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  • il y a 10 heures
Avec Françoise Degois et Philippe David

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-03-23##

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News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h36 dans un instant, on va débattre avec Françoise de Goa, Philippe David et puis vous au 0826
00:12300 300.
00:13Juste avant ça, évidemment, je vous propose toujours un cadeau cette semaine parce que la météo est particulièrement intéressante,
00:19comme le disait Rémi André d'ailleurs, vous avez vu, ça se rafraîchit très nettement en cette fin de semaine,
00:24on va replonger un peu dans l'hiver, remarquez c'est normal, nous ne sommes qu'au début du printemps
00:29avec ce mois de mars, alors je vous offre la crosse technologie, la station météo connectée SW404,
00:38vous envoyez Sud au 728, Sud au 728 et c'est pour vous.
00:44A propos justement de météo, il y a eu un coup de froid par endroit, un coup de chaud aussi
00:49en fait hier soir.
00:51Qui est le grand gagnant ? Est-ce qu'il y a d'ailleurs des gagnants de ces élections ?
00:57C'est difficile parce que dès que vous regardez dans les détails, vous dites,
01:00ah bah là je pensais que c'était eux les gagnants, finalement non, c'était pas eux, Françoise de quoi
01:04?
01:04C'est vraiment qui gagne, perd en fait.
01:07C'est-à-dire que c'est le cas du Parti Socialiste qui gagne beaucoup de villes,
01:11mais qui perd en crédibilité, qui en perd aussi beaucoup,
01:15mais qui en gagne sur la masse et puis les villes principales, etc.
01:18Ça c'est incontestable, mais qui perd également par rapport à ce qui va se passer dans la semaine
01:23et par rapport aux alliances, entre guillemets, de la honte avec LFI.
01:27Toutes ces alliances, je le rappelle, ont été perdantes sauf à Nantes.
01:30Ça c'est qui gagne, perd ?
01:32Qui gagne, perd ? C'est aussi les Républicains.
01:35Les Républicains restent le premier parti des collectivités territoriales.
01:40Mais la réalité, c'est qu'ils n'ont pas accroché la victoire symbolique
01:44qui fait que, par exemple, Bruno Retailleau pourrait se propulser sur une telle victoire.
01:48La victoire symbolique, c'était Paris.
01:49C'était Paris.
01:50Rachida Dati, c'est un naufrage.
01:51C'est un naufrage politique, c'est un naufrage personnel également.
01:54Je le redis parce que pour sa personne, il y a un rejet aussi de sa personne.
01:58Ils n'ont pas gagné Nantes.
01:5937 ans de villes socialistes.
02:01Ils pensaient qu'ils tenaient Nantes.
02:02Ça n'a pas fonctionné.
02:04Et ils n'ont pas gagné Lyon.
02:06Parce que Jean-Michel Hollande, c'était adoubé.
02:08Il était quand même adoubé par...
02:09Oui, mais ce n'était pas le candidat républicain.
02:11D'ailleurs, Philippe David le disait tout à l'heure,
02:15parce que c'est vrai qu'il s'est revendiqué un petit peu,
02:18à un certain moment donné, de la macroniste.
02:21Et probablement que ça lui a joué des tours.
02:23Ah oui, mais moi je crois qu'il y a déjà un grand perdant.
02:25Nonobstant le discours de Gabriel Attal,
02:27c'est la majorité présidentielle.
02:30Parce que sans la défaite de Pierre Urmic à Bordeaux,
02:34le bilan de Gabriel Attal,
02:36c'était 0-0 et plus 0 égale la tête à Toto,
02:39si vous voyez ce que je veux dire.
02:40Parce que le bilan est famélique.
02:42Famélique, à part Bordeaux, rien.
02:44Et alors, pour revenir sur Dati...
02:45Alors il y a, mais c'est horizon,
02:47ce n'est pas le parti présidentiel,
02:49Édouard Philippe quand même,
02:50mais il n'est pas le parti présidentiel
02:52qui a pris ses distances.
02:53Excusez-moi, qui passe comme maire sortant,
02:54en n'ayant même pas une majorité absolue,
02:56parce qu'il y a une triangulaire,
02:57il passe à 47% des voix.
02:59Donc on ne parlera pas de triomphe.
03:01Et pour revenir, c'est quand même erratique.
03:04Rappelez-vous quand même,
03:05Bournazel est tête de liste au municipal à Paris.
03:08Face à Rachida Dati,
03:10et Gabriel Attal, le patron de Renaissance,
03:12soutient le candidat horizon,
03:14et pas Rachida Dati.
03:15Le comportement de Gabriel Attal à Paris
03:19a été erratique.
03:20D'où le fiasco de Rachida Dati,
03:22et qui était à mon avis,
03:24je l'ai toujours dit,
03:25une mauvaise candidate,
03:26vu la batterie de cuisine qu'elle a.
03:27Excusez-moi,
03:28elle est au tribunal dans pas longtemps.
03:31Ça l'a probablement un peu assommé,
03:33le fait d'apprendre en pleine campagne,
03:35alors qu'elle avait bien démarré sa campagne,
03:37qu'elle allait avoir son procès.
03:39Et puis, Rachida Dati se retrouve finalement
03:41à la tête d'une coalition qu'elle ne voulait pas.
03:43On sait très bien que Rachida Dati
03:45et Sarah Knafo,
03:46ça ne fonctionne pas.
03:47Vous ne ferez jamais croire à qui que ce soit
03:48que Rachida Dati est d'extrême droite.
03:50Vous avez la candidate d'extrême droite
03:52qui se désiste pour vous.
03:54Vous portez d'une certaine manière
03:55une croix qui n'est pas la vôtre.
03:59Il y a des vraies défaites, par exemple.
04:01Les Verts, par exemple,
04:02sont véritablement défaits.
04:03C'est-à-dire que c'est la Bérésina,
04:05à part Lyon,
04:06qui est sauvée à un millier de voix
04:07et donc honneur vraiment à Grégory Doucet.
04:10La réalité, c'est que toutes les villes
04:11quasiment conquises,
04:12à part Lyon et Grenoble,
04:14sont perdues par les Verts.
04:16Donc, Marine Tondelier,
04:18c'est une vraie perdante de la soirée.
04:20Le vrai faux gagnant,
04:22c'est le Rassemblement National
04:22parce qu'il gagne,
04:23il rate toutes les cibles
04:25qu'il s'était fixé,
04:26c'est-à-dire Nîmes,
04:26Toulon, Marseille.
04:28Mais quand même,
04:28la réalité,
04:29c'est qu'il progresse quand même encore.
04:31Dans une soixantaine de villes.
04:33Quant à LFI,
04:35écoutez,
04:36c'est un échec.
04:37C'est une victoire
04:37parce qu'il rentre
04:38dans les conseils municipaux,
04:39ils prennent trois villes,
04:40en gros,
04:41mais c'est un échec.
04:42Jean-Luc Mélenchon
04:43voulait absolument montrer
04:44sa domination sur la gauche
04:46et c'est raté.
04:47Il rate Toulouse,
04:48il rate Limoges.
04:48C'était imperdable pour lui,
04:50dans sa tête en tout cas,
04:51et Toulouse et Limoges.
04:53Évidemment,
04:53les électeurs de gauche
04:54ne l'ont pas fait ce cadeau.
04:56Qui est le grand gagnant ?
04:59Qu'en pensez-vous ?
04:590,826,
05:01300,
05:01300.
05:02Franck est avec nous
05:03de Valence.
05:04Bonjour Franck.
05:06Oui,
05:07bonjour Patrick
05:08et bonjour à votre équipe.
05:10Bonjour.
05:10J'écoute avec beaucoup d'attention
05:13vos analyses extrêmement pertinentes
05:15comme d'habitude.
05:16Alors,
05:17je voudrais vous dire
05:18que je pense,
05:18et je pense de mon point de vue,
05:20qu'il n'y a pas de grand gagnant.
05:21Je pense qu'il y a un grand perdant.
05:24Les grands perdants,
05:25de mon point de vue,
05:26sont les abstentionnistes.
05:27Les abstentionnistes,
05:29qui est depuis déjà
05:30un certain temps
05:30et désormais
05:31le premier parti de France.
05:32Et tous ces gens
05:33qui ne vont pas voter,
05:34qui sont désespérés
05:35parce qu'ils ne se reconnaissent pas
05:37dans la classe politique actuelle,
05:39et qu'on leur sert
05:40que leur seule,
05:41la seule solution
05:42serait les extrêmes,
05:44LFI
05:45ou le Rassemblement National,
05:47et bien ces gens-là
05:47ne se déplacent pas,
05:49y compris,
05:49y compris,
05:50c'est regrettable,
05:51dans les élections locales,
05:53alors que précédemment,
05:54ils se déplaçaient
05:55dans les élections locales.
05:56Et on en arrive
05:56à une configuration
05:57avec des combinaxionnés
05:59qui ont eu lieu,
06:00en particulier,
06:01entre le Parti Socialiste
06:03et puis LFI.
06:04J'ai entendu tout à l'heure
06:05Pierre Jouvet,
06:05mais c'est une honte.
06:06Je suis électeur socialiste historique,
06:09mais je ne me revendique pas
06:10du Parti Socialiste actuel.
06:12La légitimité
06:13de messieurs
06:14Fort,
06:16Cannaire,
06:17Vallaud,
06:18Hollande
06:18et Jouvet,
06:19me semble-t-il,
06:20est remise en cause
06:21par la politique politicienne
06:23qu'ils ont menée,
06:24les combinaxionnés
06:26qu'ils ont faites
06:27pour un plat de lentilles
06:28ou sauver leur siège personnel.
06:30C'est une honte.
06:32Et après,
06:32on s'émeut,
06:33après on s'étonne,
06:35après on s'émouvoit
06:36devant de dire
06:37mais qu'est-ce qu'on va faire,
06:38quel est le grand perdant ?
06:40Le grand perdant,
06:41c'est au fond
06:41la démocratie
06:42et ces partis
06:44réputés
06:44dits
06:45de gouvernements
06:46traditionnels
06:47et républicains,
06:48la droite,
06:49la gauche,
06:49le Parti Socialiste
06:50et puis maintenant
06:51ce qu'on appelle
06:51plus communément
06:52les républicains.
06:54Voilà,
06:55on en est là
06:55et on en est maintenant
06:56à faire des sondages
06:57à savoir au second tour
06:59s'il ne va pas y avoir
07:00M. Mélenchon
07:01ou encore une fois
07:02le représentant
07:03du Rassemblement National.
07:05Et après,
07:06on entend
07:07hier soir
07:08dès les premières minutes
07:09M. Philippe
07:11qui gagne
07:12au Havre
07:12et qui déjà
07:13se positionne
07:14en candidature
07:15pour l'élection
07:16présidentielle
07:17mais qu'on s'occupe
07:18d'abord des gens,
07:19qu'on s'occupe
07:20du peuple de gauche
07:21qui a été trahi
07:21par une politique
07:23du Parti Socialiste
07:25désastreuse,
07:26messieurs,
07:27forts,
07:27et je les ai cités,
07:29il faut partir,
07:30il faut remettre
07:31au Parti Socialiste
07:35des hommes
07:36qui représentent
07:37la gauche.
07:37Franck,
07:38qui voyez-vous
07:38alors justement
07:39pour représenter
07:41la gauche
07:41au Parti Socialiste ?
07:43Écoutez,
07:44écoutez,
07:44au Parti Socialiste
07:45je ne revois pas beaucoup
07:46quand j'entends
07:46que M. Hollande
07:47pourrait se représenter
07:48lui qui était le premier
07:49à faire des combinaisons
07:51politiciennes.
07:52Alors écoutez,
07:52pour l'instant,
07:53il a poussé
07:55évidemment à Tulle
07:57Bernard Combe
07:57à faire alliance
07:58en disant
07:58qu'il ne fallait pas
07:59faire alliance
07:59avec Alephi.
08:00Mais il a dit
08:00il faut des unions,
08:02des unions,
08:02des unions.
08:03Union, union, union
08:04et finalement
08:05il a pris
08:05naufrage.
08:06Une grande claque
08:07dans ce bastion
08:08évidemment socialiste
08:10qui a été pris
08:11par un divers droite.
08:12Merci Franck,
08:13vous continuez de nous...
08:14C'est fort ce que dit Franck.
08:15La colère,
08:17c'est très intéressant
08:17et j'espère que
08:18les appareils politiques
08:19l'entendront.
08:20Mon avis,
08:21c'est qu'ils ne l'entendront pas.
08:22Il faut entendre
08:23la colère
08:23des électeurs socialistes.
08:25Mais véritablement,
08:26ils ont fait à Toulouse
08:27et on le verra
08:27dans les répartitions
08:28des votes,
08:29ils ont fait un barrage
08:30républicain
08:30contre Alephi.
08:32Il faut l'entendre.
08:33Mais il y a des endroits
08:35aussi où ça bascule
08:36quand même en fait
08:37Alephi,
08:38bien sûr,
08:38dans des villes...
08:39Et à Lyon notamment
08:41où Grégory Doucet
08:42ne sauve sa peau
08:43que grâce à l'alliance
08:44avec Alephi.
08:45Avec Alephi bien sûr,
08:46d'autant que ça s'est joué
08:47dans un mouchoir de poche.
08:48C'est le seul endroit
08:49avec l'entre...
08:49On continue
08:49d'en parler.
08:52Qu'est-ce que vous en pensez
08:53de ces élections
08:53en fait municipales ?
08:55Franck a souligné
08:56évidemment tout à l'heure
08:56le plus grand parti de France
08:58c'était les abstentionnistes.
08:59C'est quand même triste
09:00que sur une élection locale
09:02il n'y ait pas
09:03une plus forte mobilisation.
09:06Heureusement,
09:06dans les campagnes
09:07en milieu rural,
09:08on a voté,
09:09on est encore intéressé.
09:10Dans les villes,
09:10on ne s'y intéresse plus.
09:12Et alors dans certains quartiers,
09:13alors là,
09:14plus du tout,
09:14mais plus du tout quoi.
09:16Pourquoi ?
09:16J'aimerais vous entendre.
09:18Il est 9h15 sur Sud Radio.
09:21Le Grand Matin Sud Radio
09:237h10
09:24Patrick Roger
09:25Il est 8h48,
09:28on a du mal à savoir ce matin
09:29qui est vraiment gagnant
09:31ou perdant
09:32de ces élections municipales.
09:34Alors,
09:34pour des électeurs du RN,
09:36on va se dire
09:37il y a la perte
09:39alors que c'était
09:40à portée de main
09:41de Toulon potentiellement,
09:43de Nîmes bien sûr.
09:45Marseille,
09:45c'était quand même
09:47difficile pour le RN
09:48mais finalement,
09:49Alizio a fait un bon score
09:50et Martine Vassal
09:51s'est complètement écroulée.
09:53Une candidature,
09:54Martine Vassal,
09:55c'est une candidature
09:56de témoignage.
09:57Il y a eu Nice
09:59avec Ciotti,
10:01c'est une claque terrible
10:03pour Christian Estrosi.
10:05D'ailleurs,
10:05il y a des personnalités.
10:06Moi,
10:06ce qui me marque finalement,
10:07c'est que vous pouvez avoir un nom
10:09mais vous êtes battus quand même.
10:11François Bayrou à peau,
10:12Christian Estrosi,
10:13Estrosi à Nice,
10:15Jean-Michel Aulas à Lyon,
10:18Rachida Dati à Paris,
10:20indépendamment des étiquettes.
10:22Je suis d'accord.
10:22Vous êtes une personnalité
10:23mais si ça n'adhère pas,
10:24ça n'adhère pas.
10:25Alors,
10:25ça adhérait avec Estrosi,
10:27il y a une responsabilité.
10:28C'est pour ça que...
10:28Ça n'a pas adhéré avec Estrosi.
10:30Attendez,
10:30je finis.
10:32Estrosi,
10:33il fait quand même 39%
10:34ce qui est énorme.
10:35La réalité,
10:35c'est que les écologistes
10:37portent une responsabilité énorme
10:39et je ne comprends pas
10:39pourquoi Marine Tandeli
10:41n'est pas interrogée là-dessus.
10:42à Nice
10:44en maintenant
10:45contre vents et marées
10:46leur candidate
10:47Juliette Chenel
10:48qui fait 15 points.
10:49Je vous assure que
10:50s'il y a le front républicain
10:51comme en 2015
10:52si vous voulez,
10:53pour sauver Estrosi
10:55face à Marion Maréchal,
10:56Estrosi,
10:56aujourd'hui,
10:57Christian Estrosi,
10:58pardon,
10:58est à nouveau maire de Nice.
11:00Il y a quelque chose
11:00localement à Nice
11:01qui a dysfonctionné
11:02et qui était
11:04en inadéquation,
11:05en opposition totale
11:06avec les discours permanents
11:08de Marine Tandeli
11:09liés sur Siamotou
11:10qui est antifasciste
11:11et quand vous avez
11:12Éric Ciotti
11:12qui est un partenaire
11:13et un allié de l'extrême droite,
11:14elle ne retire pas sa candidate.
11:16Il y a quand même
11:16un problème là-dessus,
11:17je pense.
11:18Sur Nice particulièrement.
11:19Moi, je crois
11:20qu'on assiste
11:20à une fin d'époque
11:21certains qui étaient déjà
11:22lus dans les années 80
11:23comme Estrosi,
11:24Bayrou, Carignan,
11:25c'était leur dernière...
11:27Carignan qui a voulu
11:28faire un retour
11:29et qui a été battu.
11:31Je pense aussi
11:31que parfois,
11:33l'âge...
11:34Oui,
11:35non mais excusez-moi...
11:35C'est vrai,
11:36Jean-Michel Aulas,
11:3877 ans,
11:39c'était son anniversaire,
11:40un triste anniversaire
11:41en fait pour lui,
11:42mais c'est vrai
11:42qu'il avait démarré
11:44en trombe
11:45parce qu'il avait
11:46des sondages
11:47qui étaient très favorables
11:48et plus il parlait,
11:49plus il pernait
11:50des voix.
11:50Mais Patrick,
11:52le ridicule ne tue pas
11:53quand on voit
11:53les conditions
11:54de candidature
11:56d'André Santini
11:57à Issy-Limoulinot,
11:5985 ans,
11:59qui est sorti
12:00de l'hôpital
12:00pour aller voter.
12:01Ça rappelle 1986
12:03et c'était à la proportionnelle.
12:04Marcel Dassault
12:05qui est élu député de l'Oise
12:07et qui meurt
12:07huit jours après
12:08parce qu'il était hospitalisé
12:09dans le coma
12:10au moment des élections.
12:11Le ridicule
12:12n'a pas limite
12:13en politique.
12:14C'est pour ça
12:14que c'est le ridicule.
12:15En tout cas,
12:15ce qui est sûr,
12:16c'est que là,
12:16je n'ai pas un facteur
12:17puisque Philippe
12:18vient de démontrer
12:19l'inverse,
12:20c'est-à-dire
12:20comment on réélit
12:21André Santini
12:22et pourtant,
12:22il est réélu.
12:23Jean-Luc Moudin
12:24qui a plus de 70 ans
12:25et il est réélu
12:26triomphalement.
12:27Il est réélu triomphalement.
12:28Il est différent.
12:2970, c'est 85
12:30et puis Moudin
12:31qui n'est pas hospitalisé.
12:32Non, ce que je veux dire
12:32par là,
12:33c'est que je suis d'accord
12:34avec vous
12:34sur la question de l'âge.
12:36Il y a des facteurs
12:37aussi de type dégagisme
12:39parce qu'on n'a pas
12:39beaucoup regardé.
12:40Mais quelqu'un
12:41comme François Baroin,
12:42quand vous dites
12:42il y a l'usure
12:43du pouvoir.
12:43Regardez François Baroin,
12:45il fait un très mauvais score
12:46de premier tour à 3
12:47alors que normalement
12:48c'est Baroin.
12:50Alors vous avez Bayrou,
12:51c'est lié à Matignon
12:52et l'affaire
12:52mais là où vous avez raison
12:54c'est que Baroin
12:56véritablement
12:56même lui
12:57s'érote complètement.
12:58Vous voyez François Cuyandre
13:00qui est le maire
13:00socialiste bien-aimé
13:02de Brest
13:02qui rempile
13:03pour le dernier mandat.
13:05Comment peut-il imaginer
13:06lui-même ?
13:07Alors que Brest
13:08est un bastion de gauche.
13:08Oui, c'est une sorte
13:09de Joe Biden de Bretagne.
13:11Il ne veut pas...
13:12Clermont-Ferrand
13:13qui est un bastion de gauche.
13:14Bien sûr, bien sûr.
13:15Mais Cuyandre
13:16c'est 5 mandats...
13:17Mais là je paye
13:17je pense qu'en fait
13:19dans ces villes
13:20il paye l'usure.
13:20Alors l'usure
13:21et puis bien sûr
13:22il y a des questions
13:23en fait d'insécurité
13:24qui ont fortement pesé
13:26dans ces campagnes
13:27à Brest
13:28et Clermont-Ferrand
13:29et que là
13:30ça n'a pas joué
13:31au profit du Rennes
13:32qui joue beaucoup
13:33mais d'une droite
13:34qui s'est affirmée
13:35beaucoup plus radicale.
13:36Et Eric
13:37est avec nous
13:38de Metz.
13:39Eric, bonjour.
13:41Bonjour Patrick.
13:42Bonjour.
13:43Que vous inspirent
13:44ces résultats à vous ?
13:45Écoutez, comme d'habitude
13:46quand j'entends
13:47les différents hommes politiques
13:49qui sont interviewés
13:50tout le monde a gagné.
13:51Chacun tire à la couverture.
13:52Oui, oui.
13:53Ça fait quand même...
13:54C'est l'école des fans.
13:55Oui, c'est l'école des fans.
13:56Il manque que Jacques Martin
13:57et Stéphane Colaro.
13:59Exactement.
13:59Tout le monde aura dit
14:00ça à la fin.
14:01Mais moi
14:02ce qui me révolte
14:03c'est la magouille
14:04entre les partis
14:04et les filles
14:06et les socialistes.
14:08Alors
14:09j'entendais tout à l'heure
14:10M. Jouvet
14:12qui ne nous est pas
14:12à dire
14:13qu'il voterait Mélenchon
14:14si jamais Mélenchon
14:15était au deuxième tour
14:16avec Bardella.
14:17Il n'a pas le courage
14:18de ses opinions
14:18et par contre
14:19ce qui me fait vraiment peur
14:21enfin peur
14:22c'est que
14:24à mon avis
14:25le futur candidat
14:26des socialistes
14:26pour les présidentielles
14:27ça va être Hollande.
14:28Hollande
14:29qui n'a même pas eu
14:29le courage
14:30de se représenter
14:31après son mandat
14:32catastrophique
14:32de cinq années
14:34qui vient de perdre
14:35à Tulle
14:36qui a pris en poste
14:37de député
14:37enfin vous vous rendez compte
14:38où est-ce qu'on en est ?
14:39Où est-ce qu'on en est ?
14:40C'est catastrophique
14:41et c'est pour ça
14:42que les français
14:42n'ont plus envie de voter
14:43c'est toutes ces magouilles
14:44et pugnot les gens.
14:46Vous savez
14:46vous pouvez avoir des convictions
14:48vous pouvez être socialiste
14:48vous pouvez être des filles
14:49il n'y a pas de problème
14:50mais quand on voit
14:50c'est pour ça que ces deux parties
14:51sont prêts à s'allier
14:52alors qu'ils sont quand même
14:53aux antipodes
14:54en ce qui concerne
14:55certains points
14:56notamment sur l'insécurité
14:57l'armement
14:58des policiers municipaux
15:00enfin bref
15:01voilà
15:01c'est ça
15:02que les français ne veulent plus
15:03et c'est pour ça
15:04que vous l'avez dit vous-même
15:05pour les petites villes
15:06à un trou
15:07par exemple
15:07dans les campagnes
15:08il y a une forte mobilisation
15:11des français
15:11par contre en ville
15:12les gens n'ont ras-le-bol
15:13de ces arrangements
15:15entre amis
15:15ou entre ennemis
15:16je ne sais pas
15:16et c'est pour ça
15:18que ça
15:18aujourd'hui
15:19vous savez
15:19moi
15:20mon envie
15:21ce serait qu'il y ait
15:22un tour
15:22voilà
15:23ce que disent beaucoup
15:25effectivement
15:26de personnes
15:27et ça
15:27vous avez raison
15:28ça dit beaucoup
15:29et peut-être que
15:29évidemment
15:30ça conduirait à une
15:31plus forte participation
15:32une clarté plus importante
15:33aussi des candidats
15:34ça c'est une bonne réflexion
15:36c'est intéressant
15:36merci Eric
15:38évidemment
15:39tout dépend si on fait
15:40une proportionnelle
15:41qui est par nature
15:41à un tour
15:42ou un majoritaire
15:43à un tour
15:43comme au Royaume-Uni
15:44ça il faudra déterminer
15:45c'est un majoritaire
15:46un tour
15:47c'est costaud
15:47c'est intéressant
15:48notre auditeur
15:49vraiment
15:49Eric
15:50il a été très fort
15:52parce qu'il décrit
15:53parfaitement
15:53ce que nous disons
15:54depuis hier soir
15:54Patrick
15:55dans la spéciale
15:56la fatigue démocratique
15:57l'épuisement démocratique
15:59véritablement
16:00et ce qui me navre
16:01ça fait tant d'années
16:03que je suis tous les partis politiques
16:04et que je les connais par coeur
16:05ce qui me navre
16:06c'est que mon sentiment
16:07au lendemain de ces municipales
16:09je parle avec les uns
16:10et les autres
16:10à gauche
16:10comme à droite
16:11au téléphone
16:12finalement
16:13personne ne prend
16:14conscience de cela
16:16ça va être
16:16business as usual
16:18c'est-à-dire que
16:18nous sommes partis
16:19dans le grand toboggan
16:20de la présidentielle
16:21et cette idée
16:22de fatigue démocratique
16:24n'est prise en compte
16:24par personne
16:25alors évidemment
16:27merci à vous Eric
16:28vous continuez d'appeler
16:29et de réagir au 0 826 300 300
16:31vous avez la parole
16:32vous le savez dans un instant
16:33dans la vérité en face
16:34avec Jean-François Akili
16:35il y a quand même eu
16:37effectivement
16:37quelques coups de théâtre
16:38hier soir
16:39notamment à Pau
16:42hashtag on en parle
16:43et on commande beaucoup
16:44Benjamin Glaze
16:44sur les réseaux sociaux
16:45François Bayrou
16:46ce matin
16:47n'est plus le maire de Pau
16:48ben non c'est fini
16:49fin de partie
16:49pour l'ancien Premier ministre
16:506 mois seulement
16:51après avoir quitté Matignon
16:53on s'en souvient
16:53en pleine affaire Bétarab
16:54et bien
16:55il s'est incliné
16:56hier soir au second tour
16:57face au candidat
16:58de la gauche unie
16:58hors LFI
16:59Jérôme Marbeau
17:00François Bayrou
17:01qui tourne donc la page
17:02à 12 années
17:03passée à la tête
17:04de la mairie de Pau
17:06ça s'est joué à peu
17:06très peu
17:08344 voix d'écart seulement
17:09et c'est avec
17:10beaucoup d'émotions
17:11qu'il a reconnues
17:12à sa défaite hier soir
17:13écoutez
17:13c'est une soirée difficile
17:15pour nous
17:17et je crains un peu
17:19que ce soit une soirée
17:20difficile pour notre ville
17:24cela dit
17:24c'est la démocratie
17:27c'est comme ça
17:28que ça marche
17:29et on ne peut pas
17:31faire confiance
17:32à la démocratie
17:33quand on gagne
17:35et lui retirer
17:36sa confiance
17:37quand on perd
17:39quand on perd
17:40de si peu
17:41quelle voix blanche
17:42il a vraiment la voix
17:44c'est vraiment
17:45la fin de parcours
17:46on ne se rend pas compte
17:47nous Philippe et moi
17:48nous sommes de cette région
17:49personne ne réalise
17:50qui est François Bayrou
17:51dans cette région
17:52c'est pas que
17:53le seigneur de Pau
17:54il a été très longtemps
17:55le seigneur d'Aquitaine
17:56c'est quelqu'un
17:57qui a été véritablement
17:58vraiment omnipotent
18:00omniscient
18:01omniprésent
18:02Bayrou qui part de Pau
18:03qui rend la clé de Pau
18:06d'abord c'est la fin
18:07évidemment de sa carrière politique
18:09et définitivement
18:10mais il y a quelque chose
18:11il y a quelque chose
18:14qui tient
18:15de ce que vous disiez
18:16tout à l'heure
18:16et de ce qu'on a analysé
18:17un peu hier
18:17un dégagisme un peu soft
18:19je vous assure que
18:20le candidat socialiste
18:21était le premier surpris
18:22d'avoir gagné
18:23je vous jure que c'est vrai
18:24Jérôme Marbeau
18:25c'est ça
18:26la gauche unie
18:27du côté de Pau
18:28et sur les 60 dernières années
18:29c'était le second barreau de Pau
18:31après André Labarère
18:32qui avait été maire
18:32pendant longtemps
18:33on l'appelait
18:34Tockmanette
18:35touche les mains
18:35Tockmanette
18:36Serge Blanco
18:37élu également maire
18:39du côté de Biarritz
18:41bien sûr
18:43ça a été un coup de tonnerre
18:46également aussi
18:46à Biarritz
18:47qui était annoncé
18:49dans un instant
18:50vous allez pouvoir
18:51continuer de commenter
18:52évidemment
18:53c'est surprise
18:54des images aussi
18:55peut-être
18:56avec cette image
18:58par exemple
18:59vous le savez
19:00d'Emmanuel Grégoire
19:02qui est allé à vélo
19:03il n'avait pas de casque
19:04bon
19:04voilà
19:05il n'avait pas de casque
19:05c'est un truc
19:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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