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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 03 avril 2026.
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00:00Amandine Bégaud sur RTL
00:02J'ai 80 ans, j'ai subi une chute et je suis restée au sol pendant 17 heures.
00:08J'avais pas mon téléphone, j'avais rien.
00:10Quand on chute, on n'a pas toujours ce qu'il faut autour de soi.
00:12À force de naviguer sur le sol, j'ai réussi à me hisser et attraper mon portable.
00:17Ça m'a tellement fait peur que j'ai maintenant une alarme reliée avec les pompiers.
00:22Pour moi, c'est une sécurité.
00:24Le message de Suzanne au 30 de 10.
00:27On évoque ce chiffre qui m'a surprise ce matin.
00:3120 000 morts en 2024 chez les seniors après des chutes.
00:36C'est, je vous le disais, presque deux fois plus qu'il y a 10 ans.
00:39Et c'est surtout plus que le nombre de victimes de la grippe chaque année.
00:42Sujet dont on parle trop peu.
00:44Bonjour Caroline.
00:45Bonjour.
00:46Vous nous appelez d'où Caroline ?
00:47J'appelle Duavre.
00:49Et vous, c'est le compagnon de votre maman qui est tombée ?
00:51Oui, c'est pour ça que j'ai témoigné.
00:54C'est arrivé cette semaine, c'est arrivé mardi.
00:57Donc, il faut dire déjà qu'il a un petit problème d'équilibre parce qu'il a fait un AVC
01:01il y a quelques années.
01:02Il a bien récupéré sauf une jambe qui est un petit peu chancelante.
01:06Il a quel âge ?
01:07Il a 88 ans.
01:08Enfin, il va avoir 88 ans.
01:11Et ils ont un grand tapis dans leur entrée.
01:14Il avait des claquettes aux pieds.
01:15La claquette s'est prise dans le tapis.
01:17Il est tombé la tête la première.
01:18Et heureusement que ma mère était face à lui et sa tête a cogné contre le genou de ma maman.
01:25Heureusement, à part une bosse au front et un petit bleu au pied, il n'y a rien de grave.
01:30Mais bon, ça aurait pu être grave.
01:32Oui, bien sûr, il aurait pu se faire très mal.
01:34C'est la première fois que ça lui arrive ?
01:36Oui, c'est la première fois que ça lui arrive.
01:38Mais bon, après ce que je disais à Victor quand je l'ai eu tout à l'heure au téléphone,
01:42c'est vrai que déjà quand on prend de l'âge, on perd de l'équilibre.
01:46Et puis ça aurait pu être plus grave parce que s'il était tombé, ma mère en plus c'est
01:52un petit gabarit.
01:53Elle n'aurait jamais réussi à le relever toute seule.
01:55Oui, ça c'est clair.
01:57Et puis si sa tête avait tapé contre un meuble, ça aurait pu être plus grave que ce que c
02:02'était.
02:02En fait, bon, on a eu de la chance, il a de la chance, il s'en tire bien.
02:07Ils ont retiré le tapis ou pas depuis ?
02:09Oui, alors ma mère a retiré le tapis parce que lui, lui, il voulait le remettre.
02:14Il trouve que ça fait plus joli, mais elle lui a dit non, non, elle n'a pas lâché l
02:20'affaire.
02:20Elle a retiré le tapis et il est hors de question qu'ils remettent le tapis en place.
02:24C'est vrai que c'est dangereux, c'est traître les tapis.
02:27Mais oui, Caroline, il y a le professeur Fougère qui nous fait le plaisir de rester avec nous.
02:33Je ne sais pas si vous l'avez entendu dans le journal.
02:35Professeur, je rappelle, vous êtes gériatre au CHU de Tours.
02:39Le tapis, c'est le truc, j'allais dire, à éviter vraiment en premier.
02:43On enlève les tapis au bout d'un certain âge, non ?
02:46Le tapis, oui, en effet, c'est dans l'adaptation du logement.
02:49C'est vrai que c'est bien d'enlever les situations à risque.
02:52Et les tapis, ça fait partie des situations à risque.
02:54Après, quand j'écoute justement le commentaire de cette auditrice,
02:58le tapis, il a toujours été là.
02:59Donc, en fait, quand on commence à buter contre le tapis,
03:02ce n'est pas juste se dire que c'est de la faute du tapis.
03:04C'est de se dire, là, il se passe quelque chose.
03:06En fait, parce qu'avant, ce monsieur, il n'avait pas buté contre son tapis
03:10qui était là depuis probablement des années.
03:12Si là, aujourd'hui, il a buté contre le tapis,
03:13c'est qu'en effet, il se passe probablement quelque chose
03:15et qu'il y a des choses à faire.
03:16Parce qu'autrement, même s'il n'y a plus de tapis, il risque de retomber.
03:19Donc, le conseil que vous donnez à Caroline,
03:21c'est de lui dire de retourner voir son médecin, peut-être.
03:24Oui, d'aller voir un professionnel de santé,
03:26son médecin ou son kiné,
03:27si ce monsieur a fait un AVC, il voit peut-être un kiné régulièrement.
03:30Il fait déjà, pardon de vous couper,
03:32il a déjà des séances de kiné, oui.
03:35Et c'est important de le signaler.
03:37Oui, voilà, il faut bien signaler la chute
03:39parce qu'en fait, ce tapis-là, il était là,
03:41il a buté contre le tapis,
03:42donc c'est qu'il y a quelque chose de nouveau qui vient de se passer.
03:44D'accord.
03:45Après, il y a l'association claquettes-tapis aussi.
03:48Les claquettes, ce n'est pas terrible non plus, je trouve, mais bon.
03:51Alors, vous exprimez quelque chose de très important,
03:53le chaussage, le chaussage dans les chutes,
03:55c'est en effet très important.
03:56Il faut avoir un bon chaussage
03:58et avoir des chaussures qui vous prennent bien
03:59au niveau du pied, de la plante du pied.
04:03Ou des vraies pantoufles plutôt que des claquettes, par exemple.
04:05Oui, plus que des claquettes, oui.
04:08On traîne le pied autrement.
04:09Oui.
04:10Oui, ça, on se...
04:11C'est quoi les chaussures idéales ?
04:14Donc, je disais chaussons, j'imagine, professeur, sinon...
04:18C'est plutôt des chaussons ou chaussures,
04:21mais en tout cas des choses qui sont fermées à l'arrière.
04:23Il ne faut pas que ça vous engage à traîner le pied au sol
04:26parce que c'est sûr qu'autrement, vous allez buter contre quelque chose.
04:29Et peut-être que les réflexes...
04:31C'est plus les réflexes que la perte d'équilibre
04:32qui sont un peu moins bons en vieillissant.
04:34Et donc là, en ayant moins de réflexes,
04:36vous ne vous récupérez pas
04:37et vous finissez la tête sur le sol.
04:40Merci beaucoup, Caroline, en tout cas, pour votre témoignage
04:43et bon rétablissement, même s'il va bien.
04:46Oui, oui, oui, heureusement.
04:48Fort heureusement, à part une petite bosse et un bleu,
04:51il n'y a rien de bien méchant.
04:52Bon, mais dites-lui bien d'en parler à son kiné, quand même.
04:54Ça marche.
04:55Bon, merci beaucoup, Caroline.
04:57Bonjour, Françoise.
04:58Oui, bonjour.
05:00Vous nous appelez d'où, Françoise ?
05:02Dorée d'Anjou, dans le Manédoir.
05:05Vous, c'est votre maman qui a fait une chute ?
05:07Alors, elle, elle a chuté en septembre de son lit.
05:12Elle a quel âge ?
05:13Elle avait 96, elle va sur ses 97, le 29 avril.
05:19Et au temps en août, elle était très bien
05:22parce qu'elle a pris l'avion du Var à chez nous.
05:25Donc, elle marchait avec des bâtons, tout se passait bien.
05:29Et dès qu'elle a chuté, elle est restée du soir au lendemain soir allongée.
05:36Par terre ?
05:38Par terre, oui.
05:39Ah oui, 24 heures, elle a passé 24 heures par terre.
05:42Voilà, heureusement que déjà, il y avait une dame de compagnie qui venait tous les jours.
05:48Et on avait pourtant tout mis en place.
05:51L'alarme au poignet, le portable qu'il fallait.
05:57On levait tout ce qu'il fallait.
05:58Elle a une douche, tout mis en place.
06:00Et malheureusement, elle a chuté.
06:03Évidemment, à cet âge-là, il faut savoir que les os sont très fragiles.
06:09Elle s'est cassée le col des feignures.
06:13Elle est partie aux urgences, vite chirurgie.
06:17Et elle est revenue chez elle parce qu'elle ne voulait pas partir en EHPAD, ni d'abord en centre
06:24de réadaptation, évidemment.
06:27Et après, elle a voulu repartir chez elle.
06:30On a mis tout en place.
06:32Infirmière, kiné, tout ça.
06:34Mais en fait, elle ne voulait pas se lever.
06:38Qui dit pas se lever, elle ne voulait pas manger.
06:43Tout ça, manque de vitamines.
06:44Elle avait un manque de sodium.
06:46Donc, qui dit manque de sodium, elle a commencé à avoir des troubles cognitifs.
06:50Enfin, c'est le syndrome du glissement complet.
06:53Et bon, elle est encore en vie.
06:56En EHPAD, à côté de chez ma sœur, à Marseille.
07:00Mais c'est incroyable.
07:03C'est la chute qui a accéléré, vous avez l'impression.
07:06Voilà.
07:07On m'a dit que c'était le syndrome du glissement.
07:10Elle ne veut plus continuer à vivre.
07:13Elle ne veut plus manger.
07:14Donc, elle ne se lève plus.
07:17Les muscles ne sont plus comme avant.
07:21Donc, elle n'arrive plus à marcher, même s'il y a le kiné qui vient.
07:24Donc, tout, c'est une succession de symptômes.
07:28Et qu'elle a été opérée une seconde fois pour sa colonne vertébrale.
07:34Parce qu'elle a un tassement osseux.
07:35Elle avait une fracture cassée.
07:37Elle a résisté à l'anesthésie générale.
07:40Mais elle avait un manque de potassium.
07:42Donc, ça a été...
07:43C'est un puits sans fond.
07:46Professeur Fougère, ce syndrome de glissement dont parle François,
07:50c'est quelque chose, j'imagine, que vous observez régulièrement ?
07:54Alors, c'est quelque chose qu'on observe, c'est sûr.
07:56Mais là, ce que décrit votre auditrice, c'est vraiment l'escalade catastrophe.
08:02Puisqu'en fait, d'où on se rend compte, justement, de l'intérêt de prévenir ces chutes.
08:06Parce que, justement, quand il y a une chute comme ça, ça peut entraîner des choses catastrophiques.
08:11La fracture du col du fémur, je le rappelle.
08:13Mais c'est un tiers de patients qui, derrière, après la fracture du col du fémur, vont aller bien.
08:17Mais un tiers qui vont décéder et un tiers qui vont perdre leur autonomie.
08:21Donc, il y a quasiment, dans deux tiers des cas, ça se passe mal.
08:23La fracture du col du fémur chez la personne âgée.
08:25Donc, c'est la catastrophe.
08:27Et là, le syndrome de glissement chez cette patiente, c'est aussi une situation
08:31où elle perd son autonomie.
08:32Elle perd son autonomie physique.
08:33Elle perd son autonomie cognitive.
08:36Et puis, en fait, elle ne se sent plus utile et avoir une envie de vivre.
08:40Et donc, c'est des gens qu'on a du mal à rattraper, objectivement.
08:43Merci beaucoup, François, pour votre témoignage.
08:47Professeur, vous restez avec nous.
08:48On va continuer à échanger dans un instant avec les auditeurs.
08:51A tout de suite.
08:52Vous souhaitez nous contacter ?
08:54Appelez-nous au 3210.
08:5650 centimes la minute.
08:59Amandine Bégaud.
09:00RTL Midi.
09:01Les auditeurs ont la parole.
09:03Et on a choisi aujourd'hui de revenir sur ce chiffre.
09:0620 000 morts.
09:0820 000 morts en 2024 liés à des chutes chez les seniors.
09:12C'est presque deux fois plus qu'il y a 10 ans.
09:14Et c'est plus que le nombre de victimes de la grippe chaque année.
09:17Et pourtant, j'ai l'impression, le sentiment en tout cas, qu'on n'en parle pas souvent.
09:20C'est un sujet qui vous fait beaucoup réagir.
09:23Bonjour, Victor.
09:23Bonjour, Amandine.
09:24Beaucoup de messages sur les réseaux sociaux et sur l'application Facebook.
09:27Exactement, sur l'application RTL.
09:29Etan, en chalon en champagne, nous écrit
09:31« Ma mère avait 70 ans quand, en décembre 2024, elle est tombée.
09:35Elle est restée seule au sol pendant plus d'une heure
09:38jusqu'à ce que mon frère arrive et la retrouve.
09:41Résultat, une cheville fracturée.
09:43Et puis Jérôme, j'ai un oncle de 87 ans.
09:45Il a chuté deux fois la même nuit de son fauteuil.
09:48Et je me suis déplacé une fois à une heure du matin
09:50et une autre fois à cinq heures du matin. »
09:52Merci beaucoup, Victor, pour ces messages.
09:54Le professeur Bertrand Fougère, qui est gériatre au CHU de Tours,
09:58est toujours avec nous pour échanger et puis nous apporter aussi des petites précisions,
10:02des conseils également.
10:04On va retrouver Élisabeth.
10:05Bonjour, Élisabeth.
10:06Bonjour.
10:07Vous nous appelez d'où ?
10:09De Garches.
10:10De Garches.
10:10Et alors, vous, vous êtes tombée hier soir ?
10:12Oui, en plus, c'est drôle.
10:14Non, c'est pas drôle.
10:15Tu peux me permettre de vous demander votre âge, Élisabeth ?
10:18Oui, vous pouvez vous le permettre.
10:20J'ai 75 ans.
10:21Mais j'ai surtout une BPCO qui me fait une mobilité un petit peu réduite, on va dire.
10:28C'est-à-dire que des problèmes respiratoires.
10:30J'ai fait un, je crois qu'on appelle ça, un stage pendant six semaines
10:36où on vous apprend en catélas.
10:38Et les chutes ont été une des premières choses dont on nous a parlé.
10:44Et bien sûr, en rentrant dans mon appartement, je n'avais rien fait.
10:48Et ma première grosse chute, elle a été de mon lit.
10:54Et là, mes enfants m'ont dit, maman, on y va.
10:58Donc, on a commencé le lit.
11:00Et comment, bon, bien sûr, les barrières dans le...
11:03Non, pas les barrières, enfin, les trucs dans la chale de bain.
11:05Oui, pour se tenir.
11:07Pour se tenir.
11:08Mais ce que je fais de mieux, alors je voudrais vous moquer,
11:14c'est que je prends mon déambulateur que je mets dehors.
11:19Quand il est dehors, je le rentre quand je vois que je suis un peu pas bien.
11:23Oui, ben c'est bien ça.
11:25Oui, enfin, vous y veuillez.
11:27Oui, c'est bien, vous avez raison.
11:29Ça peut vous éviter de tomber, j'imagine.
11:30Eh ben, c'est exactement ce que j'ai, quand j'ai un dîner à faire, enfin, le mien.
11:35Oui.
11:35Et je suis un peu entre les vagues.
11:38Eh ben, je le prends et nous faisons mon dîner ensemble.
11:42Et non, mais ça m'est arrivé hier soir.
11:45Mais alors, hier soir, qu'est-ce qui vous est arrivé ?
11:46Racontez-moi, Elisabeth.
11:48Je vais faire vite.
11:50Je me suis offert une superbe robe de chambre au doudou.
11:55Oui.
11:59Non, je ne me moque pas de vous.
12:01Je ne pensais pas du tout que vous alliez me parler de robe de chambre.
12:04C'est ça qui m'a surprise.
12:05Eh ben, justement.
12:06Mais vous avez bien raison.
12:07Et alors, vous avez mis la robe de chambre et vous avez lissé dessus.
12:10Lissé.
12:10Ah oui.
12:12Elle est très trop longue.
12:14Non.
12:14Ah.
12:14Je me suis endormie sur le cadavé qui m'arrive de temps en temps.
12:19Et je me suis trouvée vraiment par terre.
12:22Et alors là, qu'est-ce que vous avez fait ?
12:24Eh ben, j'ai attendu.
12:26J'ai attendu comme une des personnes qui vous a appelées.
12:30J'ai attendu d'avoir assez de tonicité pour me tourner comme on m'a appris en cas de chute.
12:40Mais vous avez attendu combien de temps, Elisabeth ?
12:435 heures.
12:445 heures ?
12:45Oui.
12:45Oh ! 5 heures au sol.
12:47Donc, une partie de la nuit, en fait.
12:49Oui.
12:50Oh là là !
12:51Mais vous aviez pas mal, quelque part ?
12:53Un petit peu.
12:54Oui.
12:55Parce que j'étais allongée sur une méprise électrique.
12:57Voilà.
12:58Je serais plus fermée.
13:00Je vais vous dire, il y a tellement de personnes qui sont passées là où c'était deux fois plus
13:05dramatique.
13:06Bon, la seule chose, c'est que je ne mettrais plus ma robe de chambre doudou.
13:11Si, mais il ne faut pas la mettre par terre, il faut essayer de...
13:14Il ne faut surtout pas la mettre assise dans mon canapé, parce que si je m'endors dans le canapé,
13:19je me fais glisser.
13:20Oui, oui, oui, vous avez raison.
13:23Et alors, vous êtes levée au bout de 5 heures, vous êtes recouchée ?
13:27Non, j'ai enlevé ma robe de chambre, pourtant j'avais le temps de réfléchir, et je me suis remise
13:33dans le canapé.
13:35Et depuis, vous avez...
13:37Imagine, je vous dis qu'il y a quand même une garde-balade qui vient tous les bottes.
13:40Oui, donc du coup, elle vous a...
13:42Oui, elle m'a aidée, de toute façon, elle a vu dans la tête que je n'étais pas en
13:46pleine forme.
13:46Et il me semble lire sur votre fiche que vous aviez un collier beeper.
13:50Ah oui !
13:51Et alors, pourquoi vous n'avez pas appuyé dessus ?
13:55Parce que j'étais persuadée que je ne l'avais pas.
13:57Alors que vous l'aviez ?
13:59Oui, absolument.
14:01Et ce qui s'est passé, c'est que je pense que dans ce cas-là, on a des petits
14:06trous de mémoire qui peuvent se passer une fois qu'on est à terre.
14:09Je pense que j'ai réussi à me dire que c'est comme ça pour ça, et j'ai oublié
14:15que j'ai eu mon beeper.
14:18Elisabeth, le professeur Fougère est toujours avec nous.
14:20Professeur, vous entendez le récit d'Elisabeth.
14:24J'ai l'impression que c'est un récit assez classique.
14:28Il n'y a pas de jugement de ma part, mais ce sont des scènes que vous devez souvent entendre.
14:33Oui, il y a deux situations, deux messages, en fait, dans ce qui vient d'être décrit.
14:38Il y a la situation du lit, je voulais y revenir un petit peu, parce qu'il y a beaucoup
14:42de chutes qui arrivent des fois au lever du lit.
14:44Et comment on peut faire ?
14:46Parce que là, quand on passe de la position couchée à la position debout, des fois un peu trop vite,
14:50on peut avoir un peu cette tête qui tourne.
14:52Et donc là, ce qui est important, c'est vraiment de passer par la position assise avant d'aller à
14:57la position debout.
14:59Donc vraiment couché, assis, debout.
15:01Et comme ça, quand on est en position assise, si on a encore un peu la tête qui tourne, on
15:05ne s'lève pas.
15:05Et là, on prend comme ça moins de risques de chuter.
15:09Et puis après, on a entendu plusieurs auditeurs sur le sujet, l'histoire de la télé-alarme.
15:14En fait, on se rend compte qu'on ne peut pas rester comme ça des heures au sol.
15:17Déjà, c'est des risques même vitaux.
15:21On sait que justement, les muscles s'abîment, les muscles qui lisent, ça entraîne une décharge de potassium qui est
15:26très toxique pour le cœur, notamment.
15:29Et donc, il faut absolument que les gens s'équipent de télé-alarme pour pouvoir être en sécurité et pouvoir
15:34appuyer.
15:35Là, la situation de l'auditrice, ce n'est pas tant perte de mémoire, c'est la situation de choc.
15:39Elle se retrouve au sol, elle a peur, une situation qui est quand même plutôt désagréable.
15:43Et on ne pense pas forcément à appuyer.
15:45Mais vraiment, mon conseil, c'est vraiment de faire en sorte que les gens qui sont peut-être seuls à
15:50domicile, etc.,
15:51avec des risques de chute, vraiment s'équipent de télé-alarme pour sécuriser leur environnement et puis leur entourage même
15:57aussi.
15:57Oui, ça rassure, j'imagine, l'entourage.
16:01Et Elisabeth, ce collier, vous en êtes déjà servi ?
16:07Une fois, je crois.
16:08Une fois ? Oui.
16:10Oui, donc en fait, vous l'oubliez.
16:12Oui, parce qu'il est relié à mon fils.
16:15D'accord, il appelle directement votre fils.
16:17Oui, je n'ai pas envie de les déranger et je me fais engueuler.
16:19Et à chaque fois, je me fais engueuler parce que je n'ai pas dérangé, justement.
16:23C'est ça, Elisabeth, il est fait pour ça, ce collier.
16:25Oui, c'est certain qu'il faut.
16:26Vous ne pouvez pas rester des heures comme ça par terre ?
16:29Absolument.
16:30Je vous souhaite de bonnes vacances de Pâques.
16:33Eh bien, merci à vous aussi.
16:34Très bon week-end de Pâques.
16:35Et merci beaucoup, Elisabeth, pour votre témoignage.
16:38Parce que je pense que ça aidera tout un tas de personnes qui nous écoutent à être sensibilisées à toutes
16:43ces questions-là.
16:45On va continuer à évoquer ce sujet.
16:47On va retrouver notamment Daniel dans un tout petit instant.
16:49Et puis à 14h, vous le savez, vous avez rendez-vous comme chaque jour avec Jean-Alphonse Richard.
16:53Bonjour Jean-Alphonse.
16:54Bonjour Amandine.
16:55L'heure du crime et aujourd'hui, la mort mystérieuse d'une icône du rock.
16:59Oui, Jim Morrison.
17:00C'était le 3 juillet 71, vers 9h du matin à Paris.
17:04Jim Morrison est retrouvé mort dans une baignoire, dans un appartement.
17:08Les pompiers et les policiers ignorent tout de cette personne, de cette victime.
17:12On ne connaît pas du tout Jim Morrison à l'époque en France.
17:15Il est connu aux Etats-Unis, mais pas en France.
17:17Travail du légiste très expédié de manière vraiment sommaire, très vite.
17:22Pas d'autopsie, rien du tout, etc.
17:23Une crise cardiaque, voilà.
17:24Alors la police, elle va tiquer à l'époque.
17:27Elle va se demander que ce n'est pas tout à fait normal, mais on va laisser tomber l'affaire.
17:30Et puis une rumeur va faire son chemin.
17:32Et on va s'apercevoir que sans doute le corps, il n'était pas dans la baignoire au moment où
17:36il est mort.
17:37Il est mort ailleurs.
17:38Jim Morrison l'a transporté.
17:39Et il n'est sans doute pas mort comme ça de sa belle mort.
17:41Il y a beaucoup de drogue derrière aussi.
17:44Voilà, donc on va parler aujourd'hui de ce mystère.
17:47Et puis, parce que ce n'est pas vraiment un accident.
17:49Et il a failli y avoir une enquête judiciaire très très poussée.
17:52Vous voulez en savoir plus évidemment.
17:54Mais bien sûr, 14h.
17:55Venez, je vous attends à 14h dans l'heure du crime.
17:57Jim Morrison, dernière nuit à Paris, à tout à l'heure.
18:00À tout à l'heure, Jean-Alphonse.
18:01Et nous, on continue d'évoquer ces chutes des seniors.
18:05Et ce fléau qu'il a fait en 2024.
18:07Ce chiffre, il m'a affolé.
18:0920 000 morts.
18:10À tout de suite.
18:13Merci d'écouter RTL.
18:22RTL, votre radio.
18:24Salut.
18:24Amandine Bégaud.
18:25RTL Midi.
18:26Les auditeurs ont la parole.
18:28Ma maman est tombée à 83 ans.
18:31Donc à cause d'un tapis.
18:33Et elle s'est cassée le col du fémur, bien sûr.
18:37Et après la rééducation, etc.
18:39Eh bien, elle n'a plus voulu retourner chez elle.
18:42Et elle a voulu aller dans une maison de retraite.
18:44Donc, elle est partie dans une maison de retraite de son plein gré.
18:48Et on continue à évoquer ces chutes qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.
18:5620 000 seniors qui sont morts en 2024.
18:59C'est plus que le nombre de victimes de la grippe chaque année.
19:02Bonjour Daniel.
19:03Bonjour.
19:04Vous êtes tombé.
19:06Oui, bonjour Daniel.
19:08Vous êtes tombé, vous, à plusieurs reprises, je crois.
19:12Une fois, ceci dit.
19:13Non, l'année dernière, je suis tombé deux fois.
19:15Une fois dans les escaliers et une fois en randonnée.
19:20Alors, l'escalier d'abord.
19:21Alors, l'escalier, donc, j'ai un escalier en colimaçon de 13 marches.
19:27Et par contre, il est en bois.
19:29Et je descends avec des, j'ai des, quand on l'a dit ça, des charantaises.
19:33Et comme je n'avais pas mis de, donc il est rappelé sur les nez de marche.
19:38Une fois, je me suis pris une belle gamelle à arriver à l'avant-dernière marche.
19:42Et je suis tombé sur le dos, quoi.
19:43J'ai failli, il m'a fallu 10 minutes pour me remettre, moi.
19:46Vous avez pu vous faire très, très mal.
19:48Ah ben oui, j'avais très, très mal pendant trois semaines, quoi, dis donc.
19:52Voilà.
19:52Donc, ce qui fait que maintenant, j'ai mis de l'antidérapant sur les nez de marche.
19:56Et j'ai installé une corde.
19:58Ce qui fait que maintenant, je descends les escaliers comme Tarzan, quoi, donc.
20:01En vous tenant.
20:03Ah non, non, mais c'est pas bien.
20:04Maintenant que j'ai une grosse corde, je me tiens avec les deux mains, puis voilà.
20:08Donc, le problème est que, donc, je vais avoir 73 ans.
20:12Mais dans ma tête, j'ai toujours 20 ans.
20:14Donc, je suis sportif et tout.
20:15Et on oublie que le corps ne chie pas, quoi.
20:18Enfin, donc, en randonnée, c'est pareil.
20:20On fait les cons, quoi.
20:22On marche vite, on esquia.
20:24Donc, on marche aussi avec ce qu'on appelle ça les bateaux de marche.
20:27Oui.
20:27Et les bateaux de marche, on met les dragonnes, les mains dans les dragonnes.
20:30Et de temps en temps, quand on dérape, on n'a pas le temps d'enlever les dragonnes.
20:33On n'est plus assez souple, assez rapide comme avant.
20:36Donc, je suis tombé la tête la première sur une souche.
20:39J'ai eu, je crois, 10 points de suture sur les deux.
20:41Ah oui ! Ah, vous vous êtes fait ça très mal.
20:43Ah oui, oui, oui.
20:44Non, c'était une...
20:45Heureusement, je n'étais pas trop, trop loin de mon véhicule.
20:48Quand on était à plusieurs, donc, c'est ça aussi.
20:49Quand on marche, il faut toujours être à plusieurs.
20:51Oui, et heureusement que vous êtes en bonne forme physique.
20:53Voilà, c'est ça, en bonne forme physique.
20:55Je vois, hier soir, on a fait 10 km avec ma copine Patricia, là, donc, de nuit.
21:00Mais il faut toujours les bateaux de marche, mais il faut faire attention, quoi.
21:03Le corps ne suit plus.
21:05Voilà, tout simplement.
21:06Professeur Fougère, vous entendez le récit de Daniel qui dit
21:09« On oublie qu'on n'a plus 20 ans ».
21:12Oui, oui, c'est marrant.
21:13Il reprend exactement, justement, ce que j'essaye de défendre, que là, c'est dans la tête.
21:16Oui, mais c'est vrai que parfois, le corps ne suit pas, quand même,
21:19même pour quelqu'un qui a l'air en forme, Daniel, s'il fait des randonnées.
21:22Il faut s'adapter, en effet.
21:23Il y a deux situations qui sont décrites, à la fois l'adaptation du domicile,
21:26et ça, c'est très bien, c'est un vrai rappel à faire aux gens.
21:29Il existe maintenant des dispositifs comme MaPrimeAdapt,
21:32qui permet aussi d'adapter les domiciles,
21:34et qui permet de prendre en charge aussi le coût de l'adaptation du domicile,
21:37parce que ça a un certain coût aussi de pouvoir adapter son domicile.
21:40Et puis, la deuxième situation, qui est, pour le coup, en extérieur,
21:43et là, avec le fait de se dire, je tombe la tête la première,
21:47ça aussi, en vieillissant, en fait, c'est quelque chose qu'on remarque,
21:49c'est qu'on perd ce qu'on appelle le réflexe parachute.
21:51C'est-à-dire que vous, quand vous allez tomber, vous allez mettre les mains devant,
21:54et donc, vous vous cassez les poignets.
21:56Et en vieillissant, on a moins ce réflexe-là de mettre les mains devant,
21:59et c'est pour ça que les gens tombent la tête la première, en fait.
22:01Et donc ça, ça se travaille aussi, ça se travaille avec l'équilibre,
22:03ça se travaille avec un kiné si besoin, etc.,
22:06pour garder, travailler justement cet équilibre le plus longtemps possible,
22:09pour éviter que les chutes, si elles doivent arriver, en tout cas, soient graves.
22:13Mais bon, je ne savais pas qu'on perdait ce réflexe-là.
22:17Merci beaucoup, Daniel, pour votre témoignage.
22:20On va accueillir Martine. Bonjour, Martine.
22:23Bonjour.
22:24Vous nous appelez d'où, Martine ?
22:26Je s'appelle Deloise, mais là, je suis en jambes actuellement.
22:29D'accord. Et alors, vous aussi, vous êtes tombée dans les escaliers,
22:32alors, chez votre fille, je crois.
22:34Alors, le 30 décembre, je suis partie chez ma fille pour faire le réveillon.
22:39Et dans la nuit du 30 au 31, j'ai voulu aller aux toilettes.
22:44Et en s'entend de la chambre, je n'ai pas voulu allumer parce que mes petits-enfants dormaient.
22:48Et en fait, au lieu de rentrer dans la salle de bain pour aller aux toilettes,
22:51j'ai pris l'escalier.
22:53Et j'ai dévalé tout l'escalier jusqu'en bas.
22:57Ah oui. Et vous vous êtes fait très mal ?
23:00Alors, oui, puisque le bruit, bien sûr, a réveillé mes enfants qui étaient là.
23:06Et donc, ils m'ont retrouvée avec une mare de sang puisque je me suis ouverte la tête.
23:11Et donc, ils ont appelé le SAMU.
23:13Et j'ai été transportée à l'hôpital où on m'a passé tout un tas d'examens.
23:18Et j'ai eu une fracture du rachet lombaire.
23:21J'ai été immobilisée à l'hôpital pendant une dizaine de jours.
23:25Et ensuite, on m'a fabriqué un corset lombaire que j'ai dû porter trois mois.
23:33Et là, je viens juste de terminer.
23:35Et maintenant, je dois entamer une rééducation pour renforcer les muscles de mon dos
23:40puisque j'ai été énormément perdue en masse musculaire par rapport à mon immobilisation.
23:47Mais bien sûr, vous ne pouviez rien faire.
23:49On me dit médicaliser.
23:50Au départ, des ambulateurs pourraient apprendre à marcher avec le corset.
23:54Un fauteuil roulant pour pouvoir avoir une posture assise
23:59puisque je ne pouvais pas m'asseoir correctement puisque le corset appuyait.
24:04Et d'énormes hématomes surtout.
24:06Et je pense que dans cette suite, j'ai eu énormément de chance
24:08puisque j'aurais pu malheureusement ne plus être là.
24:11Mais bien sûr.
24:12Je peux me permettre de vous demander votre âge, Martine ?
24:14J'ai 65 ans.
24:15Oui, vous êtes encore toute jeune pour le coup.
24:17Je n'ai jamais été hospitalisée de ma vie à part pendant mes grossesses.
24:21Donc, j'ai découvert le milieu hospitalier.
24:23J'ai été très, très bien soignée.
24:25Mais je ne m'attendais pas à vraiment être comme ça d'un seul coup immobilisée.
24:31C'est là qu'on s'aperçoit que la vie peut basculer d'un coup
24:34puisqu'en plus, deux jours après, je devais partir en croisière aux Antilles.
24:38Ah, vous avez dû annuler ça.
24:40J'ai dû annuler malheureusement cette belle croisière.
24:44Donc, j'essaierai de la refaire plus tard quand mon état de santé m'interviendra.
24:47Mais voilà, je voulais simplement dire, témoigner que c'est qu'en fait, ça arrive n'importe quel âge.
24:53Et que là, du coup, je fais un peu plus attention à ma santé.
24:59Voilà, je pense que ça m'a servi de son.
25:01Et je pense que je vais être un peu plus prudente.
25:04Comme on dit, un homme averti en vaut deux.
25:06Professeur Fougère, c'est vrai que Martine, elle n'a pas forcément le profil.
25:12Enfin, en tout cas, vu de mon point de vue, à cet âge-là,
25:15on n'imagine pas forcément une chute aussi dramatique.
25:19Non, alors là, pour le coup, j'ai l'impression qu'on est vraiment sur une chute accidentelle.
25:24Mais par contre, ça montre l'importance, quand justement on adapte son logement, etc.,
25:29l'importance de l'éclairage.
25:30Parce que là, en fait, c'est la situation de non-éclairage
25:33qui a fait que, sur une méconnaissance du lieu, puisque ce n'était pas chez elle,
25:37en fait, elle a trompé de porte, entre guillemets, et elle est partie dans l'escalier.
25:40On n'est pas sur une chute, j'allais dire, comme on a décrit sur les...
25:43Oui, il y a une perte d'écriture.
25:44Alors là, on est vraiment sur quelque chose d'accidentel,
25:47mais qui, au final, probablement, le corset, c'était probablement pour une fracture de vertèbre.
25:51On voit bien que les muscles, on dit souvent, ça fond comme de la neige au soleil.
25:56Et j'imagine qu'on récupère moins en vieillissant.
26:00Eh bien, en tout cas, on perd très vite.
26:02Et derrière, ça met plus de temps à récupérer.
26:05D'où l'importance, après, derrière, de refaire ce qui va être prévu,
26:08justement, des exercices de rééducation pour refaire du renforcement musculaire.
26:12Parce qu'on peut récupérer.
26:13Bien sûr.
26:13Là, c'est quand même un message important pour Martine aussi, c'est de se dire,
26:17bah oui, ça va être long, mais avec du courage et de l'énergie, ça va revenir.
26:21Bon, prenez bien soin de vous, Martine.
26:23Oui, et la bonne nouvelle dans tout ça, c'est que mon gendre va installer des détecteurs de lumière dans
26:28l'escalier.
26:28Ah, très bonne idée.
26:29Ça, c'est bien aussi.
26:30Voilà, donc ça, c'est bien.
26:31Je pense que, parce qu'en plus, c'est un escalier ouvert, sans rampe, c'est l'escalier moderne, sans
26:36rampe.
26:37Et j'ai eu la chance, et j'aurais pu aussi basculer du côté...
26:39Ah oui, direct dans le vide.
26:40Oui, direct dans le vide.
26:41Voilà.
26:42Donc, je pense qu'il y a aussi de la prévention qui va être faite par rapport à ces enfants.
26:46Merci.
26:47Merci beaucoup, Martine.
26:49Bonjour, Pascal.
26:51Bonjour.
26:51Oui, vous, c'est votre maman qui est tombée il y a quelques années.
26:54Elle avait à l'époque 93 ans, je crois.
26:57Oui, c'est ça.
26:58Elle s'est fracturée.
26:59Elle est tombée.
27:00Oui.
27:00Voilà, elle s'est cassée le col du fémur.
27:02Et la chirurgie et l'anesthésie s'étaient extrêmement bien passées.
27:05Aucun problème, tout allait très bien.
27:08Et elle a été transférée dans un centre de soins de suite ou de réadaptation.
27:12Et là, ça a commencé à...
27:14Là, ça a plus fonctionné.
27:16Bon, déjà, elle n'avait pas pu bénéficier de la prothèse totale parce qu'elle avait d'autres pathologies.
27:22Donc, elle devait rester à l'IT cinq semaines.
27:25Enfin, à l'IT et fauteuil et qui naît au lit.
27:29Et en fait, il y a eu un...
27:31Elle a été constipée et ils lui ont fait un lavement.
27:35Ils ont perforé le rectum et elle est morte d'une péritonite spherchorale.
27:41Ça vous a...
27:42Vous le disiez, je ne sais pas si c'est avec Victor que vous avez échangé,
27:45mais vous dites, ça m'a sensibilisée sur ce que c'est que vieillir.
27:48Oui, tout à fait.
27:49Tout à fait, parce que c'était quelqu'un qui était très pugnace,
27:52qui avait énormément de volonté.
27:53Elle, à 86 ans, elle s'était fait une triple fracture ouverte de la cheville.
27:58Elle avait été hospitalisée trois mois et tout s'était bien rééquilibré.
28:03Et là, malgré cette pugnacité,
28:09justement, le livre du professeur Fougère, l'âge, c'était dans la tête.
28:12Elle, elle n'avait pas dans la tête, l'âge.
28:15Elle pensait qu'elle était plus jeune.
28:17Ben oui, mais elle disait, j'ai plus de force.
28:20Elle disait, j'ai plus de force.
28:21Et du coup, moi, elle souffrait d'octéoporose.
28:26Et moi de même, d'ailleurs.
28:28Et donc, moi, je me suis mise à la marche et au pilates.
28:31Le pilates pour renforcement musculaire.
28:33Comme ça, si je me dis, si un jour je tombe,
28:34je pourrais peut-être avoir la force de me traîner jusqu'au téléphone.
28:37Ce que disait le professeur,
28:38il faut vraiment maintenir une activité physique.
28:42Effectivité physique, bravo, Pascal.
28:45Ce qui vous est arrivé, effectivement, est très triste.
28:47Mais vous en avez tiré des leçons.
28:51Oui, j'en ai tiré des leçons.
28:53Alors moi, moi, qui étais une ancienne cavalière,
28:56je voulais remonter à cheval à la retraite.
28:57Bon ben là, quand on m'a dit,
28:59après le bilan de l'ostéodensitométrie,
29:02on m'a dit, c'est terminé.
29:03Et donc, voilà.
29:04Donc, je marche.
29:05Et voilà, je vais me remettre sans doute au yoga.
29:07Parce qu'effectivement,
29:09même si on a toujours été assez alertes et sportifs,
29:12ben là, j'arrive.
29:14Oui, et puis ça s'entretient.
29:15Merci beaucoup, Pascal, pour votre témoignage.
29:18Agnès, bonjour.
29:19Bonjour.
29:20Vous êtes justement, vous, éducatrice sportive
29:24et vous intervenez notamment auprès de seniors
29:27pour justement la prévention des chutes.
29:29Comment on peut prévenir les chutes ?
29:32Alors, on peut prévenir les chutes de différentes façons.
29:35Il y a déjà beaucoup de choses qui viennent d'être dites,
29:37effectivement, sur votre antenne.
29:39Toute l'importance du quotidien, en fait,
29:42de l'environnement à la maison.
29:45Donc, sur la prévention des chutes,
29:47moi, j'interviens aussi là-dessus.
29:50Du coup, le professeur parlait de l'éclairage,
29:52parlait effectivement de l'aménagement du logement,
29:56les tapis notamment, les escaliers.
29:58Moi, je les fais rire à chaque fois dans les groupes
30:00parce que je dis, votre escalier,
30:02ce n'est pas une étagère.
30:02Mais bien souvent, ça ressemble à ça.
30:05Oui, et du coup, c'est encombré.
30:06Voilà, c'est encombré.
30:08Mais voilà, tout ça, c'est des petites choses
30:10qui sont importantes et dont les gens
30:12n'ont pas forcément conscience.
30:14Donc, ça, c'est important de pouvoir
30:16leur mettre ça en évidence.
30:18Et puis après, évidemment, bien évidemment,
30:22sur la partie physique
30:24et sur le renforcement musculaire.
30:26Alors, la dame précédente parlait du pilates,
30:28de la marche.
30:29La marche est accessible à tout le monde,
30:31bien sûr, pas tout seul,
30:32mais c'est accessible à tout le monde.
30:34Moi, je suis aussi animatrice en marche nordique
30:37et je fais notamment des cours
30:39de marche nordique santé
30:40avec des personnes parfois
30:41qui ont des pathologies assez lourdes.
30:44Et il faut savoir que la marche nordique
30:46a vraiment un impact
30:47par rapport à l'ostéotoporose,
30:49justement par l'impact des bâtons au sol,
30:52des petits impacts,
30:54des micro-impacts, en fait,
30:55du bâton au sol,
30:56mais qui vont venir renforcer l'écartilage.
30:58Et donc, ça, c'est des activités
31:00toutes simples
31:02auxquelles les gens peuvent
31:04effectivement s'adonner
31:06sans prendre de risques, quoi,
31:08en étant bien stabilisées.
31:10Merci beaucoup.
31:11Pardon, merci Agnès
31:13pour votre témoignage.
31:16Professeur Fougère,
31:16juste un mot.
31:18On a compris,
31:19l'activité physique, bien sûr,
31:20c'était important pour les mûches.
31:21J'imagine que c'est bon aussi
31:22pour la tête ?
31:24L'activité physique,
31:25ça marche sur tout.
31:25Ça marche sur la tête,
31:27le moral.
31:27Ça marche sur la prévention
31:28des maladies cardiovasculaires,
31:30la prévention du cancer,
31:32le fait de, justement,
31:33prévenir les chutes.
31:35Pour bien vieillir,
31:36c'est activité physique,
31:37activité physique et activité physique.
31:39Merci beaucoup.
31:41Merci à vous, Agnès,
31:42pour ce témoignage.
31:43Et donc, effectivement,
31:44renseignez-vous.
31:45Partout là où vous habitez,
31:47il y a surtout des serments,
31:48pardon,
31:48des gens comme Agnès,
31:50qui peuvent vous aider.
31:51Bertrand Fougère,
31:53je rappelle le titre de votre livre
31:54« L'âge, c'est dans la tête »,
31:56publié aux éditions Viber.
31:59Il est 13h43,
32:01bientôt sur RTL.
32:03Dans un instant,
32:03on va parler d'un tout autre sujet,
32:04le grand retour de Dorothée.
32:06A tout de suite.
32:21J'adore Dorothée
32:22depuis toute petite,
32:24même là, 45 ans,
32:25quand elle revient,
32:26on adore.
32:27Je suis déjà allée,
32:28lorsqu'elle est revenue,
32:29à Bercy,
32:30à l'Olympia,
32:31car quand j'étais enfant,
32:32je ne pouvais pas y aller,
32:32mes parents n'avaient pas les moyens.
32:34C'est vraiment un bonheur
32:35de pouvoir y aller.
32:36C'est un retour à l'enfance
32:37et en ces temps si difficiles,
32:38vraiment, ça fait du bien.
32:39On a grandi avec elle
32:40et pour moi,
32:41c'est ma Madeleine de Proust.
32:43Le message de Linda
32:46au 3210
32:47qui va donc aller
32:50au concert de Dorothée.
32:51Dorothée qui fait son grand retour
32:52sur scène,
32:53ce sera à partir de demain
32:54à Paris
32:55et puis en tournée
32:57un peu partout en France.
32:58C'était effectivement
32:59l'occasion de faire
33:00un clin d'œil
33:01sur toute cette génération,
33:03à toute cette génération
33:04qui a grandi
33:06avec Dorothée.
33:07Bonjour, Marc.
33:09Bonjour,
33:10Maldi.
33:11Vous nous appelez d'où,
33:12Marc, d'abord ?
33:13Du Tarn.
33:14Du Tarn.
33:15Dorothée,
33:16vous êtes fan,
33:16vous aussi ?
33:17Oui,
33:18oui,
33:18oui,
33:18oui.
33:18Moi,
33:19je suis un adepte de Dorothée
33:21parce que,
33:22comme on disait,
33:23elle a bercé notre enfance.
33:25quels souvenirs vous en gardez,
33:27vous ?
33:28Les souvenirs que j'en garde
33:30Dorothée,
33:30c'est que moi,
33:32il me tardait de rentrer
33:33de l'école
33:33pour regarder Dorothée.
33:36Ça,
33:36c'était impératif.
33:38Et c'était presque même
33:39à aller ne pas faire
33:41mes devoirs
33:41pour regarder Dorothée.
33:43Si,
33:43presque,
33:44mais bon,
33:44heureusement que,
33:45voilà,
33:46j'ai fait tous mes devoirs
33:47et je pouvais regarder Dorothée.
33:49Voilà.
33:50Vous allez aller la voir
33:51en spectacle ou pas ?
33:52Eh non,
33:53malheureusement,
33:53je ne pourrais pas
33:54aller la voir.
33:56Mais vous vouliez en parler ?
33:57Oui,
33:58oui,
33:58oui,
33:58parce que ça a bercé.
34:01Moi,
34:01je me rappelle
34:02quand j'entends encore
34:03les génériques,
34:04quand on réécoute
34:05les génériques
34:05de dessins animés,
34:07ça en revient à l'enfance
34:09et ça fait plaisir.
34:11Voilà,
34:12ça donne un peu
34:13du bon bon cœur
34:14dans ce monde.
34:15Voilà,
34:16un peu,
34:16voilà.
34:17Vous vous souvenez
34:18de dessins animés
34:18en particulier
34:19ou pas du tout ?
34:20Alors,
34:21oui,
34:21oui,
34:21oui,
34:21moi,
34:21j'avais beaucoup
34:22de dessins animés
34:23qui me plaisaient.
34:23J'avais Goldorak,
34:24ces animations,
34:26voilà.
34:28Goldorak,
34:29ça aussi,
34:29c'est toute une génération.
34:31Voilà.
34:32J'avais des dessins animés
34:34comme les Stroumpfs,
34:35voilà.
34:36Bon,
34:38c'était,
34:39voilà,
34:40ça nous faisait passer
34:41le temps
34:41et puis c'était agréable
34:43à voir
34:43avec les musclés
34:44et tout ça,
34:44voilà.
34:45Merci,
34:46Marc,
34:46pour votre témoignage.
34:48Bonjour,
34:48Jérôme.
34:49Merci.
34:50Jérôme,
34:51bonjour.
34:52Oui,
34:52bonjour.
34:53Bonjour.
34:54Oui,
34:56petit embouteillage,
34:57mais Jérôme,
34:58donc vous,
34:58on s'était parlé,
35:00je me souviens,
35:00au mois de septembre,
35:02quand on avait annoncé
35:03justement le grand retour
35:04sur scène de Dorothée.
35:06Vous aviez acheté vos places,
35:07vous y allez quand,
35:08vous ?
35:08Eh bien,
35:09le 26 avril,
35:10moi,
35:10j'habite à Quimper
35:11et on va aller aux Zéniths
35:13de Nantes pour la voir.
35:14Et quand vous dites « on »,
35:15vous y allez avec qui ?
35:16Avec mon épouse.
35:17Oui,
35:17elle aussi,
35:18elle est fan ?
35:19Ah oui,
35:19oui,
35:20on est de 81,
35:22comme votre auditrice
35:23qu'on a entendue,
35:24comme Marc,
35:25on est de la même génération,
35:26je vais avoir 45 ans.
35:28Et on a grandi effectivement
35:29avec Dorothée
35:30et quand moi,
35:31j'ai appris qu'elle venait
35:33en tournée
35:34par patrimoine chez nous,
35:35je me suis précipité
35:36pour les places
35:37et là,
35:37on se fait un week-end
35:38de retour en enfance.
35:40Ah,
35:40génial.
35:41Sans les enfants,
35:42pour le coup,
35:42on a essayé de leur montrer
35:43des vidéos du club Dorothée
35:44mais ils nous regardent
35:45comme si on était nés
35:45à l'âge de pierre.
35:47Donc,
35:48voilà.
35:49Bon,
35:49et alors du coup,
35:50vous vous faites
35:50un petit week-end tranquille
35:51en amoureux
35:52à Nantes ?
35:54Exactement.
35:54Voilà,
35:55donc on se replonge
35:56en enfance
35:56et puis on se remémore,
35:58oui,
35:59les moments qu'on a passés
36:00devant le club Dorothée.
36:02Moi,
36:02j'ai le souvenir
36:02d'avoir été abonné
36:03à Dorothée Magazine.
36:05Il y avait une magazine papier
36:06à l'époque.
36:07Et puis,
36:08c'était une émission aussi
36:09où il n'y avait pas
36:09que des dessins animés.
36:10On apprenait des choses.
36:11Il y avait,
36:12par exemple,
36:13on nous sensibilisait
36:14à l'environnement,
36:14au monde animalier
36:15avec le docteur Klein,
36:16je me souviens.
36:16Il y avait aussi
36:17Michel Chevalet
36:18qui venait un peu
36:19vulgariser la science
36:21à l'écran.
36:22Et voilà,
36:22c'est des moments
36:23qui manquent,
36:24je pense.
36:25Et le club Dorothée,
36:26c'était un petit peu
36:26notre grand réseau social.
36:28En fait,
36:28à l'époque,
36:28il n'y avait pas Internet
36:29comme aujourd'hui
36:30est développé sur les téléphones.
36:32Et je pense,
36:33c'est un peu
36:33notre grand réseau social
36:35de toute une génération.
36:36Donc,
36:36on est content
36:38de la revoir sur scène
36:38et voir qu'elle est en forme.
36:39Effectivement,
36:39c'est des choses
36:40dont on se parlait
36:41en cours de récré
36:41le lendemain
36:42parce que tout le monde regardait.
36:44Tout à fait.
36:45Les audiences à l'époque
36:46étaient incroyables.
36:47Oui,
36:48puis après,
36:48il y avait moins de chaînes
36:49aussi qu'aujourd'hui.
36:50Peut-être que c'était
36:51plus concentré.
36:53Mais oui,
36:53effectivement,
36:54elle a su capter
36:55toute une génération.
36:57Et puis,
36:57quand ça s'est arrêté
36:58subitement,
36:59on a tous été effondrés.
37:00Donc oui,
37:01c'est vrai qu'on a perdu
37:02quelque chose.
37:03On a perdu une maman
37:03un petit peu.
37:04Jérôme,
37:05restez avec nous.
37:05On va continuer
37:06à parler de Dorothée
37:08et retrouver un autre fan,
37:09David,
37:10dans un instant.
37:11A tout de suite.
37:36Et on continue
37:37à évoquer Dorothée
37:39qui sera donc
37:39de retour sur scène
37:40à partir de demain.
37:4316 ans
37:43qu'on ne l'avait pas vu
37:44sur scène.
37:46David,
37:46bonjour.
37:47Bonjour Amandine,
37:48bonjour tout le monde.
37:49Bon,
37:49alors vous allez aller
37:50la voir,
37:50vous ?
37:52Oui,
37:52je vais la voir à Lyon.
37:53Moi,
37:53ce sera vendredi prochain
37:54dans une semaine tout juste,
37:55donc le 10 avril.
37:56Et moi,
37:57je vais y aller avec ma maman.
37:58Ah,
37:58génial.
37:59Parce que,
38:00voilà,
38:00ma compagne,
38:01elle est un petit peu
38:01plus jeune que moi.
38:02Moi,
38:02je fais partie
38:02de la dernière génération
38:03qui a vraiment connu
38:04le club Dorothée
38:04parce que je suis né
38:05en 1988.
38:06Et donc,
38:07j'ai commencé de regarder
38:08le club Dorothée,
38:08je dirais peut-être en 1994,
38:10donc pour 3,
38:104 ans.
38:11Et en fait,
38:12ma compagne,
38:13elle travaille ce jour-là.
38:14Et puis,
38:14c'était quelque chose aussi
38:15qu'on regardait en famille.
38:16Voilà,
38:16malheureusement,
38:16mon papa n'est plus là,
38:17mais avec ma maman,
38:18voilà,
38:18j'ai tout de suite pensé à elle
38:20pour m'accompagner
38:20parce que c'est vrai
38:21qu'on regardait le club Dorothée
38:22ensemble et c'est tout
38:23un temps des années 90
38:25pour nous.
38:26C'est vraiment des très,
38:26très bons souvenirs.
38:27Oui,
38:28tout à l'heure,
38:29c'était Linda qui disait
38:29c'est une Madeleine de Proust,
38:31mais c'est vraiment ça.
38:32Je pense que c'est
38:33complètement ça.
38:33Moi,
38:34je vais m'en mettre franc
38:34avec vous.
38:35Je ne me souviens pas
38:36tant que ça des dessins animés
38:37parce que j'attendais presque
38:38que le dessin animé
38:38soit terminé
38:39pour retrouver Dorothée,
38:41Ariane et puis les jeux
38:42avec Corbier,
38:43Jackie,
38:43Patrick,
38:44etc.
38:44C'était vraiment quelque chose.
38:46Voilà,
38:46on attendait les jeux.
38:47Alors,
38:47il y avait la tarte à la crème,
38:48il y avait le Sodo.
38:49c'est vrai que ça peut être
38:50un peu primaire dit comme ça,
38:51mais c'était des choses
38:52qui étaient super.
38:53Et puis,
38:53comme on le disait tout à l'heure,
38:54il n'y avait pas énormément
38:55de chaînes de télé.
38:56On se retrouvait tous
38:56devant le matin
38:59et je me souviens bien
39:00du 31 août 1997
39:02quand ça s'est arrêté.
39:03Ça a été quand même
39:04un gros choc.
39:05Et le lendemain,
39:06quand j'ai remis ma télé
39:07et que j'ai vu qu'à la place,
39:08il n'y avait personne
39:09qui présentait
39:09que c'était juste
39:10des dessins animés,
39:11ça avait été un gros coup.
39:12Vous vous souvenez
39:13de la déception
39:14que vous aviez eue à l'époque ?
39:15Ah ouais,
39:16je me souviens très bien.
39:17Je me souviens même,
39:18je ne sais pas,
39:18quelques mois plus tard,
39:19pour m'être réveillés
39:20dans l'automne en pleurs
39:21et mes parents
39:21venaient me voir
39:22croyant que j'avais fait
39:22un cauchemar
39:23et en fait,
39:23c'est que j'avais rêvé
39:23que le club Dorothée
39:24était revenu.
39:25Et le matin,
39:25je me suis rendu compte
39:26que c'était qu'un rêve.
39:27C'est vous dire à quel point
39:28je pense que pour nous,
39:31Dorothée,
39:32c'était un peu comme
39:32une nounou entre guillemets.
39:33C'était quelqu'un
39:34qu'on voyait tout le temps,
39:35qui était tout le temps là
39:36et donc l'avoir
39:37pour la première fois en concert
39:38parce que moi à l'époque,
39:39évidemment,
39:40j'étais petit
39:40et surtout j'habite
39:41en Saône-et-Loire
39:42dans une petite ville
39:42et elle n'est pas passée
39:43dans le coin.
39:44Donc là,
39:44c'est vraiment un aboutissement
39:45et j'ai un ami,
39:46je sais qu'il nous écoute
39:47qui s'appelle Jean-Marc.
39:48Lui,
39:48il va l'avoir à Paris ce week-end
39:49et ça fait 3-4 jours
39:50qu'on s'envoie des messages
39:51en disant J-4,
39:52J-5,
39:53ça y est,
39:54ça approche
39:54alors que c'est rigolo
39:55parce que j'ai 37 ans.
39:56Lui,
39:56il en a un peu plus de 40
39:57et c'est vrai que du coup,
39:58voilà quoi,
39:58on est comme des gosses
39:59à se dire qu'on va pouvoir
40:00rencontrer notre idole
40:01la semaine prochaine
40:02donc c'est juste trop bien.
40:03Bon bah c'est génial.
40:04Écoutez,
40:04profitez-en bien David
40:05et puis envoyez-nous
40:06des petites photos,
40:07ça nous fera plaisir
40:09de voir ça.
40:10Bonjour Nicolas.
40:11Bonjour.
40:12Vous aussi,
40:13vous allez aller la voir
40:13en concert ?
40:15Oui,
40:15demain soir.
40:16Demain soir,
40:16donc à Paris.
40:18Oui,
40:18à Paris.
40:18Oui.
40:19Voilà,
40:19parce que Dorothée,
40:20pour moi,
40:21dans les années 90,
40:23je rentrais de l'école,
40:24c'était mon papi,
40:25ma mamie qui me gardaient,
40:26on prenait le goûter,
40:27on regardait Dorothée,
40:28alors ma mamie dit
40:28tu vas faire peut-être voir
40:29et mon papi dit
40:30non, non, viens regarder,
40:31on va regarder Dorothée
40:33et il adorait Dorothée
40:34et il me disait toujours
40:35oh, qu'est-ce qu'elle est belle,
40:36je vais vendre ta vieille
40:37et je vais me mettre
40:38avec Dorothée.
40:39Il disait ça ?
40:40Moi, je lui répondais,
40:41non mais c'était de l'humour
40:42et moi, je lui répondais,
40:43je lui répondais
40:44mais t'as vu ton âge
40:45et puis Dorothée,
40:45elle n'a pas de chéri.
40:47Donc,
40:48de la voir demain,
40:49c'est comme si
40:50mon papi n'est plus là
40:51et pour moi,
40:53c'est de lui
40:53qui va rejaillir
40:54et j'en ai l'émotion
40:56qui monte rien qu'à...
40:59Oui,
40:59et puis je l'ai vue Dorothée
41:01en 1994
41:02en concert à Caen
41:04et j'avais 6 ans
41:06et depuis,
41:07je ne l'ai pas revue en fait
41:08et voilà,
41:10là...
41:11Profitez-en bien
41:12en tout cas
41:12demain Nicolas
41:14et je suis sûre
41:14que ce sera
41:14un très joli moment.
41:16Amael,
41:17bonjour !
41:18Et en direct
41:19du studio
41:19de la plaine Saint-Denis,
41:21voici le club Dorothée
41:22avec vos animateurs préférés
41:23Ariane,
41:24Patrick,
41:25Jacqui,
41:25Corbier
41:26et celles que vous attendez
41:27tous avec impatience
41:30Dorothée !
41:31Ah mais vous êtes à bloc !
41:34Oui !
41:34Mais malheureusement,
41:35je ne pourrais pas y être.
41:36Là,
41:36c'est la fin de l'émission
41:37et un petit message
41:39à Dorothée.
41:40Dorothée,
41:40si tu m'entends,
41:41fais plus de dates
41:43parce qu'on va être
41:43très très nombreux
41:44à vouloir venir
41:45parce que moi,
41:46je n'ai pas pu venir
41:46étant petit,
41:47j'habitais un petit village
41:47du Nord
41:48et là,
41:49il y a eu l'occasion
41:50mais les dates
41:51ne correspondent pas
41:52et il n'y a pas assez de dates.
41:53Bon,
41:54écoutez,
41:54le message en tout cas
41:55est passé.
41:56J'espère qu'il sera
41:57entendu.
41:59Guillaume,
42:00bonjour !
42:00Bonjour !
42:01Il nous reste 20 secondes !
42:03Allô,
42:03allô,
42:03monsieur l'ordinateur !
42:05On n'a pas le temps,
42:06c'est dommage !
42:07On peut grasser un petit plus ?
42:09Allez,
42:09s'il vous plaît !
42:10C'est toute votre jeunesse ?
42:11Ah oui,
42:12oui,
42:12toute ma jeunesse !
42:13En plus,
42:13j'ai eu la chance
42:13d'emmener mon petit fiston
42:14avec moi !
42:15Ah génial !
42:16Ah ouais,
42:17mon petit fiston,
42:18il s'appelle Dédé,
42:18il a 30 ans,
42:19il ne connaît pas encore Dorothée !
42:21C'est génial !
42:22En plus,
42:23je sais qu'elle est née
42:23le 14 juillet,
42:24c'est la fête nationale,
42:26ça a été vraiment
42:26un peu d'artifice le concert !
42:28Bon,
42:28profitez-en bien
42:29et merci à tous
42:30de nous avoir évoqué
42:32ces souvenirs !
42:33C'était super !
42:35Vous êtes super !
42:36C'est une super émission
42:37et on adore Dorothée !
42:39Merci Guillaume !
42:40Passez tous une très très bonne journée !
42:43Dans un instant,
42:43on va retrouver...
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