Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Ce mercredi 1er avril, Tommy Douziech, analyste financier chez ZoneBourse ; Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct ; Joffrey Ouafqa, directeur des gestions Auris Gestion, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04Geoffrey Ouafka de Régestion qui est avec nous en direct en plateau.
00:06Bonjour Geoffrey.
00:07Bonjour Antoine.
00:07Et puis on est aussi avec Tommy Douziage de Zone Bourse,
00:11Romain Dobry qui reste avec nous à l'affût
00:13pour éventuellement commenter quelques positions techniques.
00:16On reparle de ce climat de marché Geoffrey.
00:19On a une note de JP Morgan qui nous dit
00:21attention, beaucoup de techniques depuis deux jours
00:23et ça fait deux jours qu'on en parle.
00:25L'équilibre des positions, vendeuse, acheteuse,
00:27on a peut-être fini de...
00:30La poussière a peut-être fini de tomber
00:31mais attention, vous ne jetez pas tête baissée sur ce rebond,
00:34il ne vaut pas grand-chose.
00:35Vous êtes un peu de cet avis-là aussi ?
00:37Oui, je me méfie parce que finalement,
00:39les déclarations de Trump, ça fait à peu près quatre semaines
00:41qu'il nous dit que la guerre va se finir dans deux semaines.
00:43Donc on commence à s'habituer.
00:45Finalement, peut-être la seule lueur d'espoir
00:48qu'on peut voir dans les événements du début de la semaine,
00:50c'est finalement le communiqué qui a été publié
00:54conjointement par la Chine et le Pakistan
00:57qui invitent l'Iran à réouvrir le détroit d'Hormuz
01:01comme un préalable finalement à une négociation
01:04vers une fin de conflit.
01:05Et ça, je pense que c'est plus ça qu'il faut retenir
01:08plutôt que les déclarations de Trump
01:09ou même les déclarations du président iranien
01:11qui réclament des garanties
01:12qui sont impossibles de leur accorder,
01:15à savoir des garanties qu'on ne les réattaquera pas
01:18et aussi un droit de péage potentiellement
01:21sur les navires qui passent par le détroit d'Hormuz.
01:22Donc ça, on sait que les positions, elles vont être très difficiles
01:25à rapprocher.
01:26Et surtout, moi, ce qui me fait méfier de ce petit rebond
01:29qu'on a depuis le début de la semaine, un bon rebond même,
01:31c'est que finalement, vous regardez les cours du baril,
01:33les cours du baril ne baissent pas tant que ça.
01:35On reste à 100 dollars le baril sur le WTI
01:37ou même le Brent.
01:38Et donc, finalement, et il est là le vrai sujet,
01:41c'est que tant que le détroit d'Hormuz est fermé,
01:43on a 12 millions de barils
01:45qui sont en déficit sur le marché pétrolier
01:46et ces 12 millions de barils,
01:48dans quelques semaines,
01:49on n'aura plus les réserves pour les compenser.
01:51Donc, il faut régler le sujet du détroit d'Hormuz.
01:53Finalement, peu importe qu'il y ait un conflit,
01:55c'est le détroit le plus important.
01:56C'est exactement ça.
01:57Et puis, on a appris que le trésor américain,
01:59aujourd'hui, on a appris que le trésor américain
02:00planchait sur un scénario d'un baril
02:02qui resterait à 100 dollars
02:04pendant une durée assez longue.
02:05Donc, voilà, le scénario est quand même dans toutes les têtes.
02:08Tommy Douzièche,
02:09du point de vue de l'évolution des marchés,
02:13vous ressentez aussi cette prudence ?
02:14Bon, on est timidement soulagé.
02:16On va dire.
02:20Oui, bonjour Antoine.
02:21C'est vrai que nous aussi,
02:23on est également prudent sur ce rebond
02:25qui est pour l'instant juste un rebond technique.
02:28Comme l'a dit Geoffrey,
02:29ça repose sur des déclarations politiques de Donald Trump
02:32qui ne sont que des déclarations
02:33et on connaît le personnage.
02:34Donc, il faut aussi prendre ses propos avec des pincettes.
02:39Mais c'est vrai que le marché a entendu
02:40deux choses qui lui plaisaient.
02:42La potentielle ouverture de l'Iran
02:45à une sortie de conflit,
02:47encore, je dis bien potentielle, entre guillemets.
02:49Et Donald Trump qui explique
02:51que les États-Unis pourraient sortir d'Iran
02:53d'ici deux à trois semaines.
02:54Encore une fois, il nous l'a déjà fait.
02:55Donc, le marché du pétrole reste encore très tendu.
02:59Actuellement, ça fait déjà 33 jours
03:01qu'on a débuté ce conflit.
03:03Et tant que le détroit d'Ormuz,
03:05tant que le détroit de Babel-Mandeb,
03:07par extension au bord de la mer Rouge,
03:10ne se sécurise pas, on va dire.
03:13Il faudra être très prudent sur ces valeurs-là,
03:16sur ces marchés qui peuvent être très volatiles
03:19et sur les valeurs positivement ou négativement
03:22très exposées à ce conflit en Iran.
03:24Oui, parce qu'effectivement,
03:26du côté du détroit de Babel-Mandeb,
03:28qui est en face de Djibouti,
03:29là, c'est les outils qui sont rentrés en action
03:32il y a quelques jours en disant
03:33qu'ils ont aussi rentrés dans le conflit.
03:35Donc, tout ça est quand même très compliqué.
03:37Mais c'est vrai qu'il y a deux choses
03:38qui n'arrivent pas vraiment à corriger.
03:39C'est le pétrole qui reste au-delà des 100 dollars,
03:42sur le baril de Brenne-de-Mer du Nord.
03:43Il y a les taux d'intérêt, les taux longs,
03:45qui ont beaucoup de mal à corriger, quand même,
03:47après leurs très fortes tensions de ces derniers jours.
03:48Alors, ça a fait les affaires du secteur bancaire
03:51pendant des mois et des mois.
03:52Et on l'a vu, en particulier de la Société Générale,
03:55parce qu'on a vu que ce phénomène
03:56de pontification de courbe des taux,
03:58les banques, ça les arrange.
04:00C'est plus de bénéfices, c'est plus de rentabilité.
04:02On voit que la Société Générale, d'ailleurs,
04:04a même signé la plus forte hausse
04:05et a pu profiter de son statut à fort bêta.
04:09Maintenant, est-ce que le paradigme
04:10n'est pas un petit peu en train de changer aussi
04:12pour l'ensemble du secteur bancaire,
04:13qui était chouchou il y a quelques semaines maintenant ?
04:15Voilà, les évolutions de taux sont plus erratiques.
04:18Donc, les perspectives économiques
04:19ne sont peut-être pas forcément aussi porteuses
04:22qu'il y a quelques semaines du fait de l'agitation.
04:25Geoffrey Wafka, par exemple,
04:26un titre comme Société Générale,
04:27qui flambe de 7 %,
04:28là, ça reste achetable sur ces niveaux-là,
04:31autour des 65 euros ?
04:33Je pense que les fondamentaux du secteur à long terme
04:37restent favorables,
04:38avec effectivement des taux qui resteront élevés
04:41structurellement, finalement,
04:42du fait aussi de l'augmentation des dettes souveraines
04:43et des banques centrales
04:45qui seront moins accommodantes que par le passé.
04:47Mais néanmoins, ce qui est vrai,
04:49c'est que la vraie direction qui sera donnée au secteur,
04:53ce sera finalement la durée du conflit
04:56et la durée de l'impact économique.
04:58Et là, c'est vrai que si on rentre en récession,
05:00il ne faut pas avoir de banque.
05:01Néanmoins, si on reste en stagflation,
05:02finalement, une croissance très molle,
05:04un peu d'inflation,
05:05donc des taux qui resteraient élevés,
05:06finalement, je pense que le secteur
05:07peut absorber le choc assez facilement.
05:10Donc, tout dépend encore une fois de la durée.
05:12Si on termine rapidement,
05:13les banques pourront rebondir
05:14parce que la valorisation du secteur
05:15a baissé de 20% depuis le début d'année.
05:17Tout à fait.
05:18C'est quand même assez significatif
05:19parce qu'on prévoit toujours
05:20des croissances de bénéfices assez importantes.
05:22C'est 8% de croissance des bénéfices en 2026,
05:248% en 2027.
05:26Il y a du dividende,
05:27il y a du rachat d'actions,
05:27donc c'est quand même assez favorable au secteur.
05:29Mais néanmoins, il ne faut pas
05:30qu'on rentre en récession
05:31à cause du choc pétrolier.
05:32Voilà, donc plutôt mitigé sur les banques.
05:35Donc, Tommy Douziach,
05:36les banques, ça vous évoque quelque chose ?
05:39Vous êtes plutôt prudent
05:41sur les niveaux de valorisation actuels ?
05:45C'est vrai qu'une grande partie du mouvement
05:47aussi a été fait,
05:48mais les fondamentaux restent
05:50pour l'instant plutôt bien orientés,
05:52même s'ils sont un petit peu dégradés
05:54avec tous ces chocs géopolitiques.
05:56Alors qu'on a anticipé une baisse de taux,
05:58on anticipe plutôt des hausses de taux
06:01aux côtés des États-Unis.
06:02Donc, c'est vrai que ça change la donne.
06:03Mais voilà, ce n'est pas encore l'alerte rouge
06:07et on reste un petit peu positionnés,
06:09même si on sous-pondère actuellement le secteur.
06:12Bon, on avait, et on a ces temps-ci,
06:14on en a beaucoup parlé pendant l'émission,
06:16c'est peut-être la phase 2
06:17de l'âge d'or des utilities,
06:18de nos sociétés ennuyeuses,
06:21les spécialistes des infrastructures,
06:23de l'énergie,
06:24qui pourvoient du rendement, du dividende,
06:26et puis aussi de la dynamique
06:28ces derniers mois.
06:29La reine de ces valeurs, là, aujourd'hui,
06:31c'est Engie, avec une bonne opinion
06:33de JP Morgan,
06:35et surtout sur la construction,
06:37vraiment,
06:38d'une structure à revenus très, très récurrentes,
06:41notamment avec la dernière acquisition
06:43au Royaume-Uni.
06:45Geoffrey Wafka, Engie,
06:46c'est une valeur que vous aimez bien ?
06:47Oui, définitivement,
06:49elle coche toutes les cases.
06:49En fait, Engie,
06:50c'est une histoire en bourse
06:52qui a changé.
06:53Avant, c'était une société
06:54qui était finalement très dépendante
06:55de l'évolution des cours,
06:57du gaz,
06:57de l'électricité,
06:59et donc on avait des résultats
07:00assez volatiles.
07:00Sauf que, petit à petit,
07:02la société s'est transformée,
07:03s'est réorientée vers
07:04une société d'infrastructures,
07:06notamment sur les réseaux,
07:07et c'est ce dont vous mentionnez,
07:09l'acquisition des réseaux
07:10au Royaume-Uni,
07:11c'est significatif pour elle,
07:12ça peut changer encore une fois
07:14le profil du groupe,
07:15vers donc un profil
07:16plus défensif,
07:18où il y a une meilleure visibilité,
07:19parce que plus dépendant
07:20des réseaux de distribution,
07:22et aussi qui est
07:23baqué par des actifs traditionnels,
07:25notamment en France,
07:26qui génèrent énormément
07:27de cash flow.
07:28Nous, c'est une société
07:29qu'on apprécie,
07:3014 fois les bénéfices,
07:31donc elle se paye quand même
07:32relativement peu cher,
07:34elle est incluse quand même
07:35dans toutes les thématiques
07:36de long terme,
07:37d'électrification,
07:38des infrastructures
07:39très recherchées,
07:40l'intelligence artificielle,
07:41donc nous,
07:42c'est une société
07:42qu'on apprécie
07:43dans nos portefeuilles,
07:44on en détient.
07:46Romain Dobry,
07:47Bourse Direct,
07:47un petit coup d'œil
07:48sur la configuration technique
07:49d'ENGIE,
07:50comment ça se présente,
07:52et qu'est-ce que vous pouvez
07:53y déceler
07:54comme évolution future,
07:56éventuelle ?
07:57Pour l'instant,
07:58un comportement très propre
07:59effectivement d'ENGIE
08:00qui évolue
08:00depuis plusieurs mois
08:01au sein d'un canal haussier,
08:03c'est un signe d'harmonie
08:03dans le comportement
08:05graphique du titre.
08:06On a rebondi
08:07sur la balle de bas
08:08de ce canal
08:08et le support majeur
08:09à 25,46,
08:11on atteint
08:12un niveau de résistance
08:13important à 28,44,
08:14mais ça laisse encore
08:15du potentiel haussier
08:16après cette consolidation
08:17qui est très propre
08:18graphiquement.
08:19On a un premier niveau cible
08:21qui est situé
08:21aux alentours de 31,40
08:23et on peut envisager
08:23des extensions
08:24jusqu'à 34,20,
08:25donc tant qu'on préserve
08:26ce niveau de 25,46,
08:28premier niveau d'alerte,
08:29c'est bien éloigné maintenant.
08:31D'accord, très bien.
08:32Tommy Douzièche,
08:33il y a un secteur aussi
08:35qui a réagi très,
08:37on va dire,
08:38un peu en mode
08:38knee-jerk
08:40de manière
08:40un petit peu forte
08:42à cette semi-détente
08:44du point de vue géopolitique,
08:45celui du tourisme,
08:46celui de l'aérien,
08:48on a eu des belles hausses
08:48du côté d'Air France,
08:49KLM est d'accord.
08:51Maintenant,
08:52est-ce que c'est le signal
08:53qu'il faut y retourner ?
08:54Sans doute pas.
08:58Oui, clairement,
08:59le marché joue à court terme
09:00une détente sur les coûts.
09:02Les coûts d'exploitation,
09:03il faut savoir
09:03que pour une compagnie aérienne,
09:05le kérosène,
09:05ça représente
09:06entre 25 et 30 %
09:08des coûts d'exploitation,
09:09donc c'est vrai
09:10que c'est significatif.
09:12Bon, je ne pense pas
09:13qu'il faut y retourner
09:14à court terme non plus,
09:15encore une fois,
09:15parce que pour ce qu'on a dit
09:16précédemment dans l'émission,
09:17c'est vrai qu'il y a
09:18une grosse incertitude
09:21sur la durée de ce conflit,
09:23sur les issues possibles
09:24et les conséquences
09:25sur la logistique,
09:26sur l'énergie,
09:27sur le transport,
09:29par conséquent,
09:30par extension.
09:31Il faut savoir
09:32que Air France,
09:33par exemple,
09:34a 70 % de couverture
09:35de prévue
09:36pour le premier
09:37et deuxième trimestre,
09:38donc c'est plutôt pas mal,
09:39mais pas pour la suite
09:40et pas pour les 30 % restants,
09:42donc il y a quand même
09:43une incertitude.
09:43Puis pour le dossier Air France,
09:45typiquement,
09:46elle est assez peu exposée
09:47quand même au Moyen-Orient,
09:47elle a réussi à s'ajuster
09:49assez rapidement
09:49avec un transport
09:52vers l'Asie,
09:53avec des plus gros avions,
09:55etc.,
09:55donc elle a su s'adapter,
09:57mais voilà,
09:57c'est un secteur
09:58qui est quand même
09:59très exposé
10:00et globalement,
10:01je pense qu'il faut être
10:02prudent avec ces valeurs
10:03qui sont très exposées
10:04ou en tout cas
10:05considérées comme très exposées
10:06par le marché.
10:07– Chaufré Wafka,
10:08le problème aussi
10:09d'Accor
10:11et d'Air France-KLM,
10:12c'est que ces deux valeurs,
10:13bon, Air France-KLM,
10:14ça fait des années,
10:15des années qu'on a du mal
10:16à valoriser l'objet
10:17en bourse
10:18et les compagnies aériennes,
10:19c'est toujours compliqué
10:20et Accor,
10:21depuis quelques mois,
10:22on est en train
10:23de perdre quelque chose,
10:24on est en train
10:24de perdre du momentum
10:25et voilà,
10:26on peut dire
10:27que c'est deux raisons
10:28de rester plus prudents
10:30à un peu plus long terme
10:31peut-être.
10:32– Oui,
10:32parce que Accor
10:34a quand même
10:34une exposition
10:35qui est significative
10:36au Moyen-Orient,
10:36c'est que c'est seulement
10:378% des chambres
10:38du groupe,
10:39le Moyen-Orient,
10:40sauf que ce sont des chambres
10:41dans des hôtels
10:42plus luxueux,
10:43pour une clientèle
10:44qui a un pouvoir d'achat
10:45plus élevé
10:46et ces chambres-là
10:47en ce moment,
10:47elles sont vides,
10:49c'est des pays concernés,
10:51c'est des Émirats Arabes Unis,
10:52l'Arabie Saoudite,
10:53le Qatar,
10:54Dubaï
10:54et en fait,
10:55les chambres sont vides,
10:56les tarifs sont en train
10:57de baisser très fortement
10:57mais ça ne remplit pas
10:58forcément beaucoup plus
10:59le taux de remplissage
11:00et pour le groupe,
11:02c'est de la marge
11:03clairement en moins
11:04pour cette année
11:05et puis sur la deuxième
11:07zone d'activité
11:08du groupe historique,
11:09l'Europe,
11:09c'est 50% du chiffre d'affaires,
11:11on risque quand même
11:11d'avoir,
11:12alors il y a des effets positifs
11:13parce qu'on peut avoir
11:14une compensation vers du tourisme
11:15qui allait au Moyen-Orient
11:17vers l'Europe
11:17mais néanmoins,
11:19le consommateur européen
11:20va avoir une baisse
11:20du pouvoir d'achat
11:21à cause de la hausse
11:22des prix de l'essence
11:23à la pompe
11:24et potentiellement
11:25de la pression aussi
11:26sur les chambres d'hôtel
11:27en Europe.
11:29Donc pour le groupe,
11:30je trouve que le titre
11:31n'a pas encore forcément
11:31assez baissé
11:32pour refléter
11:33tous ces challenges
11:34et la valorisation
11:36reste un petit peu tendue
11:36selon moi.
11:37Ok,
11:38France KLM
11:38qui a quand même
11:40signé une belle hausse
11:40aujourd'hui,
11:41plus 8,9%
11:42à 9,32 euros.
11:45Tommy Douzièche,
11:46il y a une question
11:47d'auditeur,
11:49c'est Jérémy
11:50de Bloch
11:51qui nous pose
11:52cette question.
11:53Worldline,
11:54et oui,
11:55c'est Worldline,
11:55alors là on prend
11:56la boule de cristal
11:57parce que c'est vraiment
11:57un objet boursier
11:58très très compliqué
11:59Worldline.
12:00Il nous dit
12:00Worldline a quand même
12:01réussi son augmentation
12:02de capital
12:02avec un beau
12:04souscription
12:05à 121%,
12:06faut-il désormais
12:07voir le titre
12:08comme une opportunité ?
12:10Je vais aller
12:10un petit peu plus loin
12:11que lui,
12:12est-ce que Worldline
12:12est redevenu
12:14une société
12:14à peu près normale ?
12:20Alors,
12:20l'augmentation
12:21de capital
12:21c'est une bonne nouvelle
12:22à court terme,
12:23ça évite l'urgence
12:24financière immédiate,
12:26ils ont levé,
12:26c'est vrai,
12:28392 millions d'euros,
12:29mais il ne faut pas
12:30se leurrer un petit peu
12:31sur la lecture du dossier,
12:32c'est un signal
12:33de guérison,
12:34c'est pas un signal
12:35de guérison,
12:36j'ai envie de dire,
12:36c'est un signal
12:37de survie,
12:38ils peuvent lancer
12:40la roulette une fois de plus,
12:41on va dire,
12:42mais voilà,
12:43Worldline a publié
12:44des résultats
12:45très dégradés
12:45cette année
12:46avec une perte
12:47de 5 milliards,
12:48un chiffre d'affaires
12:49en recul,
12:50donc c'est vraiment
12:50un groupe qui est en difficulté,
12:52qui pèse plus que
12:5270 millions et quelques
12:54en bourse,
12:55qui ont dilué massivement
12:56aussi leurs actionnaires,
12:57donc est-ce que c'est
12:58une penny stock aujourd'hui ?
12:59Oui,
13:00ils ont émis
13:012 milliards d'actions
13:02à un peu plus
13:03de 20 centimes l'action,
13:06et tout le plan aujourd'hui
13:08repose sur de l'espoir,
13:10en fait,
13:10sur un plan à 2030
13:11avec des cash flows
13:12qui reviendraient positifs
13:13qu'à partir de 2027,
13:15donc c'est assez spéculatif
13:17et très peu pour nous
13:19chez Zone Bourse,
13:20on préfère des dossiers
13:21plus qualitatifs,
13:22plus lisibles,
13:23voilà.
13:24Le chemin reste long,
13:25visiblement,
13:26vous vous rendez compte,
13:27en 2021,
13:28le titre était à 22 euros,
13:29il n'est plus qu'à 27 centimes,
13:31donc effectivement,
13:32c'est le mot de la fin
13:34pour vous Romain Dobry,
13:35c'est vrai que du coup,
13:36on regarde un petit peu
13:37l'analyse technique,
13:38on sait que sur les fondamentaux
13:39c'est compliqué,
13:39Worldline,
13:40est-ce qu'il y a quelque chose
13:41qui se dessine ou pas du tout,
13:42si on regarde à long terme,
13:44évidemment la courbe
13:44elle ne veut rien dire,
13:45c'est boum comme ça,
13:46mais est-ce qu'il y a quelque chose
13:47qui, on va dire,
13:50pourrait arranger
13:50la configuration graphique
13:52du titre ?
13:53À long terme,
13:54bien entendu non,
13:55mais effectivement,
13:55les trois dernières bougies,
13:57vous voyez qu'on parle
13:57de très court terme,
13:59sont des bougies
13:59de potentiel
14:00retournement de marché,
14:01on a deux marteaux
14:02et un marteau inversé
14:04sur un niveau de support
14:05à 0,265.
14:06Tant qu'on préserve
14:07ce niveau
14:08à titre vraiment
14:09hyper spéculatif,
14:10on peut viser
14:10les résistances suivantes,
14:120,31,
14:130,37
14:14et pourquoi pas
14:14une extension à 0,42,
14:15alors en pourcentage,
14:17ça laisse un ratio risque,
14:18rendement intéressant,
14:19on n'a pas vraiment
14:20plus que ça,
14:20tout ce qu'on peut ajouter,
14:21c'est que les trois dernières
14:23séances de hausses
14:24se sont formées
14:25avec des volumes supérieurs,
14:26donc il y a peut-être
14:26quelque chose
14:27et des divergences,
14:28donc quelque chose
14:29de très spéculatif
14:30qui se met en place,
14:30on est vraiment
14:31encore en place,
14:31on est loin
14:32d'une récouverie
14:32de l'Ontario.
14:33Oui, bien sûr
14:33et puis on se souvient
14:35qu'effectivement
14:36il y a l'objet
14:37Worldline en tant que tel
14:38et puis il y a
14:40le secteur
14:41du paiement numérique
14:42et des solutions
14:43de paiement dématérialisé
14:44qui est un mal fou
14:45à créer de la valeur
14:45en bourse,
14:46ça mais partout,
14:47y compris du côté
14:48des Etats-Unis.
14:49Geoffrey,
14:50Wafka,
14:50Origestion,
14:51merci d'avoir été
14:52avec nous,
14:53Tommy Douziach,
14:54Zone Bourse
14:54et Thibaut François
14:56de Fastia Capital
14:57qui était avec nous
14:58en début d'émission,
14:59Romain Dobry,
14:59Bourse Direct,
15:00à bientôt.
Commentaires

Recommandations