Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Au printemps 2020, le laboratoire Sanofi avait bon espoir de développer l’un des premiers vaccins anti-Covid. Aujourd’hui pourtant, la France n’a toujours pas trouvé la bonne formule, alors que des laboratoires étrangers ont déjà livré des millions de doses. Récit.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Mona Delahais, Ambre Rosala et Raphaël Pueyo - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian


Archives : France 24, France 2, France Info, CNBC

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Bonjour, je suis Thibault Lambert et vous écoutez Code Source, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11La France est en retard dans la recherche d'un vaccin contre le Covid-19.
00:16Les deux champions tricolores sur qui elles pouvaient compter, Sanofi et l'Institut Pasteur, n'ont pas encore réussi à
00:23trouver la bonne formule.
00:25Ils se sont fait doubler par des labos concurrents.
00:28Résultat, le gouvernement français commande des millions de doses à l'étranger pour vacciner sa population.
00:35Comment en sommes-nous arrivés là ?
00:37Explication dans Code Source avec Erwann Benezet, journaliste au service économie du Parisien.
00:50Erwann Benezet, avant d'aborder cette course au vaccin contre le Covid-19, parlez-nous du marché qu'il représente.
00:57C'est un marché colossal, gigantesque, qui représente au niveau mondial 52 milliards d'euros.
01:03Alors avec une spécificité quand même, c'est un marché très concentré.
01:07Il faut savoir que 5 laboratoires se disputent 80% de ce marché.
01:12Pour une raison relativement simple, c'est que ça demande énormément d'investissement.
01:17Et donc il faut avoir les épaules solides pour pouvoir affronter la concurrence dans ce marché.
01:24On a choisi de commencer ce récit en mai 2020.
01:27À ce moment-là, l'épidémie de Covid-19 touche une grande partie de la planète.
01:31Dans de nombreux pays, les laboratoires sont en quête d'un futur vaccin contre le virus.
01:37Est-ce que la France est bien engagée dans cette course ?
01:39Elle est à cette époque-là très bien engagée, puisqu'elle dispose de deux poids lourds internationaux,
01:46que sont le laboratoire Sanofi et l'Institut Pasteur.
01:50Ce sont tous les deux des champions tricolores du vaccin et du secteur pharmaceutique.
01:56À ce moment-là, le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, se montre confiant.
02:00Il affiche effectivement une confiance sans faille.
02:02Nous avons fait d'incroyables progrès avec nos équipes.
02:06On a tendance à oublier que nous sommes les premiers dans la course pour traiter le Covid-19.
02:10Nous allons jouer un rôle important lors du premier semestre 2021.
02:13Il dit qu'il n'a aucun doute que c'est un vaccin qui va être ultra performant,
02:18avec un taux d'efficacité qui sera sans doute à égal avec les concurrents, donc au-delà de 90%.
02:24Il fait d'ailleurs même jouer les enchères entre l'Europe et les Etats-Unis.
02:27C'est le jeu pour que l'un ou l'autre des continents s'empare le premier du marché
02:32et achète ou lance des pré-achats sur son candidat vaccin.
02:40Le 16 juin, Emmanuel Macron se rend sur un site de Sanofi à Marcy-l'Étoile, près de Lyon.
02:45Pourquoi c'est important, aux yeux de l'exécutif, de trouver un vaccin contre le Covid en France ?
02:50Il y a clairement un enjeu de souveraineté nationale,
02:53parce que cette crise sanitaire a mis en avant la dépendance que la France peut avoir sur certains marchés,
03:00et notamment la dépendance aux principes actifs, essentiellement achetés en Inde et en Chine.
03:06Et Emmanuel Macron veut essayer de renverser la vapeur.
03:09Mesdames, Messieurs, cette crise nous a montré que nous devons continuer à produire dans notre pays et sur notre continent.
03:17Il parle de 200 millions d'euros qui vont être investis dans le secteur pharmaceutique, dans la recherche, en France.
03:24Et en parallèle, le laboratoire Sanofi, lui, annonce une somme de 610 millions d'euros,
03:30investis là aussi dans la recherche des vaccins, mais sur le territoire français.
03:35Plusieurs vaccins sont en cours de développement dans le monde.
03:38Ils ne sont pas tous fabriqués de la même manière.
03:40Il faut faire son choix parmi une dizaine de méthodes.
03:44Que fait Sanofi ?
03:45Sanofi, lui, travaille sur deux technologies, vraiment les deux technologies de pointe,
03:49que sont une technologie plutôt ancienne, dite protéines recombinantes.
03:55C'est une technologie qui est relativement sûre, moins chère, facilement industrialisable et avec peu d'effets secondaires.
04:04C'est une technologie qui est même déjà commercialisée, largement commercialisée.
04:07Et puis, il travaille aussi sur une autre technologie qui, à l'époque, est encore vraiment en phase de recherche,
04:13qui est l'ARN messager.
04:15La technologie est relativement mature, mais pas encore industrialisée.
04:20Et donc, dans l'urgence de la situation, Sanofi joue la carte de la prudence
04:24et mise une grosse partie de ses moyens de recherche dans l'autre technologie à protéines recombinantes,
04:30en association avec le laboratoire britannique GSK.
04:33À part Sanofi et l'Institut Pasteur, est-ce qu'il y a d'autres candidats français ?
04:37Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, vont émerger une myriade de start-up
04:43ou de plus petits laboratoires qui travaillent, eux, sur souvent des technologies de niche,
04:48pas seulement à Paris ou en Ile-de-France, mais en province,
04:51notamment dans la région de Nantes où il y a un cluster technologique,
04:54avec différents laboratoires qui, effectivement, attendent de trouver la solution
04:59et de pouvoir émerger au niveau commercial.
05:03En décembre, Sanofi doit démarrer la dernière phase des essais cliniques
05:08de son vaccin à protéines recombinantes, mais ça ne se passe pas comme prévu.
05:13La phase 3, c'est une phase sur laquelle on travaille sur des volontaires sains
05:17et il va y avoir un gros problème, une sombre histoire de dosage.
05:21En fait, dans l'urgence, Sanofi a demandé à commander à un prestataire des réactifs
05:27qui permettent ensuite de trouver le bon dosage d'allergènes.
05:31Il se trouve que ces réactifs seront de piètre qualité,
05:35ils n'ont pas vraiment le temps de mesurer justement cette qualité.
05:38Ils font des dosages, ils les testent sur des volontaires sains
05:42et les résultats, malheureusement, ne sont absolument pas à la hauteur des attentes
05:47et c'est un échec.
05:48Il faut refaire tous les essais cliniques avec de nouveaux dosages.
05:52Les équipes de Sanofi sont effondrées, elles se rendent compte qu'il va falloir tout refaire
05:57et c'est au moins à minima plusieurs mois de retard.
06:00Ça veut dire que leur vaccin n'était pas suffisamment efficace ?
06:04Ça veut dire en tout cas que le candidat vaccin qui a été testé en phase 3
06:08sur des volontaires sains n'avait pas le bon dosage pour atteindre l'efficacité maximale.
06:13Il faut savoir que les concurrents qui ensuite vont être commercialisés
06:17type Pfizer et BioNTech, Moderna ou AstraZeneca affichent des taux d'efficacité supérieurs à 90%.
06:25Donc pour être dans la course, il faut un vaccin ultra efficace,
06:28ce qui n'est pas le cas du candidat vaccin de Sanofi,
06:32notamment sur les populations les plus de 50 ans
06:34qui sont malheureusement les populations les plus en demande, les plus fragiles,
06:39donc celles qu'il va falloir vacciner en premier.
06:44Le 16 décembre, le Premier ministre Jean Castex annonce qu'1,16 million de doses de vaccins
06:51seront livrées à la France d'ici la fin de l'année.
06:54Et le 27 décembre, la campagne de vaccination débute.
06:57Avec quel vaccin ?
06:59Malheureusement, il n'est pas français, il est américain.
07:02Il a été développé en partenariat avec un laboratoire allemand,
07:05c'est celui de Pfizer avec BioNTech,
07:08qui arrive et qui est commercialisé en France,
07:11d'abord à destination des personnels soignants,
07:13donc les hôpitaux et les EHPAD.
07:15On se rend compte donc qu'il n'y a aucun vaccin français.
07:19Si l'un d'entre eux passait les essais cliniques,
07:22la commercialisation ne se ferait pas avant à minima la fin de l'année,
07:26voire l'année suivante en 2022.
07:29Le vaccin Pfizer utilise la technique de l'ARN messager.
07:33D'autres vaccins étrangers sont prêts,
07:35ils attendent leur autorisation sur le marché européen.
07:38Erwann Benezé, pourquoi est-ce qu'ils ont autant d'avance sur Sanofi ?
07:41On peut se dire qu'il y a eu un pari qui a été fait,
07:45dans l'urgence, dans la course au vaccin,
07:47et que là, pour le coup, Sanofi a perdu,
07:49mais sa stratégie se tenait,
07:51c'est-à-dire qu'elle a joué la carte de la prudence
07:54et s'est appuyée sur un vaccin,
07:56en tout cas sur une technologie,
07:58celle dite à protéines recombinantes,
08:01qui avait fait ses preuves,
08:02alors que ses concurrents,
08:05Pfizer en tête, mais aussi Moderna ou AstraZeneca,
08:08s'étaient basés ou avaient parié sur une technologie
08:11tout à fait innovante qui a fait ses preuves,
08:14qui a finalement remporté le passage des essais cliniques.
08:18Et donc là, ils ont pris effectivement une avance considérable.
08:22Des critiques émergent à ce moment-là contre Sanofi et le gouvernement.
08:27Le problème de Sanofi ou d'un laboratoire français,
08:29qui a longtemps été la première valorisation boursière française,
08:34c'est que ça représente un petit peu le rayonnement du savoir-faire français.
08:39Et donc le gouvernement surveille de très très près
08:42les évolutions, les choix stratégiques du laboratoire.
08:46Et Yannick Jadot, l'eurodéputé EELV,
08:50fustige la stratégie du gouvernement,
08:52critique le manque de transparence,
08:54le manque de pédagogie.
08:55Et à un moment, il relaie des informations
08:58qui sont parues dans des médias allemands
09:00sur le fait que le gouvernement français
09:02aurait fait pression sur la Commission européenne
09:05pour privilégier le laboratoire Sanofi,
09:08faire des précommandes de 300 millions de doses
09:10au détriment des autres vaccins,
09:13notamment ceux de Pfizer, Moderna et AstraZeneca.
09:16Il se trouve que ce candidat vaccin ne sera pas élu.
09:19En tout cas, pour l'instant, les recherches doivent continuer.
09:22Et donc cette stratégie du gouvernement français
09:24se serait faite au détriment des vaccins qui arrivent en France.
09:28Et ça, Yannick Jadot se montre très en colère.
09:31Il annonce même sa volonté, avec un groupe d'eurodéputés,
09:35de déposer une plainte auprès de la Cour européenne de justice.
09:39Le 6 janvier, le vaccin américain Moderna
09:42est à son tour autorisé sur le marché européen
09:45Au même moment, pour accélérer la campagne de vaccination,
09:49le gouvernement français demande en quelque sorte à Sanofi
09:52de travailler pour ses concurrents.
09:54A défaut d'être arrivé à sortir son propre vaccin,
09:57le français Sanofi va aider à fournir celui de son concurrent, Pfizer.
10:02Alors là, c'est le coup de grâce,
10:03c'est une quasi-humiliation pour le champion tricolore français.
10:06Il va devenir, en quelque sorte, un simple prestataire
10:09pour l'un de ses principaux concurrents, Pfizer et BioNTech.
10:12Il va remplir des flacons pour son concurrent,
10:16non pas sur ses sites français,
10:18mais sur un de ses sites allemands près de Francfort,
10:21dès le mois de juillet prochain,
10:23avec l'objectif de 100 millions de doses d'ici à la fin de l'année.
10:27Sanofi continue quand même de travailler sur ses deux vaccins,
10:31celui à protéines recombinantes et le vaccin ARN messager.
10:34Mais vous révélez, Erwan Benezet,
10:36que le groupe français envisage de supprimer des centaines d'emplois,
10:40précisément dans la recherche.
10:42L'annonce cogne complètement avec l'annonce précédente de retard de son vaccin.
10:48Et c'est 1 700 emplois supprimés sur un effectif de 25 000 emplois dans toute l'Europe pour Sanofi,
10:55dont 1 000 emplois en France.
10:57Et au sein de ces 1 000 emplois, c'est 364 emplois dans la recherche.
11:02C'est vraiment pas le bon moment pour se séparer d'une partie de ces chercheurs,
11:06alors qu'on est dans une course mondiale au vaccin
11:09et que Sanofi, en plus, vient d'annoncer un échec de son candidat vaccin
11:13et un report de au moins plusieurs mois de son éventuelle commercialisation.
11:17Il n'y aura donc pas de vaccin Pasteur contre le coronavirus.
11:21Le 26 janvier, l'Institut Pasteur annonce qu'il abandonne son principal projet de vaccin.
11:26C'est une nouvelle déception ?
11:28En termes d'image, c'est assez désastreux.
11:31Pasteur, c'est le scientifique qui a trouvé les vaccins.
11:34Au pays de Pasteur, ce sont deux échecs successifs.
11:39Réellement, c'est un épisode douloureux et difficile pour l'industrie française.
11:43Le même jour, le Conseil d'analyse économique publie une note
11:47qui liste point par point les raisons profondes de ce retard français.
11:52Qu'est-ce qui est dit dans ce document ?
11:53Le premier point, c'est de ne pas avoir su anticiper suffisamment
11:58les bouleversements qu'ont connus ce marché.
12:02Il y a l'émergence de nouvelles technologies.
12:05La France était championne dans la chimie,
12:07mais on a vu émerger de nouvelles technologies comme la biotechnologie et la génomie,
12:12qui est la science du génome humain, son ADN.
12:16Ensuite, cette émergence de nouvelles technologies a fait flamber les coûts de création d'un médicament.
12:22En 2003, pour créer un nouveau médicament,
12:25le coût moyen, l'investissement qu'il fallait mettre, était de 800 millions de dollars.
12:29En 2016, il faut à minima dépenser 2,5 milliards de dollars
12:34pour créer et commercialiser un nouveau médicament.
12:40Donc la France n'aurait pas su s'imposer dans ces nouveaux secteurs, c'est ça ?
12:44Pour résumer, la note du Conseil d'analyse économique, finalement, montre que la France continue un peu à travailler
12:51comme dans l'ancien monde, alors que la concurrence s'est adaptée.
12:56On voit l'émergence d'une myriade de startups qui travaillent souvent sur des technologies de niche
13:01et s'adoscent à des grands groupes, ne serait-ce que pour bénéficier de leurs moyens de recherche,
13:06pour pouvoir ensemble mettre au point de nouveaux médicaments.
13:11Et cette note pointe aussi un problème au niveau de la recherche française.
13:15Tout à fait. Aujourd'hui, dans la plupart des pays concurrents,
13:19les laboratoires travaillent main dans la main avec les universités, les pôles de recherche.
13:24En Angleterre, par exemple, les grands laboratoires, que sont par exemple GSK,
13:29travaillent avec Oxford et Cambridge.
13:32Aux Etats-Unis, Moderna ou Pfizer travaillent au plus près avec le MIT de Boston ou Harvard.
13:39Ces ponts-là existent en France, mais ils sont, selon le Conseil d'analyse économique, insuffisants.
13:45Il évoque un dernier problème. En France, les chercheurs sont moins bien payés.
13:49Cette même note du Conseil d'analyse économique indique que le salaire moyen d'un chercheur débutant
13:58ne s'affiche qu'à 63% du salaire moyen dans les pays de l'OCDE, toute industrie confondue.
14:05Résultat, ces chercheurs vont voir ailleurs, c'est la fuite des cerveaux, notamment aux Etats-Unis par exemple.
14:10Il faut savoir qu'aujourd'hui, le patron du laboratoire américain Moderna est français.
14:14Et vous avez de nombreux laboratoires qui partent monter des pôles de recherche outre-Atlantique.
14:22Le 3 février, vous publiez un article avec Mathieu Pelloli sur Valneva, une entreprise de biotechnologie française installée dans la
14:31région nantaise,
14:32présente en Suède et en Écosse, assez méconnue et pourtant, elle semble bien partie pour trouver un vaccin contre le
14:39Covid.
14:40À l'époque où on les rencontre et où on les interview, ils sont en train de mener les essais
14:45de phase 2 sur 150 volontaires.
14:49Et si ces essais cliniques aboutissent, qui semblent être bien partis, dès le mois d'avril,
14:55ils comptent enclencher la vitesse supérieure et passer en phase 3 sur 4000 personnes.
15:01Si les essais de phase 3 aboutissent, ils tablent sur une commercialisation de leur vaccin avant la fin de cette
15:07année.
15:08Pourquoi on n'a pas entendu parler de cette entreprise plus tôt ?
15:10C'est là aussi un problème très français qui est de se focaliser sur les poids lourds, au détriment parfois
15:19de ces start-up qui, elles, avancent dans leur coin.
15:21Et pour avancer dans leur coin, elles montent des partenariats et malheureusement pas forcément avec le gouvernement français.
15:27C'est le cas de Valneva, qui a été approché par le gouvernement britannique, qui a mis énormément d'argent,
15:33de l'argent qui a permis à Valneva d'embaucher 300 salariés supplémentaires,
15:39qui leur a permis d'agrandir le site en Écosse et donc d'accélérer la recherche dans son candidat vaccin.
15:46Est-ce qu'on sait si Valneva a été approché par le gouvernement français ?
15:49Il y avait eu des discussions, mais en fait, celles avec le gouvernement britannique ont abouti avant celles qui pouvaient
15:58être mises en place avec le gouvernement français.
16:00En 2025, si tous les essais cliniques aboutissent, le gouvernement britannique aura dépensé 1,4 milliard d'euros
16:08pour commander, précommander 190 millions de doses de l'argent que le gouvernement français n'était pas prêt à mettre.
16:20En conséquence, les premières doses de Valneva qui sont prévues pour l'automne fileront au Royaume-Uni.
16:26Dans l'industrie pharmaceutique, mais comme dans de nombreuses autres industries, il y a une loi qui règne.
16:32Le premier arrivé est le premier servi.
16:34Le gouvernement britannique a mis du cash sur la table et donc c'est lui qui aura en premier les
16:40doses de vaccins de Valneva
16:42si celui-ci franchit tous les tests.
16:46Est-ce qu'on peut encore espérer un vaccin français contre le virus dans les mois à venir ?
16:52Les recherches continuent. Au moins un des deux poids lourds, Sanofi, continue à travailler sur un candidat vaccin.
16:58Et puis vous avez toutes ces start-up aux immunos, Valneva, qui continuent eux aussi d'avancer dans leurs tests.
17:07Et donc on peut espérer, avant la fin de l'année, c'est compliqué de le dire, ça ne sera
17:12effectivement pas avant la fin de cette année, voire début de l'année prochaine.
17:16Erwan Bénézet, est-ce que finalement la France est la grande perdante dans cette course au vaccin ?
17:21Pour l'instant, l'industrie pharmaceutique française a accumulé plusieurs échecs, mais ce ne sont pas les seuls.
17:28D'autres pays, d'autres laboratoires ont essayé et ont pour l'instant échoué sur certaines de leurs recherches.
17:34C'est le jeu. Il y a des paris, des stratégies qui sont pris par des laboratoires.
17:40Et parfois, ces paris ou ces stratégies sont gagnants et parfois ils sont perdants.
17:44Mais c'est une course de fond. Ce n'est pas un sprint, cette bataille ou cette guerre qui est
17:48menée contre le virus.
17:51Et les laboratoires français pourraient revenir un peu en deuxième saison dans cette course.
17:57Il est sûr qu'entre-temps, des laboratoires comme Pfizer, Moderna, AstraZeneca auront pris de l'avance.
18:05Et c'est du retard qu'il faudra rattraper.
18:08Et c'est tout l'enjeu dans les prochains mois pour les laboratoires français.
18:25Merci à Erwann Bénezet.
18:27Code Source est le podcast d'actualité du Parisien, disponible chaque soir du lundi au vendredi.
18:33Cet épisode a été conçu et préparé par Marion Bottorel, production Mona Delahaye, Ambre Rosala et Raphaël Pueyo,
18:40à la réalisation Julien Moncouquiole.
18:42Si vous aimez Code Source, abonnez-vous pour ne rater aucun épisode sur Apple Podcast ou Google Podcast.
18:49Et puis dites-le nous en laissant des petites étoiles ou un commentaire sur votre application préférée.
18:54Vous pouvez aussi nous écrire codesource.fr.
19:02Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations