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  • il y a 57 minutes
Ce jeudi 26 février, Nicolas Lasry, gérant actions chez Mandarine Gestion, Fabrice Théveneau, gérant chez Eleva, et Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Nicolas Lassri, Mandarine Gestion, bonjour, merci d'être avec nous.
00:07Et puis on est aussi avec Fabrice Thévenot d'Eleva Capital qui est en plateau avec nous.
00:12Peut-être un commentaire messieurs sur cette séance,
00:16on a quand même eu une bonne semaine, on aligne les records,
00:20on a un sentiment positif, est-ce que c'est votre cas aussi en deux mots ?
00:25Oui plutôt, ce qui est intéressant cette séance c'est qu'on a une rotation,
00:28on sort un petit peu des semi-conducteurs et des bénéficiaires de l'IA
00:32pour retourner sur les disruptés, entre guillemets.
00:37Donc voilà, je ne pense pas un gros changement de tendance,
00:41mais une petite respiration sur ces titres,
00:46à voir ensuite si le mouvement qu'on a observé en début d'année se poursuit.
00:51Fabrice Thévenot, on avait François Cholet de Montségur,
00:54qui est un intervenant régulier d'émission, qui nous disait
00:56« Ah, il me fait plaisir ce CAC 40, on retrouve EDF, GDF, France Télécom, Vinci, Bouygues,
01:04oh ça fait du bien, les valeurs ennuyeuses qui reviennent à la une. »
01:07C'est vrai que pour des gérants, ça peut être une période un peu sympa
01:10qui rappelle des choses, puis en plus qui marche bien,
01:13en ce moment c'est une thématique qui marche bien.
01:15Oui c'est vrai, c'est assez étonnant,
01:17on sait que les marchés ont une grande préférence pour la croissance historiquement,
01:21où les histoires, les thématiques, surtout les télécoms qu'on avait oubliés
01:25depuis quasiment dix ans, avec un orange qui était à peu près aussi plat
01:30qu'un lac suisse.
01:33Donc là, de voir un réveil de ces secteurs-là, c'est assez logique,
01:37ça avait très fortement sous-performé,
01:39et à partir du moment où les thématiques offrent moins de sécurité,
01:44moins de visibilité, qu'il y a plus de questions, d'interrogations,
01:46il est assez logique qu'on revienne un peu en arrière,
01:50on voyait aussi des valorisations assez tendues dans certains segments,
01:53parce qu'on parle des softwares, par exemple, sur lesquels il y a des inquiétudes,
01:56mais on parle de valorisations qui sont très élevées.
01:58Donc ce n'est pas seulement qu'on se fait peur,
02:00c'est qu'on était très haut, on était monté très très haut quand même.
02:04Bon, Engie, superstar, incontestable du jour, plus 7,2%,
02:0929,53€, là c'est le tableau quasi parfait, un point de vue résultat.
02:13Oui, les résultats étaient bons, et puis surtout,
02:15ils ont annoncé une acquisition qui est plutôt bien prise au Royaume-Uni,
02:19une société qui s'appelle UKPN,
02:21qui est un réseau de distribution d'électricité.
02:24Donc c'est une acquisition qui est intéressante,
02:26qui est réalisée à un prix correct, on va dire de 10 fois les bits d'âme,
02:30c'est un petit peu plus cher que le multiple actuel d'Engie,
02:33mais c'est un actif régulé, avec une visibilité très importante,
02:38donc c'est une opération qui est bien prise,
02:40et qui permet à Engie de réduire sa cyclicité,
02:43de réduire sa sensibilité au prix.
02:46Voilà, donc une belle acquisition, oui.
02:47Et puis, on est clairement là dans un actif réel,
02:52donc vu les craintes actuelles des marchés,
02:55c'est un positionnement qui plaît,
02:57et donc les investisseurs cherchent à s'exposer à ce type de société.
03:01C'est vrai qu'on n'a pas forcément conscience,
03:03mais enfin bon, on gagne quand même 80% sur un an,
03:06avec un rendement au-delà de 5%.
03:08Et c'est comme Orange, c'était un titre qui était...
03:11On achetait ça comme une oblige.
03:12Exactement.
03:13C'est exactement ça, et puis là, on est en plein dedans.
03:17Il y a aussi le faux ami du jour,
03:19alors ça j'aimerais bien qu'on en parle quand même aussi,
03:20avant d'enchaîner sur nos valeurs ennuyeuses,
03:22c'est Stellantis.
03:23Plus 4,2%, 6,78€.
03:27Alors Fabrice, je vais plutôt vous poser la question à vous.
03:31On a eu un plus bas historique du côté des 6€.
03:35Là, le groupe nous annonce des résultats
03:37qui sont encore plus catastrophiques
03:38que ce qu'il nous avait annoncé lors de l'avertissement
03:40il y a quelques semaines.
03:42Bon, est-ce que 6€, c'est le cours sur lequel on se dit,
03:45de toute manière, là, il n'y a plus rien à perdre,
03:48ça ne veut plus rien dire,
03:49autant y aller un petit peu prudemment,
03:51pousser quelques pions ?
03:52Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:54Alors c'est difficile sur une valeur comme ça
03:56de dire qu'on a touché le fond.
03:58On peut toujours toucher plus bas.
04:00Vous avez cité, parfois,
04:02on peut par exemple sur des sociétés télécom,
04:04vous raccrocher à un rendement, des choses, etc.
04:06Sur l'automobile, c'est extrêmement difficile
04:08parce que vous avez deux éléments,
04:10vous avez à la fois la taille du marché qui se réduit
04:12et plus d'acteurs sur le même marché.
04:15Donc vous avez à peu près tout contre vous,
04:17il faut vraiment remonter le courant
04:18quand vous êtes dans ce segment-là,
04:20c'est pour ça que ça va énormément baisser,
04:22qu'il y ait des rebonds là-dedans,
04:24ça paraît assez rationnel,
04:26d'autant plus qu'on commence à espérer
04:29que l'année 2026 va être un peu meilleure,
04:31qu'il y aura une amélioration progressive
04:33avec une grosse partie de l'histoire
04:35qui est liée aux Etats-Unis.
04:36On a toujours en tête que Stellantis,
04:37c'est une valeur européenne,
04:38mais elle dépend beaucoup plus des Etats-Unis,
04:40un marché qui va être un peu plus protégé,
04:42qui est plus consolidé,
04:43où il n'y a plus pas les mêmes thématiques
04:45d'entrée d'acteurs chinois.
04:47Donc ça, ça va être probablement la clé.
04:50Les étapes pour que Stellantis aille mieux,
04:52c'est probablement avant tout
04:53qu'ils stabilisent leur part de marché,
04:55qu'ils recommencent à accélérer aux Etats-Unis.
04:57Ça ne va pas trop mal en Europe,
04:58mais l'Europe va être quand même
05:00un sacré champ de bataille dans les années qui viennent.
05:02Oui, ça c'est clair.
05:04Donc à mon avis,
05:05la sortie de crise ne viendra pas de l'Europe.
05:08Non, peut-être pas,
05:09mais peut-être que vous avez raison,
05:10qu'on a tendance à avoir un biais comportemental
05:12qui nous fait sous-estimer
05:13la valeur que crée Stellantis
05:15du côté des Etats-Unis,
05:16et que là, il y a des choses
05:17qui sont en train de changer,
05:18un paradigme qui est peut-être
05:19en train de changer.
05:21Romain Dobry,
05:22peut-être regarder un petit coup Stellantis,
05:25savoir ce qui se passe.
05:26On a vraiment l'impression,
05:27encore une fois,
05:28d'avoir touché le fond du côté des 6 euros.
05:32Est-ce qu'il y a quelque chose
05:34qui a changé du côté
05:35de la configuration technique
05:37depuis le retentissant profit warning
05:39de Stellantis,
05:40on va dire,
05:41il y a quelques semaines ?
05:42On a peut-être à ce que c'était
05:44effectivement un sell-off,
05:45une baisse avec des volumes lourds.
05:47Le titre essaie de se stabiliser
05:49entre 7,40 et 9,40.
05:51La rupture de cette zone de prix
05:52permettait de viser 5,40.
05:55On est allé à 5,72.
05:56On a rebondi.
05:57On peut dire qu'on s'est stabilisé
05:58au niveau d'un support maintenant
06:00qui est 6,16.
06:02On ne peut pas parler encore
06:03de figure de reconstruction
06:04de long terme haussière,
06:07mais tant qu'on est au-delà de 6,16,
06:09on peut envisager une construction à nouveau.
06:11Donc, un peu de temps pour repartir.
06:13Il faudrait repasser 7,40
06:14pour envisager du mieux.
06:16On ne peut pas parler encore une fois
06:18de volume ou d'intérêt acheteur
06:19sur le titre.
06:20Juste une stabilisation
06:21et avec une cible baissière
06:22qui a quasiment été atteinte.
06:24Bon.
06:25Juste un petit mot sur Engie.
06:27On vient de parler d'Engie.
06:28C'est vrai que c'est une valeur
06:31plus qu'un 30 % en un an quand même.
06:34Techniquement,
06:34comment elle se configure ?
06:36Toujours bien.
06:37Alors, elle a fait quelque chose
06:38de particulier aujourd'hui.
06:39Engie,
06:40elle évolue au sein
06:41d'un canal haussier
06:42depuis le mois d'octobre dernier.
06:44C'est parfait.
06:44Elle cotait à l'époque 17,78.
06:47Elle a débordé la borne haute
06:50de ce canal haussier
06:51en gap aujourd'hui.
06:52C'est vraiment un signe
06:52de force particulier.
06:54On avait une première cible
06:55à 28,44.
06:56Elle l'a débordée
06:57avec ce gros gap.
06:58La cible suivante,
06:59c'est 31,26,
07:00donc toujours un signe de force.
07:01Un gros gap haussier
07:04pour l'instant,
07:04qui est un signe de force
07:05dans la tendance.
07:06Donc, 28,44,
07:08c'est le range actuel
07:10avec le investissement
07:11du potentiel aussi.
07:12On peut quand même souvenir
07:13que pour Engie,
07:13elle a formé une hausse aujourd'hui
07:15avec des volumes
07:15qui sont trois fois supérieurs
07:16à la moyenne en plus.
07:18Waouh !
07:19Ce qui explique effectivement
07:20qu'on est dépassé allègrement
07:21les 4 milliards d'euros
07:22d'actions négociées
07:23sur le CAC 40 aujourd'hui.
07:25Fabrice,
07:26il y a une valeur
07:27dont on n'a pas beaucoup parlé.
07:28La publication date de ce matin,
07:29mais c'est un secteur
07:30qui est extrêmement sensible.
07:31Et on en a parlé justement
07:33il y a quelques minutes
07:34dans la Data Room
07:35avec Bertrand Puif notamment.
07:38C'était le ratio
07:41de solvabilité
07:42des assureurs.
07:44Là, il y a beaucoup à dire
07:45et on a eu les résultats
07:47d'Allianz ce matin.
07:48Et bon,
07:49ça donne un petit panorama
07:50intéressant
07:51sur ce qui nous attend
07:52sur le secteur.
07:53Est-ce que c'est un secteur
07:53qui vous intéresse
07:55l'assurance là en ce moment ?
07:56Vous avez raison,
07:57l'assurance est un peu oubliée
07:59parce qu'en fait,
07:59dans les financières,
08:01tout le monde a regardé
08:01les banques.
08:02C'est le secteur
08:03sur lequel il y avait
08:03une vraie histoire à jouer
08:04puisqu'il y avait
08:05une amélioration structurelle
08:06de la rentabilité.
08:06La rentabilité,
08:07la courbe d'étoile.
08:08et puis surtout
08:09les efforts de réduction
08:10de coût absolument colossaux
08:11de la plupart des acteurs,
08:13donc des rentabilités
08:14qui étaient très basses
08:15et qui ont énormément remonté.
08:16Du coup,
08:16on regardait moins l'assurance
08:18parce qu'il se passait
08:18moins de choses.
08:19L'assurance,
08:19c'est un peu le bateau stable
08:21quoi qu'il arrive.
08:23Maintenant,
08:23c'est des propositions
08:24qui sont assez intéressantes
08:25quand on regarde
08:26des Allianz,
08:26des AXA,
08:27très bon bilan,
08:28ils font des croissances
08:33ils se mettent
08:33à racheter des actions
08:34de plus en plus.
08:35Donc finalement,
08:36quand vous parliez tout à l'heure
08:37des obligations,
08:38il y a un petit côté
08:39qui ressemble
08:39à une obligation
08:40sur les assureurs.
08:43Quand vous ajoutez
08:44la croissance des résultats,
08:46les rachats d'actions
08:47et le dividende,
08:47vous arrivez en général
08:48entre 10, 12, 13% par an.
08:50Donc c'est assez solide.
08:52Même si le multiple
08:53ne bouge pas,
08:54vous avez quand même
08:55des gains
08:55qui sont satisfaisants,
08:57beaucoup moins de volatilité
08:58que les banques.
08:59Donc c'est pas mal
09:00d'en avoir un petit peu
09:01notamment des plus solides.
09:02les Allianz,
09:03AXA
09:03et un peu
09:04les assureurs belges
09:06et les pays-là.
09:07Oui, exactement.
09:09Ils sont en général
09:09assez solides
09:10avec des croissances
09:11qui sont très correctes.
09:13On va revenir
09:15à nos compagnies ennuyeuses
09:17quand même un petit peu.
09:18Il y a quand même
09:19deux sociétés
09:20qui ont publié leurs résultats
09:21et là, c'était très bon.
09:22Il y a Veolia.
09:23Bon, Veolia,
09:24pas trop de surprises.
09:26Bouygues, c'était mieux
09:26et c'est ça
09:27qui nous intéresse aussi
09:28parce qu'on est dans
09:29des dynamiques de développement.
09:32On a de l'infrastructure,
09:33on a du BTP,
09:34on a des télécoms
09:35et en plus,
09:36on a du rendement.
09:37Là, on n'a pas un portrait robot
09:38du All-Star.
09:40C'est un peu le cas.
09:41En fait,
09:42surtout les métiers
09:43pour Bouygues,
09:44ça va mieux.
09:45En fait,
09:46ils ont fait déjà
09:46un gros travail
09:47sur Equance
09:48qui est le concurrent de Spie.
09:50Donc là,
09:50ils font un travail
09:50sur le BFR.
09:51C'est ce qui explique
09:52aujourd'hui
09:52que le Free Cash Flow
09:53est très bon.
09:53et puis sur les autres métiers,
09:55on est en bas de cycle,
09:57notamment dans la construction,
09:59également dans l'immobilier
10:00qui est plus petit
10:01chez Bouygues
10:02mais on sent quand même
10:02qu'il y a une petite reprise
10:03qui est en train
10:04de se dessiner.
10:05Donc c'est favorable.
10:07Et puis dans les télécoms,
10:07le pricing power
10:08commence aussi
10:08à s'améliorer,
10:10les CAPEX ont été faits.
10:11Donc effectivement,
10:12dans tous les métiers
10:12de Bouygues,
10:13on est plutôt bien orienté.
10:15Le titre n'est pas très cher,
10:177% de Free Cash Flow Yield,
10:18à peu près 11 fois
10:19les bits.
10:20Donc bon,
10:21hormis le fait
10:22qu'on est dans une holding familiale
10:24avec finalement
10:25peu de synergie,
10:26on a quand même
10:27un momentum d'activité
10:28qui s'améliore.
10:30Et Veolia,
10:31donc pas trop de surprises ?
10:32Veolia, très peu de surprises.
10:34Ça reste quand même
10:34une valeur de qualité
10:35selon vous ?
10:36Oui.
10:37Oui, tout à fait.
10:38C'est une valeur
10:39sur laquelle il y a
10:39beaucoup de récurrence,
10:40qui a fait un gros travail
10:41de diversification
10:42à l'international,
10:43qui porte ses fruits.
10:45On a encore un petit peu
10:46de synergie
10:47à extraire de la fusion
10:48avec Suez.
10:49Et puis également
10:51potentiellement
10:51un levier sur la France
10:52si l'activité repas,
10:54ça pourrait aider
10:54l'activité déchets.
10:56Donc c'est un bon
10:58de son portefeuille, oui.
10:59Romain Dobry,
11:00Bouygues et Veolia,
11:01c'est des valeurs
11:01qui vous intéressent
11:02du point de vue
11:02de la dynamique technique ?
11:04Il y a des choses
11:04particulières qui se passent ?
11:07Sur Rossier,
11:08très beau parcours
11:08pour Veolia.
11:09On a atteint
11:09une zone cible aujourd'hui,
11:12donc 35,13,
11:1335,64.
11:14C'est un gros niveau technique
11:15et on peut dire
11:15que c'était un peu tendu
11:16graphiquement
11:17pour l'instant à court terme,
11:19donc peut-être une pause
11:19et si on arrive
11:20à préserver,
11:21à s'installer au-delà
11:22de cette cible,
11:23on pourrait aller chercher
11:2337,28 pour Veolia.
11:26Pour ce qui est de Bouygues,
11:28ça reste toujours
11:29effectivement
11:29parmi les titres forts
11:31de l'indice parisien.
11:33on va de record en record.
11:35On avait une zone cible
11:3746,54,
11:3950,04 qui a été débordée.
11:41La cible suivante,
11:42elle est située
11:43aux alentours de 5,4,5.
11:44On s'en approche,
11:45mais il n'y a pas aucun signe
11:46de retournement de tendance
11:47pour l'instant.
11:49Donc, Rossier,
11:50avec du volume,
11:51pas de faiblesse
11:52et on n'a pas de divergence,
11:54contrairement à Veolia
11:55qui donne quelques signes
11:55de divergence baissière
11:56pour l'instant.
11:58Très bien,
11:58merci beaucoup Romain Dobry.
12:01on va regarder deux valeurs
12:03alors qu'ils sont
12:04en plein milieu
12:04de problématiques,
12:06de disruption,
12:07on va dire.
12:07On commence avec Worldline.
12:10C'est une valeur
12:10qui a largement grimpé,
12:12qui a largement rebondi,
12:13mais qui est un petit peu
12:13comme Stellantis.
12:14Là aussi,
12:15on revenait du diable Vauvert.
12:16Le titre termine
12:17sur une hausse
12:18de 12,9 %,
12:19à 1,63 €.
12:20Pourtant,
12:21ça ne va pas mieux.
12:21On a l'impression
12:22d'un secteur
12:23de la finance numérique
12:26qui a énormément de mal
12:27à créer de valeur,
12:29au-delà
12:29des énormes intervenants
12:30que peuvent être
12:31Visa,
12:31Mastercard
12:32et compagnie.
12:34Pourtant,
12:34on a un besoin cruel
12:36d'infrastructures,
12:36de renouvellement
12:37des infrastructures
12:38à ce niveau-là.
12:38Worldline n'arrive
12:39jamais à en profiter,
12:41pas plus que ses concurrents
12:42européens.
12:43Est-ce qu'on n'a pas
12:44l'impression
12:45un petit peu
12:46d'une valeur
12:47qui est coincée
12:47entre plus gros
12:49et plus performant
12:49que lui toujours ?
12:51Oui,
12:52c'est probablement
12:52le cas.
12:53En fait,
12:53on a une société
12:53qui a deux sujets.
12:55Déjà,
12:55des volumes
12:57en légère baisse
12:57et puis un pricing power
12:58qui s'érode.
13:00Et à côté de ça,
13:01on a une structure
13:01bilancielle
13:02qui est extrêmement tendue.
13:03Worldline,
13:04aujourd'hui,
13:04c'est 400 millions d'euros
13:05de capitalisation boursière
13:06et 3,2 milliards
13:08de dettes.
13:09Voilà,
13:09donc il y a un réel risque
13:10sur le bilan
13:12au-delà du fait
13:13que l'activité
13:15et notamment la génération
13:16de free cash flow
13:17est négative.
13:18Voilà,
13:19donc c'est un titre
13:19qui,
13:20à notre sens,
13:20n'est pas investissable
13:23et qui peut subir
13:24des rebonds techniques
13:25mais ce qui est normal
13:25puisque c'est un titre
13:28qui est très volatile
13:29et sur lequel il y a
13:29un effet de levier
13:30et un effet de massue
13:31qui est très important.
13:32Bon,
13:33et on termine par
13:34la disruption des disruptions.
13:36Wall Street
13:36a vraiment du mal
13:39à arbitrer tout ça
13:40mais enfin,
13:40on s'est fixé quand même
13:41sur une baisse assez net
13:42de Nvidia
13:44à l'issue de la publication
13:46des résultats.
13:46Moins 4,5%
13:48186,79€.
13:49On le répète,
13:50des performances stratosphériques.
13:52Jensen Wang
13:52qui remet l'église
13:53au milieu du village
13:54en disant
13:54personne ne va détruire personne.
13:56On est là pour travailler ensemble
13:57et créer de la valeur ensemble.
14:00Nvidia,
14:01où est-ce qu'on va
14:04Fabrice Thévenot ?
14:06Alors,
14:07c'est vrai que c'est très,
14:08très, très surprenant
14:09parce que là,
14:11il a vraiment coché
14:12toutes les cases
14:12que vous dites
14:13qu'il n'y a pas une chose.
14:14Parfois,
14:15vous pouvez jouer
14:15à la fine bouche
14:16et là,
14:17tout était dans le bon sens.
14:19Les ventes
14:21qui augmentaient
14:21jusqu'à il n'y a pas très longtemps
14:22de 4 milliards par trimestre,
14:24maintenant,
14:24on les augmente
14:24de 10 milliards par trimestre.
14:25C'est absolument colossal.
14:29Le marché n'en veut pas
14:30essentiellement
14:31parce qu'il y a une inquiétude
14:32sur le CAPEX
14:33des hyperscalers.
14:34on voit qu'ils ont atteint
14:35des niveaux de CAPEX
14:36où leur frais cash flow
14:37passe près de zéro.
14:38Ils commencent à avoir
14:39à financer leur CAPEX
14:41avec des émissions de dette.
14:42Donc,
14:43on voit que c'est quand même
14:43pour des gens
14:44qui ont des métiers
14:45ultra rentables
14:45que ça devient un peu gênant.
14:47Beaucoup de gens
14:48se posent des questions
14:49sur la rentabilité.
14:50Et avec une société,
14:51à mon avis,
14:52qui concentre les risques,
14:53c'est Open&I.
14:54Puisque Open&I dépense
14:56un multiple des autres
14:57pour avoir finalement
14:58un produit
14:59qui est loin d'être
15:00le meilleur aujourd'hui,
15:02un management
15:02qui fait un peu peur.
15:04Et je pense que
15:04tant qu'on n'aura pas trouvé
15:06plus d'un peu stable
15:07sur Open&I,
15:07on ne sera pas à l'aise
15:08sur la chaîne,
15:09donc sur Nvidia.
15:11Fabrice Thévenot,
15:12Eleva Capital,
15:13Nicolas Lasserie
15:14de Mandarine Gestion
15:15et Romain Dobry
15:15de Bourse Direct
15:16qui était avec nous
15:17pour l'aspect technique.
15:18Merci d'avoir été
15:19à l'écoute
15:19de ce BFM Bourse
15:20encore une fois très riche.
15:21On se retrouve demain
15:23avec même TechStocks.
15:25On va commenter
15:26une riche semaine d'actualité
15:27sur la haute
15:28technologie américaine.
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