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Le président du groupe EPR à l'Assemblée nationale Gabriel Attal était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Gabriel Attal.
00:03Bonjour à vous, patron du parti Renaissance, auteur de En Hommes Libres, ce livre aux éditions de l'Observatoire.
00:10On va y revenir dans un instant, mais d'abord une question évidemment sur les Etats-Unis.
00:14Le président Trump a été évacué samedi lors du gala annuel de la presse,
00:18après des coups de feu tirés par un individu qui voulait s'en prendre à lui et à deux hauts
00:21responsables américains.
00:22Est-ce que vous pensez que cette forme de violence en politique peut s'exporter dans notre pays en France
00:27?
00:27D'abord, je pense que c'est très choquant. Ensuite, je pense que c'est effectivement révélateur
00:32d'une forme de montée des tensions dans les démocraties. Or, la violence, c'est la fin de la démocratie.
00:39Et on voit que les violences verbales peuvent ensuite se transformer en violences physiques ou en tentatives de violences physiques.
00:45Et qui attise ces violences aujourd'hui ? Chez nous, par exemple ?
00:48On a tous une responsabilité. Par définition, on est tous acteurs du débat public.
00:52Et donc, on doit toujours faire attention aux mots qu'on emploie, à la manière dont on s'adresse à
00:56nos adversaires.
00:57On peut penser ce qu'on veut du président Trump, mais on ne peut pas accepter, évidemment, la violence.
01:01De la même manière, on doit être responsable dans le débat public.
01:05Mais ça veut dire qu'il y a des partis politiques, des formations politiques qui, en France, aujourd'hui,
01:08attisent cette forme de violence dans le débat public ?
01:10Bien sûr. Vous regardez les termes qui sont employés par certaines formations politiques.
01:15Je pense notamment à la France insoumise à l'égard de l'ensemble des autres partis politiques.
01:19Il y a une violence dans le débat. Et cette violence, on le voit, elle peut se transformer ensuite.
01:24Parce que vous avez parfois des individus qui sont dangereux ou qui sont déséquilibrés.
01:27Elle peut se transformer en tentative de violence physique. Et on doit toujours le condamner.
01:31On va évoquer aussi le pouvoir d'achat des Français. Parce que le grand sujet, c'est cela.
01:34Aujourd'hui, le pouvoir d'achat en Berne, un train d'aide ciblée, a été étendu, élargi la semaine dernière
01:40par Sébastien Lecornu,
01:41à 3 millions de grands rouleurs et travailleurs modestes, pour un coût de 180 millions d'euros.
01:45Est-ce que vous auriez fait différemment ? Lorsque vous étiez à Matignon, est-ce qu'il faut aider différemment
01:49les Français qui ne s'en sortent pas aujourd'hui ?
01:51Moi, j'avais été ministre à Bercy quand on avait mis en place, c'était au moment de la guerre
01:55en Ukraine, vous vous souvenez,
01:56une ristourne à la pompe, une ristourne carburant, ça coûte très cher. Et donc, c'est quelque chose qui doit
02:01être temporaire.
02:02Moi, ce que je veux dire, c'est qu'on sait que la solution de long terme, c'est évidemment
02:06de moins dépendre du pétrole.
02:07Mais d'ici là, on a des Français qui n'ont pas d'autre choix.
02:10Vous avez des gens qui doivent prendre leur voiture tous les jours, qui en faisant d'essence pour aller travailler.
02:14Et donc là, on doit mettre en place des dispositifs qui doivent être temporaires et ciblés.
02:19Le problème des dispositifs...
02:20Ça vous va ce qu'a proposé Sébastien Lecornu ou pas ? Vous auriez fait pareil ?
02:23Je crois que ça va être mis en place dans quelques semaines ou quelques mois.
02:25On va voir exactement qui peut y avoir droit, etc.
02:28Moi, je vais vous dire, la réserve que j'ai sur les dispositifs ciblés, c'est que vous avez des
02:32gens qui sont toujours au-dessus des seuils.
02:34Moi, je parle beaucoup avec les Français. Vous avez des gens qui disent, moi, je n'ai jamais droit aux
02:36aides.
02:37Je suis toujours juste au-dessus pour bénéficier des aides, alors que je dois bosser, que je dois utiliser ma
02:40voiture.
02:40C'est ça, la limite des dispositifs qui sont ciblés.
02:44Maintenant, c'est vrai qu'une infirmière libérale, elle doit tous les jours utiliser sa voiture pour faire sa tournée,
02:49pour aller voir ses patients.
02:50Et l'augmentation du coût du carburant, ça lui coûte énormément.
02:53Donc, des dispositifs qui peuvent les aider, évidemment, il faut les prendre.
02:56En ayant en tête que quand c'est trop ciblé, vous avez beaucoup de gens qui sont exclus alors qu
03:00'ils le mériteraient.
03:00Est-ce qu'il n'aurait pas été plus simple de baisser la fiscalité sur les carburants ?
03:04On sait à quel point elle est élevée dans notre pays.
03:06Est-ce qu'il fallait plafonner les prix ? Proposition et du RN et de LFI pour l'autre.
03:09Je pense que la difficulté d'une baisse de fiscalité, c'est qu'on a peu d'exemples de baisse
03:14de TVA sur des produits qui se sont répercutés sur les prix.
03:17On se souvient la baisse de la TVA sur la restauration, il y a eu les protections périodiques, il y
03:20a eu plein d'exemples où la TVA a été baissée.
03:22Et pour autant, c'est plutôt les marges des distributeurs qui ont augmenté et pas le pouvoir d'achat des
03:26Français qui s'est amélioré.
03:28Donc, si une mesure générale devait être prise, moi, je crois que la ristourne qui avait été mise en place
03:31à l'époque permettait quand même d'avoir un impact sur le prix.
03:34Mais elle coûte très, très cher. Et on est dans une situation budgétaire qui est compliquée.
03:38Et je crois aussi que les Français, ils ne sont pas dupes.
03:41Parfois, ils se disent, en fait, si on prend une mesure qui coûte trop cher, est-ce que je ne
03:44vais pas devoir ensuite la payer en impôts supplémentaires, en charge sur mon salaire où je gagnerais moins ?
03:48Donc, c'est une situation qui est hyper difficile. Je pense que le gouvernement fait du mieux qu'il peut.
03:52Et évidemment, l'objectif, c'est que ça puisse retourner à la normale aussi vite que possible, même si on
03:57ne maîtrise pas tous les tenants.
03:58Mais je n'ai pas compris ce que vous proposez concrètement. C'est-à-dire une ristourne, c'est ça
04:01?
04:02Moi, ce que je dis, c'est qu'à l'époque, on avait mis en place cette ristourne.
04:03Non, mais aujourd'hui, en 2026, la situation n'est pas la même.
04:06Moi, je ne suis pas aux affaires. Je ne suis pas au gouvernement.
04:09Mais vous l'avez été.
04:09Je n'ai pas tous les détails, si vous voulez, de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui.
04:12En revanche, ce que je dis, c'est que les dispositifs ciblés doivent être temporaires
04:16parce que le risque, c'est qu'ils créent une forme de frustration chez des Français qui ne peuvent pas
04:19en bénéficier.
04:20Bien sûr, et des Français qui vont continuer à attirer la langue et qui vont continuer à ne pas poucler
04:25leur fin de mois.
04:25C'est ça qui nous attend dans les mois à venir parce que la crise s'annonce longue, au moins
04:28jusqu'à l'hiver.
04:29Pour moi, le cœur du sujet, c'est la rémunération du travail.
04:33Ce que les Français attendent, je pense, avant tout, plutôt que de recevoir des chèques ou des aides,
04:37c'est que leur salaire net se rapproche de leur salaire brut.
04:39Pour ça, il faut des mesures, il faut des décisions politiques, il faut des économies sur le modèle social
04:43pour que les charges soient moins élevées.
04:46Vous savez, j'avais fait des propositions en ce sens, notamment une réforme de l'assurance chômage,
04:50des économies sur le modèle social qui permettraient de financer une diminution des charges sur le travail.
04:56Ça sera un débat de l'élection présidentielle.
04:57Bien sûr, venons justement à la question du travail que vous abordez aussi dans ce livre.
05:01Vous aviez déposé un projet de loi pour permettre à certains salariés de travailler le 1er mai.
05:05Il a été retoqué, enterré par l'Assemblée nationale.
05:08Il y a eu un manque de courage politique là-dessus, Gabriel Attal.
05:10Moi, je regrette et je déplore le choix du gouvernement d'avoir retiré le texte.
05:15Il a manqué de courage ou pas ?
05:17En tout cas, ils ont cédé quelque part à la CGT, à des partis de gauche
05:22qui leur ont demandé, exigé qu'ils retirent un texte qui pourtant est examiné au Parlement.
05:26J'étais hier à Bayonne, à la foire au jambon de Bayonne.
05:30J'ai échangé avec des charcutiers qui m'ont dit, on marche sur la tête.
05:34On aimerait pouvoir ouvrir le 1er mai.
05:36On a des salariés qui sont volontaires pour travailler le 1er mai parce qu'ils seront payés double,
05:40qu'ils auront un jour de repos supplémentaire et on nous empêche de le faire.
05:45Donc oui, c'est incompréhensible.
05:46Maintenant, le gouvernement a annoncé que les boulangers et les fleuristes
05:50qui souhaiteraient ouvrir le 1er mai ne seraient pas verbalisés.
05:54On prend ce qu'il y a à prendre.
05:56Moi, je le regrette pour les bouchers, notamment les charcutiers qui aussi auraient aimé pouvoir travailler.
06:00Là aussi, je vais vous dire, tout ce qui ne peut pas être fait aujourd'hui,
06:03il faudra évidemment le mettre dans le débat de l'élection présidentielle pour le rendre possible ensuite.
06:07On voit qu'aujourd'hui, on a un gouvernement, un Parlement qui globalement sont empêchés par la situation politique actuelle.
06:12Or, on a besoin de réformes, on a besoin de mesures pour les Français.
06:15C'est encore long avant la présidentielle.
06:17La question de tout, c'est est-ce qu'on doit travailler plus dans notre pays, Gabriel Attal ?
06:20Est-ce que les Français ne travaillent pas assez ?
06:22Est-ce qu'on peut le dire ouvertement aujourd'hui en étant candidat sans avoir, évidemment, lire des Français ?
06:27Moi, d'abord, je pense qu'on doit être plus à travailler.
06:29Et donc, mon premier objectif, le premier objectif, ça doit être de faire en sorte...
06:32Pas forcément travailler plus.
06:33D'abord, il faut faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui travaillent.
06:36Parce que quand vous regardez en termes de temps de travail,
06:39on est assez proche finalement pour ceux qui travaillent, des Allemands ou d'autres pays qui nous entourent.
06:42En revanche, on a une part de notre population qui travaille qui est moins élevée qu'une partie de nos
06:48voisins.
06:48D'où la réforme de l'assurance chômage que j'avais proposée.
06:51D'où l'investissement...
06:52Passer de 6 à 8 mois, effectivement.
06:53Absolument. Devoir travailler davantage pour bénéficier du chômage
06:56et avoir une durée d'indemnisation du chômage qui est réduite
06:59pour nous mettre globalement dans la moyenne des pays européens
07:01parce que c'est aussi une incitation à travailler.
07:04D'où la réforme du RSA que j'avais portée quand j'étais Premier ministre.
07:06Désormais, pour toucher votre RSA, vous devez avoir 15 heures d'activité dans la semaine
07:11pour vous remettre le pied à l'étrier vers le travail et on voit que ça fonctionne.
07:14Pour moi, le premier enjeu, il est là.
07:16D'accord. Mais sur la question de travailler plus, est-ce qu'on revient sur les 35 heures dans votre
07:19proposition ?
07:19Non, ce n'est pas ce que je propose. Non, moi je propose que...
07:21C'est le totem indépassable, les 35 heures.
07:23Et je vais vous dire qu'il faut que les Français qui souhaitent travailler davantage puissent le faire.
07:26Ce débat sur le 1er mai, là on parle d'une journée dans l'année, mais globalement...
07:29Donc travailler plus pour gagner plus, c'est votre slogan.
07:32Voilà, je vais le laisser à son auteur de l'époque qui est Nicolas Sarkozy,
07:35mais ce qui est certain, c'est que les Français qui souhaitent travailler davantage doivent pouvoir le faire.
07:40D'où le débat aussi sur la défiscalisation des heures supplémentaires.
07:42Moi je suis favorable à ce qu'elle soit défiscalisée intégralement.
07:45Nicolas Sarkozy l'avait fait, François Hollande est revenu dessus,
07:48Emmanuel Macron a réenlevé une part de la fiscalité et des cotisations, mais je pense qu'il faut aller au
07:53bout.
07:53Un tout petit mot du programme du Parti Socialiste qui a été révélé la semaine dernière.
07:57Plus de taxes, taxes sur l'héritage, les 200 000 euros sur les grandes fortunes,
08:01réorientation de 30 milliards d'aide aux entreprises, inefficace selon ce qu'il dit dans ce programme.
08:06Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est un retour en arrière ?
08:08Moi je trouve ça très conservateur et effectivement je trouve qu'en fait on a le sentiment qu'ils ne
08:12perçoivent pas les évolutions du monde,
08:14la course technologique qui existe aujourd'hui.
08:17Ils proposent par ailleurs des mesures contre lesquelles je suis, je pense notamment à l'héritage.
08:22À 200 000 euros on est riche ?
08:23Moi je considère que vous avez travaillé toute votre vie, vous avez accumulé un patrimoine.
08:28D'ailleurs parfois c'est même la seule motivation pour des Français pour travailler dur et travailler beaucoup en se
08:33disant
08:33je veux quelque chose à laisser à mes enfants. C'est de l'argent qui a déjà été taxé au
08:37long de votre vie.
08:38Donc moi je ne suis pas du tout pour qu'on touche à la fiscalité sur l'héritage et qu
08:41'on augmente la fiscalité sur l'héritage.
08:42Et pour le reste, les mesures qui sont proposées, qui sont des mesures de taxation, vont à l'encontre de
08:47ce qui se joue aujourd'hui
08:48qui est une forme de guerre technologique, industrielle, entre les États-Unis et la Chine.
08:54Si on est relégué de cette guerre-là, et de cette course-là en tout cas,
08:58et bien plus tard ça sera l'appauvrissement généralisé des Français.
09:00Pour moi le cœur des années à venir pour la France et l'Europe, c'est l'innovation.
09:03La Chine est à la frontière technologique sur à peu près tous les sujets.
09:07On est en train d'être relégué de cette course-là.
09:09Tout doit être fait pour refaire de la France une nation de scientifiques et d'ingénieurs,
09:13pour avoir une fiscalité qui permet l'innovation et l'entrepreneuriat pour l'innovation.
09:19Et donc ça va à rebours ce qu'ils proposent de cet objectif.
09:22Le Rassemblement National a aussi proposé et présenté son programme économique.
09:26Rencontre beaucoup le patronat, c'est normal que les patrons, le MEDEF notamment, rencontrent tous les candidats ?
09:32Ils ont un groupe à l'Assemblée Nationale.
09:35Je ne jette pas la pierre, je ne reproche pas à qui que ce soit de rencontrer des responsables politiques
09:39qui sont représentés au Parlement.
09:41Donc je n'ai pas de commentaire à faire sur le sujet.
09:43Alors sur l'immigration, quelles sont vos propositions ?
09:47En homme libre, vous l'abordez.
09:49Par exemple l'Espagne qui régularise 500 000 clandestins.
09:52Quel impact sur la France ?
09:53Et vous, qu'est-ce que vous proposez pour la question de l'immigration du travail ?
09:56Moi, je n'ai pas du tout la même vision, les mêmes propositions que le gouvernement espagnol.
10:00Il se trouve que j'étais en Espagne, j'ai rencontré Pedro Sanchez dans le cadre d'une tournée européenne
10:03il y a quelques semaines.
10:04J'ai rencontré cinq chefs d'État et de gouvernement européens sur la question migratoire.
10:09Ce n'est pas du tout la politique que je propose.
10:11Moi, ce que je souhaite...
10:12Excuse de fermeté ?
10:12Moi, je souhaite qu'on assume une préférence travail.
10:15Qu'on assume qu'il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial.
10:21Vis-à-étudiant ?
10:21Au profit de l'immigration par le travail.
10:23Oui, bien sûr, mais au profit de l'immigration pour le travail.
10:26Moi, ce que je propose, c'est un, définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d
10:31'immigration,
10:31via les partenaires sociaux, qui tous les deux ans définissent quels sont les besoins de l'économie.
10:35Deux, on transfère ces besoins au Parlement et le Parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité, peut
10:42-être même par métier.
10:44Trois, on importe le système canadien de choix de l'immigration, qu'on appelle le permis à point.
10:49Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une
10:53régularisation en France,
10:54elle doit remplir un certain nombre de critères.
10:56Ça lui donne des points.
10:57Si elle a le nombre de points suffisant, elle peut bénéficier...
11:00Mais vous connaissez la réalité de notre pays, avec les frontières qui sont des passoires.
11:03Aujourd'hui, on ne choisit pas notre immigration.
11:06C'est ça qu'il faut qu'on soit en mesure de faire.
11:08Dans ce livre, vous l'avez dit, je parle d'immigration et je propose ce système qu'on a travaillé,
11:13évidemment, avec mes équipes.
11:14Mais alors, à charge de réformer le Conseil constitutionnel, de sortir de certains traités qui nous ligotent ou pas ?
11:20Moi, sur les propositions que je fais, je ne crois pas qu'il y ait besoin de sortir de traités
11:23ou de changer le Conseil constitutionnel ou la Constitution.
11:27Le réformer, je ne vais pas dire que le change...
11:28Le réformer, pardon.
11:29Mais en tout cas, on peut prendre des mesures suffisamment fortes, suffisamment puissantes et radicales sur le regroupement familial.
11:35Il n'y a pas besoin de changer la Constitution.
11:37Donc on arrête le regroupement familial ?
11:38Oui ou non ?
11:39En tout cas, il faut le restreindre.
11:40Donc ça veut dire, je vous donne un exemple.
11:41Aujourd'hui, la durée de résidence du conjoint pour que sa famille en bénéficie, je crois que c'est 18
11:46mois en France.
11:47Il faut augmenter cette durée-là.
11:48Il a passé à deux ans, peut-être plus.
11:50Sur les conditions pour la maîtrise du français, le respect des valeurs de la République, il faut probablement aller plus
11:54loin aussi.
11:55Mais tout ça, pas pour l'immigration zéro.
11:57Moi, vous savez, ça peut être populaire d'aller dans les médias et de dire, moi, je propose l'immigration
12:00zéro.
12:01Moi, j'assume de dire que je ne pense pas que ce soit possible ni souhaitable.
12:05On a besoin d'une part d'immigration.
12:06Il y a d'ailleurs dans tous les pays une part d'immigration.
12:09La question, c'est donc pas de dire, on la veut ou on la veut pas.
12:11Tout en remettant certains français au travail.
12:13C'est compatible ?
12:14Oui, c'est compatible.
12:15C'est dur en même temps ?
12:15Vous savez, j'étais à Bayonne, je vous le disais, j'ai vu des artisans, des commerçants, des chefs d
12:19'entreprise.
12:19Ils cherchent tous à recruter aujourd'hui.
12:21Donc je pense que c'est tout à fait compatible.
12:22Mais en tout cas, pour moi, ma ligne, c'est celle-là.
12:25Préférence travail.
12:27Assumer qu'une personne qui vient en France pour travailler, qui parle notre langue,
12:31qui respecte nos règles et nos valeurs, qui a un contrat de travail et qui bosse,
12:34elle doit pouvoir rester en France.
12:35Le jour où une de ces conditions-là s'arrête, elle ne travaille plus,
12:39elle ne respecte pas nos valeurs, évidemment, elle ne peut plus rester en France.
12:42Vous avez des propositions fortes aussi concernant notamment la laïcité, le séparatisme.
12:46Vous en parlez dans ce livre, En Hommes Libres.
12:49Vous êtes un peu moins naïf sur le sujet.
12:51Vous avez, à l'époque, quand vous étiez ministre de l'Éducation nationale,
12:54prononcé l'interdiction de la baïa pour les fillettes à l'école.
12:57Aujourd'hui, encore une fois, est-ce que les digues cèdent sur ce sujet ?
13:00Alors d'abord, dans ce livre, c'est le premier chapitre de mon livre qui s'appelle Liberté.
13:04Je dis que la valeur la plus importante pour moi,
13:06et c'est d'ailleurs la première de notre devise républicaine, c'est la liberté.
13:09Et qu'il y a un certain nombre de menaces pour la liberté aujourd'hui
13:11et que l'entrisme islamiste en fait partie.
13:13Et oui, je dis que j'ai eu une forme de prise de conscience dans mes fonctions gouvernementales.
13:18Je raconte que j'étais secrétaire d'État à la jeunesse,
13:21que je me suis rendu à Maubeuge
13:24et que j'ai été confronté au récit d'une directrice d'école, d'enseignants,
13:29qui m'ont raconté une forme de harcèlement d'une association
13:33prétendument d'aide aux devoirs pour des enfants.
13:35En réalité, une association communautariste
13:37qui cherchait à inculquer à des enfants l'idée
13:40que des règles pseudo-religieuses étaient au-dessus des règles de la République.
13:44Et je raconte cette scène d'une directrice d'école
13:46qui est dans une école intégralement refaite,
13:48avec 12 élèves par classe,
13:50des super-enseignants qui reçoivent une prime importante,
13:53un petit déjeuner servi à tous les enfants tous les matins à l'école,
13:56et pourtant, une déscolarisation qui augmente,
13:58c'est-à-dire des familles qui retirent leurs enfants de cette école publique.
14:00Pour les mettre dans des écoles professionnelles ?
14:02Pour les mettre officiellement, ils disent, en scolarisation à domicile,
14:06mais dans les faits, on s'est rendu compte
14:09que ces enfants-là étaient dans cette forme de madrassa clandestine
14:12qu'est cette association d'aide aux devoirs.
14:15Et donc, évidemment, c'est une situation qui interpelle.
14:16On ne peut pas accepter.
14:17C'est des brèches dans notre République et dans notre pacte républicain.
14:19Et donc, il faut prendre des mesures fortes pour lutter contre ça.
14:22Moi, j'ai toujours pris dans les fonctions qui étaient les miennes,
14:24que ce soit en tant que secrétaire d'État avec le Service national universel,
14:27en tant que ministre à Bercy,
14:30sur le sujet du financement illicite de ces associations,
14:33en tant que ministre de l'Éducation nationale,
14:34sur le port de la Baïa et du Camise dans les établissements scolaires.
14:37J'ai toujours été d'une grande clarté, d'une grande...
14:39Alors, allons plus loin, Gabriel Attal.
14:40Est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction du voile pour les mineurs dans notre pays ?
14:44On se rappelle que le Laurent Nunez, à la Grande Mosquée de Paris,
14:46a affirmé qu'il ne serait pas celui qui irait expliquer à des enfants
14:49qu'en portant le voile, elles menacent le vivre-enfant républicain.
14:51J'ai exprimé que j'étais favorable à cette mesure il y a un an maintenant.
14:55Interdiction du voile pour les mineurs.
14:56Mais parce que, vous savez, ce n'est pas expliqué à des fillettes,
14:58c'est expliqué à des parents.
14:59Une fillette de 5, 6, 7 ans,
15:01personne ne peut croire qu'elle fait le choix elle-même, en conscience, de se voiler.
15:05C'est évidemment quelque chose qui lui est imposé,
15:07parce que c'est une fillette de 7 ou 8 ans,
15:09c'est une fillette à qui on impose de se voiler
15:12et, quelque part, à qui on explique, dès le plus jeune âge,
15:16qu'elle doit être soumise à l'homme,
15:19qu'il y a une forme d'impureté à se montrer ou à montrer ses cheveux.
15:22Encore une fois, moi, qu'une femme, en conscience,
15:25décide elle-même de se voiler, c'est son choix.
15:27Moi, je n'ai pas à le remettre en cause.
15:28Une fillette, ça n'est pas son choix.
15:30À l'université, est-ce que vous êtes pour ou contre le port du voile ?
15:33Je ne suis pas favorable à des interdictions pour les majeurs.
15:36Moi, je parle des fillettes, et c'est là où je prends cette mesure.
15:38Donc là, pas de problème pour l'université ?
15:40Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise.
15:42Encore une fois, je pense que,
15:43si on veut que des mesures puissent être prises,
15:45il faut que ce soit les mesures qui sont essentielles.
15:48Et encore une fois, des fillettes, pour moi, c'est inadmissible.
15:50J'assume cette proposition.
15:5118 ans. Dans ce livre en homme libre,
15:54il y a à la fois vos propositions, à la fois votre parcours.
15:57Vous faites la tournée des librairies en ce moment.
15:59Vous évoquiez vos différents voyages.
16:00Que vous disent les Français ?
16:01Quand ils viennent vous voir, est-ce qu'ils vous reprochent votre bilan ?
16:03Est-ce qu'ils vous disent que vous êtes trop associé à Emmanuel Macron ?
16:06Il faut vous en détacher ?
16:06Je crois que vous avez déjà commencé un peu à vous en détacher.
16:08J'ai fait des séances de dédicaces.
16:10Les Français qui viennent vous voir dans une séance de dédicaces
16:12pour dédicacer votre livre, en général,
16:14c'est des gens qui vous soutiennent plutôt.
16:15Je ne pense pas que ce ne sont pas tous les Français,
16:17mais en tout cas, les Français qui viennent,
16:19non, il y a des encouragements, il y a des questions sur le fond.
16:23Ils ont aussi très envie de connaître un peu les coulisses de la dissolution.
16:26Parce que depuis la dissolution, je rencontre tout le temps des Français
16:29qui me disent « mais on ne comprend pas comment cette décision aussi folle
16:32a pu être prise, qu'est-ce qui s'est passé ? »
16:34Et donc, dans ce livre, je raconte finalement ce qui se passe derrière les portes,
16:38dans les réunions, ce que les Français n'entendent jamais.
16:40Effectivement, comment est-ce que le président de la République
16:43a été amené à prendre cette décision ?
16:46Et comment vous l'apprenez au dernier moment, à 18h30 ?
16:49Tous les Français, juste avant qu'ils ne l'apprennent.
16:52Avant notre ami Pascal Praud, ou après ?
16:55Manifestement après, mais voilà, tant mieux pour lui.
16:58Mais effectivement, je raconte tout ça parce que les Français ont envie de…
17:01En tout cas, beaucoup de Français ont envie de savoir.
17:03Et donc, effectivement, il y a une partie très détaillée
17:05où je raconte presque minute par minute ce qui s'est joué
17:07les jours et les semaines qui ont précédé.
17:10Donc, je poursuis ces séances de dédicaces.
17:12Je serai demain à Lyon, à la librairie de Citres,
17:16pour échanger avec les Français.
17:17La tournée de France.
17:18Que devez-vous à Emmanuel Macron ?
17:20Le droit d'inventaire, évidemment, c'est une nécessité,
17:23un passage obligatoire.
17:24Est-ce que vous lui devez quelque chose, Gabriel Attal ?
17:26Bien sûr.
17:26Je lui dois l'honneur d'avoir pu servir mon pays au plus haut niveau.
17:29Je n'étais pas en politique,
17:31engagé, en tant qu'élu en politique,
17:34avant son élection.
17:35J'étais conseiller municipal dans ma commune.
17:37Je le suis depuis 12 ans à Venve.
17:38Mais c'est le Président de la République
17:40qui m'a donné la possibilité de servir mon pays
17:42au gouvernement en tant que ministre,
17:44puis en tant que Premier ministre.
17:45Et donc, j'ai forcément...
17:46Mais vous le comprenez un peu mieux ?
17:47Parce que vous dites que je ne comprends plus le Président.
17:48Vous pouvez avoir une reconnaissance pour un homme
17:50et ne pas comprendre des choix politiques.
17:52J'ai assumé de le dire.
17:53Moi, j'essaye d'être lucide
17:54et de dire les choses telles que je les pense,
17:56telles que je les ressens.
17:57Après, ça peut déplaire à certains.
17:59Mais je pense que c'est ce que les Français attendent.
18:00Ça lui déplait à lui, en particulier.
18:02En tout cas, c'est ce que les Français attendent.
18:04Il a lu votre livre ou pas ?
18:05Je ne sais pas.
18:06Il l'a reçu ?
18:07Je lui ai envoyé, mais je ne sais pas s'il l'a lu.
18:09Il se passe beaucoup de choses dans le monde.
18:10Donc, ça ne me choquerait pas
18:12qu'il n'ait pas eu le temps de le lire encore.
18:13Il est sorti il y a quelques jours.
18:14Gabriel Attal, vous êtes candidat
18:15à l'élection présidentielle de 2027.
18:18Municipal, j'ai été réélu.
18:19J'ai été réélu quand je sois municipal avant.
18:21C'est révélateur.
18:23Présidentiel ou pas ?
18:23Ce livre, Laurence Ferrari,
18:25c'est une forme d'étape décisive
18:27sur ce chemin de l'élection présidentielle.
18:30Moi, j'ai besoin de ce moment de vérité avec les Français.
18:32Je me livre beaucoup dans ce livre.
18:34Vous parlez de votre vie privée ?
18:35Sur mon histoire, sur mon enfance,
18:37ma jeunesse, mon couple.
18:39Je pense que je me livre.
18:41Il faut tout dire quand on est candidat.
18:43C'est la transparence totale.
18:44Il faut exposer sa vie privée.
18:46C'est obligatoire ?
18:46Je ne crois pas qu'il y ait d'obligation de le faire.
18:47Parce qu'on voit que Jordan Barnier
18:48l'a fait dans Paris Match pour sa compagne.
18:50Oui, c'est un choix.
18:50Je ne vais pas le remettre en cause.
18:52Je n'ai pas posé dans Paris Match,
18:54mais je parle de ma vie dans mon livre.
18:56parce que je pense qu'il y a aussi des événements
19:00ou des éléments que vous avez vécus
19:02dans votre vie personnelle
19:02qui expliquent une partie de vos combats politiques.
19:05Dans mon livre, je parle par exemple de ma famille,
19:07de ma mère qui, après le divorce avec mon père,
19:10nous a élevés seuls avec mes soeurs.
19:12Elle n'avait jamais travaillé
19:13parce qu'elle s'occupait de nous
19:13quand elle était mariée avec mon père.
19:16Elle a dû s'assumer elle-même,
19:19travailler, galérer pendant un certain temps.
19:21Ça fait écho à ce que vivent
19:22des millions de mères célibataires en France,
19:25des mamans solos qui sont en difficulté.
19:26C'est aussi pour ça que je m'engage sur ce sujet-là
19:28et on peut multiplier les exemples.
19:29Vous avez aussi fait cet acte de candidature.
19:32C'est quasiment un acte de candidature.
19:33Mais il y a beaucoup de monde qui se déclare candidat.
19:36Je pense à Édouard Philippe, évidemment.
19:38Il y a eu un pacte secret entre vous deux, d'ailleurs ?
19:40L'Express dit qu'il y a eu un dîner.
19:41Vous avez convenu d'un pacte secret entre vous deux.
19:43Il n'y a rien de secret.
19:44D'abord, heureusement, on se parle avec Édouard Philippe.
19:47Ce qui est certain, c'est qu'il faut éviter, en 2027,
19:51un second tour entre la France insoumise
19:54et le Rassemblement national.
19:54Je veux que les Français, évidemment, aient un autre choix que ça.
19:57Ça passe par quoi ?
19:59D'abord, ça passe, plutôt que de parler des autres,
20:01de taper sur les autres,
20:02ça passe par d'abord parler de notre projet à nous
20:04et de faire une vraie campagne.
20:05Et donc, il y aura tout au long de l'année 2026,
20:07une vraie campagne avec différents candidats,
20:09y compris sur le même espace politique.
20:11Et différents programmes.
20:11Mais en 2027 ?
20:12Et ensuite, en 2027, s'il y a effectivement un risque d'un second tour
20:16entre LFI et le RN, il faudra que des candidats
20:19qui sont sur un même espace politique,
20:21c'est-à-dire qui partagent l'essentiel,
20:23se rassemblent, évidemment.
20:24Donc, si Édouard Philippe est mieux placé,
20:26vous vous retirez en sa faveur.
20:27Si vous êtes mieux placé, celui qui se retient en sa faveur.
20:29C'est ça que vous avez décidé ?
20:30On a mis en place une instance, un comité de liaison,
20:32où vous avez un représentant d'Édouard Philippe,
20:33un représentant de mon parti,
20:35qui se réunissent tous les mois
20:36pour préparer cette échéance-là
20:38et définir les conditions que vous venez d'évoquer
20:40si jamais c'était nécessaire.
20:41Vous dites oui.
20:41Si il est mieux placé que moi, je me retire.
20:43C'est un travail en cours.
20:44Ça serait logique et cohérent.
20:45C'est un travail en cours, Laurence Ferrari,
20:47puisqu'il y a plusieurs possibilités de déterminer
20:49qui peut mener ce rassemblement.
20:51Vous avez effectivement des désistements comme ceux-là.
20:53Vous avez aussi une primaire.
20:54C'est aussi une possibilité.
20:55Et donc, on a un représentant d'Édouard Philippe,
20:57Christophe Béchure, représentant de moi,
20:59Franck Riester, qui se réunissent tous les mois,
21:02qui échangent sur ces conditions-là.
21:03Et dans quelques mois, je pense qu'on définira
21:04les conditions de ce rassemblement.
21:06Vous êtes responsable, vous tenez un discours.
21:08Si Édouard Philippe est mieux placé que moi,
21:09oui, je me retire.
21:10Et l'inverse, évidemment.
21:11Ce que je dis, Laurence Ferrari, c'est que...
21:12Vous ne le dites pas, en tout cas.
21:13Si, je vous dis, si il y a un risque LFI-RN,
21:15il faut se rassembler.
21:15Sur les conditions du rassemblement,
21:17est-ce que ça passe par des désistements,
21:18comme vous le dites, ou par une primaire ?
21:19On est en train d'en discuter à travers des émissaires
21:22qui se rencontrent tous les mois pour en parler.
21:23Le plus grand danger, c'est l'ERN
21:24ou la France Insoumise aujourd'hui ?
21:25Moi, je m'oppose aux deux.
21:27On m'a beaucoup reproché
21:28ce que vous avez dit en 2024.
21:30On m'a reproché parfois de les mettre sur le même plan,
21:32dans un sens ou dans l'autre.
21:34Moi, je m'oppose aux deux.
21:35Je pense que pour les deux,
21:36c'est un danger aujourd'hui pour notre pays,
21:38pour des raisons différentes.
21:39Ils ont une histoire différente.
21:40Mais moi, je m'oppose aux deux.
21:41Et surtout, plutôt que de m'opposer,
21:42parce que c'est aussi un des travers
21:43qu'on a eus ces dernières années,
21:44à être en permanence,
21:46à parler qu'on est contre les extrêmes,
21:48s'attaquer aux extrêmes, etc.
21:49Parlons plutôt de nous,
21:50parlons plutôt de ce qu'on propose aux Français,
21:52sur les sujets dont on a parlé.
21:53La rémunération du travail,
21:54comment on rapproche le net du brut,
21:56comment on gère mieux notre immigration,
21:58comment on gère mieux la sécurité,
21:59la lutte contre les cambriolages.
22:00Il y a suffisamment de sujets sur lesquels
22:02les Français nous attendent
22:03pour parler de nous plutôt que des questions.
22:04Une dernière question, Gabriel Attal.
22:06Aujourd'hui, les membres de la commission d'enquête
22:08parlementaire sur audiovisuel public
22:09doivent voter pour savoir s'ils publient
22:12ou non le rapport de Charles Alonc.
22:14En cas de rejet, ce serait six mois d'enquête
22:16qui seraient jetés à la poubelle.
22:17Quelle est votre position ?
22:18Alors moi, je ne suis pas membre de la commission d'enquête,
22:19donc je n'ai pas accès au rapport,
22:20puisque vous connaissez les règles de l'Assemblée,
22:22c'est seulement les membres qui ont accès au rapport.
22:23Maintenant, j'ai des membres de mon groupe,
22:24ils se sont réunis hier
22:26et je crois qu'ils ont décidé de s'abstenir
22:29pour ne pas empêcher la publication du rapport
22:31sans pour autant cautionner,
22:33en tout cas valider le contenu du rapport
22:35avec lequel ils ont des désaccords.
22:36S'abstenir, ça veut dire quoi ?
22:37Le vote n'est pas uniquement Laurence Ferrari
22:39sur la publication du rapport.
22:40Le vote, c'est est-ce que vous adoptez le rapport,
22:42y compris avec son contenu.
22:44Ils ont des désaccords sur le fond avec le rapport,
22:46ils ne veulent pas pour autant empêcher
22:48qu'il soit publié.
22:49Moi-même, je vais vous dire,
22:50je trouve ça très bizarre
22:51qu'il puisse y avoir six mois de commission d'enquête
22:53et qu'on bloque la publication d'un rapport.
22:55D'ailleurs, pour moi,
22:56il faudrait peut-être changer les règles à l'Assemblée
22:57pour que la publication soit automatique
22:59et que le vote soit clairement
23:00contre les conclusions du rapport.
23:02Aujourd'hui, ce n'est pas clair.
23:04Si la majorité est contre,
23:05il n'y a pas de publication
23:06et donc le choix qu'ils ont fait,
23:08c'est une abstention qui permettra,
23:10à priori, la publication du rapport
23:11sans pour autant...
23:13Avec une réforme de l'audiovisuel à la clé,
23:14vous y êtes favorable,
23:15l'audiovisuel public,
23:16le réformer,
23:17le rendre plus efficace.
23:19Bien sûr, il y a toujours de l'efficacité
23:21à gagner et à trouver
23:21et peut-être même,
23:22je le lirai le rapport,
23:23peut-être même que dans le rapport,
23:24il y a certaines mesures
23:25qui sont intéressantes,
23:26qui sont utiles
23:27pour faire des économies,
23:28pour réformer.
23:28Je pense qu'il faut le faire
23:30plutôt en regardant l'avenir
23:31plutôt qu'en essayant de ramener
23:32l'audiovisuel public
23:33à une espèce d'ORTF.
23:34Voilà, je pense que ça doit être ça
23:35l'objectif.
23:37Donc, je lirai le rapport.
23:38Je pense qu'il y a évidemment
23:39des mesures à prendre.
23:39Il y en a eu d'ailleurs
23:40ces dernières années.
23:41Il y a des économies
23:41qui ont été demandées
23:42à l'audiovisuel public.
23:44Il faut regarder ça
23:45de manière dépassionnée.
23:46Merci beaucoup,
23:47Gabriel Attal.
23:48En homme libre,
23:48aux éditions de l'Observatoire,
23:49c'est votre livre
23:51adressé aux Français.
23:52Merci à vous.
23:52Bonne journée.
23:53Merci, Laurence Farah.
23:53Merci à vous pour la prochaine
23:53aux éditions Europe 1.
23:55Merci.
23:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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