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Chaque année, ils sont des milliers à quitter une situation confortable pour se lancer dans une nouvelle activité. C’est le cas d’Aurélie Vannier, commerciale dans l’industrie pharmaceutique qui a décidé de se reconvertir à 41 ans. Témoignage recueilli par Ambre Rosala.

Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Thibault Lambert et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian.

#reconversion #tatoo

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News
Transcription
00:02Bonjour, c'est Jules Lavie pour Codesource, le podcast d'actualité du Parisien.
00:11En France, on estime qu'un salarié sur cinq prépare actuellement une reconversion.
00:16Le mardi 17 janvier, le supplément Économie du Parisien a publié six témoignages d'hommes et de femmes qui ont
00:23changé récemment de métier.
00:24Chez Codesource, nous avons eu envie d'entendre l'un de ses témoins, Aurélie Vannier, une habitante de Dijon, ex
00:31-commerciale dans le secteur de la santé.
00:33Elle a démissionné pour créer une entreprise.
00:36Elle raconte son parcours et ce qu'il a décidé à changer de vie aujourd'hui dans Codesource au micro
00:41d'Ambre Rosala.
00:58Aurélie Vannier a 41 ans. Elle est rousse avec les yeux bleus et elle est maman de deux garçons de
01:038 et 13 ans.
01:04Je la rencontre à Dijon, où elle habite et où elle vient de créer son entreprise après des années de
01:09salariat.
01:10Je pense qu'il faut oser, oser essayer.
01:13C'est marrant parce que j'ai fait un post sur LinkedIn sur le fait de oser et que je
01:18souhaite en 2023 aux gens d'oser se révéler, oser manifester, s'ils souhaitent évoluer, s'ils souhaitent changer de
01:26poste ou s'ils souhaitent lancer leur boîte.
01:28Oser, oser les gens parce que franchement, c'est chouette.
01:36Aurélie est née et a grandi à Dijon dans le département de la Côte d'Or.
01:39Elle a une petite sœur, leur mère est institutrice et leur père médecin.
01:43Enfant, c'est une petite fille très déterminée.
01:46J'avais déjà dans mon caractère le côté très fonceur.
01:49J'étais très, on va dire tête brûlée, très...
01:53Alors à l'époque, on disait garçon manqué.
01:55C'est une façon de décrire, mais ça traduisait un peu ce côté fonceur, touche à tout.
02:01Mais il fallait que ça bouge, il fallait que ça pulse.
02:03Après le lycée, une fois son bac en poche, elle commence des études de médecine à Dijon,
02:08mais elle rate sa première année, alors elle se lance dans un master nutrition santé.
02:12Elle s'installe à Paris juste après ses études et travaille d'abord en tant que commerciale pour l'industrie
02:18pharmaceutique.
02:19Elle a un premier petit garçon avec son mari et ils reviennent à Dijon en 2013.
02:24Aurélie trouve un nouveau travail en tant que commerciale et vend plusieurs produits aux cliniques et aux hôpitaux
02:29pour traiter les différents types de plaies des patients.
02:32Et je travaillais aussi avec un produit qui m'a beaucoup plu pour les patients qui font des radiothérapies.
02:39Très souvent, malheureusement, la radiothérapie brûle la zone qui est traitée.
02:43Donc pour les patients, c'est vraiment très problématique, ils en souffrent beaucoup.
02:48Et ma société avait développé un pansement qui soulageait ça.
02:52Et il y avait tellement de choses à faire pour les soulager.
02:55Et ça, c'est ce qui me plaisait beaucoup, en fait, de pouvoir apporter du confort, du mieux-être
03:01aux personnes qui sont dans des situations où les parcours de soins sont parfois assez compliqués.
03:06Et en fait, c'est un milieu qui m'a passionnée.
03:08Aurélie et son mari ont un deuxième petit garçon, puis ils décident de se séparer
03:11et d'avoir la garde alternée de leurs enfants.
03:14En 2019, Aurélie change de travail.
03:17Elle commercialise désormais des machines d'analyse de sang auprès de laboratoires ou d'hôpitaux.
03:22C'est quelque chose qui m'a éloignée du contact avec les patients.
03:25J'étais vraiment dans une chouette boîte.
03:28J'avais vraiment une chouette équipe.
03:30Mon manager, ça se passait très bien.
03:32Mais j'avais ce manque de sens, on va dire.
03:36C'est vrai qu'il y a des fois, je me disais, en fait, je pense que je pourrais bosser
03:40chez Darty Boulanger, vendre des machines à laver.
03:43Je vendais des automates avec de la connexion et du SAV.
03:48Alors certes, il y avait un impact d'analyse.
03:50Ce n'est pas si basique non plus, on ne va pas réduire.
03:52Mais moi, j'avais l'impression d'avoir perdu un petit peu de sens par rapport à ça.
03:56J'avais aussi cette envie d'indépendance, de liberté.
03:59À l'approche de son 40e anniversaire, Aurélie commence à réfléchir à se reconvertir.
04:04Puis elle apprend que son père est atteint d'un cancer.
04:07Moi, mon papa a eu un cancer.
04:09Donc j'ai vu aussi toute la difficulté de subir l'annonce, de subir les traitements,
04:16de subir les espoirs et puis les rechutes et puis les marques que ça laisse.
04:22Mon papa a eu plusieurs traitements, dont une chimio qui, effectivement, lui a fait perdre ses poils,
04:27lui a fait perdre ses cheveux.
04:28Lui, il n'avait pas forcément la possibilité de s'arrêter de travailler.
04:30Ce n'était pas non plus un souhait.
04:32Mais il ne souhaitait pas se montrer son cheveu.
04:35Donc il a eu la volonté d'avoir une perruque.
04:39La perruque était relativement bien faite.
04:42Mais il a fallu qu'il se rase sa moustache parce qu'elle devenait très clairsemée.
04:46Moi, je l'ai toujours connue avec la moustache.
04:48Donc oui, ça m'a sensibilisée forcément à l'image et la sensation de renvoyer une image dégradée ou affaiblie
04:57qui peut ne pas forcément être très bien vécue pour les patients.
05:05Un jour, pendant l'été 2021, alors qu'elle a toujours dans un coin de sa tête l'envie de
05:09changer de métier,
05:11Aurélie se rend à un mariage auquel elle est invitée.
05:14J'étais arrivée apprêtée pour un mariage, coiffée, maquillée.
05:18Et je vois cette femme qui me regarde et qui me dit
05:20« Mais vous êtes vraiment très jolie. »
05:22Et avant, j'étais comme vous.
05:23Moi aussi, j'étais coquette.
05:24Et là, je ne le suis plus.
05:26Au début, je n'ai pas cherché à comprendre pourquoi.
05:28Mais j'ai vu qu'elle regardait mes mains.
05:30Je lui ai dit « Écoutez, regardez sur la table, il y a un vernis à ongles.
05:32Si la couleur vous plaît, je vous le fais. »
05:34Donc je suis retrouvée à vernir cette personne.
05:36Je sentais bien qu'elle tremblait.
05:38Et à un moment donné, je sens qu'elle renifle comme si elle pleurait.
05:41Puis je la regarde.
05:42Elle me dit « Non, mais je suis gênée parce que vous voyez, je tremble et ça doit vous gêner.
05:46»
05:46Je lui dis « Écoutez, moi je bloque votre main.
05:48On ne déborde pas.
05:49Il n'y a que ça pour vous rassurer, ça va bien. »
05:51Et c'est là où elle m'explique tout son parcours.
05:55Cette personne souffrait de Parkinson.
05:57Et de fil en aiguille, je me retrouve à la maquiller, à la coiffer.
06:00Je pense qu'elle s'est vraiment sentie bien
06:02parce que ça a été une personne transformée qui est devenue très souriante,
06:06très ouverte, a discuté avec les personnes qui étaient déjà présentes.
06:10Et tout au long du mariage, ayant compris qu'elle avait du mal à se déplacer,
06:13je lui apportais les différents plats qui étaient en buffet.
06:15Et de voir cette personne que j'ai trouvée très fermée
06:18quand je suis arrivée sur le lieu
06:19et de la voir profiter après de l'événement de la soirée,
06:23de se sentir bien,
06:24je me suis dit « Mais c'est ça en fait ce que je veux faire. »
06:29Aurélie réfléchit de manière plus active
06:31au métier qu'elle pourrait faire pour aider les patients
06:33à aller mieux après une maladie.
06:34Elle se rappelle qu'elle a déjà entendu parler
06:37de dermopigmentation réparatrice
06:38et elle creuse un peu plus.
06:40C'est une technique de tatouage
06:42qui permet de cacher des cicatrices,
06:44de recréer en trompe-l'œil une aréole,
06:47la zone colorée autour du mamelon,
06:48chez une femme qui s'est fait retirer un sein après un cancer,
06:51ou encore de créer l'illusion de poils
06:54sur des sourcils clairsemés après une chimiothérapie.
06:57Encore hésitante à l'idée de changer de vie,
06:59Aurélie en parle à une amie.
07:01Et elle m'a dit « Mais alors la meuf fonce en fait ? »
07:04Elle m'a dit « C'est comme tout,
07:05il y a des formations, tu te formes,
07:07tu vas voir si ça te plaît, si ça te convient. »
07:09Et elle m'a dit « Avant ça, on va reconduire,
07:12t'as appris, t'as passé ton permis. »
07:13Et puis voilà quoi.
07:14Donc elle m'a dit « C'est comme tout, ça s'apprend. »
07:16Et je me suis dit « Ok, ça paraît tellement simple comme ça,
07:21pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ? »
07:23Donc je suis, voilà, c'est le moment.
07:26Aurélie n'en parle pas à son employeur,
07:28mais elle se lance dans une formation qu'elle paye de sa poche.
07:31Elle suit des cours de dermopigmentation
07:33pendant tous ses RTT et ses congés payés.
07:36Avec son activité de commercial,
07:38Aurélie gagne environ 5 000 euros brut par mois.
07:40Mais elle sait qu'en changeant de voie
07:42et en se lançant à son compte,
07:44elle perdra au moins 30% de ses revenus.
07:46Elle commence donc à faire attention à ses dépenses,
07:48alors même qu'elle n'a pas fini sa formation.
07:52Quand ce projet est venu, je me suis dit
07:54« Bon, ben là, on va arrêter. »
07:56Pas les dépenses inutiles,
07:57mais j'ai un métier qui me permettait
07:59d'avoir une vie assez agréable, de bien vivre.
08:02Donc c'est vrai que je ne me posais pas la question
08:03quand j'allais faire des restos,
08:04quand j'envisageais de faire un week-end.
08:06Enfin, voilà.
08:06Et là, j'ai commencé à faire un peu plus attention
08:08pour pouvoir mettre de côté,
08:10que ce soit pour financer justement mes formations
08:12ou que ce soit pour anticiper la perte de salaire.
08:17Donc oui, les vacances et les week-ends,
08:19j'ai un peu limité,
08:20tout en essayant quand même de garder des petits plaisirs
08:23avec mes enfants.
08:24Mais par exemple, moi,
08:25j'aime beaucoup les vacances à la montagne l'hiver.
08:27Bon, ben, on n'est pas parti.
08:29Dès que j'ai eu ce projet-là,
08:31j'ai aussi changé vraiment beaucoup de choses
08:33dans ma façon de consommer,
08:34que ce soit dans mes habits,
08:36que ce soit dans mon alimentation.
08:39C'est vrai qu'avant,
08:40j'allais très facilement faire mes courses au supermarché.
08:43Et puis là, au moins,
08:44finalement, c'est tout bête,
08:45mais il y a un petit marché dans mon village.
08:47Donc je vais au marché, je vais au boucher.
08:48J'anticipe plus mes menus
08:50pour éviter le gaspillage.
08:53Donc voilà, tout ça, mis bout à bout,
08:55ça m'a permis de faire certaines économies.
08:57On s'adapte.
08:58Elle est aussi obligée de confier plus souvent
09:00ses enfants à son ex-mari
09:02parce que sa formation tombe parfois
09:03à des moments où elle est censée avoir leur garde.
09:06Aurélie parle de son projet à ses proches
09:08et ils finissent tous par comprendre.
09:10Je me revois, non ça, ma maman.
09:12Maman, je veux démissionner de mon CDI.
09:14Un boulot stable, bien payé, tout ça.
09:16Et tu veux faire quoi ?
09:17Du tatouage.
09:20Bon, c'est...
09:23Mais finalement,
09:24quand j'ai expliqué aussi le sens
09:25que je voulais mettre dans ce métier-là,
09:28elle a essayé de me proposer d'autres alternatives
09:30en me disant,
09:31le métier, lorsque tu travaillais dans le traitement de plaies,
09:33ça t'a beaucoup plu.
09:34Pourquoi pas retourner ?
09:37Moi, j'ai fait le tour du commercial, en fait.
09:39J'ai bossé dans le marketing,
09:40j'étais commerciale,
09:41j'ai aussi été manager d'une équipe de commerciaux.
09:44Bon, là, j'avais besoin de travailler pour moi.
09:47Et oui, toutes les personnes autour de moi
09:49ont vraiment été très accompagnantes,
09:52très aidantes, très positives.
09:53D'être entourée de personnes
09:56qui croient en moi,
09:57qui croient en mon projet
09:58et qui souhaitent m'aider,
09:59c'est vraiment très aidant.
10:00C'est cool.
10:01Plutôt que de démissionner de son poste actuel,
10:04Aurélie préférerait faire une rupture conventionnelle,
10:07ce qui lui permettrait de toucher le chômage
10:08le temps qu'elle lance son activité.
10:11Mais la rupture conventionnelle
10:12implique que le salarié et l'employeur
10:14soient d'accord pour mettre fin au contrat.
10:17Une fois sa formation terminée,
10:19Aurélie se décide donc à en parler à son patron.
10:21Quand j'en ai parlé à mon employeur,
10:23mon projet, c'était de demander
10:26une rupture conventionnelle
10:27qui m'a été refusée.
10:29Je pense que mon employeur n'a pas du tout
10:32vu venir ce projet-là.
10:34C'était aussi une volonté de ma part,
10:35on va dire, d'agir comme ça.
10:37Et à ce moment-là,
10:37j'étais performante dans mon travail.
10:39J'étais très performante.
10:40Donc, je pense que mon employeur a dû se dire
10:42« Ah ben non, mais là, Aurélie,
10:43elle réalise une très bonne année,
10:45c'est un très bon élément. »
10:46Et là, mon employeur n'était pas trop d'accord
10:48pour que je parte.
10:49Donc, sur le coup, ça m'a peinée.
10:52Ça a été un coup dur
10:53parce que, sur le coup,
10:56ça faisait à ce moment-là
10:57quelques mois
10:58que je devrais en sous-marin,
11:01en puisant dans mes réserves,
11:02dans mes temps personnels et tout ça.
11:03Donc, je me suis dit
11:04« Ouais, si on pouvait m'aider là-dessus,
11:06j'aimerais bien quand même. »
11:08En cherchant une solution,
11:09Aurélie découvre le dispositif
11:11démissionnaire
11:12qui permet de toucher le chômage
11:13après une démission
11:14sous certaines conditions.
11:16Pour y avoir droit,
11:17Aurélie doit justifier
11:18d'une activité salariale continue
11:20pendant les cinq dernières années,
11:21ce qui est son cas,
11:22et surtout déposer un dossier
11:24pour montrer le sérieux
11:25et la viabilité de son futur projet.
11:28Aurélie utilise alors
11:29ses soirées après le travail
11:30et quasiment tout son temps libre
11:31pour rédiger ce dossier.
11:34Pour moi,
11:35c'était même plus une question
11:36de « Est-ce que je le fais ou pas ? »
11:37C'est « Je veux faire ça,
11:38donc maintenant,
11:38comment je le fais ? »
11:40J'avais d'ailleurs dit à mon chef,
11:41j'ai dit « Tu sais,
11:42je monte un processus démissionnaire,
11:44un dossier en processus démissionnaire,
11:46si jamais ça ne passe pas,
11:47moi je reviendrai à l'attaque
11:48pour négocier quand même
11:49une rupture conventionnelle
11:50parce que vraiment,
11:51je suis bien à travailler avec toi,
11:54avec l'équipe,
11:54mais vraiment,
11:54je veux partir. »
11:56Donc ça a plutôt été stressant pour ça.
11:58C'est une période de stress
12:00parce que sachant
12:00qu'on m'a refusé
12:01la rupture conventionnelle,
12:02je me suis dit « Punaise,
12:03si jamais mon dossier ne passe pas,
12:06comment je fais ? »
12:08Aurélie dépose son dossier
12:09à la fin du mois de juillet 2022.
12:11Il doit passer devant une commission
12:12qui acceptera ou non
12:14d'accorder le chômage à Aurélie
12:16le temps qu'elle lance son activité.
12:18Le lendemain de la commission,
12:19Aurélie est chez elle,
12:20à Dijon,
12:21pour consulter les résultats
12:22sur Internet.
12:23« On est en plein été,
12:25il faisait assez bon.
12:26J'étais avec mon café
12:27sur la terrasse
12:27et j'actualise
12:29et là, je vois que c'est validé.
12:31Oh !
12:32Pouf ! »
12:57Aurélie et son employeur
12:58se mettent d'accord
12:59pour qu'elle quitte son poste
13:00à la fin du mois d'octobre,
13:01le temps qu'elle finisse
13:02ses dossiers en cours.
13:04Le premier matin
13:05où j'ai démissionné,
13:06en plus,
13:07je n'avais pas mes enfants avec moi,
13:09je me suis retrouvée
13:10à me réveiller,
13:10à me dire
13:10« Mais qu'est-ce que je vais faire
13:11aujourd'hui en fait ? »
13:12Parce que là,
13:13ma société n'est pas créée,
13:15je n'ai rien comme outil
13:16de communication,
13:17je n'ai rien…
13:17Enfin,
13:18j'avais une vie rythmée avant.
13:20Quand j'ai mes enfants,
13:21c'est rythmé
13:22pour emmener le petit à l'école,
13:23m'occuper le grand,
13:24les devoirs,
13:25les machins,
13:25mais le reste de la journée,
13:26je fais quoi concrètement ?
13:28Et puis après,
13:30ça se remet en route,
13:31on retrouve en fait
13:33de dynamique,
13:34mais de me dire que
13:36peut-être que ça peut
13:37ne pas marcher,
13:38on se le dit tous les jours.
13:41Aurélie trouve un local
13:42pour ouvrir son cabinet
13:43et elle crée officiellement
13:45sa société
13:45Ava Dermopigmentation
13:47le 14 novembre 2022.
13:49Elle reçoit peu après
13:50sa première cliente,
13:52une femme qui vient
13:52pour une pigmentation
13:53des sourcils
13:54après une chimiothérapie.
13:56Quand elle se lève
13:57et qu'elle regarde
13:57dans le miroir,
13:58le résultat de voir
13:59le sourire se dessiner,
14:01ça fait plaisir,
14:02c'est vraiment gratifiant.
14:03Et je me suis dit
14:04ouais, c'est chouette
14:05de faire ça.
14:05Voilà, d'arriver
14:07à aider les gens
14:08à retrouver une image
14:10qui leur convienne.
14:12Je pense que je vais pouvoir
14:13redonner le sourire
14:14et redonner confiance en soi
14:16à pas mal de personnes
14:18et j'en suis assez heureuse
14:20et du coup assez confiante
14:22aussi pour la viabilité
14:23de mon activité.
14:25Je suis contente
14:25d'être là où je suis,
14:26je suis contente
14:28d'avoir trouvé ma voie.
14:43Aurélie a changé de vie
14:44il y a deux mois maintenant.
14:45Comment ça se passe
14:46pour l'instant ?
14:47Alors, c'est encore
14:47le tout début
14:48mais elle a déjà eu
14:49quelques clients
14:49et surtout,
14:50elle continue d'aller
14:51démarcher des professionnels
14:52de santé
14:53pour se faire connaître
14:54et pour qu'ils puissent
14:55parler à leurs patients
14:56de ce que fait Aurélie
14:57de son activité
14:58de tatouage médical.
14:59Donc voilà,
15:00c'est encore en train
15:01de se mettre en route
15:01mais Aurélie m'a dit
15:03qu'elle était confiante
15:03pour la suite.
15:04Dans le sujet,
15:05on l'a entendu,
15:06l'ancien employeur d'Aurélie
15:07n'a pas accepté
15:08sa demande de rupture conventionnelle.
15:10Sur le coup,
15:11on a bien compris
15:11qu'elle l'a mal vécu
15:12mais aujourd'hui,
15:13elle se dit que finalement,
15:15c'était un mal pour un bien.
15:16Oui, exactement.
15:17Elle m'a expliqué
15:17que finalement,
15:18elle trouvait que c'était
15:19pas plus mal
15:19que ça se soit passé comme ça.
15:21Elle m'a dit
15:21que le fait de devoir passer
15:23par le dispositif démissionnaire
15:25donc tout ce dossier
15:26qu'elle a dû monter
15:26pour montrer le sérieux
15:27de son projet
15:28et bien ça l'avait obligée
15:29à vraiment réfléchir
15:30à sa nouvelle activité,
15:32à penser au financement,
15:34à la potentielle concurrence,
15:35etc.
15:36Et que c'est pas forcément
15:37quelque chose
15:37qu'elle aurait fait
15:38sans passer par là
15:39et en faisant plutôt
15:40une rupture conventionnelle.
15:41Donc voilà,
15:42elle n'en veut pas du tout
15:42à son ancien employeur
15:43et d'ailleurs,
15:44elle m'a dit
15:44qu'elle continuait
15:45d'avoir de bons contacts
15:46avec lui
15:47et avec ses anciens collègues.
15:48Dernière question,
15:49Ambre,
15:50il y a beaucoup de reconversions
15:51en France aujourd'hui ?
15:52Alors d'après une étude
15:53publiée en février dernier
15:55par Centre Info
15:55qui est une association
15:56dotée d'une mission
15:57de service public,
15:59il y a aujourd'hui
16:00un actif sur cinq
16:01qui prépare
16:01une reconversion professionnelle
16:03et depuis trois ans,
16:04depuis fin 2019,
16:06donc l'année où ça a été
16:06mis en place,
16:08il y a 25 000 personnes,
16:09dont Aurélie donc,
16:10qui ont bénéficié
16:11du dispositif démissionnaire
16:13de Pôle emploi
16:13et qui ont donc pu toucher
16:15une allocation chômage
16:16le temps de se reconvertir
16:17et de lancer
16:17une nouvelle activité.
16:20Merci Ambre Rosala
16:21et merci à Virginie
16:23de Kérothème
16:23pour son aide.
16:24Code Source
16:25est le podcast quotidien
16:26d'actualité du Parisien.
16:28N'oubliez pas de vous abonner
16:29pour ne rater aucun épisode.
16:31Vous pouvez nous écrire
16:32codesource
16:32at leparisien.fr
16:34Cet épisode de Code Source
16:35a été produit
16:36par Thibaut Lambert
16:37et Clara Garnier-Amourou.
16:39Réalisation
16:40Julien Moncouquiol.
16:41Le Parisien
16:42vous propose
16:42un deuxième podcast
16:43depuis décembre,
16:45Crime Story,
16:45podcast hebdomadaire
16:47de faits divers.
16:47Chaque samedi,
16:48Claudia Prolongeau
16:49vous raconte
16:50une grande affaire criminelle
16:51avec l'expertise
16:52de Damien Delsony,
16:53le chef du service
16:54police-justice du Parisien.
16:56Crime Story
16:57est disponible
16:58sur toutes les plateformes audio.
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