- il y a 2 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00Bonsoir à tous. La France est-elle en train de mettre un orteil ou même un pied dans la guerre
00:04?
00:04On a donc appris aujourd'hui que des hélicoptères tigres, l'un des fleurons de l'armée,
00:08viennent d'arriver sur place. Ils doivent chasser les fameux drones Shahed iraniens.
00:11On va vous expliquer leur rôle précis dans cette guerre.
00:14Pendant ce temps, Donald Trump menace désormais de tout faire exploser en Iran.
00:18Et en retour, Téhéran promet un baril de pétrole à 200 dollars.
00:21Est-ce que c'est possible ? Et avec quelles conséquences sur nos vies ?
00:25Et puis, l'autre titre ce soir, elle est de retour et ce sera en France, Céline Dion de retour
00:31en France à la rentrée
00:32avec une série de méga-concerts. On va en parler avec nos spécialistes tout à l'heure.
00:36On recevra également Barbara Pravi qui avait représenté la France à l'Eurovision
00:40et qui sera sans doute au premier rang de ces concerts de Céline Dion.
00:44Bienvenue à tous, c'est parti pour 60 minutes.
00:45D'abord, les images du jour au Moyen-Orient. Elles sont signées Raphaël Redon et Sophie Herbé.
00:52Un mois, un mois que ça dure.
00:54Sans que l'on sache quelle tournure la guerre va prendre.
00:57L'Iran et ses alliés qui paraissent maîtriser très clairement le calendrier de ce début de cinquième semaine.
01:03Israël dit avoir été visé par deux drones lancés au Yémen, a priori par les rebelles houthis.
01:09Les houthis, ils sont une organisation qui dépendent militairement de l'aracule islamique d'Iran.
01:15Quatre hélicoptères tigres français et des drones intercepteurs ont été déployés au Moyen-Orient.
01:21Ils vont participer à la défense des Émirats arabes unis contre les tirs de drones.
01:27Notre attitude aujourd'hui est toujours défensive.
01:30Nous ne sommes pas dans une position où nous pourrions suivre les Américains dans une opération terrestre.
01:36Donald Trump qui souffle le chaud et le froid.
01:38Sur la perspective de l'envoi de troupes au sol.
01:42Donald Trump envisage sérieusement une opération militaire pour aller extraire l'uranium enrichi en Iran.
01:47Et là, la toute dernière déclaration, il menace tout simplement de tout faire exploser.
01:54Voilà, Donald Trump qui perd patience.
01:56L'Iran qui menace et la France qui muscle donc son dispositif au Moyen-Orient.
02:00On va développer tous ces sujets ce soir avec les spécialistes de BFM TV à commencer par le général Pellistrandi.
02:05Bonsoir général.
02:06Elsa Vidal à vos côtés et Didier François.
02:09Soyez tous les trois.
02:10Les bienvenus.
02:11J'ai le plaisir d'accueillir également le général Jean-Paul Paloméros.
02:13Bonsoir.
02:14Ancien commandant allié de l'OTAN, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air également et avec
02:19Frédéric Ancel.
02:20Bonsoir.
02:20Bonsoir.
02:21Professeur de géopolitique à Sciences Po et à la Paris School of Business et auteur du livre
02:25« La guerre mondiale n'aura pas lieu » paru chez Odile Jacob.
02:29D'abord l'information de cette fin de journée, ça se passe au Liban, au sud Liban précisément.
02:35On va retrouver l'équipe de BFM TV sur place, Nicolas Kouadou, puisqu'on apprend la mort de deux casques
02:40bleus, deux membres de la finule, la force d'interposition de l'ONU au sud Liban.
02:45Dans quelles conditions sont-ils morts ? Quelles informations avez-vous ?
02:50On sait que ça s'est passé, Marc, dans le sud-ouest, sud-est du pays, là où les combats
02:56sont les plus violents entre Israël et entre le Hezbollah.
02:59La finule qui explique par voie de communiqué que deux casques bleus sont décédés dans une explosion qui a eu
03:07lieu à proximité de leur véhicule blindé.
03:09La finule qui précise également qu'il y a un blessé grave et un autre blessé léger dans la même
03:14explosion.
03:14C'est le deuxième point, en moins de 24 heures, qu'un casque bleu décède puisque, tard hier soir, un
03:20Indonésien qui faisait partie du contingent de la force intérimaire de maintien de la paix ici au sud Liban est
03:27également mort.
03:28Là aussi, la finule a expliqué avoir lancé une enquête pour savoir ce qu'il s'était passé.
03:32Mais selon certains de nos confrères locaux, en l'espèce Lorient-le-Jour, il s'agirait bien d'une frappe
03:37israélienne qui aurait tué ce casque bleu.
03:40Pour les deux, dont la finule vient d'annoncer la mort, il y a bien sûr une enquête, là encore,
03:43qui a été lancée.
03:44Par les soldats de la finule.
03:46La finule qui rappelle qu'il s'agit d'un crime de guerre de tuer ou de blesser ces personnes
03:52-là qui sont là pour maintenir la paix.
03:54La finule, initialement, elle est là déployée afin de maintenir la paix, de faire respecter le cessez-le-feu.
04:00On s'était entretenu il y a quelques jours avec l'un des officiers français qui officie dans le sud
04:04Liban.
04:05Il nous expliquait que cette mission initiale de gestion de surveillance du cessez-le-feu n'avait plus vraiment de
04:11raison d'être.
04:11Avec le conflit actuel entre le Hezbollah et Tsaal et avec l'avancée des forces de Tsaal au sud Liban.
04:17Pour autant, la finule était toujours extrêmement utile, notamment en escortant certains convois humanitaires qui sont jusqu'alors le seul
04:25moyen d'apporter des provisions, notamment, et des médicaments à certains villages isolés du sud Liban.
04:31Merci à vous Nicolas. Quoi douter au toucher ? Donc à Beyrouth, après la mort confirmée par la finule de
04:35deux de ces casques bleus, général, on n'a pas les circonstances exactes de la mort.
04:40Donc cette explosion près de leur véhicule, quelles conséquences ça peut avoir ?
04:45C'est simplement, si vous voulez, la finule aujourd'hui, c'est le dernier rempart quelque part du droit international.
04:52La finule, c'est des soldats, des hommes, des femmes qui s'engagent pour la paix.
04:57J'ai été casque bleu en Bosnie-Herzégovine.
05:00Et vous comprenez très vite que c'est une tâche extraordinaire quelque part, mais c'est une tâche impossible.
05:10Maintenir la paix là où elle n'existe pas.
05:12On parle d'opération de maintien de la paix.
05:15Et en fait, pour maintenir la paix, il faut d'abord l'établir.
05:17Et c'est tout le défi qu'a la finule.
05:21Alors après, on peut discuter, est-ce qu'il vaut mieux qu'elle soit là ou non ?
05:25En tout cas, les hommes et les femmes qui sont là-bas, ils croient en leur mission.
05:28Ils croient qu'ils ont quelque chose à faire pour la paix.
05:31Ils croient qu'ils peuvent quelque part s'interposer.
05:33Mais quand la guerre fait rage et telle qu'elle est entre le Hezbollah et les Israéliens, il n'y
05:39a pas la place pour eux.
05:41Je suis désolé de le dire.
05:42C'est un réconfort pour la population.
05:45Ils ne peuvent pas rester en tout cas.
05:46Ils ne peuvent pas s'interposer au milieu.
05:48Et ça, je l'ai connu en Bosnie.
05:50Ce n'est pas leur place.
05:51Vous vous souvenez des prises d'otages ?
05:52Ce n'est pas digne.
05:54Et on perd des hommes.
05:57Et ce que je voulais dire pour finir, c'est qu'ils méritent la même reconnaissance que ceux qui sont
06:02perdus dans les guerres, au combat.
06:04Parce que leur combat, à eux, c'est la paix.
06:06Frédéric Ancel, s'il s'avère que c'est une frappe volontaire qui a tué ses casques bleus,
06:10qui a intérêt, aujourd'hui, à s'en prendre à eux, pour déstabiliser le pays encore un peu plus ?
06:16Alors, déstabiliser un pays de toute façon intrinsèquement et structurellement instable,
06:20pratiquement depuis sa création du fait d'un confessionnalisme communautariste qu'on connaît très bien,
06:25c'est difficile de faire pire.
06:27Après, est-ce que le Hezbollah n'a pas objectivement un intérêt, lui qui militairement, techniquement, est plus faible ?
06:34Qui serait, lui qui par ailleurs, politiquement, se retrouve pour la première fois depuis très longtemps,
06:38très isolé, puisqu'une grande partie des Libanais, jusque-là y compris une partie de la communauté chiite,
06:42notamment avec ce parti Hamal, reconnaît que le Hezbollah doit désarmer,
06:47en vertu d'ailleurs des accords de Taef de 89.
06:48Donc, moi, mon hypothèse, ce serait plutôt celle-là, mais en même temps, je ne suis pas du tout sur
06:52le terrain.
06:53Deuxième point, en revanche, sur lequel je suis absolument, malheureusement, très sûr de moi,
06:59c'est qu'au moins un des deux casques bleus tués est indonésien,
07:04or, je me permets de vous rappeler que parmi les États, et notamment les États musulmans,
07:08qui avaient accepté le plan, tout ou partie d'ailleurs, du plan Trump à Gaza,
07:13donc on est à quelques dizaines de kilomètres au sud, mais ça peut avoir son importance,
07:16il y avait l'Indonésie.
07:18Et l'Indonésie était, enfin, le gouvernement indonésien avait dit,
07:21en substance, on peut envoyer des hommes, une fois que la situation à Gaza sera là.
07:26Là, je veux dire que l'opinion publique, perdre des soldats dans des conditions,
07:29effectivement, souvent indignes, comme l'a bien rappelé le général Palomero,
07:32ça va être extrêmement compliqué d'imaginer que l'Indonésie va, à terme,
07:35envoyer des soldats, des casques bleus à Gaza.
07:37– Oui, autre information aujourd'hui, général Pellistrandi,
07:40le chef d'état-major de l'armée de terre française annonce dans la presse
07:44que la France a envoyé plusieurs des fleurons, je le disais tout à l'heure,
07:48de l'armée française, des hélicoptères Tigre au Moyen-Orient,
07:51quatre hélicoptères, c'est bien ça, qu'est-ce qu'ils vont y faire ?
07:53– Oui, c'est ça, ces quatre hélicoptères Tigre qui, en fait, ont été projetés aux Émirats Arabes Unis
07:59et qui ont vocation à participer à la défense de l'espace aérien des Émirats Arabes Unis.
08:07Nous avons déjà des avions Rafale et ces avions Rafale participent donc à la protection,
08:12ils ont abattu au moins 80 drones et là, en envoyant des hélicoptères,
08:16on se donne un outil encore, enfin, extrêmement performant, en particulier, pourquoi ?
08:21parce qu'il a devant un canon de 30 mm, vous le voyez ici, tout en bas de l'écran,
08:28et ce canon de 30 mm, il est particulièrement utile pour en bas des drones Shahed,
08:32il est très efficace, donc ces quatre hélicoptères qui sont donc désormais opérationnels aux Émirats Arabes Unis
08:39vont participer donc à ce dispositif de protection, parce qu'il faut souligner
08:43qu'il y a des attaques quasi quotidiennes, donc, de drones de type Shahed, vous voyez ?
08:49Et donc, ça, à la fois, donc, on voit bien son canon qui est à l'avant, il a aussi
08:53des raquettes, des roquettes, pardon,
08:55et donc c'est vraiment un outil extrêmement performant et qui vient compléter le dispositif de protection du ciel des
09:01Émirats Arabes Unis.
09:02Oui, vous parlez de ce canon, effectivement, le chef d'état-major dit aussi,
09:05on va expérimenter des roquettes laser sur le Tigre, qu'est-ce que c'est là encore ?
09:10Alors, vous voyez ici, on voit ces paniers, c'est des roquettes, donc, avec un guidage semi-actif,
09:17quel est l'intérêt ? C'est que, en quelque sorte, l'hélicoptère se met devant,
09:21et donc il va pouvoir tirer ces roquettes vers les drones Shahed qui arrivent.
09:26L'intérêt, c'est que c'est moins cher que le missile Mika,
09:29le missile Mika qui est employé, c'est à peu près de l'ordre de 700 000 euros,
09:33donc on complète la panoplie, donc les roquettes et le canon de 30 mm,
09:40et donc ça va être extrêmement efficace parce que les hélicoptères ont démontré leur aptitude à la lutte anti-drones.
09:47Et toujours contre ces fameux drones Shahed iraniens, la France dit aussi qu'on envoie des drones intercepteurs.
09:54Exactement, là c'est typiquement le retour d'expérience de l'Ukraine.
09:58L'idée c'est d'avoir, vous voyez, ces petits engins qui décollent, en fait, à la verticale.
10:03Pourquoi à la verticale ? Parce qu'ils vont aller intercepter les drones qui vont arriver en face.
10:08C'est pas très cher, c'est très habile, et en fait c'est très souple comme emploi,
10:13et donc c'est la première fois que la France va déployer de façon opérationnelle,
10:18donc des drones anti-drones, en quelque sorte c'est un drone kamikaze qui va aller détruire les drones Shahed,
10:24donc une panoplie plus importante pour permettre de protéger, donc avec, à côté des avions Rafale,
10:31les espaces aériens des Imeras Arabes Unis.
10:33Didier François, les Rafales, les Tigres, le Charles de Gaulle,
10:37est-ce que ça fait de nous un pays pas très loin d'une entrée en guerre ?
10:41Non.
10:42Non.
10:42Non, ça sert à...
10:43En fait, vous avez bien compris qu'on était déjà engagés dans deux choses.
10:47La protection de nos ressortissants.
10:49Je rappelle qu'il y avait, avant le début du conflit, 700 000 Français qui vivaient dans la zone.
10:52On en est aujourd'hui encore à à peu près 170 000 avec les évacuations,
10:58donc c'est quand même important, dont 70 000 aux Émirats Arabes Unis.
11:01Donc honnêtement, on a donc une vraie communauté à protéger.
11:03Deuxièmement, on a des accords de défense avec au moins deux pays de la région directement sur place,
11:08le Qatar et les Émirats Arabes Unis.
11:10Et on s'est engagés dès le départ, parce qu'on est des alliés fiables, dans la protection du ciel.
11:15On l'a fait avec ceux qu'on avait, c'est-à-dire nos pilotes et nos Rafales.
11:19On a augmenté le nombre de Rafales et le nombre de pilotes, et ça marche très bien.
11:24Ils ont fait un travail extraordinaire.
11:26Ceci dit, si on veut rester dans la durée, c'est-à-dire pouvoir...
11:29On voit bien que cette guerre va durer.
11:32On diversifie les moyens.
11:33On met là des hélicoptères, parce que ça coûte moins cher d'utiliser effectivement le canon de 30,
11:38voire les roquettes qu'on est en train de tester,
11:41voire les...
11:41On a aussi déployé des missiles anti-aériens de courte portée.
11:45Donc, on a déployé toute une panoplie des trois armées de l'armée de l'air,
11:49qui a été la première à réagir sur place face à l'été.
11:51La marine, rappelez-vous, a aussi été capable, c'était il y a un an,
11:55d'abattre des drones face aux outils avec des mitrailleuses de sabords.
11:59C'est la première fois que ça avait été fait.
12:00L'armée de l'air aussi équipe maintenant ses hélicoptères, les Caracal,
12:04entre autres avec des mitrailleuses latérales.
12:08Pourquoi ? Parce que le drone, ça ne va pas très très vite.
12:10Le chahed, c'est 200 km heure.
12:12Donc, utiliser du missile, c'est très efficace.
12:15On a été ultra efficace.
12:16Et je pense que les deux pays sont ravis de ça.
12:19Mais il faut travailler dans la durée.
12:21Donc, nous, on donne des options à notre état-major sur place,
12:24qui travaille avec les états-majors émiratiers et Qataris,
12:26pour pouvoir être le plus efficients possible.
12:29Nous ne sommes pas en guerre.
12:30Je retire ce que vous avez dit, François.
12:31Général Paloméros, comment la France réagirait
12:34si un de ces hélicoptères était visé ou touché ?
12:37C'est toute la question.
12:38C'est pour ça que c'est un peu de la sémantique.
12:40On est sur un théâtre de guerre.
12:43Donc, quelque part, on participe à une guerre défensive,
12:46à la manœuvre défensive.
12:47Mais dans ces cas-là, il n'y a pas de mode d'emploi des armées.
12:50Si on était visé, on ne réplique pas ?
12:53On réplique jusqu'à un certain stade.
12:55On est dans une guerre défensive.
12:57Après, oui, c'est comme ça que dégénèrent généralement les actions défensives.
13:03Si on prend les différents conflits, il y a plusieurs points qui sont passionnants.
13:07On est dans une vraie transformation.
13:10J'étais commandant la transformation de l'OTAN.
13:13On était au cœur de tout ça.
13:14Une transformation des capacités militaires qui est permanente,
13:17qui s'accélère.
13:18Par exemple, aujourd'hui, on est en train de raisonner sur un type de drone
13:21qui s'appelle le Shahid, qui va à une certaine vitesse.
13:24Dans quelques semaines, quelques mois, quelques semaines,
13:27on aura contre nous des drones qui iront deux fois plus vite.
13:31Ça change complètement l'équation.
13:33Vous ne pouvez plus utiliser les mêmes outils.
13:35C'est pour donner une idée de la vitesse à laquelle.
13:37C'est pareil pour les missiles balistiques.
13:40Vous avez différents types.
13:42Les Iraniens ont surpris les Israéliens avec des missiles balistiques,
13:46avec des sous-munitions.
13:48Et oui, là, ça change complètement le mode d'interception.
13:50Donc, c'est à ça qu'il faut se préparer.
13:53Et moi, je nous incite, nous, je pense aux armées et à notre pays,
13:57à vraiment réfléchir à la nature de cette transformation pour faire nos choix.
14:02La guerre a changé d'âme.
14:04Et l'Ukraine en est...
14:05Les drones qu'on a vus, 70% arrêtent les vagues de drones en Ukraine.
14:12C'est incroyable comme résultat.
14:14Parce que ce sont des drones d'une certaine catégorie.
14:16Et les Ukrainiens s'adapteront.
14:18Parce qu'ils se sont construits pour s'adapter.
14:19Parce qu'ils ne peuvent pas perdre la guerre.
14:21On doit être dans le même état d'esprit.
14:23Je vous propose d'aller prendre la température de côté de la Maison Blanche.
14:25Température qui parfois varie d'un jour sur l'autre.
14:27Axel Monnier, vous êtes sur place.
14:29Bonsoir à vous.
14:30Donald Trump menace aujourd'hui tout simplement de tout faire sauter en Iran
14:34si le régime ne débloque pas ce fameux détroit d'Hormuz.
14:40Oui, il semble qu'il ait aussi été particulièrement mécontent
14:44des frappes iraniennes contre les infrastructures pétrolières israéliennes.
14:49Et il a donné un aperçu de ce qu'il voulait faire.
14:52Effectivement, si le détroit d'Hormuz n'est pas débloqué,
14:55si l'accord de paix n'est pas signé très prochainement,
14:58alors Donald Trump menace de frapper les centrales électriques,
15:01les stations de dessalement, les puits de pétrole
15:04et de raser l'île de Cargue, rien de plus.
15:07Mais il faut voir aussi que Donald Trump reste très ambivalent dans son message
15:11puisqu'il dit aussi que les discussions sont sérieuses,
15:14qu'un accord pourrait être atteint très prochainement.
15:17Et puis en même temps, cette île de Cargue dont il voulait prendre le contrôle
15:20pas plus tard qu'hier soir puisqu'il disait qu'il voulait s'emparer du pétrole iranien.
15:26Bref, Donald Trump qui continue d'envoyer des messages qui vont un petit peu dans tous les sens,
15:30il faut bien le dire, et qui surprennent ici.
15:34Alors dans quelques minutes, la porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Levitt,
15:37va prendre la parole.
15:38Elle va mener une conférence de presse avec une salle de presse
15:41qui est déjà juste à côté de moi, remplie de journalistes
15:44et dont on imagine bien que la plupart voudraient poser la question
15:47de ce que veut vraiment faire l'administration actuelle.
15:50D'autant plus qu'il y a ces possibilités aussi d'intervention terrestre
15:54alors que les Etats-Unis ont désormais des centaines de membres d'opérations spéciales,
16:00d'unités spéciales qui sont prêtes à être déployées sur place.
16:05Merci à vous Axel Meunier, Frédéric Hortzel, dans l'échelle du Donald Trump.
16:09Au 31e jour de la guerre, on en est où là ?
16:11Il est en train de perdre patience
16:13ou il fait simplement pression avec l'arme des mots sur les Iraniens
16:17pour signer très très vite un accord.
16:18Deux très bonnes hypothèses, l'une n'étant pas du tout exclusive de l'autre.
16:22J'en ajoute une troisième.
16:23L'imprévisibilité complète de Donald Trump peut s'appuyer aussi,
16:28s'appuie aussi sur un mélange de surmoi, d'absence de surmoi, pardon,
16:33de volonté d'en finir vis-à-vis de son opinion plus,
16:36c'est-à-dire de montrer qu'il a un véritable résultat
16:40et d'une incompétence sur le plan militaire absolument évidente.
16:44Alors ça ne signifie pas que son Etat-major est incompétent.
16:46Le problème, c'est que, et je parle sous le contrôle des généraux ici présents,
16:49lorsque on est en démocratie, ce qui est le cas encore aux Etats-Unis,
16:53les militaires, ils obéissent à la volonté présidentielle,
16:56enfin en tout cas au chef de l'exécutif.
16:58Donc les deux, les trois hypothèses peuvent tout à fait prévaloir.
17:01Et je reviens d'un mot, si vous le permettez,
17:03à ce que la France joue.
17:04Tout à l'heure, Didier François a rappelé à très juste titre
17:06que nous avons deux alliés.
17:08J'en ajouterais même un troisième,
17:09parce qu'en fait la Jordanie est très proche de la France
17:11et nous avons une base avec des chasseurs-bombardiers situés en Jordanie.
17:16On joue gros parce que si on démontre,
17:18et c'est le cas aujourd'hui, depuis le premier jour,
17:19qu'on est capable de dépenser beaucoup de matériel,
17:23j'espère qu'on n'aura pas besoin, entre guillemets,
17:24de dépenser des hommes, je veux dire de perdre des hommes,
17:28mais en tout cas des matériels en quantité importante
17:30et pour des prises importants,
17:32à terme, ce sera extraordinairement lucratif
17:35au sens générique du terme.
17:37Quand on a des alliés, il faut toujours démontrer
17:39qu'on respecte l'alliance qu'on a signée avec eux.
17:43Elsa Vidal, est-il possible qu'on se trompe
17:45et que Donald Trump sache parfaitement où il va,
17:48qu'il fasse semblant un jour de dire je signe
17:50et l'autre de dire je vais tout dévaster en Iran
17:52pour frapper au meilleur moment
17:54et peut-être mener ces fameuses opérations terrestres ciblées
17:58dont la presse américaine est à peu près sûre
17:59qu'elles vont avoir lieu ?
18:00Alors, ça ne me ravit pas particulièrement,
18:02mais oui, c'est une possibilité en réalité.
18:04Donc, il faut en ajouter une quatrième à Frédéric Ancel.
18:06Oui. Alors, ce n'est pas la possibilité
18:08sur laquelle je parierai le plus,
18:10mais en réalité, ça ne fait pas tellement de différence pour nous
18:12parce qu'on s'adapte au jour le jour
18:15à des décisions sur lesquelles nous n'avons
18:18que des moyens indirects pour peser.
18:21Servir nos alliés dans le cadre des accords
18:23que nous avons passés,
18:25venir amortir pour les citoyens
18:26les conséquences de la tension sur le marché énergétique
18:30et s'efforcer par nos efforts diplomatiques
18:33d'encourager une solution politique.
18:35Donc, que Donald Trump soit en pleine possession
18:37de ses moyens, capable ou non,
18:39de mener une campagne militaire,
18:41c'est une vraie question qui mériterait des livres.
18:44Mais malheureusement, qu'il soit absolument irrationnel,
18:47pas en possession de ses moyens,
18:48ou le cas inverse, n'a qu'assez peu de conséquences pour nous
18:52parce qu'en réalité, serions-nous capables,
18:54à part Claude Maluré,
18:55de dire ouvertement
18:56« Cet homme, ce n'est pas parce qu'il est rentré,
18:59ce n'est pas parce qu'il est rentré à la maison blanche. »
19:01C'est juste parce que l'irruption de Claude Maluré
19:03sur ce plateau n'était pas évident pour tout le monde.
19:04Oui, mais Claude Maluré a quand même...
19:06Il est parachutiste.
19:06Il a quand même la...
19:07Il parachute qui vient de se poser à côté de moi.
19:09La bonne idée de pointer du doigt
19:12un peu l'éléphant dans la pièce.
19:13On est tous obligés de faire comme si
19:15on discutait avec un dirigeant normal.
19:17Ce n'est pas le cas.
19:18Général.
19:18Si un leader de guerre, un commander-in-chief,
19:23qu'un leader, un commander-in-chief
19:25laisse ouvert les options, c'est normal.
19:26Mais ce qui n'est pas,
19:28et ce qui est dangereux à mon sens,
19:30c'est qu'ils vivent dans un monde virtuel.
19:32Parce qu'il y a la réalité de la guerre
19:34et il y a le monde virtuel
19:35qu'organise Donald Trump.
19:37Ces déclarations,
19:39elles sont parallèles à la réalité.
19:42Et donc, la confusion entre la réalité
19:45et ce qu'il perçoit,
19:46si vous voulez,
19:47on ne peut pas confondre la réalité
19:50et ses rêves.
19:51C'est un mélange permanent.
19:53Et là, ils risquent de perdre
19:55ces militaires dans cette politique-là.
19:58Parce qu'ils n'y comprennent plus rien.
19:59Là, on n'est pas très loin du divan.
20:03L'analyse de Donald Trump.
20:04Je voudrais, parce qu'on s'est habitués,
20:05je vais vous donner la parole dans un instant,
20:07si vous vouliez en faire de l'équencelle,
20:07on s'est habitués aux échanges d'images
20:09depuis le début de la guerre
20:10entre les Iraniens et les Américains.
20:11Je voudrais vous montrer l'échange du jour
20:13à distance, évidemment,
20:14entre d'un côté l'armée américaine
20:16qui diffuse des images prises à bord
20:20du porte-hélicoptère USS Boxer.
20:24Ce sont les images du jour signées
20:26de l'armée américaine.
20:28De l'autre, le régime iranien
20:31qui publie cette affiche
20:33montrant des soldats américains
20:34prêts à débarquer
20:35avec leur propre cercueil dans le dos.
20:37Et les États-Unis affirment
20:39qu'ils ont l'intention d'envoyer
20:40un certain nombre de troupes
20:41pour une opération terrestre.
20:42Bienvenue sur le terrain de chasse.
20:44Merci de porter vos cercueils
20:45sur votre dos.
20:46Et puis, cette vidéo
20:47qui n'est pas exactement la première du genre
20:49publiée également par le régime iranien.
20:51Vous me direz dans un instant
20:52ce que vous en pensez
20:53parce que c'est la deuxième
20:54de ce genre publié.
20:55Regardez.
21:24Sous-titrage Société Radio-Canada
21:36En temps normal, ça pourrait faire sourire
21:38des vidéos générées par l'IRA,
21:40quoique par l'IA, pas par l'IRA.
21:42Didier-François, expliquez-moi,
21:44parce qu'on s'habitue à ces vidéos
21:45un peu humoristiques des deux côtés,
21:47expliquez-moi ce que ça dit de la guerre,
21:49si ça dit quelque chose d'ailleurs.
21:50Alors, ça dit, en tout cas,
21:51il y a une chose qui est intéressante,
21:52c'est que, indépendamment de la forme
21:54qui s'adresse plutôt à des jeunes, etc.,
21:59les Iraniens sont très efficaces,
22:02que ce soit dans leur ciblage
22:03comme dans leur communication.
22:04Pour le coup, pour reprendre,
22:06ils s'appuient sur les faits.
22:08Typiquement, là, on voit très rapidement
22:10le fait qu'ils aient réussi,
22:11le 28 mars,
22:13à toucher un avion à OAS.
22:15qui a un coût énorme,
22:16et donc, ils s'appuient dessus.
22:18Et tout ça est assez cohérent,
22:19c'est-à-dire qu'avec peu de choses,
22:21ils ont finalement une stratégie de défense
22:24extrêmement cohérence au niveau politique
22:26et au niveau militaire.
22:27Vous voulez dire que la fameuse guerre asymétrique,
22:28les drones d'un côté contre les missiles de l'autre,
22:30elle se joue aussi dans la com'.
22:31Oui, mais ce que je trouve intéressant
22:33chez les Iraniens,
22:34c'est qu'en fait,
22:35ils sont concentrés sur une stratégie
22:37et des objectifs.
22:38Que ce soit le pétrole,
22:40que ce soit l'étroit d'Hormuz,
22:41que ce soit la politique,
22:43et leurs moyens sont concentrés
22:45sur le peu de choses qu'ils ont,
22:47mais qui marchent.
22:49La grosse...
22:51Pour renchérir sur ce que disait
22:53le général Palomero,
22:54je pense qu'il a vraiment raison,
22:55la grosse difficulté avec Trump,
22:57c'est que ces militaires,
22:59aujourd'hui,
23:00ne sont pas obligatoirement clairs
23:03sur ce qu'attendent leur chef
23:05dans sa communication.
23:06Ce qui pose un problème.
23:08Pourquoi ?
23:08Si vous dites...
23:09En fait, les militaires américains,
23:12ils ont planifié une campagne.
23:13Ils savent ce qu'ils veulent obtenir
23:14comme effet,
23:15et ils savent le temps qu'il faut
23:17pour obtenir ces effets-là
23:18avec les moyens qu'ils ont.
23:19Et les risques associés.
23:20Et les risques associés, absolument.
23:21Tout à fait, je suis complètement d'accord.
23:25Ce qu'il y a de compliqué,
23:26c'est que quand on a un chef
23:27qui change les objectifs,
23:30il va demander ce que vous affectiez,
23:32des moyens qui étaient prévus
23:34pour autre chose,
23:37à son nouveau besoin.
23:38Ce que vous dites,
23:39c'est que Donald Trump complique
23:40la tâche de ses propres militaires...
23:41En fait, rappelez-vous
23:42ce que disait le général Palomero
23:43au début de la guerre,
23:45la patience stratégique.
23:47Il manque de patience stratégique
23:48sautant d'un truc à l'autre,
23:50ce qui fait que ça déconcentre
23:51un petit peu la capacité
23:52de concentrer ses moyens,
23:54de garder cette liberté d'action
23:56et d'aller toujours dans le même sens
23:59qu'avaient planifiés
24:00les militaires américains.
24:01Mais je pense que...
24:03Tu l'expliqueras mieux que moi, mais...
24:05C'est parfaitement ça.
24:08Et quand on parle des effets,
24:10moi, je trouve que pour les Iraniens,
24:12d'aller frapper...
24:13Vous en avez parlé sur cette chaîne,
24:14mais d'aller frapper un Hawax
24:16qui est considéré un peu comme...
24:18Ce n'est pas un sanctuaire,
24:19mais c'est un objet de puissance.
24:21Les Américains en ont 16.
24:23Ce n'est pas beaucoup.
24:24Et c'est un outil de commandement,
24:27de contrôle.
24:28Donc, c'est un peu le centre nerveux.
24:31Ils l'ont frappé à distance,
24:33d'une manière très précise.
24:34On sait qu'ils ont de l'aide des Russes.
24:36Là aussi, il y a un vrai sujet.
24:38Pour le renseignement, pour les frappes.
24:39Oui.
24:40Mais ça veut dire qu'avec leur dissuasion conventionnelle,
24:42c'est-à-dire les missiles balistiques,
24:44ils sont capables de faire reculer n'importe qui.
24:47Parce qu'on va en tirer des conséquences de ça.
24:50Je voudrais vous entendre sur une information
24:52qu'on a vue passer ces dernières heures
24:53qui vient du Wall Street Journal,
24:54qui n'est pas le plus mauvais en la matière,
24:57en termes d'informations,
24:58qui nous dit que cette semaine,
24:59l'Iran est en capacité de tirer
25:01deux fois plus de missiles cette semaine
25:02que la semaine dernière.
25:03Est-ce que c'est vrai ?
25:04Et si oui, comment ?
25:07Frédéric Ancel ?
25:08D'abord, ils ont commencé de manière...
25:10Enfin, ils ont commencé la guerre.
25:11Leur riposte, elle était relativement sous-proportionnée
25:15par rapport, effectivement,
25:16à ce qu'on savait que les Iraniens possédaient.
25:20Donc, eux, pour le coup, avaient un plan clair
25:22sur ça va durer, il faut en garder.
25:23Sans aucun doute.
25:23Et ça, ils l'avaient préparé depuis longtemps.
25:26Ça, c'est vrai.
25:27Après, je vous dirais...
25:28Enfin, je suis un petit peu circonspect
25:30sur la propagande iranienne.
25:31C'est une propagande de Matamor
25:33assez facile à faire maintenant,
25:34effectivement, à destination plutôt de gamins
25:36à base de Lego et de Playmobil.
25:37Pardon.
25:38Depuis 79, la République islamique d'Iran
25:40devait détruire Israël.
25:41Israël n'a jamais été aussi puissant.
25:43Assad devait toujours être au pouvoir en Syrie.
25:45Il ne l'est plus.
25:46Le Hezbollah devait dominer l'intégralité du Liban.
25:48Il ne domine quasiment plus rien du tout.
25:49Les Houssys, au Yémen,
25:51devaient pouvoir fermer Bab el-Mandeb,
25:53donc le détroit méridional de la Mer Rouge.
25:55Ils n'ont rien fermé du tout.
25:56Et on pourrait comme ça additionner encore les exemples.
25:58Et si ce régime reste en place ces prochains mois,
26:00ce que je crois, j'espère me tromper,
26:02mais ce que je crois,
26:02ce que je crois depuis des années,
26:03parce qu'effectivement,
26:04c'est un régime qui est extraordinairement répressif,
26:06mais effectivement très pragmatique
26:08dans sa façon de rester au pouvoir,
26:10eh bien, ce régime sera toujours là,
26:11mais totalement ruiné.
26:12Et non seulement ruiné,
26:14mais pour l'essentiel défait,
26:15parce que les missiles,
26:16vous ne pouvez pas les reconstituer
26:18aussi rapidement que vous en avancez.
26:19Donc c'est la raison pour laquelle
26:20je serais quand même beaucoup plus prudent
26:21et circonspect.
26:22Par ailleurs, dernier point,
26:23on parle de patience stratégique,
26:25la guerre dure depuis 4 semaines.
26:27C'est beaucoup, c'est énorme
26:28pour des gens qui souffrent d'une guerre.
26:30Mais enfin, pensons les temps
26:32un tout petit peu longs.
26:33À quel moment une guerre, entre guillemets,
26:35ne dure que 4 semaines ?
26:37Et donc moi, je suis là-dessus extrêmement prudent
26:39sur la capacité des Iraniens
26:41sur la base de leur propagande
26:42qui bouge qu'elle vaut.
26:44Il y a un fait qui est assez intéressant à observer
26:46sur la question des missiles balistiques,
26:48c'est que vous savez que le porte-avions
26:49de Gérald Ford a dû se replier,
26:51parce qu'il avait vraiment des gros problèmes
26:53suite à un incendie,
26:55et il s'est arrêté dans un premier temps
26:57en Crète, à la base naval de Soudan.
27:00Eh bien, figurez-vous qu'en fait,
27:02il est parti au fin fond de la mer Adriatique,
27:05à Split, pour être réparé
27:07et pour être hors de portée
27:08des missiles balistiques.
27:10C'est exactement...
27:10Les Américains, le Pentagone,
27:13pensent que la Crète est à portée
27:14des missiles balistiques.
27:16On se fait repousser comme ça,
27:17on se fait repousser,
27:19pratiquement en dehors du théâtre des opérations.
27:21On en est compte ?
27:22On sait qu'il y a dans cette guerre
27:24l'enjeu du pétrole.
27:25Les Iraniens ont dit récemment
27:28aux Américains,
27:29si vous passez à l'acte,
27:30si vous envoyez des troupes,
27:31le baril de pétrole arrivera immédiatement
27:34à 200 dollars.
27:35Bonsoir Raphaël Grabli.
27:36Bonsoir Amain.
27:37200 dollars le baril,
27:38ça paraissait complètement fou.
27:39On va en parler avec vous dans un instant,
27:40parce qu'on me dit dans l'oreillette
27:41que d'abord,
27:42on va aller retrouver Siavoj Ghazi à Téhéran.
27:44Le faisceau avec Téhéran
27:44est assez court.
27:46Bonsoir Siavoj,
27:46correspondant des RFI et de France 24 en Iran.
27:49L'Iran qui veut garder évidemment
27:51le contrôle du détroit d'Hormuz
27:52et qui dit aujourd'hui
27:53nous sommes prêts à faire payer
27:55par une sorte de péage
27:56les bateaux qui voudraient passer.
27:59Non, pas seulement prêts.
28:01Il faudrait que les bateaux payent
28:03des taxes,
28:04des taxes importantes,
28:06puisqu'on parle de 2 millions,
28:09l'équivalent de 2 millions de dollars
28:11par passage pour chaque navire marchand
28:15et chaque pétrolier.
28:16Ce sont des taxes qui seront perçues
28:18pas en dollars ni en euros,
28:20mais en yuan,
28:21donc la monnaie chinoise,
28:23selon une loi qui est en préparation
28:25et qui va être votée
28:26par le Parlement iranien.
28:27Donc un petit signal
28:29en direction de la Chine,
28:30qui est donc un partenaire stratégique
28:32de l'Iran.
28:33Et donc ça permettra aussi
28:35d'obtenir des réparations de guerre
28:38puisqu'il y a eu des destructions
28:40très importantes
28:41depuis maintenant 31 jours
28:43avec toutes les frappes
28:45américaines et israéliennes.
28:47Et donc ça sera une manière
28:48pour Téhéran d'obtenir de l'argent.
28:50Les Iraniens affirment,
28:52ça a été dit encore ce soir
28:55par le ministre de la Fête étrangère
28:57à son homologue français
28:59lors d'un entretien téléphonique
29:01que le détroit d'Hormuz
29:03fait partie du territoire iranien
29:07et sous le contrôle iranien.
29:10Et donc désormais,
29:11il faudrait que tout navire
29:13qui voudrait traverser le détroit
29:15dans un sens ou dans l'autre
29:17paye des taxes en yuan.
29:19Donc c'est une loi
29:22qui va être votée
29:23dans les prochains jours
29:25selon un important député
29:28du Parlement iranien
29:29qui en a parlé.
29:30Il y a aussi une déclaration,
29:32un tweet du général Rahani,
29:35un général Rahani
29:36qu'on disait mort,
29:36qu'on disait donc
29:39qu'il est le chef
29:40de la force rote
29:42des gardiens de la révolution,
29:43qui est chargé
29:44des opérations extérieures,
29:45notamment au Proche-Orient.
29:47Un tweet dans lequel il dit
29:48que désormais,
29:49les Américains doivent
29:56s'accommoder du nouvel ordre
29:58dans la région
29:59alors qu'il est sous le contrôle
30:01de l'Iran.
30:02Et donc il n'est pas question
30:03qu'on revienne
30:04à l'ordre régional précédent.
30:07Et donc c'est l'Iran
30:08qui va contrôler toute la région.
30:10Donc c'est un ton de plus en plus ferme
30:12pour longtemps du côté iranien.
30:13Et en plus de ça,
30:15il y a donc cette autre loi
30:17qui a été mise,
30:19donc une proposition de loi
30:20qui a été mise
30:20sur le bureau
30:22du bureau
30:24du Parlement iranien
30:25pour une sortie prochaine,
30:27très rapide
30:28du traité de nos proliférations.
30:30Donc un autre geste
30:31de fermeté
30:32à l'égard des Américains
30:33de Donald Trump
30:34qui demande que l'Iran
30:35arrête totalement
30:35son programme nucléaire.
30:37Merci beaucoup
30:37Siavosh Ghazi.
30:38Frédéric Ancel,
30:39vous imaginez
30:39une sorte de péage
30:41sur le détroit d'Hormuz ?
30:42Non, les Iraniens
30:43n'ont pas la possibilité
30:45de faire cela.
30:45D'abord parce que
30:46les États de la région,
30:47notamment les États
30:47qui ont été frappés
30:49et frappés indûment
30:50parce qu'ils étaient neutres,
30:51c'est-à-dire l'intégralité,
30:53je dis bien l'intégralité
30:54du Conseil de coopération
30:55du Golfe,
30:56y compris donc les alliés
30:56de la France
30:57et des États-Unis,
30:59ne le souhaitent pas,
31:00ne le permettront pas,
31:00ça j'en suis tout à fait convaincu.
31:03Deux, la Chine
31:03est en train d'importer
31:05davantage de pétrole
31:06à la Russie
31:07que ces dernières semaines
31:08parce que la Chine
31:09qui est dans le régime
31:10est extrêmement pragmatique,
31:11c'est même le moins
31:12qu'on puisse dire,
31:13n'admet pas
31:13que le régime iranien
31:15d'abord tente
31:16d'aller à la bombe
31:16puisque les Chinois
31:17sont extraordinairement
31:18conservateurs
31:19sur le respect justement
31:20du traité
31:21de non prolifération de 68
31:22et ensuite parce que
31:23les Chinois considèrent
31:25que la libre circulation
31:27maritime
31:27est littéralement
31:28sa consomme.
31:29Donc si les Iraniens
31:30essayaient de le faire,
31:31je pense qu'à terme,
31:32politiquement,
31:33ils seraient contraints
31:33d'abandonner.
31:34Pour rebondir
31:34sur ce que vous dites
31:35Frédéric Hensel,
31:35je voudrais vous montrer
31:36un chiffre.
31:37C'est le niveau
31:39des exportations
31:39de pétrole de l'Iran
31:41au mois de mars
31:42qui se termine là.
31:451,84 millions
31:46de barils par jour.
31:47C'est-à-dire
31:48c'est davantage
31:49que sur les mois
31:50qui ont précédé la guerre.
31:52Là, il faut m'expliquer,
31:53Elsa Vidal,
31:54générale,
31:55comment ils font
31:55pour faire sortir
31:56encore plus de pétrole
31:57qu'avant ?
31:58Parce qu'ils contrôlent.
31:59Je ne suis pas
32:00complètement en phase
32:01mais on est tous
32:02en train de naviguer
32:03un peu dans le brouillard
32:04quand même.
32:04Mais je pense que,
32:06je l'ai dit,
32:07depuis le départ
32:07de cette guerre,
32:08pour moi,
32:09le détroit d'Hormuz,
32:09c'est le centre de gravité
32:10de ce conflit.
32:13Et les Iraniens
32:14qui ont pris goût
32:15à contrôler ce détroit
32:17et qui sentent bien
32:18tout le pouvoir
32:19qu'ils ont entre les mains,
32:20ils vont aller jusqu'au bout.
32:21Mais pardon,
32:21mais ça veut dire
32:22qu'ils gagnent des fortes
32:22parce que non seulement
32:23ils en exportent plus
32:25et il est beaucoup plus cher.
32:26Si vous voulez,
32:26Donald Trump,
32:27il n'a pas décidé
32:27d'arrêter l'export
32:28de l'Iran
32:29vers la Chine.
32:31C'était une option.
32:32C'est ça le problème.
32:32En disant,
32:33ok, vous bloquez
32:33le détroit d'Hormuz,
32:34moi je vais bloquer
32:35la sortie du détroit d'Hormuz.
32:37Mais non,
32:38parce qu'on ne veut pas
32:38rentrer dans cette dynamique.
32:40Donc c'est bien
32:40les Iraniens
32:41qui sont en train de gagner.
32:42Et ça va être difficile
32:44de leur faire enlever
32:45la tête
32:45dans les négociations futures
32:47qu'on souhaite
32:47qu'ils ne contrôlent pas
32:49le détroit d'Hormuz.
32:50Donc ils vont le rendre payant
32:51comme le canal de Suez.
32:53Et la conséquence de tout ça,
32:54Raphaël Grablie,
32:55j'en arrive enfin à vous
32:56après ce grand détour
32:58qui nous a emmenés à Téhéran
32:59et ici même,
33:00c'est donc cette hypothèse
33:01d'un baril de pétrole
33:02à 200 dollars
33:03qui paraissait un peu folle,
33:04elle l'est beaucoup moins
33:05aujourd'hui ?
33:06Ça paraissait totalement
33:08impensable
33:08et ce serait évidemment
33:09catastrophique.
33:10Je rappelle
33:10où on en est aujourd'hui.
33:11J'ai regardé
33:12avant d'entrer sur le plateau
33:13111 dollars le baril.
33:15Sauf que désormais,
33:16effectivement,
33:16il y a beaucoup de spécialistes
33:17qui s'imaginent le pire.
33:19Je voulais vous montrer
33:20cet article,
33:21ce tweet du média Bloomberg
33:22qui l'évoque.
33:23Je cite
33:24« Le gouvernement américain
33:25et des analyses financiers
33:26envisagent désormais
33:27à un niveau inédit
33:28de 200 dollars le baril. »
33:30un prix qui dépend
33:31d'une chose
33:32ou plutôt d'un homme,
33:33vous en parliez,
33:33Donald Trump.
33:34C'est ce qu'exclique
33:36un analyste financier
33:37spécialiste du marché
33:38du pétrole
33:38auprès de l'AFP.
33:39Si les États-Unis
33:40lançaient une invasion terrestre
33:42ou si Téhéran
33:42intensifiait ses frappes,
33:44les projections
33:45d'un baril
33:46à 200 dollars
33:47ne seraient plus
33:48une hypothèse farfelue.
33:50On peut imaginer
33:51ce que ça changerait
33:52le baril à 200 dollars
33:54ou c'est compliqué ?
33:55Alors,
33:55c'est assez difficile
33:56à quantifier.
33:57Il n'y a pas beaucoup
33:57d'études
33:58avec un baril
33:58à 200 dollars.
34:00On peut peut-être
34:00parler déjà du plein.
34:00Je suis sûr qu'il y a plein
34:01scientifique qui travaille
34:02sur cette hypothèse
34:02en ce moment.
34:03Un exemple assez simple.
34:04Votre plein,
34:05déjà,
34:05on peut imaginer
34:05une essence
34:06autour de 3 euros
34:07le litre
34:08avec aussi des fortes hausses.
34:09Oui,
34:092 euros le litre,
34:10ça paraîtrait
34:11pour marcher à côté.
34:11On pourrait penser
34:12aussi à des fortes hausses
34:14de la facture d'énergie,
34:15notamment pour les ménages
34:16qui se chauffent au fioul.
34:17Des conséquences plus larges
34:19aussi,
34:19des hausses de prix
34:20des matières premières,
34:21des hausses des coûts
34:21des transports.
34:22Si on résume,
34:23une très forte inflation
34:24et une faible croissance.
34:25Il y a un homme
34:26qui a résumé cette situation.
34:28Il s'y connaît plutôt bien
34:29en pétrole,
34:30c'est Patrick Pouillonnet,
34:31le PDG de Total Energy.
34:32Il partageait justement
34:33ses craintes
34:34il y a quelques jours.
34:35Il est clair
34:36que si cette crise
34:36dure plus de 3 ou 4 mois,
34:38il y aura un problème
34:40systémique mondial.
34:41En fait,
34:42Elsa Vidal,
34:42le détroit d'Hormuz,
34:43ça vaut toutes les armées
34:44du monde.
34:45Oui,
34:45et peut-être Donald Trump
34:46l'a-t-il compris.
34:48En attendant,
34:48il nous tient au bout
34:49de ce fil,
34:50tous subjugués
34:52parce qu'il y a pour nous
34:53encore la possibilité
34:54d'attendre.
34:54La France a un mix énergétique
34:55qui lui permet encore
34:57d'encaisser le choc.
34:59Dans certaines parties
35:00du monde,
35:00le choc est déjà
35:01en train de se déployer
35:02à plein.
35:03Aux Philippines,
35:04il y a quand même
35:04l'état d'urgence économique
35:06qui a été déclaré.
35:08En Asie,
35:08on le sait,
35:10le pétrole
35:11et le gaz naturel
35:11liquéfié
35:12sont très importants
35:13dans le mix économique.
35:14Ça aura un impact
35:16durable
35:16de plus d'un an
35:18avant de pouvoir
35:18retrouver aussi
35:19des niveaux
35:20de production
35:22semblables
35:22à ceux qu'on a connus
35:23avant la guerre.
35:24Et ça veut dire
35:24que politiquement,
35:25aucun pays
35:26n'est à l'abri
35:27et notamment
35:28pas la France
35:28parce que les quand même
35:29grands derniers mouvements
35:31de contestation
35:32que nous avons connus
35:32s'étaient liés
35:33au prix du carburant.
35:34Et dans une année
35:35qui va commencer
35:36à être électorale,
35:37qui peut faire
35:38l'économie
35:39de ce paramètre ?
35:40Personne.
35:40On va retourner
35:41sur les rives,
35:42pas très loin en tout cas
35:42de ce détroit d'Hormuz
35:43du côté du Qatar,
35:45à Doha avec
35:45Milane Erjolas
35:46et Léa Fernandez.
35:47Les bateaux
35:49franchissent
35:49au compte-gouttes
35:50ce détroit d'Hormuz
35:51et ceux
35:52qui réussissent
35:54à le franchir
35:55racontent parfois
35:56les tirs
35:56qu'ils ont dû subir
35:58avant.
35:58Racontez-nous
35:59parce qu'il y a
35:59des témoignages maintenant.
36:03Oui,
36:03une histoire en particulier
36:05s'est déroulée
36:05le 19 mars dernier.
36:07Il y a une dizaine
36:07de jours,
36:08on se concentre ici
36:09sur un navire précis.
36:10Son nom,
36:11Ocean Prétis,
36:12sous pavillon
36:12barbadien
36:13de propriétaires
36:14et d'équipages
36:15chinois
36:15et donc après
36:16avoir été resté
36:17bloqué
36:18trois semaines
36:19dans le détroit
36:19d'Hormuz,
36:20l'Ocean Prétis
36:21a décidé
36:22de tenter
36:23de traverser
36:24de force
36:24le détroit
36:25sauf qu'au moment
36:26de cette traversée,
36:27le bateau
36:28a dû essuyer
36:28des tirs,
36:29des tirs de fusils
36:30d'assaut
36:30à K-47
36:31mais aussi
36:32des tirs
36:32de roquettes.
36:33Ils ont donc été
36:34très violemment
36:35réprimandés
36:36et tout cela
36:37sans aucun avertissement
36:38préalable
36:39selon l'équipage.
36:40Aucun membre
36:41de l'équipage
36:41n'a été blessé.
36:43Le bateau, lui,
36:44a été sérieusement
36:45endommagé
36:46et justement
36:46après avoir vécu
36:47cet épisode,
36:48des marins
36:49de ce bateau
36:50de l'Ocean Prétis
36:50l'ont raconté
36:51par message
36:51à d'autres marins
36:53d'autres navires
36:54bloqués
36:54dans le détroit
36:55d'Hormuz.
36:56Voici ce que dit
36:56le marin
36:57d'un autre navire.
36:59Vous êtes vraiment
37:00des têtes de mules.
37:01Voici ce qu'il s'est vu répondre.
37:02Oui, on est des durs.
37:04Évidemment,
37:05après avoir vécu
37:06cet épisode,
37:07le bateau s'est immédiatement
37:08arrêté.
37:08Il est même
37:09resté arrêté
37:10une dizaine de jours
37:11près de Bandarabas
37:12jusqu'à repartir
37:14puisque le bateau
37:14a pu hier
37:15enfin traverser
37:16le détroit d'Hormuz
37:17cette fois-ci
37:18sans complications.
37:19Merci beaucoup,
37:20Milan.
37:21Je résume,
37:21il y a dix jours,
37:22un bateau se fait tirer dessus
37:23à la Kalachnikov
37:23en essayant.
37:25Le même bateau
37:25passe finalement hier,
37:27le même équipage,
37:28la même cargaison.
37:29Qu'est-ce qui s'est passé
37:29entre ces deux moments,
37:31Elsa Vidal ?
37:31Pas mal de tractations
37:32très probablement
37:33puisque encore une fois
37:34c'est un gros chèque
37:36bien sûr
37:37pour des tractations
37:40probablement
37:40du pays
37:42client.
37:42Ce qui passe paye aujourd'hui.
37:43La vraie question
37:44c'est quelle est
37:44la nationalité du bateau ?
37:45Il est.
37:45J'étais sûr
37:46que vous alliez me dire ça,
37:47je l'ai noté.
37:48Didier François,
37:49équipage chinois,
37:50pavillon des Barbades.
37:51J'étais sûr,
37:52je vous connais par cœur.
37:53Je l'avais noté pour vous.
37:55Barbades,
37:55équipage chinois.
37:56C'est le plus grand client.
37:56La réponse elle est là.
37:57Le plus grand client
37:58avec le plus grand chéquier
37:59et puis le client
38:00qui a le plus de raisons
38:01d'avoir de la constance
38:02face au plan américain
38:03parce qu'il doit montrer
38:05que lui aussi résiste
38:06dans ce grand déploiement
38:08militaire de Donald Trump
38:10cette année,
38:10Venezuela et Iran.
38:12Il y a bien sûr
38:13à l'horizon la Chine.
38:15Couper la Chine,
38:15encore n'est-ce que
38:17le plan de Donald Trump,
38:18couper l'élan chinois,
38:19faire peser
38:20un poids économique
38:21plus fort sur la Chine
38:22et lui faire une démonstration
38:24de puissance militaire
38:25qui pourrait tout à fait
38:26être défavorable
38:27aux Etats-Unis aujourd'hui.
38:28Voilà la politique
38:29du carnet de chèques
38:29pour franchir
38:30le détroit d'Ormose.
38:31Merci beaucoup
38:31à vous tous
38:32d'être venus ce soir
38:33sur ce plateau.
38:33J'ajoute la déclaration
38:34il y a quelques instants
38:35de la porte-parole
38:36de la Maison Blanche
38:37Carole Livide
38:37qui dit
38:38les Etats-Unis
38:39frappent l'Iran
38:40de manière plus intense.
38:42Je ne sais pas vous,
38:43j'ai l'impression
38:43d'entendre cette phrase
38:44tous les jours.
38:44Oui, vous me confirmez,
38:46je ne suis pas...
38:47Il y a un petit côté
38:47un jour sans fin.
38:49On en reparlera.
38:49Il y a un petit déco.
38:50Oui, voilà.
38:51Il y a de l'éco dans cette pièce.
38:52Merci beaucoup.
38:53À vous tous.
38:54Et maintenant,
38:55un retour dans l'actualité,
38:57un grand retour,
38:57même pas n'importe lequel.
38:59Celui qui attendent
38:59ses millions de fans
39:00et sans doute
39:01une grande partie
39:02de la rédaction de BFM aussi.
39:03Ça va se passer en France.
39:05Céline Dion,
39:06is back.
39:06Céline Dion
39:07qui s'apprête
39:08à mettre fin au suspense ce soir.
39:10On va en parler avec vous,
39:10Steven Bellery.
39:12Bonsoir.
39:12Bonsoir.
39:12Chef heureux
39:13du service culture
39:14de BFM,
39:15Didier Varro.
39:16Bonsoir.
39:18Directeur heureux musical
39:19des antennes de Radio France.
39:20Soyez bienvenue.
39:21Et j'ai réuni par air.
39:23Bonsoir.
39:23Journaliste,
39:24auteur de Céline Dion,
39:2545 ans de succès
39:26album par album.
39:29Ça fait combien d'années
39:30qu'on ne l'avait pas vu en France ?
39:31Alors en France,
39:31bientôt 9 ans.
39:33Sur une scène en tout cas,
39:34on ne l'a pas vu
39:34depuis mars 2020
39:36au moment où le Courage World Tour
39:38a été mis à l'arrêt
39:39à cause de la pandémie mondiale.
39:41Mais donc voilà,
39:41après on ne l'a pas vu aussi.
39:43On l'a vu à la Tour Eiffel quand même.
39:44C'était à l'été 2024
39:45pour l'ouverture
39:46des Jeux Olympiques évidemment.
39:47Mais ça n'était pas
39:48un vrai concert.
39:49Bon,
39:50il y a toute une campagne
39:51ces derniers jours,
39:52des affichages dans la presse,
39:53des affichages à Paris
39:54avec les noms des chansons
39:55de Céline Dion.
39:57La fin du suspense
39:58est 21h05.
39:59Ce soir,
40:00Didier Varou,
40:01je suis sûr que vous avez
40:01plein d'informations
40:02à nous donner.
40:03Allez-y.
40:04Vous savez que nous sommes
40:05sous embargo.
40:06Oui.
40:06C'est une affaire d'État.
40:08Si on révèle ce soir
40:09ne serait-ce que les dates,
40:11les dix dates
40:12que Céline Dion va faire,
40:14je ne sais pas.
40:14Vous n'êtes pas invité.
40:15Tu n'es plus là.
40:16Voilà.
40:17Après,
40:17je ne peux plus aller au concert.
40:18Alors,
40:18est-ce que ça veut dire
40:19que c'est moi
40:19qui pose les questions
40:22de retour à Paris
40:23à la rentrée ?
40:24Ça, c'est vrai.
40:25Tout le monde inquiesce.
40:26Plusieurs grands concerts ?
40:28Ça, c'est également vrai.
40:29À l'accord-aréna de La Défense ?
40:31Non, c'est Paris-La Défense.
40:32Paris-La Défense,
40:33Pauvaise Pioche.
40:34Une salle où elle n'a
40:34encore jamais chanté.
40:35Donc là aussi,
40:36il y a quelque chose d'inédit.
40:37Ce sera une première pour elle.
40:38Elle avait toujours privilégié
40:40l'accord-aréna,
40:40l'ancien Paris-Bercy
40:41pour ses grandes productions
40:43ou le Stade de France
40:43qu'elle avait,
40:44première artiste féminine
40:46à y avoir chanté en 99.
40:47Elle devait y jouer en 2020.
40:48C'est une salle qui fait
40:5040 000 places, c'est ça ?
40:51Oui, c'est la plus grande
40:52valeur européenne.
40:53Combien de fois ?
40:53On le sait déjà ?
40:55Là, il y a apparemment
40:5610 dates qui seraient annoncées.
40:57Elle l'avait déjà remplie
40:586 fois en 2020,
40:59mais les concerts n'ont pas eu lieu.
41:01Donc 10, ça paraît un peu court,
41:02mais on verra.
41:03Oui, parce que probablement...
41:04si je compte bien,
41:0510 dates, 400 000 billets.
41:07400 000 billets.
41:08Un petit peu moins probablement
41:09parce que Célineon
41:09s'est toujours produite
41:10en configuration fausse assise.
41:14Peut-être que ce sera une première.
41:15Peut-être qu'AEG,
41:16le producteur va décider
41:17que pour la première fois
41:18depuis des années,
41:19Célineon se produira en fausse
41:20debout pour qu'on puisse
41:22satisfaire le maximum de fans.
41:23On atteindrait donc
41:24les 400 000 places vendues,
41:25mais peut-être qu'elle va
41:27rajouter des dates
41:27si la demande est très forte.
41:29Elle a quand même loué la salle
41:30pendant deux mois.
41:31C'est un investissement
41:32financier considérable.
41:33Les places seront donc très chères.
41:34Peut-être qu'elle va...
41:35Elle la loue pendant deux mois,
41:37mais elle joue...
41:38Deux fois par semaine.
41:39Ça serait deux journées par semaine,
41:41le mercredi et le samedi,
41:42visiblement.
41:43Ça se fait ça de réserver
41:43de bloquer une salle pendant deux mois.
41:44Elle, Céline Dion, oui.
41:46Moi, si je la veux, je...
41:48Il faut sortir votre carnet de chèques
41:49parce que je ne connais pas
41:50votre fortune.
41:51Bon, on va aller dans
41:52la patrie de Céline Dion,
41:53si vous voulez bien,
41:53avec Raphaël Bouvier-Auclair
41:54qui est avec nous,
41:55ancien correspondant
41:56de Radio-Canada à Paris.
41:57Mais vous êtes aujourd'hui au Québec.
41:59On est ravis.
42:00Il fait beau, en plus,
42:00à Montréal, derrière vous.
42:02On voit les rayons du soleil.
42:02Ça fait longtemps
42:03qu'il n'a pas fait beau, en plus.
42:04Bon, tant mieux.
42:05Profitez-en.
42:06Juste un tout petit mot
42:07entre nous,
42:07avec toute l'amitié
42:08et l'amour qu'on a
42:09pour les Québécois.
42:10Vous n'êtes pas
42:10un tout petit peu dégoûté
42:11qu'elle revienne chez nous?
42:13Je pense qu'il y a
42:14un brin de jalousie,
42:15quand même, au Québec,
42:16du fait que Céline Dion
42:17décide de faire son retour
42:18en France.
42:19Je pense que beaucoup
42:20de gens comprennent
42:20pourquoi ça se passe en France.
42:22Mais c'est vrai
42:22qu'il n'y a pas eu de concert,
42:23je pense, depuis 2019.
42:24Il y a eu des annulations
42:25par la suite.
42:26Alors, je pense qu'il y a
42:27beaucoup d'envieux,
42:28beaucoup de gens, peut-être,
42:29aussi, qui décideront
42:30d'investir,
42:31parce que vous parliez
42:31d'investissement.
42:32Ce ne sera probablement
42:33pas donné les billets
42:34d'avion,
42:34mais d'investir encore plus
42:35dans le cas du public
42:36québécois pour aller
42:38la voir se produire
42:39à l'Accor Arena en France.
42:41Vous êtes un grand fan,
42:42on peut le dire?
42:44J'aime beaucoup.
42:45Je ne peux pas dire
42:45que je suis le plus grand
42:46des fans.
42:46J'ai des collègues,
42:47des amis qui sont
42:48de vraiment très grands fans
42:50de Céline Dion.
42:51Je peux vous dire
42:51que c'est rare une soirée
42:53à laquelle on assiste
42:54où il n'y a pas finalement
42:55une chanson de Céline Dion
42:56qui finit par être entendue
42:58dans les enceintes.
43:00Moi, je travaille en ce moment,
43:01donc je suis de retour
43:02à la maison mère
43:02de Radio-Canada à Montréal.
43:04Je travaille sur deux émissions,
43:06à la télé d'abord
43:07puis à la radio.
43:07Puis dans le cas
43:08des deux émissions aujourd'hui,
43:10c'était dans les manchettes
43:11ce retour de Céline Dion.
43:12Ça fait des jours
43:13qu'on en parle
43:13depuis qu'il y a ces indices
43:15qui ont été éparpillés
43:16un peu partout dans Paris,
43:18ces affiches
43:19avec des paroles de chansons.
43:20Donc on en parle beaucoup
43:22dans les rédactions.
43:23Je peux vous dire
43:24que sur les autres chaînes
43:25de télé ou de radio aussi,
43:26ça fait partie des unes.
43:27Ces jours-ci,
43:28les gens attendent
43:28avec impatience
43:29de voir ce qui va se passer.
43:30Céline Dion,
43:31c'est vraiment
43:31une fierté nationale.
43:34Lorsqu'elle a annoncé
43:35sa maladie en 2022,
43:37il y a même eu
43:37des réactions politiques
43:38jusqu'au premier ministre
43:39du Québec,
43:40des ministres
43:40à l'Assemblée nationale
43:42qui s'étaient montrés
43:43solidaires à l'endroit
43:44de Céline Dion
43:44qui est vraiment
43:45la personnalité musicale
43:46qui rayonne le plus
43:47à l'échelle internationale.
43:49Pour ce qui est de ma part,
43:50je peux vous dire,
43:50bon, je ne suis pas
43:51le plus grand fan,
43:52je vous le disais,
43:52j'apprécie beaucoup,
43:53mais je peux vous dire
43:54que j'étais en poste à Paris
43:56en 2024
43:57lors des Jeux olympiques.
43:59J'étais au Trocadéro.
44:00J'ai eu cette chance-là
44:01dans ma couverture
44:01d'être au Trocadéro
44:02au moment de cette fameuse
44:05prestation de Céline Dion
44:06au premier étage
44:07de la Tour Eiffel.
44:09Moment d'émotion,
44:09je vous dirais,
44:10pour le Québécois
44:11que je suis
44:11qui a assisté à ça.
44:13Ça valait toute la pluie
44:14qui nous a tombé dessus
44:15au cours de la soirée,
44:16je peux vous dire.
44:16Et Dieu sait qu'il a plu
44:17ce soir-là,
44:18pour ceux qui se souviennent.
44:19Vous qui connaissez
44:20les deux côtés,
44:21qui l'aime le plus aujourd'hui,
44:22ce sont les Canadiens
44:23ou les Québécois
44:24ou ce sont les Français?
44:25Ah ben là,
44:26je ne voudrais pas entrer
44:27dans un débat politique
44:28qui pourrait...
44:29On est plus nombreux.
44:30On est beaucoup plus nombreux
44:31d'ici.
44:32D'autant que vous êtes plus nombreux
44:33de votre côté de l'océan,
44:35mais je suis pas mal certain
44:36que s'il y avait
44:36un concert organisé à Montréal,
44:37ce serait plein aussi.
44:38Il y a eu vraiment
44:38une fierté qui est associée
44:40à cette édition
44:41de ce côté-ci de l'Atlantique,
44:43mais c'est vrai que
44:44je pense qu'il y a une relation
44:45qui est particulière aussi
44:46avec Paris,
44:47qui a été longuement évoquée
44:48depuis qu'on a ces indices
44:49que Céline Dion va se produire
44:51en France en relation
44:52de longue date.
44:54Il se murmure que Céline Dion
44:55pourrait aller chanter
44:56au Centre Bell de Montréal
44:58au mois de décembre
44:59si tout se passe bien en France.
45:00Ça, c'est une bonne nouvelle
45:01pour vous, Raphaël.
45:01C'est sur son agenda.
45:03C'est une bonne nouvelle
45:04pour moi et pour les autres
45:05qui voudraient peut-être l'avoir
45:06qui n'ont peut-être pas
45:07soit le goût,
45:08soit les moyens d'investir
45:09pour se rendre jusqu'à Paris.
45:11Mais il semble,
45:12dans les articles que j'ai lus aussi
45:14que dans la campagne de publicité,
45:15vous me corrigerez,
45:16mais il y aura des affiches
45:18dans différentes villes
45:19pour annoncer ce grand retour
45:20et Montréal, je pense,
45:21fait partie des villes
45:21où on va lancer la publicité aussi.
45:24Merci beaucoup, Raphaël Bouvier-Auclair.
45:26Merci d'avoir pris quelques minutes
45:27pour être en direct.
45:28Merci de l'invitation.
45:29Avec nous,
45:30c'est une machine
45:31de communication hallucinante.
45:33C'est vrai.
45:33C'est l'union.
45:34On a vu la petite montée
45:35en pression ces derniers jours.
45:37C'est unique.
45:38C'est du quasi jamais vu.
45:39Ça s'est fait de manière
45:40assez rigolote, intuitive.
45:42Voilà ces affiches.
45:43Juste le nom des chansons.
45:44Donc on s'adresse
45:45inévitablement uniquement aux fans
45:47qui vont décrypter ces mots,
45:48ces noms de chansons
45:48dans les rues de Paris.
45:50Il y a cette publication
45:51de huit photos
45:52publiées sur son compte Instagram
45:53de souvenirs aussi
45:54qu'elle égrène
45:55depuis ses premières venues
45:57à Paris en 81-82.
45:58C'est son premier voyage
45:59à l'étranger
46:00pour Céline Dion,
46:01ce qui explique aussi
46:01ce rapport qu'elle a à notre pays.
46:02Et puis ce compte Instagram
46:03qu'elle a complètement vidé
46:04il y a quelques heures.
46:05Une manière aussi peut-être
46:06pour Céline Dion
46:07de dire
46:08j'entame aujourd'hui
46:09un nouveau chapitre de ma vie.
46:10J'ai envie de mettre
46:11la maladie derrière moi.
46:12Il n'y a pas de prise de parole.
46:13Elle ne prendra pas la parole
46:14uniquement dans cette vidéo.
46:15Il n'y a pas d'interview
46:16de programmée
46:16comme si elle avait envie
46:17de nous dire
46:18aujourd'hui c'est le premier jour
46:19du reste de ma vie.
46:20Je reviens sur scène
46:21comme en 2016
46:22comme elle l'avait fait
46:23après la mort de René Angélide.
46:24Oui, Jérémy Parers,
46:26Didier Vaud.
46:26Ce n'est pas une star
46:27comme les autres ?
46:28Céline Dion,
46:29elle a un petit truc en plus ?
46:30Elle a un petit truc en plus
46:32du lien qu'elle a créé
46:33avec le public.
46:33Je pense qu'aujourd'hui
46:34les personnes qui la suivent
46:35la suivent aussi
46:37et surtout pour sa personnalité
46:38autant que pour sa musique.
46:40Et ce que disait Raphaël
46:41est intéressant
46:41parce qu'effectivement
46:42il y a une campagne de promotion
46:43qui va avoir lieu
46:44dans plusieurs villes du monde
46:45parce que c'est là
46:46qu'on prend la dimension
46:47aussi internationale
46:48de Céline Dion.
46:48On a l'impression
46:48qu'elle nous appartient un peu
46:49en France et au Québec.
46:51Mais c'est le cas.
46:51Mais c'est le cas
46:51qui nous appartient.
46:52Il faut bien mesurer
46:53l'événement.
46:54C'est-à-dire que Paris
46:55a décroché l'exclusivité mondiale
46:56du retour de Céline Dion.
46:57C'est donc une résidence mondiale
46:59c'est-à-dire que le monde
47:01va converger vers la Défense Arena
47:02pour venir voir Céline Dion
47:03en concert.
47:04Pourquoi c'est Paris ?
47:05Pourquoi c'est la France ?
47:06Il y a les JO
47:07il y a la Tour Eiffel
47:08mais elle aurait pu choisir
47:09Las Vegas, Montréal.
47:11Déjà fait.
47:12Déjà fait.
47:12Mais pourquoi c'est chez nous ?
47:13Je pense qu'il y a une histoire
47:14aussi assez symbolique.
47:16Il y a eu le retour en grâce
47:18sur la Tour Eiffel
47:18effectivement pendant les JO
47:20et donc un retour ici
47:22en plus c'est assez central
47:22en Europe aussi
47:23donc ça va peut-être lui permettre
47:24de mêler ses chansons françaises
47:26à ses chansons en anglais
47:27et de proposer un spectacle
47:29qui corresponde à l'Europe
47:30mais aussi au monde
47:31et puis Paris
47:32et comme le disait Steven
47:33c'est pour un Québécois
47:35de toute façon réussir en France
47:36c'est le rêve américain inversé
47:38un peu quoi.
47:38Didier Varro
47:39je vais peut-être vous faire bondir
47:39mais j'ai le souvenir
47:40moi il y a quelques décennies
47:42que dire qu'on écoutait Céline Dion
47:44c'était parfois un peu ringue.
47:45Oui c'était même un plaisir coupable.
47:47On se moquait gentiment.
47:48Aujourd'hui c'est l'icône
47:50on dit ça dans un repas
47:52aujourd'hui on se prend
47:52Moi je pense que la maladie
47:55et le retour aux Jeux Olympiques
47:57ont fait passer Céline Dion
47:58du statut d'artiste
47:59superstar international
48:00à icône et légende
48:02et c'est ce qui vient de se passer.
48:03Oui et puis c'est vrai
48:04qu'avant son retour en 1995
48:06avec Jean-Jacques Goldman
48:07c'était difficile pour Céline Dion
48:09moi je travaillais à l'époque
48:10chez Sony Music
48:11qui est sa maison de disques
48:12et quand Céline Dion
48:13débarquait à Paris
48:14elle n'était pas accueillie
48:15comme une icône
48:16ou comme une reine
48:16qu'elle est devenue depuis.
48:18Elle a quand même
48:19cette singularité
48:20dont on parle peu
48:21c'est une des rares stars mondiales
48:23qui est francophone.
48:25Et ça pour René
48:26son mari et manager
48:28ça a été extrêmement important
48:30d'ancrer le statut international
48:33de Céline Dion
48:34par la francophonie
48:35et par l'identité québécoise
48:37de Céline Dion
48:38et c'est intéressant
48:39ce que disait Raphaël
48:40parce qu'au Québec
48:42c'est comme la reine d'Angleterre
48:44c'est-à-dire ceux qui écoutent
48:45du métal ou de l'électro
48:46si vous leur dites
48:47Céline Dion
48:47c'est un peu
48:48si vous dites
48:49ah non on ne touche pas à Céline
48:50il y a quelque chose
48:52de l'ordre
48:52de l'identité québécoise
48:54et de l'identité francophone
48:56qui est mis en valeur
48:57avec cette résidence parisienne.
48:58Vous l'avez évoqué
48:59il y a quelques minutes
48:59tous les trois
49:00on sait qu'elle souffre
49:01d'une maladie neurologique
49:03incurable
49:03qui s'appelle
49:03le syndrome de la personne raide
49:05qui l'a fait énormément souffrir
49:07elle l'avait raconté
49:08dans un documentaire
49:10et je vous propose
49:11de regarder justement
49:11un extrait d'un document
49:13l'in rouge
49:13qui a été diffusé
49:14sur l'antenne de BFM
49:15avec notamment la médecin
49:17qui l'a soigné à l'époque.
49:19J'éprouve des problèmes
49:20de santé depuis longtemps
49:23et ce n'est pas facile
49:25pour moi
49:26d'y faire face.
49:30Récemment
49:31j'ai été diagnostiquée
49:33avec un trouble neurologique
49:35très rare
49:36appelé en anglais
49:38Stiff Person Syndrome.
49:40En français
49:41le syndrome de la personne raide
49:43une maladie incurable
49:45qui touche
49:46une à deux personnes
49:47sur cent mille
49:48selon les toutes dernières études.
49:52Le syndrome de la personne raide
49:54est une maladie neurologique
49:56auto-immune progressive
49:57qui affecte
49:58le système nerveux central.
50:00C'est comme si vous ne pouviez
50:02plus contrôler vos muscles.
50:03Vous recevez des messages
50:05contradictoires
50:05de contraction
50:06et d'étirement
50:07ce qui provoque
50:09des spasmes musculaires
50:10des raideurs
50:11et de fil en aiguille
50:13des difficultés
50:14à marcher.
50:21La chanteuse
50:22est âgée
50:23de 56 ans
50:24et à ce stade
50:30de la maladie
50:31elle traverse
50:32des épisodes
50:32de crise paralysante
50:34très impressionnante.
50:37Voici les seules images
50:39qui en existent.
50:49Elles sont tirées
50:50d'un documentaire
50:51diffusé sur Amazon Prime.
50:54C'est la chanteuse
50:55qui la produit.
50:56Elle veut révéler
50:57au grand public
50:58l'ampleur de son mal.
51:00Ces images
51:01elles sont absolument dingues.
51:02C'est-à-dire
51:03accepter d'être filmées
51:04et que les images
51:05soient diffusées
51:06dans cette position
51:07on voit
51:07qu'elle souffle martyre.
51:09Elle a produit
51:10ce documentaire
51:11et c'est vrai
51:11qu'elle a une frontalité
51:13en tout
51:14Céline Dion.
51:15Elle s'adresse
51:15à son public
51:16de manière extrêmement
51:17frontale.
51:18Elle n'a aucun tabou
51:20et c'est vrai
51:21que ça a fait partie
51:22de sa légende
51:23aussi ce lien direct
51:24qui nous fait
51:25partager sa vie
51:27la plus intime
51:28et c'est assez
51:31incroyable
51:31ces images-là.
51:32Et donc ça va être
51:33une des grandes interrogations.
51:34Comment elle va
51:34aujourd'hui ?
51:35C'est 58 ans
51:36la maladie
51:37ce jour-là.
51:38Aujourd'hui
51:38je n'avais pas souhaité
51:40je le ferai immédiatement
51:41après cette émission.
51:42Comment elle va
51:42aujourd'hui ?
51:43Qu'est-ce qu'on sait ?
51:43Visiblement mieux
51:44sinon il n'y aurait pas
51:45ce retour
51:45mais ce que je trouve
51:46terrible dans cette maladie
51:47au-delà des crises
51:47qu'on voit
51:48dans ces images
51:49c'est ce qui déclenche
51:50ces crises
51:51c'est-à-dire que
51:51c'est du stress
51:52des émotions fortes
51:53de la lumière
51:54du bruit
51:55c'est-à-dire
51:56tout ce qui fait
51:57la vie de Céline Dion
51:58sur scène
51:59donc c'est effectivement
52:00l'inconnu de se dire
52:05finalement
52:06une foule devant elle
52:07du bruit dans les oreilles
52:08de la lumière sur elle
52:10c'est plutôt ça en fait
52:11qui est la grande inconnue.
52:12Sans briser l'embargo
52:13je pense que ce soir
52:14elle va s'adresser
52:15à ses millions de fans
52:16en leur disant
52:17qu'elle est prête
52:18et qu'elle va bien.
52:19C'est ça le message principal
52:21je pense de ce soir
52:22en dehors évidemment
52:23de la publication
52:24des dates de tournée.
52:25Donc c'est 21h
52:27ce soir
52:27ça va se passer
52:28pas n'importe où
52:29je crois qu'on ne l'a pas dit
52:29jusqu'à présent
52:30à la Tour Eiffel à Paris
52:31ce sont les images
52:32de la nuit dernière
52:33les fameuses répétitions
52:36qui ont un peu fuité
52:37de ce qui allait
52:39se passer ce soir
52:39en même temps
52:40j'ai envie de dire
52:41c'était pas très discret
52:43si vous me permettez
52:44fallait pas faire
52:44les répétitions ailleurs
52:45parce que
52:46à la Tour Eiffel
52:48forcément quelqu'un
52:49allait se rendre compte
52:49là ça a été capté
52:50par des caméras
52:51il y a des répétitions
52:52en ce moment même
52:53à la Tour Eiffel
52:53on va aller prendre
52:54dans quelques minutes
52:55l'ambiance avec l'une
52:56de nos reporters ce soir
52:58qu'est-ce qui va se passer
52:58tout à l'heure ?
52:59Vous avez le droit
52:59de nous en parler
53:00tous les trois
53:00ou pareil vous êtes exclu à vie ?
53:02En plus on imagine
53:03que Célinion va partager
53:04une petite vidéo
53:05parce qu'elle a toujours
53:05utilisé ce mode de communication
53:07depuis ces dernières années
53:08c'est-à-dire poster
53:08une petite vidéo
53:09à la fois en français
53:10et en anglais
53:10elle a toujours eu
53:11cette tradition là aussi
53:12de s'exprimer directement
53:13à ses fans
53:14de garder cette primeur
53:15et ce lien direct
53:16comme on le disait
53:17Mais elle n'est pas à Paris
53:18là ?
53:18Elle n'est pas à Paris
53:19je ne pense pas
53:19qu'elle va prendre l'avion
53:20pour un aller-retour
53:21Si elle était à Paris
53:22vous auriez le droit
53:22de le dire ?
53:23Oui je pense
53:24On l'aurait déjà vu
53:27à son hôtel parisien
53:29habituel
53:29mais il y a ce côté
53:31où Oscar m'a toujours dit
53:32je suis un livre ouvert
53:33je me montre
53:34et je m'offre
53:35Il y a toujours eu
53:36cette volonté
53:37chez Céline Dion
53:37d'être comme elle est
53:38dans la vie
53:38et je l'avais taquinée
53:39quand elle avait repris
53:40Ordinaire de Robert Charlebois
53:42en lui demandant
53:42mais est-ce qu'on peut
53:43vraiment reprendre Ordinaire
53:44quand on s'appelle Céline Dion
53:45et pour elle
53:46c'était très très clair
53:47elle disait
53:47j'ai une vie extraordinaire
53:49quand je suis sur scène
53:50mais je suis une femme ordinaire
53:51quand les lumières s'arrêtent
53:52et s'éteignent
53:53Si on élargit
53:54un tout petit peu le spectre
53:55c'est l'artiste francophone
53:57qui vend le plus aujourd'hui
53:59268 millions
54:00d'albums vendus
54:02c'est l'album francophone
54:03qui vend le plus vendu
54:04au niveau francophone
54:05oui
54:06de toute façon
54:07ce cumule en tout cas
54:08pour à mon avis
54:09ne plus être atteint
54:10aujourd'hui
54:11donc la francophone
54:12qui a vendu le plus d'albums
54:13ça je pense qu'on peut le dire
54:14sans aucun doute
54:15et en tout cas
54:16elle a l'album francophone
54:17le plus vendu
54:18de toute l'histoire
54:18l'album 2
54:19évidemment
54:20avec Jean-Jacques Goldman
54:22avec Goldman
54:23vous voulez numéroter
54:25moi je les écoute
54:26simplement
54:26quasi 12 millions
54:27d'exemplaires dans le monde
54:28il y a le concert
54:29enfin il y a les concerts
54:30est-ce qu'il y a un nouvel album
54:31en préparation ?
54:33probable
54:33probablement
54:34probable parce qu'on se disait tous
54:35ça sera la première étape
54:36pour Céline Dion
54:37c'est le plus facile
54:37je vais en studio
54:39quand je me sens en forme
54:40quand j'ai pas trop de problèmes
54:41depuis ma maison de Las Vegas
54:42je vais dans
54:43dans la ville de Las Vegas
54:44j'ai hijé mes habitudes
54:45j'enregistre un disque
54:46petit à petit
54:47on pensait que ça allait être
54:48la première de ces prises
54:49de paroles artistiques
54:51mais d'ailleurs
54:51ça sera peut-être le cas
54:51elle annonce
54:52quelques concerts
54:53il faut quand même les remplir
54:54même si elle mettra quelques secondes
54:55désorganiser
54:55mais peut-être qu'avant l'été
54:56on aura une chanson inédite
54:58ou un album
54:58je pense qu'elle aura pas trop de mal
54:59mais la question c'est ça
55:01s'il y a un album
55:02ou deux albums
55:02parce qu'on sait visiblement
55:04qu'elle aurait enregistré
55:04des chansons
55:05et en français
55:05et en anglais
55:07donc on va voir
55:08comment s'orchestre
55:08ce retour en disque
55:10si on peut encore dire ça
55:11aujourd'hui
55:12il n'y a pas de retour prévu
55:12avec Goldman ?
55:13si un peu
55:14c'est toujours
55:15à l'état de rumeur
55:16je sens que vous avez un scoop
55:17et je sens que vous voulez pas le lâcher
55:19non
55:19c'est toujours
55:20mais c'est voilà
55:21des rumeurs qui circulent
55:22depuis des mois
55:22alors effectivement
55:23il y avait la rumeur de ces concerts
55:24donc espérons que celle-ci
55:25soit vraie aussi
55:26il y aurait au moins
55:27une chanson de Jean-Jacques Goldman
55:28mais ça on attend
55:29la confirmation officielle
55:30seule elle peut nous le dire
55:31ce qui est assez symptomatique
55:32quand même
55:33Steven ne me démentira pas
55:35c'est qu'il y a 10 ans
55:36un grand retour
55:38se faisait autour d'un disque
55:39aujourd'hui
55:39tous les grands retours
55:40se font autour d'un spectacle
55:42d'une résidence
55:43d'une tournée mondiale
55:44et ça c'est ce qui a changé
55:46dans l'économie du spectacle
55:47depuis une quinzaine d'années
55:49c'est-à-dire que
55:50c'est la scène
55:51qui devient
55:52le moteur
55:53de toute l'actualité
55:55musicale
55:56d'un artiste
55:56peu importe
55:57les chansons finalement
55:58pourquoi vous l'aimez autant
56:01et pourquoi on l'aime autant
56:03moi c'est ça
56:04voici des rangs
56:04qui m'a scotché
56:05gamin, adolescent
56:06et surtout
56:07ses chansons
56:08ciselées par Jean-Jacques Goldman
56:09je pense que c'est un talent
56:10hors normes
56:11il y en a un par siècle
56:13comme ça
56:14voilà
56:14et en plus d'être une super star
56:16et une diva
56:17il y a ce côté
56:17femme normale
56:18on s'identifie énormément
56:20à cette petite fille
56:21de Charlemagne aussi
56:22qui a réussi à conquérir le monde
56:23et qui avait cette force
56:24il y a à la fois
56:25la force d'esprit
56:25la force de caractère
56:26le talent incroyable
56:28et puis
56:29je pense que
56:29beaucoup de gens
56:30s'identifient à ça
56:31elle a perdu son mari
56:32elle s'est battue
56:32pour devenir mère
56:33elle combat la maladie
56:34aujourd'hui
56:35il y a quand même
56:35beaucoup d'éléments
56:37qui font d'elle
56:37une star légendaire
56:39qui a aussi
56:41des failles
56:42et un talent incroyable
56:43Claire Fleury
56:44du côté du Trocadéro
56:46à Paris
56:47donc pas très loin
56:47de la tour Eiffel
56:48où l'annonce aura lieu
56:49aux alentours
56:49à 21h pile
56:50l'horaire a changé
56:51c'était 21h05
56:52c'est 21h pile
56:53maintenant je dis ça
56:54pour que vous ne soyez pas
56:54en retard tout à l'heure
56:55est-ce qu'il y a déjà du monde
56:58devant la tour Eiffel
56:59ou est-ce que les fans
56:59arriveront au dernier moment
57:00Claire ?
57:03Eh bien écoutez
57:03les fans on les a cherchés
57:04avec Julie Poncet
57:05et pour le moment
57:06je ne vais pas vous mentir
57:06ce sont plutôt des touristes
57:08qui sont là
57:08alors on leur a quand même
57:10expliqué ce qui allait se passer
57:11ce soir
57:11et je ne vais pas
57:13vous le cacher
57:14certains étaient assez curieux
57:15nous ont même dit
57:16qu'ils comptaient peut-être
57:17repasser tout à l'heure
57:18pour voir ce que ça allait donner
57:20puisque on le sait
57:21cette tour Eiffel
57:22devrait se parer
57:22de bleu et de blanc
57:24pour annoncer
57:25le grand retour
57:26de Céline Dion
57:27et juste à côté de nous
57:29voilà vous allez le voir
57:30sur les images
57:31de Julie Poncet
57:32eh bien il y a une fête
57:34qui est en train
57:35de se préparer
57:36au musée de l'homme
57:37on a pu assister
57:38au tout dernier préparatif
57:39il y a des écrans
57:40qui ont été posés
57:42des enceintes
57:43c'est une soirée
57:44un cocktail
57:44une soirée privée
57:46alors pourquoi
57:47la tour Eiffel ?
57:48Eh bien parce que ce lieu
57:49c'est tout un symbole
57:50pour Céline Dion
57:51c'est ici
57:52qu'elle avait pris
57:52la pause
57:53en 1984
57:54alors qu'elle était adolescente
57:56et qu'elle allait
57:58faire son premier Olympia
57:59c'est ici aussi
58:00on s'en souvient tous
58:01qu'elle avait fait
58:02son grand comeback
58:04en chantant
58:04en 2024
58:05l'hymne à l'amour
58:07pendant la cérémonie
58:08d'ouverture
58:09des Jeux Olympiques
58:10et c'est donc ici
58:11qu'elle s'apprête
58:12à annoncer son retour
58:13sur scène
58:14après 6 ans d'absence
58:15puisqu'on se le rappelle
58:17voilà sa tournée mondiale
58:18avait été interrompue
58:20dans un premier temps
58:20à cause du Covid
58:21et puis suite aussi
58:23à l'annonce
58:24de sa maladie
58:25merci beaucoup
58:26Claire Fleury
58:26il nous reste
58:27une toute petite minute
58:27la chanson
58:28qui va vous faire pleurer
58:29au concert
58:31la chantera peut-être pas
58:35comme ça
58:35une en français
58:36je dirais
58:37encore un soir
58:37parce que ce serait
58:38une belle boucle bouclée
58:39pour que tu m'aimes encore
58:41une chanson d'amour
58:43incroyable
58:44écrite
58:44au cordeau
58:45et vraiment
58:46c'est une très très grande chanson
58:47moi je vais dire
58:48s'il suffisait d'aimer
58:49parce que je crois
58:50que c'est la préférée
58:50de Céline Dion
58:51et je la trouve parfaite
58:53bonsoir Maxime Switek
58:54bonsoir Marc Pauvel
58:55puis-je vous demander
58:55votre chanson préférée
58:56de Céline Dion
58:57vous osez me demander ça
58:58on ne choisit pas
58:59monsieur
59:00on ne finasse pas
59:01on prend tout Céline Dion
59:02on aime tout Céline Dion
59:04qu'est-ce que je veux
59:04j'aime tout Céline Dion
59:06et rendez-vous tout à l'heure
59:07à 21h
59:07pour entendre Céline Dion
59:09nous parler de son comeback
59:10à tout à l'heure
59:11l'info continue
59:1221h tout à l'heure
59:14le comeback de Céline Dion
59:15bonne soirée à tous
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