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Pierre de Vilno reçoit Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:02Bonjour à tous et bienvenue au Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos.
00:05Bonjour Sébastien Chenu.
00:06Bonjour Monsieur.
00:07C'est votre Grand Rendez-vous ce dimanche, vous êtes député RN du Nord,
00:09vice-président du Rassemblement National et vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:13Avec vous nous commenterons ce déplacement de Gérald Darmanin en Algérie,
00:17l'ultra-violence en France sur fond de narcotrafic,
00:20on l'a vu à Nantes encore dernièrement, un enfant de 15 ans tué par une balle perdue.
00:24Quelle solution du RN pour mettre fin à ces violences désormais quotidiennes ?
00:288,1% de chômage en France, inflation grandissante,
00:32un SMIC qui augmente automatiquement contrairement au salaire.
00:36La France travaille-t-elle assez ?
00:37Et comment se positionne le Rassemblement National sur ce sujet, notamment du travail ?
00:42Plus généralement, le Rassemblement National est-il libéral ou social ?
00:46Enfin, compte-t-il faire des économies pour sortir de la dette ?
00:50Je parle du RN, sachant que tout ne peut pas être axé sur l'unique immigration.
00:54Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-des-Echos.
00:56Bonjour Stéphane.
00:57Bonjour.
00:57Et Thomas Bonnet de CNews.
00:59Bonjour.
00:59Thomas.
01:00Une question simple, Sébastien Chenu.
01:02Qu'est-ce que vous attendez du déplacement de Gérald Darmanin en Algérie ?
01:05Probablement d'abord la libération de Christophe Gleize.
01:08C'est la priorité immédiate.
01:11Bien entendu, c'est aussi de pouvoir accélérer le processus de délivrance,
01:15de laisser passer consulaire pour reprendre les délinquants étrangers
01:19qui sont sanctionnés sur notre territoire.
01:21mais ce déplacement de Gérald Darmanin doit avoir des résultats concrets.
01:26Le premier d'entre eux, c'est la libération de Christophe Gleize.
01:29C'est insupportable qu'un de nos compatriotes soit incarcéré en Algérie dans les conditions qu'on connaît.
01:36Sébastien Chenu, cette semaine à Nantes, dans le quartier du Port Boyer,
01:39un adolescent de 15 ans tué par une balle perdue sur fond de narcotrafic.
01:42Laurent Nunez dit que ces drames sont consécutifs au renforcement de la lutte contre le narcotrafic.
01:47Vous en pensez quoi, vous ?
01:48Je pense que le gouvernement est complètement dépassé.
01:50Enfin, je pense deux choses.
01:51D'abord, je pense qu'on a en face de nous un Himalaya en ce qui concerne le narcotrafic à
01:57gravir
01:58et que cet Himalaya, personne ne s'y est attaqué depuis longtemps.
02:01Il y a plusieurs Himalayas de difficultés dans notre pays, on pourrait prendre, qui n'ont aucun rapport forcément.
02:06On prend de l'image de François Bayrou, non ? C'est lui qui parlait d'Himalaya.
02:09Ah oui, c'est lui qui parlait d'Himalaya.
02:10Il y a du François Bayrou en vous ?
02:10Il ne l'a pas gravé, visiblement, il est resté en bas.
02:13Il n'a pas été un bon grimpeur, si j'ose dire.
02:16Il y a plusieurs Himalayas qu'il faut gravir dans notre pays, qui n'ont pas forcément de rapport entre
02:21eux,
02:21mais par exemple, la démographie, le problème de la démographie dans notre pays en est un autre.
02:25Mais celui du narcotrafic, qui a un lien évidemment aussi avec l'immigration,
02:31est un problème qui est devant nous.
02:33Six morts en une semaine dans notre pays.
02:35Je ne sais pas si on se rend compte de ce que c'est.
02:37C'est comme, j'allais dire, certains pays d'Amérique du Sud qui nous font froid dans le dos.
02:44Six morts dans notre pays.
02:45Et puis, un combat évidemment de civilisation à mener.
02:49Quel rapport on a ?
02:50Qui demande du courage politique ?
02:52Qui n'a pas été mis en œuvre ?
02:53Qui demande des moyens ?
02:54Sébastien Sonu, Pierre le disait à l'instant.
02:56Laurent Nunes, dans une interview ce matin, dit que c'est parce qu'on a renforcé la lutte contre le
03:01narcotrafic,
03:01on gêne les trafiquants, donc ça génère de la violence et tout ce qui s'est passé cette semaine.
03:06C'est une sorte de vendetta en fait.
03:07Non mais que les narcotrafiquants...
03:09Il n'y a pas la conséquence du renforcement de la lutte contre le narcotrafic.
03:11Vous achetez ces propos ?
03:13Non, non.
03:13Vous êtes d'accord avec ça ou pas ?
03:14Non, parce que les narcotrafiquants bougent quand un point de deal est démantelé pour aller s'installer ailleurs.
03:19On le sait tous.
03:20D'ailleurs, ça signe l'échec du plan de Gérald Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur,
03:24qu'il devait démanteler tous les points de deal.
03:26On les connaît tous dans nos villes, les points de deal.
03:28Mais il y a plusieurs portes d'entrée, si vous voulez, pour lutter contre le narcotrafic.
03:31D'abord, il y a des portes d'entrée locales.
03:34Les politiques municipales sont différentes, selon que vous ayez des maires qui soient étiquetés à gauche, à l'extrême gauche,
03:42à droite ou au rassemblement national.
03:44Vous avez une culture à gauche, hostile à la police municipale, hostile à la vidéoprotection et qui, évidemment, complique la
03:53tâche de la police nationale.
03:55La sécurité, c'est le cas à Nantes.
03:56La sécurité, c'est une prérogative nationale.
03:59Mais enfin, les élus municipaux peuvent concourir.
04:01Ils sont souvent, d'ailleurs, aidés par un certain nombre de collectivités dans le financement des caméras ou dans le
04:07financement des polices municipales.
04:09Donc, on a là une ligne de fracture.
04:11C'est-à-dire qu'idéologiquement, on ne combat pas le narcotrafic de la même façon, selon qu'on soutienne
04:15Jean-Luc Mélenchon ou selon qu'on soutienne Marine Le Pen.
04:18Et c'est le cas, en tous les cas, des maires du Rassemblement national.
04:20Pour vous, les élus de gauche, ils sont contre la lutte contre le narcotrafic ?
04:26Oui, majoritairement.
04:28Majoritairement, d'abord, ils sont habités par...
04:29Est-ce que Jonathan Roland, la maire de Nantes, ne fait rien contre ou entrave l'action de la police
04:34nationale ?
04:34Non, mais ils sont habités par une culture de l'excuse, quand ce n'est pas une revendication, je pense
04:39aux écologistes, de la banalisation, de la légalisation de la consommation de stupéfiants.
04:44Donc, ça, ce n'est pas une invention.
04:45Je veux dire, il suffit de les écouter à l'Assemblée nationale.
04:47Les députés écolos ou LFI demandent la légalisation d'un certain nombre de produits stupéfiants.
04:52Et puis, souvent, les élus de gauche, je pense par exemple aux mairies communistes.
04:57Moi, je l'ai vu dans ma circonscription.
04:59Ils ont d'ailleurs été battus au municipal, dernièrement, dans deux communes de ma circonscription.
05:03Ils étaient hostiles à la création d'une police municipale.
05:06Parce que ?
05:06Parce que c'est idéologique.
05:08Ils considèrent que c'est à l'État d'assumer la sécurité.
05:10Mais c'est uniquement une histoire d'idéologie ?
05:13Il n'y a pas de soutien des narcotrafiquants ?
05:16Il y a deux familles à gauche.
05:18Vous avez LFI, Écolo, avec une espèce de complicité passive, en demandant la légalisation, etc.
05:25qui fait qu'en réalité, ils ne veulent pas qu'on sanctionne le narcotrafic.
05:29Ils veulent l'aborder autrement par la légalisation.
05:30Vous avez des cas précis là-dessus ?
05:32Vous prenez les propositions des députés Écolo ou LFI.
05:36Ils demandent la légalisation d'un certain nombre de drogues, voire de drogues plus difficiles.
05:42C'est plus dur.
05:43Donc, idéologiquement, il n'y a pas le même rapport.
05:45Après, il y a d'autres portes d'entrée.
05:46Il n'y a pas que les caméras, évidemment, de vidéoprotection dans les mairies pour lutter contre le narcotrafic.
05:52Ça, ça saurait.
05:53Moi, je pense, c'est ma conviction qu'il faut taper très durement le consommateur.
05:57Ça veut dire quoi ?
05:58C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les amendes qui sont assez légères me semblent ne pas remplir leur mission.
06:04Mais ça veut dire que lorsque...
06:05Ils ont augmenté, là.
06:06Il y a un projet de...
06:06Oui, oui, mais...
06:07Elles ont, elles ont...
06:08Mais d'accord, mais ce n'est pas suffisant.
06:09C'était dans les tuyaux.
06:10Et puis, il y avait la campagne de publicité de Bruno Retailleau qui tapait, justement.
06:15Alors, j'y viens.
06:15D'un côté, lorsqu'elles ne sont pas payées, il faut, j'allais dire, responsabiliser les familles.
06:22C'est-à-dire que, grosso modo, une famille qui abrite des personnes qui sont condamnées pour stupéfiants doit être,
06:29si elle occupe un logement social, doit en être exclue.
06:31On ne peut pas bénéficier de la solidarité nationale quand, d'un autre côté, on a ces gamins...
06:35Il faut faire des allocations aussi qui sont faites à ces familles, par exemple.
06:38Absolument.
06:38Il faut mettre tout en œuvre.
06:39Ça, c'est pour ceux qui vivent, finalement, de la solidarité nationale.
06:42Mais ceux qui ne vivent pas dans la...
06:43Voilà.
06:44Mais il n'y a pas chez les consommateurs que des gens qui vivent de la solidarité nationale.
06:48On connaît tous.
06:49Parce qu'aujourd'hui, je notais qu'il y avait, je crois, 9,5% des Français qui reconnaissaient avoir
06:54consommé de la cocaïne.
06:55Eh bien, ça veut dire qu'il y a aussi des gens qui sont des cadres subs,
06:58qui sont des gens insérés dans la vie professionnelle.
07:01Et je pense qu'eux, lorsqu'ils iront une journée devant un tribunal,
07:06qu'ils prendront des travaux d'intérêt généraux,
07:08qu'ils devront déposer leur RTT au lieu de partir en week-end au Cap-Ferret,
07:11et qu'ils iront nettoyer les toilettes des collectivités locales...
07:16Je sens qu'on va avoir le coup de fil du maire du Cap-Ferret qui vous cite...
07:19C'est plutôt un compliment.
07:20C'est plutôt un compliment de partir en week-end dans sa commune.
07:23Une fois que vous avez tapé sur les consommateurs,
07:25comment vous reprenez le contrôle dans ces quartiers ?
07:26Parce que c'est de ça aussi dont on parle, à Nantes comme ailleurs.
07:29Comment vous assumez-vous demain aux responsabilités d'envoyer les policiers,
07:32reprendre le contrôle avec ce que ça peut générer comme...
07:35Il y a plusieurs... Il y a aussi la réponse pénale.
07:38Il y a aussi la justice des mineurs.
07:40Vous avez bien noté que dans tous les faits de délinquance,
07:42on a une surreprésentation des mineurs,
07:44une surreprésentation de l'immigration.
07:46Tant qu'on n'aborde pas ces deux sujets,
07:48les mineurs, la réponse pénale des mineurs,
07:50et l'immigration dans notre pays...
07:52Je rappelle aussi que la drogue, la tenue de nos frontières également.
07:56La drogue, elle n'arrive pas de la planète Mars.
07:58Elle arrive par ou les mers ou par les frontières qui n'existent plus.
08:02Et bien tant que vous ne prenez pas le contrôle de tout ça,
08:04vous ne pouvez pas, évidemment, lutter contre le narcotrafic.
08:07Il y a des pays qui réussissent à peu près,
08:09qui en tous les cas mènent ces combats
08:11et qui s'en sortent plutôt mieux.
08:12Ça ne veut pas dire...
08:13Souvent, on cite le Salvador sur votre antenne
08:16comme un pays excessivement répressif,
08:18mais je pense qu'il y a aussi...
08:19C'est un modèle, le Salvador ?
08:20Non, je n'ai pas de pays modèle, moi.
08:23Mais il y a aussi...
08:23Non, vous n'avez pas répondu que c'est un modèle pour vous ?
08:25Vous avez dit que vous n'avez pas de pays modèle, mais...
08:27Non, je n'ai pas de pays modèle, ce n'est pas un modèle pour moi.
08:29Parce que c'est trop coercitif ?
08:31Non, mais je dis que sur le narcotrafic...
08:32Parce que c'est trop violent ?
08:33Non, je dis que sur le narcotrafic...
08:35Je ne veux pas dire que le Salvador est un modèle pour moi
08:38dans l'ensemble de ses politiques.
08:39Je ne les connais d'ailleurs pas toutes.
08:41Mais sur le narcotrafic, ils ont réussi quelque chose en tous les cas.
08:44Mais il n'y a pas qu'eux.
08:45Il y a des pays en Asie,
08:48je ne veux pas dire de bêtises,
08:49mais je pense que c'est la Corée du Sud, par exemple,
08:52qui est très dure dans la consommation de stupéfiants.
08:55Je ne les ai pas en tête.
08:57La réponse pénale, ça veut dire quoi concrètement ?
08:58Ça veut dire prison ferme immédiatement
09:00lorsque vous êtes un trafiquant de drogue ?
09:02Bien sûr, et isolation,
09:05refus de peine aménagée pour des trafiquants de drogue.
09:09Je veux dire, tout est à revoir de ce côté-là.
09:11On le sait très bien.
09:12Mais tant qu'on ne s'attaque pas à la...
09:13C'est très bien, mais personne ne fait rien.
09:15Ah, parce qu'il n'y a pas de volonté politique.
09:17Il y a quand même eu les prisons d'Armanin, là.
09:18Non, non, il n'y a pas de volonté politique.
09:19Il n'y a pas de volonté politique.
09:19Et puis, surtout, on ne peut rien voter à l'Assemblée,
09:21vous le savez bien.
09:22Oui, enfin, je pense qu'on peut trouver...
09:24Est-ce que vous avez vu un texte majeur
09:26qui a été voté dernièrement à l'Assemblée nationale ?
09:28Non, mais je suis d'accord avec vous.
09:29On a même dû suspendre la réforme des retraites.
09:32Bien sûr que la situation politique
09:35que nous dénonçons
09:36et qui est le fait des magouilles
09:39des macronistes avec l'extrême-gauche
09:41qui a abouti à ce schéma-là
09:43empêche la France d'avancer, évidemment.
09:45Mais d'abord, il faut une volonté politique.
09:47Les macronistes vous répondent
09:47que vous votez des textes avec l'EFI
09:49et que vous votez des textes contre les macronistes.
09:51Non, mais monsieur...
09:52C'est magouille...
09:53Non, mais monsieur Dubino,
09:54à l'Assemblée nationale,
09:55à l'Assemblée nationale,
09:56surtout quand il y a trois blocs,
09:58tout le monde, un jour,
09:58vote avec quelqu'un d'autre.
09:59Ça existe toujours.
10:00On a voté des textes
10:02présentés par les macronistes,
10:03on a voté des textes
10:04présentés par les LR,
10:05on a voté des textes
10:06présentés par la gauche.
10:07Ils ont voté parfois des textes.
10:09Je pense que la gauche
10:09avait voté un amendement, d'ailleurs,
10:12sur le fait de sanctionner
10:14les entreprises
10:14qui touchaient des fonds publics
10:15et qui les localisaient,
10:16qui avaient été proposées
10:17par le député des Bouches-du-Rhône
10:18Emmanuel Taché.
10:19C'est la gauche qui avait permis
10:20de le voter.
10:21Donc, à un moment,
10:22il faut arrêter de dire
10:23machin, vote avec machin.
10:24À l'Assemblée nationale,
10:25quand il y a trois blocs,
10:26quand il y a des textes qui passent,
10:27c'est forcément...
10:27Il y a une magouille, c'est pour ça.
10:28C'est forcément qu'à un moment,
10:30il y a des majorités
10:31qui sont composites.
10:32Au-delà de cela,
10:33ce que je veux dire,
10:34c'est qu'il n'y a pas de capitaine,
10:35il n'y a pas de perspective,
10:36il n'y a pas de vision
10:37et puis il n'y a pas d'autorité.
10:39Monsieur Nunez,
10:40il est dépassé
10:41par les événements.
10:42Je ne lui en fais pas le procès
10:43à lui-même, j'allais dire.
10:45Simplement,
10:45c'est qu'il n'y a pas d'impulsion
10:47au plus haut niveau de l'État.
10:49Une pause dans ce grand rendez-vous
10:50et on revient dans un instant
10:51sur CNews et sur Europe 1.
10:53À tout de suite.
10:56Suite du grand rendez-vous
10:57avec Sébastien Chenu,
10:58vice-président de l'Assemblée nationale
10:59et vice-président du Rassemblement national.
11:02La présidentielle 2027
11:04commence à prendre
11:05avec des meetings politiques
11:07qui s'organisent ici et là.
11:09Sébastien Chenu,
11:10Gabriel Attal, par exemple,
11:12qui vient de sortir un livre
11:12et qui, nous dit-on,
11:14va se déclarer candidat
11:15peut-être cette semaine.
11:17C'est ce qu'on a pu lire.
11:18Comment est-ce que vous vous expliquez
11:19presque paradoxalement
11:21que Jean-Luc Mélenchon
11:23est très très bas
11:24dans les sondages ?
11:26Est-ce que vous le prenez,
11:26Jean-Luc Mélenchon,
11:27comme un candidat
11:28à prendre à la légère
11:29sachant qu'on se souvient tous
11:31qu'en 2022,
11:32il lui manquait 400 000 voix
11:33pour figurer au second tour ?
11:35Non, moi, je ne sous-estime pas
11:37Jean-Luc Mélenchon.
11:38Je crois même
11:38qu'il est un candidat dangereux
11:39dans tous les sens du terme.
11:42Dangereux dans le sens
11:42où il peut,
11:44et moi, c'était ma modeste prédiction,
11:46accéder au second tour
11:48de l'élection présidentielle
11:49parce que je crois
11:50qu'un premier tour
11:51d'une présidentielle,
11:52c'est la continuité,
11:53c'est la conclusion
11:54des cinq années de vie politique
11:55que nous avons menées.
11:57Et en cela,
11:58Jean-Luc Mélenchon
11:59est probablement celui
12:00qui est le plus articulé
12:01à gauche
12:01pour pouvoir accéder
12:02au second tour.
12:04Parce que ?
12:05Le plus articulé ?
12:06Parce qu'il écrase les autres,
12:08qu'il représente
12:08une offre politique
12:09qui fait naître,
12:10je le regrette bien,
12:11mais un espoir
12:12chez un certain nombre
12:13de personnes
12:13dans notre pays,
12:15qu'il n'est pas usé
12:17ou macronisé
12:20par le pouvoir macroniste,
12:22c'est-à-dire
12:22qu'il ne s'est pas compromis,
12:23contrairement au Parti socialiste
12:25qui a sauvé la tête
12:26d'Emmanuel Macron.
12:26Je pense qu'il est lisible
12:28pour un certain électorat
12:30de gauche
12:30ou d'extrême-gauche
12:31dans notre pays.
12:32Je ne le redoute pas
12:34dans le sens
12:34où je pense
12:34que son offre politique
12:36est perçue
12:37comme inquiétante
12:38pour une majorité
12:39de Français,
12:40mais je crois
12:41qu'il est aujourd'hui
12:41celui qui est le plus
12:42en capacité
12:42d'accéder au second tour.
12:44Est-ce que c'est pour vous
12:44le principal adversaire
12:46où Marine Le Pen dit
12:47que ce n'est pas
12:48Jean-Luc Mélenchon,
12:49c'est plutôt Edouard Philippe ?
12:50Nous, on veut être face
12:51à Edouard Philippe
12:51au second tour.
12:52Je crois que Marine Le Pen
12:53a raison,
12:53ça fait longtemps
12:54qu'elle dit ça
12:54parce qu'elle explique
12:55qu'une élection
12:56face à Jean-Luc Mélenchon
12:58aurait créé
12:59un phénomène de rejet
13:00qui ne serait pas
13:01quelque part bénéfique
13:02au débat public.
13:03De rejet, c'est-à-dire ?
13:04C'est-à-dire que
13:05Jean-Luc Mélenchon
13:06fait tellement peur
13:07qu'il y aurait
13:07un phénomène de rejet
13:08qui électoralement
13:10peut nous permettre
13:10de gagner,
13:11peut nous permettre,
13:12ce ne sera pas
13:12si simple.
13:13C'est Jean-Luc Mélenchon
13:13qui fait peur,
13:13ce n'est pas Marine Le Pen.
13:15C'est Jean-Luc Mélenchon
13:15qui fait peur.
13:16Ça serait plus facile
13:17face à Jean-Luc Mélenchon.
13:17Ça serait un rejet
13:18qui est favorable.
13:19Mais face à Édouard Philippe,
13:20on aurait une qualité
13:21de débat,
13:22d'offre politique
13:23et aussi de capacité
13:25ensuite à pouvoir
13:28confronter un bilan,
13:29celui d'Édouard Philippe,
13:30à une proposition,
13:32celle de Marine Le Pen,
13:33qui serait plus intéressante
13:34pour les Français.
13:35parce que Jordan Bardella,
13:36lui, a plutôt dit le contraire.
13:37Lui, il a l'air de privilégier
13:39un face-à-face
13:39face à Jean-Luc Mélenchon.
13:41Je vous ai dit
13:42que ma conviction,
13:42c'était que Jean-Luc Mélenchon
13:43était probablement celui
13:44qui était le plus capable
13:46d'abord, c'est les Français
13:47qui vont choisir
13:48qu'ils envoient.
13:49Mais ce n'est pas
13:49les mêmes combats.
13:51D'un côté,
13:52ce sera une élection
13:52qui se ferait sur le rejet
13:53d'un homme,
13:54j'allais dire le rejet
13:55les yeux fermés
13:55de beaucoup de Français.
13:57De l'autre côté,
13:58ce serait une confrontation
13:59de projets politiques,
14:01d'offres politiques
14:02dont l'un, celui d'Édouard Philippe,
14:03est totalement plombé
14:04par son bilan.
14:05C'est amusant
14:05que vous parliez de rejet
14:07uniquement pour Jean-Luc Mélenchon.
14:09Je reprends ma question
14:10de tout à l'heure
14:10parce que quand vous interrogez
14:12notamment certaines personnes
14:13du Bloc central,
14:17je ne veux pas parler
14:18des footballeurs
14:20qui eux maintenant disent,
14:22je pense à Kylian Mbappé
14:23qui dit que c'est l'ERN avant tout.
14:25En tout cas,
14:25quand il y a un rejet,
14:26souvent c'est rejet des extrêmes,
14:27aussi bien l'ERN
14:28que l'FI.
14:29Je ne vais pas parler
14:30que de rejet pour Jean-Luc Mélenchon
14:31parce que je vous ai dit
14:32qu'il suscitait aussi un espoir
14:33pour un certain nombre
14:34de nos compatriotes
14:35et que je le regrettais.
14:37Certains espèrent beaucoup du RN
14:38et d'autres rejettent l'ERN
14:40et c'est assez brutal.
14:42Le bloc central
14:43qui va de Bruno Retailleau
14:45à Raphaël Glucksmann
14:46en passant par Gabriel Attal
14:48n'a plus d'idées à vendre
14:50et donc joue sur la diabolisation,
14:53la peur,
14:54le fait d'empêcher...
14:54Pourquoi ça ne fonctionnerait pas
14:55cette fois-ci ?
14:55Parce qu'on les a vus à l'oeuvre.
14:57Vous évoquez
14:58Edouard Philippe
14:59face à Marine Le Pen
14:59ou Jordan Bardella.
15:00En quoi le rejet,
15:01la diabolisation
15:02ne fonctionnerait pas
15:03alors qu'elle a fonctionné déjà
15:04pour Emmanuel Macron
15:05à deux reprises ?
15:05Parce que je pense
15:06que le bloc central
15:07n'est plus capable
15:07de faire une offre
15:09pour notre pays
15:10qui soit porteuse d'espoir
15:11parce que nous sommes
15:12à 8% de chômeurs,
15:13parce qu'ils ont appauvri la France,
15:14qu'ils ont désindustrialisé
15:15notre pays,
15:17qu'ils l'ont insécurisé,
15:19qu'ils l'ont suradministré,
15:20que ça fait 10 ans
15:21qu'ils sont au pouvoir
15:22et que le pays
15:23n'a jamais été
15:24en si mauvais état
15:25que depuis que le bloc central...
15:27Vous avez vu le rejet
15:27de la politique
15:28d'Emmanuel Macron ?
15:29Je pense que le plus fort
15:30des rejets,
15:31au-delà de Jean-Luc Mélenchon
15:33et pour certains
15:34peut-être du Rassemblement National,
15:35c'est celui
15:35de la politique
15:36menée par le bloc central.
15:37Je pense que
15:38c'est un point
15:38qui fait convergence
15:40chez une majorité
15:41de Français,
15:42c'est le rejet
15:43de la politique
15:43d'Emmanuel Macron
15:44et de ses alliés
15:45et de tous ceux
15:46qui ont participé
15:47à cette œuvre
15:48néfaste pour le pays.
15:49Je pense que
15:49plus jamais ça,
15:50plus jamais les Français
15:52ne voudront
15:53donner les clés du pays
15:54à Edouard Philippe,
15:55à Gabriel Attal,
15:56à tous ces gens
15:57qui ont abîmé
15:58à ce point notre pays,
16:00qui l'ont ruiné
16:00et qui font qu'aujourd'hui,
16:02on n'est pas très loin
16:03d'ailleurs de la récession
16:04et qu'aujourd'hui,
16:06les gens s'inquiètent
16:07à la fois pour sortir
16:08de chez eux,
16:09à la fois pour savoir
16:10si en travaillant
16:12ils vont réussir
16:12à s'en sortir.
16:13Je veux dire,
16:14ils ont loupé.
16:15Il n'y a pas un domaine
16:16dans lequel ils ont réussi.
16:17Citez-moi un domaine
16:18de l'éducation
16:19à l'industrie,
16:21des comptes publics
16:22à la sécurité
16:23en passant par l'immigration.
16:25Citez-moi un domaine
16:25dans lequel ça a marché.
16:27Rien n'a fonctionné.
16:28Ce bilan,
16:29il est pathétique.
16:30Ce bilan,
16:31il est scandaleux.
16:32Et donc,
16:32par conséquent,
16:33je pense que
16:33tous ceux qui ont
16:34de près ou de loin
16:34été liés
16:35à cette politique-là...
16:36Donc ça fonctionne
16:37pour Gabriel Attal,
16:39pour Édouard Philippe,
16:40deux anciens premiers ministres.
16:41Donc vous diriez
16:42qu'Édouard Philippe
16:43qui part dans les sondages
16:45comme étant celui
16:45qui serait le seul
16:46à pouvoir battre
16:47par exemple
16:47le Rassemblement National
16:48à un second tour...
16:50Non, non.
16:51Non, non.
16:51Je pense que
16:52notre offre politique,
16:53les propositions
16:54de Marine Le Pen
16:55lors d'une présidentielle
16:56ou de Jordan Bardella
16:58réussiront d'abord
16:59à convaincre
17:00plus largement
17:00les Français
17:01que celle d'Édouard Philippe.
17:02Mais où est-ce que
17:03vous mettez le RN
17:03sur le curseur ?
17:04Parce que certains
17:05se posent la question
17:06est-ce que le RN
17:07est de droite ?
17:08Est-ce que le RN
17:09est de gauche ?
17:10Est-ce que le RN
17:10est libéral ?
17:11Est-ce que le RN
17:11est social ?
17:12Qu'est-ce que vous répondez ?
17:13On est un parti souverainiste
17:15avec une conscience sociale
17:16affirmée.
17:17Donc on n'est pas
17:17des ultra-libéraux,
17:18ça c'est sûr,
17:19mais on est pour un modèle
17:20de société
17:20dans lequel l'emploi,
17:22la croissance,
17:23la productivité
17:24sont des vecteurs importants
17:26pour la richesse du pays.
17:27Avant de répartir
17:27de la richesse,
17:28il faut d'abord la créer.
17:29Donc on est pour
17:30le soutien à la croissance,
17:31le soutien à la valeur travail,
17:32sans quoi ça nous positionne
17:35plutôt proche des valeurs
17:36qui sont celles du mérite,
17:38du travail,
17:38de l'effort
17:39qu'on considère
17:39comme étant plutôt à droite,
17:40mais comme on a
17:41une forte conscience sociale
17:42parce qu'on ne sera jamais
17:43dans une politique
17:44qui est celle de dire
17:45mort aux pauvres,
17:47eh bien nous ne sommes
17:48pas catalogables,
17:49nous sommes au-delà
17:50de la droite et de la gauche,
17:51mais on l'a toujours dit
17:52et c'est ce qui fait que...
17:53Vous n'êtes pas un homme de droite ?
17:55Moi je me suis construit à droite
17:56mais aujourd'hui
17:57je ne peux pas être réduit
17:57à la droite.
17:58On ne peut pas être réduit
17:59à être de droite.
18:00Jordan Bardella explique
18:01qu'il n'est pas de gauche
18:02donc on comprend
18:02qu'il est de droite.
18:03Vous, vous êtes de droite ?
18:05Dire que je serais de gauche
18:06serait ridicule,
18:06ça ne correspond pas du tout
18:07à ma construction personnelle.
18:09Je me suis construit à droite,
18:10j'ai une forte conscience sociale,
18:12je suis souverainiste,
18:13ça a été le fil rouge
18:14de mes engagements politiques
18:15tout au long de ma vie.
18:16J'ai voté contre
18:16toutes les dispositions,
18:19propositions liées
18:19à cette construction européenne
18:20qu'on nous fourgue
18:21depuis des années
18:22et moi je pense qu'aujourd'hui
18:23nous avons dépassé,
18:24ce n'est pas du tout
18:24en même temps.
18:25Macron c'était
18:26et la droite et la gauche
18:27et on a eu
18:27et le pire de la droite
18:28et le pire de la gauche.
18:28Nous on est au-delà de tout ça.
18:30Je vais poser la question différemment.
18:31Demain, lorsqu'il y aura
18:32les élections législatives
18:33après la présidentielle,
18:34si vous devez ouvrir
18:35votre majorité
18:35à votre formation politique,
18:36vous irez plutôt avec la droite
18:37ou plutôt avec la gauche ?
18:38Non mais on l'ouvrira
18:39sur une base programmatique
18:41et viendra qui voudra.
18:42Et aujourd'hui c'est vrai
18:43que lorsque je vois
18:44les électeurs LR,
18:46je pense qu'ils ont
18:47beaucoup de choses
18:47en commun avec nous
18:49mais quand je vois
18:49et je le vois dans le Nord
18:50des électeurs
18:51qui toute leur vie
18:52ont voté à gauche
18:52mais qui sont attachés
18:53aux mêmes valeurs,
18:54au travail,
18:55à l'effort,
18:56à une certaine forme
18:57d'identité du pays,
18:59ils sont les bienvenus.
19:00C'est tenu d'avoir les deux
19:00en même temps ?
19:00Mais bien sûr
19:01parce qu'en fait ce qui nous...
19:02C'est le retour du en même temps ?
19:03Non, je viens de vous expliquer
19:04que ce n'était pas en même temps,
19:05c'était au-delà.
19:06En même temps c'était
19:07et la droite et la gauche.
19:08On n'est pas pour
19:08et la droite et la gauche,
19:09on est au-delà de la droite
19:11mais Marine Le Pen
19:12l'a dit 100 fois.
19:12Donc on essaie
19:13de nous enfermer
19:14si vous voulez
19:14dans des écoles de pensée
19:16où on est libéral
19:17ou marxiste en fait.
19:18Ce n'est pas ça,
19:18c'est que les Français
19:19ont besoin de visibilité.
19:21Bien sûr, c'est assez clair.
19:22Moi je pense comme vous
19:23et comme beaucoup
19:24d'autres responsables politiques
19:26ce qui est important
19:27c'est le programme.
19:28Mais la vérité
19:30c'est que les gens
19:31ont besoin d'incarnation
19:32et quand il y a une incarnation
19:33il y a une étiquette dessus
19:34et donc c'est pour ça
19:35qu'on vous pose cette question
19:36et de la même façon
19:37vous dites souvent
19:38les LR,
19:39je reprends ce que vous venez de dire,
19:40les LR finalement
19:41on leur tend la main
19:42moi je me souviens
19:42de Jordan Madera
19:43qui disait
19:44je tends la main
19:45à une droite sincère
19:48vous dites
19:48mais ils se sont compromis
19:49avec les Macronistes
19:51ça c'est leur problème
19:52c'est les dirigeants LR
19:53sur le gouvernement
19:54mais par exemple
19:55Reconquête
19:56Reconquête
19:56c'est un mystère
19:57pour beaucoup d'électeurs
19:58de droite
19:59en disant
20:00mais pourquoi est-ce que
20:00le RN ne fonctionne pas
20:02avec Reconquête
20:02parce que s'il y a bien
20:03un parti qui ne s'est pas
20:04compromis avec les Macronistes
20:05et bien Reconquête
20:05Oui mais enfin
20:06les excès
20:07qu'ils soient verbaux
20:08ou en termes de proposition
20:09pendant la présidentielle
20:10d'Éric Zemmour
20:11l'ont quand même
20:11largement disqualifié
20:13pour pouvoir participer
20:14demain
20:16Non mais leurs électeurs
20:17sont les bienvenus
20:18on leur tend la main
20:19Éric Zemmour
20:20si vous voulez
20:20qu'on reparle
20:21d'un certain nombre
20:21d'excès
20:23de verbaux
20:23ou de propositions
20:25pendant la présidentielle
20:26sincèrement
20:26ce n'est pas au niveau
20:27de ce qu'on attend
20:27Donc tout est ajouté
20:28d'en Reconquête ?
20:28Non je viens de vous dire
20:29il y a effectivement
20:30d'abord des électeurs
20:31qui sont sincères
20:31il y a en revanche
20:32je pense un appareil
20:33et un homme
20:34qui n'est pas au niveau
20:35de ce qu'on attend
20:36pour redresser le pays
20:37il y a des choses
20:38intéressantes chez Sarah Knafo
20:39en particulier
20:40lorsqu'elle copie
20:40le programme
20:41du Rassemblement National
20:42parce que Sarah Knafo
20:43qu'on nous présente
20:44comme quelqu'un
20:45d'hyper érudit
20:46intelligent
20:46elle l'est probablement
20:47bon c'est surtout
20:48quelqu'un qui un peu
20:49en classe
20:49devait zioter
20:50la copie du voisin
20:52et copier ce qu'il y avait
20:52puisque toutes les propositions
20:54qu'elle fait
20:54sont des propositions
20:55qui émanent
20:56du programme
20:57du Rassemblement National
20:57Donc pour vous
20:58l'union des droites
20:59c'est toujours niette ?
21:00Mais c'est pas comme ça
21:01qu'il faut présenter les choses
21:02parce que
21:02bah non
21:04il faut élargir au maximum
21:05tendre la main au maximum
21:07aux électeurs
21:07moi ce que je crois
21:08mais les appareils politiques
21:10de droite
21:11sont des appareils
21:11qui ne sont pas
21:12ce que disait finalement
21:13Jordan Varela
21:14qui ne sont pas sincères
21:16les LR se compromettent
21:17avec le macronisme
21:19enfin aujourd'hui
21:20on a encore des ministres LR
21:21dans le gouvernement
21:21madame Genevart
21:22ministre de l'Agriculture
21:23qui accepte le Mercosur
21:24qui signe le Mercosur
21:25elle est toujours
21:26elle pointe toujours
21:27elle pointe toujours
21:27chez les LR
21:28suspendu
21:28oui suspendu
21:29enfin c'est comme si
21:31de rien ne se passait
21:32donc si vous voulez
21:33moi je pense que les appareils
21:34les appareils politiques
21:36de droite
21:37sont insincères
21:38alors que leurs électeurs
21:39le sont
21:40Sébastien Chenieux
21:41est l'invité du Grand Rendez-vous
21:42Europe 1 CNews
21:43les échos
21:43la suite
21:44dans un instant
21:45on va parler d'économie
21:49toujours au Grand Rendez-vous
21:50avec Sébastien Chenieux
21:52vice-président du RN
21:54et vice-président
21:54de l'Assemblée Nationale
21:56Sébastien Chenieux
21:56vous dites que vous êtes
21:57un souverainiste
21:58vous n'avez pas dit
21:59que vous étiez un libéral
22:00Gabriel Attal et Bruno Retailleau
22:02dans un autre genre
22:03veulent remettre
22:04les Français au travail
22:06alors évidemment
22:07il n'est pas question
22:07de viser ceux qui travaillent
22:08déjà beaucoup
22:09mais plutôt que ceux
22:10qui bénéficient
22:11de diverses aides sociales
22:12qui se rendent compte
22:12qu'en faisant un petit boulot
22:14ils touchent moins
22:15qu'en touchant uniquement
22:16les aides sociales
22:17vous qu'est-ce que vous proposez
22:18sur le travail
22:19en France ?
22:20Bon plusieurs choses
22:21d'abord évidemment
22:23il y a un certain nombre
22:24de j'allais dire
22:25de gens qui fraudent
22:26en haut et en bas
22:27on le sait
22:28fraude sociale
22:28fraude fiscale
22:29et Marine Le Pen
22:30c'est sur les rangs
22:31avec Jean-Pierre Farandou
22:32qui a fait un projet de loi
22:33sur la fraude fiscale
22:34et la fraude sociale
22:35d'accord
22:35il a récupéré combien
22:36pour l'instant ?
22:37Il a chiffré pour l'instant
22:38les prestations sociales
22:39aux étrangers
22:41par exemple
22:41et je ne parle pas
22:42uniquement de la fraude
22:43je parle aussi
22:43de ce que ça peut coûter
22:44les prestations sociales
22:45aux étrangers
22:46c'est 20 milliards d'euros
22:47par an
22:48aux étrangers
22:49aux gens qui ne sont pas
22:49de nationalité française
22:50et qui ne
22:51prestations sociales
22:54non contributives
22:54évidemment
22:55quand on contribue
22:57quand on travaille
22:57quand on paye des cotisations
22:59évidemment on a le droit
23:00à une allocation de chômage
23:00je parle des contributions
23:02des prestations
23:04des prestations sociales
23:05aux étrangers
23:06oui bien entendu
23:07nous n'allons pas
23:08continuer
23:10à épauler
23:10le monde entier
23:11qui vient chez nous
23:12en tous les cas
23:13il y a 20 milliards d'euros
23:13à récupérer de ce côté là
23:14sur la valeur
23:15et sur l'aspect du travail
23:16deux choses
23:17d'abord il faut créer
23:17de la croissance
23:18on ne fera rien
23:19dans notre pays
23:19sans croissance
23:20c'est à dire
23:21il faut de l'industrie
23:22moi par exemple
23:23permettez-moi cette incise
23:24je suis un peu inquiet
23:26lorsque je vois
23:26ce que Alstom
23:28dans mon département du nord
23:30à Crépins
23:30à Petite Forêt
23:32est en train de faire
23:32c'est du matériel ferroviaire
23:33Alstom
23:34il y a un plan opérationnel
23:35qui va être dévoilé
23:36pour 2027
23:37on est assez inquiet
23:38il y a un plan de vigilance
23:39je suis inquiet
23:40sur Stellantis
23:41à Ordin
23:42et à Valenciennes
23:43Ordin c'est dans ma circonscription
23:44c'est l'industrie automobile
23:46quand on voit
23:46que l'Union Européenne
23:47nous met en concurrence
23:48frontale
23:49avec d'autres pays
23:50et qu'elle laisse
23:51l'industrie automobile
23:51avec le fantasme aussi
23:52de la voiture électrique
23:53elle laisse
23:54le fantasme
23:55oui le fantasme
23:56de la voiture électrique
23:58c'est-à-dire que
23:58tout électrique
23:59vous pensez toujours
24:00au lait en diesel
24:01en 2080 ?
24:02non mais obligé
24:03au tout électrique
24:04dans les 5 années
24:06qui nous séparent
24:07de cette obligation
24:08je pense que
24:08c'est la ruine
24:12de notre automobile
24:13c'est repoussé
24:14oui oui
24:15et bien
24:16continuons à repousser
24:17les choses
24:17parce que moi je pense
24:18que ce qu'il faut
24:18c'est garantir l'emploi
24:20garantir l'industrie française
24:21et permettre évidemment
24:22à nos industries
24:23de faire
24:24les évolutions
24:25nécessaires
24:26mais dans le temps
24:27sans leur donner
24:28des obligations
24:29qui soient insupportables
24:30et sans qu'elles soient
24:32mises en concurrence
24:32de façon totalement déloyale
24:34avec des pays
24:34comme la Chine
24:35donc d'un côté
24:36de la croissance
24:37de l'industrie
24:38d'autre côté
24:39il faut faire entrer
24:40les jeunes
24:41plutôt sur le marché
24:42du travail
24:43enfin je veux dire
24:43s'il y a bien quelque chose
24:44les crédits
24:45j'en profite pour le dire
24:46les crédits sur l'insertion
24:48professionnelle
24:48par exemple
24:49sont en baisse
24:50dans le projet de budget
24:51de monsieur Lecornu
24:51c'est-à-dire qu'il fait
24:53exactement l'inverse
24:53de ce qu'il faudrait faire
24:54je me souviens
24:55il y a 20 ans
24:55Jean-Louis Borloo disait
24:57on devrait mettre
24:58la formation professionnelle
25:00l'insertion professionnelle
25:01des jeunes
25:02comme un ministère d'état
25:03au centre de nos politiques
25:04publiques
25:05plus de jeunes au travail
25:06mais aussi plus de seniors
25:07non ?
25:08alors j'y viens
25:08c'est l'autre bout
25:10évidemment j'y viens
25:11mais sur les jeunes
25:12ça veut dire aussi
25:13probablement revoir
25:14l'orientation
25:14au niveau scolaire
25:16beaucoup plus tôt
25:17c'est-à-dire qu'il y a
25:17une révolution à mener
25:18aussi au niveau scolaire
25:20donc là
25:21c'est un vecteur
25:22qu'il faut
25:22la liberté d'orientation
25:24par exemple
25:24on pourrait revenir dessus
25:25et plus
25:26dans les mêmes filières
25:27par exemple
25:28il faut aider
25:30les jeunes
25:31à s'orienter
25:31plus tôt
25:32vers des voies
25:33qui sont connectées
25:34à la réalité économique
25:35et sociale
25:36de notre pays
25:37parce qu'après
25:37vous faites des générations
25:38de gens
25:38qui ne trouvent pas de boulot
25:39qui sont aigris
25:40d'avoir eu 5 ans
25:416 ans de fac
25:43et d'avoir des masters
25:44les facs de psychos
25:44les facs de sociaux
25:45je ne vais pas revenir
25:46sur les facs de sociaux
25:47j'ai déjà eu suffisamment
25:48d'inconvénients
25:50avec des sociologues
25:52ou des profs de sociaux
25:53lorsque j'avais caricaturé
25:54je ne voulais pas les blesser
25:55d'ailleurs
25:56mais ce que je veux dire
25:57c'est qu'il faut
25:58des filières
26:00qui soient en rapport
26:01avec l'industrie
26:02avec les métiers
26:05qui font la croissance
26:06de demain
26:07l'intelligence artificielle
26:08également
26:09il nous faudra
26:09des datas scientifiques
26:11parlons aussi des seniors
26:12parce qu'en France
26:12le nombre de seniors
26:13au travail
26:14est très faible
26:15plus faible
26:16que dans tous les pays voisins
26:17et vous défendez toujours
26:19la retraite à 62 ans
26:20voire même
26:21le retour à la retraite
26:22à 60 ans
26:23mais ce que nous défendons
26:24c'est le fait
26:25de pouvoir
26:25pour les seniors
26:27comme vous dites
26:27de pouvoir travailler
26:28le plus longtemps possible
26:29de ne pas être au chômage
26:30à la fin de leur carrière
26:31car vous avez beaucoup
26:32de seniors
26:32qui se retrouvent
26:33ce qui coûte très cher
26:34au compte public d'ailleurs
26:35au chômage
26:36en fin de carrière
26:36qui terminent leur carrière
26:37professionnelle
26:38pendant 2, 3, 4 ans
26:39de période de chômage
26:40c'est sur ça
26:41qu'il faut évidemment
26:42mais vous parlez de croissance
26:43de retrouver la croissance
26:44et de remettre la retraite
26:46comme le dit Stéphane
26:46à 62
26:47voire à 60 ans
26:48comment est-ce que vous arrivez
26:49à combiner les deux
26:49mais je viens de vous expliquer
26:51faire travailler
26:51tous les français
26:53qui le peuvent
26:53plus tôt
26:54et plus tard
26:55selon leurs possibilités
26:57selon leur choix
26:57aller vers cela
26:58ouvrir davantage
26:59ces perspectives
27:00on a ce choix de société
27:02qui est très fort
27:02d'une retraite
27:03avec 42 années de cotisation
27:04je ne comprends toujours pas
27:05pourquoi on nous présente
27:06on présente notre projet
27:07de réforme des retraites
27:08toujours à travers
27:09uniquement l'âge
27:10sans rappeler que c'est 42 années
27:12de cotisation
27:12nécessaires par pays
27:14d'accord
27:15d'accord
27:15mais c'est quand même important
27:17il faudra avec nous
27:1942 années de cotisation
27:21pour pouvoir
27:22alors dans les métiers
27:23et dans les métiers pénibles
27:24c'est vrai que c'est un choix
27:24aussi de société
27:26donc de l'autre côté
27:27donc je l'ai dit
27:27de l'industrie
27:28de la croissance
27:29faire entrer plus jeune
27:30permettre de travailler
27:31aux seniors plus longtemps
27:32ça fait partie des leviers
27:33ce n'est pas ce qui a été fait
27:35accordé le mois
27:36durant ces dernières années
27:37et Marine Le Pen a dénoncé
27:38l'assistanat
27:39c'était à Mâcon
27:39le 1er mai
27:40alors ce n'est pas la première fois
27:41qu'elle emploie ce terme
27:42mais c'est quand même
27:42relativement rare
27:43dans les propos
27:44d'un dirigeant
27:45d'une dirigeante
27:46en l'occurrence
27:46du rassemblement national
27:47est-ce qu'on peut dénoncer
27:49l'assistanat
27:49et toujours parler
27:50à cette fibre sociale
27:52cette France sociale
27:52dont vous parlez aussi
27:54je pense par exemple
27:55à la ville de votre circonscription
27:56Denain
27:56c'est plus de 30%
27:57de taux de chômage
27:58est-ce que là-bas
27:59parler d'assistanat
27:59ça a du sens
28:00non mais il ne faut pas confondre
28:01l'assistanat et la solidarité
28:02l'assistanat
28:03les classes populaires
28:04qui travaillent
28:05qui se lèvent tôt le matin
28:05je parlais de Hordin
28:06tout à l'heure
28:06dans ma circonscription
28:07où il y a Stellantis
28:08donc ça veut dire
28:09le monde du travail
28:10c'est un monde d'ouvriers
28:11de salariés
28:12et bien ces gens
28:13qui font les 3-8
28:14qui se lèvent tôt
28:14qui travaillent la nuit
28:15etc
28:16et ils ont raison
28:17détestent ceux
28:18qui profitent d'un système
28:18que eux alimentent
28:19par leur travail
28:20et ils ont raison
28:21parce qu'il y a des gens
28:22qui profitent de ce système
28:23ça existe
28:24c'est pas un fantasme
28:25il y a trop d'assistanat
28:26en France aujourd'hui ?
28:26il y a une fraude sociale
28:28l'assistanat c'est la fraude
28:29c'est autre chose
28:35une politique sociale
28:37qui fait qu'on perd
28:37beaucoup d'argent public
28:41à alimenter
28:41d'abord le monde entier
28:42je l'ai dit
28:43et ensuite
28:43à alimenter
28:45probablement
28:45des gens
28:46qui n'ont pas envie
28:47de
28:48qui n'ont pas envie
28:49ou qui ne peuvent pas
28:50parce qu'il y a aussi
28:50un autre levier
28:52qui n'est pas activé
28:53tout à l'heure
28:53j'ai parlé de la formation
28:54professionnelle
28:55elle devrait être
28:55la formation tout au long
28:56de la vie
28:57moi je pense qu'il y a
28:58à travers l'orientation
28:59professionnelle
29:00la nécessité
29:00de former les gens
29:02on laisse trop de gens
29:03à l'abandon
29:03est-ce que vous
29:04demain au pouvoir
29:04il sera possible
29:05de gagner davantage
29:06en étant chez des aides sociales
29:08qu'elle en a travaillé
29:09le but c'est
29:10le but c'est de vivre
29:12de son travail
29:13on a une problématique
29:14salariale en France
29:15on a une problématique salariale
29:16moi je pense qu'en France
29:18les salaires
29:19ne sont pas assez élevés
29:20nous on a une proposition
29:22dans laquelle
29:22il n'y a pas de perdant
29:23c'est la hausse des salaires
29:25de 10%
29:25jusqu'à deux fois
29:26le SMIC
29:27en échange d'un gel
29:28des cotisations patronales
29:29il faut créer les conditions
29:30de ça
29:30ça doit se faire
29:31entre partenaires sociaux
29:32mais c'est à l'état
29:33de donner l'impulsion
29:34est-ce que les entreprises
29:35doivent augmenter les salaires
29:35j'y pense parce que
29:36Marie-Lise Léon
29:37la secrétaire de la CFDT
29:39ce matin dans une interview
29:41dit qu'avec le retour
29:42de l'inflation
29:42il faut que les entreprises
29:44qui dit-elles ont de l'argent
29:46augmentent les salariés
29:47vous êtes d'accord avec ça ?
29:48d'accord mais il faut créer
29:49il faut créer des conditions
29:49moi je vous porte
29:50la proposition
29:51du Rassemblement National
29:52qui permet de créer
29:53ces conditions-là
29:54donc effectivement
29:55ça fait partie
29:56des priorités
29:56mais on ne réussira
29:57tout ça qu'à partir
29:58du moment
29:58où on va
30:01désadministrer
30:01la suradministration
30:03de notre pays
30:03qui croule sous les normes
30:04qui croule sous
30:05la paperasse
30:06où on va permettre
30:07effectivement
30:08des gains de production
30:09forts
30:09où on va investir
30:11dans les métiers de demain
30:12et où on va aussi
30:13sur les impôts de production
30:13également
30:14pour les entreprises
30:14mais oui bien entendu
30:16mais là où il faut aussi
30:18mettre les feux
30:18je crois
30:19c'est je disais
30:21les métiers de demain
30:22sur lesquels
30:23je n'ai pas vu
30:24aujourd'hui
30:24le gouvernement
30:26alimenter la réflexion
30:27et j'allais dire
30:29mettre
30:29quelque argent
30:30dessus
30:31sur l'intelligence artificielle
30:31évidemment
30:32l'apprentissage
30:33ça c'est un acquis
30:34du macronisme
30:36vous ne pouvez pas le prester
30:37oui oui
30:37c'est peut-être
30:39le seul point
30:40sur lequel il y a eu
30:41peut-être quelque chose
30:42effectivement sur l'apprentissage
30:43même si
30:43dans les projets budgétaires
30:45les crédits
30:45rebaissent à nouveau
30:47donc ça veut dire
30:47qu'en fait
30:48ce n'est pas une politique pérenne
30:49et sans qu'il y ait
30:50de pérennité dans la politique
30:51en particulier
30:52en matière d'apprentissage
30:53vous n'aurez pas de résultat
30:54il faut qu'on reforme
30:55des médecins
30:55plutôt que d'en importer
30:56du bout du monde
30:57est-ce que
30:58dans votre politique
30:59il faut parfois
31:00j'allais dire
31:01s'inspirer du modèle
31:02anglo-saxon
31:03qui est un modèle
31:04ultra-libéral
31:05j'ai un entrepreneur
31:06par exemple sur mon plateau
31:07il y a quelques jours
31:07qui me disait
31:08les moins de 30 ans
31:11indemnité chômage
31:12trois mois maximum
31:13comme ça
31:13ça les met au travail
31:14est-ce que vous êtes
31:15pour ce genre
31:15de mesure
31:17de boost
31:18je ne crois pas
31:19que ce soit
31:20forcément un boost
31:21c'est coercitif
31:22mais en même temps
31:22au bout de 3 mois
31:23il n'y a plus rien
31:23mais présenté comme ça
31:25ça ne veut rien dire
31:25ça veut dire quoi
31:26moins de 3 ans
31:26c'est les entrepreneurs
31:27qui parlent aujourd'hui
31:28c'est des gens
31:29qui travaillent
31:29moi je vais vous dire
31:30je pense qu'il faut
31:31qu'on aide beaucoup
31:31les PME
31:32les TPE
31:33vous êtes prêt à garder
31:35un enfant
31:37ça pourrait être
31:37mon fils
31:38mais ma fille
31:39quelqu'un de 25
31:4026 ans
31:41à lui dire
31:41ben voilà
31:42tu as 18 mois de chômage
31:43et puis le temps
31:43que tu te retournes
31:44en général
31:45quand on sort des études
31:47et qu'on cherche du boulot
31:48on n'a pas 18 mois de chômage
31:49devant soi
31:50pour avoir 18 mois de chômage
31:51il faut avoir travaillé au moins
31:53déjà deux ans
31:53auparavant
31:54donc vous voyez
31:55tout ça n'est pas
31:55tout à fait cohérent
31:56avec la réalité
31:57moi je pense
31:58c'est ce que je disais
31:59que la solidarité nationale
32:01elle doit pouvoir s'exprimer
32:02en cas de coup dur
32:04mais pas uniquement
32:04d'ailleurs par les indemnités chômage
32:06mais elle doit être nationale
32:08là aussi où on a un problème
32:09c'est qu'on a un système social
32:10qui est merveilleux
32:10mais il est ouvert au monde entier
32:11donc à partir du moment
32:12où on rétrécit le périmètre
32:14on le réserve
32:15les conditions d'animisation du chômage
32:16ont été durcies là quand même
32:17ces dernières années
32:18oui mais et qu'est-ce que ça a permis
32:20vous y étiez plutôt défavorable
32:21ben oui qu'est-ce que ça a permis
32:22on est à 8% de chômage
32:23le chômage remonte
32:24c'est la culture économique
32:25je connais ces formules magiques
32:27je connais ces formules magiques
32:28qui disent
32:29il ne faut plus donner un euro
32:31à un chômeur
32:32il faut tout régimenter
32:34ça ne fonctionne pas comme ça
32:36comme l'idée de dire
32:36ah ben ils n'ont qu'à aller faire
32:375 heures dans une collectivité
32:39en échange d'indemnités
32:40d'allocations chômage
32:42ça ne marche pas
32:44ça ne marche pas
32:45pourquoi ?
32:45parce que lorsque vous arrivez
32:46dans une collectivité
32:47ou une entreprise
32:48on vous dit
32:48quelqu'un qui est là 5 heures
32:49qui n'a pas travaillé
32:50depuis un an ou deux
32:50il ne sait plus travailler
32:52il désorganise un travail
32:53il faut tout lui rapprendre
32:54il est à 5 heures
32:55il repart
32:55il revient la semaine d'après
32:56ce n'est pas ce qui fonctionne
32:58ce qui fonctionne
32:58c'est former les gens
33:00le plus jeune possible
33:01on continue
33:02le grand rendez-vous
33:03avec Sébastien Chenu
33:04dans quelques instants
33:05sur Europe 1 et sur CNews
33:09dernière partie
33:09du grand rendez-vous
33:10Europe 1 CNews
33:10les échos
33:11avec Sébastien Chenu
33:12vice-président de l'Assemblée nationale
33:13et vice-président
33:14du Rassemblement National
33:15Sébastien Lecornu
33:16doit présenter
33:17de nouvelles mesures
33:18la semaine qui vient
33:19sur le carburant
33:20vous attendez à quoi ?
33:20à rien
33:21son rafistolage
33:23bon monsieur Lecornu
33:24a gagné du temps
33:25avec l'antavirus
33:26ça lui a permis
33:27de repousser encore
33:29d'une semaine
33:29les mesures
33:31le bricolage d'aide
33:32qu'il promet
33:33aux français
33:34la réalité c'est que
33:35ce gouvernement
33:35n'a rien à proposer
33:36quelques bricolages
33:37par-ci par-là
33:38dont on voit
33:39il y a plus de sous
33:39monsieur Chenu
33:40ah oui
33:40mais attendez
33:41j'y viens
33:41bien sûr qu'il n'y a plus
33:42d'argent
33:42de la faute à qui ?
33:43la leur
33:44évidemment
33:44donc ça veut dire
33:45que les français
33:45sont deux fois victimes
33:46victimes de la mauvaise gestion
33:47de ce gouvernement
33:49et victimes
33:50lorsqu'il y a
33:50j'allais dire
33:51une difficulté
33:53à l'international
33:53les français se retrouvent
33:55victimes également
33:56de la politique internationale
33:58c'est le prix à la pompe
33:58pour tout le monde
33:59ou est-ce qu'il ne vaut pas
34:00mieux cibler
34:00les gens qui travaillent
34:02qui ont besoin
34:03de leur voiture
34:03pour travailler
34:03d'accord mais enfin
34:05je veux dire
34:06l'énergie
34:06les énergies
34:07c'est un bien
34:08de première nécessité
34:08vous ne pouvez pas vivre
34:10sans vous déplacer
34:11sans vous chauffer
34:11sans électricité
34:13donc nous on a considéré
34:14qu'effectivement
34:14il fallait des mesures pérennes
34:15ça ne date pas d'aujourd'hui
34:17la proposition qu'on fait
34:18de baisse de la TVA
34:19sur les carburants
34:20elle était déjà portée
34:21par Marine Le Pen
34:21en 2022
34:22donc c'est pas une mesure
34:23j'allais dire
34:24d'opportunité
34:25nous on considère
34:28et leur rendre
34:30du pouvoir d'achat
34:31on a fait
34:32depuis tout à l'heure
34:33je vous ai parlé
34:34des 20 milliards d'euros
34:34d'économies
34:35qu'on pouvait faire
34:36sur les aides sociales
34:36aux étrangers
34:38je peux vous dire
34:38qu'entre les éoliennes
34:39les subventions aux éoliennes
34:41les agences
34:42la contribution sociale
34:43la contribution à l'Union Européenne
34:44enfin je veux dire
34:45on en a des sources
34:46c'est 45 milliards
34:47c'est 45 milliards
34:48le carburant chaque année
34:49donc si vous trouvez
34:5045 milliards ailleurs
34:51très bien
34:51pendant la guerre en Ukraine
34:52c'était près de 10 milliards
34:54ce qu'on a versé
34:55pour soutenir
34:56le prix de la vassale
34:57j'entends
34:59qu'on nous noie
34:59sous les chiffres
35:00pour ne rien faire
35:01surtout
35:01je vous donne un chiffre
35:02qui est 45 milliards
35:04sur les contributions
35:05sur le carburant
35:05chaque année
35:06pour l'Etat
35:06est-ce que par exemple
35:07taxer les super profits
35:08des entreprises
35:08comme Total
35:09je sais que le Rassemblement
35:10National
35:10y est plutôt favorable
35:11vous disiez
35:12qu'il faut plus de croissance
35:13est-ce que c'est pas
35:13un peu antinomique
35:14ces deux propositions
35:15bien entendu
35:16qu'il faut une contribution
35:17des entreprises
35:18parce qu'elles ont aussi
35:19un rôle social
35:19dans le pays
35:20moi je veux pas
35:21tuer nos champions
35:21Total c'est un champion français
35:23faut pas tuer nos champions
35:24mais en revanche
35:25sur des sur-profits
35:27qui ont été faits
35:28en dehors de la stratégie
35:30d'entreprise
35:30par un environnement
35:33qu'ils ne maîtrisent pas
35:34eux-mêmes
35:34c'était le cas
35:35pendant le Covid
35:36pour certains
35:36ils ont fait des sur-profits
35:38il faut leur demander
35:39un geste
35:39ce geste
35:40ça peut être
35:40un plafonnement des prix
35:41c'est ce qu'ils font
35:42c'est ce qui se fait
35:43donc très bien
35:44Total contribue
35:46par ce plafonnement des prix
35:48à un geste de solidarité
35:50je pense qu'ils pourraient
35:51sinon c'est une sur-taxe
35:52parce qu'ils sont déjà
35:53sur-taxés
35:53sur l'impôt sur les sociétés
35:55comme toutes les grandes entreprises
35:56en France
35:56je viens de vous expliquer
35:58qu'il y avait
35:59sur les sur-profits
35:59quelque chose à faire
36:00qu'aujourd'hui
36:01ça pouvait prendre
36:02la forme du plafonnement
36:03des prix
36:04très bien
36:04mais je ne vois pas
36:05en quoi d'ailleurs
36:07une taxe sur les sur-profits
36:09peut à la fois
36:11handicaper
36:12le monde économique
36:13puisque ce sont des sur-profits
36:14et peut gêner
36:15qui que ce soit
36:17moi je crois beaucoup
36:18non mais moi je crois beaucoup
36:19au rôle social
36:20des entreprises
36:20dans notre pays
36:21et je pense que
36:22monsieur Pouyadé
36:23comprend tout à fait
36:24que lorsqu'il annonce
36:25que Total fait des dividendes
36:27incroyables
36:28cette année
36:28il a un devoir aussi
36:30vis-à-vis des Français
36:31il ne peut pas juste
36:31annoncer ça
36:32et dire aux Français
36:33on vous laisse
36:34à l'abandon
36:34de votre compréhension
36:36aujourd'hui
36:37c'est une première étape
36:38et je pense qu'aujourd'hui
36:39elle est entendable
36:40comme cela
36:40vous voulez nationaliser Total
36:42comme la dine
36:43Manuel Bompard
36:44non mais vous savez
36:47avec Manuel Bompard
36:48et la France Insoumise
36:49on n'aurait plus
36:49une goutte d'essence
36:50dans nos stations
36:50essence aujourd'hui
36:51parce qu'il ne vous a pas
36:52échappé que le pétrole
36:53on l'importe
36:53donc avec leurs mesures
36:55nous n'aurions pas
36:56une essence
36:56à 3 euros
36:58le litre
36:58nous n'aurions plus
36:59une goutte d'essence
37:00qui arriverait
37:00dans nos stations
37:01et les Français
37:02se rueraient
37:03sur les pays frontaliers
37:05donc ce n'est évidemment
37:07pas la solution
37:07Vous vous êtes surtaxés
37:08les entreprises
37:08qui font des...
37:09Non, non
37:10vous caricaturez un peu
37:11mon propos
37:12monsieur Dupont
37:12je vous ai dit
37:13qui font des entreprises
37:14qui font des sur-profits
37:15c'est-à-dire un moment
37:16très précis de leur histoire
37:18nous leur demandons
37:19un geste
37:19ce geste
37:20il est fait aujourd'hui
37:21par Total
37:21Qu'attendez-vous
37:22de Donald Trump
37:24pour débloquer la situation
37:25dans le détroit d'Harmouz
37:26je dis Donald Trump
37:27je pourrais dire aussi
37:28Emmanuel Macron
37:28je pourrais aussi citer
37:29les autres dirigeants
37:30comment est-ce que vous voyez
37:31la fin de ce conflit ?
37:32J'ai le sentiment
37:33un peu comme le disait
37:34Marine Le Pen
37:34que la France
37:35n'est pas vraiment associée
37:36c'est le moins qu'on puisse dire
37:37aux négociations
37:38entre Donald Trump
37:39les Chinois
37:40ça a été annoncé
37:40par le président de la République
37:41il n'est pas les légérants
37:42Oui d'accord
37:43mais enfin
37:44on peut être consulté
37:45moi je pense qu'on a des
37:47on a quand même
37:48la capacité
37:49nous on a une force navagne
37:50une force dans l'outre-mer
37:51etc
37:51on a de quoi peser
37:53dans les dialogues
37:55internationaux du monde
37:56on est encore
37:57on a un portavion
37:58ils en ont 14
37:59c'est pour ça qu'on plaide
38:00d'ailleurs pour en avoir
38:02un second
38:02et qu'on plaide
38:03pour une hausse
38:03des crédits
38:03de défense
38:05jusqu'à 3%
38:05du PIB
38:07dans une première étape
38:08et 3,5%
38:08dans une seconde étape
38:09ça aussi
38:10tout ça a été
38:12abandonné
38:12c'est là où Emmanuel Macron
38:13d'ailleurs n'a pas de vision
38:14c'est qu'en réalité
38:15la défense il augmente
38:16il augmente
38:16de manière importante
38:18d'accord
38:18il augmente là
38:20mais une vision
38:21c'est une vision
38:22à long terme
38:23ça fait longtemps
38:23qu'on aurait dû
38:24se réarmer
38:25revisiter
38:26nos budgets de défense
38:27etc
38:28bon ils ne l'ont pas fait
38:29aujourd'hui on apparaît
38:30et c'est ça
38:30notre principale faiblesse
38:31on apparaît
38:32comme un état
38:33faible
38:33dans une Europe
38:34faible
38:35et Donald Trump
38:36évidemment
38:36ne nous regarde pas
38:38ne nous considère pas
38:38parce que nous ne sommes pas
38:39parce que l'Europe
38:40est un marché
38:41mais elle n'est pas un pouvoir
38:42aujourd'hui
38:43et c'est bien
38:44la difficulté
38:45ça fait sa guerre en Iran
38:46c'était une erreur
38:46d'attaquer l'Iran
38:47je n'ai jamais bien compris
38:48en fait ce que voulait faire
38:49Donald Trump
38:50est-ce qu'il y allait
38:51pour des objectifs mercantiles
38:53mettre la main sur des richesses
38:56est-ce qu'il y allait
38:56pour défendre Israël
38:58qui se faisait attaquer
38:59par l'Iran
39:01est-ce qu'il y allait
39:01pour faire tomber
39:03un système théocratique
39:07scandaleux
39:07alors que c'est la chose
39:09à laquelle tout le monde
39:10pense en premier
39:11bien sûr
39:11mais donc ça n'a jamais été
39:13très clair
39:13et je pense que
39:14ça ne l'est toujours pas d'ailleurs
39:15ce qui amène effectivement
39:17les difficultés qu'on connaît
39:18moi ce que je crains
39:18c'est que Donald Trump
39:19abandonne un peu la partie
39:20et nous laisse nous débrouiller
39:22avec le détroit d'Hormuz
39:23l'actualité
39:24Sébastien Chenu
39:25c'est aussi le festival de Cannes
39:26qui vient de s'ouvrir
39:27avec les smoking
39:27les robes longues
39:28les paillettes
39:29les jets privés
39:30on en a parlé d'ailleurs
39:30avec Eliott Deval
39:31avec cette polémique
39:33sur le fait
39:33est-ce qu'on doit encore
39:34utiliser des jets privés
39:36ça vous donne quand même
39:37le niveau de débat
39:39qu'on a
39:39un film en revanche
39:41suscite l'attention
39:42c'est l'abandon
39:43un film sur Samuel Paty
39:45qui a suscité des critiques
39:46quand je dis des critiques
39:47c'est parfois
39:49un dosophismisme
39:50quand je dis des critiques
39:51qu'est-ce que vous en pensez
39:52de cette polémique
39:53sur le film de Samuel Paty ?
39:55La polémique
39:56en tout cas
39:57pour ceux qui la nourrissent
39:58telle que je l'ai vue
39:59elle est absolument indigne
40:02entre les moqueries
40:03les sarcasmes
40:04il y a derrière ça
40:06probablement aussi
40:07quelques idées politiques
40:09qui visent à condamner
40:11un film
40:11dans lequel
40:12on fait le procès
40:14du pas de vague
40:15et on fait
40:15en filigrane aussi
40:17le procès de l'islamisme
40:18qui finit par tuer
40:19de cet islamisme
40:20qui tue des profs
40:22sur notre territoire
40:23je note d'ailleurs
40:23Donc indirectement
40:25certains partis politiques
40:26encouragent
40:28l'islamisme
40:29à travers la critique
40:29de ce film ?
40:30Ah bah que des partis politiques
40:31ferment les yeux
40:32sur le développement
40:33de l'islamisme
40:34quand ils ne concourent pas
40:35eux-mêmes à l'épauler
40:36en manifestant
40:37dans un certain nombre
40:38on l'a vu
40:39de défiler
40:41avec des organisations
40:42absolument infréquentables
40:43comme l'a fait
40:44la France insoumise
40:44pendant des années
40:45oui ça c'est une évidence
40:47que la France insoumise
40:48laisse se développer
40:50un communautarisme
40:51qui abrite
40:51un fondamentalisme religieux
40:53dans notre pays
40:53c'est une évidence
40:54Sortons peut-être
40:55des partis politiques
40:55parce qu'il y a aussi
40:56une partie de la jeunesse
40:57peut-être qui pense
40:58comme on a vu
40:59ces intervenants
41:00parler de ce film
41:01qu'est-ce que ça veut dire
41:02que six ans après
41:04quasiment l'assassinat
41:05de Samuel Paty
41:05on a encore
41:06ce discours-là
41:06qui existe
41:07peut-être même
41:08qui s'est répandu
41:08dans la jeunesse
41:10ça veut dire
41:10qu'on n'a pas mené
41:11le combat
41:11le combat
41:12il doit se mener
41:13évidemment
41:13dans les écoles
41:15il doit se mener
41:16également
41:16à travers
41:17des actions
41:18de l'Etat
41:18il y a encore
41:19je crois
41:19sur notre territoire
41:20125
41:22je crois
41:22mosquées salafistes
41:24qui prospèrent
41:25et qui
41:25laissent diffuser
41:26sur notre sol
41:27des discours
41:28qui sont des discours
41:29belliqueux
41:30contre la France
41:31des discours
41:33antisémites
41:34on n'a pas mené
41:34le combat
41:35moi je suis en train
41:35de vérifier
41:36que dans ma ville
41:36de Denain
41:37voyez-vous
41:37j'ai regardé
41:38le cinéma
41:38Megarama
41:39de Denain
41:40aujourd'hui
41:41ne diffuse pas
41:42ce film
41:43l'abandon
41:43sur Samuel Paty
41:44pourquoi
41:44est-ce qu'on a peur
41:45de déranger
41:46des communautés
41:47est-ce qu'on soupçonne
41:47des communautés
41:48de ne pas
41:49d'oeuvrer
41:50finalement
41:51de l'intérieur
41:52à la déstabilisation
41:53du pays
41:54moi je pense que
41:55ce combat
41:55c'est un message
41:56que vous donnez
41:56à la direction
41:57du cinéma
41:58aujourd'hui
41:58bien sûr
41:58bien sûr
41:59et cet entrisme
42:01islamiste
42:02il faut leur poser
42:05la question
42:05est-ce qu'ils ont peur
42:08est-ce qu'ils ont peur
42:09pour eux
42:10c'est-à-dire qu'ils se disent
42:10si on diffuse le film
42:11on risque pour nous
42:13ou est-ce qu'on ne veut pas
42:14déranger
42:16évidemment
42:16dans l'un et l'autre cas
42:18reculer n'est jamais
42:19une bonne solution
42:20et en tous les cas
42:21là c'est un cinéma
42:22mais si c'est l'état
42:23qui recule
42:23comme je le pense
42:24depuis longtemps
42:25je crois qu'on a un projet
42:26de loi
42:26qui doit arriver
42:27sur l'entrisme
42:29islamiste
42:31voilà
42:31ça veut dire que
42:33le compte n'y est pas
42:34que tout ce qui a été fait
42:34jusqu'à présent
42:35n'a pas fonctionné
42:36pourquoi toujours pareil
42:37une absence de volonté politique
42:40au plus haut niveau
42:41de l'état
42:41de s'attaquer
42:42par peur
42:43par volonté
42:43de ne pas déranger
42:44par soumission idéologique
42:47il y a
42:48tout à faire
42:50dans le domaine
42:50tout à l'heure
42:51Stéphane Dupont
42:52vous posez la question
42:53si vous étiez
42:53de droite ou de gauche
42:54est-ce que la culture
42:56en France
42:57est politisée
42:58selon vous
42:59il y a des artistes
43:00qui sont politisés
43:01moi je n'aime pas
43:02quand on envelop
43:03comme la culture
43:04ça ne veut rien dire
43:05le cinéma
43:06le théâtre
43:07l'édition
43:09la littérature
43:10il y a des éditeurs
43:11plutôt connotés
43:12à droite
43:13il y a des artistes
43:14plutôt connotés à droite
43:15mais ils sont souvent
43:16si ce n'est pas majoritaires
43:19ils sont en tous les cas
43:20plus silencieux
43:21parce qu'ils sont souvent
43:22dans un écosystème
43:23qui fait beaucoup de bruit
43:25qui signe des pétitions
43:26les inrocs
43:27l'IB
43:27on retrouve toujours les mêmes
43:29c'est toujours
43:29les mêmes abonnés
43:31à la pétition
43:32et qui obligent
43:32ceux qui pensent différemment
43:33dans un milieu
43:34qui voudrait pourtant
43:35faire vivre
43:36les différences
43:37qui revendiquent
43:37la liberté sans arrêt
43:39et bien en réalité
43:40comme une chape de le plomb
43:41il fait peser
43:41sur ceux qui ne pensent pas
43:42de la même façon
43:43une espèce d'autorité morale
43:45qui les empêche
43:46de s'exprimer
43:46Est-ce que par exemple
43:47pendant la campagne présidentielle
43:48qui s'annonce
43:49vous pourrez compter
43:49sur le soutien d'artistes
43:51qui pourraient soutenir
43:53publiquement le RN
43:54est-ce que c'est possible aujourd'hui ?
43:55Non mais c'est pas le but
43:56je vais vous dire
43:56l'idée c'est pas
43:57non mais ça se fait traditionnel
43:59mais moi je pense
43:59que c'est complètement dépassé
44:00et je pense
44:01pour les raisons
44:01que je vous ai indiquées
44:02que beaucoup d'artistes
44:03qui pensent comme nous
44:03moi j'en rencontre
44:04dans tous les domaines
44:05ne veulent pas s'exprimer
44:06publiquement
44:07et je respecte ça
44:08parce qu'ils ont peur
44:09de perdre des contrats
44:09parce que ceux
44:10qui revendiquent la liberté
44:11en réalité ne l'appliquent pas
44:12dans leur propre sphère d'influence
44:14Merci beaucoup Sébastien Chouini
44:15d'avoir été l'invité
44:16du grand rendez-vous
44:17Europe 1 C News
44:18Les Echos
44:19Très bonne journée
44:19sur nos deux antennes
44:20Merci à tous
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