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Bruno Retailleau, président Les Républicains, sénateur et candidat à la présidentielle, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Bruno Retailleau. Bonjour à vous.
00:04Bonjour Laurence Ferrari.
00:05Président des Républicains, candidat à la présidentielle.
00:07On va parler dans un instant de la crise énergétique qui frappe la France, du pouvoir d'achat des Français.
00:11Mais d'abord j'ai une question très simple Bruno Retailleau.
00:14Est-ce que la droite est morte ? Est-ce que la zizanie qui règne entre vous tous ne va
00:17pas vous condamner à la disparition ?
00:20La droite n'est pas morte. C'est d'ailleurs le principal enseignement du scrutin municipal
00:24puisque nous avons gagné beaucoup beaucoup de villes moyennes.
00:27Bien sûr pas Paris-Lyon-Marseille.
00:28Paris-Lyon-Marseille, c'est 4,3% du corps électoral.
00:31Mais ailleurs, c'est nous qui avions fait les meilleurs scores, que ce soit en termes de siège, que ce
00:37soit en termes de voix.
00:38Donc la France est à droite.
00:40Malheureusement, la droite...
00:41Mais c'est la zizanie entre vous.
00:42Mais parce que la droite...
00:43Vous n'êtes pas d'accord les uns avec les autres.
00:44La droite par rapport à la gauche, je le regrette d'ailleurs, la gauche a toujours ce réflexe du collectif.
00:49Quoique aujourd'hui un peu moins.
00:51Un peu moins.
00:51Et la droite, elle aime les querelles gauloises.
00:54Simplement, ce que je dis...
00:55Oui mais sans le charme d'Astérix.
00:57Sans doute, et encore moins celui d'Aubénix et d'Idéfix.
01:00Mais je pense que la France vit un moment crucial.
01:04Je crois que l'élection présidentielle de 2027 sera un moment vraiment capital.
01:09Il ne faut pas louper cette élection présidentielle.
01:11Et je pense qu'il faudra se rassembler à un moment ou à un autre.
01:14Mais sur des idées.
01:16Voilà.
01:16C'est un programme.
01:16On est d'accord.
01:17Mais il faut une personne pour l'incarner.
01:18Mais pas sur des...
01:19Non.
01:20Attendez.
01:20Il faut d'abord un projet.
01:21Moi, je veux renverser la table.
01:23Il y en a mardi en même temps.
01:24Ce n'est pas ce que veulent les Français.
01:25Et si on veut redresser la France, croyez-moi, ce n'est certainement pas avec des synthèses molles.
01:30Jamais, jamais, je n'atteindirai mes convictions dans une soupière d'eau tiède.
01:35C'est ce que dit Edouard Philippe, il dit les Français en aura la couenne.
01:37C'est son expression de la politique.
01:39Vous partagez ce constat avec lui ?
01:41Non, ils sont déçus, non pas de la politique, ils sont déçus des hommes et des femmes politiques.
01:45Les Françaises et les Français, on en a marre de ceux qui perpétuent les mêmes problèmes,
01:51plutôt que de trouver les solutions.
01:52J'ai un point de désaccord avec Edouard Philippe, quand il parle de l'immigration, par exemple.
01:58Ça ne vous va pas ce qu'il propose ?
01:59Je vois bien que pour moi, l'immigration n'est plus une chance.
02:04Parce que c'est devenu, non pas le problème principal,
02:07mais il aggrave tous nos problèmes de logement, de santé, mais y compris de sécurité.
02:11Et quand il dit, par exemple, l'immigration de travail, c'est bien.
02:15Non, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ?
02:16Choisi et contrôlé.
02:17Choisi et contrôlé, bien sûr.
02:19Mais si l'immigration de travail pouvait résoudre notre problème de main-d'oeuvre,
02:23pourquoi alors il y a tant d'immigrés qui sont au chômage ?
02:26Pourquoi est-ce que les immigrés ont un taux de chômage quasiment du double
02:30par rapport aux natifs en France ?
02:33Et donc, on voit bien qu'on accueille ce qu'on croit être des travailleurs.
02:37En réalité, on accueille surtout une immigration de peuplement.
02:40Mais en pensant accueillir des travailleurs, on fabrique des chômeurs.
02:43Donc, si on veut faire baisser l'immigration,
02:47pardon, moi j'ai une proposition, il faudra changer la Constitution
02:50et il faudra faire un référendum.
02:52Ce sera les Français qui devront choisir.
02:54Les Français se détournent de la politique.
02:55Pourquoi ?
02:56Parce qu'elle est impuissante.
02:57Parce qu'elle renvoie ce spectacle des ambitions personnelles.
03:01Et surtout parce que la démocratie, en réalité,
03:04a quitté notre régime républicain.
03:06Jamais les Français...
03:07La démocratie a quitté la République ?
03:09C'est grave ce que vous dites, Bruno Riaio ?
03:10Oui, c'est très grave.
03:11Je pense qu'on est de moins en moins dans un régime démocratique.
03:13C'est la question de l'État de droit.
03:15Un régime autoritaire, on est ?
03:17Non, mais pour moi, l'État de droit,
03:19c'est un cadre qui est un cadre juridique.
03:21Mais aujourd'hui, on voit bien que l'État de droit est un cadre idéologique.
03:26Quand, par exemple, le Conseil constitutionnel interdit aux parlementaires de durcir la justice des mineurs,
03:32ça n'est plus la démocratie.
03:34Vous avez été confronté avec vos lois ?
03:34C'est aux gens.
03:35Mais attendez, je pense que, justement, la démocratie, comme l'État de droit,
03:39c'est la séparation des pouvoirs.
03:40Il y a l'auteur de la loi, le législateur,
03:43et il y a l'interprète.
03:44Mais on ne doit pas mélanger les choses.
03:46Et les Français, aujourd'hui, cette déception, cette fatigue démocratique,
03:50vient du fait qu'ils sentent bien qu'il y a l'impuissance du politique
03:53qui est complètement ligotée par toutes ces jurisprudences.
03:55Il va falloir s'en libérer.
03:57C'est ce que je propose.
03:58Et je mettrai sur la table une révision constitutionnelle
04:01qui sera ambitieuse, audacieuse et qui sera la rupture.
04:04Il y a l'impuissance des politiques, mais il y a aussi les divisions personnelles.
04:07Pourquoi est-ce que vous refusez toute logique de candidature reunique à droite
04:10en prenant le risque d'une division fatale, Bruno Rutaillot ?
04:13Nombreux sont ceux dans votre parti qui la réclament,
04:15même à l'extérieur de votre parti, et vous vous dites non, pas question.
04:17Mais je ne dis pas non, pas question.
04:19Je dis simplement qu'aujourd'hui, quand on me parle de primaire,
04:22ce que je constate, c'est qu'il y a autant de gens qui sont contre la primaire
04:26que ceux qui sont pour la primaire.
04:28Ce que je constate, c'est que parmi ceux qui sont pour la primaire,
04:31il y a autant d'avis qu'il y a de formes de primaire.
04:34C'est la zizanie, donc.
04:35C'est la zizanie.
04:36Donc, moi, je suis concret, je suis un rural,
04:38et je pense que la vie politique se grandit
04:40lorsqu'il y a un débat d'idées.
04:42C'est ce que j'essaie de porter.
04:43Je veux renverser la table, je veux porter un projet de rupture,
04:47je veux rompre avec tout ce qui a mis et affaibli la France,
04:50mis la France à terre, rompre avec le laxisme migratoire, sécuritaire,
04:55rompre aussi avec le laxisme budgétaire, l'appauvrissement des Français.
04:59Voilà, et c'est à partir du projet qu'on arrivera à dessiner une perspective,
05:03qu'on permettra aux Français de se reconnecter à la vie politique.
05:07Parce qu'alors là, ils verront que ce que l'on propose les concerne directement.
05:11Moi, je veux proposer un 13e ou 14e mois,
05:14à condition de travailler une demi-heure simplement, de plus par jour.
05:18Et j'annule les cotisations à partir d'un seuil,
05:21cotisation sociale pour l'employeur comme pour le salarié.
05:23C'est bon pour l'entreprise et c'est bon pour la salariée.
05:26Je veux réviser la Constitution pour baisser l'immigration,
05:29pour avoir une politique sécuritaire beaucoup plus faible.
05:31C'est un programme radical que vous avez proposé aux Français.
05:32Exactement.
05:33Encore un exemple de Zizani.
05:34Vous avez reçu David Nisnard, qui a confirmé son intention
05:37qu'il claque la porte des Républicains.
05:39Je quittais l'air car le parti n'a pas quitté tout simplement
05:42ses ambiguïtés et la Macronie.
05:44Qu'est-ce que vous lui avez dit quand vous l'avez vu en tête à tête ?
05:46D'abord, est-ce que vous regrettez son départ aussi ?
05:47Bien sûr, c'est un ami, David, c'est un ami,
05:50donc je ne dirai pas mal de lui.
05:53Simplement, je le lui ai dit, sa décision, je ne la comprends pas.
05:55Je pense qu'il avait préparé des semaines ou des mois.
05:58Bien sûr, il a créé sa boutique, donc je ne suis pas dupe.
06:02C'est une échappée en solitaire ?
06:02Pourquoi ? Je le pense, oui.
06:04Mais je pense qu'on va se rejoindre, parce qu'on a les mêmes convictions.
06:07Il reviendra.
06:08Il ne peut pas me reprocher, David.
06:09Écoutez, j'étais un ministre de l'intérieur du combat.
06:12Un ministre de l'intérieur qui n'a rien cédé,
06:14ni au président de la République, sur l'immigration, sur l'Algérie.
06:17Et quand j'ai vu que le premier ministre était en train
06:20de faire des accords de boutiquier avec M. Olivier Faure,
06:23je suis parti du gouvernement.
06:25Beaucoup de gens m'ont dit, tu n'aurais pas dû partir.
06:27Je suis parti pour que mes convictions puissent être respectées.
06:30Depuis quand il y a eu, à la tête de LR,
06:33un président aussi libéral en termes économiques que moi ?
06:36Donc, je pense que David nous rejoindra.
06:38Nos chemins se recroiseront.
06:40C'est ce que je souhaiterais.
06:40Donc, les arguments qui avancent, pour son départ, sont faux, à vos yeux ?
06:44Ce sont un prétexte ?
06:45En tout cas, je pense que ce sont des prétextes, oui, bien sûr.
06:49Les choses sont très claires.
06:50Je n'ai rien à voir avec la Macronie.
06:52Je viens de le redire au sujet de l'immigration.
06:55Je n'ai pas voté, j'ai voté aucun budget.
06:57Au Sénat, nous n'avons pas voté les budgets.
06:59Je regrette d'ailleurs que d'autres l'aient fait.
07:01Je l'ai dit, je le redis.
07:02C'est tout, voilà.
07:03La primaire, juste en un mot, parce que je sais que les Français,
07:06ce n'est pas leur préoccupation.
07:07Vous allez soumettre ça au vote des militants LR, c'est ça ?
07:10Non, mais moi...
07:11Ils choisiront entre plusieurs formules ?
07:13Lance Ferrari, vous avez compris que moi, je veux redonner le pouvoir au peuple.
07:17Ce que je veux pour le pays, je le veux pour le parti.
07:20Ça a été un engagement que j'ai pris pendant cette campagne
07:23qui m'a permis d'être élu président de LR.
07:25J'avais dit aux adhérents, c'est vous qui trancherez.
07:27C'est donc inscrit dans nos statuts.
07:30J'entends respecter cette règle démocratique.
07:32Et c'est eux qui trancheront entre une primaire fermée,
07:36une primaire un peu ouverte,
07:37ou la désignation du président de LR comme candidat naturel de LR.
07:41Il n'y a pas de primaire vraiment ouverte qui irait de Gérald Darmanin à Saint-Ractam.
07:45Non, mais on est une famille politique.
07:46Il faut déjà que l'on clarifie les choses dans notre propre famille politique
07:50où il ne vous a pas échappé qu'il y a des ambitions.
07:53Voilà, donc ça, cette première étape, elle est absolument nécessaire.
07:56C'est une étape de clarification.
07:58Bruno Retailleau, vous combattez le macronisme, vous combattez le RN,
08:02mais pour gagner en 2027, il va falloir élargir votre base électorale.
08:06Quelle est votre stratégie ?
08:07Ça sera d'aller convaincre les électeurs RN ou reconstruire une alliance avec le centre.
08:10C'est crucial pour...
08:11Moi, je suis pour l'alliance des électeurs de droite dans les urnes.
08:16Je l'ai souvent dit.
08:17Je crois en la majorité nationale.
08:19Je parle souvent de France des honnêtes gens.
08:22Eh bien, moi, je pense qu'un électeur qui a voté pour Édouard Philippe au Havre
08:26pourra parfaitement rejoindre mon projet.
08:28Un électeur qui a voté pour Robert Ménard à Béziers pourra aussi le rejoindre.
08:32Et tous les électeurs du centre et de droite qui ont voté pour notre liste au municipal.
08:36Un électeur qui a voté Gabriel Attal, il pourrait vous rejoindre ou pas ?
08:39Il y a des électeurs de droite à Renaissance.
08:41Gabriel Attal n'est pas un candidat de droite.
08:44Il a d'ailleurs dit qu'il voulait créer un comité de liaison,
08:47mais sans LR, qui lui paraissait trop à droite.
08:50Voilà.
08:50Mais il faut que les choses soient claires.
08:52Moi, je respecte toutes les convictions.
08:54Moi, j'ai les miennes.
08:54J'en ai jamais changé.
08:56Je trace ma route, simplement.
08:57Et je veux cette clarté vis-à-vis des Français.
09:01Pas de tambouille politique.
09:02Et ce qui me déprime le plus, quand je vois des tribunes qui disent
09:06qu'il faut absolument un candidat unique...
09:07Il y a des 90 élus qui ont signé cette tribune.
09:10Il y a des centaines d'élus.
09:11Ou une primaire.
09:11Mais il y a des milliers d'élus.
09:12Peu importe.
09:13Mais ce que je leur dis, je les respecte aussi,
09:15c'est que vouloir un candidat unique,
09:18simplement pour avoir comme projet de battre les extrêmes,
09:22que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella ou M. Mélenchon,
09:25c'est court comme projet.
09:26Je l'ai dit, je l'ai écrit dans la tribune au Figaro,
09:29le rejet ne fait pas un projet.
09:31Ce qui est important, ce sont des idées.
09:33C'est la ligne qu'on va porter.
09:34Parce qu'en 2017, il n'y a pas eu vraiment de débat sur le projet.
09:40François Fillon, ce sont les juges qui ont imposé finalement un verdict.
09:44Ensuite, en 2022, pareil.
09:46Ce n'est pas le choix des Français.
09:47Il y avait la crainte de la guerre.
09:49Donc, on a escamoté la campagne.
09:51On a totalement effacé le projet.
09:53Enfin, là, au moment où la France est au bord du précipice,
09:57je le pense vraiment, il faut qu'on discute du fond.
09:59C'est ce qui intéresse les Français.
10:00Et il faut rallier aussi des gens à votre panache, je dirais.
10:05Est-ce que vous allez tendre la main à des formations comme celle d'Éric Ciotti,
10:07qui a remporté la mairie de Nice ?
10:09Est-ce que vous allez ouvrir un tout petit peu les portes de la droite ?
10:12On se trompe.
10:12La tambouille politique, c'est ça qui n'intéresse pas les Français.
10:16Les accords d'appareil, ils s'en fichent complètement.
10:19Ce que les Français veulent, vous savez, nous sommes un grand peuple,
10:22une vieille nation,
10:23et sans doute un des peuples les plus politiques.
10:26Donc, ils savent distinguer le vrai du frau.
10:28La sincérité de l'insincérité.
10:31Et ce que je veux, moi, c'est réunir une majorité de bon sens,
10:36une majorité de bon sens,
10:37y compris avec des gens qui n'ont pas voté,
10:39qui ne votent plus, ou qui ont parfois voté à gauche sur les idées.
10:42Il est insincère, Éric Ciotti, c'est ce que vous dites ?
10:44Mais pas du tout.
10:45Je m'adresse aux électeurs.
10:47Je m'adresse aux électeurs.
10:48Parce que les Français ne croient plus,
10:50ni dans les partis,
10:51ni finalement dans les chapeaux à plumes.
10:53Voilà.
10:54Très bien.
10:54On va évoquer ce climat politique et délétère en France,
10:56dans cette période post-municipale,
10:58avec une stratégie d'antagonisation,
11:00d'hystérisation des débats menés par la France insoumise.
11:03130 incidents recensés par le ministre de l'Intérieur,
11:06des maires menacés qui démissionnent,
11:08qui demandent la protection de la police.
11:10Est-ce que vous avez déjà vu ça dans notre pays ?
11:12Non, c'est jamais vu.
11:13Et c'est pour ça que l'élection 2027,
11:16elle est cruciale, elle est capitale.
11:17Parce que non seulement la France va mal, très mal,
11:19il faut la redresser,
11:20mais pour la première fois,
11:22sous la Ve République,
11:23nous avons en France un parti séditieux.
11:26Un parti qui encourage l'antisémitisme,
11:28qui encourage le racialisme.
11:30Souvenez-vous de la phrase de Jean-Luc Mélenchon,
11:33tout blanc, tout moche,
11:34c'est-à-dire le racisme anti-blanc.
11:36Et un parti qui protège les violents.
11:40Donc c'est pour ça que l'heure est grave.
11:43Et moi je l'ai dénoncé bien avant le deuxième tour,
11:45au premier tour, avant le premier tour.
11:46J'avais dénoncé les accords de la honte.
11:49Cette expression, c'est nous qui l'avons créée,
11:51c'est nous qui l'avons imposée dans le débat public.
11:53Et je ne suis pas du tout surpris de ce qui s'est passé
11:55à Creuil, à Creuil, à Saint-Denis, ou ailleurs.
11:58J'ai eu Christophe Carlier,
12:01le maire dont la mairie a été,
12:03comment dirais-je,
12:04abîmée,
12:05à Freyne, il y a quelques jours.
12:08Des individus de 14 à 16 ans qui ont été interpellés.
12:10Oui, mais regardez,
12:12un élu de ce département me disait que,
12:14pour une commune voisine,
12:16Villeneuve-le-Roi,
12:17la mairie avait été détruite.
12:18Un individu,
12:20un jeune,
12:20avait été pris,
12:22il y avait eu son bornage téléphonique,
12:24il y avait des preuves,
12:24y compris des empreintes.
12:26Il écope de six mois avec sursis.
12:28Il y a un appel,
12:30et la cour d'appel le relaxe.
12:32Donc, zéro sanction.
12:33Donc zéro sanction.
12:34Tant que nous aurons l'impunité en France,
12:37on n'y arrivera pas.
12:38Vous pourrez,
12:39mais multiplier par 10 par 100 par 1000,
12:41les gendarmes,
12:42les policiers,
12:43qui sont des courageux,
12:44auxquels je rends hommage,
12:46vous n'y arriverez pas,
12:47s'il n'y a pas une sanction pénale,
12:49qui soit à la hauteur.
12:50Et c'est la raison pour laquelle,
12:51une fois de plus,
12:52on n'y arrivera qu'avec le référendum,
12:55y compris sur la justice,
12:57et justice des mineurs.
12:58Bruno Retailleau,
12:59la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon,
13:01vous dites que c'est la fin de la France.
13:02Vous avez même créé,
13:03où vous voulez créer un observatoire
13:05des villes et les filles
13:06pour pointer les dérives,
13:07c'est bien ça ?
13:07Totalement.
13:08Il ne faut rien,
13:09mais alors rien,
13:10leur laisser passer.
13:12Et vendredi,
13:12j'annoncerai...
13:13Porte du voile dans les conseils municipaux,
13:14par exemple ?
13:14Bien sûr.
13:15D'ailleurs,
13:16c'est un texte,
13:17c'est un amendement
13:17que nous avions fait passer au Sénat,
13:19d'un texte,
13:19d'une loi très récente,
13:21fin 2025,
13:21qui autorise les maires,
13:23dans leur règlement,
13:24à faire en sorte
13:25qu'on interdise le voile.
13:27Et moi,
13:27je demande à nos maires
13:28de prendre justement cette mesure
13:30dans leur règlement.
13:31parce que la Commune
13:33et le Conseil municipal,
13:34c'est la petite République.
13:36La République,
13:36elle est laïque.
13:37C'est ce que proclame
13:38notre Constitution.
13:39Elle est laïque
13:40et donc il faut pointer du doigt
13:42ses dérives,
13:42mais aussi les sanctionner ?
13:43Il faut à la fois les pointer
13:45et bien entendu,
13:47les sanctionner,
13:48rien laisser passer.
13:49C'est ce que nous allons faire.
13:50Nous allons créer un observatoire
13:51où nous allons dépouiller
13:53les délibérations
13:54de ces équipes municipales
13:56d'extrême-gauche,
13:57LFI,
13:58là encore,
13:59pour détecter des subventions
14:00du clientélisme,
14:02du favoritisme,
14:03des manquements à la laïcité,
14:04etc.,
14:04ou alors des maltraitances
14:06de leur personnel.
14:07Quitte à subir les foudres
14:09de ce parti qui agit en meute,
14:10comme vous le savez.
14:11Eh bien,
14:11je m'en fiche totalement.
14:13Ce sont des antirépublicains
14:15et je serai toujours
14:16leur adversaire.
14:18Bruno Rutaillot,
14:19la crise énergétique
14:20frappe notre pays
14:21après presque 30 jours
14:23de guerre en Iran.
14:24Sébastien Lecornu
14:25demande aujourd'hui
14:26au ministre
14:26d'utiliser les surplus
14:27des recettes fiscales
14:28liées aux hausses
14:29des prix des carburants
14:29pour des actions
14:30afin d'électrifier l'économie.
14:32Est-ce que c'est suffisant ?
14:33Est-ce que la politique
14:34d'aide saupoudrée
14:35que l'on voit jusqu'à présent
14:36est suffisante
14:36pour aider les Français ?
14:38Deux choses.
14:38La première,
14:40parce qu'on est un pays
14:42appauvri,
14:43totalement endetté,
14:44on n'a plus de marge
14:45de manœuvre.
14:46Elle est là,
14:46la réalité.
14:47Et toutes celles et ceux
14:48qui proposent à nouveau
14:50des chèques,
14:51ce sont des chèques en bois.
14:52En revanche,
14:53ce que l'on peut faire,
14:54ce dont personne ne parle
14:55du reste,
14:56c'est que le prix
14:57du pétrole,
14:59du gasoil,
15:00du carburant,
15:00dépend des éléments
15:02qui sont liés au produit,
15:03le prix du pétrole,
15:04le raffinage,
15:05la distribution.
15:06Déjà,
15:06on voit bien
15:07que la différence
15:08entre le gazole
15:08et l'essence,
15:09c'est le raffinage.
15:10Il faut donc garder
15:11nos capacités
15:12et les moderniser
15:13de raffinerie en France.
15:15C'est ça,
15:15la souveraineté.
15:16Deuxième élément,
15:17dans le prix,
15:18il y a les certificats
15:20d'économie d'énergie.
15:21Et là,
15:22il est prévu
15:23de les faire passer
15:23de 6 à 8 milliards.
15:25Je demande le moratoire,
15:26je demande le gel
15:28de ces 2 milliards
15:29d'augmentation.
15:30Pourquoi ?
15:31Parce que
15:32ces économies,
15:33ces certificats
15:33d'économie
15:34sont faits
15:35pour dire aux Français
15:36qu'il faut économiser.
15:37Il n'y a pas de problème.
15:38Les prix sont tellement hauts
15:39que spontanément,
15:40naturellement,
15:41les Français économisent.
15:42Et je pense que
15:43ces 2 milliards,
15:44il faut les consacrer
15:45à des aides ciblées
15:47sur des secteurs
15:48qui risquent de disparaître.
15:49Je pense notamment
15:50à mes amis
15:51qui sont les pêcheurs
15:52en Vendée et en France.
15:53Alors même que déjà,
15:54dans une assiette,
15:55quand vous avez
15:55des fruits de mer,
15:56du poisson,
15:5780% viennent de l'extérieur.
15:59Alors qu'on est
16:00un grand pays maritime.
16:01Il y a aussi
16:02la question des pénuries.
16:03Il y a près de 800 stations
16:05en France
16:05qui commencent
16:05à avoir des problèmes
16:06d'approvisionnement.
16:07Est-ce qu'il faut libérer
16:08les stocks stratégiques
16:09de pétrole
16:10et les consacrer
16:11à la France encore plus ?
16:12Je pense qu'il le faudra.
16:14Mais nous sommes
16:16à la veille
16:16d'une crise
16:17qui pourrait être
16:18plus importante
16:19qu'on ne le pensait.
16:20Je pense qu'elle ne ressemble
16:21pas au choc pétrolier.
16:23Les prix avaient été
16:24multipliés par 4.
16:25La différence quand même,
16:26c'est que désormais,
16:27on a une électricité décarbonée
16:29grâce au nucléaire.
16:30Merci à ceux qui,
16:32au passage,
16:33ont fermé Felsenheim.
16:34Édouard Philippe,
16:35en l'occurrence.
16:36Le gouvernement
16:37démalé Macron.
16:39Donc là encore,
16:41je pense qu'il faut
16:42avoir une politique
16:42de bon sens
16:43et préserver
16:44nos atouts stratégiques.
16:45Mais là,
16:46on va sur le dur.
16:48Ça ne sert à rien
16:48de cacher quoi que ce soit.
16:49Et je pense qu'il va falloir
16:51faire en sorte
16:52qu'on prenne
16:52des bonnes décisions.
16:53On est appauvris,
16:54on est très endettés.
16:55Mais les économies,
16:57les milliards
16:57qu'on peut soustraire,
16:58on doit les avecter
16:59sur des aides ciblées.
17:00Donald Trump,
17:01Bruno Rotailleux,
17:02annonce la fin
17:02des opérations américaines
17:03en Iran d'ici deux
17:04à trois semaines.
17:05Et puis il dit
17:06à ses alliés,
17:07enfin qu'il les gratigne,
17:08pour le détroit d'Hormuz,
17:10débrouillez-vous.
17:10Allez chercher le pétrole
17:11vous-même.
17:12Comment est-ce que
17:13vous interprétez cela ?
17:14Je n'interprète rien du tout
17:15parce que M. Trump
17:16a dit ça hier
17:17et demain,
17:18il va dire autre chose.
17:18Donc ça ne sert à rien
17:19de commenter
17:20les commentaires de Donald Trump
17:21qui changent d'avis
17:22quasiment chaque jour.
17:24Simplement,
17:24c'est une guerre
17:25que nous n'avons pas provoquée,
17:27c'est une guerre
17:27qu'il a voulue
17:28contre un régime
17:29qui est absolument condamnable,
17:30mais ça ne se passe pas bien.
17:32Ça ne se passe pas bien du tout.
17:33Mais vous condamnez
17:34cette intervention américaine,
17:35israélo-américaine ?
17:36J'ai indiqué depuis le départ
17:37que je comprenais parfaitement
17:39Israël,
17:39c'était une question existentielle.
17:41Je pense que d'ailleurs
17:42en termes de légitimité,
17:43même de légalité
17:44vis-à-vis du droit international,
17:46puisque l'Iran
17:47voulait détruire Israël,
17:48je pense qu'Israël
17:49était fondé
17:51à attaquer l'Iran.
17:53Par ailleurs,
17:53d'ailleurs un pays
17:54qui ne respectait pas
17:55ses engagements
17:55en matière
17:56de prolifération nucléaire.
17:58Mais on voit bien
17:59qu'aujourd'hui,
18:00dans le monde actuel,
18:01dans le monde moderne,
18:02il est très difficile
18:03de régler les problèmes
18:04et notamment
18:04de changer les régimes
18:05par des guerres.
18:06J'avais espéré,
18:07j'espérais que le peuple iranien,
18:09que le régime serait affaibli,
18:10mais pour l'instant
18:11ça n'est pas le cas
18:11pour que le peuple iranien
18:12dans un sursaut démocratique
18:15puisse reprendre le pouvoir.
18:16C'est beaucoup plus difficile
18:17que ça
18:18devant un régime
18:19qui est sanguinaire
18:19et qui utiliserait
18:21y compris les armes de guerre
18:22contre son propre peuple.
18:24Emmanuel Macron
18:25s'en tient
18:25à sa posture défensive
18:26avec à la fois notre armada
18:28présente en Méditerranée
18:29mais sans intervention directe.
18:30Donald Trump a dénoncé
18:31notre attitude,
18:32l'attitude de la France
18:33qui aurait refusé
18:33le survol de son territoire
18:34pour certains avions
18:36chargés d'armement militaire.
18:37L'Elysée des Mans,
18:39qu'est-ce que vous comprenez
18:39là encore ?
18:40Il dénonce,
18:41il dit les Etats-Unis
18:42s'en souviendront.
18:44Écoutez,
18:45ce que je constate
18:45c'est que depuis le départ,
18:47Donald Trump traite
18:48moins bien ses alliés
18:49que ses adversaires
18:50et ça,
18:51ça pose un problème
18:52au camp occidental.
18:53Il est d'ailleurs
18:54en train de détruire
18:55si j'ose dire
18:55le camp,
18:56l'allios occidental historique
18:58notamment à travers
19:00le pacte de l'OTAN,
19:01la charte de l'Atlantique.
19:03Nous avons choisi,
19:04la France a choisi
19:05à juste titre
19:06de rester neutre.
19:08Et donc,
19:09on peut parfaitement
19:10et d'ailleurs à Istres,
19:11je vous le dis,
19:12d'autres le savent très bien,
19:14à Istres,
19:15nous accueillons
19:15très régulièrement
19:17des vols
19:17qui transportent
19:18non pas des armes
19:19mais des éléments techniques
19:21si j'ose dire.
19:22On les accueille.
19:23Donc,
19:23nous n'avons pas du tout
19:24l'attitude de M. Sanchez,
19:26le gauchiste espagnol.
19:28Que vous condamnez ?
19:28Que je condamne
19:29parfaitement.
19:30Simplement,
19:31je pense que
19:31le président de la République
19:32a choisi une stratégie,
19:34on doit l'appliquer.
19:35Nous ne sommes pas
19:36co-belligérants.
19:37En revanche,
19:37il faudra que
19:38la coalition internationale,
19:39dès qu'il y aura
19:41un armistice
19:41ou un cessez-le-feu,
19:43puisse prendre le relais
19:44pour que le détroit d'Ormuz
19:45puisse être sécurisé.
19:46Et là,
19:47je pense que
19:47la France a un rôle
19:49à jouer,
19:49qu'elle joue aussi,
19:50notamment sur la péninsule
19:51arabique.
19:52On tire de nombreux missiles,
19:53vous savez,
19:54pour protéger,
19:54pour essayer de faire en sorte
19:56que les alliances
19:57que nous avons,
19:59comment dirais-je,
19:59passées,
20:01puissent être effectives.
20:02Un dernier mot,
20:03qu'est-ce que vous dites
20:03aux Français
20:03qui nous écoutent,
20:04nous regardent ce matin ?
20:05Ça va durer,
20:06attention,
20:06la crise,
20:07elle va durer plusieurs mois,
20:08même si les opérations militaires
20:09s'arrêtent ?
20:10En tout cas,
20:11c'est triste.
20:12Je pense que la crise
20:13durera.
20:14Je n'en sais rien du tout,
20:15donc je ne les tromperai pas.
20:16Je ne dis jamais
20:17ce que je ne sais pas.
20:18Simplement,
20:19il faut s'attendre
20:19effectivement à ce que cela dure
20:21et il va falloir s'organiser.
20:23Je parlais des certificats d'énergie,
20:25je voudrais peut-être aussi parler,
20:26par exemple,
20:27en termes de logements.
20:28Il faut que les logements
20:29qui sont chauffés à l'électricité,
20:31mais qui sont dits,
20:33soit,
20:33comment dirais-je,
20:34thermiques,
20:34puissent être remis à l'allocation
20:35parce qu'il vaut mieux chauffer
20:37à l'électricité
20:38qu'au gaz
20:39ou au fioul.
20:40Donc,
20:40c'est toutes ces décisions
20:41qu'il va falloir prendre
20:42et surtout,
20:43encore une fois de plus,
20:44on le voit,
20:45la souveraineté,
20:45notre indépendance
20:46et notre indépendance,
20:47c'est aussi,
20:48elle est budgétaire,
20:49vous voyez.
20:49Quand un pays est surendetté,
20:51on n'a plus de marge de manœuvre.
20:53On est dépendant,
20:55notamment vis-à-vis
20:56de ceux qui détiennent
20:57la dette,
20:58c'est-à-dire des étrangers.
20:59Merci beaucoup Bruno Rotaillot.
21:00C'était votre grande interview
21:01dans la matinale
21:02de CNews Europe.
21:03Bonne journée à vous.
21:03Sous-titrage Société Radio-Canada
21:05Sous-titrage Société Radio-Canada
21:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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