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Lundi 17 novembre 1986, 20h25, un homme est abattu boulevard Edgar Quinet dans le 14e arrondissement de Paris. La victime se prénomme Georges Besse, 58 ans et PDG du fleuron automobile Renault. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en quatre parties.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard, Clara Garnier-Amouroux, Pénélope Gualchierotti - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network

Archives : INA. Documentation.

Cet épisode de Crime story a été écrit en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Nous avons aussi exploité des ressources provenant de La Croix, L’Argus, et Secours rouge.

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News
Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Des années à accumuler les haines.
00:09Un jeune garçon de 10 ans a été tué par balle.
00:12Des aveux, 33 ans après.
00:14Son corps a été retrouvé un mois plus tard.
00:17Des hommes cagoulés ont tiré sur les mariés alors qu'ils...
00:19Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle avec le chef du service poli-justice du Parisien, Damien Delsenier.
00:33Bonjour Damien.
00:34Bonjour Claudia.
00:34Aujourd'hui dans Crime Story, les deux premiers épisodes sur quatre de notre podcast consacrés à l'assassinat du PDG
00:41de Renault et à la sanglante épopée du groupe Action Directe.
00:44Et donc à la traque de ce groupe terroriste d'ultra-gauche ancré dans l'histoire politique et judiciaire de
00:50la France des années 70 et 80.
00:55Novembre 1986 à Paris.
00:58Depuis cinq ans, la France est dirigée par le premier président de gauche de la Vème République, François Mitterrand.
01:04Mais depuis le mois de mars 1986, le paysage politique a changé.
01:08Pour la première fois, on voit apparaître la cohabitation avec un premier ministre de droite, un certain Jacques Chirac.
01:15Le lundi 17 novembre 1986, dans le 14e arrondissement de Paris, il est 20h25 précisément.
01:23Il fait particulièrement froid en cette soirée d'automne.
01:26Quelques promeneurs marchent sur les trottoirs du boulevard Edgar Kiné, à quelques dizaines de mètres de la gare Montparnasse et
01:33le long des murs du cimetière du Montparnasse.
01:35Quand soudain, tous entendent des détonations.
01:39Étrange.
01:41Quelques minutes plus tard, des policiers débarquent en ombre et bouclent le quartier.
01:45Le premier ministre Jacques Chirac et le préfet de police de Paris, Jean Paolini, arrivent sur les lieux.
01:51Les premiers témoins sont interrogés.
01:53J'entendais quatre coups de feu.
01:55Et ce qui s'est passé, c'est que, bon, j'ai reçu en sortie parce que j'ai cru
01:58d'abord que c'était un pétard comme ça,
02:00mais j'ai vu qu'il y avait deux personnes qui s'enfuyaient.
02:03Bon, j'ai vu une personne avec une veste bleue qui s'enfuyait du côté à droite, vers les cimetières.
02:09Le 17 novembre, personne n'a encore revendiqué l'attaque du boulevard Edgar Kiné.
02:13Mais une riveraine, Marie-Thérèse, a elle aussi entendu le premier coup de feu, suivi des trois autres.
02:19« Je me suis penchée par la fenêtre, dit-elle. J'ai tout de suite vu deux femmes.
02:23Enfin, je peux au moins affirmer qu'il y avait une femme.
02:26Elle avait des cheveux bruns et un manteau long.
02:29Toutes deux traversaient le boulevard en courant.
02:31J'ai simplement d'abord pensé qu'elles avaient eu peur.
02:34Après, j'ai réalisé que ce pouvaient être les auteurs du crime.
02:37Devant l'immeuble, depuis le quatrième étage, Marie-Thérèse distingue une silhouette étendue par terre.
02:44C'est celle d'un homme.
02:45La soixantaine, costume gris, chemise blanche et cravate neutre.
02:49La porte de l'immeuble d'à côté, le numéro 16, s'ouvre.
02:53Et on entend hurler « Papa ».
02:58Damien, grâce aux différents témoignages,
03:01les enquêteurs parviennent à reconstituer le fil des événements du boulevard Edgar Kiné.
03:05Oui, un peu avant 20h, une voiture s'est arrêtée à l'entrée du boulevard Edgar Kiné.
03:10Un homme en est descendu.
03:12La soixantaine, le costume gris, la chemise blanche.
03:15Il remonte à pied ensuite le boulevard en face des murs du cimetière.
03:19Et quand il arrive au niveau du numéro 14, il est pris pour cible.
03:23Certains témoins, on l'a dit, parlent de deux femmes, d'autres de deux femmes et d'un homme.
03:28Toujours est-il que ces personnes tirent sur cet homme qui remontait la rue.
03:33Et cet homme, il s'effondre immédiatement devant le numéro 14.
03:36En quelques minutes, pompiers et policiers sont sur place.
03:39Oui, alors c'est une scène de crime très choquante.
03:41L'homme baigne dans une flaque de sang.
03:44Les pompiers vont essayer de le réanimer pendant une dizaine de minutes.
03:47Ils vont d'ailleurs déchirer ses vêtements pour pratiquer ses manœuvres de réanimation, mais sans succès.
03:52Et tout ça va se dérouler en réalité sous les yeux de ses enfants et de sa femme
03:58qui ont ouvert la porte de chez eux en entendant les détonations
04:00et qui eux habitent au niveau du numéro 16, donc le numéro suivant l'endroit où s'est passé le
04:05crime.
04:06Les rumeurs sur l'identité de l'homme abattu circulent déjà sur le boulevard.
04:11Oui, car on comprend vite, en tout cas dans le quartier,
04:13que la victime habitait l'hôtel particulier situé au numéro 16 du boulevard Edgar Quinet.
04:20Et donc les voisins immédiats, ils savent exactement qui c'est, mais pas seulement.
04:23On l'a dit, il y a une présence politique, policière très forte dans les premières minutes qui suivent cet
04:29assassinat.
04:29Le premier ministre lui-même se rend immédiatement sur place, on l'a dit.
04:33C'est un indice que la victime est forcément un personnage de premier plan, quelqu'un de connu.
04:39Et en réalité, on comprend très vite qu'il s'agit de Georges Besse, qui est le PDG du fleuron
04:45français, la marque Renault.
04:47Sous une feuille de plastique blanc, le corps de Georges Besse, le PDG de Renault.
04:53Le patron de la régie a été assassiné au moment même où il rentrait chez lui.
04:58Son chauffeur venait de le déposer. Il était aux environs de 20 heures.
05:04Georges Besse est ce qu'on appelle communément un grand patron.
05:07Mais il n'était pas destiné à le devenir, loin de là.
05:11Né le dimanche 25 décembre 1927 dans le Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand, il est issu d'un milieu
05:16modeste.
05:17Son père est réparateur et poseur de lignes au PTT, l'administration publique, responsable des postes et des télégraphes, puis
05:24du téléphone.
05:26Georges Besse fait un parcours scolaire remarquable.
05:28Le lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand d'abord, puis, en 1947, la prestigieuse école parisienne Polytechnique.
05:36Reçu au 49e rang au concours de Polytechnique, il ressort 2e de sa promotion,
05:41ce qui lui permet de poursuivre ses études dans la non moins prestigieuse école des mines.
05:46Quand il obtient son diplôme, pas question pour lui de diriger des groupes avant d'être un parfait technicien.
05:51« Je me suis dit qu'il fallait que je sache ce que c'était qu'une mine », dira
05:55-t-il plus tard.
05:56Georges Besse se fait embaucher comme contremaître pendant un an dans celle de Bazaï, au nord de Metz,
06:01à la frontière avec la Belgique et le Luxembourg.
06:04En 1955, il devient chef de laboratoire à la diffusion gazeuse du commissariat à l'énergie atomique.
06:11En 1958, trois ans plus tard, il est directeur d'une société spécialisée dans le nucléaire
06:16et se voit confier par le général de Gaulle lui-même la mission de doter la France de l'arme
06:21nucléaire.
06:22Ce sera chose faite dès 1960.
06:26Georges Besse se présente volontiers chez les aristoparisiens de l'industrie
06:29comme un Auvergnat qui ne renie jamais ses racines.
06:32Avec un sourire ironique, il aime répéter à qui veut l'entendre « un sou, c'est un sou ».
06:38Quelques années plus tard, il intègre la filiale Alcatel, spécialisée dans le secteur des télécommunications,
06:43et en devient le directeur général adjoint.
06:46Cette expérience, qui lui apprend la gestion, le marquera et lui servira dans la suite de sa carrière.
06:52En 1981, Georges Besse résume son parcours ainsi.
06:56« Je suis originaire de Clermont-Ferrand, d'un milieu ouvrier,
06:59et j'ai suivi les étapes de l'école de la Troisième République,
07:02parce que c'est toujours comme cela que cela se passe.
07:04Mon père avait des ambitions pour son fils,
07:07alors j'ai fait taupe au lycée Blaise Pascal de Clermont,
07:09et je suis entrée à Polytechnique. »
07:12En 1982, il devient président directeur général de Péchiné,
07:16un très grand groupe industriel français dans le domaine de l'aluminium.
07:20Georges Besse prend la décision de céder la partie chimie,
07:22puis la partie acier de l'entreprise.
07:25Péchiné se recentre sur ses activités traditionnelles,
07:28l'aluminium, l'électrométallurgie,
07:31les composants industriels, le cuivre et le nucléaire.
07:38Damien, c'est une sorte d'opération coup de poing qui porte ses fruits.
07:41« En tout cas, le retour des bénéfices est amorcé dès 1984.
07:46Ça se confirme même sur l'exercice suivant.
07:49Un centre de recherche est même créé au sein de ce groupe
07:51qui retrouve de la croissance.
07:53Et cette opération réussie, elle vaut à Georges Besse
07:56le surnom de « sauveur de Péchiné ».
07:59En 1985, il est nommé président directeur général de la Régie Renault.
08:04« Oui, il a alors cette réputation, cette étiquette
08:07de redresseur d'entreprise en difficulté.
08:10Justement, la Régie Renault ne va pas très bien.
08:13Alors Georges Besse avoue qu'il ne connaît à cette époque
08:15pas grand-chose au secteur automobile,
08:17mais c'est un gros bosseur, un gros travailleur.
08:20Il arrive le matin à 7h, le premier arrivé au bureau,
08:23et il repart rarement avant 20h.
08:25Et d'ailleurs, souvent, il ramène beaucoup de travail chez lui.
08:29Cette année-là, un journaliste de l'Argus,
08:31un magazine consacré à l'automobile,
08:34assiste à l'Assemblée Générale de l'Entreprise
08:36qui se tient le mercredi 2 octobre 1985
08:39au Palais des Congrès de Paris.
08:41Oui, l'ambiance y est électrique,
08:43pour citer le journaliste qui écrit.
08:45D'ailleurs, comment cette réunion aurait-elle pu
08:47ne pas être crispée si l'on songe au contexte
08:50dans lequel elle s'inscrit ?
08:51En 1985, Renault est une marque convalescent,
08:55plombée depuis un an par un déficit historique
08:58de 12,5 milliards de francs,
09:01une chute de sa part de marché de 5 points,
09:03et une dégringolade des immatriculations
09:06de véhicules de la marque Renault de 23%.
09:09Donc, tous les indicateurs sont dans le rouge,
09:11en quelque sorte.
09:12Alors, Georges Bess semble pouvoir être l'homme
09:14de la situation, l'homme qui va redresser l'entreprise.
09:17Et en janvier 1985, donc,
09:19l'ancien patron est remercié,
09:21et c'est Georges Bess qui est nommé à sa place.
09:24Bernard Annon s'en va, donc, sur des erreurs économiques et sociales,
09:28comme vient de vous le dire Alain Doubeski,
09:29arrive M. Bess, le PDG de Péchiné,
09:32l'homme qui a réussi à résorber le déficit de cette entreprise.
09:36Pour la première fois, Renault aura comme PDG
09:39un homme qui n'est pas un homme maison.
09:41Ce polytechnicien de 57 ans tout juste,
09:43qui aime le bricolage et la campagne,
09:45à la réputation d'un manager tout à la fois autoritaire et pragmatique.
09:51Les propositions de Georges Bess ne se font pas attendre.
09:54Au mois de juin 1985,
09:56il présente un plan de suppression de 21 000 emplois.
09:59Plan qui doit être mis en place d'ici à la fin de l'année 1986.
10:04Sans surprise, pour les salariés, ça passe très mal.
10:08Quand le nouveau PDG sort du conseil d'administration
10:10où il vient de faire cette annonce,
10:11il est entouré et bousculé par une trentaine de militants de la CGT.
10:16Aux insultes, Georges Bess ne réagit pas.
10:18Les bras croisés, il attend et il finit par lancer
10:22« Messieurs, je vous ai entendus ».
10:24Puis il s'éclipse.
10:26Alors qu'elles étaient 637 en 1983,
10:30les concessions Renault ne sont plus que 587 en 1984.
10:34Un an après l'arrivée de Georges Bess,
10:37elles tombent à 483.
10:38Pour l'entreprise, comme pour les salariés,
10:41l'année 1985 chez Renault est une année noire.
10:44La marque aux losanges ne fait pas de bénéfices
10:47et elle perd même un peu d'argent.
10:48À cause de son fonctionnement,
10:50mais aussi à cause de l'entrée en vigueur
10:52de nouvelles mesures sur l'organisation du travail.
10:55Pour rappel, François Mitterrand a été élu en 1981
10:58et dès janvier 1982,
11:01une ordonnance prise en Conseil des ministres
11:03a instauré les 39 heures
11:04et la cinquième semaine de congés payés.
11:07Mathématiquement, le coût du travail augmente un petit peu.
11:10Georges Bess prend des décisions symboliques fortes.
11:13Il abandonne l'écurie cycliste de Renault,
11:15puis celle de Formule 1.
11:17Enfin, il met un terme aux activités de fabrication
11:20de moteurs de Formule 1.
11:22Assez discret, il n'est pas engagé politiquement
11:24et à côté de sa vie professionnelle,
11:26il a une vie de famille tout à fait classique.
11:28Marié à une agrégée de lettres, père de 5 enfants,
11:31il mène une vie simple, passe ses vacances en Touraine
11:33dans une maison de famille et se tient à l'écart
11:35des mondanités parisiennes.
11:37Dans la sphère intime, il est même décrit comme caustique,
11:40voire parfois jovial et enjoué.
11:47Damien, Georges Bess a une particularité comparée
11:49à d'autres chefs d'entreprise de cette envergure,
11:52c'est qu'il refuse les avantages dont il pourrait bénéficier.
11:55Oui, à titre d'exemple, tous les PDG de Renault
11:58ont normalement un appartement de fonction
12:00qui se situe en bas de la prestigieuse avenue des Champs-Elysées.
12:04Lui va refuser ce logement de fonction,
12:06il va vouloir rester dans son appartement du 14e arrondissement.
12:10Idem pour les services du chauffeur
12:12qui lui est évidemment dédié en principe.
12:15Très régulièrement, il ne veut pas de ce chauffeur,
12:18il ne veut pas de la voiture de fonction,
12:19il préfère faire ses allées et venues dans sa propre voiture
12:23qui est une Renault évidemment, mais qui est une R5,
12:25donc l'un des plus petits modèles de chez Renault.
12:28Il va également refuser la protection policière
12:31dont il pourrait bénéficier en tant que grand patron.
12:34Il essaie de cultiver cette image d'un patron « normal »,
12:37entre guillemets, relativement proche de ses équipes.
12:40Il a d'ailleurs l'habitude de terminer ses entretiens
12:43avec les leaders syndicaux ou les commerciaux de son entreprise
12:47par cette phrase « Mais regardez-moi,
12:50ai-je l'air d'un type qui a envie de perdre de l'argent ? »
12:53L'annonce de l'assassinat de Georges Besse est un immense choc
12:56et en France, les réactions sont unanimes.
12:59Oui, le monde du patronat, évidemment,
13:00les personnalités politiques aussi, même les syndicats
13:03vont rendre hommage au PDG de Renault.
13:06Yvon Gattas, qui est à l'époque le président du Conseil national du patronat français,
13:10le patron des patrons, dit-lui ne pas comprendre
13:13pourquoi cette violence aveugle se tourne vers des responsables économiques
13:17qui n'ont jamais fait de politique.
13:20L'antenne de la CFDT de la régie Renault dénonçait un acte criminel et inqualifiable
13:25qui intervient au moment où le sensible redressement de l'entreprise se faisait sentir.
13:30Le président de la République, François Mitterrand, en déplacement en Afrique,
13:34fait part de son émotion et de sa grande peine
13:37depuis la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou.
13:40Oui, il va dire la France perd avec Georges Besse un numéro 1.
13:44J'éprouve une grande peine devant la mort
13:46dans des circonstances particulièrement tragiques de cet homme remarquable.
13:50Une grande peine pour les siens,
13:51une grande peine pour Renault,
13:53une grande peine pour la France.
13:54Cet événement confirme une fois de plus
13:57que toutes nos forces doivent s'unir contre le terrorisme
14:00sans défaillance et sans compromis.
14:03On le comprend à travers cette déclaration,
14:05la pression est évidemment très forte
14:07pour retrouver les exécutants
14:09et peut-être aussi et surtout
14:10les commanditaires de cet assassinat.
14:13Dès le lundi 17 novembre au soir,
14:16jour de l'assassinat de Georges Besse,
14:18la police trouve un indice.
14:20Alors cet indice, il va être découvert
14:22sur les marches de la station de métro,
14:24de la bouche de métro de la station Raspail,
14:26donc assez près du lieu du crime,
14:29du boulevard Edgar Kiné.
14:30C'est un témoin qui va ramasser sur les marches
14:33un tract qu'il va ensuite ramener aux policiers.
14:36Ce tract, il est signé d'un commando Pierre Auvergnet.
14:40Pierre Auvergnet, c'est qui ?
14:42C'est un ancien ouvrier de Renault.
14:45Un tract retrouvé le 17 novembre au soir au métro Raspail.
14:48Quelques heures auparavant, Georges Besse
14:50avait été abattu devant son domicile.
14:53Action Directe signait cet attentat,
14:55commando Pierre Auvergnet.
14:56Mais les enquêteurs notaient qu'à aucun moment
14:58le nom du PDG de Renault n'était cité.
15:01Vous venez d'écouter le premier épisode
15:02de Crime Story, l'assassinat du PDG de Renault,
15:05la sanglante épopée du groupe Action Directe.
15:08Suite de ce podcast dans le deuxième épisode,
15:11déjà disponible sur toutes les plateformes d'écoute
15:13et sur leparisien.fr.
15:15Crime Story est le podcast fait divers du Parisien.
15:19Crime Story.
15:19Crime Story.
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