- il y a 6 minutes
Avec Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-04-07##
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NewsTranscription
00:00Vous voulez dire que ça part, on va dire les choses clairement, d'une intervention de M. Jean de Rideau,
00:05le psychologue, sur CNews, lors d'un débat concernant M. Bally Bakayoko, le maire de Saint-Denis,
00:11où il convoque, grosso modo, il dit, les mammifères sociaux, la famille des grands singes, il évoque une sorte de
00:18passé anthropologique de l'humanité.
00:20Pour vous, il y a une distorsion de cette déclaration ?
00:24Alors, il y a une surinterprétation, tout à fait biaisée aussi, de cette déclaration.
00:30Maintenant, moi, je ne vais pas reprendre le débat pour savoir si M. De Rideau avait raison, pas raison, d
00:36'employer ses mots.
00:37Parce que l'anthropologie n'a rien à voir avec tout ça ?
00:41Mais ce que je veux retenir, je ne veux pas rentrer dans ce débat entre les pours et les contres,
00:47ce que je trouve à la fois angoissant et qui doit faire l'objet d'une vraie discussion,
00:53même d'un examen de conscience, ou qui devrait, pour tout le monde,
00:56c'est l'utilisation du mot raciste à tout bout de champ.
01:04Qui utilise Henri Guenot ce mot raciste à tout bout de champ ?
01:07Sur les plateaux. Moi, je regarde des interviews, par exemple,
01:11on interview quelqu'un, ça commence par...
01:13Est-ce que vous condamnez les propos racistes qui ont été tenus sur CNews ?
01:17Voilà. Est-ce que c'est une façon d'interroger les gens ?
01:20Bon, je regarde, je lisais un article dans un grand journal,
01:25en faisant de référence, dans lequel il faut voir que le terme homo sapiens,
01:31qui était dans la discussion, dans l'intervention de M. De Rideau,
01:36est devenu une insulte raciste.
01:38C'est-à-dire, on le met sur le même plan que la comparaison,
01:40l'éventuelle comparaison avec des singes,
01:44ou avec des régressions primitives d'une partie de la population.
01:49Homo sapiens. Nous sommes tous des homo sapiens.
01:52Vous dites quoi ? Que ça devient n'importe quoi ?
01:54Ça devient n'importe quoi.
01:55Ça devient n'importe quoi, mais avec des conséquences très très lourdes.
01:59C'est-à-dire ?
01:59C'est-à-dire que si vous considérez que homo sapiens est raciste,
02:05si vous considérez que la moindre défense de l'identité culturelle d'un peuple est raciste,
02:16alors il va y avoir beaucoup de racistes.
02:18C'est-à-dire ? Ça fabrique du racisme, vous pensez ?
02:20Mais il y a toujours un risque de racisme.
02:22Mais là, on n'en est plus là.
02:24Là, si on vous explique qu'il suffit de défendre son particularisme culturel,
02:35une société défend sa culture, elle est raciste,
02:38alors il va y avoir, il y a beaucoup de racisme.
02:40Moi, ça me fait penser, pour sortir du débat asiatico-politique
02:45qui ne ressemble plus à rien et que je trouve extrêmement dangereux,
02:48ça me fait penser à un épisode qui m'avait beaucoup frappé
02:53quand je faisais mes études,
02:55c'est ce qui était arrivé à Claude Lévi-Strauss,
02:58vous savez, ce grand anthropologue français,
03:01qu'on peut accuser de tout, sauf de racisme.
03:05Quelqu'un qui a le souci de la protection des cultures des autres,
03:10le souci du respect des différences, etc.
03:13Et en début des années 50,
03:16si vous me permettez, je vais faire ce petit...
03:18Allez-y, allez-y.
03:20Une petite aparté.
03:22Au début des années 50, l'UNESCO lui demande un texte,
03:26enfin une conférence,
03:28justement pour essayer de contrer ce que l'UNESCO estime être la montée du racisme,
03:33les dangers racistes, qui s'appellent
03:35« Races et Histoires », grand succès d'estime.
03:38Une vingtaine d'années après, l'UNESCO lui demande
03:41de faire une conférence dans la suite,
03:43dans le prolongement de cette conférence,
03:45qui va s'appeler « Races et Cultures ».
03:47Et là, ça provoque un déchaînement antiraciste,
03:53c'est-à-dire qu'on accuse,
03:54on va accuser dans les cercles intellectuels,
03:56en partie des cercles politiques,
04:00Lévi-Strauss d'être un raciste.
04:02Vingt ans après.
04:03Voilà, vingt ans après.
04:03Alors c'est intéressant parce que, encore une fois,
04:07il est impossible, raisonnablement,
04:11d'accuser Lévi-Strauss d'être un raciste.
04:13C'est impossible.
04:14Qu'est-ce que vous voulez dire par cet exemple ?
04:15Alors, moi ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il va dire,
04:17il va répondre après,
04:18quelques années après, il répond,
04:20on l'interrogera souvent dessus,
04:21en se disant « De quel péché m'étais-je rendu coupable ? »
04:27Et alors il en cite plusieurs,
04:28mais il y a quelque chose qui m'intéresse avec ses propres mots,
04:31parce que toute autre personne employée en d'autres mots
04:35sera de toute façon aspirée par ce débat délirant
04:39qui est en train de nous submerger.
04:42Il dit « En fait, moi, je m'insurgais contre l'abus de langage
04:46par lequel de plus en plus on en vient à confondre le racisme,
04:50qui a une définition stricte,
04:52avec des attitudes qui sont normales, légitimes,
04:55même en tout cas inévitables. »
04:57Alors qu'est-ce que le racisme ?
04:58Le racisme, c'est l'idée que
05:02les qualités intellectuelles et morales d'un groupe humain
05:05dépendent de son héritage génétique,
05:09de la biologie en fait.
05:12Et deuxièmement, qu'il y a des races
05:16définies par la biologie, définies par la génétique,
05:18qui sont supérieures et des races inférieures.
05:21Ça, c'est le racisme.
05:22C'est ça, au nom de ça,
05:23qu'il y a eu la solution finale,
05:26c'est au nom de ça que le nazisme s'est développé, etc.
05:30Et alors, c'est très intéressant parce qu'il dit
05:33quelque chose qui me paraît très juste.
05:35Il dit « On ne saurait ranger, je le cite,
05:38sous la même rubrique,
05:40ou imputer automatiquement au même préjugé,
05:42l'attitude d'individus ou de groupes
05:44que leur fidélité à certaines valeurs
05:46rend partiellement ou totalement insensible à d'autres valeurs.
05:50Il n'est nullement coupable, dit-il,
05:53de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres
05:56et d'éprouver peu d'attirance envers tel ou tel
06:00dont le genre de vie, respectable en lui-même,
06:03s'éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. »
06:06Moi, je partage à 100% ce point de vue.
06:09Mais si en disant ça,
06:12si lorsque vous dites ça,
06:13on vous accuse de racisme...
06:14Vous diriez quoi ?
06:15Alors, vous venez de citer Claude Lévi-Strauss.
06:17Vous dites quoi ?
06:18Que le débat est instrumentalisé aujourd'hui ?
06:21Alors, il est à la fois instrumentalisé,
06:23ça c'est clair,
06:24mais il n'y a pas que de l'instrumentalisation.
06:26Il y a aujourd'hui une espèce de...
06:28Mais encore une fois, c'est pas neuf.
06:30C'était en 71, ça, en 72.
06:34Il n'est pas neuf.
06:37Il y a une espèce de bien-pensance
06:40qui ne réfléchit plus,
06:42qui est totalement inculte,
06:44qui confond tout.
06:45Voilà.
06:45Si vous confondez le racisme
06:48avec la position de Lévi-Strauss,
06:51ça veut dire qu'en citant Lévi-Strauss,
06:53je suis donc raciste.
06:55Mais si moi, je suis raciste,
06:56si Lévi-Strauss est raciste,
06:58ou si, comme le pense certains,
06:59Victor Hugo a été raciste
07:00parce qu'un jour,
07:00il a écrit un texte sur l'Afrique
07:02vantant la nécessité,
07:04les mérites qu'aurait pu avoir
07:06la colonisation sur l'Afrique,
07:08alors il y a 80% de racisme en France.
07:10Il y a une présidentielle qui arrive.
07:11Vous diriez que la France insoumise,
07:13Jean-Luc Mélenchon,
07:14instrumentalise ce débat-là ?
07:16Non, mais elle n'est pas la seule.
07:16Regardez les plateaux,
07:17il y a tout le monde...
07:19C'est-à-dire ?
07:19Non, mais moi,
07:20je ne suis pas obsédé
07:20par la France insoumise.
07:21Il y a la France insoumise,
07:22il y a l'instrumentalisation
07:25qu'elle en fait,
07:25il y a sa stratégie politique.
07:27Et puis, il y a toute une partie
07:30de la société,
07:31toute une partie des élites intellectuelles,
07:33des élites médiatiques,
07:35qui a la même attitude sur ce sujet.
07:37En réalité, la même.
07:39C'est-à-dire, c'est toujours pareil.
07:41Je reviens encore à l'idée
07:42qu'avait Lévi-France en tête.
07:43Il dit, mais si vous faites ça,
07:44vous faites tomber l'interdit du racisme.
07:47Parce que les gens se disent,
07:48si c'est ça le racisme...
07:49Donc, vous nous dites ce matin
07:50qu'il faudrait qu'une autorité,
07:52une personnalité forte,
07:53qui puisse éteindre cet incendie-là
07:55qui est en train de gagner la société ?
07:56Ce que je veux dire,
07:57c'est que si il n'émerge pas
07:59une personnalité forte
08:00qui est capable d'éteindre
08:02ce genre de folie collective,
08:04alors nous allons vers le pire.
08:06Voilà.
08:06Nous allons vers le pire.
08:07Parce que, encore une fois,
08:09dans ce cas, il n'y a plus d'interdit.
08:10L'homme de la rue va se dire,
08:12si c'est ça le racisme,
08:13alors je suis raciste.
08:13Le président de la République,
08:15en l'occurrence,
08:15c'est toujours Emmanuel Macron,
08:17là-dessus,
08:17Regueno pourrait avoir
08:18une parole forte là-dessus
08:19puisqu'il est sollicité.
08:21On le demande...
08:21Non, parce qu'une parole forte là-dessus
08:23demande quelque chose
08:24qui est très difficile
08:24à faire entendre
08:26dans la société actuelle,
08:27c'est-à-dire
08:27une parole qui prend
08:28un peu de hauteur,
08:29une parole qui renvoie
08:31à une réflexion
08:32qui a un peu de profondeur,
08:35quitte à ne pas être
08:36immédiatement compris.
08:37Vous dites quoi, ce matin, Regueno ?
08:38Il y a matière à quoi ?
08:39Révolte ?
08:40Guerre civile, là-derrière ?
08:41Si ça va trop loin ?
08:43C'est clair que
08:44ça continue comme ça.
08:46Mais c'est vrai
08:46pour l'antisémitisme,
08:48le racisme,
08:49tous ces mots
08:49perdent leur sens.
08:51S'ils continuent
08:51à perdre leur sens,
08:53oui, on va aller...
08:54Et si la société
08:54continue à se défaire
08:55comme elle se défait,
08:56à se laisser emporter
08:58à cause, d'ailleurs,
08:59pour l'essentiel,
09:00de ces élites,
09:02dirigeantes, intellectuelles,
09:03morales, etc.
09:03qui alimentent
09:05ce mauvais sentiment
09:09ou ce mauvais ressenti
09:10dans la société,
09:13oui, on va aller
09:14vers un abîme de violence.
09:15Dans la violence.
09:16Un abîme de violence.
09:18Et de l'abîme...
09:18Vous savez ce qui va se passer ?
09:19Si ce rendez-vous démocratique
09:20de 2027 est raté,
09:22on a raté suite de 2022,
09:24on a raté suite de 2017,
09:26si celui-là est raté,
09:27manqué,
09:29eh bien,
09:30la suite ne se jouera pas
09:32dans les urnes.
09:33Voilà.
09:33Ça fait 200 ans en France
09:34qu'aucune crise politique
09:35ne s'est sorti dans les urnes.
09:37Donc, il y aura la violence.
09:39Il y aura la violence.
09:40La violence de tous
09:41contre tous,
09:42parce que c'est ce qui se dessine.
09:45Et de la violence sortira
09:46un immense besoin d'ordre
09:47et d'autorité.
09:49Mais alors là,
09:50personne ne sait
09:51quel visage,
09:53quelle figure
09:54aura le sauveur
09:56qu'on ira chercher
09:57pour établir l'ordre d'autorité.
09:58Si on a de la chance,
09:59De Gaulle, Napoléon, etc.,
10:01si on n'a pas de chance,
10:03comme nos voisins n'ont pas eu de chance,
10:04par exemple,
10:04au XXe siècle,
10:06eh bien là,
10:09là, le pire est possible.
10:11C'est votre message ce matin,
10:12Henri Guénaud,
10:13sur l'antenne de Sud Radio.
10:14Un tout dernier mot.
10:15Vous avez été proche de lui,
10:16vous l'avez servi,
10:17Nicolas Sarkozy,
10:18du temps où vous étiez
10:19à l'Élysée,
10:19Henri Guénaud.
10:20Il est soumis,
10:21à partir de ce mardi,
10:22ça va durer trois jours,
10:23devant la cour d'appel de Paris,
10:25à une sorte d'interrogatoire
10:26dans ce procédé
10:27du financement libyen.
10:28Une pensée
10:29pour l'ancien président
10:30dont vous êtes resté proche ?
10:32Oui,
10:33alors moi,
10:33je pense d'abord à l'homme
10:34qu'on salit sans arrêt,
10:37qu'on traîne dans la boue,
10:39qu'on a quand même envoyé en prison.
10:44Alors qu'il n'y avait à ce stade,
10:46en tout cas de la procédure,
10:47aucune raison de l'incarcérer.
10:52Je pense aux institutions
10:54qui en sortent
10:56terriblement affaiblies,
10:59disqualifiées.
10:59Je pense au regard du monde
11:01sur notre pays
11:02et de nous-mêmes,
11:03sur nous-mêmes
11:05et sur nos instituts
11:06et sur la France.
11:09Et je pense que tout ça
11:10est un désastre
11:11et c'est un désastre
11:12qui ne repose pas
11:15sur des éléments de preuve,
11:17des faits matériels.
11:17On ne va pas refaire
11:18le procès de première instance,
11:20mais on verra
11:21ce que dit la cour d'appel.
11:22Mais moi,
11:23j'ai dit ce que j'avais à dire
11:24sur le procès
11:28en première instance.
11:31moi,
11:32en première instance,
11:34ce qui s'est passé là,
11:35ce qui s'est passé
11:35avec Mme Le Pen,
11:36la même chose,
11:37ça ne me donne plus confiance
11:39dans la justice de mon pays.
11:40J'espère retrouver la confiance
11:41dans la justice de mon pays.
11:42Mais voilà,
11:43pour l'instant,
11:45merci Henri Guéno,
11:46j'ai un doute.
11:46Merci à vous.
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