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  • il y a 9 heures
À l’époque des faits, au milieu des années 1980, elle avait souhaité garder l’anonymat. Aujourd’hui âgée d’une cinquantaine d’années, elle milite pour un meilleur accompagnement des victimes par la justice. Témoignage recueilli par Clawdia Prolongeau.


Code source est le podcast d’actualité du Parisien disponible chaque soir du lundi au vendredi.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Marion Bothorel, Mona Delahais et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian.

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Transcription
00:02Bonjour, je suis Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Claudine Cordani avait 17 ans lorsqu'elle a été violée au milieu des années 80.
00:17A l'époque, aucun procès pour viol sur mineurs ne se déroulait en public.
00:21Elle a été la première en France à demander la levée du huis clos pour que la honte change de
00:27camp.
00:27Aujourd'hui âgée d'une cinquantaine d'années, elle se bat toujours pour que la justice accompagne au mieux les
00:33victimes de crimes sexuels.
00:35Elle témoigne dans Code Source au micro de Claudia Prolongeau.
00:46Le 19e arrondissement de Paris a toujours eu une place importante dans la vie de Claudine.
00:51Elle y vit depuis une dizaine d'années, avec sa fille, mais c'est aussi là qu'elle a grandi,
00:55avec sa famille, jusqu'en 1984.
01:01Mes parents sont des immigrés italiens d'origine, qui sont venus s'installer en France.
01:08J'ai grandi mes premières années à Aubervilliers.
01:11Après, nous sommes arrivés à Paris 19e, où ma mère a vécu jusqu'à novembre dernier, date où elle est
01:17morte.
01:18Elle est restée dans ce même appartement.
01:21Et donc, famille italienne, modeste, pas pauvre, hyper travailleuse.
01:27Ma mère était femme de ménage.
01:28Mon père travaillait, était ouvrier à l'imprimerie Georges Lang.
01:33Voilà, une fratrie de filles, de garçons.
01:36On a une enfance heureuse, épanouie, avec des copains-copines du quartier.
01:41Et vous aviez la particularité d'être passionnée très tôt de littérature.
01:44Ah oui, alors, ça c'est encore un mystère pour moi, parce que je ne sais pas d'où c
01:48'est venu, vraiment.
01:50Ma mère était illettrée, elle ne savait ni lire, ni écrire, ni en français, ni en italien.
01:57Mon père, il disait, voilà, un peu de temps en temps, pour avoir des nouvelles de son pays, forcément.
02:02Mais c'est tout.
02:04Claudine s'épanouit dans cette famille.
02:05Elle lit toujours beaucoup et se bat contre ses parents, pour avoir les mêmes droits que ses grands frères.
02:09Claudine sait déjà que plus tard, elle fera un travail en rapport avec l'écriture.
02:14Un jeudi soir, le 2 février 1984, sa vie tranquille d'adolescente parisienne bascule.
02:24J'ai 17 ans, j'ai un copain.
02:27Je fais partie d'une bande d'amis, et on faisait plein de trucs ensemble.
02:31On faisait de la patinoire, on allait au ciné, on allait à des concerts.
02:35Et puis un soir, on avait prévu de se retrouver.
02:37Je sors de chez moi, il est 20 heures passées.
02:42Et je n'arrive jamais à rejoindre mes communs, parce qu'entre-temps, je suis menacé, enlevé dans la rue,
02:50par deux hommes.
02:53D'abord, un homme lui demande du feu.
02:56Puis ses bagues.
02:58Puis sa montre.
02:59Un autre les rejoint, et menace Claudine avec une arme, en lui demandant de les suivre.
03:04Ils encadrent alors la jeune fille, qu'ils emmènent sur les bords du canal de l'Ourc.
03:09Il la brûle avec des cigarettes, la viole une première fois, lui urine dessus.
03:15Alors clairement, ça se voyait.
03:18Quand je me suis retournée, il y a des personnes qui sont passées autour de nous, qui nous ont évité,
03:23qui ont baissé la tête.
03:24Ça m'a choqué à vie.
03:26J'ai vu la lâcheté des gens ce jour-là, je ne suis pas prête de l'oublier.
03:30Je l'en aurais beaucoup voulu, et j'ai décidé de ne jamais être comme ça.
03:34Parce que je ne veux pas rentrer chez moi en ayant quelque chose qui traîne dans ma conscience, en me
03:38disant
03:38« J'ai vu quelque chose de pas clair du tout. Je suis sûr que ces mecs étaient en train
03:42de... »
03:43Mais je suis rentré chez moi.
03:46Puis les hommes emmènent Claudine dans un appartement, où une dizaine de personnes se trouvent.
03:50Ils leur demandent de dégarpir, sauf le propriétaire de l'appartement qu'ils invitent à se joindre à eux.
03:56Aucun de ceux qui sont partis n'appelle la police.
03:58Cela dure deux heures.
04:00Moi, je me souviens très clairement m'être dit « Je vais peut-être rester en vie, ou peut-être
04:06pas. »
04:07Et à ce moment-là, j'avais beaucoup de peine pour mes parents.
04:10Je les ai imaginés à l'instant qu'on leur apprenne que leur enfant était morte.
04:15Pour moi, c'était insupportable.
04:19Puis, soudainement, ça s'arrête.
04:22Claudine est libérée.
04:24Elle porte plainte et la police l'emmène à l'hôpital, où les examens confirment le viol en réunion.
04:30C'était il y a moins de 48 heures.
04:32Le flagrant délit s'ajoute donc au dossier de plainte.
04:35Claudine n'est pas enceinte, n'a pas le VIH, n'a pas été sodomisée.
04:40Et elle estime donc qu'elle a eu de la chance.
04:44Il était peut-être 3-4 heures du matin.
04:46Mes frères étaient encore debout, ils écoutaient la musique.
04:50De toute façon, j'étais marquée sur le visage.
04:51J'avais été brûlée avec des cigarettes, donc j'avais bien sûr des traces.
04:56Et voilà, je leur ai dit, je vais aller me coucher.
04:57Ma soeur dormait, c'est le lendemain matin que je lui ai dit.
05:00Puis je leur ai dit, voilà, j'ai porté plainte, je m'en occupe.
05:04N'en parlez pas aux parents, je gère ça toute seule.
05:06Et puis on n'en parlera plus.
05:08Cette année-là, Claudine devait passer son bac.
05:11Mais finalement, elle arrête tout.
05:12Pendant plusieurs mois, je n'ai plus voulu sortir de chez moi.
05:16Je n'avais plus envie d'aller à l'école.
05:18J'ai essayé, on m'avait même changé d'établissement.
05:22Puisque les violeurs habitaient leur famille, pas dans le même quartier, mais dans le même arrondissement.
05:27Mais non, je n'avais plus du tout envie.
05:29Après les viols, Claudine Cordani revoit les coupables trois fois.
05:33D'abord à travers une vie de centain, après leur arrestation.
05:37Puis dans le bureau du juge Jean-Pierre Getty, en charge de l'affaire pour une confrontation.
05:41Et enfin au procès, pour lequel le juge la prépare.
05:45Il m'a dit, voilà, ça va passer aux assises.
05:48Mais comme vous étiez mineurs, ce serait huis clos.
05:51Moi, c'est un mot que je ne connais pas.
05:53Et donc il m'explique, les huit, ce sont les grandes portes.
05:56Qui font que, voilà, c'est interdit au public.
05:59Et je lui ai dit, mais non.
06:00Je lui ai dit, moi, je veux que vous les ouvriez les portes.
06:02Je veux que tout le monde puisse venir.
06:04Et là, il m'a regardé.
06:05Moi, je ne le savais pas, mais lui, il le savait sûrement.
06:07J'étais la première, en fait, à refuser le huis clos.
06:12Pas la première femme.
06:13Pas la première personne en France.
06:15La première mineure.
06:18Il a l'air assez scotché.
06:19Il me dit, mais là, on a un problème.
06:21Vous n'avez pas voulu que vos parents soient au courant.
06:24J'ai respecté cette parole-là jusqu'à présent.
06:27Il me dit, mais comme vous êtes mineur, il faut qu'un majeur signe.
06:31Avez-vous quelqu'un dans votre patrie qui soit plus âgé ?
06:34Par chance, j'ai demandé au plus grand.
06:37On a pris rendez-vous avec M. Jetty.
06:39Il est venu signer les papiers à la place de ce qu'auraient dû faire mes parents.
06:44Mais ça restait légal.
06:46Et voilà.
06:48J'ai pu refuser le huis clos.
06:49Mais un autre juge aurait pu même ne pas m'en parler.
06:54Comme pour le viol, Claudine se souvient par bribes du procès.
06:57Et elle a davantage le sentiment d'y avoir été spectatrice qu'actrice.
07:02Il est bien couvert par la presse.
07:04Et conformément à sa demande, son anonymat est respecté.
07:08Aux yeux du grand public, comme à ceux de ses parents qui regardent le JT, elle est Caroline.
07:13Quand l'avocat de la défense désigne les sexes des violeurs comme des couteaux du plaisir, elle quitte la salle.
07:18Après trois jours d'audience, le 25 octobre 1985, les trois hommes sont condamnés.
07:24Les deux premiers écopent de 12 et 10 ans de prison.
07:27Le troisième de 5 avec sursis, grâce à son dossier médical.
07:36Je m'attendais un peu plus.
07:38J'étais très heureux de savoir qu'ils allaient partir directement en prison.
07:42Qu'ils n'auraient pas l'occasion de croiser d'autres personnes.
07:44Pour moi, c'était le plus important.
07:46Parce qu'en fait, je ne pouvais rien changer par rapport à ce que moi j'avais vécu.
07:49Mais en tout cas, pendant quelques années, ils ont été neutralisés.
07:52Et j'espère qu'ils n'ont jamais pu recommencer.
07:55Après le procès, pendant plusieurs mois, Claudine peine encore à renouer avec le monde extérieur.
08:00Je ne veux plus sortir de chez moi.
08:02Et puis à un moment, je décide qu'ils ne gagneront pas.
08:05À un moment, je réalise que, ok, il y a eu le procès, ok, ils ont été condamnés.
08:08Mais qu'il ne faut pas qu'ils interagissent davantage dans ma vie.
08:11Il ne faut pas que ma vie soit gâchée.
08:13Et à un moment, je décide d'en faire quelque chose, de réunir toute mon énergie
08:20pour poursuivre les projets que j'avais.
08:21C'est-à-dire, pour moi, il fallait que je gagne mon argent, je voulais faire un métier qui me
08:24plaise.
08:25Et j'ai demandé une formation pour intégrer la chambre typographique.
08:30Claudine commence à travailler en tant qu'ouvrière du livre, puis devient journaliste.
08:34Elle mène une vie qu'elle qualifie de « normale », avec des guillemets.
08:37C'est-à-dire qu'elle travaille, tombe amoureuse, s'installe avec son compagnon,
08:41et en 2000, elle a même une petite fille.
08:44Puis elle se sépare du père et l'élève seule.
08:46J'ai gagné ma vie, j'ai eu un enfant, j'ai fait des voyages, j'ai beaucoup lu, j
08:54'ai fait les choses que j'aimais.
08:56J'ai mené ma vie.
08:57Ça ne m'a pas détruite.
09:00Mais ça a été des années de reconstruction en silence.
09:05Les gens autour de moi ne savaient pas.
09:08J'avais besoin que le temps pas, j'avais besoin de recul.
09:12En tant que journaliste indépendante, Claudine a de plus en plus de mal à faire face.
09:16Elle perd certaines de ses collaborations, va au prud'homme, gagne parfois, et finit par tout lâcher en 2017.
09:23Entre-temps, elle veut aussi tenter d'obtenir enfin son bac.
09:26Elle s'inscrit dans une école pour adultes dans le 14e arrondissement de Paris,
09:30la seule de ce type en France, et redécouvre les cahiers, les devoirs et le plaisir d'apprendre.
09:35Un souci de santé l'empêche d'aller au bout, et pour la deuxième fois, elle doit renoncer.
09:39Mais Claudine ne s'avoue pas vaincue.
09:42Désormais au RSA, elle se lance dans les collages artistiques et le militantisme.
09:47Sa première exposition doit d'ailleurs avoir lieu cette année.
09:50Elle suit des formations pour apprendre à écouter les victimes,
09:52et se lance dans un autre projet qui devient vite une nécessité.
09:56Celle de coucher sur le papier, un livre qu'elle écrit mentalement depuis déjà des années.
10:02Parce qu'aujourd'hui je ne suis victime de rien, j'ai été victime.
10:07Malgré tout ça, moi, autour de cette date-là, je suis toujours mal.
10:13Physiquement, j'ai mal. Dans ma tête, j'ai mal.
10:16Je peux passer des jours à dormir avant, des fois il m'arrive de vomir.
10:20Je ne suis pas bien, quoi.
10:22C'est une période avant, une période après.
10:24Et ça me le fait deux fois dans l'année.
10:26Ces deux périodes dont parle Claudine, ce sont celles autour de février,
10:29le mois où a eu lieu le viol, et autour d'octobre, la date du procès.
10:33Et ça, c'est inscrit, que je le veuille ou non, c'est inscrit dans mon corps.
10:37Et ça, jusqu'au dernier souffle, je pense que, voilà, je souffrirais de ça.
10:42C'est ainsi que Claudine Cordani fait tomber l'anonymat,
10:45notamment via la publication de son livre,
10:47et commence à dire que Caroline, la première mineure à refuser le huis clos, c'était elle.
10:52Sur Twitter, elle réunit vite des milliers d'abonnés
10:55et devient une figure à laquelle on va se confier.
10:58C'est arrivé deux fois que des personnes dans la rue commencent à engager la conversation,
11:03une femme et un homme d'ailleurs, et me disent au bout d'un moment,
11:06vous êtes la première personne à qui j'en parle.
11:09Waouh !
11:09Je me suis dit, oh purée, c'est énorme, quoi.
11:12C'est énorme.
11:13Donc des personnes qui ont été victimes de viol et qui vous en parlent à vous ?
11:16Exactement, voilà.
11:17Mais peut-être qu'elles avaient besoin...
11:19Alors, bien sûr, elles n'avaient pas prévu de m'en parler.
11:21Elles m'ont rencontré, c'est vraiment une rencontre fortuite, quoi.
11:25Mais voilà, ça a débloqué quelque chose et je me dis,
11:28alors, j'espère que ça a débloqué d'autres choses après.
11:33Parallèlement, ce qu'a constaté Claudine Cordani en recueillant ces témoignages,
11:37c'est que beaucoup de victimes ne croient pas en la justice.
11:40Elles le regrettent.
11:41Et avec le collectif Les Balances de la Justice, créé avec d'autres féministes,
11:45elle entend désormais militer pour une meilleure justice,
11:48qui reconnaisse et accompagne pleinement les victimes.
11:51Car encore aujourd'hui, et maintenant qu'elle a le temps de s'y consacrer,
11:55elle constate régulièrement à quel point, comme elle le dit,
11:58elle a eu de la chance avec le juge Jetty.
12:03Ça a été une grande chance pour moi d'être tombée sur ce juge d'instruction.
12:08Tout d'abord, il m'a cru.
12:11J'étais très jeune.
12:13Il m'expliquait les choses, il m'expliquait la procédure,
12:16il me préparait aux étapes.
12:18Je me suis sentie très bien accompagnée.
12:22Moi, personnellement, je peux le dire.
12:24Autour de moi, je connais plein de personnes qui me disent,
12:27« Non, non, moi je ne vais pas aller dans un commissariat. »
12:29Ce n'est pas entendable.
12:31La justice, elle doit être là pour tout le monde.
12:34Moi, il y a encore, pas si longtemps, il y a quoi, trois mois,
12:37j'ai accompagné une mineure portée plainte.
12:40Elle ne voulait pas que sa mère soit au courant.
12:43Elle m'a contacté sur Twitter et je l'ai accompagnée au commissariat.
12:46Il fallait faire vite parce qu'il y a l'histoire des 48 heures du flagrant délit.
12:51Et là où j'étais furaxe, il ne pouvait pas l'accueillir.
12:54C'est quand même dingue.
12:56À Paris, il ne pouvait pas l'accueillir avant le lendemain.
12:59Et là, on n'était plus dans le cadre du flagrant délit.
13:02J'ai dû insister, ce qui est anormal.
13:05Et ça, c'est une circonstance aggravante.
13:07Ça peut ne pas apparaître dans un dossier
13:09parce que personne ne l'aurait dit à la victime.
13:12On informe les gens sur plein de droits.
13:14Droits du consommateur.
13:15Alors ça, on en a, mais alors, attire l'arigot.
13:18Vous êtes sûr, une fois que vous avez lu ça,
13:21de savoir quel yaourt acheter.
13:23Des recettes de cuisine, ça va, il y en a plus qu'assez.
13:26Mais des recettes pour bien déposer plainte au commissariat en connaissant la loi.
13:30Moi, j'aimerais en voir dans les magazines féminins.
13:32Pour moi, la citoyenneté, c'est d'abord ça.
13:59Claudia, est-ce que les parents de Claudine Cordani
14:02ont fini par savoir ce qui était arrivé à leur fille ?
14:05Son père est mort dans les années 90 sans le savoir.
14:08Et à cette occasion-là, sa mère lui a dit qu'en fait,
14:11elle avait été victime elle-même de viol quand elle était plus jeune.
14:14Donc ça a été l'occasion pour Claudine de raconter tout ce qu'elle avait fait à sa mère
14:18depuis ce 2 février 1984.
14:21Sa mère était très impressionnée et très fière de son parcours.
14:25Elle est morte, elle, en novembre 2020 l'année dernière.
14:27Mais jusqu'au bout, elle a soutenu sa fille, évidemment, dans tous ses combats.
14:30Elle a annoncé récemment la naissance d'un collectif, c'était le 13 février.
14:34Un collectif baptisé « Les balances de la justice », c'est quoi son but ?
14:39Alors, Claudine dit que le but de ce collectif, c'est d'accompagner la justice.
14:43Elle le dit de manière un peu ironique, mais en fait, ce qu'elle aimerait,
14:45c'est que la justice soit une meilleure justice, notamment pour juger les crimes de viol.
14:50Elle aimerait la fin de la prescription.
14:52Elle aimerait que les viols ne soient plus requalifiés en agression sexuelle,
14:55comme c'est souvent le cas, notamment pour désengorger les cours d'assises.
14:58Et elle aimerait aussi qu'on ne puisse plus considérer qu'un mineur est consentant
15:02dans une relation sexuelle avec un majeur.
15:07Merci, Claudia Prolongeau.
15:09Cet épisode a été produit par Mona Delahaye et Marion Bottorel, réalisation Julien Moncouquiole.
15:15N'hésitez pas à nous écrire codesource at leparisien.fr
15:19ou à nous interpeller sur les réseaux sociaux.
15:21Codesource est le podcast d'actualité du Parisien.
15:24Il est disponible chaque soir du lundi au vendredi.
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