- il y a 4 heures
Hans Peterson, 29 ans, Franco-Américain, fils de très bonne famille. A l'été 2007, il apparaît derrière un crime tout aussi sombre que terrifiant , celui d'un éminent dermatologue de Chicago. Depuis des années, le patient avait une idée fixe: le faire souffrir, le tuer. Il en était devenu paranoïaque.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:0214h15 c'est l'heure du crime sur rtl il est allé chercher un certain nombre d'outillages pour faire
00:09la fête au docteur cornblit un petit chalumeau une corde en nylon une pince il avait son couteau
00:16et une scie au moment où il a eu les monotes qui ont été mises il a souri alors que
00:23maintenant
00:23c'est les années de prison qui commencent bonjour hans peterson 29 ans franco-américain fils de
00:31très bonne famille à l'été 2007 il apparaît derrière un crime tout aussi sombre que
00:36terrifiant celui d'un éminent dermatologue à chicago supplicié dans son cabinet depuis des
00:42années le patient avait une idée fixe le faire souffrir le tuer il en était devenu paranoïaque
00:48mais pourquoi cette haine hans peterson la peau du dermatologue l'heure du crime la seule émission
00:55radio 100% fait divers c'est tout de suite sur rtl
01:05mardi 24 octobre 2006 19h30 aileen comblitt est surprise de ne pas avoir de nouvelles de son
01:13mari le docteur david cornblit dermatologue réputé 64 ans il lui téléphone toujours avant de quitter son
01:21cabinet au 30 north michigan avenue l'une des adresses les plus huppées de chicago l'épouse
01:28inquiète demande donc à sa fille jocelyne d'aller faire un tour sur place elle part tout de suite au
01:3412e étage celle ci s'aperçoit que la porte du cabinet n'est pas verrouillée une tache rouge est
01:40visible sur la cloison d'une des trois salles d'examen jocelyne entre la pièce est en désordre
01:46les stores tordus des dossiers renversés son père est au sol il a perdu une de ses chaussures il porte
01:53des entailles béantes aux chevilles aux poignets il gît dans une immense marque de sang jocelyne
01:59cornblit est pétrifiée incapable de donner l'adresse en appelant les secours il y a eu un meurtre
02:05ici envoyer quelqu'un hurle tel le légiste décrit un massacre il dénombre 41 blessures profondes et
02:1329 autres superficielles thorax abdomen tête sont touchés cils et sourcils brûlés aux chalumeaux
02:21poignets et chevilles entaillés jusqu'à l'os à l'arme blanche le meurtrier n'a pas réussi à les
02:27sectionner totalement la gorge elle a été tranchée de part en part le docteur baillonnée avec de l'adhésif
02:34pieds et mains liés a été torturé à mort frappé à la tête et poignardé en même temps le coeur
02:42le
02:43foie ont été perforés le décès est dû à une hémorragie massive la police de chicago ne dispose
02:50d'aucun témoin direct du crime le cabinet étant insonorisé personne n'a rien entendu une femme
02:56se souvient avoir croisé dans l'ascenseur un homme jeune qui tenait contre son visage une veste ou une
03:02serviette maculée de sang il tremblait de tout son corps il respirait très fort déclare le témoin la
03:09vidéosurveillance montre un homme entré dans le building vers 16h15 il porte un sac de coursier
03:16il est vêtu d'un jean d'un blouson une casquette de baseball rouge sur la tête 45 minutes plus
03:22tard il
03:23quitte l'immeuble l'adn masculin découvert sur le corps du docteur cornblit est inconnu les enquêteurs
03:29exclue une attaque crapuleuse ou celle d'un toxicoman rien n'a été volé dans le cabinet la
03:35victime le docteur cornblit n'a jamais fait parler de lui homme rangé famille unie deux grands enfants
03:42jocelyne et jonathan 27 et 32 ans aucun différent aucune dispute avec un patient david cornblit était
03:50réputé pour être affable et amical il appelait tous ses patients par leur prénom il leur demandait
03:56toujours des nouvelles de leurs proches lundi 16 avril 2007 six mois après le crime le policier
04:03qui dirige l'enquête david march est contacté par deux jeunes new yorkais il raconte que leur ex
04:09colocataire un certain hans peterson avait des mots très dur pour le dermatologue il lui reprochait de
04:16lui avoir fourni un médicament contre l'acné la cutane qui aurait provoqué chez lui des troubles
04:23importants des vertiges des malaises et l'aurait même rendu impuissant peterson leur avait dit qu'il
04:28voulait se venger et même tuer le docteur le 26 octobre 2006 deux jours après le meurtre il a appelé
04:36un de ses deux amis et il a dit qu'il avait accompli son plan mais il avait merdé il
04:42s'était coupé la main
04:43et avait laissé des traces de sang le docteur corn blitt avait en effet comme patience hans
04:49peterson franco-américain 29 ans sans antécédent judiciaire après vérification l'adn du suspect est
04:56identique avec celui retrouvé sur la scène de crime la police établie alors que peterson a quitté le
05:03territoire américain depuis trois mois ans peterson qui s'est envolé il s'est réfugié sur la partie
05:11française de l'île de saint martin dans les caraïbes à l'abri des poursuites de la justice
05:16américaine on va effectivement le retrouver là bas et là il va pas faire mystère de ce qu'il a
05:22fait il
05:22va livrer un récit terrifiant l'attaque du dermatologue cette attaque on va en parler évidemment avec ses
05:27propos encore une fois très hallucinant et halluciné de ce suspect on va en parler dans la suite
05:33de l'heure du crime terrifiant c'est comme cela que qualifie jocelyne corn blitt sa découverte c'est
05:39la fille du docteur david corn blitt bonjour damien delceni bonjour merci beaucoup d'être avec nous
05:44aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime rédacteur en chef adjoint aux parisiens aujourd'hui en
05:48france chef du service police justice vous avez enquêté vous avez vu cette histoire qui est tout à fait
05:55incroyable et effectivement on va découvrir au fil de cette heure du crime beaucoup de surprises
06:00il ya ce spectacle qu'on découvre il n'y a pas de mot j'ai envie de dire c
06:04'est la barbarie à l'état
06:05pur dans ce cabinet de dermatologie à à chicago oui ça fait partie des scènes de crimes parmi les
06:12plus violentes moi qui m'ai été amené de traiter entre guillemets il ya à la fois les actes de
06:20torture
06:20et de barbarie puisque c'est comme ça qu'on les qualifie ensuite qui sont le fait de vouloir sectionner
06:24les membres au niveau des chevilles au niveau des poignets avec une scie et puis à le nombre de coups
06:29qui sont de coups de couteau qui
06:30sont autour de 70 qui est un acharnement extrêmement rare si on ajoute à ça l'égorgement quasi total de
06:37la victime
06:39voilà on est quand même en présence d'une scène on est vraiment là dans l'extrême extrême violence
06:44alors on s'est acharné il ya même une espèce de sadisme on a l'impression parce qu'on a
06:48fait souffrir cet homme
06:49il n'est pas mort tout de suite oui on l'a fait souffrir et puis il ya il ya
06:53aussi le fait qu'on les
06:53baïonnais avec un adhésif extrêmement extrêmement fort probablement pour pour l'empêcher de crier pour
06:59pas ébruter le crime mais oui il ya une volonté de de punition dans ce qu'on dans ce qu
07:06'on dans ce
07:07qu'on constate mais avec voilà au départ aucune explication
07:10et puis il ya rien de sexuel on pourrait se dire après tout il ya une histoire sexuelle dedans etc
07:14c'est on peut y penser pas de sexe pas non plus de volonté de voler de l'argent ou
07:18quoi que ce soit
07:19bon en même temps c'est un cabinet médical c'est pas une banque mais voilà c'est pas quelque
07:22chose de crapuleux on sent qu'il y a vraiment
07:24une histoire il ya forcément un mobile derrière tout ça un petit mot encore damien d'helsenie c'est
07:29sur le dermatologue david cornblit il a 64 ans
07:34j'ai envie de dire c'est un peu un to be balle ancienne
07:36on trouve personne qui va dire du mal de cet homme
07:39très proche de ses patients là il est installé depuis très longtemps à chicago
07:43ah oui c'est vraiment le oui c'est le médecin modèle entre guillemets qui qui d'ailleurs
07:47continuent à travailler alors qu'il aurait pu il aurait pu s'arrêter il a une clientèle qui est parfois
07:52c'est effectivement assez ancienne de génération en génération
07:55oui c'est vraiment alors le médecin
07:57puis même un il est présenté par certains de ses proches comme une forme de bienfaiteur en fait un là
08:02d'être un médecin
08:03bonjour maître loïc en royaux
08:05bonjour jean alphonse richard merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui vous également dans le studio lors du crime
08:10vous êtes avocat à paris
08:12et dans cette affaire vous avez la lourde tâche de défendre Hans Peterson on va savoir très vite que c
08:17'est lui qui est derrière cette histoire
08:19alors il faut six mois quand même il y a eu beaucoup d'indices dans cette histoire mais il faut
08:22six mois aux policiers de chicago
08:23ils n'ont pas été très très rapides pour identifier ce garçon
08:28ce sont deux de ses colocataires je l'ai dit qui approchent la police et qui vont porter les doutes
08:33sur Hans Peterson
08:34mais qui est ce garçon qu'on découvre il est inconnu de la justice Hans Peterson
08:39il est complètement inconnu de la justice mais d'abord il faut que je précise que moi je suis intervenu
08:43très tard dans le processus
08:44et donc la période que vous évoquez je ne suis pas dans le dossier
08:47je vais intervenir beaucoup plus tard quand le dossier va finir à Paris
08:51mais au tout début je découvre les dossiers comme vous l'avez fait au travers d'un dossier papier
08:56et après l'avoir rencontré mais bien plus tard dans le processus
08:58mais à ce stade quand les enquêteurs s'intéressent à ces faits et l'identifient
09:02il est inconnu de la justice
09:03et donc la manière par laquelle ils vont réussir à l'identifier
09:06et à lui mettre la main dessus
09:11n'est pas lié à un passé judiciaire ou autre
09:14c'est vraiment un inconnu
09:15fils de bonne famille
09:17son père est oubible c'est ça aussi ?
09:18son père est médecin
09:19et donc il manque de rien etc
09:23alors il a nécessairement pu manquer de choses
09:26d'affection
09:27d'affection affective
09:27d'avoir la construction de la personnalité
09:29quelque chose qui va tout de suite frapper
09:30on y reviendra peut-être tout à l'heure
09:31bien sûr
09:31mais c'est là le fond du dossier
09:35le fond de Hans Peterson
09:36il y a quelque chose d'étonnant
09:38c'est que les deux colocataires
09:40ils disent tout de suite qu'il était obsédé
09:43par ce médecin
09:44par le dermatologue
09:45ça ça apparaît tout de suite
09:46il faisait une fixette comme on dit
09:48dans les premiers témoignages qui sont remontés
09:51effectivement
09:51ça va permettre de comprendre un peu plus l'acte
09:54qu'est-ce qui le motive
09:55mais oui il y a cette espèce d'obsession pour ce médecin
10:00Damien Dalseni
10:01un mot
10:01il prend la fuite
10:03Peterson
10:04il signe totalement son crime
10:06il va se réfugier
10:07il va d'abord passer par le Mexique
10:09et ensuite il va aller
10:10effectivement sur la partie française
10:12de l'île de Saint-Martin
10:13qui fait partie
10:14alors une île des caribes
10:15qui est au nord de la Guadeloupe
10:16qui est séparée en deux
10:17il y a une partie hollandaise
10:18une partie française
10:19mais il va pas aller par hasard
10:20sur ce style
10:21on en reparlera
10:22mais il y va
10:22parce qu'il a derrière la tête
10:24l'idée qu'il faut
10:25qu'il obtienne des papiers français
10:27parce qu'il a effectivement
10:29une maman qui est française
10:30et un père qui est américain
10:32mais il n'a pas de documents
10:34d'identité français
10:35et il veut s'en procurer
10:36pour une raison toute simple
10:37c'est qu'il veut se rendre
10:38à la justice française
10:39et surtout pas
10:40à la justice américaine
10:41où il risque la peine de mort
10:42tout à fait
10:43dans l'état de Chicago
10:44le témoignage insoutenable
10:47du suspect numéro 1
10:49Hans Peterson
10:50la peau du dermatologue
10:52je n'ai pas aimé
10:53la manière dont je l'ai tué
10:54avec mon couteau et ma scie
10:56mais je me serais senti plus mal
10:58si je ne l'avais pas fait
10:59l'enquête de l'heure du crime
11:01on se retrouve dans un instant
11:02sur RTL
11:21au programme de l'heure du crime
11:23l'affaire Hans Peterson
11:24ce franco-américain
11:2529 ans
11:26fils de très bonne famille
11:27est suspecté d'un crime atroce
11:29commis en octobre 2006
11:30un dermatologue de Chicago
11:32torturé à mort
11:3310 mois plus tard
11:34il va être localisé
11:35loin des Etats-Unis
11:38mercredi 1er août 2007
11:39un juge de Chicago
11:40lance un mandat d'arrêt fédéral
11:42à l'encontre d'Hans Peterson
11:44ce dernier contacte alors
11:46la police de Chicago
11:47il refuse de retourner aux Etats-Unis
11:49il affirme qu'il préfère
11:50se rendre aux autorités françaises
11:535 jours plus tard
11:53Hans Peterson se présente
11:55à la caserne de gendarmerie
11:57de Saint-Martin
11:58à Marigot
11:59il déclare avoir tué à Chicago
12:02le docteur David Cornblit
12:03il est placé en garde à vue
12:04Peterson raconte
12:06qu'il a consulté le médecin en 2002
12:08il y a 5 ans
12:09il lui a prescrit de l'acutane
12:11pour son acné
12:12au bout de 2 jours
12:13il a eu des effets secondaires
12:15troubles psy
12:16fatigue
12:18constipation
12:18et même impuissance
12:20son état n'a fait qu'empirer
12:22il a appelé le docteur Cornblit
12:24qui n'a rien fait
12:25il l'a aiguillé vers le laboratoire
12:27qui fabrique la cutane
12:28j'ai commencé à le haïr
12:30j'ai pensé soit
12:31à me suicider
12:32soit
12:33à tuer Cornblit
12:34dit-il
12:35ses sombres idées
12:36ne l'ont jamais lâché
12:38au contraire
12:38elles sont devenues obsessionnelles
12:40David Cornblit
12:42était l'homme
12:42qui avait gâché sa vie
12:45Hans Peterson
12:46poursuit sa déposition
12:47le 23 octobre 2006
12:49il a loué une voiture
12:50pour se rendre à Chicago
12:52en route
12:52il a acheté une scie
12:54du ruban adhésif
12:55des ciseaux
12:56un chalumeau
12:56un marteau
12:57puis il s'est procuré
12:58des vêtements de camouflage
12:59mon projet
13:00était de couper les mains
13:02et les pieds du docteur
13:03de lui suturer les plaies
13:05avec de la corde
13:06et de brûler les chairs
13:07au chalumeau
13:08avoue-t-il
13:09il est arrivé
13:10au cabinet de Chicago
13:12vers 16h45
13:13il a bu
13:14trois whisky coca
13:16pour se donner de la force
13:17après la consultation
13:18il a jeté
13:19David Cornblit
13:20à terre
13:21il l'a ligoté
13:21le médecin se débattait
13:23il lui demandait
13:24pourquoi il faisait ça
13:25Peterson
13:25la questionnait
13:27sur la cutane
13:28il l'a insulté
13:29il a passé le chalumeau
13:30près de son visage
13:32il s'est mis à découper
13:33à la scie
13:34les chevilles
13:34et les poignets
13:35le docteur saignait
13:36beaucoup
13:37il lui a porté des coups
13:38de couteau
13:39à la poitrine
13:40au ventre
13:40à la gorge
13:41David Cornblit
13:42a tenté de se défendre
13:44en se défaisant
13:45de ses liens
13:45il a alors enfoncé
13:47son couteau
13:48jusqu'à la garde
13:48sous le bras gauche
13:49de la victime
13:50Hans Peterson déclare
13:52j'étais soulagé
13:53d'avoir commis cet acte
13:55je n'ai pas aimé
13:56la manière dont je l'ai fait
13:57avec mon couteau
13:58et ma scie
13:58mais je me serais senti
14:00plus mal
14:01si je n'avais pas
14:02commis cet acte
14:03il précise
14:04qu'il souhaitait
14:05infliger à la victime
14:06un destin
14:07pire que la mort
14:08le suspect
14:09est d'abord retourné
14:11chez lui
14:11à New York
14:12à passer Noël
14:13en famille
14:13puis il a fui
14:14les Etats-Unis
14:15pour un territoire français
14:16où il ne risquait
14:18pas la peine de mort
14:19Hans Peterson
14:20est incarcéré
14:21la France refuse
14:22son extradition
14:25la juge d'instruction
14:26de Bastère
14:27en Guadeloupe
14:27demande des expertises
14:29sur le traitement
14:29anti-acné
14:30prescrit par le docteur
14:32Kornblit
14:32un expert répond
14:33que les effets indésirables
14:35décrits par Hans Peterson
14:36impuissance
14:37manque de désir sexuel
14:39n'ont jamais été constatés
14:41deux autres experts
14:42concluent pour leur part
14:43la responsabilité
14:45de la cutane
14:46dans des troubles
14:46psychiatriques
14:47persistants
14:48alors que ce médicament
14:50n'a été pris
14:50que pendant deux jours
14:51et exclu
14:53la mère française
14:55Dan Peterson
14:56présente son fils
14:57comme timide
14:57et renfermé
14:58quand il lui a avoué
14:59son crime
15:00à Saint-Martin
15:00elle lui a demandé
15:01de se rendre
15:02Tom Peterson
15:04son père
15:04médecin dans l'Oregon
15:06adresse ses condoléances
15:08à la famille Kornblit
15:09mais il reste très critique
15:10vis-à-vis du dermatologue
15:12qui n'aurait jamais dû
15:13selon lui
15:14prescrire un produit
15:15aussi puissant
15:16à son fils
15:19et on se pose
15:19beaucoup de questions
15:20est-ce que Hans Peterson
15:21s'est enfermé
15:22dans sa propre névrose
15:24sans que le dermatologue
15:26soit quelque chose
15:28que ce soit
15:28dans ses troubles
15:29c'est une possibilité
15:31en tout cas
15:31c'est une question
15:32qui se pose
15:32et puis l'autre question
15:33c'est est-ce que cet homme
15:34peut-il être jugé
15:35ça c'est une grande question
15:37on va voir ça
15:38plutôt dans le prochain chapitre
15:39on va voir ce que disent
15:40les experts
15:40dans le prochain chapitre
15:41de l'heure du crime
15:42suspense
15:43parce qu'effectivement
15:43il est très dérangé
15:45Hans Peterson
15:47Peterson se rend
15:48Damien Dalséni
15:49vous êtes avec nous
15:50dans cet oeil du crime
15:50rédacteur en chef adjoint
15:51au journal Le Parisien
15:52aujourd'hui en France
15:53journal qui a beaucoup
15:54travaillé sur cette affaire
15:56vous avez entendu
15:58beaucoup de personnes
15:59dans cette affaire
16:00vous-même
16:00Damien Dalséni
16:01il se rend donc
16:02Peterson
16:03le récit
16:05il n'épargne aucun détail
16:06en général
16:07lorsqu'il y a des récits
16:08comme ça en garde à vue
16:10on est parfois
16:10un peu mesuré
16:12on ne répète pas toujours
16:13les mêmes choses
16:14là il est d'une précision
16:16pardon du jeu de mots
16:17mais précision chirurgicale
16:18cet homme
16:19d'autant qu'il s'est écoulé
16:20déjà quelques mois
16:21depuis la commission des faits
16:23jusqu'au moment où il va pousser
16:24la porte de cette gendarmerie
16:25donc il a une mémoire
16:27très précise de ce qu'il a fait
16:29effectivement
16:30mais il a
16:32toujours et d'emblée
16:34revendiqué quasiment
16:36cet acte
16:37et la cruauté de cet acte
16:38parce que ça faisait partie
16:40de son processus
16:42psychologique
16:42et psychiatrique
16:43sans doute
16:45donc oui
16:45il y a des détails
16:47il ne cherche pas du tout
16:48à se protéger
16:50entre guillemets
16:51et même à se justifier
16:52enfin il n'est pas
16:53il n'est pas
16:53oui oui
16:53et puis encore une fois
16:54souvent quand on avoue des faits
16:56on essaie de
16:57de cacher
16:59ce qu'il y a de plus sombre
17:00et ce qu'il y a de plus
17:00ce qu'il y a de plus
17:02compliqué
17:03là ce n'est pas du tout le cas
17:04c'est à dire
17:04qu'il va effectivement
17:05détailler
17:06y compris les actes
17:08de torture
17:08et de barbarie
17:10qu'il commet
17:10il va expliquer
17:11que voilà
17:11s'il avait eu
17:12une autre scie
17:13ça serait sans doute
17:14passé autrement
17:14enfin voilà
17:15il y a beaucoup
17:16de détails
17:17extrêmement violents
17:19mais qui sont
17:19on en parlera
17:20évidemment beaucoup
17:21mais très en lien
17:22avec le profil
17:23psychiatrique
17:24de ce garçon
17:24oui tout à fait
17:25maître Loïc Henriot
17:27vous êtes avec nous
17:27également dans l'heure du crime
17:28vous êtes l'un des derniers
17:29avocats de Hans Peterson
17:31vous connaissez très très bien
17:32ce dossier
17:33il avait tout prévu
17:34Hans Peterson
17:35il a acheté des outils
17:37avant etc
17:38il ruminait tout ça
17:39depuis des années
17:40est-ce qu'il avait un plan
17:41est-ce que c'est
17:42tout simplement un assassinat
17:43c'est prémédité
17:44alors
17:44dans ce dossier
17:46on a une vérité judiciaire
17:47comme on dit
17:47c'est qu'on a une décision
17:48qui reconnaît que
17:49c'est un assassinat
17:50on doit considérer
17:52que
17:53face à la justice
17:54il est considéré
17:55qu'il avait prémédité
17:56son acte
17:57de tuer le médecin
17:57mais
17:58dans le récit
17:59de Hans Peterson
18:00c'est pas ça
18:00son plan initial
18:01son plan initial
18:02c'est celui
18:03de dénoncer
18:03une injustice
18:04dont il est victime
18:05c'est-à-dire une forme
18:06d'empoisonnement
18:07un médicament
18:08qu'il aurait amputé
18:09d'une part
18:09de sa personnalité
18:11vous avez rappelé
18:11tout à l'heure
18:12qu'il est venu
18:13avec un certain nombre
18:13de matériel
18:14mais son but premier
18:15n'est pas de tuer le médecin
18:16ni de le torturer
18:17pour le plaisir
18:18de le torturer
18:19c'est pas un sadique
18:20c'est pas un pervers
18:20qui veut jouir
18:21de la douleur
18:22et qu'il va causer
18:24à autrui
18:24c'est quelqu'un
18:25qui a un but
18:26il veut faire avouer
18:27le médecin
18:28de sa malhonnêteté
18:30il veut que le médecin
18:31avoue
18:31qu'il empoisonne
18:32le monde
18:32quand il prescrit
18:33l'acutane
18:34qui serait un médicament
18:36susceptible
18:36d'avoir les effets
18:37que Hans Peterson
18:38décrit avoir ressenti
18:40après une prise
18:41pourtant infime
18:42seulement deux prises
18:44en deux jours
18:44donc c'est ça
18:45son but initial
18:46c'est celui de dénoncer
18:47d'enregistrer
18:47la confession du médecin
18:49et il soutit
18:50pour le
18:52le sanctionner
18:54quelque part
18:55lui causer un tort
18:56à la hauteur
18:57du tort
18:57qu'il estime
18:58d'avoir subi
18:58donc je pèse mes mots
19:00en disant ça
19:00c'est déjà effrayant
19:01ce projet
19:02totalement délirant
19:02qui est le sien
19:03mais il ne va pas
19:04là-bas pour le tuer
19:05il va au départ
19:06pour le sanctionner
19:08un mot
19:08allez-y
19:09révéler à la face du monde
19:10ce qui serait
19:11le vrai docteur Kornblik
19:13qui n'existe pas
19:14le problème ici
19:15c'est que
19:15docteur Kornblik
19:16c'est un bon docteur
19:16c'est un bon gars
19:17c'est un type
19:18un médecin à l'ancienne
19:19c'est tombé
19:20sur la mauvaise personne
19:21un mot sur la cutane
19:22c'est important
19:24il dit
19:27c'est lui qui le dit
19:28après la cutane
19:29tout allait mal
19:30pourtant les experts
19:31disent
19:31ben non
19:31c'est pas possible
19:33il y a un fantasme
19:34là-dessus
19:36objectivement
19:36personne ne peut dire
19:37que c'est un fantasme
19:38c'est un ressenti
19:39il indique
19:40très précisément
19:41il date
19:42un changement
19:43dans sa personnalité
19:44du moment où il a pris
19:45les deux cachetons
19:46en question
19:47un jour d'intervalle
19:48et puis il a arrêté
19:48de les prendre
19:49sa famille décrit
19:50un changement
19:50de comportement
19:52presque de personnalité
19:53chez lui
19:53qui semble contemporain
19:54à cette prise
19:55maintenant
19:55est-ce que c'est lié
19:56aux médicaments
19:57les experts
19:58qui ont eu à se pencher
19:58sur la question
19:59n'ont pas pu établir
20:00de précédent
20:01de prise de la cutane
20:02qui aurait pu entraîner
20:04ce genre de comportement
20:06il y a d'autres effets
20:07indésirables
20:07c'est un médicament
20:08qui est quand même
20:09un peu
20:09j'allais dire
20:10sulfureux
20:10mais ça n'engage que moi
20:12effectivement
20:12il y a eu des problèmes
20:13polémiques
20:15fondés ou pas
20:15en tout cas dans ce dossier
20:16le lien entre
20:18la cutane
20:19la prise de la cutane
20:20et le passage à l'acte
20:21il est réfuté
20:22par les experts
20:23qui ont eu à se pencher
20:24sur la question
20:25donc on reste avec
20:26un point d'interrogation
20:27mais un ressenti
20:27très clair
20:28et constant
20:29d'Anne Peterson
20:30sur la question
20:31Damien Delceni
20:32effectivement
20:33il y a ce crime
20:34qui est d'une brutalité
20:36incroyable
20:37mais là
20:38c'est plus profond
20:39que ça
20:39c'est-à-dire que là
20:39on commence à rentrer
20:40dans des questions
20:41on est entre la psychiatrie
20:43et la médecine
20:45il faut essayer
20:46de savoir un petit peu
20:47ce qui s'est passé
20:47dans la tête
20:48de ce garçon
20:49oui parce qu'il y a aussi
20:51tout le processus
20:51c'est-à-dire qu'on sait
20:52que cette prise de médicaments
20:54d'accutane
20:54elle date de 2002
20:56si ma mémoire est bonne
20:57donc ancienne
20:58ancienne
20:59et qui va ruminer
21:00en réalité
21:01parce que dès sa prise
21:02il considère lui
21:03que lui il fait
21:04l'analogie suivante
21:05je prends de l'accutane
21:06j'ai un problème
21:07qui m'a prescrit de l'accutane
21:08le docteur Kornblik
21:09c'est lui le méchant
21:09c'est le docteur Kornblik
21:10c'est lui le méchant
21:11et ça ça va durer
21:134 ans
21:144 ans
21:15pendant lesquels
21:15d'ailleurs
21:15il va appeler au téléphone
21:16régulièrement
21:17le médecin pour se plaindre
21:19pour lui demander des choses
21:20il va l'appeler de manière anonyme
21:21aussi des fois pour le menacer
21:22ça veut dire que pendant 4 ans
21:24il va ruminer
21:24ruminer
21:25ruminer
21:26et que
21:27ce projet
21:28il va mettre du temps
21:28à germer
21:29donc c'est tout un processus
21:31effectivement
21:32psychologique
21:32psychiatrique
21:33qui s'est mis en place
21:34et qui pose évidemment question
21:36parce que
21:37à la fois
21:37il y a ce côté
21:39purement
21:40criminel
21:41c'est-à-dire
21:41on se dit
21:41bah oui
21:41il a loué une voiture
21:43il a été acheté une scie
21:44il a été acheté un marteau
21:45tout ça est pensé
21:46il a acheté des vêtements
21:47pour ce capuche
21:49qu'il met sur sa tête
21:50pour se dissimuler
21:51donc il y a tout le côté
21:51préparation criminelle
21:53mais qu'il faut mettre aussi
21:54en balance
21:55avec les problèmes
21:57psychiatriques majeurs
21:58qui apparaissent très vite
21:59en fait
21:59problème très très lourd
22:02effectivement
22:03mettre un rayon
22:04en mots là-dessus
22:04sur le fait qu'il appelle
22:06le docteur
22:06pendant ces années
22:07il attend une réponse
22:10qu'il n'a pas
22:10a priori
22:11mais il cherche une réponse
22:12pas uniquement
22:13auprès du docteur
22:14on voit qu'entre les 4 ans
22:15qui séparent la prise
22:16d'acutane
22:17et le passage à l'acte
22:18il y a
22:20une prise de vie
22:21il essaie d'autre chose
22:22il essaie de vivre
22:23et ce n'est finalement
22:24qu'à un moment
22:24il a l'impression
22:25d'être en échec complet
22:26qu'il impute ça
22:27à l'acutane
22:28mais entre les deux
22:29il y a les appels
22:30aux médecins
22:30mais qui ne durent pas
22:31les 4 années
22:32c'est dans la période
22:33postérieure à la prise
22:35après il y a aussi
22:36l'appel au père
22:36il essaie de trouver
22:37des solutions
22:38de reprendre une vie normale
22:39mais c'est cette
22:41c'est pas que sur le médecin
22:43mais 4 ans après
22:44là il va se retrouver
22:46confronté
22:47à nouveau
22:47une idée
22:48qui est
22:49la solution
22:50c'est soit la mort
22:51et il va même partir
22:53à l'étranger
22:53pour tenter de se suicider
22:55acheter des produits
22:56pour se suicider
22:57et finalement
22:57n'arrivant pas
22:58à mettre ce projet
22:59à l'exécution
23:00il bascule dans l'autre projet
23:01éliminer ce qui est
23:03la source
23:03de ce mal-être total
23:07un discernement
23:08aboli
23:08ou pas
23:09Hans Peterson
23:10la peau du dermatologue
23:12après le meurtre
23:13et avant qu'il prenne la fuite
23:14il était comme un fantôme
23:16l'enquête de l'heure du crime
23:17le patient du docteur
23:19Kornblitz
23:19savait-il vraiment
23:20ce qu'il faisait
23:21avec ce massacre
23:22ou était-il vraiment
23:23devenu un fantôme
23:24à suivre
23:25dans un court instant
23:26sur RTL
23:28l'heure du crime
23:29à toute heure
23:30abonnez-vous au podcast
23:31100% fait divers
23:33sur l'appli RTL
23:36l'heure du crime
23:37la seule émission radio
23:39100% fait divers
23:40avec Jean-Alphonse Richard
23:44il n'était vraiment pas bien
23:45il était très déprimé
23:46il avait des troubles auditifs
23:48il passait ses journées
23:49à lancer une balle de tennis
23:50contre le mur
23:50ça durait des heures
23:53il ne parvenait pas vraiment
23:54à dire ce qu'il ressentait
23:56mais moi je savais
23:58qu'il souffrait
24:01retour dans l'heure du crime
24:02sur l'affaire Hans Peterson
24:04ce franco-américain
24:05a torturé à mort
24:06un dermatologue de Chicago
24:07en 2006
24:08il a fini par se livrer
24:09à la justice française
24:10il a tué
24:11car le docteur
24:12lui aurait prescrit
24:13un traitement
24:14qui aurait brisé
24:15son existence
24:16la justice veut savoir
24:17si le suspect
24:18a toute sa raison
24:20Hans Peterson
24:21ne montre jamais
24:23aucune réticence
24:24à répondre aux questions
24:25de la juge d'instruction
24:26de Bastère
24:27il lui transmet
24:28un cahier d'écolier
24:29dans lequel il raconte
24:30toute l'affaire
24:31une première partie
24:32dans laquelle il évoque
24:33l'idée qu'il a eu
24:34de se suicider
24:35une deuxième
24:36où il détaille
24:36ce qu'il appelle
24:37le récit de l'homicide
24:39et des événements
24:40l'entourant
24:41il a eu l'idée
24:42de tuer le docteur
24:43David Cornblit
24:44dès 2002
24:45mais son père
24:47l'en avait dissuadé
24:48Hans Peterson
24:49a alors espéré
24:51qu'avec le temps
24:51ses troubles de santé
24:52s'atténueraient
24:53mais ça n'a pas été le cas
24:55Peterson
24:56dit qu'il appelait régulièrement
24:58le dermatologue
24:59sans se présenter
25:00mais pour le menacer
25:01Hans Peterson
25:02répète en boucle
25:03que Cornblit
25:04a démoli sa vie
25:05sa sœur
25:06confirme avoir observé
25:07un changement
25:08de comportement
25:08chez Hans
25:10depuis la prise
25:11d'Acutane
25:12selon elle
25:12son frère
25:13envoulé au dermatologue
25:15il avait repris
25:16des études de droit
25:16pour lui faire un procès
25:18à la Noël 2006
25:19après le meurtre
25:20dont sa famille
25:21ignorait tout
25:22bien sûr
25:22il était
25:23dit-elle
25:24comme un fantôme
25:26un premier expert psychiatre
25:28indique
25:29Hans Peterson
25:29souffre
25:30de troubles obsessionnels
25:31compulsifs
25:32depuis l'âge de 16 ans
25:33entre 16 et 21 ans
25:35il a connu la dépression
25:36le suspect
25:37souffre d'un délire paranoïaque
25:40son jugement
25:41était seulement altéré
25:42quand il a tué
25:43le dermatologue
25:44un autre expert
25:44le considère dangereux
25:46car il n'y a
25:47aucune remise
25:48en question
25:48chez lui
25:49deux autres psychiatres
25:50examinent Peterson
25:51un seul
25:52va vraiment conclure
25:53à l'abolition totale
25:54de son discernement
25:55la juge de basse terre
25:57estime
25:57Hans Peterson
25:58peut être jugé
26:00il n'était pas délirant
26:02quand il a tué
26:02le dermatologue
26:03il avait tout prévu
26:04il est donc renvoyé
26:05aux assises
26:09quatre experts psychiatres
26:10maître Loïc Henriot
26:11vous êtes avec nous
26:11pour nous aider
26:12à mieux comprendre
26:13cette histoire
26:13qui est beaucoup plus
26:14compliquée qu'il n'y paraît
26:15c'est pas simplement
26:15un crime abominable
26:17une déferlante
26:19de barbarie
26:19pas du tout
26:20ça va beaucoup plus loin
26:21avec ce personnage
26:21Hans Peterson
26:23ce garçon
26:24de bonne famille
26:24qui a tué
26:25ce dermatologue
26:26quatre experts psychiatres
26:27maître Henriot
26:29il mentionne
26:30beaucoup
26:31le délire paranoïaque
26:32ça c'est déjà
26:32le premier point
26:33ça revient
26:33quasiment dans
26:34toutes les relations
26:36alors oui
26:37et pardon
26:37de vous corriger
26:38sur un point
26:39mais je sais
26:39que vous aimez
26:40la précision
26:40les quatre
26:43experts
26:43qui sont penchés
26:44sur lui
26:45ne sont pas tous psychiatres
26:46il y a un psychologue
26:47qui lui s'intéresse
26:48à la manière
26:48dont sa personnalité
26:49est construite
26:50et trois psychiatres
26:50et trois psychiatres
26:51et puis il y en aura
26:52un quatrième
26:53dans la dernière étape
26:54du procès
26:54mais il y en a trois
26:55et les trois
26:56ne sont pas d'accord
26:57entre eux
26:57puisqu'il y en a deux
26:57qui disent que son discernement
26:59est altéré
27:00donc on pourrait
27:01de manière très simple
27:02dire qu'il est à moitié fou
27:03il peut être jugé
27:04mais il faut tenir compte
27:05du fait qu'il n'est pas
27:06dans un état normal
27:07au moment des faits
27:08et puis il y en a un
27:08qui considère que
27:12sa construction psychiatrique
27:14le mal dont il est atteint
27:16fait qu'au moment des faits
27:17on doit considérer
27:18qu'il n'est pas
27:19il ne peut pas être jugé
27:20comme une personne normale
27:21il est atteint
27:21dans son discernement
27:23et donc ça veut dire
27:24il a été aboli
27:24exactement
27:25aboli en effet
27:26quand il a commis le crime
27:26ou altéré
27:28profondément
27:29deux notions juridiques
27:30soit c'est totalement
27:32aboli
27:33soit altéré
27:33mais il n'y a pas
27:34de gradation entre les deux
27:35la loi est ainsi faite
27:37et il faut quatre experts
27:38enfin il faut trois experts
27:39et un quatrième
27:40c'est un psychologue
27:41parce que
27:42le cas n'est pas simple
27:43parce qu'on est sur
27:45un ensemble
27:46de dysfonctionnements
27:47et une pathologie
27:48qui est au moins retenue
27:49en totalité
27:49par l'un des experts
27:51qui dit
27:51ce garçon ne peut pas
27:53être jugé
27:53comme un être normal
27:55au moment des faits
27:56il est malade
27:57et donc la maladie
27:58doit l'emporter
27:59sur les actes eux-mêmes
28:01et finalement
28:01les actes sont la traduction
28:02de cette maladie
28:03et le débat juridique
28:04il est important
28:07parce que
28:08pendant très longtemps
28:09on avait une loi
28:10qui était
28:10il faut le dire
28:11mal faite
28:14on avait une loi
28:15qui finalement
28:16est là pour protéger
28:17ce qu'on appelait
28:18avant
28:18le dément
28:19on a essayé
28:20d'améliorer
28:21notre loi
28:21pour considérer
28:22qu'on ne juge pas
28:22les malades
28:23comme on juge
28:23celui qui est
28:24parfaitement
28:25sain d'esprit
28:25mais en faisant ça
28:27en créant cette
28:28altération du discernement
28:29on a créé
28:30en fait
28:30un système
28:32d'aggravation
28:32et on s'est rendu compte
28:33en pratique
28:34qu'on avait tendance
28:35à sanctionner
28:35plus lourdement
28:36celui qui
28:37est un demi-fou
28:38on considère
28:39qu'il avait encore
28:40un peu de discernement
28:41mais il est affecté
28:41d'un mal
28:42parce qu'il fait plus peur
28:43et c'est ça
28:44qu'on retrouve
28:45parce que l'acte
28:46souvent est beaucoup
28:47plus sauvage
28:47dans celui qui contrôle
28:49moins ses actes
28:49et donc ça entraîne
28:50une surréaction
28:52et la réaction
28:52celle de la peur
28:53et d'une aggravation
28:54de la sanction pénale
28:55Damien Delseni
28:57rédacteur en chef
28:57adjoint au Parisien
28:58aujourd'hui en France
28:59je l'ai dit
29:00vous avez traité
29:01cette affaire
29:01vous avez
29:03été en contact
29:04avec la famille
29:06de la victime
29:07le docteur
29:07Cornblit
29:08pourquoi est-ce qu'il y a
29:09ce procès finalement
29:10parce qu'on aurait pu dire
29:11ce garçon il est fou
29:12il y a suffisamment
29:13de témoignages
29:15d'experts
29:16qui disent
29:16que ça n'allait pas
29:17très bien dans sa tête
29:17pourquoi il y a un procès ?
29:18Alors
29:19il y a plusieurs raisons
29:20mais il y en a une
29:21dont on n'a pas parlé
29:22c'est une raison
29:23quasi diplomatique
29:24dès le départ
29:25de ce dossier
29:26la famille Cornblit
29:27va beaucoup se mobiliser
29:28parce que vous l'avez dit
29:29en début d'émission
29:30l'enquête de la police
29:31de Chicago
29:32elle n'est pas
29:33terrible
29:34elle n'est pas terrible
29:34donc la famille
29:36se mobilise
29:36crée un site internet
29:37à l'époque
29:38sur lequel ils mettent
29:39d'ailleurs
29:39les images de vidéosurveillance
29:41qui ont été tournées
29:41avant et après l'agression
29:43et ils essaient
29:44d'avoir des appels
29:45à témoins
29:45c'est d'ailleurs comme ça
29:46que les colocataires
29:47new-yorkais
29:47vont se manifester
29:48auprès de la police
29:49et quand la famille
29:50du docteur Cornblit
29:51apprend
29:52que Hans Peterson
29:53a été arrêté
29:54mais qu'il a été arrêté
29:55en France
29:56et qu'il a fait valoir
29:57sa double nationalité
29:58notamment française
30:00ils ne comprennent pas
30:01pourquoi la France
30:02ne décide pas
30:03d'extrader
30:03comme on peut le faire
30:04Hans Peterson aux Etats-Unis
30:06parce que les faits
30:06ont été communs aux Etats-Unis
30:07parce que la victime
30:08est américaine
30:09simplement la France
30:10dit bah nous
30:10la loi elle est comme ça
30:11un citoyen français
30:13on ne l'extrade jamais
30:14qui plus est
30:15dans un Etat américain
30:16qui pratique
30:17encore la peine de mort
30:19mais ça
30:19la famille Cornblit
30:20elle va
30:21pendant des mois
30:22lutter contre ça
30:23ils vont écrire
30:24au président de la République
30:25au ministère de la Justice
30:26ils vont même faire intervenir
30:28à l'époque Barack Obama
30:29qui est sénateur
30:30de l'Illinois
30:30pas encore président américain
30:33pour faire pression
30:34et donc
30:34au final
30:35la France va dire
30:36bah non
30:36on le juge en France
30:37on finit la procédure en France
30:38mais ça veut dire
30:39que dans ce cadre là
30:40si la même justice française
30:41qui a dit
30:42on s'occupe du cas Peterson
30:43dit à la famille Cornblit
30:45bah finalement
30:46il est irresponsable pénalement
30:47on ne peut pas le juger
30:48c'est double peine
30:49et c'est double problème
30:50le jeune homme
30:51le jeune homme va donc être jugé
30:53Hans Peterson
30:54la peau du dermatologue
30:55n'accusez pas un médicament
30:57mais jugez l'homme
30:58qui a tué mon père
30:59l'enquête de l'heure du crime
31:00on se retrouve dans un instant
31:01sur RTL
31:05merci d'écouter RTL
31:13RTL
31:14votre radio
31:1614h15h
31:16c'est l'heure du crime
31:18sur RTL
31:19avec Jean-Alphonse Richard
31:20l'heure du crime
31:22consacrée à l'affaire
31:23Hans Peterson
31:23ce jeune franco-américain
31:25est accusé d'avoir torturé à mort
31:27son dermatologue
31:28à Chicago
31:29en 2006
31:29il avait pris la fuite
31:30dans les Caraïbes françaises
31:325 ans après les faits
31:33il est jugé
31:35lundi 21 novembre 2011
31:37Hans Peterson
31:3833 ans
31:40cheveux courts
31:40teint pâle
31:41chemise sombre
31:42est devant la cour d'assises
31:43de la Guadeloupe
31:44à Bastère
31:45la famille du docteur
31:46David Cornblit
31:47au complet
31:48a fait le déplacement
31:49depuis les Etats-Unis
31:50elle ne quitte pas des yeux
31:52un accusé
31:52au regard dans le vague
31:53il ne peut y avoir
31:55de justification
31:56à cette sauvagerie
31:57déclare Aileen Cornblit
31:59épouse de la victime
32:00sa fille
32:01Jocelyne
32:02qui avait découvert le corps
32:03demande à ne pas se tromper
32:05de procès
32:06n'accusez pas un médicament
32:08mais jugez l'homme
32:09qui a tué mon père
32:10appelle-t-elle
32:10Hans Peterson
32:11surprend
32:12et effray
32:13tout le monde
32:14en livrant le récit
32:15détaillé
32:15presque heure par heure
32:17de la mort
32:17du docteur David Cornblit
32:19il était obsédé
32:20par le dermatologue
32:22il l'appelait au téléphone
32:23simplement pour
32:24entendre la voix
32:25de celui
32:26qui avait réduit
32:27sa vie à néant
32:28un policier de Chicago
32:30décrit l'horreur
32:30de la scène de crime
32:31il n'est pas fou
32:33il savait ce qu'il faisait
32:34sa place n'est pas
32:35à l'asile
32:35mais en prison
32:36martèle Jonathan Cornblit
32:38fils du docteur
32:39Hans Peterson
32:41est condamné
32:42à la perpétuité
32:44lundi 19 novembre 2012
32:46un an après
32:46le premier procès
32:47en Guadeloupe
32:48Hans Peterson
32:49est de retour
32:50en appel
32:50devant la cour d'assises
32:51de Paris
32:52cette fois
32:53il décline son identité
32:54avec un fort accent américain
32:56il se désole que personne
32:57ne l'ait jamais cru
32:58à propos de ses troubles
33:00dus à son traitement
33:01même pas son père médecin
33:02qui lui disait
33:03que tout cela
33:04était psychosomatique
33:05sa défense
33:06estime que Peterson
33:07est un malade mental
33:09sa place
33:10n'est pas en prison
33:10un de ses avocats
33:12évoque le délire obsessionnel
33:14du franco-américain
33:15il s'était forgé
33:16la conviction
33:17qu'il devait accomplir
33:18une mission salvatrice
33:19tuer le médecin
33:21pour l'empêcher
33:22de nuire
33:22analyse-t-il
33:23l'avocat général
33:25Philippe Courrois
33:26insiste lui
33:26sur la dangerosité
33:27de Peterson
33:29prendrez-vous le risque
33:30de l'imprévisibilité
33:32le risque
33:33qu'il y ait
33:33d'autres docteurs
33:34cornblit
33:36interroge le magistrat
33:37avant de requérir
33:38la perpétuité
33:41et on va voir
33:42dans le prochain chapitre
33:43quel va être
33:43le verdict
33:44maître Loïc Henriot
33:46vous êtes avec nous
33:46dans cette heure du crime
33:47et on vous remercie encore
33:48avocat à Paris
33:49avocat de Hans Peterson
33:50vous êtes à ce procès
33:52en appel
33:52à Paris
33:53perpétuité au premier procès
33:55c'est difficile
33:55la marge est compliquée
34:00là l'avocat général
34:01a requis la perpétuité
34:02mais déjà revenons
34:04sur Hans Peterson
34:04à quoi est-ce qu'il ressemble
34:06votre client
34:06dans ce box
34:07des accusés
34:08est-ce qu'il est
34:09très remuant
34:10soucieux de s'exprimer
34:11de s'expliquer
34:12ou bien complètement éteint
34:14non il n'est ni remuant
34:16ni éteint
34:16en fait il est très froid
34:18mais ce qui correspond
34:19à ce qu'est
34:20sa construction psychique
34:22et psychiatrique
34:22en fait
34:24mais ce n'est pas
34:24un client
34:25qui va magnifier
34:27l'audience
34:27en fait
34:28si on s'attendait
34:29à découvrir
34:29quelqu'un
34:30qui correspond au fait
34:31c'est plutôt
34:31l'image qui renvoie
34:33et il est dans une posture
34:34très différente
34:35de la première instance
34:37que moi
34:37je n'étais pas devant
34:38la cour d'assises de Bastère
34:39mais ce qui s'est passé
34:40c'est qu'il a été finalement jugé
34:41sans avocat
34:43sur la dernière partie
34:43des débats
34:44parce qu'il avait
34:44il a récusé
34:46l'ensemble
34:46de ses avocats
34:47qui souhaitaient
34:49plaider l'abolition
34:50du discernement
34:50ce que lui
34:51ne voulait pas
34:51et donc
34:52il a révoqué
34:53son dernier avocat
34:54et personne
34:56n'a plaidé pour lui
34:56en première instance
34:58beaucoup d'avocats
34:59ont essayé
34:59mais il n'a pas laissé
35:00ses avocats plaider
35:01et nous
35:02quand on arrive en appel
35:03je dis nous
35:03puisque j'étais avec
35:04ma consœur
35:04Clémentine Perros
35:05également du barreau
35:06de Paris
35:09quand arrive
35:10le temps
35:10du procès
35:13on doit préparer
35:14cet accusé
35:15difficile
35:15à préparer
35:16puisqu'on a quelqu'un
35:17qui est malade
35:17c'est ma conviction
35:18profonde
35:18dans ce dossier
35:19et en même temps
35:21on a des faits
35:21qui sont très durs
35:22à entendre
35:22et avec une configuration
35:23de dossiers particulière
35:25puisque la plupart
35:25de l'enquête
35:26a été faite en anglais
35:27par la police du Chicago
35:28mais aussi le FBI
35:29donc on a des agents
35:31du FBI
35:31qui viennent à l'audience
35:32déposer
35:33on a un médecin légiste
35:34qui est un médecin américain
35:35donc avec d'autres meurs
35:36d'autres us et coutumes
35:38judiciaires
35:38par rapport à notre procédure
35:39à nous
35:40avec en plus une famille
35:41très remuante
35:42très demandeuse
35:43très présente
35:44très présente
35:45d'une condamnation
35:46de principe
35:46et qui est vent debout
35:47et c'est le seul point
35:48finalement où elle rejoint
35:49Hans Pedersen
35:50cette famille de la victime
35:51qu'il ne doit pas être
35:53considéré comme malade
35:53il doit être envoyé en prison
35:54pour le plus longtemps possible
35:56sans se poser la question
35:57de savoir si la prison
35:58est le meilleur remède
35:59à ce type de profit
36:00mais il faut une sanction
36:02juste une sanction
36:02et il faut dans leur discours
36:03obérer
36:04toute la partie médicale
36:06psychiatrique
36:06et nous notre stratégie
36:07si on peut parler stratégie
36:09notre volonté au dossier
36:10le devoir qu'on veut
36:11accomplir pour la famille
36:13les deux familles
36:14finalement
36:14c'est qu'on ait
36:15la juste réponse
36:17et face à un mal
36:18comme celui-là
36:19au malade
36:20c'est la réponse médicale
36:21qu'on essaye
36:22de faire
36:24jaillir au procès
36:24et de faire valoir
36:25évidemment
36:26Damien Delséni
36:27on l'entend
36:27ce que dit maître
36:28Loïc Henriot
36:29effectivement
36:29c'est très compliqué
36:31comme défense
36:31c'est pas simple
36:33comme dossier
36:33vous êtes journaliste
36:35aux Parisiens
36:36aujourd'hui en France
36:36vous avez suivi
36:37toute cette affaire
36:38c'est difficile
36:39d'autant plus
36:40qu'Hans Pedersen
36:41il refuse de dire
36:43que de lui
36:43qu'il est fou
36:44ça c'est un truc
36:45qu'il ne supporte pas
36:46il est en pleine conscience
36:47il dit quand j'ai fait tout ça
36:48c'est clairement pas un client facile
36:49parce que
36:51il y avait deux solutions
36:52pour lui
36:52c'était soit
36:53l'irresponsabilité pénale
36:54et l'internement psychiatrique
36:56soit la perpétuité
36:57avec la peine maximale
36:58parce que
36:58quand on voit la violence des actes
36:59si on décide
37:00enfin si la justice décide
37:01qu'il est responsable pénalement
37:03on sait qu'il n'y a pas tellement
37:04de débat sur la peine ensuite
37:05donc c'est ça qui est difficile
37:06mais je voulais juste revenir
37:08sur ce débat
37:09parce que c'est vraiment
37:09le coeur de ce dossier
37:11de responsabilité pénale ou pas
37:12c'est que
37:13les parties civiles
37:15dans tous les autres dossiers
37:17que j'ai pu voir
37:17qui ont été concernés
37:18à un moment donné
37:19par ce problème
37:19de responsabilité pénale
37:21ou pas psychiatrique
37:22vous n'avez aucune partie civile
37:24aucune famille de victimes
37:25qui trouve ça normal
37:25quand quelqu'un est déclaré
37:27irresponsable pénalement
37:27parce que
37:28les parties civiles
37:29elles veulent une punition
37:30elles veulent une peine
37:31elles veulent une sanction
37:33donc quand on leur dit
37:33bah non
37:34cette personne
37:36elle a une maladie mentale
37:37qui fait qu'elle ne peut pas être jugée
37:38c'est toujours un problème
37:41mais là
37:41c'était doublé
37:43on l'a dit tout à l'heure
37:43d'un problème
37:44presque un peu diplomatique
37:45qui s'ajoutait à cela
37:47mais
37:47ce qui est aussi difficile
37:48j'en parlais tout à l'heure
37:50hors antenne
37:50c'est que
37:51il faut bien comprendre
37:52que
37:52dans l'esprit
37:54j'allais dire
37:55collectif
37:55français
37:56on se dit que
37:57quelqu'un qui est fou
37:58alors les psy détestent
38:00quand on dit ça
38:00mais quelqu'un qui a une maladie mentale
38:01ne peut pas commettre
38:03un assassinat organisé
38:05préparé
38:05parce qu'on imagine
38:06toujours le fou
38:07avec un entonnoir sur la tête
38:08qui fait n'importe quoi
38:09désordonner
38:11et l'expérience prouve
38:12que si on peut avoir
38:13une maladie mentale
38:14qui nous rend irresponsable
38:15pénalement
38:16tout en étant
38:18parfaitement organisé
38:18en préméditant un geste
38:20et en fait
38:21c'est ça qui est toujours
38:22incompréhensible
38:23pour la plupart des gens
38:23c'est qu'ils se disent
38:24et c'était là le sujet
38:26c'est à dire
38:26tout le monde a dit
38:26mais Peterson
38:27il n'est pas fou
38:27puisqu'il a fomenté son truc
38:30pendant 4 ans
38:31il a été acheter une scie
38:32il a loué une voiture
38:33il a fait des centaines de kilomètres
38:34puis après
38:35il a organisé sa fuite
38:36pour se retrouver en France
38:38pour ne pouvoir échapper
38:39à la justice américaine
38:40donc il ne peut pas avoir
38:41une maladie mentale
38:42c'était tout le débat
38:43en fait de ce dossier là
38:44Un verdict
38:45en appel
38:46très attendu
38:47Hans Peterson
38:48la peau du dermatologue
38:50j'ai reçu un châtiment
38:51pire que celui
38:52que n'importe quel tribunal
38:54pourra jamais m'infliger
38:55l'enquête de l'ordre du crime
38:56je vous retrouve tout de suite
38:57sur RTL
39:01Merci d'écouter RTL
39:12Jusqu'à 15h
39:14C'est l'heure du crime
39:15sur RTL
39:16avec Jean-Alphonse Richard
39:18Dans l'heure du crime
39:19aujourd'hui
39:20l'affaire Hans Peterson
39:21ce franco-américain
39:22a sauvagement torturé
39:24et tué son dermatologue
39:25à Chicago en 2006
39:26il avait pris la fuite en France
39:28condamné à la perpétuité
39:29à son premier procès
39:31rejugé en 2012
39:32voici donc le verdict
39:35Vendredi 23 novembre 2012
39:37Hans Peterson
39:3834 ans
39:39est en appel
39:40condamné à 30 ans
39:42de prison
39:43peine assortie
39:44d'une période de sûreté
39:45de 20 ans
39:45et d'un suivi
39:47socio-judiciaire
39:48de 10 ans
39:49avant que la cour
39:50se retire
39:51pour délibérer
39:51l'accusé avait lancé
39:53même si vous pensez
39:54que je suis un aliéné
39:56condamnez-moi
39:57il avait ajouté
39:58j'ai reçu un châtiment
39:59pire que celui
40:01que n'importe quel tribunal
40:02pourra jamais
40:03m'infliger
40:05avant de se constituer prisonnier
40:07en 2007
40:07à la gendarmerie
40:08de Saint-Martin
40:09Hans Peterson
40:10avait adressé
40:12plusieurs courriers
40:12la déproche
40:13dans l'un d'eux
40:14il écrit à propos
40:15des laboratoires médicaux
40:16si face à eux
40:17vous cherchez la justice
40:19vous ne la trouverez pas
40:20dans le système en place
40:22c'est pour cela
40:23qu'ils continuent
40:23à nous tromper
40:24et à nous ignorer
40:29préparer l'enterrement
40:30de mon père
40:30a été extrêmement difficile
40:32la dernière image
40:33que j'ai de mon père
40:35est celle
40:35où je l'ai vue allongée
40:36dans son bureau
40:37poignardée
40:38aujourd'hui
40:39je pense que mon père
40:40doit être extrêmement fier
40:42de nous
40:42la voix de Jocelyne Kornblit
40:48qui est avocate d'ailleurs
40:49c'est la fille
40:50du docteur David Kornblit
40:51et c'est évidemment
40:53elle qui avait découvert
40:54ce corps
40:54une image
40:55qui l'a marqué
40:56à jamais
40:57Maître Loïc Henriot
40:58vous êtes avec nous
40:59dans cette heure du crime
40:59avocat à Paris
41:00avocat
41:01de Hans Peterson
41:03il le dit
41:04Hans Peterson
41:05juste avant le verdict
41:06j'ai reçu un châtiment
41:07pire que celui
41:08que n'importe quel tribunal
41:09pourra jamais m'infliger
41:12il est toujours
41:13dans ses certitudes
41:15et dans sa paranoïa
41:16j'ai envie de dire
41:17Hans Peterson
41:18au procès
41:19il est dans cette certitude
41:20absolue
41:21cette certitude absolue
41:23que son geste
41:24ne peut se expliquer
41:26que par rapport
41:26au but
41:27qu'il lui avait signé
41:28même si
41:29il n'avait initialement
41:31pas prévu
41:31de tuer le docteur Kornblit
41:33mais il était là
41:33pour dénoncer
41:34une injustice plus grande
41:35et considère que
41:37l'atteinte portée
41:37à son intégrité
41:40justifie tout
41:41et que de toute façon
41:42il est au-dessus
41:42de ce qui peut lui arriver maintenant
41:43mais il y a une constante
41:45il ne veut pas finir
41:46entre les mains des médecins
41:47et donc même après
41:49tous les efforts
41:50de sa défense
41:52qui consistait
41:53à faire la démonstration
41:54de ce qu'on était
41:55en présence
41:56de tous les éléments
41:56qui auraient pu justifier
41:57une déclaration
41:59d'abolition du discernement
42:00il lutte contre
42:01cette déclaration
42:03je ne sais pas
42:04si on peut le savoir
42:05mais il doit aussi
42:07lutter contre
42:07les traitements
42:08qu'on pourrait lui imposer
42:09en prison
42:09ou lui conseiller
42:10je suppose
42:11non là on parle
42:13de son positionnement
42:14il y a maintenant
42:14près de 14 ans
42:16lorsqu'il fait
42:17ses dernières déclarations
42:18devant la cour d'assises
42:19il ne faut pas
42:20préjuger
42:21de ce qui a pu se passer
42:22entre temps
42:22des traitements
42:23qui ont pu être
42:24les siens ou autres
42:24ça c'est une autre histoire
42:25qui lui appartient
42:26vous le savez
42:27vous êtes au courant
42:28ça c'est une histoire
42:28qui lui appartient
42:29et qui à mon avis
42:30dépasse le cadre
42:31de cette émission
42:33moi je peux vous répondre
42:34de ce qui s'est passé
42:34à la cour d'assises
42:35de comment ça a été jugé
42:37quelle était la défense
42:37et quelle était son attitude
42:38à ce moment là
42:40mais c'est figé dans le temps
42:41à cette époque là
42:41oui donc ça a pu évidemment
42:43évoluer
42:43en tout cas on le souhaite
42:44qu'effectivement
42:45sa réflexion ait peut-être
42:46évolué
42:48Damien Delceni
42:48vous êtes avec nous
42:49dans cette heure du crime
42:50rédacteur en chef adjoint
42:51aux parisiens
42:51aujourd'hui en France
42:52vous connaissez très bien
42:53ce dossier
42:54Philippe Courrois
42:55avocat général
42:55à ce procès
42:56à un appel
42:57il a dit
42:58il faut mettre
42:59hors d'état
43:00de nuire cet homme
43:01parce qu'il est très dangereux
43:03c'est ce qu'il a dit
43:04oui
43:05il ne pouvait pas
43:06dire bien grand chose
43:07d'autre
43:08les faits sont
43:09encore une fois
43:10d'une violence
43:11il y a ce côté
43:12préméditation
43:13qui ajoute aussi
43:14à la gravité
43:16d'un acte
43:16donc à partir du moment
43:18où on déclare
43:18que la justice
43:20considère
43:20qu'il n'y a pas
43:21de maladie mentale
43:22donc il n'y a pas
43:22d'internement
43:24la peine de prison
43:25elle est fatalement
43:25très très lourde
43:26parce que oui
43:27il faut isoler
43:29ce type de personnes
43:30en tout cas
43:31c'est ce que la justice
43:32pense au maximum
43:33de la société
43:34c'est ça le rôle
43:34d'un avocat général
43:35c'est de parler
43:36de la société
43:37de défendre la société
43:37de parler au nom
43:38de la société
43:39et oui
43:40quelqu'un qui va
43:415 ans après
43:42voir son dermatologue
43:43pour lui scier
43:44les pieds
43:45et les poignets
43:46et le tuer après
43:47avec 70 coups de couteau
43:48on peut estimer
43:50qu'il faut le mettre
43:52plutôt
43:53l'isoler plutôt
43:54très longtemps
43:55même si
43:56mettre Loïc Henriot
43:57j'ai envie de dire
43:58il n'y a pas de risque
43:59de récidive
44:01puisque
44:01cet homme
44:02il a finalement
44:03tué l'homme
44:04qu'il voulait tuer
44:05ou en tout cas
44:05lui faire beaucoup de mal
44:06et c'était sa seule cible
44:08il n'y en a pas d'autre
44:09non
44:10le mal
44:11dont il était atteint
44:12c'est un délire
44:13paranoïaque en secteur
44:14il se porte sur un objet
44:15c'était ce docteur
44:17après
44:18dire que la seule réponse
44:20c'est
44:21l'emprisonnement à vie
44:22classique
44:23comme un détenu normal
44:25on peut quand même
44:26se poser la question
44:27de la réponse
44:28ça demande
44:29des traitements
44:30ça demande
44:30une psychothérapie
44:32ça demande
44:32des médicaments
44:33est-ce que la prison
44:35est le meilleur endroit
44:36président
44:37en revanche
44:38il faut bien être
44:39quand même
44:40très affirmatif
44:41sur le fait que
44:41même si son discernement
44:43avait été considéré
44:43comme aboli
44:44il ne serait pas sorti
44:45du tribunal libre
44:46il aurait été
44:47dans un cadre psychiatrique
44:49contraint
44:50obligatoire
44:51enfermé
44:51il y a quelques centres
44:52qui existent
44:53mais qui sont différents
44:54du traitement
44:56purement carcéral
44:58que l'on réserve
44:59à un détenu
45:00qui est condamné
45:00et donc c'était ça
45:01l'enjeu du procès
45:02celle d'une
45:04contention
45:04détention
45:05totalement médicalisée
45:06ou d'un sujet
45:08qui va être
45:09parmi des cas
45:10un peu exceptionnels
45:11à gérer
45:11par notre belle
45:13institution pénitentiaire
45:14Maître Loïc Henriot
45:16j'ai envie de vous demander
45:17des clients
45:18évidemment
45:19vous en avez eu
45:19connaissez
45:20la mécanique
45:22pénale
45:23celui-ci
45:24il est très particulier
45:25quand même
45:25je pense que
45:26le dossier
45:27est très compliqué
45:28très complexe
45:29celui-là
45:29il est très particulier
45:31par tous les paramètres
45:32qui existent
45:33ou qu'on regarde
45:34que ce soit du côté
45:35de la partie civile
45:36du côté de
45:37la famille
45:39de Hans Peterson
45:40que ce soit
45:41Hans Peterson
45:42lui-même
45:42et que ce soit
45:43la manière dont l'enquête
45:44s'est imbriquée
45:44les relations entre la France
45:45et les Etats-Unis
45:48tout ça
45:48donne à ce dossier
45:49un caractère
45:50très particulier
45:51et je pense
45:52qu'il ne faut pas
45:52juste le résumer
45:53à ce que vous appelez
45:55la barbarie
45:55de l'acte lui-même
45:56bien sûr
45:58quand vous discutiez
45:59avec lui
46:00avec votre client
46:01quelle sensation
46:02vous aviez ?
46:03ça je le garderai
46:04pour moi
46:04c'est dommage
46:05c'est une partie
46:05de la relation
46:06entre l'avocat
46:07et son client
46:07mais c'est une sensation
46:08très particulière
46:09qui se passe
46:09qu'entre un avocat
46:12et un client
46:13quand le client
46:15est manifestement
46:16affecté
46:17d'un mal
46:19ça vous l'avez ressenti
46:20oui
46:21je dirais que c'est
46:22mais avant toute chose
46:23Hans Peterson
46:23c'est pas le mal
46:24c'était le malade
46:25c'est cette formule
46:26qu'il faut retenir
46:28merci beaucoup
46:29maître Loïc Henriot
46:30et Damien Delseni
46:31d'avoir été aujourd'hui
46:32les invités
46:33de l'ordre du crime
46:33merci à l'équipe
46:34de l'émission
46:35rédactrice en chef
46:35Justine Vigneault
46:36préparation
46:37Lisa Canales
46:38Valentin Bardet
46:39réalisation en direct
46:40Nicolas Godet
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