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Dans un podcast en deux parties, Crime story retrace les longues heures de cette incroyable prise d’otages qui a tenu en haleine tout en pays, en mai 1993.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Théo Albaric - Musiques : Audio Network
Archives : INA.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast faits divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu.
00:24L'enquête se vante aujourd'hui vers un geste criminel.
00:27Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle
00:30en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien.
00:40Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, prise d'otage à la maternelle de Neuilly.
00:4446 heures d'angoisse, un ravisseur qui porte une ceinture d'explosifs,
00:49des tractations tendues et parmi les négociateurs, un certain Nicolas Sarkozy,
00:53jeune maire de Neuilly, fraîchement nommé ministre du budget.
01:00Le jeudi 13 mai 1993, à 11h27, l'agence France Presse,
01:05qui délivre en continu des informations aux journalistes,
01:08envoie une dépêche à toutes les rédactions françaises.
01:11Deux phrases, sur un ton lapidaire,
01:14comme l'incontournable agence de presse a l'habitude d'en faire.
01:17Deux phrases, marquant le début d'un événement
01:20qui tiendra la France en haleine pendant plusieurs jours.
01:23Il est écrit « Un homme armé retient en otage des enfants
01:26dans une classe de l'école commandant Charcot de Neuilly-sur-Seine.
01:30La police et les pompiers sont sur place. »
01:34Crise d'otage dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine
01:37à l'école commandant Charcot.
01:38Un homme armé d'un revolver et qui affirme tenir une bombe
01:41a pris en otage une trentaine d'enfants âgés de 3 et 4 ans.
01:44Le preneur d'otage réclame 100 millions de francs.
01:46Nos reporters sont sur place.
01:48À l'époque, il n'y a ni téléphone portable,
01:51ni internet, ni chaîne d'information en continu.
01:54La nouvelle se répand malgré tout.
01:57Devant la maternelle de cette banlieue huppée des Hauts-de-Seine,
01:59à l'ouest de Paris, des parents commencent à arriver à foler.
02:04En réalité, tout a commencé deux heures plus tôt,
02:07à 9h27 précisément.
02:09Les 600 élèves du groupe scolaire commandant Charcot,
02:12rue de la Ferme, à Neuilly,
02:14sont entrés en classe il y a moins d'une heure.
02:16Laurence Dreyfus, 30 ans, cheveux blonds coupés au carré,
02:19a la responsabilité d'une classe de 21 enfants,
02:22les plus petits de l'école, âgés de 3 et 4 ans.
02:25Elle vient tout juste de terminer sa formation d'enseignante.
02:29Ce matin de mai 1993, un de ses élèves est absent.
02:33Dans sa classe, située salle numéro 8, au rez-de-chaussée,
02:36Laurence Dreyfus explique à ses petits que c'est bientôt la fête des mères
02:40et que pour l'occasion, ils vont fabriquer ensemble des objets en pâte à sel.
02:46Alors que les enfants sont concentrés sur leur activité,
02:49un homme fait irruption dans la salle.
02:51Il est vêtu de noir, cagoulé et casqué.
02:54Il a pu entrer dans l'enceinte de l'établissement
02:56par une porte de service à proximité de la loge du concierge.
03:00Il ne parle pas, mais il donne des ordres à l'institutrice
03:03en lui faisant des gestes nerveux et précis avec un pistolet.
03:08Laurence Dreyfus est tétanisée.
03:10Mais elle comprend parfaitement ce que veut l'homme et elle s'exécute.
03:14L'institutrice file voir la directrice
03:16et en bafouillant, elle tente de formuler l'inexplicable.
03:20Un homme armé est actuellement dans sa classe avec ses 20 élèves.
03:26La directrice reste incrédule quelques secondes.
03:29Puis, dès que la maîtresse sort de son bureau
03:32pour retourner auprès de ses élèves dans sa classe,
03:34elle prévient le commissariat.
03:37Les premiers effectifs sont sur place en 5 minutes.
03:40Quelques instants plus tard, ils sont rejoints par des renforts.
03:44Périmètre de sécurité oblige,
03:46les policiers locaux et départementaux barrent les abords de l'école
03:49et notamment la rue de la Bordère
03:51qui donne sur les grilles d'accès à l'école primaire.
03:57Damien, cette prise d'otages d'enfants de moins de 5 ans,
04:00c'est tout simplement une première mondiale.
04:02En tout cas, c'est un événement rarissime.
04:05D'habitude, les prises d'otages sont toujours accolées,
04:08soit à un braquage, un hold-up dans une banque
04:11où on retient un certain nombre de personnes
04:12pour protéger sa fuite.
04:14Mais là, effectivement, à cette époque-là,
04:16on n'est pas encore dans la menace terroriste
04:18qu'on a connue en France dans les années suivantes.
04:21rentrer dans une école pour prendre des enfants en otage,
04:24ça n'est jamais arrivé.
04:26À 10h30, le préfet des Hauts-de-Seine est sur place.
04:29Accompagné de dizaines de journalistes, évidemment,
04:32qui vont tous se presser à Neuilly.
04:35Alors, c'est une autre caractéristique de cette prise d'otages.
04:38À partir de cet instant,
04:40elle va être suivie quasiment en direct par le monde entier.
04:43Il y a donc un enjeu de sécurité d'abord,
04:46mais aussi, évidemment, un enjeu médiatique et politique.
04:49D'où la présence du préfet,
04:51qui est le représentant de l'État
04:53dans le département des Hauts-de-Seine,
04:55qui est accompagné du directeur départemental
04:58de la police des Hauts-de-Seine.
04:59Dans le même temps,
05:00le plan rouge est déclenché par les pompiers de Paris.
05:03Alors, le plan rouge,
05:04c'est un dispositif de mise en alerte,
05:07en quelque sorte,
05:08de tous les hôpitaux à proximité de Neuilly,
05:11à Paris, en région parisienne,
05:12en cas d'afflux de nombreuses victimes.
05:15Voilà, c'est pour gérer l'arrivée de victimes,
05:17et de victimes souvent dans un État grave.
05:19Il y a aussi une installation d'un hôpital de campagne,
05:22carrément, à côté de l'école,
05:23avec le SAMU 92 et d'autres médecins
05:25qui ont été appelés en renfort.
05:27Et les pompiers ont mis en place
05:29un certain nombre de moyens de lutte
05:31contre un éventuel incendie.
05:32En clair, on ne sait pas du tout ce qui va se passer,
05:35mais on se prépare au pire.
05:37Oui, on a tout de suite compris quand même
05:39que l'événement était à la fois rare
05:41et d'une gravité très importante.
05:43Mais ce qu'on ne sait pas à ce moment-là,
05:46c'est que le forcené,
05:47qui est un hommager d'une trentaine d'années,
05:49n'a pas encore dit un mot dans la classe.
05:51En fait, il ne parle pas
05:52parce qu'il a peur d'être identifié,
05:55reconnu par sa voix,
05:57mais il va écrire un certain nombre de messages.
06:00Dès l'arrivée de la police à proximité de l'école,
06:03il va jeter dans le couloir un papier
06:05avec écrit dessus
06:06« Message destiné au chef de la police ».
06:09Il revendique dans ce message posséder une ceinture d'explosif.
06:13Alors, à ce stade, impossible de savoir
06:15si c'est du bluff ou si ce qu'il dit est vrai.
06:18Mais les policiers remarquent en tout cas
06:20que ce message, il a été tapé avec un ordinateur.
06:24Donc, il a été tapé avant le début de la prise d'otage
06:27comme quelque chose, en tout cas un acte préparé.
06:29que ce message, il a ensuite été imprimé
06:31sur une imprimante laser.
06:33Il remarque aussi la signature,
06:35deux initiales, H, B.
06:38Or, ces initiales,
06:39ça va tout de suite faire tilt
06:41dans l'esprit des policiers du secteur
06:42parce qu'ils les ont déjà aperçus
06:44sur d'autres tracts.
06:51Cinq jours plus tôt, en effet,
06:53le samedi 8 mai,
06:54des tracts identiques ont été retrouvés à Neuilly,
06:57juste après une petite explosion
06:58dans un parking avenue du Roule.
07:01Il n'y avait pas eu de blessés,
07:02à peine des dégâts matériels.
07:04L'auteur de l'attentat avait alors précisé
07:07dans des textes
07:07qu'il exigeait la démission
07:09du ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua,
07:11et qu'il était en mesure de déclencher
07:13une nouvelle explosion,
07:14bien plus importante,
07:15avec cette fois-ci,
07:17des victimes nombreuses.
07:19Les enquêteurs analysent que,
07:21si c'est bien le même homme,
07:23sa première action,
07:24présentée comme un geste politique,
07:26avait pour but de faire monter la pression.
07:29Et maintenant ?
07:30S'il avait vraiment la volonté
07:32et la possibilité technique
07:33de faire exploser la classe
07:35et de tuer les 20 petits
07:36et leurs enseignantes ?
07:38La situation serait alors apocalyptique.
07:43Une heure après le début de la prise d'otages,
07:46les hommes du RAID,
07:47l'unité d'élite de la police nationale,
07:49débarquent cagoulés
07:50et armés jusqu'aux dents.
07:51L'école primaire évacuée,
07:53ils peuvent s'installer dans le gymnase
07:54et au bout du bâtiment B.
07:57De cet endroit,
07:58ils ont une vue parfaitement dégagée
08:00sur la classe numéro 8 de la maternelle.
08:03Mais HB, le preneur d'otages,
08:05a tout prévu.
08:07Pour que les tireurs d'élite
08:08ne puissent pas le voir
08:09et le viser,
08:10il a fait accrocher par la maîtresse
08:11les dessins des enfants
08:12sur les vitres de la salle de classe.
08:15Pendant ce temps-là,
08:16des hommes de la BRI,
08:18la brigade de recherche et d'intervention,
08:20prennent position autour de l'établissement.
08:22Le patron de la police judiciaire parisienne,
08:25Claude Cancès,
08:26arrive à son tour.
08:27Et dans la foulée,
08:28le maire de Neuilly,
08:30un certain Nicolas Sarkozy.
08:33À 38 ans,
08:34il est encore relativement peu connu
08:36du grand public.
08:37Il est maire de Neuilly depuis 10 ans
08:39et commence tout juste
08:40à se faire une place
08:41dans le paysage politique national.
08:43Six semaines plus tôt,
08:44à l'occasion d'un remaniement,
08:46il a été nommé ministre du budget
08:48dans le gouvernement
08:49nouvellement formé
08:50par Édouard Balladur.
08:53Damien,
08:54le contexte politique en France
08:56au mois de mai 1993
08:58va avoir son importance
09:00dans cette affaire.
09:01Le président de la République,
09:03c'est François Mitterrand.
09:04Un socialiste,
09:05c'est son deuxième septennat
09:07à ce moment-là.
09:07Mais en 1993,
09:10au printemps,
09:10nous sommes en cohabitation.
09:12C'est-à-dire
09:12que le Premier ministre,
09:13lui,
09:14est de droite.
09:15Et c'est donc Édouard Balladur.
09:17Son ministre de l'Intérieur,
09:18on l'a dit,
09:19c'est Charles Pasqua,
09:19un homme politique
09:20connu de premier plan
09:22qui incarne
09:23une droite assez dure,
09:24un ministre de l'Intérieur
09:26à poigne,
09:26et d'autres,
09:27dans ce gouvernement,
09:28sont moins connus.
09:29Mais ce sont des hommes
09:31qui feront la politique
09:32des prochaines décennies
09:33puisque dans ce gouvernement
09:34en 1993,
09:35on a François Bayrou
09:36à l'éducation,
09:37François Fillon
09:38à l'enseignement supérieur
09:40et à la recherche,
09:41et donc Nicolas Sarkozy
09:42au budget.
09:43À l'époque,
09:44cumuler un mandat local
09:46et une fonction ministérielle,
09:47c'est assez banal.
09:48À l'époque,
09:49c'est même
09:49monnaie courante.
09:50Donc,
09:51il a été élu,
09:52il y a 28 ans,
09:53Nicolas Sarkozy,
09:54assez jeune,
09:54comme maire de Neuilly.
09:56C'était d'ailleurs,
09:57même à l'époque,
09:57l'un des plus jeunes maires
09:58de France,
09:59surtout dans une commune
10:00de la taille
10:00de celle de Neuilly.
10:02Et c'est donc
10:02à ce titre,
10:04en tant que maire
10:04de la commune,
10:05qu'il se trouve présent
10:06à l'extérieur
10:07de l'école
10:08avec les autorités
10:09pendant cette prise d'otage.
10:10Il y a autre chose aussi,
10:11c'est que quand il a été élu
10:13maire à Neuilly,
10:14il a en quelque sorte
10:16pris la place
10:17de Charles Pasquois
10:18qui était pressenti
10:19pour succéder
10:19au maire de l'époque
10:20qui était mort
10:21d'une crise cardiaque.
10:22Donc,
10:23ce duel Pasquois-Sarkozy
10:24a été vécu à l'époque
10:26comme une trahison
10:27par Pasquois
10:28qui était un ami,
10:29un proche
10:30de Nicolas Sarkozy
10:31dans les arcanes du RPR.
10:32Il avait même été
10:33son témoin de mariage
10:35quelques mois plus tôt.
10:36À 11h45,
10:37ça fait déjà
10:37plus de deux heures
10:38que la prise d'otage
10:39a commencé.
10:40Et l'ambiance commence déjà
10:41à être un peu électrique
10:43parce qu'il y a
10:44plusieurs cas de figure.
10:45Il y a d'abord
10:46les parents
10:47qui sont venus,
10:48qui ont accouru
10:48parce qu'ils ont appris
10:49la prise d'otage
10:50à la radio
10:51et puis ceux
10:52qui sont venus
10:53sans vraiment savoir
10:53ce qui se passait
10:54mais qui sont juste venus
10:55récupérer leurs enfants
10:56comme d'habitude
10:57pour la pause de midi
10:59et qui apprennent finalement
11:00en arrivant devant l'école
11:01ce qui est en train
11:02de se passer.
11:03Alors,
11:03il n'y a qu'une seule classe
11:04concernée,
11:05on l'a dit,
11:05la classe des plus petits
11:06et les autres enfants
11:08ont été assez vite évacués
11:09et ont pu déjà
11:10retrouver leur famille.
11:12Mais vous imaginez
11:13pour les parents
11:13qui apprennent
11:14que leur enfant,
11:15petit 3-4 ans,
11:17est entre les mains
11:17d'un preneur d'otage
11:18qui détient sans doute
11:20de l'explosif,
11:21c'est évidemment
11:22l'horreur absolue.
11:28En arrivant aux abords
11:29de l'école,
11:30les parents se heurtent
11:31à un barrage de policiers
11:32qui encadrent les lieux.
11:34De l'autre côté,
11:35les enseignants lâchent
11:36au compte-gouttes
11:36des enfants
11:37qui peuvent rentrer
11:38chez eux.
11:39Les parents des enfants
11:40séquestrés, eux,
11:41ont le droit d'entrer
11:41dans l'établissement.
11:43Ils sont alors pris en charge
11:44par du personnel soignant
11:45et l'équipe pédagogique.
11:47Entre les autorités
11:48et HB,
11:49un dialogue se met en place.
11:51Dans la matinée,
11:53le forcené envoie
11:53deux autres documents
11:54d'une page chacune
11:55intitulés de la même manière
11:57que le premier message.
11:59Elles ne contiennent pas
12:00de revendications politiques,
12:01hormis la démission
12:02de Charles Pasqua.
12:04Il s'agit surtout de règles
12:06que l'homme veut imposer
12:07aux policiers
12:07pendant la durée
12:08de la prise d'otage.
12:09Dans le premier chapitre,
12:11intitulé
12:12« Les enfants en détention »,
12:13HB affirme que les petits
12:15seront bien traités.
12:16Il permet même
12:17à Evelyne Lambert,
12:18médecin-capitaine
12:19des pompiers de Paris,
12:20de rentrer dans la classe
12:21pour s'occuper des enfants
12:22avec l'institutrice
12:23Laurence Dreyfus.
12:25Dans le deuxième chapitre,
12:27« Conditions d'accès »,
12:28il explique clairement
12:29ce qu'il attend des policiers.
12:31« Leur accès dans l'école
12:32est limité à un seul à la fois »,
12:34écrit HB.
12:35La police devra sonner
12:36à l'interphone à l'entrée
12:37pour se faire annoncer.
12:38Puis il passe
12:39à sa principale revendication,
12:41le paiement d'une rançon.
12:42100 millions de francs,
12:44soit 15 millions.
12:46Un peu avant midi,
12:48on lui apporte un sac
12:49qui contient 5 000 francs,
12:50environ 700 euros.
12:52Calmement,
12:52sans aucune agressivité,
12:54HB les refuse.
12:56Il veut l'intégralité
12:57de la somme
12:58ou rien.
12:59Il a le temps.
13:00Les négociateurs
13:01qui ont pu le voir
13:02rapportent qu'il a bien
13:03un revolver,
13:04factice ou non,
13:05et à la taille,
13:06ce qui semble être
13:07des explosifs
13:08reliés par des fils électriques.
13:10Il est calme
13:11et il n'y a pas de panique
13:12dans la classe.
13:13Il est assis
13:14au centre de la salle
13:15entouré des enfants,
13:16ce qui empêche
13:16toute intervention armée
13:17du RAID.
13:19Les policiers
13:20reçoivent alors
13:20un autre document
13:21intitulé
13:22Libération des otages.
13:24Dans celui-ci,
13:25HB insiste sur le fait
13:27qu'après versement
13:27de la rançon,
13:28les enfants seront
13:29tous libérés.
13:31Mais il ne dit pas
13:33comment il compte
13:33lui-même sortir
13:34de l'établissement.
13:41Damien,
13:42qui mène précisément
13:43les négociations ?
13:45Alors d'abord,
13:45c'est Aimé Tweetou,
13:46le directeur départemental
13:47de la police nationale
13:48des Hauts-de-Seine.
13:49C'est le premier
13:50à négocier avec
13:51le RAID.
13:51C'est donc aussi
13:52le premier à véritablement
13:54l'approcher.
13:55Il va remarquer
13:55un certain nombre de choses
13:56en l'approchant.
13:57Il va remarquer
13:58d'abord sa cagoule noire,
13:59on l'a dit,
13:59il était en train
14:00cagoulé dans la classe.
14:01Cette combinaison
14:03bleu sombre
14:03qu'il porte
14:04qui ressemble
14:05à un treillis militaire.
14:06Il note aussi
14:08que cet homme
14:09porte des gants
14:10en plastique fin
14:11qui sont semblables
14:12à des gants chirurgicaux.
14:14Il va aussi
14:15évidemment remarquer
14:16qu'au niveau
14:18de son estomac,
14:18devant lui,
14:19le forcené
14:20porte un sac
14:21dans lequel d'ailleurs
14:22il met régulièrement
14:24sa main droite
14:24et de ce sac
14:26remonte
14:26des fils
14:27vers la main gauche
14:28de l'homme
14:29qui semble
14:30en même temps
14:30tenir un boîtier.
14:32Donc ça laisse penser
14:33quand même
14:33à un dispositif
14:35explosif
14:36que les policiers
14:38prennent évidemment
14:38au sérieux.
14:39Pourquoi ?
14:39Parce qu'on le sait,
14:41cet homme,
14:41il est soupçonné
14:42quelques jours auparavant
14:44d'avoir fait déjà
14:45exploser
14:46une charge explosive
14:47alors certes
14:47de faible intensité
14:48mais quand même
14:49dans un parking
14:49de Neuilly.
14:50donc tout ça
14:51mis bout à bout
14:52on pense qu'il ne bluffe pas
14:53et qu'en tout cas
14:54il sait se servir
14:55et qu'il détient
14:56des explosifs
14:57de manière quasi certaine.
14:58D'autres personnes
14:59vont négocier,
15:00vont rentrer en négociation
15:01avec le preneur d'otages
15:02notamment
15:03un certain
15:04Pierre Narboni
15:05qui est le père
15:06d'un élève,
15:07il n'a pas d'autres fonctions
15:08que celle-là
15:08mais on ne sait pas trop
15:10pourquoi
15:10il va avoir assez vite
15:11les faveurs
15:12du ravisseur.
15:13A 13h30
15:15le patron du RAID
15:16entre en scène
15:17Oui parce que ça dure
15:18et donc quand ça dure
15:19il faut
15:19à un moment donné
15:20que la négociation
15:21devienne
15:22entre guillemets
15:23professionnelle
15:23donc c'est Louis Bayon
15:25du RAID
15:25qui va négocier
15:26maintenant directement
15:27et quasi exclusivement
15:29avec le preneur d'otages
15:31il va juger d'ailleurs
15:32que le premier contact
15:33avec lui
15:33est plutôt bon
15:35il décrit
15:36des enfants
15:36qui arrivent
15:37à vivre
15:38cette situation
15:39le moins mal possible
15:40en jouant
15:41avec leur institutrice
15:42qui elle fait preuve
15:42aussi de son
15:43côté d'un très très
15:44grand sang-froid
15:45et à 13h40
15:47on peut dire
15:47que c'est le premier
15:48résultat concret
15:49de la négociation
15:50du RAID
15:51un premier enfant
15:52va être libéré
15:53il s'appelle Luc
15:55sa grand-mère
15:55va le récupérer
15:56devant l'école
15:57donc l'espoir
15:58va renaître
15:59évidemment
15:59autour de l'établissement
16:01assiégé
16:01parce que
16:02c'est un premier signe
16:03de détente
16:04mais en même temps
16:05la pression monte
16:06d'un cran aussi
16:07parce que
16:0720 minutes plus tard
16:08alors qu'un silence
16:10pesant
16:10s'est installé sur place
16:12la porte s'ouvre
16:13et un deuxième enfant sort
16:15en pleurant
16:16dans les bras de sa maman
16:18très vite
16:19Nicolas Sarkozy
16:20va prendre
16:21une large place
16:22oui
16:22il va passer
16:23en quelque sorte
16:24du spectateur attentif
16:25et du témoin présent
16:27à acteur
16:28à part entière
16:29à la demande
16:30de Louis Bayon
16:31le patron du RAID
16:32il va se mêler
16:34à la négociation
16:35Nicolas Sarkozy
16:36va proposer
16:37de faire des échanges
16:38et à chaque nouvelle revendication
16:40exprimée par HB
16:42Nicolas Sarkozy
16:43va exiger
16:44la libération
16:44d'un enfant
16:45cette négociation
16:46elle va fonctionner
16:47puisque quelques instants
16:48plus tard
16:48Nicolas Sarkozy
16:50va sortir de l'école
16:51avec un enfant
16:52dans les bras
16:53donnez-la à moi
16:54donnez-la à moi
16:55cette petite gosse
16:57je sais qu'il va être
16:58quelqu'un de bien
16:59on peut être un livre
17:00on peut avoir confiance
17:02l'un en l'autre
17:03pourquoi non
17:04qu'est-ce que je vous ai fait moi
17:05j'essaie de vous sortir
17:06de la panade
17:07j'essaie de trouver le pognon
17:08j'essaie de trouver la voiture
17:10je vais porter le message
17:11au ministre de l'intérieur
17:12qu'est-ce que je peux faire
17:13qu'est-ce que je peux faire en plus
17:14c'est bien parce que
17:15c'est votre ami que je fais ça
17:18sinon je ne le fais pas
17:18ou alors donnez-moi le petit noir
17:20donnez-moi le petit noir
17:26au fur et à mesure
17:28que les heures passent
17:29le preneur d'otages
17:30précise sa demande
17:31alors on est toujours
17:32sur cette rançon
17:34de 100 millions de francs
17:35qui est quand même
17:35une somme extrêmement importante
17:37et il va ajouter
17:38qu'il faut également
17:40garantir sa fuite
17:42et surtout
17:42il va donner un ultimatum
17:45tout ça devra être fait
17:46avant ses heures
17:47c'est-à-dire au moment
17:49où il donne ses exigences
17:51dans moins de trois heures
17:57vous venez d'écouter
17:58le premier épisode
17:59de Crime Story
18:00prise d'otage
18:01à la maternelle de Neuilly
18:02suite et fin de ce podcast
18:04dans le deuxième épisode
18:06déjà disponible
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18:08et sur le parisien.fr
18:11Crime Story
18:12et le podcast
18:13fait divers du parisien
18:15de la mort
18:15qui se contient
18:15et le fait
18:15sur le dernier
18:15à la mort
18:16et le deuxième
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