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Le ministre des Transports Philippe Tabarot était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1 aujourd'hui, c'est Philippe Tabarro.
00:04Bonjour à vous, ministre des Transports.
00:07Beaucoup de dossiers sur votre bureau, évidemment, on va évoquer la flambée des prix du carburant,
00:12les manifestations en ce moment même sur le périphérique parisien, ça va s'étendre à toute la France.
00:17Il y a aussi un risque lié à la sécurité dans les transports en public.
00:21On a eu un attentat déjoué ce week-end devant les locaux de la Banque of America,
00:25avec un lien sans doute très direct, a dit Laurent Nunez, avec le conflit au Moyen-Orient.
00:29Est-ce que concernant les transports en commun, qui sont par essence des lieux d'influence où il y a
00:33beaucoup de monde,
00:34la sécurité sera renforcée, Philippe Tabarro ?
00:36Oui, bien sûr, elle le sera.
00:39Elle l'est déjà, je dirais, parce que par le passé, les endroits de transports sont des réceptacles,
00:46quelquefois de mouvements, on a pu le voir, ou de tentatives d'attentats.
00:52Par le passé, notre pays a payé un lourd tribut.
00:55Nous sommes particulièrement vigilants, en lien, vous l'avez dit, avec le ministre de l'Intérieur,
01:00en lien avec le préfet de police.
01:02Et puis, nous avons un dispositif qui fait que, humains à la fois, avec la présence de policiers,
01:08mais d'agents de police ferroviaires et d'agents de police de sûreté,
01:12qui ont depuis hier des pouvoirs supplémentaires pour pouvoir renforcer,
01:18c'est le fruit d'une loi que j'ai portée comme sénateur et que j'ai pu faire ensuite
01:21voter comme ministre
01:23sur la sûreté dans les transports.
01:24Et ces agents qui sont compétents, qui sont formés, ne pouvaient pas être pleinement associés à certaines missions.
01:31À partir d'aujourd'hui, ils pourront l'être.
01:34Par exemple, concrètement ?
01:35Concrètement, c'est la possibilité d'opérer un certain nombre de fouilles,
01:39de palpations préventives pour vérifier si les personnes en face d'elles ne sont pas armées.
01:45La possibilité de saisir, le cas échéant, ces armes, et notamment les armes blanches,
01:50qui sont de plus en plus nombreuses dans les transports en commun.
01:53C'est la possibilité d'intervenir sur un périmètre plus large que le simple périmètre de la gare ou de
01:58la station de métro
02:00et de pouvoir intervenir sur le parvis.
02:02C'est la possibilité d'interdire en gare ou en station un certain nombre d'indésirables
02:07qui sont connus, qui ont opéré déjà par le passé des actes délictueux.
02:11C'est tout cet arsenal supplémentaire qui vient également avec des armes non létales
02:17comme la possibilité d'utiliser les tasers, qui va être effectif dans quelques jours en plus des armes létales qu
02:25'ils possèdent déjà.
02:26Ce sera un complément indispensable pour nos forces de police
02:29qui œuvrent déjà la sécurité sur tout le territoire et dans les transports, bien entendu.
02:35Le taser n'est pas encore, c'est dans les prochains jours, autorisé, c'est ça ?
02:38Oui, c'est effectif, mais les régions sont en train d'équiper les agents qui le souhaitent
02:44et cela va également permettre d'intervenir sur certaines situations bien précises
02:50où l'utilisation d'une arme létale n'est pas adaptée et les tasers le seront beaucoup plus.
02:55Est-ce que, Philippe Tabarro, il y a des menaces qui concernent justement les transports en commun ?
02:59Est-ce qu'à votre connaissance, il y a eu des menaces proférées contre ces lieux ?
03:02Écoutez, on en parle en permanence avec le ministre de l'Intérieur.
03:05Il y a des lieux qui sont très surveillés.
03:07Vous l'avez vu à travers la tentative d'attentat devant la Bank of America.
03:14Il y a des endroits qui sont surveillés, notamment quand il y a des intérêts américains,
03:18quand il y a des intérêts israéliens.
03:20Et bien sûr que les transports, je l'ai dit tout à l'heure, par le passé, ont été des
03:24cibles.
03:25Nous sommes particulièrement vigilants.
03:27Le métro, le train, tout a été attaqué.
03:27Le métro, le train, mais je veux rassurer nos concitoyens.
03:33Nous sommes à un niveau de vigilance qui n'a jamais été aussi important dans le pays.
03:38Et la compétence de nos forces de police va pouvoir permettre, je l'espère,
03:43de déjouer toutes les tentatives potentielles, en tout cas.
03:46Donc, pas de naïveté.
03:47On sait que la République islamique d'Iran n'a jamais hésité à attaquer la France.
03:50On le sait.
03:51Donc, on se fait munir contre ces affaires-là.
03:52Tout à fait.
03:53Parlons maintenant des carburants, évidemment, parce que cela, évidemment, provoque beaucoup de réactions de mécontentement.
03:58En ce moment même, je vous le disais, il y a des mouvements d'opération escargot sur le périphérique parisien.
04:04Il y a des camionneurs, des routiers, des autocars qui convergent pour dire,
04:10c'est du racket fiscal ce à quoi nous sommes confrontés, les hausses de prix des carburants.
04:15Vous avez proposé un système d'aide sur certains secteurs très ciblés, agriculture, pêche et transport, pour un seul mois.
04:23C'est une aide exceptionnelle, équivalente à 20 centimes d'euros par litre pour les TPE, PME du transport routier.
04:28Ils disent, ce n'est pas suffisant.
04:29Nous allons mourir.
04:31Écoutez, moi, je leur dis qu'on va tout faire pour qu'ils ne meurent pas, parce qu'on a
04:34besoin d'eux,
04:35parce que le transport de marchandises ou de voyageurs dans notre pays, c'est 90% du transport,
04:40parce que ce sont des petites, majoritairement entreprises, des moyennes entreprises qui font et qui nourrissent les Français, je dirais.
04:50Et à travers ces entreprises, on a besoin qu'elles vivent.
04:54Il y a des responsabilités à prendre, que ce soit l'État, et vous l'avez dit, à travers un
05:00certain nombre de mesures.
05:01Nous devons associer également, ils doivent prendre leur part, les donneurs d'ordre, les chargeurs en amont,
05:07pour que ce ne soient pas uniquement les transporteurs qui sont obligés d'en subir les conséquences au bout de
05:13la chaîne de cette hausse du carburant.
05:15Le carburant, ça représente environ 25% de leur budget.
05:18Quand il y a une hausse aussi importante que nous la connaissons pour les raisons que vous avez évoquées,
05:25il est normal que ces entreprises se trouvent en difficulté.
05:28Nous essayons de les aider avec deux types d'aides.
05:30D'abord des aides indirectes, mais qui paraissent indispensables, sur les questions de trésorerie,
05:34notamment avec la possibilité de faire des prêts plus facilement,
05:37la question de repousser certaines échéances, que ce soit des échéances fiscales,
05:42que ce soit des échéances en matière de cotisation sociale.
05:45C'est juste reculer pour mieux sauter, Monsieur le ministre.
05:46Et puis des aides directes sur les entreprises qui sont les plus en difficulté.
05:52Nous ne souhaitons pas que ces entreprises meurent.
05:55C'est la raison pour laquelle ces entreprises sont pour ceux qui sont le plus en difficulté.
06:00Vous l'avez dit, une somme d'environ 50 millions est prévue pour le seul mois d'avril.
06:06Nous verrons ensuite comment la situation va évoluer.
06:09Je rappelle que nous n'avons pas de lisibilité dans le temps sur cette crise,
06:13que cette guerre, la France ne l'a pas souhaitée, qu'elle l'a subie.
06:17Oui, mais ça changerait en quotidien les entreprises.
06:19Mais nous les aidons, nous sommes à leur côté.
06:21Et moi, ce que je leur dis aujourd'hui, devant vous, sur votre antenne,
06:24c'est que nous allons essayer de rendre cette aide le plus effective possible, concrètement.
06:30Elle concerne qui ?
06:31Elle concerne ceux qui peuvent justifier des difficultés trésorées liées à la crise.
06:35C'est tellement vague, c'est tellement flou qu'ils vont en bénéficier ?
06:38Justement, l'application concrète de ces aides, on doit le faire avec eux.
06:42On va le faire avec les organisations représentatives.
06:45Je les ai beaucoup vues ces derniers temps et je vais continuer à le faire,
06:49notamment probablement demain, pour qu'on voit comment ces mesures peuvent être efficaces
06:54à travers une plateforme déclarative qui est mise en ligne immédiatement,
06:59à travers également un guichet qui sera ouvert dès demain.
07:06C'est la possibilité aussi d'avoir, à travers les différentes mesures qu'on va prendre,
07:10une effectivité et un versement des sommes dès la semaine prochaine
07:14pour pouvoir notamment couvrir les salaires d'avril.
07:17Nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'avec les professionnels,
07:20ces sommes qui sont prévues maintenant dans notre budget,
07:25puisqu'on m'a demandé de repousser un certain nombre de dépenses
07:29et d'investissements qui étaient prévus, mais de les consacrer à l'urgence.
07:33Aujourd'hui, l'urgence, c'est entre autres, dans notre pays,
07:36les transporteurs routiers que nous allons aider,
07:38mais avec eux pour rendre une effectivité sur ce plan.
07:42Est-ce qu'il faut des critères précis, encore une fois,
07:44pour savoir attribuer cette aide à une trésorerie en difficulté ?
07:47Je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'entreprises
07:49qui n'ont pas de trésorerie en difficulté.
07:50Il y a forfaitairement une somme qui est donnée en fonction
07:53du nombre d'engins, de camions ou d'autocars dans l'entreprise.
07:59Je rappelle que la grande majorité,
08:0310 à 20 000 de ces entreprises sur 45 000,
08:06sont des toutes petites TPE de 5, 10, 20 maximum camions ou autocars.
08:15C'est la raison pour laquelle c'est eux qui, prioritairement,
08:18doivent recevoir ces aides et on va essayer de le rendre le plus effectif possible.
08:23L'Organisation des transporteurs routiers européens dit,
08:25en 2022, on avait des aides 8 fois supérieures à celles d'aujourd'hui.
08:29Est-ce que c'est parce qu'on n'a plus les moyens ?
08:31Non, mais ça a été pendant toute la période.
08:33C'est-à-dire que là, on parle d'un mois.
08:35Quand je vous parle de 50 millions, c'est un mois.
08:37On ne sait pas combien ces 50 millions seront peut-être conductibles
08:40si la situation perdure en mai, en juin.
08:44J'espère que les choses s'arrêteront.
08:45La France appelle en permanence à la désescalade dans ce conflit.
08:49Je tiens à le rappeler.
08:50Mais on ne peut pas comparer encore avec ce qui s'est fait
08:53pendant la période de l'Ukraine.
08:54Et puis, il est vrai que la situation budgétaire de notre pays
08:57n'est pas la même, que nous devons tenir des déficits.
09:00C'est la volonté du Premier ministre qu'il a clairement affichée
09:04que sa politique est en train de payer.
09:06On a vu que les déficits devaient être de 5,4.
09:09C'est aujourd'hui de 5,1.
09:11On doit passer sous les 5%.
09:13C'est une obligation.
09:14On a bien compris qu'il n'y a plus d'argent dans les cas.
09:16Des aides, oui.
09:17Des aides, oui.
09:18Mais pour ceux qui en ont vraiment besoin
09:20et qu'elles soient ciblées.
09:21Et le carnet de chèques, je dirais de manière plus générale,
09:24ne peut plus être utilisé pour l'ensemble de nos concitoyens.
09:28On parlait de la région parisienne.
09:29D'autres régions vont rentrer dans l'annonce des blocages,
09:31des ralentissements sur les autos.
09:32Il y a le spectre, si les agriculteurs se joignent à ce mouvement,
09:36d'une France bloquée.
09:37Philippe Tabarro.
09:38C'est quelque chose qui n'est bien sûr pas impossible.
09:40La convergence des luttes, c'est quelque chose qui parle.
09:44Et bien sûr, nous ne le souhaitons pas.
09:46Je pense que chaque secteur est un secteur particulier.
09:50C'est pour ça que nous avons voulu cibler les choses.
09:53Pour appeler les gilets jaunes.
09:54Bien sûr.
09:55Ça peut être dans votre esprit, j'imagine.
09:56Ça l'est totalement.
09:57Mais je peux vous dire que depuis le début de cette crise,
10:00nous sommes en permanence à leur écoute, à leur côté.
10:03Nous essayons d'avoir les aides les plus adaptées possibles.
10:07Mais on doit rappeler les contraintes financières qui sont les nôtres.
10:11Je vous l'ai dit, dans les 50 millions que j'ai dû chercher,
10:14c'est 50 millions de moins d'investissement que j'aurais à faire
10:16sur des infrastructures de transport qui concernent aussi tous les Français.
10:20Donc, sauvons en priorité ceux qui sont dans la plus grande précarité,
10:24dans la plus grande difficulté.
10:26Et puis, voyons comment les choses vont évoluer.
10:29En tout cas, le dialogue est indispensable pour pouvoir mener à bien de manière efficace
10:34les différents plans que nous avons présentés avec mes collègues
10:37de l'économie, de l'énergie et des secteurs concernés.
10:40Les organisations patronales de la pêche réclament aussi davantage d'aides.
10:44Est-ce que c'est un secteur pareil qui est en grande difficulté ?
10:47Est-ce qu'il pourrait faire plus pour nos pêcheurs comme pour nos agriculteurs ?
10:50Ma collègue Chabot au gouvernement est en lien permanent avec elle.
10:53Elle a fait également, comme moi vendredi, un certain nombre d'annonces sur le secteur.
10:57J'espère que ces annonces seront comprises.
10:59Et comme pour le secteur des transports, il faut les rendre effectifs
11:02le plus rapidement possible parce que quand vous parlez de sommes
11:06en millions d'euros, c'est quelque chose qui ne paraît pas très concret.
11:09Après, quand elles sont mises en place et que les personnes en difficulté
11:14sont en mesure de les percevoir, la tension redescend, je dirais,
11:20et surtout, plus que la tension, c'est de pouvoir faire face à des échéances
11:23qui arrivent régulièrement.
11:25Et ne pas mettre la clé sous la porte, tout simplement.
11:26Exactement.
11:27C'est vraiment l'objectif de ces aides ciblées et d'être en lien en permanence
11:31avec les administrations, qu'elles soient fiscales,
11:34au niveau des cotisations sociales, je l'ai dit.
11:37Mon collègue Jean-Pierre Farandou est très attentif à toutes ces questions,
11:41ainsi que mon collègue Lescure, et en réponse en permanence à nos demandes
11:45pour sauver ces entreprises ou ces marins pêcheurs en l'occurrence.
11:48Au stade où on en est, Philippe Tapereau, il n'y aura toujours pas d'aide directe
11:51à la pompe ? Il n'y aura toujours pas d'aide directe pour les automobilistes
11:55et pour ceux qui ont besoin d'aller ?
11:56Les aides directes à la pompe, elles le sont sur les entreprises de transport.
11:59Les aides directes sur les automobilistes, non, ce n'est pas le cas.
12:04Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
12:07On a des voisins européens qui prennent des mesures pour baisser la facture
12:11des automobilistes, l'Italie qui réduit le prix des carburants.
12:14Pour une vingtaine de jours, d'ailleurs, il ne reste plus qu'une dizaine de jours
12:16dans des contextes politiques particuliers.
12:19L'Espagne, je rappelle que l'Espagne n'a plus de budget depuis quatre ans.
12:23C'est ça la réalité aussi.
12:25Nos amis allemands sont très prudents aussi sur ces questions.
12:28Il y a ce qu'on est en mesure de faire, ce qu'il est raisonnable de faire.
12:31Aujourd'hui, il ne serait pas raisonnable, comme ça a été le cas
12:35lors de la précédente crise, de pouvoir, quelque part, gaspiller 8 milliards
12:41qui feraient défaut à notre budget qui en a tellement besoin.
12:44Et puis, c'est l'argent des Français, quelque part, aussi.
12:47C'est l'argent des Français.
12:49Ça passe d'une poche à l'autre.
12:50Exactement.
12:51Alors, un mot de l'approvisionnement en pétrole.
12:54Le détroit d'Hormuz reste partiellement bloqué, même si Donald Trump a annoncé ce matin
12:58qu'une vingtaine de grands pétroliers étaient autorisés par l'Iran à circuler.
13:02C'est évidemment un point clé pour notre approvisionnement.
13:05Il y a aussi les outils du Yémen qui menacent de bloquer l'autre détroit de Bab el-Mondel.
13:09On est face à un scénario catastrophe ?
13:12On est mobilisés pour, dans le cadre, la France le répète, suffisamment souvent,
13:18de défense de ses intérêts dans la zone.
13:22Et notamment, il y a une cinquantaine de navires à intérêts français
13:26et dont certains ont le pavillon français avec des équipages français
13:30qui, pour la plupart d'entre eux, ont été relayés.
13:32Les quelques-uns qui restent, une vingtaine de marins sont volontaires encore.
13:35Ils sont en sécurité ?
13:37Je suis en lien pratiquement quotidien avec les armateurs.
13:40Nous avons de leurs nouvelles.
13:41Beaucoup ont été remplacés.
13:42La vingtaine qui reste est volontaire et est en sécurité aujourd'hui.
13:47En tout cas, nous sommes vigilants sur ce sujet.
13:51Et bien sûr, nous suivons avec attention la situation.
13:56Et je rappelle que la France souhaite être à la tête d'une coalition
14:00pour pouvoir, le moment venu, pouvoir débloquer la situation
14:04parce que cela a des répercussions sur notre économie mondiale.
14:09Et la France a un rôle à jouer dans un cadre défensif,
14:13mais également de coalition, comme elle l'a fait à quelques kilomètres de là,
14:20dans d'autres opérations et notamment...
14:23Philippe Tabarro, quelques mots sur les municipales.
14:26Évidemment, plusieurs mères sortant battues par la gauche,
14:28je parlais, les filles ont été victimes d'insultes et de violences
14:30au soir du second tour.
14:32Le maire de Montcontour, dans les Côtes d'Armor,
14:35a pris la décision de démissionner deux semaines après son élection,
14:39après des actes de vandalisme, des menaces contre lui.
14:42Il y a aussi, j'ajoute, la mairie de Fresnes,
14:44qui a été saccagée par une vingtaine d'individus cagoulés.
14:48Comment est-ce que vous qualifiez ce climat post-municipal ?
14:51Intolérable.
14:52Intolérable.
14:53C'est quelque chose qui a choqué, je le sais,
14:58toutes les personnes qui ont pu voir ces images.
15:00Les maires concernés, j'ai des amis maires
15:03qui ont été directement menacés physiquement.
15:07Des gens qui avaient simplement servi pendant des années
15:11leur commune et le bien-être de ces concitoyens.
15:15Et je sais qu'ils l'ont mal vécu et c'est bien compréhensible.
15:19Qu'est-ce qui se passe ?
15:20Il se passe simplement une brutalisation de la vie politique.
15:25Qui est due à qui ?
15:26Qui est due à Jean-Luc Mélenchon et à l'EFI principalement.
15:29Je dirais que c'est la brutalisation qui a été importée à l'Assemblée nationale
15:33que l'on constate tous les mardis et tous les mercredis
15:36aux questions au gouvernement, par exemple.
15:38Et que maintenant, ils souhaitent importer dans différentes mairies.
15:43Et c'est ce qui se passe.
15:44Alors, il faut...
15:45C'est la méthode des maires LFI, donc ?
15:47C'est principalement la méthode d'un certain nombre de maires LFI.
15:51Alors, quelques-uns se disent apolitiques,
15:53mais on sait très bien qu'ils sont leur soutien derrière.
15:56Et ce n'est pas acceptable parce que,
16:00quand on perd une élection, il faut l'accepter.
16:03Mais il faut que les choses se passent dans un cadre républicain.
16:07Il faut qu'il y ait une continuité.
16:09Et puis, il y a également, je tiens à le rappeler,
16:13des préfets qui sont les représentants de l'État dans les départements
16:15et qui devront être particulièrement vigilants
16:17sur le fait de faire appliquer la loi dans ces communes
16:21à travers notamment le contrôle de l'égalité.
16:24Le président de la République l'a très justement dit
16:26l'autre jour au Conseil des ministres.
16:28Il ne peut avoir de sédition dans notre République
16:31et les préfets, plus que jamais, vont avoir un rôle capital.
16:34Vous parlez de la France insoumise.
16:36Évidemment, 2027 est dans toutes les têtes.
16:38Vous avez co-signé ce dimanche une tribune
16:40aux côtés de 90 ministres et parlementaires,
16:42dont Maud Bréjon, pour appeler un candidat unique
16:44du centre et de la droite.
16:46Alors, c'est indispensable pour pouvoir lutter
16:49contre d'un côté la France insoumise
16:51et le Rassemblement national.
16:52Sinon, il y a un effacement prévisible du bloc central
16:55ou de la droite républicaine ?
16:56Je le pense.
16:57J'ai été longtemps partisan d'une candidature unique
17:01des Républicains.
17:02Mon parti, avant que je sois, j'espère,
17:05temporairement suspendu.
17:06Oui, vous êtes exclu pour le...
17:08Suspendu.
17:08Suspendu.
17:10J'ai longtemps pensé qu'une candidature seule
17:14pourrait nous permettre de revenir en responsabilité.
17:17Malheureusement, les différentes élections,
17:19qu'elles soient européennes par deux fois
17:20et présidentielles, avec le score de Valérie Pécresse,
17:23nous ont montré que nous ne pourrions pas
17:26y arriver seul et qu'il faudra faire
17:28un certain nombre d'alliances.
17:29Avec les macronistes ?
17:31Avec un bloc central qui s'est organisé.
17:34On l'a vu à travers certaines municipalités
17:36où on a gagné des municipalités intéressantes.
17:40Le président Rotaillot l'a suffisamment rappelé,
17:42que ce soit Clermont-Ferrand, Brest, Cherbourg,
17:45des municipalités symboliques.
17:46Et il n'est pas lui le candidat naturel de la droite ?
17:48Le président des LR ?
17:49À lui de le montrer, à lui de le prouver.
17:51Il m'a déjà dit, il est déjà candidat.
17:53Moi, j'en étais intimement persuadé
17:54quand il était en responsabilité au sein du gouvernement.
17:57Et donc, tout a changé quand il a quitté le gouvernement ?
17:59À lui de montrer que la droite et les Républicains
18:02peuvent peser dans ce bloc central
18:05avec ce qui fait notre spécificité.
18:07Je pense notamment à la priorité sur le régalien.
18:11Je pense notamment à la liberté d'entreprendre,
18:13à la maîtrise des comptes publics.
18:14Ça, c'est l'ADN des Républicains.
18:16Et on doit peser dans ce bloc central,
18:18mais seul, on ne pourra pas le faire.
18:19Donc, ça veut dire qu'il n'est pas un meilleur candidat
18:21qu'Édouard Philippe aujourd'hui, Bruno Retailleau ?
18:23Il est le candidat de ma formation politique,
18:27mais je vous l'ai dit,
18:29et c'est pour ça que j'ai signé cette tribune.
18:30Non, je veux qu'on ait un seul candidat.
18:34Si c'est Bruno Retailleau,
18:35j'en serais ravi pour défendre la droite
18:37et pour montrer que la droite,
18:38également en responsabilité, sait faire.
18:42Je pense que lui l'a montré
18:43quand il était au ministère de l'Intérieur.
18:46Je pense qu'Annie Genevard le montre à l'agriculture.
18:48Vincent Jean-Brun le montre au niveau du logement.
18:50Les Républicains sont opérationnels
18:52quand ils sont en responsabilité.
18:54Donc, il faut une primaire, Philippe Tabarro ?
18:55C'est le seul moyen de départager ?
18:57Il faut un mode de départage.
18:58La primaire est une des possibilités
19:00de ce mode de départage.
19:02Je ne suis pas dans ces histoires.
19:04Vous voyez que j'ai suffisamment à m'occuper
19:06avec la gestion d'un ministère
19:09qui est quand même un ministère de crise.
19:10Il faut le reconnaître dans un gouvernement
19:13qui est celui des transports.
19:15J'y consacre toute mon énergie,
19:16toute ma volonté.
19:17Pour le reste, d'autres s'en occupent
19:19et à eux de le faire le mieux possible.
19:21Ça n'empêche pas de voir un peu plus loin,
19:22c'est-à-dire jusqu'en 2027.
19:23Merci beaucoup, Philippe Tabarro,
19:24ministre des Transports.
19:25C'était votre grande interview
19:26sur CNews et sur Europe 1.
19:27Bonne journée.
19:28Sous-titrage Société Radio-Canada
19:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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