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Le jeudi 28 janvier 1988, alors que deux policiers toulonnais réalisent une opération de routine, ils se retrouvent au milieu d’une fusillade. Crime story raconte cette affaire dans un podcast en deux parties.

Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Ecriture et voix : Clawdia Prolongeau et Damien Delseny - Production : Pénélope Gualchierotti, Raphael Pueyo et Orianne Gendreau - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : Audio Network.

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Transcription
00:01Vous écoutez Crime Story, la traque de Roberto Succo, deuxième et dernier épisode.
00:10Fin janvier 1988, après le meurtre d'un policier à Toulon dans le Var,
00:15toutes les polices de France et de Suisse se lancent aux trousses du suspect.
00:19Ils ont seulement sa photo et un prénom par lequel il se ferait appeler André.
00:24Après l'avoir manqué plusieurs fois et alors qu'il commet entre temps des enlèvements,
00:28des vols et des viols, les policiers arrivent à l'identifier.
00:32Il s'agit de Roberto Succo, un jeune italien de 25 ans et déjà condamné dans son pays
00:38pour un crime aussi rare que sordide.
00:43Roberto Succo est né en avril 1962, à Regione l'Emilia,
00:48une petite ville proche de l'Adriatique dans le nord de l'Italie.
00:51Un jour d'avril 1981, alors qu'il vient de fêter ses 19 ans,
00:55il se dispute avec sa mère qui refuse de lui donner les clés de la voiture familiale
00:59car il conduit trop vite.
01:01De rage, Roberto la tue de plusieurs coups de couteau.
01:04Puis il étouffe son père, policier,
01:07qui rentre du travail en lui mettant un sac en plastique sur la tête.
01:11Ensuite, il fait preuve d'un calme étonnant.
01:14Pendant que ses parents gisent dans une mare de sang dans la salle de bain familiale,
01:18Roberto se rend le lendemain dans son lycée, le plus normalement du monde.
01:22Pendant 48 heures, personne ne se doute du drame
01:25qui vient de se jouer dans le huis clos familial des Succo.
01:29Mais les collègues de son père finissent par s'inquiéter de ne pas le voir
01:33et il donne l'alerte le samedi 11 avril.
01:36Quand les policiers entrent chez les Succo,
01:38le père et la mère sont déjà morts depuis deux jours.
01:41Et Roberto a disparu.
01:44Un avis de recherche est immédiatement lancé
01:46et il faut encore deux jours pour que le jeune homme soit localisé
01:49à l'extrême est de l'Italie,
01:52près de Trieste et de la frontière avec la Slovénie.
01:55Le lundi 13 avril,
01:57les carabiniers sont prévenus par des clients d'un bar qui l'ont reconnu.
02:00Ils montent une opération pour l'appréhender.
02:03Quand ils l'aperçoivent,
02:05ils lui sautent dessus,
02:06ceinturent le meurtrier et parviennent à le désarmer.
02:09Son pistolet est celui utilisé par la police italienne.
02:13Il avait pris l'arme de service de son père.
02:16Au commissariat de Venise où il est transféré,
02:19Roberto Succo reconnaît sans peine son crime.
02:21D'après le commissaire en chef de la préfecture de Venise,
02:25Roberto Succo est apparemment normal,
02:27très intelligent,
02:28mais inséré dans un cadre irréel, dit-il.
02:31Présenté à un magistrat,
02:33il explique avoir tué son père après sa mère
02:35pour qu'il ne sache pas, dit-il,
02:37que sa femme était morte
02:38et son fils unique, un assassin.
02:45Une voisine de la famille,
02:46interviewée par les équipes de Fêtes Entrer l'Accusé,
02:49se souvient de l'intervention des policiers
02:51dans l'appartement des Succo.
02:55Ils sont ressortis en disant
02:57« Nous pensons que c'est le fils qui a fait cela. »
03:01J'ai dit non.
03:03Ce n'est pas possible.
03:05Parce que Roberto n'avait pas l'air d'être capable,
03:09enfin, du moins je le pense,
03:13de faire un acte aussi fou.
03:15« Nous sommes descendus,
03:19nous avons vu que la voiture n'était pas là. »
03:22Alors j'ai dit oui, c'est lui.
03:23C'est Roberto qui a fait cela.
03:28Damien Delsenis, Roberto Succo est jugé
03:31et condamné à 10 ans de prison
03:33pour avoir tué ses parents.
03:34Oui, mais finalement,
03:35il est reconnu irresponsable pénalement
03:38et donc interné dans un établissement psychiatrique.
03:42Pendant longtemps,
03:43il va adopter un comportement correct,
03:45dans cet hôpital.
03:46Il ne va pas créer de problème.
03:47Il va vivre dans des chambrés
03:49de plusieurs détenus comme lui
03:51qui ont des problèmes psychiatriques
03:52sans jamais entrer en conflit avec eux.
03:54Au contraire même,
03:55il leur fait leur courrier,
03:57leur petite comptabilité
03:58et l'administration de l'hôpital psychiatrique
04:01utilise même Roberto Succo
04:03pour rendre un certain nombre de services.
04:05Peu après, il reprend ses études.
04:07Il va réussir son bac,
04:09s'inscrire à distance à l'université de Parme,
04:12à une cinquantaine de kilomètres
04:13de l'endroit où il est interné.
04:15Les surveillants disent unanimement
04:17qu'il est d'une intelligence plutôt supérieure.
04:20Donc, il va obtenir l'autorisation,
04:22du fait de son bon comportement,
04:24de quitter l'hôpital psychiatrique le matin
04:26pour y revenir le soir,
04:28après ses cours,
04:29afin de poursuivre dans les meilleures conditions possibles,
04:32ses études.
04:32Le jeudi 15 mai 1986 au matin,
04:36Roberto Succo part à l'université de Parme,
04:38comme d'habitude.
04:39Sauf que cette fois, le soir,
04:41il ne revient pas.
04:42Son histoire italienne prend fin.
04:44Il écrit donc une nouvelle page,
04:46celle qui va se dérouler en France
04:48et dans laquelle il devient André, le tueur fou.
04:55Alors que la police ne parvient toujours pas
04:57à mettre la main sur Roberto Succo,
04:59ils en apprennent plus
05:00sur le parcours criminel de l'italien.
05:03C'est vraisemblablement vers la fin de l'année 1986
05:07que Roberto arrive dans la région du lac d'Annecy.
05:10Et son premier crime
05:11pourrait être le meurtre d'un policier,
05:14bien avant Michel Morandin.
05:16Le vendredi 3 avril 1987,
05:19alors qu'il sort de chez lui, à Trévise,
05:21près d'Aix-les-Bains,
05:23Alain Castillo, motard de la brigade de Chambéry,
05:26est abattu d'une balle dans la tête
05:27à travers la portière de sa voiture.
05:30Son arme de service,
05:31un manurin 9 mm, a disparu.
05:34Et c'est justement une arme de ce type,
05:37dont le numéro de série a été limé,
05:39qui a été retrouvé le 30 janvier,
05:41près de Lausanne,
05:42dans l'Alfa-Romeo volé par Succo
05:44lors de sa cavale.
05:45Les deuxièmes et troisièmes meurtres
05:47seraient ensuite
05:48selon l'enquête de police,
05:50ceux de France Woudin
05:51et du docteur Michel Astoul de Cisteron.
05:54Seul le corps du médecin a été retrouvé,
05:56mais il ne fait pas de doute pour les enquêteurs
05:58que la jeune femme disparue le même jour
06:00a elle aussi été tuée.
06:02Il pense que Roberto Succo,
06:04plus tard dans la journée,
06:05a également agressé un chauffeur de taxi
06:07près de Gap.
06:08Il y a ensuite l'enlèvement d'une femme et son fils
06:11le samedi 27 juin 1987
06:13à Punichatnaud,
06:14dont nous avons déjà parlé.
06:16Le samedi 24 octobre,
06:17alors qu'elle se trouve seule
06:19dans sa villa de Menton-Saint-Bernard,
06:21à l'est du lac d'Annecy,
06:22Claudine Duchosal, 34 ans,
06:25est surprise par un homme
06:25qui s'est introduit chez elle.
06:27Il la viole,
06:28puis la bat d'une balle dans la tête.
06:30Une balle de calibre 9 mm.
06:34Durant son périple meurtrier en France,
06:36Roberto Succo aurait tué ainsi
06:38en tout 5 personnes
06:39et en aurait agressé 3.
06:41Côté suisse,
06:43il a violé au moins 2 femmes.
06:44Et pourtant,
06:45il reste insaisissable.
06:48Rapidement,
06:49la psychose s'étend.
06:50Après l'arrestation de la mauvaise personne
06:52le lundi 1er février,
06:54un policier abat à Marseille,
06:56un jeune homme qu'il voit rôder
06:57autour d'une Alfa Romeo.
06:58Ce n'est pas Roberto Succo.
07:01La gigantesque chasse à l'homme
07:02organisée en France,
07:04en Suisse
07:04et en Italie s'intensifie.
07:06Des dizaines de témoins
07:08croient l'apercevoir
07:09à plusieurs reprises.
07:10Mais tous se trompent.
07:16Damien, en fait,
07:17à ce moment-là,
07:18Roberto Succo
07:18a réussi à quitter la Suisse.
07:20Et le plus simplement du monde
07:22en prenant simplement le train.
07:24Et en fait,
07:25pendant que tout le monde
07:26le cherche en Suisse,
07:27il est retourné en Italie.
07:29Le dimanche 28 février 1988,
07:32un mois après la mort
07:33du policier Michel Morandin,
07:35des policiers italiens
07:36patrouillent sur une route
07:37près de Trévise,
07:39au nord de Venise.
07:40Oui, c'est une route
07:40assez peu fréquentée.
07:42Ils aperçoivent cette voiture,
07:43ils décident de la contrôler.
07:45Ils interceptent le véhicule
07:46et s'aperçoivent rapidement
07:48quelle figure cette voiture
07:49au fichier des véhicules volés.
07:52Un des policiers
07:53va donc demander au conducteur
07:54ses papiers.
07:55Le conducteur tend les papiers.
07:57Il est évident
07:58que ce sont des faux.
07:59Donc, les policiers s'aperçoivent
08:01que ces papiers sont bizarres.
08:02Ils vont braquer leur torche
08:03sur le visage du conducteur.
08:05Et là,
08:06ils reconnaissent l'homme
08:07qui est l'un des plus recherchés
08:08en Europe,
08:09Roberto Succo.
08:11Naturellement,
08:11il s'apprête
08:12à lui passer les menottes.
08:13Et là, tout s'accélère.
08:14Roberto Succo
08:15est comme d'habitude
08:16plus rapide.
08:17Il remet le moteur en marche.
08:19Il démarre en trombe.
08:20Alors,
08:20il ne connaît pas bien
08:21l'endroit où il se trouve
08:23à ce moment-là.
08:23Il va s'engager
08:24à toute vitesse
08:25dans un chemin de terre
08:26assez peu carrossable
08:27et qui se termine en plus
08:28en cul-de-sac.
08:29Il est finalement rattrapé
08:31par la police
08:32et cette fois-ci,
08:33il est arrêté.
08:35Le lendemain,
08:36alors qu'il a été arrêté,
08:38il tente de s'échapper.
08:39Il va grimper
08:40sur le toit
08:41de la prison de Trévise.
08:42Les caméras de télévision
08:43ont même filmé
08:45cette scène
08:45tout à fait surréaliste.
08:46Il est torse nu.
08:48Il va apostrofer la foule.
08:57Et il va finir
08:58par se jeter dans le vide.
09:00Alors,
09:01on croit qu'il est mort.
09:02Eh bien non,
09:02il est simplement blessé.
09:14Le comportement de Roberto Succo
09:15n'est alors plus du tout le même.
09:17Pris au piège,
09:19n'ayant plus rien à perdre,
09:20il se montre doux
09:21comme un agneau.
09:22Sans résistance,
09:23il se rend,
09:24sourire aux lèvres.
09:26Il murmure,
09:27je ne regrette rien.
09:28Si c'était à refaire,
09:29je recommencerai.
09:31Dans la boîte à gants
09:32de la voiture,
09:32les policiers
09:33découvrent une arme.
09:34Il s'agit du revolver
09:35Smith & Wesson
09:36volé à Toulon
09:37le 28 janvier
09:39à l'inspecteur
09:40Michel Morandin
09:40qu'il venait d'abattre.
09:42Arrêté en Italie,
09:44Roberto Succo
09:44ne peut pas être jugé
09:45en France.
09:46L'Italie refuse
09:47l'extradition
09:48de ses ressortissants
09:49pour des crimes
09:50commis à l'étranger
09:50s'ils ont été arrêtés
09:52sur le sol national.
09:54Et ce,
09:54même si Roberto Succo
09:56fait l'objet
09:56d'un mandat d'arrêt international
09:57pour l'assassinat
09:58du policier
09:59Michel Morandin.
10:00L'Italie doit en revanche
10:02le juger
10:02pour tous les faits
10:03qui lui sont imputés,
10:04y compris ceux
10:05commis en France
10:05et en Suisse.
10:07Le lendemain
10:08de son arrestation,
10:09le juge
10:10Jean-Pierre Bernardin,
10:11chargé de l'instruction
10:12du meurtre
10:12de l'inspecteur Morandin,
10:13se rend malgré tout
10:14en Italie
10:15pour entendre
10:16Roberto Succo.
10:17Quelques jours plus tard,
10:19il revient en France
10:20bredouille
10:20et en colère.
10:22Nous étions partis
10:23pour mener à bien
10:24un acte judiciaire,
10:25explique-t-il.
10:26Les Italiens nous ont
10:27reproché de ne pas avoir
10:28fait de demande
10:28d'extradition.
10:29Or,
10:30ces deux démarches
10:30sont indépendantes.
10:32Le lundi 14 mars,
10:33les policiers italiens
10:34de Trévis
10:35transmettent par fax
10:36à leurs homologues français
10:37un document
10:38hallucinant.
10:39Sur 20 pages
10:40d'un cahier d'écolier,
10:41Roberto Succo
10:42a fait le récit
10:43de tous les meurtres
10:44qu'il a commis.
10:45Il confirme tout
10:46ce que gendarmes
10:47et policiers côté français
10:48lui reprochent
10:49et se livre notamment
10:50sur le meurtre
10:51de la jeune femme
10:52enlevée le même jour
10:53que le médecin.
10:55Roberto Succo
10:56raconte qu'il a séquestré
10:58France Voudine
10:58sur la côte varoise.
10:59Nous avons vécu
11:00un mois ensemble
11:01dans une maison isolée,
11:02écrit-il.
11:04Parfois,
11:04nous allions nous promener
11:05en ville
11:06pour faire des courses.
11:07Pendant plusieurs semaines,
11:09Roberto Succo
11:09va jouer au chat
11:10et à la souris
11:11avec sa victime.
11:12Avec cette horrible conclusion,
11:14un jour,
11:15alors que nous étions
11:16tous les deux
11:17dans une chambre
11:17et que je l'avais ligotée,
11:19j'ai fait semblant
11:19de dormir.
11:20Au bout d'un moment,
11:22elle s'est détachée
11:22et a tenté
11:23de s'enfuir.
11:24Alors je l'ai massacrée
11:25à coups de couteau.
11:27Après,
11:27j'ai jeté son corps
11:28dans la mer.
11:30À propos du docteur Astoul,
11:32disparu le même jour
11:32que France Voudine
11:33près de Cisteron,
11:35Roberto Succo écrit
11:36« Il nous avait pris
11:37en stop.
11:38Il m'a gacée.
11:38Je lui ai logé
11:39une balle dans la tête. »
11:41À propos de Michel Castillo,
11:43le premier policier tué,
11:45celui dont le corps
11:45a été découvert
11:46le 3 avril 1987
11:48sur un parking
11:49de Chambéry,
11:50Succo raconte
11:51« Il m'avait vu
11:52sur un parking.
11:53Il voulait voir mes papiers.
11:54Je me suis emparée
11:55de son arme
11:55et je l'ai abattue
11:56d'une balle en plein cœur. »
11:58Pour l'inspecteur Morandin,
11:59tué à Toulon
12:00neuf mois plus tard,
12:01en janvier 1988,
12:03l'Italien écrit
12:04« Au bas de l'escalier
12:05de l'hôtel,
12:06il me suppliait
12:06de ne pas le tuer. »
12:08Alors,
12:08d'un coup de feu,
12:10je lui ai fait
12:10éclater la tête.
12:16Damien,
12:17ces faits racontés
12:18sur ce cahier
12:18n'ont fait l'objet
12:19d'aucun procès verbal
12:20et ne sont donc
12:21pas exploitables
12:23par la justice française.
12:24Oui,
12:24alors en clair,
12:25on est désormais
12:26quasiment sûr
12:27de tout ce qu'a fait
12:27Roberto Succo,
12:28d'autant qu'il le raconte
12:29sur ce cahier
12:30dans les moindres détails.
12:31Mais juridiquement,
12:32ce cahier,
12:33ce document,
12:34ça ne vaut rien.
12:35Donc,
12:36la procédure d'extradition
12:37vers la France
12:37est bloquée.
12:38Les juges français
12:39ne peuvent pas l'entendre
12:41et évidemment,
12:42ça heurte,
12:43ça choque énormément
12:44les familles des victimes,
12:45notamment les parents
12:46de France Voudine
12:47qui,
12:48à travers ce cahier,
12:49apprennent que leur fille
12:50a vécu un calvaire
12:52qui a duré un mois.
12:53Sa maman va donc envoyer
12:55une lettre
12:55au magistrat italien
12:57en charge du dossier
12:58dans laquelle elle écrit
12:59« Aidez-moi à savoir
13:00ce qu'est devenu ma fille. »
13:02Le lundi 9 mai 1988,
13:05alors que l'Italie refuse
13:06toujours de l'extrader
13:07vers la France,
13:07Roberto Succo
13:09est une nouvelle fois
13:10déclaré irresponsable
13:12pénalement.
13:13Oui,
13:13comme ça avait été
13:14déjà le cas,
13:15on se souvient,
13:16après les meurtres
13:16de son père
13:17et de sa mère,
13:18il avait été interné
13:20dans un établissement
13:20psychiatrique
13:21dont il avait fini
13:22par s'échapper.
13:24Cette fois encore,
13:25il est diagnostiqué
13:27schizophrène paranoïde
13:28et donc,
13:29il est renvoyé
13:30à nouveau
13:30en milieu psychiatrique.
13:32Mais les choses
13:33ne se passent pas
13:34comme prévu.
13:34Non,
13:35car deux semaines plus tard,
13:36avant son internement,
13:37le lundi 23 mai 1988,
13:40il va se suicider
13:42dans sa cellule de prison.
13:43Il va s'envelopper
13:45la tête
13:45dans un sac en nylon,
13:47il va ouvrir
13:47une recharge de gaz
13:48et donc,
13:49il va s'asphyxier
13:50littéralement.
13:52Il venait d'apprendre
13:53en réalité
13:53qu'il allait être
13:54transféré justement
13:55dans une prison psychiatrique.
13:59Le tueur fou s'est suicidé,
14:00Robert Succo s'est donné
14:02la mort
14:02dans sa cellule
14:03du pénitentiaire
14:03de haute sécurité
14:04de Vicente en Italie.
14:05Un parcours sanglant
14:07qui avait commencé
14:07par l'assassinat
14:08de ses parents.
14:10Roberto Succo
14:11n'a jamais été jugé.
14:13On lui attribue
14:14en tout sept meurtres,
14:15dont ceux de ses parents.
14:17L'année de la mort
14:18de Roberto Succo,
14:19le célèbre dramaturge
14:20Bernard-Marie Coltesse
14:21écrit une pièce de théâtre
14:23qui raconte son histoire
14:24et porte son nom
14:25à une lettre près,
14:26Roberto Succo
14:27avec un Z.
14:29Joué sur scène
14:30pour la première fois
14:31en France
14:31en décembre 1991
14:33au Théâtre National
14:34Populaire de Villeurbanne,
14:36la pièce fait scandale.
14:37Le syndicat dégradé
14:38de la police nationale
14:39écrit aux ministres
14:40de l'Intérieur
14:41et de la Culture
14:42pour qu'ils interdisent
14:43les représentations.
14:44Ce sera le cas
14:45pour quelques-unes.
14:47Bernard-Marie Coltesse,
14:49emporté par le SIDA
14:50en avril 1989,
14:51ne saura jamais
14:52quelle polémie
14:53qui l'a déclenché.
14:54Avant de mourir,
14:56il disait ne pas avoir
14:57cherché la vérité
14:58sur Roberto Succo,
14:59mais avoir voulu
15:00s'en inspirer
15:00pour construire
15:01un personnage.
15:02Il avait notamment
15:03été frappé
15:04par cette scène
15:04de l'homme
15:05tentant de fuir la prison
15:07debout sur le toit
15:08torse nu.
15:09Pour moi,
15:10expliquait-il,
15:11Succo est un mythe,
15:12le meurtre chez lui
15:13est un non-sens.
15:14Il suffit
15:15d'un petit déraillement,
15:16d'une chose
15:16qui est un peu
15:17comme l'épilepsie
15:18chez Dostoevsky,
15:19un petit déclenchement
15:20et hop,
15:21c'est fini.
15:40Sous-titrage Société Radio-Canada
15:53Je vous raconte
15:54comme d'habitude
15:54avec Damien Delsenis
15:55et un podcast
15:56à retrouver chaque samedi
15:57sur le site
15:58leparisien.fr
15:59et sur toutes
16:00les plateformes d'écoute.
16:01Si vous aimez
16:02Crime Story,
16:03vous pouvez nous le dire
16:04en nous laissant
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