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Marion Maréchal, eurodéputée, présidente du mouvement Identité Liberté, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Marion Maréchal.
00:04Bonjour à vous, députée européenne, présidente d'Identité Liberté.
00:08Nous sommes face à une crise énergétique majeure, malgré les dénégations du gouvernement.
00:12Marion Maréchal, quand vous entendez le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:15parler de la façon dont il va utiliser les surplus fiscaux,
00:18tirer de la hausse des prix des carburants, une sorte de cagnotte dont il avait nié l'existence,
00:22vous vous dites quoi ? Ils nous ont menti ?
00:24Oui, ils nous ont menti, mais surtout ils sont quand même dans une forme d'immobilisme assez terrifiant.
00:28Parce que moi je regarde, vous dites, je suis députée européen, je regarde ce qui se passe en Europe,
00:31il y a énormément de pays qui ont pris des dispositions ou d'urgence ou par anticipation,
00:35je pense au Portugal, je pense à l'Espagne, je pense à l'Italie, je pense à la Hongrie,
00:39précisément pour protéger leurs citoyens de cette hausse massive des prix.
00:41Mais ils n'ont pas la même dette que nous, hein ?
00:43Oui, non mais d'accord, sauf que le problème c'est qu'on nous présente comme un cadeau
00:46le fait de simplement retirer ses mains de nos poches.
00:50Parce qu'en fait, en l'occurrence, chaque fois que le prix augmente, l'État est un profiteur de crise.
00:54Pour le coup, l'expression de Marine Le Pen était tout à fait justifiée.
00:57Et donc baisser des taxes n'est pas un cadeau, c'est simplement une justice.
01:01Voilà, et donc...
01:02C'est ce que vous demandez, baisse de la TICPE ?
01:04Évidemment, en mesure d'urgence, ça me paraît être la chose la plus raisonnable,
01:08puisque je le rappelle, le prix du carburant c'est d'abord 60% de taxes.
01:12Et à moyen terme, il faudrait évidemment mettre en place, ça c'est mon point de vue,
01:15une TICPE flottante, c'est-à-dire en fait une taxe variable qui s'adapte en fonction du prix,
01:20justement pour éviter que l'État devienne un profiteur de crise,
01:22et que l'impact sur les ménages et les entreprises soit moins fort qu'aujourd'hui.
01:25Mais cette cagnotte fiscale existe bien, alors que le gouvernement a dit
01:28mais non, pas du tout, nous ne nous enrichissons pas sur la hausse des prix du carburant,
01:31et ça va servir, tenez-vous bien, à l'électrification de notre économie
01:34pour diminuer notre dépendance au prix du pétrole d'ici 20 à 30 ans.
01:37Oui, bon, ce n'est pas la première fois que le gouvernement fera la démonstration
01:41de son manque de sincérité à l'égard de la population,
01:44donc je ne suis pas absolument surprise,
01:46mais c'est vrai qu'on se demande s'il n'y a pas une forme de cynisme
01:48dans le fait de laisser aujourd'hui les Français confrontés à cette hausse massive des prix,
01:52comme s'ils voulaient d'une certaine manière pousser, accélérer justement
01:55l'électrification des usages et notamment de la voiture,
01:57puisque comme ils se sont bien rendus compte que le pari du tout électrique
02:01était un pari raté, parce que le marché ne se déployait pas comme prévu,
02:04les Français n'ont pas les moyens d'acheter de l'électrique,
02:06on a le sentiment finalement qu'il crée une forme de pression financière
02:09pour que les Français soient contraints d'aller vers là,
02:11en oubliant que tous les Français n'ont pas 50 000, 60 000, 70 000 euros
02:14à mettre dans une voiture.
02:15Marion Maréchal, on a aussi dit, il n'y aura aucun problème d'approvisionnement,
02:19en résultat, il y a plus de 1 200 stations-service qui sont en rupture de stock partiel.
02:23Là encore, on ne nous dit pas clairement les choses ?
02:26Oui, il y a un problème d'anticipation, mais c'est un problème de vision générale
02:29d'ailleurs de ce gouvernement qui est dans la gestion à la petite semaine.
02:33Et c'est vrai que cette crise devrait nous amener à regarder plus loin
02:36et notamment à remettre en cause, je pense, à une loi qui existe en France,
02:40et seulement en France d'ailleurs, en Europe,
02:41qui est la loi Hulot, qui nous interdit aujourd'hui, sachez-le,
02:45d'explorer, d'exploiter, d'exploiter, d'exploiter, pardon,
02:48je vais y arriver, d'exploiter nos ressources aujourd'hui en hydrocarbures ou en gaz.
02:54Donc fracturation, on l'aide de la fracturation.
02:56Pas nécessairement de la fracturation, pas nécessairement seulement le gaz de schiste,
02:58je peux penser exactement à du pétrole, à du gaz,
03:00que nous avons dans nos sous-sols, sur nos territoires,
03:04et que nous n'avons pas le droit aujourd'hui d'exploiter du fait de cette loi,
03:08alors même qu'un certain nombre de pays, aujourd'hui, on pense aux Etats-Unis,
03:12sont devenus indépendants sur le plan énergétique grâce au gaz de schiste.
03:15Et donc c'est vrai que de ce point de vue-là, pourquoi s'interdire ?
03:18Pourquoi en fait finalement rester dépendant de ces hydrocarbures du Moyen-Orient
03:22alors que nous aurions les capacités probablement de pouvoir nous fournir nous-mêmes,
03:25au moins en partie ?
03:26Et c'est vrai qu'on pourrait développer le sujet de la géothermie
03:29et de tous ces sujets qui finalement sont complètement hors champ
03:33parce qu'on a un gouvernement qui est incapable de se projeter sur les 10 et les 15 ans à
03:36venir.
03:36Alors ils le font, mais sur d'autres sujets.
03:38Il y a de nouvelles mobilisations, des transporteurs routiers,
03:41tous ceux qui sont évidemment liés à la hausse et impactés par la hausse des prix des carburants.
03:46Est-ce qu'on pourrait se retrouver dans une situation pré-gilet jaune, à votre avis ?
03:49Ce qui est sûr, c'est qu'à un moment donné, quand les Français sont dans une situation
03:53où ils ne peuvent plus boucler les fins de mois, ils ne peuvent plus prendre la voiture pour aller travailler,
03:56parce que ce que ce gouvernement oublie, parce qu'ils vivent dans les grands centres urbains
03:59et en particulier à Paris, c'est que pour un grand nombre de Français,
04:02la voiture n'est pas un confort, ça n'est pas un luxe, c'est un moyen vital de pouvoir
04:06se rendre au travail,
04:08aller chez le médecin, déposer les enfants aux activités.
04:11Et donc c'est vrai que s'il n'y a pas des mesures d'urgence qui sont prises dans
04:14un contexte,
04:14rappelons-le aussi, économique qui est dramatique,
04:16puisqu'on a un record aujourd'hui d'entreprises qui sont en faillite.
04:21Les entreprises françaises n'ont plus de trésorerie,
04:23elles croulent sous les prélèvements obligatoires, elles ne sont plus compétitives.
04:27Et donc évidemment, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
04:30J'étais moi-même récemment avec une entreprise de transport routier en France,
04:34une filière qui l'a encore est en grande, grande, grande souffrance,
04:36et dont on nous expliquait qu'en plus de la concurrence étrangère qui s'abat sur eux,
04:41de la surtransposition des normes européennes,
04:44évidemment l'explosion du coût du carburant pourrait leur être définitivement fatale.
04:48Combien de temps ça peut tenir ?
04:50Donald Trump, cette nuit, a dit que les bombardements dureraient encore deux à trois semaines.
04:54Donc ça peut dire deux à trois semaines très compliquées pour les Français avec la crise énergétique qui est à
04:58venir,
04:58selon l'Agence internationale de l'énergie.
05:01S'il n'y a pas d'aide directe, vous pensez, pour le pouvoir d'achat, il peut y avoir
05:05cette explosion sociale ?
05:06C'est pour ça que je vous dis, en mesure d'urgence, je ne vois pas d'autre solution aujourd
05:08'hui
05:08que de baisser les taxes immédiatement, puisque l'État français a la main là-dessus,
05:14que c'est un impact sur le prix qui serait direct et immédiat,
05:17et que ça m'apparaîtrait beaucoup plus sain qu'une nouvelle et une énième distribution de chèques
05:21dont on connaît à la fois le coût, la complexité, et bien souvent l'inefficacité,
05:25parce que ces chèques sont bien souvent orientés prioritairement vers les personnes les plus précaires,
05:30ce qui est logique, mais laissent de côté les classes moyennes, les familles et les entreprises.
05:35Mais nous n'avons plus les moyens, Marie-Anne Maréchal.
05:37L'État est à sec, il serait creusé encore un gouffre abissable.
05:41Une fois de plus, on parle d'un surplus, puisque quand je vous disais tout à l'heure
05:43que l'État était profiteur de crise, l'augmentation du prix fait qu'ils vont toucher davantage
05:47que ce qui était prévu. Donc ça n'est pas un manque à gagner,
05:49c'est simplement renoncer à un surplus, donc rester finalement dans la prévision budgétaire
05:55qui était celle initialement prévue. Et puis par ailleurs, si on devait rentrer aujourd'hui
05:58dans le détail des mesures d'économie possibles, croyez-moi qu'il y en aurait beaucoup à faire.
06:01Encore faut-il avoir un peu de courage politique pour cela.
06:03Par exemple, quelles mesures d'économie immédiate nous ont été en place ?
06:06Il y a des grandes réformes structurelles, évidemment, mais sur les dépenses même
06:09de fonctionnement de l'État. Pardonnez-moi de vous dire, quand on découvre encore récemment,
06:13puisqu'on devait parler d'une politique d'actualité, la manière dont sont distribuées
06:17aujourd'hui les aides du CNC, par exemple, dans le domaine culturel,
06:20dont on voit en réalité qu'elles servent tout un écosystème finalement de gauche radical
06:24avec l'argent du contribuable, voilà typiquement une petite mesure d'économie
06:28qui pourrait être prise immédiatement.
06:29Un mot, Marion Maréchal, du climat politique qui règne en France depuis les municipales.
06:33On assiste à une véritable zizanie à droite comme à gauche.
06:37Chez les LR, les portes-claques.
06:39David Lysnard quitte le navire.
06:41Bruno Rotaillou confirme sa candidature en 2027.
06:44Il refuse une primaire dans le bloc central.
06:47On a l'impression que c'est le concours à la primaire.
06:49C'est bien ça ?
06:50Écoutez, moi je vais devenir une espèce rare en politique,
06:52puisque je ne suis pas candidate à l'élection présidentielle.
06:55C'est une annonce.
06:56Voilà, et dans un moment où nous avons en effet au centre droit
06:58une déclaration à la présidentielle par jour,
07:01c'est en effet original.
07:04Maintenant, j'aimerais qu'on pose les choses sur le schéma
07:06qui se présente à nous pour les grandes échéances à venir.
07:09Tout indique dans les sondages qu'il y a un choix clair qui devra être fait.
07:13À peu d'ailleurs, puisque nous avons à peu près 50% de chance
07:15à l'heure où nous parlons d'avoir une reconduction du macronisme
07:18à travers la personne d'Edouard Philippe.
07:21Ou alors...
07:22Parlez des derniers sondages qui nous donnent le coup d'à-coude avec Jordan Bardella.
07:25Exactement, entre Jordan Bardella et Edouard Philippe.
07:26Et 50% de chance de pouvoir obtenir une véritable alternance
07:29à travers l'arrivée au pouvoir du corps national.
07:31Vous écartez déjà Marine Le Pen ?
07:32Non, je dis le corps national au sens large.
07:34Les chiffres ne sont pas les mêmes en fonction de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.
07:40Et de très peu.
07:41Mais ce qui est intéressant, c'est que c'est là que se joue en fait le gros enjeu au
07:45centre et à droite.
07:46Donc tous ceux qui aujourd'hui défendent une primaire ouverte, une primaire fermée,
07:50une semi-primaire en réalité, ne font que permettre et favoriser finalement la poursuite
07:57et l'assurance-vie d'une forme de néo-macronisme.
08:00Et donc moi je ne peux qu'appeler tous ceux aujourd'hui qui se perdent dans des aventures sans lendemain.
08:04Parce que tout indique que les aventures de M. David Lissnard, M. Bruno Retailleau,
08:07pour qui j'ai beaucoup de respect par ailleurs, ne peuvent déboucher in fine que
08:11ou à un ralliement à Edouard Philippe ou à une rupture d'alliance pour se tourner vers le corps national.
08:16Donc gagnons du temps, créons de suite une dynamique et allons ensemble.
08:21Sous quelle forme ?
08:21Allons ensemble à ces échéances, sous la forme d'une coalition qui n'est jamais...
08:25Il n'en veut pas, il l'a redit hier à Bruno Retailleau, il était à votre place.
08:28J'ai bien compris, mais j'ai bien compris d'ailleurs que cette primaire n'avait vocation
08:31qu'à se faire que sans le camp national et donc contre le camp national.
08:35Et donc il n'avait vocation in fine qu'à servir le centre.
08:38Mais moi je le dis, puisque j'ai entendu beaucoup de bêtises sur l'union des droites
08:42ces dernières semaines, notamment à l'occasion de ces élections municipales,
08:45l'union des droites sans la droite nationale, sans le camp national,
08:48ce n'est pas l'union des droites, c'est l'union des centres.
08:49C'est ce que nous avons actuellement au pouvoir, c'est le bilan de dix ans de macronisme.
08:54Et j'aimerais que les Français comprennent ce qui va se jouer à ces élections présidentielles
08:58et législatives, parce que nous avons vu à l'occasion des élections municipales
09:01ce qui s'est passé à Roubaix, à Creil, à la Courneuve, avec aujourd'hui l'arrivée massive
09:07d'un vote communautaire qui a porté Elefi et sa radicalité, sa dangerosité au pouvoir.
09:12Demain, si un néo-macronisme devait l'emporter une fois de plus,
09:15ce ne serait pas un Roubaix, un Courneuve ou un Creil, ce serait des centaines
09:19et peut-être même des milliers de villes qui pourraient être concernées aujourd'hui
09:22par cette bascule et par l'arrivée de ce que Jean-Luc Mélenchon appelle
09:25la Nouvelle-France, qui en fait est l'anti-France.
09:27Et on va en parler dans un instant.
09:28Donc j'aimerais qu'on mesure ce à quoi et qu'on ne se perde pas
09:32dans des votes aujourd'hui qui sont sans issue.
09:34Et moi j'appelle donc à la fois ces candidats et ces électeurs
09:37à nous rejoindre au sein du camp national dans cette coalition qui existe déjà.
09:40Vous l'a réclamé cette coalition, Marion Machal.
09:42Mais Marine Le Pen n'en veut pas.
09:43Elle n'en veut pas.
09:43Elle le dit à longueur d'interview.
09:45Mais non, c'est faux.
09:46C'est faux.
09:46Excusez-moi de vous dire qu'à ces élections municipales,
09:48les seuls candidats qui ont systématiquement tendu la main,
09:52notamment aux candidatures LR, c'est le Rassemblement national et ses alliés.
09:56Dans toutes les villes où c'était possible.
09:58Et c'est les LR qui ont donné consigne à leurs candidats
10:01de refuser cette main tendue.
10:03Si demain, soyons réalistes et raisonnables,
10:05si demain, David Lysnard ou Bruno Retailleau appelaient Marine Le Pen pour lui dire
10:09« j'aimerais travailler à vos côtés »,
10:11mais jamais Marine Le Pen ne refuserait.
10:13Je ne veux pas plus qu'elle ne l'a refusé avec Éric Ciotti
10:15ou d'ailleurs avec moi-même qui suis aujourd'hui son allié.
10:19Et arrêtons avec cet argument de l'étiquette de « je suis de droite »
10:22ou « je ne suis pas de droite ».
10:23Ce qui compte, pardonnez-moi, ce sont les propositions,
10:25ce sont les mesures.
10:27Et de ce point de vue-là, évidemment qu'il y a des points de convergence majeurs
10:30sur très nombreux sujets entre les Républicains
10:33et entre le Rassemblement national.
10:36Donc concentrons-nous quand même sur l'essentiel
10:38parce que moi je veux bien que tous ces gens nous expliquent
10:40qu'aujourd'hui ce qu'on a vu au pouvoir ressemble à la droite.
10:43Mais la droite, ça ne peut pas être l'effondrement de l'économie
10:46telle qu'on le connaît aujourd'hui.
10:47Ça ne peut pas être l'explosion de la dette telle qu'on le connaît aujourd'hui.
10:50Ça ne peut pas être l'islamisation galopante,
10:52le perte totale de contrôle de l'immigration
10:54parce que c'est ça aujourd'hui le bilan de ceux qui sont au pouvoir.
10:56Donc qu'on ne me dise pas que ça c'est la droite
10:58et que Marine Le Pen ne l'est pas, c'est ridicule.
10:59Édouard Philippe est-il de droite ?
11:01Il a précisé son programme pour l'immigration,
11:03immigration de travail choisie et contrôlée,
11:05regroupement familial limité,
11:06normalisation des relations avec l'Algérie.
11:08Ça vous va ?
11:09Écoutez, Édouard Philippe, il est de fait bien l'héritier d'Emmanuel Macron.
11:12Donc on est dans une forme d'en même temps.
11:14On veut à la fois augmenter l'immigration et en même temps la réduire
11:16en se concentrant sur la fameuse immigration de travail,
11:19mais pardonnez-moi, qui est un problème mineur
11:21parce que l'immigration de travail en France, c'est 13% de l'immigration.
11:2590% de l'immigration, c'est de l'immigration familiale,
11:27c'est de l'immigration sanitaire, c'est de l'immigration étudiante,
11:30c'est de l'immigration clandestine.
11:31Et de ce point de vue-là, il n'y a rien dans les propositions d'Édouard Philippe
11:34qui relève de la rupture ou d'une véritable réponse structurelle et massive.
11:40Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve, pardonnez-moi,
11:42parce que moi je suis au Parlement européen jeudi dernier.
11:44Il y a un vote qui a été apporté au sein de l'hémicycle,
11:48qui est un vote sur la directive retour,
11:50qui est donc un nouveau cadre législatif européen
11:51pour faciliter l'expulsion des clandestins.
11:54Eh bien Nathalie Loiseau, qui est membre du parti d'Édouard Philippe,
11:56qui est vice-présidente même de mémoire du parti d'Édouard Philippe,
11:59elle n'a pas voté pour ce texte.
12:01Donc on voit bien, une fois de plus, le double discours permanent.
12:05Et je le dis, de ce que je vois aujourd'hui d'Édouard Philippe
12:08qui nous explique qu'en réalité il faut continuer avec l'immigration de travail
12:11alors qu'on se rend compte que le taux de chômage
12:13chez les étrangers en France est deux fois plus important
12:16que chez les Français,
12:17ça n'est que finalement l'aveu qu'il ne fera rien sur le reste
12:20et qu'il augmentera en réalité cette immigration
12:23pour avoir un bilan global qui sera encore plus désastreux
12:25que ce que nous connaissons aujourd'hui.
12:26Marion Maréchal, vous avez évoqué le Parlement européen cette semaine.
12:29Plusieurs maires et reines ont retiré le drapeau européen
12:32du fronton de leur mairie.
12:34Marine Le Pen estime que cette décision relève de leur liberté de choix.
12:36Est-ce que ça vous choque ?
12:38Non, ça ne me choque pas du tout.
12:39D'ailleurs j'ai écrit un texte à ce sujet
12:41qui n'est en rien un reproche,
12:42mais plutôt une réflexion
12:43parce que moi je partage l'agacement et la contestation
12:47que ces maires, dont j'en connais un certain nombre,
12:49ont à l'égard d'une Union européenne.
12:50Oui, mais ils prennent les subventions de l'Union européenne.
12:52Je vais y venir, mais une Union européenne qui est technocratique,
12:56qui est à l'avant-garde du progressisme,
12:58bien souvent anti-national.
13:00Mais c'est vrai qu'il y a une forme de paradoxe,
13:03puisque moi je défends une Union européenne
13:05qui serait d'abord et avant tout
13:06le prolongement politique de notre civilisation,
13:09donc qui soit là pour défendre notre identité aussi
13:11en tant qu'Europe.
13:12Et le paradoxe avec ce drapeau,
13:14c'est que c'est peut-être la seule référence,
13:16l'une des très rares références,
13:17qui justement porte un peu de l'âme européenne,
13:19puisqu'il fait précisément référence
13:23à la couronne des douze étoiles de la Vierge Marie.
13:25C'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon
13:26avait demandé qu'on le retire de l'Assemblée nationale.
13:28Exactement, Jean-Luc Mélenchon avait attaqué ce drapeau,
13:29donc moi je trouverais plus intelligent finalement
13:31de se l'approprier plutôt que de le retirer
13:34pour défendre cette vision identitaire
13:35que nous aurions de l'Europe.
13:37Maintenant, je trouve que l'argument avancé
13:38par les macronistes dans une forme d'hystérie générale,
13:41expliquant à ces maires qu'ils toucheraient
13:42des subventions européennes,
13:43pardon, ils touchent des subventions françaises.
13:45Parce que je le rappelle une fois de plus,
13:46la France est contributeur net de l'Union européenne,
13:49donc elle verse plus qu'elle ne reçoit,
13:52donc ça n'est jamais que de l'argent français
13:53qui est redistribué aux conditions européennes.
13:55La France insoumise, on évoque Jean-Luc Mélenchon,
13:58hier Raphaël Arnaud a fait sa rentrée
14:00à l'Assemblée nationale,
14:02c'est la présidente de son groupe Patil Panot,
14:04le défunt Raphaël Arnaud a toute sa place
14:06à l'Assemblée nationale,
14:07pleurer les fachos a-t-elle tweeté ?
14:09Ça s'adresse à qui, à vous ?
14:12À votre camp ?
14:14On ne sait plus que dire devant l'indécence
14:17et même, j'ai envie de dire,
14:18l'âge mental de ces élus.
14:19Parce qu'après la mort de Quentin,
14:21que la présidente du groupe LFI,
14:22Quentin Deranc, absolument, à Lyon,
14:25que la présidente du groupe LFI
14:26à l'Assemblée nationale
14:27n'ait rien d'autre à dire
14:28que pleurer les fachos,
14:30alors que ceux qui sont en train
14:31de pleurer aujourd'hui,
14:32ce sont précisément les parents de Quentin
14:34et ses amis,
14:35c'est absolument insupportable.
14:36Cette femme défend un homme
14:37qui est le chef des assassins
14:39de Quentin Deranc,
14:40le chef d'une milice
14:42dont tout démontre aujourd'hui
14:43qu'elle a organisé un guet-apant.
14:45Ce sont d'ailleurs vos confrères de BFM
14:47qui ont fait un reportage à ce sujet.
14:49Toutes les premières, comment dire,
14:50indications de l'enquête
14:52montrent que Jacques-Élifavreau,
14:53qui est donc l'un des collaborateurs
14:55de Raphaël Arnaud,
14:57était l'un des chefs de banque,
14:58de bande, pardon,
14:59dans la commission de cet assassinat.
15:02Donc c'est vrai qu'on ne peut que demander
15:04aujourd'hui la démission de Raphaël Arnaud,
15:06parce qu'on ne peut pas avoir aujourd'hui
15:09siégé dans les bancs de l'Assemblée nationale,
15:11un homme qui est, une fois de plus,
15:12le chef d'une bande d'assassins.
15:14Ça n'est pas digne de notre République
15:16et donc je ne peux qu'en appeler aujourd'hui
15:18à la décence et à la morale.
15:20Il estime, lui, Raphaël Arnaud,
15:22que c'est une instrumentalisation politique
15:24pour éteindre la gauche.
15:26Qu'est-ce que vous lui répondez ?
15:26Oui, mais il y a un scandale dans le scandale.
15:29Donc je veux dire,
15:29il aurait mieux fait d'ailleurs
15:30de rester terré dans le trou
15:32dans lequel il était caché depuis deux mois,
15:33parce qu'aujourd'hui, revenir,
15:35donc inverser totalement l'accusation
15:37dans un média qui d'ailleurs
15:38est un média antifa financé,
15:40là encore, par l'argent public,
15:42parce que dans cette affaire,
15:43on découvre qu'il y a en fait
15:43toute une économie circulaire antifa
15:45largement financée
15:47par l'argent des Français.
15:48C'est doublement indécent.
15:50Mais voilà, on sait à quoi s'en tenir
15:51aujourd'hui avec la France insoumise.
15:52Jean-Luc Mélenchon animalise l'adversaire,
15:54fascise l'adversaire,
15:56légitime la violence,
15:57est à deux doigts d'ailleurs
15:58dans cette affaire de légitimer le meurtre.
16:00Bon, ben, qu'on prenne la mesure
16:01donc de la menace
16:02que représente aujourd'hui
16:03ce courant politique
16:04qui, disons-le quand même aujourd'hui,
16:07la course à la présidentielle
16:08pour le second tour,
16:09ce qui doit d'autant plus
16:10amener la droite
16:11à prendre ses responsabilités
16:12et à se rassembler.
16:13C'est la France insoumise
16:13qui est responsable
16:14du climat politique délétère
16:15qu'on a vu après les municipales
16:17avec ses maires hués,
16:19conspués, sortis de leur mairie
16:21pratiquement sous les menaces.
16:22De fait, on a assisté
16:24dans les mairies
16:25remportées par les LFI
16:26une véritable prise d'assaut physique
16:28des locaux de la mairie
16:29avec des drapeaux étrangers.
16:32Imaginez l'indignation
16:33si des mairies
16:34avaient été prises
16:36avec l'affichage
16:37de drapeaux russes.
16:38Je pense que tout le monde
16:38s'en serait indigné.
16:40En l'occurrence,
16:41on a vu des drapeaux algériens
16:42et des drapeaux palestiniens
16:43et puis on a vu surtout
16:45pris à partie violemment,
16:47insultés, conspués,
16:48hués des maires sortants.
16:50Bon, si c'est ça
16:51la nouvelle France
16:52de Jean-Luc Mélenchon,
16:52manifestement,
16:53ça n'est pas une France démocratique.
16:54Laurent Nouniez,
16:55le ministre de l'Intérieur,
16:56le 12 mars dernier,
16:57depuis la Grande Mosquée,
16:58Marion Maréchal de Paris,
16:59prit la défense du port du voile
17:00chez les mineurs
17:01en tant que ministre des cultes.
17:02Je ne serais pas,
17:03a-t-il dit,
17:04celui qui ira expliquer
17:05à des enfants portant le voile
17:06qu'elles menacent
17:08le vivre ensemble républicain.
17:09Il dit être
17:10comme le président de la République,
17:12attaché à mieux faire connaître l'islam
17:13et à le développer.
17:15Comment vous voulez dire ?
17:15J'ai rarement vu
17:16un tel état d'ailleurs
17:17de soumission
17:18de la part d'un membre
17:19du gouvernement.
17:20C'est extrêmement inquiétant
17:21parce que personne
17:22ne lui demande d'ailleurs
17:23de prendre à partie
17:24ces jeunes filles.
17:25En revanche,
17:25on lui demande de prendre à partie
17:26les islamistes
17:27qui voilent ces jeunes filles
17:28parce que ce sont
17:29les islamistes
17:29qui voilent les enfants.
17:31Et donc,
17:31on aurait davantage attendu
17:32de Laurent Nunez
17:33qu'il envoie un signal clair
17:34à toutes ces hommes
17:35et ces femmes islamistes
17:37qui imposent
17:38à ces jeunes filles
17:39de porter le voile
17:40qui entravent
17:42finalement leur liberté
17:43et le message le plus sain
17:44aurait été de leur dire
17:45qu'ils n'ont rien à faire en France.
17:46Au lieu de ça,
17:47il est en train de nous expliquer
17:48qu'il va accompagner
17:50finalement le port de voile
17:51de ses fillettes.
17:51En est-on surpris
17:52quand on voit de toute façon
17:53en général
17:54le bilan de la Macronie
17:55dans cette matière ?
17:56Dans le même temps,
17:57Aurore Berger,
17:57elle, souhaite l'interdiction du voile
17:59pour les mineurs
17:59de moins de 15 ans.
18:01C'est la bonne question.
18:02C'est la représentation
18:04du en même temps
18:05mais disons-le quand même
18:06le en même temps
18:06qui aboutit bien davantage
18:07à accepter l'islamisation galopante
18:10et qui ne fait pas grand-chose
18:12disons-le face à la menace islamiste
18:13et face à la perte de contrôle
18:14de l'immigration
18:15qu'une réponse durable
18:18et ferme face à ce phénomène.
18:21Donc j'ai tendance à croire
18:22que malheureusement
18:22le bilan ira plutôt du côté
18:24de Laurent Nunez.
18:24Heureusement,
18:25d'ici quelques mois,
18:25nous aurons l'occasion
18:26de sortir de cette impuissance
18:27et de sa compromission.
18:28Les accusations de fascisme,
18:29les accusations de racisme,
18:31fleurs et explosent
18:33pour tous ceux
18:34qui critiquent
18:34les mères et les filles.
18:36C'est le lot quotidien
18:37que nous aurons à vivre
18:38pendant les prochains mois ?
18:39Il faudra faire un bilan
18:40de ce qui se passe
18:41dans les mairies et les filles ?
18:41Je pense que nous allons vivre
18:42une campagne extrêmement violente.
18:44Ça, c'est de fait.
18:44Nous avons la France insoumise
18:46qui veut radicaliser sa base,
18:48qui, comme je vous l'ai dit tout à l'heure,
18:49fait l'apologie légitime
18:50à la violence politique.
18:51Il faut comprendre
18:52que quand on fascise l'adversaire,
18:54on donne un droit de tuer.
18:55Parce que si l'autre est un fasciste,
18:57si l'autre serait un nazi,
18:58on a le droit de le faire taire,
19:00on a le droit de l'intimider,
19:01on a le droit de l'agresser
19:02et on a le droit de le tuer.
19:03Et pareil pour le racisme.
19:04Évidemment, de fait.
19:05C'est une rhétorique
19:07qui est extrêmement dangereuse.
19:09Et je m'étonne d'ailleurs
19:10que, d'une certaine manière,
19:12l'extrême-centre macroniste
19:14accompagne plus ou de moins
19:15cette rhétorique.
19:17Puisque quand elle explique
19:18in fine que ceux
19:19qui pourraient être dissous
19:20seraient non pas les bourreaux,
19:21mais les victimes,
19:22je parle en l'occurrence
19:23de ce collectif némésiste
19:25de jeunes femmes
19:26qui avaient été pris à partie
19:27ce jour-là,
19:29ce jour de la mort de Quentin Déranque,
19:30on s'étonne de voir
19:32que finalement,
19:32il accompagne l'inversion accusatoire
19:34de la même manière
19:34que dans l'affaire CNews
19:36qui est aujourd'hui
19:37attaquée par la France insoumise,
19:39il est partie prenante
19:40finalement de cette dénonciation
19:42et de cette cible
19:44qui est mise dans le dos
19:45des journalistes de CNews.
19:47Absolument.
19:48Merci beaucoup Marie-Marie Chal
19:49d'être venue ce matin
19:50dans notre émission
19:51sur CNews et sur Europe 1.
19:52Le titre de votre livre
19:53aux éditions Fayard,
19:54Si tu te sens, Le Pen.
19:55Je crois que vous partez
19:56en dédicace aujourd'hui.
19:57Absolument, on carpentra.
19:58Merci, bonne journée à vous
19:59sur CNews et sur Europe 1.
20:05Sous-titrage Société Radio-Canada
20:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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