes.
08:14Et puis, bien sûr, il y a quand même l'IA.
08:15Alors, entre espoir et effroi, espoir, bien sûr, d'impact sur la croissance, notamment américaine,
08:22et effroi parce que, compte tenu des montants d'investissement,
08:25le marché commence à s'inquiéter sur le retour sur investissement.
08:30Mais là où je vous suis, c'est qu'effectivement, lorsqu'on est un particulier dans une telle situation,
08:34un, on ne panique pas, deux, on prend quand même des dispositions,
08:36et des dispositions pour protéger son portefeuille.
08:40Alors, on peut donner quelques pistes, et il y a de nombreuses pistes.
08:43Alors, on va demander à Félix son avis, et puis après, on va entrer dans le sujet.
08:46Félix, même question.
08:47Et puis ensuite, chacun va nous détailler son plan de vol pour les prochains jours, les prochaines semaines.
08:51Félix, est-ce que vous aussi, comme Christian, vous avez été surpris par la relative résistance des indices ?
08:57Alors, ça a été vrai en Europe, ça a été très vrai aux États-Unis.
09:00On a vu les trois indices new-yorkais terminer autour de l'équilibre, grosso modo, hier soir.
09:06Je n'ai pas été tellement étonné, dans la mesure où je pense que ce que les marchés anticipent,
09:12c'est en Iran, avec la situation en Iran, c'est un scénario de stabilisation sous pression.
09:17C'est-à-dire un changement de doctrine à Téhéran, une sorte d'Elsi Rodriguez ou de Gorbatchev iranien,
09:24qui serait issu des gardiens de la Révolution, mais qui accepterait un deal avec les États-Unis,
09:29c'est-à-dire le régime continu contre la rédition nucléaire, et ce pari du marché de ce scénario,
09:34eh bien, il ferait fondre les primes de risque et donc décoller les marchés.
09:39Donc, si ce scénario-là, il est privilégié par les marchés, les indices peuvent tenir longtemps.
09:45Ensuite, la question qui se pose, ce n'est pas de vouloir essayer de deviner ce que va faire le
09:50marché ou de le contrer,
09:52c'est, comme vous le disiez, Guillaume et Christian, d'avoir le portefeuille et l'allocation qui permettent de résister.
09:57C'est, je souris ce matin avec un sourire qui n'est pas cynique parce que je regarde l'allocation
10:02de mon portefeuille
10:03et en intraday, il est 11h10 du matin, je suis déjà à plus de 2% de plus-value.
10:08Eh bien, écoutez, tous nos compliments. Vous allez nous donner vos petits secrets de fabrication dans un instant, Félix.
10:13Alors, on rentre dans le vif du sujet. Pardon, Christian, je vous ai interrompé en plein élan.
10:16Quelques pistes, justement, pour naviguer dans la tempête, finalement.
10:19Oui, parce qu'il faut bien, il y a quand même des facteurs de risque.
10:22On a eu trois belles années sur les marchés financiers, trois belles années de suite.
10:30Les indices sont au plus haut, peu ou peu, quel que soit du côté de l'Atlantique.
10:33Et ensuite, on a déjà assisté à des rotations sectorielles violentes avec des écarts,
10:38notamment lors de la publication et des résultats annuels, qui ont été absolument spectaculaires.
10:43On se souvient, moins 20% d'une journée pour d'assaut au système.
10:46Donc, je pense que dans cette situation, il y a d'abord une première question à se poser.
10:50C'est, est-ce que mes investissements en actions sont compatibles avec mon profil d'investisseur ?
10:56C'est-à-dire, très concrètement, est-ce que je peux me permettre de bloquer encore pendant au minimum 3
11:01à 5 ans l'argent que j'ai investi en bourse ?
11:05Ça, c'est la première question à se poser.
11:07Et si la réponse est non, il est sans doute urgent de prendre une partie de ces bénéfices.
11:12Ensuite, les stratégies de couverture, elles sont multiples, à base d'or, à base d'ETF inversés, à base éventuellement
11:18de bitcoin.
11:19Bon, il y en a une qu'on met beaucoup en avant au revenu.
11:23Deux. D'abord, il y a deux valeurs qu'on aime beaucoup dans ce type de situation.
11:26C'est Thalès et Total. Vous avez bien vu, c'était les deux pluffeurs de progression hier.
11:30Quasiment la situation sur le G.
11:31Là, elles sont dans le rouge, mais ce matin, elles étaient dans le vert.
11:33Lorsque vous regardez, 4 ans en arrière, en 2022, lorsque la Russie est ancrée en Ukraine, à la fin de
11:39l'année, le CAC 40 a fait moins 10.
11:41Mais Thalès a fait plus 60 et Total a fait plus 30.
11:44Donc, je dirais, pour moi, c'est deux valeurs qui généralement progressent en cas de choc géopolitique, dont il ne
11:50faut pas hésiter à en avoir en portefeuille.
11:52C'est pas trop tard, donc ?
11:53C'est pas trop tard, éventuellement, à condition de faire son marché très, très progressivement.
11:57Et je suis d'accord avec vous qu'une valeur comme Thalès, je préférerais acheter son repli.
12:01La deuxième stratégie, et ça, au revenu, on y tient beaucoup, c'est ce qu'on appelle la stratégie 60
12:06-40 du revenu.
12:07C'est-à-dire qu'il faut, dans une situation comme actuellement, disposer d'un coussin amortisseur.
12:12Et la stratégie 60-40, ça veut dire quoi ?
12:14Ça veut dire 60% de fonds en euros, d'assurance-vie en euros, qui n'a jamais autant collecté,
12:22qui revient sur le devant de la scène avec des taux l'année dernière autour de 3%, voire supérieur à
12:263% pour certains contrats primés par la presse patrimoniale.
12:29Vous avez vu les chiffres hier, du début d'année, qui sont impressionnants.
12:31Les chiffres de collecte sont très impressionnants.
12:33On n'a jamais vu un tel mois.
12:35Moi, il me semble que c'est le mois de janvier aussi positif depuis plus de 15 ans.
12:39Il faut remonter à 2009 ou 2010 pour avoir une collecte aussi importante en janvier.
12:42Donc, stratégie 70-40 du revenu, 60% de fonds en euros pour sécuriser son portefeuille.
12:52Je rappelle, sur l'assurance-vie en euros, vous profitez d'une garantie sur le capital qui est accordée par
12:58les assureurs.
12:59Et puis, 40% investi en actions internationales pour, je dirais, la performance.
13:03D'un côté, la sécurité et de l'autre côté, la performance.
13:06Et ce type d'allocation, pourquoi c'est la répartition gagnante ?
13:08Parce que si vous la menez sur le long terme, 10 à 15 ans, ça vous assure entre 4-5
13:12% de rendement, ce qui est loin d'être négligeable.
13:17Parce que c'est ça, en fait.
13:18Les épargneurs français sont confrontés à un dilemme.
13:20Ils voient bien que les placements les plus souscrits, à commencer surtout par l'ivréa, voire l'épargne au logement,
13:26aujourd'hui ne permettent plus, je dirais, les rendements ne sont plus à la hauteur des enjeux.
13:30Ça ne permet plus, on ne s'enrichit pas en plaçant son argent à 1,5% sur un livret
13:35A.
13:35Donc, il faut oser dynamiser, prendre un minimum de risque.
13:39Vous savez, les Français sont totalement averses aux risques.
13:41Donc, il faut trouver un équilibre.
13:42Et l'équilibre, c'est la stratégie 60-40.
13:44Alors, on va creuser.
13:45Vous avez surtout d'autres pistes à nous donner.
13:46Félix, même question.
13:48À brûle pour point, quelle piste pour vous envisager tout de suite,
13:52pour essayer au moins de s'adapter dans un premier temps,
13:55et laisser voir le temps, la façon dont les choses vont évoluer finalement ?
13:58Oui, je dirais que pour la location du portefeuille que je recommande
14:03à tous les investisseurs du club des investisseurs indépendants,
14:06c'est de comprendre le nouveau paradigme
14:09qui est, en toile de fond, la confrontation États-Unis-Chine.
14:13Globalement, Est-Ouest, sans relancer la guerre froide, évidemment.
14:16Mais on est en train de passer d'un monde de flux
14:18avec une mondialisation heureuse et fluide qui marchait très bien
14:21à un monde de plus de stocks, entre guillemets, plus statique,
14:25avec des matières premières et la souveraineté.
14:27Et on peut même le dire, la souveraineté sur les matières premières.
14:30Et ce monde-là, il est structurellement inflationniste.
14:32Mais c'est aussi, ça va être une chance et une opportunité
14:35pour la relocalisation industrielle qui a déjà démarré,
14:38en tout cas qui essaye aux États-Unis.
14:40Donc, la sidérurgie, les engrais, l'agroalimentaire,
14:44ces secteurs-là qui n'ont pas du tout été à la mode,
14:46qui étaient même plutôt ennuyeux dans les PEA, dans les assurances-vie,
14:49vont redevenir des actifs stratégiques.
14:52Et puis, il y a aussi les actifs réels,
14:54parce que ce qu'on recherche maintenant,
14:55je suis d'accord avec Christian,
14:56maintenant, peut-être que ce n'est pas la peine
14:58d'aller chercher de faire 8 à 10 % par an,
15:00si vous y arrivez, c'est formidable.
15:01Mais déjà, s'assurer un 4-5 % en net,
15:04après impôt par an, ça serait formidable.
15:05Alors, comment est-ce qu'on construit un portefeuille
15:07justement résilient un peu tout terrain,
15:10ma répartition cible, ça serait de dire
15:13entre 10 et 20 %, je dirais 15 % en or physique,
15:16or physique, soit par ETF, soit directement en métal.
15:20Ça, c'est une assurance ultime.
15:22Il n'y a pas besoin de le démontrer.
15:24On l'a vu en 2024, en 2025.
15:2610-15 % d'or physique ?
15:28Oui, 10-15 % en or.
15:30Ce n'est même plus une protection.
15:32Maintenant, c'est une surperformance
15:34face aux monnaies qui sont fragilisées par les dettes,
15:36et notamment les dettes de guerre qui sont en train de se creuser.
15:38C'est Europe, États-Unis et aussi en Asie.
15:4130 % en actifs réels, donc énergie, matières premières.
15:46Voilà, tout à l'heure, je vous disais que je souriais pour mon portefeuille.
15:49Moi, par exemple, j'ai une action qui s'appelle Total Gabon.
15:52C'est comme Total Energy, sauf que c'est dans une zone neutre,
15:55avec un pétrole qui est assez neutralisé par rapport au conflit,
15:58quand vous êtes dans la partie ouest de l'Afrique.
16:02Donc ça, non seulement c'est très fort pour profiter du rebond des cours du pétrole,
16:06mais en plus, c'est neutre, c'est assez peu sensible,
16:11assez inélastique au conflit en cours.
16:13Donc il n'y a pas que le pétrole, gaz, uranium aussi,
16:16parce qu'on relance le nucléaire un peu partout.
16:18Donc c'est le socle de protection contre l'inflation,
16:21c'est d'avoir vraiment des actifs réels,
16:22puisque l'inflation, elle démarre avec l'inflation
16:26et l'augmentation des prix de l'énergie.
16:27Ensuite, 20% d'un portefeuille,
16:30je parlais de zone neutre,
16:32dans les zones qui vont être les plus pacifiées
16:34dans ce monde qui l'est de moins en moins.
16:37Donc là, si vous sortez de la confrontation États-Unis-Chine,
16:40vous allez regarder vers des pays
16:42qui sont historiquement assez pacifiques,
16:46par exemple Singapour, par exemple l'Indonésie.
16:49Alors évidemment, tous les acteurs ne donnent pas,
16:52tous les brokers ne donnent pas accès à ces places boursières,
16:54mais on peut aller facilement sur le marché Singapour.
16:57C'est un hub financier qui est quand même assez stable,
16:59et le dollar singapourien est une monnaie assez stable.
17:02Et puis ces hubs-là, ces plateformes,
17:05sont des bénéficiaires de la réorganisation des chaînes logistiques.
17:09Et puis enfin, puisque je vous disais
17:11qu'on était revenu dans une économie
17:12un petit peu de stock assez statique,
17:15il faut aller vers l'industrie et la défense,
17:17qui bilégient un peu la vieille économie,
17:19les marchands de canon.
17:20Mais alors, en faisant son stock picking
17:22de manière assez sélective,
17:24puisque si aujourd'hui vous allez sur Saab,
17:26sur Rheinmetall,
17:27vous arrivez un petit peu,
17:28même carrément en retard.
17:30On arrive en retard sur ce...
17:31Il faut peut-être aller regarder
17:33des valeurs de la défense,
17:35je ne vais pas dire carrément décotées,
17:36mais moins valorisées.
17:39Par exemple, Théon International
17:40qui fait de la vision nocturne,
17:43Exosens qui font des capteurs haute précision,
17:47Exosens qui échappent à la bourrasque d'ailleurs ici,
17:49qui a fini en légère haute aussi hier soir.
17:52Bien sûr, c'est défense et nucléaire,
17:53donc il y a forcément une...
17:55Et la rentabilité est forte.
17:56Et puis vous avez aussi, en Allemagne,
17:57je crois, Ensold,
17:58qui est sur la guerre électronique,
18:01et qui est un petit peu en retard
18:03de valorisation sur les autres.
18:04Donc avec ça,
18:06et si on fait la somme de mon allocation,
18:09on n'est pas à 100%,
18:10je dirais qu'il faut garder entre 8-10%,
18:13entre 5 et 10%,
18:14allez 8% de cash tactique
18:16pour pouvoir sauter sur les bonnes occasions,
18:20notamment sans oublier.
18:21Alors vous notez juste,
18:23dernier mot,
18:23que je n'ai pas parlé de la tech.
18:24Pour moi, le vrai risque,
18:26il est quand même dans les niveaux stratosphériques
18:28de valorisation de la tech.
18:29J'adore la tech
18:30et je ne suis pas en train de sonner une alarme.
18:32Je dis juste,
18:33en ce moment,
18:34c'est un peu le cadet des soucis
18:35de mon allocation.
18:36C'est vrai qu'on parle un petit peu moins
18:38des niveaux astronomiques,
18:39des valeurs de la tech.
18:40Bon, il y a quelques points de convergence
18:41quand même, Christian,
18:42avec ce que nous dit Félix.
18:43Alors bien sûr,
18:44la diversification,
18:45oui, c'est la tarte à la crème,
18:46mais ça marche.
18:47Alors pour être très très concret...
18:48Il est plus diversifié que vous,
18:49voilà.
18:50Oui, il est peut-être
18:51un petit peu plus diversifié.
18:52Moi, j'apporterais deux précisions.
18:54La première,
18:54c'est de ne pas investir
18:56plus de 10% sur une seule ligne.
18:59Si vous aviez hier du 10%
19:03sur Accor
19:04ou sur Air France,
19:06ça fait mal,
19:07ça pique à la fin de la journée.
19:08Donc un,
19:09pas plus de 10% sur une ligne,
19:10une vingtaine de lignes au total.
19:12Et puis,
19:13effectivement,
19:13là où je suis d'accord
19:14avec Félix,
19:16c'est la diversification en devise.
19:18Et ça,
19:18on n'en parle pas assez.
19:19On parle beaucoup
19:20de la diversification sectorielle,
19:21de la diversification géographique,
19:23même la diversification
19:24sur le type de support
19:25entre TF en investissement,
19:27titre en direct,
19:27etc.
19:27On ne parle pas assez
19:28de la diversification en devise.
19:30Et c'est vrai
19:30qu'avoir 5% investi
19:33en France-Suisse
19:34sur un indice,
19:35un MSCI
19:36Sud-sur-Lanne,
19:37par exemple,
19:38ça peut être intéressant.
19:39Et puis,
19:405% aussi sur la livre sterling
19:42qui est toujours au plus bas,
19:43qui finira un jour ou l'autre
19:44par remonter.
19:45Et c'est vrai
19:46qu'en plus de ça,
19:46la bourse Londres,
19:48donc il y a beaucoup,
19:49elle est très sensible
19:50aux matières premières.
19:51C'est plutôt une thématique
19:52qu'on aime bien aussi
19:53pour 2026.
19:54Voilà,
19:55je pense que la diversification
19:56est un élément clé.
19:57Conserver bien sûr
19:58une poche de liquidité
20:00parce que c'est un coussin
20:01et pour saisir
20:02des opportunités.
20:03Je sais que beaucoup de gérants
20:04ont considérablement réduit
20:05leur exposition aux Etats-Unis.
20:07Personnellement,
20:08on reste encore très exposé
20:09à hauteur de 35-40%
20:10sur les Etats-Unis,
20:11même si on a un tout petit peu réduit.
20:12On a bien vu hier
20:13les indices.
20:14Les Etats-Unis,
20:15c'est encore plus loin
20:15que l'Europe du Moyen-Orient.
20:17C'est géographique.
20:19Hier,
20:19le CAC 40 a dû terminer
20:2125 environ.
20:22Les Etats-Unis,
20:23vous le rappelez tout à l'heure,
20:24Guillaume,
20:24c'était flat.
20:26Donc,
20:27voilà,
20:28la diversification,
20:29ce n'est pas de la tarte à la crème.
20:31Alors,
20:31c'est de la tarte à la crème
20:32qui fonctionne vraiment.
20:33Personne n'a encore trouvé mieux
20:35que pour voir,
20:36pour réduire les risques
20:37et augmenter le retour
20:40sur investissement
20:41d'un portefeuille
20:43dans la durée.
20:43Puisque vous parlez des devises,
20:44vous avez vu que hier,
20:45le dollar a été recherché
20:47au détriment de grandes valeurs,
20:49de grandes devises
20:50comme l'euro,
20:50comme la Libre Australia.
20:52C'est une bonne raison,
20:53vous avez entièrement raison.
20:54Le Yen japonais aussi,
20:55voilà.
20:55Une bonne raison.
20:56Mieux vaut investir
20:58en actions américaines
20:59avec un euro
21:00à 1,16 dollar
21:01qu'avec un euro
21:04et un dollar
21:05quasiment à parité.
21:06Donc,
21:06c'est une...
21:07Là aussi,
21:08vous pouvez éventuellement
21:09jouer un petit rebond
21:11à terme
21:13de l'euro,
21:14du dollar,
21:15même si les experts
21:17estiment,
21:17ça les experts
21:18en matière de taux de change
21:19c'est quand même
21:19très compliqué,
21:20qu'autour de 1,15,
21:211,20,
21:22on est à peu près
21:23à une parité,
21:24on peut être à peu près
21:25à une parité d'équilibre.
21:26D'un mot,
21:27puisque Félix en parlait
21:28pour conclure,
21:29Christian,
21:29sur la tech là aussi,
21:31je mets l'expression de Félix,
21:32c'est le cadet de mes soucis.
21:33Oui,
21:34c'est un peu le cadet des soucis
21:35de tout le monde
21:35depuis quelques jours seulement.
21:38C'est pas le cadet des soucis
21:39lorsque vous regardez
21:40les portefeuilles,
21:41la tech c'est facilement
21:4210 à 15% des portefeuilles,
21:43donc c'est un vrai sujet.
21:45La tech c'est un vrai sujet
21:47et se retirer,
21:49alléger un tout petit peu
21:50la tech,
21:50pourquoi pas,
21:52se retirer non,
21:53parce que je veux dire
21:54la transition numérique
21:56va se poursuivre,
21:58la révolution de l'IA
22:00elle est là,
22:01même si on est quand même
22:04en plein brouillard
22:04parce qu'on a du mal
22:05à identifier véritablement
22:06quels seront les gagnants
22:07et les perdants.
22:07Dans la bonne stratégie
22:08en matière de tech américaine,
22:10peut-être un tout petit peu
22:10de réduire la volume
22:11mais surtout on joue les indices
22:12parce que de vous à moi
22:14qui sera franchement
22:15le gagnant dans 5 ou 10 ans,
22:16personne n'en sait rien.
22:17Par contre,
22:18que la tech va sur le long terme
22:20continuer à progresser,
22:22en tout cas au revenu,
22:22nous on y croit.
22:23Bien,
22:24voilà pour quelques pistes
22:25d'investissement,
22:25j'espère qu'on a pu vous aiguiller,
22:27vous qui nous écoutez,
22:27qui nous regardez en direct
22:28ou en podcast évidemment
22:29sur la conduite à tenir
22:32dans la tempête.
22:33Merci messieurs Félix Barron,
22:34merci Félix,
22:35à très vite avec plaisir,
22:36fondateur du club
22:37des investisseurs indépendants.
22:38Christian,
22:39vous revenez dans 10 minutes,
22:40à peine,
22:41on parlera du PEA,
22:42voilà.
22:43Avec plaisir,
22:43les enveloppes fiscales.
22:44Les enveloppes fiscales,
22:45voilà,
22:45qui malheureusement
22:46ont subi les affres
22:48du budget de la sécurité sociale,
22:49notamment.
22:49On parle de ça dans 10 minutes.
22:50A tout de suite,
22:51il est 11h24
22:51sur BFM Business.
22:55Tout pour investir,
22:57arbitrage.
23:00L'arbitrage,
23:01on est en ligne
23:02avec Gilles Santacreux,
23:03trader algorithmique,
23:04administrateur du site
23:05boursicoté.com.
23:06Bonjour Gilles,
23:07merci d'être avec nous
23:08sur BFM Business.
23:09On s'intéresse évidemment,
23:11on continue à regarder le pétrole,
23:12on va voir ce que fait le pétrole.
23:13On le disait déjà hier,
23:14on avait progressé
23:15de l'ordre de 7%
23:17et malheureusement,
23:18ce matin encore,
23:19on voit le prix du pétrole
23:20qui s'envole,
23:21qui est bien tanké désormais,
23:22entre 81 et 82 dollars
23:24sur le plan graphique.
23:25Qu'est-ce que ça nous dit,
23:26Gilles, finalement ?
23:28Alors,
23:28j'entendais aux intervenants
23:30parler des possibilités
23:32de couverture.
23:33Alors,
23:33c'est vrai que lorsque l'on veut
23:34couvrir un portefeuille,
23:35il y a deux choses
23:35qui sont importantes.
23:36C'est avoir une couverture
23:37un peu tout terrain.
23:38Moi, par exemple,
23:39j'utilise pas mal
23:40des produits comme le VIX
23:41et ensuite,
23:42lorsqu'une phase de crise
23:44est en train de se produire,
23:47identifier un petit peu le risque.
23:48Le risque, en fait,
23:49nous amène au fait
23:50que si la crise continue,
23:53le prix du pétrole
23:54risque de continuer à monter.
23:56Donc,
23:57c'est effectivement l'actif
23:58qui est assez intéressant
23:59à jouer actuellement
24:00puisque plutôt que de vendre
24:02en panique,
24:03effectivement,
24:03des titres que l'on a
24:04en portefeuille
24:05et qui,
24:05vu que l'on était
24:06sur des mouvements
24:08de record historique,
24:10normalement sont en plus-value,
24:11plutôt que de tout vendre,
24:12le plus intéressant,
24:13c'est peut-être
24:13de couvrir son portefeuille
24:14pour essayer justement
24:15d'absorber
24:16un petit peu
24:17cette phase de marché
24:17qui,
24:18pour l'instant,
24:18vu ce que l'on voit
24:19sur les marchés,
24:21serait temporaire.
24:22On n'a pas vraiment
24:22une vraie corrélation de crise
24:24et donc,
24:24par rapport au pétrole,
24:26on a effectivement
24:26cassé des zones.
24:27Alors,
24:28si on parle du Brent,
24:31on a des mouvements
24:33de résistance
24:34et de support
24:34qui ont été cassés.
24:36On est venu tester
24:37la zone des 82 dollars.
24:39Ensuite,
24:39on est redescendu
24:41sur 77,50
24:43et ce matin,
24:44on remonte.
24:45Donc,
24:45on voit bien
24:45que c'est sur cet actif
24:46que l'on a le plus
24:47de volatilité
24:47si on veut jouer
24:48la couverture.
24:49Vu la configuration
24:50que l'on a,
24:51on peut s'attendre
24:52à une poursuite
24:52de la hausse du pétrole.
24:54Alors,
24:54les objectifs
24:55sont assez difficiles
24:55à définir
24:56puisqu'on est dans
24:56des phases de volatilité
24:58qui sont nettement
24:58au-delà de la moyenne
24:59et qui vont au-delà
25:00des constructions techniques.
25:02Mais globalement,
25:02c'est sur cet actif
25:03qu'il faut regarder
25:06pour essayer
25:06de couvrir son portefeuille.
25:08Et le fait
25:08de garder ses actions,
25:10par exemple,
25:13amortir les phases
25:14de drogone
25:14pour passer,
25:16je dirais,
25:17cet épisode
25:18du mieux possible.
25:19Oui,
25:20volatilité,
25:20effectivement,
25:21très forte
25:21parce qu'on a coutume
25:23de dire que le prix
25:23du pétrole,
25:24c'est ce qui est
25:24le plus dur
25:25à définir
25:25par définition
25:27et à estimer aussi
25:29parce qu'on évolue
25:30au gré des faits
25:30et gestes
25:31des petites déclarations.
25:32Donc,
25:32c'est très très dur
25:33forcément,
25:33Gilles,
25:34dans cette configuration.
25:36Tout à fait.
25:37Voilà où nous en sommes
25:38sur le pétrole.
25:3982,35 dollars
25:40pour le baril
25:41de Brent à l'heure actuelle.
25:42On dit un mot
25:43de l'indice CAC 40.
25:44Alors,
25:44on va voir un petit peu
25:46avec vous,
25:46Gilles,
25:46si on a cassé
25:47là aussi
25:47des seuils techniques
25:48puisqu'on rappelle
25:49on avait ouvert
25:49en baisse
25:50d'1,2%
25:51sur le CAC 40
25:52et puis on est en train
25:52de doubler les pertes
25:54malheureusement
25:54sur l'indice parisien.
25:56On va le voir
25:56dans un instant.
25:58Comment est-ce que
25:58vous regardez
25:58les niveaux actuels,
25:59Gilles,
26:00en ce qui vous concerne ?
26:01Alors,
26:02lorsque l'on était
26:02sur la clôture hier,
26:04je dirais qu'on avait
26:05préservé l'essentiel,
26:06c'est-à-dire
26:06qu'on était encore
26:06dans une construction technique
26:08qui pouvait valider
26:09une poursuite
26:10de mouvements haussiers.
26:11Là,
26:11avec l'ouverture,
26:12donc le deuxième gap
26:13que nous avons ce matin,
26:15le fort enfoncement,
26:16les volumes
26:16qui sont nettement
26:17supérieurs à la moyenne,
26:18on est sur des volumes
26:19qui sont environ
26:19deux fois supérieurs
26:21à une séance classique.
26:22Des niveaux
26:23qui ont été enfoncés,
26:24je parle notamment
26:25de la zone
26:25des 8 250 points
26:27qui était une zone majeure
26:28qui a longtemps été résistance
26:30avant de s'ouvrir
26:31à de nouveaux records
26:32sur le CAC 40
26:33qui a cassé
26:33assez brutalement.
26:35Là,
26:35on se rapproche
26:36d'une zone intermédiaire
26:37à 8 131 points.
26:39La zone...
26:40Pardon Gilles,
26:41je précise,
26:41on est à 8 147,
26:42on perd quasiment 3%.
26:448 147 à l'heure actuelle,
26:45je le précise
26:46pour nos auditeurs
26:46qui nous écoutent à la radio.
26:47Voilà.
26:48C'est ça.
26:49Donc,
26:49prochain objectif,
26:50la zone de support
26:51des 8 130 points.
26:52Et puis,
26:53l'objectif
26:53qui vraiment ferait basculer
26:55la dynamique,
26:56je dirais,
26:56un peu plus moyen terme,
26:58c'est une zone de support
26:59qui a souvent été testée
27:00entre 8 000 et 8 030 points.
27:02Là,
27:02si on venait
27:03à casser cette zone,
27:04je dirais,
27:05si la crise se poursuit,
27:06eh bien là,
27:07on aurait des signaux
27:08à porter vraiment
27:09plus moyen terme
27:10qui nous enverraient,
27:11je dirais,
27:11des progressions
27:12et des accélérations possibles.
27:14Donc,
27:14pour l'instant,
27:15on est effectivement
27:16sur une phase de retournement
27:17qui reste court terme,
27:18mais on pourrait,
27:20si la baisse continue,
27:21accélérer le mouvement.
27:23Voilà donc
27:23pour l'indice parisien
27:24qui,
27:25je vous le disais,
27:25avait ouvert en hausse
27:26en baisse de 1,2%
27:28et qui là,
27:28nettement,
27:28est en train d'accélérer la perte,
27:30mais on est un petit peu
27:30à l'avenir
27:31sur les principales places européennes
27:32en permettant près de 3%
27:34sur l'indice K40.
27:35Merci beaucoup, Gilles.
27:36Merci d'avoir été avec nous ce matin.
27:38Gilles Santacreux,
27:39trader algorithmique
27:40et administrateur
27:41du site
27:42boursicoté.com
27:44avec nous
27:44sur BFM Business.
27:46On se quitte
27:46deux petites minutes
27:47dans Tout pour investir
27:49et puis on revient
27:49dans un instant.
27:50Christian Fontaine
27:51sera avec nous.
27:51On reviendra en France
27:52pour parler du PEA,
27:54victime de la hausse
27:55de la CIG.
27:55On met un point d'interrogation,
27:57mais Christian nous en dira
27:57beaucoup plus.
27:58et puis de quoi est-ce
27:59qu'on va parler
28:00en termes de placement
28:00d'ici midi ?
28:02Du marché obligataire,
28:03ce qu'il y a de la rotation
28:04sur le marché obligataire
28:05comme on en voit
28:06sur le marché action.
28:07On appellera au passage
28:08qu'il se passe pas mal de choses
28:09sur le marché obligataire
28:10depuis hier soir aux Etats-Unis,
28:11mais pas que.
28:11En France,
28:12ça s'agit aussi pas mal ce matin.
28:13En Allemagne aussi,
28:14on parlera obligataire
28:15et puis on se dit
28:16un petit peu plus léger.
28:17Pour terminer,
28:17on parlera d'art moderne
28:19vietnamien.
28:20Ça sera aux alentours
28:21de 11h45.
28:22On revient dans deux minutes.
28:24On est ensemble
28:24jusqu'à midi
28:33Allez, 11h31,
28:33on est de retour
28:34dans Tout pour investir
28:35sur BFM Business.
28:36Je vous rappelle
28:37la situation sur les marchés.
28:38Le CAC 40
28:38qui est en train
28:39de s'enfoncer sérieusement.
28:40Là, ça y est,
28:41on perd plus de 3%
28:42sur le CAC 40,
28:438 1140 points.
28:45On est en train
28:45d'accélérer les pertes
28:46après avoir perdu
28:47plus de 2% hier.
28:48On avait ouvert en baisse
28:49de 1,2% ce matin
28:51sur l'indice parisien
28:52à 9h.
28:52Et puis là,
28:53les pertes s'accélèrent.
28:543% de baisse,
28:558 139 points.
28:57On est un petit peu
28:57dans les mêmes proportions
28:58en termes de baisse
28:59sur les autres
29:00grandes places européennes
29:01que ce soit
29:02du côté de Londres
29:02ou encore de Francfort.
29:05Mais nous,
29:06on va revenir
29:06à 11h32
29:07avec Christian Fontaine
29:08qui est revenu.
29:08Rebonjour Christian,
29:09directeur de la redaction
29:10du revenu.
29:11On va revenir
29:12à nos moutons,
29:12à nos affaires franco-françaises
29:14et on va parler ce matin,
29:15vous vouliez parler
29:16du PEA.
29:19Victime
29:19de la hausse
29:20de la CSG.
29:22Mettez un point d'interrogation
29:23ou pas
29:24quand vous dites ça ?
29:25Oui ?
29:26Vous êtes affirmatif ?
29:26Je ne mets pas
29:27de points d'interrogation.
29:29Par contre,
29:30il ne faut pas
29:30en conclure
29:31pour autant
29:32que le PEA
29:33n'a plus aucun intérêt
29:34et qu'il faut arbitrer
29:35en faveur
29:35d'une autre enveloppe fiscale.
29:37Il faut prendre
29:37un petit peu de hauteur.
29:38Investir en bourse,
29:40la bourse vous aimez beaucoup
29:41sur BFM Business,
29:42le revenu aussi
29:42on aime beaucoup,
29:43c'est le placement
29:44le plus rentable
29:45sur le long terme,
29:46c'est un lieu commun
29:46mais ils ne sont pas tous
29:47une idée reçue
29:48mais elles ne sont pas
29:49toutes fautes.
29:50Par contre,
29:51fausse,
29:53gagner de l'argent
29:54en bourse
29:54c'est bien,
29:56éviter d'en donner
29:57la moitié
29:57voire plus
29:58à l'administration
29:59fiscale
30:00sous la forme
30:00de prélèvement
30:00c'est encore mieux
30:02et comme on est en France,
30:03il y a tout investisseur
30:04en bourse
30:04qui doit se poser
30:05la question
30:05de la fiscalité,
30:06c'est-à-dire de la sortie.
30:07Lorsqu'il va vendre
30:08ses titres
30:08ou lorsqu'il va encaisser
30:09ses dividendes,
30:10quelle sera la fiscalité ?
30:11Et en France,
30:12on a
30:13différentes enveloppes fiscales.
30:14C'est une complexité inouïe,
30:15il y a plein de pays
30:16dans le monde
30:16où c'est très simple,
30:17tout le monde investit
30:17à travers un compte-tit ordinaire.
30:19Nous, en France,
30:19on fait des choses beaucoup,
30:20c'est beaucoup plus compliqué.
30:21On a 36 000 enveloppes fiscales.
30:23C'est de l'assurance-vie
30:24au compte-tit ordinaire
30:25en passant par
30:26le plan d'épargne en actions,
30:27le plan d'épargne retraite,
30:28le plan d'épargne entreprise,
30:29etc.
30:29Je vous en passe.
30:30La meilleure enveloppe fiscale,
30:32c'est ça qu'il faut retenir
30:33pour investir en bourse,
30:35ça demeure,
30:36même après la hausse
30:38de 1,4 point
30:40des prélèvements sociaux
30:41dont est victime le PEA,
30:43la meilleure enveloppe fiscale
30:44pour investir en bourse
30:46demeure le PEA.
30:47Et ça, je pense qu'il faut vraiment...
30:50C'est vrai que l'assurance-vie
30:51n'a pas été pénalisée,
30:53n'est pas concernée
30:54par cette hausse
30:55des prélèvements sociaux.
30:56C'est très bien
30:57d'avoir un contrat d'assurance-vie,
30:58mais il faut aussi avoir un PEA
31:00pour plusieurs raisons,
31:01notamment des raisons fiscales.
31:03Alors, je rappelle juste
31:03que la SIG,
31:05parce que c'est de ça qu'on parle notamment,
31:06est relevé à 10,6%, Christian.
31:08Voilà ce qui s'est passé
31:09à l'issue du vote
31:09du budget de la sécurité sociale.
31:10L'ensemble des prélèvements sociaux
31:11passe de 17,2 à 18,6.
31:14Exactement.
31:14Entièrement, vous avez raison de le préciser.
31:17Donc, pourquoi rester, je dirais,
31:19fidèle au plan d'épargne en action
31:21malgré cette hausse
31:23de la ponction fiscale ?
31:24D'abord, parce que
31:25le principal concurrent du PEA,
31:27c'est le compte-tit ordinaire
31:28et les prélèvements sociaux
31:29ont également augmenté
31:30sur le compte-tit ordinaire.
31:32Et donc, le différentiel d'imposition
31:34reste en faveur du PEA
31:36d'un côté, donc 18,6%,
31:38de l'autre, 31,4%.
31:38Non, il n'y a pas photo.
31:39Ça, c'est sur les prélèvements
31:42après 5 ans de détention.
31:44Ensuite, il y a une autre différence fondamentale
31:46avec le compte-tit ordinaire,
31:47c'est qu'à chaque fois
31:49que vous encaissez un euro de gain
31:50sur un compte-tit ordinaire,
31:51vous passez par la case
31:52impôts et prélèvements sociaux.
31:53À chaque fois, un euro de dividende,
31:55ding, ding, ding,
31:57les organismes sociaux
32:00prélèvent leurs dus.
32:01Et la même chose
32:01pour l'administration fiscale.
32:03Alors qu'avec un PEA,
32:07vous pouvez arbitrer
32:08sans passer par la case impôts
32:10et vous ne passez par la case impôts
32:11qu'au moment où vous effectuez un retrait,
32:13c'est un moment où vous voulez profiter
32:15de vos gains.
32:16Et ça, c'est essentiel
32:17parce qu'il y a ce différentiel
32:19de taux d'imposition,
32:19mais la vraie différence,
32:21c'est qu'en fait,
32:22vous profitez de ce report d'imposition
32:24qui peut durer des décennies.
32:26Et pendant ces décennies,
32:27l'argent que vous devez
32:28aux organismes sociaux
32:31restent investis en bourse
32:32et continuent à faire des petits
32:34qui tombent dans votre besace.
32:35En fait, vous ne choisissez pas.
32:36Avec le PEA,
32:37vous ne pouvez pas choisir
32:38le montant de votre imposition.
32:39Ça, c'est pour les gains réalisés
32:41depuis le 1er janvier 2018.
32:42C'est 18,6 pour tout le monde.
32:44Mais vous choisissez la date
32:45à laquelle vous les payez.
32:46Et c'est loin d'être négligeable.
32:50Sur le plan fiscal,
32:51il n'y a qu'un défaut du PEA,
32:53c'est qu'en cas de décès,
32:56en fait, les prélèvements sociaux
32:57sous-jacents sont dus.
32:59Un peu compliqué,
33:00mais en fait, en gros,
33:00le compte-titre ordinaire
33:01est plus intéressant.
33:02Et donc, c'est vrai
33:02que passé 70-75 ans,
33:04on peut s'interroger
33:06sur l'opportunité
33:10de fermer son PEA
33:11et de transférer
33:13et d'investir en bourse
33:14via un compte-titre ordinaire.
33:15Mais en tout cas,
33:16oui, effectivement,
33:17le PEA est une victime
33:18de la hausse des prélèvements sociaux.
33:19Non, il faut conserver son PEA.
33:21On rappelle,
33:21il y a 7,3.
33:22Fin 2025,
33:23on comptait 7,3 millions
33:25de détenteurs de PEA
33:26en France.
33:26Voilà, il y en a énormément,
33:28il y en a beaucoup.
33:29Qui a dit que les Français
33:30délaissaient la bourse ?
33:31Tous.
33:32Alors, les Français
33:33ne se sont jamais
33:34autant intéressés
33:35à la bourse
33:36qu'aujourd'hui,
33:37notamment les plus jeunes.
33:38Ils sont des millions,
33:39d'après les statistiques
33:40de l'AMF,
33:41à être venus,
33:41plus d'un million cinq,
33:42à être venus
33:43à la bourse
33:44au moment du Covid.
33:46Et ils restent encore
33:48investis sur les marchés financiers,
33:49notamment grâce
33:50à de nouvelles offres
33:52proposées par des brokers français
33:54puis des e-brokers étrangers.
33:56Je pense qu'il faut,
33:58si vous me permettez,
33:59de faire un petit zoom
34:00sur quelques idées reçues.
34:01On pense,
34:02beaucoup de Français
34:02n'ont pas de PEA,
34:03il y en a encore plus
34:04qui ont des comptes-titres
34:04que de PEA
34:06parce qu'ils ont peur
34:06que leur argent soit bloqué.
34:07C'est faux.
34:08Leur argent reste disponible.
34:09Simplement,
34:10si vous récupérez votre argent
34:11avant cinq ans de détention,
34:14vous payez les 31,4%
34:16de prélèvements
34:17et pas uniquement
34:18les prélèvements sociaux.
34:19Ça, c'est la première idée reçue.
34:20La deuxième idée reçue,
34:21c'est qu'on peut y investir
34:22qu'en actions européennes.
34:23Alors déjà,
34:24les actions européennes,
34:24c'est quand même
34:27un vaste champ
34:28et déjà des milliers
34:29de supports
34:30d'investissement possibles,
34:31titres en direct,
34:31ETF, fonds d'investissement.
34:32Vous savez déjà quoi faire.
34:33Mais ensuite,
34:34après ça,
34:34il y a même des techniques
34:35un peu sophistiquées
34:36de swap de performance
34:37qui fait que vous pouvez
34:38quand même investir,
34:39vous exposer en tout cas
34:40au marché émergent
34:40et au marché américain,
34:41voire au marché asiatique
34:43depuis votre PEA.
34:44Et ensuite,
34:45dernier argument,
34:45on dit que le PEA,
34:46c'est les versements
34:47sont plafonnés.
34:48Oui,
34:48ils sont quand même versés,
34:49ils sont quand même plafonnés
34:50à 150 000 euros
34:51par contribuable.
34:54Donc c'est pour un couple
34:55avec monsieur et madame
34:56ou deux conjoints,
34:58ça fait quand même
34:58deux fois 150 000.
34:59Si vous ajoutez un PEA,
35:00PME,
35:01c'est en fait deux fois 225 000.
35:02Et attention,
35:03c'est le montant des versements.
35:04Il y a des PEA
35:05qui dépassent largement
35:06500 000 euros.
35:06Il y a des PEA
35:07qui dépassent même
35:07un million d'euros.
35:08Donc c'est vraiment
35:10un super outil.
35:13J'aurais tendance à dire
35:14un,
35:15intéressez-vous
35:15à la fiscalité
35:16de vos placements
35:17parce que...
35:18Et deux,
35:19ne laissez pas tomber
35:20le PEA.
35:21Est-ce que ce n'est pas
35:22l'occasion
35:22de regarder
35:23ces changements
35:23de fiscalité,
35:24de regarder un petit peu
35:25les frais,
35:25éventuellement transférer
35:26son PEA
35:27vers un établissement
35:28moins cher ?
35:29Est-ce que ça se regarde
35:30dans les temps ?
35:30C'est toujours
35:33effectivement l'occasion
35:34sur la performance
35:36des placements
35:37à long terme.
35:38Les frais,
35:38c'est un élément clé.
35:40et donc de s'interroger,
35:43de profiter de cette actue
35:46fiscale pour s'interroger
35:48sur les frais de courtage,
35:49oui,
35:50si vous payez plus de 0,1
35:51ou 0,2%
35:52sur chaque transaction,
35:55oui, bien sûr,
35:56il ne faut pas hésiter
35:56à changer d'établissement,
35:57il faut regarder.
35:58Si vous payez
35:59des droits de garde,
36:00oui,
36:00tous les établissements
36:01qui sont uniquement en ligne
36:02ne payent pas,
36:03vous ne payez pas
36:03de droits de garde.
36:06Et donc,
36:06ça sont des points,
36:07bien sûr,
36:08la performance,
36:08les frais,
36:09c'est l'un des éléments clés
36:10de la performance
36:10à long terme.
36:11Oui,
36:12mettez à plat
36:13votre PEA,
36:15conservez-le bien précieusement,
36:17mais vous pouvez effectivement
36:18vous intéresser,
36:19voire le transférer
36:20dans un établissement
36:21qui est plus compétitif
36:22avec une plateforme aussi
36:22de passage d'ordre,
36:24je dirais,
36:25plus fluide
36:27et plus moderne
36:30et ça avec des tarifs
36:32très compétitifs.
36:34Lorsqu'on dit
36:340,4,
36:37il y a beaucoup de Français
36:38qui payent 0,4,
36:390,5% de transactions
36:40et ils disent
36:400,4, 0,5
36:41c'est rien.
36:42Sauf que si vous faites
36:43un arbitrage
36:43ou vendez vos titres
36:45et ensuite vous rachetez
36:45sur une autre ligne
36:46donc vous ne payez pas 0,4,
36:48vous payez 0,4 à la vente
36:49et vous payez 0,4 à l'achat,
36:50ça fait 0,8.
36:510,8 ça commence à faire.
36:520,8 ça fait quoi ?
36:53Ça fait 10%
36:54de la performance
36:54à long terme
36:57des actions
36:58sur le long terme.
36:59Donc en deux opérations,
37:00vendu, acheté,
37:01vous allez manger
37:0310% de votre
37:04potentiellement
37:05de votre performance
37:06annuelle.
37:07C'est énorme,
37:08énorme, énorme, énorme.
37:09Donc les frais,
37:10vous pouvez très bien
37:12payer sur vos
37:14transactions
37:14que vous réalisez,
37:15les achats et la vente
37:16au sein d'un PEA
37:17autour de 0,1,
37:180,15, 0,2
37:19voire même
37:20dans un certain nombre
37:21de cas
37:21beaucoup moins.
37:22Oui,
37:23il faut s'intéresser
37:25aux frais de transaction.
37:26Oui,
37:26il faut s'intéresser
37:28aux droits de garde
37:30et autres frais de gestion
37:31sur votre PEA.
37:32C'est l'occasion
37:32de se repencher
37:33sur la question.
37:34Voilà pour notre PEA.
37:36Merci beaucoup Christian
37:37d'avoir été avec nous
37:38aujourd'hui.
37:39Christian Fontaine,
37:40directeur de la rédaction
37:41du magazine Le Revenu
37:43qu'on retrouve bien sûr
37:44très vite sur BFM.
37:45Merci beaucoup Christian.
37:45Merci beaucoup.
37:46Avec plaisir sur BFM Business.
37:47Il est 11h40.
37:52Tout pour investir.
37:53Le placement à suivre.
37:55Allez,
37:56on parlait beaucoup
37:56des actions.
37:57On va parler de l'obligataire
37:57un petit peu.
37:58Thomas Judici
37:59est avec nous.
37:59Bonjour Thomas.
38:00Soyez le bienvenu,
38:01directeur de la gestion
38:02obligataire
38:02chez Oris Gestion.
38:03Juste avant de parler,
38:04parce qu'on va poser
38:05la question de savoir
38:06s'il y a de la rotation
38:06sectorale sur l'obligataire,
38:08c'est quand même passé des choses
38:09sur l'obligataire
38:10ces dernières heures.
38:10On l'a vu hier notamment,
38:12le 10 ans américain
38:12qui a repassé les 4%.
38:14Et puis ce matin,
38:15ça s'agit un petit peu,
38:16on va peut-être voir
38:16les courbes dans un instant.
38:17Le 10 ans français
38:18qui a été terminé
38:19à 3,29 aujourd'hui,
38:20qui est à 3,39 aujourd'hui,
38:22ça s'emballe également
38:22sur le 10 ans allemand.
38:25Bon,
38:25c'est un petit peu inévitable
38:26dans ce genre de situation
38:28forcément, Thomas.
38:29Finalement,
38:29ce qui se passe
38:29sur le marché obligataire
38:30actuellement,
38:31c'est ce qu'on observe
38:32depuis 2-3 ans,
38:32c'est que la volatilité
38:33vient surtout des taux.
38:34Ce qu'on observe
38:35depuis 2 jours,
38:36c'est une très forte remontée
38:37des taux d'intérêt
38:37alors qu'il y avait beaucoup baissé
38:38depuis le début de l'année.
38:40Et en fait,
38:40toute la volatilité
38:41actuellement des marchés
38:42vient plutôt de là.
38:43Sur les spreads de crédit,
38:44naturellement,
38:45ça s'écarte un petit peu,
38:46les risques augmentent,
38:47mais c'est de façon
38:48assez contenue,
38:49c'est-à-dire que
38:49sur l'investment grade,
38:50sur les émetteurs
38:51les mieux notés,
38:52on est à 5 bips
38:53d'écartement sur 2 jours,
38:54ce qui est quand même
38:55relativement assez faible.
38:56Sur le crédit,
38:57c'est encore relativement contenu,
38:58un petit peu plus de pression
38:59sur les taux
39:00qui rattrape
39:01ce qu'on a connu
39:02sur les 2-3 dernières semaines.
39:05Alors justement,
39:06puisqu'on le disait,
39:07il y a effectivement
39:07depuis le début de l'année,
39:08grosse rotation sectorielle
39:09sur les marchés actions.
39:12On a vu les secteurs défensifs
39:13revenir un petit peu
39:14au premier plan,
39:15certains actifs aussi,
39:16et une baisse du secteur
39:17des softwares.
39:18Est-ce qu'on observe
39:18la même dynamique
39:19sur le marché obligataire
39:20aujourd'hui, Thomas, finalement ?
39:21Alors, la notion
39:22de rotation sectorielle
39:23sur l'obligataire
39:24est quand même
39:24beaucoup moins prénante
39:26que sur les actions,
39:27parce qu'en fait,
39:27la logique d'achat
39:28n'est pas du tout la même.
39:29Sur une action,
39:30on achète la rentabilité future,
39:32alors que sur l'obligataire,
39:34on achète de la solvabilité.
39:35Et finalement,
39:36entre le portage
39:37et la maturité,
39:38on est quand même
39:38beaucoup plus protégé
39:39que sur les actions.
39:40C'est aussi une classe d'actifs
39:41qui est un tout petit peu
39:42moins liquide,
39:43et donc les mouvements
39:44mettent un petit peu plus de temps
39:44à se mettre en place.
39:45Donc, globalement,
39:47on n'observe pas trop
39:47de rotation sectorielle
39:49sur le marché obligataire.
39:49Il y a toujours des secteurs
39:50qui offrent un petit peu
39:51plus de primes,
39:52comme les autos,
39:53l'immobilier ou les banques.
39:55Par contre,
39:55c'est vrai que néanmoins,
39:56depuis le début de l'année,
39:57sur certains émetteurs,
39:58notamment liés au software
39:59et à tout ce qu'on entend
39:59sur la thématique IA
40:01et un petit peu la disruption
40:03sont un tout petit peu
40:04sous pression,
40:04alors avec des conséquences
40:06plus ou moins importantes
40:06naturellement
40:07en fonction des émetteurs.
40:08Et alors,
40:08comment ça s'explique
40:09tout ça exactement ?
40:10Alors,
40:11quand on regarde
40:12sur des émetteurs
40:12plutôt bien notés,
40:14l'écartement des marges
40:15de crédit qu'on peut avoir
40:16est sans commune mesure
40:17avec ce qu'on a sur les actions.
40:18Si on prend un exemple
40:19assez simple,
40:20comme Capgemini,
40:21depuis le début de l'année
40:21sur les actions,
40:22c'est moins 25%.
40:23Sur l'obligataire,
40:24c'est 15-20 bips d'écartement.
40:26Quand on sait
40:27que dans le même temps,
40:27les taux ont plutôt
40:28une tendance à baisser,
40:29ça fait des obligations
40:30qui font zéro
40:30depuis le début de l'année.
40:31Donc en fait,
40:32la solidité de l'émetteur
40:33sur un horizon
40:34relativement moyen terme,
40:355 ans,
40:35n'est pas forcément
40:36remise en question.
40:38Donc oui,
40:38il y a une sous-performance
40:39par rapport au reste de la cote,
40:41mais ce n'est pas du tout
40:42ce qu'on observe
40:43sur les marchés actions.
40:45Sur le high yield,
40:46c'est un petit peu plus marqué,
40:47forcément,
40:47on est sur des sociétés
40:48qui ont des bilans
40:49un petit peu plus fragiles.
40:50On est sur du 7-8% de baisse,
40:52ce qui est quand même
40:53assez important.
40:54Par contre,
40:55ce qui est quand même
40:55intéressant de noter,
40:58parce que c'est un segment
40:59qui est relativement petit
41:00au sein de l'univers high yield.
41:01On parle de 3-4%
41:02sur le high yield euro.
41:04Donc finalement,
41:05c'est relativement circonscrit.
41:07Et des caractéristiques propres
41:08à chaque classe d'actifs,
41:11finalement,
41:11qui peuvent dans certains cas
41:13amortir un petit peu
41:14les conclusions.
41:15Vous me disiez,
41:16dispersion croissante
41:17des spreads depuis 2024.
41:18On est sorti apparemment
41:19de la face post-Covid
41:21aujourd'hui sur ce marché.
41:23Exactement.
41:24Comme je disais,
41:24sur l'obligataire,
41:25il y a très peu
41:26de rotation sectorielle.
41:27En fait,
41:27quand on a des années
41:28de très fort resserrement
41:29des spreads,
41:29tout le marché suit
41:30un petit peu dans le même sens.
41:31En fait,
41:31la compression se fait
41:32de façon assez homogène
41:33où les segments
41:34les plus risqués
41:35se rapprochent petit à petit
41:36des segments les moins risqués.
41:38C'est justement
41:38dans les phases de stress
41:39que la dispersion
41:41se remet un petit peu
41:42en place.
41:43Après,
41:43le crédit
41:44est depuis 2-3 ans
41:45une classe d'actifs
41:46relativement peu volatile.
41:48Donc,
41:48ça met un petit peu
41:48plus de temps
41:49à se matérialiser.
41:50Notamment,
41:51comme je disais,
41:51parce que c'est une classe d'actifs
41:52qui est un tout petit peu
41:53moins liquide.
41:54Et le temps que les gérants
41:55passent vraiment
41:55leurs opérations de vente
41:56quand ils voient
41:56les marchés décalés,
41:57ça peut prendre
41:58un petit peu plus de temps.
41:59Et alors,
41:59comment tout ça se traduit,
42:01se concrétise,
42:01se matérialise
42:02sur les marchés
42:03concrètement aujourd'hui ?
42:04Alors,
42:04qu'est-ce qu'on observe ?
42:06Pour le moment,
42:06comme je disais,
42:07c'est relativement contenu.
42:08Après,
42:09nous,
42:09on observe quand même
42:09quelques risques
42:10qu'il faut surveiller
42:11et qui paraissent
42:11quand même assez importants.
42:13Comme je disais,
42:14sur la classe d'actifs obligataire,
42:16le secteur du software,
42:17c'est 2-3%.
42:18Donc,
42:18même s'il va sûrement
42:19y avoir un petit peu
42:19de casse sur ces émetteurs,
42:21ça ne va pas se propager
42:22à l'ensemble
42:22du segment high yield.
42:24Par contre,
42:25c'est un peu plus intéressant
42:25de regarder ce qui se passe
42:26sur les loans.
42:27Donc,
42:27les loans,
42:27c'est l'équivalent
42:28de prêts sécurisés.
42:29Là,
42:30on est plutôt entre 10 et 15%
42:31en fonction des zones
42:32d'exposition
42:33au secteur software.
42:35Et sur le private credit,
42:36on est beaucoup plus haut,
42:37on est aux alentours
42:38de 20%.
42:39Et donc,
42:39voilà,
42:40là,
42:40forcément,
42:40il va y avoir
42:41de la casse.
42:42Il y a un fonds
42:43de Blackstone
42:44qui a annoncé
42:45qu'il y avait plus
42:45de 8% de retrait
42:46sur le premier trimestre.
42:48Donc,
42:49ce sont des actifs
42:50qui restent illiquides.
42:50Il va falloir surveiller
42:51un petit peu
42:52ce qui va se passer
42:53de ce côté-là.
42:56L'autre point
42:56qui paraît aussi important
42:58de surveiller,
42:58c'est les émissions
42:59assez importantes
42:59qu'il va y avoir
43:00sur les hyperscalers.
43:01Bien sûr.
43:02On parle quand même
43:03de montant de CAPEX
43:04de 600-700 milliards.
43:06Donc,
43:06forcément,
43:06ça va un petit peu
43:07peser sur le marché.
43:08Jusqu'à présent,
43:09c'est plutôt des émetteurs
43:10qui avaient tendance
43:11à se financer
43:12via les cash flows.
43:13Et donc,
43:13ils commencent petit à petit
43:15à venir sur le marché
43:17obligataire.
43:17Ils sont obligés
43:17de lâcher un petit peu
43:18de prime,
43:20j'ai envie de dire,
43:20pour attirer
43:21les investisseurs
43:22et donc pour permettre
43:25de placer facilement
43:26leurs dettes.
43:27Globalement,
43:27c'est des émetteurs
43:28qui sont très bien notés.
43:29Pour Google,
43:29on passe du double à plus.
43:31Pour Meta,
43:31c'est du double à moins.
43:32Donc,
43:32c'est quasiment
43:33la France.
43:34Ça reste quand même
43:35confortable.
43:36Donc,
43:36ces émetteurs
43:37peuvent se permettre
43:37de payer cette prime-là.
43:39En revanche,
43:40si ça se répercute
43:41sur le marché,
43:41ça peut devenir
43:42un petit peu plus important.
43:43Est-ce qu'il peut...
43:45Est-ce qu'il peut y avoir
43:45un risque pour le marché
43:46obligataire dans son ensemble
43:47pour vous à terme ?
43:49D'où peut venir
43:50le danger finalement ?
43:52Pour moi,
43:52il peut y avoir deux risques.
43:53Le premier,
43:54c'est un risque de contagion
43:55sur les secteurs
43:56qui sont plus risqués
43:57que le marché obligataire
43:58actuellement,
43:59les loans
43:59et le private credit
44:00où forcément,
44:00s'il commence à avoir
44:01de la casse,
44:02il va y avoir
44:03des retraits d'actifs
44:04et donc ça va à un moment
44:04se répercuter
44:05sur la classe d'actifs
44:06obligataires.
44:07Pour le moment,
44:08la différence de performance
44:09entre les actions
44:10et le marché obligataire
44:11est relativement peu corréée.
44:13Mais bon,
44:13si vous avez un Nasdaq
44:14qui fait moins 20%,
44:15forcément,
44:16le marché va aussi corriger
44:19parce que les investisseurs
44:20vont se repositionner
44:21notamment peut-être
44:22sur des actifs sans risque.
44:23Ce qu'il faut suivre aussi,
44:25c'est la capacité
44:26des investisseurs
44:27à absorber
44:28les émissions de dette
44:28des hyperscalers.
44:30Voilà,
44:31on attend,
44:32quand on regarde
44:32les émissions de dette
44:33sur 2023-2024,
44:35on était aux alentours
44:36de 20-40 milliards.
44:38L'année dernière,
44:38c'était 90 milliards.
44:40Cette année,
44:40ça sera probablement
44:41encore plus
44:41et donc forcément,
44:42il faut du cash
44:43pour pouvoir
44:44absorber ces émissions.
44:45Et donc,
44:46si les émetteurs
44:47qui veulent émettre
44:47la dette
44:48offrent une prime
44:49un petit peu supplémentaire
44:50pour les investisseurs,
44:51ça va se répercuter
44:52à l'ensemble du marché
44:53et donc ça va faire
44:53un petit peu
44:54augmenter les spreaders.
44:54Avec une forte demande,
44:55vous disiez,
44:56du côté des acteurs
44:57de la tech,
44:57dans le cadre de développement
44:58de l'IA,
44:59effectivement,
44:59c'est un vrai sujet
45:00pour cette année.
45:01Voilà donc sur ce focus
45:02sur le marché obligataire.
45:03Merci beaucoup Thomas
45:04d'être passé nous voir.
45:05Thomas Giudici,
45:06directeur de la gestion
45:06obligataire chez
45:08Oris.
45:08Gestion avec nous
45:09ce mardi
45:11sur BFM Business.
45:12Merci beaucoup Thomas,
45:13très vite,
45:13avec plaisir.
45:14Je vous fais écouter
45:14François Villeroy de Gallo
45:16qui s'est exprimé ce matin.
45:17Alors,
45:17vous savez évidemment
45:18que face au risque
45:19de reprise
45:20de tensions inflationnistes,
45:22la question se pose
45:23d'ores et déjà
45:23quelle peut être
45:24la riposte éventuelle
45:25des banques centrales.
45:26Lui, il a dit ce matin,
45:27il n'est pas du tout question
45:29à ce stade
45:29d'une riposte
45:30ou d'une réponse
45:31des banques centrales.
45:32Écoutez le gouverneur
45:33de la Banque de France
45:33ce matin.
45:35L'économie française
45:36aborde ces tensions
45:37avec certains éléments
45:39favorables.
45:40Une inflation basse,
45:42une croissance
45:43relativement résiliente
45:44et un secteur financier
45:47solide
45:48avec une exposition limitée
45:50sur le Moyen-Orient.
45:51Ce serait une erreur
45:53que de prévoir
45:54aujourd'hui
45:55dans la précipitation
45:56un mouvement éventuel
45:58sur les taux d'intérêt.
46:01Je rappelle
46:02que nous ne décidons pas
46:04seulement
46:04au vu des prix
46:06instantanés
46:06de l'énergie.
46:08Voilà,
46:08François Villeroy
46:09de Gallo.
46:10Pour l'instant,
46:11pas de décision précipitée
46:12à tente du côté
46:13de la Banque centrale
46:14européenne.
46:15Je vous redonne
46:15le CAC 40
46:16qui continue de s'enfoncer.
46:17Ça y est,
46:17on est bien installé
46:18au-dessus des 3%
46:20de baisse
46:20sur l'indice parisien.
46:213,18% en ce moment
46:23de baisse
46:24pour l'indice parisien.
46:25Après,
46:26seulement prêt,
46:27à peine 3 heures
46:28de cotation.
46:2911h49
46:29sur BFM Business.
46:33Tout pour investir
46:34le coffre-fort.
46:36Allez,
46:37le coffre-fort,
46:37on a quelques minutes
46:38pour parler
46:38d'art moderne vietnamien.
46:40C'est notre dernier sujet.
46:41On est heureux
46:41d'accueillir
46:42Charlotte Agutre-Régnier.
46:43Bonjour,
46:43Charlotte Agutre-Régnier.
46:44Merci beaucoup
46:44d'être avec nous,
46:45expert art moderne vietnamien,
46:47présidente de l'association
46:48des artistes d'Asie
46:49à Paris.
46:51L'art moderne vietnamien.
46:53Piste d'investissement,
46:54réellement,
46:56peut-être il y a
46:575 ou 6 ans.
46:58Aujourd'hui,
46:59le marché se tasse
47:00un petit peu.
47:01On a découvert
47:02en 2014
47:03une école
47:04sur laquelle
47:05personne ne s'occupait.
47:07Les tableaux
47:08étaient perdus
47:08dans des ventes
47:09avec 300 autres artistes
47:10et l'art moderne
47:11mélangé,
47:12des artistes
47:13du monde entier.
47:14Un jour,
47:15j'ai eu un tableau
47:15à vendre.
47:16Je me suis rendu compte
47:17que certains acheteurs
47:18étaient intéressés
47:19par ces artistes.
47:19on voit quelques-unes
47:20de ces oeuvres à l'image.
47:21Voilà,
47:21exactement.
47:23Les faux,
47:24maïtou,
47:25vu qu'à Odam,
47:25je me suis dit
47:26de quoi s'agit-il ?
47:27Il va falloir documenter.
47:29J'ai fait beaucoup
47:30de vidéos,
47:32un livre
47:32sur l'art moderne
47:33en Indochine,
47:34etc.
47:35Et petit à petit,
47:36les acheteurs
47:36se sont mobilisés,
47:39se sont rendus compte
47:40à quel point
47:40c'était important
47:41et les prix
47:42ont augmenté énormément.
47:43Il faut dire un mot
47:44de la première promotion
47:45de cette école
47:46des beaux-arts
47:46de l'Indochine
47:46qui vient de célébrer
47:47ses 100 ans,
47:48mine de rien,
47:49100 ans d'existence.
47:50Exactement.
47:51Donc, le Vietnam,
47:51ce sont beaucoup
47:53les acheteurs vietnamiens
47:53qui achètent aujourd'hui
47:54ces oeuvres
47:55et le Vietnam
47:56a célébré
47:57l'an dernier
47:58la première promotion
47:59qui est rentrée
48:01en classe
48:01en 1925
48:03et donc beaucoup
48:04de célébrations
48:06ont eu lieu,
48:06etc.
48:07Au Vietnam
48:07comme à Paris,
48:08une exposition
48:08a été organisée
48:09au Musée Sernucci
48:10à Paris,
48:11une très belle exposition
48:12a été organisée
48:12à Singapour.
48:14Et je regardais encore
48:15les résultats tout à l'heure.
48:16En 2015 ou 2016,
48:18quelqu'un m'a donné
48:19une toile de l'effaut
48:19pour parler à un peu
48:20de chiffres
48:20qui faisaient 100
48:21par 73 centimètres
48:22à 15 000 euros
48:24aucun acheteur.
48:25Donc, je l'ai rendu
48:25à son vendeur.
48:27En 2020,
48:27je l'ai appelé.
48:28Je lui ai dit
48:28écoutez,
48:29je pense qu'il faudrait
48:29qu'on réessaye
48:30parce que j'ai l'impression
48:31que ça bouge.
48:32Ça bouge.
48:32Donc, il faudrait peut-être
48:33réessayer de vendre
48:34votre tableau.
48:34On l'a passé en vente.
48:35On l'a vendu
48:3583 000 euros.
48:37Donc, 83 000 euros
48:38quatre ans plus tard
48:39et on a vendu
48:40la semaine dernière
48:40une oeuvre plus grande
48:42qui faisait 144
48:43par 144 centimètres.
48:45Donc, les très grands formats
48:46sont rarissimes
48:47et celle-ci a été
48:48adjugée 600 000 euros.
48:49Donc, les prix
48:50sont quand même
48:50importants.
48:51Les prix sont quand même
48:52importants.
48:52Il y a trois grands noms
48:53que je vais vous laisser citer
48:54d'artistes
48:55qu'on met à l'honneur
48:56à l'occasion de ce projet.
48:57Sachant que mon accent
48:57vietnamien n'est pas parfait
48:58non plus
48:59mais l'effaut
48:59ma et tout
49:00vu qu'à Odam
49:01ce sont les trois peintres
49:02qui ont décidé
49:03de venir vivre en France
49:04dans les années 30
49:05et puis ils ont été bloqués
49:06ils n'ont pas pu repartir
49:07au Vietnam
49:08et donc leur oeuvre
49:09est très connue en France
49:10puisqu'ils ont produit
49:12en France
49:12ils ont laissé
49:13beaucoup de témoignages
49:13d'ici.
49:14Il y aura une vente
49:15peintre d'Asie
49:15qui se déroulera
49:16en mai prochain.
49:18Voilà, on travaille
49:19sur la prochaine vente
49:20qui sera le 13 mai
49:21on organise une vente
49:22tous les trois mois
49:22qui aura lieu à Paris
49:24à Neuilly-sur-Seine
49:26ce qui est important
49:27est d'avoir les acheteurs
49:28dans la main
49:29entre guillemets
49:30et d'avoir des relations
49:31assez continues avec eux
49:32soit ils viennent d'acheter
49:33soit ils vont acheter
49:34soit ils ont des lots
49:35à prendre, à payer
49:35etc.
49:36et donc on a cette relation
49:37régulière qui nous permet
49:38de comprendre
49:40ce qu'ils recherchent
49:41d'essayer de les accompagner.
49:42Mais c'est un marché
49:42qui n'a vraiment émergé
49:44qu'il y a une petite
49:44dizaine d'années à peu près.
49:46Oui, personne ne s'est
49:46préoccupé de ces tableaux
49:48jusqu'à très longtemps
49:48très souvent ils sont
49:49sur des murs
49:50et personne ne se doute
49:52de leurs valeurs
49:52souvent ils ont été
49:53estimés dans des partages
49:55pour mémoire
49:56valeurs non significatives
49:58en 99-2000
50:01et aujourd'hui
50:02les prix sont importants
50:03donc on a les faux
50:04Maëtou, Vukha Oda
50:05mais également d'autres artistes
50:06aux noms beaucoup moins connus
50:08parce qu'ils n'ont pas vécu
50:09en France
50:09mais malgré tout
50:10leurs œuvres sont quand même
50:11arrivées avec des Vietnamiens
50:12qui venaient vivre ici
50:13ou des Français également
50:15Lyong Shan-Ni, Tran Van Kan
50:16Nguyen Fenshan
50:18enfin ils sont nombreux
50:19le point commun
50:20et qu'ils ont étudié
50:21à Hanoi entre 25 et 45
50:23en général
50:24Et des prix qu'on fait fois 10
50:25en l'espace de 10 ans
50:26qui se stabilisent maintenant
50:27mais qu'on progresse
50:28c'est de...
50:28Ils se stabilisent
50:29pour la plus grande partie
50:31des œuvres
50:31et les œuvres exceptionnelles
50:32continuent peut-être
50:33de monter
50:34malgré tout
50:34maintenant on sait
50:35de quoi on parle
50:36Alors sur ce marché
50:38vous disiez
50:38qui a émergé
50:38il y a seulement quelques années
50:39si on devait
50:40en reste de 2 minutes
50:41donner quelques conseils
50:42aux acheteurs et aux vendeurs
50:43justement pour gérer au mieux
50:44une vente ou un achat
50:45Qu'est-ce que vous diriez ?
50:46Alors les acheteurs
50:47ne sont pas très nombreux
50:48ils sont plutôt en Asie
50:49Oui
50:50S'ils ne sont pas au Vietnam
50:52ils sont souvent quand même
50:53liés au Vietnam
50:54et puis ils peuvent vivre
50:55au Canada, aux Etats-Unis
50:56aux Philippines, à Taïwan
50:57etc.
50:58Mais souvent il y a quand même
50:59un lien familial
50:59avec le Vietnam
51:02ils vont acheter
51:02ce qui leur plaît
51:03donc je vais les laisser
51:04y aller malgré tout
51:06pour un acheteur occidental
51:08qui a envie peut-être
51:10de parier
51:11Oui
51:12Les acheteurs ne sont pas
51:13toujours disponibles
51:14et dans le cadre
51:15des ventes aux enchères
51:16de temps en temps
51:16par chance
51:18on pensait que tout le monde
51:19allait se mettre sur un tableau
51:20et puis en fait
51:21ils ne sont pas là
51:21parce que ce n'est pas
51:22la bonne date
51:22parce que ce jour-là
51:23ils avaient autre chose à faire
51:24et en fait il faut 2 acheteurs
51:25pour un beau prix
51:26et donc s'il en manque un
51:27peut-être que vous avez
51:28la possibilité
51:29de faire une bonne affaire
51:30et quelques mois plus tard
51:32on a représenté l'oeuvre
51:33il m'est arrivé
51:34de présenter une oeuvre
51:35d'une peintre française
51:36qui avait vécu là-bas
51:37à Lix-Aimé
51:38la belle-sœur de Marcel Aimé
51:40en novembre d'une année
51:41on l'a présentée
51:42à 15 000 euros
51:42il n'y avait personne
51:43en mai
51:445 mois plus tard
51:44on l'a vendu 82 000 euros
51:46ou quelque chose comme ça
51:48et voilà
51:48c'était juste le bon moment
51:49c'était le bon moment
51:51c'était le bon moment
51:51et la fois d'avant
51:52c'était pas le bon moment
51:53et voilà
51:54donc il est possible
51:54qu'est-ce que vous dites
51:55aux vendeurs d'un mot
51:56ne peut-être pas surestimer
51:58la valeur d'une oeuvre
51:59alors les vendeurs
52:02la cote ne va pas monter
52:04jusqu'au ciel
52:05donc là on est sur une vague
52:07qui est quand même
52:07en train tout doucement
52:08de retomber
52:09est-ce que l'on est certain
52:11que ça va continuer de monter
52:12je pense qu'on est quand même
52:13déjà sur des valeurs
52:13qui sont très importantes
52:15donc je pense
52:16que c'est une bonne gestion financière
52:17peut-être d'aller vers la vente
52:20et puis je déconseillerais
52:21la vente en direct
52:23de gré à gré
52:23avec un courtier etc
52:24parce que en fait
52:25tout est possible
52:26le jour d'une vente
52:27et un tableau peut faire
52:28x2 ou x3
52:29et donc autant donner
52:31la chance au tableau
52:32d'exceller de cette manière
52:34et attention aux faux
52:34évidemment
52:35et attention aux faux
52:36voilà de plus en plus
52:37de faux depuis un ou deux ans
52:38en fait
52:39c'est assez hallucinant
52:41sur des valeurs
52:42de 30-40 000 euros
52:43pas sur les oeuvres majeures
52:44et bien voilà
52:44pour cet art marché
52:45de l'art moderne
52:46vietnamien
52:47dont on parle aujourd'hui
52:48sur BFM Business
52:49on était heureux
52:49de faire cet éclairage
52:50quelques minutes avec vous
52:51merci beaucoup Charlotte
52:52Charlotte Agutreigné
52:53expert art moderne vietnamien
52:55présidente de l'association
52:56des artistes d'Asie à Paris
52:57et donc on rappelle
52:58cette vente peintre d'Asie
53:00en mai prochain
53:01c'est le 13 mai
53:01le 13 mai
53:02exactement
53:02à Neuilly-sur-Seine
53:03à Neuilly-sur-Seine
53:04voilà ça tombe au milieu
53:05des ponts
53:05mais les Namiens
53:06n'auront pas de ponts
53:07donc tout va bien
53:07merci beaucoup
53:08merci de passer nous voir
53:09aujourd'hui dans
53:10tout pour investir sur BFM Business
53:12merci infiniment
53:12à très vite
53:13avec plaisir
53:14voilà 11h56
53:15c'est terminé
53:16pour aujourd'hui
53:17dans un instant midi
53:18Marie-Cœur de Roil
53:19immobilier
53:20nous on se retrouve
53:20bien sûr demain
53:21à 11h pour nouvelles aventures
53:22bonne journée
53:23à toutes et à tous
53:24sur BFM à 2h
53:27tout pour investir
53:28sur BFM Business
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