- il y a 12 minutes
Avec Françoise Degois et Philippe David
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NewsTranscription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h36, Vieille France, Nouvelle France.
00:09Qu'est-ce que vous pensez de ce concept, ou de ce que certains politiques veulent installer aujourd'hui dans
00:16le débat politique en France ?
00:18C'est notamment Jean-Luc Mélenchon, mais il n'est pas le seul.
00:20Il y en a en fait derrière qui ne parlent pas, mais qui n'en pensent pas moins.
00:24J'aimerais vous entendre à ce sujet, bien sûr, Nouvelle France, Vieille France, ou France Rabougrie, bien sûr.
00:320826 300 300, vous avez la parole. Est-ce que vous trouvez que c'est un bon débat ?
00:35Ou alors que ce n'est pas effectivement ce qu'il faut mettre en place, en tout cas dans la
00:41perspective de la présidentielle de 1027 ?
00:43Françoise Degoy, Philippe David sont là.
00:45Et puis il y a les symboles. Je le disais tout à l'heure, symbole d'une première adjointe avec
00:50un voile, à la mairie de Saint-Denis.
00:53L'autre jour, ça avait été voulu par une adjointe aussi du côté de Chalons-sur-Saône.
01:00La justice a donné raison au maire de Chalons-sur-Saône.
01:03Tiens, parmi ces symboles aussi, les drapeaux, au fronton des mairies.
01:07Drapeaux français, bien sûr, mais il n'y a aucune obligation à mettre en fait ces drapeaux.
01:13Bien sûr, c'est la République avec une tradition.
01:17Il y a deux maires RN qui ont décidé de retirer les drapeaux européens du fronton de leur mairie.
01:25Qu'en pensez-vous ? Véronique est avec nous de Montpellier. Bonjour Véronique.
01:30Bonjour Patrick et bonjour François et Philippe.
01:33Bonjour Véronique.
01:34Bonjour. Je suis ravie qu'on me donne la parole parce que j'ai un avis bien tranché d'ailleurs
01:39là-dessus.
01:40Ça tombe bien.
01:42Moi je dis, on est dans une ville en France ou un village.
01:47Le maire est censé s'occuper de sa commune.
01:50Il n'est pas censé forcément d'avoir des avis, etc., sur ce qui se passe à l'étranger.
01:55Sinon, ça ne s'appelait qu'il serait ministre ou il serait fonctionnaire de l'État.
02:01Voilà.
02:02Moi, ça me choque même de voir des drapeaux étrangers dans des mairies.
02:08Ça n'a rien à faire là.
02:09Ils ont déjà fait travailler avec leurs communes sans aller s'occuper de l'Ukraine ou de la Palestine.
02:16Parce que c'est aussi souvent le cas.
02:19Donc, moi je suis complètement contre.
02:21Voilà.
02:22Non, non, mais alors, je comprends en fait.
02:25Françoise, Philippe, qu'en pensez-vous ?
02:27Restez avec nous, Véronique.
02:29Et vous continuez de nous appeler 0826 300 300.
02:31Il n'y a aucune obligation.
02:32Mais je suis très étonnée que le Rassemblement National donne ce sentiment de revenir en arrière.
02:37C'est-à-dire que Marine Le Pen s'est décollée l'étiquette au maximum d'anti-européenne
02:44qui lui a collé à la peau pendant des années et des années.
02:46Et d'un seul coup, deux élus RN, et ça n'est que deux, à mon avis, ils ont dû
02:50se faire souffler dans les manches.
02:52Et puis, il y a d'autres élus qui...
02:53Non, mais vous parlez des RN.
02:54...contuellement enlèvent ou remettent des drapeaux.
02:58Je reprends sur le RN, parce que c'est quand même un symbole, finalement, de retour en arrière.
03:02À Carcassonne, notamment.
03:03Bien sûr, c'est un symbole de...
03:05Moi, je ne suis pas pour qu'on mette les drapeaux ou pas.
03:08Mais les enlevés, ça veut dire...
03:09S'ils y sont, les enlevés, ça veut dire qu'on a une détestation intrinsèque de l'Europe.
03:14La France est probablement le pays...
03:16Enfin, c'est le pays charnière avec l'Allemagne de l'Europe.
03:19Oui, mais vous comprenez ce que dit Véronique.
03:20Oui, j'entends ce que dit Véronique.
03:21Dans une mairie, on s'occupe, en fait, des aspects communaux.
03:25Et on ne va pas s'occuper de la politique.
03:26C'est un peu ça, quoi.
03:27Ce n'est pas ça.
03:28Mettre le drapeau européen, c'est dire qu'on n'appartient que de la France.
03:30Et donc, cette petite mairie appartient à l'Europe.
03:33Et qu'elle est même fondée, cette petite mairie, à recevoir des subventions dans le cadre de la data,
03:37ou de l'aménagement du territoire, ou de la culture.
03:40Elle est même fondée, cette mairie, à recevoir des subventions de la méchante Europe.
03:43Et je trouve que, symboliquement, que ça vienne des élus du RN, ce n'est pas bon pour le RN.
03:47Bon, Philippe David, et on prend Véronique.
03:49Moi, je crois deux choses.
03:51Déjà, je pense que le drapeau de la France, le drapeau de la République, il y en a un seul,
03:56c'est le drapeau tricolore.
03:57Ça, c'est le premier point.
03:58Deuxième point, je trouve que les drapeaux...
04:00Parce que vous avez pensé à un autre drapeau.
04:02Ah non, non, il n'y a que le drapeau tricolore.
04:04Deuxièmement, il y a quand même une chose que je trouve, je suis bien d'accord avec Véronique.
04:09Parce que quand je vois la prolifération de drapeaux palestiniens dans certaines mairies, etc.
04:14Moi, j'estime qu'après, il y a une mairie qui va être pro-Israël, va mettre le drapeau israélien.
04:18Il y a une qui va être pro-Palestinien, va être un drapeau palestinien.
04:22Non mais, aujourd'hui, c'est devenu n'importe quoi.
04:26Je pense que c'est devenu n'importe quoi.
04:28Non, ce que dit François, c'est que quand c'est ponctuel, ça fait des opérations solidarité.
04:32Le drapeau du Tibet a été sur le fronton de la mairie de Paris.
04:35Oui, mais je vais conclure sur une chose.
04:37C'est le maire de Carcassonne et je ne sais plus quel autre maire qui a enlevé le drapeau européen.
04:41Et puis dans le Pas-de-Calais.
04:43Oui, mais cette Europe qui signe dans notre dos des traités qui tuent nos agriculteurs,
04:49notamment le Mercosur, notamment récemment l'Australie,
04:52et entre-temps, mais il n'y avait pas l'agriculture l'Inde,
04:55est-ce qu'on a envie de l'aimer dans des zones agricoles ?
04:57Moi, je crois que non.
04:59Véronique, est-ce que vous pouvez comprendre que, de façon ponctuelle, en revanche,
05:04opération de solidarité avec des pays ou même des régions,
05:08on puisse mettre un drapeau au fronton de certaines mairies ?
05:12Véronique ?
05:12Non.
05:13Non ?
05:13D'accord.
05:14Non.
05:14Et puis par contre, je voudrais rajouter, pour répondre à Philippe,
05:19que Marine Le Pen n'a jamais été contre l'Europe.
05:22Elle est pour l'Europe, mais avec une autre structure.
05:26Voilà.
05:26Elle n'a jamais été contre l'Europe.
05:28En tout cas, contre les traités.
05:30C'est à moi, c'est moi qui disais ça.
05:32Pardon Véronique, c'est moi, c'est pas Philippe David.
05:34Il est plutôt d'accord avec vous.
05:35C'est moi qui disais ça sur Marine Le Pen.
05:38Avec le changement, la mue qu'elle a opérée pour ne plus être dans cette détestation affichée de l'Europe.
05:44Jean-Luc Mélenchon a fait exactement la même chose au fil des années.
05:47C'est ce que je voulais dire.
05:49Oui.
05:50Ah, Véronique.
05:51Ah bah, Véronique, tiens, mais le standard, en fait, a coupé.
05:55Elle était avec nous.
05:56Je rappelle qu'il n'y a aucune obligation légale.
06:00Bien sûr, bien sûr.
06:01Par rapport au pavoisement des lieux publics.
06:05D'ailleurs, Véronique, que l'on a retrouvée,
06:08donc voilà, je le disais, des opérations ponctuelles.
06:12Il n'y a aucune obligation.
06:14C'est vrai qu'auparavant, on voyait beaucoup plus.
06:16En revanche, le drapeau français, bien sûr, bleu, blanc, rouge.
06:21Et on voyait aussi le drapeau des régions.
06:23Oui, le blason des villes.
06:26Le blason des villes.
06:27Parfois, il a disparu.
06:28Et moi, j'aime bien aussi, quand on va, effectivement, dans certains coins de France,
06:33retrouver aussi le blason.
06:35J'ai toujours connu...
06:36Il ne s'agit pas de se rabougrir, comme le dirait, en fait, un certain nombre de Mélenchon.
06:40Les régions font partie de notre histoire.
06:42Moi, j'ai toujours connu le Capitole à Toulouse avec trois drapeaux.
06:45Le drapeau français, le drapeau européen et le drapeau rouge avec la croix d'Occitanie.
06:49Très jaune dessus.
06:50Mais moi, qui ai le drapeau breton à Brest, je ne sais pas, moi, le drapeau catalan à Perpignan
06:56ou des Flandres à Drinkerque, ça ne pose aucun problème.
06:59Véronique, on l'a retrouvé.
06:59Vous de l'exace à Strasbourg, tant qu'on y est.
07:01Oui, Véronique, oui.
07:04Oui, non, moi, le drapeau des régions, ça ne me change absolument pas.
07:08Même, j'y suis très attachée.
07:11Mais après, voilà, le drapeau de l'Europe, oui, mais voilà.
07:18Mais après, les drapeaux des pays suivants, ce qui se passe, c'est de suite une appartenance.
07:24Puis encore une fois, la mairie n'est pas faite pour ça.
07:28Ça, je suis d'accord.
07:29Les frontons en liberté, égalité, fraternité, ce n'est pas fait pour manifester son soutien
07:34ou à la Palestine ou à Israël ou même au Tibet.
07:37On en avait beaucoup.
07:38Notamment sur un plan politique.
07:40Quand, par exemple, c'est un drame, une catastrophe.
07:43Évidemment, le 11 septembre, on peut mettre le drapeau américain, bien évidemment.
07:47Américain ou, oui, ou non.
07:50Le 11 mars 2004, le drapeau espagnol, je n'ai aucun problème là-dessus.
07:52Un tremblement de terre avec, voilà, etc.
07:54Mais je suis d'accord, vous savez, les Américains...
07:55Mais après, oui, c'est évidemment susceptible de choix politiques, quoi.
07:59Les Anglais ont pavoisé vraiment partout le drapeau français, partout en Grande-Bretagne,
08:04après janvier, après Charlie et après novembre.
08:08Donc, ils ont même fait chanter à Wembley la Marseillaise.
08:12C'était extraordinaire avec le prince William qui l'a chanté aussi.
08:16Donc, je sais, tout est affaire de subtilité.
08:18Mais là, à Carcassonne, en tout cas, c'est un acte politique.
08:21C'est un acte politique pur.
08:23Et voilà, moi, je trouve que c'est...
08:24Il s'est fait filmer, en train de l'enlever.
08:26Oui, je trouve que c'est très démago.
08:27En plus, il faut ça tellement démago, en plus.
08:30C'est la démagogie pur.
08:31Oui, oui, oui.
08:31C'est aussi un choix politique, quoi.
08:35Merci, Véronique, d'avoir été avec nous.
08:370826 300 300.
08:39On va continuer.
08:40Un peu dans le droit fil de ce qu'on en a dit.
08:42Entre, justement, ce débat de vieille France, nouvelle France,
08:46que veut instituer Jean-Luc Mélenchon.
08:48Et puis d'autres, d'ailleurs.
08:49Bien sûr, on le voit pour la présidentielle de 2027.
08:53Tiens, à propos de la présidentielle de 2027,
08:55je ne sais pas si vous avez vu ce sondage, en fait, hier.
08:59Et puis même cet appel de personnalité
09:01pour avoir un large rassemblement de droite du centre.
09:05Oh, peut-être même à gauche, quoi.
09:07Voilà.
09:08Qu'en pensez-vous ?
09:100826 300 300.
09:11Oui, le Grand Machin.
09:12Sud Radio.
09:14Le Grand Matin Sud Radio.
09:177h10h.
09:18Patrick Roger.
09:19Il est 8h47.
09:21Philippe David est là.
09:22Françoise de Goua également.
09:24Dans un instant, Benjamin Glaze va nous rejoindre aussi
09:27pour nous dire ce qui fait le buzz un peu sur les réseaux sociaux.
09:30Notamment la petite phrase d'Alain Manc,
09:32qui a donné une note, là, vous avez vu, ce week-end.
09:353 sur 1.
09:35Non, 2.
09:36Dévoilez pas tout pour les auditeurs qui n'ont pas vu encore.
09:38Il va nous dire ça.
09:39C'était samedi soir.
09:41Philippe David reviendra quand même aussi d'un mot
09:43sur la chronique qui a fait un petit peu...
09:46beaucoup de bruit, si je puis dire.
09:48Pas d'odeur, mais du bruit.
09:50D'un fameux sucette.
09:52Alors, bon.
09:52C'est bon, je pense.
09:54C'est bon ?
09:55Je veux pas goûter.
09:56Non, non, c'est pas...
09:57Non, non, c'est pas...
09:58Non, non, attendez.
09:59Non, ben, on va en parler dans un instant quand même.
10:01Parce que c'est quand même assez dingue, quoi.
10:04Ah ben oui, moi aussi, je trouve ça assez dingue.
10:06Et ce n'était pas un canular, quoi.
10:08Bien sûr.
10:08On ne sait pas, d'ailleurs.
10:09Non, non, non, je suis même allé sur le site du fabricant.
10:11C'est-à-dire que le sud, c'est un canular.
10:13Vous n'en savez rien.
10:14Ah ben, en tout cas, c'est écrit et c'est dit dans Libération.
10:17Si c'est un canular, c'est bien fait.
10:18Et je suis même allé sur le site du constructeur.
10:20Alors, Nouvelle-France, Vieille-France.
10:22Fabrice est avec nous de Gérance.
10:25C'est ça ?
10:25Bonjour, Fabrice.
10:26Bonjour, Patrick.
10:27Bonjour, Françoise.
10:28Bonjour, Fabrice.
10:30Bon, alors, qu'en pensez-vous de ce terme Nouvelle-France, Vieille-France ?
10:36Jean-Luc Mélenchon nous fait du Mélenchon.
10:39Donc, voilà.
10:40Donc, tout dans le discours de provocation, de division.
10:46Vous savez, dans les années 90,
10:48ont noté les provocations verbales de Jean-Marie Le Pen.
10:52Bon, ben, pour moi, Jean-Luc Mélenchon des années 2020,
10:56c'est le Jean-Marie Le Pen des années 90, quoi.
10:57Voilà, quoi.
10:58Mais je vous prédis que le résultat sera le même.
11:01C'est-à-dire ?
11:03Pardon ?
11:03C'est-à-dire ?
11:04C'est-à-dire que Jean-Marie Le Pen, il n'a jamais excédé au pouvoir.
11:07Oui, oui.
11:08Mais il s'est retrouvé au second tour de la présidentielle.
11:11Ce n'est pas le cas de Mélenchon, je pense pas.
11:12Oui, oui, oui.
11:13Oui, oui.
11:14Ça peut être possible.
11:16Mais il y a eu un sursaut à un moment donné.
11:18Et le résultat, ça avait fait, je crois que c'était 93-17.
11:21Voilà.
11:22Ça sera la même chose.
11:23Parce que ce n'est pas supportable.
11:25On a besoin d'apaisement un petit peu,
11:30de se rassembler un petit peu.
11:32On a besoin autour de la...
11:33Dans ce monde complètement dingue,
11:34on a besoin de se rassembler.
11:36Vous parliez tout à l'heure des drapeaux.
11:38On a besoin de se retrouver autour du drapeau,
11:40autour des valeurs de la France,
11:42et pas de quelqu'un qui jette de l'huile sur le feu, etc.
11:45Oui, mais les valeurs ne sont plus communes
11:47à tout le monde, visiblement.
11:48Il est quand même...
11:50Globalement, c'est ça.
11:52Globalement, c'est ce que...
11:53Non, mais c'est bien de vouloir se le dire,
11:56mais ce n'est pas forcément vrai.
11:58Les faits sont têtus,
11:59et moi, je suis d'accord avec Fabrice.
12:01Ça, c'est Lénie qui dit ça.
12:01Mais bien sûr, mais les faits sont têtus
12:03pour Jean-Luc Mélenchon.
12:04Sa Nouvelle-France était faite
12:05pour aller faire voter au canon dans les quartiers.
12:07Ça ne marche pas.
12:08Vous regardez les scores, d'abord, des LFI.
12:11Ils ont pris 7 villes,
12:13dont 6 à la gauche, LFI.
12:15Vous regardez les scores
12:16dans les circonscriptions des députés LFI.
12:18C'est un désastre.
12:19Sébastien Delogu, à Marseille,
12:21il fait à peine 15%.
12:22Si la Nouvelle-France a marché,
12:24cette espèce de rhétorique identitaire,
12:27totalement empoisonnée,
12:28parce que c'est empoisonné,
12:29c'est en gros, c'est la France racisée
12:31contre la France raciste.
12:32En gros, c'est moi, Jean-Luc Mélenchon,
12:35contre toi, Jordan Bardella.
12:36Mais bien sûr que la masse des Français
12:38ne veulent pas de ça.
12:39Il faut écouter ce que dit Fabrice.
12:41Et la réalité, ce qui va se passer
12:42pour Jean-Luc Mélenchon,
12:43ça lui prend en nez,
12:44mais ça, personne ne veut l'entendre,
12:45et ça va arriver,
12:46ça va être Toulouse puissance 10.
12:48C'est-à-dire que vous allez avoir,
12:50dès le premier tour de la présidentielle à gauche,
12:52un barrage républicain
12:53contre Jean-Luc Mélenchon.
12:55Et c'est ça qui est en train de se passer.
12:57C'est peut-être pas aussi clair
12:59que ça, quand même.
12:59Déjà, je vais vous avouer.
13:01Il y a un terme que je ne supporte pas,
13:03c'est la Nouvelle-France.
13:04Moi, je n'en ai connu qu'une,
13:06celle de 1534 à 1763,
13:09quand Jacques Cartier arrive au Canada
13:11et qu'on a un retraité de Paris.
13:13Oui, ça s'appelait la Nouvelle-France.
13:14Oui, on l'a appelé Nouvelle-France.
13:15Désolé, moi, ça me met un côté de nostalgie,
13:18surtout que 40 ans après,
13:19Napoléon vendra la Louisiane.
13:20Trêve de parenthèse historique.
13:22Ça, c'est pas le sujet.
13:22Non, non, c'est la Nouvelle-France.
13:24Il y en a une seule, c'est ça.
13:25Alors, la Nouvelle-France,
13:26c'est quand même un terme qui est surréaliste.
13:30Surréaliste.
13:30Parce que ça veut dire qu'il y a eu une ancienne.
13:32Mais qu'est-ce qui caractérise l'ancienne ?
13:34Qu'est-ce qui caractérise la Nouvelle-France ?
13:35Les vagues d'immigration.
13:36Ben oui, ben donc, ça veut dire que...
13:38Non, mais c'est raciste.
13:38Excusez-moi, ça veut dire...
13:39C'est raciste, c'est-à-dire une nouvelle voie
13:41que, finalement, après ses propos,
13:43Jean-Luc Mélenchon valide la thèse
13:44du grand remplacement de Renaud Camus.
13:47Ah, ni plus ni moins.
13:48Ah, ben oui, plus ni moins.
13:49Ah, ben lui, il est une France créole.
13:55Ah, ben oui, mais c'est il y a deux ans, trois ans.
13:56En 2020, la France créolisée,
13:58la créolisation, c'est assez intéressant
13:59parce que c'est un concept du grand écrivain Édouard Glissant.
14:03Il dit, la France créolisée, c'est la France
14:05qui est capable, comment dirais-je,
14:07de s'additionner avec l'ensemble de ses cultures.
14:10Ça peut passer, la France créolisée.
14:12La Nouvelle-France, c'est vraiment un acte de rupture.
14:14Comme dit Fabrice, c'est un acte de guerre, en réalité.
14:17C'est pour faire voter au canon des quartiers
14:20et ces quartiers ne répondent pas à l'appel du canon.
14:23Ah, ne répondent pas. Il y a des endroits, ça.
14:25Je vous le dis, mais...
14:27Ne soyez pas aussi affirmatif que ça.
14:29D'une part, l'ÉFI, c'est quand même allié
14:32avec les socialistes à Toulouse.
14:35Ils ont perdu partout.
14:38Et puis dans d'autres villes, il y a eu des accords, François.
14:40Non, mais on ne pouvait pas dire...
14:41Tous les accords ont été battus.
14:43Écoutez, c'est pas vrai.
14:45À Nantes, ça est gagné.
14:46C'est le seul.
14:48À Grenoble, en fait, c'est qui est passé.
14:50Elle a fui vendredi.
14:53Mais Avignon, c'est Galzy qui gagne.
14:55Qu'est-ce que vous racontez ?
14:56C'est Doucet.
14:57C'est quand même l'ÉFI qui gagne avec Doucet.
14:59Donc, ne dites pas, non, ça ne marche pas.
15:01Je vous dis...
15:02Mais non, mais ne soyez pas aussi péremptoires, François de Bois.
15:05Les auditeurs l'entendent.
15:06C'est vous qui êtes péremptoires.
15:07Je vous dis que les faits sont têtus.
15:09Je vous dis, soyez ouverts, écoutez.
15:10Mais vous, vous êtes complètement péremptoires.
15:13Je vous le dis, les faits sont têtus.
15:15Les faits sont têtus.
15:16Je vous ai expliqué les chiffres, vous ne les entendez pas
15:18parce que vous avez décidé que c'était ça et que c'était très grave.
15:21Moi, je vous dis que la réalité du vote LFI
15:24n'est pas absolument ce que Jean-Luc Mélenchon voulait.
15:27Regardez les chiffres dans les circonscriptions.
15:30Regardez Toulouse où il est battu.
15:32Regardez Limoges où il est battu.
15:34Si vous aviez cet élan-là des quartiers,
15:36il aurait gagné Limoges.
15:37Il aurait gagné Toulouse.
15:39Il aurait gagné Avignon.
15:40Ça n'est pas le cas.
15:42Ils n'ont pas eu des grands succès.
15:43On peut parler de Roubaix.
15:45Plus de 100 000 habitants.
15:47Saint-Denis, plus de 100 000 habitants.
15:4854% d'abstention.
15:5058% d'abstention.
15:51Excusez-moi, Françoise, mais les absents ont toujours tort.
15:53Ceux qui ne vont pas voter ont toujours tort.
15:57Allez-y.
15:58Puis, il y a eu Nantes en union.
16:00Grenoble en union avec la sœur de François Ruffin.
16:03Lyon, c'est quand même des jolies villes.
16:05Mais c'est des jolies villes.
16:06Mais ça n'a aucune commune mesure.
16:08J'aimerais bien qu'on arrête de faire d'un tigre de papier un tigre réel.
16:12La réalité.
16:14La réalité.
16:14Jean-Luc Mélenchon n'est quand même pas un tigre de papier.
16:17Le tigre de papier.
16:18Excusez-moi.
16:19L'offre est tellement zéro à gauche, à part Jean-Luc Mélenchon,
16:22que le tigre de papier sera en tête de la gauche.
16:25Fabrice pourra arbitrer.
16:26Fabrice pourra arbitrer.
16:28Fabrice, oui.
16:29Fabrice, oui.
16:30Allez-y.
16:31Moi, je voudrais aussi qu'on dote.
16:34Alors évidemment, nous, on ne compte pas dans la ruralité.
16:38C'est du second degré.
16:39Non, non, mais vous avez raison.
16:41Surtout sur Sud Radio.
16:42Je vais vous donner l'exemple.
16:45Je rejoins François quand même sur le fait qu'il ne faut pas non plus trop monter.
16:50Je vais vous donner deux éléments.
16:52Le premier, c'est qu'effectivement, par exemple, moi, sur Oloron, vous voyez,
16:58une ville de 11 000 habitants, LFI a voulu monter une liste municipale.
17:01Ils n'y sont pas arrivés.
17:02Ils n'ont pas trouvé 34 personnes pour se mettre sur une liste.
17:05Au niveau national, le résultat de LFI, c'est 3,74%.
17:10Ils ont quoi ? Ils ont 40, 50 communes.
17:12Il y a 45 000 enfants.
17:13Il faut qu'on arrête de délirer, quoi.
17:15Mais 7 !
17:17Il en a perdu 2.
17:18Il en a perdu 2.
17:19Et Fabrice, vous avez raison.
17:21Parce que derrière ça, Jean-Luc Mélenchon, quand il entend Nouvelle-France, Ancienne-France,
17:25il vous considère, justement, à Gironde, ailleurs.
17:28Pardon, mais comme justement l'Ancienne-France, quoi.
17:30C'est ce qu'il sous-entend, quoi.
17:31On est bien chez les Anciens.
17:35C'est une bonne conclusion.
17:36Merci, mon cher Fabrice.
17:39À chaque qu'on en parle sur les réseaux sociaux, avec vous, Benjamin Glaze,
17:43évidemment, c'est la charge d'un à main contre Emmanuel Macron.
17:47Ben oui, il y a Donald Trump qui donne des notes à l'élève Macron.
17:52Et puis désormais, il y a Alain Minc, qui était celui qui a fait éclore, en tout cas, l'un
17:57de ceux, Emmanuel Macron.
17:59Écoutez, ce week-end, il était dans l'émission de France 2.
18:01Quelle époque ?
18:02Léa Salamé lui a posé la question de ce qu'il souhaiterait dire,
18:05ou posé comme question à Emmanuel Macron.
18:06Et voici sa réponse à Alain Minc.
18:08Quelle question vous poseriez à, allez, c'est parti, Emmanuel Macron ?
18:12Alain Minc.
18:12Comment as-tu pu faire si mal ?
18:15Vous êtes très sévère, pour quelqu'un qui l'a tellement aimé.
18:18Vous êtes le premier des amoureux décis.
18:21Non, mais je pense, si vous voulez, que la vie politique se résume à une ou deux décisions,
18:24et que la dissolution a été quelque chose de dramatique,
18:29et qui efface les bons côtés, qui a eu son premier mandat, c'est 13 sur 20,
18:33son deuxième mandat, c'est 2 sur 20.
18:37Vous avez mieux noté, quand même, Emmanuel Macron, qu'Alain Minc.
18:40Voilà.
18:41C'est la conclusion.
18:42François Abadon, et c'est extraordinaire, là, c'est l'amoureux déchu.
18:46C'est un peu ça.
18:47Quand on a adoré quelqu'un, parce que passer de 13 à 2,
18:50déjà 13, c'était pas brillant pour un premier mandat,
18:52mais 2, là, en général, on dit, quand on met 1, on paye le papier,
18:562, on paye le papier, et un peu plus.
18:58Oui, moi, j'entends ce que dit Alain Minc,
19:00c'est vrai qu'il a été celui avec Jacques Attali, d'ailleurs, c'était marrant,
19:03ils étaient sur le même plateau tous les deux, qui lancent le...
19:05C'était très divers.
19:06Le jeune Emmanuel Macron, mais j'entends bien ce que dit Alain Minc,
19:09parce que son raisonnement est tout à fait excellent.
19:12La dissolution restera véritablement la tâche.
19:16La tâche, véritablement, on en a dit souvent, les gilets jaunes, etc.
19:19Mais la dissolution est une tâche dont Emmanuel Macron,
19:22même s'il remonte, ne se relèvera pas.
19:24Il dit qu'il a gagné 5 points dans l'IFOF, là.
19:27Oui, il remonte grâce à l'international.
19:30Il ne va pas finir sous les tomates, ça ne va pas être grandiose,
19:34mais je trouve qu'Alain Minc, qui n'est pas quelqu'un dont je partage beaucoup les opinions,
19:38sur son raisonnement, il a raison.
19:40C'est même un zéro pointé.
19:41La dissolution est un désastre.
19:43Regardez de quoi nous parlons en ce moment, ce matin.
19:45La nouvelle France, etc.
19:46Ça, c'est la dissolution ?
19:48Françoise, sauf pour Emmanuel Macron, qui dit à ceux qui lui en parlent
19:51que sur la dissolution, ils n'ont rien compris et qu'il a eu raison.
19:54Non, il change là-dessus.
19:55Il est en train de changer ?
19:56Mais bien sûr, à un moment donné, il faut quand même un temps pour digérer.
19:59Mais un homme politique, quand il fait une connerie, à un moment donné, il ne dirait pas.
20:02Un an et demi pour digérer, la digestion est un peu longue.
20:04Mais ça s'appelle l'égo.
20:05Il faut aller voir un gastron entérologue.
20:088h58, nous n'avons pas eu le temps de revenir sur ce que vous avez découvert et lu dans Libération
20:12ce week-end.
20:13Permettez-moi de vous faire une remarque.
20:15Ah oui, mais vous allez revenir dans les vrais voix, forcément, ce soir.
20:18En revanche, Fabrice était doloron.
20:22Je peux vous dire que c'est dans cette ville que sont fabriqués des chocolats qui s'appellent les Pyrénéens.
20:25Et je préfère nettement ça.
20:27Ah oui.
20:29Pour ceux qui n'ont pas compris, rendez-vous ce soir dans les vrais voix à partir de 17h.
20:34Dans un instant, c'est Jean-François qui lit la vérité en face.
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