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  • il y a 10 heures
La gestion de la pandémie par le Premier ministre britannique Boris Johnson a suscité de nombreuses critiques à travers le monde. Des inquiétudes renforcées par l’arrivée d’un nouveau variant sur le sol anglais en décembre 2020. Récit de Chloé Goudenhooft, correspondante du Parisien à Londres, pour Code source.


Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Clawdia Prolongeau - Production : Mona Delahais et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian


Archives : France 24, Skynews, Te Guardian, The Telegraph, Le Parisien.

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Transcription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavie pour CodeSource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12La Grande-Bretagne figure parmi les pays où le Covid-19 a fait le plus de morts par habitant.
00:17Le seuil des 100 000 décès dus au coronavirus y a été franchi à la fin du mois de janvier.
00:23Pourquoi un bilan aussi lourd ?
00:25Comment le Premier ministre Boris Johnson a-t-il géré la crise sanitaire depuis le début ?
00:30Cet épisode de CodeSource est raconté par Chloé Goudenoft en ligne de Londres.
00:45Chloé Goudenoft, vous êtes la correspondante du Parisien à Londres.
00:49Est-ce que vous pouvez nous rappeler qui est Boris Johnson, qui dirige le gouvernement britannique depuis juillet 2019 ?
00:55Alors, Boris Johnson est un conservateur de 56 ans.
00:59Il a commencé sa carrière comme journaliste, notamment à Bruxelles.
01:02C'est l'ancien maire de Londres.
01:04Il a été le ministre des Affaires étrangères de Theresa May avant de prendre sa place à la tête des
01:10touristes, les conservateurs.
01:11Ça, c'était en juillet 2019.
01:13Ensuite, il a été élu Premier ministre en bonne et due forme en décembre 2019.
01:18Boris Johnson, c'est un personnage en Angleterre ?
01:20Oui, c'est quelqu'un qui aime faire des blagues, qui aime plaire et qui aime faire rire les gens.
01:25Par exemple, pour la promotion des Jeux Olympiques de Londres en 2012, il avait descendu le long d'une tyrolienne
01:30avec des petits drapeaux flottants de l'Union Jack.
01:33Donc voilà, c'est quelqu'un qui aime rigoler et qui est prêt à ne pas se prendre au sérieux.
01:41Avant d'aller plus loin, Chloé, il faut préciser que dans ce podcast, on va parler de la gestion de
01:45la crise en Angleterre,
01:47puisqu'en Grande-Bretagne, ces questions-là se gèrent nation par nation, c'est ça ?
01:50Oui, depuis la décentralisation qui a eu lieu en 1999, les questions de santé sont gérées par les quatre différentes
01:58nations du Royaume-Uni,
01:59donc l'Irlande du Nord, l'Ecosse, l'Angleterre et le Pays de Galles.
02:03Il y a d'autres domaines qui font partie de leurs prérogatives, mais la santé est gérée par ces nations.
02:07Donc on parle de l'Angleterre, sauf pour la question des chiffres.
02:11En général, le gouvernement rapporte les chiffres à l'échelle du Royaume-Uni.
02:15Au début de l'épidémie, en janvier et février 2020, la Grande-Bretagne est moins touchée que la France, l
02:20'Italie ou l'Allemagne.
02:21Et Boris Johnson semble faire un choix surprenant.
02:24Oui, il choisit l'immunité de groupe, c'est-à-dire laisser une majorité de personnes être infectées par le
02:31virus
02:32pour que la population développe une sorte d'immunité naturelle, on va dire.
02:36Donc l'idée, c'est de protéger uniquement les personnes les plus vulnérables.
02:41Seulement pour arriver à ce qui est cette immunité de groupe, il faut que 60% de la population soit
02:45infectée.
02:46Mais ça permet, en revanche, d'éviter les conséquences sociales et économiques d'autres mesures plus strictes,
02:52comme la fermeture des écoles, les confinements, etc.
02:55Pourquoi Boris Johnson fait ce choix au départ ?
02:57Eh bien, c'est parce qu'au Royaume-Uni et en Angleterre, les libertés individuelles sont très importantes.
03:02Chacun fait ce qu'il veut dans le respect des autres.
03:04Et surtout, on ne dicte pas la conduite que les gens doivent tenir.
03:08Donc pour Boris Johnson notamment, c'était quelque chose de très difficile de passer ce cap.
03:13La population sera autorisée à quitter son domicile de façon très limitée.
03:17Et finalement, il décide de confiner le pays à partir du 23 mars, une semaine plus tard que la France
03:23par exemple.
03:24Oui, ce qu'il s'est passé, c'est que le nombre de décès a vraiment accéléré.
03:28En une semaine, il a été multiplié par 6 pour atteindre 335, ce qui n'était pas beaucoup en comparaison
03:33avec aujourd'hui.
03:34Mais c'est vraiment la rapidité qui a inquiété.
03:37Le Royaume-Uni suit le chemin de l'Italie qui était alors dans une situation catastrophique.
03:41Et c'est ça qui a fait changer l'opinion du Premier ministre.
03:45À la fin du mois de mars, la Grande-Bretagne reconnaît qu'elle a du mal à s'approvisionner en
03:49tests.
03:50Oui, la stratégie du gouvernement reposait aussi beaucoup sur le fait de tester au maximum le nombre de cas pour
03:56contrôler la pandémie.
03:57On promet 25 000 tests par jour, puis 250 000 tests par jour.
04:01Mais on n'en est pas du tout là à cette époque.
04:03On est donc à 6 000 tests par jour.
04:05Finalement, il faut attendre un petit peu plus tard pour qu'il y ait un vrai rythme de croisière sur
04:09le nombre de tests réalisés au Royaume-Uni.
04:11Le pays manque aussi de matériel de protection pour les soignants.
04:14Oui, ça a été un vrai problème au début de la pandémie.
04:17Il n'y avait pas assez d'équipements.
04:19Et le NHS, le Service National de Santé, a même proposé aux infirmiers et aux infirmières des équipements qui n
04:25'étaient pas tout à fait adaptés.
04:26Certains se sont retrouvés à faire leur propre masque de façon artisanale.
04:30Il y a même eu un problème de livraison de matériel de protection individuelle qui devait venir depuis la Turquie.
04:36Cette livraison qui était très attendue a eu beaucoup de retard et ça a créé un petit scandale ici au
04:42Royaume-Uni.
04:43Mais des hôpitaux de campagne sont montés en urgence.
04:46Oui, c'est un des succès du gouvernement britannique.
04:48L'hôpital londonien est construit en neuf jours seulement avec l'aide de l'armée.
04:52Et sept hôpitaux sont créés très rapidement.
04:59Je tiens à remercier tous ceux qui sont sur le front dans les hôpitaux publics.
05:03Le dimanche 5 avril au soir, les Britanniques sont devant leur téléviseur.
05:07Pour écouter leur reine qui se montre combative, nous vaincrons, dit-elle.
05:11Et deux heures plus tard, coup de théâtre, on apprend que Boris Johnson est hospitalisé.
05:15On est dit qu'il va aller au hospital.
05:17Oui, c'est vrai Jonathan, cette nouvelle a brûlé dans les dernières quelques minutes.
05:22Quelques semaines avant, il continue de serrer des mains dans les hôpitaux, marque les esprits.
05:27Et puis on apprend ensuite qu'il est positif au coronavirus.
05:32Donc il s'isole, il continue de travailler, mais dans un coin de Downing Street.
05:36Donc il entre dans un hôpital londonien pour effectuer des tests de routine.
05:42Puis il est admis dans les services de soins intensifs.
05:46Et finalement, il s'en sortira une dizaine de jours plus tard.
05:57Et on le voit fatigué et les yeux cernés et creusés dans une vidéo où il annonce qu'il est
06:04sorti de l'hôpital.
06:05Mais il prendra quelques semaines pour se reposer.
06:15Le 22 mai, un scandale éclate.
06:17Deux journaux britanniques révèlent qu'un conseiller de Boris Johnson n'a pas respecté le confinement au mois de mars.
06:23Oui, il s'agit de Dominic Cummings.
06:25C'est le conseiller en chef de Boris Johnson.
06:28En fait, il a été repéré à Durham, qui est dans le nord de l'Angleterre, alors que Dominic Cummings
06:34habite à Londres.
06:35Il était lui-même malade, sa femme était malade.
06:38Il est parti chez ses parents et dans sa famille pour aller déposer son fils, parce qu'il avait peur
06:43de ne pas pouvoir s'en occuper.
06:46Seulement des Anglais l'ont vu et l'ont dénoncé.
06:49Or, Boris Johnson va le protéger jusqu'au bout.
06:53Lors d'une conférence de presse, il essaie de s'expliquer.
06:55Je crois que dans chaque respect, il a acté responsablement, légalement et avec intégrité.
07:03Ce qui ne convainc personne, mais il restera en poste.
07:07A partir du samedi 4 juillet, les restrictions sanitaires sont assouplies.
07:11On parle même, en Grande-Bretagne, d'un super Saturday.
07:14Pour la première fois depuis mars, les pubs et les restaurants peuvent rouvrir.
07:18Donc pour les Anglais, ce sera la première fois qu'ils peuvent reprendre une teinte de bière avec leurs amis
07:24en terrasse.
07:25A Londres, on voit des queues de clients qui vont faire leurs emplettes.
07:31C'est un grand moment qui a été attendu par les Anglais durant toute la période du confinement.
07:35Pendant l'été, quels sont les scénarios pour les mois qui viennent ?
07:38Est-ce qu'en Angleterre aussi, on a peur de l'arrivée d'une seconde vague ?
07:41On en parle, mais Boris Johnson veut rester optimiste et il explique qu'il y a espoir que l'on
07:48puisse passer Noël dans des conditions à peu près normales.
07:51Il se prépare au pire, au cas en effet où il y a une seconde vague du coronavirus pour l
07:57'hiver.
07:57Lui, Boris Johnson, est-ce qu'il porte le masque ? Est-ce qu'il donne l'exemple sur le
08:01respect des gestes barrières ?
08:02Alors jusque-là, il n'avait pas vraiment donné l'exemple, mais en effet, à partir du moment où il
08:06fait ses annonces,
08:07on le voit porté en masque dans sa circonscription d'Oxbridge, dans le nord-ouest de Londres.
08:13Et on commence à introduire le port du masque obligatoire dans les transports, puis dans les commerces et dans les
08:20lieux publics fermés.
08:24Un nouveau confinement de l'Angleterre est décidé le 1er novembre. Comment ça se traduit concrètement ?
08:29Eh bien, c'est un confinement qui est presque aussi strict que le premier.
08:32La différence principale, c'est que les écoles, les collèges et les universités restent ouverts.
08:37En revanche, tous les commerces non essentiels sont de nouveau fermés.
08:41Il n'est plus possible de recevoir des proches ou des amis chez soi.
08:45Ce confinement est levé le 2 décembre.
08:47La campagne de vaccination est lancée le mardi 8 décembre.
08:51Et le gouvernement britannique veut aller vite.
08:54Oui, l'objectif, c'est de vacciner autant que possible, évidemment.
08:57Le premier jour, près de 83 000 personnes sont vaccinées.
09:0250 hôpitaux sont disponibles pour organiser cette vaccination.
09:08Une semaine après, ce sera au tour des GP, des médecins traitants, de mettre en place la vaccination.
09:15Puis ce sera même le cas des pharmacies.
09:17Quels vaccins sont utilisés ?
09:18Au départ, l'Angleterre utilise le vaccin Pfizer, qui a été le premier à être autorisé.
09:23À partir de la fin décembre et début janvier, on commencera à vacciner avec le vaccin britannique AstraZeneca.
09:39Toujours au début du mois de décembre, un variant du SARS-CoV-2 est découvert en Grande-Bretagne.
09:45Ce variant anglais va s'avérer plus contagieux.
09:47Oui, à ce moment-là, on soupçonne ce variant d'être plus contagieux de 30 à 70%.
09:53Mais ce n'est pas encore sûr.
09:55Et certains ont reproché à Boris Johnson d'utiliser cette excuse pour masquer finalement une mauvaise gestion de la crise.
10:01Aujourd'hui, c'est avéré que ce variant est plus contagieux.
10:04En réaction à ce nouveau variant, est-ce que de nouvelles mesures sont prises ?
10:07Oui, ce qu'il se passe, c'est que ce nouveau variant est surtout présent à Londres et dans le
10:12sud-est de l'Angleterre.
10:13Or, c'est là que sont observés le nombre de cas les plus importants.
10:17Donc, en effet, les restrictions commencent à sévir un petit peu.
10:21À ce moment-là, Boris Johnson promet que Noël pourra se dérouler normalement et qu'il y aura des regroupements
10:26de familles.
10:27Oui, c'est le paradoxe. Malgré ces restrictions et malgré les craintes qui commencent à se faire sentir par rapport
10:32à ce nouveau variant,
10:33Boris Johnson décide malgré tout de sauver Noël, d'accorder cinq jours aux Anglais pour avoir un peu plus de
10:42liberté.
10:43Il est possible de se réunir avec trois autres foyers chez soi pour les fêtes de Noël. Quelques restrictions sont
10:49levées.
10:50Ça, c'est ce qu'il promet le 16 décembre. Et finalement, Boris Johnson se contredit trois jours plus tard,
10:55le 19.
10:56On doit, je suis afraid, regarder encore le Christmas. Et comme Premier ministre, c'est mon devoir de prendre des
11:02décisions difficiles.
11:03Oui, à cause du nombre de cas qui continuent d'augmenter, il utilise l'argument de ce nouveau variant pour
11:09dire que finalement,
11:10Noël s'est trop risqué dans les zones à risque, c'est-à-dire à Londres et dans le sud
11:15-est de l'Angleterre.
11:16Et cela revient à faire un nouveau confinement.
11:18Donc, il n'est plus possible de sortir de chez soi, clairement, de recevoir des amis et donc de fêter
11:24Noël d'une manière ou d'une autre.
11:39Comment on vit ces fêtes de Noël à Londres et dans les autres endroits en Angleterre où on n'a
11:44pas le droit de se regrouper ?
11:45Eh bien, les gens sont plutôt résignés car on s'attendait finalement à ces annonces.
11:50C'est juste que le gouvernement a tardé à prendre des décisions.
11:54Certains ont reproché au gouvernement d'avoir changé d'avis car ils avaient fait leurs plans et avaient fait les
11:59dépenses de Noël.
12:00D'autres, soit parce qu'ils avaient peur du virus ou parce qu'ils avaient anticipé finalement que ce serait
12:06annulé, n'avaient rien prévu de toute façon.
12:08Que se passe-t-il juste après les fêtes ?
12:10Le lundi 4, les enfants rentrent à l'école.
12:13Or, le soir, Boris Johnson change d'avis de nouveau et impose un confinement plus strict qu'au mois de
12:19novembre
12:19en imposant la fermeture des écoles, des collèges et des universités.
12:24Ils étaient déjà nombreux à être confinés.
12:26Mais depuis minuit, c'est le pays tout entier qui vit au ralenti.
12:31L'Angleterre redémarre un confinement drastique similaire à celui de mars.
12:36La majeure partie du pays étant déjà soumise à des mesures extrêmes,
12:40il est clair que nous devons faire plus ensemble pour maîtriser cette nouvelle variante,
12:44alors que nos vaccins sont déployés.
12:49En Angleterre, il faut donc entrer dans un confinement national suffisamment dur pour contenir cette variante.
12:56Là, j'imagine que les Anglais sont surpris quand même.
12:58On envoie les enfants à l'école le lundi et le mardi, ils n'ont plus le droit d'y
13:01aller.
13:01Certains sont en colère parce qu'ils n'ont pas pu s'organiser,
13:04mais d'autres, quelque part, sont rassurés car la situation est tellement grave en Angleterre
13:09qu'ils préfèrent finalement cette option et ne pas risquer la santé de leurs enfants.
13:13À ce moment-là, est-ce que l'Angleterre a suffisamment de vaccins
13:16ou est-ce qu'on en manque comme en France ?
13:17L'Angleterre n'est pas confrontée à une pénurie de vaccins.
13:21Début janvier, Pfizer confirme qu'il y aura bien les doses qui ont été commentées par le Royaume-Uni.
13:27C'est la même chose pour AstraZeneca.
13:29Cela dit, à ce moment-là, est décidé de changer la posologie de la vaccination.
13:35C'est-à-dire, au lieu de laisser un écart de trois semaines entre la première dose
13:39et ce qu'on appelle ici le booster, la seconde dose,
13:42on change cet écart à 12 semaines,
13:45et notamment pour des questions d'approvisionnement,
13:47pour être sûr qu'il y a un maximum de personnes qui reçoivent une première injection
13:50avant de recevoir la deuxième.
13:52Le 22 janvier, le seuil des 100 000 morts du Covid est franchi en Grande-Bretagne.
13:56Chloé Goudenhoft, c'est clairement l'un des pays les plus touchés au monde ?
14:00Oui, car par nombre d'habitants,
14:02le nombre de morts est tel que le Royaume-Uni est en quatrième position,
14:06en fait, après des pays comme la Belgique ou encore la Slovénie.
14:10Et en valeur absolue, le Royaume-Uni est juste en dessous de gros pays
14:14comme les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique ou encore l'Inde.
14:22Le mardi 26 janvier, Boris Johnson répond aux journalistes
14:25en direct de sa résidence du 10 Downing Street à Londres
14:29et il parle bien sûr de son action face à l'épidémie.
14:31Oui, il commence déjà par présenter ses condoléances aux familles qui ont perdu des proches.
14:37Il dit qu'il est vraiment désolé
14:38et il dit qu'il assume pleinement ses responsabilités en tant que Premier ministre.
14:48Il explique aussi que son équipe a fait vraiment tout ce qu'elle a pu
14:52pour essayer de prévenir le nombre de morts.
14:55Clairement, ce n'est pas un mea culpa.
14:57Non, il ne remet pas en cause son action
14:59et à aucun moment il dit on a fauté, on a eu tort à tel ou tel endroit.
15:02Mais il dit en tout cas qu'il assume ses responsabilités.
15:06Chloé Goudenot, économiquement, comment s'en sort le pays ?
15:09Eh bien, pas très bien.
15:10Selon l'OCDE, le Royaume-Uni sera l'un des pays les plus touchés par cette crise.
15:17On voit une chute de sa croissance de l'ordre de 11%.
15:21En termes de chômage, aujourd'hui il est à 5%, ce qui paraît faible.
15:25Mais avant la crise, il était à moins de 4%.
15:28Et encore, c'est parce que le gouvernement a fait des efforts pour soutenir la population
15:32par le biais du chômage partiel ou encore par des prêts qui ont été attribués aux entreprises.
15:39Que disent les Britanniques sur la gestion de l'épidémie par Boris Johnson ?
15:44Il se trouve que Boris Johnson et son équipe ont clairement fait du mauvais travail.
15:49Les décisions ont été prises trop tardivement, comme les confinements successifs.
15:54À chaque fois, on se pose la question, est-ce qu'on va être confinés ou non ?
15:58Ça traîne et ça finit toujours par arriver.
16:00Donc ça, c'est quelque chose que les Britanniques reprochent clairement au Premier ministre.
16:04Et en même temps, ils comprennent la difficulté de la situation.
16:07Est-ce que Boris Johnson est menacé aujourd'hui politiquement ?
16:10Non, a priori non, car les prochaines élections en général auront lieu en 2024.
16:15Et même si les Anglais ne sont pas contents de la façon dont la crise a été gérée,
16:20ils considèrent aussi que c'est quelque chose de très compliqué.
16:24Et ils s'imaginent mal comment quelqu'un aurait pu faire quelque chose de mieux.
16:36Merci Chloé Goudenoft.
16:37Cet épisode a été produit par Mona Delahaye, Thibault Lambert et Marion Bottorel.
16:42Réalisation, Julien Moncouquiol.
16:44N'hésitez pas à nous écrire codesource at leparisien.fr
16:47ou à nous interpeller sur les réseaux sociaux.
16:50Codesource est le podcast d'actualité du Parisien, disponible chaque soir du lundi au vendredi.
16:55Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous sur Apple Podcast ou Google Podcast par exemple.
17:00Et puis si vous aimez codesource, dites-le nous en laissant des petites étoiles
17:04ou un commentaire sur votre appli préférée.
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