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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, très heureux de débuter cette semaine avec vous pour décrypter l'actualité pendant deux
00:00:07heures.
00:00:07Les grandes thématiques et les invités qui m'accompagneront, je vous les présente dans une poignée de secondes.
00:00:11Le temps d'abord de saluer, féliciter Kindoki, les 15h pile, c'est l'heure de votre JT.
00:00:15Féliciter, bonjour à vous. 120 minutes, c'est le nom de l'émission.
00:00:1860 minutes, c'est le temps qu'il va falloir à Donald Trump pour rendre efficient et en vigueur ce
00:00:23blocage du détroit d'Hormuz,
00:00:25sous ordre donc du président des Etats-Unis.
00:00:27Au lendemain de l'échec des pourparlers avec l'Iran au Pakistan, les Etats-Unis s'apprêtent à bloquer les
00:00:34ports iraniens à partir de 16h, heure française précisément.
00:00:37Téhéran dénonce un blocus illégal et un acte de piraterie et menace ses voisins du Golfe.
00:00:42Concrètement, la conséquence directe de ce blocus naval américain en France comme à l'international est un fort risque de
00:00:47hausse des prix de carburant.
00:00:49Dans l'actualité également, les conséquences directes de ce blocus naval américain dans le détroit d'Hormuz,
00:00:54la reprise et l'intensification des frappes sur Israël par l'Iran.
00:00:58C'est une des craintes des Israéliens suite au soutien de Benyamin Netanyahou dans le blocus de ce détroit.
00:01:04Un blocus qui interviendra d'ailleurs à l'heure de la cérémonie officielle d'ouverture de la journée de commémoration
00:01:09de l'Holocauste
00:01:09prévue au mémorial de Yad Vashim à Jérusalem.
00:01:13Un jour particulier pour Israël, partagé entre la crainte et la mémoire.
00:01:17On retrouve tout de suite nos envoyés spéciaux, Régine Delfour et Charles Bagé sur place.
00:01:20Régine, quelle est l'ambiance générale sur le territoire israélien aujourd'hui ?
00:01:27Oui, bonjour, félicité.
00:01:29Eh bien, vous l'avez dit, il y a cet échange à 17h israélienne.
00:01:34Vous l'avez dit, c'est aussi l'heure de cette cérémonie, cette commémoration de la journée du souvenir de
00:01:40la Shoah.
00:01:41Et donc ici, en fait, on sait qu'à 17h, toutes les musiques vont s'éteindre.
00:01:45On ne sait pas s'il va y avoir donc une réplique de la part de l'Iran, puisque ça
00:01:50a été évoqué par l'Iran.
00:01:52L'Iran a annoncé avoir listé plusieurs cibles en Israël, notamment des sites militaires ou encore énergétiques.
00:02:00Mais ici, nous sommes à Tel Aviv, je peux vous dire que les israéliens nous disaient, mais en fait, on
00:02:05n'a pas peur.
00:02:05Vous voyez, on est dehors, on profite de cette journée, les enfants jouent, on essaye de profiter au maximum.
00:02:11Et puis, s'ils attaquent, eh bien, on refera ce qu'on a eu l'habitude de faire pendant 40
00:02:16jours.
00:02:16C'est-à-dire qu'on se remettra dans les abris et on continuera, évidemment.
00:02:21Il faut aller jusqu'au bout de cette guerre, c'est-à-dire de ce...
00:02:26Vous savez, ces deux points qui sont très importants pour Israël, c'est-à-dire le programme des missiles balistiques
00:02:32et puis aussi l'uranium enrichi.
00:02:34– Régine, encore un mot, peut-être c'est ces habitants de Tel Aviv derrière vous
00:02:38qui vivent le plus naturellement du monde, mais on sait que les affrontements
00:02:41entre le Hezbollah et Israël s'intensifient durablement.
00:02:47– Oui, absolument, Julien. On a appris, notamment, Benyamin Netanyahou,
00:02:53qui était hier avec le ministre israélien de la Défense, Israël Katz,
00:02:56ils étaient donc au sud du Liban.
00:02:59Et Benyamin Netanyahou a parlé de ces opérations très importantes à Binjbeil,
00:03:07qui est en fait une ville au sud du Liban qui est un peu un fief du Hezbollah.
00:03:11Il semblerait donc que Tsaël soit en train de mettre vraiment en tenaille ces terroristes.
00:03:17Et après cela, ce seraient donc des semaines qui seraient beaucoup plus allégées
00:03:23dans ces affrontements avec les terroristes du Hezbollah.
00:03:27Mais il faut savoir aussi, Julien, que la situation au nord d'Israël est extrêmement compliquée.
00:03:32Il y a eu plus d'une dizaine de drones qui sont entrés sur le territoire du nord.
00:03:38Et puis aussi des roquettes. Les sirènes n'arrêtent pas de rententir.
00:03:42Et c'est vrai que pour eux, il n'y a pas du tout de répit.
00:03:44Merci beaucoup Régine Delfour avec Charles Baget à Tel Aviv en Israël.
00:03:48Le pape Léon XIV qui entame une visite historique en Algérie,
00:03:51la première d'un pape dans ce pays à majorité musulmane, terre natale de Saint-Augustin.
00:03:55Une visite de deux jours hautement symbolique à Alger,
00:03:58notamment pour rendre hommage aux victimes algériennes de la guerre d'indépendance contre la France.
00:04:03Le début d'une tournée de 11 jours en Afrique,
00:04:05déjà perturbée par de vives critiques du président américain à son égard.
00:04:09Le pape a toutefois tenu à répondre qu'il n'avait pas l'intention d'entrer en débat avec Donald
00:04:13Trump
00:04:13et qu'il n'avait pas peur de son administration.
00:04:16Quelques images de sport à présent.
00:04:22Vous regardez votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:04:27Le nord-irlandais Rory McIlroy a remporté cette nuit le master d'Augustin
00:04:33pour la deuxième année consécutive en devançant d'un coup l'américain Scotty Scheffler
00:04:38après un week-end sans aucun bogey en Georgie.
00:04:41Il devient le quatrième golfeur de l'histoire à enfiler la célèbre veste verte deux années de suite.
00:04:46Le dernier doublé avait été réalisé par Tiger Woods en 2001 et 2002.
00:04:57Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:05:02– Félicité Kindoki, merci beaucoup.
00:05:04On vous retrouve dans une trentaine de minutes pour un nouveau point sur l'actualité.
00:05:09Dora Abdelrazik autour de la table cet après-midi des services internationaux de CNews.
00:05:13Bonjour cher Dora, bonjour Yvan Ruffol, merci d'être présent.
00:05:17Yohann Uzaï évidemment qui nous accompagne tout au long de la semaine dans 120 minutes.
00:05:20Bonjour à vous de l'autre côté de la table Bruno Combi, polytechnicien, ingénieur en génie nucléaire.
00:05:25Bonjour à vous, bonjour à Merya Décraffray également, journaliste spécialiste des questions de défense.
00:05:29Je vais beaucoup me tourner dans ces premières minutes de ce côté-ci de la table.
00:05:32Messieurs, avec Donald Trump qui a donc ordonné ce blocus du détroit d'Hormuz.
00:05:36C'est notre première thématique, ce blocus qui débutera dans 55 minutes très précisément,
00:05:41qui fait suite selon les Américains au refus intransigeant de l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires lors des
00:05:47négociations de paix au Pakistan.
00:05:48L'armée iranienne affirme que le blocus naval américain du détroit est illégal, constitue un acte de piraterie.
00:05:54Elle avertit également qu'aucun port du Golfe ne sera désormais en sécurité si les liens, si les siens pardon,
00:06:01sont menacés.
00:06:02Les explications et le contexte avec Julia Ferrand avant d'en discuter.
00:06:05C'est un des trois stratégiques dont Donald Trump veut reprendre le contrôle.
00:06:10Le président américain a annoncé un blocus naval après l'échec des négociations avec l'Iran.
00:06:17Objectif, filtrer tous les navires, contrôler les cargaisons et sécuriser la zone face aux menaces iraniennes.
00:06:23Croyez-moi, cette déclaration les a amenés à la table des négociations et ils n'en sont pas repartis.
00:06:28Ils n'ont pas quitté la table des négociations.
00:06:31Je prédis qu'ils reviendront et qu'ils nous donneront tout ce que nous voulons.
00:06:34Et je dis à mes hommes, je veux tout. Je ne veux pas 90%, je ne veux pas 95%. Je
00:06:39leur ai dit, je veux tout.
00:06:41Depuis plusieurs jours, l'Iran impose sa loi.
00:06:44Certains navires peuvent passer à condition de payer des droits de passage ou d'obtenir une autorisation.
00:06:51Résultat, des pétroliers font demi-tour et des centaines d'autres restent bloqués, comme l'illustre cette carte du trafic
00:06:58maritime.
00:06:58L'Iran dénonce un blocus illégal qui constitue un acte de barbarie.
00:07:03Si la sécurité des ports de la République islamique est menacée, aucun port dans le golfe Persique et la mer
00:07:09d'Arabie ne sera en sécurité.
00:07:11Un blocus qui ne reçoit pas le soutien de l'Espagne.
00:07:14La ministre de la Défense a affirmé que cette action n'avait aucun sens.
00:07:19De même pour le Royaume-Uni.
00:07:21Le Premier ministre britannique souhaite surtout déminer le Détroit.
00:07:25L'Andre qui va organiser une conférence avec Paris dans les prochains jours pour établir une mission pacifique destinée à
00:07:33restaurer la liberté de navigation dans le Détroit.
00:07:37Et avant de passer l'analyse avec nos experts, encore plus de précision avec François Tsischiewicz de la rédaction qui
00:07:41nous a rejoint.
00:07:43Bonjour François.
00:07:44Quels sont précisément, que c'est-on précisément de ce blocage effectif ?
00:07:49Donc on va faire le compte à rebours jusqu'à 16h dans un peu plus de 52 minutes désormais.
00:07:53Il doit débuter, vous l'avez dit, dans moins d'une heure.
00:07:56L'armée américaine a annoncé qu'elle imposerait un blocus aux navires de toute nationalité entrant ou sortant des ports
00:08:02et zones côtières iraniens.
00:08:04Mais elle a précisé qu'elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirangeant pas vers
00:08:09l'Iran à travers le Détroit d'Hormuz.
00:08:10L'objectif est donc d'étouffer l'économie iranienne car les Iraniens continuent d'exporter leur pétrole.
00:08:16Regardez ces images du trafic dans le Détroit d'Hormuz où l'on voit deux pétroliers liés à l'Iran
00:08:23emprunter le Détroit puis le quitter.
00:08:26C'était quelques heures avant l'application de ce blocus.
00:08:30Alors comment les Américains peuvent-ils faire ?
00:08:32Eh bien, ils peuvent utiliser leur armada aéronavale présente dans la région pour filtrer les navires, contrôler les cargaisons et
00:08:41sécuriser la zone face aux menaces iraniennes.
00:08:43Car si les forces américaines sont positionnées à l'extérieur du Détroit d'Hormuz, les Américains ont montré qu'ils
00:08:48pouvaient y entrer.
00:08:50On l'a vu ce week-end avec l'annonce par l'armée américaine d'une opération de déminage par
00:08:54deux destroyers dans le Détroit d'Hormuz.
00:08:56Merci beaucoup pour ces précisions et ces cartes qui nous aident à comprendre un peu mieux la situation, Mériade et
00:09:01Craffray.
00:09:02Concrètement, question très simple parce qu'on a besoin de clarté et de simplicité, je pense, dans ces minutes qui
00:09:07précèdent.
00:09:08Même si ce n'est pas évident d'être simple parce que la situation est particulièrement complexe.
00:09:13Qu'est-ce qui va se passer concrètement dans les 50 minutes qui viennent ?
00:09:16Comment est-ce qu'on met en place un blocus ?
00:09:19Ce sont des navires de guerre américains seuls ou peut-être aidés par les pétromonarchies ?
00:09:23C'est quoi ? C'est un mur de navire qui empêche le passage ? Qu'est-ce que c
00:09:27'est concrètement ce blocus ?
00:09:27En fait, il est virtuellement déjà existant puisque les Américains ont une flotte qui navigue au large du Détroit.
00:09:35Donc, ils les entourent déjà, si vous voulez, le Détroit.
00:09:38Et ces navires ont surtout des moyens électromagnétiques, de radars, de renseignements qui sont dans la zone et actifs depuis
00:09:46des semaines.
00:09:47Si on y ajoute en plus les formidables moyens satellitaires américains, plus tous les radars qui sont installés dans les
00:09:54bases américaines côté Golfe Persique, si vous voulez.
00:09:57La photographie de ce qui se passe dans le Golfe Persique, les Américains l'ont de manière quasiment instantanée.
00:10:02Et c'est une photographie qu'ils sont capables de faire évoluer quasiment en temps réel.
00:10:06En fait, les moyens américains, de ce point de vue-là, sont d'une supériorité incontestée, incontestable.
00:10:10Et donc, en fait, il suffit ensuite aux Américains de plotter les navires qui les intéressent pour éventuellement agir.
00:10:18Et moi, j'avoue que cette décision, cette déclaration américaine me laisse un peu perplexe, si vous voulez, dans la
00:10:25mise en œuvre.
00:10:25Parce qu'en fait, imaginons qu'un navire chinois soit actuellement...
00:10:31Alors, c'est l'éventualité que j'allais aborder avec vous un petit peu plus tard.
00:10:34Mais en effet, on est en cœur du concret, là.
00:10:37On est dans le concret.
00:10:37Donc, au cœur du sujet, si vous voulez, soit c'est une annonce symbolique, soit c'est une annonce réellement
00:10:41effective.
00:10:42Mais prenons un cas évident et qui est le cas le plus intéressant.
00:10:45Un navire chinois ayant fait les pleins de cargaison de pétrole iranienne et souhaitant donc...
00:10:52Et qui a le droit de sortir parce que l'Iran le laisse sortir.
00:10:56L'Amérique de Trump, les navires de Trump vont-ils arraisonner les pétroliers chinois ?
00:11:01Moi, j'attends de voir...
00:11:03Dans les faits, si le blocus est un blocus, la réponse, nous l'avons tous.
00:11:07C'est oui.
00:11:08Maintenant, est-ce que ça signifierait...
00:11:10Alors, je crois que Dora avait un mot à dire sur ce sujet, sur ses alliés de l'Iran et
00:11:14notamment la Chine,
00:11:15qui s'approvisionnent justement de l'autre côté de ce détroit d'Harmouz pour ensuite en sortir.
00:11:21Est-ce que ça veut dire que concrètement, dans les heures qui viennent, on peut assister à une confrontation directe
00:11:26entre les Etats-Unis et la Chine
00:11:28via en effet ce cas d'école que serait un navire chinois rempli de pétrole qui veut passer au travers
00:11:34du blocus américain ?
00:11:35Non, je pense que c'est plutôt un moyen de pression justement, de faire vraiment pression sur la Chine pour
00:11:39s'impliquer davantage dans le détroit d'Harmouz
00:11:41puisque jusqu'à maintenant, tous ces bateaux passaient en fait.
00:11:44L'essentiel du pétrole chinois vient de l'Iran et tous les bateaux sont passés.
00:11:48Donc, on fait pression pour que la Chine fasse à son tour pression sur l'Iran pour débloquer ce détroit
00:11:53d'Harmouz.
00:11:54Il n'y a pas que les Chinois, il y a les Pakistanais aussi et les Indiens.
00:11:57Donc, tous les alliés de la région, on les pousse vraiment à s'impliquer davantage dans ce conflit.
00:12:02Mais si vous avez un navire militaire, par exemple, de rester sur cet exemple de la Chine,
00:12:06puisque je voulais l'aborder un peu plus tard, mais c'est vrai qu'on est vraiment dans le concret.
00:12:09Vous avez un pétrolier chinois qui se retrouve face à un navire militaire américain qui l'empêche de passer.
00:12:14Qu'est-ce qui se passe concrètement sur le terrain dans ce détroit à ce moment-là ?
00:12:19Oui, Julien, c'est une excellente question.
00:12:22Parce qu'on risque de se retrouver confronté à ça ces prochaines heures.
00:12:25Eh bien, on va avoir la réponse d'ici quelques temps.
00:12:27Sur le papier, tout est simple.
00:12:29Un blocus, c'est quand on bloque la circulation maritime.
00:12:32N'est-ce pas ?
00:12:33Après, le diable se cache dans les détails et les aspects pratiques.
00:12:36Alors, une force maritime qui s'occupe d'un blocus, comme ça a été dit par Meriadek,
00:12:42les Américains ont déjà sur place plusieurs bateaux.
00:12:44Il y a l'USS Peterson, le Michael Murphy, le Tripoli, etc.
00:12:48Donc, ils ont quelques escorteurs qui permettent de faire ça.
00:12:51Maintenant, il va falloir voir en pratique comment ça se passe.
00:12:55Il y a toute une gradation de moyens d'intervention.
00:12:57Donc, ça part de ce qu'on appelle au début plutôt une opération de contrôle naval.
00:13:01C'est-à-dire qu'on voit un bateau qui passe.
00:13:03Alors, s'il a gardé son transpondeur, on le voit déjà sur la carte marine trafic.
00:13:08S'il a enlevé son transpondeur, nous, on ne le verra plus sur cette carte.
00:13:11Mais les Américains le voient encore avec leurs radars qui sont de l'autre côté du Golfe,
00:13:15la Wax qui est au-dessus et tous les bateaux qui sont autour.
00:13:17Donc, ils vont, à ce moment-là, interpeller dans un premier temps le bateau généralement par radio.
00:13:22Donc, on prend la VHF, on appelle, on dit, nous vous avons vu, veuillez vous identifier.
00:13:28Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? D'où venez-vous ? Où allez-vous ? Et quelle est
00:13:32votre cargaison ?
00:13:34Alors, il y a une partie des infos qu'ils ont peut-être déjà par ailleurs.
00:13:36Oui, c'est ce que j'allais dire, oui.
00:13:37Mais formellement, ça se passe comme ça.
00:13:39En général, on pose des questions simples.
00:13:41C'est comme un policier qui vous arrête dans la rue, qui fait une opération de contrôle d'identité.
00:13:45Monsieur, s'il vous plaît, arrêtez-vous.
00:13:48Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Où allez-vous ? Etc.
00:13:51Donc là, ça se passe pareil, sauf que c'est sur la mer.
00:13:54Et la question, c'est que si la personne obéit et elle dit, je viens d'un port iranien, je
00:13:59suis le bateau chinois.
00:14:01À ce moment-là, la réponse des États-Unis, vous êtes frappés par le blocus, on vous donne l'ordre
00:14:05de ne plus bouger.
00:14:06Donc, il y a deux cas. Soit ils obéissent, ils font marche arrière, soit ils continuent.
00:14:10Le problème, c'est quand ils continuent.
00:14:12Donc là, il y a toute une gradation de moyens d'intervention.
00:14:15On monte, si vous voulez, le suspense.
00:14:19Le suspense chinois, si le pétrolier chinois continue, c'est le pétrolier américain.
00:14:22Donc, premier niveau, on donne l'ordre.
00:14:24On vous donne l'ordre de vous arrêter, de faire demi-tour ou d'aller à tel endroit.
00:14:28Deuxième niveau, l'ordre n'est pas respecté.
00:14:30On envoie un hélicoptère, par exemple, qui va aller au-dessus avec un air un peu menaçant.
00:14:34Troisième niveau, on envoie un bateau militaire.
00:14:37Quatrième niveau, le bateau commence à bouger ses canons et à s'orienter.
00:14:41Il tire toujours pas.
00:14:42Mais juste, il fait de l'intimidation, si vous voulez.
00:14:44Et vous avez plusieurs niveaux d'intimidation progressifs croissants qui permettent de faire monter la pression.
00:14:50On se dit quand même...
00:14:51Sachant qu'ensuite, vous avez l'ultime moment, c'est l'intervention du commando, soit par hélicoptère, soit par Zodiac,
00:14:57ou la destruction du bateau.
00:14:59On s'est dit que cette idée de Trump d'assécher les ventes de pétrole en provenance d'Iran, non
00:15:04seulement ça risque de poser un problème à l'échelle mondiale.
00:15:07Meryadek et Yvan, je sais que vous voulez intervenir, je viens vers vous dans un instant.
00:15:10Mais on se dit surtout, là encore, à l'aune de cet exemple très concret et le plus frappant que
00:15:15l'on puisse avoir, ça peut dégénérer rapidement, cette affaire.
00:15:18Oui, tout à fait. Le terme pression qui a été emploi tout à l'heure est le bon.
00:15:21On a un exemple, en fait, déjà, de ce qui s'est passé autour du Venezuela et de Cuba.
00:15:26Donc, blocus naval sur le Venezuela et puis, quelques semaines plus tard, on apprend, en fait, que les navires russes,
00:15:33pétroliers russes à destination de Cuba
00:15:35ont été autorisés à passer par le blocus américain pour ravitailler Cuba.
00:15:40Donc, vous voyez qu'on est d'abord dans une posture forte, symbolique, qui permet politiquement, en fait, à Donald
00:15:47Trump de rebondir sur ce demi-échec ou demi-succès,
00:15:51comme vous voulez, de la phase des négociations d'Islamabad.
00:15:54Et, effectivement, en espérant qu'au passage, il y ait un coup de pression sur Pékin.
00:16:00Mais moi, je doute assez fortement, en fait, de l'efficacité de cette opération.
00:16:07Je pense qu'il y a de fortes chances que cette posture importante finisse par se déliter légèrement dans les
00:16:15jours et les semaines qui viennent.
00:16:16Ou alors, la dernière hypothèse, c'est que Donald Trump cherche un moyen d'inciter l'Iran à la faute,
00:16:22de casser, en fait, la trêve pour reprendre les frappes.
00:16:26Ça, c'est aussi un scénario qu'on ne peut pas écarter.
00:16:31Moi, la lecture que j'en fais, mais encore une fois, c'est soumis à vous, les experts et analystes
00:16:35de ce sujet.
00:16:35C'est que, pour la première fois depuis le début de la guerre également, on tape l'Iran au portefeuille.
00:16:40Là, il ne s'agit pas d'aller taper des ponts et des infrastructures.
00:16:43Il s'agit d'aller toucher directement.
00:16:46C'est la meilleure pression à mettre sur les gardiens de la Révolution.
00:16:49Parce que, depuis le début du blocage, on nous parle d'illégalité, là, de ce blocus.
00:16:52Mais la fermeture du Détroit par l'Iran, elle est aussi illégale que le blocus ne l'est pour la
00:16:57communauté internationale.
00:16:58Et pour le régime des Molas qui a fait le jackpot depuis le début de la guerre,
00:17:01sur cette fermeture dont on nous parle d'illégalité, j'ai l'impression que c'est la meilleure moyen de
00:17:07faire plier les Molas.
00:17:08Yvan Rieffol.
00:17:09Arrêtons-nous quand même déjà sur cette situation d'illégalité qui, en effet, est valable pour l'Iran comme pour
00:17:14les États-Unis.
00:17:14Parce que le droit de la mer reconnaît effectivement des eaux territoriales sur les 12 000, c'est-à-dire
00:17:1823 kilomètres.
00:17:19Mais là, effectivement, dans ces genres de géographie, le droit coutumier de la mer exige qu'il y ait une
00:17:26liberté de circulation.
00:17:27Or là, les Américains, bizarrement, qui sont présumés rétablir une liberté de circulation, font un blocus qui devrait être pour
00:17:36débloquer, mais qui bloque.
00:17:37Donc il y a aussi quand même une sorte d'incohérence, que moi je vois comme une incohérence,
00:17:42d'autant que si on veut couper effectivement les flux pétroliers de l'Iran, cela va également impacter le monde
00:17:50occidental et singulièrement la France.
00:17:52Donc Trump joue également contre ses alliés, ou en tout cas ses potentiels alliés.
00:17:58Et donc je veux dire que moi j'ai du mal à comprendre la rationalité.
00:18:01C'est habile Yvan, parce que le blocus jusqu'à présent, la fermeture du Détroit, elle ne bénéficiait qu'aux
00:18:07Iraniens.
00:18:07Et là, tout le monde est perdant. Donc tout le monde a un intérêt à s'impliquer là-dedans.
00:18:10C'est là que je trouve ça plutôt habile.
00:18:13Moi je ne suis pas un expert, donc je laisserai effectivement les spécialistes parler.
00:18:18Ce que je vois pour la compréhension même de l'opération, c'est qu'on ne peut pas faire un
00:18:23blocus pour débloquer.
00:18:24Donc il y a quelque chose qui débloque dans le raisonnement.
00:18:27En fait, c'est facile à comprendre.
00:18:29La réponse de Trump en disant « je bloque tes bateaux », c'est la réponse du berger à la
00:18:33Belgère.
00:18:33Les Iraniens disent « on bloque vos bateaux », Trump il répond « je bloque les tiens ».
00:18:37C'est presque pavlovien comme réflexe.
00:18:40Parce que là, il va nuire à l'économie iranienne.
00:18:43Et c'est en cela que je trouve ça, pardon d'insister, plutôt habile de la part de Donald Trump,
00:18:47même si la photo globale peut nous laisser perplexes.
00:18:50Meryadek.
00:18:50Moi je suis plutôt, enfin je comprends ce que dit Yvan, c'est-à-dire on est dans l'incohérence.
00:18:56Pendant le mois de mars, Scott Bessent, le patron du Trésor américain,
00:19:00a créé des exemptions aux sanctions russes sur les bâtiments russes pétroliers russes
00:19:06et également laissé sortir le pétrole iranien
00:19:11pour justement compenser en fait la flambée, la prime géopolitique sur les cours du pétrole mondiaux.
00:19:17Donc on sentait bien déjà que les Etats-Unis étaient d'accord pour frapper l'Iran
00:19:20à condition que les dégâts soient limités sur la scène intérieure.
00:19:25Et là, la négociation qui a eu lieu, la trêve qui a eu lieu,
00:19:28c'est aussi pour faire descendre les thermomètres de la politique intérieure américaine
00:19:32et en particulier le thermomètre de l'inflation qui a augmenté largement au mois de mars.
00:19:37Également le prix du pétrole.
00:19:38Donc là en fait, ce que provoque Trump, c'est l'inverse de ce qu'il a provoqué la semaine
00:19:42dernière.
00:19:42La semaine dernière, je vous rappelle l'enchaînement, il est intéressant.
00:19:45Le 8, une trêve, le pétrole était à 100, 105, 110 dollars.
00:19:49Il redescend à 95 dollars dans la foulée.
00:19:51Il reste à peu près à ces eaux-là en fin de semaine jusqu'à dimanche matin et ce lundi
00:19:56matin.
00:19:56l'ouverture des marchés, on part au-dessus de 100 dollars.
00:20:00On est à 102.
00:20:00Plus de 100 dollars.
00:20:01Et il faudra parier que dans les jours qui viennent, plus la tension va augmenter.
00:20:06Parce que quelle peut être la réponse des Iraniens au blocage ?
00:20:09Parce qu'en fait, il faut expliquer une chose.
00:20:11Les Américains ont dit, on va bloquer les pétroliers sortant des ports iraniens.
00:20:14Mais on va laisser la possibilité à tous les autres bateaux de continuer de rentrer et de sortir.
00:20:19Sauf que les Iraniens, évidemment, j'imagine, vont dire, nous, on va bloquer la sortie ou l'entrée des autres
00:20:24pétroliers.
00:20:25Et qu'en plus, ils pourraient à ce moment-là tirer sur ces bâtiments.
00:20:30Donc si vous voulez, tout sera bloqué et on sera dans une nouvelle escalade.
00:20:34C'est pour ça que je dis, peut-être que le scénario, en fait...
00:20:37Et là, ceux qui nous prévoient des litres d'essence à presque 4 euros, ils sont dans leur scénario.
00:20:42Vous paraphrasez le patron du Parlement iranien qui a dit ce matin, profitez bien du baril d'essence à 4
00:20:50dollars
00:20:51parce que vous allez bientôt être nostalgique de ce prix.
00:20:54On va en parler à partir de 16 heures parce qu'on va revenir beaucoup plus largement dans notre deuxième
00:20:58heure
00:20:58sur les cours du pétrole et les conséquences directes à la pompe pour les Français.
00:21:03Et en effet, le régime iranien qui est très véhément face aux Américains sur cette question.
00:21:08Je voudrais juste qu'on voit ce que dit Emmanuel Macron parce qu'Emmanuel Macron, évidemment,
00:21:11prône la solution pacifique, peut-être un tout petit mot, Johan.
00:21:13Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide, durable du conflit au Moyen-Orient
00:21:19par la voie de la diplomatie.
00:21:20S'agissant du Détroit, nous organiserons avec le Royaume-Uni dans les prochains jours une conférence
00:21:24avec les pays prêts à contribuer à nos côtés à une mission multinationale pacifique
00:21:29destinée à restaurer la liberté de navigation dans le Détroit.
00:21:31Cette mission strictement défensive, bien sûr, et distincte des belligérants
00:21:36aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra.
00:21:40Ça fait beaucoup de mots pour ne pas dire grand-chose.
00:21:42Johan Uzaï.
00:21:43C'est la position de la France depuis le début de ce conflit.
00:21:45Ce que voient Emmanuel Macron et la plupart des chefs d'État occidentaux, mais pas seulement,
00:21:49c'est évidemment la déstabilisation de la région.
00:21:52Mais ils voient se profiler un risque d'inflation qui est important
00:21:56et donc un risque de décroissance.
00:21:58Et c'est bien cela qui inquiète aujourd'hui le président de la République.
00:22:01Parce que plus le prix de l'énergie va augmenter, plus l'inflation sera forte
00:22:05et plus la croissance, voire la récession, sera forte.
00:22:09Je vous rappelle que la Banque Centrale Européenne travaille en ce moment
00:22:13sur des taux d'inflation d'ici la fin de l'année, novembre, décembre,
00:22:17qui seraient les taux d'inflation proches de 4%, voire plus,
00:22:20ce qui est absolument colossal.
00:22:22Donc c'est le risque de crise économique qui aujourd'hui préécupe
00:22:25les chefs d'État et de gouvernement européens notamment.
00:22:27On est quand même loin du terrain et de la réalité de ce qui se passe.
00:22:31Il nous reste 30 secondes Bruno Combi.
00:22:32Oui, rapidement, Trump il tape, Macron il organise une conférence.
00:22:36Donc je ne sais pas si ça résoudra les bagarres, en tout cas pas à court terme.
00:22:39On verra, mais je voudrais souligner un point qui est d'ordre technique ou opérationnel.
00:22:43C'est que quand on fait un blocus aérien, on a très peu de temps pour réagir
00:22:47quand il y a un avion qui envahit un espace aérien pour prendre la décision.
00:22:50Quand c'est maritime, les bateaux, c'est en dizaines de kilomètres heure
00:22:54contre des centaines de kilomètres heure.
00:22:56Donc c'est beaucoup plus grand.
00:22:57On a le temps de demander l'autorisation du commandement et de consulter.
00:23:00On ne prend pas trop de risque quand même à dire que le cessez-le-feu sera rompu
00:23:02avant le 22 avril.
00:23:03Ça paraît relativement inévitable.
00:23:05Restez bien avec nous puisque dès 16h et la mise en place,
00:23:08l'entrée en vigueur de ce blocus, on reprendra cette thématique
00:23:11de façon très complète en évoquant notamment les prix du carburant.
00:23:15On va jongler entre cette situation internationale majeure
00:23:18et les considérations franco-françaises,
00:23:20notamment les questions de travail le 1er mai,
00:23:23parce que ça agite beaucoup la classe politique.
00:23:25Faut-il travailler le 1er mai ?
00:23:27On a l'impression que le gouvernement Lecornu a surtout l'art de se coucher
00:23:30face à la colère syndicale.
00:23:32On en dira moi dans un instant.
00:23:33A tout de suite.
00:23:36La suite de 120 minutes infos avec le journal d'abord.
00:23:40Félicitez Kindoski, il est 15h30.
00:23:42Rebonjour.
00:23:43Dans moins de 30 minutes, les Américains bloqueront le détroit d'Hormuz
00:23:46sous ordre de Donald Trump.
00:23:48Au lendemain de l'échec des pourparlers avec l'Iran au Pakistan,
00:23:52les Etats-Unis s'apprêtent à bloquer les ports iraniens à partir de 16h,
00:23:56précisément heure française.
00:23:57Téhéran dénonce un blocus illégal et un acte de piraterie
00:24:00et menace ses voisins du Golfe.
00:24:02Concrètement, les conséquences directes de ce blocus naval américain,
00:24:05en France comme à l'international,
00:24:06sont la forte hausse du prix des carburants.
00:24:09Et on en discutera évidemment très largement d'ici une trentaine de minutes
00:24:13et le début de ce blocus.
00:24:15La communauté internationale réagit,
00:24:17notamment la Chine qui pourrait être impactée directement,
00:24:20qui dépend largement de l'Iran pour son approvisionnement pétrolier.
00:24:23Elle appelle au rétablissement d'une navigation sans entrave dans le Détroit.
00:24:27Un positionnement, par ailleurs, soutenu par le Premier ministre espagnol,
00:24:31actuellement en visite à Pékin en tant qu'allié stratégique
00:24:34dans un discours prononcé à l'université de Tsinghua.
00:24:37Pedro Sanchez a appelé la Chine à s'ouvrir davantage au commerce européen
00:24:41afin de corriger le déséquilibre avec l'Union européenne
00:24:43dans un contexte d'opposition à Donald Trump.
00:24:46Le pape Léon XIV, lui, entame une visite historique en Algérie,
00:24:50la première d'un pape dans ce pays à majorité musulmane.
00:24:52Une terre natale également, bien sûr, de Saint-Augustin.
00:24:54Une visite de deux jours, hautement symbolique à Alger,
00:24:58notamment pour rendre hommage aux victimes algériennes
00:25:01de la guerre d'indépendance contre la France.
00:25:02Le début d'une tournée de 11 jours en Afrique,
00:25:05déjà perturbée par de vives critiques du président américain à son égard.
00:25:09Le pape a toutefois tenu à répondre qu'il n'avait pas l'intention
00:25:12d'entrer dans un débat avec Donald Trump
00:25:13et qu'il n'avait pas peur de son administration.
00:25:15Direction la Hongrie, le conservateur pro-européen Peter Maguiar
00:25:20promet une nouvelle ère pour le pays après sa victoire
00:25:23contre le nationaliste Viktor Orban, proche de Donald Trump et Vladimir Poutine.
00:25:27Une défaite qui a suscité de nombreuses réactions à l'international.
00:25:32Sur X, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen,
00:25:35s'est réjouie d'une Hongrie qui choisit l'Europe, dit-elle,
00:25:38comme le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Espagne.
00:25:40Emmanuel Macron, lui, a également salué l'attachement des Hongrois
00:25:43aux valeurs de l'Union européenne.
00:25:45Et de son côté, le président du Rassemblement national,
00:25:47Jordan Bardella, a rendu hommage à Viktor Orban
00:25:50en parlant d'un grand patriote.
00:25:53Retour en Europe, j'allais dire en France,
00:25:55mais c'était évidemment en Suisse, le drame de l'affaire de Grand Montana,
00:25:58l'incendie de Grand Montana, du restaurant discothèque.
00:26:03Aujourd'hui, c'était au tour du maire de la commune
00:26:04d'être auditionné pour la première fois comme prévenu.
00:26:07Nicolas Ferro fait partie des neuf personnes placées
00:26:10sous investigation pénale poursuivies pour l'incendie par négligence,
00:26:14homicide par négligence et lésions corporelles graves par négligence.
00:26:18Après le drame, vous l'avez dit, dans lequel 41 personnes sont décédées
00:26:21et 115 autres ont été blessées dans les flammes d'un bar
00:26:23la nuit du Nouvel An dans la station de ski.
00:26:25L'ancien PDG de Lafarge, Bruno Laffont,
00:26:29incarcéré immédiatement pour six ans de prison ferme
00:26:32dans l'affaire de financement du terrorisme.
00:26:35Il fait appel de sa condamnation.
00:26:36Il est accusé d'avoir versé des paiements
00:26:39à des groupes djihadistes pour laisser tourner une usine
00:26:42au milieu de la guerre en Syrie en 2013 et 2014.
00:26:45Le tribunal correctionnel de Paris a également condamné
00:26:48sept autres anciens responsables du cimentier
00:26:50à des peines allant de 18 mois à sept ans de prison.
00:26:52Le cimentier Lafarge a également été condamné
00:26:54à l'amende maximale de 1,125 million d'euros.
00:26:57Merci beaucoup, félicité Kine Doki.
00:27:00On vous retrouve à 16h pour le nouveau point sur l'actualité.
00:27:02Toujours bien sûr avec Yohann Uzaï, Yvan Ayufol.
00:27:05Éric Dorit-Maten nous a rejoint.
00:27:08On va parler travail et économie avec vous dans un instant.
00:27:11Bienvenue Éric, toujours avec Bruno Combi.
00:27:12Émile Ayadek Raffray.
00:27:15Je le disais avant la pub, j'ai parlé d'art de se coucher à la française.
00:27:18C'est vrai qu'on commence à avoir l'habitude
00:27:20mais on est toujours un peu surpris.
00:27:21Le Premier ministre n'a pas l'intention de convoquer à ce stade
00:27:24la commission mixte paritaire qui pourrait adopter le texte
00:27:27sur l'élargissement du travail le 1er mai.
00:27:29Pourtant, beaucoup de commerçants le souhaitent.
00:27:31Sébastien Lecornu attend notamment le résultat d'une réunion
00:27:34ce soir entre syndicats et ministres du Travail.
00:27:37Il est improbable que cette commission mixte paritaire
00:27:39se tienne mardi dans la précipitation
00:27:41selon une source gouvernementale.
00:27:43Les commerçants, pourtant, je le disais,
00:27:45veulent travailler le 1er mai.
00:27:46Exemple dans ce sujet de Julia Ferrant.
00:27:50Certains de ces commerces
00:27:52pourraient avoir leur rideau ouvert
00:27:54lors de la fête du travail.
00:27:56La proposition de loi
00:27:57doit permettre aux salariés de travailler
00:28:00s'ils le souhaitent en ce jour férié.
00:28:02Sont concernés,
00:28:04les commerces de bouche de proximité
00:28:06comme les boulangeries,
00:28:08pâtisseries, primeurs, boucheries et fleuristes,
00:28:11mais aussi les cinémas et théâtres.
00:28:13Il y en a que ça peut vraiment aider
00:28:16de travailler le 1er,
00:28:17mais en compensation d'autres choses.
00:28:20Si les gens, en fait,
00:28:21certaines personnes veulent travailler le 1er mai
00:28:23avec un système de compensation,
00:28:26moi, je suis plutôt pour.
00:28:27L'interdiction de travail
00:28:28quand on voit les artisans boulangers
00:28:29ou les fleuristes
00:28:30qui ne peuvent pas faire travailler leur personnel
00:28:32ce jour-là, je trouve que c'est une aberration.
00:28:34Historiquement, jour férié et chômé,
00:28:35le Code du travail admet pour l'heure
00:28:37qu'un boulanger ou un fleuriste
00:28:39peut ouvrir son commerce seul
00:28:41au risque de s'exposer à une amende
00:28:44de 750 euros par salarié.
00:28:46Les boulangers, ils ne savent pas
00:28:47s'ils doivent ouvrir ou pas.
00:28:49Il y en a quelques-uns qui ont ouvert
00:28:50qui ont eu des amendes.
00:28:52Ça a commencé en Vendée.
00:28:54Il y en a eu sur Paris également
00:28:57qui ont été verbalisés.
00:28:59Un boulanger, entre autres,
00:29:00Boémy, qui a eu 80 000 euros d'amende.
00:29:02Dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu,
00:29:05les dirigeants de huit syndicats,
00:29:08dont la CGT et la CFDT,
00:29:10demandent de ne pas convoquer une commission mixte paritaire.
00:29:14Prochaine étape dans l'examen de cette proposition de loi.
00:29:19Yoann Uzaï, d'abord, décryptage politique.
00:29:21Parce que le gouvernement
00:29:22cède encore une fois au syndicat,
00:29:24nous explique qu'il n'y aura pas de passage en force.
00:29:26La vérité, c'est que ceux qui veulent travailler
00:29:28le 1er mai, qui pour l'instant
00:29:30n'en ont pas le droit, ne pourront pas.
00:29:32Parce que ceux qui nous dirigent
00:29:33ne savent faire qu'une chose, c'est céder,
00:29:36céder et encore céder.
00:29:37Je crains que vous n'ayez raison.
00:29:39Ah, pour une fois, ça vous fait mal de le dire ?
00:29:41Je le dis volontiers, mais parce que c'est tout à fait regrettable
00:29:44et déplorable. Il faut bien comprendre la situation
00:29:46dans laquelle nous sommes. D'abord, personne ne peut comprendre
00:29:48qu'un McDonald's puisse être ouvert
00:29:50le 1er mai et pas un fleuriste.
00:29:52C'est tout à fait ahurissant.
00:29:53Ou un boulanger.
00:29:56Et nous sommes pourtant dans cette situation.
00:29:58C'est d'autant plus déplorable
00:30:00et rebringable que l'économie
00:30:02va quand même très mal.
00:30:03Nous avons besoin d'aller chercher la croissance
00:30:06partout où elle se trouve.
00:30:08Permettre de travailler le 1er mai,
00:30:09ça peut créer un peu plus de croissance.
00:30:13C'est bon pour l'économie.
00:30:14On sait qu'aujourd'hui, l'économie va mal.
00:30:16On est en très grave déficit budgétaire.
00:30:19La croissance n'est pas bonne.
00:30:21Elle sera sans doute même très mauvaise
00:30:24avec ce qui se passe aujourd'hui en Iran.
00:30:27Donc nous avons besoin de croissance
00:30:28et nous sommes dans un pays qui ne travaille pas suffisamment.
00:30:31Donc travailler le 1er mai sur la base du volontariat,
00:30:34être payé double,
00:30:36une partie des salariés le demandent.
00:30:37Il faut naturellement les y autoriser.
00:30:39Je sais qu'Yvan a beaucoup de choses à dire
00:30:41et j'en suis sûr, surtout sur ce sujet.
00:30:42Éric, d'abord, éclairage un peu plus économique.
00:30:46Johan vient de le dire,
00:30:47les boulangers, les fleuristes en 1er mai,
00:30:49les fleuristes en 1er mai n'ont pas le droit d'ouvrir.
00:30:52Les McDo, les hôtels, les stations Savier.
00:30:54En fait, ce pays est fou.
00:30:56Et c'est à n'y rien comprendre.
00:30:57Moi, ce qui me sidère,
00:30:58c'est que c'est une loi de 1947.
00:31:01Comme si le monde n'avait pas évolué depuis 1947.
00:31:04C'est comme l'ordonnance des mineurs.
00:31:05Premièrement.
00:31:06Deuxièmement, exception française.
00:31:07C'est le seul pays d'Europe,
00:31:09la France,
00:31:10où on n'a pas le droit de travailler.
00:31:11Quand je dis travailler, c'est chômé.
00:31:13Les gens ne savent pas ce que ça veut dire.
00:31:14Chômé, ça veut dire que vous n'avez pas le droit de travailler.
00:31:16Par contre, c'est obligatoire de vous reposer.
00:31:19Vous voyez, interdiction pour un salarié
00:31:20de travailler un jour chômé.
00:31:21L'Allemagne, l'Italie, le Portugal,
00:31:23ils peuvent, ils versent des primes.
00:31:25En France, si vous faites travailler un salarié,
00:31:27il faut préciser que le boulanger, Johan,
00:31:29le boulanger a le droit de travailler
00:31:31s'il est son patron.
00:31:32C'est pour ça qu'il y aura peut-être
00:31:33quelques boulangeries ouvertes.
00:31:34Il ne faut pas qu'il n'emploie quelqu'un.
00:31:37Vous avez déjà fait tourner une boulangerie tout seul ?
00:31:38Non, on ne peut pas.
00:31:41Et puis, le dernier point qui me révolte moi,
00:31:43c'est que vous avez plein d'autres personnes
00:31:45qui sont obligées de travailler le premier mai.
00:31:47Les cinémas, il y a bien des gens qui bossent au cinéma.
00:31:49Les médias, ils travaillent.
00:31:50Le secteur de la santé dans les hôpitaux,
00:31:52les gens ne sont pas obligés de se reposer.
00:31:53Enfin, vous voyez, c'est sidérant
00:31:55que l'État n'accepte même pas cette commission paritaire
00:31:58où au moins on aurait pu régler le problème tout de suite.
00:32:00laisser la liberté aux gens, ça paraît incroyable.
00:32:02C'est le seul pays d'Europe
00:32:04où on n'a pas le droit, on est obligé de se reposer.
00:32:06En plus, je rappelle qu'on a 1664 heures de travail
00:32:09en moyenne par an.
00:32:10Je connais le chiffre 1664.
00:32:12C'est votre boisson préférée.
00:32:14Oui, c'est la marque d'une bière.
00:32:15Et on va consommer avec modération
00:32:17parce que là, on dit des choses
00:32:19qui sont surveillées par l'ARCO.
00:32:20C'est la moyenne annuelle de travail.
00:32:22C'est la moyenne annuelle de travail.
00:32:24Alors que l'Allemagne, il y a beaucoup plus que ça.
00:32:26Et donc, pas suffisamment de jours de travail.
00:32:27C'est l'occasion jamais de laisser la liberté aux gens.
00:32:29de travailler.
00:32:30Yvan, on a une minorité active dans ce pays.
00:32:33On va lire les propos d'Olivier Faure dans un instant.
00:32:35Mais d'abord, écoutons Yvan.
00:32:36Et on va voir ce que dit Olivier Faure dans un instant.
00:32:39Une minorité active de gens
00:32:41qui ne veut pas
00:32:43que les volontaires pour travailler
00:32:45le 1er mai travaillent.
00:32:47On en rit, mais c'est terrible et c'est fou
00:32:49et c'est notre pays. On en est là en France.
00:32:51Je crois qu'on est là au cœur du mal français.
00:32:54C'est-à-dire que le dogme,
00:32:55l'idéologie envahit tout.
00:32:57Et le dogme qui est produit
00:33:00par cette gauche sectaire,
00:33:02cette gauche liberticide,
00:33:03dans le fond, parce qu'elle ne supporte pas,
00:33:04en effet, qu'il puisse y avoir la moindre liberté
00:33:07pour ceux qui réclament de travailler.
00:33:08En plus, avec ce paradoxe,
00:33:10mais ça a déjà été dit,
00:33:11que nous souffrons maintenant
00:33:12d'un chômage endémique,
00:33:13nous souffrons d'une paupérisation
00:33:14et nous interdisons au prétexte
00:33:17d'une sacralisation du 1er mai.
00:33:18Je n'ai rien contre, naturellement,
00:33:20le fait que le 1er mai soit férié,
00:33:21mais on peut quand même imaginer
00:33:22que, puisqu'on l'autorise pour les fast-food,
00:33:24on puisse l'autoriser pour les boulangeries,
00:33:27pour les épiceries,
00:33:27et puis pour tous ceux
00:33:28qui travaillent le 1er mai
00:33:30avec un surplus de salaire,
00:33:32parce qu'en général,
00:33:32il y a 50% de plus pour ceux qui travaillent.
00:33:34Et on est dans un enfermement intellectuel,
00:33:37dans un sectarisme,
00:33:38dans un autoritarisme
00:33:39qui est toujours porté
00:33:40par cette gauche marxiste,
00:33:41cette gauche stalinienne,
00:33:43dans le fond,
00:33:44qui a...
00:33:44Allons bon !
00:33:45Ben oui !
00:33:45Mais si, ça revient à ça,
00:33:47ça alimente...
00:33:48Ben si, parce que le 1er mai
00:33:48a été alimenté sur cette ville de classe.
00:33:51Vous savez quoi ?
00:33:51Lisons ensemble ce que dit Olivier Faure,
00:33:53et vous pourrez poursuivre.
00:33:54Et Bruno Convy,
00:33:55je vois que vous voulez nous parler
00:33:56du 1er mai
00:33:57pour les ingénieurs en génie nucléaire.
00:33:59Je serai attentif
00:34:00à ce que vous nous direz.
00:34:01Gabriel Attal a souhaité revenir
00:34:02sur un acquis fondamental,
00:34:03un symbole important.
00:34:05Non, un acquis fondamental,
00:34:06un symbole important
00:34:07non seulement pour la gauche,
00:34:08mais pour tous les travailleurs.
00:34:09Il s'agit ce jour-là
00:34:10d'avoir le seul jour de l'année
00:34:11qui est chômé,
00:34:12payé.
00:34:12Acquis social fondamental
00:34:15de notre histoire,
00:34:16c'est d'avoir le droit
00:34:17de ne pas bosser le 1er mai.
00:34:20Allons !
00:34:20Allons !
00:34:20Il y a des acquis peut-être
00:34:21un petit peu plus fondamentaux
00:34:22que le 1er mai, non ?
00:34:24Est-ce qu'ils ne se raccrochent pas
00:34:25à une sorte de symbole ?
00:34:26Oui Bruno, allez-y
00:34:27et Yvan reprendra.
00:34:28Oui, écoutez, moi c'est très simple.
00:34:30En tant qu'ingénieur,
00:34:30j'essaye d'être logique
00:34:31et là j'ai du mal
00:34:33au pays de Descartes.
00:34:34Pourtant, on est en France,
00:34:36Descartes,
00:34:36et il n'y a aucune rationalité
00:34:38là-dedans.
00:34:38C'est ubuesque
00:34:39et on a l'impression
00:34:40qu'on marche sur la tête
00:34:41d'interdire à un fleuriste
00:34:43de vendre ses brins de muguet
00:34:44le 1er mai.
00:34:45C'est complètement absurde.
00:34:46Il y a tolérance
00:34:47pour les petits vendeurs ambulants,
00:34:48je crois,
00:34:48toujours dans la rue.
00:34:49C'est ça qui est magnifique.
00:34:51Vous avez le droit
00:34:52d'aller prendre du muguet
00:34:53dans la forêt,
00:34:53de faire votre petit stand
00:34:54dans la rue
00:34:55mais le fleuriste
00:34:55n'a pas le droit
00:34:55de le vendre.
00:34:56Mais ils gagnent de l'argent
00:34:57d'ailleurs avec ça
00:34:57parce qu'ils sont libres
00:34:58de vendre le prix qu'ils veulent
00:34:59et ce n'est pas contrôlé,
00:35:01c'est la liberté totale.
00:35:01Vous voyez,
00:35:02c'est vraiment
00:35:02le paradoxe idérant.
00:35:03Un fleuriste
00:35:04ne pourra pas employer
00:35:05de salarié.
00:35:06Par contre,
00:35:07si vous êtes dans la rue,
00:35:08vous pouvez vous installer
00:35:09et faire concurrence
00:35:10d'ailleurs au fleuriste
00:35:11qui lui...
00:35:11Vous le faites vous d'ailleurs.
00:35:12Vous vendez du muguet
00:35:14le 1er mai.
00:35:15Non mais je l'offre.
00:35:16Vous l'offrez vous.
00:35:16Je l'offre.
00:35:18David Lissnard
00:35:18et vous en reprenez.
00:35:20C'est plein de bon sens
00:35:21ce que dit le président de l'AMF.
00:35:23Je suis favorable
00:35:24à ce qu'on soit libre
00:35:25de pouvoir travailler
00:35:26que le 1er mai.
00:35:28Non,
00:35:28je vais beaucoup plus loin.
00:35:29Pourquoi le limiter
00:35:30au boulanger ?
00:35:31Moi,
00:35:31j'avais des magasins.
00:35:32Un week-end de 1er mai
00:35:34dans une station touristique,
00:35:35ça peut être très important
00:35:36en termes d'enjeux.
00:35:37Vos salariés sont volontaires
00:35:39pour travailler,
00:35:39pas tous mais certains.
00:35:40Pourquoi ne pas laisser fériés
00:35:42comme les autres fériés,
00:35:43les autres jours fériés
00:35:44donc qu'il y ait la possibilité
00:35:45de ne pas travailler ?
00:35:46Mais qu'en revanche,
00:35:47ceux qui veulent travailler,
00:35:49travaillent,
00:35:49payent double.
00:35:50Parce qu'aujourd'hui,
00:35:51la règle,
00:35:51c'est que vous pouvez travailler
00:35:52au McDonald's
00:35:53mais vous ne pouvez pas
00:35:53travailler dans une boulangerie.
00:35:55Donc,
00:35:55on est une fois de plus
00:35:56dans l'absurdité bureaucratique.
00:35:58La gauche est complètement
00:35:59à côté de la plaque
00:35:59encore une fois sur ce sujet.
00:36:01Yohann Uzaï.
00:36:02D'abord,
00:36:02disons qu'il n'y a plus rien
00:36:03à attendre de ce gouvernement
00:36:05naturellement.
00:36:05Donc,
00:36:05il faudra que le prochain
00:36:07président de la République
00:36:07et que le prochain gouvernement
00:36:09qui sortiront des urnes
00:36:10ne cèdent ni à la gauche
00:36:12ni au gouvernement
00:36:13parce que,
00:36:13disons-le clairement,
00:36:17ce pays va mourir.
00:36:18Et pourquoi ils ont peur
00:36:18à ce point des syndicats ?
00:36:19Pourquoi on se couche
00:36:20comme ça devant
00:36:21toute forme de contestation syndicale ?
00:36:23Non mais,
00:36:23ce pays va mourir.
00:36:24C'est important
00:36:25de bien le comprendre.
00:36:25Nous avons un déficit budgétaire
00:36:27qui est colossal,
00:36:28une dette qui est abyssale.
00:36:30Et la gauche
00:36:31qui dirige actuellement
00:36:32parce que nous avons bien
00:36:33un gouvernement de gauche
00:36:34qui est revenu
00:36:35sur la réforme des retraites.
00:36:36Donc,
00:36:36malgré le manque criant
00:36:38d'argent
00:36:39auquel nous sommes confrontés,
00:36:41la gauche
00:36:41veut partir à la retraite
00:36:43plus tôt,
00:36:43ne veut pas de réforme
00:36:44de l'assurance chômage,
00:36:45ne veut pas travailler
00:36:46le 1er mai,
00:36:47veut toujours plus de congés
00:36:49si on les écoute.
00:36:50Je crois que la France insoumise
00:36:51veut créer six nouveaux jours fériés,
00:36:52par exemple,
00:36:53voyez-vous.
00:36:54Donc,
00:36:54nous allons vers une décroissance
00:36:55qui sera une décroissance majeure
00:36:57et qui fera prendre
00:36:58à premier lieu
00:36:58les plus précaires.
00:36:59Donc,
00:37:00il est urgent de réagir
00:37:01parce que sinon,
00:37:02nous allons au-delà
00:37:03de très graves problèmes.
00:37:05Ce pays,
00:37:06les Français,
00:37:06en règle générale,
00:37:07je ne veux pas faire de généralité,
00:37:09mais la moyenne des Français
00:37:11ne travaillent pas suffisamment.
00:37:12Il faut plus travailler
00:37:14pour créer de la croissance.
00:37:15Sinon,
00:37:16ça va très mal se terminer.
00:37:17Une dernière citation
00:37:17du député européen LR
00:37:19François-Xavier Bellamy.
00:37:20Éric,
00:37:21peut-être une réaction.
00:37:22C'est absurde
00:37:23qu'on laisse bosser
00:37:24les gens qui veulent travailler.
00:37:25C'est le drame de ce pays
00:37:26que la gauche est devenue
00:37:27le camp qui s'oppose au travail.
00:37:29À quel moment
00:37:30on va comprendre
00:37:31qu'il faut créer
00:37:32de la richesse en France
00:37:33sous peine,
00:37:34en effet,
00:37:35comme le rappelle Yohann
00:37:35il y a un instant,
00:37:36d'aller dans le mur ?
00:37:37C'est le paradoxe.
00:37:38La gauche a toujours défendu
00:37:39les valeurs du travail
00:37:40pendant des années.
00:37:40les communistes en premier.
00:37:42Et aujourd'hui,
00:37:43c'est l'inverse.
00:37:44Le respect du 1er mai,
00:37:46au moins,
00:37:46essayons d'élargir
00:37:47à d'autres fonctions,
00:37:48essayons d'assouplir.
00:37:50Évitons d'aller mettre
00:37:50750 euros d'amende
00:37:52à une boulangère
00:37:52qui aura employé
00:37:53quelqu'un de volontaire.
00:37:54On marche vraiment
00:37:55sur la tête.
00:37:56Et puis,
00:37:56je pense aussi
00:37:57à tous les autres métiers
00:37:57qui, eux, travaillent,
00:37:58sont obligés de travailler.
00:38:00Donc, ça veut dire
00:38:00que vous créez
00:38:01une sorte de compé...
00:38:02Les gens se disent
00:38:03« Tiens, moi, le 1er mai,
00:38:04chouette, je ne travaille pas,
00:38:05c'est extraordinaire. »
00:38:06Et d'autres,
00:38:06« Ah ben, moi, je travaille. »
00:38:07Vous voyez,
00:38:07il y a quelque chose
00:38:08qui ne va pas.
00:38:09Ou personne travaille,
00:38:10ou tout le monde travaille.
00:38:10Enfin, la liberté de laisser
00:38:11la travailler.
00:38:12Et je pense aussi
00:38:12aux indépendants
00:38:13parce qu'on ne parle jamais
00:38:14des auto-entrepreneurs,
00:38:16les taxis,
00:38:16les Uber, etc.
00:38:18Les gens qui sont
00:38:19de plus en plus nombreux
00:38:19à être auto-entrepreneurs,
00:38:20à travailler.
00:38:21Eux, ils n'ont pas de vacances.
00:38:22Ils se débrouillent,
00:38:23ils payent déjà 26%
00:38:25de cotisations
00:38:25pour avoir leur sécu.
00:38:26Je ne me trompe pas.
00:38:28C'est le forfait,
00:38:29vous savez,
00:38:29quand vous êtes auto-entrepreneur.
00:38:30Mais c'est ça qui ne va pas.
00:38:31On est en train
00:38:32de faire une France
00:38:32à deux vitesses.
00:38:33Ceux qui sont assis
00:38:34et qui peuvent...
00:38:34Et on fait fuir
00:38:35les grandes entreprises,
00:38:35par ailleurs.
00:38:36Les grandes entreprises
00:38:36qu'on en aura assez.
00:38:37Alors bon,
00:38:37après qu'une grande entreprise
00:38:38ne travaille pas le 1er mai,
00:38:40c'est une fête comme une autre.
00:38:41Très bien.
00:38:41Mais j'avais entendu dire
00:38:42qu'il fallait supprimer
00:38:43un jour férié par an.
00:38:44Ça aurait été peut-être
00:38:45une solution.
00:38:46Alors pas le 1er mai,
00:38:47c'est une provocation.
00:38:48Ah oui.
00:38:48Il y a plein d'autres jours.
00:38:50Eric.
00:38:51Bon, ça,
00:38:51c'était une proposition
00:38:52d'un Premier ministre
00:38:52qui n'est pas restée longtemps.
00:38:53Non.
00:38:54Donc je pense
00:38:54qu'elle ne reviendra pas
00:38:55sur le tapis.
00:38:56Il y a aussi, Yvan,
00:38:57et on va conclure sur ce sujet,
00:38:58mais c'est une question
00:39:00de mentalité aussi.
00:39:01Il y a une mentalité ancrée.
00:39:03Je trouvais que vous alliez
00:39:04un petit peu loin
00:39:05en parlant de stalinisme
00:39:06tout à l'heure.
00:39:07Mais c'est vrai que
00:39:07le capitalisme,
00:39:09le libéralisme,
00:39:10ce sont des mots tabous.
00:39:12C'est mal.
00:39:12On nous le dit
00:39:13dès notre plus jeune âge.
00:39:14Et il y a une forme
00:39:14de conditionnement français aussi
00:39:17dans notre rapport au travail
00:39:18et que l'on voit
00:39:19dans ce projet de loi.
00:39:21Oui,
00:39:21et dont est issu
00:39:22le 1er mai.
00:39:22C'est pour ça que je parlais
00:39:23effectivement de cet historique
00:39:24du 1er mai
00:39:25qui a été quand même
00:39:26une conquête sociale,
00:39:27un acquis social,
00:39:28une lutte de classe.
00:39:28Et donc cette lutte de classe
00:39:29avec un ressort
00:39:30d'une analyse marxiste
00:39:32sur les conflits
00:39:33entre le capital et le travail.
00:39:34Donc c'est pour ça
00:39:34que je parlais de cela.
00:39:35Mais on voit bien
00:39:36qu'on arrive là
00:39:37au bout d'un système,
00:39:38au bout d'un monde.
00:39:39C'est un monde construit,
00:39:40c'est un monde fictif.
00:39:41C'est ce monde des idéologues
00:39:42qui ne correspond plus
00:39:43aux réalités.
00:39:44Souvent, je répète
00:39:45que nous vivons aujourd'hui
00:39:47actuellement une révolution
00:39:49du réel,
00:39:50une révolution du bon sens
00:39:52qui oblige les idéologies
00:39:53à se plier précisément
00:39:54au pragmatisme
00:39:55qui est demandé
00:39:56par tous ceux
00:39:57des Français
00:39:58qui travaillent notamment
00:39:58pour reprendre ce sujet-là
00:39:59et qui étouffent
00:40:00sous des normes
00:40:01qui ne veulent plus rien dire.
00:40:02Donc je pense que
00:40:02les réalités elles-mêmes
00:40:05obligent à briser
00:40:06tous ces carcans
00:40:07qu'on pourrait énumérer
00:40:09et qui existent beaucoup
00:40:10d'ailleurs sur le 1er mai
00:40:11concernant ceux qui travaillent.
00:40:12Mais au-delà de ça,
00:40:13c'est tout un système
00:40:14me semble-t-il
00:40:15qui s'oblige dans le fond
00:40:17à s'ouvrir
00:40:18à cette idéologie libérale
00:40:20qui était indicible
00:40:21il y a encore quelque temps.
00:40:22Je remarque
00:40:22que le libéralisme
00:40:23qui permet effectivement
00:40:24de sortir
00:40:25de tous ces carcans
00:40:26et que le libéralisme
00:40:27est une idéologie
00:40:29qui risque
00:40:29de prendre
00:40:30une place importante
00:40:32alors qu'elle avait été réduite
00:40:33par la bureaucratie
00:40:34pendant des années
00:40:35et des années.
00:40:35La France est le pays
00:40:37de l'Union Européenne
00:40:38je rappelle Johan
00:40:39où l'on travaille le moins
00:40:40on a une augmentation
00:40:41de 41% de l'absentéisme
00:40:44à l'entreprise
00:40:44depuis 2019
00:40:46et en effet
00:40:47ce rapport
00:40:48et Eric pourra en dire un mot
00:40:49pourquoi pas
00:40:49pour conclure
00:40:50ce rapport au travail
00:40:51qui s'est effondré
00:40:53dans ce pays.
00:40:54Mais encore une fois
00:40:54c'est important
00:40:55d'avoir cette lecture
00:40:56un petit peu plus globale
00:40:58de la situation
00:40:58au-delà de ce projet de loi
00:41:00parce que c'est vraiment
00:41:00le rapport de la France
00:41:01au travail qui est questionné.
00:41:02Encore une fois
00:41:03j'insiste sur ce point
00:41:04c'est dramatique
00:41:05et la gauche
00:41:05qui prône maintenant
00:41:07depuis un certain nombre
00:41:08de temps
00:41:08le droit à la paresse
00:41:10a une responsabilité
00:41:11énorme
00:41:12dans la situation
00:41:12de notre pays
00:41:14nous avons un pays
00:41:15à redresser
00:41:15en fait
00:41:16il faut dire les choses
00:41:16très clairement
00:41:17il faut redresser
00:41:18ce pays
00:41:19et pour le redresser
00:41:20économiquement
00:41:21notamment
00:41:21il faudra travailler plus
00:41:23or aujourd'hui
00:41:23on fait l'inverse
00:41:24on part à la retraite
00:41:25plus tôt
00:41:25parce que le gouvernement
00:41:26a cédé à la gauche
00:41:28et est revenu
00:41:29sur la réforme des retraites
00:41:30la gauche
00:41:31et les syndicats
00:41:32ne veulent pas entendre
00:41:33parler de la réforme
00:41:34de l'assurance chômage
00:41:35ne veulent pas faire
00:41:36d'économie
00:41:36des économies nulle part
00:41:37ils veulent continuer
00:41:38à indemniser
00:41:39les minima sociaux
00:41:41l'assurance maladie
00:41:42ils ne veulent rien toucher
00:41:43aucune économie nulle part
00:41:44donc la gauche
00:41:45veut toujours dépenser plus
00:41:46en travaillant moins
00:41:47ça n'est pas possible
00:41:49et encore une fois
00:41:49si le prochain gouvernement
00:41:51qui sortira des urnes
00:41:52à l'issue
00:41:52des élections législatives
00:41:53de 2027
00:41:54ne change pas
00:41:57de schéma mental
00:41:58et toujours soumis
00:41:59idéologiquement
00:41:59à la gauche
00:42:00et au syndicat
00:42:01nous ne nous en sortirons pas
00:42:03Eric pour conclure
00:42:04très vite
00:42:053,5 millions de chômeurs
00:42:06en catégorie A
00:42:08vous prenez
00:42:09un million de personnes
00:42:10qui retravaillent
00:42:11c'est-à-dire
00:42:11qui commencent
00:42:12plus tôt à travailler
00:42:12et qui terminent
00:42:13plus tard à travailler
00:42:14c'est-à-dire
00:42:14c'est les seniors
00:42:15plus de seniors travaillent
00:42:16vous n'avez plus aucun problème
00:42:17sur les cotisations sociales
00:42:19suivre du MEDEF
00:42:20c'est facile à vérifier
00:42:21un million de personnes
00:42:22seraient au travail
00:42:22plus de soucis
00:42:23On va bientôt marquer
00:42:24une pause
00:42:25et revenir à 16h
00:42:26pour parler de la situation
00:42:28internationale
00:42:29et de ce blocus
00:42:29annoncé du Détroit d'Hormuz
00:42:31peut-être une image
00:42:32et un petit mot
00:42:33de l'autre côté de la table
00:42:34cette image en direct
00:42:35rappelons peut-être
00:42:36à nos téléspectateurs
00:42:37que chaque point
00:42:38sur cette carte
00:42:40qu'il soit rouge ou vert
00:42:41est un bateau
00:42:42qui est bloqué
00:42:43dans le Détroit d'Hormuz
00:42:44depuis X jours désormais
00:42:46Donald Trump
00:42:48ordonnait ce blocus
00:42:48du Détroit d'Hormuz
00:42:49qui devrait donc débuter
00:42:51dans 11 minutes
00:42:52dans 10 minutes
00:42:53et 35 secondes
00:42:54très précisément
00:42:55la fin d'un ultimatum
00:42:57le début d'un blocus
00:42:59américain
00:42:59un cessez-le-feu
00:43:00de 15 jours
00:43:01qui pourrait
00:43:02se disait-on
00:43:03il y a un instant
00:43:03mais il y a des crafferies
00:43:04je le disais
00:43:05à partir de 16h
00:43:06aller beaucoup plus largement
00:43:07sur ce sujet
00:43:08mais on avait l'impression
00:43:09que les choses se calmaient
00:43:10et de nouveau
00:43:12à travers cette menace
00:43:13à travers ce blocus
00:43:14qui se dessine
00:43:16nous sommes en pleine escalade
00:43:17pourquoi ?
00:43:18Vous l'avez bien résumé
00:43:18on avait une séquence
00:43:20dans la séquence
00:43:21de la semaine dernière
00:43:21on pensait effectivement
00:43:22que la négociation
00:43:24allait reprendre ses droits
00:43:26et que les deux parties
00:43:27qui l'une et l'autre
00:43:28n'avaient pas réussi
00:43:29à comptabiliser suffisamment
00:43:32davantage
00:43:32en fait
00:43:33étaient prêtes
00:43:33finalement à renégocier
00:43:35évidemment
00:43:35on savait aussi
00:43:37qu'on n'efface pas
00:43:3847 années
00:43:39de différent
00:43:40en une journée
00:43:41mais qu'en tout état de cause
00:43:42il y aurait une vraie négociation
00:43:44et d'ailleurs
00:43:45les deux parties
00:43:46ont reconnu
00:43:47qu'on avait enfin
00:43:48ouvert
00:43:49les livres
00:43:50et qu'on avait discuté
00:43:51au fond
00:43:52mais on
00:43:53sauf que les négociations
00:43:54n'ont pas abouti
00:43:54et donc
00:43:56Donald Trump
00:43:57veut reprendre
00:43:58le narratif politique
00:43:59vis-à-vis
00:44:00en fait
00:44:00de son électorat
00:44:01Donald Trump
00:44:02en fait
00:44:02il parle aux américains
00:44:04il ne parle pas
00:44:05à nous
00:44:05il dit
00:44:06je vais à nouveau
00:44:07mettre un coup de pression
00:44:08pour essayer
00:44:09mesdames et messieurs
00:44:10qui m'avaient élu
00:44:11de régler ce problème
00:44:12rapidement
00:44:13le problème
00:44:14il n'est pas le détroit d'Hormuz
00:44:15le problème
00:44:15il est le prix d'énergie
00:44:16et là aussi
00:44:17on aura une grande discussion
00:44:20ensemble
00:44:20et on vous montrera
00:44:21les derniers éléments
00:44:22d'information
00:44:22pour comprendre
00:44:23s'il y a des raisons
00:44:25d'être pessimiste
00:44:26et malheureusement
00:44:26je spoil un peu
00:44:27comme on dit
00:44:27oui il y a des raisons
00:44:28d'être pessimiste
00:44:29sur les prix du carburant
00:44:30et leur évolution
00:44:31à partir de 16h
00:44:32on se retrouve
00:44:33ce blocus qui doit commencer
00:44:35les conséquences
00:44:36notamment pour nous
00:44:36français
00:44:37sur les prix à la pompe
00:44:38c'est à la 1 de 120 minutes
00:44:39à tout de suite
00:44:43il est quasiment 16h
00:44:44de retour
00:44:44dans 120 minutes
00:44:45pour notre dernière
00:44:46heure de décryptage
00:44:48il s'agira évidemment
00:44:49dans quelques secondes
00:44:49de revenir sur cette
00:44:50actualité majeure
00:44:51et ce décompte
00:44:52qui est officiellement
00:44:53terminé à l'instant
00:44:55où l'on se parle
00:44:55puisqu'il est 16h
00:44:56et que selon
00:44:57les mots de Donald Trump
00:44:59les affirmations
00:45:00du président américain
00:45:01le détroit d'Hormuz
00:45:02est officiellement bloqué
00:45:03par la marine américaine
00:45:05cette image en temps réel
00:45:06du détroit
00:45:07qu'on décryptera
00:45:07avec tous ces points
00:45:09qu'il soit rouge ou vert
00:45:10qui signalent
00:45:11des bateaux
00:45:11qui sont bloqués
00:45:12qu'ils transportent
00:45:13des carburants
00:45:14des hydrocarbures
00:45:15du gaz
00:45:16du pétrole
00:45:16ou qu'ils soient
00:45:17des portes-conteners
00:45:18qui sont représentés
00:45:18eux en vert
00:45:20voilà la densité
00:45:21de navires
00:45:22dans le détroit d'Hormuz
00:45:24cette photo satellite
00:45:25qui nous est parvenue
00:45:26à une dizaine de minutes
00:45:27donc qui nous donne
00:45:28véritablement en temps réel
00:45:29l'état du trafic
00:45:29on vous explique tout
00:45:30dans une poignée de secondes
00:45:3116h pile d'abord
00:45:32l'essentiel de l'actualité
00:45:34félicité Kindoki
00:45:34merci Julien
00:45:35rebonjour à tous
00:45:36un an de prison
00:45:37avec sursis
00:45:38pour l'enseignante
00:45:39de la petite Évaëlle
00:45:40après une relaxe
00:45:41en première instance
00:45:42l'année dernière
00:45:42la cour d'appel de Versailles
00:45:43a finalement reconnu
00:45:45l'existence du harcèlement
00:45:46de la collégienne
00:45:47de 11 ans
00:45:47par sa professeure de français
00:45:49en classe de 6ème
00:45:50au collège
00:45:51Isabelle Aussissier
00:45:52d'Herblay
00:45:52dans le Val d'Oise
00:45:53un harcèlement
00:45:54qui a mené Évaëlle
00:45:54au suicide
00:45:55en 2019
00:45:56la cour a également
00:45:57condamné l'enseignante
00:45:58à une interdiction
00:45:59définitive d'enseigner
00:46:00les parents
00:46:01d'Évaëlle
00:46:03soulagés
00:46:03ont salué
00:46:04cette décision d'appel
00:46:06inscription injurieuse
00:46:07anti-police
00:46:08étoile de David Taguay
00:46:09le jardin mémoriel
00:46:10des attentats
00:46:11du 13 novembre
00:46:11a été le théâtre
00:46:12des dégradations
00:46:13à deux reprises
00:46:14cette semaine
00:46:15le préfet de police
00:46:16Patrice Faure
00:46:17a dénoncé
00:46:17des faits inadmissibles
00:46:19et promet de mettre
00:46:19tout en oeuvre
00:46:20pour identifier
00:46:21et sanctionner
00:46:22les responsables
00:46:23de ces actes
00:46:23de vandalisme
00:46:24Merci beaucoup
00:46:25Félicine Thé
00:46:26Rendez-vous dans 30 minutes
00:46:27Dora Abdelrazi
00:46:28qui est avec nous
00:46:28spécialiste des questions
00:46:29internationales
00:46:30de retour sur le plateau
00:46:31avec Yvan Riuffol
00:46:32Johan Uza est toujours
00:46:34en place
00:46:34Meriadek Raffray
00:46:35et Bruno Combi
00:46:36Meriadek Raffray
00:46:37spécialiste des questions
00:46:38de défense
00:46:38Bruno Combi
00:46:39polytechnicien
00:46:39ingénieur
00:46:40en génie nucléaire
00:46:42Donald Trump
00:46:42je le disais
00:46:43on va revoir peut-être
00:46:43cette carte du détroit
00:46:44d'Hormuz
00:46:45en quasi temps réel
00:46:46puisqu'elle est actualisée
00:46:47toutes les 10 minutes
00:46:48Donald Trump
00:46:48qui a ordonné
00:46:50le blocus
00:46:51du détroit d'Hormuz
00:46:52qui devait débuter
00:46:54donc il y a 2 minutes
00:46:55maintenant
00:46:56qui fait suite au refus
00:46:57je cite
00:46:58intransigeant de l'Iran
00:46:59de renoncer
00:47:00à ses ambitions nucléaires
00:47:01lors des négociations
00:47:02de paix au Pakistan
00:47:03le week-end passé
00:47:04l'armée iranienne
00:47:04qui affirme
00:47:05que le blocus
00:47:06naval américain
00:47:07du détroit
00:47:08est illégal
00:47:08je cite
00:47:10constitue un acte
00:47:10de piraterie
00:47:11et avertit
00:47:12qu'aucun port du Golfe
00:47:14ne sera en sécurité
00:47:15si les siens
00:47:16sont menacés
00:47:17avant d'en parler
00:47:17en plateau
00:47:18Eva Dipadzik
00:47:19on a aperçu
00:47:20à Dubaï
00:47:20aux Émirats Arabes Unis
00:47:22non loin de cette partie
00:47:23du globe
00:47:24sur lequel
00:47:25les yeux du monde
00:47:26sont rivés
00:47:27évidemment
00:47:27la tension monte
00:47:28Eva bonjour
00:47:29elle monte d'un cran
00:47:30dans le Golfe
00:47:31avec ce blocus
00:47:32qui devrait
00:47:33être effectif
00:47:34depuis quelques minutes
00:47:35maintenant
00:47:37bien exactement
00:47:38il a été confirmé
00:47:39ce blocus
00:47:40consiste donc
00:47:41à verrouiller
00:47:42toute entrée
00:47:43et sortie
00:47:43des ports iraniens
00:47:45à tout navire marchand
00:47:46quelle que soit sa nationalité
00:47:47en revanche
00:47:48les navires
00:47:49à destination
00:47:50en provenance
00:47:50des ports
00:47:51non iraniens
00:47:51pourrait continuer
00:47:53à passer
00:47:54il emprunterait
00:47:54un couloir sécurisé
00:47:55dans le détroit
00:47:56sous protection
00:47:57militaire américaine
00:47:59le commandement
00:48:00central américain
00:48:00sans qu'on précise
00:48:01que le blocus
00:48:02couvre l'ensemble
00:48:03du littoral
00:48:04iranien
00:48:05y compris
00:48:06mais sans se limiter
00:48:07aux ports iraniens
00:48:08et aux terminaux
00:48:09pétroliers
00:48:10les forces américaines
00:48:12devaient se positionner
00:48:13à l'est
00:48:13du détroit
00:48:14côté
00:48:15Golfe
00:48:15d'Omane
00:48:16pour patrouiller
00:48:17intercepter
00:48:17et même saisir
00:48:18les navires
00:48:19tentant d'entrer
00:48:20ou de sortir
00:48:21des ports iraniens
00:48:23il s'agit donc
00:48:24de couper
00:48:25l'Iran
00:48:25du commerce mondial
00:48:26bloquer toute importation
00:48:28de biens vitaux
00:48:28empêcher Téhéran
00:48:29de percevoir
00:48:30des droits de passage
00:48:31contraires
00:48:32aux droits internationaux
00:48:33et surtout
00:48:34stopper
00:48:35ces exportations
00:48:36de pétrole
00:48:37l'enjeu est
00:48:38d'asphyxier
00:48:38davantage
00:48:39l'économie iranienne
00:48:40et mettre la pression
00:48:41sur les importateurs
00:48:42du brut iranien
00:48:43notamment la Chine
00:48:45principal soutien
00:48:46économique de Téhéran
00:48:47la Chine
00:48:48importe environ
00:48:4990%
00:48:50du pétrole
00:48:51iranien
00:48:51soit 15%
00:48:53de ses importations
00:48:54totales
00:48:54de brut
00:48:54Washington
00:48:55accuse Pékin
00:48:57par ailleurs
00:48:57d'être aussi
00:48:58le soutien militaire
00:48:59du régime
00:49:00Encore un mot
00:49:01avant de vous libérer
00:49:02chère Eva
00:49:03on a vu
00:49:04l'avertissement
00:49:05au pays du Golfe
00:49:06dans lesquels
00:49:07vous vous trouvez
00:49:08vous êtes aux Émirats
00:49:08Arabes Unis
00:49:09aucun port du Golfe
00:49:11ne sera en sécurité
00:49:12si les siens
00:49:13sont menacés
00:49:14est-ce que les pays
00:49:14du Golfe
00:49:14redoutent
00:49:15les représailles
00:49:16iraniennes
00:49:18Pour l'instant
00:49:19il n'y a pas
00:49:19de réaction
00:49:20de la part
00:49:21des pays
00:49:22du Golfe
00:49:23mais c'est sûr
00:49:24que la tension
00:49:24elle monte
00:49:25cet avertissement
00:49:28constitue
00:49:29une véritable
00:49:31escalade
00:49:31donc
00:49:33on dit que
00:49:35bien évidemment
00:49:36le port du Golfe
00:49:37aucun port du Golfe
00:49:38ou de la mer
00:49:38d'Omane
00:49:39ne serait épargné
00:49:40mais Téhéran
00:49:41évoque aussi
00:49:42la possibilité
00:49:43d'une fermeture
00:49:44du détroit
00:49:44de Babel
00:49:46Mandeb
00:49:46à l'entrée
00:49:47de la mer Rouge
00:49:48par les rebelles
00:49:50outils
00:49:50et donc
00:49:51tous les scénarios
00:49:52sont possibles
00:49:53Merci beaucoup
00:49:54Eva Dipadzi
00:49:55pour les précisions
00:49:56depuis Dubaï
00:49:57aux Émirats
00:49:57Arabes Unis
00:49:58Marie-Edeck
00:49:58Rafret
00:49:59question
00:50:00très simple
00:50:01alors que l'heure
00:50:01fixée par les Etats-Unis
00:50:02pour ce blocus
00:50:03des ports iraniens
00:50:04est passée
00:50:04depuis 5 minutes
00:50:05maintenant
00:50:06est-ce qu'on peut
00:50:06imaginer
00:50:07imaginer
00:50:10que Donald Trump
00:50:11nous ait fait
00:50:11un coup de bluff
00:50:12et que dans les minutes
00:50:13qui viennent
00:50:14aucun blocus
00:50:15ne soit mis
00:50:15en place
00:50:16par les Etats-Unis
00:50:17et que c'était une menace
00:50:18pour voir un petit peu
00:50:18le positionnement iranien
00:50:20et voir comment se comportaient
00:50:21les bateaux
00:50:22dans le détroit
00:50:23Écoutez
00:50:24de toute façon
00:50:25la mise en place
00:50:27du blocus
00:50:27ou les moyens du blocus
00:50:28ils sont déjà là
00:50:29ils sont permanents
00:50:30c'est ce que j'ai expliqué
00:50:31tout à l'heure
00:50:33l'armée américaine
00:50:34la flotte américaine
00:50:35est dans le golfe Persique
00:50:38enfin l'entrée du golfe Persique
00:50:39depuis maintenant
00:50:40plusieurs semaines
00:50:41ils tiennent en fait
00:50:43toutes ces positions
00:50:44à distance
00:50:45des armes iraniennes
00:50:46ils ont une photo
00:50:48en permanence
00:50:49de tout ce qui se passe
00:50:49à l'extérieur
00:50:50dans le détroit
00:50:51et à l'intérieur du détroit
00:50:53grâce en particulier
00:50:54à leurs moyens
00:50:55déployés
00:50:55chez les alliés
00:50:57des monarchies du golfe
00:50:58mais également
00:50:59leurs moyens aériens
00:51:01notamment leurs awaks
00:51:02qui leur permet en fait
00:51:03d'avoir des images
00:51:04très lointaines
00:51:05de ce qui se passe
00:51:06donc tout est
00:51:07tout est positionné
00:51:08depuis plusieurs semaines
00:51:09donc en fait
00:51:10la question est
00:51:10c'est
00:51:11est-ce qu'ils vont
00:51:12activer
00:51:13alors qu'est-ce qui a changé
00:51:14qu'est-ce qui a changé
00:51:15concrètement
00:51:15entre 15h59 et 16h
00:51:17là
00:51:17sur les images
00:51:18que l'on voit
00:51:18j'imagine
00:51:20que ce sont les ordres
00:51:21qu'ont reçu
00:51:21les commandants de navire
00:51:22l'amiral
00:51:24commandant
00:51:25Sainte-Com
00:51:26l'amiral qui commande
00:51:27tout le dispositif
00:51:28dans la zone
00:51:29Brad Cooper
00:51:30qui a donné
00:51:31des ordres précis
00:51:32aux commandants
00:51:33des bâtiments
00:51:33pour agir
00:51:34selon un certain
00:51:35nombre de critères
00:51:36qui ont été évidemment
00:51:37définis
00:51:38et mis en oeuvre
00:51:39par les états-majors
00:51:40je précise Bruno Combi
00:51:41et je vous laisse répondre
00:51:42je précise juste pour nos téléspectateurs
00:51:44parce que ça fait des jours
00:51:44et des jours
00:51:45que vous voyez
00:51:45ces petites pastilles
00:51:46rouges et vertes
00:51:47autour des détroits d'Ormouz
00:51:48alors qu'on vous propose
00:51:50cette carte en temps réel
00:51:51juste l'occasion pour moi
00:51:52de dire que
00:51:52les points rouges
00:51:53sont des navires
00:51:54qui transportent
00:51:55des carburants
00:51:56du gaz
00:51:56ou du pétrole
00:51:57les points verts
00:51:58sont a priori
00:51:59plutôt des portes-conteners
00:52:00des navires
00:52:00de marchandises
00:52:02quand il y a une flèche
00:52:03ça veut dire que le navire
00:52:04est en mouvement
00:52:04et quand le point est fixe
00:52:05quand il y a juste un point
00:52:06c'est que le navire
00:52:08est à l'arrêt
00:52:08voilà pour la légende
00:52:10je vais dire
00:52:11autour de cette photo satellite
00:52:13c'est exactement
00:52:14ce que j'allais vous expliquer
00:52:15Julien
00:52:16ah bah voilà
00:52:16je vous ai avancé
00:52:17cette carte
00:52:17puisque maintenant
00:52:18l'heure du blocus est passée
00:52:20donc on est
00:52:20le blocus est en vigueur
00:52:22et ce qu'on peut voir déjà
00:52:23c'est qu'il n'y a quand même
00:52:24pas beaucoup de flèches
00:52:25il y a beaucoup de points
00:52:27qui soient rouges ou verts
00:52:28mais il n'y a pas beaucoup
00:52:29de flèches
00:52:30c'est-à-dire de bateaux
00:52:30qui naviguent
00:52:31il y en a quelques-uns
00:52:32alors ça me donne
00:52:33et parmi ces points
00:52:34pardon de vous couper
00:52:34parmi ces points
00:52:35il n'y a pas les navires militaires
00:52:37quelle que soit la couleur
00:52:38il n'y a pas les navires militaires
00:52:39américains
00:52:39ils sont invisibles
00:52:40sur ces images
00:52:41ils ne sont pas obligés
00:52:41de donner leur position précise
00:52:44d'autant plus qu'en général
00:52:46la plupart du temps
00:52:47sauf comme on a vu hier
00:52:48avec Michael Murphy
00:52:49et Peterson
00:52:50ils restent plus au large
00:52:52pour ne pas se mettre en danger
00:52:53ils ne s'approchent pas
00:52:54trop près de l'Iran
00:52:55et donc ils ne s'engagent pas
00:52:56ni dans le golfe Persique
00:52:57ni même dans le golfe d'Oman
00:52:58la plupart du temps
00:52:59et donc sauf intervention
00:53:01comme on a vu
00:53:01il y a eu une petite incursion
00:53:02pour montrer qu'ils étaient
00:53:03capables de le faire
00:53:04mais ils ne se sentent pas
00:53:05très à l'aise quand même
00:53:06donc ils restent plutôt au large
00:53:07en dehors
00:53:08donc pas visibles sur cette carte
00:53:10et de plus évidemment
00:53:11que pour des questions militaires
00:53:12ils ne vont pas signaler
00:53:13à l'ennemi
00:53:13leur position en temps réel
00:53:15bien sûr
00:53:16oui Marie-Hadek
00:53:16je voudrais que Reza
00:53:18pardonnez-moi
00:53:20Dora
00:53:20pardonnez-moi
00:53:21Abdelrazi
00:53:22qui nous fasse un point
00:53:23dans un instant
00:53:23pardonnez-moi pour le petit mélange
00:53:25dans les minutes
00:53:26et les heures qui viennent
00:53:26en fait ce qui va concrètement
00:53:27se passer
00:53:28c'est que chacun va tester
00:53:29sa volonté
00:53:30sa détermination
00:53:30il va y avoir une espèce de
00:53:32les deux parties en fait
00:53:34vont essayer de comprendre
00:53:36jusqu'où l'un et l'autre
00:53:38sont en mesure
00:53:39où veulent aller
00:53:40si vous voulez
00:53:40et donc il va y avoir
00:53:41cette phase de test
00:53:42en plus
00:53:44un pétrolier ou un gazier
00:53:45c'est quand même un navire
00:53:46qui a une force d'inertie importante
00:53:48ça ne s'arrête pas d'un coup
00:53:49voilà
00:53:49ça ne s'arrête pas d'un coup
00:53:50et donc dans les heures qui viennent
00:53:53et en particulier cette nuit
00:53:55en fait
00:53:56chacun va positionner ses pions
00:53:58et tester
00:53:58et tester les limites
00:54:00de l'autre en fait
00:54:01c'est ça auquel on va assister
00:54:02et c'est
00:54:03et les navires américains
00:54:05vont évidemment
00:54:06sans doute
00:54:07se rapprocher
00:54:07en fait du dispositif
00:54:08pour verrouiller la NAS
00:54:10puisque là
00:54:11on ne voit que les points
00:54:13des navires
00:54:13qui signalent leur position
00:54:15il suffit d'éteindre
00:54:16son transpondeur
00:54:17son IFF
00:54:18son système électronique
00:54:19pour disparaître
00:54:20de la carte
00:54:21de monsieur tout le monde
00:54:21si vous voulez
00:54:22nous en sommes dans cette situation
00:54:23nous en sommes à cette situation
00:54:25parce que notamment
00:54:25les négociations
00:54:27du week-end
00:54:28au Pakistan
00:54:29à Islamabad
00:54:30entre Iraniens et Américains
00:54:31ont échoué
00:54:32avant de vous entendre Dora
00:54:33juste écoutons Donald Trump
00:54:34qui revenait sur ces
00:54:35sur ces négociations
00:54:36et leurs conséquences
00:54:41alors Donald Trump
00:54:42qui va arriver dans un instant
00:54:43peut-être l'occasion pour vous
00:54:44de prendre la parole
00:54:45Dora
00:54:46et de nous expliquer
00:54:46où nous en sommes
00:54:47dans ce détroit d'Hormuz
00:54:47concrètement
00:54:49concrètement on le voit
00:54:49c'est vraiment très difficile
00:54:51de prédire un petit peu
00:54:53l'avenir
00:54:53et de savoir ce qui va se passer
00:54:54puisque en même temps
00:54:55il y a des négociations
00:54:56qui continuent
00:54:57c'est ça qu'il faut le dire
00:54:58il faut vraiment le souligner
00:54:59puisque selon les Pakistanais
00:55:01il y a encore
00:55:02les Égyptiens
00:55:03qui sont en action
00:55:04il y a les Turcs
00:55:05également
00:55:06qui sont là
00:55:06qui échangent des messages
00:55:08avec les Iraniens
00:55:09et les Américains
00:55:10de l'autre
00:55:11donc ça
00:55:11il y a quand même
00:55:12toujours
00:55:14cette négociation
00:55:15qui est encore là
00:55:15donc je le disais
00:55:17c'est peut-être
00:55:17un moyen de pression
00:55:18et peut-être
00:55:18que ça ne sera pas acté
00:55:19ou en tout cas
00:55:20on ne le verra pas
00:55:21sur le terrain
00:55:21cette histoire de blocage
00:55:22c'est très difficile
00:55:23de mettre en oeuvre
00:55:24le blocage
00:55:25ça serait plus
00:55:26du côté du golfe d'Omane
00:55:29donc on fait pression
00:55:30sur la partie droite
00:55:31de l'image
00:55:33orientale de l'image
00:55:33sur les alliés
00:55:35de l'Iran
00:55:36la Chine
00:55:36le Pakistan
00:55:37et l'Inde
00:55:38et tout à l'heure
00:55:38Eva a souligné
00:55:39quelque chose de très important
00:55:40c'est le détroit
00:55:41de Bab-e-Mande
00:55:41qui est de l'autre côté
00:55:43et qui est aux mains
00:55:45des outils
00:55:46donc si jamais
00:55:47l'Iran décide
00:55:49d'entrer en force
00:55:51là elle bloque
00:55:51un nouveau détroit
00:55:53et là ça va être encore
00:55:54plus catastrophique
00:55:56pour l'économie mondiale
00:55:57puisque c'est le détroit
00:55:58qui permet d'arriver
00:55:59jusqu'au canal de Suez
00:56:00par là
00:56:01où on a beaucoup
00:56:02d'exportations qui passent
00:56:03et d'importations
00:56:04et les Iraniens
00:56:05qui continuent
00:56:05de montrer les muscles
00:56:06alors Yvan
00:56:07je vous donne la parole
00:56:07juste un dernier mot
00:56:09de ce côté de la table
00:56:10les Iraniens
00:56:10qui sont toujours
00:56:11avec ces menaces
00:56:11sur les pays du Golfe
00:56:12dans le déni
00:56:13dans la surenchère
00:56:14vraiment dans cet enlisement
00:56:16cette guerre d'usure
00:56:17qu'on décrit
00:56:17depuis une trentaine de jours
00:56:20maintenant
00:56:20ils ont les moyens
00:56:22les Iraniens
00:56:22de participer
00:56:24à ce qui va s'apparenter
00:56:25maintenant
00:56:26à une bataille navale
00:56:26sous nos yeux
00:56:27alors tenez
00:56:28soyons soyons
00:56:29et j'allais dire justement
00:56:30qu'aucune des deux parties
00:56:32n'a intérêt
00:56:33à ce que ça dégénère
00:56:33en bataille navale
00:56:35pendant la guerre
00:56:36au plus fort de la guerre
00:56:36en Irak
00:56:37dans les années 83
00:56:3884
00:56:3988
00:56:39il n'y a jamais eu
00:56:41en fait
00:56:41enfin
00:56:41il y a des pétroliers
00:56:43qui ont été pris pour cible
00:56:44mais ça n'a jamais
00:56:46dégénéré
00:56:46si vous voulez
00:56:47et étant donné
00:56:48que les Iraniens
00:56:49ont besoin de leur pétrole
00:56:50c'est le dernier
00:56:51sans en fait
00:56:52de leur économie
00:56:53que les Américains
00:56:54n'ont absolument pas intérêt
00:56:55à ce que le prix
00:56:56de l'or noir
00:56:57flambe sur les cours mondiaux
00:56:59aucune des deux parties
00:57:00n'a intérêt
00:57:00à ce que ça dégénère
00:57:01donc ça c'est quand même
00:57:02un élément de rééquilibrage
00:57:03et je pense que
00:57:03Dora a signalé
00:57:04un point majeur
00:57:05c'est les Iraniens
00:57:06sont peut-être en mesure
00:57:07d'agir sur un autre des trois
00:57:10qui serait évidemment
00:57:11catastrophique
00:57:11et qui viendrait
00:57:12dans ce cas là
00:57:12ce blocage
00:57:13ce blocus
00:57:14en l'occurrence
00:57:15il est effectif
00:57:15ne sert à rien du tout
00:57:17il ne sert pas à rien du tout
00:57:18mais l'autre aussi
00:57:19s'il y a une alternative
00:57:20pour les Iraniens
00:57:21parce que
00:57:21que je comprenne bien
00:57:22et vous êtes là
00:57:23pour nous expliquer
00:57:24moi ce que je comprends
00:57:25c'est que Donald Trump
00:57:26fait ce blocus
00:57:26parce que là
00:57:27il tape directement
00:57:28au portefeuille des Iraniens
00:57:29il met une pression
00:57:31directe
00:57:32sur l'économie iranienne
00:57:34mais si de l'autre côté
00:57:35les Iraniens
00:57:35ont une voie de sortie
00:57:36pour acheminer le pétrole
00:57:37par une autre voie
00:57:39je ne vois pas l'intérêt
00:57:40mais en fait
00:57:41c'est oeil pour oeil
00:57:42dent pour dent
00:57:43depuis le début
00:57:43de ce conflit
00:57:45c'est à dire que chacun
00:57:47monte en puissance
00:57:48dans les déclarations
00:57:49et au final
00:57:51sur le terrain
00:57:52on ne voit pas
00:57:53ce côté féroce
00:57:56que l'on voit
00:57:56dans les messages
00:57:57que s'échangent
00:57:58les deux parties
00:57:59donc c'est pour ça
00:58:00que je disais
00:58:00le fond est moins violent
00:58:01que la forme
00:58:04Yvan
00:58:04un commentaire
00:58:06je m'arrête à la forme
00:58:07effectivement
00:58:08cette forme
00:58:09destinée à montrer
00:58:10la puissance américaine
00:58:12et à montrer
00:58:13avec ce ressort psychologique
00:58:14qui est propre à Trump
00:58:15que Trump maîtrise
00:58:17cette guerre
00:58:17même s'il n'a pas réussi
00:58:18à faire tomber
00:58:19le régime des Mollahs
00:58:20on voit malgré tout
00:58:21qu'à travers ce blocus
00:58:22qu'il gère lui-même
00:58:24il essaie de montrer
00:58:25effectivement
00:58:25que dans le rapport de force
00:58:27l'Iran
00:58:27n'est pas vaincu
00:58:29parce que l'Iran
00:58:30le régime iranien tient toujours
00:58:32mais que l'Iran
00:58:32n'a plus de marine
00:58:33l'Iran n'a plus d'aviation
00:58:34et ne peut se défendre
00:58:35qu'à travers des drones
00:58:36ou à travers des mines
00:58:37et donc
00:58:38dans ce rapport de force là
00:58:39en effet
00:58:40il me semble que
00:58:41ce que l'on voit là
00:58:41c'est une suprématie américaine
00:58:43une sorte de guerre
00:58:44déjà gagnée
00:58:45et connaissant
00:58:46enfin supputant
00:58:47effectivement
00:58:48le raisonnement de Trump
00:58:49il pourrait se contenter
00:58:51de cela
00:58:51et peut-être
00:58:53en activant
00:58:54effectivement
00:58:54le calendrier
00:58:56qui voudrait faire
00:58:56s'accélérer
00:58:57la chute du régime
00:58:58qui n'a pas réussi
00:58:59à tomber
00:58:59en ces 5-6 semaines
00:59:01le problème
00:59:02c'est qu'en asséchant
00:59:03ce détroit d'Harmouz
00:59:04vous mettez en porte-à-faux
00:59:05également des alliés
00:59:07supposés
00:59:08ou affirmés
00:59:08de l'Iran
00:59:10notamment
00:59:11la Chine
00:59:11on s'est posé cette question
00:59:12tout à l'heure
00:59:13si vous n'étiez pas avec nous
00:59:14d'un cas très concret
00:59:15mais qui pourrait très vite arriver
00:59:17si blocus confirmé
00:59:19il y a
00:59:20passage d'un pétrolier
00:59:21qui va vers la Chine
00:59:24pour approvisionner
00:59:26la République Populaire
00:59:26de Chine
00:59:27que se passe-t-il
00:59:29si un pétrolier chinois
00:59:30est arrêté
00:59:31par un navire militaire
00:59:32américain
00:59:32nous retrouvons-nous
00:59:34face à une
00:59:36confrontation directe
00:59:37entre les Etats-Unis
00:59:38et la Chine
00:59:38est-ce que ça pourrait arriver
00:59:40dans les minutes qui viennent ?
00:59:41Oui ça pourrait arriver
00:59:42c'est le principe même
00:59:43d'un blocus
00:59:44si un pétrolier chinois
00:59:46ose franchir le blocus
00:59:48et bien il va trouver
00:59:49une résistance américaine
00:59:50la question c'est
00:59:51quelle sera la forme
00:59:52de cette résistance
00:59:53est-ce que ça sera juste
00:59:54des menaces verbales
00:59:56par radio
00:59:57est-ce qu'ils vont envoyer
00:59:59un hélicoptère
00:59:59ou un Zodiac
01:00:00est-ce qu'il va y avoir
01:00:01des tirs de semonstres
01:00:02qui ne sont pas obligés
01:00:03de viser le navire
01:00:04ça peut être des tirs
01:00:04à côté
01:00:05pour faire peur
01:00:06donc qui montera
01:00:07jusqu'à quel stade
01:00:09et lequel lâchera en premier
01:00:10c'est la question
01:00:11que posait Mériadec
01:00:11très justement à l'instant
01:00:13on est face à une volonté
01:00:15de deux belligérants
01:00:16et lequel va monter jusqu'où
01:00:18et lequel va craquer
01:00:19en premier
01:00:20et est-ce qu'on va aller
01:00:21jusqu'au bout
01:00:22jusqu'à l'étape ultime
01:00:23qui consiste à faire
01:00:24d'abord des tirs de semonstres
01:00:26puis éventuellement
01:00:27un arraisonnement du navire
01:00:28avec un commando
01:00:29qui peut arriver par hélicoptère
01:00:30ou par la mer
01:00:31ou dans la pire des hypothèses
01:00:34mais pour l'instant
01:00:34on n'en est évidemment pas là
01:00:36un tir qui a pour but
01:00:38d'envoyer un missile
01:00:38par exemple
01:00:39d'endommager le pétrolier
01:00:40donc jusqu'où
01:00:42est-ce que la fièvre
01:00:43va monter
01:00:44avec derrière
01:00:45évidemment
01:00:46le levier de Babel-Mandeb
01:00:47qui consisterait
01:00:48non seulement
01:00:49à faire rentrer dans la guerre
01:00:50d'autres pays
01:00:51du Golfe
01:00:52qui sont concernés
01:00:52mais aussi
01:00:53une autre zone géographique
01:00:54c'est-à-dire qu'on étend
01:00:55le territoire géographique
01:00:56du conflit
01:00:57très vite
01:00:58parce que je voudrais
01:00:59qu'on avance
01:00:59sur les carburants
01:01:00avec Eric
01:01:00il y a toujours
01:01:01le cessez-le-feu
01:01:03qui est en cours
01:01:03jusqu'au 22 avril
01:01:04et vous le disiez tout à l'heure
01:01:05c'est active
01:01:06à faire la première faute
01:01:07peut-être que
01:01:08les américains poussent
01:01:09également les iraniens
01:01:10à taper
01:01:11donc du coup
01:01:12on part encore
01:01:13dans un nouveau cycle
01:01:15de violences
01:01:16on est plus dans l'escalade
01:01:17que dans l'apaisement
01:01:17et ça chacun l'aura compris
01:01:18avec ce blocus
01:01:20désormais
01:01:20entré en vigueur
01:01:21et on en verra
01:01:22pourquoi pas
01:01:22dans les heures qui viennent
01:01:23les conséquences
01:01:24très concrètes
01:01:25notamment
01:01:25sur les cours
01:01:26du baril de pétrole
01:01:27parce que les 2-3 jours
01:01:29qui viennent
01:01:29sont absolument essentiels
01:01:31le baril de pétrole
01:01:33qui est de nouveau
01:01:33remonté au-dessus
01:01:34des 100 dollars
01:01:35je crois que c'était
01:01:36102 dollars précisément
01:01:37ce matin
01:01:38avec des répercussions
01:01:39toujours bien sûr
01:01:40Eric
01:01:41dans nos vies quotidiennes
01:01:43à l'aune de ce qui est
01:01:43en train de se passer
01:01:44dans le détroit d'Hormuz
01:01:45les automobilistes
01:01:46ont-ils raison
01:01:46d'être pessimistes
01:01:47pour les jours
01:01:48les semaines qui viennent
01:01:48alors ça dépend
01:01:50si les automobilistes
01:01:51si vous êtes professionnels
01:01:52si vous êtes infirmier
01:01:54représentant de commerce
01:01:55oui
01:01:55parce que là
01:01:56vous êtes
01:01:56c'est une facture
01:01:58qui a augmenté
01:01:58j'ai sorti
01:01:59par rapport à l'an dernier
01:02:00parce qu'on parle toujours
01:02:01de semaine à semaine
01:02:02mais si vous regardez
01:02:03quel était le prix du sans-plomb
01:02:04il y a un an juste
01:02:05vous allez voir la différence
01:02:07il a pris 30 centimes
01:02:08le sans-plomb
01:02:09c'est énorme
01:02:10mais comme les professionnels
01:02:11utilisent beaucoup
01:02:12le gasoil
01:02:13regardez
01:02:1471
01:02:1511 centimes d'euros
01:02:16en plus
01:02:16par rapport à avril 2025
01:02:18c'est ça qu'il faut voir
01:02:19le reste
01:02:20c'est plus de 30%
01:02:21mais non
01:02:21c'est ce que coûte aujourd'hui
01:02:22un plein d'essence
01:02:23souvent les voitures
01:02:24c'est 50 litres
01:02:25vous faites le calcul
01:02:26qu'on met des 50 litres
01:02:27et vous en avez
01:02:27pour 250 euros
01:02:29d'essence
01:02:30enfin carburant
01:02:31c'est vraiment catastrophique
01:02:32le baril
01:02:33lui
01:02:33j'ai regardé
01:02:34alors c'est étonnant
01:02:35parce qu'il était
01:02:35à 102 dollars
01:02:36tout à l'heure
01:02:37là il a rebaissé
01:02:38subitement
01:02:38en dessous de 100
01:02:39c'est fou
01:02:40ça va vite
01:02:40ça va très très vite
01:02:42parce que peut-être
01:02:42qu'il ne se passe rien
01:02:43pour l'instant
01:02:43dans l'étroit d'or
01:02:44on en est à ce point-là
01:02:45à scruter l'évolution
01:02:46des cours du baril
01:02:48après on peut se poser
01:02:49la question
01:02:49de ce que doit faire
01:02:50l'Etat
01:02:51est-ce qu'il va devoir intervenir
01:02:52si ça se met à reflamber
01:02:53de nouveau
01:02:54c'est la grande question
01:02:55mais ce qu'il faut retenir
01:02:56c'est que le baril
01:02:57de pétrole
01:02:58sur un an
01:02:59même pas sur un an
01:03:01sur le 1er janvier
01:03:02par rapport au 1er janvier
01:03:03c'est 67% de dose
01:03:05voilà
01:03:05c'est ça
01:03:06merci beaucoup
01:03:07Eric Bruno
01:03:08les marchés sont fébriles
01:03:10le moindre mot
01:03:11de Donald Trump
01:03:12faire monter
01:03:13ou baisser
01:03:14le cours du baril
01:03:15très attentif
01:03:16à ce qui va se passer
01:03:17cet après-midi
01:03:17ce qui va se jouer
01:03:18aujourd'hui
01:03:19je le disais
01:03:19et les prochains jours
01:03:21va déterminer
01:03:22les prix
01:03:22pour les semaines
01:03:23qui viendront
01:03:23oui tout à fait
01:03:24et j'ai fait un petit calcul
01:03:25pour avoir un ordre
01:03:26de grandeur
01:03:27faites-nous peur
01:03:28très simple
01:03:30on sait combien
01:03:31il y a de litres
01:03:32dans un baril de pétrole
01:03:33il y a 160 litres
01:03:35dans un baril de pétrole
01:03:36on sait le taux de change
01:03:37entre le dollar
01:03:38et l'euro
01:03:39et donc c'est très facile
01:03:40de calculer
01:03:41chaque fois que le pétrole
01:03:42monte de 1 dollar
01:03:43donc quand on dit
01:03:43aujourd'hui
01:03:44c'est passé de 100 à 102 dollars
01:03:45par exemple plus de dollars
01:03:46de combien monte
01:03:48le prix de l'essence
01:03:49en France
01:03:49et bien c'est très simple
01:03:50chaque dollar
01:03:51d'augmentation
01:03:52ça fait environ
01:03:530,5 centime
01:03:55d'augmentation
01:03:56sur le prix
01:03:57du pétrole
01:03:58en France
01:03:59sans tenir compte
01:04:00des taxes
01:04:00sachant qu'en plus
01:04:01comme les taxes
01:04:02sont en partie proportionnelles
01:04:03en fait c'est plus que ça
01:04:04donc si maintenant
01:04:06on prend un scénario simple
01:04:07ça a déjà monté
01:04:08de 60 centimes
01:04:09à 1 euro
01:04:09le prix du baril de pétrole
01:04:11donc on a pris
01:04:12plus de 20 centimes
01:04:13en gros
01:04:13et ce qui est terrible
01:04:14si ça monte maintenant
01:04:14de 100 à 140 dollars
01:04:17140 dollars
01:04:17c'est un prix intéressant
01:04:18c'est un repère
01:04:19parce que c'est le record
01:04:20historique
01:04:21en 2008
01:04:22et donc si ça monte
01:04:23de nouveau
01:04:23atteindre les 140 dollars
01:04:2540 dollars d'augmentation
01:04:26ça nous fait
01:04:2720 centimes
01:04:28sur le prix à la pompe
01:04:29donc ce que nous avait
01:04:30promis le gouvernement
01:04:31qui était une baisse
01:04:31de 15 ou 20 centimes
01:04:32ça risque d'être inverse
01:04:33une hausse de 15 ou 20
01:04:34ou 25 centimes
01:04:35et cette impression
01:04:36c'est que les Iraniens
01:04:37ils misent là-dessus
01:04:37je voudrais que
01:04:38peut-être avant qu'on fasse
01:04:38la pause
01:04:39qu'on voit ce tweet
01:04:40du président du parlement
01:04:41iranien
01:04:42vous savez c'est lui
01:04:42qui est allé négocier
01:04:43au Pakistan
01:04:45avec les Américains
01:04:46et qui envoie ce tweet
01:04:47avec une carte de Washington
01:04:49où l'on voit
01:04:50les différentes stations
01:04:51essence à Washington
01:04:52avec les prix à la pompe
01:04:53aujourd'hui
01:04:53aux Etats-Unis
01:04:54et monsieur Galiboff
01:04:56qui dit
01:04:57profitez des chiffres
01:04:59actuels
01:04:59de la flambée
01:05:00avec le prétendu blocus
01:05:01bientôt
01:05:02vous serez nostalgique
01:05:03du gaz
01:05:05à 4-5 dollars
01:05:07un commentaire
01:05:08Mère Yadak Raffray ?
01:05:09Oui
01:05:09c'est le berger
01:05:10ils appuient là où ça fait mal
01:05:11voilà
01:05:12la réponse du berger
01:05:13à la bergère
01:05:13depuis le début de cette guerre
01:05:14en fait
01:05:14l'Iran
01:05:15qui est beaucoup plus faible
01:05:16militairement
01:05:17que les Etats-Unis
01:05:17en fait
01:05:18organise une stratégie
01:05:20asymétrique
01:05:21c'est la réponse
01:05:21du faible au fort
01:05:22les Américains
01:05:24tapent massivement
01:05:26les outils militaires
01:05:28et les Iraniens
01:05:28répondent
01:05:29sur le plan économique
01:05:31qui est évidemment
01:05:32le talon d'Achille
01:05:33de Donald Trump
01:05:34et avec un point particulier
01:05:36c'est que
01:05:36eux disent-ils
01:05:37ont le temps pour eux
01:05:38alors que Donald Trump
01:05:40ils le savent
01:05:41et ils le répètent
01:05:42n'a pas beaucoup de temps
01:05:42c'est également d'ailleurs
01:05:43le problème de Netanyahou
01:05:45qui part en élection
01:05:46au mois d'octobre prochain
01:05:47effectivement
01:05:49on va marquer une courte pause
01:05:50revenir évidemment
01:05:52sur cette actualité
01:05:53ce début du blocus
01:05:55autour du détroit d'Hormuz
01:05:57beaucoup de questions
01:05:57à se poser
01:05:58notamment
01:05:58autour de la relation
01:05:59entre le pape et Donald Trump
01:06:00je ne sais pas si vous avez vu
01:06:01mais ça tire quasiment
01:06:03à balle réelle
01:06:04en tout cas
01:06:05du côté de Donald Trump
01:06:06envers sa sainteté
01:06:07et puis
01:06:08on parlera également
01:06:09de la visite justement
01:06:10du pape en Algérie
01:06:11dans la demi-heure
01:06:13qui arrive
01:06:14à tout de suite
01:06:15restez avec nous
01:06:18Ah on garde l'antenne
01:06:19me dit-on
01:06:20on garde l'antenne
01:06:20l'information
01:06:21prend le dessus
01:06:22et c'est très bien
01:06:23alors on va garder l'antenne
01:06:24on va aller du côté
01:06:25de la conférence de presse
01:06:26au Pentagone
01:06:27est-ce que c'est ça ?
01:06:27dans 30 secondes
01:06:28on ira à la conférence de presse
01:06:30au Pentagone
01:06:31alors le temps pour moi
01:06:32peut-être
01:06:33de comprendre
01:06:34ce qui est en train
01:06:34de se passer
01:06:34les amis
01:06:35vous allez me prévenir
01:06:39le traducteur
01:06:40le traducteur qui est en train
01:06:40de se mettre en place
01:06:41parce qu'on va prendre
01:06:42la conférence de presse
01:06:42du Pentagone
01:06:43et c'est très bien
01:06:43parce qu'on va peut-être
01:06:44avoir un petit peu
01:06:45plus d'informations
01:06:46et d'éléments de compréhension
01:06:47sur ce blocus
01:06:48et ce que comptent concrètement
01:06:50faire les Américains
01:06:52ce que l'on disait
01:06:53c'est que la situation
01:06:54avant qu'on aille au Pentagone
01:06:57Bruno Combi
01:06:58c'est que le cessez-le-feu
01:06:59qui est en vigueur
01:07:00jusqu'au 22 avril
01:07:02on n'attendra pas
01:07:03le 22 avril
01:07:04pour reprendre
01:07:04les échanges de frappes
01:07:05parce que la situation
01:07:06est beaucoup trop fragile
01:07:07on va voir
01:07:08combien de temps ça tient
01:07:09il est évident
01:07:09qu'on est dans un processus
01:07:10de type instable
01:07:11en termes mathématiques
01:07:12on pourrait même dire
01:07:13chaotique
01:07:14il y a tellement de choses
01:07:15nouvelles qui se passent
01:07:16chaque jour
01:07:17c'est tellement évolutif
01:07:18qu'effectivement
01:07:19on se demande
01:07:20si ça va vraiment tenir
01:07:21jusqu'au 22 avril
01:07:22ça paraît peu vraisemblable
01:07:23selon les médias américains
01:07:25je lisais
01:07:25je crois que c'est
01:07:26le Wall Street Journal
01:07:27qui nous dit ce matin
01:07:29que la reprise des frappes
01:07:30sur l'Iran
01:07:31est à l'étude
01:07:32du côté du Pentagone
01:07:33et c'est pour ça d'ailleurs
01:07:33qu'on ira vite
01:07:34vers cette conférence de presse
01:07:35parce qu'en plus du blocus naval
01:07:37tout s'accélère de nouveau
01:07:38et c'est ça qu'on doit comprendre
01:07:40oui effectivement
01:07:41en fait
01:07:41il y a deux niveaux
01:07:43en fait
01:07:44de bras de fer
01:07:45il y a un bras de fer tactique
01:07:47militaire opératif
01:07:48sur le terrain
01:07:49et de l'autre côté
01:07:50vous avez au-dessus
01:07:51vous avez un bras de fer
01:07:52sur les négociations
01:07:53et évidemment
01:07:54l'un nourrit l'autre
01:07:55ou l'un bloque l'autre
01:07:56et c'est cette partie là
01:07:57en fait
01:07:57qui est en train de jouer
01:07:58par ces deux joueurs
01:07:59qui pour deux raisons différentes
01:08:01avaient pensé
01:08:02qu'il était utile
01:08:03de faire une pause
01:08:04dans la confrontation directe
01:08:06en particulier
01:08:07pour des raisons
01:08:08les Iraniens évidemment
01:08:09pour reprendre leur souffle
01:08:10mais les Américains aussi
01:08:11pour compter
01:08:13ce qu'il leur reste
01:08:13de munitions
01:08:14dans leurs arsenaux
01:08:15des munitions qui valent très cher
01:08:16et pour faire redescendre
01:08:17les températures économiques
01:08:19et comme chacun
01:08:21en fait
01:08:22souhaite sortir
01:08:23par le haut
01:08:23de cette confrontation
01:08:24il faut à chacun
01:08:26pouvoir
01:08:26brandir
01:08:27une forme de victoire
01:08:28et Donald Trump
01:08:30estime
01:08:30qu'il n'a pas encore
01:08:31obtenu ce qu'il fallait
01:08:32pour pouvoir
01:08:33se retourner vers
01:08:35son électorat
01:08:36en disant
01:08:37on a un tout petit peu
01:08:38souffert
01:08:38mais nous avons
01:08:40emporté la mise
01:08:40et on peut se demander
01:08:41aussi si
01:08:42ce moyen de pression
01:08:43il n'est pas fait
01:08:44pour obtenir
01:08:44ce qui n'a pas été
01:08:45obtenu en négociation
01:08:46Yvan Rioufol
01:08:47à savoir
01:08:47forcer l'Iran
01:08:48à céder son stock
01:08:49d'uranium
01:08:50enrichi
01:08:51pardon parce que
01:08:52là on me dit
01:08:53que finalement
01:08:53on va partir en pub
01:08:54alors vraiment
01:08:54en 10 secondes
01:08:55et on va marquer
01:08:56cette pause
01:08:56Trump a toujours dans l'idée
01:08:57de participer à la chute
01:09:02du régime
01:09:02il s'était flatté
01:09:03d'avoir changé de régime
01:09:04mais on se rend bien compte
01:09:05d'avoir changé de régime
01:09:06ne change pas
01:09:06la stratégie du régime
01:09:08donc je crois
01:09:08qu'en effet
01:09:08la question
01:09:09qui se pose
01:09:10et que je me pose
01:09:11c'est de savoir
01:09:11si oui ou non
01:09:12ce régime des Mollas
01:09:12ne tient-il plus
01:09:13qu'à un fil
01:09:14il me semble
01:09:15malgré tout
01:09:15que les coups portés
01:09:16ont affaibli considérablement
01:09:17ce régime là
01:09:18et que sans doute
01:09:19cette analyse
01:09:20est-elle partagée
01:09:21par les américains
01:09:22et les israéliens
01:09:23qui disent qu'encore
01:09:23un petit coup d'épau
01:09:26on revient
01:09:27cette fois c'est la bonne
01:09:28c'est la bonne
01:09:32120 minutes info
01:09:3316h31
01:09:34on est très en retard
01:09:35l'essentiel
01:09:35féliciter Kindoki
01:09:36toutes mes excuses
01:09:38vous êtes pardonné
01:09:39merci
01:09:39le pape Léon XIV
01:09:41a entamé une visite
01:09:41historique en Algérie
01:09:43pour une visite
01:09:44hautement symbolique
01:09:45à Alger
01:09:45notamment pour rendre
01:09:46hommage aux victimes
01:09:47algériennes
01:09:48de la guerre d'indépendance
01:09:49contre la France
01:09:50le début de cette tournée
01:09:51de 11 jours en Afrique
01:09:52est déjà perturbé
01:09:53par de vives critiques
01:09:54du président américain
01:09:55à son égard
01:09:55le pape a toutefois
01:09:56tenu à répondre
01:09:57qu'il n'avait pas
01:09:58l'intention d'entrer
01:09:59dans un débat
01:09:59avec Donald Trump
01:10:00et qu'il n'avait pas peur
01:10:01de son administration
01:10:02en Hongrie
01:10:03le conservateur
01:10:04pro-européen
01:10:05Peter Maguiar
01:10:06promet une nouvelle ère
01:10:07pour le pays
01:10:07après sa victoire
01:10:08contre le nationaliste
01:10:10Victor Orban
01:10:11proche de Donald Trump
01:10:12et Vladimir Poutine
01:10:13une défaite
01:10:14qui a suscité
01:10:15de nombreuses réactions
01:10:16à l'international
01:10:17sur isso
01:10:17la présidente
01:10:18de la commission européenne
01:10:19Ursula von der Leyen
01:10:21s'est réjouie
01:10:21d'une Hongrie
01:10:22qui choisit l'Europe
01:10:23comme le Royaume-Uni
01:10:24l'Irlande et l'Espagne
01:10:25Emmanuel Macron
01:10:26lui a également salué
01:10:27l'attachement des Hongrois
01:10:28aux valeurs européennes
01:10:29la Chine
01:10:30qui dépend largement
01:10:31de l'Iran
01:10:32pour son approvisionnement
01:10:33pétrolier
01:10:33appelle au rétablissement
01:10:35d'une navigation
01:10:35sans entrave
01:10:36dans le détroit d'Hormuz
01:10:37un positionnement
01:10:38soutenu par le premier
01:10:39ministre espagnol
01:10:40en visite à Pékin
01:10:41en tant qu'allié stratégique
01:10:42Prédos-Renches
01:10:43a appelé la Chine
01:10:44à s'ouvrir davantage
01:10:45au commerce européen
01:10:46afin de corriger
01:10:47le déséquilibre
01:10:48avec l'Union européenne
01:10:49dans un contexte
01:10:50d'opposition à Donald Trump
01:10:51Merci beaucoup
01:10:52féliciter Kindoki
01:10:53pour l'essentiel
01:10:54rendez-vous demain ?
01:10:55Oui
01:10:55A demain
01:10:56Merci infiniment
01:10:57On est toujours à QAnuizaï
01:10:58Yvan Ryufol
01:10:59Bruno Combi
01:11:00polytechnicien
01:11:00ingénieur en génie nucléaire
01:11:02Peut-être qu'on peut revoir
01:11:02cette image
01:11:03puisque depuis 32 minutes
01:11:05précisément
01:11:06la menace de Donald Trump
01:11:08semble être passée à exécution
01:11:09même si évidemment
01:11:10qu'au bout de 30 minutes
01:11:11on n'envoie pas les effets
01:11:13que les heures qui viennent
01:11:13nous expliqueront
01:11:14concrètement
01:11:15comment les Américains
01:11:16ont mis en place
01:11:17ou pas d'ailleurs
01:11:18ce blocus
01:11:19Le temps de rappeler également
01:11:21cet événement
01:11:21des dernières heures
01:11:22parce que la critique
01:11:23et on l'a vu dans le journal
01:11:24de Félicité
01:11:25je voulais qu'on en parle
01:11:26un instant ensemble
01:11:27la critique très surprenante
01:11:28de Donald Trump
01:11:29envers le pape
01:11:30Léon XIV
01:11:31Donald Trump
01:11:31qui s'est violemment attaqué
01:11:33au pape
01:11:33sur les réseaux sociaux
01:11:34et également par interview
01:11:36le président américain
01:11:37qui accuse le souverain pontife
01:11:39de nuire aux intérêts
01:11:40des Etats-Unis
01:11:40en étant faible
01:11:41sur les dossiers
01:11:42iraniens et vénézuéliens
01:11:43ça marque vraiment
01:11:44une rupture historique
01:11:45écoutez les mots
01:11:45très forts
01:11:46qui dit
01:11:47Donald Trump
01:11:47qui dit
01:11:49que le pape
01:11:50aime les criminels
01:11:51soutien des criminels
01:11:52regardez
01:11:52écoutez
01:11:55je ne pense pas
01:11:56qu'il fasse du très bon travail
01:11:57il aime la criminalité
01:11:58j'imagine
01:11:59il nous a frappé
01:12:00et pensez-y
01:12:01il s'inquiète
01:12:02de la peur
01:12:03et qu'en est-il
01:12:04de la peur
01:12:04quand les pasteurs
01:12:05les prêtres
01:12:06et toutes ces personnes
01:12:07formidables
01:12:08ont été arrêtées
01:12:09pendant la pandémie
01:12:09de Covid
01:12:10alors que dans
01:12:11de nombreux cas
01:12:11ils se trouvaient dehors
01:12:13à 3 mètres
01:12:13les uns des autres
01:12:14et qu'ils ont été arrêtés
01:12:17nous n'aimons pas
01:12:18un pape
01:12:18qui va dire
01:12:19qu'il est acceptable
01:12:20d'avoir une arme nucléaire
01:12:21nous ne voulons pas
01:12:22d'un pape
01:12:22qui dit que la criminalité
01:12:23est acceptable
01:12:24dans nos villes
01:12:25je n'aime pas ça
01:12:26je ne suis pas un grand fan
01:12:27du pape Léon XIV
01:12:30c'est une personne
01:12:31très libérale
01:12:32et c'est un homme
01:12:32qui ne croit pas
01:12:33qu'il faille mettre fin
01:12:34à la criminalité
01:12:35c'est un homme
01:12:36qui ne pense pas
01:12:37que nous devrions jouer
01:12:38avec un pays
01:12:38qui veut une arme nucléaire
01:12:39pour pouvoir faire exploser
01:12:40le monde
01:12:41je ne suis pas fan
01:12:42du pape Léon XIV
01:12:46des mots assez hallucinants
01:12:47et la réponse
01:12:48du pape Léon XIV
01:12:49tout à l'heure
01:12:49lors de son vol
01:12:50à destination d'Alger
01:12:54je n'ai peur
01:12:55ni de l'administration Trump
01:12:57ni de parler haut et fort
01:12:58du message de l'évangile
01:12:59et c'est ce que je crois
01:13:00et je suis appelé
01:13:01à faire ce à quoi
01:13:02l'église est appelée
01:13:03nous ne sommes pas
01:13:04des politiciens
01:13:05nous ne cherchons pas
01:13:06à faire de la politique étrangère
01:13:07comme ils l'appellent
01:13:08avec la même perspective
01:13:09qu'ils pourraient la comprendre
01:13:10mais je crois
01:13:11que le message de l'évangile
01:13:12la leçon des artisans de paix
01:13:14est le message
01:13:15que tout le monde
01:13:15a besoin d'entendre aujourd'hui
01:13:19je dis que le message
01:13:22de l'église
01:13:23mon message
01:13:23le message de l'évangile
01:13:25c'est
01:13:26heureux ceux qui font
01:13:27oeuvre de paix
01:13:27je ne considère pas
01:13:28que mon rôle soit politique
01:13:30je ne souhaite pas
01:13:31entrer en débat
01:13:31avec Donald Trump
01:13:33je ne pense pas
01:13:34que le message
01:13:34de l'évangile
01:13:35soit destiné
01:13:36à être détourné
01:13:36comme le font
01:13:37certaines personnes
01:13:38et je continuerai
01:13:39à m'élever
01:13:39haut et fort
01:13:40contre la guerre
01:13:41en cherchant à promouvoir
01:13:42la paix
01:13:42le dialogue
01:13:43et les relations
01:13:45multilatérales
01:13:45entre les états
01:13:46afin de trouver
01:13:46des solutions
01:13:47justes au problème
01:13:51trop de gens souffrent
01:13:53dans le monde aujourd'hui
01:13:53trop d'innocents
01:13:54sont tués
01:13:55et je pense que
01:13:56quelqu'un doit se lever
01:13:57et dire
01:13:57il y a une meilleure façon
01:13:58de faire
01:14:02la rupture est consommée
01:14:04entre Washington
01:14:04et le Vatican
01:14:05Yoann
01:14:06bon d'abord dire
01:14:07que les propos
01:14:08de Donald Trump
01:14:09évidemment sont
01:14:09extrêmement choquants
01:14:10sont même condamnables
01:14:12ne sont pas admissibles
01:14:12ce sont des propos
01:14:14qu'il n'aurait pas dû tenir
01:14:16quand on a dit ça
01:14:18le pape est aussi
01:14:19un chef d'état
01:14:20qui fait de la politique
01:14:21naturellement
01:14:21et il fait de la politique
01:14:23quand il dit
01:14:24que s'attaquer
01:14:26à des civils
01:14:28n'est pas permis
01:14:29par le droit international
01:14:30quand il dit
01:14:31effectivement
01:14:33heureux est celui
01:14:34qui fait oeuvre de paix
01:14:35il fait de la politique
01:14:36parce que là
01:14:36il s'adresse
01:14:37à Donald Trump
01:14:38il aurait pu adresser
01:14:40ce message également
01:14:40directement aux Iraniens
01:14:42et au Hezbollah
01:14:42parce que
01:14:43je crois qu'il faut
01:14:44prendre beaucoup
01:14:44un pape qui tient
01:14:45des discours de paix
01:14:46pardon
01:14:46mais c'est tout
01:14:47sauf surprenant
01:14:48naturellement
01:14:48le pape est complètement
01:14:50dans son rôle
01:14:50et on ne peut pas
01:14:50reprocher au pape
01:14:51de prôner la paix
01:14:53naturellement
01:14:54mais il faut
01:14:55me semble-t-il
01:14:56adresser davantage
01:14:57ce message
01:14:58aux Iraniens
01:14:58et au Hezbollah
01:14:59qu'à Donald Trump
01:15:00parce que
01:15:01je veux quand même rappeler
01:15:02et c'est important
01:15:03de ne jamais
01:15:03le perdre de vue
01:15:04je veux rappeler
01:15:05que si
01:15:06les Mollahs iraniens
01:15:08n'avaient pas
01:15:08pour but ultime
01:15:10l'éradication
01:15:11de l'état d'Israël
01:15:12et du peuple juif
01:15:13il n'y aurait sans doute
01:15:14pas de guerre
01:15:15je veux aussi rappeler
01:15:16que si le droit international
01:15:18comme le dit le pape
01:15:21condamne
01:15:22le bombardement des civils
01:15:24le droit international
01:15:26interdit aussi
01:15:27de se servir
01:15:28des civils
01:15:28comme bouclier humain
01:15:29et c'est précisément
01:15:30ce que fait le Hezbollah
01:15:31donc le message du pape
01:15:32il est juste
01:15:33naturellement
01:15:34il est dans son rôle
01:15:34mais encore une fois
01:15:36prendre un peu
01:15:37de hauteur
01:15:37et de perspective
01:15:38et rappeler
01:15:39les choses fondamentales
01:15:41Yvan
01:15:41Yvan
01:15:41c'est vrai que le pape
01:15:42le pape insiste
01:15:43lourdement
01:15:44depuis deux mois
01:15:44sur les risques
01:15:45de conflit
01:15:46mais bon
01:15:46c'est le rôle du pape
01:15:48est-ce que Donald Trump
01:15:50reproche au pape
01:15:51d'être pape ?
01:15:52Oui
01:15:52le pape aurait peut-être
01:15:54dû lui répondre
01:15:54mon Dieu
01:15:55pardonnez-lui
01:15:56il ne sait pas
01:15:56ce qu'il fait
01:15:57pour plagier
01:15:58une parole de Jésus
01:16:00parce qu'en fait
01:16:00le pape
01:16:00il fait son boulot de pape
01:16:03moi je ne suis pas
01:16:04non plus un pacifiste
01:16:05angélique
01:16:06je vois bien
01:16:07les limites
01:16:08du soft power
01:16:09qui avait été la ligne
01:16:10qui avait été imposée
01:16:11durant des années
01:16:12pour le monde occidental
01:16:13et singulièrement en France
01:16:14on voit bien
01:16:14que naturellement
01:16:15le soft power
01:16:16ne répond pas
01:16:17aux agressions
01:16:18du monde occidental
01:16:19et en même temps
01:16:20je suis d'abord
01:16:21je suis catholique
01:16:22je me reconnais
01:16:23dans ce pape
01:16:23que j'apprécie davantage
01:16:25que le pape François
01:16:25il me paraît quand même
01:16:28moins extravagant
01:16:28enfin moins
01:16:31moins militant
01:16:31me semble-t-il
01:16:32ou alors
01:16:32je n'ai pas tout
01:16:33entendu de ce qu'il a pu dire
01:16:34mais en tout cas
01:16:35on ne peut pas demander
01:16:35à un pape
01:16:36qu'il cautionne la guerre
01:16:37ou alors il n'est plus pape
01:16:39et donc je trouve
01:16:39que Trump
01:16:40naturellement
01:16:41s'est comporté
01:16:41comme un goujat
01:16:43dans des propos
01:16:44scandaleux
01:16:44mais ça a été dit
01:16:45c'est évident
01:16:45pour tout le monde
01:16:46et je trouve
01:16:47qu'il faut laisser
01:16:50le politique
01:16:51gérer les affaires politiques
01:16:52et les religieux
01:16:52gérer les affaires religieuses
01:16:54tout simplement
01:16:54en respectant
01:16:55la séparation des pouvoirs
01:16:56et que Trump
01:16:57ne vienne pas interférer
01:16:58dans les jugements
01:16:59d'un pape
01:17:00le pape qui est en Algérie
01:17:02désormais
01:17:03pour entamer
01:17:04cette grande tournée
01:17:05africaine
01:17:05de 11 jours
01:17:06et on en parlera
01:17:07dans un instant
01:17:08mais on va jongler
01:17:09faire des allers-retours
01:17:10bien sûr
01:17:10avec l'actualité
01:17:12avec cette fermeture
01:17:14ce blocus
01:17:14du détroit d'Hormuz
01:17:16annoncé
01:17:17et normalement effectif
01:17:18depuis 39 minutes
01:17:20maintenant
01:17:20par le président américain
01:17:22peut-être qu'on peut mettre
01:17:22le trafic
01:17:24avec le plan
01:17:25beaucoup plus proche
01:17:25les amis
01:17:26si vous pouvez nous le mettre
01:17:27on le retrouvera
01:17:28dans un instant
01:17:29me souffle ton
01:17:29en régie
01:17:30en tout cas
01:17:31Bruno Combi
01:17:32qui est avec nous
01:17:32je voulais vous faire réagir
01:17:33parce que évidemment
01:17:34ça fait 39 minutes
01:17:35que c'est supposé
01:17:36être mis en oeuvre
01:17:37les premières réactions
01:17:39de la maison blanche
01:17:40nous parviennent
01:17:41peut-être que le régime iranien
01:17:42communiquera également
01:17:44ces prochaines minutes
01:17:45Donald Trump prévient
01:17:46à l'instant
01:17:47il y a 5-6 minutes
01:17:48en tout cas
01:17:49que tout navire
01:17:50d'attaque rapide
01:17:52iranien
01:17:52forçant le blocus
01:17:54sera détruit
01:17:55on entre dans
01:17:56ce que d'aucuns
01:17:57appellent une bataille navale
01:17:59ces dernières heures
01:18:01oui tout à fait
01:18:02on avait vu
01:18:02dans le début de la guerre
01:18:03depuis ces 46 jours
01:18:05un blocus aérien
01:18:06et nous arrivons maintenant
01:18:08dans une phase
01:18:09qui est un blocus maritime
01:18:10donc c'est autre chose
01:18:11c'est une autre dimension
01:18:12dans cette guerre
01:18:13donc j'ai plusieurs réactions
01:18:15à différents niveaux
01:18:15d'abord quand on regarde
01:18:16cette carte
01:18:17on voit qu'il y a
01:18:17beaucoup plus de bleu marine
01:18:18et beaucoup moins de
01:18:19points verts et rouges
01:18:21qu'avant
01:18:22donc les flèches
01:18:23rappelons
01:18:24c'est ceux qui avancent
01:18:25les points
01:18:25c'est ceux qui sont
01:18:26au mouillage
01:18:27et immobiles
01:18:27il y en a presque plus
01:18:29ça donne un peu l'impression
01:18:30d'une cour de récréation
01:18:31où on a sonné
01:18:31la fin de la récréation
01:18:32et puis il y a encore
01:18:33quelques retardataires
01:18:34qui arrivent en courant
01:18:36ou qui sont en train
01:18:36de rentrer au port
01:18:37attendons de voir
01:18:38ce que ça va donner
01:18:39ce qu'il nous dit
01:18:42pardon
01:18:42Donald Trump
01:18:43c'est qu'il y a des pétroliers
01:18:45d'intérêt iranien
01:18:47ou des navires
01:18:47d'intérêt iranien
01:18:48qui vont vouloir sortir
01:18:49et qui vont se faire tirer dessus
01:18:51c'est ce que nous dit
01:18:52Donald Trump
01:18:52cet après-midi
01:18:53il est sûr
01:18:53qu'il va y avoir un test
01:18:54de la volonté
01:18:55des uns et des autres
01:18:56ils vont tester
01:18:56pour voir jusqu'où ça va
01:18:58et donc il va y avoir
01:18:59une réaction
01:19:00à ce test
01:19:00de la part des américains
01:19:01et ça va monter
01:19:03il y a toute une gradation
01:19:05vous pouvez mettre
01:19:055, 10 degrés
01:19:07de menaces
01:19:08et de réponses différentes
01:19:10donc on va monter
01:19:11dans cet échelon
01:19:12des menaces
01:19:12la question c'est
01:19:13de savoir jusqu'où
01:19:14quels moyens vont être employés
01:19:15et est-ce que les américains
01:19:17vont
01:19:17est-ce que les iraniens
01:19:18vont oser défier
01:19:19jusqu'au bout
01:19:20c'est-à-dire
01:19:21continuer à faire passer
01:19:22le bateau
01:19:22alors qu'on leur a dit
01:19:23de s'arrêter
01:19:24alors qu'ils ont eu
01:19:25les coups de semences
01:19:26alors qu'un bateau américain
01:19:29va se rapprocher
01:19:30ou un hélicoptère
01:19:31ou un zodiaque
01:19:31donc jusqu'où vont aller
01:19:33les uns et les autres
01:19:34ça c'est toute la question
01:19:35et on aura la réponse
01:19:36ces prochains temps
01:19:37il y a une question
01:19:37qu'on ne s'est pas encore
01:19:38posée ensemble
01:19:39c'est celle des mines
01:19:40alors est-ce qu'il y a des mines
01:19:41dans le détroit Normouse
01:19:42combien il y en a-t-il
01:19:43ont-elles été posées
01:19:44par les iraniens
01:19:46il va falloir s'assurer
01:19:47que le détroit
01:19:47n'est pas miné
01:19:49concrètement
01:19:49comment ça va se passer
01:19:50ça aussi
01:19:50alors pour l'instant
01:19:51on n'a pas vu de mines
01:19:52on est dit que la France
01:19:53a un grand savoir-faire là-dessus
01:19:54la France a un très grand
01:19:56savoir-faire là-dessus
01:19:56on est parmi les meilleurs
01:19:57au monde
01:19:58avec nos chasseurs de mines
01:19:59tripartites
01:20:00parce qu'on a dû
01:20:01après la deuxième guerre mondiale
01:20:02déminer l'Atlantique
01:20:04la Manche etc
01:20:05et donc on a des chasseurs de mines
01:20:06qui sont uniques
01:20:07du point de vue de leur technologie
01:20:08les américains en ont aussi
01:20:11mais la difficulté
01:20:13c'est que les chasseurs de mines
01:20:13ne peuvent pas intervenir
01:20:14tant qu'on est en temps de guerre
01:20:16parce que dès qu'ils s'approchent
01:20:17qu'ils rentrent dans le détroit
01:20:19ils deviennent des cibles
01:20:19donc le but c'est pas
01:20:21on n'en a pas beaucoup
01:20:21des chasseurs de mines
01:20:22on en a une dizaine
01:20:23comme ordre de grandeur en France
01:20:24donc le but c'est pas
01:20:26de se les faire tirer
01:20:27comme des lapins
01:20:27et donc les chasseurs de mines
01:20:29ne peuvent intervenir
01:20:30calmement pour faire leur travail
01:20:31qui est long
01:20:32c'est pas juste
01:20:34ça va durer des semaines
01:20:35des jours et des semaines
01:20:36pour nettoyer le détroit d'Hormuz
01:20:38et donc il faut du temps
01:20:39et tant qu'on est en temps de guerre
01:20:41c'est pas raisonnable d'y aller
01:20:42donc notre président
01:20:43Emmanuel Macron
01:20:44a bien dit
01:20:44qu'on participerait
01:20:45aux opérations de déminage
01:20:47quand la situation
01:20:48se sera apaisée
01:20:49ce qui n'est pas du tout le cas
01:20:50pour l'instant
01:20:51aujourd'hui
01:20:51on fait des allers-retours
01:20:52entre l'actualité
01:20:54importante internationale
01:20:56et les autres thèmes
01:20:57qu'on voulait évoquer
01:20:58avec nos téléspectateurs
01:20:59pour nos téléspectateurs
01:21:00cet après-midi
01:21:03Léon XIV
01:21:03et on reviendra d'ici la fin de l'émission
01:21:05sur le détroit d'Hormuz
01:21:05Léon XIV je le disais
01:21:06qui entamait sa grande tournée africaine
01:21:08de 11 jours
01:21:09à travers 4 pays
01:21:10en commençant donc par l'Algérie
01:21:12la terre de Saint-Augustin
01:21:13son modèle
01:21:14ce sera la première fois
01:21:15dans l'histoire
01:21:16qu'un pape se rend en voyage
01:21:18apostolique en Algérie
01:21:19déplacement pour mettre en avant
01:21:20le dialogue interreligieux
01:21:21dans un pays où l'islam
01:21:22le sait-on
01:21:24nous le savons
01:21:25est religion d'état
01:21:27selon certaines ONG
01:21:29les chrétiens en Algérie
01:21:30vivent dans un climat
01:21:31de pression constante
01:21:31et subissent les effets
01:21:32d'une politique
01:21:33qui vise à étouffer
01:21:34toute expression religieuse
01:21:35autre que l'islam
01:21:36on a un sujet je crois
01:21:37pour nous parler
01:21:38de l'expression religieuse
01:21:39en Algérie
01:21:40de Sarah Fenzari
01:21:42C'est une visite historique
01:21:44dans un pays
01:21:46où la foi chrétienne
01:21:47se vit parfois
01:21:48en secret
01:21:50Depuis un an
01:21:51la quasi-totalité
01:21:53des églises protestantes
01:21:54ont été fermées
01:21:5547 lieux de culte
01:21:57au total
01:21:58car l'Algérie
01:21:59compte environ
01:22:00150 000 chrétiens
01:22:01la grande majorité
01:22:02sont des protestants évangéliques
01:22:04principalement
01:22:05des berbères de Kabylie
01:22:07la communauté catholique
01:22:08elle
01:22:09compte 8 000 fidèles
01:22:10essentiellement
01:22:11des étrangers
01:22:12contraints
01:22:13à la discrétion
01:22:15un paradoxe
01:22:16d'autant plus fort
01:22:17que cette terre
01:22:18fut autrefois
01:22:18un grand foyer chrétien
01:22:20Saint Augustin
01:22:21est né
01:22:22et c'est d'ailleurs
01:22:23sur ces traces
01:22:24que le pape
01:22:24se rend aujourd'hui
01:22:25une visite
01:22:26portée par le cardinal
01:22:28Jean-Paul Vesco
01:22:29archevêque d'Alger
01:22:31artisan du rapprochement
01:22:32entre l'Algérie
01:22:33et le Vatican
01:22:34après la visite
01:22:35du président
01:22:36Tebboune
01:22:37l'an dernier
01:22:37au Saint-Siège
01:22:38et maintenant
01:22:39celle du pape
01:22:40sur le sol algérien
01:22:41la visite du pape
01:22:42en Algérie
01:22:43est une bonne chose
01:22:44c'est d'essayer
01:22:45d'adhérer
01:22:46à une société
01:22:49multiculturelle
01:22:50multidimensionnelle
01:22:51multi-ethnie
01:22:52la visite du pape
01:22:54en Algérie
01:22:54est un symbole
01:22:55de paix
01:22:56pour le pays
01:22:56cela permettra
01:22:57de faire connaître
01:22:58ce qu'est l'Algérie
01:22:59avec son peuple
01:23:00son état
01:23:01et sa culture
01:23:02on peut dire
01:23:03que c'est un honneur
01:23:04pour l'Algérie
01:23:06reste une question
01:23:07en toile de fond
01:23:08peut-on parler
01:23:09de dialogue interreligieux
01:23:11quand certains croyants
01:23:13doivent encore
01:23:14pratiquer leur foi
01:23:15en secret
01:23:16et à travers
01:23:18cette information
01:23:19ces dénonciations
01:23:20de beaucoup d'ONG
01:23:21qui travaillent
01:23:22sur le terrain
01:23:23il faut mettre
01:23:24en évidence
01:23:25le tweet
01:23:25de Madame Royal
01:23:26Ségolène Royal
01:23:27qui est présidente
01:23:28de l'agence française
01:23:29d'amitié français
01:23:31France-Algérie
01:23:32les églises
01:23:33ne sont ni fermées
01:23:34ni interdites
01:23:35en Algérie
01:23:36dit-elle
01:23:36dans un long message
01:23:37des voix
01:23:38font de la hargne
01:23:40contre l'Algérie
01:23:41un fond de commerce
01:23:42bien peu glorieux
01:23:43pour qui
01:23:44roule Madame Royal
01:23:46aujourd'hui
01:23:46Yoannuza
01:23:47Yvan Youffol
01:23:48moi d'abord
01:23:49je suis consterné
01:23:50de voir que
01:23:50Ségolène Royal
01:23:51s'incline toujours
01:23:52un peu plus
01:23:52dès lors qu'il s'agit
01:23:53de baiser les babouches
01:23:54de Monsieur Tebboune
01:23:55bon
01:23:56ah oui
01:23:56pardon
01:23:57je vous laisse
01:23:57la formule
01:23:59pour vous même
01:24:00cher Yoannuza
01:24:01non mais c'est la vérité
01:24:02pardon
01:24:02elle va bientôt nous dire
01:24:03que Monsieur Tebboune
01:24:05est un très grand démocrate
01:24:06que les minorités
01:24:07sont extrêmement bien traitées
01:24:09en Algérie
01:24:10tout le monde sait
01:24:11que ça n'est pas le cas
01:24:12donc que cherche
01:24:13Ségolène Royal
01:24:15existait dans l'espace médiatique
01:24:17probablement
01:24:17à concurrencer
01:24:18la France Insoumise
01:24:19parce qu'elle fait
01:24:20peut-être le pari
01:24:20que Jean-Luc Mélenchon
01:24:22qui est un peu
01:24:23ostracisé à gauche
01:24:24ne pourra pas être
01:24:25candidat à l'élection
01:24:26présidentielle
01:24:26que les sondages
01:24:27de second tour
01:24:28seront très défavorables
01:24:29à Jean-Luc Mélenchon
01:24:31donc elle se dit
01:24:32peut-être
01:24:33y a-t-il une cartouche
01:24:34à jouer
01:24:34peut-être
01:24:35il y a une opportunité
01:24:36pour moi
01:24:36d'être candidate
01:24:37et d'aller
01:24:38m'adresser
01:24:39à l'électorat
01:24:39de la France Insoumise
01:24:40et on voit
01:24:41que c'est ce qu'elle fait
01:24:42seulement elle fait cela
01:24:43en jouant contre son camp
01:24:44parce que dire cela
01:24:46la visite qu'elle a effectuée
01:24:47il y a quelques semaines
01:24:48en Algérie
01:24:49où effectivement
01:24:49elle est quasiment
01:24:50allée faire allégeance
01:24:51au président Tebboune
01:24:52c'est ça la réalité
01:24:54je rappelle une phrase
01:24:54de Ségolène Royal
01:24:55en Algérie
01:24:56le président algérien
01:24:59prouve sa volonté
01:25:00de dialoguer
01:25:00dès lors que le respect
01:25:01et la considération
01:25:02sont également au rendez-vous
01:25:03donc sous-entendu
01:25:04la France est irrespectueuse
01:25:06et ne considère pas
01:25:07suffisamment l'Algérie
01:25:08donc effectivement
01:25:09dire cela
01:25:09c'est une déclaration
01:25:11contre la France
01:25:12vous dites
01:25:12je vous laisse
01:25:12la responsabilité
01:25:14de la formule
01:25:14oui parce que
01:25:15ce n'est pas très élégant
01:25:16de dire baiser les babouches
01:25:17du président Tebboune
01:25:18non mais pardon
01:25:18mais au moins
01:25:19c'est une expression imagée
01:25:20qui permet à tout le monde
01:25:21de comprendre
01:25:22ce qu'est en train de faire
01:25:23Ségolène Royal
01:25:23et moi je dis
01:25:24que c'est un jeu dangereux
01:25:25je dis qu'elle fait cela
01:25:27c'est une stratégie
01:25:28personnelle
01:25:28mais qui dessert son camp
01:25:29et en l'occurrence
01:25:30son camp
01:25:30c'est quand même la France
01:25:32je rappelle qu'elle a été
01:25:32candidate à l'élection présidentielle
01:25:34je ne connais pas
01:25:34la connaissance
01:25:35de Madame Royal
01:25:36sur le traitement
01:25:36des chrétiens
01:25:40cible ou non
01:25:41en revanche ce que je sais
01:25:42c'est qu'il y a des signataires
01:25:43d'une tribune dans le JDD
01:25:44dont Boalem Sansal
01:25:45accompagné d'experts
01:25:46des droits de l'homme
01:25:47de philosophes
01:25:48de juristes
01:25:48et d'écrivains
01:25:49qui décrivent la réalité
01:25:50de ce que vivent
01:25:51les chrétiens en Algérie
01:25:52une souffrance méconnue
01:25:53Yvan vous réagissez
01:25:55pourtant à nos portes
01:25:56la légérie impose
01:25:57une identité unique
01:25:58à la fois arabe
01:25:59et musulmane
01:25:59au détriment des minorités
01:26:00en particulier juive
01:26:02amadie chrétienne
01:26:02en 2020
01:26:03la liberté de conscience
01:26:04était purement et simplement
01:26:05retirée de la constitution
01:26:07la vérité
01:26:08c'est qu'il n'y a pas
01:26:09de liberté religieuse
01:26:09au pays du président
01:26:10Théboud
01:26:10n'en déplaise à madame Royal
01:26:12le prosélytisme
01:26:13a été criminalisé
01:26:14vous ne pouvez pas
01:26:15offrir une bible
01:26:15à quelqu'un
01:26:16sans faire de la prison
01:26:17et donc effectivement
01:26:18M. Golan Royal
01:26:19joue sur les mots
01:26:20parce que l'église catholique
01:26:21qui est résiduelle
01:26:21je crois qu'il y a
01:26:249000 chrétiens
01:26:25catholiques
01:26:26il y a plus de protestants
01:26:28il y a encore
01:26:28quelques églises
01:26:29qui restent ouvertes
01:26:30mais il ne fait pas bon
01:26:31en terre d'islam
01:26:31et singulièrement
01:26:32en Algérie
01:26:33d'être chrétien
01:26:34comme il ne fait pas bon
01:26:34d'être juif non plus
01:26:35et effectivement
01:26:36ce sont plutôt
01:26:37les sectes protestantes
01:26:38les protestants évangélistes
01:26:39qui sont surtout
01:26:41dans la communauté kabyle
01:26:42qui souffrent terriblement
01:26:43en effet
01:26:44d'une répression
01:26:45d'une répression religieuse
01:26:47donc il est faux
01:26:47naturellement
01:26:48de dire qu'il y aurait
01:26:49une liberté religieuse
01:26:50en Algérie
01:26:51cela se saurait
01:26:51et d'ailleurs
01:26:52si on avait à appliquer
01:26:53les règles de réciprocité
01:26:54dans le déséquilibre
01:26:56qui existe maintenant
01:26:57entre l'Algérie
01:26:58et la France
01:26:58la France serait naturellement
01:27:00légitime à demander
01:27:01des ouvertures d'église
01:27:02et des libertés de culte
01:27:04et singulièrement
01:27:05à abolir
01:27:06ce délit
01:27:07ce crime
01:27:09de prosélytisme
01:27:10qui empêche maintenant
01:27:10effectivement
01:27:11de s'adresser même
01:27:12à un musulman
01:27:13pour tenter de le convaincre
01:27:14de changer de religion
01:27:15enfin on est quand même
01:27:16là dans un système totalitaire
01:27:17il faudrait demander
01:27:17à madame Royal
01:27:18qu'est-ce qui se passe
01:27:19si un musulman algérien
01:27:21veut se convertir au catholicisme
01:27:22qu'est-ce qui se passe en Algérie
01:27:23absolument
01:27:23je pense qu'elle va
01:27:25accéder effectivement
01:27:26à l'interdit
01:27:27qui est celui
01:27:27du régime algérien
01:27:29de refuser effectivement
01:27:30tout ce changement de religion
01:27:33Bruno Combi
01:27:34vous vouliez dire un mot
01:27:34sur ce sujet
01:27:35oui deux mots
01:27:36d'abord effectivement
01:27:37avec tout le respect
01:27:38que je dois à Ségolène Royal
01:27:39qui est parfois
01:27:40une fille charmante
01:27:41sur ce sujet-là
01:27:42elle se trompe complètement
01:27:43puisqu'elle dit
01:27:44il n'y a pas d'église
01:27:44fermée en Algérie
01:27:45et par ailleurs
01:27:47on sait qu'il y en a
01:27:4750 qui viennent de fermer
01:27:48donc
01:27:48elles peuvent être ouvertes
01:27:49de toute façon
01:27:50il n'y a quasiment plus de catholiques
01:27:51et la deuxième chose
01:27:52c'est qu'en fait
01:27:53il y a une sorte
01:27:54de double niveau
01:27:55de double chose
01:27:56parce qu'il y a certes
01:27:57un signe d'ouverture
01:27:59avec le pape
01:27:59qui peut se rendre en Algérie
01:28:00et personnellement
01:28:02je m'en réjouis
01:28:03donc il y a une certaine
01:28:04forme d'ouverture
01:28:05vis-à-vis de l'église catholique
01:28:06mais en même temps
01:28:06sur le terrain
01:28:07les églises qui ferment
01:28:08sont plutôt des églises évangéliques
01:28:10donc ce n'est pas les mêmes
01:28:11vous noterez
01:28:12que ceux qui ferment
01:28:13et ceux qui ont le droit
01:28:14de venir
01:28:14ce n'est pas pareil
01:28:15donc il y a un double niveau
01:28:16un petit peu
01:28:17dans les mesures
01:28:18qui sont prises
01:28:18elle pourrait se mobiliser
01:28:19peut-être Mme Royale
01:28:20pour faire sortir
01:28:21Christophe Gless
01:28:21de prison
01:28:22notre confrère français
01:28:23pourquoi pas
01:28:23enfermé depuis trop longtemps
01:28:25maintenant en Algérie
01:28:27en tout cas c'est le pape
01:28:28qui est sur place
01:28:29en ce moment
01:28:29et qui travaille
01:28:30au rapprochement
01:28:32donc avec la communauté
01:28:34musulmane
01:28:34peut-être une image
01:28:36en se quittant
01:28:36de ce détroit d'Hormuz
01:28:38supposé être désormais
01:28:39bloqué par les américains
01:28:41le temps de vous remercier
01:28:42d'avoir été en plateau
01:28:43avec nous
01:28:44cette image
01:28:44que continueront bien sûr
01:28:45de commenter
01:28:46les équipes de CNews
01:28:47à commencer par
01:28:48Laurence Ferrari
01:28:49et cet avertissement
01:28:50de Donald Trump
01:28:51si l'un de ses navires
01:28:52il parle des navires iraniens
01:28:53s'approche de notre blocus
01:28:55il sera immédiatement éliminé
01:28:57le cessez-le-feu
01:28:58risque de ne pas durer
01:28:59malheureusement
01:28:59Bruno Combi
01:29:00on se retrouvera demain
01:29:01pourquoi pas
01:29:01si vous voulez venir
01:29:02sur le plateau
01:29:03continuer de commenter
01:29:05cette actualité
01:29:06mais on doit rendre l'antenne
01:29:06merci à Martin Mazur
01:29:07Thomas Goussard
01:29:08qu'on préparait cette émission
01:29:09j'aurai le plaisir
01:29:10de vous retrouver
01:29:10tout au long de la semaine
01:29:11désormais
01:29:11dans 120 minutes
01:29:12à demain
01:29:13merci beaucoup
01:29:13merci à tous
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