- il y a 10 heures
La crise sanitaire a fragilisé la situation de nombreux étudiants et jeunes salariés qui se nourrissent désormais grâce à des distributions alimentaires solidaires. Hugo, bénéficiaire et bénévole de l’association Co’p1, se confie pour Code source au micro de Clawdia Prolongeau.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Marion Bothorel et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.
Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Marion Bothorel et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.
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NewsTranscription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Les étudiants et les jeunes salariés sont particulièrement touchés par la crise sanitaire.
00:17En janvier, le Conseil d'analyse économique a publié une étude sur le sujet.
00:21Depuis le début de l'épidémie, les 20-25 ans ont vu leur revenu baisser deux fois plus que le
00:27reste de la population.
00:28Pour Codesource, Claudia Prolongeau s'est rendu à Paris, dans une association étudiante qui distribue des centaines de paniers et
00:35repas chaque semaine.
00:36On va écouter l'histoire d'Hugo, à la fois bénévole et bénéficiaire.
00:44Bienvenue à une distribution de Copains Solidarités Etudiants.
00:47C'est la distribution du vendredi soir, c'est une de nos trois distributions hebdomadaires.
00:51Il y a une petite queue d'étudiants, on essaye de la faire la plus courte possible parce que c
00:55'est pas très sympa de faire attendre des gens dans la rue,
00:57particulièrement quand il fait froid, c'est un peu moins le cas maintenant, mais particulièrement quand il fait froid.
01:00De 18h30 à 20h30, l'association Copains distribue des paniers alimentaires rue des Tournelles, dans le 3e arrondissement de Paris.
01:08Je suis accueillie par un bénévole qui me fait faire le tour de la maison des initiatives étudiantes de Bastille.
01:13Du coup, ils passent dans un couloir qui est également celui où on stocke les fruits et légumes,
01:18parce que c'est un couloir un peu frais vu qu'il est aéré la plupart du temps.
01:21Devant l'immeuble en pierre, des étudiants font la queue, puis ils passent tour à tour une porte cochère
01:26et reçoivent un peu de gel hydroalcoolique avant de pénétrer dans le hall où a lieu la distribution.
01:31Sur la droite, il y a également un comptoir, avec des bénévoles qui peuvent répondre aux questions,
01:36et plus loin, des salles où, au besoin, on peut s'isoler.
01:41Très vite, je rencontre Hugo, un bénévole qui a la particularité d'être aussi bénéficiaire.
01:46Il y a un an, il n'aurait jamais cru se retrouver dans cette situation.
01:50Et il accepte de me raconter pourquoi.
01:53Je fais de la photo depuis, même avant que j'ai appris à lire.
01:56Mes parents m'ont appris la photo, parce que je trouvais ça beau le métier de l'image.
02:01Ça permettait de parler, et c'était universel.
02:04Je ne sais pas si c'est un hasard, je suis très très mauvais en langue.
02:06Et la photo, quelle que soit la langue qu'on parle, on la voit, on a un message qui passe,
02:10on y est sensible ou pas.
02:11Et donc j'ai appris ça tout petit, et ça m'a suivi pour m'amuser avec des potes,
02:17et puis pour retranscrire ce que je voyais, des manifestations sur lesquelles je passais par hasard,
02:22et puis après auxquelles je me rendais pour pouvoir prendre des photos.
02:25La photo m'a accompagné pendant longtemps, jusqu'à la dernière en gros.
02:30Hugo a 20 ans, deux sœurs, dont une encore à la charge de ses parents,
02:33et il vit entre Paris, chez ses copains, et les Hauts-de-Seine, chez sa mère.
02:37Il est étudiant en droit à la Sorbonne, et passionné de photos.
02:41C'est difficile de se dire professionnel quand on fait de la photo,
02:43en tout cas je vendais des photos à tout un tas de gens.
02:46Mon activité principale c'était, et c'est toujours, être étudiant.
02:50Mais en tout cas, j'en avais une pratique intensive,
02:52et qui m'a amené à travailler avec de grands journaux, de grandes agences, comme l'AFP.
02:58J'ai pu même vendre des photos à Radio France, il faut le dire.
03:01J'ai passé en tout cas une grande partie de mon temps,
03:03que ce soit les manifestations, les festivals, les meetings politiques,
03:07quelque chose que j'aimais beaucoup prendre en photo.
03:09Alors j'ai commencé à vendre vraiment autour de mes 16-17 ans,
03:14pour une moyenne autour de 300-400 euros.
03:16Au moment où je suis arrivé à l'université,
03:19ces 300-400 euros, ils faisaient plaisir pour pouvoir avoir une sociabilité,
03:23et sortir avec des amis.
03:25Je vivais chez mes parents séparés,
03:28donc une semaine c'est l'un, une semaine c'est l'autre,
03:30et puis voilà, je jonglais entre cours, travail et belle vie, pour dire ça rapidement.
03:35En mars 2020, quand le confinement est décrété, Hugo sait que ça sera dur.
03:39Mais il est loin d'imaginer à quel point.
03:41Alors quand le Covid est arrivé, c'était la surprise,
03:43et puis je me suis surtout dit que ça va être hyper dur pour les cours.
03:47On avait des enseignants qui ne savaient pas comment nous joindre,
03:50et inversement, il y avait des cours qui étaient sur différentes plateformes,
03:53on a eu des cours sur Facebook Live, Instagram Live, Discord,
03:56et puis sur Zoom, etc.
03:58Et donc la première réaction quand on est passé à distance,
04:00avec le premier confinement, c'était
04:01« Waouh, comment on va faire pour suivre une année entière ? »
04:05« Comment on va faire pour avoir des cours ? »
04:07Mais en se disant « Bon, au pire, ça ira mieux l'année prochaine. »
04:10Ce qu'il n'a pas du tout anticipé,
04:11c'est que sa situation familiale va soudainement se dégrader,
04:14et que ça va considérablement compliquer les choses.
04:19Mes deux parents étaient journalistes,
04:21mon père ne l'est plus,
04:22parce qu'un accident de la vie,
04:26mais des problèmes de santé qui l'ont rendu inapte à pouvoir travailler.
04:30Donc c'est ma mère qui subvient la grande majorité des besoins.
04:34D'autant plus que mon père est en chômage depuis peu de temps,
04:38en tout cas relativement peu de temps,
04:39on n'est pas encore éligible à pouvoir demander une bourse.
04:43La bourse est sur l'année N-1, N-2,
04:45donc l'année dernière, il y a deux ans,
04:47pour pouvoir calculer,
04:48ou bien faire un rendez-vous particulier avec un assistant social,
04:51une assistant sociale,
04:52qui est difficile à avoir, ce rendez-vous.
04:54Typiquement, j'en avais demandé un,
04:55et puis il a été annulé,
04:56et je n'en ai pas depuis,
04:58parce qu'il n'y a plus de rendez-vous en fait.
05:02Donc niveau aide,
05:03il n'y a pas de grand dispositif pour pouvoir m'aider de ce point de vue-là.
05:07Les premiers mois, la famille du Gautien.
05:09Le premier confinement, c'était vraiment quelque chose de...
05:11Et puis on l'imaginait comme ça,
05:12de bref, efficace,
05:15et puis tout repart comme avant.
05:16Et d'ailleurs, c'était ce qu'on a cru qu'allait se passer.
05:18Les élections se sont maintenues,
05:19donc j'ai pu travailler pendant les élections municipales.
05:23Et puis voilà, même pendant l'été,
05:25on disait, bon moi, ça va aller en fait,
05:27c'est bon, le plus dur est derrière nous,
05:28c'était une vague,
05:29ça a été efficace, confinement très strict.
05:32Et donc ça va repartir.
05:34Vu qu'on imaginait tout ce que c'était temporaire,
05:37on prenait sur nous en fait.
05:39Après l'été, il faut se rendre à l'évidence.
05:42La situation ne va pas s'améliorer tout de suite.
05:44Entre les parents du Gaut,
05:46ça rend les discussions houleuses.
05:48En octobre, Gauté réalise qu'il lui faut trouver une solution.
05:54On voyait que des restrictions allaient forcément arriver.
05:58Tout de suite, on s'est rendu compte,
06:01tous, que ça devenait vraiment difficile pour nous.
06:04Et pour moi, je voyais que les 300, 400 euros,
06:07voire plus que j'avais pu toucher,
06:08ce n'était plus au même niveau.
06:10On était plutôt sur la moitié, voire encore moins.
06:13Ça commence à se ressentir.
06:15Et en voyant d'autres amis,
06:16en discutant avec d'autres amis, boursiers ou pas.
06:19Et en fait, on s'est vraiment rendu compte
06:20que tout le monde devait un peu serrer la ceinture
06:22d'une manière ou d'une autre.
06:23C'est tout bête, mais un livre de droit,
06:25c'est très vite 50 euros.
06:27Sortir avec des potes, ça peut très vite être 20 euros.
06:30Des choses comme ça.
06:30Donc en fait, c'est surtout tout ce budget-là
06:32qu'on a pris un coup.
06:33Et donc quand on ne peut plus manger un repas avec des potes
06:36parce qu'on n'a pas l'argent,
06:37on les regarde manger, on sourit, on fait des blagues.
06:40Et psychologiquement, ce n'est pas facile de se dire
06:41que là, on aurait bien aimé commander telle pizza,
06:45tel fast-food ou quoi que ce soit avec ses potes
06:47et qu'on ne va pas pouvoir le faire.
06:48On ressentait la difficulté qu'amenait cette période
06:52pour se nourrir.
06:53Hugo se renseigne sur les dispositifs d'aide qui existent.
06:56Et c'est comme ça que mi-octobre,
06:57pour la première fois de sa vie,
06:59il se rend à une distribution alimentaire.
07:01La première fois que je suis allé chercher un panier,
07:03c'était dans le 13e, à côté de l'Université d'Hydro.
07:07On est courant octobre.
07:09Et c'est auprès de l'association Linky.
07:12Je me retrouve avec un panier avec quelques pommes de terre,
07:15carottes, un poireau, un plat préparé,
07:19et puis une boîte d'œufs.
07:20Et ce n'est pas facile, déjà,
07:22parce que je me dis que je vais devoir revenir souvent.
07:25Surtout, j'assiste à l'énorme fil d'attente.
07:28Il y avait des dizaines de personnes devant moi,
07:31voire centaines de personnes devant moi.
07:32Puis il faisait froid, il faisait pas beau.
07:34Et donc là, tout de suite, on prend un coup au moral
07:35et on se dit, merde,
07:37en fait, il y a autant de gens comme ça qui sont dans la galère.
07:40Et ça ne donne pas envie de demander de l'aide,
07:42parce que c'est hyper dur.
07:43En fait, j'avais l'impression d'être...
07:48d'être rien, en tout cas d'être une personne
07:50tellement en difficulté,
07:51qui avait un grand vécu, son domicile fixe, etc.
07:52Alors que ce n'était pas mon cas,
07:53c'était juste que je voulais pouvoir manger suffisamment.
07:56Et je m'en souviens, j'étais très triste.
07:58J'avais un peu honte.
08:00Et puis je ne suis pas revenu, au départ,
08:02pendant trois semaines,
08:03parce que je préférais pas manger,
08:05plutôt que ressentir cette sensation.
08:07Et puis j'y suis retourné.
08:09Et après, on s'y habitue.
08:12On s'habitue sans vraiment s'habituer,
08:13parce qu'on a toujours ce pincement au cœur
08:15de se dire, je demande.
08:17Et puis surtout, je sentais vraiment une distance
08:20entre les bénévoles, en général, et puis moi.
08:23Comme si, voilà, eux, dans leurs yeux,
08:26c'était un peu, pas de la pitié,
08:27mais pauvres étudiants.
08:29Et c'est pas méchant, pas du tout.
08:31Et vraiment, heureusement qu'ils étaient là
08:32pour pouvoir aider sur ces jours.
08:35Mais il y a ça en plus qui est difficile,
08:37c'est que quand on prend un panier auprès de gens
08:40et on a l'impression que c'est une sorte de charité,
08:44c'est encore moins facile, psychologiquement,
08:47en plus de la difficulté alimentaire.
08:49Et c'est ça, en fait, qui vous a donné envie
08:50de devenir bénévole à votre tour,
08:52dans une association un peu différente ?
08:54Je me suis dit, mais en fait,
08:55j'aimerais bien pouvoir remercier
08:57les personnes qui m'aident,
08:58d'une manière ou d'une autre.
08:59On m'a toujours appris que,
09:00si on donne, essaie de donner en retour
09:02de la manière que tu peux le faire.
09:05J'ai découvert Copin, celui d'arrivée d'étudiante
09:07et Copin, leur discours,
09:09c'était vraiment une association
09:11pour les étudiants, par les étudiants.
09:13Et je me suis dit que c'était génial
09:15de pouvoir aider des étudiants, des pairs,
09:17parce qu'on était tous étudiants
09:19et en fait, on était surtout
09:20une grande bande de potes,
09:21bénévoles ou étudiants
09:23qui viennent chercher un panier.
09:25Une grande bande de potes
09:25et qu'on pouvait tous s'entraider,
09:26se serrer les coudes, etc.
09:49Pour les premières distributions
09:51de Copin, fin novembre,
09:52il y a déjà une centaine de bénévoles
09:54dans l'association créée en août.
09:55Ils distribuent alors 150 à 200
09:57paniers par semaine,
09:59près du Panthéon
10:00et à la Maison des Initiatives de Bastille.
10:02Aujourd'hui, ils sont plus de 450 bénévoles
10:05à distribuer près de 800 paniers par semaine.
10:13Si on parle d'évolution,
10:14il faut aussi parler de l'évolution
10:14de la consistance des paniers.
10:16Ils étaient beaucoup plus légers au départ
10:18et aujourd'hui, c'est lourd.
10:21Il y a aussi des produits d'hygiène,
10:22ce qu'il n'y avait pas avant,
10:23avec même des fournitures Covid,
10:25des masques, du gel, etc.
10:27Il y a des grands partenariats
10:28qui ont été noués.
10:29Quasiment chaque semaine,
10:30on a une bouteille de jus,
10:31des plats préparés qui viennent d'associations,
10:33quelque chose qui a été fait par un chef,
10:35par un restaurateur, des choses comme ça.
10:36Et l'avantage, c'est qu'on arrive chez soi
10:38ou on le mange dans la rue
10:39ou peu importe,
10:39et on n'a rien besoin de faire.
10:41Donc tout ça, ça a évolué aussi
10:42et dans le bon sens.
10:43Malgré la grande réussite de Copin,
10:45Hugo, comme les autres étudiants,
10:47affirme que l'association
10:48n'a pas pour objectif
10:49de continuer à exister.
10:51On est tous d'accord là-dessus,
10:52c'est que l'association,
10:52elle n'aurait jamais dû exister
10:53et elle ne devrait plus exister.
10:55Sauf que malheureusement,
10:56c'est un principe de réalité aussi,
10:58elle existe parce qu'il y a un besoin
10:59et la réponse n'est pas pleinement apportée.
11:01Il n'y a pas eu de réponse systémique,
11:03il n'y a pas eu d'augmentation des bourses,
11:04de gel des frais d'inscription.
11:05Presque 7 étudiants sur 10
11:07sont des étudiants étrangers,
11:08parmi les bénéficiaires.
11:10Or, les étudiants étrangers
11:10ne sont pas éligibles à la bourse d'État.
11:12Et surtout, les étudiants
11:14qui sont non-européens
11:15payent des frais d'inscription majorés.
11:17C'est-à-dire que c'est des frais d'inscription
11:1810 fois supérieurs
11:19à ceux des étudiants nationaux.
11:21Il n'y a pas eu de gel
11:22ou de diminution même exceptionnelle
11:24de ces frais d'inscription
11:24pour les étudiants extra communautaires.
11:27Il n'y a pas de solution
11:28qui a été mise en place.
11:29Et ce qui fait que
11:29si Copain ne devrait pas exister
11:31et ne devrait plus exister,
11:33on sait très bien, malheureusement,
11:34que l'année prochaine,
11:35elle sera toujours là
11:35parce qu'il y a des étudiants
11:37qui se sont endettés aussi
11:38pour pouvoir payer leurs études,
11:40alors qu'ils ne pouvaient plus travailler à côté
11:41pour pouvoir se nourrir, etc.
11:42Donc en fait,
11:43les effets vont se faire ressentir
11:45sur le long terme.
11:46Et donc c'est pour ça que malheureusement,
11:47le principe de réalité veut que
11:48on s'organise déjà
11:49pour continuer l'année prochaine
11:50et on sait très bien
11:51que l'année prochaine, on sera là.
11:52Maintenant, espérons que dans deux ans,
11:53ce ne soit plus le cas.
11:55Pour le moment,
11:56Hugo, lui non plus,
11:57n'arrêtera pas de bénéficier
11:58des aides alimentaires.
11:59Mais aujourd'hui,
12:00son engagement lui permet
12:02de ne plus culpabiliser.
12:04Je prends un panier
12:05après avoir fait mes séances de bénévolat
12:08et je ressens plus cette sensation.
12:10Alors évidemment,
12:11je le prends en toute discrétion
12:14et tous les bénévoles
12:16ne sont pas au courant
12:16que je viens chercher
12:18un panier alimentaire
12:18et que je suis bénéficiaire.
12:20Et je sais qu'il y a d'autres bénévoles
12:21qui le sont aussi,
12:22qui ne le disent pas.
12:23Mais c'est différent
12:24parce qu'en fait,
12:24on n'a pas l'impression
12:25qu'on prend quelque chose.
12:26On a l'impression
12:27que c'est normal aussi
12:27de pouvoir être aidé.
12:29Il n'y a pas de honte
12:29à pouvoir demander de l'aide, etc.
12:40Claudia, est-ce que beaucoup
12:41de bénévoles de l'association
12:43sont dans le cas d'Hugo ?
12:44C'est-à-dire qu'ils ont besoin
12:45de prendre un panier chaque semaine ?
12:47Oui, sur les 450-500 bénévoles
12:49qu'ils sont environ aujourd'hui,
12:51ils sont à peu près un tiers
12:52à avoir aussi besoin
12:53de cette aide alimentaire.
12:55Est-ce que la capacité de distribution
12:56de l'association va encore augmenter ?
12:59Normalement, oui.
12:59Aujourd'hui, ils distribuent
13:01à peu près 800 paniers par semaine.
13:03Mais là, ils viennent d'ouvrir
13:04un nouveau lieu de distribution
13:05qui se situe Porte-de-Venve.
13:07Et donc, ils espèrent
13:08qu'ils vont très vite passer
13:09à 1000 personnes bénéficiaires
13:11de ces paniers toutes les semaines.
13:12Claudia, est-ce que l'association Copain
13:14a aussi des revendications
13:16ou des propositions à faire
13:18pour améliorer les conditions
13:19de vie des étudiants ?
13:20Alors, ils ne veulent pas entrer
13:22dans le débat politique, donc non.
13:24En revanche, ils essaient
13:25d'alerter sur les faits.
13:26Ils font des études
13:27auprès de leurs bénéficiaires.
13:28L'une de ces études
13:29a d'ailleurs été publiée
13:30chez nous dans Le Parisien
13:31il y a deux semaines.
13:32Et à partir de ces résultats,
13:34ils alertent sur le fait,
13:35par exemple,
13:35que 70% de leurs bénéficiaires
13:37sont des femmes.
13:38Ils posent la question
13:39de savoir pourquoi
13:40et ils aimeraient
13:40qu'on leur réponde.
13:41On sait pourquoi ?
13:42Alors oui, il y a le fait déjà
13:44qu'elles doivent acheter
13:45des protections hygiéniques
13:46et que ce sont des produits
13:47extrêmement chers.
13:48Donc ça, ça les met vite
13:49dans la difficulté.
13:50Et il y a aussi le fait
13:51qu'elles travaillent davantage
13:52dans des secteurs
13:53où il y a eu plus d'arrêts
13:54comme le tourisme,
13:55l'hôtellerie
13:56ou la restauration.
14:00Merci que d'un prolongeau.
14:01Cet épisode a été produit
14:02par Thibault Lambert,
14:03Marion Bottorel
14:04et Salomé Robles.
14:06Réalisation,
14:07Julien Moncouquiol.
14:08Code Source
14:08est le podcast
14:09d'actualité du Parisien
14:10disponible chaque soir
14:11du lundi au vendredi.
14:13Pour ne rater aucun épisode,
14:15abonnez-vous sur
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