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Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour Dame Ferrari.
00:06Depuis le RN de la Somme, après ce second tour des municipales, Jordan Bardella s'est félicité des bons résultats
00:10du Rassemblement national au plan national.
00:12On va y revenir. En revanche, les grandes villes vous sont toujours inaccessibles.
00:16Toulon, avec la défaite de l'or, la valette, Marseille, où Franck Alizio a échoué à battre Benoît Payan, qui
00:20est estimé lui que le RN était le racisme.
00:23Est-ce que le Front républicain fonctionne encore dans les grandes villes, Jean-Philippe Tanguy ?
00:26C'est surtout malheureusement la lâcheté de LR qui a fonctionné, puisque à Marseille, Mme Vassal s'est maintenue, faisant
00:325% des voix, cassant une dynamique.
00:34Ça n'aurait pas suffi peut-être à l'emporter ?
00:36On ne le saura jamais, vous avez raison, je ne dis pas que ça aurait suffi.
00:3940% pour votre candidat ?
00:39Oui, mais ça peut créer une dynamique, parce que si les électeurs de droite, ou en tout cas les électeurs
00:43qui veulent un changement à Marseille, voient qu'il n'y a pas d'unité,
00:46ils peuvent se dire que leur vote ne sert à rien, ça ne crée pas de dynamique.
00:49Les contre-exemples en politique sont nombreux, c'est aussi le cas à Toulon, malheureusement le candidat LR,
00:54parce que ce n'est pas LR que Cagny-Toulon a soutenu la candidate sortante et un système à bout
00:58de souffle plutôt que soutenir Laure Lavalette.
01:00Mais bon, écoutez, il y a des mauvaises nouvelles, mais les bonnes nouvelles, c'est la victoire du Rassemblement National
01:04sur beaucoup de territoires,
01:06des territoires où le Rassemblement National n'avait pas de mairie, comme la Sarthe, le Tarn, le Loiret.
01:11Ça fait combien de villes au total ?
01:12Ça fait plus de 70 villes, sans compter les municipalités de la ruralité,
01:17où le Rassemblement National, objectivement, on peut le dire, est très fort et a beaucoup de maires sans étiquette.
01:22C'est l'ancrage local que vous recherchiez depuis des années ?
01:25Exactement. C'était l'objectif de cette campagne avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'était de développer notre
01:28ancrage local.
01:30Ça peut passer, alors ça n'a pas été le cas sur CNews, mais il y a un certain nombre
01:33de chaînes hier
01:34qui ont un peu oublié que la France n'était pas que Paris, Marseille et Lyon.
01:38Il y a des dizaines de villes qui font tenir la France debout,
01:41et c'est vrai qu'une certaine couverture a un peu minimisé le vote des villes moyennes pour se concentrer
01:46sur les grandes villes.
01:46Or, chaque électeur vaut un électeur, évidemment.
01:49Et permettez-moi juste un petit message de soutien à tous les candidats, y compris qui n'étaient pas au
01:53Rassemblement National,
01:54qui ont été battus ou qui n'ont pas vus, parce que la politique, c'est quand même un engagement.
01:58Et quand on tient notre territoire à nos terroirs, vous savez que dans toutes ces communes,
02:02où vous avez des élus bénévoles ou quasi bénévoles, c'est dur pour leur famille, c'est dur pour leur
02:06métier.
02:07Il faut quand même saluer, quelle que soit l'étiquette, tous les gens qui s'engagent.
02:09C'est comme les associations, heureusement qu'ils sont là quand même.
02:11Jean-Philippe Tanguy, on est sur CNews et sur Europa. Est-ce que ça veut dire que le RN, désormais,
02:14est un parti notable ?
02:16Un parti qui s'est embourgeoisé, qui s'étend sur les territoires ?
02:19En tout cas, un parti de gens qui veulent exercer des responsabilités.
02:23Notable, le médecin, le pharmacien, les gens qui font un certain nombre de fonctions, c'est très utile pour le
02:28territoire.
02:29Après, c'est un état d'esprit. Ce qu'il faut, ce n'est pas, évidemment, gérer le territoire par
02:32clientélisme,
02:33comme un certain nombre de nos adversaires, et gérer le territoire par intérêt de tous les habitants.
02:37C'est rassemblé aussi, parce que ce qui était très choquant, on a eu un certain nombre de territoires de
02:40gauche,
02:41qui ont été gagnées par la gauche, c'est qu'immédiatement, vous avez quand même au moins deux mairies,
02:44à ma connaissance, où l'équipe de gauche a commis des violences, c'est-à-dire soit expulsé le maire.
02:50Et qu'elle ?
02:50Il y a un maire de droite qui a été expulsé de son ancienne mairie. Il a dû partir sous
02:53escorte policière.
02:55Chez nous, dans le Pas-de-Calais, une mairie remportée par l'Assemblée nationale,
02:58la gauche a commencé à commettre des violences au sein du bureau centralisateur.
03:02Bon, c'est n'importe quoi. On a eu quelques maires, notamment un maire insoumis de Saint-Denis,
03:06qui a dit qu'il ne gérerait pas pour tous les habitants.
03:07Non, mais stop ! Un maire, quelle que soit son étiquette politique, il gère pour tous les habitants,
03:12ceux qui ont voté pour lui, ceux qui n'ont pas voté pour lui, ceux qui se sont abstenus.
03:15C'est n'importe quoi, ce comportement expliquant qu'on est les maires,
03:18qu'on serait le maire d'une seule catégorie de Français.
03:20Jean-Philippe Tanguy, on va évoquer maintenant les alliances,
03:22mettre Nice de côté, on en parle dans un instant.
03:24Vous n'avez pas réussi à nouer d'alliances avec la droite des LR.
03:28À Paris, le retrait de Sarah Knafou n'a pas servi à Rachida Dati.
03:32Il n'y a pas eu d'union des droites, en réalité.
03:35Oui, mais ce refus de la fusion, parce que même Mme Knafou,
03:37j'étais en opposition totale avec sa candidature et la façon dont elle l'a faite,
03:41mais on n'est pas là pour régler des comptes.
03:42Reconquête, c'est toujours un parti qui fait perdre vos idées, comme le dit Jean-Philippe.
03:45Non, parce qu'on voyait bien que Mme Knafou a expliqué aux électeurs patriotes
03:49qu'il fallait voter pour elle pour faire gagner la droite.
03:51Donc, elle a asséché le RN, à la fin, elle s'est retirée,
03:54il n'y a pas d'électeurs patriotes qui sont reprises.
03:55C'est elle qui fait perdre Rachida Dati ?
03:56Non, ce n'est pas elle qui fait perdre Rachida Dati,
03:58c'est Rachida Dati qui perd toute seule, et notamment, je le dis,
04:00Mme Knafou aurait dû fusionner.
04:03Et c'est surtout LR, je ne mets pas la responsabilité sur Sarah Knafou sur ça,
04:07mais c'est LR qui refuse les fusions.
04:09Moi, je vois dans la Somme, où on avait proposé de fusionner à Amiens et à Abbeville,
04:13ils ont refusé, la gauche a gagné ses deux communes.
04:15Or, on nous dit, oui, il faut se retirer, mais ça ne marche pas comme ça, la politique.
04:17Pourquoi ? Grand 1, nos idées doivent être représentées,
04:20il n'y a aucune question de se retirer et d'effacer des idées.
04:22Même si c'est la gauche qui peut en prêter, ça a été le cas à Nîmes,
04:25si c'est un communiste qui a été élu, vous n'êtes pas retiré.
04:27Oui, mais voyez, il n'y a pas de fusion, il n'y a pas de dynamique.
04:29Et nos électeurs, ils n'y vont pas, parce que nos électeurs,
04:31ils n'ont pas envie d'être humiliés par une droite qui, parfois,
04:33quand même, n'a pas fait le job.
04:34Parce que, quand même, ces deuxièmes semaines de campagne,
04:36on a vu un certain nombre de candidats de droite
04:38qui sont allés quand même aussi, comment dire,
04:41faire du clientélisme, du communautarisme.
04:44À Amiens, par exemple, le candidat, finalement,
04:45je suis peut-être bien content qu'il ait refusé notre fusion,
04:47parce qu'on l'a vu le vendredi, faire le tour du communautarisme
04:50et des mosquées pour faire des voix.
04:52C'est n'importe quoi.
04:53On n'a pas à venir faire des discours politiques
04:54devant une mosquée ou ailleurs, d'ailleurs.
04:56Donc, avec cette droite qui trahit, merci.
04:58Et à Paris, Mme Dati n'a pas su créer la dynamique,
05:01et c'est dommage.
05:02Mais quand même, à Paris, moi, je suis quand même très choqué
05:05par la couverture de la campagne, aussi, pendant des mois,
05:08où on a minoré un scandale de pédocrinité absolument scandaleux.
05:12Ça a émergé un peu à la fin de la campagne,
05:13tellement les parents ont essayé de se faire entendre,
05:15et je pense à eux et les victimes.
05:16Mais c'est scandaleux que le système de M. Grégoire Hidalgo,
05:20qui n'ait rien vu, au moins, pour ne pas dire autre chose,
05:23sur ce scandale de pédocrinité, gagne autant.
05:25Parfois, il y a vraiment un problème de qualité de la campagne.
05:28Je le dis, au-delà du Rassemblement National,
05:30ce qui s'est passé à Paris, c'est inouï.
05:31Un certain nombre de gens veulent toujours couvrir la gauche.
05:34Jean-Philippe Tanguy, on est sur CNews et sur Europe 1.
05:36Éric Chioti, qui a fondé l'UDR, a été élu à Nice.
05:40C'est le laboratoire de l'Union de la droite,
05:42pour vous, maintenant, la ville de Nice, ou pas ?
05:45Les Niçois, ce n'est pas des expériences de laboratoire.
05:48Non, mais est-ce que vous allez expérimenter en place que vous proposez ?
05:52Absolument.
05:52Jordan Bardella avait dit que la droite sincère,
05:54travailler avec la droite sincère, comme Éric Chioti,
05:57permet de belles victoires.
05:58C'est important.
05:59Je pense aussi qu'il va se passer des choses dans les troisièmes tours,
06:02que ce sont les communautés d'agglomération,
06:03les communautés de communes.
06:04Un certain nombre de personnalités de droite sincères
06:07vont sans doute vouloir travailler avec le Rassemblement National.
06:09et ça va être intéressant.
06:11Mais vous voyez aussi, à Reims,
06:13Anne-Sophie Frigou a réussi à fusionner avec la liste LR.
06:17C'est la seule ville.
06:18C'est la seule ville.
06:19M. Rotaillot n'a rien trouvé de mieux à faire que d'exclure
06:21M. Lang qui dirigeait la liste LR.
06:23Ils sont passés deuxième devant la gauche.
06:25À Saint-Etienne, notre candidat a tendu la main à LR
06:28et ça n'a pas réussi, mais il a quand même été deuxième.
06:30On aurait pu gagner sur la gauche.
06:32Donc c'est quand même dommage d'avoir refusé systématiquement
06:34les fusions avec le Rassemblement National.
06:36Nous, on a tendu la main.
06:38On aurait pu jouer la politique du pire.
06:39Jean-Dame Bardella, encore une fois, disait...
06:41Oui, mais moi, je n'ai pas compris.
06:42J'ai fait beaucoup de soirées électorales.
06:43D'ailleurs, c'est un changement stratégique.
06:45Faire tomber les murs de la droite, ça veut dire ça.
06:47Ça veut dire tendre la main à la droite.
06:48Pourtant, vos flèches vont vers l'air ce matin.
06:50Oui, mais parce qu'ils n'ont pas pris cette main.
06:52Et puis surtout, quelle est l'excuse ?
06:53Moi, j'ai fait toutes les soirées électorales hier.
06:55Je n'ai absolument pas compris
06:56pourquoi M. Wauquiez ou M. Rotaillot
06:58avaient refusé des fusions techniques
07:00dans un certain nombre de communes.
07:01Et je n'ai pas compris pourquoi.
07:02À part garder leur petit précaré
07:03et vouloir que les électeurs...
07:06Ni les filles ni les rendent, disent-ils.
07:07Oui, mais ça veut dire quoi ?
07:09Ça veut dire à la fin, la gauche.
07:10L'alliance.
07:10Non, mais c'est la même position
07:11que le Parti Socialiste.
07:12Officiellement, le Parti Socialiste
07:13ne respectant pas cette position.
07:15Donc, M. Rotaillot et M. Wauquiez
07:17ont la même position que M. Attal,
07:20M. Philippe et M. Glucksmann.
07:22Donc, ils ne sont pas de droite.
07:23Et par ailleurs, j'ai un petit mot
07:25quand même à dire sur Édouard Philippe.
07:26Parce qu'hier, on a présenté la victoire...
07:28Préélu au Havre.
07:29D'accord, mais un Premier ministre
07:32qui n'est même pas majoritaire
07:33dans sa propre ville,
07:34tout le monde trouve ça absolument incroyable.
07:35Écoutez-moi, un fief,
07:36c'est soit un fief,
07:37soit ce n'est pas un fief.
07:38Gagner avec même pas 50% des voix
07:40quand on a été Premier ministre...
07:42Ça veut dire que ça a aubert ses chances
07:43pour 2027 ?
07:44Bien sûr. Hier, je trouve qu'il s'est vanté
07:47et a fait un discours national.
07:48Franchement, je ne comprends même pas
07:49qu'il soit candidat.
07:50Parce que quand vous êtes maire sortant,
07:51que vous avez tous les leviers,
07:52que vous avez beaucoup d'influence
07:53comme M. Philippe,
07:54et que vous n'êtes même pas majoritaire
07:55dans votre propre ville,
07:57le Havre, ce n'est pas un bastion gauchiste.
08:00Donc, franchement,
08:00il n'a pas fait un bon score.
08:01Ça a été pendant très longtemps
08:02et vous le savez parfaitement.
08:03Oui, mais ça a beaucoup changé, le Havre.
08:04Je m'en félicite d'ailleurs.
08:05C'était grâce au travail d'Antoine Ruffenac
08:06et pas au travail de M. Philippe.
08:08M. Ruffenac, c'était un vrai gaulliste.
08:10M. Philippe, c'est un macroniste
08:11et je ne crois pas que le Havre
08:12aime tant que ça les macronistes.
08:14Les macronistes, justement,
08:15200 maires,
08:152000 conseillers municipaux,
08:16le parti macroniste
08:18n'a pas complètement disparu
08:18sur Philippe Tanguy.
08:19Oui, alors, il compte
08:20d'une façon assez large.
08:21Ah, il y a des chiffres
08:22pour la 200 maires.
08:22Oui, oui, mais il compte
08:23l'union du centre.
08:24Moi, j'étais dans la Somme
08:25ou ailleurs.
08:26Je n'ai pas vu la tête
08:27d'Emmanuel Macron
08:28sur les affiches.
08:29Contrairement.
08:30Donc, tout ça est un peu facile
08:31de recompter comme ils veulent.
08:32Vous avez dit Bordeaux,
08:33quand même,
08:34indiqué ?
08:34Oui, mais Bordeaux
08:35est une ville juppéiste.
08:36Je pense que c'est plus
08:37que le juppéisme
08:37qui a gagné à Bordeaux
08:38qu'Emmanuel Macron
08:39et ce n'est pas M. Attal.
08:41Franchement, je ne vois pas,
08:41on n'a pas mis non plus
08:42la tête de M. Attal.
08:43Donc, tout ça est un peu hypocrite,
08:44un peu comme les LR d'ailleurs,
08:46parce que c'est le sans-étiquette
08:47qui a gagné ces élections.
08:48Le vrai enseignement,
08:49c'est qu'il n'y a que le RN,
08:50il faut le reconnaître malheureusement,
08:52LFI,
08:52qui peut faire des voix
08:53sur une étiquette,
08:54sur une personnalité politique.
08:55Jordan Bardella et Marine Le Pen
08:56chez nous, évidemment.
08:57Éric Ciotti pour l'UDR.
08:59Ailleurs,
08:59ils jouent sur le sans-étiquette,
09:00ils jouent sur la bonne gestion locale.
09:02Pourquoi pas ?
09:03Moi, je ne suis pas mauvais perdant.
09:04Mais il ne faut pas non plus dire,
09:06après l'élection,
09:06que c'est M. Attal
09:07qui a fait gagner des communes,
09:08M. Philippe ou M. Macron.
09:09Je pense que c'est plutôt l'inverse.
09:11C'était sauf qu'il peut.
09:11Jean-Philippe peut être envié
09:12par contre de la gauche.
09:13Ces alliances malheureuses,
09:15finalement,
09:15entre le PS et LFI
09:16n'ont pas fonctionné.
09:17Mais les résultats,
09:18au global,
09:18de la France insoumise
09:19montrent que la stratégie
09:20de Jean-Luc Mélenchon
09:21a fonctionné
09:22et qu'il y a une vraie emprise
09:23idéologique de LFI sur la gauche.
09:25Ça, c'est un constat
09:25que vous faites, vous aussi,
09:26du côté du RN ?
09:27Mais bien sûr,
09:27je pense que M. Mélenchon
09:28ne se soucie absolument pas
09:29des habitants et des communes
09:31et de bien gérer des communes.
09:32C'était juste montrer
09:32que la gauche obéissait
09:33aux doigts et à l'œil.
09:35Les insultants,
09:36enfin les insultants,
09:36disons la vérité,
09:37savoir que c'était des magouillards
09:38qui ne coûtaient pas cher
09:39et des géants qui,
09:40quand même,
09:40une semaine avant...
09:41Combinards.
09:42Des combinards, pardon,
09:42excusez-moi.
09:43Là, c'est moi qui parle.
09:44Mais si vous voulez,
09:45des personnes qui ont pris
09:46des positions publiques
09:47contre les propos antisémites,
09:49violemment antisémites,
09:55partout, y compris à Tulle.
09:57Parce qu'on a beaucoup parlé
09:57de communes un peu symboliques,
09:59mais par exemple,
09:59Tulle, François Hollande,
10:00a soutenu l'alliance
10:02avec M. Mélenchon,
10:03alors qu'il passe son temps
10:03à Paris et dans les grands
10:04médias nationaux,
10:05indire l'inverse.
10:06Donc, ce n'est pas
10:06ce double discours...
10:07Pas soutenu officiellement
10:08François Hollande.
10:09Oui, d'accord.
10:11Le candidat de Tulle a dit
10:12qu'il a reçu
10:12le soutien de François Hollande
10:13et compte tenu que Tulle,
10:14c'est quand même
10:15la ville de François Hollande,
10:16j'ai du mal à croire
10:16que le candidat local
10:17ait désobéi à François Hollande
10:19sur qu'il n'y avait pas
10:20de raison à Tulle,
10:20si vous voyez ce que je veux dire.
10:21Ce n'est pas une ville
10:22où les insoumis
10:23font une radia.
10:24Donc, tout ça est lamentable.
10:25Mais vraiment, je le dis,
10:27ce comportement de la gauche
10:27est lamentable.
10:28C'est M. Mélenchon
10:29qui fait la loi,
10:30qui les tient en laisse
10:31littéralement.
10:32De toute façon,
10:32on le voit à l'Assemblée.
10:33Moi, je le vois
10:33à la Commission des Finances,
10:34par exemple,
10:35où intellectuellement,
10:36c'est les insoumis
10:36qui font la loi
10:37sur les socialistes.
10:38Les socialistes sont là
10:40comme des petits...
10:40C'est M. Coquerel,
10:41le président de la Commission des Finances.
10:42Oui, mais M. Coquerel,
10:43pour le coup,
10:44il n'abuse pas de son rôle.
10:45C'est plutôt dans la commission,
10:46on ne voit pas forcément
10:47à la caméra,
10:48mais on voit que les socialistes
10:49se comportent vraiment
10:49comme des petits chiens-chiens
10:51obéissant à sa mère insoumise.
10:54Pourtant, Paris a été gagné
10:55sans alliance
10:56avec la France insoumise.
10:57Lyon, pareil.
10:58Marseille aussi.
10:59Les socialistes réussissent.
11:00Là où ils ne font pas
11:00alliance avec la France insoumise.
11:02Et ils estiment que ça aussi,
11:03c'est une victoire.
11:03Oui, alors on verra à Marseille la suite
11:05parce que le désistement
11:06de M. Delogu,
11:06on verra si c'était gratuit.
11:08J'attends de voir.
11:08Vous pensez qu'il y aurait quoi ?
11:09Je pense qu'avec M. Payan...
11:10C'est une question de rattrapage ?
11:11On va voir, voilà.
11:12On verra aux prochaines élections.
11:13Moi, vous savez,
11:14je commence à être un peu vieux
11:15en politique,
11:16donc j'ai l'habitude d'attendre,
11:17comme dit l'hôte,
11:18de voir le cadavre
11:19de mes adversaires
11:20passer au bord du fleuve.
11:21Et je crois qu'on verra
11:23M. Delogu à son prix.
11:24Je ne crois pas
11:25qu'il s'est désisté gratuitement.
11:26Mais si je me suis trompé,
11:27je m'excuserai, évidemment.
11:29Et les filles l'emportent
11:30à Roubaix, à Saint-Denis,
11:31à Vénitieux.
11:31Les outrances de Jean-Luc Mélenchon
11:33ne l'ont pas pénalisé.
11:34Cette stratégie fonctionne.
11:36Et elle n'a pas fonctionné
11:36jusqu'en 2027.
11:37Mais malheureusement,
11:38ça fonctionne.
11:39Vous savez, M. Mélenchon,
11:39c'est quelqu'un,
11:40on peut le critiquer
11:40sur beaucoup de choses
11:41et il faut le faire,
11:42on doit le faire.
11:43Mais croire que c'est un imbécile,
11:45ce n'est pas comprendre
11:45sa personnalité.
11:46Vous savez,
11:47quand vous partez
11:47du Parti Socialiste
11:48avec trois copecs,
11:50vous partez de 2-3%
11:51et vous finissez
11:52à plus de 20%,
11:53c'est que vous avez
11:53un certain talent politique,
11:54y compris un talent malfaisant.
11:56Parce que c'est évidemment
11:56en l'occurrence
11:57une intelligence maligne,
11:58malfaisante pour la démocratie
12:00et pour nos valeurs.
12:01Mais il ne faut pas croire
12:02que l'antisémitisme,
12:04ça ne fait pas de voix.
12:05Il ne faut pas le croire.
12:05Ça peut faire des voix,
12:06malheureusement.
12:06C'est ça le problème.
12:07Si ça ne faisait pas de voix,
12:08d'ailleurs,
12:08il ne faudrait pas le combattre.
12:09Mais les choses dangereuses
12:10doivent être combattues
12:11parce qu'elles existent
12:12et parce qu'elles peuvent être dangereuses.
12:14Et d'ailleurs,
12:14ça dépasse aujourd'hui
12:15l'antisémitisme.
12:15On voit bien que maintenant,
12:23c'est dans les drapeaux palestiniens.
12:24Oui, c'est l'intergérence étrangère
12:26à ciel ouvert.
12:26Vous voyez, par exemple,
12:27la reconstitution de l'histoire de France
12:28sur les cathédrales.
12:29Ça peut paraître symbolique,
12:30mais justement, c'est symbolique.
12:31Pourquoi M. Mélenchon choisit
12:32de réécrire l'histoire de France
12:33sur les cathédrales ?
12:35Parce que c'est des piliers...
12:35C'est-à-dire que les goths
12:36n'ont pu faire que des arcs brisés.
12:37Exactement.
12:37C'est un des piliers
12:39de l'identité française,
12:40identité chrétienne,
12:41mais aussi identité artistique.
12:44Rayonnement de la France.
12:45On voit bien
12:45quand Notre-Dame a brûlé.
12:47C'était le cœur de la France
12:48qui saignait.
12:48Donc réécrire l'histoire
12:49en faisant croire
12:50que c'est grâce
12:50à des influences musulmanes
12:52qu'on a su faire des cathédrales,
12:53c'est volontairement
12:55cette stratégie...
12:55Ce qui n'est pas complètement faux non plus.
12:58Sur ça, c'est un peu faux.
12:59Non, mais sur l'apport,
13:00il ne s'agit pas de dire
13:01que la science arabe
13:01n'a rien apporté à l'Occident.
13:03Mais là, en l'occurrence,
13:03c'est faux.
13:04Mais c'est volontaire.
13:05Il choisit,
13:05il cible notre identité
13:07pour faire un discours
13:08de réécriture soviétique.
13:09Encore un mot.
13:10Jordan Berlada
13:11dit que cette élection
13:12est un basculement profond.
13:13Pourquoi ?
13:14Pourquoi c'est un basculement profond ?
13:15Par rapport au RN ?
13:16Oui, sur la présence
13:17que nous avons sur le territoire.
13:18Nous le verrons,
13:19je pense, au sénatariat.
13:20Nous verrons aux prochaines élections.
13:22C'est la capacité
13:23de gagner des circonscriptions
13:24dans des endroits
13:24où on n'en avait pas forcément
13:25comme la Sarthe
13:26ou d'autres territoires.
13:28Et puis c'est aussi
13:29un message de la France rurale
13:30qui n'en veut plus,
13:30notamment sur le prix du carburant.
13:32Moi, j'étais hier à Montdidier.
13:332,30€.
13:342,30€ à Montdidier
13:36sous préfecture de la Somme.
13:372,25€ dans la Miennois.
13:39Comment voulez-vous
13:40que les gens s'en sortent ?
13:40Qu'est-ce qu'ils font les gens ?
13:41Ils ne vous parlent que de ça,
13:42vos concitoyens, en fait ?
13:42Ils ne parlent que de ça hier.
13:44Au bureau de vote de Montdidier,
13:45ça parlait plus de ça, évidemment,
13:47que de la municipalité,
13:48même si je félicite
13:49le nouveau maire de Montdidier.
13:51Mais comment on veut dire ?
13:52C'est très simple.
13:52C'est quoi, concrètement ?
13:53Après, je vais aller au Leclerc.
13:54Je n'ai pas dû citer la marque.
13:56Les gens disent
13:56que c'est 50€ pour la voiture,
13:59le réservoir de la voiture
14:00et 50€ pour le caddie.
14:01C'est un arbitrage concret.
14:02Ça, c'est la vraie vie.
14:03Ce n'est pas de la démagogie,
14:04vous le savez.
14:04C'est 50€ pour le réservoir
14:07et le caddie.
14:07Les gens doivent choisir
14:08entre leur estomac
14:09et le réservoir de leur voiture
14:10parce qu'ils ne peuvent pas
14:10les travailler.
14:11Donc, il faut maintenant réagir.
14:12Donc, baisser les taxes.
14:13Baisse de la TVA de 20 à 5,5.
14:15Baisse de la TICPE,
14:16si c'est nécessaire.
14:17Et annuler ce qui avait été dit
14:19par l'Assemblée nationale,
14:19c'est ce qu'on appelle
14:20les certificats d'économie d'énergie.
14:21Alors, c'est passé un peu à l'as,
14:22mais c'est une petite quasi-taxe
14:24qui est passée en deux ans
14:25de 5 centimes par litre
14:27à 15 centimes par litre.
14:2815 centimes par litre,
14:29c'est ce qu'on appelle
14:30les certificats d'économie d'énergie
14:31qui est une mafia épouvantable
14:34de corruption
14:34où le système se gave.
14:36Il faut arrêter ces trucs.
14:37Mais est-ce que la France
14:38a encore les moyens,
14:39M. Tanguy,
14:39de baisser les taxes ?
14:40Nous sommes un État en faillite
14:42et vous le savez parfaitement,
14:43vous connaissez l'état de notre dette.
14:44Nous n'avons plus les moyens
14:45de faire ce que fait Mme Mélanie,
14:46par exemple, d'Italie.
14:47Elle baisse les taxes sur le carburant,
14:48ce qui fait 25 centimes
14:50de mois par litre.
14:52Mais nous,
14:53nous n'avons plus les moyens,
14:54nous dit le gouvernement aujourd'hui.
14:55Il faut faire des économies,
14:56il faut avoir du courage.
14:57C'est sûr qu'il faut du courage,
14:58il faut faire le grand ménage.
14:59La France a encore augmenté
15:00ses dépenses l'année dernière
15:01de 30 milliards d'euros,
15:02donc il y a un grand ménage à faire,
15:03il faut le faire.
15:04C'est sûr que les macronistes
15:05ne sont pas des courageux.
15:06C'est des gens qui achètent
15:07les élections aussi,
15:07il faut le dire.
15:08Où ça ?
15:09Ils déversent de l'argent partout
15:10pour gagner les élections.
15:11Quand vous augmentez les dépenses
15:13de 30 milliards par an,
15:14il y a bien des gens
15:15qu'en bénéficient.
15:16Le Sénat, par exemple,
15:17LR,
15:17ils ont versé 3 milliards d'euros
15:18aux collectivités territoriales
15:19juste avant les élections,
15:20comme par hasard évidemment,
15:22avec le cœur sur la main
15:23en disant qu'il fallait réduire
15:23le déficit.
15:24Mais pour redonner des petits billets
15:25à leur clientèle,
15:26il y a du monde.
15:27Donc vous savez,
15:28la France n'est malheureusement pas
15:29un pays qui est exempt
15:30de corruption.
15:31Et les certificats
15:32d'économie d'énergie,
15:33ça ne va pas dans les caisses
15:34de l'État.
15:34Ça va à un système
15:36qui s'enrichit sur le dos
15:37des Français.
15:38Ça a été dénoncé
15:38par la Cour des comptes
15:39qui a montré
15:39que pour 10 euros
15:40des certificats d'énergie,
15:42il n'y avait même pas 2 euros
15:43qu'elle est vraiment
15:43dans les économies d'énergie.
15:45Donc il y a vraiment,
15:45vous savez,
15:45il faut avoir du courage
15:46en France.
15:46On le voit aussi
15:47sur les marges abusives,
15:48notamment sur les raffineries,
15:49parce que l'État se gave
15:51sur le carburant,
15:52mais on voit bien
15:52qu'un certain nombre
15:53de majeurs pétrolières,
15:54notamment du côté
15:54de la raffinerie,
15:55se font plaisir.
15:56Je lisais dans le Financial Times
15:58que les grandes majeurs
15:59avaient déjà gagné
15:595 milliards de dollars
16:01de surprofit.
16:02Donc il y en a
16:03qui se font plaisir.
16:03Mais est-ce que vous avez
16:04chiffré cette réduction
16:06des taxes
16:06que vous demandiez
16:07sur les carburants ?
16:08Le gouvernement est dit
16:08que ça coûterait
16:0917 milliards d'euros.
16:10Nous n'avons pas les moyens.
16:11Alors ça coûterait
16:1212 milliards d'euros
16:12si on le faisait toute l'année.
16:14Et on compense comment ?
16:15Il faut faire des économies.
16:17Mais où ?
16:17On coupe où ?
16:19Mais la contribution
16:19à l'Union Européenne,
16:20par exemple,
16:20cette année augmente
16:21de 7 milliards d'euros.
16:227 milliards d'euros.
16:22Donc 7 milliards d'euros,
16:23c'est 7 mois
16:24de baisse des taxes
16:25sur le carburant.
16:26Donc c'est possible.
16:28Certificat d'économie d'énergie,
16:29c'est 4 milliards d'euros
16:30à couper tout de suite.
16:31Vous savez,
16:31il y a beaucoup d'argent en France.
16:33Quand vous dépensez
16:3353% du travail des Français
16:36dans la dépense publique,
16:37vous pouvez faire
16:38beaucoup d'économies.
16:39La moyenne
16:39de reste des pays développés,
16:41c'est plutôt 40-45.
16:42Donc ça veut dire
16:438 points d'économie,
16:44c'est 240 milliards.
16:45Donc on a 240 milliards
16:46de dépenses en trop
16:48et d'économies à faire.
16:49Vous pensez que le gouvernement
16:50pourra rester longtemps
16:51sans rien faire,
16:52sans donner un coup de pouce
16:53au pouvoir d'achat des Français
16:54si la gare dure
16:55et elle semble partie pour durer ?
16:56Non, mais j'ai peur
16:57qu'ils fassent n'importe quoi,
16:58à savoir faire des chèques,
16:59ce qui ne fonctionne pas
17:00parce que ça fait de l'inflation
17:01puisqu'en fait,
17:02les acteurs économiques
17:03anticipent que vous allez faire des chèques
17:04donc ils augmentent les prix
17:05en disant qu'il y a des chèques.
17:06Et deuxième inquiétude,
17:08c'est l'utilisation
17:08des réserves stratégiques
17:09parce qu'on a présent
17:10M. Macron à libérer nos stocks,
17:12non pas pour la France,
17:13les envoyer sur le marché mondial,
17:14notamment pour aider,
17:15dit M. Lescure,
17:16l'Asie,
17:16pour aider le Japon et la Corée.
17:17Alors,
17:18les stocks des Français
17:19appartiennent aux Français,
17:20on n'est pas là
17:20pour aider le Japon et la Corée
17:27parce que c'est n'importe quoi,
17:28c'est le mondialisme délirant
17:29à l'état pur de M. Macron,
17:31le stock de carburant des Français.
17:32Vous êtes sûr
17:32que les réserves stratégiques
17:33de la France sont libérées
17:34pour des pays étrangers ?
17:35Tout à fait,
17:36ça a été libéré
17:36dans le cadre
17:37de l'Agence internationale
17:38de l'énergie et du G7
17:39et M. Lescure a revendiqué
17:41c'est pour soulager l'Asie,
17:42mot pour mot,
17:43hallucinant.
17:43C'est vrai que c'est passé
17:44un peu à l'as
17:44avec la campagne municipale,
17:45les gens ont beaucoup de problèmes,
17:46je le comprends.
17:47Mais cette décision
17:48qui a été prise,
17:49c'est n'importe quoi.
17:49Nous, on demandait
17:50que le stock français
17:51sur le sol français
17:52soit utilisé pour la France
17:53parce qu'il a été fait
17:54à 60 dollars le baril.
17:56Aujourd'hui,
17:56on est à 105, 110 euros,
17:57110 dollars, pardon,
17:59le baril.
17:59Donc, on aurait pu limiter les coûts
18:00et ça, ça coûte zéro.
18:01Mais c'est peut-être
18:02parce que ça coûte zéro
18:03que ça n'a pas été fait
18:04parce qu'une fois plus,
18:05l'État français
18:06est quand même dans les mains
18:06de gros intérêts.
18:07Il faut avoir du courage
18:08sur la dépense.
18:09Il faut aussi avoir un courage
18:10sur un certain nombre
18:11de majors internationaux
18:13qui abusent de la situation.
18:14Vous savez, en France,
18:15on appelait ça
18:16les profiteurs
18:16depuis le Moyen-Âge.
18:18Que dit la France insoumise aussi ?
18:19Oui, mais c'est parce que
18:19la France insoumise l'utilise
18:20que c'est fou en l'occurrence
18:21parce que les profiteurs,
18:22ce n'est pas la France insoumise
18:23qui a inventé le concept,
18:24c'est les Français
18:24depuis plusieurs siècles.
18:26Allez, une dernière question
18:26Jean-Philippe Tanguy.
18:27En dehors du prix de l'essence,
18:30la guerre contre l'Iran
18:31inquiète beaucoup les Français.
18:32Hier, les Iraniens
18:33ont envoyé des missiles
18:34beaucoup sur Israël
18:35faisant des centaines de blessés.
18:37Et aussi à Diego Garza,
18:39à 4000 kilomètres du Téhéran,
18:41c'est une base britannique,
18:42ça veut dire que l'Europe
18:43est à portée de missiles iraniens ?
18:44Oui, malheureusement,
18:45il ne faut pas sous-estimer l'Iran,
18:47ce qui est sans doute,
18:48à mon avis,
18:48l'erreur des États-Unis,
18:49ce qu'ils ont pu faire
18:50avec d'autres pays
18:51ou d'autres civilisations.
18:52Déjà, l'Iran,
18:52c'est un vrai pays,
18:53c'est un vrai peuple,
18:54une vraie civilisation
18:54avec une vraie communauté
18:56scientifique et d'ingénieurs,
18:57malheureusement,
18:58parce qu'ils sont pris en étau
18:59et en otage par ce régime.
19:01Mais c'est un peuple national.
19:02Et le fait de les agresser,
19:03on avait prévenu
19:03au Rassemblement National,
19:05peut créer un effet...
19:12qu'elle s'effondrerait
19:13comme un château de cartes.
19:14Je pense que c'était
19:15méconnaître la situation
19:17de l'Iran et son histoire.
19:18Donc l'Iran est encore
19:19en mesure de riposter,
19:20voire de nous toucher
19:21par des missiles
19:21ou par des attentats terroristes,
19:23comme on en a l'habitude ?
19:24Bien sûr,
19:24c'est aussi la stratégie
19:26du faible au fort.
19:27L'Iran sait utiliser
19:29toutes ses méthodes
19:29pour déstabiliser nos alliés
19:31et peut-être,
19:32malheureusement,
19:32frapper l'Europe.
19:33Il faut être en vigilance.
19:34Je pense que nos services
19:35sont en vigilance.
19:36Là-dessus,
19:36il n'y a pas de naïveté,
19:37mais il faut faire attention.
19:38Ils peuvent aussi frapper
19:39par des proxys,
19:40comme ça peut arriver
19:40en Irak ou ailleurs,
19:41ou malheureusement,
19:42en l'occurrence,
19:42on ne sait pas encore
19:43si c'est le cas,
19:44mais on a eu un soldat
19:45qui est décédé malheureusement.
19:46On pense à sa famille
19:46et aux blessés.
19:47Merci beaucoup,
19:48Jean-Philippe Tanguy.
19:49C'était votre grande interview
19:50sur CNews et sur Europe 1.
19:51Bonne journée.
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