- il y a 5 mois
Arlette Chabot, éditorialiste Sud Radio est l'invitée politique de Maxime Lledo
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h09, Maxime Liedot.
00:04Il est 8h13 sur Sud Radio et mon interview politique, ou mon regard politique ce matin, est Arlette Chabot.
00:10Bonjour Arlette.
00:10Bonjour.
00:11Mes meilleurs vœux ?
00:12Meilleurs vœux à vous et meilleurs vœux bien sûr à tous les auditeurs de Sud Radio.
00:17Que cette année soit peut-être un peu plus passionnante et un peu plus revigorante d'un point de vue politique cette année que celle précédente.
00:23Vous avez déjà un mauvais esprit le 1er janvier à à peine 8h13.
00:2813 minutes, voilà.
00:29Presque 8h14, il n'y a pas de limite ici, vous commencez à me connaître.
00:33Vous qui avez l'expérience des vœux présidentiels, ma chère Arlette, avant que nous entrions dans le détail des éléments du président,
00:38quel sentiment a dominé hier à l'écoute des vœux d'Emmanuel Macron ?
00:43C'était très étrange parce qu'au fond on avait l'impression, on a fini par se demander si on était le 31 décembre 2026
00:50ou si on était effectivement le 31 décembre 2027, 25, parce que le président de la République
00:57évoquant la prochaine élection présidentielle, on pouvait trouver que c'était un peu tôt de nous dire,
01:05même si effectivement ce sera pour lui une grande difficulté de vivre cette période de campagne qui est déjà ouverte d'ailleurs.
01:14C'était un peu étrange dans le temps.
01:17Il fallait bien regarder, non pas l'heure, mais effectivement le calendrier pour se dire, nous sommes en 2025, 31 décembre.
01:24Je n'ai pas été dans un coma brutal durant plusieurs mois.
01:27Est-ce que vous attendiez à une allocution d'une telle nature, en discutant dans les différentes rédactions que vous fréquentez,
01:32avec vos contacts autour du président ?
01:34On pensait à une allocution anti, je cite, French bashing.
01:38On a évoqué une grande allocution dédiée à l'international.
01:41Et on a eu ces 10 minutes.
01:42Oui, on pouvait imaginer que le président auquel on a demandé de s'effacer de la scène nationale
01:49allait se concentrer sur l'international.
01:53Et finalement, il n'est pas allé sur ce terrain aussi loin qu'on pouvait l'imaginer.
01:59Sauf à nous dire que c'était le retour des empires.
02:02Et ça, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas particulier à cette année 2025.
02:08Malheureusement, ça a commencé bien avant, ce retour des empires.
02:11des difficultés de l'Europe, même s'il se montre encore confiant dans l'Europe.
02:15C'est une Europe qui est en sérieuse difficulté aujourd'hui.
02:19Il a évoqué hier, pour une fois, les efforts de l'Europe de la défense,
02:22qu'il avait été les premiers à dessiner.
02:25Malgré les complications, il se dit confiant comme Boudjit dans ce mécanisme-là.
02:29Oui, et puis, c'est vrai, il a raison.
02:31Il croit en l'Europe.
02:32C'est vraiment ce qui restera la marque de ce président.
02:35avec une Europe de la défense qui, on ne va pas dire existe,
02:40parce que si on regarde du plan industriel, à quel point c'est compliqué,
02:43même quand la France et l'Allemagne veulent construire ensemble un nouvel avion.
02:47On voit bien que les querelles, les rivalités industrielles...
02:50Entre chefs d'industrie, entre diplomates...
02:52Voilà, mais surtout les industriels, parce qu'il y a des intérêts.
02:55C'est ce qui mine au fond l'Europe.
02:56C'est l'incapacité à se mettre d'accord,
02:58ou la difficulté extrême à se mettre d'accord sur des projets communs,
03:02parce qu'il y a des rivalités, notamment industrielles.
03:05Je ne parle pas, bien sûr, des compétitions politiques
03:08qui, de temps en temps, peuvent s'effacer.
03:10C'est le cas aujourd'hui entre la France et l'Allemagne.
03:12Et puis, il y a peut-être aussi une occasion perdue, je trouve,
03:15pour le président de la République.
03:16Occasion perdue ?
03:17Oui, parce que c'était de redessiner, effectivement,
03:20de nous parler de l'enjeu international.
03:24Vous vous souvenez que le 14 juillet,
03:25il y a eu des mots très forts sur la menace qui vise la France.
03:29Là, il a été, j'allais dire, assez soft.
03:33Et quand le président de la République a décidé
03:36de recréer un service militaire, même s'il est volontaire,
03:42un service militaire, c'était aussi une occasion pour le président
03:45de s'adresser aux Français.
03:47Bien sûr, il est volontaire, encore une fois, pas obligatoire,
03:50mais c'est très important et très symbolique
03:53de recréer ce service.
03:56Il n'a pas saisi cette occasion.
03:58Et donc, je dirais qu'on lui avait demandé d'être en retrait.
04:01Mais il l'a très bien entendu.
04:02Il est vraiment en retrait.
04:04Et je lui dis, je pense qu'il a participé,
04:06d'une certaine manière, à son effacement hier.
04:08Et vous, vous évoquez cette question du recré.
04:10C'est en tout cas la question qu'on vous pose
04:12sur Sud Radio 0826 300 300.
04:14Est-ce qu'après cette allocution, vous pensez que le président
04:17de la République a compris qu'il fallait se mettre en retrait ?
04:19On en parle avec vous à partir de 9h.
04:21Vous parliez de cette allocution du président de la République,
04:24Arlette Chabot, en disant qu'il n'a pas su finalement
04:27redessiner la France, on va dire peut-être rebondir
04:30sur un bilan dont il aurait pu s'emparer
04:32avec les quelques chantiers pour les mois à venir.
04:34Est-ce que s'il n'avait fait ça,
04:36il n'aurait pas été critiqué ?
04:38De toute façon, on lui aurait reproché de voir
04:40que ce qui va bien, de surfer sur son bilan.
04:42Est-ce que, quoi qu'il fasse, malheureusement aujourd'hui,
04:44le président de la République, il n'est pas bloqué ?
04:46Non, mais je pense, encore une fois,
04:48je pense qu'il a compris,
04:50et c'est au fond ce qui se passe
04:51depuis que Sébastien Lecornu est à Matignon.
04:54Il s'efface, il se met en retrait,
04:55mais il en fait trop, en quelque sorte.
04:59Même sur le retrait, il en fait trop ?
05:00Le retrait, il en fait trop, la tonalité aussi,
05:03même, le ton de la voix était hier.
05:06Beaucoup utilisent aujourd'hui
05:08le qualificatif de crépusculaire.
05:10C'est vrai que même s'il dit qu'il sera à la tâche
05:12jusqu'à la dernière minute,
05:14on sent que, oui, le président qui n'a pas envie
05:17de décrocher, qui parle déjà
05:19de l'élection présidentielle de 2027,
05:22mais c'est un cauchemar pour un président
05:24qui est quand même en fin de mandat.
05:26Vous savez, chaque jour qui passe,
05:28c'est un jour qui lui signifie
05:30qu'il aura de moins en moins de pouvoir
05:32et que la France s'organise autour
05:34d'autres personnalités, d'autres personnages,
05:37parce que la compétition est évidemment ouverte,
05:40c'est très douloureux.
05:41La raison pour laquelle il dit
05:42qu'il ne sera pas candidat
05:43pour la première fois depuis dix ans,
05:46c'est quand même une phrase...
05:47Oui, c'est le jeu,
05:48et on sait qu'il avait qualifié de funeste
05:51le choix de Nicolas Sarkozy...
05:52Du président de la République, Sarkozy,
05:54de limiter à deux ans, c'est ça ?
05:55Voilà, deux ans.
05:56Et en disant, avec l'argument de Nicolas Sarkozy,
05:59qui était de dire, au bout de dix ans,
06:01ça suffit, comme on disait
06:02en regardant le général de Gaulle
06:04à une certaine époque,
06:05dix ans, ça suffit,
06:07au bout de dix ans,
06:08il faut, et de toute façon,
06:09une alternance,
06:10parce qu'un président est fatigué,
06:13à moins d'être un dictateur.
06:14Mais nous sommes dans une démocratie.
06:15C'est ça.
06:16Encore le président de la République,
06:18Nicolas Sarkozy,
06:18avait même utilisé le terme
06:20pendant un temps de drogue dure,
06:21en disant qu'il faut savoir
06:21se séparer du pouvoir.
06:23Et après, quand il quitte le pouvoir,
06:25ça leur manque tous.
06:26Voilà, ça leur manque.
06:27Et ça veut dire que,
06:28effectivement,
06:29l'addiction reste,
06:31demeure,
06:31après même le départ de l'Élysée.
06:33Et ça prouve que c'est une addiction,
06:34parce que même ceux qui en ont conscience
06:36ont du mal, après,
06:37en effet, à lâcher un peu le manche.
06:38Vous avez évoqué cette partie.
06:39Pour ceux qui n'étaient pas forcément
06:41à l'écoute religieuse du président de la République,
06:43ma chère Arlette,
06:44je vous propose qu'on réécoute
06:45le président de la République
06:46sur, justement,
06:47cette échéance à venir lointaine,
06:49mais échéance qu'il tenait visiblement
06:51à évoquer hier soir.
06:52À la fin de l'année,
06:55quand le moment sera venu,
06:57s'ouvrira peu à peu
06:58la prochaine campagne
06:59pour l'élection présidentielle de 2027.
07:03La première à laquelle
07:04je ne participerai pas depuis dix ans.
07:07Pour autant,
07:09je serai jusqu'à la dernière seconde au travail,
07:12tâchant chaque jour
07:12d'être à la hauteur du mandat
07:14que vous m'avez confié.
07:16Et je ferai tout
07:17pour que l'élection présidentielle
07:18se déroule le plus sereinement possible,
07:22en particulier à l'abri
07:23de toute ingérence étrangère.
07:26Ça devait faire,
07:27ça doit faire la deuxième,
07:29troisième, quatrième fois
07:30que vous entendez ce passage à Arlette Chabot,
07:31mais pour ceux qui nous entendent,
07:32deux choses quand même
07:33résonnent de manière particulière.
07:35La première,
07:36celle à laquelle je ne participerai pas
07:38depuis dix ans,
07:39mais pour autant,
07:40les adjectifs,
07:41pour autant,
07:42je resterai à la,
07:45on va dire,
07:45à la tâche au travail
07:46jusqu'à la dernière seconde.
07:48C'est étonnant,
07:49cette partie-là.
07:50Oui, mais ça,
07:50c'est assez logique.
07:51Encore une fois,
07:52un président en fin de mandat,
07:55sachant qu'il ne peut pas être candidat,
07:57les prédécesseurs ont vécu,
07:59au fond,
08:00encore une fois,
08:01ce douloureux moment
08:02où c'est un goutte-à-goutte,
08:04c'est-à-dire,
08:05vous perdez le pouvoir,
08:06le supplice chinois,
08:08avec l'organisation
08:09d'une campagne,
08:11autour d'où,
08:11elle est déjà lancée,
08:12la campagne.
08:13Il a très bien compris,
08:14Emmanuel Macron,
08:15bien entendu,
08:16que la campagne est déjà lancée,
08:17et ceux qui sont sur la ligne de départ
08:19ne font pas particulièrement référence
08:21ou fidélité,
08:24au contraire,
08:24c'est plutôt la rupture.
08:25On se souvient,
08:26Nicolas Sarkozy
08:26et Jacques Chirac,
08:27c'est la rupture
08:28qu'il faut acter
08:29pour espérer
08:29emporter
08:31et succéder
08:31à celui
08:33qui a terminé
08:34son mandat.
08:36Non,
08:36je crois que
08:36ce qui est très nouveau,
08:38en revanche,
08:39c'est l'ingérence,
08:40les risques d'ingérence
08:41qu'il avait déjà connu
08:43dès 2017,
08:44rappelons-nous quand même.
08:44Voilà, lui-même,
08:45il connaît bien ce sujet
08:47parce qu'il a été victime
08:49d'une ingérence
08:49et là, pour le coup,
08:51c'était clairement
08:51la Russie
08:52et on se souvient même
08:54de cette conférence
08:55de presse commune
08:56avec Vladimir Poutine
08:57reçu à Versailles
08:58par Emmanuel Macron.
09:00Et ce tacle
09:00sur les ingérences.
09:01Et le tacle sur les ingérences
09:02qui était quand même
09:03un moment assez étonnant.
09:05Il le sait
09:06et puis aujourd'hui,
09:07on voit bien
09:07ce qui se passe
09:08dans toute l'Europe
09:09avec effectivement
09:10des ingérences
09:11notamment russes
09:12sur des élections
09:13qui ont perturbé
09:14l'organisation des scrutins
09:16en Europe.
09:17Et puis je dirais
09:17qu'aujourd'hui,
09:18il y a ingérence,
09:20on regarde du côté
09:20de la Russie,
09:21mais il y a aussi ingérence,
09:23celle qui peut venir
09:23des Etats-Unis
09:24puisque du côté américain,
09:27le vice-président...
09:27Disons qu'on n'est plus
09:28tellement gêné
09:29par rapport à ce genre de choses.
09:29On n'est plus gêné
09:30et on dit même
09:31qu'on souhaite effectivement
09:32que Washington
09:33souhaite l'arrivée au pouvoir
09:34de parti très conservateur
09:37et avec un soutien appuyé.
09:39On l'a vu
09:40dans des scrutins
09:40en Allemagne par exemple
09:41vis-à-vis de l'AFD
09:43qui est un parti
09:44qui est plus
09:45que d'extrême droite
09:46mais un peu
09:47avec une connotation
09:48de nostalgie naziste
09:50qui quand même
09:50pose des problèmes,
09:51c'est le moins
09:51qu'on puisse dire.
09:52Donc il y a des ingérences
09:54des deux côtés
09:54sans doute
09:56et ce sera
09:58un risque
09:59effectivement
10:00pour les scrutins français.
10:02On verra déjà
10:03s'il y a un début
10:04d'ingérence
10:04pour les élections municipales.
10:06Parce qu'il ne faut pas oublier
10:07qu'il y a un premier test
10:08avant l'élection présidentielle
10:10ce sont les municipales
10:11de cette année.
10:12Vous me direz
10:13que ce n'est pas du tout
10:13du même niveau ?
10:14Bah si parce que...
10:15Généralement la vague
10:16qui arrive aux municipales
10:17se concrétise parfois
10:18au niveau national
10:19dans les mois à venir.
10:20Oui et puis il y a aussi
10:21effectivement des alliances
10:22qui se feront
10:23ou ne se feront pas.
10:25Ça vise aussi bien
10:25la gauche que la droite
10:27et qui seront testées
10:28à l'occasion
10:29des élections municipales
10:30qu'on peut voir
10:31comme encore une fois
10:32peut-être une répétition
10:33ou en tout cas
10:34un moment
10:34où les partis politiques
10:35regarderont
10:36les réactions des électeurs
10:38et ça leur donnera
10:39une idée
10:39pour l'élection présidentielle.
10:41Arlèf Chabot
10:41l'allocution du président
10:42de la République
10:43hier soir.
10:44Lui qu'on connaissait
10:45si optimiste
10:45si positif
10:46concernant l'avenir
10:47il a décrit
10:48un état du pays
10:49auquel on va dire
10:49il ne nous avait pas
10:50forcément habitués.
10:51J'aimerais qu'on réécoute
10:52les mots choisis
10:53du président de la République.
10:54Grâce à l'engagement
10:56de tous
10:57grâce à vous
10:57nous tenons.
10:59Oui notre pays tient
11:00fort de ses institutions
11:02de ses services publics
11:04fort de ses armées
11:05qui sont
11:06les plus efficaces
11:07d'Europe
11:08par l'engagement
11:09de ses soldats
11:09fort de notre économie
11:11où jamais autant de français
11:12n'ont eu un emploi
11:13où la croissance se tient
11:15et où notre inflation
11:16est l'une des plus faibles
11:17de la zone euro
11:18fort de notre recherche
11:20de notre excellence académique
11:22de nos initiatives diplomatiques
11:24aussi qu'il s'agisse
11:25de celles prises
11:26pour la paix
11:26le climat
11:27ou nos océans.
11:29C'est la méthode Coué ?
11:31Non c'est pas faux
11:32c'est un peu un paradoxe
11:33parce qu'on regarde
11:33une situation politique
11:35compliquée
11:36la France
11:36qui cherche désespérément
11:38à trouver un budget
11:40à trouver un accord
11:42d'ailleurs c'est intéressant
11:43de voir que là aussi
11:44le président de la République
11:45se met en retrait
11:46il dit bien
11:47le gouvernement
11:48et le Parlement
11:49auront à bâtir
11:51des accords.
11:52C'est indispensable.
11:53C'est indispensable
11:54évidemment
11:54pour le budget
11:55mais voilà
11:56donc il laisse
11:56le Parlement
11:57et le gouvernement
11:59méthode Lecornu
12:00totalement validée
12:01par cette formule
12:03Il a remercié hier
12:04le Premier ministre
12:04qui est suffisamment rare
12:05pour le souligner
12:06concernant Emmanuel Macron.
12:07Ça prouve
12:08qu'il a totalement
12:08confiance en Sébastien Lecornu
12:10et qu'il le laisse faire
12:11contrairement
12:12aux prédécesseurs
12:14qui regardaient
12:14avec une
12:15incertain
12:16on va dire
12:17oui
12:17un regard critique
12:19voilà
12:20sur les prédécesseurs
12:21mais il faut dire
12:22que Sébastien Lecornu
12:23a réussi au moins
12:24à faire adopter
12:25une partie
12:25du budget
12:27celui de la sécurité sociale
12:29voilà
12:30donc
12:31le président de la République
12:33n'est pas forcément
12:34très optimiste
12:35mais c'est vrai
12:36qu'il y a un contraste
12:37en France
12:37pas de budget
12:38mais sur la croissance
12:39on fait mieux
12:40que l'Allemagne
12:41par exemple
12:41qui risque à nouveau
12:43une récession
12:43et donc
12:44on tient plutôt
12:45pas trop mal
12:47sur la croissance
12:48et l'inflation
12:49qui est contenue
12:50même si les Français
12:51ne le perçoivent pas
12:52donc au bout du compte
12:53la situation
12:54n'est pas aussi
12:55mauvaise
12:55que cela
12:56mais
12:57pour le chef de l'État
12:58c'est pas l'heure
12:58du bilan
12:59le bilan
13:00ça sera encore une fois
13:02un peu plus tard
13:03dans un an
13:04est-ce que vous pensez
13:05puisque lui-même
13:06l'a évoqué
13:06cette année 2027
13:08et cette présidentielle
13:09qui s'annonce
13:10du côté du pays
13:11au drapeau bleu blanc rouge
13:12c'est-à-dire chez nous
13:13est-ce que vous pensez
13:14qu'à un moment
13:15ou un autre
13:15Emmanuel Macron
13:16participera à la construction
13:17d'un héritier ?
13:19alors je pense
13:20que personne
13:21encore une fois
13:21n'aura envie
13:22d'être l'héritier
13:22d'Emmanuel Macron
13:23bien entendu
13:25je crois qu'il a compris
13:27l'héritier
13:28pouvait être
13:29Gabriel Attal
13:30et franchement
13:31c'est pas
13:31ce que Gabriel Attal
13:33souhaite
13:34et la rupture
13:34on ne peut plus
13:36franche avec
13:36Emmanuel Macron
13:37c'est le moins
13:38qu'on puisse dire
13:38du côté d'Edouard Philippe
13:41c'est aussi grave
13:42pour Emmanuel Macron
13:43puisque son ancien
13:45premier ministre
13:45a souhaité
13:47comme d'autres
13:47plutôt qu'il renonce
13:49à terminer son mandat
13:51et qu'il organise
13:53plutôt une élection
13:54présidentielle anticipée
13:56mais il n'y a jamais
13:57encore une fois
13:57je rappelais tout à l'heure
13:59la rupture
13:59entre Nicolas Sarkozy
14:00et Jacques Chirac
14:01elle était ancienne
14:03les rapports étaient difficiles
14:05mais elle a été
14:06claire et franche
14:06certains pouvaient s'inscrire
14:08dans un courant de pensée
14:09sans que ce soit
14:09la législature précédente
14:11ils pouvaient s'inscrire
14:12dans un courant de pensée
14:13de telle et telle
14:14grande personne
14:15y a-t-il une pensée
14:16est-ce que le macronisme existe
14:17la question est posée
14:19et vous avez 4 heures
14:20est-ce qu'il y a une pensée
14:21d'Emmanuel Macron
14:23il y avait
14:23des choix politiques
14:25très clairement
14:26sur l'Europe
14:27des choix en faveur
14:29de l'entreprise
14:30pro-business
14:31une volonté
14:32de réformer la France
14:33en grande partie
14:34tout a été bousculé
14:36ou les promesses
14:37pas tenues
14:38hier par exemple
14:39le président de la république
14:40nous a pas refait
14:41le coup du référendum
14:42ou de la consultation
14:43des français
14:44sur des sujets essentiels
14:46parce que
14:47cette promesse
14:48faite il y a un an
14:49il ne l'a pas tenue
14:50donc
14:51franchement
14:52ce sera
14:53la rupture
14:54et forcément
14:55contre un président
14:55surtout après 10 ans
14:57de pouvoir
14:57et bien il faut trouver
14:59un successeur
15:00et bien ceux qui sont
15:01dans la compétition
15:02n'ont qu'une envie
15:03c'est de rompre
15:03et de montrer
15:04qu'il y aura effectivement
15:05une nouvelle étape
15:06qui s'ouvrira
15:07on parle souvent
15:08de la haine
15:09dont ce président
15:10fait l'objet
15:11est-ce que là aussi
15:12c'est un manque de recul
15:13que nous avons
15:14par rapport aux autres présidents
15:15ou celui-ci a
15:16vraiment
15:17Emmanuel Macron
15:17une capacité
15:18à la provoquer
15:19à la cristalliser
15:20alors après 10 ans
15:21encore une fois
15:22et beaucoup de déceptions
15:23je pense que
15:25c'est toujours
15:26la même
15:27la même détestation
15:28là
15:29la détestation
15:30est quand même
15:33aggravée
15:34par les choix
15:35du président
15:36c'est-à-dire
15:36il y a l'usure du pouvoir
15:38il y a les promesses
15:38non tenues
15:39il y a les espérances
15:40qui paraissent être trahies
15:42il y a les familiers
15:44qui s'éloignent
15:45et il y aura
15:46attaché à ce président
15:48de la république
15:49la funesse
15:50pour reprendre l'adjectif
15:51qu'il aime beaucoup
15:52décision de dissoudre
15:54l'assemblée
15:54c'est-à-dire
15:55quand un président
15:56décide lui-même
15:57d'ajouter
15:58à la confusion
16:00de créer
16:00le désordre
16:01une responsabilité
16:03immense
16:03qui sera
16:04attachée
16:05à Emmanuel Macron
16:07c'est ça aussi
16:07qui alourdit
16:08vraiment le bilan
16:09il disait
16:10il y a justement
16:10un an
16:11que la décision
16:11n'avait pas été comprise
16:13qu'elle n'avait pas
16:13clarifié
16:14comme il l'imaginait
16:15les français
16:16effectivement
16:17ne lui pardonneront
16:19jamais
16:19et puis
16:20dernière question
16:21Arlette Chabot
16:22vous
16:23qu'est-ce que vous
16:23retiendrez
16:24des deux quinquennats
16:26d'Emmanuel Macron
16:26qu'est-ce qui vous aura
16:27le plus frappé
16:28le plus stupéfait
16:29le plus intéressé
16:30le plus surpris
16:31et bien on se donne rendez-vous
16:32dans un an
16:32dans un an
16:33je vous le dirai
16:34au bon vœu
16:35les derniers vœux
16:36d'Emmanuel Macron
16:36et attention
16:37les vrais derniers vœux
16:38les vrais derniers vœux
16:39d'Emmanuel Macron
16:40contrairement à ce qu'on imagine
16:41encore une fois
16:42ce n'était pas
16:43ces derniers vœux
16:45auxquels on a assisté
16:46qu'on a regardé
16:47hier soir
16:48mais il ne faut pas oublier
16:48une chose
16:49c'est qu'après
16:49les vœux du 31 décembre
16:522026
16:53il faudra tenir
16:54jusqu'au printemps
16:56avril
16:56mais c'est très très long
16:58une campagne présidentielle
16:59c'est très très long
17:00et la fin de ce mandat
17:02sera très longue
17:03sans doute
17:04pour les français
17:05avec un spectacle
17:06d'une compétition
17:07qui a déjà commencé
17:08et en effet
17:08je crains que le spectacle
17:10soit excessivement long
17:10et que beaucoup le ressentent déjà
17:12merci beaucoup
17:12Arlette Chabot
17:13d'avoir été avec nous ce matin
17:14pour essayer de comprendre
17:16les messages
17:16passés par le président
17:18de la république
17:18et la fin de ce matin
17:19est très long
17:20et la fin de ce matin
17:21est très long
17:22et la fin de ce matin
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