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  • il y a 9 heures
Depuis plus de dix ans, cette virtuose joue pour des personnes atteintes de troubles physiques et psychiques, ainsi que des patients en fin de vie. Une pratique qui a fait ses preuves pour atténuer la souffrance au moment des soins douloureux. Témoignage recueilli par Clawdia Prolongeau.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Mathias Penguilly et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.

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Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Connaissez-vous l'histoire du pansement Schubert ?
00:15Cette histoire, c'est celle de la violoncelliste Claire Hopper.
00:18Elle a été racontée récemment dans Le Parisien par la journaliste Pauline Darvé de l'agence des Hauts-de-Seine
00:23du Parisien.
00:24Après avoir lu cet article, la reporter de Codesource Claudia Prolongeau a eu envie d'aller à la rencontre de
00:30cette violoncelliste pour l'écouter.
00:46Claire Hopper a 54 ans, 3 enfants et vit dans une maison en région parisienne.
00:52On y entre par une petite cuisine dans laquelle elle prépare du thé, avant d'accéder à un joli salon
00:58au plancher qui craque.
00:59Elle est souriante, à la voix douce et un regard profond.
01:03Mais surtout, Claire déborde de joie et d'optimisme.
01:07Et ce sont ses parents qui lui ont transmis cela depuis toute petite et notamment à travers la musique.
01:15Ma mère était artiste, elle était danseuse et elle était très rayonnante.
01:19Elle avait de grands fourrires, elle était tournée vers les arts, elle était très attentive à la beauté, à l
01:25'ordre.
01:25Elle connaissait bien la littérature et la philosophie et la poésie.
01:29Et mon père, lui, était un médecin, effectivement médecin-artiste.
01:33Alors un médecin qui jouait du piano, il jouait du piano en amateur mais à un très bon niveau.
01:37Mais surtout, la musique faisait partie de nos vies.
01:42Je raconte dans mon livre une anecdote où mon père allait voir des patients, demandait une soupe parce qu'il
01:48n'avait pas dîné.
01:49Et après, il soulevait le couvercle du piano, se mettait au piano et jouait finalement pour ses patients.
01:54Donc évidemment, c'était un vrai médecin.
01:56Et il les auscultait et il diagnostiquait ces malades et il les traitait.
02:00Mais il avait cette intuition que la musique peut faire du bien, peut prendre soin.
02:06Et il l'utilisait abondamment, naturellement et spontanément dans sa rencontre avec les patients quand il allait les voir.
02:13Claire commence à jouer du piano à six ans.
02:15Mais ce qui va lui faire définitivement et profondément tomber dans la musique, c'est un concert de violoncelle auquel
02:21l'emmènent ses parents.
02:23J'ai eu un coup de foudre extraordinaire, immédiat, absolu.
02:27Le coup de foudre de la vie, j'ai tellement aimé la sonorité du violoncelle.
02:32Qui ressemblait, me semblait-il déjà à cette époque, à une voix.
02:35Et il est effectivement assimilé à la voix de façon acoustique.
02:40C'est l'instrument le plus proche de la voix humaine.
02:44Immédiatement après le concert, elle demande à commencer le violoncelle.
02:47C'est comme ça que sa passion débute.
02:49Elle participe à des concerts et le premier d'entre eux lui laisse encore un souvenir très précis.
02:57Lors de mon tout premier concert public, quand j'avais 14 ans, une femme est venue me voir.
03:02De toute évidence, elle était très malade, elle était très pâle, elle avait un turban sur la tête.
03:06Elle devait avoir un cancer.
03:09Et elle m'a dit cette phrase, elle m'a dit « si vous aviez été médecin, vous m'auriez
03:13guérie ».
03:14Évidemment que je ne peux pas la guérir et je n'aurais pas pu la guérir vraiment de son cancer
03:21avec mon violoncelle.
03:21Mais elle exprimait finalement le fait que la musique que j'avais jouée avait été pour elle comme un soin
03:27tellement bienfaisant.
03:29Et ça a été vraiment pour moi une sorte de révélation.
03:33Et je n'ai jamais oublié cette phrase qui a guidé en fait toute ma vie après.
03:38Claire n'imagine pourtant toujours pas faire de sa passion pour le violoncelle sa vie professionnelle.
03:43Car depuis toute petite, elle veut être médecin, comme son père et son grand-père.
03:48Jusqu'à ses 18 ans, le bac, une maîtrise de philosophie et finalement une bourse qu'elle décroche en 1989
03:55pour rentrer au conservatoire Tchaikovsky de Moscou.
03:58Je suis partie à Moscou pour au départ un an.
04:03Et je suis finalement restée pendant quatre ans et j'ai fait ma formation complète au conservatoire de Moscou.
04:08Outre le rêve du violoncelle, j'avais le rêve russe.
04:13J'étais fascinée par la personnalité et le jeu de Rostropovitch, le grand violoncelliste russe.
04:20Je suis allée au foyer des étudiants qui était un endroit quand même assez dur.
04:25Où les conditions de vie étaient difficiles.
04:27On était deux par chambre dans des chambres assez insalubres, avec parfois des carreaux cassés, des douches crasseuses, des rats,
04:36des cafards.
04:37Mais finalement, moi je me suis adaptée très très bien au foyer des étudiants au conservatoire de Moscou.
04:42En 1994, Claire rentre de Russie et repart passer deux années de formation en Allemagne.
04:48Elle commence alors très vite une carrière de concertiste partout dans le monde
04:52et s'investit aussi dans l'enseignement, dans deux conservatoires parisiens,
04:56désireuses de transmettre ce qu'elle a pu recevoir de son exigeant apprentissage russe.
05:01En 1996, elle se rend à une conférence d'Award Buten.
05:05C'est un grand spécialiste clinicien de l'autisme assez médiatisé
05:09et un artiste qui se produit sur la scène du théâtre du Ranelag en tant que clown buffo.
05:14C'est aussi l'auteur du célèbre roman « Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué ».
05:20J'ai entendu Howard Buten dans une conférence à laquelle je me suis rendue
05:25qui s'appelait « Musique et santé ».
05:29Donc ce thème me tenait à cœur et en fait était un peu le thème de ma vie
05:33puisque c'était déjà les deux professions entre lesquelles j'avais hésité.
05:37Une dame de l'assistance lui a demandé
05:40« Qu'est-ce que c'est en fait l'autisme, monsieur Buten ? »
05:43Et alors il a pris de longues minutes avant de répondre en mettant tout l'auditoire très mal à l
05:49'aise.
05:49Il était très provocateur, il aimait bien les longs silences
05:53qui mettent les gens en quelque sorte dans une position un peu hors de zone de confort.
06:00Et il a répondu cette phrase qui m'a complètement sidérée.
06:04« L'autisme, on n'en sait rien ».
06:07Ce moment marque Claire durablement.
06:10Mais ce jour-là, il ne parvient pas à rencontrer le grand Howard Buten.
06:13C'est donc l'année d'après qu'elle tente sa chance.
06:16À ce moment-là, il vient d'ouvrir le centre Adam Shelton à Saint-Denis
06:20pour accueillir les grands autistes.
06:23Howard m'a en quelque sorte fait confiance puisqu'il m'a invité dans son centre.
06:28Il m'a dit surtout « Jure-moi que tu ne liras rien, que tu n'apprendras rien sur l
06:32'autisme ».
06:33En fait, il poursuivait cette idée que l'intuition était plus forte
06:38et meilleure conseillère que la théorie.
06:41Et pendant six ans, chaque semaine, dans la mesure de mes possibilités,
06:45quand je n'avais pas de concert qui m'en empêchait,
06:48je suis venue à la rencontre des grands autistes.
06:51La rencontre avec Paul, par exemple, qui était un enfant autiste non parlant,
06:56assez violent, qui un jour, à l'écoute d'une certaine musique,
06:59c'était la suite de Bach numéro 5 de Jean-Sébastien Bach,
07:02qui a eu une réaction d'une extrême violence.
07:04En fait, il a brisé mon violoncelle d'un coup de poing.
07:24Ce qui a été aussi un grand choc.
07:27Au voir de lui, il ne m'a pas permis, en quelque sorte,
07:31de réfléchir et de comprendre ce qui s'était passé.
07:34Il m'a juste dit de continuer, d'accepter cette fracture et de continuer à jouer.
07:40Claire fait confiance à Howard et continue.
07:42C'est alors que Paul, qui l'avait jusqu'alors ignoré,
07:45se met à la regarder dans les yeux
07:47et vient même toucher l'instrument pour glisser sa main dans le trou qu'il a créé.
07:52Howard en est bouleversé.
07:54Quatre mois plus tard, quand Claire rejoue la même suite de Bach,
07:58le petit Paul rentre immédiatement dans la même violence que la première fois.
08:03Je ne sais pas pourquoi, ce prélude précisément,
08:07pourquoi est-ce qu'il y a deux reprises, il a brisé le violoncelle à l'écoute de ce morceau.
08:12Je n'ai toujours pas d'explication.
08:14Mais je pense que la musique, elle, atteint très, très profondément
08:19ce qui est enfoui en chaque personne et qu'elle suscite les émotions.
08:23Donc je suis restée sans explication, mais avec beaucoup d'avancement
08:28dans la relation avec ce jeune autiste,
08:30qui en fait littéralement se calmait à l'écoute de la musique,
08:36venait poser ses mains sur le bois.
08:40Claire rencontre comme ça des dizaines d'enfants,
08:42pour lesquels elle va venir jouer pendant plusieurs années.
08:45Parallèlement, elle multiplie les concerts et s'investit beaucoup dans l'enseignement.
08:49Au bout d'un temps, constatant les effets bienfaisants de sa musique sur les jeunes autistes,
08:54elle souhaite comprendre.
08:55A la fin des années 2000, elle débute donc une formation en art-thérapie
08:59à la faculté de médecine de Tours,
09:01qui lui prend beaucoup de temps et l'oblige à arrêter de se rendre au centre Adam Shelton.
09:05A l'occasion d'un stage au cours de cette formation,
09:08elle rencontre Jean-Marie Gomart,
09:09chef du service de soins palliatifs de l'hôpital Sainte-Périne à Paris.
09:12Pendant 9 ans, elle ira jouer de la musique dans son service.
09:16Dans le même temps, à partir de 2011,
09:18Claire intervient également dans un EHPAD parisien,
09:20en unité de vie protégée, auprès de patients atteints de démence.
09:25C'était plus des séances en groupe.
09:28On a eu des résultats magnifiques.
09:30Il y a des personnes qui ne bougeaient plus,
09:31qui ont commencé à bouger leurs orteils,
09:34leurs pieds, leurs doigts, leurs mains, leurs yeux,
09:37leurs têtes à l'écoute de la musique.
09:39Des personnes qui ne reconnaissaient pas leur fille
09:44pouvaient réapprendre des paroles de chansons.
09:46La musique a des capacités de reconnecter les deux hémisphères du cerveau.
09:50Et ça, c'est vraiment de plus en plus prouvé
09:53et mis en avant par les recherches en neurosciences.
10:02Il y avait une résidente qui était une ancienne pianiste,
10:06qui avait fait du théâtre,
10:08qui était une femme magnifique,
10:10avec une carrière artistique derrière elle,
10:12qui était démente,
10:13dont les infirmières n'arrivaient pas à faire le pansement
10:15parce qu'elles se débattaient, les bordaient, les insultaient.
10:18Elle était très, très, très violente.
10:20Je suis passée devant elle.
10:21Les infirmières vraiment peinaient à lui faire son pansement.
10:24Je me suis arrêtée complètement spontanément.
10:27J'ai tiré une chaise.
10:28Et puis, je lui ai joué le mouvement lent du deuxième trio de Schubert.
10:56La patiente a abandonné son bras.
10:58En quelques secondes, le pansement a été fait.
11:00Elle était complètement fascinée par la musique,
11:04détendue, souriante.
11:05Et en fait, la musique a eu cet effet de détournement radical de la douleur.
11:11Ça a été tellement radical qu'à l'issue de ce pansement
11:13qui avait été fait dans la musique,
11:15la patiente avait l'air de ne sentir plus rien du tout.
11:19J'ai été obligée de revenir trois fois dans la même semaine.
11:22Et la soignante qui avait fait le pansement m'a dit qu'il faudra revenir pour le pansement Schubert.
11:30À la suite de cette aventure spontanée avec Mme Kessler, en 2012, dans les Pas de Parisien,
11:36j'ai parlé de cette aventure au docteur Jean-Marie Gomez,
11:39qui a eu l'idée, on l'a eu en fait simultanément,
11:42de faire une étude clinique qui tenterait à observer les effets de la musique vivante,
11:49donc c'est-à-dire mon violoncelle, au cours d'un soin douloureux.
11:56L'étude clinique pansement Schubert a débuté en 2013.
12:00On doit observer très scrupuleusement le patient avant, pendant et après le soin.
12:06Donc on a beaucoup comparé deux séances avec et sans violoncelle,
12:11aussi sur les patients qui sont dans le coma.
12:14Quand ils entendent de la musique vivante, le violoncelle, à travers ses vibrations,
12:18il y a une modification des paramètres respiratoires qui est massive et très impressionnante.
12:23Il y a aussi une relaxation musculaire, très importante au niveau des mains,
12:27au niveau du pli, du front, des pieds, de l'ensemble du corps.
12:31Nous avons finalement réalisé 112 pansements en 5 ans,
12:35ce qui nous suffisait pour pouvoir montrer, dans beaucoup de congrès dans le monde entier,
12:41que le pansement Schubert avait un impact bénéfique sur la diminution de la douleur et de l'anxiété
12:47au cours d'un soin douloureux sur des patients en fin de vie.
12:51Mais on a été beaucoup plus loin, on a commencé à étudier l'impact sur les soignants
12:56qui caractérisent leurs soins comme plus justes, plus harmonieux.
13:01Ils se sentent plus en osmose avec le patient et aussi avec eux-mêmes.
13:06Dans l'étude clinique, il ressort que le pansement Schubert a un effet bénéfique
13:11évalué à 90% sur les patients et 100% sur les soignants.
13:15La preuve irréfutable, s'il en fallait une pour Claire,
13:18qu'il est nécessaire de continuer à jouer dans les hôpitaux et les EHPAD.
13:22Pendant 5 ans, Claire Hopper suit Mme Kessler dans l'EHPAD où elle travaille,
13:26puis elle change de structure.
13:28Un matin où elle vient pour jouer comme d'habitude dans le service de soins palliatifs
13:32du docteur Jean-Marie Gomart, une grande surprise l'attend.
13:39C'est le 23 mai 2016 exactement où je suis entrée dans le poste de soins d'infirmerie
13:46et j'ai vu sur la liste des patients présents le nom de Mme Kessler.
13:51Cette femme que j'avais accompagnée pendant plusieurs années à l'EHPAD,
13:56elle était en fin de vie, elle était rentrée pour une évaluation de sa douleur.
14:00Et j'étais assez émue, je dois dire, de la retrouver.
14:04Je suis allée la voir, elle ne pouvait plus parler, elle ne pouvait plus bouger.
14:08Mais elle m'a reconnue immédiatement et j'ai joué pour elle,
14:11donc le mouvement lent du deuxième trio de Schubert
14:13que j'avais joué quelques années auparavant, en 2012,
14:17et qui avait donné naissance en fait à toute cette recherche
14:20et à tout cet apaisement des patients douloureux par la musique.
14:25J'ai joué pour elle, elle a immédiatement détendu ses membres,
14:29elle avait un regard qui était vraiment lumineux,
14:32elle clignait des yeux pour me signifier sa joie.
14:38Le fait qu'elle reconnaissait, la semaine d'après,
14:42en fait elle n'était quasiment plus consciente,
14:45mais au moment où j'ai joué pour elle,
14:48elle a énormément amplifié sa respiration thoracique
14:51et en fait Mme Kessler faisait des grandes pauses respiratoires.
14:56Ça c'est très impressionnant, au moment où la respiration s'arrête,
14:59et moi j'avais l'impression que je continuais à jouer le Schubert
15:03comme si je rediffusais de la vie dans la pose de son souffle
15:08et puis le souffle revenait.
15:15C'était une expérience très impressionnante, comme j'étais très liée à cette personne,
15:20j'avais l'impression qu'elle n'était plus que souffle et lumière.
15:23Et puis elle est décédée quelques heures après notre dernière rencontre.
15:31Est-ce que vous ressentez plus d'émotions quand vous êtes sur scène ou quand vous êtes avec les malades
15:37?
15:37Il y a quelque chose dans le concert qui reste extraordinaire,
15:41mais qui est souvent moins intense peut-être pour moi.
15:45la pression est plus grande en fait pour moi sur la scène
15:48qu'auprès des patients, pas parce que c'est plus facile,
15:53mais parce que je suis peut-être plus à ma juste place dans cette rencontre-là.
15:58Cette profession qui est devenue la mienne,
16:01en marge, en plus de ma profession de violoncelliste concertiste,
16:05a été une façon de réunir le monde de l'art et le monde du soin,
16:09qui était le monde finalement de mes deux parents.
16:13Je dois dire que quand je suis auprès des malades avec mon violoncelle,
16:17je me sens à ma juste place.
16:19Je suis à ma juste place.
16:23Je suis à ma juste place.
16:29Je suis à ma juste place.
16:48Je suis à ma juste place.
17:20Claudia, est-ce que certains soignants sont réfractaires à cette façon de faire ?
17:24Alors c'est très rare, mais c'est effectivement arrivé notamment avec une soignante
17:29qui ne voulait tout simplement pas faire de soins avec la musique de Claire.
17:35Claire analyse ça comme le fait que certains d'entre eux peuvent être vexés,
17:39qu'on leur dise que de la musique peut améliorer ce qu'ils font,
17:41parce qu'ils font de leur mieux possible et que leur soin est très bon à l'origine.
17:45Mais en fait, ce qu'elle dit, elle, c'est que ça n'est pas sa présence à elle qui
17:49améliore le pansement,
17:51mais c'est aussi l'espèce de culture d'équipe qu'il y a autour de ça,
17:54le fait que tout le monde travaille ensemble.
17:56Et ça, pour le patient, c'est très agréable d'avoir autour de soi des gens qui sont en harmonie.
18:01Est-ce que le pansement Schubert est étudié au conservatoire ?
18:04Oui, c'est assez récent et elle en est très reconnaissante.
18:08C'est notamment le violoncelliste Jérôme Pernault qui, au Conservatoire National Supérieur de Paris,
18:13fait étudier le livre « Le pansement Schubert » à ses étudiants.
18:16Comme Claire, il pense que le regard des musiciens doit changer
18:20et qu'ils doivent évidemment travailler de toutes leurs forces et tendre vers l'excellence,
18:25la maîtrise de leurs instruments et la compréhension de la musique,
18:27mais qu'ils doivent également avoir un regard global qui peut imaginer que la musique a plusieurs formes
18:33et qu'elle peut résonner dans d'autres lieux.
18:35Donc Claire, ça, c'est une idée qu'elle défend vraiment
18:37et elle est aussi invitée dans les facultés de médecine pour parler de son pansement Schubert.
18:42Dernière question, Claudia. Est-ce que Claire Hopper continue à enseigner la musique ?
18:47Oui, c'est très important pour elle l'enseignement et elle est très exigeante.
18:51Alors, elle n'enseigne pas du tout de la même manière qu'elle a reçu des cours en Russie
18:55parce que c'était très dur là-bas.
18:57Elle essaye de ne pas être aussi dure avec ses élèves, mais elle est exigeante.
19:01Ils travaillent beaucoup. Elle me dit que même les plus petits s'entraînent au moins deux heures par jour
19:05et elle, en temps normal, quand il n'y a pas de pandémie,
19:08elle leur fait donner des concerts tous les deux mois.
19:10Et le livre de Claire Hopper, Le pansement Schubert, est sorti en 2020 chez De Noël.
19:15Merci Claudia Prolongeau.
19:17Cet épisode a été produit par Thibaut Lambert et Mathias Penguilly.
19:21Réalisation, Julien Moncoucciol.
19:23Code Source est le podcast d'actualité du Parisien, disponible chaque soir du lundi au vendredi.
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