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Le nombre de transitions de genre a été multiplié par dix entre 2010 et 2020. Elles permettent à toutes les personnes assignées à un genre dans lequel elles ne se reconnaissent pas d’en changer. Dans un rapport en 2022, l’Académie Nationale de médecine appelle toutefois les mineurs qui souhaitent faire leur transition à patienter, à prendre en compte certains effets irréversibles des traitements. Un collectif de parents inquiets abonde : que se passera-t-il si mon enfant regrette finalement son choix ? Ce cas de figure est extrêmement rare mais Bérangère Lepetit, journaliste au service Société du Parisien, a rencontré un jeune «dé-transtionneur ». Elle nous raconte son enquête dans Code source.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Ambre Rosala, Sarah Hamny, Marion Bothorel, Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian

Archives : Healthy Lalou.

#détransition #transgenre

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News
Transcription
00:00Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:04Codesource qui fête ces jours-ci ses trois ans d'existence.
00:07Vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à nous écouter.
00:10Plus d'un million d'écoutes chaque mois.
00:12Au nom de toute l'équipe de Codesource et du Parisien, merci de votre fidélité.
00:21Les transitions de genre ont été multipliées par dix entre 2010 et 2020.
00:26Évidemment, c'est une bonne nouvelle pour les hommes et les femmes trans qui peuvent ainsi vivre pleinement leur vie.
00:32Mais depuis février 2022, l'Académie nationale de médecine, notamment, appelle les ados à patienter longtemps avant d'entamer une
00:40transition.
00:41Car parfois, dans de rares cas, une transition peut être finalement regrettée.
00:46Explication avec Bérangère Lepetit, journaliste au service Société du Parisien.
00:54Bérangère Lepetit, à la fin du mois de mars, vous entendez parler d'une association de parents dont les enfants
00:59veulent changer de genre,
01:01des garçons qui se sentent filles ou l'inverse.
01:03Et ces parents sont inquiets de quoi précisément ?
01:06Ces parents sont inquiets du nombre croissant de demandes de transition chez les adolescents.
01:12Ils sont inquiets de la rapidité avec laquelle se font ces transitions.
01:17Et ils sont inquiets des effets irréversibles, en fait, que peuvent avoir les traitements hormonaux sur les adolescents.
01:24Cette association s'appelle Hippomonie. Pourquoi ?
01:27Hippomonie, ça veut dire patience, en grec.
01:29L'objectif de ce collectif, c'est de dire qu'il faut attendre la majorité avant d'entamer des transitions
01:35de genre.
01:36Vous entrez en contact avec la porte-parole de cette association.
01:39Elle se fait appeler Camille. Elle tient à rester anonyme. Pourquoi ?
01:43Elle a peur, tout simplement, que sa fille apprenne qu'elle a créé ce collectif.
01:48Parce qu'en fait, sa fille elle-même lui a annoncé il y a quelques mois qu'elle se sent
01:54garçon
01:55et qu'elle veut faire une transition et donc masculiniser son prénom.
02:00Ce qu'elle écrit sur les réseaux sociaux, elle ne peut pas se permettre de le dire à sa fille
02:03parce qu'elle a peur de la braquer. Elle a peur que sa fille veuille couper les ponts avec elle
02:08si elle apprend ce que pense vraiment sa mère.
02:12Bérangère, soyons clairs, cette mère se défend d'être transphobe ou opposée aux transitions dans l'absolu.
02:18Oui, tout à fait. Elle me dit qu'elle n'est pas du tout contre le fait que sa fille
02:23fasse une transition,
02:24mais pas tout de suite. Elle veut que sa fille s'interroge sur les raisons qui la poussent à faire
02:28cette transition
02:29et attendre la majorité. Elle dit que si à 18 ans elle veut encore transitionner
02:35et que c'est vraiment son désir, il sera toujours temps de le faire.
02:44On va revenir sur ce que vous a dit Camille dans ce podcast, mais d'abord, Bérangère Lepetit,
02:49il faut dire que depuis 10 ans, le nombre de transitions en France a fortement augmenté.
02:54Le nombre de transitions a été multiplié par 10 entre 2010 et 2020.
03:01Et en 2020, 9000 personnes étaient concernées en France.
03:04Souvent, il s'agit de jeunes adolescentes qui veulent transitionner vers le genre masculin.
03:09Est-ce que l'on sait dans quelle mesure ?
03:11Oui, on le sait. C'est ce que tous les médecins disent.
03:14Aujourd'hui, c'est une majorité de jeunes filles qui veulent transitionner,
03:18alors qu'avant, c'était une majorité de jeunes garçons.
03:20Bérangère Lepetit, pour cette enquête, vous avez interrogé plusieurs spécialistes.
03:23Selon eux, pourquoi est-ce que ce sont souvent des filles aujourd'hui qui transitionnent ?
03:28En fait, les filles sont plus nombreuses que les garçons à manifester un malaise au moment de la puberté.
03:34Celles qui aujourd'hui se déclarent trans et demandent à réaliser un souhait de changer de genre
03:40présentent pour 60 à 70% d'entre elles des pathologies antérieures.
03:45Elles peuvent être anorexiques, elles peuvent être dépressives, avoir été victimes d'agressions sexuelles, par exemple.
03:52C'est ce que ces spécialistes mettent en avant.
03:56Concrètement, que font ces jeunes filles qui se sentent garçons, au fond ?
03:59Ces jeunes filles, déjà, elles sont malheureuses, elles souffrent.
04:02Elles suivent pour certaines une psychothérapie.
04:06Certaines aussi commencent un traitement, des injections de testostérone, pour avoir une voix grave, avoir des poils, avoir une masse
04:17musculaire plus importante.
04:19C'est un traitement à vie.
04:20Et puis, pour compresser leur poitrine, pour faire disparaître leur poitrine, elles mettent un binder.
04:27Un binder, c'est un sous-vêtement compressif.
04:29Il y a plus d'un an, un collectif appelant à la patience s'est créé, collectif animé notamment par
04:34des psychanalystes.
04:35Oui, alors c'est l'Observatoire de la Petite Sirène.
04:38C'est un observatoire qui rassemble pas mal de gens, notamment des psychanalystes, des psychiatres, des endocrinologues, des sociologues, des
04:48anthropologues.
04:49Et ce collectif, en fait, multiplie un peu les tribunes dans la presse,
04:54essayent de faire une sorte de lobbying, on va dire, pour sensibiliser les pouvoirs publics et l'opinion publique au
05:02fait qu'il y a quand même une forte augmentation des transitions de genre chez les adolescents,
05:07qu'il est nécessaire d'interroger les raisons qui poussent à faire ces transitions,
05:12et peut-être à essayer de freiner un peu, quelque part, ces transitions avant la majorité.
05:19Bérangère Lepetit, l'Académie nationale de médecine, a appelé à la prudence dans un rapport publié cette année, le 25
05:26février.
05:27Que dit ce rapport ?
05:28L'Académie nationale de médecine appelle à la prudence.
05:30Elle dit une grande prudence médicale doit être de mise chez l'enfant et l'adolescent,
05:34compte tenu de la vulnérabilité, en particulier psychologique, de cette population,
05:38et des nombreux effets indésirables, voire des complications graves que peuvent provoquer certaines des thérapies disponibles.
05:44Dans ce rapport, l'Académie de médecine explique aussi que certains aspects d'une transition de genre sont irréversibles.
05:50Quand on prend de la testostérone, la voie devient grave et c'est impossible de revenir en arrière.
05:56Une fois qu'on a une voie de « garçon », on la garde.
05:59Il y a aussi la question de la pilosité, qui peut éventuellement devenir moins drue si on arrête la testostérone,
06:05mais la pilosité restera.
06:08Et après, il y a des sujets qui font encore débat au sein de la communauté scientifique,
06:12comme la question de la fertilité.
06:15En fait, certains médecins disent qu'après avoir pris de la testostérone pendant une période prolongée,
06:23il y a en fait comme une ménopause précoce chez la femme, et donc elle n'aura pas d'enfant.
06:28C'est une question importante.
06:29Et il y a aussi bien sûr les opérations chirurgicales, comme la mastectomie,
06:33qui est possible dès l'âge de 14 ans, rappelle l'Académie de médecine,
06:38dans son rapport de février, disponible en ligne.
06:40La mastectomie, le fait de se faire retirer intégralement les seins, c'est irréversible.
06:46Donc après, il y a de la chirurgie qui est possible, la chirurgie réparatrice, on appelle ça.
06:52Mais bon, c'est quand même encore des traitements lourds, et ce n'est pas anodin.
06:56Vous l'avez dit donc, le nombre de transitions a été multiplié par 10 en 10 ans.
07:01Ce qui a pu changer la donne ces dernières années, c'est la libération de la parole,
07:05et un grand nombre de témoignages disponibles sur Internet, sur YouTube par exemple.
07:09Je pense que j'étais vraiment pas bien, et j'en avais besoin de cette transition hormonale,
07:14et de cette transition tout court.
07:16J'en avais vraiment besoin pour ma santé mentale, et ça m'a fait du bien,
07:19et je ne regrette absolument pas où je suis.
07:21Si c'était à refaire, je le ferais mes 400 fois.
07:23Et c'est cool, et oui, ça m'a apporté beaucoup de confort au quotidien,
07:26beaucoup de stabilité et de bonheur du coup.
07:30Bérangère Lepetit, on en revient à Camille, de l'association Hippomonie.
07:34Vous la rencontrez le 29 mars à Paris, dans un café.
07:37Quelle est sa propre histoire ?
07:39Camille, elle a une fille qui est une jeune adolescente,
07:43qui lui a annoncé, quelques mois auparavant, qu'elle voulait changer de prénom,
07:48qu'elle voulait qu'on la masculinise, qu'elle se sentait garçon.
07:51Et donc Camille, en fait, elle s'interroge beaucoup sur les raisons
07:56qui poussent sa fille à vouloir faire cette transition.
08:00Elle trouve que tout a beaucoup changé en quelques mois.
08:03Elle me dit que sa fille est en décrochage scolaire.
08:06En fait, Camille, elle se demande si sa fille ne va pas tout simplement mal, en fait.
08:11Elle se demande si sa fille ne trouve pas un peu de fausses solutions à ses problèmes.
08:18Et donc Camille, elle a écrit un texte qu'elle a diffusé sur les réseaux sociaux,
08:22à l'automne 2021, qui a eu beaucoup de répercussions.
08:27Et en fait, de ce texte est né un collectif, finalement,
08:30parce que beaucoup de parents qui sont dans sa situation ont pris contact avec elle.
08:34Et aujourd'hui, elle veut faire valoir ses idées.
08:36Et c'est pour ça qu'elle rencontre des journalistes.
08:38Sur le fait de transitionner ou pas, qu'est-ce qu'elle dit à sa fille aujourd'hui ?
08:41Elle l'écoute, elle lui dit qu'elle n'est pas opposée à sa transition,
08:44mais elle lui dit qu'il est nécessaire de prendre du temps.
08:46Et elle lui a conseillé de commencer une psychothérapie.
08:49Et sa fille, d'ailleurs, voit désormais une psychiatre.
08:53Dans de rares cas, certaines personnes qui ont fait une transition
08:56veulent retrouver leur genre initial, faire ce qu'on appelle une détransition.
09:02Bérangère Lepetit, à la mi-avril, vous entrez en contact avec un détransitionneur,
09:06âgé de 19 ans, vous échangez avec lui par SMS d'abord,
09:10avant de le rencontrer dans un café à Paris.
09:12Il vous a longuement raconté son histoire, mais il n'a pas souhaité être enregistré.
09:17On ne va donc pas l'entendre dans cet épisode de Codesources.
09:20Je précise aussi que l'on va utiliser le prénom « il » pour parler de lui,
09:23parce que c'est son choix.
09:25Et que dans votre article, son nouveau prénom et son prénom de naissance,
09:29qu'il va reprendre dans quelques mois, ont été changés pour garantir son anonymat.
09:33D'abord, Bérangère, et parce que c'est important pour le sujet,
09:37quelle est son apparence physique aujourd'hui, quand vous le voyez ?
09:40Sacha, il a l'air jeune.
09:41Il a les cheveux longs, le teint pâle, des traits fins.
09:44Il a une pilosité assez importante, une voix masculine.
09:48Et Sacha, il se sent jeune femme, au fond de lui.
09:51Mais c'est vrai que dès qu'on se met à parler avec lui,
09:53on a envie de lui dire « il », parce que c'est surtout la voix, en fait, qui explique
09:57ça.
09:58Avant sa transition, pendant son enfance, que ressentait Sacha ?
10:01Sacha, en fait, il m'explique que tout petit, déjà, en fait, c'est lui qui utilise cette expression,
10:06que moi, personnellement, je n'aime pas trop, mais il dit « garçon manqué ».
10:09Il n'était pas dans les clous traditionnels, Sacha.
10:12Il avait toujours été assez androgyne dans son style vestimentaire.
10:16Que se passe-t-il pour Sacha à l'adolescence ?
10:18À l'adolescence, Sacha, il s'est posé pas mal de questions.
10:23Et il m'a dit qu'en fait, en regardant notamment les réseaux sociaux,
10:27il a vu des vidéos de transgenres expliquer ce que c'était une transition,
10:31parce que c'était un changement de genre.
10:33Et en fait, il s'est dit qu'il était né dans un corps de femme,
10:37mais qu'en fait, il était garçon, et qu'il devait commencer une transition.
10:41Qu'est-ce qu'il fait à ce moment-là ?
10:42Il choisit un nouveau prénom de garçon, et donc il demande à ses amis de l'appeler comme ça.
10:47Et puis, un soir, quelques semaines plus tard, il n'en peut plus, il en parle à ses parents au
10:52dîner.
10:53Et dans les jours qui suivent, ses parents se montrent compréhensifs, on va dire.
10:55Oui, ses parents se montrent compréhensifs, donc ils accompagnent Sacha chez un psychiatre réputé à Paris.
11:05Donc Sacha a d'abord une longue consultation, ensuite il va aller voir ce monsieur pendant des mois.
11:10Il me dit, on m'a mis tout de suite sur des rails, comme si, en fait, dès le début,
11:15il avait été acté qu'on allait lui faire changer de genre.
11:21Il m'a dit que c'était des séances expéditives, qui pouvaient durer 5 à 10 minutes,
11:25ce qui était selon lui très court.
11:28Sacha commence à recevoir des injections d'hormones masculines, de testostérone,
11:31à la fin de son année de seconde, quand il a 15 ans.
11:34Ensuite, entre la première et la terminale, Sacha subit une mastectomie,
11:38donc une ablation des seins, et on en arrive à la fin de sa terminale, au printemps 2020.
11:43C'est le confinement, Sacha passe un bac à rappliquer devant son écran d'ordinateur,
11:48il décroche la mention très bien, il intègre une école de dessin,
11:52et quelques mois plus tard, au mois de décembre, au Bérangère Lepetit,
11:55il se sent profondément déprimé.
11:57Oui, il me dit, c'est la descente aux enfers.
12:00En fait, il se met à pleurer et il n'arrête plus.
12:04Il me dit, je pleure le matin, dans le RER, quand je vais dans mon école à Paris,
12:09je pleure pendant les cours, je pleure le soir, il pleure tout le temps.
12:12C'est le début de la prise de conscience, vraiment, du fait qu'il regrette ce qu'il a fait.
12:17Et finalement, il se rend compte à ce moment-là que ça faisait des mois qu'il doutait ?
12:20Oui, en fait, ce n'est pas venu quand même du jour au lendemain.
12:22Là, je pense que ce qui s'est passé à ce moment-là, c'est qu'il a vraiment pris
12:26conscience de son regret.
12:28Il me disait, c'est comme s'il y avait deux voix en moi,
12:30et l'une me disait, est-ce que tu as bien fait de faire ça ?
12:34Est-ce que tu n'es pas en train de détruire ton corps ?
12:36Sacha vous explique qu'il veut revenir à son genre de départ.
12:39Il va se faire appeler de nouveau Anna d'ici quelques mois.
12:43Il est en train de détransitionner.
12:45Ça veut dire quoi ? Ça représente quoi concrètement ?
12:47La détransition, c'est qu'on change de genre pour revenir à son genre initial.
12:51Et chez Sacha, ça veut dire arrêter les injections de testostérone,
12:55qu'il faisait une fois toutes les trois semaines.
12:57sa masse musculaire a commencé à fondre,
13:00sa pilosité a arrêté de se développer.
13:03Les effets des hormones ont été stoppés.
13:07Mais alors aujourd'hui, Sacha, surtout ce qu'il veut,
13:10c'est ne plus faire subir à son corps de traitement.
13:13Donc ce qu'il pourrait faire, c'est faire de la chirurgie réparatrice
13:16et se faire remettre des seins, mais ça, il ne veut pas.
13:18Il me dit, Sacha, il faut que je m'accepte comme je suis.
13:21Il dit, voilà, je suis une fille biologique,
13:25qui a un style masculin et il faut que j'accepte ça parce que c'est moi.
13:29Voilà, il est dans cette logique-là, Sacha.
13:31Sa voix, par exemple, va rester ?
13:32Oui, sa voix masculine est censée rester.
13:35Donc là, il a commencé à consulter un orthophoniste
13:38qui va lui apprendre à tenir une voix androgyne.
13:42En fait, il va essayer, je pense, en travaillant sur sa voix,
13:44d'avoir une voix qui pourrait également être celle d'une femme,
13:48une voix grave de femme.
13:49Aujourd'hui, Sacha dit que sa transition a été trop rapide,
13:52que ses parents, finalement, ont accepté sa décision trop vite.
13:56D'un côté, il me dit, écoutez à ce point,
13:58ce que dit quelqu'un de 14 ans, ça pose problème.
14:01Donc en fait, il reconnaît que ses parents ont presque été
14:03trop bienveillants avec lui, à le suivre, à aller dans son sens.
14:07Mais on sent dans le même temps qu'il aime ses parents,
14:11qu'il ne veut pas leur faire de la peine.
14:13Et il n'a pas envie de trop s'étendre sur le sujet
14:15parce qu'il n'a pas envie de faire des reproches à ses parents.
14:18Il en veut au psychiatre qu'il a vu à l'époque.
14:20Il estime que les séances étaient trop rapides.
14:23Il estime qu'il n'a pas assez exploré avec Sacha son passé.
14:27Il n'a pas fait parler de son rapport à la féminité, à la masculinité.
14:32Et donc, il estime que le psy a bâclé son travail.
14:36Par ailleurs, il a été suivi par une autre psychiatre par la suite,
14:39après avoir décidé de détransitionner.
14:41Et il m'a dit, elle m'a sauvé la vie.
14:44Évidemment, ce témoignage n'a pas forcément valeur d'exemple.
14:46Sacha ne témoigne que de son propre vécu.
14:49Et on rappelle que la très grande majorité des cas de transition de genre
14:52permettent aux personnes concernées de vivre pleinement leur vie.
14:56Bérangère Lepetit, malgré tout, dans certains pays comme la Suède,
14:59des mesures commencent à être prises pour freiner,
15:02pour retarder les transitions des ados.
15:05Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est symbolique
15:06parce que la Suède, c'est le premier pays dans les années 70
15:09à avoir reconnu la dysphorie de genre.
15:11Donc la souffrance liée au fait d'avoir la sensation
15:14de ne pas être née dans le bon genre.
15:17Et donc la Suède revient en arrière actuellement.
15:19Il y a un hôpital prestigieux dans le pays
15:21qui maintenant interdit tout traitement hormonal
15:24aux jeunes de moins de 18 ans.
15:32Bérangère Lepetit, votre dossier sur ce sujet
15:35est à retrouver sur leparisien.fr.
15:38Et si la question de la transidentité vous intéresse,
15:41je vous invite à écouter un ancien épisode de Code Source.
15:44J'ai attendu 60 ans pour vivre ma vie.
15:46Rencontre avec Emma, entrepreneuse transgenre.
15:50Un épisode qui date de mai 2021.
15:52Cet épisode de Code Source a été produit par Raphaël Cueillot,
15:56Marion Bottorel et Thibault Lambert.
15:58Réalisation, Julien Moncouquiol.
16:00Code Source est le podcast d'actualité du Parisien.
16:03Nous publions un nouvel épisode chaque soir de la semaine
16:06pour n'en rater aucun.
16:08N'oubliez pas de vous abonner sur votre appli audio préférée.
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