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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:0031e jour de guerre donc au rythme des bombardements et des déclarations du président Donald Trump.
00:05D'ailleurs il suffit d'aller à Washington retrouver Axel Monnier en direct pour BFM TV
00:09parce que le président des Etats-Unis menace de nouveau, menace d'anéantir, menace de tout faire exploser
00:15si l'Iran ne répond pas favorablement aux négociations.
00:21Effectivement, alors d'un côté Donald Trump dit que les négociations avancent, qu'elles sont sérieuses
00:25notamment avec les nouveaux responsables du régime, il dit même qu'un accord pourrait être possible très prochainement
00:31et que l'Iran aurait accepté une grande partie des 15 points qui lui ont été présentés la semaine dernière
00:37et parallèlement, il dit que si cet accord n'est pas signé très prochainement
00:41et que le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert immédiatement, alors à ce moment-là effectivement il menace.
00:47Il menace de frapper les centrales électriques iraniennes, il menace de frapper les puits de pétrole,
00:52les stations de dessalement et d'anéantir l'île de Cargue.
00:57Un message qui surprend par sa violence mais aussi par son tempo
01:01alors que justement Donald Trump semble dire que la solution diplomatique avance.
01:06Alors en fait on comprend un peu mieux les propos du président américain
01:08quand on lit le compte-rendu d'un entretien téléphonique qu'il a eu avec un journaliste du média conservateur,
01:16le New York Post.
01:17En fait il semble que ce soit l'attaque iranienne contre les infrastructures pétrolières israéliennes
01:23qui ait déclenché la colère du président américain.
01:26C'est là qu'il estime qu'il va répondre très bientôt à cette attaque.
01:30Il estime que c'est une attaque qui va trop loin et dans les prochains jours il expliquera ce qu
01:34'il va faire.
01:35Peut-être qu'on aura de plus amples informations dans quelques minutes
01:38puisqu'à partir de 19h, heure française, la porte-parole de la Maison-Blanche sera ici dans la salle de
01:45presse
01:46à côté de laquelle je me trouve pour prendre la parole.
01:48Il n'y aura à non pas douter des questions de la part des journalistes sur cette solution que Donald
01:54Trump veut.
01:55Va-t-il vraiment mettre ses menaces à exécution ou pas ?
01:59Axel Monnier en direct de Washington pour BFM TV.
02:01Nous sommes avec David Corona.
02:03C'est un spécialiste de la négociation puisqu'il a été négociateur au JGN.
02:08Vous avez d'ailleurs écrit un livre qui s'appelle Négocier chez Grasset.
02:11On l'a bien compris, pour négocier, Donald Trump menace de plus en plus.
02:15Et là maintenant il menace carrément peut-être une intervention au sol des troupes américaines
02:21avec deux cibles possibles, l'île de Karg qui est le grand site pétrolier iranien,
02:26mais aussi ces fameux stocks d'uranium cachés dans des tunnels.
02:31Est-ce que tout ça est crédible ?
02:34Alors crédible, oui et non.
02:35Non, puisque de toute manière ça n'avance pas.
02:38Et oui, parce que de toute manière il est obligé d'avancer des arguments.
02:41On est quand même au 30e jour de conflit.
02:43On a les Etats-Unis qui menacent et en même temps qui disent qu'ils négocient.
02:46On a l'Iran qui nie négociait et qui continue de frapper.
02:50On a ce qu'on appelle en négociation de crise, en gestion de crise,
02:53quelque chose qui est bien connu, une espèce de schéma en escargot
02:56qui ne nous rapproche pas d'une issue du conflit,
02:58mais qui nous rapproche du point de douleur maximum.
03:00Là on vient de monter d'un cran encore dans la menace.
03:04Une menace d'un assaut terrien par Donald Trump
03:08et un contre-ultimatum posé par l'Iran sur les universités iraniennes.
03:13Et donc il faut bien comprendre...
03:15Les universités américaines.
03:16Oui, américaines, pardon, en Iran.
03:18Et donc qui est fixée à lundi.
03:20Donc c'est un ultimatum de plus dans les ultimatums.
03:23Ce qu'il faut bien comprendre là, c'est qu'on se retrouve dans une situation
03:27où chaque camp essaye de pousser l'autre vers une situation
03:33dans laquelle chaque jour d'enlisement supplémentaire des Etats-Unis
03:38est un aveu d'échec, politiquement, économiquement.
03:42Chaque jour de survie et de résistance du régime iranien
03:46est synonyme de victoire.
03:48Et donc même si on a une dissymétrie des forces,
03:49on se retrouve avec quelque chose qui est plutôt...
03:51Mais dans ce contexte, on apprend également,
03:53et c'est Marco Rubio, le secrétaire d'État américain,
03:56qui nous le dit dans une interview donnée à ABC,
03:58qu'il y a des fissures au sein du leadership iranien.
04:01Il y aurait donc des gens, au sein de la direction iranienne,
04:04de ce qui reste de la direction iranienne,
04:05des gens peut-être capables de négocier.
04:08Alors il y a une vraie action de communication
04:10et de contre-influence dans ce conflit depuis le départ.
04:14On a eu des annonces de négociations, des dénis,
04:18des acteurs qui se présentent comme étant en discussion.
04:21On ne sait pas qui a réellement le mandat en Iran.
04:24On ne sait pas qui est en capacité de maîtriser
04:27les actions réellement israéliennes,
04:30des proxys avec les outils qui se sont manifestés.
04:33Et donc on est dans une cacophonie encore de discussion
04:35durant laquelle, et c'est la preuve,
04:37il continue d'y avoir des montées en pression.
04:40Là, Donald Trump dit qu'il va s'attaquer à l'île de Cargues.
04:43C'est à double tranchant sur le fait de mettre le point
04:48sur une montée en puissance.
04:49Parce que s'il menace d'attaquer Cargues,
04:52il ne menace pas l'Iran.
04:53C'est une menace implicite pour le monde entier.
04:57Parce qu'anéantir ce point-là
04:59meutrait des semaines, des mois, voire je ne sais combien de temps
05:02pour que le pétrole ressorte de ce point-là.
05:04Et ce n'est pas l'Iran qui est mis sous pression.
05:06Ce sont les acteurs et les spectateurs
05:08de ce qui est en train de se passer.
05:09On a des images de propagande iranienne
05:12qui viennent d'arriver.
05:13Ce sont des images qui montrent toujours
05:15des rampes de lancement de missiles Shahed.
05:18Vous savez, ce sont ces missiles utilisés par l'Iran.
05:21Alors, vous voyez, ce sont les images...
05:24C'est compliqué de voir précisément, bien sûr, la situation.
05:28Mais seulement, vous voyez, c'est destiné à montrer
05:31qu'on est encore en capacité de tirer des missiles.
05:34On peut encore frapper.
05:35Et on est loin d'être anéanti,
05:37comme le disent les Américains en général.
05:39Voilà, oui, c'est effectivement...
05:41C'est la guerre de communication aussi.
05:43C'est une guerre de communication.
05:44Et là, bien sûr, l'intention est évidente.
05:47C'est de bien montrer qu'ils sont capables de durer,
05:50de s'installer dans la durée.
05:52Et donc, ils ont les moyens pour faire cela.
05:54Voilà, donc maintenant...
05:55Ça fait beaucoup de dégâts ?
05:57Un Shahed lui-même...
05:59Non, ça ne porte pas une charge extraordinaire,
06:01mais ça fait beaucoup de dégâts, bien sûr.
06:02Si vous mettez un Shahed, une citerne de...
06:05Un gros citerne de pétrole,
06:07ça fait beaucoup, beaucoup de dégâts.
06:09Et c'est précis ?
06:10Alors, il semblerait que...
06:12Vous savez que les Iraniens ont fourni des Shaheds aux Russes
06:16au départ de la guerre en Ukraine.
06:18D'ailleurs, on peut avoir une pensée
06:19pour les malheureux Ukrainiens en ce moment
06:20qu'on oublie toujours, qu'on oublie.
06:23Et les Russes ont perfectionné ces Shaheds
06:27et les ont dotés de systèmes de résistance au brouillage
06:31et aussi de précision.
06:34Et donc, je pense que ça a été fait déjà depuis...
06:38Mais ça peut se produire à grande échelle ?
06:40Je pense que ces perfectionnements ont été répercutés sur les Iraniens.
06:43C'est qu'ils ont des Shaheds qui peuvent être précis.
06:47D'accord.
06:47C'est ce qu'on appelle les missiles low-cost, c'est ça, ces Shaheds ?
06:51Alors, les Shaheds, vous savez, enfin, c'est des missiles iraniens
06:54qui coûtent, je crois, 30 000 euros ou même peut-être moins.
06:5730 000 euros.
06:58Donc, un missile...
06:59Ce sont tous qui frappent en Israël, qui ont frappé à Haïfa, notamment ?
07:02Non, Haïfa, c'est plutôt des missiles.
07:04D'accord.
07:05Des missiles iraniens.
07:06Ce qui est intéressant dans les Shaheds, c'est qu'effectivement,
07:08si vous voulez, il y a eu un phénomène qui s'est produit.
07:10Ce sont d'abord les Iraniens qui l'ont vendu aux Russes pour frapper l'Ukraine.
07:14Les Russes, ensuite, ont repris la technologie iranienne et l'ont améliorée.
07:18Et ont installé dans le cœur du Shahed d'origine iranienne
07:21un système qui permet de brouiller les intercepteurs.
07:25Donc, ce sont des drones qui sont très efficaces,
07:27car les Iraniens l'ont adapté.
07:29Ce qui fait que ces drones russo-iraniens, ou iranio-russes, comme vous voudrez,
07:34sont maintenant devenus, en Ukraine comme en Iran,
07:37et donc contre Israël et contre les pays du Golfe, extrêmement efficaces.
07:41Vous parliez d'Ukraine, j'ai entendu les autorités ukrainiennes dire
07:44qu'ils allaient sans doute prêter des drones, leurs drones,
07:47pour le détroit d'Hormuz, pour aider à peut-être reprendre le contrôle sur le détroit d'Hormuz.
07:51Oui, parce qu'on les mette dans le...
07:53Donc, chacun se donne ses drones, en fait.
07:54Les mettre, en ce moment, dans la stratégie des drones.
07:57C'est la guerre des drones, maintenant.
07:58C'est une guerre des drones ?
07:59Oui, oui, c'est quand même une des grandes caractéristiques de la guerre en Ukraine,
08:04c'est que c'est maintenant, au fur et à mesure,
08:06les drones ont pris de plus en plus la maîtrise du champ de bataille,
08:10et que c'est une guerre par drone interposée.
08:12Bon, alors, il y a quand même des gens sur le terrain, il ne faut pas oublier,
08:15et que ces drones tuent quand même des combattants qui sont...
08:18Mais c'est relativement statique,
08:20et c'est vraiment les drones,
08:23si je puis me permettre d'utiliser cette expression,
08:26qui font le boulot,
08:27vraiment pour l'essentiel, maintenant.
08:29C'est des centaines, des milliers et des milliers de drones.
08:32Sachant que ça ne coûte pas très cher à produire.
08:34Donc, voilà.
08:34Donc, on est dans un point qui est vieux comme les armées,
08:39c'est-à-dire, c'est toujours cette asymétrie dans les systèmes d'armes.
08:44Si vous voulez, on est dans une situation
08:46où, maintenant, on a toute la panoplie,
08:48et on a des systèmes d'armes très rustiques
08:50qui sont aussi efficaces que des systèmes d'armes
08:53très perfectionnés, très haute technologie.
08:55Donc, voilà.
08:56Juste sur les drones, à la différence des missiles,
08:58en plus, les composants pour les fer sont duals.
09:01C'est-à-dire que, pour les missiles,
09:03l'Iran est sous sanction,
09:04il doit passer par des mesures de contournement
09:06et, en fait, un peu plus difficiles.
09:08Ils y arrivent, puisqu'ils sont aidés par ailleurs.
09:10Mais pour les drones, j'ai envie de dire,
09:12c'est des pièces qu'on peut acheter chez Bricorama.
09:15Enfin, j'exagère un peu, mais quasiment.
09:16Donc, c'est-à-dire qu'ils peuvent les produire eux-mêmes ?
09:19Eux-mêmes.
09:19Oui, c'est ce qu'ils font.
09:20L'Iran, sur beaucoup de choses,
09:22parce qu'ils ont vécu sous régime d'embargo,
09:27ils ont aussi cultivé une capacité à tout produire.
09:30D'autoproduction.
09:31Les médicaments, l'armement.
09:33Donc, les drones en sont un exemple, effectivement.
09:35Puisqu'on est dans les images de propagande,
09:37Israël vient d'en publier aussi de nouvelles.
09:39Alors, ce ne sont pas des images de propagande d'armement,
09:42mais simplement de montrer quelles cibles
09:44ils ont neutralisé, pour employer un langage plutôt neutre.
09:47Regardez, voyez, quelles cibles ont été liquidées.
09:50Alors, ce sont les responsables iraniens,
09:53ce sont des responsables du Hamas,
09:54ce sont des responsables aussi du Hezbollah.
09:57C'est pour dire aussi, rien ne nous arrête, regardez.
10:00Et puis, c'est une manière de dire aussi,
10:01on va continuer de liquider.
10:03Oui, ça peut être aussi une contre-publicité,
10:05parce qu'ils accumulent les frappes,
10:08et puis le résultat, pour l'instant, n'est pas évident.
10:11Non, donc voilà, c'est un peu difficile,
10:14c'est un peu compliqué à utiliser, quand même, ce genre d'argument.
10:17Dans ce que dit Donald Trump, on a évoqué l'île de Cargne,
10:19puisqu'il envisage une opération au sol
10:22pour aller chercher l'uranium, les 400 kilos,
10:25Général Pellistrandi ?
10:26Ça fait partie des hypothèses, oui, très sincèrement.
10:32Vous ne croyez pas, Général ?
10:33Irréalisable ?
10:34Bon, ça veut dire, d'abord, il faut avoir un renseignement extrêmement précis,
10:38c'est-à-dire pratiquement une localisation au mètre près.
10:42Donc, où sont ces sites ?
10:44Voilà, donc, savoir exactement où ils sont.
10:46Ensuite, ça veut dire qu'il faut forcément faire une opération,
10:50vous arrivez par la voie des airs.
10:52Donc, la voie des airs, ça veut dire qu'il faut une piste,
10:55il faut, au minimum, proposer des hélicos.
10:58Il faut la surprise absolue.
11:00Combien d'hommes ?
11:02Tout dépend de ce que vous avez en face,
11:03c'est-à-dire qu'il faut neutraliser un dispositif de sécurité,
11:07parce que je pense que les fûts des 400 et quelques kilos,
11:12ils ne sont pas comme ça en pleine nature.
11:15C'est l'équivalent de bonbonnes,
11:18enfin, comme des bouteilles de plongée, c'est ce qu'on dit.
11:20Un petit peu, voilà.
11:21Donc, il faut, une fois que vous êtes arrivé sur place,
11:26c'est pareil, vous ne les transportez pas comme ça, à bout de bras.
11:28Il faut un minimum de véhicules pour les transborder.
11:32Bon, enfin, c'est très compliqué.
11:33Et puis, le vrai problème,
11:37et quand bien même on aurait tous ces éléments-là prêts à agir,
11:41il ne faut pas oublier qu'il y a, pour les États-Unis,
11:44le traumatisme du 24 avril 1980,
11:47avec l'échec de l'opération de récupération des otages à l'ambassade américaine de Téhéran.
11:54Et les images des hélicoptères détruits en plein désert.
11:57– Entre-temps, il y a d'autres opérations qui ont réussi aussi.
11:59– Oui, mais celle-là, elle est dramatique,
12:03et puis elle est liée à l'Iran.
12:05Donc, il faut vraiment…
12:08– Honnêtement, moi, j'y crois pas, franchement.
12:11– Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
12:12– C'est possible au cinéma, mais dans la réalité.
12:14Et c'est complètement différent,
12:16complètement différent de ce qui avait été fait pour éliminer Oussama Ben Laden.
12:20Parce qu'Oussama Ben Laden, il n'y avait qu'un homme à éliminer.
12:23Bon, les gardiens, là, c'est beaucoup plus compliqué.
12:25– Oui, mais pardon, mais l'un des objectifs quand même
12:26de cette guerre déclenchée par les Américains et les Israéliens,
12:29c'est de mettre un terme…
12:31– Au programme nucléaire.
12:32– Au programme nucléaire,
12:33et donc de mettre la main ou de détruire ces stocks d'uranium.
12:37– Alors, sur la question des stocks d'uranium,
12:40ce qui rend plus difficile,
12:42vous dites effectivement qu'il y a des cylindres,
12:44ils ne sont pas légers.
12:45L'overpack, ce qu'on appelle…
12:47Enfin, vous avez le packaging, entre guillemets,
12:48cette fameuse bonbonne, elle est extrêmement lourde.
12:51Donc, en fait, bien souvent, vous voyez,
12:53et on avait une photo qui montrait qu'effectivement,
12:56on a un camion avec les bonbonnes,
12:57mais pour les transporter, il faut une grue.
12:59Donc, en fait, c'est une mobilisation particulière.
13:02J'insiste sur le fait qu'on parle de sites
13:04qui ont été bombardés.
13:05Il y a des vraies interrogations
13:08sur l'état dans lequel ces bonbonnes se trouvent.
13:10On imagine qu'effectivement…
13:12– Bombardés en juin dernier.
13:13– Oui, en juin dernier, mais même là,
13:14ils ont été bombardés.
13:15Donc, admettons qu'ils aient été…
13:16Bon, ça a été bombardé, ça s'est prouvé.
13:19Dans quel état ces bonbonnes…
13:20Enfin, ces cylindres sont…
13:22– Peut-être inaccessibles, c'est-à-dire ?
13:23– Alors, inaccessibles,
13:24ou peut-être aussi en mauvais état.
13:25– Ou déplacés ?
13:26– Alors, moi, ma théorie,
13:27c'est que ça a été déplacé avant,
13:28mais peu importe.
13:30– Avant juin ?
13:30– Avant juin, avant l'opération.
13:32– Avant la guerre des 12 jours.
13:33– Admettons qu'effectivement,
13:34ces bonbonnes, ces cylindres soient sous terre.
13:37Il n'est pas exclu qu'elles soient en mauvais état.
13:39En mauvais état, c'est des conditions sécuritaires
13:42et sanitaires assez exigentes.
13:44Ça veut dire que si vous avez ne serait-ce qu'une faille,
13:46une fissure sur une bombe,
13:47pardon, sur un cylindre…
13:49– C'est gênant.
13:50– C'est gênant.
13:52Et en fait, les ports spéciales doivent venir
13:53dans des conditions d'étanchéité,
13:56de conditionnement,
13:57avec des conditions aussi de confinement
13:59pour pouvoir reconditionner.
14:01Reconditionner, c'est pas quelque chose
14:03qu'on fait à la main,
14:03il faut encore un outre.
14:04C'est une transformation chimique
14:06qui peut prendre plusieurs jours.
14:08Dernier point,
14:09ces bonbonnes,
14:09ces cylindres dont on parle,
14:11il n'est pas exclu que les Iraniens
14:12les aient transvasés vers d'autres conditionnements.
14:14Donc là, on montre effectivement
14:16ces fameuses images de bonbonnes d'un mètre.
14:17Vous mettez 450 kilos dans une seule bonbonne,
14:20c'est une tonne à transporter.
14:21Donc on n'est plus du tout sur les mêmes aspects.
14:25– David Corona, vous y croyez, vous,
14:26avec les forces américaines,
14:28les dévissiles ou les deltas ?
14:30C'est quelque chose qu'ils peuvent faire ou pas ?
14:31– Oui, c'est quelque chose
14:32qu'ils sont en capacité de faire,
14:34mais il faut prendre un peu de recul sur…
14:36Vous parliez d'Oussama Ben Laden tout à l'heure.
14:38On peut tuer des gens,
14:39mais on ne tue jamais une idée,
14:41une idéologie ou un régime.
14:43On n'a pas éliminé Daesh et Al-Qaïda
14:45en éliminant Oussama Ben Laden.
14:47Donc là, abattre le régime,
14:50l'idéologie iranienne,
14:51c'est une utopie de se dire
14:53qu'on va prendre pied sur un pays
14:55et un assaut est très compliqué,
14:57il faut des conditions de renseignement.
15:00Et puis surtout, ce que je note là,
15:01c'est qu'il y a un très gros coup
15:03qui se joue en termes de négociations
15:05et de crises pour Trump.
15:06Soit effectivement,
15:07il utilise le focus sur l'île de Carg
15:10pour créer une attention particulière sur un point,
15:13pour créer une diversion,
15:14et effectivement, militairement,
15:16on crée un assaut aérien combiné,
15:18maritime, terrestre, ainsi de suite.
15:20Soit effectivement,
15:21c'est une idée de monter en pression
15:23et si l'assaut est raté,
15:25ça va être compliqué de se sortir de ce faux pas
15:28de trop politiquement,
15:30économiquement et militairement.
15:32Et donc, du coup,
15:33ça crée une tension supplémentaire
15:36où il pourrait aussi,
15:37et c'est pour ça que je le disais tout à l'heure,
15:39mettre le point d'exergue, de Carg,
15:42c'est mettre tous les acteurs,
15:44tous les témoins à contribution
15:45pour que peut-être la communauté internationale
15:48dise, non, non,
15:49vous ne pouvez pas faire ça
15:51et qu'il puisse avoir un retrait du percuteur
15:54logique et en termes d'égo louable
15:56en disant, moi, c'est ce que je voulais faire
15:58et je voulais vous sauver.
15:59Maintenant, si vous tous,
16:00vous ne me suivez pas dans cette aventure,
16:03je me retire et vous vous débrouillez
16:04et en termes d'égo,
16:05ça lui permettrait de désamorcer
16:07son conflit là où il est en train
16:10de s'enliser.
16:11Et puis, il y a ce qui se passe
16:12dans le détroit d'Hormuz.
16:13On va aller voir Milan Argelas
16:14et Léa Fernandez
16:15qui sont à Doha au Qatar.
16:17Détroit d'Hormuz
16:18qui est toujours verrouillé
16:20bien que des pétroliers aient pu passer
16:23et ce sont des navires chinois.
16:28Oui, c'est le journal américain,
16:29le New York Times
16:30qui révélait cette information tout à l'heure.
16:33Ce matin, aux alentours de 10h,
16:34heure française,
16:35deux navires commerciaux chinois
16:37ont pu traverser le détroit d'Hormuz.
16:40Il s'agirait de portes-conteneurs.
16:41C'est ce qui est un fait assez rare,
16:43rarissime même,
16:44puisque ce serait une première
16:45tout simplement
16:45depuis le début de la guerre en Iran.
16:47Toujours selon le média américain,
16:49ces deux bateaux feraient route
16:51vers la Malaisie
16:52et selon le site de suivi
16:54du trafic maritime en temps réel,
16:55marine trafic,
16:57ces traversées réussies
16:58pourraient, je cite,
16:58marquer un changement potentiel
17:00dans les conditions
17:01de la navigation commerciale
17:03dans le détroit d'Hormuz.
17:04On le rappelle,
17:04le président américain,
17:06Donald Trump,
17:07évoquait hier à bord d'Air Force One
17:08face aux journalistes
17:09le passage de 20 cargos pétroliers
17:12sans préciser leur nationalité.
17:14Ces passages devraient donc
17:15s'étaler dans les prochains jours.
17:17Toujours concernant le détroit d'Hormuz,
17:19le secrétaire d'État américain,
17:21Marco Rubio,
17:21s'est exprimé auprès du média Al Jazeera.
17:25Marco Rubio,
17:26qui a affirmé
17:27que le détroit d'Hormuz
17:28serait ouvert
17:28avec l'accord ou non
17:29de l'Iran
17:30lorsque l'opération militaire américaine
17:32en Iran se terminera.
17:34Marco Rubio qui ajoute,
17:35je cite,
17:36« Si l'Iran choisit
17:36de fermer le détroit d'Hormuz
17:38après la guerre,
17:39elle devra en assumer
17:39les graves conséquences. »
17:41Voilà,
17:41Milena Argelas,
17:42il est à Fernandez,
17:42à Doha, au Qatar.
17:43Et après la guerre,
17:44c'est là où la France
17:45pourrait prêter main forte
17:47pour assurer la sécurité
17:49du détroit d'Hormuz.
17:50C'est ce que l'a dit
17:50Emmanuel Macron
17:51sur le porte-avions.
17:51Oui, oui,
17:52mais après la guerre.
17:53On en est loin.
17:54On n'en est pas là.
17:55L'important aujourd'hui,
17:56c'est le tournant.
17:57On passe des frappes
17:58sur les industries militaires,
18:00sur les rampes de lancement,
18:02les fabrications de missiles,
18:04aux frappes,
18:04je ne dirais pas systématiques,
18:06mais élargies
18:06à toutes les industries
18:08énergétiques,
18:08pétrolières,
18:09chimiques.
18:10Ça frappe
18:10et même les usines
18:12de dessalement de l'eau
18:13au Koweït.
18:14Il faut savoir
18:14que l'usine
18:15qui a été frappée
18:15par les Iraniens,
18:16ça permet d'alimenter
18:18à 90%
18:19le Koweït
18:19et les Émirats.
18:20Donc si on tape
18:21les usines
18:22de dessalement d'eau
18:23en Iran comme dans le Golfe,
18:25c'est la population
18:26qui est vraiment touchée
18:28et donc c'est vraiment
18:29un changement,
18:31un basculement.
18:32En Israël,
18:33on a vu Haïfa,
18:34une usine chimique,
18:36fabrication de médicaments,
18:37etc.
18:38Une raffinerie également.
18:39Donc ça touche également
18:40le cœur de l'industrie
18:41israélienne.
18:42Et puis,
18:43il y a en Iran
18:44des usines d'aluminium,
18:45des usines,
18:46des assilleries
18:47qui ont été frappées,
18:48etc.
18:49qui finalement
18:51compromettent
18:52à long terme
18:53la capacité industrielle
18:54de l'Iran.
18:54On voit qu'on est passé
18:55dans une nouvelle phase,
18:57un durcissement
18:58des deux côtés,
18:58si j'ose dire,
18:59même si beaucoup
19:00d'experts estiment
19:01que ce sont plus
19:02les Israéliens
19:02qui frappent ce genre
19:03d'usines en Iran
19:04que les Américains
19:05qui sont visiblement
19:06non pas sur la réserve
19:08mais dans l'attente
19:08de savoir ce que vont
19:09donner d'éventuelles
19:10négociations.
19:10Donc on est dans
19:11une nouvelle étape
19:13de ce conflit
19:14qui va impacter
19:15encore plus la région
19:16et pas simplement
19:17sur le plan militaire.
19:18Merci,
19:19voilà le point
19:19de ce qu'on pouvait dire
19:20ce soir au 31e jour
19:21de guerre au Moyen-Orient
19:22à la fois au rythme
19:23des bombardements
19:24et des déclarations
19:25du président Donald Trump.
19:26à la fois au rythme
19:27de guerre au Moyen-Orient
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