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A l’automne 1965, le corps de Georges Segrétin, banquier, est retrouvé calciné dans sa voiture. L’enquête patine quelque temps jusqu’à ce que les policiers se mettent à soupçonner une vendeuse du village. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Clara Garnier-Amouroux, Anaïs Godard et Clémentine Spiler - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network. Documentation.

Cet épisode de Crime story a été préparé en puisant dans les archives du Parisien, avec l'aide de nos documentalistes. Nous avons aussi exploité les ressources suivantes : “L’affaire du Bois bleu - les innocents de La Guerche” de Gérard Boursier et Manuel Jacquinet aux Éditions Malpaso Radio Caroline Media, ainsi que Détective, Elle et Le Nouvel Obs.

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#crimestory #truecrimepodcast #boisbleu

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Transcription
00:01Bonjour, je suis Claudia Prolongeau et vous écoutez Crime Story, le podcast fait divers du Parisien.
00:07Un jeune garçon de 10 ans a été tué par balle.
00:10Des aveux, 33 ans après.
00:12Son corps a été retrouvé un mois plus tard.
00:15Des hommes cagoulés ont tiré sur les mariés.
00:17Chaque semaine, je vous raconte une grande affaire criminelle avec le chef du service polyjustice du Parisien, Damien Delsenis.
00:31Bonjour Damien.
00:32Bonjour Claudia.
00:33Aujourd'hui dans Crime Story, l'affaire du bois bleu, le banquier assassiné et le poison de la rumeur.
00:39Nous sommes dans les années 60, aux portes du Berry, entre Bourges et Nevers.
00:44Un meurtre, un village, des ragots et des rumeurs et des femmes au cœur d'une enquête où le romanesque
00:51a failli l'emporter sur la vérité.
00:56Le mardi 2 novembre 1965, vers 22h, le téléphone du directeur de la succursale Société Générale de Bourges sonne.
01:04A l'autre bout du fil, la femme d'un des employés, Madame Segrétin, est inquiète.
01:10Son mari, Georges Segrétin, 54 ans, n'est pas rentré.
01:13Il est parti comme d'habitude ce matin pour se rendre à La Guerche, petit village situé entre Bourges et
01:19Nevers,
01:19afin d'ouvrir l'agence bancaire aux mêmes heures que le marché du village.
01:23L'après-midi, il avait plusieurs rendez-vous avec des clients.
01:27Un peu grippé, il avait dit à sa femme qu'il rentrerait de bonne heure.
01:30Mais voilà que la nuit est tombée, depuis déjà plusieurs heures, et qu'il n'est toujours pas revenu.
01:36L'employeur de Georges Segrétin partage immédiatement les craintes de son épouse.
01:40Et celles-ci sont encore accentuées quand il constate que son employé n'a pas déposé dans le coffre de
01:46l'agence sa sacoche.
01:48D'ordinaire, tous les employés sont supposés mettre à l'abri, avant de rentrer chez eux,
01:53ces pochettes qui contiennent souvent des sommes conséquentes en liquide,
01:56remises par divers clients, notamment des commerçants.
01:59Pour le directeur, il ne fait aucun doute que Georges Segrétin ne peut pas être parti avec cet argent.
02:05C'est un homme de confiance, qui a toujours donné satisfaction au travail.
02:08Il est consciencieux et très respectueux des règles.
02:12Un peu avant minuit, le directeur de la banque sonne l'alerte, à son tour.
02:16Il passe un coup de téléphone à la brigade de recherche de la gendarmerie de Bourges.
02:20C'est le début de l'affaire du bois bleu.
02:24Quand ils commencent leur recherche, les enquêteurs n'ont que très peu d'éléments.
02:28Georges Segrétin est parti le matin même pour se rendre à Laguerche-sur-le-Aubois,
02:32une petite commune rurale située à 45 km en direction de Nevers et qui compte environ 3000 habitants.
02:38Le disparu conduisait une deux chevaux bleue appartenant à la banque.
02:42Dès le lendemain, le mercredi 3 novembre,
02:45les enquêteurs obtiennent la confirmation que Georges Segrétin a bien ouvert l'agence la veille.
02:50Il a déjeuné vers 13h à l'hôtel du Berry,
02:53puis il a pris la route pour rendre visite à quelques clients.
02:56A 16h50, il est repassé à l'agence et a dit au comptable qu'il craignait d'être en retard
03:01pour un rendez-vous prévu à 17h.
03:04Après quoi, plus de traces du banquier.
03:07Le jeudi 4 novembre, deux bûcherons de la chapelle Hugon,
03:10une toute petite commune située au sud de Laguerche,
03:13contactent à leur tour les gendarmes.
03:15Alors qu'ils traversaient le bois bleu,
03:17une petite forêt dans laquelle ils devaient venir couper du bois,
03:19ils ont aperçu une voiture à moitié brûlée.
03:22Et à la place du conducteur, un cadavre calciné.
03:26Le moteur et l'avant de la voiture sont intacts.
03:29Et la plaque d'immatriculation confirme que ce véhicule est bien celui de la banque utilisé par Georges Segretin.
03:43Damien, même si la situation laisse peu de place au doute,
03:46il faut identifier officiellement le cadavre.
03:49Oui, il n'y a quasiment aucun doute,
03:50d'autant que le corps porte encore une bague qui n'a pas été abîmée par la crémation
03:55et qui est bien celle de Georges Segretin.
03:57Alors très vite, la nouvelle va se répandre.
04:00Et le bois bleu, qui est une petite forêt plutôt isolée et déserte,
04:03va devenir le décor d'une agitation particulièrement importante.
04:08Il y a beaucoup de gendarmes, ça c'est normal.
04:09Il y a aussi la juge d'instruction, Madame Chouvelon,
04:13ainsi que le procureur et d'autres personnalités locales.
04:16Et à partir de 13h, c'est une équipe de la police judiciaire d'Orléans qui débarque sur place.
04:22La gendarmerie est désaisie au profit de la police judiciaire.
04:25Est-ce que ça arrive souvent et pourquoi ?
04:28Alors, en principe, la France est découpée en zones géographiques
04:32qui déterminent la compétence soit de la gendarmerie, soit de la police.
04:36Mais il appartient toujours aux magistrats de choisir entre les deux.
04:40Certains juges d'instruction préfèrent travailler avec la police judiciaire,
04:43surtout en réalité à cette époque, on est dans les années 60,
04:47où les enquêtes complexes ou sensibles sont plus souvent confiées à la PJ.
04:52Une fois que l'identité de la victime est confirmée,
04:55les enquêteurs veulent comprendre quand Georges Segrétin est mort et surtout pourquoi.
05:00Alors, pour la première question, pour le quand, ils ont quelques indices.
05:04Notamment un homme qui vit et travaille dans la région
05:06et qui leur dit qu'il est passé sur cette même route la veille,
05:10donc le mercredi 3 novembre, le lendemain de la disparition de Georges Segrétin.
05:14Il dit aux policiers que la voiture était déjà là.
05:17Il leur dit même autre chose.
05:19Il leur dit qu'elle était en train de brûler.
05:21Malgré tout, malgré cette constatation,
05:24il n'a pas considéré, ce témoin, que c'était un motif
05:26pour s'arrêter ou pour contacter les autorités.
05:29Mais ça donne quand même une première indication.
05:32Ça veut dire que ça fait au moins 24 heures que Georges Segrétin est mort.
05:36Sur la question du pourquoi, en revanche, là, il n'y a rien du tout.
05:40Toutes les personnes interrogées font le même portrait du banquier dans son entourage.
05:44Un homme paisible qui n'a montré aux dernières personnes dont il a croisé la route
05:48aucun signe de nervosité ou d'angoisse.
05:52La thèse du suicide est rapidement écartée.
05:56Outre le fait que personne ne connaissait à Georges Segrétin de tendance suicidaire,
06:00on ne retrouve pas à côté de lui de quoi allumer un feu.
06:04Il semble de surcroît que le corps n'a pas bougé pendant qu'il brûlait.
06:08Georges Segrétin serait donc mort avant
06:09et cela implique nécessairement l'intervention d'un tiers.
06:14Enfin, les affaires personnelles du banquier sont introuvables,
06:17comme si quelqu'un s'en était emparé.
06:19Sur le sol, autour de la voiture, les enquêteurs constatent
06:23que des traces de pneus d'un autre véhicule
06:25se superposent à celles de la voiture de Georges Segrétin.
06:28Les policiers recueillent des cendres sur la scène du crime pour les faire analyser
06:31et le corps du défunt est transporté à l'hôpital de Bourges pour autopsie.
06:35L'objectif est de comprendre comment l'homme a été tué
06:39avant que son cadavre ne soit brûlé.
06:41Si c'est par arme à feu, par exemple,
06:43l'analyse balistique permettra peut-être d'orienter l'enquête.
06:47Les résultats de l'autopsie arrivent dans la soirée.
06:50Avant d'être brûlée, Georges Segrétin a été assommé.
06:54Comprenant qu'on ne peut plus rien tirer de l'examen du corps,
06:57la juge d'instruction, Georgette Chouvelon, délivre le permis d'inhumer.
07:01Alors que l'affaire est déjà largement reprise dans la presse locale,
07:05l'enquête patine.
07:06Après être parti sur la piste du dernier client rencontré par Georges Segrétin,
07:10les enquêteurs étudient celle d'un couple de SDF de la région
07:13et celle d'un groupe d'agents immobiliers qui lui ont demandé le jour du meurtre
07:16la route pour se rendre à la guerche.
07:19Sans succès.
07:20Dix jours après le début de l'affaire,
07:22les policiers n'ont toujours aucune idée de ce qui a pu arriver aux banquiers.
07:25Mais quand ils patrouillent dans la grande rue
07:27et qu'on leur pose des questions,
07:29ils préfèrent laisser croire aux habitants qu'ils sont sur une vraie piste.
07:32Le crime est même tout proche de sa résolution.
07:36Seulement, ils ne peuvent pas en dire plus sur le moment.
07:39Faute d'éléments tangibles, les rumeurs courent à la guerche et se multiplient.
07:44Alors, les policiers commencent à s'y intéresser.
07:47Après tout, la vérité s'y cache peut-être.
07:53Damien, justement, ces rumeurs concernent, entre autres, une femme
07:56et cette femme intéresse particulièrement les policiers.
07:59Cette femme, c'est Monique Caz.
08:01Elle vit à la guerche.
08:03Alors, la guerche, géographiquement, c'est un village tout en longueur,
08:07un grand bourg tout en longueur,
08:09qui est traversé par une longue rue, un peu au milieu de la campagne,
08:12on l'a dit, entre Bourges et Nevers.
08:13Et dans cette rue principale,
08:15il y a un magasin de photos
08:17qui est tenu par Monique Caz et son mari René Caz.
08:21Monique Caz, comme tout le monde dans le secteur,
08:24s'intéresse beaucoup à cette affaire.
08:26Elle lit la presse.
08:27Et un matin, une information l'interpelle.
08:29Oui, elle va lire qu'une jeune fille déclare dans le journal
08:32avoir vu la deux chevaux bleue de Georges Segretin
08:35à une vingtaine de kilomètres de la guerche.
08:38Or, Monique Caz se dit que c'est impossible
08:40car elle a elle-même aperçu cette voiture
08:43à la même heure, mais dans le bourg de la guerche.
08:46Donc, elle se dit que forcément, il y a une erreur
08:48et que peut-être, il faut aller réparer cette erreur
08:51qui mettrait les enquêteurs sur une fausse piste
08:53en allant contredire ce témoignage.
08:55Donc, elle va se rendre, elle, à la brigade de gendarmerie.
08:58Et c'est à partir de ce moment-là
09:00qu'elle va devenir un personnage central de l'histoire.
09:07Monique Caz est née le dimanche 25 juin 1939
09:10à Comentry, près de Montluçon, dans l'Allier.
09:13Nous sommes à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.
09:16Après la guerre, elle étudie à Montluçon
09:18et passe une première partie du bac à 15 ans.
09:21Deux ans plus tard, à 17 ans,
09:22elle est vendeuse dans un magasin de chaussures
09:24et épouse René Caz, un ouvrier photographe
09:27qui travaille dans la même ville.
09:29Ensemble, ils achètent un fonds de commerce à la Gerche
09:31et décident d'ouvrir leur propre boutique
09:33de matériel photographique.
09:35Le samedi 1er juin 1957,
09:38ils inaugurent ce nouveau magasin
09:39situé entre le salon de coiffure et le bistrot.
09:42Le début d'une nouvelle vie.
09:44Les années qui suivent,
09:45le couple accueille trois enfants,
09:47un garçon et deux filles.
09:49Le quotidien du couple est aussi calme
09:51que peut l'être une vie de famille nombreuse.
09:53Le magasin fonctionne correctement,
09:55les parents sont heureux,
09:56les enfants vont à l'école.
09:58A la Gerche,
09:59on n'apprécie pas beaucoup Monique,
10:01comme le raconte un article du Nouvel Observateur,
10:03aujourd'hui le Nouvel Obs,
10:04paru en 1967.
10:06Dans le village,
10:07elle est perçue comme une étrangère
10:09car elle ne vient pas du Cher
10:10mais du département voisin,
10:11l'Allier.
10:12Ensuite,
10:13on estime que ce n'est pas une fille de la campagne.
10:15Elle s'habille avec élégance,
10:17jupes aux genoux,
10:18chaussures à talons,
10:19comme si elle était à la ville.
10:21Elle se teint les cheveux.
10:22Un jour, elle est brune
10:23et le lendemain,
10:25elle est transformée par un blond platine
10:26à la Marilyn Monroe.
10:28Et puis,
10:29elle a une forte personnalité,
10:31délurée, dit-on,
10:32et elle n'a pas la langue dans sa poche.
10:34Mais surtout,
10:35elle traîne la réputation
10:37d'être une voleuse de mari.
10:38Ils n'ont aucune preuve,
10:39mais ses voisins ont le sentiment
10:41qu'il faut se méfier d'elle.
10:42Une femme libre,
10:44aux mœurs dites légères,
10:46voilà qui leur semble
10:47d'emblée suspect.
10:48Peu de temps après le meurtre
10:50de Georges Segretin,
10:51dans Le Secret des Intérieurs,
10:53au coin du feu,
10:54il se murmure que Monique Caz
10:55pourrait bien être l'auteur du crime
10:57et qu'elle aurait pu bénéficier
10:59de la complicité d'un gendarme.
11:05Damien,
11:05d'où vient cette idée ?
11:06Alors, Monique Caz est effectivement
11:08amie avec un gendarme,
11:10un certain Jules Barraud.
11:12Alors,
11:12ils sont même un peu plus que des amis,
11:14ils sont des amants.
11:15Alors, rappelez-vous,
11:16Monique Caz,
11:16à un moment donné,
11:17elle s'est rendue à la gendarmerie
11:19pour déclarer qu'elle avait vu
11:20dans la guerche
11:21la voiture de Georges Segretin.
11:23Après cette intervention,
11:25les policiers,
11:26ceux de la police judiciaire
11:27qui enquêtent vraiment
11:27sur le meurtre,
11:29ils vont aller sur place
11:30et puis ils vont interroger
11:32Monique Caz
11:32pour lui demander son emploi du temps,
11:34le jour du crime.
11:35Alors, elle va expliquer
11:36que dans la matinée,
11:37elle était à la guerche
11:38et que l'après-midi,
11:40elle s'est rendue
11:40avec son amie gendarme
11:42Jules Barraud
11:43à l'aérodrome de Bourges.
11:45Alors, pour quoi faire ?
11:46Pour y regarder
11:47les avions décoller.
11:48Ça peut paraître
11:49extrêmement bizarre aujourd'hui,
11:51mais ça se faisait beaucoup
11:52dans les années 60
11:53d'aller regarder
11:54des avions décoller,
11:55notamment à l'aéroport d'Orly
11:57près de Paris.
11:57Donc, rien de très intéressant
11:59jusque-là ?
12:00Non.
12:01Elle explique qu'ensuite,
12:02ils sont rentrés à la guerche,
12:03qu'ils ont pris l'apéritif
12:04le soir,
12:05enfin, une journée
12:05à peu près classique.
12:06Du coup, les policiers
12:07vont aller aussi interroger
12:09le gendarme Jules Barraud.
12:10Le problème,
12:11c'est que lui,
12:12il va raconter
12:12toute autre chose.
12:14Lui, il prétend
12:15que ce jour-là,
12:15il était à Saint-Amand,
12:17donc pas à l'aérodrome de Bourges
12:18en train de regarder
12:19les avions décoller
12:20avec Monique Caz.
12:21Donc, pour les policiers,
12:23c'est certain.
12:23Il y a quelqu'un qui a menti
12:25et eux, ils pensent
12:25que c'est Monique
12:26qui a menti.
12:28Donc, fin novembre,
12:28on est près d'un mois
12:29après le meurtre
12:30de Georges Segrétin,
12:32deux agents
12:32viennent la chercher
12:33chez elle
12:34et l'emmènent
12:35pour un interrogatoire.
12:36Alors,
12:36ils lui présentent ça
12:37comme un interrogatoire
12:38de pure forme
12:39qui doit durer
12:39environ un quart d'heure.
12:40Mais en réalité,
12:41cette audition,
12:42elle va durer
12:4336 heures.
12:45Monique Caz
12:45finit par être relâchée,
12:47mais évidemment,
12:48le fait qu'elle ait été
12:49entendue
12:50et surtout
12:51entendue aussi longtemps,
12:52elle a passé une nuit
12:53au commissariat,
12:55ça fait jaser,
12:56ça alimente
12:57des rumeurs
12:58qui sont déjà
12:58très vivaces
12:59dans la ville.
13:00Dans un livre
13:01écrit par Gérard Boursier
13:02et Manuel Jacquinet
13:03qui s'appelle
13:04L'Affaire du bois bleu,
13:05les auteurs racontent
13:06à quel point
13:07à partir de ce moment-là
13:09la vie de la famille Caz
13:10change.
13:11Oui,
13:11ils vont raconter par exemple
13:12qu'à l'école,
13:13le fils aîné
13:14de Monique et René,
13:15on le marginalise complètement.
13:17Plus personne
13:17ne veut lui parler,
13:18plus personne
13:19ne veut jouer avec lui
13:20et on lui dit
13:21que c'est parce que
13:22sa maman
13:23va bientôt
13:24être emprisonnée.
13:25Pourtant,
13:25aucune charge
13:26ne pèse sur Monique Caz.
13:28Alors officiellement non,
13:29et puis s'il y en avait,
13:30c'est dans le secret
13:31du dossier de l'enquête,
13:32donc les habitants
13:33ne sont pas censés
13:34être au courant.
13:35Mais le mardi
13:3718 janvier au soir,
13:38on est donc
13:39un peu plus de deux mois
13:40après le meurtre
13:41de Georges Segretin,
13:42le commissaire lui-même,
13:44chargé de l'enquête,
13:44le commissaire Ayala,
13:46va débarquer
13:47chez la famille Caz.
13:48Monique est en train
13:49de dîner
13:50avec ses enfants
13:51et il va lui dire
13:52cette phrase,
13:53préparez vos affaires,
13:54on va vous emmener.
14:02Vous venez d'écouter
14:03le premier épisode
14:04de Crime Story,
14:05l'affaire du bois bleu,
14:07le banquier assassiné
14:08et le poison de la rumeur.
14:10Suite et fin de ce podcast
14:11dans le deuxième épisode,
14:13déjà disponible
14:14sur toutes les plateformes
14:15d'écoute
14:15et sur le parisien.fr.
14:17Crime Story
14:18et le podcast
14:19fait divers du parisien.
14:24Sous-titrage Société Radio-Canada
14:26Sous-titrage Société Radio-Canada
14:29Sous-titrage Société Radio-Canada
14:30Sous-titrage Société Radio-Canada
14:30Sous-titrage Société Radio-Canada

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