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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, ravie de vous retrouver en ce mardi, on vous accompagne bien sûr jusqu'à
00:00:0517h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:0715h pile d'abord, le journal Sandra Chiambo, bonjour Sandra.
00:00:10Bonjour Julien, bonjour à tous. Le doute plane sur une reprise des pourparlers irano-américains.
00:00:17Aucune confirmation n'a été obtenue de Washington sur le départ de J.D.Vance au Pakistan.
00:00:22Et la télévision d'Etat iranienne indique qu'aucune délégation de Syran, Téhéran, attendant un changement de comportement des Etats
00:00:29-Unis.
00:00:30A quelques heures de cette échéance, Donald Trump a accusé ce mardi l'Iran d'avoir violé le cessez-le
00:00:35-feu à de nombreuses reprises.
00:00:37En vigueur depuis le 8 avril dernier, il doit prendre fin demain soir, heure américaine.
00:00:42Et on décryptera les derniers développements avec nos invités dans quelques instants.
00:00:45En France, le gouvernement Sandra annonce 6 milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre au
00:00:50Moyen-Orient.
00:00:51Sans donner plus de détails, le ministre de l'Action et des Comptes publics et David Amiel précise qu'elle
00:00:56pèserait pour 4 milliards d'euros sur l'Etat
00:00:59et 2 milliards d'euros dans la sphère sociale.
00:01:01Éric Coquerel, président LFI de la commission des finances de l'Assemblée nationale, s'interroge sur la pertinence de ce
00:01:09choix.
00:01:10On ne nous a rien dit de la manière dont l'Etat compte chercher 4 milliards de baisse de dépenses
00:01:17sur l'Etat, justement.
00:01:18On a toutefois compris une chose, c'est que c'est essentiellement la baisse des dépenses publiques qui va être
00:01:25cherchée.
00:01:27Ce qui fait que je m'interroge sur la pertinence de ce choix, tout simplement parce que si vous baissez
00:01:33les dépenses publiques ou les prestations sociales, par exemple,
00:01:37dans une situation qui est déjà récessive, qui va impacter la consommation intérieure, impacter le pouvoir d'achat des Français,
00:01:44vous risquez d'avoir un effet récessif et finalement, j'allais dire, d'aggraver le mal.
00:01:49Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprimera sur de nouvelles aides au carburant à 18h tout à l'heure.
00:01:54Elle pourrait tourner autour du prolongement éventuel des mesures déjà en place et peut-être sur d'autres idées,
00:02:01selon le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
00:02:03Depuis le 27 février dernier veille du conflit en Iran, le prix des carburants s'est envolé,
00:02:09prenant environ 50 centimes pour le gazole et 25 pour l'essence, son plan 95 E10.
00:02:14Des annonces qui nous concernent tous et qu'on évoquera dès le début de l'émission dans quelques secondes.
00:02:19Pour 36 milliards de plus, les députés revoient la programmation militaire pour la période 2024-2030.
00:02:26Et oui, deux ans et demi après son adoption, ils entament son examen en commission ce mardi.
00:02:31Ce texte renforce l'effort budgétaire dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.
00:02:37Les principaux enjeux avec Adrien Fontenot.
00:02:41Plus de munitions, de drones et de torpilles, c'est tout ce que prévoit la loi de programmation militaire actualisée.
00:02:48413 milliards d'euros étaient prévus pour les armées jusqu'en 2030.
00:02:52Mais depuis, l'enveloppe a été revue à la hausse avec 36 milliards supplémentaires.
00:02:57Objectif affiché, atteindre 2,5% du PIB d'ici 4 ans.
00:03:02Un réajustement car la France souhaite revoir ses stocks.
00:03:05Le texte prévoit notamment d'augmenter de 400% les munitions téléopérées, 240% l'armement air-sol ou encore
00:03:14230% les torpilles.
00:03:16Du matériel supplémentaire, mais également plus d'effectifs souhaités face à une menace clairement identifiée depuis plusieurs mois.
00:03:23Quelques constantes apparaissaient à l'été dernier.
00:03:27Le premier, c'était la permanence d'une menace russe sur notre continent avec une guerre ouverte qui reste ma
00:03:39préoccupation première en termes de préparation des armées.
00:03:43Le Kremlin qualifie ses craintes d'absolument infondées.
00:03:46Qu'importe, la France se prépare.
00:03:48Le projet de loi doit être examiné à l'Assemblée nationale à partir du 4 mai.
00:03:55Et puis Emmanuel Macron qui a décerné aujourd'hui la Légion d'honneur aux partisans de la vie, les a
00:04:00-t-il appelés du Bataclan ?
00:04:02Le président a remis ce mardi à l'Elysée les insignes à 59 membres des forces de l'ordre intervenus
00:04:08lors des attentats du 13 novembre 2015 ainsi qu'à deux représentants des victimes des attaques.
00:04:14Le président a souligné leurs efforts pour défendre la plus juste des causes, celle de la République française.
00:04:20Grâce à vous tous ici, il faut le dire avec force, ceux qui nous haïssaient n'ont pas eu le
00:04:28dernier mot.
00:04:31Les terroristes du 13 novembre ont été terrassés sur le moment par la force, mais au long cours par la
00:04:38force d'âme qui anime celles et ceux qui puisent au plus profond de leur volonté,
00:04:43parce qu'ils savent que la cause qu'ils défendent est la plus juste des causes, celle de la liberté,
00:04:49de l'égalité, de la fraternité, celle de la République française.
00:04:57Merci pour l'essentiel. Sandra Tchionbo, on vous retrouve dans une demi-heure à 15h30 précisément pour un nouveau point
00:05:03sur l'actualité.
00:05:04Dora Abdelrazi qui est avec nous cet après-midi. Merci beaucoup Dora, spécialiste des questions internationales.
00:05:09Elodie Huchard du service politique. Bonjour chère Elodie. Bonjour à Raphaël Steinville du JDD.
00:05:13Merci d'être là également de l'autre côté de la table entre Annick Carvorkian.
00:05:17Bonjour à vous, analyste internationale pour le millénaire.
00:05:20Paul Amard, c'est un plaisir de vous retrouver et que serions-nous sans l'expertise d'Éric de Ritmatène,
00:05:26notamment sur les questions économiques qui nous intéressent dès le début de cette émission.
00:05:30On va parler bien sûr de ces négociations des derniers développements au Moyen-Orient, mais c'est intimement lié.
00:05:36Évidemment, le Premier ministre qui doit faire des annonces tout à l'heure à 18h, Eric,
00:05:39des annonces sur les aides au carburant annoncées à la fois sur le prolongement et pour faire des mesures en
00:05:44place,
00:05:45peut-être d'autres idées. Il avait évoqué vendredi dernier un prochain paquet d'aides pour le mois de mai,
00:05:50pour les fisières les plus touchées par la flambée des prix et du carburant.
00:05:54Écoutez d'abord le ministre de l'économie, Roland Lescure, après une première réunion ce matin à Bercy,
00:05:59qui annonçait ses annonces à venir.
00:06:02Cette réunion s'est très bien passée. Nous souhaitons continuer à avoir des mesures précises,
00:06:08dirigées sur celles et ceux qui souffrent le plus.
00:06:10Vous le savez, nous avons une réunion avec le Premier ministre cet après-midi à 16h30,
00:06:13à l'issue de laquelle nous pourrons, je pense, faire de nouvelles annonces sur des mesures ciblées.
00:06:18Nous, on va lui faire un certain nombre de propositions. Vous connaissez le sujet.
00:06:22Un, les secteurs les plus exposés, qu'on a déjà aidés au mois d'avril.
00:06:27Le gazoil n'a pas beaucoup baissé. Il a quand même baissé de 20 centimes à la ponte, il faut
00:06:31le retenir.
00:06:31Ce n'est pas assez, mais il y a du mieux. Mais pour les secteurs pêcheurs, agriculteurs, transporteurs routiers,
00:06:36clairement, il y aura sans doute besoin de poursuivre les aides sous une forme ou sous une autre.
00:06:41Et on s'interroge sur l'opportunité d'élargir ces aides à d'autres gros rouleurs.
00:06:46Ça fait partie des propositions qu'on fera au Premier ministre
00:06:48et qu'il aura sans aucun doute l'occasion de détailler à l'issue de cette réunion.
00:06:52Un premier éclairage peut-être avec vous, Eric et Lodi, qu'on entendra pourquoi pas également.
00:06:57On va voir cette infographie qu'on vous prépare désormais pour vous donner en temps réel l'évolution du baril.
00:07:0395 dollars, ça n'a pas trop bougé depuis hier.
00:07:06Il y a encore cette petite erreur en bas de l'écran, c'est bien le gasoil qui est en
00:07:09orange à 2,15 euros.
00:07:11On parle d'élargissement des aides, Eric.
00:07:14On sort un peu plus le carnet de chèque pour ceux qui utilisent les véhicules,
00:07:18notamment dans le cadre du travail, les gros rouleurs.
00:07:21Est-ce qu'on sait, un peu moins de trois heures avant ces annonces,
00:07:23qui va être concerné et vers quoi on se dirige ?
00:07:26D'abord, il dit qu'on s'interroge sur l'éventualité.
00:07:28Donc, ce n'est déjà pas très précis.
00:07:30Il était ce matin sur une grande radio, donc il n'a rien annoncé de précis, Roland Lescure.
00:07:34Simplement, il faut voir une chose.
00:07:36C'est bien de dire, on va élargir.
00:07:38On peut penser aux pêcheurs, on peut penser aux agriculteurs.
00:07:41Qui n'étaient pas déjà dans le premier paquet d'aides.
00:07:42Qui étaient déjà dans le paquet d'aides.
00:07:43Mais par exemple, la FNSEA dit 20 centimes de remise sur le prix du gasoil non routier.
00:07:50Ce n'est pas suffisant, ça remonte à 30 centimes.
00:07:52Il faut aussi que les cotisations sociales soient prises en charge.
00:07:55Il faut également que...
00:07:57Alors la taxe, vous savez déjà la CIS, l'ancienne TIPP sur le pétrole,
00:08:01a été supprimée pour les agriculteurs.
00:08:02Est-ce qu'il faut aller encore au-delà, retirer encore une taxe de plus ?
00:08:05La TVA, je ne vois pas.
00:08:06Mais ce mot élargissement, est-ce qu'il veut dire qu'on prolonge les aides ?
00:08:09Ou est-ce qu'il veut dire qu'il y a d'autres secteurs d'activité qui vont pouvoir en
00:08:12bénéficier,
00:08:13qui n'en bénéficient pas jusque là ?
00:08:14Je pense, je ne sais pas, aux taxis, aux livreurs,
00:08:18à tous ces gens qui travaillent toute la journée avec leur véhicule.
00:08:21La seule question qui pourrait se poser, c'est la C2E, qui est le certificat d'économie d'énergie.
00:08:27Est-ce que ça, ce serait la surprise ?
00:08:28Mais franchement, ça m'étonnerait.
00:08:30Parce que vous savez, ce qu'il faut savoir, c'est que l'État n'a plus un centime
00:08:34et qu'on dit déjà que la guerre a coûté 6 milliards d'euros.
00:08:37Déjà, vous vous rendez compte, 6 milliards.
00:08:38Donc pour déjà récupérer ces 6 milliards,
00:08:41on va demander aux ministres de faire des économies,
00:08:43si j'ai bien compris, 4 milliards sur les dépenses de l'État
00:08:46et 2 milliards à la Sécu.
00:08:47Donc on aurait les 6.
00:08:48Mais comme en même temps, vous avez la charge de la dette,
00:08:51c'est-à-dire les intérêts qui sont remboursés chaque année sur 12 mois,
00:08:55là déjà, c'est 3 milliards 600 millions de plus
00:08:57parce que les taux d'intérêt ont monté.
00:08:58Vous imaginez, on jongle avec les milliards.
00:09:01Et comme la France ne s'est pas préparée à cette nouvelle crise,
00:09:03après le Covid, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
00:09:07maintenant, ça, quelle sera la prochaine crise ?
00:09:10Donc si vous voulez, c'est comme dans une famille
00:09:11où il n'y a déjà plus un centime
00:09:13et qu'on vous demande encore de faire un effort
00:09:14et il faut dépenser toujours plus.
00:09:15Donc moi, élargir les aides,
00:09:17je pense qu'il y aura des mesures extrêmement ponctuelles,
00:09:19peut-être continuer et élargir pour les agriculteurs,
00:09:22les pêcheurs, les gros rouleurs.
00:09:23Mais les gros rouleurs, vous avez des représentants de commerce,
00:09:26ceux qui font 20 000 km par an, ce sont des gros rouleurs.
00:09:28Qu'est-ce qu'on va leur offrir comme aide ?
00:09:31Franchement, je suis extrêmement sceptique
00:09:33et j'ai hâte d'en savoir plus de la part du Premier ministre.
00:09:35Bon, on ira plus loin sur ce sujet tout à l'heure à 16h,
00:09:38mais peut-être un mot, Élodie, également.
00:09:40On a bien compris, il y a deux réunions dans la même journée.
00:09:41La première réunion ce matin à Bercy,
00:09:43c'était pour nous annoncer des économies à hauteur de 6 milliards
00:09:46et c'est le coût de la guerre directement qui nous impacte.
00:09:48Et puis de l'autre, à 18h, après une autre réunion,
00:09:51Sébastien Lecornu qui va nous apporter ses annonces sur les aides.
00:09:56Le truc, c'est, est-ce qu'on venait pas sur le point d'ouvrir une boîte de Pandore
00:09:59avec des aides sectorielles, là où nos voisins,
00:10:02on l'a vu notamment en Espagne, en Italie, en Allemagne,
00:10:05ont proposé des aides globales pour tous ceux qui utilisent leur voiture ?
00:10:09Oui, vous aviez raison de rappeler cette réunion ce matin,
00:10:11qui n'était pas anodine.
00:10:13C'est ce matin que le gouvernement a donné ce chiffre de 6 milliards
00:10:16estimé du coût de cette guerre
00:10:18et qui a aussi tenu, et David Amiel l'a fait sur les réseaux sociaux,
00:10:22qui a rappelé déjà tout l'argent précédemment.
00:10:25Engagé, 150 millions au total,
00:10:2760 millions pour le chèque énergie,
00:10:2950 pour les transporteurs,
00:10:3035 pour les agriculteurs,
00:10:31et 5 pour les pêcheurs.
00:10:33Comprenez que le gouvernement veut d'abord rappeler tout ce qu'il a déjà fait,
00:10:36tout en disant que les caisses sont vides
00:10:38et qu'en plus on a trop dépensé.
00:10:40Donc en réalité, on voit bien qu'il n'y aura pas d'aide
00:10:42comme nos voisins européens qui sont globales.
00:10:45Et vous parliez effectivement, Eric, des gros rouleurs.
00:10:47La question, c'est comment on va définir véritablement ces gros rouleurs ?
00:10:51Est-ce que c'est en fonction d'un certain nombre de kilomètres effectués par an ?
00:10:54On voit bien que le curseur en réalité avec lequel peut jouer et s'adapter le gouvernement,
00:10:59il n'est pas extrêmement large,
00:11:00il n'y a pas une marge de manœuvre extraordinaire.
00:11:02Et de toute façon, des aides globales,
00:11:04c'est sûr que ça ne sera pas ça la réponse ce soir.
00:11:06Certains Français se sentiront forcément lésés ce soir à la suite de saison,
00:11:10si on n'est pas dans une réduction de taxes plus globale.
00:11:13On en reparlera tout à l'heure et on y verra un petit peu plus clair en allant plus loin
00:11:17sur le sujet.
00:11:18Le suspense demeure sur de nouvelles discussions entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad.
00:11:23À quelques heures de la fin de ce fragile cessez-le-feu,
00:11:26Donald Trump assure qu'il ne lèvera pas son blocus du détroit d'Hormuz.
00:11:30On va voir les dernières déclarations qui sont plutôt belliqueuses du président américain.
00:11:35Il demande un accord avec l'Iran qui, de son côté, refuse de négocier sous la menace,
00:11:39se dit prêt à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille.
00:11:43Les Etats-Unis sont dans une position très forte pour négocier avec l'Iran.
00:11:46Au moment où une nouvelle session pour parler est prévue au Pakistan,
00:11:51je pense que l'on va finir avec un super accord.
00:11:53Je pense qu'ils n'ont pas le choix.
00:11:55Et je crois que dans une autre déclaration, ces dernières minutes qu'on va récupérer,
00:11:59il est prêt à de nouveau bombarder l'Iran.
00:12:02On va en parler, mais d'abord, direction Islamabad,
00:12:04parce que notre correspondant est sur place, Philippe Krautzer.
00:12:07Ces négociations auront-elles lieu ?
00:12:09Les Américains, les Iraniens, sont-ils sur place ou pas ?
00:12:12On est toujours très optimiste ici au Pakistan,
00:12:15dans la capitale pakistanaise d'Islamabad,
00:12:18qu'on peut voir un deuxième tour de négociation entre les Etats-Unis et l'Iran
00:12:23dans les prochains jours.
00:12:24Il n'y a pas encore de date ni d'horaire exact confirmé
00:12:28du côté des médiateurs pakistanais.
00:12:30Donc on verra pas mal de menaces encore
00:12:33et pas mal d'agressions verbales entre les Etats-Unis et l'Iran
00:12:36dans les prochaines heures, probablement avant une arrivée probable
00:12:41de ces deux équipes des négociateurs.
00:12:43Les mesures de sécurité ici à Islamabad sont très, très strictes en ce moment,
00:12:48encore plus qu'il y a dix jours,
00:12:50quand le vice-président américain J.D. Vance était ici,
00:12:52à la tête de l'équipe des négociateurs américains.
00:12:55Pourquoi ? Eh bien c'est probablement largement de la spéculation,
00:12:59mais on parle ici d'une possible arrivée du président américain Donald Trump
00:13:04s'il y a un accord à signer entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:13:08Ce n'est pas encore le cas, mais Donald Trump lui-même en avait parlé.
00:13:11Il disait qu'il était prêt à venir ici à Islamabad s'il y avait un accord à signer.
00:13:16Bon, on se demande s'il y a un vrai suspense autour de la reprise des discussions,
00:13:20ces incertitudes sur les présences des uns ou des autres.
00:13:22Est-ce que c'est du lard ou du cochon ? Pardon de le dire de cette façon,
00:13:25mais les prochaines heures le diront.
00:13:28Et puis il y a ces mots de Donald Trump, ces déclarations,
00:13:31ces appels téléphoniques de certains médias américains,
00:13:35où ils lancent une petite phrase par-ci, une petite phrase par-là.
00:13:37En gros, ce qu'on retient ces dernières minutes,
00:13:39je crois que c'est à CBS, je crois, la dernière interview, CNBC, pardonnez-moi.
00:13:44Le journaliste lui demande est-ce qu'on va vers un accord ?
00:13:46Et en gros, ce qu'il répond, soit on a un accord dans les 24-48 heures,
00:13:50soit je bombarde tout ce qui bouge en Iran.
00:13:52En fait, je m'attends à bombarder.
00:13:53Voilà, c'est ça.
00:13:54Donc il attend vraiment, il met la pression maximale sur les Iraniens.
00:13:58Il a d'ores et déjà dit lors de cette interview
00:14:00qu'il n'y aura pas un prolongement du cessez-le-feu.
00:14:04Donc il pense que c'est la meilleure attitude à adopter.
00:14:07Celle de bombarder les Etats-Unis qui sont encore plus forts qu'avant
00:14:12puisque cette période de cessez-le-feu a permis aux Etats-Unis
00:14:16de se renforcer militairement.
00:14:17En tout cas, c'est ce qu'il a déclaré à la chaîne CNBC.
00:14:20Accessoirement à l'Iran également.
00:14:22À l'Iran également, qui a pu justement déterrer un peu son stock de missiles
00:14:26et de lances missiles.
00:14:27Donc pour l'instant, l'incertitude demeure concernant ces deux délégations.
00:14:31Mais on voit qu'il y a une pression maximale de la part des Américains.
00:14:35En train de dire qu'à Vorkian, des négociations qui pourraient commencer.
00:14:40Ça prend du retard parce qu'on ne sait pas si J.D. Evans a pris l'avion.
00:14:43Mais en gros, il y a 15 heures de vol, le décalage horaire plus 9 heures.
00:14:46Donc s'il se passe quelque chose, de toute façon, ce ne sera pas avant la nuit prochaine
00:14:49ou demain matin, heure de Paris.
00:14:51Pression maximale sur l'Iran, nous dit Donald Trump, avec ce blocus naval.
00:14:56Cet ultimatum est très clair si l'Iran ne cède pas aux exigences américaines.
00:15:00Quel signe positif avons-nous depuis 24-48 heures pour nous dire que ces négociations peuvent aboutir ?
00:15:06On n'a aucun signe positif puisque ça vient d'une part.
00:15:09Donc vous avez raison de le souligner comme ça.
00:15:10Mais la condition sine qua non pour comprendre l'acception du terme négociation par Donald Trump,
00:15:16c'est la cession par les Iraniens de leur uranium enrichi.
00:15:18D'accord ? Donc à l'heure actuelle, en tout cas selon les derniers chiffres de l'AEA...
00:15:22Les 441 kilos dont on ne sait pas où ils sont enfouis.
00:15:24On fera un focus là-dessus tout à l'heure d'ailleurs.
00:15:27Absolument. Donc ça, c'est les chiffres que vous donnez.
00:15:28C'est l'AEA en 2025, je crois.
00:15:31Donc on n'a pas des chiffres actualisés, mais c'est l'équivalent.
00:15:33La problématique, c'est que le régime est intrinsèquement lié à cette réserve d'uranium.
00:15:37Parce que vous savez, le passage de 0 à 60% d'uranium, il peut prendre des années.
00:15:41Tandis que le passage de 60 à 90, donc un niveau vraiment fissile et militaire pour créer la bombe atomique,
00:15:47elle est beaucoup plus courte, quelques jours ou quelques semaines.
00:15:51Donc Donald Trump, je pense que d'ici demain soir, il prendra zéro risque.
00:15:56Concrètement, je pense qu'il va faire traîner les négociations jusqu'à demain soir.
00:15:59Parce que s'il laisse entrevoir une lueur d'espoir pour l'Iran,
00:16:04l'Iran saura très bien que s'ils arrêtent les attaques plus longtemps,
00:16:07je pense qu'ils auront suffisamment de temps, si vraiment la trêve est complète,
00:16:11pour renchérir l'uranium déjà à 60%.
00:16:15Donc c'est le risque pour les Américains.
00:16:17Je voudrais qu'on lise ce que dit le président du Parlement iranien,
00:16:20qui est l'homme fort un peu du régime.
00:16:22C'est lui qui avait été au premier rang de négociations à Islamabad.
00:16:26On peut lire ensemble ses déclarations.
00:16:28En gros, les Iraniens nous expliquent qu'ils ne veulent pas négocier sous la menace américaine.
00:16:33Est-ce qu'on l'a, les amis, le président du Parlement iranien ?
00:16:36Voilà, Trump, en imposant un blocus et en violant le cessez-le-feu,
00:16:39veut transformer à son imagination cette table de négociation en table de reddition
00:16:43ou justifier une nouvelle flambée de bellicisme.
00:16:45Nous n'acceptons pas la négociation sous l'ombre de la menace.
00:16:48Et au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés
00:16:51à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille.
00:16:53Alors on va se demander ce que sont ces nouvelles cartes.
00:16:56Écoutez également juste cet extrait du chef du pouvoir judiciaire iranien.
00:17:04Il est possible que nos négociations n'aboutissent véritablement à rien
00:17:07et qu'il nous soit nécessaire de mener de nouveau des actions.
00:17:10L'action menée contre notre navire entraînera certainement une riposte de la République islamique d'Iran.
00:17:15Ce sont eux qui ont violé le cessez-le-feu et l'Iran répondra assurément.
00:17:19Ce blocus maritime, même dont il parle, est sans aucun doute une violation flagrante du cessez-le-feu.
00:17:24Et la République islamique y répondra certainement.
00:17:27La probabilité que l'ennemi prenne de nouveau l'initiative et reprenne son attaque brutale est loin d'être faible.
00:17:33Cette probabilité est vraiment loin d'être négligeable.
00:17:35Elle est élevée.
00:17:36Nous devons rester prêts à 100% compte tenu de la possibilité d'une reprise de l'offensive ennemie.
00:17:44Paul Amar, elle ne bouge pas la ligne iranienne.
00:17:46Ils sont constants, on ne négocie pas sous la menace.
00:17:48Téhéran qui se met, qui se sent, qui se place en position de force, qui veut imposer ses conditions.
00:17:54C'est la raison pour laquelle il faut en parler avec beaucoup d'humilité.
00:17:56La situation est inextricable.
00:17:58Et moi, je me garderais bien d'avancer une quelconque hypothèse, tant les deux protagonistes sont dissemblables.
00:18:04Vous avez affaire à un joueur de poker menteur, Trump, face à des joueurs d'échecs.
00:18:09D'ailleurs, le jeu d'échecs a été inventé par les Perses.
00:18:11D'un côté, le bluff permanent et la surenchère de Trump.
00:18:15De l'autre, la ruse et le temps pour les Molas ou les Pazdaran.
00:18:20Voilà l'impasse dans laquelle, au fond, se trouve Trump.
00:18:23Les Perses ont l'éternité pour eux.
00:18:24Enfin, en tout cas, les Molas et les Pazdaran.
00:18:26Et Trump s'est placé dans une logique qui va devoir le pousser à sortir de cette impasse.
00:18:32Comment ? Par une victoire qui pourrait être militaire écrasante.
00:18:37Et s'il reste, on qualifierait aussitôt la situation de bourbier pour lui.
00:18:42Voilà pourquoi Trump est pressé par le temps.
00:18:44Voilà pourquoi il tente de sortir de cette impasse par le feu, s'il décide de bombarder l'Iran, comme
00:18:48il l'annonce.
00:18:49Ou par l'asphyxie, s'il maintient son blocus.
00:18:52En tout état de cause, l'issue ultime de cette guerre ne passera que par la capitulation de ce régime
00:19:01des Molas ultimes.
00:19:02Sinon, les experts qu'on entend souvent sur les plateaux de télé, pas ici, qu'on entend souvent,
00:19:07parleraient aussitôt de défaits spectaculaires de Trump.
00:19:11Évidemment. Ça veut dire quoi, Dora ? Abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille ?
00:19:16Il faut s'attendre à de nouvelles armes iraniennes.
00:19:19Et en parallèle, on a Donald Trump, il y a quelques minutes à peine, qui dit, est prêt à bombarder
00:19:23l'Iran.
00:19:25Chacun, encore une fois, montre les muscles à travers cette séquence de négociations.
00:19:28D'ailleurs, très concrètement, un navire sous sanction dans l'océan Indien a été intercepté ces dernières heures par les
00:19:35Américains.
00:19:35Oui, les Américains, qui, vraiment de près ou de loin, tout ce qui concerne l'Iran, même dans l'océan
00:19:40Indien, je crois qu'on a peut-être la petite vidéo.
00:19:44Exactement. Donc ça, c'est le Pentagone qui l'a mis en ligne il y a quelques minutes.
00:19:48Donc c'est un bateau-pavillon du Botswana, sous sanction, qui partait de la Chine, qui a été arrêtée dans
00:19:55l'océan Indien.
00:19:55Donc soupçonné d'aller ravitailler dans un port iranien, c'est ça ?
00:19:58Exactement. Donc voilà, qui est soupçonné d'avoir, en tout cas, du matériel pour les Iraniens.
00:20:02On sait que les Iraniens ont des missiles balistiques qu'ils n'ont pas encore utilisés.
00:20:06Et puis qu'ils ont, comme je le disais tout à l'heure, profité de cette trêve de se cesser
00:20:10le feu pour ressortir toutes les armes qui sont encore enfouies sous terre.
00:20:15Et elles sont vraiment nombreuses. Et on sait encore qu'ils ont beaucoup de drones aussi, qu'ils utilisent.
00:20:22Donc ils ont encore un potentiel de nuisance assez important.
00:20:26Ils auraient 60%. C'est difficile. Moi, je ne sais pas d'où viennent ces chiffres.
00:20:29C'est des chiffres qu'on nous donne, mais 60% des lanceurs de missiles encore à disposition.
00:20:33Qui sont encore à disposition.
00:20:36Raphaël Stainville, peut-être un dernier mot avant de s'intéresser à la question de cet uranium enrichi,
00:20:41qui est au cœur des négociations. On a l'impression qu'on avance, qu'on recule, on revient aux menaces.
00:20:45Il y a un cercle infernal depuis 53 jours. Et un brouillard.
00:20:49Et c'est là où je ne suis pas forcément d'accord sur le fait que la question de l
00:20:54'uranium enrichi soit primordiale aujourd'hui pour Donald Trump.
00:20:57C'est ce qui est annoncé, en tout cas.
00:20:59Oui, mais c'est ce qui est annoncé.
00:21:00Il en a encore parlé ce matin.
00:21:03Derrière les commentaires de Donald Trump, il faut comprendre que le principal point de crispation,
00:21:12pas seulement pour Donald Trump, mais finalement pour l'ensemble de ses alliés et du monde entier,
00:21:17c'est le blocage du droit d'Hormuz.
00:21:20Et donc, derrière la question de l'uranium enrichi, du fait que les États-Unis puissent ou non récupérer cet
00:21:29uranium iranien,
00:21:32il y a la question d'abord de la libération de ce couloir d'Hormuz,
00:21:36qui permettrait à l'ensemble du monde de pouvoir respirer, sinon dans une ou deux semaines, en tout cas dans
00:21:45les mois à venir.
00:21:46Les Iraniens ont une carte maîtresse, ils en ont d'autres dans ce périmètre géographique.
00:21:55Mais si Donald Trump ne parvient pas à libérer et à permettre de nouveau la libre circulation de ce détroit
00:22:02d'Hormuz,
00:22:03ce sera perçu comme une défaite des États-Unis.
00:22:07Et c'est en cela que les négociations qui arrivent sont très difficilement lisibles.
00:22:11Et on se dit que ça va être quand même compliqué d'obtenir un accord entre les deux ennemis.
00:22:16Il n'y a pas d'autre mot.
00:22:17On marque une courte pause et on se pose la question de cet uranium enrichi qui reste tout de même
00:22:21au cœur des discussions.
00:22:23A tout de suite.
00:22:27Il est quasiment 15h30, la suite de 120 minutes infos.
00:22:30Merci de nous retrouver en direct sur CNews.
00:22:32La poursuite de nos discussions, notamment sur le nucléaire iranien dans un instant.
00:22:36Mais d'abord le journal, le journal de Sandra Chiumbrot.
00:22:38Bonjour.
00:22:39A la une, malgré la trêve, Israël poursuit ses opérations dans le sud Liban.
00:22:43Et oui, l'armée israélienne qui a reçu l'ordre d'usée de toute sa force en cas de menace
00:22:49continue de démolir de nouvelles maisons qui servaient, selon elle, de postes avancés aux terroristes du Hezbollah.
00:22:54On retrouve Pauline Trevzer et Fabrice Elsner, nos envoyés spéciaux à la frontière israélo-libanaise.
00:23:01A 48h des nouvelles négociations entre Israël et le Liban, quelle est la situation sur place ?
00:23:08Alors d'abord, il faut comprendre qu'aujourd'hui c'est une journée particulière car Israël commémore ses soldats tués
00:23:15au combat.
00:23:16Aujourd'hui, c'est la journée du souvenir.
00:23:19Est-ce qu'on voulait vous montrer ce qu'on voulait vous montrer avec Fabrice Elsner ?
00:23:23Cette fumée blanche car malgré le cessez-le-feu avec le Liban, les soldats israéliens risquent encore leur vie dans
00:23:30cette zone où nous sommes, à la frontière libanaise, juste en face de Binj Bail.
00:23:35Là où l'aviation israélienne a encore dû hier intervenir pour cibler des terroristes du Hezbollah.
00:23:42Tzal indique que le Hezbollah a violé le cessez-le-feu en entrant une nouvelle fois au-delà de cette
00:23:48ligne jaune.
00:23:49C'est pour ça qu'en réalité le cessez-le-feu tient toujours à un fil.
00:23:52Pour vous dire, on entend encore actuellement en permanence, à côté de nous, des tirs de mitrailleuses.
00:23:59On a également pu assister à une explosion très impressionnante car Tzal dynamite des anciens bâtiments utilisés par les terroristes
00:24:09du Hezbollah.
00:24:10Alors on sait qu'il va y avoir une nouvelle discussion entre le Liban et Israël jeudi à Washington.
00:24:16Mais ce qu'on voit encore sur le terrain, c'est que le Hezbollah tente de nuire à ces discussions
00:24:21entre les deux pays.
00:24:22Situation tendue à la frontière libano-israélienne. Merci beaucoup Pauline Trevzer avec Fabrice Elsner.
00:24:28La situation est donc instable au Liban. On vient de le voir, Emmanuel Macron, lui, reçoit cet après-midi à
00:24:32Paris le Premier ministre libanais.
00:24:34Et oui, la France avait affirmé quelques jours plus tôt que cette visite permettrait de rappeler son soutien à l
00:24:39'intégrité territoriale du Liban
00:24:41et à ses efforts pour désarmer le Hezbollah pro-iranien implanté dans le sud du pays.
00:24:46Dans l'actualité également, Emmanuel Macron qui a décerné la Légion d'honneur aux partisans de la vie du Bataclan.
00:24:52C'est ainsi qu'il les a nommés.
00:24:53Le président a remis ce mardi à l'Elysée les insignes à 59 membres des forces de l'ordre intervenus
00:25:00lors des attentats du 13 novembre 2015
00:25:02et à deux représentants des victimes des attaques.
00:25:05Le président a souligné leurs efforts pour défendre la plus juste des causes, celle de la République française.
00:25:11Le gouvernement annonce 6 milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient.
00:25:17Selon le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel,
00:25:21elle pèserait pour 4 milliards d'euros sur l'État et 2 milliards d'euros dans la sphère sociale.
00:25:26Éric Coquerel, président et le FI de la Commission des finances de l'Assemblée nationale,
00:25:30craint un effet récessif et finalement d'aggraver le mal.
00:25:33Et puis Sébastien Lecornu s'exprimera sur les aides aux carbures en lui.
00:25:36En fin de journée, tout à l'heure, on le suivra à 18h précisément en direct sur CNews.
00:25:39Et ces annonces pourraient tourner autour du prolongement éventuel des mesures déjà en place
00:25:44et peut-être sur d'autres idées, selon le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
00:25:49Depuis le 27 février dernier, la veille de l'attaque en Iran,
00:25:53le prix des carburants s'est envolé, prenant environ 50 centimes pour le gazole et 25 pour l'essence, sans
00:25:58plomb 95 E10.
00:26:00On termine avec ces images du pape, le pape Léon XIV, qui poursuit sa tournée en Afrique.
00:26:04Il est en Guinée équatoriale pour une visite de 48 heures.
00:26:07C'est la quatrième et dernière étape de sa tournée africaine.
00:26:11Le souverain pontife a atterri à la mi-journée à Malabo, la capitale.
00:26:1544 ans après, il marche sur les traces de Jean-Paul II, premier pape à avoir foulé le sol équato
00:26:20-guinéen.
00:26:20Le pape Léon XIV sera attendu sur le terrain sensible du pluralisme politique et des libertés publiques.
00:26:28Merci beaucoup, Sandra. Rendez-vous dans une trentaine de minutes pour un nouveau point sur l'actu.
00:26:32Paul Amart, toujours présent sur le plateau, d'Aura Abdel Razik.
00:26:35Merci encore d'être là entre Anik Kervorkian et Raphaël Steinville.
00:26:39Donald Trump, on en parlait juste avant la pause, est revenu également sur un point de divergence majeur,
00:26:45alors qu'il y a toujours autant d'incertitudes sur ces négociations qui doivent démarrer ces prochaines heures à Islamabad.
00:26:51Le nucléaire iranien. Le président des Etats-Unis reconnaît qu'il sera, je le cite, long et difficile d'exhumer
00:26:59le stock d'uranium de l'Iran.
00:27:01On va vous proposer un petit focus avec Julia Ferrand qui arrive en plateau.
00:27:05Bonjour Julia. On va peut-être voir avant que Julia se mette en place les lieux supposés de ce stockage
00:27:11iranien,
00:27:12ces fameuses centrales nucléaires stratégiques Hispahan, Natanz, Fordo, au cœur de cet immense pays.
00:27:20Julia qui nous a rejoint, Julia Ferrand de la rédaction, merci d'être là.
00:27:23Donald Trump qui annonce donc long et difficile ce processus pour exhumer le stock d'uranium de l'Iran.
00:27:28L'uranium hautement enrichi à 60%.
00:27:31Mais lorsqu'on parle d'uranium concrètement, de quoi parle-t-on Julia ?
00:27:35Alors ça semble assez abstrait comme ça quand on parle d'uranium, mais on va essayer de simplifier tout ça.
00:27:40L'uranium c'est un élément radioactif naturel.
00:27:43A la base, à l'origine, il est sous forme de minerais, alors en fait il semble très rare, mais
00:27:47on en trouve un petit peu partout.
00:27:49Dans l'eau, dans la roche, sur le sol, c'est un des éléments les plus abondants dans la croûte
00:27:54terrestre.
00:27:54Il est environ 500 fois plus répandu que l'or.
00:27:58Vous vous en doutez, avant d'être transformé en combustible nucléaire, le minerai d'uranium passe par plusieurs étapes.
00:28:05La première, c'est l'extraction.
00:28:07Les complexes d'extraction envoient directement dans les gisements souterrains d'uranium de l'eau, ici, par les puits d
00:28:17'injection, de l'eau auxquelles sont ajoutés des acides, des oxydes.
00:28:20Ici, directement dans les minerais d'uranium, cette eau permet de dissoudre les minerais sous terre.
00:28:26La solution obtenue est ensuite extraite à la surface de la Terre et raffinée.
00:28:32À ce moment-là, on obtient du concentré d'uranium, ce qu'on appelle ici le yellow cake, par cet
00:28:38aspect de poudre jaune.
00:28:40Et la poudre jaune est convertie ensuite en gaz.
00:28:43Ce gaz est alors transféré vers des centrifugeuses où il va être pompé.
00:28:47À ce moment-là, les atomes les plus lourds, ici, on voit la centrifugeuse.
00:28:51C'est un peu le moment où tout le processus d'enrichissement de l'uranium va se produire.
00:28:56Les atomes les plus lourds, c'est-à-dire ceux qui sont le moins concentrés en uranium, vont être projetés
00:29:01vers la paroi de la centrifugeuse.
00:29:04Et les atomes, en jaune ici, les plus légers, mais les plus concentrés en uranium, vont être centrés ici, au
00:29:10milieu de la centrifugeuse.
00:29:11C'est un processus qui permet de filtrer et de recueillir uniquement les atomes les plus concentrés.
00:29:18Ce processus, donc, il est répété, répété, répété, jusqu'à l'obtention d'une concentration en uranium qui dépasse les
00:29:2420%,
00:29:25seuil à partir duquel on peut considérer que l'uranium est hautement enrichi.
00:29:29Ce gaz hautement enrichi, il est ensuite transformé en dioxyde d'uranium.
00:29:34Cette poudre noire, voilà, qu'on obtient, cette substance, ensuite, elle est chauffée, comprimée, frittée, pour former des pastilles d
00:29:42'uranium.
00:29:42Toutes ces pastilles d'uranium, elles sont ensuite insérées, une à une, dans de longs tubes métalliques.
00:29:48Ces longs tubes métalliques qui sont empilés pour former, eh bien, des assemblages combustibles, les fameux, qui iront directement dans
00:29:56les réacteurs nucléaires.
00:29:57Voilà, toutes ces étapes, du minerai à la concentration d'uranium, par tout le processus d'enrichissement par les centrifugeuses,
00:30:06eh bien, c'est nécessaire pour créer les assemblages combustibles qui iront directement dans les centrales nucléaires,
00:30:13à savoir que pour la création d'une arme atomique, eh bien, l'enrichissement de l'uranium doit dépasser les
00:30:1890%.
00:30:19En Iran, les stocks le sont à 60% selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, ce qui suffit
00:30:25à construire 10 ogives nucléaires.
00:30:27Merci beaucoup, Julia Ferrand. On est prêts pour l'épreuve de physique à la fin de l'année, en tout
00:30:31cas, grâce à vous,
00:30:32et on comprend mieux, en effet, ce processus d'enrichissement de l'uranium.
00:30:37Il y aurait, entre Annika Vorkian, 441 kg, on répète, c'est les données de l'AIEA, d'uranium enrichi,
00:30:42enfoui à des centaines de mètres, sous terre, à proximité de l'un de ces trois sites qu'on peut
00:30:47remontrer avec cette carte qu'on va afficher.
00:30:50L'avenir de ce stock est au cœur des discussions à Islamabad ?
00:30:55Je pense que oui, personnellement, et la réponse, elle est très simple.
00:30:58C'est d'ailleurs très à propos que la présentation vient d'être faite, parce que j'insisterai sur un
00:31:01point,
00:31:02et ça fait une belle transition, l'isotope qui est au cœur de l'uranium brut, qu'on appelle U
00:31:07-235,
00:31:08ce n'est même pas 1% à l'échelle brute.
00:31:10Ce qui fait que je précise que Trump a deux moteurs pour les négociations.
00:31:15C'est un, l'uranium enrichi aujourd'hui à hauteur de 60%.
00:31:19On l'a rappelé tout à l'heure sur votre plateau, pour passer de 0 à 60, c'est une
00:31:22catastrophe.
00:31:23Pour passer de 60 à 90, ça va très vite.
00:31:25Ça va très vite.
00:31:26Donc, ce n'est pas linéaire comme évolution par rapport aux étapes qui ont été décrites ici.
00:31:30Maintenant, les sites en question que vous montrez sur la carte,
00:31:33donc Fordo et Nathans notamment, ont été impactés,
00:31:36mais pas au point d'ôter la capacité en termes de centrifuge,
00:31:42qui est la base de l'opération en elle-même.
00:31:45Donc ça, c'est le premier point.
00:31:46Je pense que Trump est très attentif et qu'il attendra demain dernier carat
00:31:49pour lancer ses cartes éventuellement.
00:31:51Maintenant, juste en parallèle, on a une deuxième carte que l'Iran a,
00:31:55qui est plus maritime du coup.
00:31:57Je fais juste une digression très rapide.
00:31:59L'uranium est la question centrale.
00:32:00Et la question à 50% au temps central, c'est le détroit d'Hormuz.
00:32:04Bien sûr.
00:32:04Parce qu'à l'heure actuelle, c'est le deuxième levier de négociation de l'Iran
00:32:08qui n'est toujours pas Islamabad par définition.
00:32:10Mais pendant que les Américains traînent un peu, il se passe des choses bizarres.
00:32:14Je vous explique.
00:32:15Sur l'eau, les Iraniens ont frappé récemment, ou en tout cas ont tenté de frapper par dissuasion,
00:32:20un navire de pavillon indien.
00:32:21Vous allez me dire, quel est l'intérêt de faire ça ?
00:32:23Je vais vous le dire d'emblée.
00:32:24L'intérêt, c'est de faire augmenter les primes d'assurance qui montent de plus de 1000 à 2000%.
00:32:29Ce qui est phénoménal.
00:32:30Et on a un des armateurs français, c'est la CGM, qui a fait quoi ?
00:32:34Dont l'un des navires a subi des tirs de semences de l'Iran.
00:32:38Exactement.
00:32:38Donc l'un des capitaines a effectivement, comme vous l'avez rappelé, a dit, voilà, on a subi ce genre
00:32:42de tirs.
00:32:42Et la problématique, sur le moyen terme, c'est une catastrophe pour nous occidentaux.
00:32:47Pour l'Iran, le régime qui n'a pas trop d'égard à l'égard des populations, il s'en
00:32:51fiche un petit peu.
00:32:52Mais là, pour le coup, c'est une pression maritime financière catastrophique.
00:32:56Donc à voir ces deux leviers, comment ils seront traités.
00:32:58Le détroit d'Hormuz, l'uranium enrichi qui nous intéresse à cet instant, Dora.
00:33:03Trump qui souhaite l'extraire, le transférer aux Etats-Unis.
00:33:09D'ailleurs, il proposerait 20 milliards de dollars en échange.
00:33:11Donc il y a un véritable enjeu.
00:33:13Un véritable enjeu.
00:33:14Et les Iraniens, eux, veulent garder justement cet uranium.
00:33:17Chez eux, ils proposent de le diluer.
00:33:19Sauf que s'ils le diluent, ils pourront quand même utiliser ce qui est dilué.
00:33:24Ça sent le superfuge.
00:33:26On a des cartes, je crois, à montrer, notamment ces photos satellites qui sont intéressantes.
00:33:30Parce que, je crois que c'est le site de Natanz, mais vous m'arrêtez si je me trompe.
00:33:34C'est le site d'Isparan.
00:33:34Isparan, pardon.
00:33:35On voit des routes qui ont été bloquées.
00:33:37En fait, c'est les entrées des tunnels de la centrale d'Isparan.
00:33:42Où, justement, à l'intérieur, il se trouve de l'uranium.
00:33:46Donc, évidemment, ces images sont surveillées.
00:33:48On sait que tout le monde regarde les satellites.
00:33:49Donc, les Iraniens savent très bien.
00:33:51Donc, ça peut être vraiment pour brouiller les pistes, d'autant plus qu'ils ont quand même d'autres sites
00:33:56cachés.
00:33:57Il y a le Mont de la Pioche aussi, dont on parle beaucoup actuellement, qui est à 2 km environ
00:34:02de Natanz.
00:34:03Et là, c'est vraiment dans les montagnes.
00:34:05C'est très difficile d'accès.
00:34:06C'est très difficile à bombarder.
00:34:07Et ça demanderait peut-être une opération terrestre aux Américains pour parvenir justement à cet uranium.
00:34:12Les Américains et Donald Trump qui rêvent, en fait, de faire ce qui a été fait dans les années...
00:34:18En 1994.
00:34:19Exactement.
00:34:19Avec l'uranium qui a été extrait de Kazakhstan.
00:34:23Sauf que ce n'est pas du tout...
00:34:25Autre contexte.
00:34:26Autre contexte.
00:34:27On a des images d'un archive où on voit ces soldats, ces militaires américains qui changeaient l'uranium à
00:34:32l'époque.
00:34:32Voilà, c'est celle-ci.
00:34:33Et ça avait pris environ plus de 6 semaines.
00:34:35Donc ça avait été l'opération Saphir.
00:34:37C'était vraiment une opération secrète.
00:34:39Sauf qu'aujourd'hui, pour refaire la même chose en Iran, ça paraît quand même très difficile.
00:34:43Paul Amar, évidemment que toutes les questions sont soumises à votre expertise.
00:34:49Mais j'ai beaucoup de mal, encore une fois, pour rester sur ces négociations à venir,
00:34:53à imaginer des Iraniens, dont le nucléaire est la raison d'être quasiment depuis la naissance du régime,
00:35:00accepté que des militaires américains débarquent avec leur armada pour extraire leur uranium et l'embarquer.
00:35:06Parce qu'on n'arrive pas avec des camionnettes en mettant l'uranium dans le coffre.
00:35:09C'est un dispositif majeur qu'il faut mettre en place.
00:35:12Et on voit mal comment un accord pourrait être possible là-dessus.
00:35:15Vous avez raison.
00:35:16Et vous avez raison d'insister sur cette question qui est essentielle.
00:35:19Au fond, vous étiez d'accord tout à l'heure.
00:35:21L'enjeu immédiat, c'est le détroit d'Hormone.
00:35:25Qu'il faut libérer parce que l'économie mondiale est prise en otage.
00:35:28Mais l'enjeu, l'objectif ultime de Trump, c'est la question nucléaire.
00:35:33Il l'a dit d'ailleurs.
00:35:34Il a été dévasté par le pogrom du 7 octobre.
00:35:37C'est lui qui parle.
00:35:38Et il n'imagine pas un seul instant.
00:35:40Et l'Iran des Molas avait commandité ce pogrom, l'avait même organisé avec le Hamas.
00:35:46Et Trump est affolé à l'idée que l'Iran des Molas, qui se doterait de l'arme nucléaire,
00:35:52puisse éliminer, effacer Israël de la carte.
00:35:55Il n'oublie pas, il est peut-être imprévisible Trump, il a de la mémoire.
00:35:57Il n'oublie pas que depuis 47 ans, depuis l'arrivée de Khomeini au pouvoir,
00:36:01l'Iran des Molas a toujours crié mort à Israël, ça on le sait, mais aussi mort à l'Amérique.
00:36:06Il n'oublie pas la crise d'otage en 1980.
00:36:10Il n'oublie pas les attentats commandités par l'Iran contre les intérêts américains.
00:36:15Voilà la raison pour laquelle Trump ira jusqu'au bout.
00:36:18Oui, mais Paul, vous le savez mieux que moi, on a vu sous Obama à quel point c'était fastidieux
00:36:22de parler de nucléaire aux Iraniens,
00:36:24que ça prend des mois, voire des années.
00:36:26Donc cet accord en 2-3 jours, bon, je ne crois pas.
00:36:29Et c'est la raison pour laquelle je vous disais que l'issue ultime passera par la défaite et la
00:36:33capitulation du régime iranien.
00:36:35Si ce régime reste en place, Trump aura perdu.
00:36:38Il nous reste quelques minutes avant de marquer une pause.
00:36:41Je vous retrouverai à 16h pour continuer de parler des conséquences de cette guerre,
00:36:44du coût de cette guerre, notamment pour vous qui nous regardez,
00:36:47puisque l'impact, il est concret au quotidien.
00:36:50Une parenthèse pour évoquer cette cyberattaque d'ampleur,
00:36:53parce que c'est un sujet important, là encore, qui nous concerne tous.
00:36:56Retour en France, vous l'aurez compris.
00:36:57Dans un message partagé sur les réseaux sociaux,
00:37:00l'Agence Nationale des Titres Sécurisés,
00:37:03vous connaissez peut-être mieux sous le sigle ANTS,
00:37:05qui gère les demandes de pièces d'identité,
00:37:07et notamment annonce avoir détecté un incident de sécurité.
00:37:10Le 15 avril dernier, celui-ci a entraîné un accès non autorisé
00:37:14à certaines données personnelles de millions de Français,
00:37:17ce qu'a confirmé d'ailleurs le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
00:37:20Pour y voir plus clair, Juliette Sadat est avec nous, du service police-justice.
00:37:23Bonjour Juliette.
00:37:25Le portail ANTS qui est utilisé pour les cartes d'identité,
00:37:28les passeports, les permis victimes de cette cyberattaque, je le disais.
00:37:31Quelles sont les données précisément qui ont fuité ?
00:37:34Est-ce qu'on sait combien de Français sont concernés ?
00:37:36Selon le ministère de l'Intérieur, il s'agirait principalement de données d'identité
00:37:41et de contacts qui ont fuité, par exemple des noms, des prénoms, des dates de naissance,
00:37:46adresse mail, adresse postale ou encore numéro de téléphone.
00:37:50Ça peut sembler basique, mais ces données, elles sont sensibles et précieuses
00:37:54parce qu'elles sont très exploitables.
00:37:56Elles permettent de faire des usurpations d'identité,
00:37:59elles rendent les arnaques très crédibles.
00:38:00Quand vous recevez un mail ou un message avec votre nom, votre date de naissance,
00:38:04votre numéro de téléphone, difficile de se méfier.
00:38:07Ça s'appelle des profils complets et ça, ça vaut très cher sur le DERC Web.
00:38:11Est-ce qu'on sait qui est derrière ce type de vol ?
00:38:14Alors officiellement, non, on ne sait pas encore.
00:38:16Le gouvernement a ouvert une enquête judiciaire.
00:38:19Pour l'instant, aucun groupe de hackers n'a été identifié.
00:38:22Mais généralement, dans ce type d'affaires, les auteurs sont principalement
00:38:26des cybercriminels très organisés qui entrent dans les systèmes informatiques
00:38:31pour copier les données, extraire les informations.
00:38:35Parfois, ce sont des groupes qui agissent aussi de l'étranger.
00:38:37Donc très difficile à tracer.
00:38:39L'enquête continue.
00:38:40Juliette Sadat, merci beaucoup pour les précisions.
00:38:42Allons plus loin avec Christophe Mazzola qui est avec nous en vidéo.
00:38:45Bonjour Monsieur, vous êtes expert en cybersécurité.
00:38:47Merci d'être sur CNews en direct.
00:38:49Il y a cette impression aujourd'hui, moi je pense au hacking de La Poste
00:38:54il y a quelques semaines ou quelques mois également.
00:38:56Ce sont des épisodes qui reviennent très régulièrement.
00:38:58Cette impression qu'un hacker aujourd'hui, qu'un pirate d'Internet
00:39:02peut prendre le contrôle d'à peu près tout ce qu'il veut.
00:39:05Oui, déjà tout d'abord bonjour.
00:39:08Mais oui, effectivement, dès qu'un système est connecté sur Internet,
00:39:11il peut être piraté.
00:39:12C'est une certitude.
00:39:13On me prend, je ne sais pas, mon numéro de téléphone,
00:39:16mon numéro de sécurité sociale, mon adresse postale,
00:39:19puisque c'est ce genre de données basiques qu'il s'agit.
00:39:21Qu'est-ce qu'on en fait concrètement ?
00:39:23À quel point est-ce que cela peut me nuire ?
00:39:27Dès qu'une information qui vous concerne est disponible publiquement,
00:39:31elle peut se retourner contre vous.
00:39:33Donc comme il a été mentionné précédemment,
00:39:36principalement pour des arnaques en ligne.
00:39:38Effectivement, une donnée personnelle coûte cher,
00:39:40une donnée qui est agrégée avec d'autres informations
00:39:45pour vraiment compléter le profil,
00:39:47peut rendre une arnaque complètement valide et valable.
00:39:51Sachant qu'au final, on parle de cybersécurité,
00:39:53on parle d'exploits techniques,
00:39:55mais je reste persuadé que la cybersécurité est profondément humaine.
00:39:59Car derrière chaque exploit technique,
00:40:01on l'a vu encore avec le hacking de la NTS,
00:40:03il y a souvent et surtout une erreur humaine.
00:40:06À savoir, quel type d'erreur humaine mène à des piratages ?
00:40:11Par exemple, le cas de la NTS,
00:40:15ce n'est pas forcément une attaque très sophistiquée,
00:40:18en tout cas d'après les premières informations.
00:40:20C'est ce qu'on appelle une attaque IDOR,
00:40:22donc pour M. et Mme Tout-le-Monde,
00:40:26c'est simplement dès qu'on a une adresse d'une information,
00:40:30elle peut être disponible par tout le monde.
00:40:31C'est-à-dire que moi, si j'avais accès à cette adresse,
00:40:34j'aurais pu y accéder,
00:40:35sans forcément avoir de grandes connaissances en informatique.
00:40:38C'est intéressant, parce que là, en plus,
00:40:40la NTS, c'est un organisme d'État.
00:40:43Et on sait que le paquet est mis en termes de cybersécurité.
00:40:46On nous annonce régulièrement des créations d'agences,
00:40:49des renforcements de sécurité.
00:40:51On a l'impression qu'on a beau renforcer
00:40:53et être de plus en plus pointu en termes de cybersécurité,
00:40:56le casse-tête,
00:40:58le casse-tête, c'était il y a quelques années,
00:41:01mais le casse-tête reste le même pour les institutions,
00:41:04pour les entreprises,
00:41:05quel que soit le niveau de sécurité.
00:41:07Vous savez, j'ai eu la chance de travailler aussi bien
00:41:09avec des entreprises privées que publiques,
00:41:11et malheureusement, le niveau est assez abyssal.
00:41:15J'ai eu la chance de mener une centaine d'audits
00:41:18pour des organismes publics
00:41:21dans un pays frontalier qui est la Belgique.
00:41:22pour vous donner un chiffre,
00:41:2495% des entreprises,
00:41:26des organisations publiques,
00:41:28étaient complètement à la ramasse en matière de RGPD
00:41:31qui est déjà en place depuis près de huit ans
00:41:33et qui parle de protection des données.
00:41:36On parle de moyens,
00:41:38il y a beaucoup d'effets d'annonce,
00:41:39ça c'est une certitude,
00:41:40mais il y a très peu de moyens financiers derrière.
00:41:44J'adore prendre cet exemple,
00:41:45mais dans une des organisations publiques
00:41:48que j'avais audité,
00:41:49le jardinier du cimetière était aussi
00:41:51le responsable informatique
00:41:52de cette même organisation publique.
00:41:55Donc il y a d'un côté les effets d'annonce
00:41:57et après la réalité du terrain.
00:41:59Et en même temps,
00:42:00c'est un peu le revers de la médaille,
00:42:02cette présence sacrée du numérique
00:42:03fait que plus cette technologie
00:42:08est intégrée à nos vies,
00:42:10plus nous sommes menacés en fait.
00:42:11C'est aussi simple que ça ?
00:42:13C'est exactement ça.
00:42:14Depuis plus de 20 ans maintenant,
00:42:1630 ans,
00:42:17on a complètement numérisé la société
00:42:19avec tous les bons côtés qu'on peut avoir
00:42:21parce que maintenant,
00:42:22on a notre vie sur notre téléphone,
00:42:24mais en même temps,
00:42:24on n'a pas donné,
00:42:26pour monsieur et madame tout le monde,
00:42:28les armes pour se battre à armes égales en fait.
00:42:31Comprendre que derrière un téléphone,
00:42:33il y a toute une technologie,
00:42:34comment ça fonctionne.
00:42:35Et ce n'est même pas un problème de génération.
00:42:38Souvent, on dit que les plus jeunes générations
00:42:40sont plus au fait des problèmes informatiques
00:42:42pour avoir donné des conférences
00:42:44dans des lycées ou dans des écoles.
00:42:47En fait, le niveau est tout aussi catastrophique
00:42:50parce qu'en fait,
00:42:51ils sont habitués à avoir un téléphone dans les mains.
00:42:53Avoir un ordinateur,
00:42:54c'est beaucoup plus compliqué.
00:42:56Et ils pensent que tout est sécurisé
00:42:57parce que le téléphone est sécurisé,
00:42:59alors que ce n'est pas du tout le cas.
00:43:01Et en 10 secondes,
00:43:01parce qu'on est pris par le temps,
00:43:03on l'a vu avec l'histoire de la NTS,
00:43:06c'est très difficile de remonter
00:43:07à la source de ces attaques également.
00:43:09Il y a une forme d'impunité
00:43:10de ces pirates également.
00:43:12Oui, totalement,
00:43:13parce qu'en fait,
00:43:14ils savent que la plupart,
00:43:15ils ne seront pas punis,
00:43:17pas rattrapés,
00:43:17ou alors ils sont dans des pays exotiques
00:43:19comme la Corée du Nord,
00:43:20la Russie
00:43:21ou d'autres, bien évidemment.
00:43:25Soyons vigilants,
00:43:26soyez tous vigilants
00:43:28puisque c'est un mal moderne
00:43:29que ces cyberattaques
00:43:31et on ne peut plus parler
00:43:32de cyberinsécurité
00:43:33ces derniers temps
00:43:33que d'autres choses.
00:43:34Merci Christophe Mazzola,
00:43:36expert en cybersécurité.
00:43:38On marque notre pause
00:43:40avant de se retrouver à 16h.
00:43:41Qu'attendre des annonces
00:43:43de Sébastien Lecornu à 18h ?
00:43:45Là encore,
00:43:45nous sommes tous concernés.
00:43:47Un effort plus large sera-t-il fait
00:43:49sur les aides au carburant ?
00:43:50On vous répond dans un instant.
00:43:51A tout de suite.
00:43:55120 minutes,
00:43:56il faut le retour.
00:43:57On vous accompagne jusqu'à 17h et 16h pile.
00:44:00L'essentiel de l'actualité,
00:44:01Sandra Chiambo.
00:44:02À la une,
00:44:03la reprise des pourparlers
00:44:04irano-américaines reste incertaine.
00:44:07Donald Trump a accusé ce mardi l'Iran
00:44:10de nombreuses violations
00:44:11du cessez-le-feu
00:44:12tout en se disant persuadé
00:44:13que Washington obtiendrait
00:44:15un super accord.
00:44:16À la veille de l'expiration
00:44:17de la trêve,
00:44:18le départ de J.D. Vence au Pakistan
00:44:19n'est pas encore confirmé,
00:44:20compté américain.
00:44:21Et la télévision d'État iranienne
00:44:23indique qu'aucune délégation
00:44:24de Syran,
00:44:25Téhéran,
00:44:26attendant un changement
00:44:26de comportement des États-Unis.
00:44:28Emmanuel Macron a remis ce mardi
00:44:30à l'Élysée
00:44:31les insignes
00:44:31de la Légion d'honneur
00:44:32à 59 membres
00:44:33des forces de l'ordre
00:44:34intervenus
00:44:35lors des attentats
00:44:36du 13 novembre 2015
00:44:37et à deux représentants
00:44:39des victimes des attaques.
00:44:40Le président a souligné
00:44:41leurs efforts
00:44:42pour défendre
00:44:43la plus juste des causes,
00:44:44celle de la République française.
00:44:46Et puis,
00:44:46un hommage national
00:44:47sera rendu
00:44:48au sergent-chef
00:44:49Florian Montorio
00:44:50ce jeudi.
00:44:51La cérémonie aura lieu
00:44:52à 11h30 au 17ème régiment
00:44:54du génie parachutiste
00:44:56dans le fief
00:44:56de Montauban
00:44:57du militaire français
00:44:58tué samedi dernier
00:44:59dans le sud du Liban.
00:45:00Elle sera présidée
00:45:01par la ministre des Armées
00:45:02Catherine Vautrin
00:45:03en présence
00:45:04du chef d'état-major
00:45:05de l'armée de terre.
00:45:06Merci beaucoup Sandra.
00:45:07Rendez-vous à 16h30
00:45:08pour un nouveau point
00:45:09sur l'actualité.
00:45:10Elodie Huchard
00:45:11de nouveau sur le plateau
00:45:12du service politique
00:45:13bien entourée
00:45:14avec Paul Amard
00:45:14d'un côté.
00:45:15Merci d'être resté avec nous.
00:45:17Nicolas Bouzou
00:45:17nous a rejoint.
00:45:18Ça fait un moment
00:45:18et c'est un plaisir
00:45:19de vous avoir.
00:45:19On parle d'économie.
00:45:20Ça tombe bien avec vous.
00:45:22On a mis le paquet
00:45:22sur les questions économiques
00:45:24parce qu'Éric Dorit Matten
00:45:25nous a rejoint également
00:45:26en plateau
00:45:27du service éco de CNews
00:45:28entre Anika Vorkian
00:45:29toujours avec nous
00:45:30et Raphaël Steinville
00:45:31du JDD.
00:45:32Merci encore
00:45:33de nous accompagner.
00:45:34Parlons économie
00:45:35Parlons annonce
00:45:3617h30
00:45:36le rendez-vous
00:45:37en direct sur CNews
00:45:38le Premier ministre
00:45:39qui fera des annonces
00:45:40sur les aides au carburant
00:45:41à la fois je cite
00:45:41sur le prolongement éventuel
00:45:43des mesures en place
00:45:44et peut-être
00:45:45sur d'autres idées.
00:45:47Il avait expliqué
00:45:47la semaine dernière
00:45:48que le gouvernement
00:45:49préparait un prochain
00:45:49paquet d'aides
00:45:50en mai
00:45:51pour les filières
00:45:52les plus touchées
00:45:52par la flambée
00:45:53des prix du carburant.
00:45:54C'est Roland Lescure
00:45:55qui nous a fait
00:45:55un petit peu le teasing
00:45:56ce matin
00:45:57des annonces à venir.
00:45:58Écoutez le ministre
00:45:59de l'économie
00:45:59après une réunion
00:46:00ce matin à Bercy.
00:46:02Cette réunion
00:46:03s'est très bien passée.
00:46:03Nous souhaitons
00:46:04continuer à avoir
00:46:05des mesures précises
00:46:07dirigées sur celles
00:46:08et ceux qui souffrent le plus.
00:46:09Vous le savez
00:46:10nous avons une réunion
00:46:10avec le Premier ministre
00:46:11cet après-midi
00:46:12à 16h30
00:46:13à l'issue de laquelle
00:46:13nous pourrons
00:46:14je pense
00:46:15faire de nouvelles annonces
00:46:16sur des mesures ciblées.
00:46:18Nous on va lui faire
00:46:18un certain nombre
00:46:19de propositions.
00:46:20Vous connaissez le sujet.
00:46:22Un, les secteurs
00:46:22les plus exposés
00:46:23qu'on a déjà aidés
00:46:25au mois d'avril.
00:46:27Le gazoil
00:46:27n'a pas beaucoup baissé.
00:46:28Il a quand même baissé
00:46:29de 20 centimes à la ponte
00:46:30il faut le retenir.
00:46:31Ce n'est pas assez
00:46:31mais il y a du mieux.
00:46:32Mais pour les secteurs
00:46:33pêcheurs, agriculteurs,
00:46:35transporteurs routiers
00:46:36clairement
00:46:36il y aura sans doute
00:46:37besoin de poursuivre
00:46:39les aides
00:46:39sous une forme
00:46:40ou sous une autre.
00:46:41Et on s'interroge
00:46:42sur l'opportunité
00:46:43d'élargir ces aides
00:46:44à d'autres gros rouleurs.
00:46:45Ça fait partie
00:46:46des propositions
00:46:46qu'on fera au Premier ministre
00:46:47et qu'il aura sans aucun doute
00:46:49l'occasion de détailler
00:46:50à l'issue de cette réunion.
00:46:51On parle d'élargissement
00:46:53des aides actuelles.
00:46:54Nicolas Bouzou
00:46:55est-ce que des infos
00:46:56ont filtré ?
00:46:57Est-ce qu'on sait à peu près
00:46:57à quoi il faut s'attendre
00:46:58tout à l'heure
00:46:59à 17h30 ?
00:47:00Je pense que
00:47:01le gouvernement
00:47:02essaie d'une certaine façon
00:47:03d'en faire le moins possible.
00:47:05Oui, mais
00:47:06je vais choquer
00:47:07beaucoup de ceux
00:47:08qui nous regardent
00:47:08mais je le comprends
00:47:09parce que malheureusement
00:47:11on est dans une situation
00:47:12en matière de finances publiques
00:47:13qui est quand même
00:47:13extrêmement compliquée.
00:47:14Donc l'idée globale
00:47:15après on peut entrer
00:47:16dans les détails
00:47:16mais qui consiste à dire
00:47:17on va concentrer les aides
00:47:18sur ceux qui en ont
00:47:19le plus besoin
00:47:20c'est-à-dire factuellement
00:47:21ceux qui consomment
00:47:22le plus de carburant.
00:47:23Mais ça c'est
00:47:23pardon Nicolas Bouzou
00:47:24mais où commence
00:47:25et où s'arrête
00:47:26la liste de ceux
00:47:27qui en ont le plus besoin
00:47:28c'est...
00:47:29Je suis bien d'accord
00:47:30mais en même temps
00:47:31je me vois un peu
00:47:31dans un mauvais rôle
00:47:32parce que je sais bien
00:47:34que pour beaucoup
00:47:35de nos concitoyens
00:47:36cette situation
00:47:36elle est intenable
00:47:37évidemment
00:47:38que les gens ont besoin
00:47:39d'ailleurs
00:47:40je pourrais aller
00:47:42plus loin que vous
00:47:43ne le faites
00:47:43parce qu'on pourrait
00:47:44tout simplement aussi
00:47:45parler des Français
00:47:45qui ont besoin
00:47:46de leur voiture
00:47:46pour se déplacer
00:47:48et qui ne sont pas
00:47:48des pêcheurs
00:47:49et qui ne sont pas
00:47:50des agriculteurs
00:47:50et qui travaillent
00:47:51et qui sont aussi
00:47:52des acteurs de la vie économique.
00:47:53Mais vous prêchez
00:47:54inconvaincu
00:47:55mais là où je dis
00:47:56que j'ai un mauvais rôle
00:47:57c'est que moi
00:47:59aider les uns
00:47:59et les autres
00:48:00très bien
00:48:01pourquoi serais-je contre ?
00:48:03Franchement
00:48:03aider ceux qui travaillent
00:48:04c'est tout ce à quoi
00:48:05je me condamne
00:48:05mais simplement
00:48:06on est dans une situation
00:48:07de confiance publique
00:48:08qui justifie
00:48:09qu'à chaque aide
00:48:10doit correspondre
00:48:12un montant économisé
00:48:13qui est strictement équivalent.
00:48:16Or
00:48:16d'ailleurs c'est un peu
00:48:17ce que le gouvernement
00:48:18ce que David Daniel...
00:48:19Mais est-ce qu'on ne prend pas
00:48:19plus de risques
00:48:20en proposant des aides sectorielles
00:48:22qui seront une espèce
00:48:23de boîte de Pandore
00:48:24parce que ceux
00:48:24qui ne sont pas aidés
00:48:25vont réclamer
00:48:26et qu'on va retrouver
00:48:27un effet domino
00:48:28qui pourrait dépasser
00:48:29le gouvernement
00:48:29plutôt que de proposer
00:48:30une véritable aide globale
00:48:31il y a cette fameuse taxe
00:48:33j'arrive jamais à la dire
00:48:35C2E
00:48:35la taxe pollueur-payeur
00:48:37qui mettrait tout le monde d'accord
00:48:38absolument
00:48:38et qui n'est pas un mal en soi
00:48:40puisqu'on rappelle
00:48:41que c'est sur la transition énergétique
00:48:43l'électrification
00:48:43et qu'il y a un moment
00:48:44on peut peut-être appuyer
00:48:45sur le bouton pause
00:48:46une seconde
00:48:46sur cette taxe-là.
00:48:48Je pense quand même
00:48:49vous avez tout à fait raison
00:48:50je suis tout à fait prêt
00:48:50à entrer dans ce débat
00:48:51et à vous suivre
00:48:52mais là encore
00:48:53je vais me donner
00:48:54le mauvais rôle
00:48:55l'idée qui consiste à dire
00:48:57au fond
00:48:57on attend le plus possible
00:49:00parce que
00:49:01bien sûr
00:49:01qu'il y a une demande
00:49:02très importante
00:49:03en matière d'aide
00:49:03parce qu'on fait rentrer
00:49:04de l'argent également
00:49:04en attendant le plus possible
00:49:05oui alors on en fait rentrer
00:49:06mais on en fait sortir aussi
00:49:07c'est les deux
00:49:08je voudrais quand même
00:49:09vous alerter sur un point
00:49:11dont on ne parle pas suffisamment
00:49:13à mon avis
00:49:13le ministre des comptes publics
00:49:14a évoqué ce matin
00:49:15c'était dans les échos
00:49:16ce sujet-là
00:49:17cette crise
00:49:18elle fait aussi monter
00:49:18les taux d'intérêt
00:49:19sur la dette publique française
00:49:21personne
00:49:22non mais
00:49:22c'est quand même
00:49:23complètement dingue
00:49:24personne n'en parle
00:49:25de ce sujet-là
00:49:25de toute façon
00:49:26grosso modo
00:49:26les questions de finances publiques
00:49:28elles passent très souvent
00:49:28à l'as
00:49:29ça veut dire que
00:49:30très concrètement
00:49:31on va y venir
00:49:32il y avait cette grosse réunion
00:49:33ce matin
00:49:33on va en parler
00:49:33il faut remercier de prendre le temps
00:49:34mais enfin
00:49:35on n'est pas très nombreux
00:49:36dans les médias
00:49:36c'est quand même un sujet
00:49:37qui passe à l'as
00:49:38y compris d'ailleurs
00:49:39souvent sur les médias spécialisés
00:49:41donc ça veut dire
00:49:41qu'à chaque fois qu'on s'endette
00:49:43on s'endette de plus en plus cher
00:49:44et ça d'ores et déjà
00:49:48ça coûte des centaines
00:49:50de millions d'euros
00:49:50aux français
00:49:51donc
00:49:52je suis désolé
00:49:53parce que ce que je fais
00:49:53n'est pas très télégénique
00:49:55bon
00:49:55non non
00:49:56vous dire
00:49:57non mais dites nous la vérité
00:49:58on est là pour ça
00:49:59d'un côté c'est compliqué
00:49:59il faut aider
00:50:00grosso modo
00:50:00ce que je suis en train de vous dire
00:50:02et qui met en jeu
00:50:03le fait que vous ne me réinviterez
00:50:04peut-être pas tellement
00:50:04c'est désagréable
00:50:05vous êtes un chouchou
00:50:06vous le savez
00:50:06vous avez tous les droits
00:50:07non mais d'un côté
00:50:08oui
00:50:08c'est une situation
00:50:09qui est très difficile
00:50:10je le dis sincèrement
00:50:11il faut aider les gens au maximum
00:50:12et de l'autre
00:50:12il ne faut pas les aider
00:50:13parce qu'on n'en a plus les moyens
00:50:14où il faut les aider
00:50:15le moins possible
00:50:16c'est vraiment pas génial
00:50:17ce que je suis en train de vous dire
00:50:18mais néanmoins
00:50:19ça fait quand même un peu sens
00:50:20pardon je m'attarde sur cette taxe
00:50:22je m'attarde sur cette taxe
00:50:23c'est deux oeufs
00:50:24parce que j'ai vraiment le sentiment
00:50:25à écouter les experts
00:50:26que c'est un moindre mal
00:50:27c'est un moindre mal
00:50:29et c'est une solution
00:50:30qui du jour au lendemain
00:50:31vous fait baisser de 20 centimes
00:50:32le prix du carburant
00:50:33je vous laisse juste réagir
00:50:35je pense que
00:50:36est-ce qu'on est sûr et certain
00:50:37que ce soir
00:50:38Sébastien Lecornu
00:50:39ne va pas nous annoncer
00:50:40la suppression de cette taxe
00:50:44si je me permets juste une chose
00:50:46tout ce que dit Nicolas Bouzou
00:50:48est juste
00:50:49mais ne fait qu'épouser
00:50:51le narratif du gouvernement
00:50:53visant précisément
00:50:55à maintenir sa politique
00:50:57qui est une politique
00:50:58c'est vraiment un choix politique
00:51:00il pourrait faire autrement
00:51:02mais lorsque vous continuez
00:51:05à vouloir financer
00:51:07la transition écologique
00:51:08plutôt que de venir
00:51:10au support des attentes
00:51:13des Français
00:51:14et pas seulement
00:51:15des acteurs économiques
00:51:16mais de tous les Français
00:51:17qui sont aussi
00:51:17des acteurs économiques
00:51:18c'est un choix politique
00:51:19et ce choix politique
00:51:21il a un coût politique
00:51:23ça se voit
00:51:25ça se traduit dans les sondages
00:51:26mais ça se traduit aussi
00:51:28en termes de croissance
00:51:29parce que
00:51:30lorsque vous ne pouvez plus
00:51:32vous n'avez plus les moyens
00:51:33de pouvoir
00:51:34ne serait-ce que
00:51:34de reprendre un peu d'essence
00:51:36pour votre voiture
00:51:38à court et moyen terme
00:51:40ça s'en ressent
00:51:41et en plus
00:51:41il y a la situation
00:51:42à l'instant T
00:51:43Eric
00:51:43avec un marché
00:51:44pour le moment
00:51:45résilient
00:51:46le baril
00:51:46qui est autour
00:51:47des 95 dollars
00:51:48c'est élevé
00:51:49mais ce n'est pas
00:51:49encore dramatique
00:51:51ça ne durera peut-être pas
00:51:53le sans-plomb
00:51:54qui est à 1,80
00:51:56un tout petit peu
00:51:57en dessous des 2 euros
00:51:58c'est des moyennes
00:51:59oui ce sont des moyennes
00:52:00en plus
00:52:00selon les stations
00:52:01il y a des prix
00:52:02plus ou moins élevés
00:52:02évidemment
00:52:03mais pourrait en moyenne
00:52:04rapidement franchir
00:52:05la part des 2 euros
00:52:06également
00:52:06oui mais c'est pour ça
00:52:07que le gouvernement
00:52:07ne bouge pas
00:52:09il est urgent d'attendre
00:52:11pourquoi ?
00:52:12parce qu'imaginez
00:52:13qu'on baisse de 17
00:52:14ou 20 centimes
00:52:14le carburant
00:52:15comme en Italie
00:52:16en Espagne
00:52:17ou en Allemagne
00:52:18et que d'un coup
00:52:19le baril monte
00:52:19à 150 dollars
00:52:21ou 120
00:52:22ça noirait l'effet
00:52:24donc le gouvernement
00:52:24attend
00:52:25vivement à la fin
00:52:26et en même temps
00:52:27il ne faut pas non plus
00:52:27dégainer trop de mesures
00:52:28il marche sur des oeufs
00:52:30en fin de compte
00:52:31il se dit
00:52:31qu'il ne pourra rien faire
00:52:32jusqu'à 2027
00:52:33soit il se dit
00:52:33j'engrange
00:52:34et dans ce cas là
00:52:35c'est plus cynique
00:52:37Nicolas et Paul Amard
00:52:38Nicolas Bouzou
00:52:39j'ai juste un tout petit mot
00:52:40parce que sur la baisse
00:52:42vous citez des pays
00:52:43qui ont des déficits publics
00:52:44très inférieurs aux autres
00:52:45l'Italie
00:52:46l'Espagne
00:52:47c'est 3% de déficit
00:52:48on est à 5
00:52:49et donc
00:52:50c'est ça ce qu'on paye aujourd'hui
00:52:52et c'est ça qui nous met
00:52:53dans la possibilité
00:52:54mais la faute à qui
00:52:54ce faisant
00:52:55encore une fois
00:52:56vous épousez le narratif
00:52:57du gouvernement
00:52:58non mais je l'assume
00:53:02je comprends
00:53:03le fait est
00:53:03qu'on a quand même
00:53:04des marges de manœuvre
00:53:05c'est-à-dire que
00:53:05lorsque l'on maintient
00:53:07finalement cette trajectoire
00:53:08sur la transition écologique
00:53:09c'est un choix politique
00:53:11on n'est pas obligé de le faire
00:53:12c'est-à-dire qu'on peut crever
00:53:13écologique
00:53:14mais quel est l'avantage
00:53:16et la plus-value
00:53:17pour les français
00:53:18ça c'est un choix politique
00:53:20je ne me souhaiterais pas
00:53:20rentrer dans ce débat là aussi
00:53:21Paul Lamar qui attend patiemment
00:53:23d'un mot simplement
00:53:25le gouvernement ne bouge pas
00:53:26parce que les français
00:53:27ne bougent pas
00:53:28les français sont traumatisés
00:53:30par l'impact économique
00:53:32et financier
00:53:32de cette guerre
00:53:33mais pour autant
00:53:34ils ne prennent pas
00:53:34un gilet jaune
00:53:35ou d'une autre couleur
00:53:37pour descendre
00:53:38mais n'insultons pas l'avenir
00:53:40le lapsus est intéressant
00:53:41j'ai dit colère
00:53:41au lieu de dire couleur
00:53:43mais il pourrait descendre
00:53:44dans la rue
00:53:45d'un jour à l'autre
00:53:46et à ce moment-là
00:53:47je peux vous assurer
00:53:48que le gouvernement bougera
00:53:50Le jour où on vous parle
00:53:50de rationnement
00:53:51je pense que ça va commencer
00:53:52à s'agiter
00:53:54mais on n'en est peut-être
00:53:55pas encore là
00:53:55Ah non
00:53:56alors on n'en est pas là
00:53:57mais moi ça fait partie
00:53:59des sujets qui m'inquiètent
00:54:00à moyen terme
00:54:00parce que là
00:54:01on est aujourd'hui
00:54:02dans un phénomène
00:54:03de hausse des prix etc
00:54:04mais si le détroit d'Hormuz
00:54:05reste bloqué
00:54:06on va parler rationnement
00:54:08pas tout de suite
00:54:09mais d'ici 2-3 mois
00:54:10et pas simplement
00:54:11d'ailleurs au passage
00:54:13rationnement de l'essence
00:54:14mais les plastiques
00:54:15les emballages
00:54:16Justement on va y venir
00:54:17vous me faites une transition parfaite
00:54:18C'est pour ceux de nos concitoyens
00:54:20qui sont les plus
00:54:21mais les avions
00:54:21le kérosène
00:54:22il est déjà rationné
00:54:24Rationné ?
00:54:25En tout cas
00:54:26rationné
00:54:26ce que je veux dire par là
00:54:27c'est que vous avez
00:54:27des compagnies aériennes
00:54:28aujourd'hui en Europe
00:54:29qui annulent des vols
00:54:30C'est juste
00:54:31Vous voyez ?
00:54:32Il y avait cette réunion de crise
00:54:33donc d'un côté
00:54:34elle est intéressante
00:54:35économiquement cette journée
00:54:37parce qu'il y a
00:54:37la réunion
00:54:38qui est peut-être en cours
00:54:39d'ailleurs
00:54:40interministérielle
00:54:40qui va commencer dans 20 minutes
00:54:42Merci beaucoup Elodie
00:54:43la prise de parole
00:54:45du Premier ministre
00:54:46à 17h30
00:54:47pour dire ce qu'on va donner
00:54:48et puis ce matin
00:54:49il y avait la réunion
00:54:49pour dire ce qu'on va prendre
00:54:50si je schématise un petit peu
00:54:52réunion de crise
00:54:52à Bercy ce matin
00:54:53comité d'alerte
00:54:54des finances publiques
00:54:56pour annoncer les mesures
00:54:57d'économie
00:54:57pouvant aller jusqu'à 6 milliards d'euros
00:54:59alors que la guerre
00:54:59fait augmenter
00:55:00et vous l'avez rappelé
00:55:01Nicolas
00:55:02nos taux d'intérêt
00:55:03Est-ce qu'il faut retenir
00:55:04dans ce sujet de Nicolas Roger
00:55:05et on continue la discussion ?
00:55:11Il arrive Nicolas Roger
00:55:13Il a pris l'escalier
00:55:15Face au coût de la guerre
00:55:16au Moyen-Orient
00:55:17le gouvernement veut anticiper
00:55:19Le comité d'alerte
00:55:21sur les finances publiques
00:55:22était réuni ce matin
00:55:24à Bercy
00:55:24pour examiner le coût potentiel
00:55:26de la crise économique
00:55:27L'estimation se porte
00:55:30à hauteur de 6 milliards d'euros
00:55:31pour y faire face
00:55:32le gouvernement envisage
00:55:34de geler certaines dépenses publiques
00:55:35Face à ces 6 milliards d'euros
00:55:39de coût de la crise
00:55:40que nous anticipons
00:55:41nous prévoyons
00:55:436 milliards d'euros
00:55:44de dépenses
00:55:45qui pourraient être stoppées
00:55:464 milliards d'euros
00:55:48pour l'Etat
00:55:482 milliards d'euros
00:55:50dans la sphère sociale
00:55:50Si aucun détail supplémentaire
00:55:53n'a été donné
00:55:54sur les dépenses concernées
00:55:55plus tôt dans la matinée
00:55:56le ministre de l'économie
00:55:58a en revanche
00:55:59écarté une augmentation
00:56:00des impôts
00:56:01sur les particuliers
00:56:02En attendant
00:56:03imaginer qu'on va régler
00:56:04le problème de la crise iranienne
00:56:06par un prélèvement supplémentaire
00:56:07je pense que c'est
00:56:08se mettre le doigt dans l'œil
00:56:09il y a un sujet autour
00:56:10d'un éventuel prélèvement exceptionnel
00:56:12on n'en est pas là
00:56:13sur des entreprises
00:56:14ou des secteurs
00:56:15qui auraient profité
00:56:16particulièrement
00:56:17de cette crise
00:56:17on verra
00:56:18La guerre au Moyen-Orient
00:56:19touche directement
00:56:21la dette publique
00:56:22déjà établie
00:56:23à près de
00:56:233 500 milliards d'euros
00:56:25au terme du 3ème trimestre 2025
00:56:27elle est en train d'augmenter
00:56:29Ça a un impact
00:56:30notamment
00:56:31sur le coût de la dette
00:56:33qui est en hausse
00:56:34parce que les taux d'intérêt ont monté
00:56:35Là on est autour de
00:56:363 milliards 6
00:56:373 milliards 6 à peu près
00:56:38Sébastien Lecornu
00:56:39prendra la parole
00:56:40en fin de journée
00:56:41à l'issue d'une réunion
00:56:42ministérielle
00:56:43Le Premier ministre
00:56:44annoncera des mesures
00:56:45concernant les aides
00:56:46aux carburants
00:56:47Nicolas un premier commentaire
00:56:49et on va développer ça
00:56:50avec Eric également
00:56:506 milliards d'économies
00:56:52Tout ça, on l'a compris
00:56:53est intimement lié à la guerre
00:56:55On nous annonce
00:56:564 milliards d'euros
00:56:56de coupes sur le budget de l'Etat
00:56:582 milliards sur les dépenses sociales
00:56:59Très simplement
00:57:00Qui va trinquer ?
00:57:01Alors
00:57:024 milliards sur les dépenses de l'Etat
00:57:04il y a toujours un peu d'argent
00:57:05qui est mis en réserve
00:57:07Donc ça on va pouvoir
00:57:08Ah bon ?
00:57:09Non non mais
00:57:11il y a toujours des budgets
00:57:13si vous voulez
00:57:13qu'on peut couper
00:57:14en cours d'année
00:57:14On va taper sur l'éducation nationale
00:57:17On va voir
00:57:18Pas sur l'armée
00:57:19Pas sur les dépenses militaires
00:57:20Donc bon
00:57:21Ensuite il y a des économies
00:57:23qui vont être demandées
00:57:23aux collectivités locales
00:57:25Sur le social
00:57:26il y a quand même
00:57:26beaucoup de choses à faire
00:57:27Je vais vous donner un exemple
00:57:28quand même
00:57:28d'un sujet qui est en train
00:57:29d'arriver en ce moment
00:57:30Alors moi je trouve
00:57:31je suis vent debout contre ça
00:57:32ça demande un peu de courage
00:57:33Vous avez une explosion
00:57:34des arrêts maladie
00:57:35Mais quand je dis
00:57:36une explosion des arrêts maladie
00:57:37c'est une explosion
00:57:37des arrêts maladie
00:57:38Il faut un moment ou un autre
00:57:40Et ça représente combien ?
00:57:41Quand même
00:57:41Ça représente des milliards
00:57:42Ça se chiffre en milliards
00:57:42Par an ?
00:57:43Oui oui par an bien sûr
00:57:44Évidemment
00:57:44mais surtout quand vous regardez
00:57:45et donc c'est vrai dans le public
00:57:47c'est vrai aussi dans le privé
00:57:47Mais tout ça c'est payé
00:57:49C'est de la dépense sociale
00:57:50Bon alors moi
00:57:51je veux bien qu'il y ait
00:57:52évidemment une augmentation
00:57:54des burn-out
00:57:54de tout ce que vous voulez
00:57:55etc.
00:57:56Mais quand vous êtes responsable
00:57:57politique
00:57:57et que vous voyez ça
00:57:58il y a un moment
00:57:59où vous êtes quand même
00:58:00obligé de dire
00:58:00on va regarder ça de près
00:58:02et éventuellement
00:58:03on va prendre des mesures
00:58:04La France n'est pas le pays
00:58:05le plus antisocial au monde
00:58:06quand même
00:58:07Est-ce qu'il n'y a pas
00:58:07d'autres postes de dépense ?
00:58:08Je pense
00:58:08On va écouter Jordan Bardella
00:58:10qui nous parle des normes
00:58:11On sait très bien
00:58:12que le RN pointe
00:58:13le coût de l'immigration
00:58:13les normes
00:58:14l'écologie punitive
00:58:15Est-ce que ce n'est pas
00:58:16des priorités ça ?
00:58:17Jordan Bardella rapidement
00:58:20Ah bon non
00:58:21ça ne marche pas
00:58:21mais on va l'entendre
00:58:22dès que ce sera possible
00:58:23Alors terminez votre propos
00:58:24Nicolas pardon
00:58:25Ces postes de dépense là
00:58:26est-ce qu'ils ne sont pas
00:58:26prioritaires par rapport
00:58:27aux arrêts maladiques
00:58:28qu'on peut
00:58:28C'est difficile de quantifier
00:58:30Où est la complaisance
00:58:31Où est la fraude ?
00:58:32Mais tous les jours
00:58:33on apprend qu'il y a des fraudes
00:58:34La dernière c'était
00:58:35720 millions de fraudes
00:58:37alors qu'elle est estimée
00:58:37à 2 ou 3 milliards
00:58:38la fraude à la sécu
00:58:39Donc on sait bien
00:58:40que c'était 3 milliards
00:58:42les fraudes au RSA
00:58:43les abus sur le chômage
00:58:45Enfin je veux dire
00:58:45si vraiment on voulait
00:58:46taper et faire des économies
00:58:48je pense qu'on pourrait
00:58:49serrer les vis
00:58:50On a retrouvé
00:58:50le patron du RN
00:58:52Vous savez il y a
00:58:53beaucoup de chefs d'entreprise
00:58:54qui parfois se lèvent
00:58:56bien avant leurs salariés
00:58:57le matin
00:58:58qui font des économies
00:59:00considérables
00:59:00parfois en gagnant moins
00:59:01que certains de leurs salariés
00:59:03et sans nos chefs d'entreprise
00:59:04sans nos artisans
00:59:05sans nos commerçants
00:59:06sans nos TPE, PME
00:59:07sans nos ETI
00:59:08qui sont des structures familiales
00:59:09et même sans nos grands groupes
00:59:10qui font le rayonnement
00:59:11de l'économie française
00:59:12en Europe
00:59:13mais partout dans le monde
00:59:14et bien la France
00:59:15ne serait pas
00:59:16donc pour redresser notre pays
00:59:19demain nous aurons besoin
00:59:20aussi des entreprises françaises
00:59:22et moi je souhaite
00:59:22avec eux
00:59:23déverrouiller toutes les contraintes
00:59:24qui pèsent sur la croissance
00:59:26sur les normes
00:59:27il faut simplifier
00:59:28C'est bien de voir le gouvernement
00:59:30avec ses annonces
00:59:30à 17h30
00:59:31et cette réunion ce matin
00:59:32qui prend le taureau par les cornes
00:59:33sauf que cette situation
00:59:34ça fait combien de temps
00:59:35qu'elle nous échappe ?
00:59:36Non mais c'est ce que j'allais vous dire
00:59:37c'est-à-dire qu'en fait
00:59:38c'est un peu toujours la même chose
00:59:39et c'est complètement désespérant
00:59:40j'imagine
00:59:40pour les Français
00:59:41de se dire
00:59:42mais en fait on est toujours en train
00:59:43de couper dans les budgets
00:59:44etc.
00:59:45donc il faut quand même
00:59:46qu'on ait une réflexion
00:59:47en profondeur
00:59:48sur l'organisation de l'État
00:59:49l'organisation de la sécurité sociale
00:59:51là où on veut être plus d'argent
00:59:52là où on veut être moins
00:59:52comment on réorganise tout ça
00:59:54le millefeuille territorial
00:59:55etc.
00:59:55mais je vais vous dire
00:59:56merci d'organiser ce genre de débat
00:59:58parce que je profite
00:59:59de l'honneur
01:00:00que vous me faites
01:00:00de m'inviter sur votre antenne
01:00:01c'est moi qui suis honoré
01:00:02l'élection présidentielle
01:00:04c'est dans un an
01:00:05je vous le dis
01:00:06je ne vois rien
01:00:07de sérieux aujourd'hui
01:00:08sur tous ces sujets-là
01:00:09ce que j'appelle sérieux
01:00:10ce n'est pas des idées
01:00:12c'est ce que j'appelle
01:00:13un programme
01:00:14c'est-à-dire quelque chose
01:00:15de très détaillé
01:00:16et comment on fait
01:00:17et je vais vous dire quelque chose
01:00:18qui va vous choquer
01:00:19mais malheureusement
01:00:20je crois que j'ai raison
01:00:22le seul parti aujourd'hui
01:00:23qui sur ces sujets-là
01:00:25et sur tous les sujets
01:00:26a un vrai programme détaillé
01:00:27moi ça me pose
01:00:28beaucoup de problèmes
01:00:29c'est mes ennemis
01:00:30c'est la France insoumise
01:00:32eux ils ont
01:00:33pardon
01:00:33c'est pas si l'entendre
01:00:34eux ils ont un programme
01:00:36détaillé
01:00:37absolument
01:00:38absolument
01:00:39réalisable
01:00:39bien sûr que non
01:00:40ben voilà
01:00:41vous n'avez pas l'intérêt
01:00:42alors
01:00:43vous êtes marrant
01:00:44eux ils ont un programme détaillé
01:00:46qui est irréaliment
01:00:46en mettant un appos
01:00:47attendez pourquoi je vous dis ça
01:00:49je vous dis ça
01:00:49parce que je voudrais un peu
01:00:50traumatiser les uns
01:00:51et les autres
01:00:52et que
01:00:53on soit capable
01:00:54dans les partis politiques
01:00:56aujourd'hui
01:00:56de mettre en place
01:00:58un programme
01:00:58qui soit digne de ce nom
01:01:00je prends l'exemple
01:01:01de la simplification
01:01:01je t'ai intérêt
01:01:02de présenter un programme
01:01:04qu'on ne peut pas mettre en place
01:01:05je vais vous dire
01:01:05non non non mais attendez
01:01:08Jordan Bardella parle
01:01:09de la simplification
01:01:10je suis mille fois d'accord
01:01:11avec ça
01:01:12c'est l'un des sujets
01:01:12que j'essaie de porter
01:01:14avec d'autres
01:01:15mais la simplification
01:01:16il faut une méthode
01:01:16pour le faire
01:01:17parce que c'est pas facile
01:01:18qu'est-ce que c'est
01:01:19concrètement
01:01:20c'est
01:01:20non non mais vous voyez
01:01:21qu'est-ce que je veux dire
01:01:21on fait des lois de simplification
01:01:23on réécrit les codes
01:01:24j'ai beaucoup d'intervenants
01:01:26qui veulent justement intervenir
01:01:27je suis en train de te répondre
01:01:29non ça ira
01:01:30oui
01:01:30alors il a dit juste
01:01:31sur cette question
01:01:33qui a été mise en avant
01:01:34par Nicolas
01:01:35le seul parti
01:01:37ça me surprend
01:01:37qui a un programme économique
01:01:39à peu près intéressant
01:01:41moi je déteste
01:01:42mais qui a un programme économique
01:01:44pas intéressant
01:01:45à vouloir piquer
01:01:46le fric à tout le monde
01:01:47ça c'est sûr
01:01:47mais oui
01:01:48mais attendez
01:01:48je peux vous le dire
01:01:49un programme
01:01:50dans ce cas-là
01:01:51vous en faites un programme
01:01:52il n'y a pas de soucis
01:01:52on impose
01:01:5490%
01:01:55tous les Français
01:01:55on le dispose
01:01:56à m'opposer à ça
01:01:58mais comprenez-moi bien
01:02:00pour s'opposer à ça
01:02:01il faut proposer
01:02:02un programme aussi précis
01:02:03c'est ça ce que je veux dire
01:02:04alors très vite
01:02:05parce que chacun
01:02:05réclame la parole
01:02:06et que je voudrais faire
01:02:06un focus également
01:02:07avec Eric
01:02:07Elodie et Paul
01:02:08oui mais factuellement
01:02:09ceux qui ont pour l'instant
01:02:10un programme prêt
01:02:12c'est effectivement
01:02:13la France Insoumise
01:02:13et les autres
01:02:14et certains en sont
01:02:15vraiment loin
01:02:16après quand vous dites
01:02:17et c'est évidemment la question
01:02:18est-ce que c'est réalisable
01:02:19non
01:02:20ne nous mentons pas
01:02:21que quand on reçoit
01:02:22des programmes
01:02:23tous partis confondus
01:02:24il y a quand même à prendre
01:02:25et à laisser
01:02:25parce que quelqu'un
01:02:26candidat à la présidentielle
01:02:27qui mettrait
01:02:28un programme 100% réalisable
01:02:30ça devient quand même
01:02:31assez rare
01:02:32Paul Lamarre
01:02:34il aura fallu une guerre
01:02:35une guerre
01:02:36et quelle guerre
01:02:36pour que ce pouvoir actuel
01:02:38consente à réduire
01:02:40les dépenses publiques
01:02:40et encore
01:02:41on n'a pas vu
01:02:42on n'a pas vu
01:02:44ce que vous venez de dire
01:02:45des arrêts maladie
01:02:46c'était différent
01:02:47pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant
01:02:48pourquoi ne l'a-t-il pas anticipé
01:02:50on regarde là
01:02:51mais je ne sais pas si on va le faire
01:02:52ah et en plus
01:02:53alors vous aggravez son cas
01:02:54alors Antranika Vorkian
01:02:56qui voulait dire un mot
01:02:57et Eric je me concentre
01:02:58sur vous ensuite
01:02:59oui je confirme
01:03:00une des alternatives
01:03:00que vous aviez soulevées
01:03:01tout à l'heure
01:03:02c'était les certificats
01:03:03d'économie d'énergie
01:03:04ce serait la solution
01:03:05en tout cas on le considère
01:03:06au niveau de notre think tank
01:03:07le millénaire
01:03:07ce serait la solution
01:03:08la moins
01:03:09la part des taxes
01:03:09qui ferait baisser
01:03:10de 17 centimes
01:03:11exactement
01:03:11et ce serait le moins impactant
01:03:13effectivement
01:03:14pour le déficit public
01:03:15d'une part
01:03:16et ce serait
01:03:17renié en partie
01:03:18sur la marge du distributeur
01:03:19parce que vous savez très bien
01:03:20que le prix du brut
01:03:21il est fixé internationalement
01:03:22donc de ce point de vue là
01:03:23on n'a pas de marge
01:03:24par contre
01:03:25jouer un peu
01:03:26sur la marge
01:03:26du distributeur
01:03:27ça pourrait être une option
01:03:28donc via les
01:03:29via les rétrocessions
01:03:31CE qu'on vient de
01:03:32qu'on vient de mentionner
01:03:33mais
01:03:33et on n'a pas encore évoqué
01:03:35et on va le faire
01:03:36il nous reste peu de temps
01:03:37et on continuera un peu
01:03:37cette discussion après la pub
01:03:38parce que c'est vraiment important
01:03:39et je pense que ça passionne
01:03:40l'inflation qui revient
01:03:42l'impact
01:03:43que ça va avoir
01:03:44les gens qui font leur course
01:03:45aujourd'hui
01:03:46le remarquent parfaitement
01:03:47je notais
01:03:48j'ai vu ce sondage
01:03:49passer il y a quelques jours
01:03:49aujourd'hui
01:03:50près de 6 français sur 10
01:03:52seraient contraints
01:03:53à des renoncements au quotidien
01:03:54donc la solution
01:03:55pour 60% des français
01:03:56aujourd'hui au quotidien
01:03:57c'est la privation
01:03:58voilà où nous en sommes
01:04:00et le ministre des comptes publics
01:04:01Eric n'a pas caché
01:04:02que ça allait être
01:04:03chaud
01:04:03pour les français
01:04:05ces prochains temps
01:04:06oui
01:04:06l'autre problème
01:04:07c'est la croissance
01:04:07qui déjà baisse
01:04:090,9%
01:04:10au lieu de 1
01:04:11voire plus
01:04:11et puis l'inflation
01:04:12qui redémarre
01:04:13ça personne ne s'y attendait
01:04:13si on repart sur 1,6
01:04:151,7%
01:04:16toutes les aides sociales
01:04:18vont augmenter
01:04:18de la même manière
01:04:19et ça c'est encore
01:04:20un gros problème
01:04:20mais ce que je voulais juste dire
01:04:21par rapport à ce que vous disiez
01:04:22Nicolas Bouzou
01:04:23c'est dans une entreprise
01:04:24moi j'ai eu la chance
01:04:25de travailler 15 ans
01:04:26dans des grandes entreprises
01:04:28internationales
01:04:28et j'ai vu
01:04:29quand vous avez une réunion
01:04:30c'est encore votre cas aujourd'hui
01:04:31vous travaillez dans une entreprise
01:04:33Eric le rappelle
01:04:35je dirige un département
01:04:36et quand vous avez votre direction
01:04:37qui vous dit
01:04:38il n'y a pas le choix
01:04:38tu baisses de 10%
01:04:40tes budgets
01:04:40parce qu'on arrive à la fin
01:04:42on ne peut pas aller plus loin
01:04:42ça se fait
01:04:43on ne discute pas
01:04:44je n'arrive pas à comprendre
01:04:45comment les ministères
01:04:46se croient assis
01:04:47comme ça sur un pacteur
01:04:48ah ben non on ne peut pas
01:04:48ministère de la culture
01:04:49ah ben non surtout pas
01:04:50et quand on voit le résultat
01:04:51au Louvre
01:04:51on n'était même pas capable
01:04:52d'assurer la sécurité
01:04:53alors que ça coûte des milliards
01:04:55franchement
01:04:55on se pose des questions
01:04:56on ne gère pas la France
01:04:57comme on devrait la gérer
01:04:58comme une entreprise par exemple
01:04:59c'est tout du bon sens
01:05:01il n'y en a plus
01:05:01et plein de petits produits
01:05:03du quotidien
01:05:04dont les prix vont évoluer
01:05:06avec cette crise du pétrole
01:05:08on pense qu'un sac poubelle
01:05:09ça ne coûte rien
01:05:10un sac poubelle
01:05:10qui va dans les jours
01:05:11dans les semaines qui viennent
01:05:12ça pourrait augmenter
01:05:14et vraiment impacter
01:05:15les factures des français
01:05:16ça ne paraît rien
01:05:17c'est peut-être un détail pour vous
01:05:18mais vous allez voir
01:05:18que ça veut dire beaucoup
01:05:19et à courte pause
01:05:20on continue la discussion
01:05:21à tout de suite
01:05:25Quasiment 16h30
01:05:26de retour sur CNews
01:05:27la suite de 120 minutes
01:05:28infos dernière
01:05:28ligne droite
01:05:29qui démarre avec le rappel
01:05:30de l'actualité
01:05:31l'essentiel
01:05:32Sandra Chilombour
01:05:32rebonjour
01:05:33rebonjour
01:05:33rebonjour à tous
01:05:35je m'attends à bombarder
01:05:37ce sont les mots
01:05:37de Donald Trump
01:05:38qui est prêt à passer
01:05:39à l'action
01:05:40à quelques heures
01:05:41des pourparlers
01:05:42avec l'Iran
01:05:43toujours incertain
01:05:44le président américain
01:05:46affirme ne pas vouloir
01:05:47prolonger le cessez-le-feu
01:05:48qui expire dans moins
01:05:49de 48 heures
01:05:50il estime que c'est
01:05:51la meilleure attitude
01:05:52à adopter
01:05:53et ajoute que son armée
01:05:54est impatiente
01:05:55de se lancer
01:05:56son homologue français
01:05:57Emmanuel Macron
01:05:58reçoit cet après-midi
01:05:59le premier ministre libanais
01:06:00sur fond de crise sécuritaire
01:06:02et diplomatique
01:06:02l'Elysée avait affirmé
01:06:04quelques jours plus tôt
01:06:05que cette visite
01:06:06permettrait de rappeler
01:06:07le soutien de la France
01:06:08à l'intégrité territoriale
01:06:10du Liban
01:06:10et à ses efforts
01:06:11pour désarmer
01:06:12le Hezbollah pro-iranien
01:06:14implanté dans le sud
01:06:15du pays
01:06:16et puis le premier ministre
01:06:17Sébastien Lecornu
01:06:18va annoncer
01:06:19de nouvelles aides
01:06:20de carburant
01:06:21ce mardi
01:06:21à 17h30
01:06:23vous pourrez suivre
01:06:24son intervention
01:06:24en direct
01:06:25sur CNews
01:06:26il pourrait s'agir
01:06:27du prolongement éventuel
01:06:28des mesures
01:06:29déjà mises en place
01:06:30et d'autres idées
01:06:31selon le ministre
01:06:32de l'économie
01:06:33depuis le 27 février dernier
01:06:35veille du conflit
01:06:36en Iran
01:06:36le prix des carburants
01:06:38s'est envolé
01:06:38plus 50 centimes
01:06:40notamment pour le gazole
01:06:41et 25 pour l'essence
01:06:42100.95 E10
01:06:43Merci beaucoup Sandra Chiambo
01:06:45l'impact économique
01:06:46de la guerre
01:06:47justement
01:06:47continuons d'en parler
01:06:48alors qu'Elodie Huchard
01:06:49est toujours avec nous
01:06:49Nicolas Bouzou
01:06:50Paul Amart
01:06:51Raphaël Steinville
01:06:51Antranika Vorkian
01:06:53et Eric de Ritmaten
01:06:54on était en plein
01:06:55dans cette conversation
01:06:56il y a un instant
01:06:57l'impact de la guerre
01:06:58sur les finances publiques
01:06:59sur le moral
01:07:00et le portefeuille
01:07:01surtout des français
01:07:02on nous annonce aujourd'hui
01:07:036 milliards d'économies
01:07:04à faire
01:07:05alors que la guerre
01:07:06fait augmenter
01:07:07nos taux d'intérêt
01:07:08faut-il le rappeler
01:07:09l'impact de la guerre
01:07:10ça peut paraître complexe
01:07:12ce sont beaucoup
01:07:13beaucoup de chiffres
01:07:14l'évocation des marchés
01:07:16leur influence
01:07:17mais c'est surtout
01:07:18du concret
01:07:19du quotidien
01:07:19Eric de Ritmaten
01:07:21un impact sur la vie quotidienne
01:07:22des français
01:07:23avec une ou deux illustrations
01:07:24avec vous
01:07:25très simple
01:07:25et très concrète
01:07:26encore une fois
01:07:26vous savez ce que c'est
01:07:27que cela
01:07:28vous avez carrément
01:07:29vous avez amené
01:07:29le parti de la corvée
01:07:30le soir
01:07:31quand votre épouse
01:07:33vous demande d'aller
01:07:33vous allez me laisser le rouleau
01:07:34il m'en manque à la maison
01:07:36si vous voulez
01:07:37vous n'allez pas me croire
01:07:38mais la moitié
01:07:40de ce sac poubelle
01:07:41vient de l'Arabie Saoudite
01:07:44avec le polyéthylène
01:07:45c'est fait à base de pétrole
01:07:47et donc voilà
01:07:48on importe
01:07:49donc on est dépendant
01:07:50de l'Arabie Saoudite
01:07:51avec ses sacs en plastique
01:07:53en pétrole
01:07:53et ce petit rouleau
01:07:55de 25 sacs
01:07:56de 25 sacs
01:07:57de 35 litres
01:07:58ça coûte 3,70 euros
01:08:003 euros
01:08:00alors vous voyez le décompte
01:08:01c'est intéressant de voir
01:08:03que dans ce sac
01:08:04si on prend un seul sac
01:08:05vous avez le pétrole
01:08:06à 90%
01:08:07après vous avez
01:08:08les frais de transport
01:08:09les usines d'ailleurs
01:08:11qui ont été bombardées
01:08:11donc ça pose des problèmes
01:08:12aujourd'hui pour relancer
01:08:14la production
01:08:14d'où la pénurie
01:08:15dont on parlait tout à l'heure
01:08:16ça pourrait doubler
01:08:17et la TVA bien entendu
01:08:18qui vient s'ajouter à tout ça
01:08:19mais ce qu'il faut retenir
01:08:20c'est que le prix actuel
01:08:21alors c'est un prix moyen
01:08:23parce que dans certains hyper
01:08:24c'est moins cher
01:08:24dans des centres-villes
01:08:25c'est parfois plus cher
01:08:26mais le rouleau
01:08:27que vous achetez
01:08:28c'est autour de 3,70
01:08:29il va passer
01:08:30à 6 euros
01:08:31toute taxe comprise
01:08:32et cette info
01:08:33je la tiens ce matin
01:08:34de Plastalliance
01:08:35qui est le syndicat
01:08:36de la Plasturgie
01:08:37c'est un vrai problème
01:08:38on ne se rend pas compte
01:08:39mais on dépend complètement
01:08:40avec ce polyéthylène
01:08:41il y a un maximum de produits
01:08:43qui sont à base de pétrole
01:08:44que parfois on n'imagine même pas
01:08:46il y a d'autres produits
01:08:47qui seront touchés
01:08:48vous les avez tous avec vous ?
01:08:50non non pas tous
01:08:51là par exemple
01:08:51pour le sac en plastique
01:08:53c'est 70% de hausse
01:08:54non mais vous imaginez
01:08:55on va se demander
01:08:56si on va continuer
01:08:56de jeter à la poubelle
01:08:58les sacs poubelles
01:08:59parce que ça a une sacrée valeur
01:09:00la bouteille de lait par exemple
01:09:01alors la bouteille de lait
01:09:02déjà l'actalis
01:09:04qui est le groupe baigné
01:09:05c'est-à-dire
01:09:05c'est Bridell
01:09:06c'est Président etc
01:09:07a annoncé une hausse
01:09:09de quelques centimes
01:09:10de la bouteille de lait
01:09:11parce que
01:09:11vous avez également
01:09:13du plastique
01:09:13et là on est sur du plastique
01:09:14de très haute densité
01:09:15comme on dit
01:09:16donc ça va ajouter
01:09:17alors finalement
01:09:18le lait est plus important
01:09:19parce que autant
01:09:20dans le sac en plastique
01:09:20il n'y a rien
01:09:21autant dans la bouteille de lait
01:09:22il y a le lait
01:09:23qui vaut le plus
01:09:23vous le voyez bien
01:09:24et ce qu'il faut comprendre
01:09:25c'est que quand même
01:09:26quelques centimes de plus
01:09:27ça va faire 3 centimes
01:09:29ça a été calculé comme ça
01:09:30non plus même
01:09:318 centimes
01:09:31toute taxe comprise
01:09:32après la TVA
01:09:33donc ça n'est pas rien
01:09:34ça aussi c'est un impact
01:09:35sur le pouvoir d'achat
01:09:36des français
01:09:36le pot de yaourt
01:09:37plus 50%
01:09:39parce que là
01:09:39ce sont aussi des plastiques
01:09:40de haute densité
01:09:41le pot de crème
01:09:42de fromage blanc
01:09:43c'est du polypropylène
01:09:4556% de hausse
01:09:47non mais vous imaginez
01:09:4856% de hausse
01:09:49oui
01:09:49le film plastique
01:09:50ça je le tiens
01:09:51de Plastalliance
01:09:51je le rappelle
01:09:52le film plastique alimentaire
01:09:53qui recouvre
01:09:54vous savez les barquettes
01:09:55alors c'est dans les hyper
01:09:56c'est votre charcuterie
01:09:57ou la viande
01:09:57la boucherie
01:09:58qui est enveloppée
01:09:59dans du plastique
01:09:59là aussi emballage
01:10:00c'est 9% du coup
01:10:02l'emballage plastique
01:10:03quand vous achetez une barquette
01:10:04les fruits et légumes
01:10:05je pensais qu'on n'était pas concerné
01:10:06mais l'Arabie Saoudite
01:10:07le Qatar
01:10:08produisent les engrais
01:10:10produisent les intrants
01:10:11comme on dit
01:10:12et bien là
01:10:13ça va impacter
01:10:14parce qu'en plus
01:10:14l'emballage
01:10:15le transport
01:10:16avec le coût du carburant
01:10:1710 à 15% de plus
01:10:19les engrais sont produits
01:10:20à Qatar
01:10:20vous voyez
01:10:21on touche du doigt
01:10:22le vrai problème concret
01:10:24l'impact
01:10:24il n'y a pas que le diesel
01:10:25pour les rouleurs
01:10:26il y a aussi
01:10:27tous les produits
01:10:28de la consommation quotidienne
01:10:29et qui va payer
01:10:30c'est nous
01:10:31c'est nous tous
01:10:31on va vraiment être impactés
01:10:33avec cette inflation
01:10:33qui menace
01:10:34un commentaire
01:10:35Nicolas
01:10:36Nicolas Bouzeau
01:10:37cet impact
01:10:37qui est terrible
01:10:38dans des dizaines de domaines
01:10:40la démonstration d'Eric
01:10:41est absolument
01:10:42absolument parfaite
01:10:43c'est pour ça quand même
01:10:44qu'il faut revenir
01:10:45aux sources de notre sujet
01:10:46c'est à dire que
01:10:47c'est la situation géopolitique
01:10:49qui nous a mis
01:10:49dans cette situation
01:10:50et cette affaire
01:10:51de détroit d'Hormuz
01:10:52c'est quand même
01:10:52un problème absolument gigantesque
01:10:54parce que
01:10:55la vérité c'est que
01:10:56rien ne circule
01:10:57là-dedans
01:10:57et on peut élargir
01:10:58les retraites sont indexées
01:10:59sur l'inflation
01:11:00je veux dire
01:11:01il y a un côté
01:11:02l'escalier
01:11:03la dépense sociale
01:11:05grosso modo
01:11:05en France
01:11:06elle est indexée
01:11:07sur l'inflation
01:11:08et cette inflation
01:11:08elle va dépasser
01:11:092% cette année
01:11:10et là encore
01:11:11je reviens un peu
01:11:12sur le débat de tout à l'heure
01:11:13et vraiment
01:11:14pas mal me faire comprendre
01:11:15il faut aider les gens
01:11:16bien évidemment
01:11:17autant que possible
01:11:18sans faire prendre de risques
01:11:19inconsidérés
01:11:20à nos finances publiques
01:11:21mais on est face
01:11:22à un phénomène
01:11:23qui va quand même
01:11:24au-delà de ça
01:11:25et qui
01:11:25alors va
01:11:26comment dire
01:11:27pas nous apporter
01:11:28de solutions à court terme
01:11:28mais doit quand même
01:11:29nous amener aussi
01:11:30à réfléchir
01:11:31à des vrais problèmes
01:11:32de l'économie française
01:11:33c'est-à-dire
01:11:34pourquoi on a perdu
01:11:35en souveraineté industrielle
01:11:36dans telle ou telle filière
01:11:37pourquoi notre filière
01:11:38agroalimentaire
01:11:39elle est aussi dépendante
01:11:41il faut quand même
01:11:42même si je sais bien
01:11:43que quand je dis ça
01:11:44on me dit
01:11:44oui mais ça va pas
01:11:45ça va pas donner des solutions
01:11:48aux personnes
01:11:48qui vont travailler demain
01:11:49mais à force de dire ça
01:11:51et de ne jamais réfléchir
01:11:52en profondeur
01:11:52à ces problèmes
01:11:53on ne règle pas nos problèmes
01:11:54vous voyez
01:11:55donc je pense qu'il faut aussi
01:11:55qu'on les mette sur la table
01:11:56et bien sûr qu'il faudra
01:11:57être très attentif
01:11:58à ces négociations
01:11:59des prochaines heures
01:12:00à Islamabad
01:12:01parce que dépendent également
01:12:03les prochaines semaines
01:12:04et les prochains mois
01:12:05pour le portefeuille
01:12:06des français
01:12:07également
01:12:07merci beaucoup Nicolas
01:12:09restez avec nous
01:12:09si vous voulez bien Eric
01:12:10je sais que vous avez un engagement
01:12:11vous me laissez les sacs poubelles
01:12:13j'en ai besoin
01:12:14la question de l'immigration
01:12:16légale et illégale
01:12:17en France
01:12:18qui fera sans aucun doute
01:12:19partie des thèmes majeurs
01:12:20de la prochaine présidentielle
01:12:21la semaine passée
01:12:23vous vous en souvenez
01:12:23on en a beaucoup parlé
01:12:24l'Espagne a annoncé
01:12:25la régularisation
01:12:26de 500 000 clandestins
01:12:27Bruno Retailleau
01:12:28s'est exprimé
01:12:29ces dernières heures
01:12:30candidat pour 2027
01:12:31patron des LR
01:12:31bien sûr
01:12:32qui tape du poing sur la table
01:12:33il annonce qu'il mettra l'Espagne
01:12:34au banc des nations européennes
01:12:36parce que nous sommes désormais
01:12:37une majorité
01:12:37je rétablirai
01:12:39les contrôles aux frontières
01:12:41nous dit
01:12:42donc Bruno Retailleau
01:12:43Elodie peut-être
01:12:44un premier commentaire
01:12:45le problème avec LR
01:12:46c'est qu'ils annoncent
01:12:48beaucoup de choses
01:12:49et on ne voit plus
01:12:50grand chose
01:12:50lorsqu'ils sont aux manettes
01:12:52oui alors déjà
01:12:52il faudrait qu'ils soient
01:12:53de nouveau
01:12:54vraiment
01:12:54oui de nouveau aux manettes
01:12:55j'anticipe un peu
01:12:56vous avez raison
01:12:56un enjeu
01:12:57mais effectivement
01:12:58là où Bruno Retailleau
01:12:59l'Espagne au banc des nations
01:13:00oui mais là où il a raison
01:13:01c'est qu'il y a deux solutions
01:13:02quand on voit ce que fait l'Espagne
01:13:04soit on est spectateur
01:13:05et je parle pour la France
01:13:06comme nos voisins européens
01:13:07soit on se dit qu'effectivement
01:13:09on est déjà tellement contraint
01:13:10par l'Union Européenne
01:13:11sur ce qu'on peut faire
01:13:12ou non concernant l'immigration
01:13:14on ne peut pas se permettre
01:13:15en plus d'avoir des pays
01:13:16qui font l'inverse totalement
01:13:18500 000 personnes
01:13:19en Espagne
01:13:19c'est une chose
01:13:20pour le pays
01:13:21mais on sait très bien
01:13:22que ces 500 000 personnes
01:13:23auront des velléités
01:13:24aussi de bouger
01:13:25et par définition
01:13:26c'est chez nous
01:13:26notamment qu'elles vont arriver
01:13:28et ensuite sur le contrôle
01:13:30aux frontières
01:13:30Bruno Retailleau reprend
01:13:32une idée
01:13:32qui dans l'opinion publique
01:13:33est majoritaire
01:13:34puisque selon un sondage
01:13:36CSA pour CNews Europe 1
01:13:37et le JDD
01:13:3871% des Français
01:13:39étaient pour le fait
01:13:40qu'on rétablisse
01:13:41des frontières
01:13:42au moins pour lutter
01:13:43contre l'immigration illégale
01:13:45donc c'est plutôt
01:13:46effectivement du bon sens
01:13:47après il y a une question
01:13:48de mise en oeuvre
01:13:49il faudrait que LR
01:13:50donc gagne l'élection
01:13:52de l'Espagne
01:13:53et puis ensuite
01:13:54la concrétisation
01:13:56de comment exclure
01:13:57ou qu'est-ce que ça veut dire
01:13:58mettre au banc véritablement
01:13:59et puis comment rétablir
01:14:00concrètement les frontières
01:14:01Alors on va continuer
01:14:02cette discussion
01:14:03Raphaël et Paul
01:14:04je sais que vous vouliez
01:14:05prendre la parole
01:14:05en train de négocier
01:14:06donc tout le monde
01:14:06va s'exprimer
01:14:07je voudrais juste
01:14:07vous évoquer avec vous
01:14:09d'abord ce reportage
01:14:10ce soir 21h
01:14:11prenez bien le rendez-vous
01:14:12les vrais chiffres
01:14:14de l'immigration
01:14:14avec un extrait
01:14:15qu'on voulait vous montrer
01:14:16un exemple très concret
01:14:17des ravages
01:14:18de la non-maîtrise
01:14:19des flux
01:14:19cette restauratrice
01:14:20vous connaissez son visage
01:14:22proche de la gaieté lyrique
01:14:24elle avait été empêchée
01:14:25de travailler
01:14:26dans sa brasserie
01:14:26à cause d'un camp de migrants
01:14:28qui était installé
01:14:28dans le théâtre
01:14:29un an après
01:14:29elle n'a toujours pas
01:14:30sorti la tête de l'eau
01:14:31regardez cet extrait
01:14:35Elia, restauratrice de 40 ans
01:14:37est une victime collatérale
01:14:38de la gestion
01:14:39des flux migratoires
01:14:40en France
01:14:40son établissement
01:14:42situé à quelques mètres
01:14:43de la salle de spectacle
01:14:44la gaieté lyrique
01:14:45a été en première ligne
01:14:46lors de l'occupation
01:14:47des lieux
01:14:48par plus de 400 migrants
01:14:49pendant plus d'un mois
01:14:50l'an dernier
01:14:50lorsque nous l'avons rencontré
01:14:52il y a un an
01:14:53Elia était taboue
01:14:54la présence massive
01:14:56de migrants
01:14:56aux abords de son restaurant
01:14:58faisait fuir la clientèle
01:14:59son activité
01:15:00elle s'effondrait
01:15:02je n'ai plus de clients
01:15:03parce que les gens
01:15:03ne veulent pas venir
01:15:04quand ils voient zoner
01:15:06quand ils voient se battre
01:15:07les gens ont peur
01:15:08donc je ne travaille plus
01:15:10ça fait 3 mois
01:15:11qu'on a une perte
01:15:12de chiffre d'affaires
01:15:12de plus de 60%
01:15:14comme ils disent
01:15:14dans leur slogan
01:15:15ils sont chez eux
01:15:16ils ne partiront pas
01:15:16et c'est moi
01:15:17qui suis en train
01:15:18de tout perdre
01:15:18donc on va faire
01:15:20une liquidation judiciaire
01:15:21parce qu'on ne peut plus tenir
01:15:22à un moment donné
01:15:25un an plus tard
01:15:26nous retrouvons Elia
01:15:27les migrants
01:15:28ne sont plus là
01:15:28mais pour cette mère
01:15:29de 3 enfants
01:15:30la galère continue
01:15:32le plus dur
01:15:33je pensais
01:15:33qui était passé
01:15:35je récupérais
01:15:37de la clientèle
01:15:37que j'avais perdue
01:15:39mais on se retrouve
01:15:40toujours
01:15:40dans une situation
01:15:42un peu complexe
01:15:44pour avoir pris
01:15:45la parole publiquement
01:15:46afin de sauver
01:15:46son commerce
01:15:47elle affirme être
01:15:48aujourd'hui
01:15:48la cible de critiques
01:15:49et d'insultes
01:15:50certains la qualifient
01:15:51de fasciste
01:15:52et appellent au boycott
01:15:53de son établissement
01:15:54mes chers voisins
01:15:55la gaieté lyrique
01:15:56disent à leurs clients
01:15:57de ne pas venir chez moi
01:15:58parce que je suis une facho
01:15:59ils agressent mon serveur
01:16:00ma serveuse
01:16:01en disant que c'est un repère
01:16:02à fachos
01:16:02qu'on est des racistes
01:16:04des attaques répétées
01:16:05qui la blessent profondément
01:16:07bien sûr ça fait mal
01:16:07parce que moi de base
01:16:08j'ai rien demandé
01:16:08de base moi je suis une victime
01:16:10en fait moi
01:16:10ma préoccupation
01:16:11c'est mes enfants
01:16:12ma brasserie
01:16:12je perds ma brasserie
01:16:13je me retrouve à la rue
01:16:15côté finances
01:16:16la situation est catastrophique
01:16:18le restaurant est désormais
01:16:19au bord de la fermeture
01:16:20j'ai accumulé des grosses dettes
01:16:22l'URSSAF
01:16:22je suis à 55 000 euros
01:16:23de dettes à l'URSSAF
01:16:24Elia a déposé plainte
01:16:26contre la mairie de Paris
01:16:26à ce stade
01:16:27aucune suite n'a été donnée
01:16:29aujourd'hui
01:16:30Elia est épuisée
01:16:31et ressent un profond
01:16:32sentiment d'injustice
01:16:34le 30 mars
01:16:35j'ai le huissier
01:16:36qui est venu m'apporter
01:16:38le fameux dossier
01:16:39de ma convocation
01:16:40au tribunal
01:16:41pour une mise en liquidation
01:16:42donc à 40 ans
01:16:44je viens retourner
01:16:44chez ma mère
01:16:45avec mes trois enfants
01:16:46ruinés
01:16:47fauchés
01:16:49dépressives
01:16:50pour une situation
01:16:50que je ne sais pas demander
01:16:52Paul Amar
01:16:53je le dis un peu
01:16:54trivialement
01:16:55mais à la fin
01:16:55ce sont les gens ordinaires
01:16:56qui payent les conséquences
01:16:59absolument
01:17:00et on voit bien que
01:17:01Bruno Rotaillot
01:17:02a complètement raison
01:17:02quand il parle de l'Espagne
01:17:03on voit bien qu'il y a
01:17:04deux lignes en Europe
01:17:05je me souviens de la phrase
01:17:06de Michel Rocard
01:17:07on ne peut pas accueillir
01:17:08toute la misère du monde
01:17:08on pourrait dire aujourd'hui
01:17:10et ajouter
01:17:10on ne peut pas accueillir
01:17:10toute la violence du monde
01:17:12donc il y a une opération
01:17:14vigile
01:17:14il est minoritaire
01:17:15Pedro Sanchez en Europe
01:17:16absolument
01:17:16et Pedro Sanchez
01:17:18porte une très lourde
01:17:19responsabilité
01:17:20alors la France accueille
01:17:21on le voit bien
01:17:21dans ce reportage
01:17:22les migrants
01:17:23pour des raisons humanitaires
01:17:24au nom de l'humanisme
01:17:26parfois un petit peu dévoyé
01:17:28mais l'Espagne
01:17:29joue un rôle considérable
01:17:30l'Espagne est à l'Europe
01:17:32ce que Jean-Luc Mélenchon
01:17:33est aujourd'hui
01:17:35à la France
01:17:35l'Espagne
01:17:36de monsieur Pedro Sanchez
01:17:37Premier ministre
01:17:38est devenue
01:17:39le cheval de Troie de l'Iran
01:17:40l'Espagne aurait livré
01:17:42l'Espagne aurait livré
01:17:43le cheval de Troie de l'Iran
01:17:44je ne sais pas
01:17:44en tout cas
01:17:46en tout cas
01:17:47il affiche
01:17:48plus grave que ça
01:17:49aurait livré
01:17:50des composants
01:17:51destinés à l'Iran
01:17:52des Molas
01:17:52destinés à la fabrication
01:17:53de missiles et de drones
01:17:54et vous savez que
01:17:55quand les passes d'Aran
01:17:56envoient un missile
01:17:58merci monsieur Sanchez
01:17:59ou merci monsieur le Premier ministre
01:18:00donc l'Espagne
01:18:01pour des raisons idéologiques
01:18:03fait un mal considérable
01:18:05à l'Europe
01:18:05et moi je suis surpris
01:18:07de l'impunité
01:18:08dont cette Espagne-là
01:18:09a bénéficié
01:18:10c'est intéressant
01:18:10de voir à quel point
01:18:11l'Europe est cacophonique
01:18:13sur la question
01:18:13il y a l'Espagne
01:18:14de Pedro Sanchez
01:18:15il y a le Danemark
01:18:16d'une gauche sociale démocrate
01:18:17qui obtient des résultats
01:18:20et cette question
01:18:21qui transparaît
01:18:23est-ce que l'Europe
01:18:24est vraiment capable
01:18:25à vraiment la volonté
01:18:26de maîtriser l'immigration
01:18:27Raphaël ?
01:18:28Non mais en fait
01:18:29c'est intéressant
01:18:29de poser la question comme ça
01:18:30c'est-à-dire qu'en fait
01:18:30pendant des années
01:18:31Madame Meloni a des résultats également
01:18:32pendant des années
01:18:33il faut le dire
01:18:34l'Europe a été
01:18:36immigrationniste
01:18:37ceux qui étaient
01:18:37au bon des nations
01:18:38étaient ceux
01:18:39qui voulaient précisément
01:18:42pouvoir préserver
01:18:43leurs frontières
01:18:43maintenir
01:18:44une maîtrise
01:18:45de l'immigration
01:18:46je pense à la Pologne
01:18:47je pense à la Hongrie
01:18:49et sans parler
01:18:50de ceux qui ont évolué
01:18:51plus récemment
01:18:52comme le Danemark
01:18:53mais c'était eux
01:18:54qui étaient au bon des nations
01:18:55et l'Europe
01:18:56ne se privait pas
01:18:57de ne pas
01:18:59subventionner
01:18:59un certain nombre
01:19:00de programmes
01:19:00de ne pas abonder
01:19:02au budget
01:19:03alors même que ces pays
01:19:04par ailleurs
01:19:06abondés
01:19:06au budget
01:19:07de l'Europe
01:19:08donc cette question
01:19:09elle est centrale
01:19:10est-ce que l'Europe
01:19:12demain
01:19:12va inverser
01:19:14la manière
01:19:14dont elle se traite
01:19:15dont elle traitait
01:19:16les pays
01:19:17qui hier
01:19:17étaient réticents
01:19:19à appliquer
01:19:20ces politiques
01:19:22immigrationnistes
01:19:22et aujourd'hui
01:19:23va effectivement
01:19:25sévir
01:19:26à l'égard
01:19:26de pays
01:19:26comme l'Espagne
01:19:27qui prennent
01:19:28le contre-pied
01:19:29de tous les pays
01:19:30européens
01:19:30de tous les pays
01:19:32européens
01:19:32avec des conséquences
01:19:34qui sont absolument
01:19:35directes
01:19:35sur la France
01:19:36parce qu'on est
01:19:37les mieux disants
01:19:38en manière sociale
01:19:38d'ailleurs c'est intéressant
01:19:39de voir ce qui se passe
01:19:39à Menton
01:19:40qui est un lieu de passage
01:19:42évidemment
01:19:42entre l'Italie
01:19:43et la France
01:19:44autre extrait
01:19:45de ce document
01:19:46que vous suivrez ce soir
01:19:47et on termine
01:19:47cette discussion
01:19:51Menton
01:19:52dans les Alpes-Maritimes
01:19:53est la première
01:19:54porte d'entrée
01:19:54de l'immigration
01:19:55irrégulière
01:19:56en France métropolitaine
01:19:57avec pas moins
01:19:58de 15 000
01:19:59interceptions par an
01:20:00à la frontière
01:20:01avec l'Italie
01:20:02nous retrouvons
01:20:03la députée
01:20:03fraîchement élue maire
01:20:04Alexandra Masson
01:20:05alors ici
01:20:06on est à la porte
01:20:07d'entrée
01:20:08de l'Italie
01:20:09vers la France
01:20:10on vient d'arriver
01:20:11donc juste
01:20:12au poste frontière
01:20:13nous avons
01:20:14la direction
01:20:15des polices
01:20:16aux frontières
01:20:17qui est juste
01:20:17derrière nous
01:20:18et c'est là
01:20:19que se gère
01:20:19la totalité
01:20:20donc des arrivées
01:20:22et des sorties
01:20:23des migrants
01:20:23il y a encore
01:20:25quelques années
01:20:26cette frontière
01:20:27était particulièrement
01:20:28perméable
01:20:28de nombreux migrants
01:20:30en situation irrégulière
01:20:31parvenaient à passer
01:20:32sans difficulté
01:20:33mais un événement politique
01:20:35à l'échelle européenne
01:20:36est venu changer la donne
01:20:38c'est vrai qu'après
01:20:39l'élection de
01:20:40madame Méloni
01:20:41côté italien
01:20:41on a vu petit à petit
01:20:42malgré tout
01:20:43une déflation
01:20:45de presque la moitié
01:20:46de passage
01:20:47sur l'année 2025
01:20:48donc sur le principe
01:20:50c'est une bonne nouvelle
01:20:51ce qu'il faut comprendre
01:20:52c'est pourquoi vous allez me dire
01:20:53il ne resterait pas en Italie
01:20:54pourquoi venir en France
01:20:56et bien parce que tout simplement
01:20:57les aides sociales en Italie
01:20:58entre autres
01:20:59et les aides en général
01:21:00sont beaucoup moins importantes
01:21:02que ce qu'elles ne le sont
01:21:03en France
01:21:03ici en France
01:21:04ils sont accueillis
01:21:05ils sont hébergés
01:21:06ils ont des aides
01:21:07ils peuvent subvenir
01:21:07à leurs besoins
01:21:09sans être obligés
01:21:10de retourner dans leur pays
01:21:11ou de faire autre chose
01:21:13donc c'est pour ça
01:21:13qu'il y a cette aspiration
01:21:14entre l'Italie
01:21:15et la France
01:21:16parmi les 15 000 interceptions
01:21:18enregistrées
01:21:18environ 10%
01:21:20concernent des migrants
01:21:21se déclarant mineurs
01:21:22ils sont alors pris en charge
01:21:23par les services de protection
01:21:25de l'enfance
01:21:25aux frais de l'Etat
01:21:26le statut de mineur
01:21:27non accompagné
01:21:28il est extrêmement attractif
01:21:29être reconnu
01:21:30comme mineur non accompagné
01:21:31c'est être pris en charge
01:21:33intégralement
01:21:34par l'aide sociale
01:21:34à l'enfance
01:21:35ça veut dire
01:21:36le logement
01:21:37la nourriture
01:21:37la formation
01:21:38c'est une sorte
01:21:38de prise en charge
01:21:40familiale
01:21:40plus plus
01:21:41c'est aussi
01:21:42une voie d'accès
01:21:43privilégiée
01:21:44à la nationalité française
01:21:45parce que quand vous êtes
01:21:46un mineur non accompagné
01:21:47qui a été pris en charge
01:21:48pendant 3 ans
01:21:49par l'aide sociale
01:21:49à l'enfance
01:21:50vous avez le droit
01:21:52de plein droit
01:21:52à la nationalité française
01:21:53il vous suffit de la demander
01:21:55il va falloir choisir
01:21:56ce sont des choix de civilisation
01:21:57qui sont en train
01:21:58de s'imposer à nous
01:21:59oui
01:21:59j'aurais juste 3 petits points
01:22:01à dire
01:22:01un pour les téléspectateurs
01:22:03on a le directeur
01:22:05de l'office français
01:22:05de l'immigration
01:22:06Didier Leschi
01:22:07qui a sorti un livre
01:22:07en 2023
01:22:08qui retrace un peu
01:22:09depuis des dizaines d'années
01:22:10les itinéraires
01:22:11des migrants
01:22:12notamment en France
01:22:14mais pour moi
01:22:15la réelle question
01:22:15qui est posée
01:22:16après je ferai
01:22:16un petit aparté rapide
01:22:18sur l'Espagne
01:22:18ce qu'il faudrait
01:22:19c'est que les états
01:22:20UE et la France
01:22:20notamment
01:22:21soient en mesure
01:22:22de donner des moyens
01:22:23administratifs
01:22:23au contrôle des frontières
01:22:24donc ça c'est fondamental
01:22:26en France
01:22:27on a l'office français
01:22:27de l'immigration
01:22:28comme je viens de le mentionner
01:22:29il faudrait mettre
01:22:29encore plus de paquets
01:22:30là dessus
01:22:30et troisièmement
01:22:31sur l'Espagne
01:22:32c'est de la politique politicienne
01:22:34mais il faut savoir
01:22:34quelque chose
01:22:35c'est que pour moi
01:22:36c'est circonstancié
01:22:37c'est pas une
01:22:38c'est de l'idéologie
01:22:39absolument
01:22:40et c'est pas structurel
01:22:41et structurant pour l'Europe
01:22:42pourquoi ?
01:22:42parce qu'il faut
01:22:44les conditions
01:22:45de Pedro Sánchez
01:22:45c'est 5 mois de présence
01:22:46sur le territoire espagnol
01:22:482 titres renouvelables
01:22:50tous les ans
01:22:50à condition d'avoir un travail
01:22:51casier judiciaire aussi
01:22:52mais c'est du déclaratif
01:22:53je crois
01:22:54je crois que vous pouvez
01:22:55juste déclarer
01:22:57que vous n'avez pas
01:22:57de casier judiciaire
01:22:58et ça passe
01:22:59c'est à vérifier
01:23:00mais je ne peux pas dire
01:23:01de bêtises
01:23:02mais j'ai cru
01:23:04entendre ça
01:23:05je rappelle qu'il y a
01:23:05un ministre de l'inclusion
01:23:06en Espagne
01:23:07on est vraiment
01:23:09oui
01:23:10je ne vais pas reprendre
01:23:11ce que disait Paul Lamarre
01:23:11mais oui
01:23:12c'est un peu du
01:23:14élefi de l'Europe
01:23:14en fait
01:23:16Pedro Sánchez
01:23:17a trouvé un rôle
01:23:17sur la scène internationale
01:23:18qui lui permet
01:23:19d'être aujourd'hui
01:23:20très connu
01:23:21parce qu'il n'était pas
01:23:22parti des chefs d'Etat
01:23:23qui étaient le plus connu
01:23:24j'ajoute que l'Espagne
01:23:25est un pays très décentralisé
01:23:26et que c'est assez facile
01:23:28pour lui
01:23:28d'annoncer n'importe quoi
01:23:30parce que
01:23:30en fait
01:23:31l'Espagne
01:23:32politiquement
01:23:32c'est un peu
01:23:32le miroir inversé de l'Europe
01:23:33ce que je veux dire par là
01:23:34c'est qu'en Europe
01:23:35en général les gouvernements
01:23:36je sématise
01:23:37mais les gouvernements
01:23:37sont de droite
01:23:38et les grandes villes
01:23:39sont de gauche
01:23:39l'Espagne c'est l'inverse
01:23:41Madrid est une ville de droite
01:23:42le maire est absolument formidable
01:23:44et je peux vous dire
01:23:45qu'il met énormément de moyens
01:23:47dans la lutte
01:23:48contre l'insécurité
01:23:49c'est vraiment une ville
01:23:50qui est très propre
01:23:51qui est très sûre
01:23:52et donc
01:23:52c'est un peu facile aussi
01:23:54d'être très cool
01:23:55quand on est
01:23:56Premier ministre
01:23:57parce qu'on peut se l'avouer
01:23:58comme ça
01:23:59très décontracté
01:24:00sur l'immigration
01:24:01sur la sécurité
01:24:01sur tous ces lieux
01:24:02et puis
01:24:03c'est au niveau local
01:24:04c'est les régions
01:24:04et les villes
01:24:05qui ont beaucoup de pouvoir
01:24:06et beaucoup d'argent
01:24:07qui font le job
01:24:07et c'est aussi pour faire oublier
01:24:08ses propres déboires
01:24:09et la corruption
01:24:10qui frappent
01:24:11son premier cercle
01:24:11et les affaires personnelles
01:24:13que l'on connaît
01:24:14un dernier mot
01:24:14sur la situation française
01:24:17Raphaël
01:24:17on pourra faire
01:24:18les lois les plus dures
01:24:19les accords internationaux
01:24:21prévalent
01:24:21et nous tiennent
01:24:22oui mais en fait
01:24:23c'est là où c'est intéressant
01:24:24c'est que justement
01:24:25au niveau européen
01:24:26ces lois
01:24:27ces règlements
01:24:28ont changé récemment
01:24:29sous l'impulsion
01:24:30de François-Xavier Bellamy
01:24:32qui est parvenu
01:24:32finalement
01:24:33à créer une coalition
01:24:35qui allait bien au-delà
01:24:36de ce qui était
01:24:38jusqu'à présent
01:24:39attendu
01:24:39c'est-à-dire le PPE
01:24:40il est allé chercher
01:24:42du côté
01:24:42de la droite
01:24:44nationaliste
01:24:45contre
01:24:45les socialistes
01:24:47et une partie
01:24:47du bloc central
01:24:49au sein
01:24:50du Parlement européen
01:24:52et ils sont parvenus
01:24:53à changer les choses
01:24:54ce règlement
01:24:54aujourd'hui
01:24:55il s'applique
01:24:56et il s'applique
01:24:56par-delà
01:24:59ce que le Conseil d'Etat
01:25:00et le Conseil constitutionnel
01:25:01peuvent décider
01:25:03et donc c'est aujourd'hui
01:25:04au gouvernement
01:25:05de prendre ce règlement
01:25:06et de l'appliquer
01:25:07et là
01:25:09personne ne pourra dire
01:25:10que le Conseil d'Etat
01:25:11ou le Conseil constitutionnel
01:25:14sont laxistes
01:25:15c'est à nous
01:25:16désormais
01:25:16de prendre
01:25:17j'ai même la voix
01:25:19de Martin Mazur
01:25:20qui me dit
01:25:20Julien
01:25:22donc il faut rendre l'antenne
01:25:2416h49
01:25:25on vous remercie
01:25:26d'avoir été avec nous
01:25:27pardon Raphaël
01:25:27mais c'est la pression
01:25:28je ne peux rien faire
01:25:29Martin Mazur
01:25:30et Thomas Goussard
01:25:30qui ont préparé
01:25:31cette émission
01:25:32Laurence Ferrari
01:25:32la suite dans Punchline
01:25:33très bonne fin de journée
01:25:35je vous dis à demain 15h
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