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Le dimanche 28 septembre 1986, Cyril et Alexandre, deux copains âgés de 8 ans, disparaissent lors d’une après-midi de jeux en extérieur au « talus » de Montigny-lès-Metz, en Moselle. Ils sont sauvagement tués par de violents coups aux crânes à quelques centaines de mètres de chez eux. Or, plusieurs hommes reconnaissent auprès de la police avoir commis le crime…tout seul.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux et Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network

Archives : INA

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Transcription
00:02Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:08Décidément, ce sont les faits divers et leurs conséquences qui ont la vedette aujourd'hui.
00:14Des restes humains ont été retrouvés sur la propriété.
00:17Le préfet de la région Corse a été assassiné de plusieurs balles dans la tête ce soir.
00:21Un couple et ses quatre enfants ont donc disparu. L'enquête se vante aujourd'hui vers un geste criminel.
00:26Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle en m'appuyant sur l'expertise du chef du service police
00:33-justice du Parisien, Damien Delsenis.
00:38Bonjour Damien. Bonjour Claudia.
00:40Aujourd'hui dans Crime Story, le double meurtre de Montigny-les-Messes.
00:44Deux enfants tués sauvagement en Moselle, un crime sordide bientôt entaché du spectre de l'erreur judiciaire.
00:53En 1986, Cyril Bénin et Alexandre Bécriche ont tous les deux huit ans.
00:58Ils vivent en Moselle, à Montigny-les-Messes.
01:00C'est une ville industrielle de près de 22 000 habitants, plutôt résidentielle, située dans la banlieue de Metz.
01:07Cyril a trois frères et sœurs, Alexandre et fils unique.
01:10Ils habitent chacun à quelques dizaines de mètres des rails de la SNCF.
01:15Le père d'Alexandre est cheminot, celui de Cyril, chauffeur de bus.
01:20Le dimanche 28 septembre 1986, Cyril est supposé se rendre chez sa grand-mère, mais il rate son bus de
01:2613h25.
01:27Il rentre chez lui et jette de colère son ticket sur la table.
01:32Vers 17h, il prend le goûter, en compagnie de sa sœur et de ses deux frères, puis il annonce à
01:37sa mère qu'il part faire du vélo.
01:39A 17h30, Cyril sort de chez lui, après avoir promis qu'il ne rentrerait pas trop tard.
01:45Au même moment, Alexandre sort aussi, avec la même intention.
01:49Il préfère aller jouer dehors que de regarder le cyclisme avec son grand-père.
01:53Les deux petits garçons ne sont pas plus amis que ça, mais ils arrivent tous les deux, à vélo, au
01:58même endroit, au même moment, rue de Venizelos.
02:01C'est un chemin de terre large et caillouteux.
02:05D'un côté, il y a des maisons individuelles avec un petit jardin.
02:09De l'autre, il y a un talus, haut d'une vingtaine de mètres et très raide.
02:14Derrière le talus, dissimulé par un épais mur d'arbustes, il y a les voies ferrées, dont une, la plus
02:19éloignée, sur laquelle passe le train express pour Paris.
02:23C'est un endroit peu fréquenté, en particulier le dimanche, puisqu'aucun cheminot n'y travaille.
02:28Devant les rails, il y a des voies de garage, où les trains au repos sont entreposés.
02:32Et juste à côté, de grandes bennes, régulièrement alimentées par les déchets de l'imprimerie voisine, qui garantit aux enfants
02:39d'y trouver toujours de nouvelles merveilles.
02:42Ce jour-là, logiquement, Cyril et Alexandre posent leur vélo, l'un est vert, l'autre jaune, au pied du
02:48talus, et décident de s'y aventurer ensemble.
02:52A 18h30, le grand-père d'Alexandre, un enfant décrit comme très sage, commence à s'inquiéter.
02:58Il le cherche partout, et finit par s'arrêter en bas du talus, où il a trouvé les vélos des
03:03deux garçons.
03:11Damien, un peu avant l'heure du dîner, ni la famille d'Alexandre, ni celle de Cyril n'ont de
03:16nouvelles des petits garçons.
03:18Ils sont très inquiets, d'autant que les deux enfants sont connus pour être plutôt obéissants,
03:22et qu'ils avaient pour consigne de rentrer avant la tombée de la nuit.
03:25Alors, toutes les familles vont arpenter le quartier, mais sans trouver les petits garçons.
03:29A 19h10, il décide d'alerter les pompiers, puis la police.
03:34C'est à cet instant que les recherches officielles vont commencer.
03:37Elles aboutissent rapidement.
03:39Moins de 30 minutes plus tard, un policier découvre les corps des deux petits garçons
03:43cachés derrière un wagon en stationnement sur les voies de garage.
03:47Les corps sont allongés sur le dos, l'un à côté de l'autre, à seulement quelques centaines de mètres
03:53de chez eux.
03:54On constate tout de suite qu'ils ont été violemment frappés au crâne,
03:58probablement à l'aide de pierres, qui sont retrouvés juste à côté des deux petits cadavres.
04:03La mère de Cyril Bénin témoigne dans un article de Libération.
04:07Oui, elle expliquera que l'agent de police s'est avancé vers elle, qu'il était tout blanc,
04:11qu'elle a d'abord cru que Cyril avait été écrasé par le train.
04:15Elle a demandé à le voir et elle raconte que le policier lui a répondu
04:18« Non, madame, gardez la belle image que vous avez de lui la dernière fois que vous l'avez vue.
04:25»
04:26À côté des petits garçons, il y a trois grosses pierres couvertes de sang.
04:30Les corps sont intacts, mais les crânes des enfants ont été frappés à de multiples reprises,
04:35à tel point que leurs visages sont méconnaissables.
04:38En quelques heures, la petite rue de Vénizelos se remplit de policiers, de pompiers et de journalistes.
04:45C'est entre ces wagons de chemin de fer sur la voie qui domine ce quartier de Montigny-les-Messes
04:49que l'on a retrouvé hier soir, Cyril et Alexandre, les crânes fracassés à coups de pierre.
04:54Les riverains sont sous le choc.
04:56Tout s'est joué en moins de deux heures, dans un quartier où tout le monde se connaît.
05:00Qu'a-t-il bien pu se passer ?
05:02« On ne comprend pas », témoigne la grand-mère d'Alexandre dans les médias.
05:06C'est un fils unique, il était très surveillé.
05:09Au pied du talus, des policiers en uniforme ont dressé un périmètre de sécurité
05:13et interdisent à quiconque d'approcher.
05:16La montée pour accéder au talus, où ont été retrouvés les corps des enfants,
05:20est tellement raide que les policiers accrochent à un arbre une corde à grimper.
05:25Chaussés de bottes en caoutchouc, ils gravissent l'un après l'autre le talus.
05:29Un commissaire, puis un autre, quelques inspecteurs et enfin, le procureur.
05:35En haut, les policiers cherchent des indices.
05:38Ils notent que l'un des enfants a le pantalon à demi baissé
05:41et l'autre a des graviers dans les chaussettes.
05:44Les enfants ont été frappés très violemment.
05:46Cette sauvagerie est inexplicable dans une bourgade industrielle
05:49où on n'a jamais rien vu de pareil.
05:52Parce que l'un des enfants a le pantalon baissé,
05:54pour les premiers enquêteurs sur place, il n'y a aucun doute.
05:57Il s'agit d'un double meurtre, commis, disent-ils, par un sadique.
06:01A cette époque, ce terme désigne les pédocriminels.
06:04Mais d'autres enquêteurs sont plus sceptiques.
06:07Ils pensent que si c'était bien un sadique du coin,
06:10l'enquête de voisinage et les premières investigations
06:12auraient tout de suite permis de l'identifier.
06:15Rapidement, il apparaît que la préméditation est peu probable,
06:18puisqu'il aurait fallu que le meurtrier devine la présence des enfants,
06:22à cette heure et à cet endroit-là.
06:24La mauvaise rencontre, fortuite, est donc privilégiée.
06:28Les corps sont transportés à l'Institut médico-légal de Strasbourg.
06:33Le lendemain, l'émotion est à son comble
06:35parmi les collègues de travail des parents des victimes.
06:38Les habitants de Montigny-les-Messes sont inquiets.
06:41Les parents ne lâchent plus d'une semelle leurs enfants,
06:43qu'ils emmènent eux-mêmes jusque dans l'enceinte de l'école.
06:47Deux jours après leur découverte,
06:48dans la nuit du mardi 30 septembre, au mercredi 1er octobre,
06:52les autopsies sont pratiquées sur les deux petits corps.
06:54Le résultat, rendu public le jour même,
06:57démontre que les enfants n'ont pas subi de violences sexuelles.
07:01C'est une indication déterminante pour l'enquête.
07:04Il n'y avait a priori donc pas de mobile sexuel au meurtre.
07:07L'autopsie nous apprend également que la mort a été causée
07:10uniquement par les coups de pierre portés à la tête des enfants
07:13et est intervenue aux alentours de 18 heures selon le légiste.
07:17Les deux petits n'ont pas tenté de résister
07:20et on ne décèle aucune trace de lutte.
07:23D'après les autres marques présentes sur leur corps,
07:25ils n'ont pas été traînés,
07:26mais ont grimpé seuls et sans contrainte sur le talus.
07:30Et ils ont donc rencontré par hasard
07:32celui ou ceux qui les ont tués.
07:39Damien, à partir des résultats de l'autopsie,
07:42les enquêteurs avancent une hypothèse.
07:44Oui, celle de la venue inattendue de ces deux enfants
07:48qui a peut-être dérangé une ou plusieurs personnes
07:51et peut-être même que l'un des enfants connaissait.
07:53Une pierre aurait pu être à ce moment-là lancée
07:55dans leur direction pour les faire fuir,
07:57mais l'autre enfant devenu un témoin gênant
07:59de cette agression qui aurait pu être mortelle
08:01aurait été rattrapé et on lui aurait cogné la tête
08:05contre le tampon d'un wagon.
08:06Le tampon d'un wagon, c'est ce qui se situe
08:08à l'arrière d'un wagon pour accrocher
08:10les wagons les uns aux autres.
08:11Pourquoi ? Parce que des traces de sang
08:13ont en effet été retrouvées sur un des tampons
08:16d'un des wagons présents à cet endroit.
08:18L'irréparable commis, les auteurs auraient achevé
08:21leurs victimes avec les pierres
08:23qui se trouvaient à proximité.
08:24Le travail de fourmis, un des policiers
08:27du service régional de police judiciaire de Strasbourg,
08:29le SRPJ, et de son antenne de messe,
08:32va continuer, mais il n'y a pas à ce stade
08:34d'indice supplémentaire sur ce qui a pu réellement
08:37se passer cet après-midi-là,
08:38et surtout sur l'identité de celui
08:42ou de ceux qui ont commis ces meurtres.
08:44Dans la foulée de la publication des résultats
08:46des autopsies, le mercredi 1er octobre,
08:49le procureur lance un appel.
08:51Oui, alors il va d'abord rappeler
08:52que l'autopsie n'est pas seulement
08:54un acte médical, c'est aussi selon lui
08:56un acte judiciaire qui doit être accompli
08:59avec le maximum d'éléments recueillis
09:01sur le terrain, sur la scène de crime.
09:03En disant cela, le procureur a sans doute en tête
09:06les ratés de l'affaire Grégory,
09:08survenue quelques années auparavant,
09:10dans une région proche.
09:11Il va ensuite annoncer que les enquêteurs
09:14sont à la recherche d'un homme assez jeune,
09:17imberbe ou alors peut-être moustachu,
09:19de taille et de corpulence moyenne,
09:21au teint clair.
09:22Cet homme, il aurait été vu vers 17h30
09:25alors qu'il marchait dans une zone commerciale
09:28tout près d'un magasin Atlas.
09:29Cet homme, c'est un témoin et pas un suspect.
09:32Oui, à ce stade, personne ne dit
09:34qu'il ait fait quoi que ce soit,
09:36mais simplement, il semble que cet homme,
09:38il se trouvait à l'heure approximative
09:40des faits et surtout pas très loin
09:42du lieu des faits, de l'endroit
09:44où les deux jeunes ont été tués.
09:46Alors bien sûr, ce signalement du procureur,
09:48il est quand même relativement vague,
09:50mais il peut être suffisant selon lui
09:53pour permettre de délier les langues,
09:55de trouver peut-être des témoignages
09:57et surtout inciter d'autres personnes
10:00éventuellement à parler.
10:03Huit jours après les meurtres
10:05d'Alexandre Becriche et Cyril Bénin,
10:07près de 500 personnes ont été entendues.
10:09Des habitants de Montigny-les-Messes,
10:11des voisins, des camarades
10:13des deux petits garçons.
10:14Comme les meurtres ont été commis le dimanche,
10:16il est d'autant plus difficile
10:17de vérifier les emplois du temps
10:19que la plupart des gens
10:20ne travaillaient pas ce jour-là.
10:22Et après toutes ces auditions,
10:23les enquêteurs disposent toujours
10:25d'aussi peu d'éléments.
10:26Les pierres avec lesquelles
10:28les enfants ont été frappés
10:29et une trace de sang
10:30sur la paroi d'un wagon.
10:32Il pense que ces traces
10:33sont celles des mains de l'agresseur
10:35qui les a rapidement essuyées.
10:37Il n'a pas violé les garçons,
10:39ne leur a rien volé
10:40et il n'a pas essayé
10:41de maquiller le crime en accident.
10:43Alors qu'il aurait suffi
10:44de déplacer les corps sur les rails
10:45au bout où passent les trains pour Paris.
10:48Quelque part,
10:49les enquêteurs ont presque l'impression
10:51que le ou les tueurs
10:52les narguent.
10:54Le mardi 14 octobre
10:56et malgré l'appel lancé
10:57par le juge dix jours plus tôt,
10:59toujours aucune trace
11:00du témoin aperçu.
11:02Trente policiers
11:02travaillent à temps plein
11:03sur cette affaire
11:04et trois semaines
11:05après les meurtres,
11:06une nouvelle information
11:07leur parvient.
11:08Une voiture,
11:09une Fiat Panda
11:10de couleur claire,
11:11aurait été aperçue
11:12le dimanche 28 septembre
11:14près du talus.
11:15La Fiat Panda
11:16est un modèle de voiture
11:17qui existe à l'époque
11:18en quatre couleurs,
11:19noir, rouge, blanc cassé
11:21et bleu très clair.
11:23Et 75% des ventes
11:25de ce modèle
11:25concernent des voitures
11:27de couleur noire.
11:28C'est un nouvel élément
11:29à examiner
11:30pour les hommes
11:30du SRPJ de Metz
11:31et un véhicule
11:33à rechercher
11:33mais qu'ils ne trouvent pas.
11:35Le mercredi 26 novembre 1986,
11:39deux mois après la mort
11:40des deux petits garçons
11:41et alors que l'enquête patine,
11:43les parents d'Alexandre Bécriche
11:44lancent un cri de détresse.
11:46Ils témoignent dans le journal.
11:48Aidez-nous à le ou les retrouver
11:50pour qu'ils soient punis.
11:52Un tel crime
11:52ne peut rester impuni.
11:53Mais il faut aussi
11:54le ou les retrouver
11:55parce que,
11:56tant qu'ils sera
11:57ou seront en liberté,
11:59d'autres enfants
11:59seront en danger.
12:02Surtout,
12:03Serge et Dominique Bécriche
12:04annoncent se porter
12:05partie civile.
12:06Ils auront ainsi
12:07accès au dossier
12:08et espèrent que les langues
12:09vont se délier.
12:11C'est long,
12:11très long,
12:12disent-ils
12:12et nous constatons
12:13qu'aucun élément nouveau
12:14n'arrive.
12:19En fait,
12:20Damien,
12:20on ne le sait pas encore
12:22mais à ce stade,
12:23les enquêteurs
12:23ont déjà
12:24entendu des suspects.
12:25Et surtout,
12:26un apprenti cuisinier
12:28de 16 ans
12:28qui habite
12:29dans une rue
12:30tout proche
12:31du lieu des faits
12:32et qui s'appelle
12:32Patrick Dills.
12:33Il a été entendu
12:34le mercredi
12:351er octobre,
12:37c'est-à-dire
12:37la veille
12:38de la cérémonie
12:39d'enterrement
12:39des enfants.
12:40Alors,
12:41il n'a pas de mobile
12:42et il a surtout
12:43un alibi
12:43plutôt solide
12:44à ce moment-là
12:45puisque le dimanche
12:46en question,
12:46ils rentraient
12:47avec ses parents
12:48de leur maison
12:49de campagne
12:49qui est située
12:50à Dainville
12:51dans la région
12:51et ils sont arrivés
12:53chez eux
12:53vers 18h45,
12:56donc trois quarts
12:57d'heure environ
12:58après leur supposé
12:59du crime
12:59puisqu'on se rappelle
13:00que le légiste
13:01a daté
13:02l'heure du crime
13:03aux alentours
13:03de 18h.
13:04Bon,
13:05malgré cet alibi,
13:06Patrick Dills,
13:08il y a un problème
13:08pour les enquêteurs,
13:09c'est que c'est lui,
13:11c'est cet ado de 16 ans
13:12qui les a mis
13:13sur la piste
13:13de cette fameuse
13:14Fiat Panda
13:15de couleur claire.
13:16Et à ce stade
13:17de l'enquête,
13:18c'est la seule personne
13:19entendue,
13:19le seul témoin
13:20qui évoque
13:21la présence
13:22de ce véhicule.
13:22Il a été relâché
13:23puis réentendu
13:25en décembre,
13:26trois mois
13:26après les crimes.
13:27Ainsi qu'un autre homme,
13:29Henri Leclerc,
13:30qui lui est manutentionnaire,
13:31il est chargé
13:32de l'entretien
13:33de l'imprimerie
13:33dont les locaux,
13:34on le sait,
13:35donnent sur le fameux talus.
13:37Et cet Henri Leclerc,
13:38il est souvent excédé
13:39par les gosses,
13:40comme il dit,
13:41qui jouent aux abords
13:42des bennes
13:42et il a l'habitude
13:43de faire des rondes,
13:45notamment le week-end,
13:46autour de son lieu de travail
13:47pour chasser
13:48ceux qui voudraient
13:49venir jouer
13:49autour des bennes.
13:51Cet Henri Leclerc,
13:52c'est un suspect sérieux.
13:53Alors,
13:53il y a deux témoignages.
13:54D'abord celui
13:55de la grand-mère
13:56d'une des victimes
13:57et celui
13:58d'un autre témoin
13:59qui disent
14:00tous les deux
14:00avoir aperçu
14:02ce fameux Henri Leclerc
14:04ensanglanté
14:05le long
14:05de la voie ferrée.
14:06Donc,
14:07c'est un suspect intéressant
14:08et c'est surtout
14:09un suspect
14:09qui finit par avouer
14:10le meurtre
14:11des deux garçonnets
14:12Alexandre et Cyril.
14:14Le seul problème,
14:15c'est que quasiment
14:16au même moment,
14:17Patrick Dils,
14:18vous savez,
14:18le jeune de 16 ans
14:19qui avait lui aussi
14:20été entendu,
14:21à son tour
14:22avoué lui aussi
14:23le double meurtre.
14:24Les deux
14:25n'ont pas vraiment
14:26de mobile.
14:27Ils disent qu'ils ont tué
14:28sans savoir pourquoi
14:29et chacun raconte
14:30à peu près la même histoire.
14:31Ils disent qu'ils ont pris
14:32une pierre
14:33et frappé la tête
14:34des enfants.
14:35Alors,
14:36c'est un vrai problème
14:37quand vous avez
14:37deux personnes différentes
14:38qui vous avouent
14:40le même crime
14:40et qui donnent
14:41à peu près
14:41la même description.
14:43C'est d'autant plus difficile
14:44lorsque ces deux personnes
14:46ne disent pas
14:47on l'a fait ensemble.
14:48Les deux disent
14:48non, non,
14:49on a commis ces meurtres
14:50tout seuls.
14:57Vous venez d'écouter
14:58le premier épisode
14:59de Crime Story,
15:00le double meurtre
15:01de Montigny-les-Messes.
15:03Suite de ce podcast
15:04dans le deuxième épisode,
15:05déjà disponible
15:06sur toutes les plateformes
15:07d'écoute
15:08et sur leparisien.fr.
15:10Crime Story
15:11est le podcast
15:12fait divers du Parisien.
15:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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