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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00Bonjour à tous, 120 minutes, il faut être très heureux de vous retrouver en ce jeudi après-midi.
00:00:05Vous connaissez le programme, on est ensemble jusqu'à 17h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:10Je vous présente nos grandes thématiques et nos invités justement dans une poignée de secondes.
00:00:13Mais d'abord à quasiment 15h, on salue Valérie Acknain, le journal de la rédaction.
00:00:17Bonjour Valérie, à la une, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques en France.
00:00:22Sébastien Lecornu, on le vivra en direct sur CNews, s'exprimera à 17h pour présenter de nouvelles aides.
00:00:28Le Premier ministre envisage un nouveau paquet d'aides pour le mois de juin destiné aux secteurs les plus touchés,
00:00:34comme l'agriculture, la pêche ou le BTP.
00:00:37Pour l'instant, aucune baisse générale de la fiscalité sur les carburants ou l'énergie est prévue.
00:00:42Enfin, Sébastien Lecornu a annoncé que 6 milliards d'euros de gel et d'annulation de crédit prévus pour 2026
00:00:48allaient être réévalués.
00:00:50Dans le reste de l'actualité, l'Union européenne n'a toujours pas trouvé d'accord sur sa réforme de
00:00:54la politique migratoire
00:00:55qui autoriserait la création de centres pour migrants en dehors de son territoire.
00:00:59Les États membres et le Parlement européen ont décidé de repousser au 1er juin les discussions sur un dernier point
00:01:05de blocage,
00:01:06à savoir la date d'entrée en application de cette loi.
00:01:09Ils ont toutefois un accord de principe sur le texte.
00:01:12Ces hubs de retour pour migrants sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens,
00:01:16comme le Danemark, l'Autriche et l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les
00:01:22ouvrir,
00:01:23et ce avant même d'attendre le feu vert européen, parmi les pistes envisagées, le Rwanda, l'Ouganda ou encore
00:01:29l'Ouzbékistan.
00:01:30Retour en France à Nice.
00:01:32Un commerçant détourne 5 millions d'euros d'aide aux demandeurs d'asile.
00:01:35Il proposait de retirer en liquide la somme fournie chaque mois sur des dizaines de cartes bancaires délivrées par l
00:01:43'État,
00:01:43moyennant une commission de 10% alors que ces fonds sont normalement destinés à des magasins de biens essentiels.
00:01:50Reportage de Franck Trivio, le récit est signé Tancred Guillotel.
00:01:55Tout commence avec un simple contrôle sur la voie publique, en janvier 2025.
00:02:00Un individu est surpris en possession d'une dizaine de cartes bancaires délivrées par l'Office français de l'immigration
00:02:07et de l'intégration.
00:02:09Après enquête, une fraude à l'aide aux demandeurs d'asile est avérée.
00:02:13Il retire l'argent directement et ensuite cet argent, ce qu'il ne peut pas faire, il n'a pas
00:02:20le droit de le faire,
00:02:21il le renvoie à ces demandeurs d'asile, qui ne sont pas des demandeurs d'asile puisqu'ils résident,
00:02:26pour la plupart des Somaliens résidant régulièrement en Italie,
00:02:31il leur renvoie l'argent à chaque fois que cet argent est versé en début de mois par l'Office.
00:02:37Cet homme bénéficie de la complicité d'un commerçant niçois arrêté début mai.
00:02:43Dans ses établissements, il proposait de retirer en liquide le montant alloué sur ses cartes,
00:02:48pouvant varier entre 200 et 1300 euros, et ce, moyennant une commission de 10%.
00:02:54En trois ans, on a pu établir 5 millions d'euros de transactions qui sont passées à travers ces deux
00:03:00commerces,
00:03:01donc un gain net pour le commerçant de 500 000 euros en trois ans.
00:03:05Au total, près de 3900 cartes ont servi à ces opérations de cashback,
00:03:10alors que l'allocation aux demandeurs d'asile est normalement destinée à des magasins de biens essentiels.
00:03:16Les fonds étaient finalement transférés en Italie, en Albanie, en Allemagne, en Géorgie ou en Ukraine.
00:03:22Le commerçant a notamment été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, et à 200 000 euros d
00:03:28'amende.
00:03:29Et une image de sport avant de refermer ce journal.
00:03:35Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:41Aston Villa et Fribourg s'affrontaient hier soir en finale de la Ligue Europa,
00:03:45une rencontre qui s'est soldée par la victoire 3-0 du club anglais.
00:03:50Aston Villa remporte ainsi son premier trophée continental depuis 44 ans.
00:03:55Je vous rappelle que samedi 30 mai, le PSG affrontera Arsenal en finale de la Ligue des champions.
00:04:00Match à suivre sur Canal+.
00:04:08C'était votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:16Et pour nous accompagner cet après-midi, merci beaucoup Valérie.
00:04:19Rendez-vous dans 30 minutes.
00:04:20Sarah Salman, bonjour chère Sarah.
00:04:22Merci d'être avec nous, avocate.
00:04:23Évidemment, Jean-Marc Tansyx, sous-journaliste.
00:04:24Merci d'être là.
00:04:26Maxime Legay, qu'on a aperçu du service politique de CNews.
00:04:29Beaucoup de sujets à évoquer avec vous.
00:04:31Déjà dans cette première heure.
00:04:33D'abord, cette information hallucinante qu'on a découverte ces dernières heures.
00:04:36À la rédaction de CNews, et que je voulais vraiment évoquer avec vous.
00:04:39Il s'appelle Mohamed Bakali.
00:04:42Il est logisticien des attentats du Thalys et également du 13 novembre 2015 à Paris.
00:04:48Eh bien, il va pouvoir bénéficier de sorties de prison avant une possible libération,
00:04:52malgré des condamnations à 25 et 30 ans de réclusion criminelle.
00:04:56Il est détenu en Belgique, dans la prison d'Itre.
00:04:59Il va pouvoir bénéficier de six congés pénitentiaires de 36 heures chacun,
00:05:05après une décision du tribunal d'application des peines de Bruxelles,
00:05:08malgré l'avis défavorable du parquet.
00:05:11Claude Moniquet, c'est une information qui nous a tous interpellés ici en France,
00:05:17évidemment, pour justifier.
00:05:18Merci d'être avec nous, spécialiste terrorisme et renseignement, Claude Moniquet.
00:05:21Pour justifier cette décision, Julie, la justice belge évoque notamment son comportement jugé calme
00:05:28et respectueux en détention.
00:05:30Il a fait à peine dix ans de prison.
00:05:32Il est condamné pour sa participation active aux attentats du Thalys et du 13 novembre 2015.
00:05:39Cet homme sera bientôt dans la nature.
00:05:42Oui, Julie, en effet.
00:05:44Alors, il a fait très exactement dix ans et six mois de prison.
00:05:48Il a été condamné donc une fois à 25 ans pour sa participation logistique à l'attentat contre le Thalys,
00:05:54l'attentat raté contre le Thalys, le 21 août 2015,
00:05:58et puis à 30 ans pour les attentats de Paris, toujours dans son rôle de logisticien,
00:06:05avec une peine de sûreté des deux tiers, donc théoriquement en France,
00:06:10libérable au bout de 20 ans, sans aucun aménagement de peine possible avant ces 20 ans.
00:06:15Ce qui s'est passé, c'est qu'il a été transféré en Belgique au titre de ce qu'on
00:06:20appelle la clause du retour
00:06:21qui permet à un détenu européen de purger sa peine dans son pays d'origine,
00:06:26même s'il a été condamné à l'étranger, donc en l'occurrence en Belgique,
00:06:30et la Belgique ne reconnaît pas, en tout cas ne reconnaissait pas à l'époque,
00:06:34n'avait pas de peine de sûreté.
00:06:36Donc, il est tout à fait libérable pour les Belges.
00:06:39Effectivement, il semblerait qu'il se conduise très bien en prison,
00:06:42qu'il offre des garanties, nous dit-on, de réinsertion, ce qui reste à prouver,
00:06:46mais bon, et effectivement, il aura six congés pénitentiaires de 36 heures,
00:06:52et il faut savoir que les congés pénitentiaires, c'est en fait le début du processus de libération,
00:06:58donc on peut tout à fait envisager qu'ils soient libérés dans un an, ou deux, ou trois ans.
00:07:05Sur ces antennes, et régulièrement, d'ailleurs, on pointe du doigt une forme de laxisme judiciaire, d'impunité.
00:07:13Pour certains, là, on est dans le très haut spectre de la criminalité,
00:07:17on parle de terroristes, et on se dit, mais quel drôle de message envoie la justice belge.
00:07:22On se disait, encore une fois, régulièrement, et souvent à juste titre,
00:07:26que notre justice française n'a pas le bras assez dur,
00:07:28mais la justice belge semble encore plus clémente, j'ai envie de dire,
00:07:33pour ne pas dire autre chose, cher Claude.
00:07:36Eh bien oui, vous êtes extrêmement gentil de parler de clémence,
00:07:39c'est une faiblesse inouïe.
00:07:42Alors, je pèse mes mots, mais nous avons l'habitude de traiter ces sujets sur l'antenne,
00:07:47en particulier sur la Belgique.
00:07:49La Belgique est un cancer sécuritaire au sein de l'Europe, il faut être très clair.
00:07:52C'est un pays dans lequel il n'y a aucune mesure qui soit réellement prise
00:07:57contre la montée de l'islamisme, c'est un pays dans lequel il n'y a aucune lutte réelle
00:08:05contre l'intégrisme.
00:08:06Alors, il y a eu une lutte contre le terrorisme, bien sûr, comme partout en Europe,
00:08:09mais pas contre la radicalisation, pas contre l'intégrisme.
00:08:13Il n'y a pas eu de réaction, bien au contraire, aux attaques contre les communautés juives
00:08:18qui se sont multipliées depuis le 7 octobre 2023.
00:08:22Et ça, c'est simplement, malheureusement, une démonstration de plus
00:08:26de l'extrême faiblesse de Bruxelles, de la Belgique,
00:08:31avec quand même cette circonstance nettement aggravante
00:08:34que la Belgique, Bruxelles, c'est la capitale de l'Europe.
00:08:37À quel point, d'ailleurs, c'est une dernière question, Claude,
00:08:39en vous écoutant, je me pose cette question.
00:08:42À quel point l'indignation se fait-elle entendre autour de cette décision en Belgique ?
00:08:47Est-ce qu'il y a des voix qui portent, qui se font entendre,
00:08:50ou elles encore sont muselées ?
00:08:52Il y a une forme de doxage général qui consent à ce genre de décision ?
00:08:57Il faut savoir que la décision a été rendue publique hier.
00:09:04Je n'ai pas encore vu de prise d'opposition de politique.
00:09:08On sait que le parquet s'opposait à cette mesure,
00:09:12mais il n'a pas la capacité légale de faire appel de cette décision
00:09:16du tribunal d'application des peines.
00:09:18Et du côté de la manière dont les médias traitent l'information,
00:09:22j'ai surtout vu des explications techniques.
00:09:24On dit, voilà, c'est la différence de système entre la Belgique et la France.
00:09:28En France, il serait libérable éventuellement dans 10 ans.
00:09:31En Belgique, il l'est maintenant.
00:09:32Donc, on n'a pas l'impression que ça pose un gros problème.
00:09:35Donc, pour répondre très clairement et cache à votre question,
00:09:38je n'ai pas vu de...
00:09:40À l'heure où nous parlons,
00:09:41ça peut changer évidemment dans les minutes et les heures à venir,
00:09:44je n'ai pas vu de déclarations indignées de politique belge
00:09:48ou de personnalités belges sur cette décision
00:09:51qui est effectivement totalement hallucinante.
00:09:53Parce que Bakali, il faut quand même le dire,
00:09:55participe aux attentats d'Utalis et aux attentats de Paris.
00:09:59Donc, pendant des mois, il est impliqué dans le réseau terroriste
00:10:02auquel il fournit des planques et des voitures.
00:10:04Et lorsqu'il est arrêté en novembre 2025,
00:10:08il connaît les adresses exactes de plusieurs planques
00:10:10occupées par les terroristes
00:10:12qui sont en train à ce moment-là de préparer les attentats de Bruxelles
00:10:15qui auront lieu en mars.
00:10:17Eh bien, il ne va pas...
00:10:19Et ces planques seront occupées jusqu'en décembre.
00:10:21Donc, encore pendant 30 à 60 jours,
00:10:25au moment où il est arrêté,
00:10:26et à aucun moment, il ne va révéler ces informations au service d'enquête.
00:10:30Merci beaucoup, Claude Moniquet.
00:10:32Information absolument hallucinante et insupportable à lire.
00:10:36Également, Jonathan, peut-être une réaction,
00:10:39Sarah Sandman éventuellement aussi.
00:10:41Je note juste une dernière chose,
00:10:43parce que la justification du tribunal,
00:10:44elle va très très loin.
00:10:46Je lis pour vous,
00:10:48« Le tribunal de Bruxelles estime qu'il a accompli,
00:10:51que l'homme, M. Bacali, a accompli des démarches
00:10:54pour rechercher un emploi et un logement,
00:10:56qu'il se comporte de manière calme et respectueuse,
00:10:58et attendait que son épouse est enthousiaste à l'idée de l'accueillir. »
00:11:02Ça, ils l'ont mis dans la motivation du tribunal.
00:11:03C'est dans la motivation du tribunal.
00:11:05C'est extraordinaire.
00:11:06J'ai vu ça, je l'ai lu 3-4 fois
00:11:08avant d'être sûr de comprendre ce que j'étais en train de lire.
00:11:11Son épouse est enthousiaste ?
00:11:12Son épouse, c'est dans la motivation du tribunal,
00:11:15de l'explication de la décision, son épouse est enthousiaste
00:11:18à l'idée de l'accueillir.
00:11:19J'espère que les voisins aussi, ça aurait fait un argument supplémentaire.
00:11:23Il y a quelque chose de très inquiétant également,
00:11:26Claude Moniquet pointait à juste titre le fait que la Belgique
00:11:29était un cancer sécuritaire pour l'Europe,
00:11:31mais du fait de l'espace Schengen
00:11:33et de la libre circulation des biens et des personnes,
00:11:36dès lors que quelqu'un est libre de ses mouvements en Belgique,
00:11:38il l'est dans tout le territoire Schengen.
00:11:40Et il est très inquiétant de voir que ce type de libération,
00:11:43même ponctuelle, est amené à devenir permanente très rapidement.
00:11:49Ça coïncide aussi avec la libération en France, par exemple,
00:11:52progressivement dans les mois et années qui viennent des djihadistes
00:11:55qui avaient été capturés en Syrie, souvenez-vous-en.
00:11:58La déradicalisation est un fantasme, est un mythe, ça n'existe pas.
00:12:02Donc on va se retrouver avec l'Europe comme une sorte de nouveau terrain de chasse
00:12:07potentiellement pour les djihadistes,
00:12:09les djihadistes européens, les djihadistes par essence mondiaux.
00:12:12Et ça, c'est très très inquiétant.
00:12:14Et ça pose la question de la cacophonie.
00:12:15La théorie et la pratique disant, à quoi bon mettre 25-30 ans,
00:12:20ce qui est beaucoup, pour sortir au bout de 10 ans,
00:12:22et peut-être représenter un danger pour la société.
00:12:26Parce que bien se comporter en prison, c'est une chose.
00:12:28Il y a plein de grands criminels qui se comportent extrêmement bien en prison.
00:12:31À l'extérieur, c'en est une autre.
00:12:32Et ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de récidive,
00:12:34de prise de contact avec d'autres individus.
00:12:37Et la responsabilité des juges ne sera pas engagée.
00:12:39Moi, je vous dis, je suis tombé de ma chaise cet après-midi en lisant ça.
00:12:43Vous avez eu raison.
00:12:44Cette décision kafkaïenne, à certains égards,
00:12:46elle fait écho avec nous ce qui s'était passé en France.
00:12:48Rappelez-vous, Salah Abdeslam,
00:12:49qui avait eu le droit d'utiliser une clé USB et un ordinateur,
00:12:52alors même qu'il était incarcéré à Vendin-le-Vieille,
00:12:55qui était censé être la prison de plus haute sécurité.
00:12:57Donc évidemment, ces successions de décisions,
00:12:59alors c'était en France, c'était en Belgique,
00:13:01suscitent pour le moins l'interrogation.
00:13:03Je balance entre le fait d'être rassuré et de me dire
00:13:06que la justice de mon pays,
00:13:07enfin il n'y a plus laxiste que la justice de mon pays,
00:13:10et en même temps très effrayé de me dire que la justice peut se comporter.
00:13:12Il y a des permissions de sortir pour des permis de conduire.
00:13:14Souvenez-vous, on en avait parlé en 2024.
00:13:16Là, c'est des congés, 6 fois 36 heures,
00:13:20pour une éventuelle libération après un tiers de la peine.
00:13:23Donc dans quelques mois, pourquoi pas ?
00:13:24Bon, cette décision qui sera commentée par ailleurs sur notre antenne,
00:13:28à n'en pas douter.
00:13:29On avance avec le maire de Béziers, vous le savez,
00:13:31Robert Ménard, qui est convoqué devant le tribunal judiciaire
00:13:33de Montpellier.
00:13:33Ce sera le 30 septembre pour avoir refusé de marier en 2023
00:13:36une ressortissante française et un citoyen algérien
00:13:41en situation irrégulière.
00:13:42Il n'est pas le seul.
00:13:42Des affaires du même genre se sont produites récemment.
00:13:45On parlait hier de Chessy en Seine-et-Marne.
00:13:47On pourrait évoquer Bourg-les-Valences dans la Drôme,
00:13:50au Mont dans le Nord,
00:13:50les maires qui avaient estimé une relation insincère
00:13:53ou que le mariage était arrangé, problème.
00:13:56C'est interdit.
00:13:57Seul un procureur peut prendre la décision.
00:13:59Un petit récapitulatif des affaires qui ont marqué ces derniers mois.
00:14:03Robert Ménard avait fait la une en 2023.
00:14:07Le maire de Béziers avait refusé de célébrer le mariage
00:14:10d'une française avec un Algérien sous OQTF.
00:14:14Même cas de figure à Chessy en Seine-et-Marne
00:14:16ou à Bourg-les-Valences dans la Drôme, il y a un an.
00:14:20Mais alors, que dit la loi ?
00:14:22Seul le procureur de la République peut s'opposer au mariage
00:14:25s'il soupçonne un mariage blanc,
00:14:27une fraude ou une absence de consentement réel.
00:14:30Le maire, lui, doit seulement transmettre le dossier,
00:14:35signaler ses soupçons au procureur.
00:14:37Mais il ne peut pas décider seul d'interdire l'union.
00:14:40Au sein même du gouvernement.
00:14:42C'est le divorce.
00:14:43Je porte une loi en ce moment avec le Parlement,
00:14:46je pense au sénateur de Milly,
00:14:48pour en effet que les maires ne puissent pas être condamnés
00:14:50s'ils refusent de pouvoir marier un OQTF.
00:14:53Et on va même plus loin d'empêcher le mariage
00:14:56d'une personne dont la République a dit
00:14:58qu'elle ne pouvait pas rester sur le territoire national.
00:15:00Alors c'est un peu compliqué parce qu'il y a des conventions internationales,
00:15:02mais je veux dire à M. Ménard que nous nous bougeons beaucoup pour changer la loi.
00:15:06Un maire doit respecter la loi.
00:15:07Robert Ménard aurait dû respecter la loi.
00:15:10Ça n'empêche pas de réfléchir à faire évoluer les prérogatives des maires
00:15:13pour pouvoir effectuer un minimum de contrôle.
00:15:16Selon un sondage CSA pour CNews,
00:15:1973% des Français estiment qu'il faut interdire les mariages
00:15:23quand l'une des deux personnes est un étranger en situation irrégulière.
00:15:27Refusant le mariage, le maire risque jusqu'à 5 ans de prison.
00:15:3175 000 euros d'amende
00:15:33et une possible peine complémentaire d'inéligibilité.
00:15:37Ça paraît absurde, mais c'est bien comme ça que ça se passe en France.
00:15:39Écoutez Robert Ménard qui était ce matin dans la matinale.
00:15:42J'ai entendu M. Nunez.
00:15:44Qu'est-ce qu'il dit, M. Nunez ?
00:15:45Il dit que le maire doit respecter la loi.
00:15:46Mais il se fout de ma gueule.
00:15:49Enfin.
00:15:50D'abord, si j'étais lui,
00:15:51je m'adresserais au chef de l'État
00:15:54qui trouvait que c'était l'US.
00:15:55J'attends que M. Nunez demande à M. Macron
00:15:58s'il fallait que j'applique la loi.
00:16:00Il ne l'a jamais dit.
00:16:01Mais il se fout de moi.
00:16:02M. Nunez, mais quelle lâcheté !
00:16:04Il ne peut pas dire que la loi est mal faite.
00:16:06Il ne peut pas dire que ça nous met dans des situations invraisemblables.
00:16:10Que M. Nunez se reprenne un peu.
00:16:12Honnêtement, c'est...
00:16:14On comprend votre colère.
00:16:15Non, mais c'est un coup de poignard dans le dos à mon égard.
00:16:18Cette question et cette réponse que vous avez vue dans le sujet il y a un instant.
00:16:22Faut-il interdire les mariages quand l'une des deux personnes est un étranger en situation irrégulière ?
00:16:26Sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD.
00:16:29Résultat sans appel.
00:16:3073% des Français répondent favorablement.
00:16:34On voit le détail également dans un instant qui va s'afficher.
00:16:37Je voudrais en dire un mot avec Yoann Gillet, député RN du Gard, porte-parole du Rassemblement national.
00:16:43Et justement spécialiste de ces questions d'immigration.
00:16:46Cette interdiction, elle est souhaitée d'abord.
00:16:49Monsieur, bonjour et merci d'être avec nous par les sympathisants de la droite et du centre.
00:16:52Il y a un clivage aussi sur cette question dans notre pays.
00:16:56Les Français, évidemment, ne comprennent pas qu'en France, un maire soit contraint de marier quelqu'un qui est sous
00:17:03UQTF
00:17:03et qui donc a vocation à rentrer dans son pays et qui est en situation irrégulière sur le sol français.
00:17:09Cette situation, elle est totalement dingue.
00:17:11Et les maires qui refusent aujourd'hui de marier des personnes sous UQTF, moi je les comprends tout à fait.
00:17:16Et si j'étais maire, je ferais simplement la même chose et même sûrement la même chose qu'eux, évidemment.
00:17:22C'est dingue.
00:17:23Mais Monsieur Nunez fait là, finalement, il fait au grand jour, il met au grand jour sa personnalité.
00:17:31C'est quelqu'un de faible, c'est quelqu'un qui est responsable de la situation actuelle du pays.
00:17:36Lui et ses prédécesseurs parce que même si j'entends ici et là certains, parce qu'on est à l
00:17:41'approche des élections présidentielles,
00:17:43commençaient à vouloir tenir des propos comme le ferait Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
00:17:48je rappelle que tous ces gens ont une responsabilité.
00:17:51Je mets Monsieur Nunez dans le lot, je mets Monsieur Darmanin également parce que le problème de fond, c'est
00:17:56quoi ?
00:17:56C'est qu'en France, il y a énormément de personnes sous UQTF et que le gouvernement ne fait rien
00:18:02pour renvoyer ces personnes chez elles.
00:18:04La vérité, c'est que nous pouvons renvoyer ces personnes chez elles.
00:18:07Pour ça, il faut mener un bras de fer contre les pays d'origine qui refusent de récupérer leurs ressortissants.
00:18:13Et nous avons fait, nous, à l'Assemblée nationale, de nombreuses propositions en ce sens qui n'ont jamais été
00:18:19entendues par le gouvernement.
00:18:20Donc, le gouvernement fait preuve de faiblesse comme le fait Monsieur Nunez.
00:18:25Mais Monsieur Nunez ferait mieux de s'occuper de ce qu'il pensait avant de s'intéresser à la vie
00:18:32quotidienne des personnes en situation irrégulière et donc des délinquants.
00:18:36Merci beaucoup, Yohannes-Juliette, député du Gard et porte-parole du RN.
00:18:40On se demande si l'Assemblée va légiférer.
00:18:42Il y a eu des tentatives précédemment.
00:18:44Il y a une niche parlementaire prévue dans quelques jours par l'UDR alliée du RN.
00:18:47C'est Eric Sioiti qui portera ça.
00:18:49Mais il y a eu des tentatives infructueuses.
00:18:51Il n'y aura pas d'évolution favorable.
00:18:52Ça sera censuré par le Conseil constitutionnel.
00:18:54Il y a eu des jurisprudences constantes.
00:18:56Il y a eu la décision de 1993, la décision de 2003.
00:18:58Et on a aussi la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme qui ne va absolument pas
00:19:02en ce sens,
00:19:02notamment avec un arrêt de 2010.
00:19:04C'était le Royaume-Uni, je crois.
00:19:06Donc, on se dit que c'est parti pour durer, quand bien même cette situation est totalement absurde.
00:19:10C'est-à-dire que ce serait bien que les OQTF respectent la loi.
00:19:13Mais c'est au maire qu'on dit qu'ils sont hors la loi.
00:19:17Juste un mot avec Maître Antoine Savignac qui est également avec nous et je le remercie.
00:19:21C'est très intéressant de vous avoir puisque vous êtes l'avocat de la mairie de Chessy.
00:19:24La mairie de Chessy qui pourrait être prochainement condamnée.
00:19:29Le couple, en l'occurrence, une femme, vous me dites si je me trompe,
00:19:33qui est d'origine finlandaise et un homme algérien en situation irrégulière,
00:19:37que la mairie a refusé de marier.
00:19:38Finalement, ils ont obtenu gain de cause en se mariant le 11 avril.
00:19:41Et maintenant, ils réclament des dommages et intérêts à la mairie de Chessy à hauteur de 15 000 euros.
00:19:46C'est extraordinaire.
00:19:47Comment vous girez ce dossier, monsieur ?
00:19:49Ce n'est pas des dommages et des intérêts.
00:19:50C'est la liquidation d'une astreinte.
00:19:52Le maire avait été connu sous une astreinte journalière de 500 euros par jour de retard à les condamner.
00:19:58Oui, c'est ça.
00:19:58Et effectivement, aujourd'hui, ils réclament, puisqu'il y a eu du retard dans leur mariage, la liquidation de la
00:20:05astreinte.
00:20:05Si le juge applique la loi, ce qui a priori est vraisemblable, il condamnera la mairie de Chessy.
00:20:21S'il prend compte des faits inhérents à ce dossier, il constatera que la mariée vit en Finlande et le
00:20:27marié vit en France
00:20:28et que le doute légitime émis par le maire au moment de les mariés est finalement bien fondé.
00:20:33Peut-être que le parquet, d'ailleurs, en tirera les conséquences sur la légalité et la sincérité de ce mariage.
00:20:40Robert Ménard est dans le même cas et je le comprends.
00:20:45Il y a un moment où la loi est bonne ou elle n'est plus bonne.
00:20:49L'OQTF a été créé très postérieurement, en 2008, au texte régissant les obligations des maires en matière de mariage.
00:20:57Ils sont confrontés dans cette situation à un problème.
00:21:00C'est le télescopage entre l'intérêt général et la liberté individuelle.
00:21:05Changer la loi est une urgence pour vous ?
00:21:08Je pense que la loi est une urgence pour trancher ce problème,
00:21:10pour que l'État, qui est totalement défaillant dans l'exécution des OQTF,
00:21:15ne fasse pas peser la responsabilité sur les maires qui se retrouvent face à des personnes qui ne devraient pas
00:21:21être là
00:21:21si l'État exécutait les obligations qui sont les siennes et exécutait ces OQTF
00:21:27et ne soient pas, eux, finalement, tributaires de la défaillance de l'État.
00:21:32Sur la censure de ce texte, je n'ai pas totalement le même avis que votre invité en plateau.
00:21:37Il suffit pour ça de relire le rapport de la CEDH de 2025 sur le mariage, entre autres.
00:21:43Et vous verrez qu'en matière de mariage, la CEDH a rarement accepté de se « mouiller » sur le
00:21:51sujet
00:21:52et renvoie tout, finalement, à la loi du pays dans laquelle les personnes se marient.
00:21:56Je pense qu'il n'y aura même pas besoin d'aller chercher jusqu'à la CEDH.
00:21:59Vous allez avoir la France insoumise qui va bastonner, pardonnez-moi, des milliers d'amendements,
00:22:03qui va faire obstruction.
00:22:04Et cette niche parlementaire, je ne sais même pas si elle aura le temps d'être votée
00:22:09parce qu'il y a ce jeu d'instruction qui va avoir lieu.
00:22:11On sait très bien comment ça va se passer, Maxime.
00:22:13Vous avez raison, les niches parlementaires sont désormais devenues des moyens
00:22:20pour bloquer les textes essentiels qui sont portés par les formations politiques.
00:22:25Et à la mi-juin, effectivement, l'UDR, le parti d'Éric Ciotti,
00:22:28il est très probable que cette proposition soit bloquée par des amendements, une stratégie de blocage.
00:22:35Il nous reste une minute.
00:22:36Maître Savignat, je vous donne le mot de la fin sur ce sujet.
00:22:39Je rappelle, alors vous êtes l'avocat de la mairie de Chessy,
00:22:41mais je rappelle que c'est vrai que le cas Robert Ménard est peut-être le plus médiatisé
00:22:45ces dernières semaines, ces derniers mois.
00:22:47On rappelle quand même que ces maires risquent la prison,
00:22:50risquent la prison pour ne pas avoir voulu marier des gens
00:22:54qui sont dans l'obligation de quitter le territoire français.
00:22:58A Chessy, pour l'instant, il n'y a pas de poursuite pénale
00:23:00puisque le parquet n'a pas fait le choix de poursuivre.
00:23:02Donc il ne risque juste que la liquidation de la streinte.
00:23:05Pour le cas de Robert Ménard, que je connais bien,
00:23:07parce que je suis aussi son conseil,
00:23:09il y a effectivement des peines encourues qui sont beaucoup plus lourdes.
00:23:13Ça va faire l'objet d'un débat.
00:23:15Il y a un débat constitutionnel.
00:23:17Il y a un débat sur les textes objets de la poursuite
00:23:19parce que personne n'a prévu cela
00:23:21et les textes sur la base desquels il est poursuivi dans le cas pénal.
00:23:24Pardon de vous interrompre, c'est ce que je voulais vous demander.
00:23:25Il y a une jurisprudence là-dessus ?
00:23:27Il y a des précédents ? Non, aucun.
00:23:28Non, non. Enfin, si, oui, il y a un précédent,
00:23:31mais je pense qu'il y a un vrai débat
00:23:32parce qu'entre autres, les textes pour faire de manière synthétique,
00:23:37il est poursuivi pour avoir fait obstruction à l'exécution de la loi.
00:23:40Je suis d'accord, mais ça veut dire qu'il faut aussi poursuivre
00:23:43les maires qui marient des gens sous OQTF sans le savoir
00:23:46parce que le maire n'a pas la possibilité de savoir
00:23:49si la personne ne le déclare pas qu'elle est sous OQTF
00:23:52et que les maires qui marient des gens qui sont sous OQTF,
00:23:56finalement, font aussi obstruction à l'exécution de la loi
00:23:59applicable en matière d'OQTF.
00:24:01Merci beaucoup.
00:24:02Il y a un vrai débat complexe.
00:24:04Oui, c'est complexe et surtout absurde et insupportable
00:24:07pour les Français qui, eux, ont du bon sens.
00:24:10Merci Maître Antoine Savigny, avocat de la mairie de Chessy,
00:24:12conseil de Robert Ménard également, d'être intervenu sur l'antenne.
00:24:15Courte pause, on se retrouve avec d'autres thématiques.
00:24:18Restez avec nous.
00:24:21120 minutes d'info, la suite.
00:24:23Merci de nous rejoindre en direct sur CNews à quasiment 15h30.
00:24:25D'abord, le rappel de l'actualité avec Valérie Acnain.
00:24:28Rebonjour Valérie.
00:24:29On commence à la une avec cette page justice.
00:24:32Une décision a été rendue lors du procès en appel du crash du vol Rio Paris en 2009.
00:24:37Airbus et Air France sont condamnés pour homicide involontaire.
00:24:40Ce crash dans l'Atlantique avait fait 228 morts.
00:24:44Airbus et Air France devront payer 225 000 euros d'amende chacun aux partis civils.
00:24:49On va tout de suite retrouver Juliette Sadat et Emma Loro sur place.
00:24:52Bonjour Juliette, c'était une décision très attendue par les partis civils.
00:24:58Oui, effectivement.
00:24:59Et un immense soulagement pour ces partis civils qui étaient très nombreuses dans la salle d'audience.
00:25:04Car rappelez-vous, vous l'avez dit, le crash avait fait 228 morts, dont 72 Français.
00:25:09Donc la décision était évidemment très attendue.
00:25:12Enfin, la justice reconnaît la responsabilité pénale d'Airbus et d'Air France dans ce drame.
00:25:20Pour la justice, c'est évidemment la négligence du constructeur vis-à-vis de ces fameuses sondes pitot défaillantes
00:25:26et le manque de préparation et de formation de l'équipage de la compagnie aérienne
00:25:30qui ont bien contribué au crash de l'A330.
00:25:34Airbus et Air France sont condamnés chacun à verser l'amende maximale, 225 000 euros d'amende.
00:25:41Merci beaucoup, Juliette Sadat.
00:25:42Dans le reste de l'actualité, la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques en France.
00:25:46Sébastien Lecornu va prendre la parole.
00:25:47Vous le suivrez à 17h en direct sur CNews pour présenter de nouvelles aides.
00:25:51Le Premier ministre envisage un nouveau paquet d'aides pour le mois de juin
00:25:55destiné aux secteurs les plus touchés comme l'agriculture, la pêche ou le BTP.
00:26:00Pour l'instant, aucune baisse générale de la fiscalité sur les carburants où l'énergie est prévue.
00:26:05Nos équipes sont allées à la rencontre d'automobilistes.
00:26:08Entre colère et résignation, beaucoup disent ne plus y croire.
00:26:12Reportage de Michael Dos Santos et Coralie Auberti.
00:26:15Le récit est signé Sarah Fenzari.
00:26:18A la pompe, les prix continuent de flamber et la patience des Français aussi.
00:26:23Des annonces, des annonces. On nous fait des annonces tout le temps.
00:26:27Là, ce matin, je vois le prix à la pompe qui ne baisse pas.
00:26:29Quelques heures avant les mesures carburants promises par le Premier ministre,
00:26:32ces automobilistes affichent surtout leur lassitude.
00:26:37Moi, personnellement, je n'y crois plus trop. C'est des annonces.
00:26:39Pour beaucoup, dans cette station essence des Hauts-de-Seine,
00:26:42les aides promises par le gouvernement ne suffisent plus.
00:26:45Certains dénoncent même des dispositifs trop ciblés.
00:26:48C'est toujours les mêmes classes sociales qui en bénéficient.
00:26:52Et puis, les classes intermédiaires comme nous, on est pénalisés.
00:26:55Alors, une demande revient sans cesse.
00:26:58Qu'ils enlèvent la taxe, qu'ils diminuent les taxes.
00:27:00Sans délai des taxes, comme ça, ça serait reparti pour tout le monde.
00:27:03Parce que nous aussi, on prend la voiture, on utilise la voiture.
00:27:07Donc, il faudrait tout le monde être à la même mille.
00:27:10Les annonces de Sébastien Lecornu sont attendues à 17h.
00:27:16Et puis, on termine avec une image du Pont-Neuf,
00:27:18comme vous ne l'avez jamais vu à Paris.
00:27:20Métamorphosée en grande géante.
00:27:21Une création de l'artiste JR, ouverte au public à partir du mois de juin prochain.
00:27:26Exactement.
00:27:26Et il a nommé cette oeuvre éphémère « La caverne du Pont-Neuf ».
00:27:32En hommage à Christo et Jeanne-Claude, qui avait en 1985 enveloppé le Pont-Neuf de tissus.
00:27:38C'est vrai.
00:27:38Une illusion monumentale qui fait réagir les Parisiens écoutés.
00:27:43Ça détonne un peu, c'est assez surprenant.
00:27:46Je ne connais pas les intentions de l'artiste derrière cette oeuvre.
00:27:51Mais il y a un côté très monumental, je pense, de la montagne.
00:27:55Et j'imagine que c'est ce qu'il a voulu représenter.
00:27:57Après, le lien entre la montagne et Paris, je ne suis pas sûre qu'il y en ait vraiment.
00:28:02Mais ça ramène un peu de nature fictive au cœur de Paris, j'imagine.
00:28:05Je ne sais pas.
00:28:05Je la trouve très belle parce qu'il réussit, avec du minéral, à faire du mouvement et à prendre du
00:28:14volume.
00:28:15Je trouve ça très beau.
00:28:16C'est vrai qu'il est de plus en plus fréquent.
00:28:19C'était pas lu la pyramide du Louvre aussi ?
00:28:22La pyramide du Louvre aussi.
00:28:24Voilà, donc oui, de plus en plus, il y a en vrai de choses-là.
00:28:27Et puis elles sont impressionnantes, donc elles permettent de mettre en valeur le monument de Paris.
00:28:33Et vous, ça vous plaît ?
00:28:34Honnêtement, je ne suis pas très fan de Neuf.
00:28:36Vous pouvez nous remettre l'image, une seconde, les amis, s'il vous plaît ?
00:28:37Moi, j'aime beaucoup.
00:28:38Ah oui ?
00:28:39Oui.
00:28:39Tour de table, Maxime Legay ?
00:28:41Moi, je pense que le Pont Neuf est assez beau.
00:28:44Il se suffit à lui-même pour le Pont Neuf.
00:28:45Ben oui.
00:28:46Il n'y a pas besoin...
00:28:47Chaque fois qu'on met de la mouillère...
00:28:47Non, mais je ne vais pas faire le vieux réac, d'autant que...
00:28:50Mais je trouve...
00:28:50Non, mais c'est monumental, c'est une œuvre d'art, pourquoi pas ?
00:28:53Et l'œuvre d'art est faite pour être discutée et il n'y a pas de souci là-dessus.
00:28:57Je trouve que c'est un peu triste, que ça manque de couleurs.
00:28:59J'ai l'impression d'être sur la banquise, moi.
00:29:00Je n'ai rien de faire des photos en noir et blanc.
00:29:02Vous dites ?
00:29:03Oui, certes.
00:29:03Je n'ai rien de faire des photos en noir et blanc, c'est sa patte de fabrique.
00:29:06Il y a une prouesse technique évidente, puisque c'est monumental et c'est vraisemblablement
00:29:11en trois dimensions.
00:29:13Vous touchez une commission de...
00:29:14Non, mais parce que je critique tout à chaque fois, donc quand il y a quelque chose qui
00:29:17sort un peu de l'ordinaire.
00:29:18Après, je trouve ça plutôt moche, parce que ça me fait penser à la Philharmonie de Paris.
00:29:22À la Philharmonie...
00:29:23Ah oui, c'est vrai.
00:29:24Il y a un petit quelque chose.
00:29:25Mais on sait ce qu'il y a à l'intérieur ?
00:29:26On pourra passer dans le pont ?
00:29:28Oui, on pourra rentrer avec des installations, il y a des DJs branchouilles et tout.
00:29:30Ah, il y a des DJs !
00:29:31D'accord.
00:29:32Bon, s'il y a des DJs, alors ça va mieux.
00:29:33Ça va tout de suite mieux.
00:29:34Ça va tout de suite mieux.
00:29:36Caroline Castet, qu'en pensez-vous ?
00:29:38Voilà, exactement comme mon camarade.
00:29:40Caroline Castet qui est avec nous et je le remercierai d'être son chef du magazine Capital.
00:29:43On va en dire un mot avec ce nouveau numéro qui est sorti ces dernières heures, qui est
00:29:47sorti aujourd'hui.
00:29:48J'en profite également pour accueillir Yves Cara qui est avec nous.
00:29:50On parlera des annonces du Premier ministre à 17h avec vous, porte-parole de Mobilité
00:29:55de France.
00:29:55Eric Derritte-Matten qui nous rejoint, Jonathan Sixou, Sarah Salman, toujours présent.
00:29:59Je voudrais qu'on prenne quelques instants pour évoquer la une de Capital avec des dossiers
00:30:04toujours sympas, instructifs et qui nous interpellent.
00:30:07Vous sortez un numéro spécial sur ceux qui sont partis de rien et qui ont réussi.
00:30:12On reconnaît sur cette image notamment le ministre Serge Papin, le grand chef Alain
00:30:17Ducasse et d'autres.
00:30:18Pourquoi ce dossier ?
00:30:19Parce qu'on s'est dit qu'une fois n'était pas coutume, qu'on voulait aller prendre le
00:30:23contre-pied de l'actualité.
00:30:25Voilà, on a une actualité plombée, on est dans les crises financières, on est dans
00:30:31les crises diplomatiques, on voit revenir la peur du chômage, la peur de la pandémie.
00:30:36On a trouvé que ça faisait beaucoup.
00:30:38À l'approche de l'été, on a eu envie de raconter à nos lecteurs tout simplement
00:30:42de belles histoires.
00:30:44Donc des histoires de réussite, mais pas n'importe quelle réussite, des réussites
00:30:47inattendues.
00:30:48Venant de gens qui, soit comme le titre l'indique, sont partis de rien ou pour nuancer un peu,
00:30:54en tout cas n'avaient pas toutes les cartes en main.
00:30:56Oui, c'est ça que j'allais vous dire.
00:30:57Parce que partir de rien, c'est un concept un petit peu flou.
00:30:59Qu'est-ce que ça veut dire partir de rien ?
00:31:01Alors c'est très variable, il faut regarder les différents portraits réalisés par la
00:31:04rédaction.
00:31:05Il y a des gens qui sont, par exemple Kelly Massol, qu'on connaît tous, qui est en une...
00:31:09Oui, qui est la jeune femme qui est au milieu de l'image.
00:31:11Voilà.
00:31:12Aujourd'hui milliardaire.
00:31:13Aujourd'hui milliardaire.
00:31:13C'est ce que j'ai lu dans votre magazine.
00:31:14Absolument.
00:31:15Milliardaire.
00:31:15Elle est milliardaire, elle est fondatrice de Les Secrets de l'Oli.
00:31:19Merci.
00:31:20Les Secrets de l'Oli, des soins capillaires très pointus.
00:31:23D'accord.
00:31:23Et cette jeune femme a été abandonnée par sa mère à quelques mois, élevée par
00:31:27sa grand-mère et passée en famille d'accueil.
00:31:29Enfin, voilà.
00:31:30On a un autre exemple.
00:31:31Mais ça, je serais tenté de dire que ce sont des bagages terribles, évidemment, mais
00:31:34qui peuvent renforcer, qui peuvent avoir justement l'effet contraire.
00:31:37On part avec justement des blessures, des fêlures qui nous donnent peut-être plus
00:31:42la niaque.
00:31:42Oui.
00:31:43Alors là, pour le coup, on est vraiment dans la très très belle histoire.
00:31:46Je me permets, Julien.
00:31:47C'est l'exception.
00:31:49C'est quand même pas mal pour avoir une scolarité, pour se construire, pour grandir,
00:31:54d'avoir un foyer.
00:31:55Là-dedans, il y a plusieurs personnes qui sont passées en famille d'accueil.
00:31:58Il y en a une qui a repris My English School, qui était pupille de l'État.
00:32:03Enfin, il y a vraiment des enfants quand même très fracassés.
00:32:06Il y a ça.
00:32:07Il y en a d'autres un peu plus différentes, plus nuancées, comme celle de Léon Loulusa,
00:32:13le patron actuel de l'ESCP, qui est arrivé très jeune, enfant, ne parlant pas français,
00:32:17du Laos, qui a fait des études totalement exceptionnelles, qui est aujourd'hui patron
00:32:21d'une très grande école de commerce.
00:32:24Voilà, on a effectivement le côté parti de rien, est un peu vaste et à nuancer.
00:32:30Mais c'est pour ça qu'il faut...
00:32:30J'ai noté le...
00:32:32Il y a un portrait que j'ai beaucoup aimé et je le relis, là.
00:32:34C'est Philippe Collin, chirurgien orthopédique de l'Épaule, un fils d'ouvrier du 93,
00:32:39qui est devenu un ponte de la médecine et qui illustre parfaitement, là encore,
00:32:43cette médritocratie.
00:32:45Il y a pas mal de chiffres, notamment dans ce dossier des statistiques.
00:32:48Alors là, il y en a un qui m'a plus étonné que les autres.
00:32:50Un créateur de sociétés sur cinq, donc 20% des entrepreneurs n'ont pas le bac.
00:32:55Exactement, moi aussi, ce chiffre m'a interpellé.
00:32:57Incroyable.
00:32:57C'est incroyable et chacun l'interprétera comme il veut.
00:33:01Nous, à Capital, on a trouvé que c'était inspirant, que ça faisait sourire, que ça
00:33:05donnait de l'espoir et que ça disait quelque chose, surtout en France, dans un pays comme
00:33:09le nôtre, qui est quand même encore très très attaché au CV, et c'est pas un reproche,
00:33:13c'est comme ça, beaucoup plus que les pays anglo-saxons, le CV, le savoir académique,
00:33:17les diplômes.
00:33:18Voilà, on a un créateur d'entreprise sur cinq, ce qui est quand même le cœur de richesse,
00:33:22le cœur battant de la France et de l'économie française, qui n'a pas le bac.
00:33:25Preuve que c'est possible, et tant mieux.
00:33:27Nous, on a voulu faire une une inspirante, qui redonne le sourire, qui dise aux gens,
00:33:32c'est pas plombé, ça se tente, on n'est pas obligé d'avoir toutes les cartes en main de
00:33:36départ.
00:33:37Il y a tout un dossier sur les coulisses du business de la Coupe du Monde.
00:33:40J'ai particulièrement jeté un œil, je vous cache pas, au placement passion, au petit
00:33:44placement un petit peu discret, ça vous tente, ça vous tente.
00:33:48Je vais le lire un petit peu plus précisément plus tard dans la soirée.
00:33:52Merci beaucoup, je conseille évidemment à tous nos téléspectateurs, depuis aujourd'hui
00:33:55le numéro de juin de Capital et cet énorme dossier sur ceux qui sont partis de rien
00:34:00et qui ont réussi.
00:34:00Vous restez un petit peu avec nous ?
00:34:01Avec grand plaisir.
00:34:02Parce qu'on va parler chiffres, on va parler économiques, qui est quand même le cœur
00:34:05de votre magazine.
00:34:07Et cette réponse attendue face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur les prix
00:34:10du carburant, l'activité économique.
00:34:12Sébastien Cornu doit annoncer tout à l'heure, 17h sur CNews, les nouveaux dispositifs
00:34:16d'aide aux gros rouleurs notamment, qui s'appliqueront dès le mois de juin.
00:34:19Direction station service, tiens, pour prendre le pouls un petit peu des Français et de
00:34:23leurs ressentis, Miquel Dos Santos, le prix du carburant toujours élevé.
00:34:27Qu'attendent les Français tout à l'heure du gouvernement ?
00:34:34Écoutez Julien, les Français avec qui nous avons pu échanger ici dans cette station
00:34:38service n'attendent pas grand-chose finalement du gouvernement.
00:34:41Beaucoup espèrent bien sûr une baisse généralisée des prix du carburant, notamment avec une
00:34:45diminution des taxes, mais ils le savent pertinemment.
00:34:49Cela a peu de chances d'arriver, notamment au vu de la situation budgétaire.
00:34:53Cet après-midi, Sébastien Lecornu devrait d'ailleurs annoncer des aides ciblées pour
00:34:57certaines professions.
00:34:59Écoutez ce qu'en pensent les automobilistes avec qui nous avons pu échanger.
00:35:03Je n'attends plus grand-chose, parce que des annonces, des annonces, on nous fait
00:35:08des annonces tout le temps.
00:35:09Là, ce matin, je vois le prix à la pompe qui ne baisse pas.
00:35:11Dans le centre des taxes, comme ça, ça serait reparti pour tout le monde, pas uniquement
00:35:16basé sur les, mettons, ceux qui font de grands transports et tout ça, parce que nous
00:35:21aussi, on prend la voiture, on utilise la voiture, donc il faudrait tout le monde être
00:35:27à la même ligne.
00:35:28Qu'ils enlèvent la taxe, qu'ils diminuent les taxes.
00:35:32Moi, personnellement, je n'y crois plus trop.
00:35:34C'est les annonces, c'est toujours les mêmes classes sociales qui en bénéficient.
00:35:38Et puis, les classes intermédiaires comme nous, on est pénalisés.
00:35:45Et en attendant, les annonces de Sébastien Lecornu, beaucoup utilisent ce qu'on appelle
00:35:50le système débrouillé.
00:35:52Ils réduisent leurs déplacements, privilégient aussi les transports en commun ou roulent aussi
00:35:56moins vite pour éviter de trop consommer.
00:35:58Si beaucoup, Mickaël, on a peut-être les prix d'ailleurs à afficher du carburant ces
00:36:02dernières années.
00:36:03On est au-dessus des 2 euros pour le sans-plan 95 et 98, au-dessus des 2,10, même,
00:36:08et le
00:36:08diesel au-dessus des 2,15 également.
00:36:11Avant de faire un point en plateau, de me tourner vers vous, évidemment, Yves Cara.
00:36:15C'est dommage, il manque un carburant.
00:36:17Lequel ?
00:36:18Le E85.
00:36:19Le E85 ?
00:36:19Il sera en verre à moins d'un euro.
00:36:21Rappelez-moi ce que c'est que l'E85, je suis désolé.
00:36:23Le super éthanol, c'est de l'alcool à base de betterave et de maïs.
00:36:28Pour mettre dans la voiture.
00:36:29Pour mettre dans la voiture, tout à fait.
00:36:30Et le litre est à moins d'un euro.
00:36:31C'est dommage qu'il ne soit pas là parce que c'est une vraie bonne solution.
00:36:34C'est vrai, on aurait pu se rabattre là-dessus.
00:36:38Quel genre de voiture roule ça ?
00:36:40Alors, vous avez des voitures d'origine.
00:36:41Quel est le pourcentage du parc automobile français qui roule ?
00:36:43Alors, il y a à peu près 5% de carburant E85 qui est distribué en France.
00:36:48Et il n'y a que Ford, malheureusement, qui faisait les voitures équipées d'origine.
00:36:52Il n'y a plus qu'un modèle maintenant.
00:36:54Sinon, avec un boîtier, vous pouvez convertir quasiment toutes les voitures à essence.
00:36:57À essence, pas d'héthème.
00:36:58Mais ça coûte cher.
00:36:58Je vais y penser, ça.
00:36:59Et écoute, la conversion, ça coûte cher ?
00:37:01Et c'est amorti sur la durée ?
00:37:02Non, mais aujourd'hui, avec plus d'un euro de différence entre ce carburant et le SP95,
00:37:07il est amorti très, très rapidement.
00:37:08On est sorti un tout petit peu du sujet.
00:37:10On va aller à Matignon pour qu'on puisse avoir le temps de discuter un petit peu de ce qui
00:37:13nous attend ce soir.
00:37:14Dunia Tengour qui est avec nous.
00:37:17Dunia, est-ce qu'on a glané des petites indiscrétions sur ce que va nous dire Sébastien Lecornu ?
00:37:26Alors ici, c'est top secret, Julien.
00:37:29On a peu d'informations.
00:37:30Ce que je peux déjà vous dire, c'est que la réunion approche à grands pas.
00:37:33Les voitures arrivent, les ministres arrivent.
00:37:35Il y aura 10 ministres autour de Sébastien Lecornu dès 16h.
00:37:39Et ensuite, il y a cette fameuse conférence de presse dont on a parlé à 17h,
00:37:43où le premier ministre doit détailler les fameuses aides face à la flambée.
00:37:48D'ailleurs, il y a un ministre qui vient juste d'arriver derrière moi.
00:37:50Donc ces fameuses aides face à la flambée des prix des carburants.
00:37:54Conséquence directe, vous le savez, de la guerre au Moyen-Orient.
00:37:56Alors depuis plusieurs semaines, l'exécutif table sur des mesures ciblées, vous l'avez dit,
00:38:00pour les Français qui prennent la voiture tous les jours, les gros rouleurs, les aides à domicile,
00:38:05les infirmiers libéraux ou encore certaines professions dépendantes du carburant.
00:38:09Mais c'est bien là qu'il y a des zones d'eau parce qu'on ne sait pas s
00:38:12'il y aura de possibles ouvertures à de nouvelles professions.
00:38:15C'est peut-être cela qui va être scruté tout à l'heure.
00:38:17Alors le gouvernement exclut pour l'instant, j'ai entendu les Français parler de ces baisses de taxes qui sont
00:38:23demandées,
00:38:24notamment par le Rassemblement national.
00:38:27Apparemment, ce n'est pas vraiment d'actualité puisque c'est une mesure qui est jugée trop coûteuse.
00:38:33On le sait, les caisses de l'État sont vides, on nous le rappelle depuis plusieurs semaines, plusieurs mois déjà.
00:38:37Pour Matignon, c'est plutôt du sur-mesure avec des aides temporaires, bien sûr, et ciblées.
00:38:42Et donc des annonces très attendues à 17h ici à Matignon.
00:38:45– Merci beaucoup Donéa Tengour, que l'on ira voir évidemment tout au long de l'après-midi
00:38:52pour ces déclarations du Premier ministre.
00:38:54Yves Cara, en fait ce qu'on comprend c'est que les Français vont obtenir tout sauf ce qu'ils
00:39:00demandent.
00:39:02– Oui, après le gouvernement n'est pas dans une situation facile.
00:39:05Ils n'annoncent rien.
00:39:06– Mais ce n'est pas de la faute des Français ?
00:39:07– Non, oui, mais je veux dire, ils n'annoncent rien, on leur reproche de rien faire.
00:39:10Ils annoncent un peu, ils donnent, il n'y a pas assez.
00:39:12Ils en donnent trop, on augmente le déficit.
00:39:14– Vous voyez ? Donc ce n'est pas facile, facile maintenant.
00:39:16– Ils ne demandent pas mille choses, les Français demandent de baisser les taxes ?
00:39:19– Alors nous, à Mobilité Club France, au début Automil Club Association,
00:39:23on a changé de nom pour prendre en compte toutes les mobilités.
00:39:25On le demande depuis des dizaines d'années.
00:39:27Parce que plus de 50% de taxes sur le carburant, même quand il était à 1,50€, on le
00:39:31demandait.
00:39:32– Si vous le demandez, c'est que c'est possible, vous n'êtes pas…
00:39:34– Alors, possible d'en avoir moins, oui, d'en avoir pas du tout, non.
00:39:37Mais 50%, il n'y a aucun autre, je veux dire, produit essentiel à la vie qui soit autant taxé.
00:39:44Surtout sur le… Donc on le demande depuis longtemps.
00:39:45Alors ils ne veulent pas le faire.
00:39:46Et moi, la théorie de dire, ça va faire rentrer moins d'argent dans les caisses, ça ne marche pas.
00:39:51Parce que l'argent qu'on ne mettra pas dans le réservoir, on ne va pas le mettre dans des
00:39:53paradis fiscaux.
00:39:54On va le remettre dans l'économie française.
00:39:56Ça va profiter à des restaurants, à des magasins ou au tout.
00:39:58Donc, ce n'est pas vrai qu'on va perdre les 35 milliards que rapportent toutes les taxes,
00:40:0235 à 40 milliards que rapportent toutes les taxes du carburant au gouvernement français.
00:40:06Mais encore une fois, ces annonces, elles vont être minimes, même si ça peut être…
00:40:11– Et chaque aide, nous sommes d'accord que chaque aide, quelle qu'elle soit, entraînera des économies.
00:40:16– Oui, mais oui, tout à fait.
00:40:18Il y a 6 milliards d'économies qui doivent être revues.
00:40:19– Non, mais ce que je veux dire, c'est que ces aides, elles vont être temporaires,
00:40:24elles vont être saupoudrées et finalement, elles vont rendre service, bien sûr,
00:40:28à des personnes qui en ont besoin, mais pas assez efficaces.
00:40:31Je vais revenir, excusez-moi, sur ce carburant.
00:40:33Si vous installez un boîtier et que vous payez ce boîtier…
00:40:36– Le 85 que vous évoquiez là.
00:40:38– Oui, on va dire que ça va coûter 100 millions d'aides à peu près,
00:40:41ce qu'ils vont donner aux rouleurs qui ont des voitures à essence.
00:40:45Un boîtier coûte 1 000 euros.
00:40:47Vous pouvez en installer 100 000 avec les 100 millions, d'accord ?
00:40:50Et une fois qu'il est installé, votre plat, il est moitié pris.
00:40:54– Et ça, il n'y a pas de risque de pénurie, c'est un carburant qui est très accessible.
00:40:57– Alors, sur 50 millions de voitures, on ne peut pas,
00:41:00mais il n'y a que les voitures à essence, il y en a à peu près 10 millions qui
00:41:02circulent,
00:41:02que l'on peut équiper.
00:41:03C'est déjà pas mal, commençons par ça.
00:41:05Commençons par ceux qui en ont le plus besoin, qu'on ait voitures à essence.
00:41:08– Moi, je pensais que la vraie chose par là où il commençait,
00:41:11c'était quand même cette taxe pollueur-payeur qui ne sert à rien
00:41:13et qui pourrait nous faire gagner 20 centimes directement du jour au lendemain.
00:41:16– On est d'accord.
00:41:17Et puis la remettre, parce que l'écologie, c'est important,
00:41:20mais effectivement, on pourrait reporter de quelques mois, ça ne va pas changer.
00:41:24– Je ne vous cache pas que de débat en débat, je n'ai toujours pas compris
00:41:26pourquoi on se refuse à supprimer cette taxe pollueur-payeur.
00:41:30– Alors, nous, ça fait longtemps qu'on demande.
00:41:32– C'est vrai qu'en Espagne, ils l'ont fait, ils commencent à le regretter un peu
00:41:34parce qu'ils ont été trop vite.
00:41:35En Espagne, ils ont dit que ce serait temporaire.
00:41:37Donc ça va, on aurait pu le faire, on n'a rien fait jusqu'à maintenant,
00:41:39c'est ce qu'on peut leur reprocher.
00:41:41Bon, on ne réduit pas les taxes, mais il faudrait des solutions de fond.
00:41:44Vous savez, vous avez comme autre carburant que le pétrole.
00:41:47Vous avez le HVO, le B100, le biodiesel, vous en avez plein.
00:41:50Si on les développe et qu'on fait baisser le prix, on pourra se passer du pétrole.
00:41:53– Mais ça, c'est du moyen ou long terme.
00:41:54– Oui, ça, c'est du moyen et long terme.
00:41:56Le court terme, on l'a déjà.
00:41:57Ça peut être l'électrique, pourquoi pas aider à l'achat de voitures électriques d'occasion.
00:42:01Si on peut installer un boîtier chez soi, si on n'a pas de boîtier pour recharger, on oublie.
00:42:05Donc, il y a des solutions qui seraient plus efficaces en fond et en durée que juste sous-poudrer.
00:42:11Je vous donne 50.
00:42:12– Oui, et puis la politique du chèque, on par expérience, la politique du chèque, elle rate souvent sa cible
00:42:16aussi.
00:42:17– Je vais prendre un schéma.
00:42:18Quand quelqu'un a faim, on ne lui donnera pas, mais le lendemain, il aura encore faim.
00:42:21Par contre, si on lui apprend à cultiver, c'est le même système.
00:42:25– Je ne peux pas cultiver de gasoine dans mon jardin.
00:42:28– Non, c'est dommage.
00:42:30On peut toujours creuser si il y a des bouillies du pétrole.
00:42:32– Oui, on peut essayer, c'est pas garanti, surtout chez nous.
00:42:35– On peut trouver du lithium, on a pas mal en France, pas mal pour les bâtiments.
00:42:38– Éric Derit-Maten qui est avec nous, pourquoi l'État ne peut plus rien faire ?
00:42:42Pourquoi ça coince à ce point-là ?
00:42:43– Vous l'avez dit, parce que les dettes sont…
00:42:45Je crois que c'est vraiment la dette qui aujourd'hui pose problème à l'État.
00:42:48On est à plus de 3500 milliards, les taux sont passés à 4%, ce qui est plus que la Grèce,
00:42:52l'Italie.
00:42:53Et donc là vraiment, on a un vrai problème, parce qu'on a une charge de la dette.
00:42:57Les intérêts qu'on rembourse tous les ans, ils vont passer de 65 milliards à 75 milliards.
00:43:01Donc l'État n'a pas un centime aujourd'hui.
00:43:03D'ailleurs, le président de la Banque de France, Villeroy de Gallo, qui va changer d'ailleurs,
00:43:07a dit la semaine dernière, la France n'a plus d'argent.
00:43:10Donc comme ça, au moins c'est clair, on sait à quelle sauce on sera mangé.
00:43:13– Alors j'ai cette petite info qui nous remonte du service politique.
00:43:16– Il se pourrait très probablement que le Premier ministre nous annonce ce soir
00:43:21de remonter de 300 à 600 euros la prime carburant que peuvent verser les entreprises
00:43:26sans passer par l'impôt sur le revenu.
00:43:28Donc en gros, l'État nous dit, c'est le privé qui va jouer le jeu ?
00:43:31– C'est une manière pour l'État de dire que ce sera au privé.
00:43:34– On se défausser.
00:43:34– On se défausser et de remonter, ce qui est sous la base du volontariat,
00:43:38remonter le plafond pour passer de 300 à 600 euros.
00:43:41C'est ce que les employeurs mettent en place pour prendre les frais de carburant des salariés.
00:43:46On dit que l'État n'a pas de marge de manœuvre.
00:43:48Il est vrai, mais parce que le gouvernement pose l'équation et les termes de l'équation.
00:43:53Il dit…
00:43:54– Oui, parce que quand il faut donner 9 milliards à l'Ukraine, on a une marge de manœuvre.
00:43:56– Voilà, c'est-à-dire que dans l'équation qu'a posée le gouvernement,
00:44:00effectivement, il n'a pas de marge de manœuvre.
00:44:01Si on ne veut pas passer en dessous de 5% du déficit,
00:44:04et si on dit qu'on ne baissera pas les taxes,
00:44:07et bien effectivement, on est pris en étau.
00:44:08Et l'autre problème aussi, c'est qu'en France, il faut le dire quand même,
00:44:12le temporaire souvent se pérennise.
00:44:14C'est-à-dire que les contributions dites exceptionnelles,
00:44:18généralement, on a beaucoup de mal à le reprendre.
00:44:20Et donc Sébastien Lecornu, il a aussi ce paramètre en tête, effectivement.
00:44:24Et donc avant d'ouvrir les vannes et de le faire de manière temporaire,
00:44:27il prend les précautions.
00:44:28– Yves Cara ?
00:44:29– Oui, je suis allé à une réunion cette semaine
00:44:31où il y avait plein de représentants différents usagers de la route,
00:44:33et il y avait un représentant de la Fédération nationale des transports routiers, FNTR.
00:44:37Et on parlait justement de ces aides qui allaient être annoncées par le Premier ministre.
00:44:40Il a dit, mais nous, on n'a jamais demandé d'aide.
00:44:42Je veux dire, bon, précisez.
00:44:43Quand ils ont rencontré le gouvernement, je le précise,
00:44:45parce que si jamais c'est annoncé comme ça, c'est pas ce qu'ils voulaient,
00:44:48tous les transports routiers demandaient essentiellement des reports de charges de trois mois.
00:44:52Parce qu'entre la commande, la livraison et la facturation,
00:44:57il fallait trois mois pour pouvoir répercuter.
00:44:59Donc ils ne demandaient pas d'aide.
00:45:01Donc c'est important à préciser.
00:45:02Et quand ils ont rencontré le gouvernement, ils ont noté,
00:45:05mais a priori, ils n'ont pas acté.
00:45:07Donc c'est important de le dire, parce que tout le monde ne demande pas de l'argent,
00:45:09mais des facilités pour faire fonctionner l'entreprise.
00:45:12– Le dernier mot, on va marquer la pause.
00:45:14– Je voulais compléter ce que disait Yves Carras,
00:45:16c'est qu'en fait, pourquoi l'État ne veut rien faire pour pousser la consommation de carburant,
00:45:20c'est-à-dire en baissant l'État ?
00:45:21D'abord, il ne veut pas le faire parce que ça ferait des rentrées d'argent en moins.
00:45:24Et deuxièmement, il a tellement lutté,
00:45:25il est tellement combattu pour développer la voiture électrique avec les bornes de recharge,
00:45:29avec les primes pour acheter de voiture électrique.
00:45:31Un pays qui se veut leader mondial de la décarbonation
00:45:34ne peut pas encourager les gens à acheter de l'essence.
00:45:36C'est de l'idéologie.
00:45:37Mais c'est comme ça.
00:45:38– Merci beaucoup.
00:45:39– 30% de consommation de carburant en moins.
00:45:40– Et d'ailleurs, il ne sera pas seulement question de carburant,
00:45:43on devrait avoir de nouveaux secteurs qui pourraient être soutenus,
00:45:45comme l'industrie du plastique, la chimie,
00:45:46touchée par une inflation également des matières premières.
00:45:49On suivra ça à 17h sur CNews autour de Punchline,
00:45:52présenté par Elodie Huchard.
00:45:53Merci à Yves Carras d'avoir été là,
00:45:55Eric Dorit-Mathène,
00:45:56merci beaucoup à Madame Castet d'avoir été là également.
00:46:02– Caroline.
00:46:03– Caroline Castet, pour Capital.
00:46:05– On regardera évidemment, il ira attentivement,
00:46:07parce qu'on nous explique comment gagner de l'argent.
00:46:09– Exactement.
00:46:10– C'est important.
00:46:10– A tout de suite.
00:46:13– La suite de 120 minutes infos, il est presque 16h.
00:46:17D'abord, l'essentiel de l'actualité avec Valérie Ackna.
00:46:19– Bonjour à tous.
00:46:20La guerre au Proche et Moyen-Orient,
00:46:22Donald Trump déclare que les pourparlers avec Téhéran sont sur le fil.
00:46:26Le président américain avait renoncé à de nouvelles frappes
00:46:29afin de laisser du temps aux négociations.
00:46:32Depuis la base militaire d'Andrews, il déclare
00:46:34soit nous parviendrons à un accord,
00:46:36soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères.
00:46:38Donald Trump ajoute qu'un accord avec l'Iran
00:46:40permettrait d'économiser beaucoup de temps, d'énergie et de vie,
00:46:44estimant qu'il pourrait être conclu très rapidement ou d'ici quelques jours.
00:46:47Dans le reste de l'actualité internationale,
00:46:51l'Inde et l'Union africaine ont reporté un sommet
00:46:53qui devait se tenir la semaine prochaine à New Delhi
00:46:55en raison de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo.
00:46:59Le ministère indien des Affaires étrangères indique dans un communiqué
00:47:02et que compte tenu de la situation sanitaire sur le continent,
00:47:06les deux parties sont convenues qu'il serait préférable
00:47:08de tenir le quatrième sommet du Forum Inde-Afrique à une date ultérieure.
00:47:13Selon l'Organisation mondiale de la santé,
00:47:14l'épidémie d'Ebola, déjà suspectée d'avoir fait 139 morts,
00:47:18se propage dans l'Est du Congo
00:47:20et pourrait se prolonger alors que la population fait déjà face
00:47:23à une grave crise humanitaire et sécuritaire.
00:47:26Pour terminer, nouveau record pour 274 alpinistes
00:47:30qui ont gravi l'Everest en une seule journée.
00:47:32Il s'agit du plus grand nombre de personnes
00:47:34ayant jamais atteint le plus haut sommet du monde.
00:47:37L'Everest culmine à 8849 mètres
00:47:40et les experts en alpinisme critiquent souvent le Népal
00:47:43pour avoir autorisé un grand nombre de personnes sur la montagne
00:47:46car cela entraîne parfois des embouteillages dangereux
00:47:49ou de longues files d'attente.
00:47:51Le niveau d'oxygène naturel est aussi dangereusement inférieur
00:47:54à celui nécessaire à la survie humaine.
00:47:57Ça devient l'usine, les Malaya, franchement.
00:48:01C'est scandaleux.
00:48:02Déjà, il y a quelque chose de grotesque.
00:48:03C'est l'une des nombreuses illustrations du tourisme de masse.
00:48:07On nous sensibilise à juste titre sur les sites naturels
00:48:10qui sont dégradés par des touristes
00:48:13qui ne sont pas forcément mal intentionnés.
00:48:15Mais forcément, le nombre, ce type de parois rocheuses
00:48:19n'est pas fait pour ça, tout simplement.
00:48:21On reste avec vous un instant, Valérie,
00:48:23parce qu'on évoque une dernière fois avant de reprendre nos thématiques
00:48:26les annonces de Sébastien Lecornu tout à l'heure.
00:48:29Exactement, Julien.
00:48:30Et près de 250 dépanneuses ont effectué
00:48:32une opération escargot sur le boulevard périphérique parisien
00:48:36en direction du ministère de l'économie et des finances.
00:48:38Ils réclament des aides face à la hausse des prix des carburants.
00:48:41On va tout de suite retrouver Anaïs Bauchet sur place.
00:48:44Anaïs, bonjour.
00:48:45Dans quel état d'esprit sont les dépanneurs ?
00:48:50Oui, bonjour.
00:48:51Eh bien, écoutez, nous venons de les rejoindre.
00:48:53Le climat est très tendu ici.
00:48:54Les dépanneurs se sont réunis depuis le début d'après-midi
00:48:57au pied du ministère de l'économie
00:48:58pour faire entendre leur colère.
00:49:00La hausse des prix du carburant impacte beaucoup leur activité
00:49:02depuis le début de la crise énergétique.
00:49:04Soit plus d'un tiers de leur revenu.
00:49:07Cette semaine, le 100 plomb 98 a atteint un record
00:49:09à 2,13 euros en moyenne le litre
00:49:11contre 2,13 euros pour le diesel.
00:49:13Alors, leurs revendications sont claires.
00:49:15Ils souhaitent percevoir les aides sur les carburants
00:49:18au même titre que les gros rouleurs, les pêcheurs, les agriculteurs
00:49:20et ceux qui travaillent dans le BTP.
00:49:23Ils sont dans l'attente du nouveau paquet d'aides du Premier ministre
00:49:25qui doit être annoncé à 17h.
00:49:28Merci beaucoup Anaïs et merci à Sacha Robin qui vous accompagne.
00:49:31Comme l'a dit Anaïs, je vous rappelle que Sébastien Lecornu
00:49:34doit prendre la parole à 17h pour présenter de nouvelles aides.
00:49:38Ce sera à suivre sur CNews.
00:49:39Merci Valérie.
00:49:40On vous retrouve tout à l'heure pour un dernier point sur l'actualité.
00:49:43Jonathan Sicsou, Sarah Salman, Maxime Leguet du service politique
00:49:46toujours présent autour de la table, Patrick Bruel qui est dans la tourmente.
00:49:51Il ne vous aura pas échappé qu'on n'en a pas beaucoup parlé.
00:49:53On en a très peu parlé ces derniers jours depuis que cette affaire est sortie
00:49:57parce qu'il y a un choix éditorial sur cette chaîne
00:50:00de ne pas relayer forcément des accusations dans la presse
00:50:03tant qu'il n'y a pas un début d'affaires judiciaires,
00:50:05que le principal intéressé ne s'exprime pas non plus.
00:50:08Il se trouve que Patrick Bruel est sorti du silence ces deux derniers jours,
00:50:13que certains politiques s'expriment également sur le sujet.
00:50:16Je voudrais qu'on lise ensemble d'ailleurs la défense de Patrick Bruel
00:50:19qui s'est exprimée sur les réseaux sociaux, sur le réseau Instagram.
00:50:23Je crois, c'est un long texte dans lequel il explique que des voix réclament
00:50:27sa condamnation sur la place publique, sans procès,
00:50:29comme si la pluralité des accusations suffisaient à rétablir la vérité.
00:50:34Il en appelle à la justice, se battra pour défendre la vérité.
00:50:37Je me défendrai pour ceux qui me soutiennent, pour ma famille, mon équipe.
00:50:40Dans ce temps, je continuerai à faire mon métier, de faire mon métier,
00:50:43avec le même dévouement, j'y arrive, et la même passion.
00:50:48Sarah Salmane, il ne faut pas préjuger de la gravité des faits,
00:50:51mais la question qu'on traite ensemble cet après-midi,
00:50:54c'est cette précipitation médiatique peut-être,
00:50:58qui peut nous interroger ce traitement médiatique des dix derniers jours.
00:51:04Et ce rapport que l'on peut faire, pourquoi pas,
00:51:07avec le scandale du périscolaire, qui a été beaucoup moins abordé,
00:51:11on parle d'enfants de maternelle, des dizaines d'enfants de maternelle,
00:51:15de deux, quatre, non, je parle du traitement médiatique.
00:51:18Alors je me dis, et encore une fois, je ne présage pas une seconde
00:51:21de la souffrance des plaignantes et du caractère vrai ou faux,
00:51:26ce n'est pas du tout mon sujet.
00:51:27C'est qu'on a une affaire qui passe complètement sous les radars
00:51:30qui concerne des dizaines d'enfants potentiellement violés
00:51:33et des plaignantes qui s'expriment dans la presse
00:51:36sans que la justice ne soit encore complètement saisie de l'affaire,
00:51:39qu'une enquête ait démarré,
00:51:40et un Patrick Bruel qui est cloué au pilori,
00:51:43d'une certaine façon, médiatiquement depuis des jours.
00:51:45C'est sûr qu'Emmanuel Grégoire est plus virulent à l'égard de Patrick Bruel
00:51:47que pour le périscolaire.
00:51:49Il me semble, parce qu'Emmanuel Grégoire a invité Patrick Bruel
00:51:52à annuler ses concerts.
00:51:53Et pour le périscolaire, la mairie de Paris savait
00:51:56ou aurait pu savoir depuis plusieurs années.
00:51:58Donc il y a deux poids, deux mesures, c'est évident.
00:52:00Après, pour Patrick Bruel, il y a beaucoup de plaignantes,
00:52:03il y a aussi beaucoup d'accusations.
00:52:04Il faut bien distinguer accusations de plaignantes,
00:52:07ce n'est pas exactement la même chose.
00:52:08Et la présomption d'innocence pour l'instant.
00:52:11Personne ne dit que ce qu'aurait potentiellement fait
00:52:14le chanteur et acteur n'est pas grave.
00:52:17La question qu'on se pose, c'est celle de la nuance
00:52:19dans le traitement d'une affaire qui n'est pas jugée,
00:52:22d'une enquête qui est à peine entamée.
00:52:24C'est vraiment ce sujet-là qui m'intéresse.
00:52:27Il n'y a plus de nuance.
00:52:28Vous avez les pour et les contre.
00:52:29Moi, je pense que d'un côté, on peut inviter à la libération
00:52:32de la parole et de l'autre côté, croire heureusement
00:52:35à la présomption d'innocence.
00:52:36Je pense qu'on peut quand même mettre les deux en balance
00:52:39et respecter les deux.
00:52:40Après, vous avez beaucoup de personnalités publiques politiques
00:52:43qui maintenant s'en mêlent.
00:52:44Et peut-être que pour certaines, c'est aussi une posture idéologique.
00:52:47Alors, Emmanuel Grégoire, puisque vous parlez des personnalités politiques,
00:52:50on va l'entendre, j'ai quelques extraits, quelques citations de politique.
00:52:54Emmanuel Grégoire, qui est empêtré dans ce scandale du périscolaire,
00:52:59qui trouve quand même le temps de faire la leçon.
00:53:01Donc, écoutez-le.
00:53:03C'est une question sur le plan moral, puisque sur le plan juridique,
00:53:05ce n'est pas ma compétence.
00:53:06Et c'est une question sur le plan moral et politique.
00:53:10D'abord, dire que Patrick Bruel est une des stars de mon adolescence,
00:53:14et donc il y a beaucoup de surprises et de meurtrissures dans ce qui se passe.
00:53:17Mais face à la multiplication des témoignages,
00:53:22il n'y a pas de deux points de mesure entre ce qu'on aime et ce qu'on n
00:53:25'aime pas,
00:53:26les connus et les pas connus.
00:53:27Je crois que oui, il devrait faire une parenthèse dans sa carrière
00:53:30le temps que la justice soit rendue.
00:53:32La présomption d'innocence doit être garantie,
00:53:35mais y compris pour la sérénité de sa défense.
00:53:37Je pense qu'effectivement, il devrait se retirer.
00:53:39Il devrait mettre entre parenthèses sa carrière.
00:53:41On ne peut pas avoir une telle multiplication des affaires
00:53:44sans que ça suscite de prendre des interrogations.
00:53:46Vous envisagez de demander l'interdiction de son concert à Paris ?
00:53:49Vous comprenez dans mes propos que oui,
00:53:51mais juridiquement, ce n'est pas moi.
00:53:53C'est pour ça que je me place sur le plan moral et politique.
00:53:55Comme chacun d'entre nous peut le faire, y compris le public qui y va.
00:53:57Vous demanderez au préfet, s'il ne le fait pas,
00:53:59vous demanderez au préfet que ce n'est pas lui ?
00:54:02Non, je ne demanderai pas au préfet que ce soit,
00:54:04parce que c'est un sujet dont je suis très clair dans le fait
00:54:06que je pense qu'il doit les annuler lui-même, oui.
00:54:08Moi, je trouve qu'il y a une impunité, en tout cas un sentiment d'impunité.
00:54:11M. Grégoire fait partie de l'équipe dirigeante
00:54:14qui était en place lorsque le scandale du périscolaire a éclaté.
00:54:18Il y a beaucoup de suspension aussi.
00:54:20Je ne préjuge pas, encore une fois, comme pour Patrie Bruel,
00:54:22je ne préjuge pas une seule seconde de la responsabilité de l'actuel maire de Paris,
00:54:26mais je peux lui appliquer exactement la même chose.
00:54:28Mettez votre carrière entre parenthèses, M. Grégoire.
00:54:31Pourquoi ce qu'il veut appliquer à Patrie Bruel, il ne se l'applique pas à lui-même ?
00:54:34L'extrait que vous venez de passer est terrifiant.
00:54:37On voit l'idéologisme en marche.
00:54:39Incroyable.
00:54:39Et si on écoute attentivement ce qu'il vient de dire, il y a une phrase qui est terrible.
00:54:44Il dit que la présomption d'innocence est importante pour la sérénité de sa défense à lui.
00:54:49Il l'a dit à l'instant.
00:54:50Il y a quelque chose qui est...
00:54:52C'est une façon de retourner, encore une fois, les responsabilités
00:54:56et se jouer du droit, de toute façon, qui est assez scandaleuse.
00:55:01Et de toute façon, ce n'est pas arrivé avec cette affaire Bruel,
00:55:07il y a médiatiquement, politiquement, depuis des années maintenant,
00:55:10une passion triste et frénétique de casser les statues,
00:55:14de casser toute personne qui est arrivée au sommet
00:55:17et de piétiner la gloire des individus avant même que leur procès ait eu lieu.
00:55:22Et c'est sur ça précisément qu'il faudrait aussi insister
00:55:26parce qu'il y a quelque chose de franchement pathétique,
00:55:29mais vraiment au sens propre du terme, de voir une meute se déchaîner
00:55:32sur une personnalité qui n'a même pas elle-même été entendue par la police.
00:55:36Mais s'il n'y avait pas de poids, de mesures.
00:55:37Et juste pour finir, Emmanuel Grégoire devrait surtout parler,
00:55:42on devrait surtout l'interroger sur l'affaire, effectivement, de pédocriminalité
00:55:45et de l'état de délabrement total de la ville.
00:55:48C'est marrant parce que tous les grands médias ont attendu l'élection d'Emmanuel Grégoire
00:55:51pour ressortir le dossier du périscolaire.
00:55:53Alors que sur Bétaram, matin, lundi et soir,
00:55:56François Bayrou ne pouvait pas mettre le pied en dehors de Matignon
00:55:59sans qu'une meute de journaliste lui pose ces questions-là.
00:56:03Là aussi, vous avez raison, Julien, de pointer la responsabilité idéologique
00:56:07et l'impunité idéologique.
00:56:09Je sais que vous voulez reprendre la parole, Sarah,
00:56:10je voudrais juste qu'on lise parce que je vous dis,
00:56:11j'ai quelques réactions à vous faire lire.
00:56:13Éric Zemmour, je trouve ça scandaleux,
00:56:14donc le fait qu'on lui demande d'annuler son travail,
00:56:18je trouve ça scandaleux, peu importe qu'il soit coupable ou innocent,
00:56:20le sujet, c'est que la procédure dure des années
00:56:22et que pendant ce temps-là, il ne peut plus travailler.
00:56:24Au moment où on se parle, il est présumé innocent, Patrick Bruel.
00:56:26Il va arrêter les concerts ?
00:56:28Donc ce serait un aveu de culpabilité ?
00:56:30Comment ?
00:56:30Il est au théâtre tout le soir.
00:56:31Oui, mais la pression que certains veulent lui mettre,
00:56:33alors je pourrais mettre Benoît Payan, si vous voulez,
00:56:35avec Martin Mazur en régie,
00:56:37qui parle d'ailleurs de victime,
00:56:39un édile, un élu de la République qui parle de victime,
00:56:42non, elles ne sont pas encore considérées comme des victimes,
00:56:44ce sont des plaignantes.
00:56:45Donc faites attention quand même,
00:56:46ce serait bien d'utiliser les bons termes
00:56:48quand vous êtes un élu de la République.
00:56:49Mais je vais passer ce détail qui n'en est pas un.
00:56:54Je ne sais plus ce que je disais.
00:56:56Sarah Salman.
00:56:56Je ne sais plus ce que vous disiez non plus.
00:56:58Bon, bref.
00:56:59Non, mais indépendamment...
00:57:00Il est présumé innocent, il ne va pas arrêter les concerts,
00:57:02c'est ça que je disais.
00:57:02Il ne va pas arrêter les concerts,
00:57:03ce serait un aveu de culpabilité.
00:57:05Il fait ce qu'il veut.
00:57:06S'il estime que c'est mieux d'arrêter les concerts,
00:57:07il le fera, mais rien juridiquement ne l'oblige à arrêter.
00:57:10Après, indépendamment de Patrick Bruel,
00:57:12et je ne parle pas de ce dossier,
00:57:13mais il y avait des abus,
00:57:15et les femmes ont quand même été victimes de beaucoup de choses.
00:57:17Il y a eu vraiment des dérives,
00:57:18et je ne parle pas de Patrick Bruel,
00:57:20mais de façon générale.
00:57:21Donc, qu'il y ait une libération de la parole
00:57:23et qu'il y ait maintenant, on va dire,
00:57:25que les femmes soient plus en sécurité,
00:57:27et encore, ça reste à démontrer,
00:57:29c'est normal.
00:57:29Après, il ne faut pas aller dans l'excès inverse
00:57:31et faire une chasse à l'homme non plus.
00:57:33La justice, ce n'est pas la chasse à l'homme.
00:57:35Aurore Berger, la ministre, écoutez-la.
00:57:38C'est une décision qui lui appartient à lui
00:57:40et qui ne m'appartient pas à moi ni à vous.
00:57:42C'est lui qui doit décider s'il souhaite continuer à être sur scène,
00:57:45alors qu'aujourd'hui, encore une fois,
00:57:47il y a des accusations qui sont portées contre lui,
00:57:49il y a des plaintes qui ont été déposées,
00:57:52il y a une information judiciaire qui est ouverte,
00:57:53mais il n'y a pas de condamnation.
00:57:54Donc, c'est ça la difficulté permanente dans laquelle on est,
00:57:57mais il faut qu'on arrive à tenir, en fait, sur cette ligne.
00:58:00Si on ne tient pas sur cette ligne,
00:58:02à la fois, on va fragiliser de manière définitive
00:58:04la capacité de victimes à s'exprimer
00:58:07et à dire ce qu'elles ont eu à subir.
00:58:10Bon, voilà pour la réaction de l'ami.
00:58:12Je voulais vous faire lire une dernière réaction.
00:58:14C'est l'artiste Lyo également,
00:58:15qui monte au créneau ces dernières heures.
00:58:18Lyo qui s'exprime et qui ne va pas par quatre chemins.
00:58:22On le sait depuis des années,
00:58:24qu'il aille se faire soigner, dit en substance Lyo.
00:58:27Il y a une deuxième partie.
00:58:28Il faut lui apprendre à rentrer son sexe.
00:58:31Je suis désolé, il a un problème.
00:58:33Si on le sait depuis des années,
00:58:34pourquoi on n'a rien dit ?
00:58:36Ceux qui savent sont aussi complices
00:58:38si vraiment ils savaient quelque chose.
00:58:40C'est un peu facile de dire,
00:58:41on savait depuis des années.
00:58:42Vous avez des gens qui vous disent,
00:58:43je savais depuis 30 ans.
00:58:45Mais alors, pourquoi tu n'as rien dit il y a 30 ans ?
00:58:47Vous voyez, c'est un peu facile.
00:58:49Maintenant, que tout le monde dise,
00:58:51on savait, on n'est pas surpris.
00:58:53Il faut aussi prendre ses responsabilités.
00:58:55Bon, voilà ce que l'on pouvait dire,
00:58:57en tout cas, sur cette affaire.
00:58:59Et Patrick Bruel, au cœur de la tourmente,
00:59:01après ces nombreuses plaintes,
00:59:03que ce soit dans la presse,
00:59:04des plaintes officiellement déposées,
00:59:06on en est à...
00:59:0712, non ?
00:59:0712.
00:59:08Je ne suis pas certaine.
00:59:09Non, non, ça, dans les 38,
00:59:12vous avez des accusations.
00:59:13Oui, il y a des accusations dans la presse
00:59:14et des plaintes déposées.
00:59:16Martin Amazur qui va vérifier ça,
00:59:17qui va me le dire d'ici la fin de l'émission.
00:59:20Autre question, beaucoup plus légère.
00:59:23Et si dans les menus des restaurants,
00:59:25les steaks étaient plutôt nommés cadavres d'animaux ?
00:59:29C'est du sérieux.
00:59:30C'est l'idée de la députée écologiste Sandrine Rousseau,
00:59:33vous l'aurez imaginé,
00:59:34pour dissuader les consommateurs.
00:59:36Sandrine Rousseau, qui est invitée à débattre
00:59:37dans un podcast,
00:59:40et c'est là qu'elle confie,
00:59:41donc espérait faire passer une loi
00:59:43pour remplacer le mot steak,
00:59:45pourquoi pas,
00:59:46par cadavre d'animal.
00:59:48J'aimerais bien un jour réussir à passer une loi
00:59:50où on appelle les steaks de la bonne manière,
00:59:53c'est-à-dire des cadavres d'animaux.
00:59:55Quand on parle par exemple de steak de soja,
00:59:57ils veulent qu'on appelle ça maintenant
00:59:59des croquettes ou des galettes végétariennes
01:00:01pour ne pas utiliser le terme steak.
01:00:03Les menus des restaurants
01:00:04auraient beaucoup plus d'allure
01:00:06s'il y avait cadavres de vaches,
01:00:10plutôt qu'entre eux.
01:00:11Je suis sûre que ça dissuaderait un peu.
01:00:15Et elle est très sérieuse.
01:00:16Non, enfin, elle n'est pas sérieuse.
01:00:19Sandrine Rousseau excelle dans un seul et unique domaine,
01:00:22c'est faire le buzz en racontant des conneries.
01:00:24Pardon d'employer des termes crus,
01:00:26sans mauvais jeu de mots,
01:00:27avec un steak,
01:00:28mais elle nous a...
01:00:31Vous n'êtes pas un bleu, vous ?
01:00:32Un steak bleu.
01:00:33Là, c'est saignant,
01:00:34et vous avez réussi.
01:00:35Allez, allez.
01:00:37Mais elle nous a habitués depuis des années,
01:00:39on le prend à la rigolade,
01:00:40parce qu'elle s'impose dans le débat public,
01:00:42à l'Assemblée, dans les médias sérieux ou alternatifs,
01:00:46à travers des sorties qui n'ont aucun sens,
01:00:49qui n'ont aucune vérité.
01:00:51Oui, sauf que ce sont des gens qui ont été élus,
01:00:53qu'on doit écouter,
01:00:54et c'est ça qui est insupportable.
01:00:55Elle a une façon de dire les choses sur cette air goguenarde,
01:00:57elle est fière d'elle,
01:00:59elle est contente d'elle-même.
01:01:01On la regarde en souriant,
01:01:02mais effectivement,
01:01:03ce qui est grave,
01:01:03c'est que c'est une élue de la République,
01:01:04elle a été élue et réélue
01:01:06lors de la dernière législative.
01:01:08Donc c'est quand même aussi un propos
01:01:09qui fédère malheureusement quelques personnes.
01:01:12elle essaye de marquer l'opinion
01:01:13avec une proposition qu'elle sait.
01:01:15Elle sait que sa proposition est absurde,
01:01:18mais voilà, c'est le buzz,
01:01:19la recherche du buzz.
01:01:19Et on la sert.
01:01:21Ça serait risible,
01:01:22et tout ce qui est excessif est insignifiant.
01:01:24Si on s'applique cette devise-là,
01:01:26malheureusement,
01:01:27on ne commande jamais les propos de Sandrine Rousseau.
01:01:29La temporalité qui est choisie par Sandrine Rousseau,
01:01:32alors même que dans l'hémicycle,
01:01:33en ce moment même,
01:01:34la loi d'urgence agricole est débattue,
01:01:36qu'il y a toute une filière agricole
01:01:37qui est en train de jouer sa survie.
01:01:38Mais ça, elle s'en fiche complètement.
01:01:39Elle l'a dit.
01:01:40Elle n'en a que faire.
01:01:42Ça, c'est la version polie,
01:01:43parce que ses propos, c'était...
01:01:45Elle a dit, je m'en tape.
01:01:46Voilà.
01:01:46On est d'accord.
01:01:47C'est ce qu'elle avait dit.
01:01:48Et donc, les agriculteurs,
01:01:49qu'est-ce qu'ils constatent ?
01:01:51Qu'elle n'est pas dans l'hémicycle
01:01:52au moment de la loi d'urgence agricole,
01:01:53mais qu'elle fait un petit podcast
01:01:54pour ses propos.
01:01:55Je vais en parler avec un professionnel de la profession,
01:01:58si vous voulez bien, chers amis.
01:02:00Jonathan, gérant et cuisinier du restaurant
01:02:02Le Bœuf Volant.
01:02:05Bonjour Jonathan.
01:02:06Je ne sais pas ce qu'il y a sur votre carte,
01:02:08comment vous appelez vos plats sur vos menus,
01:02:11mais vous êtes prêts à faire des changements,
01:02:12de proposer du cadavre de bœuf,
01:02:14de cochon, que sais-je,
01:02:15sur vos menus ?
01:02:18Écoutez, vous savez,
01:02:19moi, je n'ai pas attendu Mme Rousseau
01:02:22pour réfléchir à ce que je sors dans mon restaurant.
01:02:24Ça fait des années que je travaille
01:02:25avec des éleveurs que je connais par leur prénom,
01:02:28dont je connais les bêtes,
01:02:29le pâturage, la méthode.
01:02:31Et pour décrire ce métier,
01:02:32je ne dirais pas qu'on pourrait parler de cadavre,
01:02:34mais plutôt, c'est de la transmission.
01:02:39Pour répondre à la proposition de Sandrine Rousseau,
01:02:42je voudrais dire que ça mérite effectivement,
01:02:44ça pourrait mériter un débat calme,
01:02:47parce que Mme Rousseau a le droit de ne pas manger de viande,
01:02:50c'est son choix, je le respecte profondément,
01:02:52mais vouloir imposer un vocabulaire à 200 000 restaurateurs français
01:02:55pour culpabiliser le client,
01:02:57c'est une chose.
01:02:59Mais c'est tout l'inverse de l'écologie que je connais.
01:03:03C'est vrai que l'écologie...
01:03:05Allez-y, allez-y.
01:03:07La vraie écologie, dans mon métier,
01:03:08elle est dans l'assiette tous les jours.
01:03:10Et dans le choix de travailler avec un éleveur,
01:03:12comme par exemple, nous, avec David Backmore,
01:03:14en Australie, ou la Crixton Farm en Arkansas,
01:03:17on est spécialisé dans la viande américaine australienne.
01:03:19Ce sont vraiment des viandes top, top qualité,
01:03:22aussi pour les Japonais,
01:03:24on s'y connaît un tout petit peu,
01:03:28on sait comment ça se passe,
01:03:31comment ils élèvent leurs animaux,
01:03:32elle est dans des conditions exceptionnelles.
01:03:36On n'est pas dans un...
01:03:37Elle est dans un refus du gaspillage
01:03:40dans les barrioletations de chaque morceau,
01:03:41et ça, c'est concret.
01:03:43On a mis une entrecôte cadavre de vache,
01:03:44franchement, ça ne sauve pas à l'animal.
01:03:46On va voir vos plats, je crois qu'on a récupéré une photo de vos plats.
01:03:51Ce n'est plus des cadavres, c'est un cimetière.
01:03:53C'est magnifique.
01:03:54C'est beau, c'est beau.
01:03:55Regardez ces viandes persillées, là, en bas à droite, c'est très beau.
01:03:58C'est comme ça, qu'est-ce que vous en dites, Jonathan ?
01:04:00Moi, ça m'ouvre l'appétit.
01:04:01Bien sûr.
01:04:02Exactement.
01:04:02Et comme vient de le dire...
01:04:04C'est énormément de travail.
01:04:05C'est énormément de travail.
01:04:07Allez-y, allez-y.
01:04:08Allez-y.
01:04:09Ce que vous voyez, c'est énormément de travail.
01:04:11C'est vraiment des années et des années et des années de travail,
01:04:14sans compter que nous, l'être humain, on est carnivore depuis toujours.
01:04:20Mais ce que vous voyez là, ce plat-là, c'est très cher.
01:04:24C'est très, très long à réaliser.
01:04:26C'est des dizaines d'années de préparation pour avoir les races
01:04:32qui donnent un grain très musculaire de cette manière.
01:04:38On pourrait appeler ça...
01:04:41C'est vrai que c'est de la vache morte, effectivement.
01:04:44Mais si vous voulez...
01:04:49Ça vous met en colère, en tout cas.
01:04:52Je vois ça.
01:04:53On va venir chez vous et je vous promets qu'on ne commandera pas de cadavres,
01:04:57mais de belles entrecôtes.
01:04:59Est-ce que vous proposerez ?
01:05:00Écoutez, je pense que le tout, c'est de manger la bonne viande.
01:05:04Bien sûr.
01:05:04En petite quantité.
01:05:07Et il faut peut-être plus parler de l'intensivité,
01:05:11de l'industriel, du steak à 2 euros.
01:05:14Là, par contre, on est sur quelque chose peut-être
01:05:17qui est un petit peu plus controversé.
01:05:19Merci beaucoup.
01:05:20Je rappelle que vous êtes restaurateur, gérant, cuisinier du restaurant
01:05:24Le Bœuf Volant.
01:05:26Et là, Sandrine Rousseau pourrait dire
01:05:27« Mais un bœuf, ça ne vole pas, enfin. »
01:05:29Et elle va faire une loi pour interdire les bœufs volants.
01:05:32Merci.
01:05:33Je dis n'importe quoi.
01:05:34Merci, les amis.
01:05:36Je vous libère parce qu'on va retrouver Pierre Lelouch dans un instant.
01:05:38Nous sommes jeudi.
01:05:39C'est face à Pierre Lelouch.
01:05:39L'actualité internationale décryptée par notre ami et ancien ministre.
01:05:43Merci à tous les trois.
01:05:44Vous restez avec nous.
01:05:45On marque une pause et on se retrouve pour toute l'actu inter.
01:05:47A tout de suite.
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