- il y a 10 heures
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République” et Marc Baudriller, Directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:06C'est l'heure de votre débat du dimanche en compagnie de nos débatteurs et de vous, auditeurs de Sud Radio.
00:11Un numéro, le 0826 300 300.
00:14Vous nous appelez pour réagir, nous interpeller, participer tout simplement à la conversation
00:18parce que si vous êtes habitué à lire votre petit canard du dimanche avec votre café, vos tartines, tranquillement chez vous,
00:24vous allez certainement voir la même figure, celle du Premier ministre qui est partout dans la presse régionale et locale ce matin.
00:30Il affirme l'intérêt du pays passe avant tout.
00:32Non, cette année 2026 n'est pas un budget de complaisance, ce n'est pas un budget inutile, c'est un budget pour faire des choses.
00:38Sur le logement, sur l'écologie, je vais faire passer par décret assuré de la fameuse loi PPE 3
00:44qui concerne l'énergie en France avec notamment la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
00:49Et puis il l'affirme aussi quand même, il rassure tout le monde.
00:51Le Premier ministre, dans une période où visiblement tout le monde pense primaire, pense 2027, pense élection présidentielle,
00:57lui dit l'inverse, il dit je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle, je le dis, je le redis,
01:02cela ne m'intéresse pas, contrairement à ce que j'ai pu entendre quand on arrive sur le perron de Matignon,
01:06on ne pense pas déjà à gravir les marges de l'Elysée.
01:09Est-ce que vous le croyez, vous, le Premier ministre, ami auditeur, au 0826 300 300 ?
01:14Est-ce que, comme il le dit, depuis qu'il est arrivé à Matignon, le Premier ministre a essayé de faire de la politique autrement,
01:19de la politique autrement signée Sébastien Lecornu ?
01:22Vraiment, c'est notre débat du dimanche.
01:23Bonjour Nicolas Corateau.
01:29Bonjour Maxime.
01:30Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, président fondateur du think tank Place de la République,
01:34et bonjour Mac Baudrier.
01:36Bonjour.
01:36Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, c'est un plaisir que de vous recevoir,
01:39directeur adjoint de la rédaction de Boulevard Voltaire.
01:42On va rentrer dans les différentes annonces, et en effet dans cette interview du Premier ministre,
01:46donc adressée à la presse locale et régionale, mais il l'affirme.
01:49Pour commencer, c'est la question que l'on vous pose également, auditeur de Sud Radio 0826 300 300,
01:54est-ce que le Premier ministre, Nicolas Corateau, a fait jusqu'ici de la politique autrement ?
01:59Ah, il a fait une politique, il a mené une politique qu'aucun autre Premier ministre de la Ve République n'a menée,
02:05parce qu'aucun autre Premier ministre de la Ve République n'a connu une situation institutionnelle telle qu'elle est aujourd'hui.
02:12Sébastien Lecornu ressemble un peu à un Premier ministre de la Quatrième République égaré en Cinquième République.
02:19Et d'une certaine manière, il agit comme tel.
02:21C'est un Premier ministre qui abandonne le 49-3, mais qui le retrouve avec l'accord des socialistes.
02:27C'est un Premier ministre qui noue des alliances.
02:30C'est un Premier ministre qui navigue, non pas à vue, mais en fonction des opportunités qui se présentent à lui.
02:36C'est un Premier ministre qui agit, parce qu'on a oublié que pendant la Quatrième République,
02:39on avait agi aussi pour la nation et qu'on avait structuré des infrastructures pour la nation.
02:44Mais c'est un Premier ministre très étrange dans le contexte de la Ve République.
02:48Donc c'est peut-être pour ça qu'on le regarde bizarrement,
02:50et qu'il agit peut-être bizarrement au regard de nos habitudes institutionnelles.
02:54Mais c'est un Premier ministre tout à fait à l'aise, j'ai l'impression, dans le climat institutionnel actuel,
02:59ce qui n'était pas du tout le cas de ses deux prédécesseurs.
03:01Ça c'est sûr. D'où cette question que l'on vous pose, amis auditeurs ?
03:030826 300 300. Est-ce que depuis son arrivée à Matignon,
03:07vous estimez que Sébastien Lecornu a fait de la politique autrement ?
03:10Bien sûr, au standard, après vous avoir écouté, mon cher Marc Baudrier.
03:13Est-ce que Sébastien Lecornu a fait de la politique autrement ?
03:16Non. Il a fait de la politique, le pire de la politique, on va dire.
03:21Le pire de la politique ?
03:22Le pire de la politique.
03:24Nicolas Corato parlait très justement de la Quatrième République.
03:26Il nous a fait de fait la Quatrième République,
03:28qui a été balayée, je le rappelle, pour son incapacité à gouverner
03:32et à modifier vraiment la politique de la France.
03:34C'est pour ça qu'on a vu surgir la Cinquième République,
03:38parce que cette Quatrième République était complètement dévorée
03:42par les luttes d'appareils et qu'elle était incapable de faire...
03:45Et par l'instabilité de fait.
03:46Et par l'instabilité.
03:47Et c'est pour ça que, donc, elle a été balayée par De Gaulle
03:51avec le consensus, un énorme consensus français.
03:55On y retombe complètement.
03:57C'est-à-dire qu'on a là un Premier ministre qui est complètement incapable,
04:00incapable de réduire les déficits,
04:02incapable de maîtriser l'immigration.
04:04Par exemple, pour ne saisir deux cas qui sont quand même extrêmement lourds
04:09et qui parlent, là, de fait,
04:11qui va dire qu'il va faire des choses en 2026.
04:13J'ai lu son entretien,
04:15mais en réalité, il n'y a absolument rien de concret
04:17et il est totalement paralysé à la fois à l'Assemblée...
04:20Rien de contré, lui, il essaie de lutter contre ce que vous dites,
04:22mon cher Marc Baudrier, le Premier ministre.
04:24Il dit, écoutez, on pourra faire des choses sur le logement,
04:26sur l'agriculture, il y aura la loi d'urgence sur les armées,
04:28ce sera du budget supplémentaire,
04:30mais également sur la décentralisation, je l'ai promis,
04:32on fera des choses, et il dit même sur...
04:34Vous parliez notamment de l'immigration et de la réduction du déficit,
04:37il dit, ça m'a coûté, j'ai pris des choix
04:38qui étaient totalement contre mes convictions,
04:41est-ce qu'on ne doit pas, non pas lui remettre une médaille ?
04:43D'ailleurs, le Premier ministre le dit ce matin dans les colonnes,
04:45je ne suis pas fier de moi, parce que j'estime
04:47qu'on peut toujours faire des choses,
04:48mais est-ce qu'on ne peut pas lui reconnaître,
04:50quand même le Premier ministre, d'avoir fait
04:51un effort, peut-être, et avoir fait ce qu'il était
04:54seulement possible de faire avec une telle
04:56Assemblée, une telle période politique ?
04:58Mais je ne crois pas.
04:59Pour le ministère de l'Armée,
05:01oui, là, il a augmenté le budget,
05:04c'est incontestable. Pour le reste,
05:06c'est un désastre, on vient d'avoir les chiffres
05:07de l'immigration, vous avez vu.
05:09Qu'est-ce qui a été fait, qu'est-ce qui promet
05:11pour réduire tout cela ?
05:13Or, ça importe énormément aux Français, de plus en plus,
05:16on l'a vu dans les sondages,
05:17c'est un dossier qui n'est absolument pas géré,
05:19ou alors qui est géré par les juges,
05:21et donc, c'est-à-dire pas géré du tout
05:23par le politique. Pour le déficit
05:26de la France, puisque je prenais
05:28cet exemple à l'instant,
05:30le déficit de la France,
05:31qu'est-ce qui va réduire le déficit
05:33dans le nouveau budget qui a été adopté ?
05:34Rien, absolument rien.
05:36Donc, si vous voulez,
05:37c'est le maintien du désastre.
05:39On continue, on maintient
05:40Emmanuel Macron à son poste,
05:42c'est un bouclier extraordinaire,
05:44c'est Saint-Éloi,
05:44vous savez, le bon Saint-Éloi
05:45qui prenait les flèches,
05:48voilà, le cornu,
05:49mais derrière, rien ne change,
05:52et la France continue
05:52à glisser vers l'abîme.
05:540826, 300, 300 sur ce sujet,
05:57est-ce que le Premier ministre,
05:58Sébastien Lecornu,
05:59fait de la politique autrement ?
06:00C'est ce qu'il affirme.
06:01Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
06:02Bonjour Julien.
06:04Bonjour.
06:04Comment allez-vous, mon cher Julien,
06:05ce dimanche matin ?
06:06Eh bien, ça va très très bien.
06:07Bon, merci beaucoup
06:08de nous avoir appelé.
06:09Comment vous regardez
06:10cette actualité autour du Premier ministre ?
06:11Comment vous le jugez ?
06:13Comment vous jaugez son action,
06:14mon cher Julien ?
06:15Eh bien, très sévèrement.
06:16Moi, je pense que sous sa capacité
06:19un peu de très bon élève
06:20et de bon soldat de la Macronie,
06:22je pense que son seul objectif
06:24c'est de passer sous les radars
06:25pour pouvoir continuer un mandat
06:27jusqu'à la fin de l'élection,
06:28enfin, jusqu'à la fin du mandat présidentiel
06:31pour surtout éviter
06:33que le peuple ait à se prononcer.
06:35Donc, s'il faut se compromettre
06:36avec les socialistes,
06:37eh bien, on n'hésite pas, on y va.
06:38S'il faut recourir en 49-3
06:40alors qu'on a expliqué
06:41qu'il ne fallait pas le faire
06:42au début de son mandat.
06:44Lorsqu'il a dit également,
06:45parce que quand il avait été nommé
06:47la première fois que ça avait duré 24 heures,
06:48qu'il avait dit
06:49qu'il ne fallait plus faire appel à lui,
06:51enfin, finalement, dix jours après,
06:52il a été renommé.
06:53Moi, je pense que des personnes comme ça
06:54qui n'hésitent pas à renier leurs convictions
06:56pour surtout éviter
06:58que le patron,
06:59c'est-à-dire Emmanuel Macron,
07:00se reprenne encore une veste
07:04lors d'une élection législative.
07:05Donc, il faut faire tout son possible
07:07pour éviter que le peuple s'explique.
07:09Alors, moi, je pense que c'est même plus
07:10de la politique...
07:10Vous, ce que vous nous dites, Julien,
07:12pour essayer de résumer un peu votre pensée,
07:13c'est que vous dites
07:14la mission de Sébastien Lecornu,
07:15c'est qu'à tout prix,
07:17et vous insistez sur ça,
07:17à tout prix,
07:18le but est d'éviter
07:19ou une dissolution
07:20ou une censure
07:21et c'est tout ce qui compte.
07:22C'est tout à fait ça.
07:23Et pendant ce temps-là,
07:24qu'est-ce qui se passe ?
07:25Les services publics ne fonctionnent pas.
07:27On paye encore extrêmement beaucoup,
07:28enfin, beaucoup d'impôts
07:30pour des services qui ne fonctionnent pas.
07:31Les gens, on en aura le bol.
07:32Il n'a rien fait sur l'immigration,
07:34sur la sécurité.
07:34C'est une catastrophe également.
07:36Moi, je voudrais savoir,
07:37depuis qu'il est arrivé en quelques mois,
07:38quel est le domaine,
07:39un seul,
07:40un seul,
07:41qui fonctionne un peu mieux.
07:42C'est la catastrophe depuis...
07:43Est-ce qu'on peut...
07:44Mais attendez, Julien,
07:45ça, je vous propose d'y réfléchir collectivement
07:47avec Nicolas Corato et Marc Baudrier.
07:49Restez un peu avec nous
07:49si cela ne vous ennuie pas
07:50et que vous n'avez pas un dimanche matin
07:52trop surchargé
07:52ou que vous n'êtes pas encore
07:53en train de préparer,
07:54je ne sais pas, moi, Julien,
07:55un poteau-feu
07:55ou une recette
07:56qui demande excessivement de concentration.
07:58Oui, parce que moi,
07:59le dimanche, c'est le poteau-feu.
08:00Ne me regardez pas sévèrement comme ça,
08:01Nicolas Corato.
08:02Est-ce qu'en quelques mois à peine,
08:03aujourd'hui, en France,
08:04quand bien même on aurait tous les pouvoirs,
08:06on pourrait changer certaines choses ?
08:07Julien dit,
08:08citez-moi un domaine
08:09qui s'est amélioré
08:10depuis Sébastien Lecornu.
08:11Mais est-ce qu'on pourrait vraiment
08:12améliorer certaines choses,
08:13Nicolas Corato ?
08:13Ah, ça, c'est une question
08:15vraiment intéressante.
08:16C'est la manière dont on voit
08:17l'impact de la politique
08:19et ce qu'on projette dans la politique.
08:21Moi, je pense qu'on fantasme
08:23beaucoup trop,
08:23y compris nous, les observateurs,
08:26l'effet de la politique
08:27sur la vie quotidienne
08:28de nos citoyens.
08:30D'ailleurs, on le voit
08:31au contraire
08:32avec ce qui se passe
08:33avec M. Lecornu.
08:34Finalement,
08:35depuis la dissolution,
08:36ce pays est à l'arrêt
08:38politiquement, institutionnellement.
08:39Et pourtant,
08:40regardez les chiffres de l'économie
08:42qui ne sont pas si mauvais que ça.
08:44C'est-à-dire que,
08:44regardez ce que fait
08:45la société civile.
08:46Finalement, ce pays,
08:47il tient par ses citoyens,
08:48il tient par la société civile,
08:49il se tient par ses entrepreneurs.
08:50Il tient peut-être aussi
08:51par son administration,
08:53mon cher Nicolas.
08:53Et par son administration.
08:54Non, mais bien sûr,
08:55c'est le débat pendant les JO,
08:56vous savez,
08:56pendant le gouvernement
08:58qui était chargé
08:59des affaires courantes,
08:59on disait,
09:00en fait, le pays,
09:01c'est l'administration
09:02qui gouverne.
09:02Écoutez,
09:03on peut même aller
09:03un peu plus loin,
09:04on peut même revenir en arrière
09:05jusqu'au confinement.
09:07Finalement,
09:07depuis la pandémie,
09:08nous découvrons
09:09que l'État,
09:10les institutions
09:11sont effondrées,
09:13sont incapables
09:14d'imprimer sur le réel
09:16et que c'est la société civile,
09:17ce sont les citoyens
09:18qui font tenir le pays.
09:19Et c'est une leçon d'humilité,
09:20à mon avis,
09:20pour le personnel politique.
09:22Et d'une certaine manière,
09:23moi, je ne fantasme plus
09:24sur la capacité du politique,
09:25et c'est un peu dur de le dire,
09:27de changer la vie.
09:28Marc Baudrier,
09:29sur est-ce que vous avez
09:30la même analyse ?
09:31Je suis tout à fait d'accord
09:32avec notre auditeur,
09:33à 100%.
09:34Je crois que c'est surtout
09:36un constat de faillite absolu.
09:38Si les gens considèrent
09:40que la politique
09:41ne change plus,
09:42n'est plus capable
09:43de changer
09:43quoi que ce soit
09:44dans leur pays,
09:45si vous voulez,
09:45c'est qu'ils ne servent plus à rien.
09:46Or, ils nous coûtent très cher.
09:48Il y a des institutions
09:49qui nous occupent beaucoup,
09:51qui coûtent extrêmement cher
09:53à tous les Français.
09:53si c'est pour aboutir
09:56à un constat
09:56de paralysie totale
09:57du début jusqu'à la fin
09:59sur tous les sujets
10:00qui préoccupent les Français.
10:02On a cité,
10:03et notamment,
10:04la gestion de l'État,
10:05la gestion de l'État,
10:06de la dette,
10:06etc.
10:07C'est,
10:08si vous voulez,
10:09c'est le constat
10:10que la politique
10:11ne sert plus à rien.
10:130826,
10:13300,
10:14300,
10:14est-ce que Sébastien Lecornu
10:15fait de la politique autrement ?
10:16Est-ce que vous êtes content
10:17de ce que vous venez d'entendre,
10:18mon cher Julien ?
10:19Est-ce que vous partagez
10:19les avis exprimés à l'instant
10:20autour de la table ?
10:22Complètement,
10:22mais je ne suis pas quelqu'un
10:23de résigné,
10:23parce que vous savez,
10:24je suis candidat
10:24pour les élections municipales
10:25dans ma ville,
10:26donc je pense que...
10:26Vous êtes de quel côté,
10:28mon cher Julien ?
10:29Expliquez-nous.
10:29En Savoie.
10:30Je suis en Savoie,
10:31dans une ville de 6000 habitants,
10:32en Savoie,
10:33mais je pense qu'à l'échelle locale,
10:35le politique,
10:35il peut faire des choses,
10:36heureusement d'ailleurs,
10:37mais par contre,
10:38dès qu'on commence
10:38à prendre un peu de hauteur,
10:40les ordres des partis
10:43prennent le pas,
10:44et c'est très compliqué
10:44de faire boule des choses.
10:46Donc vous,
10:47ça veut dire que vous y allez
10:47sans étiquette,
10:48mon cher Julien ?
10:49Complètement.
10:50Complètement ?
10:50Et c'est la première fois ?
10:52Non,
10:52j'avais 15 ans de mandat
10:53de 2008 à 2023,
10:55je suis tout jeune,
10:55j'avais 24 ans
10:56quand j'avais été élu.
10:57Écoutez,
10:57mon cher Julien,
10:58félicitations,
10:59et bon courage,
10:59ma foi,
11:00dans cette conquête municipale
11:01à nouveau,
11:02et puis tenez-nous au courant
11:03quand même sur Sud Radio
11:04de votre succès ou non,
11:07d'ailleurs les échecs,
11:08ça arrive à des gens très bien,
11:09mais naturellement,
11:09on ne vous le souhaite pas.
11:10Merci beaucoup,
11:11mon cher Julien,
11:12et abat la résignation,
11:13vous avez entièrement raison.
11:14Sur la politique,
11:17est-ce qu'il n'y a pas,
11:20même si ça a été le discours
11:21aussi de l'exécutif
11:22pendant un temps,
11:23cette idée selon laquelle
11:25c'est quand même
11:25en grande partie
11:26à cause des oppositions
11:27que cela n'a pas pu se faire,
11:30bon,
11:30en réalité,
11:31il ne pouvait pas vraiment
11:32faire autrement,
11:33il a été contraint,
11:34et au final,
11:35peut-être qu'on ne s'en sort pas
11:36si mal avec ce budget,
11:37Nicolas Corato.
11:38Oui,
11:38c'est l'idée,
11:39la séquence,
11:40il n'y a pas d'autres solutions possibles,
11:42there is no alternative,
11:43c'est ce qu'on nous joue
11:44depuis la dissolution.
11:45Or,
11:46pardon,
11:46est-ce qu'il n'y a pas
11:46un semblant de vérité
11:48dans ce discours ?
11:48Mais non,
11:49je ne pense pas,
11:49parce que le péché originel,
11:51c'est l'idée d'avoir nommé
11:52à Matignon
11:53des premiers ministres
11:54qui sont issus du camp
11:56qui a perdu
11:57les élections législatives.
11:58Alors,
11:59on peut débattre
12:00pendant des heures
12:00pour savoir
12:00qui a gagné ces élections,
12:02et on aura un joli débat
12:03avec Marc,
12:04mais on peut s'accorder
12:05pour dire que le camp
12:06de M. Lecornu
12:07est le camp
12:07qui a perdu
12:08les élections législatives
12:09après avoir perdu
12:10les élections européennes.
12:11C'est ça le péché originel.
12:13Donc,
12:13on peut nous dire
12:14qu'il n'y a pas
12:14d'autres alternatives.
12:16Mais bien sûr,
12:16c'est ça qui cristallise
12:17la situation.
12:18Et le problème
12:19ne se situe pas
12:19au niveau de Matignon,
12:21on le sait très bien.
12:21Le sujet
12:22est l'alternative.
12:24Elle est au niveau
12:24de l'Elysée.
12:25Et c'est bien
12:25le président de la République
12:26qui s'est mis
12:27dans cette situation institutionnelle.
12:29Et donc,
12:29depuis deux ans,
12:29on peut nous répéter
12:30que c'est la faute
12:31des oppositions,
12:31que c'est la faute
12:32des électeurs
12:33qui ont mal voté,
12:33parce que ça,
12:34on l'a quasiment entendu.
12:35Mais de fait,
12:36la situation institutionnelle,
12:38elle revient
12:38au camp de M. Lecornu.
12:40Et vous parlez
12:40de la situation institutionnelle.
12:42Il y a aussi
12:42ces quelques lignes
12:43qui ne manqueront pas
12:43de faire énormément réagir.
12:45Sur 2027,
12:45il l'assure,
12:46le Premier ministre,
12:47cela ne m'intéresse pas.
12:48Un mot quand même
12:49aussi sur ce qui se passe
12:50quand on essaie
12:51de regarder la ligne de départ.
12:52Est-ce que ce n'est pas
12:53un peu affligeant,
12:54le spectacle,
12:55d'un côté aussi loin
12:56de l'échéance,
12:57d'avoir autant de noms
12:58qui réfléchissent,
12:59qui pensent,
13:00qui ne disent pas être contre ?
13:01Ça va du chef d'entreprise
13:02en passant par certaines personnalités,
13:04je le mets entre guillemets,
13:05de la société civile.
13:06Et récemment,
13:06quelques personnalités gauches,
13:08je me retournerai vers vous
13:09dans un instant,
13:09mon chien Nicolas Corato,
13:10mais Marc Baudrier,
13:11pour l'instant,
13:12sur cette ligne de départ
13:13des candidats
13:14à l'élection présidentielle.
13:15Oui,
13:16il y a toujours
13:16beaucoup de candidats
13:17à l'élection présidentielle.
13:19Ça permet
13:19à un certain nombre de gens
13:21qui sont complètement sortis
13:22du jeu politique
13:23d'essayer de survivre,
13:24de se redonner
13:24un petit coup
13:25de booster médiatique.
13:27Après ça,
13:28il faut regarder quand même
13:29un peu les sondages.
13:30Les sondages sont faits
13:30pour être démentis,
13:31mais enfin,
13:32il y a des personnalités politiques
13:33qui n'ont absolument
13:34aucune chance
13:35de rabasser des voix.
13:36qui sont là uniquement
13:37pour faire du buzz,
13:38comme on dit,
13:39et puis d'autres
13:41qui en ont plus.
13:42Donc,
13:42on voit bien
13:43que le jeu politique,
13:45en tout cas,
13:45il a été bridé.
13:46Et là,
13:46Nicolas Corato
13:47a tout à fait raison
13:48pendant les élections
13:50législatives
13:51avec des alliances
13:52complètement contre nature
13:53qui allaient de LFI
13:54jusqu'à LR,
13:55en gros,
13:56et qui ont abouti
13:56à une espèce
13:57d'assemblée
13:59qui n'a absolument
14:00aucune cohérence,
14:01aucune ligne de cohérence
14:02et que Sébastien Lecornu
14:04arrive à faire marcher
14:06quand même.
14:08Tous ces chevaux
14:08qui tiraient à U
14:09et à Dia,
14:10il arrive à les faire
14:10tirer la jarrette
14:11quand même à peu près
14:12dans le bon sens.
14:13Ce qui est déjà pas mal,
14:14c'est un talent.
14:14Ce qui est un talent,
14:16mais pendant ce temps-là,
14:17la France s'enfonce
14:19doucement
14:20dans une crise
14:21qui demandera
14:22aux Français,
14:23et ils le savent,
14:24beaucoup d'efforts
14:25pour arriver à en sortir.
14:26Ça, c'est sûr.
14:27Et à droite,
14:27on cherche toujours
14:28un chef.
14:28Et du côté de la gauche,
14:30pour quelle option,
14:31vous,
14:31vous avez eu des faveurs,
14:33mon cher Nicolas Corato ?
14:34Est-ce que vous êtes favorable
14:35à la primaire ?
14:36Est-ce que tout d'un coup,
14:37vous vous êtes dit
14:37qu'il y avait un demi-dieu
14:38dans la déclaration
14:39de candidature de Jérôme Guetsch ?
14:41Comment ça se passe ?
14:41En matière de politique,
14:42je ne crois pas
14:43ni au dieu
14:44ni à l'homme providentiel.
14:45Je suis plutôt...
14:46C'est pour ça que j'ai dit
14:47demi-dieu.
14:47Je vais faire une réponse
14:50de vieux gauchiste.
14:50Moi, j'attends le projet.
14:51Mais ce n'est pas
14:52qu'une réponse de sophiste.
14:54Vraiment,
14:54j'attends le projet.
14:55Moi, j'attends...
14:56Pour faire quoi, surtout ?
14:56Non, mais quel est le projet
14:58que pourrait porter la gauche
14:59derrière un candidat
15:00à la présidentielle ?
15:01Pour l'instant,
15:02je ne vois ni le projet
15:03ni le candidat
15:05qui correspondrait au projet.
15:07Mais je vais vous dire,
15:08cette critique,
15:08je peux la faire également
15:09pour la droite.
15:10Il y en a un
15:10qui s'émerge,
15:12c'est Jean-Luc Mélenchon.
15:13Le seul qui a un projet
15:15et qui correspond à son projet,
15:16c'est Jean-Luc Mélenchon.
15:17Ça fait plusieurs années
15:18qu'il est préparé.
15:19Et le seul qui soit prêt,
15:21c'est Jean-Luc Mélenchon.
15:22Est-ce que ça nous satisfait à gauche ?
15:25C'est la question
15:25que je pose à tous mes amis.
15:27Je crois qu'il y avait déjà
15:28un élément de réponse
15:29dans le fait de poser la question.
15:30Merci beaucoup,
15:31mon cher Nicolas Corato.
15:32Maintenant, faites attention au projet
15:33parce que le dernier
15:33qui a hurlé que c'était son projet,
15:35il est aujourd'hui
15:36depuis presque dix ans au pouvoir.
15:37Mon cher Nicolas,
15:38merci beaucoup
15:38d'avoir été avec nous,
15:39président fondateur du Think Tank
15:41Place de la République.
15:42Et merci Marc Baudrier
15:43d'avoir été avec nous ce matin,
15:44directeur adjoint
15:45de la rédaction
15:45de Boulevard Voltaire.
15:47Dans un instant,
15:48on en parle
15:48et vous allez l'entendre,
15:50ça va faire réagir.
15:51Vous parliez de la gauche,
15:52mon cher Nicolas Corato.
15:53Il y a un candidat
15:54qui a eu des propos en meeting.
15:56On préférait ne jamais
15:57les avoir entendus
15:58et surtout,
15:58on risque d'en pleurer.
16:00Qu'est-ce que vous voulez ?
16:00C'est le cafard du dimanche
16:01par moment,
16:02même avant l'heure.
16:02A tout de suite sur Sud Radio.
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